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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2014-08-14, Collections de BAnQ.

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[" Drainville songe à la course à la chefferie du PQ Page A 3 Hélène David veut améliorer le réseau muséal Page B 8 WWW.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V N\u201c 1 8 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 14 AOUT 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 IZ AOÛT \u2018Ils lououjsit, XA/Yi.rfrHfî R.LAND dwiTqu« il Lf PRFDATFUR OU FLEUVE JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019écho de l\u2019événement «Le 12 août, j\u2019achète un livre québécois» semble avoir porté dans la majorité des librairies indépendantes au Québec, mardi.Le 12 août, ils ont acheté un livre québécois L\u2019initiative, par son succès, remet en question la façon de promouvoir le livre québécois L\u2019idée était simple et a été lancée en coup de tête sur les réseaux sociaux par deux auteurs québécois de fantasy, Patrice Cazeault et Amélie Dubé.Afin d\u2019aider le livre québécois, dont les ventes, on le sait à force de le réentendre, sont mal en point, pourquoi ne pas inviter simplement les lecteurs à donner un coup de pouce ?Chacun n\u2019aurait qu\u2019à acheter un livre québécois à une date arrêtée, le 12 août, date choisie parce que «douzou», c\u2019est amusant à dire.Et à marquer le coup en envoyant un selfie sur la page Facebook de l\u2019événement.Naïf?Peut-être.Mais efficace.Ce fut pour plusieurs, mardi, un Noël des libraires en plein mois d\u2019août.CATHERINE LALONDE La ministre de la Culture Hélène David a posé, cinq bouquins québécois à la main.Bernard Drainville, sur sa photo Facebook, s\u2019affichait avec la biographie de Jean Garon.Isabelle Longpré, qui travaille dans le milieu de l\u2019édition, s\u2019est ajouté un défi: elle a acheté 12 livres québécois de 12 auteurs différents dans 12 librairies indépendantes.Sur la page « Le 12 août, j\u2019achète un livre québécois», les égoportraits, anecdotes et photos de livres achetés s\u2019accumulaient mardi à vitesse grand V.«Ce fut un succès! a rapporté la librairie L\u2019Exè- dre de Trois-Rivières.Des clients nous ont demandé de rester ouverts plus tard.» À Montréal, dans le nouveau local de la librairie L\u2019Ecume des jours, rue Villeray, les clients en fin d\u2019après-midi ne cessaient de bouquiner des piles de bouquins made in Québec avant d\u2019arrêter leur choix.Sur la table des livres québécois, de grands vides.Plus de Pomme S (Quartanier) d\u2019Eric Plamondon, plus de Grand Antonio (Pastèque) d\u2019Élise Gravel, plus d\u2019albums jeunesse de Marianne Dubuc.Tous vendus.Pour le copropriétaire Roger Chénier, l\u2019impact était clair: «C\u2019est une journée de Noël!», qualifiait-il, tout sourire.L\u2019écho semble avoir porté dans la majorité des librairies indépendantes au Québec.Chez VOIR PAGE A 8 : LIVRE Aujourd\u2019hui Actualités > Etude : les jeunes du primaire séduits par la cigarette électronique.Page A 4 Monde > Des violences éclatent malgré la trêve prolongée.Des frappes israéliennes ont suivi après que des roquettes ont été lancées depuis Gaza.Page A 5 Économie > Mario Albert est remplacé à la tête d\u2019investissement Québec.Le gouvernement Couillard a montré la porte de sortie au p.-d.g.de la société d\u2019Etat par un communiqué de deux phrases au terme du Conseil des ministres.Page B1 Avis léfiaux.Décès Météo.Mots croisés Petites annonces.Sudoku.B4 A4 B2 B5 A4 B5 % \\ i CINEMATHEQUE MEUIES Une image du film L\u2019éclipse de soleil en pleine lune de Georges Méliès, en 1907 Georges Méliès et son cinéma.d\u2019avant le cinéma Le professeur, écrivain et expert du cinéma des premiers temps André Gaudreault estime avec d\u2019autres que l\u2019auteur du Voyage dans la lune ne cherchait pas à découvrir le langage du cinéma, mais à adapter à l\u2019écran les pratiques culturelles de l\u2019époque.ODILE TREMBLAY Celui qui réalisa le premier alunissage à l\u2019écran, qui entraîna un public émerveillé dans un Voyage à travers l\u2019impossible, lui, le maître d\u2019œuvre des cauchemars, des féeries, sous lune, soleil et étoiles à visages humains, le Français Georges Méliès, qui d\u2019autre?n\u2019en aurait pas cru ses yeux en bricolant ses vues animées \u2014 diable d\u2019invention ! \u2014 au début du XX® siècle à Paris et Montreuil.Car le créateur bohème touche-à-tout est devenu, depuis longtemps, docte sujet d\u2019études.VOIR PAGE A 8 : MÉLIÈS Mario Laprise Changement de garde à la tête de la SQ Mario Laprise quitte ses fonctions La ministre de la Sécurité publique.Lise Thé-riault, a annoncé le départ de Mario Laprise, qui dirigeait la Sûreté du Québec depuis que le gouvernement péquiste de Pauline Ma-rois l\u2019avait nommé en octobre 2012.Ce départ, que la ministre affirme être «volontaire», enlève du même coup une épine au pied du gouvernement Couillard, qui a d\u2019ailleurs décrété un nouveau processus «neutre» de nomination du directeur général de la SQ.En marge de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, M\u201c® Thé-riault s\u2019est bien défendue d\u2019avoir obtenu la tête de M.Laprise, qui est parti de son plein gré.M.Laprise a demandé au gouvernement d\u2019être relevé de ses fonctions, a-t-elle affirmé, préférant poursuivre sa carrière chez Hydro-Québec, oû il a déjà œuvré pendant des années.Du même souffle, la ministre Thériault a indiqué que le gouvernement a créé un comité «impartial» qui a jusqu\u2019au 14 novembre pour lui proposer trois noms de successeurs potentiels à M.Laprise.Déjà, en campagne électorale, M.Couillard avait dit vouloir revoir le mode de sélection du directeur général de la SQ, pour le rendre plus indépendant du pouvoir politique.D\u2019oû la formation d\u2019un comité de sélection formé de quatre personnes provenant de l\u2019extérieur du gouvernement.Le comité de séleption sera présidé par la directrice générale de l\u2019École nationale de police du Québec, Marie Gagnon.Les autres membres VOIR PAGE A 8 : NOMINATION Irak Évacuation peu probable des réfugiés yézidis Les États-Unis ont jugé mercredi «beaucoup moins probable» d\u2019organiser une mission d\u2019évacuation des réfugiés yézidis du mont Sin-jar, dans le nord de l\u2019Irak, après avoir constaté que ces derniers étaient «beaucoup moins nombreux» et vivaient dans «de meilleures conditions» qu\u2019attendu.«Sur la base de cette évaluation, les agences ont déterminé qu\u2019une mission d\u2019évacuation pétait beaucoup moins probable», mais que les États-Unis continueraient à fournir une aide humanitaire aux réfugiés, a affirmé dans un communiqué le porte-parole du Pentagone, l\u2019amiral John Kirby.Une vingtaine de soldats américains qui ont effectué mercredi une mission de reconnaissance sur place ont rapporté qu\u2019il y avait «beaucoup moins de yézidis sur le mont Sinjar que craint auparavant» et qu\u2019ils vivaient «dans de meilleures conditions qu\u2019attendu précédemment».Les yézidis sont moins nombreux, car chaque nuit depuis quelques jours, plusieurs milliers d\u2019entre eux ont réussi à quitter la montagne, a expliqué M.Kirby, qui a aussi souligné l\u2019utilité des largages d\u2019aide humanitaire et des frappes aériennes contre l\u2019État islamique (El), menés quotidiennement par les États-Unis depuis vendredi dernier.lœs réfugiés restants «continuent djavoir accès à la nourriture et à l\u2019eau» que les États-Unis larguent par avion, a-t-il assuré.VOIR PAGE A 8 : IRAK Lire aussi > Le retour en irak.L\u2019éditorial de Serge Truffaut.Page A 6 Les mai-aimés.La chronique Repères de Claude Lévesque.Page A 5 Les États-Unis et d\u2019autres pays occidentaux s\u2019impliquent pour secourir les victimes de l\u2019EI 77831303445533 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 14 AOUT 2014 ACTUALITES ECOQUARTIERS Les travaux sont lancés à Pointe-aux-Lièvres ISABELLE PORTER à Québec Après quatre ans d\u2019attente, les travaux d\u2019aménagement du premier écoquartier de la ville de Québec viennent de démarrer.La construction des rues de l\u2019écoquartier de Pointe-aux-Liè-vres a débuté le 2 août dernier à la frontière des quartiers Saint-Roch et Limoilou.Annoncé en 2010, cet écoquartier inspiré de modèles européens doit inclure de nombreux espaces verts et favoriser le transport actif.La première phase du projet prévoit la construction de 250 logements.Au rythme où vont les choses, le premier bâtiment à sortir de terre pourrait être le projet de 60 logements sociaux de la Société d\u2019habitation du Québec (SHQ).L\u2019appel d\u2019offres pour la construction doit être lancé en septembre.Selon la porte-parole Alexandra Paré, les travaux pourraient commencer «rapidementpar la suite».Autre progrès, la Ville de Québec compte faire des annonces cet automne concernant son projet de soutien aux familles qui sera associé à l\u2019écoquartier.Annoncé pendant la campagne électorale, ce programme vise à soutenir financièrement les familles qui achètent leur première propriété.Une partie des terrains de l\u2019écoquartier sera réservée à ce projet qui comporte aussi une aide à la mise de fonds grâce â des prêts.À cela s\u2019ajoute le projet du consortium NEB qui souhaite construire un immeuble emblématique de douze étages entièrement en bois.Le groupe est toujours en attente d\u2019une autorisation de la Régie du bâtiment, explique Frédéric Verreault, de Chantiers Chibougameau.«On espère une décision d\u2019une semaine à l\u2019autre», dit-il en précisant qu\u2019il n\u2019est pas impossible «du tout» que la construction débute avant l\u2019hiver.Retard Situé aux abords de la rivière Saint-Charles, Pointeaux-Lièvres est le plus petit des écoquartiers que compte lancer la Ville.L\u2019autre, d\u2019Esti-mauville, est moins avancé.Il se trouve dans le secteur de l\u2019ancienne ville de Beauport.Le développement des écoquartiers a été retardé, ces dernières années, â la suite du retrait du promoteur qui avait remporté l\u2019appel d\u2019offres pour les développer, Sébastien Le-bœuf.À l\u2019origine, la construction devait débuter â l\u2019été 2013.Depuis le départ de M.Lebœuf, la Ville a décidé de fonctionner autrement et de confier â différents promoteurs leur développement.Elle a aussi abandonné en cours de route certaines idées de départ, comme celle de construire un système de gestion des matières résiduelles souterrain et automatisé.Le Devoir Des citoyens mesurent la pollution sonore DAPHNEE HACKER-B.Un comité regroupant plusieurs citoyens exaspérés par les bruits des avions en direction de l\u2019aéroport de Montréal s\u2019est procuré des sonomètres afin à\u2019«évaluer l\u2019ampleur de la problématique».«De plus en plus de citoyens nous appuient dans notre démarche, car ils n\u2019en peuvent plus de se faire polluer les oreilles jour et nuit», lance Raymond Prince, membre du regroupement nommé Les pollués de Montréal-Trudeau, créé il y a un an.Depuis juin, le comité a lancé une campagne de financement qui lui a permis de récolter 5000$, soit assez d\u2019argent pour se procurer cinq stations de mesure.«Nous avons rencontré le maire de la ville de Mont-Royal, Philippe Roy, et il a accepté de participer au projet et d\u2019en acheter deux, qui s\u2019ajouteront donc à ceux que nous avons déjà», ajoute M.Prince, qui rencontrera dans les prochaines semaines d\u2019autres élus, dont la mairesse de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Anie Samson.L\u2019homme estime que les autorités municipales devraient être les premières â vouloir documenter le bruit produit par les aéronefs.De hauts décibels M.Prince affirme que le couvre-feu, qui est censé limiter les vols commerciaux entre 23 h et 7 h, n\u2019est pas respecté, en plus du fait que plusieurs avions dévient régulièrement du corridor aérien.Pour le prouver, il faudrait â son avis installer une vingtaine de sonomètres sur des sites stratégiques, notamment dans les arrondissements d\u2019Ahunt-sic-Cartierville, de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et de Saint-Laurent.Déjà, les quelques stations installées permettent de soutirer quelques données.«C\u2019est inquiétant, on voit que le son dépasse régulièrement les 80dB (A), alors que l\u2019Organisation mondiale de la santé recommande que les populations ne soient jamais exposées à une valeur de bruit extérieur dépassant 55dB (A).» Le Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 « JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les dirigeants de Bixi n\u2019ont pas voulu dévoiler les données financières liées aux activités, estimant qu\u2019il était prématuré de le faire.Les dirigeants de Bbd sont satisfaits.malgré un achalandage en baisse JEANNE CORRIVEAU Le début de saison de Bixi Montréal a été difficile et le service de vélos en libre-service compte près de 3000 abonnés de moins qu\u2019â la même date l\u2019an dernier, mais pour ses gestionnaires, ce résultat est satisfaisant.Il faudra attendre â l\u2019automne pour savoir si le service sera de retour l\u2019an prochain.En date du 31 juillet, Bixi comptait 33715 abonnés alors que l\u2019année précédente on en dénombrait 36519, a indiqué la présidente du conseil d\u2019administration de Bixi Montréal, Marie Elaine Farley, mercredi, alors qu\u2019elle dressait un bilan de mi-saison.Quant aux déplacements, leur nombre s\u2019est élevé â 1,7 million au 31 juillet alors que la moyenne des cinq années précédentes était de 1,8 million.L\u2019incertitude entourant le service â la suite de la faillite de la Société de vélo en libre-service (SVLS) et le temps peu clément ont nui au prin- On est convaincus que c\u2019est un service qui doit être maintenu Marie Elaine Farley, présidente du c.a.de Bixi temps, mais la situation s\u2019est rétablie au cours de l\u2019été, a soutenu M\u201c® Farley.