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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-08-09, Collections de BAnQ.

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[" Trente concerts pour la Virée classique Page es Normand Brathwaite à Gaspé Page E 4 Culture livres CAHIER E .LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 AOUT 2014 IRE WORROW TOMORROW KARINE GAGNE Mathieu Beauséjour, Révolution sur papier archive, 2002 atnieu beausejour Les motifs de la dissidence KARINE GAGNE Mathieu Beauséjour, Icarus; Acéphale, 2011 L\u2019artiste d\u2019aujourd\u2019hui peut-il encore être une figure de résistance?La réponse ne fait pas de doute pour Mathieu Beauséjour, lui dont l\u2019arme de prédilection est l\u2019imagination.«C\u2019est la seule affeire qui nous reste [.].C\u2019est un peu notre dernier terrain de \u201cliberté\u201d, dit-il avec conviction.Une importante rétrospective présentée au Musée régional de Rimouski met en lumière cette «révolte de l\u2019imagination», près de 25 ans de pratique appliquée à dévoiler les forces d\u2019oppression et à en détourner les symboles dans des scénarios où la contestation se réinvente constamment.MARIE-EVE CHARRON A Rimouski Mathieu Beauséjour s\u2019est fait connaître comme artiste au milieu des années 1990, mais il œuvrait dans l\u2019ombre depuis quelques années déjà.Il opérait clandestinement en disséminant son «virus» par tampon-encreur sur les billets de banque qui lui passaient entre les mains et qu\u2019il remettait en circulation.Survival Virus de Survie (1991-1999) est depuis une œuvre emblématique de Mathieu Beauséjour.Dans sa version muséifiée, qui paradoxalement a redonné aux billets leur qualité de fétiche, elle figure à justes égards dans la rétrospective.Quelques spécimens, tampons et numéros de série donnent sous vitrine un aperçu des 5000 billets, frisant la somme mirobolante de 100000$, contaminés par l\u2019artiste.La métaphore de l\u2019épidémie agissante du sida n\u2019allait cependant pas en rester là.L\u2019argent, qui octroie du pouvoir à ceux qui en possèdent, Mathieu Beauséjour en a fait plus qu\u2019une cible, il en a fait un matériau, à haute teneur symbolique.L\u2019exposition en montre l\u2019éventail, avec la série Empire (2003) et ses billets numérisés superposant en transparence les deux faces, et ses déclinaisons, en liasses de billets verts (Borders) ou de monnaies empilées (Faith).Le dévolu du collectionneur numismate qu\u2019est devenu l\u2019artiste apparaît surtout avec la série MATHIEU BEAUSEJOUR Mathieu Beauséjour, Kings and Queens of Québec (détail), 2007 Kings and Queens of Québec (2008), plus généreusement représentée.Scrutant les portraits monarchiques sur fond noir, les images proposent une galerie anachronique du pouvoir tant il semble aujourd\u2019hui, dans ses formes les plus redoutables, rendu acéphale.Or dans l\u2019effigie de l\u2019autorité se terre peut-être un contre-pouvoir, rappelle l\u2019artiste à travers le récit, un peu fabulé, d\u2019une tête de diable mystérieusement nichée dans la chevelure de la reine, sur un billet de 1 $ (Devil\u2019s Face, 1999).Le diable, comme le dit bien l\u2019expression, est dans les détails.Fabrique d\u2019utopies Aucun détail n\u2019a d\u2019ailleurs été négligé dans cette rétrospective, qui a nécessité force d\u2019imagination à son tour pour la commissaire, An-dréanne Roy.«Pour certaines installations, on a dû privilégier des versions un peu réduites », explique la commissaire, rencontrée à Montréal avec l\u2019artiste dans son atelier, à la Fonderie Darling, avant ma visite de l\u2019exposition.De monumentales installations tout comme des œuvres VOIR PAGE E 2 : DISSIDENCE ''4Ci4c POSTE SCRIPTUM La ceinture fléchée Poste scriptum, ce sont huit cartes postales vintages envoyées à autant d\u2019auteurs estimés du Devoir pour les inspirer.C\u2019est aussi une carte blanche littéraire où chacun composera une microfiction de style libre, insufflée par l\u2019image ou le texte, selon son bon gré.Cette semaine : Denise Boucher, poète, dramaturge, parolière, puis romancière née à Victoriaville en 1935.Prix du Marché de la poésie en 2000, on trouve ses poèmes dans 68 anthologies et on peut ajouter les travaux faits, à partir de Les fées ont soif, pièce de théâtre et poème à trois voix, par des littéraires, des historiens, des sociologues, des avocats, des sexologues, des théologiens.DENISE BOUCHER Chez Gabrielle Roy, à Petite-Rivière-Saint-François Québec, le 22 novembre 1969 Madame Cécile B., Jour pour jour, vingt ans après avoir reçu ta carte postale où tu me promettais de m\u2019écrire la semaine suivante je t\u2019entends à la radio raconter ton histoire commerçante commençant en 1949, avec la première exposition d\u2019artisanat prpfessionnel francophone du Québec à l\u2019École du meuble d\u2019où Borduas avait été démis de sa fonction je t\u2019y avais envoyé une ceinture fléchée de laine faite de mes mains avec ses rouges et ses bleus imperméabilisée par un tissage serré j\u2019avais eu cette audace et la fierté de mes cinq cents heures de travail était-ce d\u2019avoir lu au printemps Le deuxième sexe d\u2019une écrivaine française publiée au dernier printemps quand le caissier de la poste a tiré mon paquet dans un grand sac j\u2019ai eu une impression de délivrance ton accusé de réception a confirmé une sensation de libération j\u2019ai aimé cette carte et son dessin tête à la Chagall et corps VOIR PAGE E 4 : ELÉCHÉE FABULEUX AB E RG JOAILLIER DES TSARS ' VMFA Osler Bell E Une exposition organisée par le Virginia Museum of Fine Arts, Richmond, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.Cari Fabergé, Œuf de Pâques impérial dit du tsarévitch (détail], 1912.Richmond, Virginia Museum of Fine Arts, Bequest of Lillian Thomas Pratt.Photo Katherine Wetzel O Virginia Museum of Fine Arts Achetez vos billets MBAM.QC.CA/FABERGE MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 AOUT 2014 CULTURE>EXPOSITIONS Le festival de l\u2019œuf Fabergé Odile Tremblay Sous kitsch impérial d\u2019or, d\u2019argent et de gemmes, au Musée des beaux-arts de Montréal, l\u2019exposition Fabuleux Fabergé, joaillier des tsars, inaugurée le 14 juin \u2014 74000 visiteurs à ce jour \u2014 s\u2019offre le succès critique et public de l\u2019été.Orchestrée avec l\u2019aide du Virginia Museum of Fine Arts de Richmond, exhibant la plus importante collection Fabergé hors Russie, elle sème des rêves de luxe engloutis, en forme de précieuses boîtes ovoïdes à surprises, d\u2019où émergent sculptures, photos, portraits ; l\u2019art d\u2019un joaillier miniaturiste se voyant poussé à des sommets de méticulosité.Que le dernier des Romanov, Nicolas II, friand de ces raffinées bagatelles, soit mort par la suite assassiné avec sa famille rend aussi dérisoires qu\u2019émouvants ces étonnants écrins.Depuis la publication la semaine dernière d\u2019une chronique sur mon récent séjour en Russie, les gens me demandent des nouvelles de ces œufs in situ.Populaires là-bas aussi ?Que oui et plus encore ! Surtout avec la vogue du tsarisme, encouragée par un Poutine drapé dans la nostalgie des anciens symboles d\u2019opulence.Au point qu\u2019un visiteur passionné de culture peut fort bien faire là-bas un long séjour sans quitter les traces de la Russie prérévolutionnaire.Il est vrai que les véritables trésors du pays sont collés à la splendeur des églises orthodoxes comme à celle des palais et des collections des tsars.Le tout sous l\u2019aura d\u2019immenses écrivains d\u2019avant la révolution : Pouch-kine, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, Tchékhov, etc., ou de grands compositeurs à la Rachmaninov, Tchaikovski ou Rimski-Korsakov, révérés autant qu\u2019icônes dans un pays où la musique (comme le ballet) a perpétué les traditions d\u2019excellence même sous l\u2019URSS.Ce qui n\u2019est guère le cas pour d\u2019autres formes d\u2019art, longtemps trop muselées, encore aujourd\u2019hui, tant de nombreux artistes se voient menacés par Poutine et ses sbires.Pour mieux s\u2019immerger dans les ors des glorieuses dynasties d\u2019antan (le servage et les malheurs du peuple sous le tsarisme se voyant relégués dans l\u2019oubli), il suffit d\u2019arpenter l\u2019ancienne capitale impériale, Saint-Pétersbourg, œuvre d\u2019art à ciel ouvert, créée de toutes pièces par Pierre le Grand au début du XVIIF siècle, ciselée par Catherine de Russie et autres Romanov.Les œufs d\u2019or et de diamant confectionnés là-bas par Cari Fabergé se révèlent, par la délicatesse de leur raffinement inutile, les premiers ambassadeurs de ce passé mythifié.Œufs partout Place, donc, dans les grandes villes russes au festival de l\u2019œuf Fabergé ! Dans notre hôtel moscovite attenant à une salle de spectacles «pour hommes seulement», l\u2019affiche du strip-tease en cours montrait une effeuilleuse émergeant (coucou!) d\u2019un immense œuf Fabergé.Autre œuf géant, à la masse étalée cette fois en haut des escaliers de l\u2019hôtel.Nul moyen d\u2019y échapper.Autant vous épargner le nombre des contrefaçons ovoïdes vendues à pleines trappes à touristes.Les antiquaires en proposent à prix d\u2019or, sans lien avec les tsars ni parfois avec Fabergé, mais anciens et admirablement ciselés.La plupart des œufs Fabergé ayant appartenu aux Romanov avaient été vendus à l\u2019étranger sous le vent révolutionnaire.Certains sont revenus au pays.Il n\u2019en reste que 43, jadis commandés au grand joaillier par la famille impériale, dont quatre sont les clous de l\u2019expo au Musée des beaux-arts de Montréal.Un autre a été découvert il y a peu par un ferrailleur du Midwest américain, qu\u2019un amateur inconnu rendit millionnaire en acquérant sa trouvaille.Délicieux, quand même, d\u2019admirer, après la visite de l\u2019expo de Montréal, d\u2019autres œufs Fabergé offerts à Pâques par l\u2019un ou l\u2019autre Romanov.Autant à Moscou, dans les musées du Kremlin, qu\u2019à l\u2019Ermitage de Saint-Pétersbourg, ils trônent sous vitrines, en vraies stars.Vus là-bas, parmi les trésors sortis de leurs coquilles ovoïdes, à échelle réduite, le Transsibérien entier et l\u2019immense