Le devoir, 9 octobre 2014, Cahier A
[" Les libéraux aux trousses de PKP, le patron de presse Page A 3 U Départ spectaculaire pour Mommy, de Xavier Dolan, en France Page B 8 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V N\u201c 2 2 9 LE DEVOIR, LE JEUDI 9 OCTOBRE 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 Projet de loi 10 Les associations patronales en santé menacées AMELIE DAOUST-BOISVERT Le projet de loi 10 signe l\u2019arrêt de mort de nombreuses associations d\u2019établissements, mettant à mal, selon ces dernières, la liberté d\u2019expression, la liberté d\u2019association ainsi que des services, par exemple le programme qui permet l\u2019encadrement des conducteurs épinglés pour conduite avec les facultés affaiblies.De nombreuses associations québécoises ont confirmé au Devoir être très sérieusement menacées de disparition, pour la simple et bonne raison que les établissements qui leur versent des cotisations disparaîtront dans la foulée des fusions.«S\u2019il n\u2019y a plus de membres, il n\u2019y a plus d\u2019associations», indique Diane Lavallée, directrice générale de l\u2019Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), la plus importante des associations qui se retrouve sur la corde raide.Des principes démocratiques sont en jeux, selon elle.«Ce serait déplorable de museler collectivement et individuellement les employeurs d\u2019un réseau qui gère près de 50 % du budget de l\u2019état.La liberté d\u2019expression et de libre association ne devrait pas être menacée, ce serait une note assez discordante et surprenante dans une société démocratique », affirme Lavallée.Alors que tous les secteurs d\u2019activités, allant des banques au réseau scolaire, possèdent leurs associations patronales, elle s\u2019interroge.« Comment justifier que le plus grand employeur VOIR PAGE A 8 : SANTÉ Turquie Emeutes prokurdes KilEPZ ADEM ALTAN AGENCE ERANCE-PRESSE La colère kurde frappe la Turquie.Devant l\u2019inertie des autorités face aux combats que livrent les Kurdes contre le groupe Etat islamique, des émeutes ont éclaté à Ankara et dans d\u2019autres villes turques.Page B 5 Lire aussi > Le faux-semblant.Un éditorial de Serge Truffaut.Page A 6 Urbanisme Le chantier, un espace à investir plutôt qu\u2019à fuir ISABELLE PARÉ Plutôt que de donner des sueurs froides aux commerçants et à l\u2019administration municipale, le chantier majeur de réfection de la rue Sainte-Catherine doit être saisi au vol pour transformer le chaos appréhendé en occasion de créativité et d\u2019échanges avec les citadins, ont soutenu mercredi divers experts réunis à Montréal.Jeudi, ces spécialistes venus de Erance, d\u2019Allemagne et d\u2019ailleurs arpenteront la rue Sainte-Catherine, promise à une cure de rajeunissement de près de 95 millions d\u2019ici 2018, pour faire part de leurs propositions à différents représentants municipaux.Tous ces férus de design, d\u2019urbanisme et d\u2019architecture, réunis au colloque Quel chantier!, le design au secours des grands chantiers urbains, ont fait la preuve par mille mercredi que les plus périlleux travaux peuvent accoucher de lieux temporaires très agréables, convoités même, par les citoyens qui y transitent chaque jour.«Le chantier, c\u2019est le signe de la vitalité d\u2019une ville! Une ville qui n\u2019a pas de chantier est une ville morte», affirme Jean-Pierre Grunfeld, consultant de la firme française Paysages possibles.Pour obtenir l\u2019adhésion des citoyens aux grands branle-bas de combat, insiste-til, il faut VOIR PAGE A 8 : URBANISME JACQUES NADEAU LE DEVOIR Rushan Abbas et Patricio Henriquez 43^ Festival du nouveau cinéma En compagnie des Ouïghours de Guantanamo À Montréal pour le lancement A\u2019Ouïghours, prisonniers de l\u2019absurde de Patricio Henriquez ce vendredi, Rushan Abbas, qui servit d\u2019interprète à ses compatriotes enfermés à Guantanamo, revient sur cette incroyable aventure.ODILE TREMBLAY AU milieu des manifestations enflammant Hong Kong, on a vu des bannières arborant le visage d\u2019Ilham Tohti, professeur de commerce international et riche homme d\u2019affaires d\u2019origine ouï-ghoure dépossédé par l\u2019État.Condamné à la prison à perpétuité le 23 septembre dernier, ce militant pacifiste s\u2019est battu pour la culture et la langue de son peuple musulman d\u2019origine turcophone, plus persécuté par la Chine encore que les Tibétains.Leur région du Xinjiang (8,5 millions d\u2019Ouïghours en Chine, chiffre officiel à multiplier par deux) possède du pétrole, du gaz naturel.Son climat est idéal.La Chine la convoite.voir page a 8 : OUÏGHOURS 80 djihadistes de retour au Canada La menace terroriste est réelle, dit le SCRS MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa De la centaine de ressortissants canadiens partis grossir les rangs terroristes à l\u2019étranger, 80 sont maintenant de retour au pays.Les services de renseignement canadiens les siuveil-lent.La menace est bien réelle, a prévenu l\u2019espion en chef du Canada, venant ainsi fournir des munitions aux conservateurs qui se préparent à présenter de nouvelles mesiues antiterroristes.Ces dizaines d\u2019individus ne sont pas tous des «combattants endurcis» revenus d\u2019Irak ou de Syrie, a précisé le directeur du Service canadien de renseignement et sécurité (SCRS) Michel Coulombe.Ils peuvent être de retour d\u2019Afghanistan, du Yémen ou du Maghreb après y avoir participé au financement ou aux efforts de propagande d\u2019organisations terroristes.«Tous pourraient potentiellement poser une menace.Indéniablement», a-til tranché mercredi.Le SCRS sait qu\u2019entre 130 et 145 Canadiens sont à l\u2019étranger pour participer à des activités terroristes.Mais ce chiffre ne compte que les cas confirmés par le SCRS.«D\u2019ici à ce que je quitte cette pièce, il aura changé», a reconnu M.Coulombe, qui était en comité parlementaire pour dresser le portrait de la menace terroriste au pays.«Ya-t-il [des cas] dont nous ne sommes pas VOIR PAGE A 8 : DJIHADISTES Aujourd\u2019hui Actualités > Les détenus fédéraux sont de moins en moins préparés pour à leur libération, selon un rapport d\u2019enquête.Page A 2 Actualités > Armes à feu.Québec est prêt pour le registre, jure le procureur québécois devant la Cour suprême.Page A 5 Économie > Location de chambres.La populaire plateforme Airbnb peut dormir tranquille à San Francisco.Page B1 Sports > Le Canadien bâties Maple Leafs de Toronto 4-3.Un compte rendu de Jean Dion.Page B 6 7\t_______________ ^ Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés Petites annonces Sudoku .B4 B6 B2 B8 B6 B4 77831303445541 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 9 OCTOBRE 2014 ACTUALITES CEIC : le Bureau de la coucurreuce coutraiut par la loi Le Bureau fédéral de la concurrence a connu des succès inégaux dans la lutte pour contrer la collusion dans l\u2019industrie de la construction au Québec.De 1996 à 2014, l\u2019organisme fédéral a mené 29 enquêtes, dont 12 sont toujours actives sur les contrats publics de construction la province.Le Bureau a obtenu de modestes amendes de 12 millions de dollars (une moyenne de près de 670000$ par an), des peines totales de 12 mois de prison et 200 heures travaux communautaires pour l\u2019ensemble des fautifs au Québec.Le Bureau de la concurrence a été «coincé» pendant de nombreuses années avec une loi difficile d\u2019application, a relaté le sous-commissaire Pierre-Yves Guay mercredi à la commission Charbonneau.Le fardeau de preuve requis était lourd jusqu\u2019à ce que le gouvernement conservateur assouplisse la loi, en 2009.Auparavant, il fallait établir que des entreprises avaient «indûment» limité la concurrence pour faire la preuve (hors de tout doute raisonnable) d\u2019un complot.Un texte à lire sur LeDevoir.com.Le Devoir Relâchés sans être préparés Les prisonniers canadiens ont de moins en moins droit à une libération conditionnelle HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Les prisonniers fédéraux sont de moins en moins préparés par les Services correctionnels à leur libération.Ils sont retournés dans la collectivite alors qu\u2019ils vivent encore dans des établissements à sécurité moyenne et qu\u2019ils n\u2019ont pas goûte à la liberté conditionnelle.Leur réinsertion est donc compromise.C\u2019est le constat que pose l\u2019enquêteur correctionnel dans son dernier rapport annuel déposé mercredi.Howard Sapers note que désormais, 71% de toutes les libérations sont des libérations d\u2019office, c\u2019est-à-dire qu\u2019elles doivent obligatoirement être accordées parce que le délinquant a purgé les deux tiers de sa peine.C\u2019est donc dire que la très grande majorité des gens qui quittent les pénitenciers fédéraux n\u2019ont pas au préalable vécu de permissions de sortir avec, puis sans escorte.«Ce détenu aura purgé les deux tiers de sa peine en établissement carcéral, n\u2019aura pas été supervisé dans la communauté.Et là, boum! De par la loi [.], ce détenu sera relâché dans la communauté.Il va souvent y avoir un encadrement, mais il n\u2019y aura pas eu la mise en liberté graduelle, qui est le parcours qui a démontré les meilleurs résultats pour une réinsertion sociale réussie.Il y a comme un choc ici», lance la directrice des enquêtes pour le Bureau de l\u2019enquêteur correctionnel, Marie-France Kingsley.Illogisme M.Sapers qualifie la situation de «problématique».Il rappelle que les délinquants qui récidivent le plus sont ceux qui ont été libérés d\u2019office.«C\u2019est logique, dit-il, car les délinquants qui sont libérés d\u2019office sont ceux que le système a considérés comme les plus à risques [et donc n\u2019a pas voulu libérer avant].Mais c\u2019est contradictoire: ça n\u2019a aucun sens de libérer vos délinquants les plus à risques en les soumettant à la période de supervision et d\u2019appui la plus courte!» Au final, la durée des peines purgées en détention avant la première mise en liberté est la plus élevée depuis 2003-2004, est-il écrit dans le rapport.Le nombre de prisonniers bénéficiant d\u2019une liberté conditionnelle ou d\u2019une semi-liberté a diminué de 15% depuis 10 ans.L\u2019augmentation de 17% de la population carcérale (sous la multiplication des lois conservatrices) et la diminution du budget expliqueraient cette situation.