«Pour nos quatre premiers mois d\u2019exploitation, nous sommes satisfaits», a-t-elle dit.Avenir incertain Les dirigeants de Bixi n\u2019ont pas voulu dévoiler les données financières liées aux activités, estimant qu\u2019il était prématuré de le faire, mais ils ont promis de présenter un bilan complet â l\u2019automne.Ils devront aussi formuler des recommandations â l\u2019administration de Denis Coderre sur l\u2019avenir de Bixi.Selon Mme Parley, Montréal aurait avantage â conserver ce service.«Nous, au conseil d\u2019administration, on y croit.On est convaincus que c\u2019est un service qui doit être maintenu et qui doit faire partie de l\u2019offre aux Montréalais.» Rappelons qu\u2019au début de l\u2019année, la Ville avait fait l\u2019acquisition des actifs montréalais de la SVLS et avait créé un organisme â but non lucratif (OBNL) pour gérer la saison 2014.Le maire Coderre n\u2019avait pas voulu garantir la pérennité du service, mais il avait demandé aux Montréalais de montrer leur amour pour Bixi en s\u2019abonnant.Un service public L\u2019opposition â l\u2019hôtel de ville souhaite que l\u2019administration Coderre prenne dès maintenant des engagements pour la saison 2015.«Nous trouvons que les chiffres pour Bixi sont très encourageants.Malgré les problèmes de publicité, la température, la réorganisation de l\u2019OBNL, les Montréalais semblent être au rendez-vous», a soutenu le conseiller de Projet Montréal Craig Sauvé.Même s\u2019il a été déficitaire au cours des dernières années, Bixi est un service public qu\u2019il importe de conserver, d\u2019autant plus qu\u2019il est moins coûteux â exploiter que le transport par autobus ou par métro, a insisté M.Sauvé.«On ne peut pas prendre une décision avant de voir les chiffres réels, mais on sera ouverts à toutes les recommandations qui nous seront faites», a répliqué le responsable du transport au comité exécutif de la Ville, Aref Salem.Lundi, les élus auront par ailleurs â entériner le paiement de 360000$ â 8D Technologies pour la mise â jour des logiciels d\u2019exploitation du système informatisé de Bixi.Le Devoir Des camions plus sécuritaires pour les vélos JEANNE CORRIVEAU Montréal entend doter tous ses véhicules lourds de protections latérales et demandera au ministère fédéral des Transports de légiférer afin de rendre obligatoires ces dispositifs pour tous les camions circulant au Canada.Au cours des derniers mois, Montréal a été le théâtre de plusieurs accidents impliquant des piétons et des cyclistes qui se sont retrouvés sous les roues d\u2019un véhicule lourd.Plusieurs villes et arrondissements de l\u2019île de Montréal ont déjà procédé â la pose de protections latérales sur leurs véhicules lourds, mais l\u2019administration de Denis Coderre a fait savoir, mercredi, qu\u2019elle allait installer ces dispositifs sur toute sa flotte.Des protections latérales seront installées sur les véhicules de Montréal qui compte 978 véhicules.Le coût de cette opération, qui s\u2019échelonnera sur quatre ans, est évalué â 2,5 millions.«C\u2019est un système qui a déjà fait ses preuves en Europe et dans plusieurs villes d\u2019Amérique du Nord.Ça sauve des vies», a fait valoir Anie Samson, responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville.Le maire Coderre a aussi écrit une lettre â la ministre fédérale des Transports pour demander que ces dispositifs deviennent obligatoires pour tous les véhicules lourds au pays.La Ville voudrait que ses sous-traitants prennent de telles mesures tout comme les camionneurs qui circulent â Montréal, mais pour ce faire, il faudrait qu\u2019Ot-tawa légifère.Les États-Unis songent â imposer ces «jupettes», a soutenu le responsable des transports au comité exécutif, Aref Salem : «Si nos amis du Sud commencent à penser à ces barres latérales, je crois qu\u2019on n\u2019aura pas le choix de suivre la vague si on veut faire des affaires avec les États-Unis», a-t-il dit.Au cours des prochains mois, Montréal testera des caméras et des détecteurs de mouvements sur les véhicules dans le cadre de projets pilotes.En mai dernier.Transports Canada n\u2019avait montré aucun intérêt â légiférer pour rendre les protections latérales obligatoires.«En s\u2019appuyant sur son étude des données provenant de l\u2019étranger.Transports Canada a conclu qu\u2019il n\u2019y a aucune preuve que l\u2019installation de protecteurs latéraux assurerait la sécurité des cyclistes», avait indiqué le ministère fédéral.Pour sa part, le NPD avait annoncé son intention de déposer un projet de loi demandant que l\u2019installation de protections latérales sur les camions devienne obligatoire.Viaducs dangereux L\u2019administration a annoncé ses intentions concernant les protections latérales alors qu\u2019elle faisait le point sur les mesures prises pour accroître la sécurité des cyclistes â Montréal â la suite du décès de Mathilde Blais, fauchée par un camion alors qu\u2019elle roulait â vélo sous le viaduc Saint-Denis au printemps.Les cyclistes et piétons sont désormais invités â partager les trottoirs sous les viaducs Saint-Denis, Papineau, De Lori-mier et Saint-Joseph/Iberville.À l\u2019heure actuelle, des mesures temporaires ont été adoptées pour 16 viaducs, mais 15 autres viaducs seront bientôt sécurisés.Le Devoir Vente ratée: Michel Brûlé veut poursuivre la Ville de Montréal Michel Brûlé compte intenter une poursuite contre la Ville de Montréal après que l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal lui eut refusé le droit d\u2019aménager un garage au rez-de-chaussée de sa résidence de la rue Drolet.L\u2019éditeur et ex-candidat â la mairie de Montréal allègue que l\u2019intransigeance de la Ville a fait échouer la vente de sa demeure, car l\u2019acheteur potentiel exigeait un garage pour conclure la transaction, qui dépassait deux millions.«Le comité consultatif d\u2019urbanisme a pris une décision non conforme à la réglementation, soutient M.Brûlé.Il existe déjà une jurisprudence à cet effet.» La semaine dernière, plusieurs médias avaient fait état du bras de fer qui opposait M.Brûlé au Plateau-Mont-Royal.Le Devoir Doug Ford présente ses excuses Toronto \u2014 Le frère du maire de Toronto a publiquement présenté ses excuses au chef de police de la ville, mercredi, pour des commentaires faits plus tôt ce mois-ci.La rétractation du conseiller municipal Doug Ford survient deux jours après que le chef de la police de Toronto, Bill Blair, eut déposé contre lui une mise en demeure pour diffamation.Il y a deux semaines, M.Ford avait laissé entendre que M.Blair avait transmis secrètement aux médias des informations voulant que la police soit sur le point d\u2019assigner â témoigner le maire Rob Ford en lien avec une enquête en cours, par simple «mesure de représailles».Le conseiller municipal n\u2019a pas précisé ce qu\u2019il avait voulu dire par ces propos.M.Ford a déclaré qu\u2019il avait «personnellement appelé» M.Blair mercredi matin pour lui présenter ses excuses et se rétracter.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE JEUDI 14 AOUT 2014 A AfJIlALITES Coderre s\u2019en prend à Postes Canada JEANNE CORRIVEAU Furieux contre Postes Canada, qui cessera, d\u2019ici cinq ans, la livraison du courrier à domicile, le maire Denis Coderre a laissé entendre que Montréal pourrait refuser de déli-vrçr des permis de construction à la société d\u2019Etat pour l\u2019installation de nouvelles boîtes postales communautaires.Lors de la séance hebdomadaire du comité exécutif mercredi matin, le maire Coderre a durement critiqué Postes Canada.«Malgré ma rencontre avec le président de Postes Canada et ses shires, je constate qu\u2019ils n\u2019ont rien compris de notre rencontre.Premièrement, ils n\u2019ont pas été très forts en ne nous mettant pas au courant de ce qui s\u2019en venait», a-t-il dit.Evoquant les propos tenus par le maire de Westmount la semaine dernière, Denis Coderre a indiqué que son administration pourrait mettre des bâtons dans les roues de Postes Canada afin de l\u2019empêcher d\u2019installer ses boîtes postales communautaires.Rappelons que Peter Trent disait envisager de refuser de délivrer des permis de construction à Postes Canada pour les boîtes postales communautaires sur le territoire de Westmount.«S\u2019ils [Postes Canada] ne veulent pas écouter, on va continuer dans ce sens-là, a soutenu M.Coderre.On va prendre tous les moyens nécessaires pour empêcher ces façons de faire.Je demande aux gens de Postes Canada \u2014 et je sais qu\u2019ils nous écoutent \u2014 de s\u2019enlever les doigts dans le nez et de commencer à penser qu\u2019ils sont là pour la population et que leur rôle, c\u2019est aussi de livrer du courrier.» Le maire s\u2019est aus,si pris aux conditions imposées par la société d\u2019Etat aux personnes à mobilité réduite qui souhaiteraient continuer de recevoir leur courrier à la maison.«Je trouve immonde et même stupide le fait de commencer à demander des billets de médecin à des gens à mobilité réduite pour qu\u2019on puisse continuer à leur livrer le courrier, a-t-il lancé, f espère que du côté d\u2019Ottawa, la ministre va intervenir.Ça va à l\u2019encontre de droits.» Mardi, TVA avait révélé que Postes Canada pourrait exiger un billet du médecin aux personnes ayant des limitations physiques désireuses de conserver la livraison de leur courrier à domicile.Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer cette exigence compte tenu du caractère confidentiel des informations demandées.Le Commissariat à la vie privée s\u2019est montré préoccupé, tout comme la Eédération de l\u2019âge d\u2019or du Québec (EADOQ) et le Collège des médecins.En entrevue à Radio-Canada mercredi, la porte-parole de Postes Canada, Anick hosier, a soutenu que plusieurs organismes avaient été consultés dans l\u2019élaboration de ces règles qui visent à déterminer la meilleure solution à adopter pour chaque client.Elle a assuré que les informations recueillies demeureraient confidentielles.Montréal pourrait empêcher Postes Canada d\u2019installer ses nouvelles boîtes postales Le Devoir JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Bernard Drainville soutient qu\u2019il n\u2019a pas encore décidé s\u2019il tentera de succéder à Pauline Marois.LEADERSHIP DU PQ Drainville se « prépare » pour la course MARCO BÉLAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Il y pense.Il s\u2019y prépare.L\u2019ex-ministre Bernard Drainville a des vues sur la direction d\u2019un «nouveau» Parti québécois indépendantiste jusqu\u2019à la moelle.«Je n\u2019ai pas l\u2019intention de faire semblant, donc je vous le dis ouvertement: oui, j\u2019y pense et je m\u2019y prépare», indique-t-il dans un billet mis en ligne mercredi soir sur son blogue.Mais le député de Marie-Victorin maintient le suspense sur sa participation à la course à la succession de Pauline Marois.«Ma décision n\u2019est pas encore prise», soutient-il plus de quatre mois après le revers électoral du 7 avril dernier.M.Drainville est cependant drôlement moins hésitant sur l\u2019importance \u2014 de premier plan \u2014 à attribuer à l\u2019indépendance du Québec dans le programme politique du PQ, et la façon d\u2019y arriver.A ses yeux, le «point de départ» du «plan de match» du PQ doit être identique à son «point d\u2019arrivée», c\u2019est-à-dire la question d\u2019un éventuel troisième référendum sur l\u2019indépendance du Québec.L\u2019hommç politique, ragaillardi par un séjour dans une Ecosse en pleine campagne référendaire, pousse l\u2019audace jusqu\u2019à suggérer le libellé de la question à soumettre aux Québécois : « Voulez-vous que le Québec demeure une province du Canada [ou] devienne un pays indépendant?» Un «grand moment démocratique» expliqué en une question de 13 mots.M.Drainville invite les militants du PQ à y répondre sans tarder afin de convaincre une majorité de Québécois à\u2019« embarquer avec [eux]».«C\u2019est là notre tâche principale des prochaines années et, peut-être même, de la prochaine dé- Je n\u2019ai pas l\u2019intention de faire semblant: oui J\u2019y pense )) Bernard Drainville, député du PQ cennie», fait valoir l\u2019élu de l\u2019opposition officielle.«Au-delà de la tentative pathétique de [l\u2019ex-mi-nistre fédéral de l\u2019unité canadienne] Stéphane Dion de tout ramener à son absurde loi fédérale sur la clarté, ce qui doit nous intéresser, c\u2019est de jeter les hases intellectuelles de ce plan pour réaliser l\u2019indépendance», insiste-t-il.Le député péquiste encourage les sympathisants de la cause indépendantistes à «ignorer» les «provincialistes», qui «vont [les] taxer de \u201cdéconnectés\u201d» ou, encore mieux, à leur répondre coup pour coup, en les forçant à défendre le maintien du Québec, «une province comme les autres», au sein du Canada.«Face à nous, il y a ceux et celles qui défendent le maintien du statu quo pour le Québec, ceux et celles qui voudraient qu\u2019on se contente de subir ces décisions sans réagir, ceux et celles qui souhaitent que le Québec demeure un sujet de la Couronne britannique.Bref, il y a ceux et celles qui souhaitent que le Québec demeure une province canadienne soumise aux décisions d\u2019Ottawa, soumise aux décisions d\u2019une autre nation.Des provincialistes», écrit M.Drainville sur son site Web.Près de 20 ans après le dernier référendum, «le fardeau de la preuve incombe aussi aux provincialistes».«Franchement, il me semble beaucoup plus lourd à porter que le nôtre», juge-t-il.L\u2019ancien ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques presse son parti politique à «définir clairement» où il se range concernant l\u2019avenir du Québec dans la fédération canadienne, à défaut de quoi les candidats du PQ seront appelés jour après jour à le faire durant la prochaine campagne électorale, vraisemblablement en 2018.