yacht impérial Shtandart de Nicolas IL Ces tsars ne se privaient de rien ! En décembre 2013, un riche collectionneur russe, Viktor Vekselberg, magnat du pétrole et de gaz naturel, a ouvert, au palais Chouvalov de KIRILL KUDRYAVTSEV AGENCE ERANCE-PRESSE La station Komsomolskaïa du métro de Moscou et sa voûte dorée Saint-Pétersbourg, le musée privé Carl-Fabergé aux 4000 œuvres d\u2019art décoratif et de joaillerie.Ce mécène avait acquis en 2004, des héritiers du milliardaire américain Malcolm Forbes, 180 objets dont neuf œufs impériaux, l\u2019un contenant un minuscule carrosse d\u2019or du plus bel effet.Pas mal non plus ! L\u2019art socialiste Personne ne vous envoie trop regarder du côté de l\u2019URSS, malgré des statues toujours debout et des frises aux profils de fiers ouvriers au regard exalté, demeurées en place.Comme si un voile était tombé sur près de 75 ans d\u2019histoire nationale récente.Mais allons y voir de plus près.C\u2019est à l\u2019intérieur des magnifiques stations de métro art déco de Moscou et de Saint-Pétersbourg, inaugurées au cours des années 1930 et 1940, que cet art socialiste atteint des sommets esthétiques.Mais oui ! Les marbres des murs et des planchers, les sculptures aux profils de belle jeunesse sportive, ouvrière ou kolkhozienne, aux profils tendus vers la victoire du prolétariat, trônent à côté de lustres magnifiques dans ces palais voûtés du royaume des enfers, ces métros étant les plus profonds du monde.Bien déterminés à mieux connaître l\u2019art de l\u2019Union soviétique, nos pas mènent à Moscou à la galerie Tretiakov de Krimski Val.S\u2019y rendre est un charme, car il faut d\u2019abord longer les rives sinueuses de la Moskova.Surgit soudain un jardin de sculptures près de ce musée, peu fréquenté, consacré à l\u2019art russe du XX*' siècle.Des salles éclairent la période du réalisme socialiste, qui connut sous le règne de Staline ses excès les plus délirants, du style Déjïlé de l\u2019Armée rouge sur la place Rouge, avec des portraits complaisants du Géorgien à moustache.On songe alors à quel point la politique peut corrompre l\u2019art qu\u2019elle prétend asservir.Tout en s\u2019émerveillant aussi de voir les meilleurs créateurs du temps, quoique pliant l\u2019échine côté thèmes, imposer malgré tout une griffe par leur talent, leur ingéniosité.Et, comme sous toutes les tyrannies, faire œuvre de résistance.Le plus beau des défis.Le Devoir DISSIDENCE SUITE DE LA PAGE E 1 en série ont en effet été revisitées et remaniées, à la faveur d\u2019un découpage thématique faisant fi d\u2019un ordre chronologique jugé moins éclairant.La frontière des œuvres gagne volontairement en porosité là où elles avaient été pensées comme un tout autonome.Entre le «capital», la «révolte» et V«impérialisme».Spare Some Social Change (2001) fait la jonction, pièce magistrale spécialement reconstituée.L\u2019installation se Musee STEWART Museum ¦ ¦ ¦ REINiURE ERAICHE^ET ION universités présente comme une cellule fictive anarcho-utopiste, la face cachée d\u2019un musée d\u2019art moderne à vendre, en faillite de ses utopies.Il est encore possible d\u2019y fomenter quelques rébellions.Lectures inspirantes, cartes postales invitant à la conspiration et autres accessoires d\u2019interventions symboliques dans le réel, offerts à qui le veut, ouvrent un champ des possibles tracé auparavant par les libres penseurs dont les portraits ornent des affiches tout autour \u2014 Emma Goldman, Nietzsche, Bakounine.Etoiles noires et chant de VInternationale sont aussi les indices de références parentes qui pullulent dans le travail de Beauséjour, dont les filiations artistiques (dada, surréalisme, fluxus, internationale situationniste) trouvaient d\u2019ailleurs dans la révolte, voire la révolution, leur raison d\u2019être.Celui que la contestation étudiante de 2012 a grisé puis déprimé devant l\u2019exacerbation des techniques de contrôle et de répression est plus que jamais convaincu que « [S] a barricade, c\u2019est la table de l\u2019atelier».Dans ce lieu, il cultive un art de tensions, loin des partis pris où l\u2019embrigadement de la pensée sommeille.«Etre non partisan, c\u2019est à mon avis ce qu\u2019il y a de plus important, sinon tu fais de la propagande pure, ça ne m\u2019intéresse pas.Quand tu poses une question, bien tu poses une question, tu n\u2019affirmes pas quelque chose.Soit tu donnes les deux côtés de la médaille, soit tu insinues le contraire en même temps que tu donnes ta proposition.» En parfaite cohérence avec le sujet, le comble du Mu sée abrite la deuxième partie de l\u2019exposition consacrée au plus récent corpus de l\u2019artiste, Icarus (série en cours depuis 2009).Sous la charpente de bois élancée irradie le motif solaire en variantes dessinées, imprimées ou sonores.Elles extrapolent sur la fascination dangereuse d\u2019Icare \u2014 le désobéissant à son père, selon le mythe grec \u2014 pour la richesse do- Canada VENEZ ASSISTER AUX FOUILLES ET RENCONTRER LES ARCHÉOLOGUES EN D RECT FOUILLES ARCHEOLOGIQ.UES AU MUSEE DES V\u2014\u2014^ JUSQU'AU 15 AOÛT\tAbduoRis 108 RUE WABAN-AKI, ODANAK (QUÉBEC) JOGIMO museedesabenakis.ca rée du soleil, qui lui a fait perdre les ailes de sa liberté.L\u2019équivoque des motifs, l\u2019attraction irradiante, la convoitise qui dépossède, font la force de cet ensemble qui subjugue longuement en multipliant les allégories d\u2019empires en chute.L\u2019exposition, la première rétrospective consacrée au travail de Mathieu Beauséjour, fera escale cet hiver dans une mouture légèrement remaniée à Expression, centre d\u2019exposition de Saint-Hyacinthe, coproducteur du projet avec le Musée régional de Rimouski.Un ouvrage monographique sera également lancé.Collaboratrice Le Devoir IA RÉVOLTE DE LTIVJAGINATION.UNE RETROSPECTIVE Mathieu Beauséjour Musée régional de Rimouski 35, rue Saint-Germain Ouest, Rimouski Jusqu\u2019au 7septembre V Avenir à Montréal Une drôle de sphère argentée trône sur la table de l\u2019atelier.Elle sera de la prochaine exposition de Mathieu Beauséjour chez son galeriste à Montréal, Antoine Ertaskiran.« C\u2019est la petite pièce ludique dans tout ça », commente celui qui, encore imprégné par sa résidence de six mois à Londres, où le contrôle par caméra s\u2019exerce partout, entend présenter «de grands dessins assez obscurs», des traits à la mine sur fond noir.Offrant une résistante à la capture photographique, la rencontre de visu sera la condition de Içur expérience.A partir du 28 août.A^PyOSTERIORI ÆEGiiiniaDeiigGagia^ T Expositid^lO^'^i réunissant 1&ahciënts]pSrticipànts ' I liJiSPir 7 ISHI www.aitmur.com Mûr 5826, St-Hubert, Montréal (Québec) (514) 933-0711 ^ Avec l\u2019appui 50DEC Québec H H LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 AOUT 2014 E 3 CULTURE» MUSIQUE MUSIQUE CLASSIQUE '&ente concerts pour la Viree classique Retour du condensé musical «à échelle humaine» organisé par l\u2019OSM CHRISTOPHE HUSS Kent Nagano est revenu à Montréal.Et ça se remarque! Jeudi prochain, les Carmina Burana de Cari Orff, avec 1500 choristes au Stade olympique, lanceront la troisième Virée classique.La Virée classique de l\u2019OSM s\u2019est rapidement installée comme un rendez-vous important de l\u2019été montréalais, astucieusement placé après les grands rassemblements de chansons, de rires, de musiques du monde et de jazz.Le modèle est calqué sur celui lancé aux Lolles Journées de Nantes, en Lrance.Celles-ci concentrent en un même lieu, sur une fin de semainq, de très nombreux concerts.A Montréal, Kent Nagano a choisi de garder une taille humaine et, surtout, le contrôle sur ce qui s\u2019y passe.Comme il l\u2019avait déclaré en mai dernier au Devoir, le directeur musical de l\u2019OSM désire piloter un «événement québécois qui puisse se développer en fonction de la réponse du public» et refuse de «tomber dans la philosophie du \u201cplus c\u2019est mieux\u201d ».Son but est de «maintenir une qualité élevée».11 ne manquait alors pas de souligner que les concerts de la Virée classique sont «bien répétés».Rampe de lancement Le millésime 2014 développera, selon les ambitions de Nagano, «la rencontre entre des maîtres établis et déjeunes maîtres» et «le contraste entre les genres de musique, avec davantage de musique de chambre».Ce n\u2019est pas là la seule nouveauté puisque cette année, le jeudi 14 août à 19h30, le concert gratuit sur l\u2019esplanade du Stade olympique sera accolé à la «Virée classique Couche-Tard».11 servira de rampe de lancement aux 30 concerts pré- MARCO CAMPANOZZI Avec la Virée classique, le directeur musical de l\u2019OSM a dit vouloir piloter un « événement québécois qui puisse se développer en fonction de la réponse du public».sentés entre vendredi 15 août à 18 h et samedi 16 août à 22 h à la Place des Arts.Ce Carmina Burana promet d\u2019être un spectacle peu ordinaire, puisque Kent Nagano s\u2019était lancé pour défi de réunir 1000 choristes.