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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2014-09-02, Collections de BAnQ.

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[" US open : le parcours d\u2019Eugenie Bouchard à New York s\u2019arrête Page B 4 SAVE THE BELUGAS STOP TransCanada Forages à Cacouna: les écologistes déboutés en Cour supérieure Page A 3 -é WWW.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C V N\u201c 1 9 7 LE DEVOIR, LE MARDI 2 SEPTEMBRE 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 La Conquête, à Ottawa Le fédéral a tout fait pour bloquer la venue au Canada du traité de Paris, qui a cédé le Canada à l\u2019Angleterre CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris Depuis deux ans, Ottawa a tout fait pour empêcher la venue à Québec de l\u2019original du traité de Paris, qui sera finalement exposé du 22 septembre au 2 octobre au Musée de la civilisation de Québec.Document fondateur de l\u2019histoire du Canada, le traité de Paris est celui qui a mis fin, en 1763, à la guerre de Sept Ans et scellé la cession du Canada à l\u2019Angleterre après la défaite des plaines d\u2019Abraham.II aura fallu deux ans de combat diplomatique pour faire venir ce précieux document, qui aurait normalement dû être exposé Tan dernier, année de son 250® anniversaire.De sources française et canadienne, Le Devoir a appris que c\u2019est la décision favorable du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, au printemps dernier après la visite de la ministre québécoise des Relations extérieures, Christine Saint-Pierre, qui a finalement tranché le débat contre l\u2019avis de la direction du Quai d\u2019Qrsay et de l\u2019ambassadeur de France à Qt-tawa, Philippe Zeller, qui craignaient de mettre à mal les relations de Paris avec Qttawa.«Ottawa nous a mis tous les bâtons dans les roues», a confirmé l\u2019historien Denis Vaugeois jeudi soir dernier lors d\u2019une table ronde tenue à VOIR PAGE A 8 : CONQUÊTE Aujourd\u2019hui Le monde > Kiev cède un aéroport stratégique aux séparatistes et accuse Moscou de lancer «une grande guerre» en Ukraine.Page B1 Actualités > Les cas de VIH se muitipiient chez les jeunes gais québécois.Un spécialiste du sida au CUSM sonne l\u2019alarme.Page A 3 Bioc québécois : des dizaines de jeunes comptent briguer les suffrages lors de l\u2019élection fédérale de 2015.Page A 2 7\t.\t-______ Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites aiiiioiices.Sudoku .B6 B2 B5 B5 B2 B6 FFM : Losique met le cap sur l\u2019avenir \u20ac.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Serge Losique a été applaudi à sa sortie de voiture lors de son arrivée au cinéma Imperial pour le dévoilement du palmarès du FFM, lundi à Montréal.Pas question de jeter l\u2019éponge ODILE TREMBLAY Diable d\u2019homme ! Lundi soir après le dévoilement du palmarès au cinéma Impérial, le président du Festival des films du monde, Serge Losique, très attendu sur scène, n\u2019allait pas décevoir ses fans à la cérémonie de clôture.«Me revoilà! Comme toujours, j\u2019ai le dernier mot», a-t-il lancé urbi et orbi, en direction de l\u2019assistance, du soir doux au-dehors, de toutes les officines gouvernementales qui lui ont refusé son financement cette année et du ciel peut-être un coup parti.«Les dates du prochain festival seront du 22 août au 2 septembre.» Il a remercié son grand ami André Chagnon.La salle de l\u2019impérial est baptisée à son nom et à celui de son épouse, par l\u2019entremise de leur généreuse fondation.L\u2019homme d\u2019affaires mécène a sans doute donné un sérieux coup de pouce pour la tenue de cette édition et pour lui trouver des voies d\u2019avenir.Nouveaux remerciements : «Au public qui nous a été très fidèle et qui connaît l\u2019inculture cinématographique universelle.» A bon entendeur.Afin d\u2019appuyer sur le clou des beaux lendemains, Serge Losique donne en plus rendez-vous à tous en 2017, pour le 375® anniversaire de Montréal alors que 75 métropoles du monde viendront chacune saluer le grand FFM en commémoration.Qu\u2019à cela ne tienne ! La cérémonie était un peu de bric et de broc, la salle clairsemée, les «officiels» brillaient par leur absence, mais c\u2019était de bon cœur.L\u2019acteur français Hippolyte Girardot vint rendre hom- EESTIVAL DES EILMS DU MONDE La parfaite obéissance, du Mexicain Luiz Urquiza Mondragon, a reçu le Grand Prix des Amériques.mage au défunt Alain Resnais dont le film Aimer, boire et chanter assurait la clôture.A Tannée prochaine ! Côté palmarès, La parfaite obéissance du Mexicain