«Si nous voulons être entendus des Québécois sur tous les autres enjeux, réglons d\u2019abord la question fondamentale de notre raison d\u2019être comme parti», écrit-il.Exit le PQ souverainiste Bernard Drainville demande à ses confrères et consœurs de «s\u2019assumer pleinement comme indépendantistes», puis tant qu\u2019à y être à rejeter l\u2019étiquette de «souverainistes».Celle-ci laisse paraître «une timidité qui n\u2019a plus sa raison d\u2019être», est-il d\u2019avis.«Notre objectif c\u2019est que le Québec prenne lui-même ses propres décisions, donc qu\u2019il devienne un pays indépendant.» L\u2019ancien journaliste exhorte également les indépendantistes ayant trouvé refuge dans une autre formation politique au fil des dernières années à serrer les coudes autour d\u2019un «nouveau PQ» \u2014 «en phase avec [son] époque» et «carhur{diWt de nouveau] à la fierté», quitte à ce qu\u2019ils «brassent la cabane» d\u2019ici au prochain rendez-vous électoral.Le PQ est à l\u2019heure des décisions: il désignera un nouveau chef et élaborera un nouveau programme politique.L\u2019«occasion ne sera jamais aussi belle» pour le «renouveler», et le doter ô?«un plan de longue haleine» pour réaliser l\u2019indépendance du Québec.Le Devoir FINANCEMENT UNIVERSITAIRE Le milieu de l\u2019éducation attend des réponses EISA-MARIE GERVAIS Devant le flou qui persiste entourant la nouvelle politique de financement des universités, le milieu de l\u2019éducation presse le ministre Yves Bolduc de rendre public le rapport d\u2019ex-perts sur le sujet et de faire connaître ses intentions.Lancés après le Sommet sur l\u2019enseignement supérieur en 2013, les travaux du chantier, qui doit proposer une façon de revoir et de «simplifier» le calcul du financement pour plus d\u2019équité entre les établissements, devaient se terminer en juin dernier.«Le milieu attend des réponses», a soutenu Max Roy, le président de la Eédération québécoise des professeures et des professeurs d\u2019université (EQPPU).«On ne veut pas une confrontation [avec le ministre].On n\u2019est plus à cette étape-là.Mais il y a eu des chantiers, alors essayons de construire là-dessus, et s\u2019il y a des choses à faire, faisons-les.Mais il est temps d\u2019avoir une position nette sur la question», a-t-il ajouté.Dans Le Devqir de mercredi, le ministre de l\u2019Éducation a brièvement évoqué et cerné le problème du financement universi- taire, laissant entendre qu\u2019il doit être revu et que certains programmes ne sont pas «financés à la hauteur» et qu\u2019il y aurait lieu de doter davantage ceux qui coûtent le plus cher.Le milieu de l\u2019éducation se plaint depuis longtemps que le financement actuel \u2014 principalement par tête d\u2019étudiant, mais également ajusté par des enveloppes supplémentaires en fonction du coût des programmes \u2014 n\u2019est plus adéquat.«Les règles de calcul semblent désuètes et ne répondent plus à la réalité parce que trop d\u2019importance est donnée aux effectifs étudiants [.] alors que ça devrait être en fonction des cours qu\u2019elles [les universités] donnent», résume Jonathan Bouchard, président de la Eédération étudiante universitaire (EEUQ).Il dit avoir eu du mal à «déchiffrer» ce que le ministre a en tête et souhaite vivement la publication du rapport.Dans la situation actuelle, les universités cherchent par tous les moyens des façons d\u2019aller chercher du «financement alternatif», ce qui a des effets pervers, souligne Jonathan Bouchard.Dans certains programmes de génie, des stages JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre Yves Bolduc passent de 3 à 9 crédits, parce que plus de financement y est associé.Même si dans les faits, le stage ne mérite que 3 crédits, a-t-il constaté.«Cette situation découle directement de la non-adéquation entre ce que [la formation] coûte réellement et les subventions allouées aux universités.C\u2019est aussi la preuve d\u2019un manque de reddition de compte et de surveillance», dit-il.Pour le président de la EQPPU, le nombre d\u2019étudiants n\u2019est qu\u2019une variable parmi tant d\u2019autres dans le calcul du financement.«Actuellement, on ne tient pas compte des besoins académiques et pédagogiques dans chacune des disciplines et c\u2019est de cela qu\u2019il faut se préoccuper», croit Max Roy.Sa fédération propose que la «tarte» du financement soit divisée en plusieurs portions, une pour l\u2019administration, une autre pour l\u2019embauche de profs, etc.Les programmes qui ouvrent, et qui comptent généralement peu d\u2019étudiants les premières années, sont actuellement pénalisés par la formule actuelle du financement par tête d\u2019étudiant.Idem pour les programmes en déclin, souligne-t-il.«Pour rendre attrayant un programme en déclin [.], on doit se donner les moyens financiers de le réviser en profondeur.» Le Devoir RETRAITES Les syndicats perdent leur temps, dit Morean DAPHNEE HACKER-B.Tandis que des centaines d\u2019employés municipaux ont multiplié les manifestations à travers la province pour protester contre le projet de loi sur les régimes de retraite, mercredi, le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a estimé que les syndicats perdent un temps précieux qu\u2019ils pourraient consacrer aux négociations.«Ce n\u2019est pas avec de la houe sur les capots de voiture qu\u2019on va faire avancer le dossier», a déclaré le ministre Moreau, en marge du Conseil des ministres.«Est-ce que vous pensez sincèrement qu\u2019ils se rendent service dans l\u2019opinion publique à utiliser ce genre de moyens de pression ?La réponse, c\u2019est non, à l\u2019évidence», a-t-il ajouté.Ce dernier trouve «désolant» que les syndicats n\u2019entament pas de réelles négociations avec les municipalités plutôt que de contester le pro- «Ce n\u2019est pas avec de la boue sur les camions qu\u2019on va faire avancer le dossier» jet de loi 3.Rappelant que la Commission parlementaire sur le projet de loi débutera la semaine prochaine, M.Moreau a fait valoir que ce sera l\u2019occasion pour les organisations syndicales de présenter «un argumentaire étayé» et non juste «des slogans».«Le ministre peut être rassuré, notre argumentaire est prêt pour la commission», répond Denis Mar-coux, président de la Eédération des employées et employés de services publics (CSN).Il déplore que le gouvernement se dise d\u2019emblée «inflexible» à revoir des principes «incontournables» du projet de loi, comme la pérennité des régimes, l\u2019équité intergénérationnelle et la réduction des coûts par rapport à la masse salariale.M.Marcoux estime que le gouvernement doit faire preuve de «bonne foi» et accepter de revoir en profondeur le projet de loi.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 14 AOUT 2014 ACTUALITES EBOLA L\u2019urgence s\u2019étend Conakry \u2014 La Guinée, l\u2019un des quatre pays ouest-africains en proie à l\u2019épidémie d\u2019Ebola, a décrété mercredi soir « l\u2019urgence sanitaire nationale » face à cette fièvre hémorragique qui a fait au total plus de 1000 morts, dont 56 en deux jours.La communauté internationale a promis d\u2019aider les pays affectés par ce fléau.Le président guinéen Alpha Coudé a annoncé que «l\u2019urgence sanitaire nationale» avait été instaurée en Guinée, conformément à un appel dans ce sens de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS).Plusieurs mesures ont été prises: «cordon sanitaire tenu par les agents de santé et les services de sécurité et de défense à tous les postes frontaliers d\u2019entrée» en Guinée, restrictions de mouvements et renforcement du contrôle sanitaire à différents points de passage, interdiction de transférer des corps «d\u2019une localité à une autre jusqu\u2019à la fin de l\u2019épidémie», prélèvement et hospitalisation systématique «pour tous les cas suspects» jusqu\u2019au résultat des analyses, notamment.Le 8 août, l\u2019OMS avait déclaré que l\u2019épidémie était «une urgence de santé publique de portée mondiale».Elle avait demandé aux dirigeants des pays affectés de «décréter un état d\u2019urgence» et réclamé une «réponse internationale coordonnée».Selon son dernier bilan diffusé mercredi, la flambée a causé la mort de 1069 personnes sur 1975 cas, essentiellement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, trois morts ayant été en outre enregistrés au Nigeria.Cela représente 56 nouveaux morts en deux jours et un taux de décès de 54 %.Peur La semaine dernière, le Liberia, la Sierra Leone et le Nigeria avaient déjà déclaré l\u2019état d\u2019urgence sanitaire.Les deux premiers pays ont aussi mis en qua-rantaines certaines de leurs zones affectées.Mercredi, à Ryad, les monarchies du Golfe se sont concertées sur les moyens de se prémunir de l\u2019épidémie, à l\u2019approche du pèlerinage annuel de La Mecque, en Arabie Saoudite, début octobre.Le même jour, l\u2019Allemagne a appelé ses citoyens à quitter la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia.La veille, le Japon avait annoncé l\u2019évacuation de 24 de ses coopérants de ces trois pays, alors que la Guinée-Bissau a fermé ses frontières avec la Guinée voisine.Autant de décisions traduisant une peur de contamination internationale en dépit des appels à la sérénité de l\u2019OMS et de l\u2019ONU.Agence France-Presse NAM Y eue AGENCE ERANCE-PRESSE Selon les chiffres avancés par l\u2019étude de la Société canadienne du cancer, un élève du secondaire sur trois a déjà fait usage de la cigarette électronique, soit un total de 142000 jeunes québécois.Les jeunes du primaire séduits par la cigarette électronique DAPHNEE HACKER-B.Non réglementée, non testée, la cigarette électronique est vendue dans une panoplie de commerces accessibles aux adolescents, qui sont nombreux à l\u2019essayer à un très jeune âge.Selon une nouvelle étude produite par la Société canadienne du cancer, près de 10% des élèves québécois de la 6® année du primaire ont déjà essayé la cigarette électronique, tandis qu\u2019ils sont 22 % de la L® année du secondaire à en avoir fait usage.«Nous sommes surpris que des jeunes de 12 ans, et même moins, adhèrent en si grand nombre à la cigarette électronique.Ça prouve qu\u2019ils n\u2019ont pas l\u2019impression que c\u2019est un produit dangereux», affirme André Beaulieu, porte-parole de la Société.Ce dernier dénonce l\u2019inaction des gouvernements provincial et fédéral, qui tardent à réglementer le produit qui risque de «faire des ravages».M.Beaulieu craint que la e-cigarette, souvent attirante pour ses saveurs variées, ne soit une porte d\u2019entrée des jeunes vers des produits du tabac.Selon les chiffres avancés par l\u2019étude, un élève du secondaire sur trois a déjà fait usage de la cigarette électronique, soit un total de 142 000 jeunes Québécois.«Plus de gens se mettent à l\u2019utiliser et plus ça banalise le geste de fumer», analyse M.Beaulieu.Autre élément qui inquiète la Société canadienne du cancer: 18% des élèves n\u2019ayant jamais fumé une cigarette « classique » décident plutôt d\u2019essayer la cigarette électronique, soit 48000 individus.Or, comme le révélait une analyse de l\u2019Université de Montréal commandée par la Société l\u2019automne dernier, six marques à\u2019e-cigarettes sur neuf portant la mention « sans nicotine » contiennent en fait ce produit, qui peut créer Québec travaille à une révision de la Loi sur le tabac une forte dépendance.« C\u2019est très dangereux de donner ces produits légalement aux mineurs.Ça risque de nous faire reculer dans la lutte contre le tabac», déplore M.Beaulieu.Une loi à revoir Au cabinet de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, on indique être «en train de travailler à une révision de la Loi sur le tabac», qui n\u2019a pas été mise à jour depuis neuf ans.« Ça fait partie des priorités de la ministre qui tiendra compte de cette nouvelle étude dans sa réflexion», a souligné son attachée de presse Alexandra Bernier.En Ontario, mercredi, le ministre de la Santé, Eric Hoskins, a annoncé qu\u2019il souhaitait mener rapidement des recherches pour pouvoir mieux réglementer la e-cigarette.Par précaution, il faudrait que Québec encadre mieux la vente, l\u2019usage et la promotion des cigarettes électroniques, qui sont souvent dépeints dans les publicités comme un produit « branché», avance Plory Doucas, porte-parole de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac.Celle-ci croit toutefois qu\u2019un encadrement réglementaire doit tenir compte des bénéfices du produit, qui aide notamment des fumeius invétérés à abandonner le tabac.A la lumière de statistiques dévoilées par le Centre Propel de l\u2019Université de Waterloo, il semble que l\u2019usage plus répandu des e-cigarettes n\u2019a pas eu poiu effet de diminuer le nombre de jeunes ayant essayé la cigarette conventionnelle, souligne M\u201c® Doucas.11 faut selon elle mener plus d\u2019études poiu s\u2019assiuer que la cigarette électronique risque réellement de mener les jeunes vers le tabac.Le Devoir Les maladies chroniques forceront une «révolution de la santé» Un toxicologue français estime que le modèle actuel n\u2019est plus en mesure de faire face à ce problème Deux décès sur trois sont attribués aux maladies chroniques dans le monde MELANIE LOISEL On a besoin d\u2019une révolution de la santé.» Voilà ce que propose, rien de moins, le toxicologue français et président du Réseau environnement santé, André Cicolella, qui participe cette semaine au colloque Ecohealth à l\u2019Université du Québec à Montréal.Selon lui, le système de santé, basé sur le modèle biomédical, est rendu à sa fin et n\u2019est plus en mesure de faire face au grand problème de ce siècle qui est l\u2019épidémie mondiale des maladies chroniques dont le cancer, le diabète, les maladies cardio-vasculaires ou respiratoires.