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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2014-09-29, Collections de BAnQ.

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[" Les habitants de Hong-Kong manifestent pour la démocratie Page B 3 Le PLC en tête au Québec Page A 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C V N\u201c 2 2 0 LE DEVOIR, LE LUNDI 29 SEPTEMBRE 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ Le Marathon de Montréal toujours plus populaire ¦À \u201c34486 ¦A9-3931 -\t' adapte POWLES f-VFA i' \u2022 r 37831 **kLA,NfE PEDRO RUIZ LE DEVOIR Ils étaient près de 35 000 à courir sous le soleil dimanche lors du 24® Marathon de Montréal, remporté cette année par rAméricain Ben Bruce en 2 h 22 min 38 s.Une journée exceptionnelle pour un événement qui accumule les records de participation d\u2019une année à l\u2019autre.Page B 4 Aujourd\u2019hui Le monde > Syrie : ia coaiition in-ternationaie s\u2019en prend au pétrole des djihadistes.La section locale d\u2019al-Qaida menace les Etats-Unis et leurs alliés de représailles.Page B1 Actuaiités > Le ministre Yves Boiduc laisse planer l\u2019incertitude au sujet des réformes en éducation.Page A 2 Le recrutement mené par le Bloc québécois crée des remous au sein de Québec solidaire.Page A 3 Avis légaux.Décès.Météo Mots croisés Petites annonces.Sudoku.B2 B6 B5 B5 B6 B4 r PEDRO RUIZ LE DEVOIR La fontaine des Trois nus située devant le Pavillon des Arts du campus de TUniversité McGill.Une montagne pour château d\u2019eau L\u2019eau, fil conducteur du développement de Montréal Des coquillages marins tropicaux sur le mont Royal au corridor souterrain du square Victoria, Montréal révèle ses liens étroits avec l\u2019eau.FRÉDÉRIQUE DOYON La métropole québécoise est une des seules villes du monde à ne pas compter de château d\u2019eau.Qu\u2019à cela ne tienne, le mont Royal en tient lieu.Avec ses six réservoirs, il abrite une hydrographie aussi généreuse que peu connue.«L\u2019eau est pompée dans le Saint-Laurent, elle est traitée, nettoyée et amenée sur la montagne dans de grands réservoirs qui permettent de maintenir les pressions et débits dans le réseau d\u2019eau, comme un château d\u2019eau», explique Jean-Michel Villanove, responsable des services éducatifs des Amis de la montagne.Une des deux randonnées offertes chaque année par l\u2019association prend Teau pour thème, en partant de la montagne pour se rendre, à pied, jusqu\u2019au fleuve dans le Vieux-Port.«On retrouve partout ce lien de l\u2019eau, entre fleuve et montagne.C\u2019est un fil conducteur» de tout le développement de Montréal, souligne M.Villanove en montrant, plus tard au cours de VOIR PAGE A 8 : MONTAGNE Maternité Un congé offert en double aux médecins AMELIE DAOUST-BOISVERT Une faille dans la loi permet aux médecins d\u2019encaisser une double prestation de maternité pouvant atteindre de 2,5 à 3,5 fois la prestation maximale hebdomadaire touchée par les autres parents.Le ministère de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) reconnaît le problème.Son porte-parole a confirmé au Devoir que les médecins peuvent encaisser en même temps leur prestation de maternité particulière versée par la RAMQ et celle du Régime québécois d\u2019assurance parentale (RQAP) sans être pénalisés.Tant des fiscalistes que les fédérations médicales soutiennent que cette possibilité n\u2019est que «théorique» et qu\u2019il n\u2019est absolument pas certain que des médecins s\u2019en prévalent.Impossible de savoir, tant auprès de la RAMQ que du MESS, si des médecins ont déjà tenté de recevoir les deux prestations en même temps.La présidente de la Eédération des médecins spécialistes du Québec (EMSQ), la Diane Erancœur, affirme que la faille doit être refermée et qu\u2019il n\u2019est absolument pas «éthique» d\u2019encaisser les deux prestations en concomitance.