Le devoir, 19 août 2014, Cahier A
[" Changement de cap en vue dans la stratégie militaire en Ukraine Page B 5 , ^ Ma dolce casa en Sicile pour seulement 1 euro, c\u2019est possible Page B1 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C V N° 1 8 6 LE DEVOIR, LE MARDI 19 AOUT 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ i i '\u2022s, Des centaines de syndiqués ont pris d\u2019assaut l\u2019hôtel de ville de Montréal lundi en début de soirée.Réforme des régimes de retraite Grabuge à Fhôtel de ville de Montréal L\u2019inaction des policiers lors de la manifestation des employés municipaux indigne les élus r-ïtv's JACQUES NADEAU LE DEVOIR JEANNE CORRIVEAU Des centaines de syndiqués opposés à la réforme des régimes de retraite ont envahi la salle du conseil municipal de Montréal en début de soirée, lundi, semant le désordre à Ihôtel de ville.Furieux, le maire Denis Coderre a dénoncé le grabuge et promis qu\u2019il y aurait des conséquences aux gestes commis.Mais l\u2019attitude des policiers, qui ne seraient pas intervenus pendant le grabuge, soulève aussi de nombreuses questions.Les manifestants, qui s\u2019étaient réunis devant l\u2019hôtel de ville vers 18h30, sont entrés par centaines dans l\u2019édifice pour se diriger dans le hall d\u2019honneur et forcer la porte de la salle du conseil.Les gardes de sécurité ont été rapidement débordés et n\u2019ont pu les empêcher d\u2019investir les lieux.Brandissant une banderole sur laquelle on pouvait lire «Coderre voleur», les manifestants ont bruyamment occupé les lieux.D\u2019autres syndiqués sont montés sur les mezzanines, faisant voler des feuilles de papier dans toute la salle.En voulant prendre possession de ses objets personnels dans son pupitre, le conseiller de VOIR PAGE A 8 : MONTRÉAL Tensions raciales au Missouri « Baril de poudre » à Ferguson JEEE ROBERSON ASSOCIATED PRESS Un homme a défié l\u2019ordre de dispersion des policiers en s\u2019agenouillant pour prier lundi après-midi à Ferguson, au Missouri.PHILIPPE OREALI Il devait entreprendre ses études collégiales la semaine dernière.Michael Brown, un jeune Noir de 18 ans, s\u2019est plutôt fait transpercer par au moins six balles, dont deux à la tête, par un policier blanc de Ferguson au Missouri, le 9 août, sans raison évidente.Mais dans une région qualifiée encore aujourd\u2019hui A\u2019«hy-per-ségréguée», où les tensions raciales font partie du quotidien depuis des décennies, le plus remarquable est que ce type de bavure policière ne survienne pas plus fréquemment, ont estimé des experts américains interrogés par Le Devoir.La région de Saint-Louis est un véritable «monde de contraste et de division», note la profes-seure de droit et d\u2019études afro-américaines Kimberly Jade Norwood, de l\u2019Université Washington de Saint-Louis.D\u2019une part, la ville de Saint-Louis, largement dévitalisée et noire.De l\u2019autre, la banlieue urbaine, blanche.Tout autour: le nord du comté de Saint-Louis, où est situé Ferguson, essentiellement noir et appauvri.Le sud et l\u2019ouest du comté, essentiellement blancs, forment les parties les plus prospères de cette constellation de petites localités.VOIR PAGE A 8 : MISSOURI Lire aussi > Rien n\u2019a changé.Un éditorial de Serge Truffaut.Page A 6 Nouveau coup dur au Bloc Le député Claude Patry annonce son départ, le parti s\u2019interroge sur l\u2019avenir d\u2019un autre élu MARCO EORTIER Une autre secousse se fait sentir au Bloc québécois: une semaine après la démission fracassante du député Jean-François Fortin, un autre élu bloquiste, Claude Patry, doit annoncer ce mardi qu\u2019il quittera la vie politique au terme de son mandat, a appris Le Devoir.Le départ du député de Jonquière-Alma n\u2019est pas lié à la controverse qui a marqué l\u2019entrée en poste du chef bloquiste Mario Beaulieu, indiquent nos sources.Le militant souverainiste de 61 ans, élu en mai 2011 sous la bannière du Nouveau Parti démocratique (NPD), a confié à des proches qu\u2019il s\u2019adapte difficilement à la vie politique.Claude Patry, qui avait claqué la porte du NPD pour se joindre au Bloc en février 2013, doit annoncer sa retraite prochaine lors d\u2019un point de presse avec son chef, ce mardi matin dans sa circonscription, à Saguenay.Il a confirmé sa décision à Mario Beaulieu lors d\u2019une rencontre de trois heures des deux hommes, lundi après-midi au bureau du député, selon nos sources.Crise existentielle Le mouvement souverainiste québécois, qui traverse une crise existentielle depuis la défaite historique du Parti québécois en avril dernier, n\u2019est pas au bout de ses peines.Le PQ est dirigé par un chef intérimaire après la démission de Pauline Marois.Et le Bloc québécois paraît plus fragile que jamais: le parti ne détient plus que 3 des 75 sièges fédéraux au Québec, dont un député (Claude Patry) qui partira à la retraite, un autre (Louis Plamondon) qui est âgé de 71 ans et un troisième, André Bellavance, dont l\u2019avenir paraît incertain, selon des membres influents du parti.M.Bellavance est encore sonné après sa défaite sans équivoque aux mains de Mario Beau-lieu, couronné chef avec 53,5% des voix en juin dernier.«André [Bellavance] n\u2019avait pas vu venir le train Mario Beaulieu», indique une source au Bloc.Le député de Richmond-Arthabaska a pris de longues vacances, loin des projecteurs.Il n\u2019a VOIR PAGE A 8: BLOC L\u2019avenir politique d\u2019André Bellavance est incertain, selon des membres influents du parti Aujourd\u2019hui Actualités > Lac-Mégantic.Le rapport du Bureau de la sécurité des transports pourrait alimenter le recours collectif.Page A 2 Culture > Dans la gueule du look.L\u2019émission de Canal vie Quel âge me donnez-vous?crée la controverse.Page B 8 M Avis légaux.Décès.Météo Mots croisés Petites annonces' Sudoku.B4 A4 B6 B6 A4 B2 Pour une critique culturelle plurielle et forte Catherine Voyer-Léger pourfend le cliché de « l\u2019artiste raté » ALEXANDRE CADIEUX Devant l\u2019abondance de coups de cœur, de palmarès, de cotes étoilées et de commentaires superficiels et rachitiques, peut-on encore penser la critique comme un lieu de résistance?En succombant aux sirènes du placotage, du tapis rouge et de l\u2019enthousiasme tous azimuts, les médias modèlent-üs leur couverture de la culture en épousant trop étroitement les lignes de la marchandisation de cette dernière?Le critique est-il un chien de garde démocratique ou un parasite tristement nécessaire, comme encore trop d\u2019artistes aiment le dépeindre?Discussion avec Catherine Voyer-Léger sur ces questions forcément critiques.Consultons à ce sujet l\u2019inimitable Robert Lévesque, ex-chroniqueur théâtral au Devoir, qui introduisait en ces mots son recueil L\u2019allié de personne (Boréal) paru en 2003: «Chaque fois que l\u2019on tient, c\u2019est cyclique et superficiel, ce que l\u2019on appelle un \u201cdébat sur la critique\u201d [.], ce prétendu \u201cdébat\u201d, la plupart du temps provoqué par un \u201cpapier\u201d qualifié de \u201cméchant\u201d, ne suscitera qu\u2019une resucée de questions limitées, usées: \u201cest-il allé trop loin?\u201d, \u201ca-t-on le droit d\u2019écrire ça?\u201d, etc., VOIR PAGE A 8 : CRITIQUE wmm nw« puBiiiff y.niTBa FRANCIS VACHON LE DEVOIR 77831303443134 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI 19 AOUT 2014 ACTUALITES Pw» [2002]O(2m9 *\t* 9^- P < 1,'i,'' i*T\u201c 11.Ï «/ .iu:ëlr liï.iîi.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le Bureau de la sécurité des transports dévoile ce mardi son rapport d\u2019enquête final sur les causes du déraillement qui a fait 47 morts.LAC-MÉGANTIC Le rapport du BST pourrait alimenter le recours collectif MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec La communauté de Lac-Mé-gantic aura entre ses mains mardi matin le rapport d\u2019enquête final du Bureau de la sécurité des transports (BST) sur les causes du déraillement du train fantôme de la Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA) ayant coûté la vie début juillet 2013 à 47 personnes.Plusieurs Méganticois croisent les doigts afin d\u2019y trouver, enfin, des réponses à des questions toutes simples: «Comment?» et «Pourquoi?».La mairesse, Colette Roy Laroche, prendra connaissance, elle aussi mardi matin, des conclusions des enquêteurs du BST dépêchés à Lac-Mégantic dans la foulée de la tragédie ferroviaire.Elle partagera ses observations ensuite à l\u2019occasion d\u2019une conférence de presse.«On a tous hâte d\u2019avoir des réponses», a affirmé lundi son attaché de presse, Louis Longchamps.Les avocats pilotant le projet de recours collectif, Daniel La-rochelle et Jeff Orenstein, passeront au peigne fin le document de centaines de pages du BST.M® Orenstein, dirigeant du cabinet d\u2019avocats Consumer Plus de 3760 personnes affectées par le train de la mort devraient se joindre au recours Law Group, refusait toutefois d\u2019évaluer l\u2019importance du rapport du BST avant de l\u2019avoir parcouru.«Il est important de connaître tous les faits.» Le rapport du BST sera dévoilé à quelques jours de la reprise de l\u2019examen, au palais de justice de Sherbrooke, de la requête visant à autoriser un recours collectif, qui compterait vraisemblablement plus de 3760 membres dont la vie a été bouleversée par le «train de la mort».Le rapport du BST pourrait donner des munitions aux participants du projet de recours collectif, notamment en montrant du doigt une application laxiste de la réglementation ferroviaire par Transports Canada, selon le professeur à la faculté de droit de l\u2019Université Laval, Daniel Gardner.«Si le rapport du BST en vient à dire \u201cTransports Canada a mal appliqué les règles\u201d, il y aurait une arme supplémentaire donnée [aux auteurs] du recours collectif à être autorisé», a expliqué l\u2019expert en responsabilité civile.Les tribunaux prêteront assurément attention au rapport du BST, car il s\u2019agit d\u2019un «organisme indépendant» à l\u2019abri de pressions politiques, a-t-il souligné.Selon M.Gardner, les enquêteurs du BST confirmeront sans doute les informations colligées depuis le 6 juillet 2013 selon lesquelles le conducteur du train.Torn Harding, a incorrectement serré les Ireins manuels sur un nombre suffisant de wagons-citernes avant de laisser sans surveillance le convoi transportant du pétrole brut à Nantes.«Ça va probablement être confirmé, mais ce ne serait pas nécessairement une bonne nouvelle pour les victimes [puisque] même si elles gagnaient leur recours demain matin contre la MMA et son opérateur, elles [ne toucheraient pas d\u2019argent, car] ils n\u2019ont pas d\u2019argent!» a-t-il rappelé.La «plus grande chance» des membres du recours collectif serait de voir le BST reprocher sans détour à Transports Canada d\u2019avoir fait preuve de négligence.«Tout le monde s\u2019entend pour dire que la réglementation était insuffisante.Mais ce n\u2019est pas suffisant en droit pour amener un recours en responsabilité.[.] Pour poursuivre l\u2019État, il faut prouver une intention de nuire.Ça, c\u2019est loin d\u2019être évident», a fait valoir M.Gardner.Le Devoir Mines : plaidoyer pour une évaluation de tout le secteur Un collectif estime que le BAPE ne suffit pas BAHADOR ZABIHIYAN Un groupe de citoyens s\u2019inquiète des projets de mines à ciel ouvert au Québec et estime que les consultations du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BARE) ne suffisent plus.La Coalition pour que le Québec ait meilleure mine est notamment préoccupée par deux imposants projets en Abitibi-Te-miscamingue, pour lesquels des décisions importantes seront prises au cours de l\u2019automne.«Nos membres, qui sont un peu partout dans les régions du Québec, sont très, très préoccupés par la multiplication des mines à ciel ouvert, les règlements ne sont pas du tout adaptés à la réalité de ce type d\u2019exploitations», affirme Ugo Lapointe, le porte-parole de cette coalition.Le regroupement s\u2019inquiète particulièrement de deux projets de mines : celui de Royal Nickel, près des municipalités de Launay et de Trécesson, à l\u2019ouest d\u2019Amos, e^celui de Mine Arnaud à Sept-Iles.Le projet de Royal Nickel inquiète particulièrement M.La-pointe.Si la mine voit le jour, il s\u2019agira d\u2019un des projets de mine à ciel ouvert les plus importants au Canada, selon la compagnie : 5 kilomètres de long, 1,4 kilomètre de large et 560 mètres de profondeur.