«Il est temps d\u2019agir sur les causes des maladies.On dirait qu\u2019on a oublié que les maladies ont des causes et que l\u2019environnement y joue un grand rôle», mentionne M.Cicolella qui est l\u2019auteur du livre Toxique planète, le scandale invisible des maladies chroniques.Alors que deux décès sur trois dans le monde sont attribués aux maladies chroniques, cet expert soutient que les gouvernements doivent s\u2019empresser de revoir leur politique de santé publique en adoptant une vision beaucoup plus globale.Contact constant En fait, M.Cicolella croit que nous ne pouvons plus traiter les problèmes de santé sans nous attarder à l\u2019environnement dans lequel nous vivons.Sans même nous en rendre compte, nous sommes régulièrement en contact avec de nombreux polluants, mais aussi avec 143000 sortes de molécules chimiques dont les effets sur notre santé n\u2019ont jamais été testés dans la grande majorité des cas.Ces molécules se retrouvent pourtant dans les cosmétiques, les jouets, les peintures, les emballages alimentaires, les fournitures scolaires et dans toutes sortes d\u2019objets en plastique.Parmi ces molécules, il y a notamment les phtalates ou encore le bisphénol A dont on a beaucoup entendu parler lorsqu\u2019il a été interdit d\u2019utilisation dans la fabrication de bi- beron au Canada en 2008.«A partir de quelques procédés simples, le bisphénol est une molécule qui imprègne le monde entier.On la retrouve autant dans le revêtement intérieur des boîtes de conserve, les cannettes de boisson, que sur une facture de restaurant », donne en exemple M.Cicolella en ajoutant que cette molécule peut avoir des effets nocifs sur la santé humaine.Elle peut notamment venir perturber le système hormonal de certaines personnes lui causant divers maux allant des troubles de reproduction au développement d\u2019un cancer.«Bien sûr, vous n\u2019attrapez pas une maladie seulement en touchant une facture, mais la caissière qui manipule constamment ces papiers faits de bisphénol est beaucoup plus à risque, parce que cette molécule entre dans sa peau», explique ce spécialiste de la toxicologie.«Ce qu\u2019on a aussi réalisé, c\u2019est que l\u2019exposition à ces molécules chimiques pendant la grossesse est vraiment déterminante.» Bisphénol Pour réduire ce risque et les maladies chroniques, M.Cicolella pense que les gouvernements ont le devoir de prendre le problème à la source.Ils peuvent, entre autres, exiger des entreprises de retirer certaines molécules chimiques comme le bisphénol A de leurs procédés de fabrication.«C\u2019est pour l\u2019industrie chimique un véritable défi alors qu\u2019elle devra repenser ses activités en intégrant la santé dans l\u2019innovation », suggère-t-il.Avant d\u2019en arriver là, cet expert reconnaît toutefois qu\u2019il va falloir une volonté politique qui viendra uniquement lorsque les citoyens seront conscients qu\u2019ils vivent dans un environnement toxique qui peut les rendre malades.Le Devoir TOXIQUE PLANÈTE.SCANDALE INVISIBLE DES MALADIES CHRONIQUES André Cicolella Editions du Seuil novembre 2013 320 p.Téléphone : Télécopieur : 514 985-3322 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I * N * D * E * > REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100» 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL \t100-150 Achat-vente-echange 160-199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 - 250 Achat-vente-echange \t251 - 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit ANNIVERSAIRES ET MARIAGES ANNIVERSAIRES ET MARIAGES CONDOMINIUMS A LOUER ANJOU-GRAND 51/2-2e etage Entrees lav/sec, lav vais, pres de tous LIBRE.995 $514-606-1505 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Quebec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou preference fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'etat civil, l'âge du locataire ou de et a ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap MOREAU & SHERBROOKE R de c 1500 P c, aspect loft, rénové avec goût, calme, bois franc, Stat Jardin 2 mm metro 1 650$ 514 848-9770 514 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copFe/fflas^iée' de/Fams/puLlié.Demandez-le au : 514 525-^1149 necrologie@lememorieLcom Lemémori LE DEVOIR, LE JEUDI 14 AOUT 2014 A 5 LE MONDE ISRAEI^HAMAS Des violences éclatent malgré la trêve prolongée Le Caire \u2014 Israël et le Hamas ont convenu d\u2019une prolongation du cessez-le-feu temporaire pour cinq jours afin de continuer à négocier une solution plus durable, ont affirmé mercredi des responsables égyptiens et palestiniens.Le ministère égyptien des Affaires étrangères et le responsable de l\u2019équipe de négociation palestinienne ont annoncé la prolongation de la trêve.Un porte-parole du premier ministre israélien n\u2019a toutefois pas voulu commenter dans l\u2019immédiat.Israël a plutôt soutenu que cinq roquettes avaient été tirées depuis la bande de Gaza dans les heures avant l\u2019échéance prévue de la trêve temporaire, mercredi à minuit.L\u2019armée israélienne a aussi dit tôt jeudi avoir frappé des «sites terroristes» dans la bande de Gaza à la suite des tirs de roquettes.On ignorait si ces frappes allaient compromettre la nouvelle trêve, qui n\u2019avait toujours pas fait l\u2019objet de mention officielle d\u2019Israël.Les médiateurs égyptiens avaient accéléré les efforts de dernière minute, mercredi, pour en venir à un cessez-le-feu durable entre Israël Des frappes israéliennes ont suivi après que des roquettes ont été lancées depuis Gaza et le Hamas avant la fin de la trêve temporaire.Les deux parties se penchaient sur une proposition égyptienne adressant partiellement leurs demandes, mais d\u2019autres divergences profondes laissaient planer le doute sur une entente.Le Hamas avait un peu plus tôt signalé être ouvert à prolonger la trêve temporaire pour permettre de plus amples négociations.La proposition égyptienne vise à mettre fin aux affrontements du dernier mois entre le Hamas et Israël.Depuis le début du cessez-le-feu, dimanche, Israël a suspendu les opérations militaires dans la bande de Gaza et le Hamas avait cessé de tirer des roquettes en direction du territoire israélien.La trêve, qui prenait fin à minuit mercredi, devait donner aux deux camps l\u2019occasion de négocier une paix plus durable.Réserves chez les Palestiniens Un membre de la délégation palestinienne, au Caire, a révélé mercredi que son équipe étudiait une proposition égyptienne présentée mardi.Les médiateurs égyptiens ont fait la navette entre les deux parties pour tenter d\u2019en arriver à une entente.La proposition égyptienne comprend un allégement partiel du blocus israélien de Gaza, mais reporte à plus tard deux questions épineuses : la levée complète du blocus réclamée par le Hamas et le désarmement du groupe militant qu\u2019exige Israël.Le négociateur palestinien a exprimé certaines réserves face à cette proposition et a dit vouloir l\u2019améliorer, tandis qu\u2019un porte-parole israélien a refusé de commenter.Par ailleurs, un vidéaste de l\u2019Associated Press (AP) a été tué mercredi par une explosion dans la bande de Gaza, tout comme un interprète palestinien et trois policiers gazaouis.Le journaliste Simone Camilli et l\u2019interprète Ali Shedha Abou Asaf accompagnaient des policiers qui tentaient de désamorcer un obus non explosé quand l\u2019accident s\u2019est produit près de la ville de Beit Lahiya, dans le nord de Gaza.Quatre autres personnes, dont un photographe de l\u2019AP, Hatem Moussa, ont aussi été blessées.Associated Press Le bras de fer sur le convoi humanitaire russe se poursuit Le conflit dans l\u2019est de l\u2019Ukraine a fait plus de 2000 morts au total OLGA NEDBAEVA à Kiev Plus de 2000 personnes ont été tuées en quatre mois de conflit en Ukraine entre forces régulières et séparatistes prorusses, selon un nouveau bilan alarmant de l\u2019ONU, tandis que l\u2019acheminement d\u2019une aide humanitaire russe faisait l\u2019objet d\u2019un bras de fer mercredi entre Moscou et Kiev.Signe de l\u2019intensification du conflit, le nombre de victimes dans l\u2019Est de l\u2019Ukraine a doublé depuis le précédent bilan établi il y a quinze jours, qui était alors de 1129 morts, a indiqué la porte-parole du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l\u2019homme, Cécile Pouilly.Le nombre de morts atteint désormais 2086, et celui des blessés 4953, dont au moins 30 enfants, a précisé M\u201c® Pouilly.Ce bilan tient compte des victimes au sein des forces armées, des groupes armés et parmi la population civile.Encore ces nouveaux chiffres sont-ils qualifiés «d\u2019estimation très prudente» par l\u2019ONU au vu d\u2019une situation qui se dégrade rapidement pour la population, et en raison des difficultés de communication dues aux combats.Alors que le sort des civils devient de plus en plus tragique, un convoi humanitaire russe de près de 300 camions était toujours bloqué mercredi dans le sud de la Russie en raison d\u2019un bras de fer entre Moscou et Kiev sur les modalités de la distribution de l\u2019aide sur le sol ukrainien.L\u2019Ukraine, comme de nombreux pays occidentaux, soupçonne que ce convoi parti mardi matin d\u2019une base militaire des environs de Moscou ne serve de couverture à une éventuelle intervention russe en Ukraine.Un scénario qualifié «d\u2019absurde» par le ministère russe des Affaires étrangères.Kiev et l\u2019Occident accusent la Russie d\u2019approvisionner en armes les séparatistes depuis le début du conflit, ce que Moscou dément.Le convoi, chargé selon Moscou de plus de 1800 tonnes d\u2019aliments, de médicaments et de générateurs, était en conséquence stationné mercredi soir sur un aérodrome militaire de Voronej, à 300km de la Ironfière ukrainienne, a constaté un photographe de l\u2019AEP sur place, ce qui signifie qu\u2019il n\u2019a quasiment pas progressé depuis 24 heures.Agence France-Presse % MAHMUD TURKIA AGENCE ERANCE-PRESSE Des policiers lèvent leurs armes lors des funérailles du chef de police de Tripoli, assassiné mardi.La Libye appelle une intervention internationale de ses vœux Le Caire \u2014 Le Parlement libyen nouvellement élu a demandé mercredi aux Nations unies une «intervention internationale», et a voté pour le démantèlement de milices responsables des violences faisant rage à travers le pays depuis des semaines.La Libye est frappée par ses pires violences depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011.Des milliers de personnes ont choisi de fuir le pays, et plusieurs ambassades ou organisations internationales ont fermé leurs portes.Les parlementaires libyens se sont rassemblés à Tobrouk, la ville la plus à l\u2019est du pays et loin des milices qui se disputent depuis plusieurs semaines le contrôle de l\u2019aéroport international de Tripoli ou des violences qui secouent Benghazi, la deuxième ville en importance du pays.Ils ont adopté une résolution réclamant l\u2019aide du Conseil de sécurité.Cent onze des 124 parlementaires présents ont voté en faveur, mais on ne sait pas exactement comment l\u2019ONU répondra à leur demande.La mission des Nations unies en Libye \u2014 ayant quitté en raison des violences \u2014 a appelé les parties à cesser les violences et à tenir des pourparlers de paix.Pendant ce temps, à Tripoli, des bombardements erratiques ont coûté la vie à au moins trois personnes pendant la nuit de mardi à mercredi.Ultimatum aux milices Dans un geste visant à freiner les violences, le Parlement a voté pour donner un ultimatum aux milices rivales de joindre l\u2019armée et la police avant la fin de l\u2019année.Le législateur Eissa al-Aribi a affirmé que les membres des milices avaient jusqu\u2019au 31 décembre pour joindre les forces régulières ou être intégrés à d\u2019autres institutions.Jusqu\u2019à ce moment, leurs salaires continueront d\u2019être versés, a-t-il précisé.Près de 200000 membres de différentes milices seraient sur la liste de paie du gouvernement.M.al-Aribi a affirmé que les membres qui ne respecteraient pas l\u2019ultimatum risquaient jusqu\u2019à trois ans de prison.Les milices ont profité d\u2019un vide laissé par la faiblesse de la police et une armée écorchée.Les gouvernements successifs ont versé des salaires aux milices en retour d\u2019un certain maintien de l\u2019ordre, mais les rivalités sur le contrôle du territoire et des ressources ont mené à des combats violents.Associated Press Les djihadistes de l\u2019État islamique progressent en Syrie Beyrouth \u2014 Les jihadistes de l\u2019État islamique (ÈI) ont mené mercredi une importante avancée dans la province syrienne d\u2019Alep, chassant les rebelles de plusieurs villages à l\u2019issue de combats qui ont fait 52 morts, rapporte l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019Homme (OSDH).Le groupe ultra-radical «a pris en moins de 24 heures huit localités et villages au nord de la ville d\u2019Alep, non loin de la frontière turque», a indiqué l\u2019OSDH, parmi lesquels le village d\u2019Ar-shaf et la localité de Dabeq.«Au moins 40 combattants rebelles et 12 de l\u2019EI ont été tués dans les combats», selon un nouveau bilan de l\u2019Observatoire, qui dispose d\u2019un large réseau de sources civiles, médicales et militaires.Un précédent bilan faisait état de 39 morts au total.D\u2019après l\u2019OSDH, les jihadistes ont fait prisonniers, au moins 50 rebelles.L\u2019État islamique, qui contrôle en très grande partie l\u2019est syrien et une partie du nord, «avance rapidement vers l\u2019ouest», indique le directeur de rOSDH Rami Abdel Rahmane.Les combats, qui durent depuis des mois, se sont intensifiés dans la nuit de mardi à mer- ZEIN AL-RIEAI AGENCE ERANCE-PRESSE Des hommes transportent une personne abattue mercredi à Alep par les forces gouvernementales.credi après un «assaut majeur» de l\u2019EI sur ces villages, d\u2019après l\u2019OSDH.Dans cette zone, les bataillons islamistes avaient été lâchés par leur ex-allié, le Eront al-Nosra, qui s\u2019est retiré de la région fin juillet, toujours selon l\u2019ONG.