« On peut faire un parallèle avec l\u2019affaire Yves Bolduc.Ce n\u2019est pas parce que quelque chose est légal que c\u2019est éthique», tranche-t-elle, en référence aux primes de prjse en charge de patient que le ministre de l\u2019Éduca- VOIR PAGE A 8 : MÉDECINS P*INT CHAUD Débâcle démocrate en vue aux élections de mi-mandat Une majorité républicaine à la Chambre des représentants ?C\u2019est pratiquement sûr.Au Sénat?C\u2019est fort probable.Vieux routier de la politique américaine, l\u2019analyste Stuart Rothenberg juge le contexte national très favorable aux républicains pour remporter les élections de mi-mandat du 4 novembre.JEAN-FRÉDÉRIC LÉGARÉ-TREMBLAY à Washington, D.C.En politique, un an est une éternité.Parlez-en aux démocrates, qui se délectaient de la volée de bois vert que les Américains avaient donnée aux républicains de la Chambre des représentants en octobre 20f 3.Devant l\u2019incapacité de ces derniers et de la Maison-Blanche à parvenir à un accord sur le budget, le gouvernement fédéral avait dû fermer ses portes pendant f 6 jours, et les Américains avaient fait porter la responsabilité de cette impasse sur la majorité républicaine de la Chambre basse.Mais aujourd\u2019hui, à près d\u2019un mois des élections de mi-mandat, tout cela est de l\u2019histoire ancienne, oubliée même, et le balancier oscille clairement vers les républicains, observe l\u2019analyste politique Stuart Rothenberg.«Le contexte politique national est assez terrible VOIR PAGE A 8 : DÉBÂCLE 77831303442440 A 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 29 SEPTEMBRE 2014 ACTUALITES Ebola a fait plus de 3000 victimes Genève \u2014 L\u2019épidémie de fièvre hémorragique Ebola a franchi le cap des 3000 morts, le virus ayant tué près de la moitié des quelque 6500 personnes infectées, selon le dernier bilan de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) publié samedi.Sur un total de 6574 malades d\u2019Ebola dans cinq pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, 3093 sont mortes, précise l\u2019OMS dans ce bilan arrêté au 23 septembre.Un précédent bilan daté du 21 septembre et publié jeudi à Genève faisait état de 2917 morts en Afrique de l\u2019Ouest sur 6263 cas.En Guinée, d\u2019où l\u2019épidémie est partie fin 2013, il y a eu 648 morts sur 1074 cas.Au Liberia, pays le plus touché, elle a touché 3458 personnes, dont 1830 sont mortes.Et en Sierra Leone, le virus a infecté 2021 personnes dont 605 sont mortes, selon la même source.Au 23 septembre, huit morts, sur 20 cas, avaient été recensés au Nigeria.La maladie, aussi appelée fièvre hémorragique à virus Ebola, atteint un taux de létalité d\u2019environ 70% selon une étude de l\u2019OMS.L\u2019infection se produit par contact direct avec les fluides corporels, sang, liquides biologiques ou sécrétions.La période d\u2019incubation va de 2 à 21 jours.Le patient devient contagieux à partir du moment où des symptômes se manifestent.Il ne l\u2019est pas pendant la période d\u2019incubation.La publication samedi par rOMS de ce nouveau bilan in- Le Sénégal a ouvert un corridor humanitaire aérien pour permettre d\u2019acheminer de l\u2019aide tervient alors que le Sénégal a ouvert un corridor humanitaire aérien pour permettre d\u2019acheminer de l\u2019aide dans les trois pays les plus touchés, après la fermeture de ses frontières le 21 août.Corridor humanitaire Un avion du Programme alimentaire mondial (PAM) transportant du personnel humanitaire en provenance de Conakry a atterri samedi après-midi sur le site du corridor humanitaire, installé sur une base militaire aérienne près de l\u2019aéroport de Dakar, a constaté un journaliste de l\u2019Agence Erance-Presse.Le corridor est fonctionnel «depuis deux jours», mais est encore en aménagement, selon un officiel sénégalais.Il a été «ouvert dans le cadre de la