Luiz Urquiza Mondragon, une histoire de sévices sexuels par un prêtre sur un jeune séminariste au cours des années 50, a VOIR PAGE A 8 : EEM Droits de scolarité Une étude donne raison anx carrés ronges Des droits élevés réduisent l\u2019accès à l\u2019université LISA-MARIE GERVAIS Une nouvelle étude déboulonne la «croyance» de certains commentateurs et donne raison aux «carrés rouges» : les droits de scolarité élevés réduisent bel et bien l\u2019accès aux études universitaires.C\u2019est du moins la conclusion que tire un groupe de chercheurs dirigés par Pierre Doray, professeur de sociologie de TUQAM, après avoir analysé sur une longue période (1946-2011) l\u2019effet des fluctuations des droits de scolarité sur différentes catégories d\u2019étudiants en Qntario et au Québec.Tous ne sont toutefois pas touchés de la même façon.Et même si l\u2019effet global est faible (pour chaque tranche de 1000$ d\u2019augmentation, le risque de ne pas poursuivre des études universitaires augmente en moyenne de 3%), «il cache des situations contrastées en fonction des catégories sociales», soulignent les quatre chercheurs de l\u2019étude.Selon l\u2019étude obtenue par Le Devoir, tant en Qntario qu\u2019au Québec, les jeunes de première génération universitaire (dont aucun des parents n\u2019a fait des études supérieures) sont parmi les plus vulnérables et, en moyenne, le risque qu\u2019ils ne poursuivent pas d\u2019étude est augmenté de 19% pour chaque tranche de 1000$ de hausse.Même s\u2019ils ont souvent déjà connu une expérience de travail et sont donc plus susceptibles d\u2019avoir les moyens financiers de fréquenter VOIR PAGE A 8 lUNIVERSITÉ P*INT CHAUD Urgence philosophique Un don anonyme de 1,5 million donne vie à une chaire de l\u2019UdeM destinée à éclairer le présent Ce n\u2019est pas banal.Un don anonyme de 1,5 million de dollars vient de donner vie, à la demande expresse du donateur, à un nouvel espace d\u2019étude et de réflexion philosophique au Québec: la chaire Esope en philosophie de l\u2019Université de Montréal qui souhaite, entre autres choses, mettre la pertinence de ce champ de la connaissance davantage au diapason avec les préoccupations du présent.Le philosophe des sciences Frédéric Bouchard en est le premier titulaire.EABIEN DEGLISE Beau temps pour les apparences et les faux-semblants.La contraction du temps induite par les technologies, l\u2019urgence d\u2019agir pour enrayer les dérives environnementales, les mutations sociales et économiques, tout comme leurs conséquences forcément improbables, donnent aujourd\u2019hui un terrain propice aux manipulateurs de tendance, exploiteurs d\u2019opinion ou tourneurs de coins ronds, à des fins politiques, idéologiques ou VOIR PAGE A 8 : PHILOSOPHIE 77831303443136 757^ A 2 LE DEVOIR LE MARDI SEPTEMBRE 2014 ACTUALITES OTAN :1e Canada pourrait s' davantage MURRAY BREWSTER à Ottawa Le Canada enverra des troupes, des avions et des navires de guerre dans le cadre d\u2019un vaste entraînement de l\u2019OTAN l\u2019an prochain, un déploiement qui pourrait être la première étape d\u2019une implication plus importante dans la stratégie à long terme de l\u2019alliance afin de contrecarrer les menaces posées par la Russie.Des unités canadiennes participeront à un test de la brigade d\u2019intervention d\u2019urgence de l\u2019OTAN en temps de crise, a appris La Presse canadienne.L\u2019exercice, baptisé «Trident Juncture 2015», aura lieu en Italie, en Espagne et au Portugal pendant plusieurs mois et se concentrera sur un scénario dans lequel l\u2019OTAN répond à une attaque contre un pays membre.«Nous prévoyons déployer des forces tactiques, maritimes, aériennes et terrestres dans le cadre de cet exercice de tir réel», a déclaré le lieutenant-général Stuart Beare, commandant des opérations interarmées du Canada, lors d\u2019une récente entrevue avec La Presse canadienne.Cela représente une décision significative pour le Canada, puisque l\u2019alliance militaire fait pression en coulisse pour accroître la taille de sa force de réaction rapide.L\u2019OTAN a déjà annoncé la semaine dernière qu\u2019elle envisageait de déployer des soldats en Europe de l\u2019Est pour rassurer ses alliés nerveux lace à la Russie.La brigade d\u2019intervention d\u2019urgence \u2014 qui compte déjà 13000 soldats prêts à réagir très rapidement, un quartier général et des réservistes \u2014 fonctionne en rotation, les pays membres engageant des forces à tour de rôle pour une période d\u2019un an.La participation du Canada à l\u2019exercice de l\u2019an prochain ne signifie pas que les forces canadiennes seront désormais incluses dans la rotation, mais pourrait en être le prélude.