«Les rebelles ont été affaiblis par ce retrait», affirme M.Abdel Rahmane.Al-Nosra, la branche syrienne d\u2019al-qaïda, était alliée aux rebelles aussi bien contre l\u2019EI que contre les troupes du président Bachar al-Assad.Mais ces dernières semaines, al-Nosra a commencé à combattre les rebelles, rendant encore plus complexe le conflit syrien.La prise des villages par l\u2019EI lui permettra d\u2019attaquer deux importants bastions de la rébellion, les villes de Marea et d\u2019Aazaz, plus à l\u2019ouest, ajoute l\u2019OSDH.Marea est un bastion du Eront islamique, une coalition de groupes islamistes qui combat l\u2019EI et le régime.Aazaz, proche de la frontière turque et du poste-frontière de Bab al-Salama, vital pour la rébellion, pourrait constituer un atout pour l\u2019EI qui veut étendre son «califat» proclamé début juin sur les territoires saisis en Irak et en Syrie.«Si l\u2019El prend Marea et Aazaz, elle coupera une des plus importantes routes d\u2019approvisionnement pour les rebelles en provenance de la Turquie.C\u2019est très grave», dit M.Abdel Rahmane.Agence France-Presse REPERES Les mal-aimés Claude ^ ^ Lévesque i i f Les images en provenance de l\u2019Irak ressemblent à s\u2019y méprendre à celles qu\u2019on a pu voir au printemps 1991 : des milliers d\u2019êtres humains assoiffés, affamés, qui ont fui dans les montagnes parce qu\u2019ils ont été pris poqr cibles par un ennemi impitoyable.À l\u2019époque, ils étaient Kurdes.Ils avaient osé lever la tête devant le régime de Saddam Hussein, affaibli par l\u2019échec de son aventure au Koweït, et ils en avaient payé le prix.Après que les forces armées irakiennes se furent retirées du petit émirat en février 1991, le commandant américain.Norman Schwarzkopf, avait permis à l\u2019homme fort de Bagdad d\u2019utiliser ses hélicoptères, ses avions et ses chars\trlû comme bon lui semblait tant ® ® qu\u2019il le faisait à l\u2019intérieur de temps durera ses frontières.Ils ont servi à réprimer cruellement les in- cette surrections chiite et kurde.Le\t.\t, général Schwarzkopf, dont les sollicitude médias vantaient l\u2019intelligence\tlp^ supérieure, a plaidé la naïveté.Alertés par l\u2019indignation du yézidis, encore monde entier, le président d\u2019alors.George Bush pèrq, et inconnus plusieurs autres chefs d\u2019État .\t.et de gouvernement occiden- d y a quelques taux ont fini par décréter des zones d\u2019interdiction de vol pour l\u2019aviation de Saddam Hussein.Elles sont restées en vigueur jusqu\u2019à la chute du dictateur douze ans plus tard.Aujourd\u2019hui, les damnés de la terre irakienne sont des chrétiens et des yézidis persécutés par les fanatiques de l\u2019islam sunnite regroupés au sein de l\u2019État islamique (El).La même détresse, les mêmes bras tendus vers les paquets parachutés par les aviateurs occidentaux.On connaît assez bien les chrétiens, ces adeptes des croyances propagées il y a deux mille ans par un dénommé Jésus.Dans certains pays de ce Moyen-Orient qui a vu naître leur religion, Ils sont actuellement pris à partie par la frange la plus fanatique de l\u2019Islam.On connaît moins bien les yézidis.Depuis leur fuite de la ville de Slnjar vers les montagnes du même nom, dans le nord de l\u2019Irak, les médias ont commencé à parler d\u2019eux.Résumons très succinctement.Ils pratiquent une religion dite monothéiste qui semble procéder des anciennes religions perses, tout en empruntant des éléments au judaïsme, au christianisme et à l\u2019Islam.Selon leur calendrier, nous sommes en l\u2019an 6764, ce qui donne une Idée de l\u2019ancienneté de leur univers spirituel.Cette communauté de quelque 600000 âmes vit très majoritairement dans la province de Nl-nlve, dans le nord de l\u2019Irak.Leur relation avec ce coin de terre semble également très ancienne.Les yézidis parlent surtout un dialecte kurde.Ne possédant pas une langue qui leur est propre, et sans doute aussi à cause de leur petit nombre.Ils ne semblent pas exprimer de revendications nationales.«Nous sommes restés ici, préservant notre patrimoine, notre religion et notre terre.Mais après ce dernier massacre souffert à Sinjar, je pense que nous devons maintenant protéger ce qui reste de notre religion, plutôt que nous accrocher à une terre qui refiise de s\u2019accrocher à nous», aurait dit récemment à la télévision la députée Irakienne Vlan Da-khll, qui est Issue de la communauté yézldl., Grâce à la manne pétrolière et à l\u2019aide des États-Unis, qui les avalent trahis à quelques reprises dans le passé, les Kurdes sont devenus des acteurs Incontournables dans la région.Contrairement aux yézidis.Ils se considèrent comme une nation à part entière et 11 devient de plus en plus probable que le Kurdistan (du moins sa partie Irakienne) deviendra prochainement un État souverain.Ils ont lon^emps été des mal-almés considérés comme Indignes de se gouverner.Aujourd\u2019hui, Ils reçoivent de l\u2019argent et des armes, comme quoi on donne et on prête surtout aux riches et aux puissants.Les yézidis sont peut-être des mal-almés pour certains de leurs voisins.Dans le reste du monde.Ils n\u2019exlstalent tout simplement pas avant de faire la manchette des,téléjournaux.On veut leur venir en aide.Les États-Unis songent même à envoyer quelques soldats en sol Irakien pour les protéger.Combien de temps durera cette sollicitude ?Haïti : Aristide fait l\u2019objet d\u2019un mandat d\u2019arrêt Port-au-Prince \u2014 L\u2019ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide, inculpé par la justice pour corruption, blanchiment des avoirs, trafic illicite de stupéfiants et forfaiture, fait désormais l\u2019objet d\u2019un mandat d\u2019arrestation, a appris mercredi l\u2019APP de source judiciaire.Y a-t-il un mandat d\u2019arrêt émis contre M.Aristide ?«Je crois que oui», a répondu le juge Lamarre Béli-zaire.M.Aristide, qui a été convoqué mercredi au cabinet du juge d\u2019instruction, ne s\u2019est pas présenté au bureau du juge.Un des avocats de î\u2019ex-président, M® Mario Joseph, a indiqué à la presse qu\u2019aucun mandat de comparution n\u2019avait été délivré au domicile de son client et que par conséquent il [Aristide] ne pouvait pas se présenter au bureau du juge.Agence France-Presse A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 14 AOUT 2014 EDITORIAL LES CONFLITS IRAKIENS Le retour en Irak Petit à petit, Barack Obama fait ce qu\u2019il ne voulait pas faire : revenir en Irak.Il y a vingt-quatre heures, on apprenait que des marines américains étaient là où sont concentrés les yézi-dis.Il y a une semaine, le chef de l\u2019exécutif ordonnait le bombardement de positions aux mains de l\u2019Émirat islamique (El).Il y a trois jours, il «abandonnait» le premier ministre irakien Nouri al-Maliki.Retour sur le pays en implosion.D Serge Truffaut ans l\u2019après-midi de mercredi, le quotidien britannique The Guardian assurait que plus de 100 marines et des membres des forces spéciales arpentaient le mont Sinjar, où se sont réfugiés plus de 30000 yézidis poursuivis par les assoiffés de sang qui portent le drapeau de la barbarie, soit celui de TEL Non seulement ça, le journaliste britannique sur place précisait que des commandos du SAS anglais étaient également dans les environs.Peu auparavant, un conseiller de la Maison-Blanche avait chuchoté dans l\u2019oreille d\u2019un reporter du New York Times que le président avait permis l\u2019envoi d\u2019une équipe de 130 personnes chargée d\u2019évaluer comment des militaires pourraient sécuriser un passage dans le Nord-Ouest, et en partie en Sj^ie, que les yézi-dis pourraient emprunter afin de se retrouver dans le Kurdistan irakien.Aux couches mili-j\ttaires évoquées, on ajoutera celle-ci: dans la ^ J \"i; matinée, le gouvernement français a annoncé l\u2019envoi d\u2019armes aux Kurdes.~\tjours antérieurs, on retiendra le bras de mené à la hussarde par le gouvernement Obama pour que Nourri al-Maliki, le premier ministre sortant, déguerpisse au plus vite.On notera également, au risque d\u2019étonner, que dans cette entreprise, Washington a eu un allié-surprise : le régime des ayatollahs iraniens.Ce dernier a en effet décidé d\u2019abandonner Maliki.Il a décidé de mettre un terme à une politique que ce dernier avait conjuguée avec le sectarisme dans sa forme la plus brutale.De mettre un terme à une politique qui s\u2019était soldée par l\u2019aliénation des sunnites, des chrétiens; bref, des 14 communautés religieuses non musulmanes officiellement reconnues.À ce propos, Harith al-Dabbagh, professeur de droit spécialiste des systèmes juridiques des pays arabes au CERIUM de l\u2019Université de Montréal, a rappelé dans nos pages que «chacune [des 14 communautés] dispose de sa propre structure et applique ses propres lois religieuses en matière de droit de la famille.» Quoi d\u2019autre?«L\u2019idéologie séculière du parti Baas a largement favorisé l\u2019intégration de ces minorités», a souligné al-Dabbagh.En imposant des choix contraires à tout souci démocratique, al-Maliki s\u2019est donc aliéné bien de ces communautés, et surtout, surtout, la plus nombreuse d\u2019entre elles: les sunnites.On sait aujourd\u2019hui que n\u2019eût été le soutien direct et indirect de ces derniers, l\u2019EI ne se serait pas emparé de Mossoul, deuxième ville en importance de l\u2019Irak et siège du principal barrage du pays.Jusqu\u2019à présent, ici et là, on a parlé avec abondance de pétrole, mais beaucoup trop peu d\u2019une matière liquide qui, elle, est vitale à chacun : l\u2019eau.Or, il se trouve que grâce à l\u2019alliance confessionnelle entre les habitants de Mossoul et l\u2019EI, celui-ci a la main sur plus de 80% des besoins en eau du pays.On répète, on insiste, alors que l\u2019armée irakienne attendait les militants de l\u2019EI ici et là, ces derniers se sont appliqués, depuis janvier dernier, à posséder les voies navigables, les canaux, les barrages.Selon les experts des choses en eau, l\u2019EI est en mesure d\u2019assécher ou de noyer toutes les terres cultivées du pays.Pire, ils sont en mesure d\u2019assoiffer Bagdad et tout le sud du pays où sont concentrés les ennemis par excellence : les chiites.On l\u2019aura compris, il y avait urgence à se débarrasser de Maliki.D\u2019autant que sous son règne aussi brutal qu\u2019imbécile, l\u2019Irak est devenu un des pays les plus corrompus au monde.Qui plus est, sous son règne, aucune des lois induites par la Constitution de 2005 n\u2019a été promulguée.Qu\u2019on y songe : aucun des devoirs inscrits dans la loi fondamentale n\u2019a été observé.En clair, aucune loi sur les partis politiques, le partage de la rente pétrolière et gazière, la fédération ou la confédération, sans oublier la Cour suprême, aucune loi donc n\u2019a été pensée, confectionnée et votée.Et comme la nature a horreur du vide.En fait, quand on y pense, c\u2019est à se demander si Obama n\u2019aurait pas dû forcer la main de Maliki lorsqu\u2019il est devenu évident que l\u2019EI tirait, avec beaucoup de doigté, profit de la guerre civile en Sjnie et du dégoût dont ce même Maliki était le sujet au sein des sunnites irakiens.On sait que depuis 2003, Obama a toujours considéré la guerre en Irak comme «une guerre stupide».Elle l\u2019est d\u2019autant plus qu\u2019elle est également barbare et exige donc une intervention au nom de l\u2019humanité.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET I\tuA\tA VOA^\\C\\Li ** LETTRES La rose et le réséda Avoir la grogne de certains bloquistes infortunés depuis l\u2019élection de Mario Beaulieu, qui a débouché hier sur le départ de Jean-François Fortin, on comprend que la course à la chefferie ne devait serviç qu\u2019à couronner le candidat de la continuité.A quoi bon organiser un tel exercice si la ligne politique et le style ne devaient pas changer?Le Bloc québécois n\u2019appartient pas à des apparatchiks.Il appartient à ses militants et ses militantes.Il appartient à ses membres, qui ont majoritairement choisi un changement de ton et de stratégie.Comment ne pas s\u2019indigner de ce mépris pour le choix démocratique des membres?Comment ne pas être effrayé de voir que les mots employés contre Mario Beau-lieu sont un calque de ceux employés par nos adversaires fédéralistes?Comment ne pas être dégoûté à l\u2019idée qu\u2019au fond d\u2019eux, certains infortunés nourrissent de lem rancœin l\u2019espoir de voir Mario Beaulieu échouer en 2015?Et qu\u2019importe s\u2019il entraîne avec lui le Bloc?Qu\u2019importe si le mouvement indépendantiste se voit coller l\u2019étiquette de perdant perpétuel?Qu\u2019importent les conséquences pour le Québec?Il faut lire la satisfaction de nos adversaires.Il n\u2019y a pas de place dans la lutte pour l\u2019indépendance nationale pour les chamailleries d\u2019ego.Louis Aragon appelait par ces mots à l\u2019unité de la Résistance: «Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat, fou qui songe à ses querelles, au cœur du commun combat.» Jean Ferretti lœ 12 août 2014 Ajustements tarifaires et impact des approvisionnements éoliens Tout d\u2019abord, comme prévu dans les lois et règlements, Hydro-Québec Distribution doit soumettre chaque année devant la Régie de l\u2019énergie un dossier tarifaire détaillant le budget dont elle ama besoin pour offrir le service d\u2019électricité l\u2019année suivante.Si les tarifs d\u2019électricité en vigueur ne permettent pas à l\u2019entreprise d\u2019assurer les coûts du service de distribution de l\u2019électricité pour répondre aux besoins de ses clients québécois, il en résulte une demande d\u2019ajustement tarifaire.Parmi les coûts que doit payer Hydro-Québec Distribution, on retrouve les approvisionnements en électricité, soit le coût de l\u2019énergie du bloc patrimonial d\u2019électricité ainsi que le coût des approvisionnements postpatrimoniaux tels que l\u2019éolien, la biomasse ou les petites centrales