«Il est extrêmement difficile, voire impossible pour une mine de l\u2019envergure de celle proposée par Royal Nickel, de respecter l\u2019intégralité des normes de protection de l\u2019en- Les projets de Royal Nickel et de Mine Arnaud inquiètent davantage vironnement et de la santé», lit-on dans le rapport rédigé par la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, et déposé au BARE fin juillet.Le BARE «ne marche pas, on ne peut plus le faire projet par projet, il faut quelque chose de plus générique», soutient M.Lapointe.Rierre-Rhilippe Dupont, directeur du développement durable de Royal Nickel, estime que la compagnie a travaillé pendant quatre ans en «amont» avec tous les citoyens concernés afin que le projet prenne en compte les préoccupations des résidents de Launay et Tréces-son, qui comptent respectivement 260 et 1100 habitants.Seulement une demi-douzaine de résidents de la région sont venus s\u2019exprimer lors des audiences du BARE, dit-il.M.Dupont estime que ce nombre prouve que la minière a pu répondre aux questions des citoyens, avant que les audiences ne commencent.Le BARE devrait rendre sa décision cet automne.Quant au dossier de la Mine Arnaud, il est présentement en analyse environnementale au ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.Il a été jugé «inacceptable dans sa forme actuelle» et les responsables de la Mine Arnaud sont en discussion avec le ministère afin d\u2019y apporter des changements.Une décision du ministère est attendue à l\u2019automne.Le Devoir SURDIAGNOSTIC UÂMQ aimerait moins de médicaments AMELIE DAOUST-BOISVERT Afin de contrer le surdiagnostic, qui pèse autant sur les patients que sur le réseau de la santé et les finances publiques, l\u2019Association médicale du Québec (AMQ) demande la collaboration du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.Car l\u2019excès d\u2019analyses sanguines ou d\u2019imageries par résonance magnétique, par exemple, entraîne le diagnostic de maladies qui n\u2019auraient jamais causé ni symptômes ni mort et l\u2019administration de traitements dont les coûts et les risques dépassent les bénéfices.Il faut combattre la certitude que «plus, c\u2019est mieux» en matière de soins de santé, selon l\u2019AMQ.Rubliant un premier plan d\u2019action, les médecins sollicitent le ministre afin de «coordonner les efforts qui devront être déployés dans les pro-chqines années».Eliminer 20% des tests diagnostiques inutiles pourrait permettre d\u2019économiser jusqu\u2019à 5 milliards, selon les estimations de l\u2019AMR.«Le surdiagnostic, ce n\u2019est pas seulement la faute des médecins, dit le D'' Laurent Marcoux, président de l\u2019AMQ, qui œuvre à sensibiliser ses pairs.Il y a aussi les patients, le système, la culture dans laquelle on baigne.» Entre autres idées, l\u2019AMQ propose la mise en ligne de calculateurs de risques chirurgicaux et autres outils de prise de décision, destinés tant aux pqtients qu\u2019aux médecins.Evidemment, ces guides devraient être élaborés à partir des données scientifiques probantes.Le D'' Marcoux donne l\u2019exemple du banal mal de dos, qui afflige bon nombre de Québécois.«On peut bien demander une imagerie par résonance magnétique.Mais que fait-on avec le résultat?Le même traitement que sans l\u2019examen», explique-t-il.Or, le patient en récoltera une dose d\u2019inquiétude, en plus d\u2019une irradiation qui aurait pu être évitée.Le ministre Barrette ne rencontrera pas l\u2019AMQ, indique son attachée de presse, car la question relève du Collège des médecins.Mais «la réflexion sur la pertinence des soins et des examens est amorcée au rni-nistère», indique Marie-Eve Morneau.Le Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Rh.D.Vieux Montréal 514.845.5545 i é ' I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierrette Thériault-Martel n\u2019entend pas baisser les bras dans le conflit qui l\u2019oppose à Eddy Savoie.poursuite-bAillon au chsld Une victoire pour les vulnérables AMELIE DAOUST-BOISVERT La citoyenne à qui l\u2019homme d\u2019affaires Eddy Savoie a été condamné à verser près de 300000$ pour avoir intenté une «poursuite-bâillon» n\u2019entend pas baisser les bras si le propriétaire de résidences pour aînés fait appel.Rierrette Thériault-Martel se bat depuis trois ans devant les tribunaux, des années qui ont été difficiles.«Je défends les faibles.Je ne pouvais pas abandonner», a-t-elle expliqué en conférence de presse, lundi matin, quelques jours après que le juge Gary D.D.Morrison eut décrété que la poursuite intentée contre elle par M.Savoie en 2011, d\u2019un montant de 400000$, était abusive et visait à faire taire cette leader d\u2019un mouvement de dénonciation des conditions de vie des personnes hébergées au CHSLD en RRR Saint-Lambert-sur-le-Golf, oû la mère de M\u201c® Martel vivait.«Je suis soulagée, dit M\u201c® Martel à propos du jugement.Ma victoire, c\u2019est de permettre aux familles d\u2019intervenir quand c\u2019est nécessaire et de ne pas être effrayées.» Son avocat, M® Jean-Rierre Ménard, espère en effet que ce jugement dissuadera d\u2019autres propriétaires de résidences d\u2019intimider des patients ou des familles ou d\u2019intenter des poursuites.«Ce jugement déborde de beaucoup ce cas particulier, selon M® Ménard.Tous ceux qui défendent le bien commun, que ce soit en environnement, en santé, en défense des locataires, devraient aujourd\u2019hui se sentir mieux protégés.» Il observe que, même dans les établissements publics, le «matraquage judiciaire contre les usagers» est de plus en plus fréquent.Intimidation Une attitude que Louis Rla-mondon assimile à de l\u2019intimidation.«Par des menaces d\u2019éviction, des privations de services, l\u2019intimidation est quotidienne» dans certains milieux d\u2019hébergement, selon le porte-parole de l\u2019Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées.«Il y a une culture de l\u2019impunité qui se développe, sachant que les per- sonnes n\u2019ont pas les moyens d\u2019entamer des procédures».Dans cette bataille digne de David contre Goliath, M\u201c® Martel est prête à résister à toute contre-attaque.«Je vais continuer s\u2019il le faut.Je suis une femme de conviction», martèle-t-elle.Eddy Savoie a trente jours pour signifier ses intentions.Si la Cour d\u2019appel devait accepter d\u2019entendre la cause, M® Ménard promet d\u2019exiger des dommages punitifs plus élevés.Selon M® Ménard, les soins prodigués au CHLSD Saint-Lam-bert-sur-le-Golf souffrent toujours de lacunes.Cette condamnation devrait amener le gouvernement à «faire un examen de conscience» sur la pertinence de maintenir le lien contractuel qui le lie avec l\u2019établissement L\u2019Agence de la Santé et des Services sociaux de la Mon té-régie estime toutefois que ce jugement «n\u2019a aucune incidence» sur le contrat qui la lie avec le Groupe Savoie pour le CHSLD en RPR, indique le responsable des communications Erançois Simard.Le Devoir Les Algonquins plaident devant la Cour supérieure Les Algonquins qui vivent dans la forêt de la réserve de La Vérendrye ont eu l\u2019occasion de présenter leurs arguments au juge de la Cour supérieure à Montréal lundi, afin de le convaincre de délivrer une injonction pour obliger Louisiana Pacific de cesser les coupes forestières.Mardi, l\u2019avocat de la compagnie présentera ses arguments.Les membres de la Nation algon-quine du bassin versant de la rivière des Outaouais estiment que ces activités de coupes à blanc menacent l\u2019écosystème.« On est dépendants de ce territoire pour survivre [.] Ça va avoir un effet sur notre économie et sur la façon dont on gagne notre vie », affirme Charles Ratt.Louisiana Pacific n\u2019a pas donné suite à la demande d\u2019entrevue du Devoir.Le Devoir L\u2019étiquetage des analgésiques opioïdes modifié Ottawa \u2014 Le gouvernement fédéral a annoncé une modification de l\u2019étiquetage des médicaments appartenant à la catégorie des «analgésiques opioïdes â libération contrôlée».Ottawa veut ainsi empêcher l\u2019abus des opioïdes, tels l\u2019Oxy-Contin, qui peuvent entrmner de graves conséquences pour la santé.L\u2019étiquetage a été modifié pour retirer l\u2019utilisation contre la douleur «modérée».La ministre de la Santé, Rona Ambrose, a mentionné lundi que le Canada était maintenant le deuxième consommateur par habitant de ces médicaments dans le monde, derrière les Etats-Unis.Près d\u2019un million de jeunes Canadiens âgés de 15 à 24 ans ont déclaré avoir utilisé des médicaments d\u2019ordonnance au cours des 12 mois qui ont précédé une enquête réalisée en 2012.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MARDI 19 AOUT 2014 A AfJIlALITES L\u2019ISLE-VERTE Les architectes réclament une enquête élargie ISABELLE PORTER à Québec Ly Ordre des architectes du Québec (OAQ) < juge limitée la demande des propriétaires de la Résidence du Havre ppur obtenir la tenue d\u2019une enquête publique.A leurs yeux, leur requête ne s\u2019attarde pas assez au bâtiment.«E ne faudrait pas que l\u2019essentiel des discussions et du temps des commissaires soit consacré à analyser la réponse du Service de sécurité et d\u2019incendie de la municipalité et sa responsabilité», écrit l\u2019Ordre dans une lettre ouverte adressée lundi au premier ministre Philippe Couülard.Pour sa présidente, Sylvie Dion, cela «occulterait les causes qui se trouvent en amont de l\u2019événement».L\u2019Ordre des architectes rappelle qu\u2019un de ses membres, Camil Fontaine, avait été sanctionné en 2007 dans le dossier de la Résidence du Havre.On lui reprochait d\u2019avoir apposé son sceau sur des plans de construction qu\u2019il n\u2019avait pas lui-même conçus, ce qu\u2019on appelle un «sceau de complaisance».Les plans ne concernaient pas l\u2019ancienne partie du bâtiment où le feu a pris naissance.Mais aux yeux de l\u2019OAQ, les façons de faire ne doivent pas moins être examinées.Dés lors, l\u2019Ordre demande à la commission d\u2019enquête de se pencher sur le «suivi» des bâtiments qui ont été réalisés sous «le sceau de complaisance», voire d\u2019évaluer si les «technologues, propriétaires et entrepreneurs concernés» ne devraient pas être sanctionnés eux aussi.A l\u2019heure actuelle, l\u2019Ordre se contente de diffuser de l\u2019information lorsque l\u2019un de ses membres est sanctionné.Or puisque les sanctions surviennent souvent après la construction, la présidente se demande si cela est suffisant.Mme Dion souligne que les procédures ont été revues à la suite d\u2019autres drames.Elle donne l\u2019exemple de la mort d\u2019une femme à la suite de l\u2019effondrement, en 2009, d\u2019une dalle de béton à Montréal.Après des recommandations du coroner, la réglementation sur les façades avait été modifiée.La semaine dernière, les propriétaires de la Résidence du Havre, Roch Bernier et Irène Plante, ainsi que leur avocat, Guy Bertrand, avaient demandé au gouvernement de lancer une enquête publique sur les circonstances de l\u2019incendie qui a causé la mort de 32 personnes âgées l\u2019hiver dernier.L\u2019Ordre des architectes veut qu\u2019on se penche sur le suivi des bâtiments Le Devoir I jiJMiii.^ rnillltliiiiiikiii mill jtiMi nil ^_____________ ,, » i\t» dS^riiiÉiPiiHiin !£¦! I n \"mllî \\\t[irjiiiummi IMlïm ^\"llllinmmifl^Hi J , I I I t fil .U) fiirjiloB m T^mmminniiiimiirin ** sasFïTPirnrEn W jnniirfHrtirrriïOfK/fl/fffflil/IK/ll/ JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEV( Plusieurs maires d\u2019arrondissement estiment que la réforme annoncée par le maire Coderre aura des impacts concrets négatifs pour les Montréalais.REFORME DU FINANCEMENT DES ARRONDISSEMENTS Les services aux citoyens seront touchés Le maire du Plateau réfléchit à une taxe spéciale JEANNE CORRIVEAU La réforme du financement des arrondissements annoncée en juillet dernier par Denis Coderre aura des effets directs sur les services aux citoyens, soutiennent plusieurs maires d\u2019arrondissement.Compte tenu des compressions imposées au Plateau-Mont-Royal, le maire Luc Ferran-dez envisage même le recours à une taxe spéciale.Dans la foulée de la réforme du financement, le Plateau verra son budget fondre de 12,7%.Pour boucler le budget 2015, la ville-centre a fait plusieurs recommandations au Plateau, lui suggérant notamment de supprimer 730000$ dans son budget du déneigement, un service qui fait pourtant l\u2019objet de maintes critiques dans le passé.L\u2019arrondissement devra aussi réduire de 3,2 millions les services de la voirie et de 1,9 million celui de la propreté et de l\u2019arboriculture, a précisé M.Ferrandez.Le maire Ferrandez reproche à l\u2019administration de ne pas tenir compte d\u2019importants paramètres, comme l\u2019achalandage des parcs, pour faire ses calculs.«C\u2019est calculé au mètre carré.Le parc dans le fin fond de Pierrefonds-Roxhoro a le même financement que le parc Laurier, alors que le parc Laurier est une ruche.Je ne me permettrai pas de couper dans les parcs», a-t-il soutenu.«Absorber la non-indexation des budgets, ce serait possible en étant extrêmement imaginatif mais avec la réforme, je n\u2019y arrive pas.» Le maire Ferrandez n\u2019écarte pas la possibilité d\u2019imposer une taxe spéciale.