solidarité internationale.Nous sommes tombés d\u2019accord [avec les organisations internationales et des pays occidentaux notamment] pour [y] faire passer des équipements, des médicaments, un appui en ressources humaines pour sauver des vies», a déclaré devant la presse la ministre sénégalaise de la Santé, Awa Marie Coll Seek.De nombreuses rotations d\u2019avions de pays et d\u2019organismes internationaux, ayant promis d\u2019acheminer de l\u2019aide en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, à partir du corridor humanitaire, doivent avoir lieu dans les prochains jours, selon des responsables sénégalais.Agence France-Presse REFORMES EN EDUCATION Le ministre Bolduc laisse planer l\u2019incertitude PAULINE GRAVEL Interrogé en marge du lancement de la Semaine pour l\u2019qcole publique, le ministre de l\u2019Éducation, Yves Bolduc, a refusé de confirmer l\u2019une ou l\u2019autre des mesures que son ministère envisage d\u2019imposer au réseau de l\u2019éducation dans le but d\u2019aider le gouvernement à atteindre l\u2019équilibre budgétaire en 2015-2016.Il a simplement affirmé que le réseau subira «des transformations au cours des prochaines années», mais il n\u2019a pas voulu en préciser la teneur.«Nous sommes dans la période d\u2019évaluation.En temps et lieu, on tirera des conclusions et on prendra les décisions nécessaires», a-t-il répété aux journalistes qui le pressaient de clarifier les rumeurs de réduction ,du budget du ministère de l\u2019Éducation d\u2019environ un milliard de dollars.Le ministre attendra les élections scolaires du 2 novembre avant d\u2019annoncer quelles seront les victimes de sa réforme, parmi lesquelles pourraient figurer les commissions scolaires dont la fusion, voire l\u2019abolition, n\u2019est pas exclue.«À ce stade-ci, ce ne sont que des hypothèses», a-t-il dit avant de réfuter également une possible réduction du financement qu\u2019il accorde aux écoles privées.«Ce n\u2019est pas parce qu\u2019une hypothèse a été proposée dans un rapport [Cham-poux-Lesage] qu\u2019elle sera nécessairement mise en place.Il ne faut pas mettre en opposition le réseau public et le réseau privé.On veut améliorer les deux réseaux et les financer de façon adéquate», a-t-il soutenu.Invité à commenter les rumeurs, Sylvain Mallette, président de la Eédération autonome de l\u2019enseignement (PAE), a fait remarquer que «ce n\u2019est pas la FORUMS CITOYENS SUR LA FISCALITÉ QUÉBÉCOISE Une occasion d\u2019exprimer votre point de vue afin d\u2019alimenter les travaux de la O O O commission! Jeudi 2 octobre 19 h à 22 h Montréal Salle polyvalente (SH-4800) Pavillon Sherbrooke de l'UQAM 200, rue Sherbrooke Ouest Information et inscription inm.qc.ca dForumsFIscalIté Forums organisés par l\u2019Institut du Nouveau Monde en collaboration avec la Commission d\u2019examen sur la fiscalité québécoise.Commission d'examen sur la fiscalité INSTITUT DU NOUVEAU MONDE Québ6C O O JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre Yves Bolduc n\u2019a pas voulu confirmer les rumeurs sur la fusion ou l\u2019abolition des commissions scolaires.première année que l\u2019école publique subit des compressions.Nous sommes toutefois à la limite de franchir un point de rupture.On confie une mission à l\u2019école publique, qui est celle d\u2019accueillir tous les élèves et de leur fournir tous les services dont ils ont besoin.Mais on constate que cela devient de plus en plus difficile, voire impossible, parce que les ressources ne sont pas sufjisantes.Les directions sont amenées à faire des choix déchirants entre deux besoins légitimes.» Pas de grandes économies Bien que la EAE préconise une révision du fonctionnement des commissions scolaires, M.Mallette croit qu\u2019«t/ y a un danger à laisser croire que la fusion des commissions scolaires se traduit automatiquement par une économie d\u2019échelle.C\u2019est faux.On l\u2019a vu en 1997, lors du passage des commissions scolaires du statut confessionnel au statut linguistique, le gouvernement en avait profité pour fusionner quelques commissions scolaires, car on prétendait que ça permettrait d\u2019économiser.On se rend compte que ce n\u2019est pas nécessairement vrai.» La EAE rêve par ailleurs que le gouvernement mette fin au financement public des écoles privées.