«Je n\u2019ai jamais dirigé autant de monde», avait-il avoué lors de la conférence de presse.Eh bien, il en aura 50% de plus, car 42 choeurs, pour un total de 1500 choristes, se sont manifestés pour chanter.Kent Nagano aura besoin de trois chefs auxiliaires pour domestiquer la meute vociférant les diverses paillardises qui forment la trame de l\u2019œuvre.La soprano Aline Kutan, le ténor Antonio Ligueroa et le baryton Trevor Scheunemann seront les solistes de cet événement animé par Charles Lafortune et Marc Hervieux.11 est à noter que la Virée classique elle-même présentera des rendez-vous avec des artistes populaires: Marc Hervieux qui chantera Mahler à la Maison symphonique sous la direction de Jean-Lrançois Rivest, samedi à 15 h, laissera ainsi la place (concert à 17 h) à Pierre La-pointe, accompagné à l\u2019orgue par Jean-Willy Kunz.Lors de cette union entre voix et orgue sera présentée La date, l\u2019heure, le moment, encadrée par la Toccata et fugue en ré mineur de Bach, quatre chansons de Pierre Lapointe et des extraits de VOpéra de quat\u2019sous de Kurt Weill.Le projet qui tient particulièrement à cœur à Kent Nagano sera présenté vendredi 15 août à 20 h, au lieu de 22 h comme initialement prévu.11 s\u2019agit de la version de chambre de A Quiet Race de Bernstein.Kent Nagano dit espérer pouvoir accomplir le souhait de Bernstein que cette œuvre, boudée à sa création, puisse un jour avoir une vraie seconde chance \u2014 ce qu\u2019elle a, en fait, déjà eue à New York en 2010.A Quiet Place, en tant qu\u2019opéra en trois actes, a été créé en 1984.11 intègre en flash-back une œuvre précédente.Trouble in Tahiti, qui en forme le 2® acte.Claudia Boyle, Dominic Armstrong, Gordon Bintner, Nathan Berg, Antonio Ligueroa, Trevor Scheunemann, Susan Platts, Antoine Bélanger, Stephen Hegedus et Christianne Bélanger en seront les solistes.Pendant la Virée classique, Kent Nagano dirigera par ailleurs Vadim Repin dans la Symphonie espagnole de Lalo en ouverture, vendredi à 18 h, mais aussi le 27\u201d Concerto de Mozart avec Marc-André Ha-melin (samedi 11 h), le 3\u201d Concerto de Beethoven avec Rafal Blechacz (samedi 13 h), le Concerto pour violon n\u201d 2 de Mendelssohn avec Veronika Eberle (samedi 19 h) et Un requiem allemand de Brahms (samedi 20 h 30).De grands solistes donneront des récitals ou des concerts de musique de chambre.Rafal Blechacz jouera Chopin vendredi à 18h30, Marc André Hamelin, Veronika Eberle, Neal Gripp et Matt Haimowitz ont choisi l\u2019irrésistible Quatuor avec piano op.25 de Brahms, vendredi à 20 h.Samedi, Vadim Repin proposera des œuvres de Bartok, de Debussy et de Stravinski à 13 h 15, et Marc-André Hamelin présentera les Quatre impromptus D.935 (opus 142) de Schubert à 20 h.Le pianiste Andreas Haefliger a hélas annulé sa présence.Petits et grands La Virée classique souhaite drainer à la Place des Arts petits et grands.Des concerts pour enfants \u2014 Annabelle Canto et Pierre et le loup \u2014 seront ainsi proposés à 10 h 30 et à 12 h samedi.Par ailleurs, l\u2019OSM a invité de jeunes solistes : Kerson Leong remplace Yolanda Bruno vendredi à 20 h 30, Karin Kei Nagano sera en récital samedi à 11 h et en musique de chambre à 16 h 30, le pianiste et compositeur Tengku Irfan à 12 h 30 et même de jeunes musiciens de 11 et 12 ans, Eva Lesage et Leonid Ne-diak, à 14 h.Tout au long de ce marathon, des activités musicales gratuites seront proposées sur la Scène principale de la Place des Arts, notamment Bienvenue à l\u2019opéra, avec une mezzo-soprano et un barjTon, Baratanga, un atelier de percussion interactif, un duel de pianos, samedi à 14 h, un quiz musical, à 16 h, et, le plus titillant: Chef d\u2019orchestre 101, un cours sur les rudiments du métier de chef donné par la chef assistante de l\u2019OSM, Dina Gilbert, vendredi à 18h45, samedi à 12h30 et à 17h45.Le Devoir LA VIRÉE CLASSIQUE COUCHE-TARD Vendredi 15 et samedi 16 août à la Place des Arts.Lancement: Carmina Burana, jeudi 14 août à 19h30 au Stade olympique.Renseignements : vireeclas-sique.osm.ca ou 514 842-9951 Les oscars du jazz décernés SERGE TRUEEAUT Les oscars, les champions et les perdants, les battants, les figures de proue du jazz, du blues et autres balivernes musicales, ça vous dit?Parce que voilà que le magazine Down Beat vient de publier les résultats du 62® référendum auquel participe un contingent de critiques du monde mondial.Bon.Y\u2019a d\u2019Ia joie, tralalalère, comme l\u2019avait relevé et non souligné le fou chantant de Narbonne, ville des vignes romaines, car voici qu\u2019en-fin Dinah Washington et Jim Hall font leur entrée au Hall of Fame, dit le Temple de la renommée.Cela fait 51 ans qu\u2019elle n\u2019est plus de ce monde.Et alors ?Cela fait 30 ans, au moins, qu\u2019on attendait son entrée dans le Temple machin.Car, de toutes les chanteuses, les Ella Litz- Voici qu\u2019enfin Dinah Washington et Jim Hall font leur entrée au Hall of Fame, dit le Temple de la renommée gerald, Sarah Vaughan, Abbey Lincoln ou encore Shirley Horn, elle était celle qui n\u2019avait jamais gommé les accents du blues.La réalité du monde est crue ?Son chant l\u2019était.Elle n\u2019avait pas son pareil pour articuler chaque mot avec un souci maniaque pour la précision.Pour dire combien son art fut immense, on mentionnera seulement ceci : Aretha Pranklin, Dionne Warwick, Diana Ross, Nancy Wilson ont une dette énorme à son égard et non à son endroit.Washington mis à part, le guitariste Jim Hall a lui aussi fait son entrée au sein du saint.De cet homme né en 1930 à Buffalo, on retient d\u2019abord et avant tout ses enregistrements réalisés en compagnie de Paul Desmond, le saxophoniste au son pur, ainsi que ce disque, ce chef d\u2019œuvre, conçu dans les années 70 avec Art Parmer et publié sur étiquette CTL Quoi d\u2019autre?C\u2019est bien simple.sans Hall, Bill Prisell, John Scofield, Mike Stern et surtout Peter Bernstein ne seraient pas les guitaristes qu\u2019ils sont.Lauréats Avant de décliner les identités des champions, un constat s\u2019impose : cette 62® édition est au diapason de l\u2019air du temps.De-que-cé?Nous sommes frappés par le conservatisme qui induit les choix.Ainsi, pour ce qui est du Hall of Fame, comment se faitil que Don Cherry, Hank Mobley, George Russell, Billy Higgins (!), Oliver Nef son et Sam Rivers n\u2019aient pas encore été nommés ou se retrouvent si loin de Jim Hall ?Dans la catégorie Album de l\u2019année, comment se faitil que Wadada Léo Smith, Craig Taborn, le duo Randy Weston-Billy Harper ou Albert Tootle Heath soient si loin derrière Cécile McLo-rin Salavant, classée bonne première pour son album WomanChild, ou Ambrose Akinmusire, bon deuxième, ou le froid Dave Holland, arrivé troisième ?Comment se fait-il que le label ECM, qui excelle dans la production de musiques dites improvisées et de sonorités ethniques mais qui consacre la partie congrue au jazz, soit bon premier, comme si loin devant Delmark, Mosaic, High Note, Sunnyside, qui produf sent les clochards célestes, majoritairement Afro-Américains, du jazz?La réponse tient en ceci : I\u2019institutionnalisation, par les voies pernicieuses et médiatiques, du racisme.Oui ! Mille fois oui.Cela souligné, l\u2019album historique de l\u2019année est celufei: Miles At The Filmore \u2014 Miles Davis 1970: The Bootleg Series Vol.3, sur étiquette Columbia/Sony.Le groupe jazz: Wayne Shorter Quartet, devant The Bad Plus et le Charles Lloyd Quartet.Le ténor?Joe Lovano.L\u2019alto?Le très bavard Kenny Garrett.Le trombone?L\u2019étonnant Wy-cliffe Gordon.Voilà pour l\u2019essentiel.Le Devoir LE MAC EST OUVERT OUSOU'À 21H LES MERCREDI, OEUDI ET VENDREDI.RAFAEL LOZANO-HEMMER PULSE ROOM ANS DU MAC MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL JUSQU'AU 7 SEPTEMBRE 185, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST, MONTRÉAL B P LACE - DES-ARTS MACM.ORG PARTENAIRE PRINCIPAL I Collection Tcg Loto-Québec JJ < ¦=- MUSEE D\u2019ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL QuébecS PRESENTE POUR LA PREMIERE FOIS A MONTREAL UNE INSTALLATION VASTE ET SPECTACULAIRE AU CENTRE DE LACUELLE APPARAÎT, SOUS EORME D'IMPULSIONS DANS CUELCUE 300 AMPOULES À INCANDESCENCE, LE BATTEMENT DE VOTRE PROPRE CŒUR MÊLÉ À CELUI DE CENTAINE D'AUTRES.RAFAEL LOZANO-HEMMER, PULSE ROOM, 2006.PHOTO : ALEJANDRO BIAZOUEZ.AVEC L'AIMABLE PERMISSION DE L'ARTISTE E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 AOUT 2014 CULTURE .MUSIQUE FESTIVAL MUSIQUE DU BOUT DU MONDE Nomand Brathwaite au bout du quai de Gaspé YVES BERNARD L> an dernier, alors qu\u2019il ' animait le grand spectacle du Festival Musique du bout du monde (FMBM), Normand Brathwaite s\u2019était autoproclamé porte-parole pour l\u2019édition de cette année.Le revoici donc à la barre du Party de famille, qui devrait être, ce samedi, l\u2019un des points culminants du festival, aux abords de la baie de Gaspé.11 s\u2019amène avec Mé-lissa Lavergne, un orchestre de dix musiciens et des artistes aux styles aussi variés que ceux d\u2019Antoine Gratton, Elizabeth Blouin-Brathwaite, Edouard Brathwaite, Mam-selle Ruiz, Zale Seek, Natasha Rodgers, Misses Satchmo, Nanette Workman, Pat The White et Nicolas Pel-lerin et ses Grand Hurleurs.Toute une courtepointe ! « C\u2019est le plus gros party que j\u2019ai animé», s\u2019exclame Brathwaite, qui en a pourtant vu d\u2019autres.«J\u2019ai fait des shows de la Saint-Jean, mais tu as une structure.J\u2019ai essayé de la briser un peu, mais il y a des limites.T\u2019as les discours patriotiques, et le rôle de l\u2019animateur est très précis parce qu\u2019il faut que tu énerves le monde, mais pas trop.Tu y vas avec le Québec, mais tu ne dois pas trop mettre le feu.Au FMBM, c\u2019est un vrai party.Je n\u2019ai jamais eu du fun comme ça sur une scène.» Cette année, le Party de famille sera davantage à tendance musique du monde que celui de l\u2019an dernier, alors conçu pour les porte-parole des dix premières années du FANNY LAMBERT Mélissa Lavergne, Marco Calliari, Luck Mervil et Normand Brathwaite lors du 10® Festival du bout du monde, l\u2019an dernier.festival : «La plupart des chanteurs vont jouer un instrument tout au long du show», explique le coanimateur à tout faire de Belle et bum.S\u2019il partage la direction artistique avec la percussionniste Mélissa Lavergne, il lui laisse l\u2019essentiel du volet musical.«Je pense que c\u2019est l\u2019étre que je connais qui a le plus de talent.Elle peut tout faire.À un moment, on a fait un numéro qui prenait des castagnettes et qui venait avec une chorégraphie.Elle a pigé ça en cinq minutes et, par la suite, elle est allée en Espagne pour apprendre les castagnettes.C\u2019est ce que f adore d\u2019elle.» Elle lui a appris à jouer des percussions en polyrythmie avec elle et, dans l\u2019ensemble, ce qu\u2019il fait maintenant en musique est le résultat d\u2019un long parcours depuis l\u2019émission Beau et chaud, l\u2019ancêtre de Belle et burn: «Quand fai commencé à Beau et chaud, on était vraiment plus une émission standard qui recevait les vedettes.Fuis, avec l\u2019arrivée de Luc Boivin comme chef d\u2019orches- tre, on a pris un virage un peu musique du monde.Maintenant, je trouve que la musique du monde, on fait partie de ça, nous autres aussi.Avant, on recevait un artiste de musique du monde accompagné par un band québécois, mais maintenant, avec Belle et bum, le band devient de la musique du monde avec Mélissa, Luc et moi, trois percussionnistes.Four moi, c\u2019est plus intéressant.» Le métissage est devenu la marque de son aventure.