«Ce sont des décisions stratégiques et politiques, a affirmé M.Beare./c ne peux répondre à la question spécifiquement, mais je peux vous dire que nous agissons dans un sens où, si nous y allons, nous serons très très bons.» À l\u2019approche du prochain sommet de l\u2019OTAN au pays de Galles, cette semaine, on ne sait toutefois pas si le gouvernement Harper est prêt à assumer le coût d\u2019une participation régulière à la brigade d\u2019intervention rapide.«J\u2019ai du mal à imaginer comment une force d\u2019intervention rapide pourrait vraiment être rapide», souligne Steve Saideman, qui dirige l\u2019école d\u2019aflaires internationales Paterson à l\u2019Université Carleton d\u2019Ottawa.«Je ne suis pas persuadé qu\u2019ils [les pays membres] seront capables de surmonter les problèmes qui existent et qui couvent au sein de l\u2019OTAN.» M.Saideman n\u2019est pas non plus convaincu que le gouvernement Harper soit prêt à débourser l\u2019argent nécessaire pour un engagement militaire à long terme après le retrait d\u2019Afghanistan.Les conservateurs comptent présenter un budget équilibré en vue des élections générales de l\u2019an prochain et envisagent probablement d\u2019annoncer des dépenses populaires au sein de l\u2019électorat, a-t-il ajouté.La Presse canadienne / / BLOC QUEBECOIS Des dizaines de jeunes comptent briguer les suffrages ETIENNE EORTIN-GAUTHIER La tourmente qui frappe de plein fouet le Bloc québécois n\u2019inquiète pas le président de l\u2019aile jeunesse du parti, qui espère que le renouvellement des troupes permettra à la formation politique de s\u2019imposer au Québec.Au moins une trentaine de jeunes bloquistes comptent se présenter à une assemblée d\u2019investiture pour être candidats à l\u2019élection fédérale de 2015, a révélé à La Presse canadienne le président du Eo-rum jeunesse du Bloc Québécois, Xavier Barsalou Duval.Au terme d\u2019un rassemblement de l\u2019aile jeunesse du parti en Mauricie, dimanche, M.Barsalou Duval a estimé que le Bloc sera probablement le parti où il y aura le plus de jeunes candidats.Selon le président de l\u2019aile jeunesse du BQ, ces jeunes sont âgés de 25 à 35 ans, ils sont très stimulés par la chose politique, ils ont un bagage militant et professionnel, et ils sont prêts à prendre le flambeau.Lorsque le Bloc comptait 54 députés à Ottawa, se remé-more-t-il, il était difficile pour les jeunes de prendre leur place et de s\u2019imposer lors des assemblées d\u2019investiture.Présentement, il estime que 75 circonscriptions sont «travail-lables», ce qui génère un «grand intérêt pour bon nombre de jeunes».«Les jeunes du Bloc sont très organisés sur le terrain.On a gagné notre pari à la chefferie du parti.Nous sommes l\u2019aile jeunesse la plus puissante au niveau fédéral.Au niveau de la jeunesse, on n\u2019est pas dépourvus», a lancé le président Eorum jeunesse du Bloc québécois.La confiance de retour?Le Eorum jeunesse avait donné son appui au chef Mario Beaulieu, lors de la course à la chefferie du Bloc.Le président de l\u2019aile jeunesse estime que les départs des députés André Bellavance et Jean-Erançois Eortin ne diminuent pas la légitimité du chef.«Les jeunes sont déçus de ces départs, car ça nuit au parti, mais il faut continuer quand même.On est le seul parti au fédéral qui prône l\u2019indépendance, alors il faut continuer quand même», a indiqué le président du Eorum jeunesse.M.Barsalou Duval estime que les Québécois feront de nouveau confiance au Bloc après avoir constaté l\u2019inefficacité des députés néodémocrates élus lors de la vague orange de mai 2011.Ils ont été «absents» et ils ont «renié leurs promesses», a tranché M.Barsalou Duval.Mais les jeunes sont désillusionnés face à la chose politique, admet le président de l\u2019aile jeunesse du Bloc québécois.Il estime qu\u2019il faut leur parler différemment, à eux et aux autres électeurs.«Le discours doit être clair et franc.Les gens regardent souvent les politiciens et se disent \u201con ne sait pas vers où ils vont\u201d.» Environ 75 jeunes membres du Bloc étaient présents lors de l\u2019événement de la fin de semaine axé sur l\u2019organisation électorale.Le président de l\u2019aile jeunesse estime qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une bonne participation pour une organisation qui compte 2800 membres de moins de 30 ans sur les 19000 adhérents au Bloc québécois.La Presse canadienne mwwm 4;/ - '-yj T-i.