«Ix système est très sollicité.» Le rapport de M.Sapers met aussi en lumière la moins grande mobilité des prisonniers dans le système carcéral, entre les établissements à sécurité maximale, moyenne et minimale.Pourtant, la disponibilité des programmes de réinsertion est inversement proportionnelle au niveau de sécurité d\u2019un établissement.«L\u2019an passé, 50% de toutes les remises en liberté l\u2019ont été à partir de prisons à sécurité moyenne, continue M.Sapers.Cela soulève la question suivante: si les Services â m SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE L\u2019enquêteur correctionnel Howard Sapers note que désormais, 71 % de toutes les libérations sont des libérations d\u2019office.a E n\u2019y aura pas eu la mise en liberté graduelle, qui est k parcours qui a démontré les meilleurs résultats pour une réinsertion sociale réussie )) Marie-France Kingsley, Bureau de l\u2019enquêteur correctionnel correctionnels évaluent votre risque de telle sorte que vous devez être hébergé dans un établissement à sécurité moyenne, mais que la Commission de libérations conditionnelles évalue votre risque comme étant gérable dans la communauté sous la supervision d\u2019un agent de libération, il y a inadéquation.» Le Devoir PROMOTION «f École nationale d'administration publique LA RECHERCHE, POUR MiEUX SERViR LE PUBLiC Qu\u2019en est-il du leadership dans le secteur public?par Pierre Vallée Au service de l\u2019administration publique québécoise Au Québec, la croyance populaire veut que le leadership dans le secteur public soit moins efficace que dans le secteur privé.Est-ce vrai?En réalité, ce n\u2019est pas le cas.Les deux sont aussi efficaces.Surprenant?Sans doute.Mais c\u2019est bel et bien la conclusion à laquelle en arrive Natalie Rinfret, professeure et chercheure à l\u2019ENAP et titulaire de la Chaire La Capitale en leadership dans le secteur public.Comparer les modèles de leadership public et privé constitue d\u2019ailleurs l\u2019un des axes de recherche de la Chaire.La raison pour laquelle les administrateurs et gestionnaires du secteur public sont aussi efficaces que leurs collègues du secteur privé, c\u2019est qu\u2019ils pratiquent tous deux le leadership transformationnel, explique Mme Rinfret.« C'est une forme de leadership qui propose d\u2019abord une vision, à laquelle les individus souscrivent.C\u2019est un modèle axé sur la motivation personnelle.Par exemple, le leadership transformationnel cherche à amener les employés à se développer et à atteindre une maturité professionnelle plus élevée.C'est en outre un style qui s\u2019adapte mieux aux circonstances, donc plus approprié lorsque des changements surviennent dans une organisation.» Dans le secteur privé, on rencontre aussi le leadership transactionnel.« Cette variante s'appuie sur le principe du donnant-donnant.On fixe des objectifs, et si ces derniers sont atteints, on récompense.Par contre, s\u2019ils ne sont pas atteints, alors on sanctionne.C\u2019est essentiellement un leadership de contrôle.» Pourquoi n\u2019y a-t-il pas autant de leadership de type transactionnel dans le secteur public que dans le secteur privé?Natalie Rinfret avance cette réponse : « Dans le secteur privé, l\u2019objectif principal est de satisfaire les demandes des actionnaires alors que dans le secteur public, on vise plutôt l\u2019efficacité des services rendus aux citoyens.» Syndrome du survivant Une des recherches effectuées par Natalie Rinfret porte sur un mal organisationnel, soit le syndrome du survivant.« Ce syndrome affecte un employé qui a survécu aux licenciements massifs dans son organisation.Si la gestion du changement n\u2019a pas été bien menée, si la direction n\u2019a pas communiqué aux employés une information juste et complète, ceux qui survivent éprouvent un sentiment d\u2019injustice.Pourquoi moi, mais pas les autres?Où est la justice organisationnelle?Ce sentiment d\u2019injustice se traduit d\u2019abord par de la colère et de la frustration et ensuite par un manque de motivation qui peut même aller jusqu\u2019au désir de quitter son emploi.Ça signifie que le lien de confiance entre l\u2019employeur et l\u2019employé s\u2019est brisé.» Pour éviter le syndrome du survivant, il faut s\u2019assurer au préalable que tous les employés reçoivent, en toute transparence, une information juste sur les enjeux du changement à survenir.Ce que permet mieux le leadership transformationnel, fait observer la chercheure.D\u2019autant plus que ce dernier se double d\u2019une seconde notion qui est celle de l\u2019intelligence émotionnelle.« L\u2019intelligence émotionnelle est une forme de gestion des émotions qui permet de bien saisir ses émotions mais aussi celles ressenties par les autres.Par exemple, il ne viendrait pas à l\u2019esprit d\u2019un leader possédant une forte intelligence émotionnelle de congédier un employé froidement et sèchement, comme cela se fait malheureusement parfois.» Transfert des connaissances Natalie Rinfret travaille présentement sur un nouveau projet de recherche portant sur la transmission des connaissances dans l\u2019administration publique.Le sujet est de l\u2019heure puisque de nombreux baby-boomers seront appelés à prendre leur retraite bientôt, dont un fort pourcentage de cadres.Leurs connaissances seront-elles adéquatement transmises à leurs successeurs?« Il s\u2019agit de comprendre quels sont les déterminants individuels et organisationnels qui favorisent ou non le transfert des connaissances, note-elle.Nous allons commencer par établir une cartographie de ces connaissances.Elle sont de quelles natures?Qui les détient?Quels sont les mécanismes en place et lesquels favorisent le transfert des connaissances?» Elle avance l\u2019hypothèse selon laquelle les organisations dont la culture repose sur la confiance, la collaboration et l\u2019apprentissage sont davantage en mesure de valoriser le transfert des connaissances.Et, au contraire, une organisation dont la structure est fortement centralisée et dont les connaissances sont concentrées à l\u2019échelon supérieur, et circulent donc moins, sera moins portée à valoriser le transfert des connaissances.Cette recherche s\u2019intéressera aussi aux déterminants individuels.« Par exemple, dans une organisation où l\u2019on rencontre de l\u2019âgisme, c\u2019est-à-dire là où les jeunes employés ne trouvent pas crédibles les employés chevronnés, on aura tendance à se dire à quoi bon faire siennes leurs connaissances?» Une fois la cueillette de données générales complétée, la recherche se concentrera sur quatre ministères, deux au fédéral, deux au provincial, deux où le transfert des connaissances fonctionne bien, deux où cela fonctionne moins bien.« Ces études de cas nous permettront de bien comprendre le processus de gestion des connaissances.Et au bout de la ligne, de déterminer quels sont les moyens et les outils propices au transfert des connaissances, pour ensuite les implanter dans les organisations qui en ont besoin.» Ce SOUCI de retombées pratiques est au coeur des recherches menées par Natalie Rinfret et la Chaire La Capitale en leadership dans le secteur public.« La mission de la Chaire est non seulement de valoriser le leadership dans le secteur public et de faire avancer les connaissances sur le leadership public, mais aussi de soutenir concrètement les gestionnaires du secteur public québécois.» POUR MA MAÎTRISE AVEC RECHERCHE (M.SC.) JE CHOISIS L'ENAP! La référence pour développer des projets de recherche en administration publique sur: \u2022\tl'international\t\u2022\tles affaires autochtones\t\u2022\tles politiques sociales \u2022\tla santé\t\u2022\tle\tmunicipal\t\u2022\tet plus encore.\u2022\tl'éducation\t\u2022\tla\tsécurité civile \"I École nationale d'administration publique LE DEVOIR, LE JEUDI 9 OCTOBRE 2014 A 3 ACTUALITES L\u2019emmerdeur Michel é David eureusement que Jean-François Lisée est là pour mettre du piquant dans la course à la chefferie du PQ, même s\u2019il fait un peu penser à ces équipes de hockey qui sont virtuellement exclues des séries éliminatoires et qui s\u2019amusent à faire trébucher celles qui se battent encore pour y participer.Après sa sortie sur le conflit d\u2019intérêts dans lequel se retrouve Pierre Karl Péladeau, dont les adversaires du PQ n\u2019ont pas tardé à tirer profit, il a lancé un deuxième pavé dans la mare en déclarant qu\u2019il aurait voté contre le projet de loi sur la charte de la laïcité, faute d\u2019une clause dite « grand-père » qui aurait permis aux employés de l\u2019Etat déjà en poste de conserver leurs signes religieux.Ses propos se situent peut-être à la limite de ce qu\u2019exige la solidarité ministérielle, et sa façon de se poser en «humaniste» peut laisser entendre que ses anciens collègues l\u2019étaient moins, mais la question de la charte n\u2019en devient pas moins incontournable pour les candidats au leadership, qui devront maintenant préciser leur propre position.Sous leur gouverne, le PQ la remettrait-il à l\u2019ordre du jour?Si oui, quelle en serait la portée ?Inclurait-elle une clause grand-père ?Ceux qui réclament un débat d\u2019idées seront servis.Il est très possible que M.Lisée ait eu des réserves face au projet de son ex-collègue et bientôt adversaire Bernard Drainville.Certains de ses collègues en avaient aussi, mais il faut faire un très gros acte de foi pour croire qu\u2019un homme aussi manifestement content de son sort aurait renoncé à un siège au Conseil des ministres si le PQ avait réussi à obtenir une majorité de sièges, sans laquelle le projet aurait dû être amendé de toute manière, sinon carrément abandonné.Au lendemain de l\u2019élection