«On va y réfléchir.C\u2019est clairement un scénario sur la table )) Luc Ferrandez, maire du Plateau Je ne veux pas en faire l\u2019annonce, mais c\u2019est clairement un scénario sur la table», a-t-il dit.Contraint de réduire de 19,3% ses dépenses, l\u2019arrondissement d\u2019Outremont est encore plus durement touché par la réforme.« C\u2019est catastrophique», dit la mairesse, Marie Cinq-Mars.Les dépenses liées au déneigement devront être réduites de 22 % alors que celles des travaux publics, comme l\u2019entretien des parcs et des installations sportives et la gestion des matières résiduelles, devront être amputées de 55%, indique M™® Cinq-Mars qui dit mal comprendre les critères qui ont conduit l\u2019administration Coderre à calculer ces compressions.«Ça fait 10 ans que notre budget n\u2019est pas augmenté.Chaque année, on négocie avec la ville-centre pour avoir plus, a-t-elle rappelé.On fait des pieh et des mains pour allonger chaque dollar.On nous coupe, et f avoue que je trouve ça méprisant.C\u2019est difficile à accepter.» M™® Cinq-Mars envisage la possibilité de sonder les citoyens sur leur volonté de demeurer au sein de la Ville de Montréal, mais hésite à prononcer le mot «défusion».Rosemont-La Petite-Patrie fait partie des arrondissements dont le budget sera augmenté \u2014 de 3,8% \u2014, mais globalement, il lui faudra quand même supprimer 1,4 million dans ses dépenses, soutient François Croteau.Pour boucler le budget, cinq postes de bibliothécaires seront abolis, a indiqué M.Croteau.Partisanerie Denis Coderre a fait «de la petite politique» en élaborant sa réforme du financement des arrondissements, accuse le chef de l\u2019opposition, Richard Bergeron.Selon lui, les arrondissements quj ont fait élire de nombreux représentants d\u2019Equipe Coderre ont été mieux traités que les arrondissements de l\u2019opposition, soutient-il.«Cette réforme, présentée comme étant technique, c\u2019est de la petite politique : faire payer ceux qui n\u2019ont pas voté du bon bord et récompenser ceux qui ont voté du bon bord.Ça se double d\u2019une attaque contre le cœur de Montréal au profit de la périphérie», a soutenu Richard Bergeron.Les quatre arrondissements centraux, soit Ville-Marie, le Plateau-Mont-Royal, Rosemont-La Petite-Patrie et le Sud-Ouest, qui verront leurs budgets amputés de 29,6 millions, comptent 14 éjus de Projet Montréal et aucun représentant de l\u2019Équipe Coderre, a Mt valoir M.Bergeron.En revanche, quatre arrondissements périphériques bénéficieront dç 15,9 millions alors qu\u2019ils comptent 19 élus de l\u2019Équipe Coderre, a noté M.Bergeron.Questionné sur ce sujet à la séance du conseil municipal, le maire Coderre s\u2019est défendu d\u2019avoir fait preuve de partisanerie.Le Devoir Ottawa bilingue: le débat prend de l\u2019ampleur PHILIPPE ORFALI à Ottawa Ly une des revendications de ' longue date de la communauté francophone de l\u2019Ontario refait surface alors que s\u2019amorce, dans la capitale canadienne, la campagne électorale municipale.Différents groupes de citoyens réclament une fois de plus qu\u2019Ottawa devienne officiellement bilingue, à l\u2019instar de villes comme Bruxelles et Moncton.Un débat qui prend maintenant une ampleur nationale.Même s\u2019il s\u2019agit de la capitale du Canada et de l\u2019un des principaux foyers de la population franco-ontarienne, la Ville d\u2019Ottawa n\u2019est toujours pas officiellement bilingue.Ét l\u2019actuel maire d\u2019Ottawa, Jim Watson, n\u2019a pas l\u2019intention de rouvrir ce débat, à près de deux mois des élections.En 2001, les conservateurs de Mike Harris allaient de l\u2019avant avec la fusion des 11 municipalités de la région, sans donner de statut bilingue à la nouvelle ville.Malgré leurs promesses, les libéraux ontariens, dont faisait alors partie M.Watson, ne firent pas d\u2019Ottawa une ville bilingue, une fois au pouvoir.Aujourd\u2019hui, une politique municipale sur les services en français prévoit l\u2019offre de services en français, mais cette mesure demeure imparfaite, et des inégalités subsistent.Elle peut en outre être abrogée par un simple vote du conseil, arguent les partisans du bilinguisme, qui souhaiteraient voir ?m BRIAN/CC Des groupes de citoyens aimeraient faire d\u2019Ottawa une ville bilingue, à l\u2019instar de Bruxelles et de Moncton.cette reconnaissance inscrite dans la loi constituante de la ville à temps pour le 150® de la Confédération, en 2017.L\u2019idée n\u2019est pas nouvelle : en 1970, la Commission d\u2019enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (Laurendeau-Dunton) La politique municipale actuelle sur l\u2019offre de services en français demeure imparfaite en faisait l\u2019une des principales recommandations de son rapport.Une proposition ressuscitée au cours des derniers mois par le Mouvement pour une capitale officiellement bilingue, piloté par un collectif de juristes, d\u2019universitaires et de gens d\u2019affaires.Cette proposition a récolté au cours des dernières semaines l\u2019appui du Parti libéral et du NPD fédéraux, et l\u2019approbation tacite de la procureure générale de l\u2019Ontario, Madeleine Meilleur.La première ministre Kathleen Wynne se montre plus prudente, affirmant que c\u2019est à la Ville d\u2019Ottawa de faire ses propres choix.L\u2019idée reçoit également l\u2019appui de nombreux candidats aux postes de conseillers municipaux.Pour le porte-parole du PLC en matière de langues officielles, Stéphane Dion, cette reconnaissance du fait français dans la capitale tombe sous le sens.«Au-delà du symbole, cela donnerait une péren- nité à la politique de bilinguisme, confiait-il au Droit la semaine dernière.On pense qu\u2019un pays bilingue devrait avoir une capitale bilingue.» Une prise de position identique à celle de Nycole Tur-mel, whip du NPD et députée de Hull-Aylmer, dans la région de la capitale.Tissu social L\u2019une des instigatrices du mouvement, la politologue Linda Cardinal, va plus loin.«Le bilinguisme est une caractéristique fondamentale du Canada, il fait partie du tissu social de notre ville.C\u2019est incompréhensible que le maire de la capitale du pays fasse comme s\u2019il ne prenait pas ce rôle au sérieux.» Près de 20% de la population d\u2019Ottawa est francophone, rappelle-t-elle.Jim Watson n\u2019a pas donné suite aux demandes d\u2019entrevues du Devoir, lundi.Dans un courriel, un porte-parole a déclaré que la position est «la même depuis qu\u2019il a était élu» Isic], c\u2019est-à-dire qu\u2019il «ne supporte pas» Isic] la désignation d\u2019Ottawa comme ville bilingue, car l\u2019actuelle politique sur les services en français fonctionne.Jim Watson compte «continuer le travaille» Isic] effectué ces dernières années «plutôt que de s\u2019engager dans un long débat sur les langues officielles».En l\u2019absence d\u2019adversaires sérieux, Jim Watson persiste et signe, n\u2019en déplaise à la population francophone d\u2019Ottawa.Le Devoir CPE Québec supprime une allocation pour les milieux défavorisés MARCO BÉLAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le ministère de la Famille mettra fin cette année à l\u2019allocation spéciale versée aux services de garde implantés dans les milieux défavorisés.La présidente de l\u2019Association québécoise des CPE (AQCPE), Gina Gasparini, y voit une nouvelle attaque sur les «services directs aux enfants» de la part du gouvernement libéral.La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, a donné son feu vert à l\u2019abolition d\u2019un programme instauré il y a huit ans afin de mieux outiller les responsables de services de garde à pied d\u2019œuvre dans des secteurs défavorisés, a rapporté Radio-Canada lundi.Le gouvernement du Québec épargnera quelque 3 millions de dollars.Les sommes allouées permettaient notamment à des services de garde de recourir à des spécialistes \u2014 par exemple des orthophonistes \u2014 afin de porter main-forte à des enfants aux prises avec des difficultés de langage.«Ça va avoir un impact, c\u2019était un service direct aux enfants», a affirmé M™® Gasparini sur les ondes de Radio-Canada, tout en rappelant les «compressions de 70 millions de dollars que lies services de garde ont] subies depuis un an».Mauvaise surprise Cette «mauvaise surprise» s\u2019abat sur «les familles les plus démunies du Québec», a déploré le député péquiste, Mathieu Traversy.Le porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de famille a dénoncé lundi l\u2019improvisation caractérisant, selon lui, le resserrement des dépenses budgétaires au sein du gouvernement libéral.La ministre Francine Charbonneau a encore une fois fait fi de l\u2019avis de la commission de révision permanente des programmes \u2014 dont une première série de recommandations est attendue dès octobre 2014 \u2014, a-t-il fait soutenu.«C\u2019était une mesure temporaire.Comme les objectijs sont atteints, comme les bureaux de coordonnateurs ont 33 millions de dollars de surplus, il faut faire des choix», a expliqué l\u2019attachée de presse de M™® Charbonneau, Lindsay Jacques-Dubé.«Au départ, ça devait se terminer en 2010.On a quand même allongé le programme jusqu\u2019en 2014.» Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI 19 AOUT 2014 ACTUALITES Û MIGUEL MEDINA AGENCE ERANCE-PRESSE UUNICEF appelle à investir massivement dans les secteurs de la santé et de l\u2019éducation, en particulier pour les filles.En Afrique, un immense défi démographique Deux milliards de naissances à venir d\u2019ici à 2060, prévient FUNICEF Présenté à Johannesburg (Afrique du Sud) le 12 août, un rapport de l\u2019UNICEF sur la démographie africaine souligne l\u2019importance des défis auxquels le continent va être confronté au cours des prochaines décennies.CHARLOTTE BOZONNET Hausse exponentielle de sa population, urbanisation galopante : les tendances sont connues, mais l\u2019actualisation des projections par l\u2019agence des Nations unies pour l\u2019enfance offre un nouvel éclairage.L\u2019Afrique va vivre «une transition démographique d\u2019une ampleur et d\u2019une rapidité sans précédent», soulignent clairement les auteurs du rapport 4/rf^Me.' génération 2030.Sa population va continuer à croître à un rythme soutenu jusqu\u2019à la fin du XXL siècle.En 1950, l\u2019Afrique ne représentait que 9% de la population mondiale.En 2050, un quart de l\u2019humanité sera africain, puis 40% d\u2019ici à 2100.L\u2019Afrique, qui a 1,2 milliard d\u2019habitants aujourd\u2019hui, en comptera 2,4 milliards en 2050, puis 4,2 milliards à la fin du siècle.Autre fait majeur: l\u2019urbanisation observée ces dernières décennies va se poursuivre à un rythme effréné.En 1950, 14% des Africains vivaient en Les bouleversements auxquels le continent est confronté sont un enjeu vital pour Vhumanité )) Rapport de l\u2019UNICEF sur la démographie africaine ville; ils sont aujourd\u2019hui 40% et devraient être près de 60% en 2050.À la fin des années 2030, les urbains devraient pour la première fois être plus nombreux que les ruraux.La croissance de nombreuses villes s\u2019annonce impressionnante.Au Nigeria, Lagos, aujourd\u2019hui deuxième agglomération urbaine d\u2019Afrique, verra sa population doubler en quinze ans pour atteindre 24\tmillions d\u2019habitants en 203Q.La population du Caire, en Egypte, passera de 19 à 25\tmillions d\u2019habitants.«L\u2019un des résultats les plus importants du rapport concerne le déplacement massif de la population des enfants vers l\u2019Afrique», souligne fUNlCEF.D\u2019ici à 2050, alors que le taux de natalité faiblira dans de nombreux pays développés, près de 2 milliards d\u2019enfants naîtront en Afrique, soit 41% des naissances mondiales.Des chiffres supérieurs aux précédentes projections.En 2012, l\u2019agence de l\u2019ONU prévoyait qu\u2019en 2050 un enfant sur trois serait africain.Selon de nouveaux calculs, ce sont 40% des enfants de moins de 5 ans qui vivront sur ce continent à cette date.Le nombre des moins de 18 ans passera de 547 millions en 2015 à près d\u2019un milliard d\u2019ici à 2050.Pauvreté élevée Le Nigeria, première économie du continent, «requiert une attention particulière», souligne rUNlCEF.Déjà doté de la plus forte natalité du continent, le pays «enregistrera à lui seul près d\u2019une naissance mondiale sur dix».Sa population sera multipliée par 2,5 en 35 ans (440 millions d\u2019habitants en 2050).Devant une telle croissance démographique, alliée à un taux de pauvreté toujours très élevé (environ 60% de la population d\u2019Afrique subsaharienne vit avec moins de 2$ par jour), FUNl-CEF appelle à investir massivement dans les secteurs de la santé, de l\u2019éducation, en particulier pour les filles.