«Il faut cesser de croire que ça coûterait plus cher d\u2019accueillir les élèves qui proviennent du privé», affirme M.Mallette.Pour sa part, la Eédération des commissions scolaires du Québec regarde comment elle «pourrait améliorer l\u2019efficience de l\u2019organisation par différents regroupements de services ou certaines fusions», assure son vice-président, Richard Eli-botte.La possibilité que certaines responsabilités, comme la gestion des infrastructures et le transport scolaire, soient transférées aux municipalités inquiète toutefois la fédération.«On a la chance d\u2019avoir au Québec une structure qui est dédiée exclusivement à l\u2019éducation.Transférer à des municipalités des services dont ce n\u2019est pas la préoccupation première est inquiétant, car, au final ce sera le parent ou l\u2019élève qui écopera.On travaille déjà avec les municipalités pour le partage de nos équipements sportifs et culturels.Si tout cela est transféré aux municipalités, est-ce qu\u2019on ne perdra pas au profit de la Ville ces équi-pements-là qui sont nécessaires pour la réussite des jeunes?» se demande M.Plibotte.Pour Hélène Bourdages, présidente de l\u2019Association {{il ne faut pas mettre en opposition le réseau public et le réseau privé.On veut améliorer les deux réseaux et les financer de façon adéquate^y Yves Bolduc, ministre de i\u2019Éducation montréalaise des directions d\u2019établissements scolaires (AMDES), les commissions scolaires jouent un rôle stratégique et essentiel.«Nous avons besoin d\u2019un intermédiaire entre le ministère de l\u2019Éducation et les directions d\u2019écoles pour gérer le transport, la construction, etc.Les commissions scolaires ont des expertises que les directeurs d\u2019école, qui sont le plus souvent des enseignants, n\u2019ont pas nécessairement et qui sont appréciées», dit-elle.Maternelle 4 ans Lors de son allocution, le ministre Bolduc a reconnu le succès de «la maternelle 4 ans» qui est le thème de cette 6® édition de la Semaine de l\u2019école publique.«Pour les enfants qui ont de nombreux besoins, il ne faut pas attendre la maternelle cinq ou six ans, car le retard sera difficile à rattraper.Je vais demander à chaque commission scolaire du Québec d\u2019ouvrir au moins une classe de maternelle quatre ans», a-t-il affirmé avant d\u2019ajouter que «l\u2019existence des services destinés aux élèves les plus vulnérables [handicapés ou en difficulté] ne sera pas remise en question».Le Devoir CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Philippe Couillard a rencontré le président allemand, Joachim Gauck, lors de sa visite au Québec.SOUVERAINETÉ Le PQ dénonce l\u2019ingérence de l\u2019Allemagne ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Le président de l\u2019Allemagne, Joachim Gauck, a choqué le Parti québécois en se réjouissant, samedi, que le Québec ne se soit pas séparé du Canada,.Le chef de l\u2019État allemand a fait cette déclaration à l\u2019occasion d\u2019une étape dans la capitale québécoise d\u2019une mission économique qui l\u2019a mené à Toronto et Ottawa au cours des derniers jours.Dans une allocution, en présence du premier ministre Philippe Couillard, M.Gauck a brièvement évoqué le projet indépendantiste québécois.Soulignant le rôle important du Québec au sein du Canada, M.Gauck s\u2019est montré satisfait qu\u2019il demeure dans la fédération canadienne.