du 7 avril, il avait reproché un manque de transparence quand l\u2019opposition avait réclamé les avis juridiques dont M.Drainville prétendait disposer, mais il n\u2019avait jamais donné le moindre indice d\u2019un désaccord si profond qu\u2019il aurait senti le besoin de manifester officiellement sa dissidence.De toute évidence, Jean-François lisée aune vivre ment M.Lisée sait finasser dangereuse- comme pas un.En fin de semaine dernière, il était catégorique: la propriété d\u2019un empire médiatique, même si elle est confiée à une fiducie sans droit de regard, est incompatible avec le métier de politicien.Il a suffi que PKP réitère que telle était son intention pour qu\u2019il y voie un « très grand pas en avant», même s\u2019il l\u2019a invité à faire preuve d\u2019encore plus d\u2019imagination.Le jurisconsulte de l\u2019Assemblée nationale, M® Claude Bisson, a d\u2019ailleurs expliqué à La Presse qu\u2019il ne s\u2019agirait pas d\u2019une véritable fiducie sans droit de regard puisque M.Péladeau insiste pour que le fiduciaire n\u2019ait pas le pouvoir de vendre des actions de Québécor.Sans mettre en doute la bonne foi de M.Péladeau, la population a appris depuis longtemps à prendre avec un grain de sel les «engagements d\u2019honneur» d\u2019un politicien.De toute manière, il aura beau jurer qu\u2019il ne s\u2019ingérera pas dans la gestion de Québécor pendant son séjour en politique, tout le monde sait qu\u2019il en reprendra les commandes un jour ou l\u2019autre.De toute évidence, M.Lisée aime vivre dangereusement, mais il pourrait bien se brûler.Il est clair que son attaque contre PKP a déplu à plusieurs au sein de son parti.Raymond Ba-chand pourrait témoigner de ce qu\u2019il peut en coûter de s\u2019attaquer ainsi à celui qui a toutes les chances de devenir le prochain chef Durant la course à la succession de Jean Charest, bien des libéraux ont regretté d\u2019avoir reproché à Philippe Couillard ses liens nébuleux avec Arthur Porter.Même s\u2019il avait voulu poursuivre sa carrière, M.Bachand n\u2019aurait jamais retrouvé la confiance de son chef Qu\u2019il s\u2019agisse de M.Lisée ou de la CAQ, la perspective d\u2019embarrasser, voire d\u2019éliminer un adversaire n\u2019est sans doute pas étrangère à ce souci de faire en sorte qu\u2019un mur étanche sépare le médiatique et le politique.Bien évidemment, la modification du code d\u2019éthique proposée par la CAQ vise spécifiquement M.Péladeau, mais le problème n\u2019en est pas moins réel et le PQ aurait tout intérêt à en prendre acte plutôt qu\u2019à crier au complot.Manifestement moins désireux de trouver une solution que de rendre coup pour coup, son chef intérimaire, Stéphane Bédard, a lancé qu\u2019un coup parti, on devrait aussi interdire à un député d\u2019avoir une conjointe qui est lectrice de nouvelles, comme c\u2019est le cas du leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel.En donnant l\u2019accord du gouvernement à la tenue d\u2019une commission parlementaire pour examiner la question, Jean-Marc Fournier a insisté sur la nécessité de «prendre une distance avec le cas» et de l\u2019examiner sous l\u2019angle de la démocratie, mais cela permettrait aussi de maintenir le sujet dans l\u2019actualité.Si une telle commission était éventuellement convoquée, il serait souhaitable qu\u2019en sa qualité d\u2019ancien journaliste, M.Lisée y participe.Sa contribution serait certainement très utile.mdavid@ledevoir.com Québec aux trousses de PKP le patrou de presse ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le gouvernement Couillard est déterminé à forcer Pierre Karl Péladeau à céder ses actions de contrôle de Québécor ou à quitter son siège de député.«Il s\u2019agit pour lui de faire un choix.Ce choix [c\u2019est] soit le contrôle d\u2019un empire médiatique, soit la fonction parlementaire.Ce ne pourrait être les deux», a déclaré le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, lors du débat, mercredi après-midi à l\u2019Assemblée nationale, qui portait sur une motion présentée par la Coalition avenir Québec.Pierre Karl Péladeau, qui avait fait une déclaration en matinée au sujet de ses actions de Québécor, n\u2019a pas réussi à calmer le jeu.Il refuse toujours de se départir de ses actions de contrôle de Québécor.«En vertu de la loi, que je respecte scrupuleusement, je n\u2019ai pas à choisir entre le choix que j\u2019ai fait de représenter les citoyens de mon comté de Saint-Jérôme à l\u2019Assemblée nationale du Québec et la détention du patrimoine qui m\u2019a été légué par mon père, Pierre Péladeau», a-t-il déclaré.S\u2019il se portait candidat à la direction du Parti québécois \u2014 il certifie que la décision n\u2019est pas encore prise \u2014 et qu\u2019il remportait la victoire, il mettrait ses actions dans une fiducie sans droit de regard.En outre, il a pris l\u2019engagement de faire, «au moment opportun, une déclaration sur l\u2019honneur, dans laquelle je m\u2019engagerai solennellement à ne jamais intervenir dans le contenu éditorial des médias d\u2019information, de quelque manière que ce soit».Motion et commission Mais le gouvernement Couillard, qui juge ces engagements insuffisants, a un plan de match et Pierre Karl Péladeau n\u2019est pas sorti de l\u2019auberge.D\u2019emblée, il est acquis que les députés libéraux, avec les élus de Québec solidaire, voteront demain pour la motion de la CAQ qui demande au gouvernement d\u2019étendre le Code d\u2019éthique et de déontologie des parlementaires pour qu\u2019U prévoie «qu\u2019un député, ou un membre de sa famille immédiate, ne puisse d\u2019aucune façon détenir directement ou indirectement la majorité des actions ou une position de contrôle dans une entreprise médiatique».Le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, a présenté un amendement, écrit par les libéraux, mandatant la Commission des institutions pour qu\u2019elle entende des experts et des groupes intéressés par la question et remette un rapport le 19 novembre prochain.Le vice-président de l\u2019Assemblée nationale, François Gendron, a jugé l\u2019amendement irrecevable.Mais les libéraux reviendront à la charge, sans doute la semaine prochaine, avec une autre motion pour tenir cette commission.Ce n\u2019est qu\u2019une première étape.Après cette consultation, non seulement le gouvernement entend-il modifier la loi sur le Code d\u2019éthique des députés, mais «il est bien possible qu\u2019il nous faille aussi modifier la Loi sur l\u2019Assemblée nationale et la Loi sur l\u2019exécutif», a indiqué Jean-Marc Fournier.Qn comprend que ces projets de loi nécessiteront, une fois le prochain chef du PQ choisi, d\u2019autres consultations en commission parlementaire.Lors de la période de questions, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé qu\u2019U fallait faire de cette question «un débat de société absolument fondamental» sur le quatrième pouvoir.Et Jean-Marc Fournier de préciser: «Ce n\u2019est pas une simple question de ce que le décideur public fait avec ses intérêts financiers personnels qui, eux, relèvent du code d\u2019éthique, mais c\u2019est surtout le fait de posséder des intérêts privés dans le domaine médiatique qui a pour conséquence de soulever une crainte que cela affecte et contamine le rôle de la presse.» «Ce n\u2019est pas un débat sur lui [Pierre Karl Péladeau], c\u2019est un débat sur la démocratie», a ajouté le leader.Pour la leader parlementaire péquiste, Agnès Maltais, la motion vise délibérément le député de Saint-Jérôme, «trop populaire aux yeux de la CAQ et du Parti libéral».Le Devoir Lire aussi > Le choix de PKP.Une chronique de Gérard Bérubé.Page B 1 SANTE MENTALE Ces proches aidants qu\u2019on empêche d\u2019aider Ceux qui s\u2019occupent d\u2019un proche atteint d\u2019une maladie mentale réclament plus de place MARJAN APOSTOLOVIC Aux premières loges des avancées de la maladie mentale de leurs proches, les aidants sont pourtant souvent carrément mis de côté par le système.CAROLINE MONTPETIT AUX prises avec un système qui leur laisse peu de place et de marge de manoeuvre, les proches aidants des personnes atteintes de maladie mentale demandent plus de souplesse dans l\u2019interprétation des lois, et davantage d\u2019encadrement pour leurs proches qui sortent de l\u2019hôpital.Lorsqu\u2019il veut signaler une détérioration de l\u2019état de santé de son fils schizophrène au médecin de celui-ci, Jean-Pierre Langeber doit laisser un message à la secrétaire ou à l\u2019infirmière.Celle-ci rappelle alors le fils de M.Langeber pour fixer un rendez-vous plus tôt que prévu, souvent en prétextant un conflit d\u2019horaire.C\u2019est le moyen qu\u2019ü a trouvé pour contourner le règlement sur la confidentialité, qui prévoit que les informations sur le dossier de santé des adultes malades ne peuvent être transmises à un tiers, même s\u2019il est apparenté, sans leur consentement.Aux premières loges des avancées de la maladie mentale de leurs proches, les aidants sont pourtant souvent carrément mis de côté par le système, et réclament d\u2019être davantage bnpbqués dans le processus de traitement de la personne qu\u2019üs aident.Ils demandent une interprétation moins stricte de la loi sur la confidentialité, qui interdit aux mé-decbis de leur transmettre des mfor-mations sur les traitements.Et ils souhaiteraient aussi que les juges aient une vision à plus long terme de la dangerosité de la personne souf frante, dans le cas oû üs doivent obtenir de la cour un mandat d\u2019ordonnance d\u2019évaluation psychiatrique ou un mandat de traitement.C\u2019est ce que revendique Hélène Fradet, dbectrice de la Fédération des famibes et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFA-PAMM), alors que se déroule depuis lundi la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales au Québec.