«C\u2019est par ça qu\u2019on se démarque des autres shows de variétés.C\u2019est vraiment notre signature.On peut recevoir Vincent Vallières et un groupe africain et ça va finir que Vincent va tripper avec eux autres parce qu\u2019il sait que le band est capable de faire un mélange entre les deux.Et, souvent, il y a les plus beaux moments: je ne me souviens pas du nom du monsieur, il venait de la Guinée-Bissau.Il était dans le show avec Gilles Vigneault.C\u2019était tellement beau de les voir, les deux ensemble, se parler.Deux monsieurs grisonnants, deux monsieurs qui sont encore en forme et qui croient à leur musique.[.] Si ça fait la dernière image que je vois dans ma vie, c\u2019est ça!» Le Bissau-Guinéen s\u2019appelle Ernesto Dabo.11 ne sera pas à Gaspé, mais l\u2019âme de l\u2019émission de Télé-Québec y sera, comme l\u2019explique Brathwaite.«C\u2019est comme un gros Belle et bum, comme un spécial musique du monde de Belle et bum.» Mais à une différence près : «L\u2019an passé, dans la grande tente, j\u2019ai \u201cflashé\u201d: les gens ne veulent pas assister à un show, ils veulent un party et on va leur en donner un.» Collaborateur Le Devoir Dans le centre-ville de Gaspé, le samedi 9 août, à 20h 30 Renseignements: 418-368-5405, http://m usiqueduboutdu-monde.com FLECHEE SUITE DE LA PAGE E 1 à la mouvance Matisse le graveur a fait surgir de son travail un peu d\u2019intimité de poils frisés débordant dans l\u2019encolure de la veste à carreaux la carte disait deux choses la tradition demeure mais l\u2019avenir sera autre avec le x de l\u2019inconnu aux pieds du danseur aujourd\u2019hui, je t\u2019entends à la radio vendre ta salade historique depuis Champlain, depuis Port-Royal, depuis l\u2019Ordre de Bon Temps où les colons, les Amérindiens et les Métis dansaient les soirs d\u2019hiver en buvant des vins de ce-risçs et en chantant 0 belle à la fontaine fai soif d\u2019un peu de ton eau et la ceinture, la ceinture parfois tissée avec les perles offertes par le Sieur aux autochtones ils aimaient cette brillance avec laquelle ils brodèrent ensuite leurs traités de paix deux fois le tour de taille et une longueur de plus 27 août - QUÉBEC - une belle journée au musée! Morrice et Lyman en compagnie de Matisse et quatre nouvelles salles d\u2019art québécois : Lemieux, Pellan, Leduc et Riopelle 2 octobre - de la montagne au Richelieu le peintre Ozias Leduc à MONT-SAINT-HILAIRE le musée - la maison natale - l\u2019église Prix spécial jusqu\u2019au 18 août! Les, peaux detours www.lesbeauxdetours.com 514-352-3621 En collaboration avec Club Voyages Rosemont Titulaire d\u2019un permis du Québec 10-23 AOÛT MISQA DIRECTEUR GENERAL&ARTISTIQUE ANDRÉ J.ROY 6 CONCERTS EXCEPTIONNELS SALLE POLLACK ¦ 19H 2014 QUATUORS A CORDES 1 0'08 KELLER concert D'OUVERTURE 14 08 MUCHA^'^/EXCELSA™ 15'08 21 08 EXCELSA™/MUCHA* 22-\t08\t/CALIDORE™^\"'*\u201d'^^' 23-\t08 ARCADIA E CONCERT DE CLOTURE ENTREE GRATUITE / RESERVEZ VOS PLACES MISQA.¦ 514,550,8057 pour tenir au chaud les reins des voyageurs et canoteurs tu n\u2019as jamais écrit la lettre promise et je n\u2019ai plus jamais fléché de ceintures et le temps a filé comme il file pour les commerçants et moi j\u2019avais le temps tout mon temps mon mari archiviste au gouvernement avait l\u2019habitude de noter tous les changements surmenant nos esprits d\u2019après la guerre il est mort cette année-là j\u2019ai continué de ruminer les événements il m\u2019avait laissé une petite pension et une assurance ma tante qui m\u2019avait tout enseigné et tant aimée avait eu sa récompense Denise Boucher Montréal avait exposé mon travail et ma ceinture avait gagné le premier prix j\u2019ai quand même attendu ta lettre et l\u2019argent ou la médaille devant venir avec la semaine dernière au spectacle de l\u2019Ordre de Bon Temps j\u2019ai vu un barde avec un harmonica il portait ma ceinture elle était vivante et le soutenait avec sa troupe il arpentait les paysages le territoire pour les nommer pendant que d\u2019autres arhstes des forces concomitantes appelaient à la fin de la tuque et du goupillon pour mieux rêver de Paris et de New York a\" présente Hydro Québec Du 4 au 22 août 2014 Salle Claude-Champagne, Université de Montréal FESTIVAL D\u2019ART VOCAL Montréal Samedi 16 août, 19h30 Carmen de Bizet Version de Peter Brook, « La tragédie de Carmen » Précédé de l\u2019opérette Le Docteur Miracle de Bizet Opéras surfit rés en français et en anglais Jeudi 14 août, 19h30 CONCERT GALA Aveo les 50 ohanteurs et pianistes du programme 201 4 de l\u2019ICAV Etaussi.3 CLASSES DE MAÎTRE 2 RÉCITALS Blllets:de 10à30$ Passeport du Festival : 60 $ Entrée libre aux 7 événements Réservations : 1-855-790-1245 www.admissionxom Plus d\u2019informations sur WWW.FAVM.CA cette carte, tu la vendais dans tes expositions où l\u2019on célébrait le chef-d\u2019œuvre de notre artisanat la ceinture la ceinture fléchée envoyée en Angleterre avec des sculptures inuites par la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson pour la faire copier et nous la ramener machinée pour les musées est-elle aussi sur tes étalages ma tante Thérèse aussi morte aussi en me léguant sa maison et ses biens je suis allée en prendre possession aux Eboulements et devine, il y avait là deux coffres de pin pleins de ceintures fléchées et de boules à mites assez pour nourrir tes envies et tes besoins j\u2019ai été prise à la gorge par l\u2019odeur j\u2019ai étouffé je suis sortie sur le balcon pour prendre l\u2019air et mes deux cousines averties de ma présence par quelques bouches curieuses s\u2019amenaient vers la porte en me traitant de voleuse et de séductrice elles étaient restées au village et avaient soigné ma tante et moi j\u2019étais l\u2019héritière de la naphtaline indélogeable j\u2019ai toussé devant elles le bout même de mon âme ancienne je leur ai remis les clés avec un gardez-tout le jour était bleu et vert et le ciel plus grand que tous les sentiments nous sommes en 1969 j\u2019ai soif d\u2019un peu de ton eau et la ceinture, la ceinture parfois tissée avec les perles offertes par le Sieur aux autochtones ils aimaient cette brillance avec laquelle ils brodèrent ensuite leurs traités de paix et les États-Uniens bombardent le Viêt-Nam au napalm naphtaline et huile de palme le monde est tué ou conservé avec la même matière par une tante maternelle comme une porte de prison et les mercenaires des grandes nations à L\u2019Assomption, la fabrique de ceintures fléchées vient de fermer ses portes je donne des cours d\u2019histoire de l\u2019artisanat aux Beaux-Arts j\u2019ai un amoureux juif échappé d\u2019Israël depuis cette même année de 49 la vie est vraiment pleine de détournements il m\u2019a suggéré de regarder notre artisanat comme une reprise des motifs géométriques des mosaïques arabes aujourd\u2019hui la ceinture tourne autour du ventre du Bonhomme Carnaval et je rirai bien en glissant cette lettre dans la boîte rouge de la malle parce que je sais que tu te demanderas comment le barde peut-il porter une ceinture fléchée de si haute qualité et ça pourrait même t\u2019empêcher de dormir rien ne va de soi ni personne bonjour bonsoir bonne nuit beaux rêves Collaboration spéciale Le Devoir Lire aussi > Tous ies textes de notre série Poste Scriptum à ledevoir.com/motcle/poste-scriptum D LE GIGUEUR Tant d\u2019entrain qu\u2019il répand tout autour iui ménage partout un cordial accueil.THK jIùGËs\ty A For Ihe ojitmatùm his lieclyfeei Und to effery gaiheri^ kt lÿ he/rlily ivelcomed by all.'V22 .-^OSTTTARD -T' Adressé \u2014 Addr 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 AOUT 2014 E 5 CULTURE-CINEMA Petit éloge de la magie MAGIC IN THE MOONLIGHT (v.F.: Magie au clair de lune) ?Réalisation et scénario: Woody Allen.Avec Colin Firth, Emma Stone, Eileen Atkins, Marcia Gay Harden, Hamish Linklater, Simon McBurney, Jacki Weaver, Catherine McCormack, Jeremy Sha-mos.Image: Darius Khondji.Montage: Alisa Lepselter.Etats-Unis, 2014, 98 min.ODILE TREMBLAY Ce Magic in the Moonlight, dernier-né du prolifique Woody Allen, n\u2019est peut-être pas à la hauteur de ses meilleurs crus, dont son précédent Blue Jasmine, mais, comme comédie romantique, il domine le genre bien mieux que ses concurrents.Car enfin, même en mode mineur, qui peut concocter des répliques aussi croustillantes, portant sa marque à chaque saillie sur fond de romance dans la Riviera des années 20 ?Qui d\u2019autre peut inviter Nietzsche à sa barre, opposer le matérialisme au surnaturel, entre deux tours de magie?Ses références sont au poste comme ses thématiques : vie absurde qui se clôt par la peine de mort, raison versus irrationalité, traitées dans des oeuvres antérieures, A Midsummer Night\u2019s Sex Comedy, par exemple.Colin Firth épate toujours en Britannique cynique et élégant, mais la jeune Emma Stone manque de substance pour faire le poids dans ce duo romantique.Et puis.Allen, en s\u2019exportant, ne nous a pas habitués à faire si peu de cas de la langue d\u2019un pays.Ici, le français se résume à une phrase proférée par un médecin, lequel passe illico à la langue dominante qu\u2019il maîtrise parfaitement.Woody Allen aurait dû injecter davantage de couleur locale.Cela étant et compte tenu des limites mêmes de la comédie romantique (on est loin à\u2019Annie Hall et de Manhattan), Magic in the Moonlight demeure une de ces fantaisies estivales charmantes, truffée d\u2019idées originales, aux images spectaculaires du grand Darius Khondji tournées en 53 mm au long de la Riviera si photogénique.Ajoutez des répliques aiguisées que, en fermant les yeux, on croit sorties de la bouche de Woody Allen, tant ses névroses et ses questionnements demeurent collés à sa propre bouille.Colin Firth est un des nombreux alter ego que le cinéaste s\u2019offre depuis qu\u2019il se sent trop vieux (il y a mis le temps) pour jouer les séducteurs.Ici, dans la beauté du paysage, deux forces s\u2019affrontent.Le grand illusionniste MÉTROPOLE FILMS Dans l\u2019idyllique paysage de la