hydrauliques dont le développement répond aux programmes d\u2019achat établis par le gouvernement du Québec.En 2013 par exemple, le volume des approvisionnements en éolien a été de 4,7 TWh comparativement à 0,7 TWh pour la biomasse et 0,2 TWh pour les petites centrales hydrauliques.Il est donc juste d\u2019affirmer que la hausse sur le coût global des approvisionnements en électricité au Québec provient principalement de la mise en service de nouveaux parcs éoliens.En effet, l\u2019énergie provenant des parcs éoliens coûte plus de lOC/kWh, alors que le coût moyen des approvisionnements d\u2019Hydro-Québec Distribution est d\u2019environ 3 C/kWh.De plus, rappelons que, de par sa nature intermittente, l\u2019énergie éolienne n\u2019est pas toujours disponible au moment exact où l\u2019entreprise en a besoin pour répondre à la demande en puissance importante de ses clients en période de pointe.Durant les périodes de pointe du début de janvier dernier, la contribution de l\u2019éolien a été d\u2019environ 300 MW sur plus de 2000 MW de puissance installée.Finalement, Hydro-Québec tient à rappeler que l\u2019énergie éolienne, acquise à environ lOC/kWh, fait partie de l\u2019approvisionnement du distributeur, ce qui n\u2019est pas le cas du projet de la Romaine, dont le coût de revient est de 5,9 C/kWh.En ce qui concerne le prix moyen à l\u2019exportation, celui-ci est de 8C/kWh, tel que rapporté dans le dernier rapport trimestriel de l\u2019entreprise.Isabelle Thellen, chef des affaires publiques et médias, Hydro-Québec Le 11 août 2014 LIBRE OPINION REGIMES DE RETRAITE Au nom de tous les miens SUZANNE MIREAULT Greffière, Ville de Mirabel Monsieur le Premier Ministre, Qn a dit de vous que vous lisiez Nietzsche, compreniez Goethe, aviez surplomljé l\u2019œuvre de Saint-Exupéry.J\u2019avais confiance en l\u2019homme d\u2019État empreint de philosophie et d\u2019humanité.Et voilà que le projet de loi 3 \u2014 Loi favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal \u2014 me laisse stupéfaite, perplexe ! Bien sûr, je suis fonctionnaire municipale et au service des citoyens, l\u2019auriez-vous deviné ?Et cela depuis 23 ans ! Connaissez-vous l\u2019impact réel de ce projet de loi sur ma santé financière et mes projets de vie ?Mais au-delà des milliers de dollars que je dois oublier et de projets de vie que je dois mettre de côté, il y a le manque d\u2019analyse concernant les impacts réels chez le fonctionnaire et sur l\u2019économie générale du Québec, le non-respect des règles de négociation libres et volontaires entre un employem et ses employés, y compris les ententes de bonne foi, l\u2019effet rétroactif et pervers du projet de loi, la conduite intrusive et dictatoriale du gouvernement du Québec (c\u2019est-à-dire du Parti libéral) et le bafouement éhonté des valems tels le respect des engagements, la loyauté, la liberté d\u2019expression et de négociation, libre et volontaire.Ingérence Si on fait fi des engagements du passé, plus rien maintenant ne pourra être garant de l\u2019avenir.Le futur n\u2019existera plus.Une incertitude déconcertante s\u2019installera.Monsieur le Premier Ministre, on dit que les municipalités sont des créatures du gouvernement, mais les municipalités ont aussi pleine autonomie en matière d\u2019embauche de leur fonction publique et relativement à la fixation des conditions salariales et de travail, le tout en fonction des lois provinciales qui nous gouvernent et des tribunaux administratifs relatifs.Cette ingérence du gouvernement est irrespectueuse de nos institutions démocratiques que sont nos municipalités et est contraire aux règles de justice fondamentales, tels le droit d\u2019être entendu et le droit à la libre négociation.Unilatéralement, on change les règles du jeu convenues entre deux parties.Un tour de force! Un détournement majeur de fonds privés, opéré par un tiers extérieur (le gouvernement libéral), le tout sous le couvert d\u2019un projet de loi! Monsieur le Premier Ministre, n\u2019y a-t-il que les mauvais rendements ?Qu\u2019en est-il de l\u2019administration politique ?A-t-on répertorié les nombreux employés dans certaines municipalités ?évalué l\u2019impact des fusions?Que dire des ponts dorés pour certains retraités ?Et le régime de retraite de votre propre fonction publique ! Que dire des règles de droit que nous avons toujours respectées relativement au régime de retraite et qui empêchaient la création de réserves ou de surplus ?Je hurle à l\u2019injustice, car ce sont les fonctionnaires municipaux uniquement qui écopent! Salaire différé Monsieur le Premier Ministre, que dire des engagements des conseils municipaux de nos villes?Le fonds de pension a été «vendu» comme du salaire différé.L\u2019acceptation des conditions de travail, comprenant le fonds de pension, forme un tout, en échange d\u2019une prestation de travail déjà rendue.Malheureusement, on ne peut plus réduire la prestation de travail passée ! Et puis.Monsieur le Premier Ministre, chaque fonds de pension est différent d\u2019une municipalité à une autre.Le projet de loi 3 n\u2019apporte aucune distinction contrairement à l\u2019état du droit actuel, qui reconnaît déjà des différences entre les municipalités du Québec.Encore une fois ici, certains employés sont plus touchés que d\u2019autres.Il faut reconnaître le travailleur municipal, «bon payeur de taxes» ! Imposé à la source et qui respecte toutes les règles fiscales.Respectons la libre négociation et le respect de nos engagements.La jeunesse Et à tous ceux qui se réjouissent de cette ponction, sachez que grand mal fera ce bien, car c\u2019est toute l\u2019économie du Québec qui en souffrira, et malheur à nos jeunes.Impatients, d\u2019intégrer le marché du travail, qui attendront encore longtemps, avant d\u2019occuper des postes dans la fonction publique municipale.Monsieur le Premier Ministre, que le calme revienne.Que les promoteurs d\u2019antagonismes se taisent.Que les préjugés s\u2019évanouissent.Puissions-nous réfléchir sérieusement à l\u2019état global de la situation, en comprendre les causes objectives, y apporter les distinctions, et créer un contexte propice aux véritables solutions.En tant que premier ministre et leader de notre société, j\u2019al-merals voir chez vous de l\u2019ouverture, de l\u2019écoute, un homme au-dessus de la mêlée et non un politicien opportuniste répondant au discours populaire ambiant.J\u2019en appelle à votre esprit.Monsieur le Premier Ministre, et non à vos réflexes conditionnés, prompts à la coupe.Il est vraiment temps.Monsieur le Premier Ministre, de penser le Québec autrement. LE DEVOIR LE JEUDI 14 AOUT 2014 A 7 IDEES ABOLITION DES CEGEPS Une « structurite » contagieuse OLIVIER BEGIN-CAOUETTE Candidat au doctorat en enseignement supérieur à l\u2019Université de Toronto ans cette période estivale où D l\u2019information circule au ralenti, il semble que l\u2019idée maintes fois répétée d\u2019abolir le réseau des cégeps ait eu plus d\u2019écho cette semaine que lorsque les universités, les commissions scolaires ou François Legault l\u2019ont proposée.11 importe donc _______________ de rappeler aux jeunes libéraux que leur proposition de remplacer les cégeps par des écoles techniques ne peut répondre aux objectifs porusuivis.L\u2019argument structurel Si les écoles de métier existent depuis le XVIIF siècle, les collèges d\u2019enseignement technique se sont répandus dans toutes les provinces canadiennes au cours des années 1960 afin d\u2019accroître l\u2019accès à l\u2019enseignement supérieur et de répondre à la modernisation des industries.Pendant que la commission Parent recommandait la création des cégeps, le gouvernement ontarien choisissait d\u2019instaurer des collèges de technologie et d\u2019art appliqués pour ces étudiants qui «n\u2019ont pas la capacité de poursuivre des études universitaires».Ainsi, jusqu\u2019à récemment, les Ontariens «capables» faisaient une 13® année afin d\u2019accéder à l\u2019université et les « incapables » entraient dans un collège.Ce système schizophrène empêchait les techniciens d\u2019accéder à l\u2019université puisqu\u2019ils ne possédaient pas cette formation générale qu\u2019offrait la 13® année.Or, avec l\u2019avènement des technologies de pointe, certains techniciens souhaiteraient recevoir une formation plus approfondie.Mais comme les universités admettent rarement ces étudiants, les collèges ontariens offrent depuis peu à leurs étudiants des baccalauréats et souhaitent offrir des maîtrises en parallèle avec les universités.Pour que le gouvernement reconnaisse de tels diplômes, il faut cependant que ces derniers comportent une formation générale.Ainsi, alors que les cégeps ont été bâtis sru les notions d\u2019égalité entre les formations théorique et appliquée et de perméabilité entre les secteurs collégial et universitaire, les jeunes libéraux semblent préférer un modèle faussement allemand qui est décrié en Ontario et est en profonde transformation.Est-ce que les jeunes libéraux peuvent nous expliquer si les étudiants des écoles techniques auront accès à l\u2019université et, si oui, en quoi ces écoles techniques qui offriraient par conséquent une formation générale (obligatoire polu l\u2019entrée à l\u2019université) seraient différentes de nos cégeps?11 semble que ces «jeunes» aient été contaminés par la «structurite» de la CAQ.Les cégeps ont été bâtis sur les notions d\u2019égalité entre les formations théoriques et appliquées Cegep du Vieux Montréal JACQUES GRENIER LE DEVOIR On peut se questionner sur la pertinence d\u2019utiliser les cégeps pour offrir des formations qui devraient être données en entreprise, mais on ne peut pas sérieusement affirmer que les cégeps sont déconnectés du marché de l\u2019emploi.L\u2019argument historique Dès leur création, les cégeps ont permis une démocratisation et une augmentation rapide de la participation à l\u2019enseignement supérieur dans toutes les régions du Québec.Les cégeps forment les professionnels de leur région, embauchent des professeurs souvent hautement qualifiés (surtout ceux qui enseignent en formation générale) et, par leurs infrastructures scolaires, culturelles et sportives, contribuent au développement de leur localité.En outre, lorsqu\u2019ils participent à des activités internationales, les cégeps, de par leur caractère unique, font du même coup la promotion de l\u2019enseignement supérieur québécois.Ayant développé une expertise particulière dans l\u2019enseignement technique par compétences, les cégeps participent à plus de 60 projets de coopération internationale et font des petits, au Sénégal et dans les Andes (avec le projet Education pour l\u2019emploi de feu l\u2019ACDl).L\u2019UNESCO a même acheté les droits de la «méthode Québec» dans la formation technique et l\u2019utilise dans ses opérations en Asie, en Afrique et en Amérique latine.Notons aussi que les cégeps accueillent plus de 1800 étudiants internationaux intéressés par le modèle québécois.Remplacer les cégeps par des écoles techniques fe- rait donc tomber un des piliers de la diplomatie du savoir québécoise, mais il faut croire que nul n\u2019est jamais prophète en son pays.L\u2019argument utilitariste L\u2019argument des jeunes libéraux est toutefois ailleurs : il est utilitaire.Ces derniers estiment que les cégeps (en partie à cause de leur formation générale) ne sont pas suffisamment liés aux entreprises.Premièrement, dans un monde du travail en constante évolution demandant des capacités d\u2019adaptation, il n\u2019est pas superflu d\u2019enseigner la pensée critique et la maîtrise des langues à tous les étudiants, qu\u2019ils poursuivent une formation pré-universitaire ou technique.Deuxièmement, en plus des DEC, les cégeps offrent des attestations d\u2019études collégiales (AEC) qui sont des certificats d\u2019un an (sans formation générale) conçus en partenariat avec les entreprises (ex : développement d\u2019applications mobiles et production de pâtes et papiers).Qn peut se questionner sur la pertinence d\u2019utiliser les cégeps pour offrir des formations qui devraient être données en entre- prise, mais on ne peut pas sérieusement affirmer que les cégeps sont déconnectés du marché de l\u2019emploi.En outre, les cégeps sont associés à 46 centres collégiaux de transfert technologique (CCTT) qui réalisent des contrats de recherche appliquée polu des entreprises de leur région (82% de leurs clients sont des PME) dans leur domaine d\u2019expertise (ex: logistique du transport, agriculture et technologie aérospatiale).En plus d\u2019offrir des équipements de pointe et d\u2019adapter les programmes aux besoins des industries, une étude de 2003 révélait que les CCTT rapportaient 3,10$ polu chaque dollar investi par Québec.11 est loin d\u2019être certain que des écoles de techniques (basées sur le modèle d\u2019une école de métier) auraient les ressources et la masse critique d\u2019étudiants pour maintenir une telle structure de recherche et de développement.J\u2019invite donc les jeunes libéraux à oeuvrer à une meilleure adéquation entre les formations collégiales et universitaires (DEC-BAC) et à la persévérance scolaire afin de réellement faire progresser le Québec plutôt que de démolir un des piliers de son développement.La réplique > Système de santé canadien Les faits s\u2019accumulent en faveur des avantages du privé en santé YANICK LABRIE Economiste et analyste des politiques de santé à l\u2019Institut économique de Montréal D ans un texte paru le 6 août dans Le Devoir, la professeure en droit Colleen M.Flood de l\u2019Université de Toronto souhaite mettre en garde les Canadiens contre les risques qu\u2019entraînerait un rôle accru confié au secteur privé dans le,domaine des soins de santé.