«C\u2019est très souvent problématique pour les familles d\u2019avoir recours à la loi d\u2019exception pour faire évaluer un proche en période de désorganisation», dit-elle.L\u2019évaluation C\u2019est très souvent problématique pour ksfandUes d\u2019avoir recours à tu loi d\u2019exception pour faire évaluer un proche }} Hélène Fradet, FFAPAMM de «la dangerosité est toujours reliée à l\u2019immédiateté du danger», plaide-t-elle.Qr, les proches de la personne atteinte voient l\u2019évolution de la maladie de la personne, constatent qu\u2019elle commence à se réfugier dans un autre monde, ou à parler seule bien avant le point culminant de la crise.Évaluations à répétition Pour faire soigner son fils schizophrène, qui refusait de reconnaître sa maladie, Jean-Pierre Langeber a dû avoir recours à quatre ordonnances d\u2019évaluation psychiatrique, puis à une ordonnance de traitement.En clair, cela signifie que les policiers doivent aller chercher le malade chez lui pour le faire évaluer par un médecbi.Et le combat ne s\u2019arrête pas là.«B sortait de l\u2019hôpital, et puis il ne prenait plus ses médicaments», raconte-t-ü.M.Langeber et sa femme sont allés chercher une ordonnance d\u2019éva-luation p^chiatrique quelques mois après avoir constaté que la santé de leur fils se détériorait et qu\u2019il sombrait dans la paranoïa.Mais l\u2019expérience est extrêmement souffrante, tant pour les parents que pour le malade.«Il nous regardait et il disait: pourquoi vous avez fait ça ?», raconte M.Langeber.M.Langeber croit d\u2019ailleurs que c\u2019est une des raisons qui fait que les proches attendent souvent très longtemps avant d\u2019avoh recours à ces procédures.Et selon le psychiatre Marc-André Roy, ces dé- lais peuvent avoir une incidence majeure sur la santé des individus.«L\u2019application rigide de la loi mène à des conséquences dommageables pour la personne», dit-il.L\u2019équipe du D\"^ Roy, à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de la région de Québec, a donc mis sur pied un comité de travail interdisciplinabe et intersectoriel qui vise à impliquer le plus de personnes possible dans le processus.« On regarde comment on peut assouplir notre pensée et utiliser notre jugement » pour travailler avec la loi, dit-il.Par exemple, la loi interdit aux médecins de divulguer des informations sur le traitement des personnes malades, mais elle leur autorise d\u2019en recueillir auprès des proches.Mais l\u2019approche des services de santé en cette matière varie considérablement d\u2019un étabbssement à l\u2019autre.«Beaucoup de personnes sortent de l\u2019hôpital après un séjour en psychiatrie sans qu\u2019il y ait de suivi», raconte Mme Fradet.La famibe apprend par exemple que le malade a reçu son congé de l\u2019hôpital lorsqu\u2019il se présente sur le pas de la porte.Qr, les proches aidants des personnes atteintes de maladie mentale sont souvent âgés, puisque ce sont des maladies qui se déclarent souvent au début de la vie adulte.Les membres du réseau de la FFAPAMM ont en moyenne 70 ans ! Et ils sont nombreux.«Nous recevons 60000 demandes d\u2019aide par année», dit M\u201c® Fradet.La FFAPAMM lançait cette semaine sa campagne Avant de craquer, pour inviter les proches aidants à chercher de l\u2019aide dans le milieu communautaire.La Fédération réclame aussi un meilleur suivi à la sortie de l\u2019hôpital, tant sur le plan de l\u2019hébergement que des soins infirmiers.«Moi, j\u2019étais plus un époux.J\u2019étais l\u2019infirmier en chef le gardien de sécurité, je surveillais si elle prenait sa médication.J\u2019avais besoin d\u2019aide», raconte Lord, l\u2019un des proches aidants qui participe à cette campagne.Le Devoir CHARTE DES VALEURS Lisée se défend de briser le secret ministériel MARCO BÉLAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec > ex-ministre Jean-François Lisée s\u2019est défendu mercredi \u2019avoh fait entorse à la convention e la solidarité ministérielle en dévoilant dans un livre à paraître avoir inscrit son opposition à la charte de la laïcité au Conseil des ministres.Le député de Rosemont a soutenu mercredi ne pas avoir brisé le serment de discrétion relatif au secret des délibérations du Conseil exécutif puisqu\u2019il n\u2019a «révélé aucun secret qui ne [lui] appartient pas ».«Ce qui s\u2019est passé au Conseil des ministres, au caucus, ça ne m\u2019appartient pas, mais je peux dire ce que j\u2019ai pensé, les arguments que j\u2019ai utilisés dans différents forums», a-t-ü dit à l\u2019entrée du caucus des élus pé-quistes mercredi avant-midi.M.Lisée aurait renoncé à ses fonctions ministérielles à l\u2019approche de l\u2019adoption du projet de loi 60, à moins de l\u2019inclusion d\u2019une clause de droits acquis, explique-t-il dans Le journal de Lisée: 18 mois de pouvoir, mes com-batp, mes passions.A ses yeux, seuls les nouveaux employés du secteur public auraient dû être soumis à l\u2019interdiction de port de signes religieux ostensibles prévue à la charte.«Il n\u2019était pas acceptable humainement que des employés de l\u2019Etat qui avaient travaillé pour l\u2019Etat depuis plusieurs années soient menacés de congédiement ou de sanctions parce qu\u2019on avait décidé de changer les règles en cours de route.[.] Il me semblait impossible d\u2019appuyer une partie de la législation qui allait soumettre des gens à des pressions et à un stress terrible», a fait valoir M.Lisée.Réaction tardive Pourtant, l\u2019auteur du projet de loi, Bernard Drainville, et lui avaient pris la plume à la mi-novembre 2013 pour défendre vigoureusement la charte des valeurs québécoises dans les pages du quotidien The New York Times.Dans une lettre coiffée du titre «Jefferson in Quebec», les deux ministres soutenaient que le projet de loi 60 visait à consolider le «mur entre l\u2019Etat et la religion».«Pour la majorité des Québécois qui appuient le projet de loi [une consigne demandant aux] employés du secteur public de ne pas porter de signes religieux ostensibles à l\u2019emploi » s\u2019inscrit dans un long processus de laïcisation amorcé durant la Révolution tranquille, soulignaient-ils.Les députées libérales Kathleen Weil, Rita De Santis et Filoména Rotiroti auraient préféré voir M.Lisée exprimer ses réserves, ü y a un an, alors que le projet de loi controversé déchirait l\u2019opinion pubbque.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 9 OCTOBRE 2014 ACTUALITES EBOLA Contrôles resserrés dans les aéroports Wasliington et Ottawa ont annoncé le renforcement du contrôle des voyageurs en provenance des pays africains touchés par Ebola, qui a fait prés de 3900 morts et tué mercredi un patient au Texas, tandis que Madrid, aux prises avec de nouvelles contaminations, promettait la transparence.La ministre canadienne de la Santé, Rona Ambrose, a annoncé que les passagers en provenance des pays d\u2019AMque de l\u2019Ouest affectés par Ebola allaient faire l\u2019objet de contrôles renforcés.«Le gouvernement prendra des mesures additionnelles en procédant à des contrôles de température ciblés», a-t-elle dit, sans préciser quels pays seraient visés ni quand dans quels aéroports canadiens se feraient ces contrôles.La Maison-Blanche a de son côté annoncé la mise en place 4e contrôles renforcés dans cinq aéroports des Etats-Unis : JEK, Newark, Wash-ington-Dulles, et les aéroports internationaux d\u2019Atlanta et de Chicago.L\u2019Union européenne a pour sa part décidé mercredi de «renforcer l\u2019information aux voyageurs et professionnels de la santé» pour prévenir une pénétration du virus sur son territoire.306 millions de dollars manquants Le patient libérien atteint d\u2019Ebola au Texas, le premier sur lequel le virus avait été di^ostiqué hors d\u2019Afrique, est, décédé mercredi matin.Peu après, le secrétaire d\u2019Etat John Kerry a exigé une «réponse mondiale urgente».D\u2019après le département d\u2019Etat, il manque 306 millions de dollars sur les 998 millions réclamés par l\u2019ONU pour combattre la maladie.De son côté, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s\u2019exprimant pour la première fois sur le sujet devant le Congrès, s\u2019est engagé à la «transparence totale», en assurant que ses partenaires internationaux étaient informés quotidiennement.Aux Etats-Unis, deux personnes ont été hospitalisées sur des soupçons d\u2019Ebola, dont un policier de Erisco, près de Dallas, qui s\u2019était rendu dans l\u2019appartement de la famille du patient décédé, et ne sentait pas très bien.Le coût économique d\u2019Ebola pour l\u2019Afrique de l\u2019Ouest pourrait dépasser les 32 milliards de dollars d\u2019ici fin 2015 si l\u2019épidémie venait à s\u2019étendre hors des trois principaux pays touchés, selon la Banque mondiale.Agence France-Presse S JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les rapports du coroner pour les 47 victimes mortes tragiquement le 6 juillet 2013 ont été déposés.Lac-Mégantic : le coroner sermonne Transports Canada GUILLAUME BOURGAULT-COTE Une «secousse ressemblant à un tremblement de terre», provoquant «d\u2019immenses boules de feu » qui déferlent sur Lac-Mégantic et sèment la terreur.Six millions de litres de pétrole en flamme.Quarante-sept victimes par «décès violents», toutes des morts «évitables».Et pour que cela ne se reproduise pas.Transports Canada doit agir, estime le coroner Martin Clavet.Les 47 rapports dévoilés mercredi par M.Clavet rappellent par leur seul nombre l\u2019ampleur de la tragédie du 6 juillet 2013.Une nuit infernale que le coroner revisite pour établir \u2014 dans la mesure du possible \u2014 comment chaque victime est morte.Quelques détails diffèrent, mais le continuum central ne varie pas : une explosion qui a tout ravagé, laissant des restes humains carbonisés et des corps «fragmentés».Lésions thermiques, d\u2019inhalation ou traumatiques, le coroner n\u2019a qu\u2019à évoquer pour que tous comprennent Les recommandations que le coroner propose à la suite de son enquête s\u2019adressent principalement à Transports Canada Ottawa a certes agi depuis la catastrophe, reconnaît-il Mais le fédéral doit faire plus.Un exemple?Le train