Riviera française, le personnage de bougon cynique et élégant joué par Colin Firth, énième alter ego du réalisateur, s\u2019oppose à celui d\u2019une jeune médium fringante jouée par Emma Stone, qui manque de substance.londonien Stanley Crawford déguisé en Chinois, Wei Ling Soo, se spécialise, entre ses spectacles, dans la traque aux médiums qui abusent de la crédulité des gens en faisant croire à leurs dons psychiques.Grognon et goujat, fiancé mais malheureux, le voici qui se laisse convaincre par un de ses collègues et amis.Howard Burkan (Simon McBurney, parfait faire-valoir), d\u2019aller confondre une jeune médium, Sophie Baker (Emma Stone), flanquée de sa mère (Marcia Gay Harden), que personne n\u2019arrive à prendre en faute et qui semble dotée de vrais dons de spirite.Ces dames sont abritées par la riche famille Catledge, de la Côte d\u2019Azur, au grand dadais de fils (Hamish Linklater) épris de la spirite.Pour l\u2019élégance des parures et du mobilier.on n\u2019est pas loin de The Great Gatsby, surtout lors d\u2019un bal.La tante Vanessa du héros (Eileen Atkins) ressemble, de son côté, à une charmante Miss Marple, profil qui plaît toujours.Dans ce combat entre la raison énoncée à grands coups d\u2019aphorismes par Stanley Crawford et le spiritisme, incarné par Sophie aux yeux révulsés, qui entre en transe, fait tourner les tables et parler les esprits, un amour n\u2019ose dire son nom mais s\u2019autorise quelques escapades sur la route de l\u2019été, comme dans un observatoire vétuste autant que romantique.Magic in the Moonlight est meilleur au cours des deux premiers tiers de son parcours, alors que la mèche de l\u2019intrigue n\u2019est pas vendue et que la magie domine le jeu en ouvrant des horizons enchantés.Ensuite, Allen, après une pirouette, a manqué d\u2019inspiration et tombe dans les codes de la romance assez convenue, à l\u2019exception de quelques gags (les coups frappés par les esprits, repris en finale à des fins sentimentales).Mais, l\u2019un dans l\u2019autre, avec le charme de ces univers de spiritisme et d\u2019illusionnisme entrechoqués, mariés pour le meilleur, cette comédie de Woody Allen est son Songe d\u2019une nuit d\u2019été qui délasse et amuse en rappelant que le manifeste de la raison pure n\u2019est pas le plus rigolo des crédos et qu\u2019une dose de folie demeure le sel du bonheur.Le Devoir Une foi inébranlable Brendan Gleeson est mémorable en prêtre qui se sait condamné CALVARY ?Scénario et réalisation: John Michael McDonagh.Avec Brendan Gleeson, Kelly Reilly, Chris O\u2019Dowd, Isaach de Bankolé, Aidan Gillen.Image: Larry Smith.Montage: Chris Gill.Musique: Patrick Cassidy.Irlande, 2014, 101 minutes ERANÇOIS LÉVESQUE Une petite ville côtière, en Irlande.Dans la pénombre d\u2019un confessionnal, on distingue les traits burinés d\u2019un prêtre: le père Lavelle.L\u2019air grave, il écoute un de ses paroissiens, hors champ, lui confier qu\u2019il fut autrefois abusé par un curé et que, en guise de représailles, il tuera Lavelle, un homme bpn, et donc une perte pour l\u2019Église, le dimanche venu.Impassible, le père Lavelle vaque ensuite à ses activités coutumières, visitant un notable à la conscience lourde, un mari violent, puis un tout jeune homme qui veut s\u2019enrôler dans l\u2019armée.11 discute avec un revendeur de drogues et enchaîne les pintes de Guinness.Installée à Londres, la fille du père Lavelle lui rend également visite, des reproches à la bouche, de la tristesse dans le cœur.Et le jour qui fuit, inexo-ral^lement, et le suivant.A la fois étude psychologique et suspense à combustion lente.Calvary, qui signifie «calvaire» en français, repose sur une structure narrative simple et ef ficace.Des vignettes aux enjeux nets se suivent en un ensemble impressionniste mais cohérent, la tension croissant sourdement à mesure que s\u2019amenuise puis renaît la lumière, avec l\u2019échéance de l\u2019assassin tout au bout.Et il y a Brendan Gleeson, un grand acteur irlandais trop souvent relégué à des seconds rôles colorés dans des productions américaines.À l\u2019avant-scène, il fut brillant en gangster Robin des bois dans Le Général, de John Boorman, et, plus récemment, en flic misanthrope dans L\u2019Irlandais, de John Michael McDonagh, qui lui offre avec Calvary une autre partition à sa mesure.Confiant, colérique, humain, le père Lavelle va son chemin de croix, sa foi inaltérée.Une œuvre incisive et non dépourvue d\u2019humour noir.Calvary soulève maintes questions éthiques, spirituelles et morales auxquelles le film se garde bien de répondre, entre autres vertus.Le Devoir FILMS SEVILLE Brendan Gleeson est brillant dans le rôle principal.EXC3NTRIS MAGIE AU CLAIR DE LUNE MAGIC IN THE MOONLIGHT (v.o.stf.) - WOODY ALLEN ET AUSSI A L\u2019AFFICHE; JEUNESSE BOYHOOD (v.o.stf.) - RICHARD LINKLATER LE LOUP DERRIÈRE\t LA PORTE\t O LOBO ATRÂS DA PORTA (v.o.stf.)\t FERNANDO COIMBRA\t IDA (v.o.stf.) - PAWEL PAWLIKOWSKI\tPI'»] BILLETTERIE : 514 847-2206 3536, BOULEVARD ST-LAURENT, MONTREAL ET AUSSI DE NOMBREUX TITRES SUR CINEMAEXCENTRIS.COM Film #1 en France avec déjà plus de 11 millions d'entrées! ?L'une des meilleures comédies depuis Intouchablesl JDD « La comédie française de l'heure.»\t« La comédie Odile Tremblay, Le Devoir\tde l'été.» « Un succès \u201e chrisHan Clavier et Chantal\t\u2018¦°\u2019''®'' ™ populaire\tLauby sont excellents »\t« Une charte de l'humour! » foudroyant.»\tLuc Boulanger, to Presse Médiafilm 4 mariages, 2 têtes d^enterrement Sophie Durocher, Le Journal de Montréal QU\u2019EST-CE QU\u2019ON A FAIT AU BON DIEU?UN FILM DE PHILIPPE DE CHAUVERON Leurs filles\tLeurs gendres Laure, Ségolène, Odile, Isabelle Rachid, David, Chaa, Charles Claude et Marie ?Le Parisien Bienvenue dans la B0 ^ ^ ^\t\"\t# \u2018Il %#\t\u2022!\t^ ^ ^ r famille Verneuil Métro YouB Cinoche.com Le journal de Montréal PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE! VERSION ORIGINALE fCINEMA\t1, c , 1\u2014T\u2014:\u2014=\u2014;\u2014:\u2014i-cinémas\ti i\u2014 méga-plex'\"Guzzo \u2014i\t°'^e'\u201d\u2019'SSement-| cinémast-laurent\u2014ii\u2014 méga- Le tapis ROUGE 11 GATI N e au 11 deux-montagnes 14 I BEAUPORT 11SOREL-TRACY11 MI \u2014 MEGA-PLEX'- GUZZO - TERREBONNE 14 ÉLYSÉE GRANBY http://www.azfilms.ca/accueil_fr.html E 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 AOUT 2014 ÏCINEMA Vieilles recettes THE HUNDRED-FOOT JOURNEY (v.F.: Le voyage de CENT pas) ?Réalisation : Lasse Hallstrdm.Scénario: Steven Knight, d\u2019après le roman de Richard C.Morais.Avec Helen Mirren, Manish Dayal, Charlotte Le Bon, Om Puri.Image: Linus Sandgren.Mont.: Andrew Mondshein.Mus.: A.R Rahman.Etats-Unis, 2014, 122 min.ANDRÉ LAVOIE Il y a de ces cinéastes dont nous n\u2019attendons plus rien et qui, d\u2019un film à l\u2019autre, nous confortent dans nos certitudes.Lasse Hallstrôm figure sur cette triste liste.Suédois égaré à Hollywood et pas malheureux d\u2019y être, grand bien lui fasse.Elle semble loin l\u2019époque inspirée de What\u2019s Eating Gilbert Grape.Son affection pour le mélodrame ne fut pas toujours déshonorante {The Cider House Rules), mais, à le voir enfiler les mièvreries {Dear John, Safe Haven), on comprend qu\u2019il a un peu perdu la touche.La chose est d\u2019ailleurs frappante dans The Hundred-Foot Journey, copier-coller de Chocolat se déroulant dans une France sentant le studio à plein nez et où l\u2019anglais domine au sein d\u2019une distribution internationale digne d\u2019une réunion onusienne.Pour l\u2019authenticité, on repassera.Ceux qui aiment les combats de coqs, et de chefs, seront servis dans cette fable sur la tolérance, rencontre improbable entre une famille indienne débarquant dans le sud de la France, juste en face d\u2019un grand restaurant où la propriétaire des lieux aspire à arracher une deuxième étoile Michelin.Le clan indien, dominé par un patriarche exigeant (Om Puri) et où l\u2019aîné.Hassan (Manish Dayal), se révèle doué, donne du fil à retordre à l\u2019impériale M\u201c® Mallory (Helen Mirren), celle qui n\u2019accepte aucune compétition, et surtout pas de nature «ethnique».Entre les incidents à BUENA VISTA Helen Mirren joue Madame Mallory dans cette comédie convenue.caractère raciste et l\u2019histoire d\u2019amour obligée (la fonction de Charlotte Le Bon), cette apologie de la cuisine métissée et de la solidarité interraciale affiche les mêmes vieilles recettes.Même si le récit aligne les invraisemblances et les incongruités \u2014 les anges de la rénovation n\u2019ont pas chômé pour transformer l\u2019immense champ de ruines en resto indien \u2014 on pourrait faire preuve de la même indulgence que celle qui anime la majorité des protagonistes.Or tout dans cette production suinte l\u2019artificiel et le préfabriqué, des décors aux accents en passant par les paysages sortis des pages d\u2019un calendrier.Au milieu de tout cela, les personnages s\u2019engagent dans une courbe psychologique digne des montagnes russes, passant d\u2019ennemis à alliés le temps de concocter une sauce béchamel ou une omelette, le plat de référence de M\u201c® Mallory pour juger du véritable talent d\u2019un aspirant chef.S\u2019il est vrai que tous ont droit à des vacances, le scénariste Steven Knight {Dirty Pretty Things, Eastern Promises) semble avoir pris les siennes en adaptant ce roman dont la mise en images souligne à gros traits les aspects pontifiants et en mettant en évidence des figures fades et folkloriques (dont celle du maire boulimique incarné par Michel Blanc, dont le rôle, lui, est rachitique).Sans compter que, une fois les couteaux rangés entre les deux clans, le récit s\u2019enlise dans un épisode culinaire parisien et une autre romance inspirée des cartes Hallmark.Collaborateur Le Devoir Hydro .Québec présente LA MUSIQUE DES GRANDS ESPACES 21 juin au 24 août 2014 Suzie LeBlanc VENDREDI 15 AOÛT 20 H METAMORFOSI MUSICALI Constantinople Suzie LeBlanc, soprano Œuvres de Barbara STROZZI et Johannes Hieronymus KAPSGERGER SAMEDI 1 6 AOÛT 20 H ITILL FELLNER, PIANO Oeuvres de Mozart, Bach, Haydn, Schumann Soirée Desjardins La Fondation LES BRUNCHES-MUSIQUE .CASINO -v;-* CHARLEVOIX Tous les dimanches de l'été! Du 8 juin au 31 août 10h30à12h:1®' service |12h30àl4h:2® service Détails sur donna in eforget.com 418.452.3535 | 1 888.DFORGET (336.7438) Suivez-nous sur QOOO 1^1 Patrimoine canadien Canadian Heritage Québec n n\tMunicipalité E3 El de Saint-lrénee FILMS SEVILLE Au tournant des années 1970, Yves Saint Laïuent a vécu une transformation, note Pierre Niney (à droite sur la photo), qui interprète le monstre sacré du style dans ce nouveau drame biographique.Pierre Niney, ou le jeu fusion L\u2019acteur français fait littéralement revivre Yves Saint Laurent dans le drame biographique de Jalil Lespert FRANÇOIS LEVESQUE Dès les premières minutes du film Yves Saint Laurent, les contours de la fiction s\u2019estompent.On y croit, même si tout cela n\u2019est bien sûr que du cinéma.C\u2019est qu\u2019à l\u2019écran il y a ce garçon à la fois timide et maniéré qui capte tout de suite l\u2019attention.Cette voix haut perchée au débit de marée \u2014 tantôt précipité, tantôt mutique \u2014 on la connaît pour l\u2019avoir entendue dans des reportages télévisés, dans des documentaires.L\u2019acteur Pierre Niney incarne le sujet à un point tel qu\u2019on en oublie qu\u2019il est cela, un acteur, et que ce qu\u2019on regarde n\u2019est pas la vraie vie, celle qui fut, mais un drame biographique, une reconstitution, une relecture.