«Les bouleversements démographiques auxquels le continent est confronté sont un enjeu vital pour l\u2019humanité», souligne le document.Les conditions de vie des plus jeunes sont un point majeur selon rUNlCEF Si de nets progrès ont été réalisés sur le plan de la survie des enfants africains depuis les années 2000, «le continent enregistre encore la moitié de l\u2019ensemble des décès d\u2019enfants» dans le monde.Projections à actualiser Sans ces investissements, il sera impossible pour le continent de faire de cette hausse démographique un levier de développement, estime l\u2019agence de rONU, et ce, malgré des taux de croissance économique élevés.Pour autant, les auteurs du document reconnaissent les limites d\u2019un tel exercice : les projections ne sont pas gravées dans le marbre et les disparités entre pays et régions sont très importantes.Mais «ce rapport doit servir de catalyseur à un débat international, régional et national sur les enfants africains, a expliqué Leila Gharagozloo-Pakkala, directrice générale de l\u2019UNICEF pour l\u2019Afrique de l\u2019Est et l\u2019Afrique australe.En investissant aujourd\u2019hui dans les enfants \u2014 leur santé, leur éducation \u2014, l\u2019Afrique pourrait tirer des avantages économiques auparavant connus par d\u2019autres régions et d\u2019autres pays qui ont vécu des changements démographiques similaires.» Le Monde EBOLA Les malades en faite inquiètent an Liberia ZOOM DOSSO à Monrovia Des malades d\u2019Ebola étaient activement recherchés lundi au Liberia après leur évasion d\u2019un centre d\u2019isolement attaqué et pillé par des habitants, qui renforce l\u2019inquiétude dans le pays le plus frappé par l\u2019épidémie.Sur le continent, la cascade de mesures préventives s\u2019est poursuivie lundi.Le Cameroun a fermé toutes ses frontières avec le Nigeria, et le Burkina Faso a reporté une réunion de l\u2019Union africaine prévue début septembre, en raison d\u2019un «défi sanitaire».Au Nigeria même, où quatre patients en observation sont pourtant sortis de l\u2019hôpital, selon le ministre de la Santé, les organisateurs du grand festival de culture yoruba à Osogbo (sud-ouest) ont demandé aux personnes étrangères à la ville de ne pas venir, par crainte de propagation de l\u2019épidémie.Avec 413 morts sur un total de 1145 victimes en Afrique de l\u2019Ouest, le Liberia est le plus sévèrement touché, selon le dernier bilan de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) : malgré l\u2019instauration de l\u2019état d\u2019urgence le 6 août, il a dépassé depuis la Sierra Leone, puis la Guinée.Selon les autorités sanitaires, 17 patients testés positifs au virus Ebola ont fui le centre d\u2019isolement, récemment installé dans un lycée de West Le Cameroun a fermé toutes ses frontières avec le Nigeria Point, une banlieue de la capitale Monrovia, attaqué dans la nuit de samedi à dimanche par des hommes armés de couteaux et de gourdins.«Jusqu\u2019à ce matin, on recherchait toujours ces 17 malades qui ont fui le camp, mais on ne les a pas encore retrouvés», a déclaré le ministre de l\u2019Information Lewis Brown.«Le pire est que ceux qui ont pillé le centre ont pris des matelas et des draps souillés des fluides venant du corps des malades», a-t-il souligné, évoquant une possible mise en quarantaine du quartier d\u2019environ 75000 habitants, comme c\u2019est déjà le cas pour trois provinces du nord.«Ces voyous qui ont pillé le centre sont tous maintenant probablement porteurs du virus Ebola.La mise en quarantaine du quartier pourrait être une solution», a-t-il prévenu.Selon des témoins, les assaillants criaient des slogans hostiles à la présidente Ellen Johnson Sirleaf et assuraient qu\u2019«f/ n\u2019y a pas d\u2019Ebola» dans le pays.Plusieurs organisations internationales, dont l\u2019OMS, l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (OACl) et l\u2019Association internationale du transport aérien (lATA), ont annoncé lundi la création d\u2019un groupe de travail pour fournir «des informations au secteur du voyage et du tourisme ainsi qu\u2019aux voyageurs».Agence France-Presse Éléphants: chiffres alarmants snr le braconnage Le braconnage des éléphants d\u2019Afrique, alimenté par une forte demande d\u2019ivoire provenant surtout de Chine, pourrait être pire que prévu ces dernières années, selon de nouveaux chiffres alarmants qui accroissent les craintes pour la survie de l\u2019espèce.Le taux moyen annuel d\u2019éléphants abattus illégalement de 2010 à 2012 par rapport à la population de ces animaux sur le continent africain a atteint 6,8%, ce qui correspond à 33 630 de ces mamrnifères tués chaque année durant cette période, soit plus de 100000 abattus sur trois ans, estime cette recherche parue lundi dans les Comptes rendus de l\u2019Académie américaine des sciences (PNAS).Même si ce taux a légèrement reculé de 2012 à 2013, il demeure à un niveau trop élevé qui entraîne un déclin des populations d\u2019éléphants de 2 à 3% par an après avoir pris en compte le taux de reproduction.LAfrique centrale a été la plus touchée par le braconnage.Dans cette région, les populations d\u2019éléphants ont diminué de 63,7% de 2002 à 2012.Agence France-Presse Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesamionces@ledevoir.com I \u2022 N \u2022 D REGROUPEMENIS DE RUBRIQUES 100 «199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL \t100-150 Achat-vente-échange 160-199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 ¦ 250 Achat-vente-échange 251 ¦ 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICUTES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 1 7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit \tn \t \t \tFondation 1 877 336-4443\tquébécoise www.fqc.qc.ca\tdu cancer APPARÎEMENÎSEÎ L06EMENÎSÀL0UER OFFRE A PARTAGER DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-locatlon), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pailler ce handicap.MOREAU & SHERBROOKE R.de c.1500 p.c., aspect loft, rénové avec goût, calme, bols franc, Stat.Jardin.2 min.métro.1 650$.514 848-9770 514 206-9770 OUTREMONT-190 Willowdale 3 1/2 rénovés, près métro, UdeM.Chauffés, eau ch., poêle/frigo, asc.514 738 5663-514 735-5331 OUTREMONT-5, Vincent d'Indy 11/2, 31/2, 41/2 rénovés près métro, UdeM.Poêle/frigo.Chauffé, eau chaude.Ascenceur.514 737-8055\t514 735-5331 PLATEAU - PARC LAFONTAINE 1 1/2,16e, long terme.Piscine, gym, sauna, électros, a/c.LIBRE.775$ chauffé 514 523-6927 ST-LAMBERT Superbe h-duplex 61/2, lumineux, rénové, secteur de choix, idéal couple 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Devoir est présentement à la recherche d'un (e) responsable du service à la clientèle.Il s'agit d'un remplacement de congé de maladie pour une période indéterminée de 35 heures/semaine.Sommaire: Sous l'autorité de la vice-présidente développement, le responsable du service à la clientèle gère les activités de mise en marché du journal.Il supervise le service à la clientèle et coordonne les activités de livraison du journal avec le distributeur.Description de tâches : \u2022\tParticiper à l'élaboration des stratégies d'acquisition et de rétention d'abonnement pour l'imprimé et le numérique \u2022\tGérer le département du service à la clientèle \u2022\tS'assurer de l'application des contrats d'impression, de distribution et assurer un lien permanent avec ces sous-traitants \u2022\tProduire les rapports nécessaires aux utilisateurs internes et externes Exigences : \u2022\tBAA en marketing ou formation équivalente \u2022\tExpérience pertinente au sein d'un service à la clientèle \u2022\tExpérience pertinente en gestion de personnel \u2022\tMaîtrise de la suite office Profil recherché : \u2022\tSens de l'organisation \u2022Autonomie \u2022\tSens de l'initiative \u2022\tSouci du détail \u2022\tExcellente habileté pour les relations interpersonnelles \u2022\tLeadership \u2022\tCapable de travailler sous pression.S.V.P.faire parvenir votre curriculum vitae à l'attention de Marie-Sarah Latour, à l'adresse courriel : mslatour@ledevoir.com ou par télécopieur au 514-985-3330 avant le 30 août 2014.Prière de ne pas téléphoner.Nous remercions tous les candidats de leur intérêt, mais seules les personnes retenues feront l'objet d'un suivi.Nous souscrivons aux principes de l'équité en emploi.j^lternaOv&s Construire ensembi ide un mon de différent LES DÉMÉNAGEMENTS BRETON-SAVARD Emballage - Entreposage - Pianos.Assurances compl.Estim.gratuite.info@bretonsavard.com 514 254-1447 boirv ëa> oie/ Opération /1 ^Enfant Soleil operafionenfanfsoleil ca 1 877 683 2325 Pour nous 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gestion déloyale et de blanchiment, liés à des affaires conclues en Libye.11 avait été arrêté en avril 2012 pour des soupçons de versement de pots-de-vin par SNC-Lavalin pour obtenir des milliards de dollars de contrats en Libye.Une «procédure simplifiée» doit être soumise au Tribunal pénal fédéral suisse à Bellinzone.Elle pourrait mener à l\u2019extradition de Ben Aïssa au Canada, où il fait face à des accusations de fraude en ce qui à ùait à une somme de 22,5 millions qui aurait été versée pour obtenir le contrat du Centre uifiversitaire de santé McGill à Montréal.Sociétés-écrans Selon ce qu\u2019a rapporté Radio-Canada, Ben Aïssa aurait mis sur pied des sociétés-écrans dans des paradis fiscaux, dont les comptes bancaires se trouvaient en Suisse.Officiellement, ces entreprises devaient être des agents commerciaux pour aider SNC-Lavalin à obtenir des contrats en Libye.Toujours selon Radio-Canada, les enquêteurs suisses avaient des preuves indiquant que ces sociétés avaient servi à verser des dizaines de millions de dollars en pots-de-vin au fils du dictateur libyen, Saadi Kadhafi.La preuve aurait indiqué que Ben Aïssa avait gardé pour lui une quarantaine de millions de dollars.La Presse eanadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR La fédération participera à ia commission sur ia flscaiité.La FEUQ ne renonce pas an gel LAURA PELLETIER Le gel des droits de scolarité reste une revendication prioritaire de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), même si elle mise sur une modernisation de l\u2019aide financière aux études dans sa campagne annuelle, a confirmé son président, Jonathan Bouchard, au Devoir lundi.«Chaque fois que nous rencontrons le gouvernement et l\u2019opposition officielle, c\u2019est un message qu\u2019on martèle.Ce n\u2019est pas parce que ce n\u2019est pas le sujet de notre campagne annuelle que nous ne continuerons pas de lutter pour le gel», a nuancé M.Bouchard, en rappelant que toutes ces mesures ont un même objectif : assurer l\u2019accessibilité aux études universitaires et limiter l\u2019endettement étudiant.L\u2019organisation, qui compte plus de 125000 membres, ne serait pas prête à accepter un dégel en échange d\u2019une bonification de l\u2019aide financière aux La fédération mise aussi sur une modernisation de l\u2019aide financière aux études études.«Ce n\u2019est pas dans nos plans actuels et ne risque pas de le devenir.Le gel est depuis 25 ans la position de la FEUQ, et ce n\u2019est pas près de changer», assure le président.L\u2019organisation mise davantage sur l\u2019aide financière aux études dans sa campagne, notamment pour se mettre dans une bonne position de négociation avec le gouvernement cet automne, alors qu\u2019elle participera à la commission sur la fiscalité et d\u2019autres rencontres organisées par la commission de révision des programmes du gouvernement du Québec.« C\u2019est important que notre campagne annuelle soit conjoncturelle avec ce qui se passe.Le gouvernement met sur pied des consultations, et nous voulons y participer activement», justifie le président.Ces demandes de bonification de l\u2019aide financière seront accompagnées de propositions de financement pour éviter d\u2019être considérées comme une dépense supplé- mentaire, ajoute-t-il.La Fédération étudiante collégiale du Québec, qui regroupe 70000 étudiants, appuie la stratégie de la FEUQ.« Quand on fait face à une fermeture de la part du gouvernement concernant une proposition, il faut proposer d\u2019autres idées pour atteindre notre objectif d\u2019accessibilité aux études», a affirmé au Devoir son prési-dept, Alexis Tremblay.À ses yeux, le programme d\u2019aide financière aux études comprend plusieurs mesures désuètes, ce pour quoi il est en faveur de sa modernisation.«Les dépenses admises dans ce programme ne tiennent pas compte des nouvelles réalités, comme les dépenses grandissantes en frais d\u2019accès à Internet», note M.Tremblay.L\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante est elle aussi ouverte à une réforme du programme d\u2019aide financière pux études.Le ministre de l\u2019Éducation, Yves Bol-duc, n\u2019était pas disponible pour accorder d\u2019entrevue lundi, a indiqué au Devoir son cabinet.Le Devoir METEOROLOGIE Trop d\u2019attentes envers les prévisions météo LAURA PELLETIER Les météorologues ont bien du poids sur les épaules, constate Sébastien Nobert, chercheur au Centre national de la recherche scientifique, en France.