«Lorsque nous nous sommes préparés à cette visite, nous avons appris le rôle important et particulier que joue votre province, a-t-il dit.Nous sommes également heureux qu\u2019il n\u2019y ait pas eu de séparation de votre province du Canada.» «Choquant» La députée péquiste Carole Poirier, porte-parole en matière de relations internationdes, a estimé que M.Gauck n\u2019avait pas à se prononcer de la sorte dans le cadre d\u2019une visite protocolaire.«Je trouve ça choquant, a-t-elle dit.[.] On com- prend qu\u2019il peut avoir son opinion, on respecte son opinion, mais je pense que ce sont des affaires internes et que ça ne devrait pas être commenté.» Selon M™® Poirier, l\u2019intervention de M.Gauck est plus grave que 1^ présence de péquistes lors du référendum en Ecosse, où certains députés se sont affichés ouvertement en faveur de l\u2019indépendance, dont Bernard Drainville.«M.Gauck est président de son pays, ce n\u2019est pas pareil.» Éors d\u2019un point de presse qui a suivi l\u2019allocution de M.Gauck, M.Couillard a estimé que les propos du chef de l\u2019État allemand trouvent régulièrement des échos ailleurs dans le monde.«C\u2019est un commentaire qu\u2019on entend assez régulièrement à l\u2019étranger, a-t-il dit.Les gens sont contents qu\u2019au Canada, l\u2019ambiance politique soit stable.Ils reconnaissent cependant très bien le caractère distinct du Québec.» Cette déclaration de M.Gauck survient un peu plus d\u2019une semaine après un référendum en Écosse où les électeurs ont rejeté l\u2019option de déclarer leur indépendance pour choisir de demeurer au sein du Royaume-Uni.Selon M.Couillard, les propos du président de l\u2019Allemagne au sujet de la séparation du Québec ne constituent pas un cas d\u2019ingérence dans les affaires internes québécoises.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE LUNDI 29 SEPTEMBRE 2014 A 3 ACTUALITES Violences Jean-François Nadeau Plusieurs amis ne comprennent pas que je me fasse violence pour aller rouler à vélo alors que je suis blessé.Ils croient, parfaitement à tort, que je fais de la pratique quasi quotidienne de ce sport une question de vie ou de mort.Ils ex^èrent.C\u2019est bien plus grave que cela.Je tiens cette fine mécanique pour un exosque-lette, le seul capable de contenir mes humeurs.J\u2019ai «besoin de vélo», pour reprendre le titre du beau livre de Paul Fournel.Mais rassurez-vous, je ne vais pas vous parler ici de mes sorties, ni même de cette tortue géographique qui, l\u2019autre jour, tandis que je roulais près du fleuve, m\u2019a soudain dépassé sur ma droite.«Le cycliste est à lui-même son propre gyroscope.Il ne produit pas seulement du mouvement, il fabrique de l\u2019équilibre.» Question d\u2019équilibre, le vélo est aussi, depuis fort longtemps, un bon indicateur de ce qui se trouve en porte-à-faux dans notre société.Entre autres choses, il nous dit beaucoup du sort fait aux femmes.Au XIK® siècle, les mouvements du corps et les tenues plus légères que commande le cyclisme condamnent les femmes qui pédalent.Les ligues de vertu sont du même avis dans tous les pays: les cyclistes sont «insultés en langue aboyée, mordus et incités à choir», selon les mots d\u2019Alfred Jarry, aussi passionné de vélo que son père Ubu.Au Canada, la police ira jusqu\u2019à arrêter des femmes qui osent monter ces fragiles véhicules.Si Joséphine Marchand-Dandurand ouvre la voie chez nous au journalisme féminin, elle laisse néanmoins paraître dans son journal des propos parfois affligeants.En novembre 1895, on peut y lire ceci à propos de la popularité croissante de la bicyclette chez les femmes : «Les froids de l\u2019automne obligeront ces dames d\u2019en descendre.et ce ne sera pas dommage», puisque celles qui montent sur ces engins ressemblent «à de grands hannetons se démenant».De là, il n\u2019y a bien sûr qu\u2019un pas à faire pour conclure allègrement