«La perspective d\u2019interpréter une figure mythifiée comme celle-ci, ça donne le vertige, mais ça donne aussi des ailes», confie Pierre Niney, vu entre autres dans la comédie sentimentale 20 ans d\u2019écart.Réalisé et coscénarisé par Jalil Lespert, dont on a pu apprécier le talent de comédien dans Le petit lieutenant, Yves Saint Laurent s\u2019ouvre en 1955 à Oran, en Algérie.Fils d\u2019une famille aisée, le tout jeune homme sait d\u2019ores et déjà qu\u2019il veut être styliste.Il est alors sur le point d\u2019entrer chez Dior, à Paris, à titre d\u2019assistant.La précision de son trait, sa vision nette et sobrement avant-gar-diste impressionnent.Au décès du maître en 1957, Yves Saint Laurent devient, à 21 ans, le directeur de la maison, le plus jeune à occuper une telle fonction dans This-toire de la haute couture.Entre en scène le journaliste Pierre Bergé.Amants des vents contraires, les deux hommes ne se quitteront plus, le second permettant au premier de déployer son génie créatif en veillant au grain, en coulisses.Dans sa propre discipline, Pierre Niney s\u2019est lui aussi distingué de bonne heure.De fait, il fut, à 21 ans lui aussi, le plus jeune pensionnaire de la Comédie-Française.« Ça ne se compare pas, assure le principal intéressé.Ce fut surtout historique pour ma mère.» Travailler (au corps) le personnage «En acceptant le rôle, je savais d\u2019emblée que ça impliquerait beaucoup de travail.» De fait, Pierre Niney se mit à l\u2019ouvrage cinq mois entiers avant le début du tournage.Il étudia le personnage immortalisé dans plusieurs documents audiovisuels et apprit le dessin auprès d\u2019une ancienne collaboratrice du couturier, afin d\u2019être en mesure de reproduire, à la caméra, des croquis originaux avec une fluidité crédible.Il s\u2019agissait d\u2019ailleurs là d\u2019un souhait expressément formulé par le réalisateur.«J\u2019ai également bénéficié de l\u2019assistance de plusieurs coaches, dont un avec qui j\u2019ai développé la silhouette du personnage, afin de marquer une véritable évolution d\u2019une époque à l\u2019autre, note Pierre Niney.C\u2019est particulièrement patent à l\u2019arrivée des années 1970, où Yves Saint Laurent s\u2019est transformé.Un autre collaborateur m\u2019a enseigné les rudiments du stylisme: le vocabulaire, les gestes, comment toucher un tissu, comment le reconnaître, comment bouger les matériaux et les accessoires autour d\u2019un mannequin.Et les différents postes au sein d\u2019une maison de couture, pour que je sois à l\u2019aise et que je puisse improviser, au besoin.» De son propre aveu, Pierre Niney ne connaissait pas grand-chose à la mode et à ses géants.«Ma perception d\u2019Yves Saint Laurent se résumait à cette silhouette, à ces lunettes, et à un certain idéal de perfection dans la création, et c\u2019est à peu près tout.En le rencontrant à travers le travail préparatoire, j\u2019ai découvert sa complexité, ses contradictions, la détresse qui côtoyait le génie.Je me suis passionné pour lui.» Le Devoir ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANNICK NÉZET-SÉGUIN I Desjardins BILLETS UNITAIRES EN VENTE DÈS MAINTENANT À PARTIR DE 28$ ABONNEMENTS À PARTIR DE 128$ VERTES 15^ SAISON DE YANNICK NEZET-SEGUIN ORCHESTREMErROPOLITAIN.COM STABAT MATER DE DVORAK 10\u2018SYMPHONIE DE MAHLER STEPHANE TETREAULT TCHAÏKOVSKI PELLEAS ET MELISANDE SOPHIE DESMARAIS BENOÎT McGINNIS - ROLANDO VLLAZON placedesarts.com LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 AOUT 2014 E 7 CULTURE.LIVRES Les inventions de Pierre Guyotat Celui qui se décrit comme « fictionneur » revient avec un livre bestial dont on ne sort pas indemne Écrivain de l\u2019intensité, voix organique, sensibilité écorchée à la misère, Pierre Guyotat défend l\u2019imagination en une langue personnelle, hors des chemins frayés.GUYLAINE MASSOUTRE Guyotat est un écrivain destiné au théâtre, porté par Shakespeare et volontiers fouissant l\u2019essence du comique.Dans Progéniture 1 et 2, il avait donné la pleine puissance de son verbe, de sa voix continue, tonitruante, organique, déshumanisée.Dans Coma (2006), Formation (2007), Arrière-fond (2010), il a cerné sa vie, en artiste.Eden Eden Eden (1970), un livre censuré, l\u2019avait fait défendre ardemment par Leiris, Barthes et Sollers.On ne sort pas indemne à fréquenter cette voix.Régulièrement invité à monter sur les planches pour dire ses textes, il est un coffre en soi.Patrice Chéreau l\u2019a fait découvrir au Théâ-tre du Nouveau Monde en novembre 2012, première montréalaise qui fut ici l\u2019ultime apparition du grand homme de scène.Guyotat se dit «fictionneur», refusant qu\u2019on le nomme poète, romancier ou écrivain d\u2019autofiction.Pour- tant, tout déborde en lui dans cela précisément.Lui prétend qu\u2019il écrit ce qu\u2019il voit et repense en moine, sublimant le réel, l\u2019écriture étant elle-même essentielle.Figure des plus exigeantes, on le voit, d\u2019une véracité personnelle, creusant sa logique en bâtisseur.Dans ce livre, Guyotat a voulu rire et jouir dans une jungle inventée, au milieu des animaux.Comment se repérer dans ce monologue ?Dans la fosse Presque illisible, cette écriture â forcer n\u2019est pas ce qu\u2019on appelle une lecture d\u2019été.Pourtant, c\u2019est dans une vacance qu\u2019il faut approcher ce territoire corporel immense.Joyeux animaux de la misère, dernier opus, est un objet épique, insistant dans ce qui ne peut s\u2019entendre, l\u2019inconscient nu, brut, matière projetée.Oubliez l\u2019histoire.Elle est puissance, débordement, flot de sensations, féroce sexualité, la liberté patente, fantasme ouvert, désir s\u2019accomplissant dans la langue, divertissement effréné.On pense â Sade.On se heurte au corps jouissant.On pense â Joyce.On trouve « - MERCURE DE ERANCE Exigeante, l\u2019écriture de l\u2019anti-auteur Pierre Guyotat n\u2019est pas une typique lecture d\u2019été.Oubliez l\u2019histoire.Celle-ci est presque illisible, épique, faisant penser à Sade et à Joyce.des vaisseaux spatiaux.On attrape des morceaux.On fait une expérience de langage.On trouve la crasse de la guerre, la misère du sang, le trauma, la régression, les putains et autres figures sexualisées.On est éclaboussé de matière humaine.On pense â Jean Hatzfeld, que Guyotat aime, â la langue de son rescapé du Rwanda.Dans ce livre, Guyotat a voulu rire et jouir dans une jungle inventée, au milieu des animaux.Comment se repérer dans ce monologue ?Deux pistes au moins: l\u2019entretien qu\u2019il a donné â Art- Press en 2010 (paru en hors-série, IMEC, 2013) et l\u2019étude qu\u2019en donne Julien Lefort-Fa-vreau dans la collection du Centre de recherche sur le texte et l\u2019imaginaire â rUQAM, Figura, n° 35, intitulée Politiques de la littérature.Une traversée du XXP siècle français, qui re- tient â juste titre Guyotat comme un écrivain essentiel.Collaboratrice Le Devoir JOYEUX AR^IMAUX DE LA MISERE Pierre Guyotat, NRF Gallimard, 2014, 412 pages.LITTERATURE CANADIENNE Un exemple de cercle vicieux CHRISTIAN DESMEULES Un jour de 1978, tout juste avant d\u2019avoir 25 ans, David Slaney s\u2019évade, du pénitencier de Nouvelle-Écosse où il purgeait depuis quatre ans une peine pour importation et trafic de marijuana.Son complice et ami, Hearn, qui avait pu être libéré sous caution, avait quant â lui aussitôt pris la poudre d\u2019escampette et vivait depuis sous une fausse identité en Colombie-Britannique.Les deux Terre-Neuviens ont une idée fixe : trouver un nouveau voilier, retourner en Colombie négocier avec les paramilitaires, revenir au Canada avec les 200 kilos d\u2019herbe qui feront d\u2019eux des millionnaires et, cette fois, bien sûr, ne pas se faire prendre.Mais les deux hommes au cœur du troisième roman de Lisa Moore (après Alligator et Février, Boréal, 2006 et 2010) ignorent qu\u2019une opération policière d\u2019envergure est en cours pour les attraper.Une sorte de pêche patiente, un grand filet, un piège.C\u2019est le sergent Patterson, 45 ans, membre de la brigade des narcotiques de Toronto, â qui on avait fait miroiter une promotion s\u2019il parvenait â mettre un terme â la cavale de Hearn, qui tire lui-même toutes les ficelles.