«Les autorités civiles leur demandent une précision dans les prévisions météorologiques qui n\u2019est pas encore accessible technologiquement», a-t-il indiqué au Devoir après sa présentation à la Conférence scientifique mondiale sur la météorologie.«Les décideurs politiques et la population veulent des prévisions parfaites de 7 à 14 jours d\u2019avance.C\u2019est impossible, explique-t-il.Les scientifiques comprennent très bien comment l\u2019atmosphère fonctionne, mais ils sont encore en train de développer les machines permettant de faixe des prévisions météorologiques.» À ses yeux, ces attentes démesurées sont le résultat d\u2019une mauvaise communication entre les scientifiques et les citoyens.«Les météorologues n\u2019ont pas su bien communiquer les limites de leurs connaissances.» Prévoir À l\u2019approche d\u2019événements météorologiques pouvant causer des dommages, les décideurs politiques peinent à comprendre la notion de probabilité, pourtant essentielle dans leur prise de décision, constate l\u2019expert.11 donne l\u2019exemple des inondations printanières survenues en Montéré-gie en 2011.«Darmée est arrivée trop tard et on a eu de la difficulté à gérer la crise.Pourtant, Environnement Canada savait que ça pouvait arriver.» Ne voulant pas évacuer une ville pour rien, les décideurs politiques attendent trop, puis sont déçus, observe M.Nobert.«Ça prend du temps avant que les météorologues soient assurés qu\u2019une catastrophe s\u2019en vient.» Et les événements météorologiques inhabituels seront de plus en plus fréquents avec les changements climatiques, rappelle l\u2019expert.«Il faut commencer à développer des programmes de gestion des probabilités.Plutôt que d\u2019investir dans des murets de protection contre les inondations adaptés à la situation actuelle, les gouvernements devront voir plus loin.» Le Devoir / tarif de base porter raffinée sur toute la ligne Partez au quart de tour, en solo ou avec votre moitié.Économisez jusqu\u2019à la moitié du tarif de base.Réservez d\u2019ici jeudi à minuit.Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 21 août 2014.Voyagez d\u2019ici le 14 décembre 2014.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : 149$ HALIFAX 3 par jour 201 $ ST.JOHN\u2019S 194$ THUNDER BAY 131 $ WINDSOR 208$ CHICAGO 114$ TORONTO 17 par Jour 167$ SAU LT STE.MARIE 131 $ TIMMINS 208$ BOSTON flyporter.com \u2019Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de l\u2019Est le 21 août 2014.Voyagez d\u2019ici le 14 décembre 2014.Le rabais ne s\u2019applique pas du 10 au 13 octobre 2014, les 7 et 11 novembre 2014, et entre les États-Unis et le Canada les 26 et 30 novembre 2014.Porter peut exiger un achat jusqu'à 21 jours à l\u2019avance.Les tarifs sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Le rabais s\u2019applique au tarif de base sans frais ni taxes.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajcuter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 19 AOUT 2014 EDITORIAL EMEUTES A FERGUSON Rien n\u2019a changé Le meurtre de Michael Brown, les zigzags verbaux de la police et les émeutes qui ont suivi dans une banlieue de Saint-Louis baptisée Ferguson mettent en relief une réalité tant sociologique que politique : l\u2019institutionnalisation rampante du racisme cinquante ans après les combats pour les droits civiques.S Serge Truffaut ituée à une vingtaine de minutes de Saint-Louis, la ville de Ferguson compte plus de 20000 résidants.Les deux tiers d\u2019entre eux sont des Afro-Américains, mais le maire est blanc, la commission scolaire compte six Blancs, un Hispanique et aucun Noir.La police?Elle regroupe 94% de Blancs.À l\u2019instar des 90 municipalités qui enclavent Saint-Louis, Ferguson confectionne son budget à coups de contraventions diverses, tickets de stationnement, etc.Bref, les revenus découlant de la pénalisation des citoyens totalisent 25% des revenus totaux de la ville.Fait à noter, dans certaines banlieues, la verbalisation des personnes représente 50% des revenus.En 2013, à Ferguson, 93% des personnes arrêtées étaient des Noirs alors qu\u2019ils représentent, on le répète, les deux tiers de la population.Autre exemple, 34% des chauffems de camion blancs étaient coupables de méfaits divers contre 22% des noirs, mais les f-» premiers ont été moins souvent condamnés.\\ Pom faire court, les citoyens noirs fournissent les caisses publiques dans une proportion plus .' élevée que les blancs.Parmi ces derniers, on notera que ceux qui habitent les municipalités plus cossues refusent, dans la plupart des cas, d\u2019être liés par des voies diverses aux transports en commun des agglomérations.En clair, on soulignera et on retiendra que le diktat cher au Klu Klux Klan et à ses thmiféraires, soit Egaux , mais séparés, fait toujours partie du profil socio-politique des Etats-Unis d\u2019Amérique.Ils sont furieux à Ferguson, ainsi qu\u2019ailleurs d\u2019ailleurs.Et on osera dire qu\u2019on les comprend.Car l\u2019injustice socio-économique, les malversations politiques dont ils sont les cibles constantes depuis des lunes fondent une contradiction, du reste éclatante, de ce que la Cour suprême a commandé il y a tout juste un an : l\u2019abrogation du monument juridique des droits civiques qui garantissait l\u2019égalité des citoyens dans l\u2019exercice du droit de vote.Il y a un an, donc, le juge en chef John Roberts avait estimé «qu\u2019aujourd\u2019hui le pays n\u2019étant plus divisé comme il l\u2019était en 1965», et la loi composée par Lyndon B.Johnson étant «surannée», il fallait remiser cette dernière aux archives, d\u2019autant «que près de 50 ans ont passé, les choses ont énormément changé».Rien n\u2019a changé.Strictement rien.À preuve, l\u2019étude des professeurs John Logan et Brian Stults de la Florida State University publiée après le geste de la Cour suprême et consacrée à la ségrégation géographique.Tiens donc ! Toujours est-il qu\u2019à la faveur de leurs travaux, le duo d\u2019universitaires a constaté qu\u2019à peine les lois civiques portant l\u2019empreinte de Lyndon Johnson ayant été votées, des maires se sont appliquas à la modernisation du protocole de Birmingham de 1926.À cette date, les élus de cette ville d\u2019Alabama avaient décrété le zonage racial et, conséquemment, «parqué» les Noirs.Au cours des quarante dernières années, la modernisation évoquée s\u2019est poursuivie comme suit : enclaver les Noirs par les voies rapides, les autoroutes.Ceci explique cela : si le vote à l\u2019élection présidentielle et aux législatives relève du fédéral, ce n\u2019est pas le cas pour l\u2019organisation du scrutin.Et alors ?Comme par hasard, le réseau des bureaux de vote des quartiers noirs était moins fourni que celui des blancs.Egaux mais séparés.Rien n\u2019a changé: prise 2.Après que la Cour suprême a sanctionné ce que l\u2019on sait, le Pew Research Center a communiqué les résultats d\u2019une analyse socio-économique.C\u2019est bien simple, si l\u2019actif net moyen d\u2019un couple afro-américain totalise 5700$, celui du latino avoisine les 6300$ et celui du blanc dépasse les 113000$.Quoi d\u2019autre?Le tiers des Noirs ne disposent d\u2019aucun avoir contre 15% des Blancs.Egaux mais séparés.Rien n\u2019a changé : prise 3.Après que la Corn a.En juillet 2013, l\u2019Université de Pennsylvanie a communiqué un rapport sur la santé des femmes américaines.On s\u2019en tiendra au cancer du sein.Le nombre de femmes blanches qui ont survécu à cette maladie s\u2019est fixé à 70%, celui des Noires à 56%.En raison d\u2019une foule de variables, ces dernières sont beaucoup moins examinées que les Blanches.On l\u2019aura compris, tout, absolument tout, est resté en l\u2019état.Lequel?Celui disséqué au début des années 60.Sur le flanc politique et économique, sur le front social et culturel, le Noir des Etats-Unis demeure le sujet d\u2019une abjection qui dépasse l\u2019entendement.Hier, elle était visible.Aujourd\u2019hui, elle se camoufle derrière le paravent de l\u2019hjqjocrisie.En un mot, rien n\u2019a changé.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET :\u2014 ~ e> REPRISE LETTRES Pour en finir avec la légitimité de Mario Beaulieu Les événements des derniers jours nous portent à croire que le nouveau chef du Bloc québécois élu démocratiquement par les membres en juin dernier semble être victime d\u2019une tentative de putsch de la part de l\u2019ancien establishment du Bloc.On entend souvent dire que la majorité qu\u2019il a obtenue est mince, et cette affirmation est largement véhiculée par les médias.Voyons les faits.Stephen Harper dirige le Canada en ayant obtenu 39,6% d\u2019appui sur un total de 61,1% de votes exprimés, soit 24% des Canadiens.Denis Coderre, quant à lui, règne sur Montréal grâce à l\u2019appui de 32% des électeurs alors que le taux de participation aux élections a été de 42%, soit 13% des Montréalais.Philippe Couillard a remporté les élections avec 41,5% des 71,4% de votes exprimés, soit 29,6% des Québécois.Si l\u2019on regarde maintenant du côté de la course à la chefferie du NPD, Thomas Mulcair a pris la direction de ce parti avec 57,2% d\u2019appui des 45% de membres qui ont voté, soit 26,8% de l\u2019effectif.Qu\u2019en est-il de Mario Beau-lieu ?Il a remporté la course avec l\u2019appui de 53,5% des 58% des votes exprimés, soit 31% des bloquistes.Il est donc le champion toutes catégories de la représentativité et, avec un taux de participation de 58%, les bloquistes n\u2019ont rien à envier à personne, bien au contraire.C\u2019est donc un changement de garde survenu à la suite du changement de stratégie qu\u2019il a proposé, et ceux qui ne peu- vent se rallier à ces résultats parfaitement démocratiques font preuve d\u2019un manque de respect flagrant envers les membres de ce parti.Pierre Charbonneau Montréal, le 16 août 2014 Nos policiers et le projet de loi 3 Concernant le nouveau projet de loi 3 sur les régimes de retraite, je me souviens que, lorsque j\u2019étais chauffeur d\u2019autobus, à la suite de la vente de Voyageur en 1989 et de l\u2019achat de la ligne par une plus petite compagnie, nous avions réussi, lors de la négociation de l\u2019autre convention, à transférer l\u2019argent du fonds de pension des gars dans un REER collectif que chacun gérait à sa façon.Le principe était le même.L\u2019employeur payait sa part au même montant que la cotisation de l\u2019employé, mais cet argent, au lieu d\u2019être géré par la compagnie, était déposé dans un CRI.Cet argent ne pouvait être touché qu\u2019à la pension du travailleur.Ce serait peut-être une solution pour éviter que les municipalités, ou peu importe qui, viennent jouer avec l\u2019argent des travailleurs?Nous connaissons très bien la manière de faire des dirigeants qui semblent ne pas se satisfaire de leurs gros salaires.D\u2019un autre côté.Messieurs les policiers, qu\u2019est-ce que ça fait d\u2019être dans la même,position que les étudiants en 2012 ?A la seule différence que personne ne vient vous matraquer, vous.Personne ne joue les matamores contre vous en vous encerclant même si vous ne faites rien de répréhensible.Personne ne vous détient dans un autobus scolaire, sans eau, sans nourriture, sans moyen d\u2019appeler qui que ce soit.Personne ne vous donne de contraventions pour avoir mis le feu devant l\u2019hôtel de ville.C\u2019est drôle de vous voir nous réclamer notre soutien.Vous voulez que nous soyons derrière vous, mais quand nous sortons dans la rue pour les mêmes raisons que vous, vous nous matraquez.Alain Patenaude Gatineau, le 15 août 2014 «Mr.Big» en français L\u2019observation des nouvelles réalités sociétales est particulièrement passionnante pour un traducteur professionnel, surtout lorsqu\u2019elles arrivent sous leur appellation anglaise.En effet, leur nouveauté n\u2019a pas laissé le temps de leur trouver un équivalent valable en français, mais l\u2019information n\u2019attend pas.C\u2019est le cas de l\u2019arrivée toute récente de «Mr.Big» dans nos médias.Cette technique utilisée par les forces policières consiste à mettre un suspect en confiance afin qu\u2019il livre des renseignements compromettants sur ses propres agissements.Elle pourrait se rendre en français par technique ou méthode de valorisation incriminante.C\u2019est nettement plus clair que l\u2019appellation anglaise, et l\u2019expression en français est immédiatement et facilement compréhensible.André Senécal, traducteur agréé, rédacteur agréé Gatineau, le 15 août 2014 LIBRE OPINION Michel Gaumond (1934-2014) Un monument de l\u2019archéologie québécoise FRANÇOIS ET PATRICK GAUMOND Michel Gaumond est né à Québec en 1934, au cœur même de l\u2019arrondissement historique qu\u2019il a tracé et qu\u2019il