-AANWvj JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Brian Mulroney et Lucien Bouchard, jadis très proches, sont brouillés depuis l\u2019échec du lac Meech.Une biographie de Brian Mnlroney revient sur la démission de Bouchard MELANIE MARQUIS Les raisons de la colère de Brian Mulroney à l\u2019endroit de son ami de longue date Lucien Bouchard sont, pour la plupart, assez bien connues.Mais l\u2019une de celles qui ont exacerbé les tensions entre les deux hommes n\u2019aurait peut-être pas eu le même impact si l\u2019ancien premier ministre conservateur avait su ce qui s\u2019était joué dans les coulisses du Parlement Le 21 mai 1990, coup de tonnerre sur la colline parlementaire: Lucien Bouchard, alors ministre de l\u2019Environnement, claque la porte du Parti conservateur.C\u2019est Le Devoir qui en fait l\u2019annonce en exclusivité le lendemain, publiant des extraits de la lettre de démission de l\u2019élu.«La publication de son contenu [.] confortera Brian Mulroney dans sa perception que l\u2019opération était un coup monté, la \u201cpreuve\u201d étant que Bouchard a même fait couler sa lettre dans un journal québécois proche des souverainistes», peut-on lire dans la biographie Brian Mulroney: L\u2019homme des beaux risques (Québec Amérique), que signe le journaliste Guy Gendron.Or, ce n\u2019est ni le député sague-néen ni son entourage qui ont transmis la missive au quotidien montréalais, selon ce que l\u2019auteur raconte dans son ouvrage, qui se veut un complément à la série documentaire télévisée en quatre volets présentée à l\u2019automne sur les ondes de Radio-Canada «Au moment où l\u2019assistante de Lucien Bouchard lit la version finale de la lettre à haute voix [.], la journaliste Chantal Hébert du quotidien Le Devoir se dirige vers le bureau du ministre dans l\u2019espoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 bien incertain d\u2019y trouver quelqu\u2019un à qui parler des derniers développements, écrit M.Gendron.Elle sera bien servie!» La journaliste retranscrira l\u2019essentiel de la lettre de démission.«Pendant des années, les gens de Lucien Bouchard ont cru que le bureau de Brian Mulroney avait essayé de faire une magouille et qu\u2019il m\u2019avait refilé sa lettre pour le \u201cscoopef\u2019 et les gens de Brian Mulroney ont cru que les gens de Lucien Bouchard m\u2019avaient donné sa lettre», a relaté la chroniqueuse politique en entrevue avec La Presse canadienne.L\u2019obsession de la réconciliation D\u2019après Guy Gendron, cet épisode n\u2019aura fait que s\u2019ajouter à la déferlante de «mauvaises percep- « Pendant des années, les gens de Lucien Bouchard ont cru que le bureau de Brian Mulroney avait essayé de faire une magouille» tions» qui ont fini par avoir raison de l\u2019amitié entre les deux hommes \u2014 un sujet qui a refait surface dans l\u2019actualité il y a quelques jours, lorsque M.Bouchard l\u2019a abordé en marge d\u2019un visionnement de presse d\u2019un documentaire sur son parcours.«Je pense que Mulroney risque d\u2019avoir appris des choses en lisant ce chapitre-là, estime M.Gendron.Est-ce que ça va être suffisant pour le faire changer d\u2019idée sur Lucien ?Je ne suis pas sùr.» Risque-t-il d\u2019avoir appris des choses qui le contrarient en parcourant l\u2019ensemble de l\u2019ouvrage biographique?«Je ne sais pas.Je sais qu\u2019il a vu le livre après qu\u2019il ait été imprimé, et on me dit qu\u2019il va être au lancement.Alors, s\u2019il est fâché, il ne l\u2019est pas trop», dit l\u2019écrivain en riant.Le lancement en question aura lieu le 3 septembre au chic hôtel montréalais Ritz-Carlton.Le choix de l\u2019endroit n\u2019est pas fortuit: Brian Mulroney y a levé le coude plus souvent qu\u2019à son tour dans ses jeunes années \u2014 une mauvaise habitude qu\u2019il a abandonnée de façon définitive en 1980, avant qu\u2019il ne soit trop tard.Car dans les années 1960 et 1970, «le petit gars de Baie-Co- meau» buvait comme un matelot.Sa consommation excessive d\u2019alcool était un secret de Polichinelle dans son entourage immédiat, qui a tenté de lui faire en-tendre raison à quelques reprises en le voyant aller.