qui a ravagé Lac-Mé-gantic avait été laissé sans surveillance à Nantes.Suivant l\u2019accident, le gouvernement fédéral a prononcé une injonction pour forcer les CHAMBRE DE COMMERCE V DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN BOARD OF TRADE OF METROPOLITAN MONTREAL Mardi 21 octobre de midi à 14 h DEJEUNERS-CAUSERIES DESJARDINS Desjardins Le projet Énergie Est ou l'incohérence canadienne en matière d'énergie SOPHIE BROCHU Présidente et chef de la direction Gaz Métro RESERVATION : 514 871-4001 www.ccmm.qc.ca/s_brochu Présente par : mm/, En CO aboration avec les affres C/\\J gowlings GCoiSfcec CREATEURS D'AFFAIRES compagnies ferroviaires à surveiller toute locomotive attelée à des wagons-citernes chargés de marchandises dangereuses.Sauf que le coroner révèle que cette injonction est maintenant échue et n\u2019a pas été intégrée dans le Règlement d\u2019exploitation ferroviaire, dont l\u2019article 112 permet toujours de laisser sans surveillance du matériel roulant (à certaines conditions \u2014 notamment que le train ne soit pas positionné dans une pente).M.Clavet demande à Transports Canada de mettre un terme à cette pratique.Autre exemple: les parcours.Dans son rapport sur l\u2019accident déposé en août dernier, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) recommandait à Transports Canada de modifier les itinéraires de transport des marchandises dangereuses pour faire en sorte d\u2019éviter les zones densément peuplées.Ottawa exige maintenant que les compagnies de chemins de fer transporfant des marchandises dangereuses effectuent des évaluations des risques pour les «itinéraires clés».Un itinéraire clé est une voie utilisée pour transporter annuellement au moins 10 000 wagons-citernes (cela représente environ 140 trains comme celui de Lac-Mégantic).Or, c\u2019est un seuil trop élevé, juge le coroner.M.Clavet recommande aussi notamment que la réglementation concernant le nombre de freins à main à serrer soit précisée.Québec aussi Si la question du transport ferroviaire relève principalement d\u2019Ottawa, Québec a aussi son mot à dire dans le dossier, ajoute le coroner en rappelant que la compétence de Québec s\u2019étend sur près de 30% de tout le réseau ferroviaire dans la province.«Lévéne-ment survenu à Lac-Mégantic doit servir d\u2019enseignement aux deux niveaux de gouvernement», écrit M.Clavet H recommande ainsi que Québec mette en peuvre les recommandations faites au fédéral.A Ottawa, la ministre des Transports, lisa Raitt, a réagi aux rapports en soutenant que le gouvernement a «pris des mesures importantes» pour renforcer la sécurité du transport ferroviaire.Il éfudiera les travaux de M.Clavet Le gouvernement a par ailleurs jusqu\u2019à la mi-novembre pour répondre aux recommandations du BST.Le Devoir Lire aussi > Ça saute encore.Un éditorial de Josée Boileau.Page A 6 Les scientifiques canadiens pins contrôiés que les autres La plupart des scientifiques travaillant pour le gouvernement fédéral ne peuvent communiquer librement avec les journalistes et le public, confirme une étude menée par l\u2019organisme indépendant Evidence for Democracy (E4D) et l\u2019Université Simon Eraser, qui conclut que les politiques régissant les interventions publiques des chercheurs fédçraux sont encore plus interventionnistes qu\u2019aux Etats-Unis.Un texte à lire sur LeDevoir.com.Le Devoir Tony Accnrso connu de la police italienne L\u2019entrepreneur Tony Accurso aurait des liens présumés avec la mafia itàienne, selon des documents de la police italienne obtenus par Radio-Canada.Dans ces documents, le nom d\u2019Accurso apparaît dans les transcriptions de conversations entre Joseph Zap-pia, un mafioso italien, et sa sœur.Le mois dernier, à la commission Charbonneau, Tony Accurso avait pourtant affirmé qu\u2019il ne connaissait M.Zappia que de nom et qu\u2019il ne faisait pas d\u2019afiaires avec lui.M.Zappia a été décrit par la police italienne comme étant le paravent légal des Rizzuto.Le Devoir Un témoin raconte ses quelques jours avec Magnotta L\u2019homme qui a accueilli Luka Rocco Magnotta à Berlin affirme que celui-ci avait quelques milliers d\u2019euros en poche et aucun bagage.Erank Rubert a raconté mercredi aux jurés du procès de Magnotta sa rencontre avec l\u2019accusé du meurtre prémédité de Jun lin.M.Rubert a rencontré Magnotta sur un site de clavardage, alors qu\u2019il cherchait un colocataire.Il l\u2019a rencontré à la gare d\u2019autocars de Berlin, oû Magnotta est arrivé en provenance de Paris.Le jeune homme était crasseux et négligé et il portait une perruque.M.Rubert a finalement décidé de l\u2019inviter chez lui parce qu\u2019il ne voulait pas le laisser seul, sans endroit oû aller.Le jour de l\u2019arrestation, M.Rubert a acheté un journal et vu une image troublante à l\u2019intérieur: la photo de Magnotta, accompa-^ée d\u2019un article décrivant une chasse à l\u2019homme internationale, «fai lu l\u2019article, et il y avait des choses cruelles dans cet article», a raconté le témoin.Alors que M.Rubert communiquait avec la police, un employé d\u2019un café Internet a alerté les policiers après avoir vu Magnotta dans son établissement La Presse canadienne Nobel de chimie pour l\u2019extrêmement petit Stockholm \u2014 Le prix Nobel de chimie 2014 a été décerné mercredi aux Américains Eric Bet-zig et William Moerner et à l\u2019Allemand, Stefan Hell, qui ont amélioré la puissance du microscope, lui permettant de voir l\u2019extrêmement petit Les trois chercheurs ont été récompensés «pour le développement de la microscopie à fluorescence à très haute résolution», a indiqué le jury dans son communiqué.«Longtemps la microscopie a été tenue par une limitation présumée: le fait qu\u2019elle ne pourrait jamais obtenir une meilleure résolution que la moitié de la longueur d\u2019ondulation de la lumière», a-t-il expliqué.Cette limite de 0,2 nanomètre (0,2 milliardième de mètre) avait été théoriquement posée par l\u2019Allemand Ernst Abbe en 1873.«Aidés par des molécules fluorescentes, les lauréats du Nobel de chimie 2014 ont contourné avec ingéniosité cette limitation.Leur travail pionnier a fait entrer la microscopie optique dans la dimension nanométrique», a souligné le jury.Agence France-Presse FACULTE DE L'EDUCATION PERMANENTE VOS OBJECTIFS, NOS CERTIFICATS, VOTRE CARRIERE.COMMUNICATION APPLIOUÉE COOPÉRATION INTERNATIONALE CRIMINOLOGIE DROIT ÉTUDES INDIVIDUALISÉES FRANÇAIS LANGUE SECONDE GÉRONTOLOGIE GESTION POLICE ET SÉCURITÉ GESTION SERVICES DE SANTÉ ET SERVICES SOCIAUX GESTION PHILANTHROPIOUE INTERVENTION AUPRÈS DES JEUNES INTERVENTION EN DÉFICIENCE INTELLECTUELLE ET EN TSA JOURNALISME PETITE ENFANCE ET FAMILLE PUBLICITÉ RÉDACTION RELATIONS INDUSTRIELLES RELATIONS PUBLIOUES SANTÉ COMMUNAUTAIRE SANTÉ ET SÉCURITÉ DU TRAVAIL SANTÉ MENTALE TOXICOMANIES TRADUCTION I ET II VICTIMOLOGIE AUSSI OFFERT COURS EN LIGNE ÉCOLE DE LANGUES - Anglais et Français FORMATION CONTINUE PROGRAMME ACCÉS-FEP SERVICE DE RECONNAISSANCE DESACOUIS EXPÉRIENTIELS ADMISSION HIVER 2015 Cours le soir ou la fin de semaine 514 343.6090\t1 800 363.8876 FEP.umontreaI.ca A Université de Montréal LE DEVOIR LE JEUDI 9 OCTOBRE 2014 A 5 ACTUALITES La réforme électorale contestée en cour HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa La réforme électorale du gouvernement conservateur sera contestée devant les tribunaux.Le Conseil des Canadiens et la Fédération canadienne des étudiants feront valoir en Cour supérieure de l\u2019Ontario que les changements apportés au processus d\u2019identification des électeurs compliqueront l\u2019exercice du droit de vote des étudiants.Les deux groupes feront connaître ce jeudi matin l\u2019argumentaire légal qu\u2019ils entendent défendre.En entrevue avec Le Devoir, la présidente de la Fédération, Jessica McCormick, explique que les assouplissements apportés par le ministre responsable de la réforme, Pierre Poi-lievre, n\u2019ont pas été suffisants.«Certes, nous avons gagné sur la question des répondants, mais plusieurs des changements qui posent problème sont allés de l\u2019avant, rappelle Mme McCormick.Le principal est que la carte d\u2019électeur a été éliminée de la liste des documents acceptés.C\u2019est important pour les étudiants car elle leur donnait la possibilité de prouver qu\u2019ils habitent là où ils veulent voter.» , La carte d\u2019électeur est ce carton blanc que poste Elections Canada indiquant les renseignements personnels de l\u2019électeur.Pour voter, un électeur doit prouver à la fois son identité et son adresse.Désormais, donc, seuls deux documents combinent ces éléments (permis de conduire et carte d\u2019identité délivrée par certaines provinces).En l\u2019absence de ce documenti un électeur doit présenter deux pièces d\u2019identité, ce qui peut s\u2019avérer difficile pour un étudiant, soutient M\u201c® McCormick.L\u2019autre élément qui sera contesté touche aux répondants, ces personnes qui attestent généralement de l\u2019adresse d\u2019un électeur qui ne peut prouver où il habite.Le gouvernement a renoncé à leur abolition, mais a limité à un le nombre d\u2019électeurs pour qui on peut répondre.Encore là, selon Mme McCormick, cela posera problème aux étudiants.