À son avis, «l\u2019aspect le plus précieux du système de santé canadien est son engagement à restreindre l\u2019offre privée de soins hospitaliers et médicaux qui sont nécessaires sur le plan thérapeutique».La santé est un enjeu qui suscite beaucoup d\u2019émotions, ce qui pousse parfois certains commentateurs à se réconforter avec de beaux principes plutôt que d\u2019adopter une vision pragmatique des choses axçe sur les résultats.À l\u2019aide d\u2019une habile rhétorique, M\u201c® Flood cherche à convaincre les lecteurs que la piètre performance relative du système de santé canadien s\u2019expliquerait par l\u2019importante quantité de soins privés offerts au pays.Son argumentaire s\u2019appuie sur une étude récente du Commonwealth Fund (CWF) portant sur 11 pays développés qui montre que le système canadien arrive en queue de peloton au chapitre de la qualité des soins (9®), de l\u2019efficacité (10®), de l\u2019équité (9®), de l\u2019état de santé de la population (8®) et bon dernier en ce qui concerne la rapidité d\u2019accès aux soins (11®).Distinction Concédons d\u2019abord un point à M\u201c® Flood : l\u2019information selon laquelle la couverture publique des soins de santé s\u2019élève à 70% au Canada n\u2019est pas fausse.Cette statistique est cependant trompeuse.M\u201c® Flood omet de faire une précision fort importante, à savoir que les dépenses pour les soins jugés nécessaires d\u2019un point de vue médical \u2014 soit la quasi-totalité des soins dispensés dans les hôpitaux et dans les cabinets de médecins \u2014 sont couvertes intégralement par le régime public.Quant aux dépenses qui sont financées de façon privée, elles Le déclencheur «Plutôt que de laisser notre régime de santé entrer en concurrence avec le système américain pour la dernière place, nous devrions nous attaquer aux vrais problèmes auxquels ce régime fait face.Nous pourrions commencer par examiner les politiques des systèmes européens qui sont plus inclusif et performants que le nôtre, notamment les systèmes de santé universels qui englobent l\u2019assurance médicaments, les soins à domicile et les soins de longue durée.» Colleen M.Flood, Santé: le Canada ne doit pas copier les Etats-Unis, Le Devoir, 6 août 2014.concernent essentiellement les services de dentisterie, d\u2019optométrie, de massothérapie, de physiothérapie, de psychologie, ainsi que les dépenses de médicaments effectuées en dehors des établissements hospitaliers.Cette distinction est cruciale puisque ce sont précisément les services jugés médicalement requis que le système public au Canada peine à offrir efficacement aux patients et qui ont fait l\u2019objet de l\u2019analyse du CWF.En effet, sur les 80 indicateurs de performance utilisés par l\u2019organisme de recherche, moins de cinq concernent des services de santé qui échappent à la couverture du régime public.11 est vrai, comme le mentionne M\u201c® Flood, que la plupart des pays européens prévoient la couverture universelle publique des médicaments d\u2019ordonnance, contrairement au Canada.Fait intéressant cependant, le rapport du CWF montre que le Canada s\u2019en tire mieux que la majorité des pays évalués au chapitre de l\u2019accès des moins nantis à ces produits.Seulement 8% des Canadiens à revenus inférieurs à la moyenne reconnaissent avoir renoncé en 2013 à prendre un médicament en raison du coûf ce qui place le Canada au 4® rang du classe- ment du CWF à cet égard.En comparaison, ce pourcentage s\u2019élève à 18% en Nouvelle-Zélande, un pays pourtant doté d\u2019une couverture publique universelle des médicaments d\u2019ordonnance.Le Canada devrait suivre l\u2019exemple des plus performants.La Colombie-Britannique Enfin, M\u201c® Flood affirme qu\u2019«[au] lieu de chercher à adopter les politiques des systèmes les plus performants, le Canada semble reculer».Elle donne pour preuve le recours devant les tribunaux intenté par une clinique privée et un groupe de patients en Colombie-Britannique, ce qui, selon elle, ferait en sorte de nous rapprocher du modèle américain.Qr rien n\u2019est plus éloigné de la réalité.Les quatre sections de la Loi sur les services de santé que contestent les plaignants concernent l\u2019interdiction de souscrire une assurance privée duplicative (section 45), l\u2019interdiction de la pratique médicale mixte (section 14) et l\u2019interdiction aux médecins de s\u2019entendre mutuellement avec leurs patients à l\u2019égard de certains tarifs (sections 17 et 18).Le système canadien est une anomalie par rapport à ceux des autres pays industrialisés en ce qui concerne ces politiques de santé.Le Canada fait figure d\u2019exception en limitant le rôle de l\u2019assurance-ma-ladie privée à la seule couverture des services non assurés par le régime public.Le Canada est également seul à interdire à ses médecins de pratiquer à la fois dans le secteur public et le secteur privé.Alors que 99% des hôpitaux sont publics au Canada, tous les autres pays accordent un rôle de premier plan aux établissements privés dans la prestation de services hospitaliers.Plus du tiers des hôpitaux sont privés à but lucratif en Allemagne (42%), en France (39%) et en Australie (36%).Ainsi, contrairement aux prétentions de M\u201c® Flood, si les plaignants devaient obtenir gain de cause, le système canadien se rapprocherait non pas du modèle américain, mais plutôt des systèmes universels les plus performants au monde, en Europe et en Australie.Les patients seraient incontestablement les premiers à en profiter.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine RobitaiUe (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste); information générale : Isabelle Paré {chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Mélanie Loisel et Philippe OrfaU (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel Dav\\A(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter)-, Véronique Chagnon et Louis Gagné (pupitre), information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane BaiUargeon (médias), Frédérique Doyon et François Lévesque (reporters), JuHe Carpentier (pupitre)-, information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins, Eric Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettino-ParazelU {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie EoUe-Boivin (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger, Philippe Papineau et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Elorence Sara G.Eerraris (assistants) ; correction : Andréanne Bédard,^Christine Dumazet et Michèle Malenfant ,\u2022 soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire) ; Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Vanessa Racine (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOClTE Edith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel EUmam, Nathalie Jobin {par intérim), Claire Paquet, et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais {coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald EiUon, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxime-Olivier Leclerc (coordonnateur du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie EiUon, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette BéUveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Elorentina Draghici, CéUne Euroy et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 14 AOUT 2014 ACTUALITES LIVRE SUITE DE LA PAGE 1 Carcajou à Rosemère, on a vu une augmentation de 37 % des ventes de livres québécois par rapport à la même date l\u2019an dernier, a précisé Jeremy La-niel.« On a vendu plus de titres différents en québécois \u2014 227 contre 117 Vannée dernière \u2014, ce qui prouve qu\u2019il s\u2019agit de ventes moins concentrées sur quelques best-sellers, mais plutôt sur l\u2019épentail des livres québécois.» À la librairie Vaugeois à Québec, on parlait d\u2019une augmentation de 50% des ventes en québécois.«L\u2019autre grand plaisir [mardi], a précisé en entrevue la copropriétaire Marie-Hélène Vaugeois, a été de pouvoir refaire notre travail de libraire: les gens entraient sans savoir ce qu\u2019ils voulaient, sinon acheter du québécois.Ils voulaient qu\u2019on les conseille.» Dans les magasins Archambault, on a vu «un engouement de la part de notre clientèle sur le Web, en magasin, et plus spécialement sur les réseaux sociaux.Il est cependant trop tôt pour évaluer l\u2019impact sur les ventes.» La chaîne, comme plusieurs librairies, proposait pour l\u2019occasion une sélection de titres québécois.Chez Renaud-Bray, l\u2019événement, selon Biaise Renaud, «a eu peu d\u2019impact sur les ventes à court terme», même s\u2019il était dur mercredi d\u2019analyser les effets pour la chaîne de magasins.«Mais je pense qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un moyen de sensibilisation efficace à la cause du livre québécois, a précisé le p.-d.g.Il génère un bouche-à-oreille supplémentaire permettant de conscientiser les consommateurs à la spécificité de l\u2019édition locale.» Le secret de son succès Une réussite, donc.Qui pousse à se demander pourquoi ça a marché, là, maintenant.Car certains organismes et événements \u2014 l\u2019Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), l\u2019Association des libraires du Québec (ALQ), la Journée mondiale du livre et du droit d\u2019auteur, les salons du livre \u2014 cherchent à longueur d\u2019année à promouvoir, entre autres, le livre québécois, arrivant rarement à cet emballement.Patrice Cazeault, co-initiateur de ce tout nouveau 12 août, croit que le^succès tient à «la simplicité.A la présentation positive, engageante.plutôt que de prendre l\u2019espace public pour dire \u201cça va donc ben mal pour le livre québécois\u201d \u2014 un discours qu\u2019on a plutôt mis de côté.On a focusé sur une solution fort simple, simpliste même.mais le résultat parle de lui-même.» Richard Prieur, directeur général de l\u2019ANEL, analyse aussi de son côté.«Je ne crois pas que la réaction aurait été aussi bonne si l\u2019entreprise avait été initiée par une association, un groupe organisé.La beauté de la chose, c\u2019est la gratuité de l\u2019initiative, l\u2019anarchie des réseaux sociaux.Si une association l\u2019avait lancée, elle n\u2019aurait pas échappé aux critiques, qui y auraient vu quelque chose d\u2019un peu trop commercial ou intéressé.Tous les éditeurs d\u2019ici sont énormément reconnaissants des efforts de ces deux auteurs, louent leur initiative, l\u2019intelligence de la chose.Est-ce qu\u2019elle fait la leçon aux associations ?Peut-être.Et peut-être que ce n\u2019est pas mauvais après tout qu\u2019on soit mis en contact avec des façons originales de promouvoir le livre et la littérature d\u2019ici.» Libraire du XXI® siècle A l\u2019ALQ, le président du conseil de direction Serge Poulin était ravi.« Vive les initiatives de ce genre ! Si les auteurs, éditeurs et libraires du Québec peuvent bénéficier de la créativité de quiconque, tant mieux! Ça démontre la puissance des mouvements sociaux, et ça ouvre peut-être des avenues.» Plusieurs librairies ont remarqué que la clientèle semblait plus jeune qu\u2019à l\u2019habitude.Est-ce que ça ne surligne pas une fracture numérique à combler dans la façon d\u2019exercer, au XXI® siècle, le rôle de libraire ?« C\u2019est vrai qu\u2019on exerce encore le métier de façon tradi- Coup de pub Le poète et romancier Carie Coppens {Bal-dam l\u2019improbable, Quartanier), aussi vice-président-directeur de création de l\u2019agence Brad, a posé son regard de publicitaire sur l\u2019événement.«Quand j\u2019ai entendu parler de l\u2019initiative, fai trouvé ça très bien.C\u2019était spontané, je sentais une envie généreuse d\u2019attirer l\u2019attention des gens sur la littérature d\u2019ici.Les livres québécois allaient trouver une place qu\u2019ils n\u2019auraient pas eue autrement, alors qu\u2019importe si ça ne durait qu\u2019une journée.Une journée du livre québécois, bien sûr, ça faisait un peu action caritative, campagne de financement pour aider la recherche à venir à bout de quelque maladie dégénérative grave, mais comment va le livre au Québec ?On en était donc là: pour mobiliser les lecteurs à l\u2019heure des réseaux sociaux, il fallait leur offrir un cadre \u201cexpérientiel\u201d, mettre en scène l\u2019acte d\u2019achat, lui donner les allures d\u2019une performance collective.Un Eacebookothon culminant le 12.Et alors ?Alors le mouvement a pris.Il suffit d\u2019aller voir sur la page de l\u2019événement, les lecteurs posant avec leurs livres pour être séduits.Je me suis amusé à regarder défiler les sehie, à me dire: \u201cTiens, il a pas une gueule à lire ça, celui-là\u201d ou \u201cAh, excellent choix\u201d ou \u201cÇa, fai pas lu, faudra que je m\u2019y mette.\u201d Des lecteurs et des livres d\u2019ici.Que le 12 août dure.» tionnelle, poursuit, tout à fait conscient, M.Poulin.Personne n\u2019est à la fine pointe, parce qu\u2019on est une industrie qui n\u2019a pas les ressources financières pour le développement technologique.» L\u2019ALQ, précise-t-il, est justement à entamer des moyens de promotion plus directs en librairies.Sur son blogue.Clément La-berge, vice-président principal chez De Marque, spécialiste de la distribution numérique, s\u2019interrogeait devant ce succès.