«Il a fallu longtemps à Brian Mulroney avant d\u2019arriver à parler de cette période avec sérénité, à mettre des mots sur sa dépendance à l\u2019alcool: \u201cMon problème, c\u2019est que je ne pouvais pas dire [que j\u2019allais] prendre UN verre de whisky.J\u2019aimais le deuxième et le troisième\u201d», lit-on dans la biographie.Mais ce n\u2019est pas un florilège d\u2019anecdotes que cherchait à assembler M.Gendron en planchant sur ce projet de biographie, qui a nécessité une quarantaine d\u2019entrevues avec amis, parents, ancieps collègues et chefe d\u2019Etat étrangers.Le journaliste, qui a été correspondant parlementaire à Ottawa entre 1987 et 1998, cherchait principalement à comprendre comment s\u2019est développé chez Brian Mulroney cette quasi-obsession de la lameuse réconciliation nationale.Et même après avoir accouché de quatre heures de matériel télévisuel (après le montage), il restait beaucoup d\u2019éléments liés à cette question à approfondir \u2014 d\u2019où le livre, explique M.Gendron.«À 19 ans, ce gars-là parlait de réconciliation nationale dans son mémoire de science politique.C\u2019est quand même quelque chose, lance-t-il.Tu te dis: \u201cC\u2019est pas une vocation tardive, ça ne lui est pas venu sur le tard en se demandant quelle bébelle il pourrait sortir pour faire plaisir au Québec pendant sa campagne électorale en 1984\u201d.» Le thème de la réconciliation nationale a été au cœur des deux mandats de Brian Mulroney, et il aura finalement mené à ce que le principal intéressé a considéré comme son plus grand revers politique : l\u2019échec de l\u2019accord de Meech.La Presse canadienne BRIAN MULRONEY.UHOMME DES BEAUX RISQUES.Guy Gendron Québec Amérique, 416 pages Un organisme « partial » visé par une enquête controversée L\u2019Agence du revenu du Canada cherche à épingler les organismes qui exercent des activités jugées partisanes DEAN BEEBY à Ottawa Un groupe de réflexion progressiste a été ciblé l\u2019automne dernier par l\u2019Agence du revenu du Canada pour une vérification portant sur ses activités politiques, et ce, en partie parce que ses recherches et son matériel éducatif disponibles en ligne semblent «partiaux» et n\u2019offriraient cpf«un seul point de vue».La justification ayant servi à déclencher la controversée vérification apparaît sur un document récemment publié que le groupe de réflexion, le Centre canadien de politiques alternatives, a obtenu en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.Ce résumé d\u2019une page, dont une partie du contenu a été effacée pour protéger les autorités, comporte une section intitulée «commentaires des évaluateurs » détaillant pourquoi le groupe d\u2019Ottawa a été sélectionné à des fins de vérifications de ses activités politiques.La section fait référence à deux précédentes évaluations, en 1989-1990 et 2002, lorsque l\u2019agence fédérale a soulevé de premières inquiétudes à propos des activités politiques du groupe, entre autres problèmes.L\u2019évaluation interne offre un aperçu inhabituel du processus de sélection des organismes à examiner par Revenu Canada, processus qui doit normalement être gardé secret.De son côté, le Centre canadien de politiques alternatives est devenu l\u2019un des 52 or- ganismes caritatifs à subir une évaluation de leurs activités politiques, dans le cadre d\u2019un nouveau programme de 13,4 millions de dollars mis sur pied dans le budget fédéral de 2012.Cibles critiques Les examinateurs cherchent des preuves d\u2019activités partisanes, telles que l\u2019appui de candidats politiques, ce qui est interdit, ainsi que des violations d\u2019une règle limitant les activités partisanes à pas plus de 10% des ressources d\u2019un organisme caritatif.Les premières cibles étaient les groupes environnementaux, dont plusieurs s\u2019opposent aux politiques énergétique et pétrolière du gouvernement fédéral.Mais l\u2019ampleur de la rafle a par la suite été augmentée pour comprendre l\u2019aide internationale et les groupes spécialisés en justice sociale, entre autres, dont plusieurs sont eux aussi des opposants du gouvernement Harper.Un porte-parole du centre a qualifié la découverte d\u2019un biais à\u2019«absurde», puisque tous les groupes de réflexion, qu\u2019ils soient de gauche ou de droite, travaillent à partir de certaines valeurs.«En vertu de cette définition, tous les groupes de réflexion sont biaisés, et ne se qualifieraient pas pour obtenir le statut d\u2019organisme caritatif», mentionne Bruce Campbell, directeur exécutif depuis 1994.La Presse canadienne Puits d\u2019hydrocarbures abandonnés au Québec UAssociation québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA s\u2019inquiète de ce qu\u2019elle qualifie à\u2019«héritage empoisonné desgaâères».Son président, André Bélisle, a indiqué que plus de 600 puits de gaz mais aussi de pétrole ont été forés seulement dans la vallée du Saint-Laurent Le hic, selon lui, c\u2019est que plusieurs d\u2019entre eux ont été laissés sans surveillance et ne font