mettra en valeur tout au long de sa vie.Il fera de Québec un joyau à préserver.Il aura, dès 1959, créé la Société d\u2019archéologie de Québec avec Albert Gérin-Lajoie.Il deviendra président de la Société historique de Québec et sera cofondateur de celle de Sainte-Foy.Sa carrière et sa vie professionnelle débutent en 1961 lorsqu\u2019il est engagé à la Commission des monuments et sites historiques de Québec et, plus particulièrement, à son Service d\u2019archéologie.Sa passion pour l\u2019archéologie, l\u2019histoire et l\u2019ethnographie coïncidait merveilleusement avec la nouvelle carrière qui s\u2019offrait à lui : il devient le premier archéologue du gouvernement du Québec.Il aura tracé les lignes de l\u2019arrondissement historique du Vieux-Québec qui ont conduit en 1985 à la reconnaissance mondiale de rUNESCQ.Des fouilles de Nantagamiou sur la Basse-Côte-Nord en passant par les Forges du Saint-Maurice à Trois-Rivières ou le Bourg de Pabos en Gaspésie, il a arpenté le Québec.Tou- tefois, c\u2019est l\u2019année 1969 qui marque le début d\u2019une grande aventure, soit celle des fouilles archéologiques de Place-Royale.Ces fouilles constitueront, au fil du temps, la plus imposante collection archéologique de référence concernant la Nouvelle-France.L\u2019histoire des bâtiments de Place-Royale et de l\u2019arrondissement historique du Vieux-Québec, leur restauration, leur sauvegarde et leur mise en valeur, représentent une bonne partie de l\u2019univers dans lequel il a consacré la majeure partie de sa vie professionnelle.Place-Royale Par ses recherches assidues dans les greffes des notaires du régime français et du régime anglais, Michel Gaumond a été un des pionniers dans la constitution d\u2019une démarche en archéologie historique, soit la connaissance de la maison, du site et de ses occupants.Il avait vite compris que le métier d\u2019archéologue devait comporter une recherche documentaire pointue en histoire avant de se lancer dans les fouilles proprement dites.Ayant constitué plus de trente dossiers exhaustifs sur différents bâtiments de Place-Royale au fil des dix premières années de son travail, il fut sans contredit l\u2019instigateur des nombreuses fouilles archéologiques effectuées sur le site.Ces fouilles archéologiques débutent en 1969 en même temps que la restauration des édifices.Elles permettront de constituer la plus importante collection de référence datant du Régime français.Comprendre avec exactitude l\u2019histoire d\u2019un fait, d\u2019une situation, de l\u2019érection d\u2019un bâtiment, utiliser avec rigueur ses connaissances au bénéfice de la véracité d\u2019un détail, d\u2019un lieu et de ses origines ; voilà comment il travaillait et comment il s\u2019est engagé à effectuer ses recherches au bénéfice des générations actuelles et futures.Qutre son aisance à trouver ce qu\u2019il cherchait, sa plus grande qualité professionnelle était sûrement sa volonté de partager son savoir, de vulgariser le bagage acquis au fil du temps.Michel Gaumond, à la retraite, aura continué de jouer un rôle important en tant qu\u2019archéo-logue ou historien auprès de particuliers, de municipalités, de sociétés d\u2019archéologie et d\u2019histoire.Notre père, au cours des quinze dernières années de sa vie, ne s\u2019accordait congé que le lundi puisque les Archives nationales étaient fermées.Qu\u2019à cela ne tienne, il arpentait alors la section des livres rares et de cartographie de la bibliothèque de l\u2019Université Laval.Aujourd\u2019hui, les archives de ce pilier de l\u2019archéologie québécoise constituent le Fonds Michel Gaumond.Ce fonds contient les calepins de 50 ans de recherches menées avec passion et surtout avec rigueur.Tout récemment, la Société historique de Québec lui a décerné la toute première médaille de reconnaissance pour souligner l\u2019ensemble de sa carrière.Ce fut une soirée forte en émotion alors qu\u2019il savourait enfin quelques moments de gloire, lui qui aura été un travailleur de l\u2019ombre au service de la mémoire collective de tout un peuple.Par la diversité et la multitude de ses recherches, tant historiques qu\u2019archéologiques, Michel Gaumond a participé d\u2019une façon exceptionnelle à la sauvegarde, au rayonnement et à la transmission de l\u2019héritage culturel québécois.Michel Gaumond était un monument, et c\u2019est à chacun de nous, habitants de Québec et du Québec de nous assurer que le travail entrepris par lui il y a plus de cinquante ans soit poursuivi par des activités de recherche, de mise en valeur et de respect de notre histoire.Nous nous souviendrons de Michel Gaumond. LE DEVOIR, LE MARDI 19 AOUT 2014 A 7 IDEES TRANSFORMATION DU PRIX THERESE-CASGRAIN Un gouvernement qui embrigade le passé STEPHANE DION Député fédéral de Saint-Laurent-Cartiervüle et porte-parole libéral pour le Patrimoine canadien a cavalière transformation du prix Thérèse-Casgrain du bénévolat en un Prix du premier ministre a été, à juste titre, critiquée de toutes parts.Outre la prétention du geste, il s\u2019agit là d\u2019un affligeant manque de respect pour le rôle historique qu\u2019ont joué, au Québec comme partout au Canada, Thérèse Casgrain et les autres championnes du mouvement d\u2019émancipation des femmes.Mais ce geste est une manifestation de plus de ce que l\u2019historien Yves Fre-nette appelle «l\u2019embrigadement du passé canadien par le gouvernement de Stephen Harper».Cet «embrigadement» vise à imprimer, dans la mémoire collective, la conception sélective et étriquée de l\u2019histoire canadienne que s\u2019en fait le premier ministre.Dans cette conception, une féministe progressiste comme Thérèse Casgrain cadre mal.Voilà pourquoi Stephen Harper l\u2019évacue pour lui superposer sa propre image.Dans la même veine, ce gouvernement: efface, sur un billet de banque, les visages de Thérèse Casgrain et de cinq autres célèbres féministes canadiennes ; l'étiré (jusqu\u2019à tout récemment) du hall du ministère des Affaires étrangères, deux chefs-d\u2019œuvre d\u2019i^fred Pellan au profit d\u2019un portrait de la reine Elisabeth II ; engouffre 30 millions de dollars dans une hyperbolique commémoration de la guerre de 1812 tout en sabrant les instruments de notre mémoire et de notre savoir: archives, bibliothèques, parcs nationaux, programmes d\u2019études canadiennes, statistiques, instituts de recherche, radio-télévision publique.émascule notre Musée des civilisations de réputation mondiale et le métamorphose en un Musée canadien de l\u2019histoire qu\u2019il prive d\u2019une des missions fondamentales d\u2019un tel musée : favoriser la compréhension critique de l\u2019histoire ; alloue à des thèmes militaires les deux tiers de la contribution de Patrimoine canadien au financement du 150® anniversaire de la Confédération ; s\u2019ai'i'ange pour qu\u2019à la Société du Musée canadien de l\u2019histoire, huit activités sur dix (soit près de 85% de son financement autorisé) mettent l\u2019accent sur la guerre ; consacre à des thèmes militaires deux tiers des illustrations de son guide de citoyenneté pour les nouveaux Canadiens ; Ignore le 30® anniversaire de la Charte cana- TELE QUEBEC Thérèse Casgrain cadre mal avec la conception « sélective et étriquée » de l\u2019histoire canadienne telle qu\u2019elle est vue par Stephen Harper, estime le député Stéphane Dion.dienne des droits et libertés, etc.En somme, il passe l\u2019histoire du Canada à sa moulinette idéologique.Il faut rendre hommage au courage et aux sacrifices de nos militaires, passés et présents, et souligner leur essentielle contribution à la paix et à la démocratie.C\u2019est un devoir solennel.Mais il faut aussi souligner les autres aspects marquants de l\u2019histoire canadienne.Le 150® anniversaire de la Confédération canadienne est presque là et ses préparatifs traînent la patte.M.Harper et sa ministre du Patrimoine, Shelly Glover, se montrent incapables d\u2019insuffler à cet anniversaire une orientation précise.On peut craindre qu\u2019encore une fois, ils s\u2019en tiennent à présenter les faits d\u2019armes du Canada et qu\u2019ils passent sous silence l\u2019ensemble de ce qui fait que notre pays est source d\u2019espoir et d\u2019envie dans ce monde : notre promotion de la justice, de la démocratie, de la concorde des peuples, de la prospérité, de la justice sociale, de l\u2019égalité des chances, de la santé de la planète, du progrès scientifique et technologique, de la création artistique et culturelle.Il faut que ça change.Il faut que ce que fait le gouvernement pour sauvegarder et promouvoir le patrimoine canadien reflète de nouveau, de manière franche et fidèle, la diversité de la culture, de la population et de l\u2019histoire du Canada.Et pour commencer, pourquoi ne pas rétablir les prix Thérèse-Casgrain du bénévolat?Démocratiser l\u2019informatique lorsqu\u2019elle se fait loi PIERROT PELADEAU Chercheur invité à Communautique et associé au CEFRIO informatisation de nos sociétés commence à peine.Nous ne sommes qu\u2019au seuil d\u2019une révolu-i tion où nos rapports in- terpersonnels passeront de plus en plus par des machines numériques.On peut concevoir une quasi-infinité de design et algorithmes régissant les rapports entre personnes physiques et légales de la même manière qu\u2019avec les mots et règles d\u2019une langue on peut écrire une quasi-infinité de textes législatifs, des plus émancipateurs aux plus as-servissants.Une fois confiées à une machine, ces règles informatiques seront automatiquement et impitoyablement mises en œuvre avec une remarquable efficacité.Cependant, rien ne prédétermine la nature, ni des informations produites, ni des actes et décisions possibles, obligés ou empêchés.De l\u2019intime au planétaire De nouvelles pilules avec micropuce électronique enregistrent et communiquent sans fil l\u2019heure précise à laquelle nous les prenons.On imagine aisément plusieurs cas où elles seraient utiles : aide aux patients et proches à gérer la prise de nombreux médicaments: ou aux médecins et pharmaciennes à adapter une prescription avep effets secondaires importants.A l\u2019inverse, on imagine autant de scénarios controversés : médecins talonnant tout patient modifiant ou interrompant de son propre chef un traitement: ou assureur suspendant un paiement ou une couverture pour indiscipline dans la prise d\u2019un médicament.Or qui décide du type de surveillance confié à un tel dispositif?Nous, les patients, avec ou sans nos médecins?Les médecins seuls, collectivement à travers des protocoles Des Idées EN REVUES Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019une revue afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages d\u2019un des derniers numéros de leur publication.Cette semaine, un extrait du dernier numéro de la revue Droits et libertés (printemps 2014).standardisés?Le fabricant de la pilule?Le fabricant du dispositif numérique?L\u2019agence qui en autorise la commercialisation?L\u2019assureur?Nos députés par législation?Un gouvernement par règlement?C\u2019est précisément le caractère inédit du dispositif numérique qui en fait une question ouverte.Ces questions d\u2019exercice de pouvoir à travers l\u2019informatique se multiplient partout.Du niveau le plus intime, comme dans le cas du médicament à puce.Jusqu\u2019à l\u2019écheUe planétaire, comme pour la gouvernance d\u2019un Internet devant ou non faciliter la surveillance de masse et le contrôle des populations.Clairement, î\u2019un des enjeux de la révolution en cours est l\u2019avenir de la démocratie et des droits de la personne.Les nouveaux législateurs Actuellement, ce pouvoir de légiférer à travers l\u2019informatique est souvent exercé par des technocrates, in-génieures et entrepreneurs en marge des institutions démocratiques habituelles.Cela d\u2019autant plus facilement du fait que, contrairement aux lois et règlements, l\u2019informatique emploie des langages formels incompréhensibles par la plupart des citoyens, y compris ceux animant les sociétés civiles, législatures et gouvernements.