«Imaginez quatre étudiants en colocation et que toutes les factures sont au nom d\u2019un d\u2019entre eux.Il ne pourra répondre que d\u2019un de ses colocataires.» Mme McCormick agira à titre de demanderesse dans cette cause parce qu\u2019elle a eu recours à un répondant en 2011.L\u2019avocat qui plaidera la cause est Stephen Shrybman, le même qui avait mené pour le Conseil des Canadiens la charge légale contre les appels robotisés.Le Devoir ARMES À FEU Québec est prêt pour le registre, jure le procureur Le gouvernement du Québec serait prêt à implanter un registre des armes à feu en l\u2019espace A\u2019«environ 45 jours», a assuré mercredi le procureur québécois Eric Dufour à la Cour suprême.Le projet de loi est pratiquement écrifi les locaux sont déjà prévus pour le personnel et des simulations informatiques ont été effectuées en prévision d\u2019un éventuel transfert des données du registre fédéral, a-t-il soutenu à l\u2019issue de sa plaidoirie devant le plus haut tribunal du pays.Pourtant, le gouvernement libéral refuse toujours de s\u2019engager à mettre sur pied un registre québécois des armes à feu advenant une victoire du Québec après plus de deux ans de bras de fer juridique.La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a récemment indiqué que le gouvernement libéral tranchera la question \u2014 en fonction notamment du «contexte budgétaire actuel» \u2014 au lendemain du dévoilement de la décision par la Cour suprême.La députée solidaire Françoise David a exhorté mercredi le chef du gouvernement québécois de «placer la sécurité des Québécois et des Québécoises avant son obsession pour l\u2019austérité» en «s\u2019engage[dint\\ formellement» à mettre sur pied un registre des armes à feu.«Répéter ad nauseam qu\u2019on veut protéger les citoyens et les citoyennes n\u2019est certainement pas aussi efficace qu\u2019un registre des armes à feu qui sauve des vies», a-t-elle affirmé.Couillard prudent La position du Québec n\u2019a pas changé au fd des dernières années, a insisté le premier ministre Philippe Couillard mercredi.«Nous le répétons: les données sont fondamentales.Nous voulons obtenir les données.Le registre est important, la sécurité des gens est essentielle.Il faut cependant être prudent, la Cour suprême n\u2019a pas encore rendu sa décision», a-t-il déclaré à l\u2019Assemblée nationale.Le gouvernement du Québec demande à la Cour suprême de sauver les renseignements sur les propriétaires québécois d\u2019armes de chasse stockées dans le registre fédéral au cas où la province créerait son propre registre.La décision unilatérale d\u2019Qttawa de détruire les données du registre est «contraire au fédéralisme», a argué M® Dufour.Le procureur du gouvernement fédéral, Claude Joyal, a pour sa part soutenu que la Constitution permettait au gouvernement d\u2019agir unilatéralement dans ce dossier, car il JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les partisans d\u2019un registre québécois des armes à feu arguent que sans iui, Québec pourrait perdre ia trace d\u2019armes achetées iégaiement avant d\u2019être revendues sur ie marché noir.s\u2019agit de sa loi.«Ce n\u2019est peut-être pas une position sympathique, mais il n\u2019en demeure pas moins que sur le plan juridique, le registre des armes d\u2019épaules est sous le contrôle du directeur en vertu d\u2019une loi fédérale et que le Parlement a choisi de le détruire», a-t-il affirmé.Un CD Les provinces ne sont pas propriétaires des données du registre, est d\u2019avis Qttawa.M® Dufour a, lui, fait valoir que les données informatiques ne sont la propriété de personne.Le procureur fédéral a semblé ébranlé dans les premières minutes de sa plaidoirie, qui a par ailleurs été interrompue à plusieurs reprises par les trois magistrats québécois qui siègent à la Cour.«Quel est fondamentalement le préjudice ou le dommage pour le fédéral de donner cette information-là ?», lui a notamment demandé le juge Richard Wagner.Après avoir fourni des réponses qui ne semblaient pas satisfaire le magistrat, M® Joyal a finalement laissé tomber que «de prendre un CD et de le donner au gouvernement du Québec.je ne pense pas que c\u2019est ça qui est le problème».En marge du caucus de son parti, mercredi, le chef néodémocrate Thomas Mulcair a déclaré que le Québec faisait «bien de se battre» et a dit attendre avec impatience la décision de la Cour suprême dans un dossier qui est, selon lui, essentiellement politique.De son côté, la porte-parole de PolySeSouvienL Heidi Rathjen, a accusé le gouvernement Harper d\u2019être à la solde des lobbys pro-armes.«Si on n\u2019a pas de contrôle des armes, aujourd\u2019hui, sans enregistrement, on peut s\u2019acheter légalement des armes et les vendre illégalement sur le marché noir sans aucune répercussion parce que les armes ne sont plus retraçables à leur dernier propriétaire légal», a illustré M\u201c® Rahtjen.Les défenseurs du droit au port d\u2019armes étaient eux aussi sur place, mercredi matin, et ont reproché au gouvernement québécois d\u2019être complètement déconnecté de sa population en travaillant au sauvetage du registre.«Le fossé entre l\u2019opinion publique et l\u2019Assemblée nationale est très grand», a indiqué le porte-parole de l\u2019Association canadienne pour les armes à feu, Shawn Bevins.Avec La Presse canadienne Le Devoir porter raffinée sur toute la ligne aba 1,2,3.partez à 1/2 prix ! Profitez des rabais sur le tarif de base.1,2,3.réservez vite ! C\u2019est juste aujourd\u2019hui.Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 9 octobre 2014.Voyagez d\u2019IcI le 11 février 2015.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : 149$\tHALIFAX 3 par jour\t201 120$\tTORONTO 17 par Jour\t167 $ ST.JOHN\u2019S 167$ SAU LT STE.MARIE 194$ THUNDER BAY 131 $ TIMMINS 131 $ WINDSOR 208$ BOSTON 219$ CHICAGO flyporter.com '\"Nouvelles réservations seulement.Réservez d\u2019ici 23 h 59 HE le 9 octobre 2014.Voyagez d\u2019ici le 11 février 2015.Porter peut exiger un achat jusqu'à 21 jours à l'avance.Le rabais ne s\u2019applique pas aux vols des 13 octobre 2014, 7 novembre 2014,18-24 décembre, 26-30 décembre 2014,2-7 janvier 2015 et entre le Canada et les États-Unis 30 novembre 2014.Le rabais s\u2019applique au tarif debase, avant frais, taxes et surcharges.Lerabaisnes\u2019appliquepasauxitinérairesquicomprennent un vol d\u2019une ligne aérienne partenaire.Réduction n'est pas applicable sur les itinéraires qui incluent les vols opérés par les compagnies autres que Porter.Les tarifs sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 9 OCTOBRE 2014 EDITORIAL LES KURDES DELAISSES Le faux-semblant Le président turc Recep Tayyip Erdogan est passé maître dans l\u2019art du faux-semblant.À preuve, la promesse de combat contre le groupe Etat islamique formulée il y a une semaine a été reléguée derrière la lutte contre Bacbar al-Assad et contre les Kurdes.Résultat immédiat?L\u2019EI contrôle pratiquement Kobané, troisième ville kurde de la Syrie.L Serge Truffaut e gouvernement américain est furieux.Il n\u2019est pas le seul.Sans le crier sur tous les toits, les gouvernements des Etats européens qui ont rejoint les rangs de la coalition mise sur pied à l\u2019initiative de la Maison-Blanche sont également contrariés.Les dirigeants des Etats arabes impliqués?Beaucoup moins.En fait, c\u2019est à se demander quand ils vont ajuster leurs positions, et non plus s\u2019ils vont les ajuster, sur celle du président turc qui vient d\u2019accomplir une volte-face laissant présager un chapelet de conséquences si énormes qu\u2019on peut avancer ceci : une profonde réorganisation géopolitique de la région est d\u2019ores et déjà en gestation.Clarifions.Il y a une semaine tout juste, les parlementaires turcs ont débattu et voté à une forte majorité la motion portant l\u2019empreinte de leur président et qui stipulait que le combat contre les djiha-distes de l\u2019EI était inscrit à l\u2019ordre du jour du très court terme.Dans les heures suivant ce vote, l\u2019armée dispo-^\tX sait des tanks sur les hauteurs de Kobané, ville W ^ ^ \" frontière.Depuis lors, les militaires turcs ont T\tobservé le déploiement des militants de l\u2019EI ^\t_ 1 dans les quartiers de Kobané sans bouger le ^\tpetit doigt.Le moteur de cette indifférence ?Le renversement d\u2019Assad en Syrie étant la priorité des priorités d\u2019Erdogan, il considère, en toute logique d\u2019ailleurs, que tout bombardement visant l\u2019EI renforce indirectement Assad.Ce n\u2019est pas tout.Au cours des derniers jours, Erdogan a confié que, selon lui, «TEI et le Parti des travailleurs kurdes, c\u2019est la même chose», quand il ne chuchotait pas que «pour nous le PKK ne vaut pas mieux que l\u2019EI».II en va ainsi pour la simple et terrible raison que l\u2019autocrate turc essaie d\u2019obtenir aux forceps des concessions du PKK dans le cadre des négociations de paix qu\u2019il poursuit avec celui-ci.En fait, il craint comme la peste que, si d\u2019aventure les Kurdes de la Sjnie obtenaient une quelconque autonomie analogue à ceux de l\u2019Irak, cela n\u2019inspirerait les 15 millions de Kurdes de la Turquie.Aussi s\u2019applique-t-il, sans trop se cacher d\u2019ailleurs, à rayer le PKK de l\u2019horizon politique et à contrôler éventuellement des provinces kurdes de la Sjnie afin d\u2019y renvoyer les centaines de milliers de réfugiés actuellement en Turquie.Passons à la dimension compliquée complexe à puissance 1000 de ce qui est bel et bien un pataquès oriental.II faut bien comprendre qu\u2019en appelant les nations arabes à forte majorité sunnite, on pense au premier chef à l\u2019Arabie Saoudite, à modifier l\u2019ordre des objectifs afin que toutes les énergies convergent vers la chute d\u2019Assad, s\u2019ensuivront des assauts politiques et guerriers portant les empreintes des parrains d\u2019Assad.Qui sont-ils?L\u2019Iran et la Russie.Jamais l\u2019Iran ne restera les bras croisés car cela signifierait la mise entre parenthèses de son ambition consistant à confectionner un croissant chiite jusqu\u2019au littoral de la Méditerranée.Jamais la Russie ne laissera tomber la maison Assad, son seul allié dans la région, qui lui garantit un accès aux mers chaudes et qui est également un vieil allié de l\u2019Iran.Ces faits rappelés, on comprendra mieux pourquoi le New York Times se posait mercredi la question suivante : est-ce que la Sjnie sera le Vietnam d\u2019Obama?Les auteurs du texte font l\u2019analogie avec Lyndon B.Johnson qui avait fini par donner son aval à une expédition terrestre, à une présence physique des GI, après y avoir été totalement opposé.II se trouve que le désistement de la Turquie, qui s\u2019avère le désistement de la principale force terrestre de l\u2019OTAN, hormis les