«Et si on consacrait plutôt nos énergies à susciter l\u2019engagement des lecteurs dans la transformation du marché du livre ?Par des appels à l\u2019action de toutes sortes \u2014 avec l\u2019idée de faire parler de la lecture et du livre sous toutes leurs formes, de façon positive, le plus souvent possible ?Et si le 12 août marquait le début d\u2019une autre approche dans les revendications des acteurs du monde du livre, moins basée sur le lobbying et plus sur l\u2019animation d\u2019une communauté ?» Car la journée a tenu du happening collectif dont on veut faire partie.L\u2019entreprise peut-elle être reconduite ?Patrice Cazeault et Amélie Dubé la relanceront, c\u2019est décidé, l\u2019an prochain.Connaîtra-t-elle le même succès, une part de spontanéité étant évaporée ?Rendez-vous au «douzou» 2015 pour le savoir, en espérant que les lecteurs, les 13, 14 et 15 août.continueront à être curieux du livre québécois.Le Devoir IRAK SUITE DE LA PAGE 1 Un responsable du Pentagone avait évoqué précédemment cette mission de reconnaissance menée par des Bérets verts, une force spécialisée dans la formation et le conseil des armées locales.Elle «n\u2019a pas été engagée dans des opérations de combat» et est revenue depuis à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, a précisé le Pentagone.Plus tôt mercredi.Benjamin Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale de Barack Qbama, avait évoqué «la possibilité d\u2019établir des couloirs, de procéder à des évacuations par voie aérienne» des réfugiés qui doivent supporter des conditions clima- tiques extrêmes et ont dû tout abandonner face à l\u2019avancée des combattants sunnites.Mais en soirée, M.Rhodes affirmait lui aussi sur Twitter qu\u2019une mission d\u2019évacuation était désormais «beaucoup moins probable».Strictement humanitaire Benjamin Rhodes avait aussi déclaré plus tôt mercredi que le président déciderait d\u2019ici quelques jours de la meilleure façon de porter secours aux membres de la minorité yézi-die ayant trouvé refuge sur les montagnes de la province de Ninive, dans le nord de l\u2019Irak.« Ce qu\u2019il a exclu, c\u2019est le retour de forces américaines de combat au sol en Irak», a précisé M.Rhodes, prenant soin d\u2019ajouter que les soldats américains auront le droit de tirer pour se défendre.Il a insisté sur le caractère «strictement humanitaire» de l\u2019opération.La semaine dernière, Barack Qbama avait autorisé des frappes aérienjies contre les hommes de l\u2019État islamique, ce qui constituait déjà un revirement par rapport à la ligne de conduite suivie depuis des années en ce qui concerne l\u2019Irak.Les avions américains ont poursuivi mercredi leurs frappes contre les positions de l\u2019EI.Mobilisation Emboîtant le pas aux Américains, le président français, Erançois Hollande, a annoncé mercredi la livraison très prochaine d\u2019armes aux peshmer-gas, les combattants kurdes.Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Ea-bius, a ensuite parlé à la télévision à\u2019«armes sophistiquées» à être livrées «dans les toutes prochaines heures».«Nous voulons aider les Kurdes, les Irakiens à éviter les massacres, et pour cela, nous livrons des armes qui [leur] permettent [.] de combattre et, nous l\u2019espérons, de l\u2019emporter, a affirmé M.Eabius.Les terroristes ont des armes extrêmement sophistiquées, qu\u2019ils ont prises sur les troupes irakiennes et qui à l\u2019origine étaient des armes américaines.» Le premier ministre britannique, David Cameron, a interrompu ses vacances estivales en raison de la crise en Irak.Les ministres européens des Affaires étrangères se réuniront vendredi à Bruxelles pour discuter de la situation dans ce pays.Des milliers de réfugiés ont continué d\u2019affluer à Dohouk, dans la région autonome du Kurdistan après avoir fui par la Syrie.L\u2019un d\u2019eux.Mahmoud Bakr, 45 ans, raconte avoir laissé son père avec de nombreux déplacés dans les montagnes.«La plupart sont des vieillards, ils ne peuvent pas marcher sur une telle distance», a-t-il dit.Depuis le début de la crise, l\u2019QNÛ appelle à une action internationale urgente pour empêcher un «génocide potentiel».Sur le plan politique, le premier ministre irakien désigné, Haïdar al-Abadi, s\u2019emploie à former un gouvernement représentatif de toutes les composantes de la société irakienne.Le chef du gouvernement sortant, Nouri al-Maliki, a cependant promis qu\u2019il ne quittera pas son poste avant que le plus haut tribunal de son pays ne se soit prononcé sur la légitimité de M.al-Abadi.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir MELIES SUITE DE LA PAGE 1 Par-dessus le marché, le voici adopté par le grand public de son propre futur, grâce au film en 3D de Scorsese, Hugo, en 2011, librement adapté de sa fin de vie.Ajoutez la restauration en version colonisée de son célèbre Voyage dans la lune (1902), par Lobster Eilms et diverses fondations, qui offrit la même année un autre coup de jeune à ce magicien des balbutiements du cinéma.André Gaudreault, professeur en études cinématographiques à l\u2019Université de Montréal, et auteur de nombreux ouvrages, est un des grands spécialistes du cinéma des premiers temps, celui de Georges Méliès, en particulier.Précurseur Qr donc, sous sa gouverne et celle de Laurent Le Eores-tier vient d\u2019être publiée en Erance, aux Presses universitaires de Rennes, une passionnante brique de plus de 500 pages : Méliès, carrefour des attractions, suivi de Correspondance de Georges Méliès (1904-1937).Une vingtaine d\u2019auteurs, un ouvrage divisé en chapitres qui offrent l\u2019occasion de découvrir ses sources d\u2019influence, en plus d\u2019apprendre sur les décors (qu\u2019il dessinait lui-même) et les costumes de théâtre (dont 10000 ache- b* V '¦ JOEL LEHMANN Le professeur André Gaudreault tés en lot, avec même un gilet d\u2019avant la prise de la Bastille).Ce volume compile les actes du Colloque sur Méliès en juillet 2011 à Cerisy-la-Salle, tenu à l\u2019occasion de son 150® anniversaire de naissance.André Gaudreault vous dira avoir participé à deux colloques précédents sur lui au même endroit, en 1981 et en 1996.Mais dans le monde de la recherche en cinéma, les nouvelles technologies ont créé la révolution.«Si pour le colloque de 1981, j\u2019avais travaillé dix mois d\u2019avance, passant trois semaines à Washington et plusieurs jours en France chez sa petite-fille pour visionner 150 films, aujourd\u2019hui, même si ce ne sont pas les meilleurs outils de travail, on peut voir ses vues animées sur YouTube.» Qn a l\u2019habitude de considérer Méliès comme précurseur des oeuvres à effets spéciaux, science-fiction et cinéma nar-rath en tous genres.Plusieurs l\u2019imaginent en train de concoc- ter dans sa marmite le septième art fantaisiste d\u2019un futur entrevu.Qr, la plupart des auteurs de l\u2019ouvrage, dont André Gaudreault, s\u2019entendent pour démontrer que loin de chercher en visionnaire l\u2019avènement d\u2019un art nouveau, le maître de la lune avait plutôt perpétué à l\u2019écran les pratiques culturelles de son temps : lanterne magique, théâtre, photographie, sketch magique, pantomime, féerie, etc.à des fins de divertissement.C\u2019est la postérité qui poserait sur lui ce regard biaisé.Le fait qu\u2019il ait été un homme-orchestre, illusionniste et caricaturiste, pianiste, photographe, bonimenteur, peintre, auteur, acteur, metteur en scène et producteur aurait nourri ses vues animées, sans en faire un précurseur du langage cinématographique, apparu au cours des années 1910.Telle est la thèse défendue.Enregistreur d\u2019images Rappelons que Méliès avait assisté à la fameuse première projection des frères Lumière au sous-sol de l\u2019hôtel Scribe du boulevard des Capucines à Paris, le 28 décembre 1895, en comprenant l\u2019usage à tirer de cet extraordinaire cinématographe.Avec son propre appareil modifié et breveté, il s\u2019était mis à l\u2019œuvre, à sa manière.Sa prodigieuse carrière cinématographique \u2014 500 vues animées, d\u2019aucuns disent 600 \u2014 s\u2019est jouée entre 1996 et 1912 au Théâtre Robert- Houdin, qu\u2019il dirigeait et aux studios de Montreuil dès 1987.«Plus de la moitié de ses films sont en circulation.Depuis 1995, on en retrouve entre trois et cinq par année.» H aura ébloui les foules avec ses féeries, ses trucages à l\u2019écran, sa poésie rieuse, puis passa de mode, refit du théâtre avant d\u2019atterrir ruiné à la gare Montparnasse comme vendeur de jouets.Des admirateurs le redécouvrirent au cours des années 1920 avant de lui offrir un gala mémorable et un gîte au château d\u2019Qrly Ses fdms sont loués pour leurs effets spéciaux, leur imagination, mais non pour leur montage ou pour la narration.Il n\u2019utilisait pas de sous-titres, ne cherchait pas à animer la caméra elle-même.«Méliès n\u2019est pas passé à d\u2019autres stades du cinéma narratif comme Charlie Chaplin, Louis Feuillade, Griffith, explique André Gaudreault.S\u2019il ne s\u2019est pas renouvelé à partir de 1910, c\u2019est qu\u2019il voulait rester fidèle à ses champs de compétence, surtout les trucages, sans tenter de résister à la vague qui allait l\u2019emporter.Le voyage dans la lune demeure une oeuvre de montage et de narration.Dans Le royaume des fées, il a fait un grand nombre de découpages, mais il aura surtout gardé le cinéma dans le divertissement en y introduisant plusieurs procédés du théâtre et de la magie.» D\u2019abord illusionniste, il refusait de montrer ses trucs et le deus ex machina-, ceci expliquant peut-être les réquisitoires ultérieurs de Méliès contre les représentations plastiques de cinéastes et opérateurs de caméra des années 1920.Le surréaliste court métrage Un chien andalou de Luis Bunuel l\u2019exaspérait, trop porteur à ses yeux d\u2019effets de style au détriment du sujet à montrer.«Méliès voyait plutôt l\u2019appareil comme un enregistreur d\u2019images.» Vues animées Mais rien n\u2019est simple, ce pionnier qui disait ne pas établir grande différence entre ses vues animées et les féeries et pantomimes présentées à son théâtre, assura en 1932 le contraire: «fai toujours considéré que nous devons utiliser le cinématographe pour faire autre chose que ce que l\u2019on pouvait voir sur scène et qu\u2019il était inutile de faire un film s\u2019il n\u2019était pas purement cinématographique.» «Méliès se contredit dans ses lettres, répond André Gau-dreault.Il était amer à la fin de sa vie, se jugeant insuffisamment reconnu.» L\u2019expert québécois estime que la meilleure façon de respecter l\u2019esprit et l\u2019âme de ce créateur est de le célébrer pour ses vrais mérites, nombreux mais différents de ceux qu\u2019on lui attribue.«Méliès était un auteur de vues animées davantage que de cinéma.» De quoi alimenter encore les colloques du futur.Le Devoir NOMINATION SUITE DE LA PAGE 1 sont: Robert Lavigne, ex-d.g.de la SQ, Richard Bélanger, ex-d.g.de la police de Château-guay, ainsi que Danièle Mont-miny, qui a été secrétaire générale associée au ministère du Conseil exécutif sous le gouvernement de Jean Charest.Un conflit latent C\u2019était devenu un secret de Polichinelle que les relations n\u2019étaient pas au beau fixe entre le d.g.de la SQ Mario La-prise, nommé par le gouvernement péquiste dès son élection en octobre 2012, et le gouvernement libéral de Philippe Couillard.Ne jouissant pas de la pleine confiance du gouvernement, ce n\u2019était qu\u2019une question de temps avant qu\u2019on le retrouve ailleurs dans des fonctions moins stratégiques.Dès sa première conférence de presse en tant que premier ministre élu, le 8 avril, M.Couillard n\u2019avait pas fait mystère de son malaise.«C\u2019est un poste qui va être réévalué, c\u2019est clair», avait-il dit, à propos de M.La-prise, soupçonné par les libéraux d\u2019avoir des affinités avec le gouvernement précédent.Dès lors, M.Laprise semblait en sursis à la tête de la SQ.Au cours des derniers mois, invitée à quelques reprises par les médias à dire si oui ou non M.Laprise allait être confirmé dans ses fonctions, la ministre Thé-riault s\u2019était toujours montrée évasive, refusant de répondre.Normalement, M.Laprise devait diriger la SQ jusqu\u2019en octobre 2017.«On exauce son souhait» Mercredi, M\u201c® Thériault a insisté pour dire que M.Laprise n\u2019avait pas été limogé, et que le gouvernement avait simplement donné suite à sa demande de «relever de nouveaux défis».«Tout ce que je fais: on exauce le souhait de M.Laprise», a dit et répété à maintes reprises la ministre durant le point de presse, refusant de préciser les circonstances entourant ce départ précipité, trois ans avant l\u2019échéance du mandat.De plus, la ministre a indiqué qu\u2019elle n\u2019avait eu aucune conversation avec le directeur de la SQ relativement à sa démission.«Je n\u2019ai pas parlé à M.Laprise.» Interrogée à savoir si ce dernier serait toujours à la tête de la SQ s\u2019il avait voulu y demeurer, la ministre a jugé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une «question hypothétique» et n\u2019a pas voulu y répondre.Policier de carrière à la Sûreté du Québec, Mario Laprise s\u2019était notamment illustré aux commandes de l\u2019escouade Carcajou, qui luttait contre les motards criminels.Durant l\u2019intervalle, la direction de la SQ a été confiée à Luc Eillion, le directeur adjoint à la surveillance du territoire au sein de l\u2019organisation.Le PQ outré Le porte-parole de l\u2019opposition péquiste en matière de sécurité publique, Pascal Bé-rubé, a accusé la ministre Thé-riault de s\u2019être livrée à un règlement de comptes partisan.«Son agenda devait être public; il ne l\u2019est toujours pas.[.] On ne sait pas combien de fois elle a rencontré M.Laprise.[.]On n\u2019a rien fait pour assurer la confiance à Mario Laprise, qui a une fiche irréprochable.Là, la résultante, c\u2019est que Mario Laprise n\u2019est plus là, la ministre est toujours là», a dit le député péquiste.M.Bérubé ne s\u2019est guère montré plus rassuré quant au comité de sélection mis en place par Lise Thériault.«La ministre a créé des attentes importantes.Elle a dit qu\u2019on allait dépolitiser le processus.Qu\u2019en est-il du processus ?C\u2019est que c\u2019est seulement les libéraux qui vont nommer, parce qu\u2019elle nomme les gens qui vont lui faire des recommandations», a-t-il dit.Avec La Presse canadienne Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces orgamsations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019impnmene du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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