\\ L\u2019écrivaine canadienne Lisa Moore BARBARA STONEHAM Est-ce divulguer trop de détails ?Le suspense est limité ici, et le lecteur doit bien se garder de céder â ses propres illusions.Le titre lui-même.Piégé (Caught en anglais), suffira â désamorcer la plupart des fantasmes de « happy end».Dans tous les cas, l\u2019intérêt du roman est ailleurs.Il est avant tout dans la manière extrasensible de Lisa Moore, sa touche unique et subtile, qui mélange les codes du thriller avec des éléments de poésie et une grande finesse psychologique.L\u2019écrivaine de Terre-Neuve raconte l\u2019histoire d\u2019amour brisée de Slaney, le tragique de son existence manipulée, re-tournée comme iiîijMi un gant, puis brisée.Plus qu\u2019une histoire d\u2019évasion, de traquenard, de jeu du chat et de la souris.Piégé distille un questionnement oblique sur l\u2019idée de liberté.Et si l\u2019aventure était bel et bien réelle, le vent, la mer et les étoiles qui ont bercé le rêve de richesse de Slaney n\u2019était en réalité qu\u2019un décor peint aux couleurs de liberté: « On l\u2019avait simplement tenu au bout d\u2019une longue laisse.» Collaborateur Le Devoir PIÉGÉ Lisa Moore Traduit de l\u2019anglais (Canada) par Claudine Vivier, Boréal Montréal, 2014, 352 pages LITTERATURE ETRANGERE Roman, mode d\u2019emploi CHRISTIAN DESMEULES Jeune romancier modèle, tôt habitué aux feux de la rampe littéraires, le Britannique Adam Thirlwell, souve-nons-nous-en, s\u2019était fait connaître avec Politique (éd.de l\u2019Olivier, 2003), un premier roman au succès planétaire qui faisait le portrait d\u2019une certaine misère sexuelle contemporaine sous forme de «triolisme chic».L\u2019évasion, son deuxième roman, avait pour sa part une tonalité plus grave mais toujours mêlée d\u2019ironie.Dans Le livre multiple, le stimulant recueil d\u2019essais qu\u2019il consacre cette fois au roman \u2014 au roman comme genre \u2014, Thirlwell remonte le fil de ses influences et ne renie aucune de celles qu\u2019on lui connaissait déjà, â commencer, bien sûr.par Nabokov et Kundera.Son projet?Essayer de nous prouver par a + b que les romans peuvent être traduits en n\u2019importe quelle langue sans que l\u2019expérience de lecture de celui qu\u2019il appelle le «lecteur international» en souffre vraiment.«La structure d\u2019une œuvre, sa forme, son style \u2014 tout ce qui en constitue l\u2019essentiel \u2014 peut survivre à sa transmigration en des langues multiples.» «A l\u2019ère de la portabilité et de l\u2019ultra-com-municabilité», il souhaitait démontrer que le roman est en lui-même un «multiple».C\u2019est-â-dire un générateur de sens qui peut parfois se prolonger et se multiplier â travers la traduction, la réécriture ou la lecture.Afin d\u2019alimenter la chaîne Adam Thirlwell Le livre multiple de montage de sa petite «usine de pensée», l\u2019essayiste rend notamment un vibrant hommage â l\u2019écrivain tchèque Bohumil Hrabal, â ses «hyper-romans digressifs» et â son humour décapant.Cervantes, Sterne, Diderot, Gombrovicz, Henry James, Bruno Schulz et Carlo Emilio Gadda (pour ne nommer que ceux-lâ) y sont aussi convoqués.Et si le roman possède cette particularité unique, c\u2019est avant tout une question de style.Style qu\u2019il ne faut pas réduire, nous rappelle Thirlwell en convoquant Flaubert, â de simples enjeux de linguistique : «La perle est une maladie de l\u2019huître et le style, peut-être, l\u2019écoulement d\u2019une douleur plus profonde.» Car le «problème quand on vit au Brésil, ou à Cuba, ou en Russie et que l\u2019on veut écrire un roman, soutient Thirlwell, est le même que lorsqu\u2019on vit en France, ou en Grande-Bretagne, et que l\u2019on veut écrire un roman.Ce problème est universel: il s\u2019agit de trouver un moyen de devenir un \u201cje\u201d unique.» Une forte dose de grande littérature, en somme, un amalgame d\u2019intelligence et d\u2019érudition qui se lit presque.comme un roman.Collaborateur Le Devoir LE LIVRE MULTIPLE Adam Thirlwell Traduit de l\u2019anglais par Anne-Laure Tissut Editions de l\u2019Olivier Paris, 2014, 468 pages La grande chorale des Premières Nations PAUL BENNETT Dans ses deux premiers romans.Le chemin des âmes et Les saisons de la solitude, l\u2019auteur métis ontarien Joseph Boyden jetait un regard lucide et pénétrant sur l\u2019univers autochtone contemporain.Son dernier-né.Dans le grand cercle du monde, même s\u2019il plonge le lecteur en plein XVIF siècle, aux débuts de la Nouvelle-France, préserve ce même souci de comprendre de l\u2019intérieur, sans les idéaliser ou les mythifier, le quotidien et la vision du monde des Amérindiens.L\u2019action se déroule â l\u2019époque où les jésuites \u2014 appelés «corbeaux» par les autochtones \u2014 tentent d\u2019évangéliser les Wendats (Hurons), dispersés dans leurs villages au sud de la baie Géorgienne, en butte aux attaques constantes des Hau-denosaunees (Iroquois).Décimés par les guerres, la famine et les maladies apportées par le colonisateur, les Wendats seront forcés, â la fin des années 1640, de s\u2019exiler soit plus au nord, soit auprès de leurs alliés français dans la région de Québec.La trame historique rappelle Robe noire, un roman de Brian Moore qui avait fait grand bruit au milieu des années 1980 pour ses descriptions crues des coutumes amérindiennes, y compris les tortures («caresses» en langue amérindienne) infligées â l\u2019ennemi pour lui permettre de prouver sa valeur ; Boyden ne nous épargne lui non plus aucun «raffinement» dans la cruauté.Mais ces scènes de violence parfois insoutenables sont tempérées par de nombreuses échappées sur la vie quotidienne, les rituels sacrés et les mœurs empreintes d\u2019humour, d\u2019entraide et de respect mutuel des autochtones.La différence fondamentale avec le roman pionnier de Brian Moore réside bien davantage dans le style, plus lyrique et plus imagé chez Boy- La trame historique rappelle Robe noire, un roman de Brian Moore qui avait fait grand bruit au milieu des années 1980 Joseph -piJosepn-| Boyden den, et dans la structure narrative chorale du roman, qui lui permet de mettre constamment en parallèle deux visions du monde inconciliables.Dans le grand cercle du monde fait alterner trois voix : celle de Christophe, inspirée de la figure de Jean de Brébeuf, qui confie ses pensées â son Dieu et â ses carnets ; celle d\u2019Oiseau, chef de guerre wendat; et celle de Chutes-de-Neige, captive iro-quoise qu\u2019Oiseau a adoptée comme sa fille.Si le procédé n\u2019est pas nouveau, il est ici bien maîtrisé, permettant au lecteur de mieux saisir les motivations profondes, les ambivalences et les préjugés qui expliquent les actions des protagonistes, blancs comme autochtones.Dans le grand cercle du monde est une fresque puissante qui pèche cependant par quelques longueurs et des intrigues sentimentales prévisibles.Il échappe toutefois aux travers du roman historique conventionnel \u2014 détails futiles, rappels fastidieux, dialogues qui sonnent faux \u2014 grâce â une symbiose réussie entre une riche documentation historique et ethnologique, une connaissance intime du monde autochtone et un style vif, fluide, aux métaphores étonnantes et parfaitement accordées au sujet et â l\u2019époque.La traduction de Michel Lede-rer coule de source et évite tout contresens « franco-français » malencontreux.Sans être l\u2019œuvre la plus inspirée ou la plus saisissante de Boyden, Dans le grand cercle du monde en est une variation très réussie.Collaborateur Le Devoir DANS LE GRAND CERCLE DU MONDE Joseph Boyden Traduit de l\u2019anglais par Michel Lederer Albin Michel, coll.«Terres d\u2019Amérique» Paris, 2014, 598 pages Dans le grand cercle du monde E 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 AOUT 2014 LIVRES)ESSAIS Pour conjurer l\u2019agonie du Québec Louis CORNELLIER Philosophe discret et profond, brillant apôtre de la pensée de Fernand Dumont, Serge Cantin est inquiet.La déroute actuelle du projet de souveraineté politique du Québec le taraude et le désole.Dans La souveraineté dans l\u2019impasse, un recueil d\u2019essais publiés dans divers journaux et revues depuis une quinzaine d\u2019années, il reprend même une dramatique question de son maître : « Une nation comme la nôtre vaut-elle la peine d\u2019être continuée ?» Cantin, le 7 avril 2014, a voté, sans illusion, pour le Parti québécois, parce que, écrit-il, ce dernier, avec sa charte des valeurs québécoises, «affirmait l\u2019existence d\u2019un nous irréductible au communautarisme ghettoi-sant» et tentait, ce faisant, de surmonter le désarroi qui affecte le Québec.En un temps où l\u2019on ne sait plus trop qui nous sommes et que vaut notre culture \u2014 n\u2019entend-on pas répéter, de plus en plus fréquemment, que ce qui presse, c\u2019est de se mettre à l\u2019anglais pour éviter le déclassement?\u2014, la béatitude postnationaliste équivaut à consentir à notre disparition.«Refuser ou accepter cette agonie silencieuse, cette lente déchéance de la culture que l\u2019histoire nous a léguée, écrit Cantin, tel était, pour Dumont, le choix éthique fondamental qui se posait à chacun de nous, et par rapport auquel la souveraineté et le nationalisme lui-même trouvaient leur raison d\u2019être.» Pour refuser cette agonie, pour «assumer le paradoxe que constitue le fait de vivre en français en Amérique», il faut avoir la conviction que l\u2019héritage qui nous a fait être ce que nous sommes vaut la peine d\u2019être continué.Or cette conviction nous fait défaut.Afin d\u2019expliquer cette impasse, Cantin, qui s\u2019inspire aussi des Miron, La souveraineté est dans l\u2019impasse, le désarroi règne et l\u2019agonie de la culture québécoise est en marche Vadeboncœur et Bouthillette, recourt principalement à l\u2019œuvre de Dumont.