Etats-Unis, pose le dilemme dit de la quadrature du cercle : sans implication terrestre, l\u2019expansion de l\u2019EI se poursuivra à vitesse grand V.A moins de faire aujourd\u2019hui ce qu\u2019on s\u2019est toujours refusé de faire: armer les Kurdes à vitesse grand V.PÉTROLE SUR RAILS Ça saute encore h oui, encore Lac-Mégantic, encore un nouveau rapport, du coroner cette fois, qui ajoute au constat de l\u2019étendue de notre ignorance.Rapport utile pourtant parce que des quasi-Lac-Mégantic ont toujours lieu.Mardi, par exemple, au moment où le coroner Martin Clavet rencontrait des familles de victimes du déraillement de Lac-Mégantic pour leur présenter son analyse des 47 décès survenus, il y a encore eu une explosion venue des rails.Elle résonnait du hameau de Clair, à 200 kilomètres à l\u2019est de Saskatoon, obligeant l\u2019évacuation des 50 habitants de l\u2019endroit et des fermes alentour, confinant à l\u2019intérieur les résidants d\u2019une petite ville toute proche.Comme lors de tant d\u2019autres cas du genre, on s\u2019est réjoui qu\u2019il n\u2019y ait eu ni blessés, ni dégâts majeurs, ni catastrophe en milieu densément peuplé.Il s\u2019agissait néanmoins d\u2019un déraillement inexpliqué : 26 wagons d\u2019un convoi du CN qui en comptait 100 ont quitté les voies, et c\u2019est le pétrole transporté qui a enflammé l\u2019endroit, causant une fumée si dense qu\u2019on en perdait de vue les wagons, et des flammes si hautes qu\u2019elles s\u2019élevaient à 30 mètres dans les airs.Une journaliste du coin, qui n\u2019en était pas à son premier déraillement, disait n\u2019avoir jamais rien vu de tel.Pendant que les rapports s\u2019empilent, la situation sur le terrain ne change guère.Par exemple, il n\u2019y a toujours pas d\u2019obligation pour les compagnies de divulguer la liste des produits dangereux transportés ; il n\u2019y a pas non plus assez d\u2019inspecteurs pour s\u2019assurer du respect des normes, par ailleurs à resserrer.Le rapport du coroner Clavet mentionne d\u2019autres lacunes : le choix des consignes pour vérifier l\u2019efficacité des freins à main des trains est toujours laissé aux compagnies ferroviaires ; l\u2019interdiction de laisser un train sans surveillance n\u2019est pas absolue ; et on évaluera les risques le long d\u2019un itinéraire seulement si celui-ci voit passer chaque année 10000 wagons-citernes chargés de marchandises dangereuses (soit un convoi de 70 wagons, comme celui de Lac-Mégantic, tous les trois jours !).Tout cela n\u2019a aucun sens face à l\u2019augmentation vertigineuse, et incessante, du transport de pétrole par train: 14,4 millions de barils dans des dizaines de milliers de wagons-citernes au début 2014, soit dix fois plus que deux ans plus tôt (.contre un marginal 500 wagons en 2009).Les prochaines explosions n\u2019auront pas toujours lieu dans des coins reculés de la Saskatchewan.Josée Boileau LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET M*tMT£Rvî£iapRA ^AmAî5 dams lA £>îîaRiAt£ ÇîÇ Le messie Bien qu\u2019il soit présentement plongé dans un creux historique, le Parti québécois semble ne pas être trop inquiet pour sa survivance.Pourtant, il me semble qu\u2019après la cuisante défaite qu\u2019il vient de subir, il devrait se questionner sérieusement sur son avenir dans le paysage politique québécois.Une imminente \u2014 pour ne pas dire actuelle \u2014 course à la chefferie aurait été, à mon humble avis, un moyen enrichissant de possiblement redéfinir entièrement ce qui demeure le vaisseau qmiral du mouvement indépendantiste.A mon grand désarroi, tous les signes semblent pointer dans une autre direction.Ce qui aurait pu et qui devrait être un réel débat de fond se transforme, avant même son déclenchement officiel, en une mascarade totale.Le plus choquant n\u2019est pas tant le possible couronnement de PIÛ?mais davantage les raisons de l\u2019hjqmose généralisée qu\u2019il cause.Les souverainistes ont depuis toujours eu la mauvaise habitude de croire qu\u2019un messie leur apparaîtra, possiblement venu directement du ciel, ou peut-être d\u2019un empire quelconque, pour les délivrer de leurs bourreaux canadiens.Pourtant, a-t-on oublié que le Parti québécois a non seulement déjà été dirigé, mais a également perdu des référendums, sous des hommes de la trempe de René Lévesque, Lucien Bouchard et Jacques Parizeau ?[.] J\u2019invite les indépendantistes à faire preuve d\u2019un peu de lucidité : il faut cesser de croire au messie et recommencer à travailler dans les organismes de la société civile, dans les universités, dans nos maisons.C\u2019est à nous de convaincre, puisque la personnalité d\u2019un seul homme, aussi unique puisse-t-elle être, ne suffira jamais à la réalisation de notre projet.Louis Lyonnais Montréal, le 8 octobre 2014 Assumons-nous collectivement C\u2019est bizarre.QuancJ les institutions financières flanchent, l\u2019État vole à leur rescousse.Comme au début des années 2000 quand le gouvernement du Québec a passé à la dette 703 millions de pertes de la SGF à la suite du krach des technos.Personne ne s\u2019en est offusqué.Même chose pour les équipements.Personne ne s\u2019est ému lorsque le gouvernement, en 2012, a majoré la dette de 1,9 milliard après la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2.Cette année, le gouvernement s\u2019est vraiment surpassé.Dans le budget pour 2014-2015, il a ajouté 3,8 milliards à la dette nette, correspondant à 1% du PIB, pom refléter des changements aux normes comptables applicables à Hydro-Québec.Personne n\u2019a même sourcillé.Pourquoi de telles approches ne s\u2019appliqueraient-elles pas dans le cas d\u2019enjeux collectifs liés aux ressomces humaines?Au lieu de mettre la province sens dessus dessous en désindexant les pensions des retraitées et retraités municipaux, le gouvernement pourrait contribuer à combler les déficits des régimes en prenant en charge une partie de cette dette.[.] Pierre Beaulne Le 7 octobre 2014 Les bons choix?Je suis avec intérêt les choix du gouvernement concernant les coupes dans le budget provincial.Je trouve bizarre que le gouvernement cherche, semble-t-il, à régler les problèmes financiers créés par les gouvernements libéraux du passé sur le dos des travailleurs, allant jusqu\u2019à briser les ententes signées avec des employés, sur le dos des écoliers et étudiants, des malades, etc.En même temps, les responsables de nos problèmes (liées à la corruption, à la mauvaise gestion, aux privilèges et autres abris fiscaux) ne sont pas visées par le gouvernement.Qn a parlé à un moment donné de «réduire» les subventions aux écoles privées, mais, étant donné que, j\u2019imagine, la plupart des députés envoient lems enfants dans des écoles privées, j\u2019ai des doutes à ce que cette option soit retenue ou, si le gouvernement accepte de le faire, ce ne sera pas une coupe importante.[.] Autre élément qui n\u2019est jamais soulevé par les médias, c\u2019est le statut privilégié des insfitufions et organisations religieuses qui, si mon information est bonne, ne paient pas de taxes (ni municipales, ni provinciales, ni fédérales).La population subventionne donc d\u2019une certaine manière les églises, les synagogues, les mosquées, les congrégations et d\u2019autres formations religieuses.Pourquoi?Pourquoi, ces «entreprises de l\u2019idéologie» ne paient-elles pas leur part?J\u2019aimerais beaucoup plus appuyer l\u2019éduca-fion publique que la religion.Cette situation est inacceptable dans notre société.Trevor Cook Le 7 octobre 2014 LIBRE OPINION Je ne serais plus musulmane demain matin RIMA DEMANINS Etudiante à l\u2019Université de Montréal Le Canada, par souci de paix et de sécurité mondiale, ^\u2019engage dans la lutte contre le groupe État islamique : j\u2019ai du mal à le croire.Typique hypocrisie conservatrice.Typique hypocrisie occidentale.L\u2019Histoire se répète.Qn pouvait entendre l\u2019autre jour aux Communes un échange enflammé entre le chef de l\u2019opposition, Thomas Mulcair, et le secrétaire parlementaire des conservateurs, Paul Calandra, dans lequel ce dernier a mentionné que son gouvernement travaille pour la paix au Moyen-Qrient, réaffirmant par la même occasion l\u2019appui inconditionnel du Canada à Israël.Pour moi, c\u2019est un peu contradictoire : aux dernières nouvelles, Israël massacrait les civils de la bande de Gaza, et non l\u2019inverse, sans que le gouvernement Harper s\u2019y oppose ou intervienne.Ce n\u2019était pas de ses affaires à l\u2019épqque : le Canada et son Big Brother, les États-Unis, ne voyaient aucun intérêt dans une intervention qui risquait de fâcher le gouvernement israélien.Ils semblent toutefois en voir dans une intervention en Irak.Le problème avec le Moyen-Qrient, c\u2019est qu\u2019il est devenu le bébé des grandes puissances : ce bébé est destiné à grandir et à marcher par lui-même, mais des pays comme le nôtre refusent de le laisser y arriver.Ils préfèrent continuer à le tenir par les bras.Même lorsque l\u2019Amérique se drape derrière son «Je veux seulement aider les Arabes à instaurer une démocratie», c\u2019est encore de l\u2019hjqiocrisie : l\u2019Qccident est incapable de respecter les choix faits par les peuples du Moyen-Qrient.Qr, les pays arabes sont conscients que des solutions aux conflits sont de mise et ils ont suffisamment de moyens pour les établir.Je ne dis pas que le retrait total de l\u2019Qccident résoudra immédiatement tous les problèmes de la région, mais sa présence continuelle dans les affaires du Moyen-Qrient lui nuit plus qu\u2019elle ne l\u2019aide.Revenons cependant à cette atrocité ayant eu le culot de s\u2019appeler « État islamique » parce que, croyez-moi, ce qu\u2019elle prêche n\u2019a rien à voir avec l\u2019islam.