(PL Irait» Droits et libertés Un exemple troublant est celui du Dossier santé Québec (DSQ).Sur une décennie, Québec a tenu plusieurs consultations publiques où se dégagea une quasi-unanimité à considérer comme essentiel le principe du consentement du patient à la communication de ses informations médicales.Sauf qu\u2019une fois amorcé le déploiement du DSQ, il a fallu admettre que le dispositif n\u2019en permettait pas l\u2019exercice concret.D\u2019où l\u2019adoption en 2012 d\u2019une loi qui abolit en pratique ce consentement lorsque les informations médicales passent par le DSQ.C\u2019est désormais tout ou rien: tous les professionnels et établissements ont accès à tout son contenu, ou personne.Pourtant, bien d\u2019autres systèmes existants ou possibles non seulement maintiennent, mais rehaussent le contrôle des patients et des professionnels de santé sur ces communications.Mais dans le cas du DSQ, cela aurait impliqué ici de refaire à neuf plusieurs dispositifs très onéreux.C\u2019est ainsi que le design informatique retenu par des technocrates força toute une société et ses représentants élus à renoncer à un principe fondamental faisant consensus.Le défi démocratique Si l\u2019informatique peut exécuter n\u2019importe quelle instruction sur n\u2019importe quelle information supportant des rapports humains, alors le choix d\u2019un dispositif numérique et sa conception sont des gestes politiques.Il nous faut donc apprendre à distinguer quelles innovations informatiques impliquent un tel exercice de pouvoir soci^.Ensuite, il nous faut obliger leurs concepteurs à nous communiquer ces dimensions politiques d\u2019une manière compréhensible.Enfin, il nous faut démocratiser ces processus d\u2019innovation, soit en amenant leur délibération au sein de forums existants: soit en développant la capacité des populations à participer aux inévitables instances nouvelles, souvent transnationales.Cela exige de développer: Une culture des dimensions sociales et politiques de l\u2019informatique dans la population.Une citoyenneté active là où, du local jusqu\u2019au niveau international, se discute et se décide cette régulation du social à travers le design et le code numériques.Une expertise publique qui dépasse très largement la compétence des actuels commissariats à la protection des renseignements personnels, incapables d\u2019assumer toutes les veilles sociales nécessaires à la préservation et au développement de la démocratie et des droits de la personne.Une préférence pour des techniques ouvertes permettant l\u2019inspection détaillée de ce que les design et code permettent, obligent ou interdisent et préservant la liberté de les adapter aux besoins démocratiquement définis.Bref, si nos sociétés ne sont encore qu\u2019au seuil de la révolution numérique, elles ne pourront librement façonner leur avenir qu\u2019en réinventant la démocratie elle-même.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Ecrivez à aroUtaille@ledevoir.com TRAITEMENT DE L\u2019ASTHME Les corticostéroïdes sont des médicaments bénéfiques JEAN-LUC MALO M.D.^^=1 ai lu avec intérêt l\u2019article de La Presse canadienne publié dans Le Devoir du 6 août {Les médicaments contre l\u2019asthme freineraient la croissance).Ce texte a peut-être été préparé à la suite I de la diffusion «grand public» d\u2019un communiqué de presse diffusé par le Centre de recherche du CHU Sainte-Justine.Les grandes institutions qui ont à cœur leur relation publique procèdent souvent ainsi.Je suis médecin pneumologue et j\u2019ai fait carrière en recherche clinique auprès d\u2019adultes souffrant d\u2019asthme.La pratique pédiatrique m\u2019est forcément moins familière, mais ces médicaments, les corticostéroïdes inhalés, ont d\u2019abord été utilisés chez l\u2019adulte.L\u2019article de La Presse canadienne ne souligne pas suffisamment, je pense, les effets bénéfiques de ces préparations.Je voudrais donc livrer un commentaire rassurant.En effet, l\u2019utilisation des corticostéroïdes inhalés depuis les années 1970 représente une grande percée dans le traitement de l\u2019asthme, transformant favorablement et même sauvant la vie de millions de patients.La méta-analyse remarquable effectuée par l\u2019équipe de la D\"^® Francine Ducharme, éminente chercheuse du CHU Sainte-Justine (que je tiens à remercier pour les précisions qu\u2019elle m\u2019a fournies) , montre certes un effet négatif des corticostéroïdes inhalés sur la croissance des enfants, mais a surtout le grand mérite de quantifier cet effet et d\u2019en évaluer la durée.Les auteurs ont soin de bien distinguer l\u2019effet statistique de l\u2019effet réel.Ils trouvent un déficit de croissance voisin d\u2019un petit demi-centimètre par an, et ce, lors de la première année du traitement, alors que le taux de croissance moyen dans la population générale est de six à neuf centimètres par an.Donc, il y a un effet, mais il est minime bien que statistiquement significatif parce que l\u2019on inclut dans l\u2019étude un grand L\u2019effet négatif sur la croissance des enfants n\u2019est pas important nombre de sujets.Effet non cumulatif De plus, cet effet n\u2019est pas cumulatif (pas la moitié d\u2019un centimètre à chaque année, mais une fois seulement).Fort judicieusement, les auteurs ont voulu savoir ce qui se passait après un an de traitement et, durant la deuxième année, il n\u2019y avait plus de différence significative de croissance par comparaison avec les témoins.Donc, s\u2019il y a un effet négatif sur la croissance, il est minime, non cumulatif et transitoire.Conséquemment, cet excellent article, au lieu de soulever des craintes, véhicule au contraire un message fort rassurant pour tous les parents d\u2019enfants asthmatiques prenant ces médicaments.Je formulerais même l\u2019hypothèse qu\u2019à l\u2019adolescence, au moment où la condition asthmatique s\u2019améliore le plus souvent et que les corticostéroïdes inhalés sont cessés, il puisse y avoir compensation (un effet «rebond») vers une accélération de la croissance.Finalement, les auteurs suggèrent que certains types de corticostéroïdes inhalés pourraient avoir moins d\u2019effets négatifs sur la croissance, ce qui ouvre des potentiels thérapeutiques.Je souhaite vivement qu\u2019à la suite de cette publication, nos collègues pédiatres et omnipraticiens n\u2019aient pas tendance à trop diminuer les doses de corticostéroïdes inhalés chez les enfants asthmatiques à moins que ce ne soit justifié cliniquement.Plusieurs études effectuées surtout chez les adultes ont en effet démontré que les exacerbations asthmatiques avec visites à l\u2019urgence (et hélas certains décès même) survenaient surtout chez des patients ne prenant pas de corticostéroïdes inhalés ou chez lesquels la dose administrée était insuffisante.Ce message a été fort bien compris par la suite et j\u2019espère qu\u2019il en demeurera ainsi, autant chez les enfants que pour les adultes.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les çommentaires et les analyses de ses lecteurs.Etant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 6500 caractères (y compris les espaces) , ou 1000 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com), mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste), information générale : Isabelle Paré {chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (educatio Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), 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international, page editonale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eolie-Boivm (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappi Benoît Munger, Philippe Papineau et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Florence Sara G Ferraris (assistants) , correction : Andréanne Bédard,^Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secretaire), Lai Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome\tVanessa Racine (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITE Edith Caron\tJean de Billy, Jean-Erançois Bossé, Marlene Côté, Evelyne De Varennes, An Elimam, Nathalie Jobm (par intérim), Claire Paquet, et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormie Donald Eilion, Yannick Monn et Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordon, tnce des communications et de la promotion), Maxime-Olivier Leclerc (coordonnateur du service a la clientele), Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptable Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentina Draghici, Céline Euroy et Véronique Pagé A 8 LE DEVOIR, LE MARDI 19 AOÛT 2014 ACTUALITES BLOC SUITE DE LA PAGE 1 fait aucun commentaire public depuis deux mois.Uentourage de Mario Beaulieu se demande si André Bellavance sera candidat aux prochaines élections fédérales, prévues en octobre 2015.Le chef bloquiste serait heureux de compter sur la candidature de M.Bellavance, un parlementaire aguerri.Il serait peut-être le seul député du parti à tenter de se faire réélire, avec le départ annoncé de Claude Patry et la retraite jugée possible du vétéran Louis Pla-mondon, le doyen de la Chambre des communes, élu en 1984 avec les conservateurs de Brian Mulroney.André Bellavance s\u2019est rallié à Mario Beau-lieu après l\u2019avoir durement critiqué durant la campagne à la direction du parti.Les deux hommes se parlent régulièrement, indiquent nos sources.Ils étaient assis côte à côte aux funérailles de l\u2019ancien député Raymond Gravel, la semaine dernière à Joliette.Ils ont pris en café ensemble après la cérémonie.André Bellevance participera à une rencontre de préparation de la session parlementaire du Bloc, cette semaine.Il a aussi assuré à son chef qu\u2019il serait présent à la rentrée parlementaire à Ottawa, en septembre.Des membres influents du parti sont toutefois convaincus que le député Bellavance réfléchit à son avenir, non seulement au sein du Bloc, mais aussi comme SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le bloquiste Claude Patry a décidé de quitter la politique à la fin de son mandat.député.Il n\u2019a pas donné suite à nos demandes d\u2019entrevue lundi.«Il faut rebâtir les ponts après la course à la direction», croit Xavier Barsalou-Duval, président du Forum jeunesse du Bloc québécois.Le parti paraît encore divisé.Le chef Mario Beaulieu subit de l\u2019obstruction de la part de certains hauts responsables du Bloc québécois qui n\u2019ont toujours pas digéré le résultat de la course à la direction, selon le représentant des jeunes bloquistes.Selon lui, une partie de V« establishment » de la formation politique met des bâtons dans les roues de M.Beaulieu.Le Bureau national, par exemple, a adopté une motion de transition qui, concrètement, empêche le chef d\u2019embaucher et de licencier du personnel, a-t-il dit à La Presse canadienne.Faire Punité des souverainistes Les militants bloquistes reconnaissent qu\u2019un des défis du nouveau chef sera d\u2019unir les souverainistes.Ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, militant infatigable pour le français, Mario Beaulieu est perçu comme un indépendantiste «pur et dur» par l\u2019aile dite modérée du mouvement souverainiste.Des militants pressés d\u2019avoir leur pays apprécient de leur côté l\u2019engagement sans faille du chef bloquiste en faveur de l\u2019indépendance du Québec.«Les jeunes bloquistes ont convaincu Mario Beaulieu de se présenter à la direction et ont travaillé fort pour le faire élire.Maintenant, on se donne à 100% pour gagner les élections de 2015», dit Louis-Philippe Sauvé, responsable de l\u2019organisation au Forum jeunesse du Bloc.Le jeune militant accompagne le président du Forum jeunesse du Bloc dans une tournée du Québec qui les mènera mardi à Saguenay \u2014 Claude Patry et Mario Beaulieu y seront \u2014 puis à Trois-Rivières, après un passage à Gatineau lundi.«Je n'ai pas pris de vacances cet été.Je préfère militer pour l\u2019indépendance», dit-il.Avec La Presse canadienne Le Devoir MONTREAL SUITE DE LA PAGE 1 Projet Montréal Marc-André Gadoury aurait été bousculé par des manifestants.Où sont les policiers ?Les manifestants ont finalement évacué la salle, laissant les lieux sens dessus dessous avec des papiers épars sur le plancher et les pupitres des élus.Le président du conseil, Frantz Benjamin, a indiqué au Devoir qu\u2019après avoir entendu des rumeurs sur la possibilité d\u2019une manifestation surprise, l\u2019administration avait demandé la présence de policiers.Mais selon M.Benjamin, ceux-ci ne seraient pas intervenus le moment venu.«C\u2019est honteux», a-t-il dit.Le conseil municipal, qui avait débuté son assemblée mensuelle à 14 h, avait interrompu ses travaux pour la pause du souper lorsque ces événements sont survenus.Les élus ont tenu à poursuivre l\u2019assemblée malgré le désordre qui régnait encore dans la sallç du conseil après le départ des manifestants.A la reprise des travaux, le maire Coderre a parlé de gestes «inacceptables» des syndiqués: «Jamais, au grand jamais, je vais laisser qui que ce soit nous intimider pour faire notre travail», a-t-il lancé.Plus tard en soirée, le maire a qualifié de «sauvage» le comportement des manifestants.«Ils lançaient des verres.C\u2019est un méfait ça.Il y a des conseillères qui ont reçu des verres qu\u2019ils lançaient d\u2019en haut», a-t-il relaté.A un certain moment, des conseillers ont voulu se réfugier dans son bureau, mais les syndiqués ont tenté d\u2019y pénétrer, cassant des carreaux de fenêtres, a-t-il expliqué.