qu\u2019il vaut mieux laisser cette machine aux hommes! «C\u2019est tout au plus bon pour eux.Quant à nous, mesdames, restons au foyer.La royauté dont nous y jouissons vaut, certes, mieux qu\u2019un gouvernement dont le rouage nous mène souvent à la culbute.» Ces bêtises n\u2019empêchent pas la popularité du vélo de croître.Les jupes cèdent place aux pantalons.Originaire, semble-t-il, de Montréal, Louisa Mendal participe en 1887 à l\u2019une des,premières courses de six jours disputées aux Etats-Unis.Toute une semaine à rouler sur une piste de bois, au mépris des inégalités et des discriminations qu\u2019on voudrait coller à sa roue.Exactement à la même époque, la militante américaine Susan Anthony expose pour sa part un avis sans appel: «Laissez-moi vous dire ce que je pense du cyclisme.Il a fait plus pour émanciper les femmes qu\u2019à peu près n\u2019importe quoi d\u2019autre dans le monde.Il donne à une femme un sentiment de liberté et d\u2019autonomie.Je me lève et me réjouis chaque fois que je vois une femme rouler».Un siècle plus tard, le vélo continue d\u2019éclairer des obscurités.Lisez le dernier numéro de Vélo Mag à propos des cyclistes professionnelles : en récompense des mêmes heures de sueur que les hommes, ces femmes ne reçoivent que des salaires sans rapport avec leurs misères communes.Selon l\u2019Institut de la statistique du Québec, les femmes gagnent en moyenne un salaire 10% inférieur aux hommes.Mais pour celles qui font métier de leurs performances physiques, c\u2019est infiniment pire.Pas seulement pour le vélo, il faut dire.Ces derniers jours, je me suis efforcé de suivre de près une cycliste professionnelle.Sur route, elle tient des moyennes affolantes de plus de 40 km à l\u2019heure.À vrai dire, je ne la suivrais jamais si je ne pouvais le faire grâce aux images télévisées.Qriginaire d\u2019Amos, Karol-Ann Canuel est membre d\u2019une équipe américaine dont le maillot affreux n\u2019a tout de même rien à voir avec celui de cette formation colombienne qui a beaucoup fait jaser parce qu\u2019il suggère que les équipières roulent fesses à l\u2019air.Avez-vous remarqué combien les médias se retrouvent toujours à beaucoup parler de l\u2019habillement des sportives de haut niveau, comme si leurs performances sportives étaient toujours subordonnées d\u2019abord et avant tout à des considérations esthétiques, voire sexuelles?La semaine dernière, à 26 ans, Canuel a remporté la médaille d\u2019or du contre-la-montre par équipe des championnats du monde disputés en Espagne.Puis, sous les couleurs canadiennes, elle a terminé sixième de l\u2019épreuve individuelle.Du jamais vu.Canuel me faisait tout de même remarquer, en privé, que les bourses sont toujours beaucoup moins importantes dès lors qu\u2019il s\u2019agit de compétitions féminines.Je me suis permis un coup de téléphone puis une lettre à Genève, aux bureaux de l\u2019Ûnion cycliste internationale, afin qu\u2019on m\u2019explique un peu leur politique en matière d\u2019équité.J\u2019attends toujours une réponse.Je devais reparler dimanche à Karol-Ann.La veille, une vilaine chute l\u2019a clouée au sol lors de la course sur route.Practure de la hanche et rêves brisés.Le nombre de disciplines que pratiquent les femmes à un très haut niveau augmente, mais les sports demeurent le creuset où l\u2019on concocte essentiellement les gloires d\u2019un monde masculin qui occupe d\u2019ailleurs presque tout l\u2019espace médiatique et celui des rêves de réussite.Le vélo, après touL n\u2019est peut-être pas une question de vie ou de mort.Mais à force de se faire violence pour pédaler mieux, on arrive curieusement à comprendre à quel point notre monde n\u2019avance pas tant qu\u2019on le croit.jfn @ledevoir.com U .f JASON FRANSON LA PRESSE CANADIENNE i'i L1 ri\\\t\\\t'
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