donc pas l\u2019objet d\u2019inspections ré^lières même si, dans certains cas, ils laissent échapper du méthane.Pour prouver ses dires, M.Bélisle a invité la presse à se rendre à proximité d\u2019un puits abandonné situé à Sainte-Eran-çoise, dans la région du Centre-du-Québec.André Bélisle a déclaré que son organisation veut «démontrer qu\u2019il y a des jupes et que ce n\u2019est pas comptabilisé dans les bilans d\u2019émissions de gaz à effet de serre».UAQLPA souhaite également inciter le gouvernement provincial à ordonner l\u2019inspection des puits abandonnés.La Presse canadienne Fête du Travail: Mulcab* attaque Harper et Trudeau Toronto \u2014 Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a profité de sa présence à la marche annuelle de la fête du Travail, à Toronto, lundi matin, pour s\u2019en prendre à ses principaux adversaires politiques.Le chef néodémocrate a reproché au premier ministre conservateur, Stephen Harper, et au chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, leur manque de sensibilité sur les questions relevant du monde du travail.M.Mulcair déplore que certains acquis à ces égards soient présentement en péril.«À Toronto, à l\u2019heure actuelle, plus de la moitié des familles ne peuvent pas compter sur un seul emploi à temps plein, a-t-il martelé.Pendant les règnes des libéraux et des conservateurs, nous avons perdu une génération complète d\u2019employés manufacturiers bien rémunérés», a-t-il enchaîné.La marche de lundi a permis aux participants de manifester leur appui au syndicalisme.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MARDI 2 SEPTEMBRE 2014 A 3 ACTUALITES La mit Æ.Jean-François Nadeau Un officier de l\u2019armée, imaginez, avait eu l\u2019idée de jouer Molière à Québec.Il voulait monter Tartuffe.C\u2019était à l\u2019hiver 1694.Devant tant de liberté, de Saint-Vallier prit peur.Il fit interdire ce théâtre.Jacques de Mareuil, le militaire en question, dut renoncer aux armes de la scène et aller se faire entendre aillerus.En 1703, dans le Rituel du Diocèse de Québec, un de nos premiers livres, de Saint-Vallier prend soin de réitérer que ceux qui souhaitent s\u2019examiner dans le grand miroir de pareille littérature seront tout bonnement privés de sacrements.Chez nous, depuis ce temps, les faux dévots du genre de Tartuffe se trouvent moins souvent sru scène que dans la salle.Sur les planches, avec son bonnet d\u2019âne, on voit tout de même beaucoup ces jours-ci Yves Bolduc, ministre de l\u2019Éducation.Croiser moins de livres dans les territoires de l\u2019enfance, dit-il, s\u2019avère sans conséquence.Sa bavure, prononcée sur un ton de baveux, l\u2019arua conduit à produire des excuses tout aussi méprisables.«Moi-même, alors que fêtais jeune, j\u2019ai êtê soumis à pouvoir faire de la lecture», a déclaré le ministre dans son français brin^ebalant.Le plus navrant était de l\u2019entendre insister pour dire soudain, tout comme le premier ministre avant lui, qu\u2019il adore la lecture, qu\u2019on peut le voir régulièrement dans une librairie.Devant un problème collectif d\u2019envergure, celui de la lecture, nos beaux apôtres de la révolution conservatrice ne voient qu\u2019une sorte de luxe délicieux qui appartient à la seule sphère du bonheru individuel.Lorsque le ministre se dédit ainsi et annonce, pour faire oublier ses bêtises, qu\u2019il va demander aux commissions scolaires de continuer d\u2019acheter des livres, tout le monde semble soulagé.Certains ont même pensé qu\u2019il convenait d\u2019applaudir puisque le ministre donnait l\u2019impression de reculer.Mais Yves Bolduc ne recule pas.Tel un âne, il piétine.La volée de coups qu\u2019il a reçus après sa déclaration ne l\u2019a conduit qu\u2019à réitérer une évidence propre à satisfaire à peu de frais ceux trop nombreux qui continuent de croire que des livres suffisent.Yves Bolduc n\u2019a eu qu\u2019à regonfler les formes creuses de ce décor en trompe-l\u2019œil qui, sous forme de bibliothèques mal tenues, nous tient lieu d\u2019horizon culturel pour l\u2019éducation.Il y arua donc des livres dans les écoles, assrue le mi-nisfre.Mais encore?A Annie Desrochers qui, le 28 août, lui demande à la radio de nos impôts ce que signifie l\u2019éducation dans une société, Yves Bolduc répond : «Bien écoutez, l\u2019éducation, c\u2019est d\u2019abord le premier déterminant au niveau de la santé.» Nonobstant le fait que ce charabia ne veut strictement rien dire, on comprend tout de même avoip affaire à un médecin envoyé au ministère de l\u2019Éducation pour y pratiquer des amputations.Comment