«Ce n\u2019est pas rien.On n\u2019a pas juste attaqué le maire.On a attaqué l\u2019institution.On a attaqué l\u2019Hôtel de ville.On a attaqué les élus, a-t-il martelé.Ce soir, c\u2019est un accroc majeur à la démocratie.» Questionné sur l\u2019attitude des policiers, qui ne seraient pas intervenus pendant le grabuge, et JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un manifestant portant un masque \u2014 malgré un interdit municipal \u2014 appose une affiche sur l\u2019hôtel de ville, à quelques pas de policiers montréalais.sur le fait que ce sont d\u2019autres policiers montréalais qui enquêteront sur l\u2019affaire, le maire a répondu que les journalistes devront poser leurs questions au directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Marc Parent, qui doit faire le point mardi matin.De son côté, le chef de l\u2019opposition, Richard Bergeron, s\u2019est dit «outré» par le comportement des syndiqués.«Ce soir [lundi soir], ils viennent de perdre énormément, s\u2019il leur restait de l\u2019estime et du support de la population.Malheureusement, ce capital de sympathie vient de fondre à vue d\u2019œil.C\u2019est totalement contre-productif comme manière de manifester», a-t-il déclaré.«Je suis solidaire du maire.J\u2019invite les syndicats à ne pas hyperpersonnaliser cette bataille sur la personne de Denis Coderre.J\u2019espère qu\u2019à partir de maintenant, nous serons beaucoup plus posés [.] et que nous saurons nous asseoir autour d\u2019une table de négociation.» Ce coup d\u2019éclat est survenu à deux jours du début de la commission parlementaire qui se penchera sur le projet de loi 3 à compter de mercredi.Rappelons que la réforme des régimes de retraite du gouvernement Couillard prévoit notamment un partage égal des coûts et des déficits des régimes de retraite des employés municipaux.Le porte-parole de la Coalition syndicale pour la libre négociation, Marc Ranger, a tenté de dissocier son organisation de la manifestation.«Ce n\u2019était pas une activité de la Coalition», a-t-il affirmé au Devoir lundi soir.Il a admis que la manifestation avait «dérapé».«Des actions comme ça, ça ne nous aide pas, a-t-il convenu.On a un dossier complexe et, dernièrement, j\u2019avais constaté qu\u2019on parlait davantage du fond du dossier.On ne peut pas avoir de dérapage.Je vais lancer un appel au calme.» Le Devoir MISSOURI SUITE DE LA PAGE 1 «On a aujourd\u2019hui 67%) des résidants de Ferguson qui sont noirs, mais la structure de pouvoir est essentiellement blanche: 95%o des policiers sont blancs, six des sept conseillers municipaux, les élus scolaires et le maire aussi.Et la réalité, c\u2019est que les forces policières ont beaucoup plus de chances d\u2019arrêter un jeune Noir qu\u2019un jeune Blanc dans la région», résume la juriste.«Ce genre de situation, d\u2019injustice n\u2019est pas unique à Ferguson, elle survient dans de nombreux comtés des Etats-Unis», poursuit cette pro-fesseure afro-américaine, qui a participé aux manifestations qui ponctuent, depuis le 9 août, la nuit à Ferguson.La Garde nationale intervient La mort de Michael Brown a entraîné des émeutes sans précéd,ent et le recours lundi par le gouverneur de l\u2019Etat à la Garde nationale, dans cette ville de 21000 habitants, une banlieue autrefois blanche ayant vu sa démographie évoluer rapidement depuis 20 ans.Dans une allocution à la prçsse en fin de journée lundi, le président des Etats-Unis, Barack Obama, a lui aussi al^ordé la question des inégalités raciales aux Etats-Unis, jugeant qu\u2019un long chemin restait à parcourir avec des communautés «qui se retrouvent souvent isolées, sans espoir et sans perspectives économiques».«Dans de nombreuses communautés, les jeunes gens de couleur ont plus de chances de finir en prison ou devant un tribunal que d\u2019accéder à l\u2019université ou d\u2019avoir un bon emploi», a-t-il souligné.«Nous avons fait des progrès extraor- dinaires, mais nous n\u2019avons pas fait de progrès suffisants», a poursuivi le président américain, tout en soulignant à maintes reprises qu\u2019il entendait rester «prudent» sur le fond du dossier tant que l\u2019enquête était en cours.La mort de Michael Brown a pris une dimension nationale et fait la une des journaux parce qu\u2019elle a ravivé le spectre du racisme aux Etats-Unis, a estimé Zakiya Adair, professeure à l\u2019Université du Missouri, en entrevue au Devoir.^ «Nous sommes en 2014 et, malgré tout, aux Etats-Unis et à Saint-Louis, il y a toujours cette présomption de culpabilité pour les Noirs, particulièrement les jeunes hommes.Peu importe la situation, un jeune homme noir sera toujours un suspect, un agresseur.Michael Brown n\u2019a eu droit à aucun procès, il était coupable dès qu\u2019il a refusé de marcher sur le trottoir plutôt que dans la rue.» En raison des dérapages survenus lors des manifestations tenues dans la nuit de dimanche à lundi, le gouverneur Jay Nixon a mobilisé la Garde nationale, pour aider la police «à rétablir la paix et l\u2019ordre».Le président Obama n\u2019a pas hésité à mettre en garde M.Nixon et la Garde, estimant que leur intervention devait être «limitée».«Je surveillerai dans les jours qui viennent qu\u2019elle aide plutôt qu\u2019elle n\u2019aggrave la situation à Ferguson», a-t-il prévenu.Les violences de la nuit contrastaient avec l\u2019hommage pacifique rendu à Michael Brown plqs tôt dans la journée.A la place des parents trop émus pour parler, lors d\u2019un hommage tenu à l\u2019église Greater Grace, leur avocat a résumé les principaux griefs de la communauté noire : la lenteur de l\u2019enquête et la communication confuse de la police donnant l\u2019impression d\u2019accuser la victime.La police locale avait diffusé vendredi, en même temps que le nom du policier incriminé.une vidéo montrant un jeune homme à la haute stature présenté comme Michael Brown, qui volait des cigares vingt minutes avant d\u2019être abattu.La diffusion simultanée de la vidéo et de l\u2019identité du policier avait été largement interprétée comme une manœuvre de la police locale pour se disculper.Or, le policier ayant abattu Michael Brown ne savait rien de cet apparent vol à l\u2019étalage, a plus tard reconnu le corps de police.«C\u2019est un véritable baril de poudre, ici.Cette vidéo n\u2019avait absolument rien à voir avec la mort de Michael Brown, ça n\u2019a fait qu\u2019accentuer encore davantage les tensions», estime M\u201c® Norwood.Six balles Au moins «six balles ont atteint [Michael Brown], et deux ont peut-être repénétré» dans le corps, a déclaré Michael M.Baden, le légiste mandaté par la famille du jeune homme de 18 ans et sommité en la matière, lors d\u2019une conférence de presse.Il n\u2019a relevé «aucune trace» de lutte.La police avait pourtant prétendu la semaine dernière que le jeune homme avait été tué après avoir «agressé un policier» et tenté de lui dérober son arme.Une confrontation au cours de laquelle le policier a été blessé, selon le chef de la police locale.Trois autopsies du corps de Michael Brown ont été ordonnées, l\u2019une par les autorités locales, qui n\u2019en ont révélé aucun détail, l\u2019autre par la famille, et une troisiçme, dimanche, par le procureur général des Etats-Unis Eric Holder, pour tenter de faire la lumière sur les circonstances de la mort du jeune homme.Avec VAgence France-Presse et Associated Press Le Devoir CRITIQUE SUITE DE LA PAGE 1 sans qu\u2019apparaisse l\u2019ombre d\u2019un questionnement d\u2019ordre politique.» L\u2019essayiste Catherine Voyer-Léger, qui fait paraître cette semaine Métier critique aux éditions du Septentrion, ne peut qu\u2019opiner.Formée en science politique à l\u2019UQAM, elle demeure convaincue que, dès lors que l\u2019on considère la création comme le possible témoignage d\u2019un vivre-ensemble, elle mérite d\u2019être analysée et décortiquée en profondeur.« Une fois l\u2019écriture terminée, quand j\u2019ai relu mon livre, j\u2019ai réalisé qu\u2019il portait au fond sur la place que nous sommes prêts à donner à l\u2019art dans notre société.Si l\u2019on défend l\u2019idée que la culture demeure essentiellement un produit de divertissement, la critique peut très bien se faire en 150 mots et en thumbs up/thumbs down, parce qu\u2019elle n\u2019est alors qu\u2019un conseil de consommation», déplore-t-elle en entrevue téléphonique avec Le Devoir.Catherine Voyer-Léger a d\u2019abord partagé ses réflexions sur ce sujet avec les lecteurs de son blogue au cours des quatre dernières années \u2014 dont certaines chroniques ont été colligées en recueil sous le titre Détails et dédales (Hamac, 2013).Elle y a signé notamment des portraits de journalistes culturels en exercice \u2014 notamment les collègues Hugues Corriveau, Jérôme Delgado, Manon Dumais, Philippe Papineau et Christian Saint-Pierre \u2014 ainsi qu\u2019un Bulletin mensuel de la critique et de la chronique.«Mon livre défend cette idée qu\u2019il est légitime qu\u2019il y ait un discours analytique autour des œuvres et, à mon tour, je défends qu\u2019il l\u2019est tout autant d\u2019avoir un discours analytique autour de la critique.» Comme votre bébé est laid ! Si les prétendus débats sur la critique ne volent jamais très haut, c\u2019est surtout parce qu\u2019ils peinent à s\u2019élever au-delà de l\u2019affect.«L\u2019image souvent reprise de l\u2019œuvre comme bébé de l\u2019artiste, un bébé dont il faut prendre soin, me fascine et m\u2019irrite.A force de refuser que l\u2019on puisse discuter de sa création, on la vide de son caractère discursif: un bébé, c\u2019est pas un discours.» Catherine Voyer-Léger fait d\u2019ailleurs de l\u2019œuvre comme bébé le principal sujet d\u2019une maîtrise en cours à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Jointe au Nouveau-Brunswick oû elle participait au récent Congrès mondial acadien, elle se croit bien placée pour constater les conséquences de la diminution de l\u2019espace critique dans certains milieux.«Au colloque auquel je participe ici, nombreux sont ceux qui déplorent encore la disparition, l\u2019automne dernier, de la seule chronique culturelle dans les pages de L\u2019Acadie nouvelle, celle de David Lo-nergan», suppression dénoncée par le milieu artistique de l\u2019endroit dans une lettre ouverte.Dans la région d\u2019Ottawa-Gatineau, oû elle est directrice générale du Regroupement des éditeurs canadiens-français, elle dit également pouvoir mesurer l\u2019impact de l\u2019abandon de l\u2019édition régionale imprimée de l\u2019hebdomadaire Voir, ne laissant que Le Droit comme journal publiant des critiques.« Voilà pourquoi je trouve que le milieu artistique québécois joue avec le feu chaque fois que l\u2019un de ses représentants, souvent parce qu\u2019il est blessé, remet en question la légitimité de toute critique, poursuit l\u2019essayiste./(g ne dis pas que les artistes doivent se taire quand une prise de position les choque, je dis qu\u2019on devrait pouvoir critiquer la critique sans en appeler chaque fois à la fin de la critique.Si cette parole finissait par disparaître, je crois que les artistes seraient les premiers à en souffrir», résume celle qui dit percevoir un net recul de la couverture analytique des arts dans les médias ces dernières années.Conscience Cheerleader autoproclamée de la critique, l\u2019au-teure n\u2019en ménage pas moins ses appels à un exercice plus éclairé de celle-ci: conscience de son pouvoir prescripteur, reconnaissance de ses propres partis pris, résistance aux impératifs économiques imposés par les pouvoirs médiatiques.Elle invite également les patrons de ces derniers à jouer franc jeu et à protéger leurs journalistes de toute pression extérieure.«La plus grande erreur qu\u2019on fait, dans le monde des médias, c\u2019est de considérer que le public comprend toutes les subtilités de ce contexte précis: le contrôle éditorial, les choix des premières pages.La majorité des gens ne savent pas comment ça marche.» Privilégiant la clarté, multipliant les cas de figure et ménageant ses références pointues sans les bouder complètement, l\u2019ouvrage de Catherine Voyer-Léger se veut accessible.«Ça reste assez pédagogique, reconnaît l\u2019essayiste, qui croit que Métier critique ne déparerait pas les salles de classe.Plus les jeunes commencent tôt à se poser ce type de questions et à se situer eux-mêmes par rapport à ces sujets en tant qu\u2019artistes, critiques ou public, plus je crois qu\u2019on fait des gains collectifs de nuances et d\u2019intelligence pour l\u2019avenir.» METIER CRITIQUE Pour une vitalité DE LA critique CULTURELLE Catherine Voyer-Léger Septentrion Québec, 2014, 216 pages Collaborateur Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9^ étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 © Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com CO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par 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