Ça vole haut.La Conquête de 1760 et ses suites, expliquait le regretté sociologue, ont donné naissance à l\u2019idéologie de la survivance.Cette dernière, résume Cantin, «reposait sur une scission préalable entre la nation culturelle et la nation politique» et «postulait que la nation cana-dienne-française pouvait survivre comme nation culturelle minoritaire à l\u2019intérieur d\u2019un État qu\u2019elle ne contrôle pas».Cette idéologie visait la conservation de la langue française, du catholicisme et d\u2019un mode de vie spécifique.Elle se caractérise toutefois par une intériorisation du regard de l\u2019autre, anglais.Les Canadiens français ressentent, en effet, la nécessité de convaincre le conquérant des avantages qu\u2019il tire à maintenir une réserve française.La Révolution tranquille, pour sortir de cette frustrante impasse, veut «raccorder ce que la survivance avait dissocié», c\u2019est-à-dire la nation culturelle et la nation politique, mais, sur ce plan, elle tourne court, selon Dumont et Cantin, en se transformant en «procès du passé canadien-français», en rejet de l\u2019héritage.L\u2019idéologie de la survivance se fondait sur une référence: langue, religion, mode de vie.Le dépassement de cette dernière, pour être signifiant, exigeait le ralliement autour «d\u2019une nouvelle référence» \u2014 Dumont proposait le projet d\u2019une «culture médiatrice» ou «de convergence» française \u2014 qui ne s\u2019est jamais majoritairement imposée.iœ projet de souveraineté-association minait son potentiel libérateur en se squmettant à l\u2019acceptation de l\u2019Etat fédéral et le projet subséquent de nationalisme civique, un «souve-rainisme sans nationalisme», selon la formule de Laurent-Michel Vacher, privait la souveraineté de son sens en la coupant de son héritage culturel.Or la souveraineté, ça se prend, ça ne se quémande pas.et ça ne se dissocie pas d\u2019une culture nationale substantielle.Fatigue L\u2019état actuel du souverainisme québécois est la résultante de cette histoire.Faute d\u2019une nouvelle référence partagée, d\u2019une raison commune qui lui donnerait son sens, la souveraineté est dans l\u2019impasse, le désarroi règne et l\u2019agonie de la culture québécoise est en marche.«On a parlé de fatigue culturelle, écrivait l\u2019essayiste Jean Bouthillette à Serge Cantin en 1997.Il y a peut-être plus, ajoute l\u2019auteur du Canadien français et son double (l\u2019Hexagone, 1972) .\u2022 la fatigue tout court.Et si ce peuple, chez les humbles comme chez les élites, ne voulait plus rien savoir?Ne plus nous regarder dans les yeux.Les fermer et dormir.Disparaître en douce.Ne plus être.Nous engourdir dans l\u2019hiver de force.» Cantin, lui, nous regarde dans les yeux et nous incite, en renouant avec tout notre héritage culturel réinterprété à partir du présent, à conjurer l\u2019agonie.Il faut le lire dans le texte parce que la vibration de son ardente écriture est JACQUES GRENIER LE DEVOIR Serge Cantin est un discpiple du sociologue et essayiste Fernand Dumont.peut-être, ici, la principale pourvoyeuse de sens.louisco@sympatico.ca LA SOUVERAINETÉ DANS UIMPASSE Serge Cantin PUL Québec, 2014, 252 pages Une identité littéraire selon Louis Dantin et Alfred DesRochers MICHEL LAPIERRE Un échange épistolaire peut donner lieu à un revirement inattendu, digne d\u2019un roman.La correspondance inédite entre les écrivains québécois Louis Dantin et Alfred DesRochers en est un exemple.Tout laisse d\u2019abord croire que le premier défend littérairement l\u2019Europe et l\u2019autre, l\u2019Amérique.Mais voilà que Dantin souligne chez Whitman, poète américain, une «totale originalité» qu\u2019il estime «peut-être unique dans l\u2019histoire littéraire».Louis Dantin, de son vrai nom Eugène Seers (1865-1945), né à Beauharnois d\u2019un père avocat, devient prêtre en Europe où il obtient un doctorat en philosophie.Revenu à Montréal où il découvre le poète Émile Nelligan qu\u2019il publie, il défroque et s\u2019exile aux Etats-Unis, mais ne cesse de faire paraître ici ses influents essais sur notre littérature.Sa correspondance avec son cadet, le poète sherbrookois Alfred DesRochers (1901-1978), révèle à quel point il anime la vie littéraire québécoise.Annotées avec soin par Pierre Hébert, Patricia God-bout et Richard Giguère, avec la collaboration de Stéphanie Bernier, ces lettres sont éditées sous un titre judicieux: Une émulation littéraire (1928-1939).En partie autodidacte, DesRochers, issu d\u2019un milieu pauvre, cherche les conseils de celui qu\u2019il voit comme un maître.Dès 1928, il lui soumet Hymne au vent du Nord, le plus célèbre de ses poèmes, celui qui, retravaillé avec l\u2019aide du correspondant, illuminera son recueil A l\u2019ombre de l\u2019Or-ford, publié l\u2019année suivante.Pour se distinguer de nos poètes du terroir, comme Né-rée Beauchemin (1850-1931), qu\u2019il juge trop civilisés, il écrit à Dantin : «Je veux faire du \u201cter-roirisme\u201d brutal», comme pour traduire la liberté sauvage de l\u2019Amérique.Mais celui-ci lui signale, de façon amicale, que ses vers prétendument du Nouveau Monde restent conçus dans une tradition française du siècle passé: «On dirait un peu que vos bûcherons coupent des arbres sur le Parnasse.» Pourtant, DesRochers juge le français littéraire de Paris impropre à exprimer l\u2019Amérique.Il développe : «Pour à peu près tout Canadien français parfaitement bilingue, mais sans préjugé, le plaisir est plus grand à lire une œuvre américaine ou anglaise qu\u2019une œuvre française.» Son correspondant lui répond que, si leur nation «goûte mieux une langue étrangère que la sienne, elle est à la veille de perdre celle-ci».En fait, pour Dantin, l\u2019améri- L\u2019écrivain Alfred DesRochers, à l\u2019âge de 35 ans canité poétique, corporelle d\u2019un Waltl^itman (1819-1892) dépasse les langues et les siècles.L\u2019exilé discerne en elle «la splendeur, l\u2019unité, le mystère du cosmos fondus dans une étonnante mystique qui rappelle tout le paganisme».Jugeant que le Québec, en 1933, reste incapable de la saisir, il trouve la raison du problème identitaire de notre littérature : un retard effarant de la sensibilité.Collaborateur Le Devoir LA CORRESPONDANCE ENTRE LOUIS DANTIN ET ALERED DESROCHERS Pierre Hébert, Patricia Godbout et Richard Giguère, avec la collaboration de Stéphanie Bernier Fides Montréal, 2014, 588 pages ARCHIVES NATIONALES DU QUEBEC La Vitrine En librairie le 19 août Serge Reggiani Lacteur de la chanson BIOGRAPHIE SERGE REGGIANI UACTEUR DE LA CHANSON Daniel Pantchenko Fayard Paris, 2014, 408 pages Si Serge Reggiani fut un si grand interprète, c\u2019est notamment parce qu\u2019il était d\u2019abord un grand comédien, suggère Daniel Pantchenko, journaliste spécialisé dans la chanson française.Dix ans après sa mort, à 82 ans, survenue le 22 juillet 2004, celui qu\u2019Isabelle Boulay chante aujourd\u2019hui si bien est la vedette de cette grande biographie, axée principalement sur l\u2019œuvre du chanteur.La vie privée de l\u2019artiste est évoquée (son alcoolisme, ses difficultés financières, le suicide de son fils chanteur Stephan), mais c\u2019est la carrière, entre pièces de théâtre, films et surtout chansons, qui constitue le cœur du propos.Dans les années 1960, le comédien, partisan des socialistes, suscite l\u2019enthousiasme du grand public français et québécois en devenant, sur le tard, un chanteur profond à la voix chargée de mélancolie, ami de Barbara et de Moustaki.Ce riche et sobre récit de son parcours fait revivre une grande époque de la chanson française.Louis Cornellier t^GaspardlE DEVOIR ALMARÈS Du 28 juillet au 3 août 2014 \t\t \t\t Romans québécois\t\t 1 La vie sucree de Juliette Gagnon \u2022 Tome 1 Skinny jeans et\tNathalie Roy/Libre Expression\t1/11 2 Les dames de Bretagne \u2022 Tome 1 Farouches\tJean Nahenec/Ada\t3/4 3 Les heritiers du fleuve \u2022 Tome 31918-1929\tLouise Tremblay-D\u2019Essiambre/Guy Saint-Jean 2/17\t 4 Metis Beach\tClaudine Bourbonnais/Boreal\t4/13 5 Fanette \u2022 Tome 7 Honneur et disgrâce\tSuzanne Aubiy/Libre Expression\t6/9 6 Un voisinage comme les autres \u2022 Tome 2 Un ete decadent Rosette Laberge/Les Editeurs reunis\t\t5/8 7 Mensonges sur le Plateau-Mont-Royal \u2022 Tome 2 La biscuitene Michel David/Hurtubise\t\t7/19 8 Un voisinage comme les autres \u2022 Tome 1 Un pnntemps ardent Rosette Laberge/Les Editeurs reunis\t\t8/7 9 Ce qui se passe au congres reste au congres'\tAmelie Dubois/Les Editeurs reunis\t9/4 10 Les années de plomb \u2022 Tome 2 Jours de colere\tJean-Pierre Chariand/Hurtubise\t10/12 Romans étrangers\t\t 1 Central Parit\tGuillaume Musso/XD\t1/18 2 Ceux qui tombent\tMichael Connelly/Calmann-Levy\t2/6 3 Une autre idee du bonheur\tMarc Levy/Robert Laffont | Versilio\t3/14 4 Le bleu de tes yeux\tMary Higgins Clark/Albin Michel\t4/11 5 Trois\tSarah Lotz/Fleuve noir\t6/3 6 Georgian \u2022 Tome 2 Si vous aimez jouer\tSylvia Day/Flammanon Quebec\t5/4 7 Muchachas \u2022 Tome 3\tKatherine Pancol/Albin Michel\t7/8 8 Passe imparfait\tJulian Fellowes/Sonatine\t8/2 9 Adultéré\tPaulo Coelho/Flammarion\t10/8 10 L\u2019allee du sycomore\tJohn Grisham/Lattes\t-/I Essais québécois\t\t 1 De remarquables oublies \u2022 Tome 2 Ils ont couiti l\u2019Amenque\tSerge Bouchard | Mane-Chnstine Levesque/ Lux 1/7\t 2 Poing de mire\tNoimand Lester/Homme\t3/16 3 Miser sur l\u2019égalité\tMinam Fahmy | Alain Noel/Fides\t9/2 4 Constituer le Quebec Pistes de solution pour une ventable\tRomeo Bouchard/Atelier 10\t4/11 5 Les tranchées Maternité, ambiguïtés féminisme, en fragments Fanny Bntt/Atelier 10\t\t-/I 6 Le petit Fortin L\u2019economie du Quebec racontée a mon voisin Pieire Fortin/Rogers\t\t-/I 7 L\u2019afghanicide\tMartin Forgues/VLB\t7/2 8 Contes et comptes du prof Lauzon \u2022 Tome 5 La vraie nature\tLeo-Paul Lauzon/Michel Bmie\t5/2 9 Chroniques politiques \u2022 Tome 1 1966-1970\tRene Levesque/Hurtubise\t-/I 10 Legendes pedagogiques\tNoimand Baillargeon/Poetes de brousse\t-/I '?'Essais étrangers\t\t 1 Le capital au XXIe siecle\tThomas Piketty/Seuil\t1/13 2 Plaidoyer pour l\u2019altmisme La force de la bienveillance\tMatthieu Ricard/NiL\t5/40 3 La vente sur les medicaments\tMikkel Borch-Jacobsen/Edito\t2/25 4 Le sens de ma vie\tRomain Gary/Gallimard\t4/6 5 La force des discrets Le pouvoir des introvertis dans un\tSusan Cam/Lattes\t-/I 6 La grande vie\tChnstian Bobin/Gallimard\t6/21 7 Du bonheur Un voyage philosophique\tFredenc Lenoir/Fayard\t-/I 8 Le paradigme de l\u2019art contemporain\tNathalie Heinich/Gallimard\t-/I 9 Le monde a-t-il un sens'?\tJean-Mane Pelt | Pierre Rabhi/Fayard\t-/I 10 L\u2019Indien malcommode Un portrait inattendu des Autochtones\tThomas King | Daniel Poliquin/Boreal\t-/I La BTLF (Société de gestion de la Banque de titres de langue française) est proprietaire du système d information et d analyse Sasparil sur les ventes de livres français au Canada Ce palmares est extrait de Sasparil et est constitue des releves de caisse de 2B0 points de vente La BTLF reçoit un soutien financier de Patrimoine canadien pour le projet Saspwil © BTLF toute reproduction totale ou partielle est interdite "]
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