va-t-on combler les 150 millions de dollars qu\u2019il vient de sabrer dans un système qui a pourtant plus besoin de transfusions que de ponctions?Tandis que le ministre s\u2019emploie à dépenser ses maires budgets à l\u2019achat de tableaux numériques ridicules, tandis qu\u2019il s\u2019efforce d\u2019implanter l\u2019enseignement intensif de l\u2019anglais comme si l\u2019avenir de la nation en dépendait quel usage pro-pose-t-il pour les livres, ces vénérables passeurs d\u2019humanité?Devant les micros de la radio, à l\u2019émission de Marie-Louise Arsenault il était question, toujours la semaine dernière, de ce que les adolescents lisent à l\u2019école secondaire.Au Québec, rappelait à juste titre l\u2019animatrice, les adolescents doivent lire une quinzaine d\u2019œuvres au cours des trois dernières années de ce parcorus.Mais il n\u2019existe pas de liste de lectures obligatoires ou suggérées ! Les professeurs proposent des titres souvent intéressants, mais, à défaut de lectures obligatoires pour l\u2019ensemble du territoire, ils ne peuvent établir un nécessaire dialogue culturel avec l\u2019ensemble des enfants.En Angleterre, en Erance et ailleurs, une vraie liste de lectures existe depuis bien longtemps.Quelle autorité me prête-t-on à cette émission pour que j\u2019y vienne suggérer ce que des adolescents devraient lire?Je proposais en tout cas de plonger dans des livres de Jacques Eerron, Réjean Ducharme, Gabrielle Roy, Hubert Aquin, Anne HéberL Michel Tremblay, Saul Bellow et Morde-cai Richler.J\u2019en avais d\u2019autres en réserve, d\u2019ici et d\u2019aillerus, d\u2019hier et d\u2019aujorud\u2019hui, mais je trouvais intéressants aussi les auteurs suggérés par mes collègues de studio : Lewis Carroll, Victor Hugo, Homère, Sophocle, Racine, Shakespeare.Le mérite d\u2019une discussion pareille ne tient évidemment pas à sa capacité de produire une liste définitive d\u2019œuvres capables de favoriser une conversation culturelle entre tous les Québécois.Cela permet par contre de montrer du doigt l\u2019absence cruelle de références communes semblables.En plus des livres, il faudrait évidemment songer à inscrire aussi au calendrier scolaire des rendez-vous autoru d\u2019œuvres picturales, de films, de poèmes et de chansons.Én matière d\u2019éducation, on peut évidemment se contenter de suivre les précieux conseils formulés l\u2019autre joru par le ministre Bolduc à la radio : «Si vous aimez les romans, lisez les romans, si vous aimez l\u2019art, vous lisez l\u2019art.» Mais ce n\u2019est pas ainsi, dans pareil vide sidéral, qu\u2019on dessinera les contours solides d\u2019une éducation enfin digne de ce nom.Reste à savoir si, à cause de pareille enfilade de ministres navrants, nous ne serons pas condamnés à demeurer éternellement dans la nuiL incapables de goûter ou d\u2019infléchir l\u2019histoire qui continue de se jouer sru scène sans nous.jfnadeau@ledevoir.com PORT PETROLIER DE CACOUNA La Cour rejette la demande d\u2019injonction TransCanada pourra commencer ses travaux de forages exploratoires MELANIE LOISEL Les groupes environnementa-listes ont subi un revers en Coru supérierue du Québec dans leru tentative de geler les forages sous-ma-rins de TransCanada en vue de construire un port pétrolier à Ca-couna dans le Bas-Saint-Laruent.Le tribunal a rejeté leur requête en injonction en jugeant qu\u2019ils n\u2019avaient pas assez de preuves sérieuses poru démontrer les risques que les ûavaux pouvaient avoir sru la population des bélugas présente dans ce secteru.Lorsque le jugement est tombé, lundi après-midi, l\u2019avocat Michel Bélanger, qui représente les enviroime-mentalistes, n\u2019a pas caché sa décei> don d\u2019autant plus qu\u2019il n\u2019est pas possible d\u2019interjeter appel.Il a expliqué que le lârdeau de la preuve était «très lourd» à démontrer, alors que les tribunaux sont généralement prudents dans ce geiue de dossier oû un minis-ûe a déjà pris rme décision.Dans ce cas-ci, le minisûe de l\u2019Environnement, David Heurtel, avait donné son aval, il y a deux semaines, à TransCanada poru mener ses travaux exploratoires dans le Saint-Laurent.«ù fardeau qu\u2019on avait, c\u2019était de démontrer que la décision du ministre était manifestement déraisonnable, et c\u2019est là-dessus que la juge a estimé qu\u2019on n\u2019a pas fait la démonstration», a expliqué M® Bélanger.Surveillance suffisante En fait, la juge Claudine Roy a considéré que les environnementa-listes étaient «alarmistes» en soutenant que les ûavanx de TransCanada seraient néfastes poru la population de bélugas dans le secteru.Dans son jugement, elle souligne que la compagnie de l\u2019Alberta entame seulement des travaux préliminaires temporaires et que ces ûavaux seront sous sruveillance constante.TransCanada s\u2019est réjouie de la décision de la Coru supérierue en rappelant que ses experts continuaient de travailler sru «les questions environnementales, notamment sur les bélugas.» Dans un communiqué, elle indique que ses travaux de carottage sont prévus, mais ne débuteront pas avant le jeudi 4 septembre.Cette décision est loin de plaire aux groupes environnementalistes qui déplorent que Québec ait donné le feu vert avant même d\u2019avoir obtenu une réponse scientifique maintes fois réclamée.Comme le révélait Le Devoir, samedi dernier, non seulement TransCanada n\u2019a jamais foruni d\u2019avis scientifique, mais la Direction des sciences de Pêches et Qcéans Canada n\u2019en a pas non plus transmis au gouvernement Couillard.«C\u2019est une bataille de perdue, mais pas la guerre», lance Patrick Bonin, chez Greenpeace.«Si la construction du port pétrolier se réalise, elle sera sans doute fatale pour les bélugas, et c\u2019est là-dessus qu\u2019on va continuer de se battre.» Pour le moment, Québec impose seulement à TransCanada de s\u2019assurer qu\u2019aucun béluga ne se trouve dans un rayon de 540m au moment des forages, que le niveau de bruit soit respecté et que le trafic maritime se limite à un seul aller-retour par jour.Le Devoir r DOMINIQUE FACET AGENCE FRANCE-PRESSE Ebola: le personnel médical dn pins grand hôpital dn Liberia en grève Les infirmiers du plus grand hôpital du liberia, pays le plus touché par l\u2019épidémie d\u2019Ebola, se sont mis en grève limdi, exigeant de meilleurs salaires et des équipements adaptés.«Nous avons besoin d\u2019un équipement adéquat pour travailler et d\u2019être mieux payés parce que nous risquons nos vies», a déclaré John Tugbeh, le porte-parole des grévistes de l\u2019hôpital John Eitzgerald Kennedy, à Monrovia.Les infirmiers ne se remettront pas au travail tant qu\u2019Us n\u2019auront pas reçu «un équipement de protection individuelle», des combinaisons spécialement conçues poru empêcher la transmission des maladies infectieuses, a-t-il ajouté.La Côte d\u2019ivoire, non encore touchée par Ebola, a de son côté aimoncé lundi soir l\u2019ouverture de couloirs humanitaires avec la Guinée et le Liberia, tout en maintenant ses frontières fermées avec ces deux pays fortement touchés par l\u2019épidémie.Ci-dessus, une employée médicale faisant une pause pendant une manifestation à l\u2019hôpital John Eitzgerald Keimedy.Les cas de VIH se multiplient chez les jeunes gais Le Jean-Pierre Routy déplore la banalisation de la maladie MELANIE LOISEL Jean-Pierre Routy, spécialiste du sida du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), sonne l\u2019alarme: une vingtaine de jeunes hommes homosexuels de moins de 25 ans ont reçu un diagnostic de VIH en moins d\u2019un an dans son département.C\u2019est trois fois plus de cas que les années précédentes.De quoi inquiéter, d\u2019autant plus qu\u2019une certaine banalisation de la maladie donne aux jeunes la fausse impression qu\u2019ils sont à l\u2019abri du VIH.«A l\u2019époque, c\u2019était catastrophique d\u2019apprendre à quelqu\u2019un qu\u2019il avait le VIH, mais ce qui est surprenant maintenant, c\u2019est que les jeunes sont peu surpris d\u2019apprendre qu\u2019ils sont infectés», note d\u2019emblée le D\"^ Routy qui, en 20 ans de pratique, ne voyait que quelques cas par année de jeunes hommes de moins de 25 ans atteints du VIH.Jusqu\u2019à tout récemment, la moyenne d\u2019âge des infections chez les hommes gais était de 39 ans à Montréal.Même si les jeunes connaissent généralement les moyens de protection, le D\"^ Routy remarque que la nouvelle génération se croit à tort invincible.Il faut dire que les moins de 25 ans n\u2019ont pas connu les grandes campagnes contre le sida des années 1980 et 1990, ni été marqués par des film s comme Philadelphia, de Jonathan Demme, en 1993.Avec la trithérapie, ils ont l\u2019impression que cette maladie se traite désormais facilement.L\u2019utilisation d\u2019applications pour téléphones intelligents comme GrindR ou Badoo, qui permettent de trouver des partenaires en tout temps, lui apparaît aussi en partie responsable de la hausse.« Ça augmente les probabilités de rencontres et, par le fait même, de s\u2019infecter », constate le D\"^ Routy.«Mais comme la transmission du VIH est relative-
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