É\u2019iden-tité musulmane se traduit avant tout par le respect d\u2019autrui, la fraternité, l\u2019empathie et l\u2019ouverture d\u2019esprit.Et, toute personne qui ne respecte pas ces principes, je ne la considère pas comme musul- mane.même si elle passe sa journée à la mosquée et n\u2019a jamais goûté l\u2019alcool de sa vie.C\u2019est notamment le cas de chaque adhérent au ^oupe État islamique ou de chaque individu brimant les droits de la personne : ils ne parlent ni en mon nom, ni au nom de mes parents et surtout pas au nom de l\u2019islam, car comme le disait si bien le leader et prophète des musulmans, Mahomet, «un Arabe n\u2019a aucune supériorité sur un non-Arabe et un non-Arabe n\u2019a aucune supériorité sur un Arabe».C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019avis que partagent la plupart des musulmans que je connais, qu\u2019ils soient nés au Québec ou au fin fond d\u2019un village du Liban : si demain l\u2019islam devenait prêcheur de massacres, d\u2019injustices et d\u2019extrémisme, je cesserais d\u2019être musulmane le matin même.Dans un autre contexte, j\u2019aurais été la première à me soulever contre cette subtile demande de dissociation publique demandée à chaque musulman, mais cette fois, je me joins à Richard Martineau pour demander à tous de le faire.Qu sinon, il deviendra beaucoup trop facile de nous coller les meurtres sur le dos, lourdes accusations que les extrémistes de l\u2019EI cherchent à nous faire porter. LE DEVOIR, LE JEUDI 9 OCTOBRE 2014 A 7 IDEES TERRORISME Au-delà de la réponse sécuritaire, l\u2019approche globale La communauté internationale doit aussi s\u2019attaquer au sentiment d\u2019aliénation des sunnites COMFORT ERO Directrice du programme Afrique de l\u2019International Crisis Group HUGH POPE Directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale de l\u2019International Crisis Group a récente résolution du Conseil de sécurité sur la lutte contre le terrorisme a consacré seulement un dixième de son texte aux racines du problème.Le reste relève d\u2019une approche purement sécuritaire.Pourtant, une réponse uniquement militaire et policière est vouée à Téchec.Le difficile défi à relever est celui de \u2019équilibre des rivalités diplomatiques internationales et régionales, afin de réduire les tensions qui alimentent le radicalisme.Le terrorisme est davantage le symptôme d\u2019une fracture sociale qu\u2019une de ses causes, et l\u2019approche purement militaire ne produit que bien peu de résultats.Au Nigeria par exemple, le gouvernement n\u2019a jamais cherché à résoudre les problèmes de gouvernance, de sous-développement et de corruption, trois facteurs importants de radicalisation.Il a préféré répondre aux menaces avec une militarisation accrue qui pousse davantage la population dans les bras des djihadistes extrémistes.Or, à l\u2019instar de la nouvelle armée irakienne, dont la reconstruction se chiffre en milliards, rapidement évincée de Mossoul par quelques milliers de combattants, les militaires nigérians sont à leur tour menacés dans l\u2019État de Borno.Le Kenya paie actuellement le prix fort pour sa négligence, qui s\u2019est parfois transformée en répression des communautés musulmanes, particulièrement dans le nord-est du pays, majoritairement habité par une population d\u2019origine somalienne, dans les communautés mixtes de la côte et dans les bidonvilles de Nairobi.En Somalie, sept années de campagne militaire menée par les pays voisins, soutenus par l\u2019Occident, n\u2019ont pas pu venir à bout des shebab.Les flux monétaires n\u2019ont jamais été interrompus, et la plupart des combattants «étrangers» proviennent en majorité de la région : il est donc impératif de poursuivre des efforts efficaces de réconciliation nationale et locale.Dans de nombreux pays en conflit, la priorité accordée aux drones, à la technologie militaire et à la fermeture des frontières n\u2019a fait que révéler à quel point ces stratégies, seules, sont inefficaces face à la mauvaise gouvernance, la faiblesse des infrastructures et les longues et poreuses frontières.Le label « terroriste » peut être détourné par ILLUSTRATION TIFFET les gouvernements qui, comme en Syrie, l\u2019exploitent pour réprimer une opposition légitime.La Corne de l\u2019Afrique illustre à quel point seule une législation stricte de lutte contre le terrorisme fondée sur la coopération en matière de renseignements \u2014 deux aspects mis en avant dans la résolution du Conseil de sécurité \u2014 peut renforcer les dérives autoritaires.En Éthiopie, les blogueurs sont la dernière cible en date, mais il existe de très nombreux cas de transferts illégaux de combattant^ présumés entre le Kenya, l\u2019Ouganda et l\u2019Éthiopie depuis 2007.Politiques d^inclusion Le Conseil de sécurité a un rôle crucial à jouer pour inciter les États, en coopération avec les organisations internationales et régionales.à s\u2019impliquer davantage dans la prévention des conflits.Si elle n\u2019aborde pas le problème des zones de non-droit et de l\u2019exclusion politique, la lutte contre le terrorisme ne pourra jamais atteindre son but.En l\u2019absence de solutions politiques inclusives, qui requièrent des initiatives durables et coordonnées de résolution des conflits par plusieurs États, les chances d\u2019accomplir des progrès ou de mettre fin aux conflits sont très minces.La volonté de tirer les leçons du passé ne devrait pas uniquement s\u2019appliquer en matière policière, elle devrait également porter sur l\u2019intégration des minorités, la prévention de la radicalisation et la réhabilitation des combattants étrangers à leur retour.Il est possible d\u2019y arriver: le processus de paix en Colombie en est un exemple.La résolution du Conseil de sécurité, parce qu\u2019elle insiste tant sur le groupe État islamique (El) et al-Qaïda, néglige d\u2019importantes réalités politiques.En Syrie comme en Irak, les extrémistes sunnites ont gagné du terrain en grande partie en raison de la violence d\u2019État exercée à l\u2019égard des sunnites.La radicalisation d\u2019un camp a incité le camp adverse à se radicaliser, une réalité que le groupe El exploite à travers la mise en scène de décapitations.Alors que la communauté internationale s\u2019efforce de répondre au groupe El, elle doit aussi et surtout s\u2019attaquer au sentiment d\u2019aliénation des sunnites, qui a favorisé la montée de l\u2019extrémisme.Stratégie globale Le Conseil de sécurité est une organisation politique qui doit promouvoir des solutions politiques, avec l\u2019engagement plein et profond que cela nécessite.Cela peut sembler idéaliste, mais des approches purement militaires, censées être réalistes, n\u2019ont pas fonctionné.Les exemples irakien et libyen montrent que des succès militaires éphémères sont tout sauf le prélude à un désengagement international.Il faut espérer que, s\u2019agissant du soutien accordé au gouvernement afghan après le départ des troupes étrangères en 2014, la communauté internationale aura saisi l\u2019importance d\u2019une stratégie de paix globale.Des combattants étrangers sont aujourd\u2019hui actifs du Caucase du Nord au Sahel et dans la Corne de l\u2019Afrique, en passant par l\u2019Asie centrale, du Sud et du Sud-Est, ainsi qu\u2019au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.La menace généralisée et durable, ainsi que les fortes interdépendances entre les régions et les peuples signifient qu\u2019une stratégie de lutte doit s\u2019inscrire dans la durée, être équilibrée et mise en œuvre dans toutes les régions concernées.Des réponses qui proviennent majoritairement de l\u2019extérieur ou qui mettent l\u2019accent sur un seul aspect du problème ont peu de chances d\u2019aboutir.Pour un Québec qui se réengage dans le Canada Il faut s\u2019intéresser à ce qui se passe partout en ce pays, s\u2019engager dans les associations, investir les partis GUY LAFOREST Département de science politique, Université Laval L\u2019auteur vient de faire paraître, en collaboration avec Jean-Olivier Roy, Un Québec exilé dans la fédération.Essai d\u2019histoire intellectuelle et de pensée politique.(Québec Amérique) 1 y a quelque 60 ans, l\u2019économiste de l\u2019Université Laval Maurice Lamontagne écrivait que la situation du Québec dans la fédération canadienne était hybride et équivoque, et que cela avait des conséquences négatives pour tout le monde.Lamontagne croyait aussi qu\u2019une telle situation ne saurait durer indéfiniment.Il avait à la fois raison et tort.Il avait raison de parler d\u2019une situation hybride et équivoque, caractérisant la vie politique et intellectuelle d\u2019une société trop prise dans ses débats internes et participant insuffisamment à la vie institutionnelle et aux débats à l\u2019échelle de tout le pays.Mais il avait tort, dans la mesure où cette situation pouvait en quelque sorte durer puisque dans une bonne mesure, elle correspond encore à la situation du Québec dans le Canada en 2014.En paraphrasant le titre de mon dernier livre, je veux ici ap- profondir cette idée que le Québec et les Québécois vivent une situation d\u2019exil intérieur dans le Canada.Et je veux aussi appeler mes concitoyennes et mes concitoyens à un dépassement de cette situation.Ce concept d\u2019exil intérieur peut être replacé dans la longue durée de l\u2019histoire intellectuelle du Québec au XIX® siècle, avec les^figures de Pierre Bédard, Étienne Parent, Louis-Hippolyte La Eontaine et George-Étienne Cartier.En cette année du bicentenaire de la naissance de Cartier, laquelle correspond au 150® anniversaire de la conférence de Québec d\u2019octobre 1864 qui jeta les bases de l\u2019union fédérale canadienne de 1867, je souhaite expliquer dans quelle mesure le travail de Cartier et celui d\u2019autres leaders de l\u2019époque, comme Galt et d\u2019Arcy Mcgee, peut servir d\u2019inspiration pour celles et ceux qui voudraient, au XXI® siècle, faire en sorte que le Québec dépasse sa situation d\u2019exil intérieur.Deux projets nationaux Le Québec doit faire des efforts pour participer davantage à la vie politique du Canada, il doit se réengager.Réciproquement, dans la capitale fédérale et ailleurs au pays, des efforts devront aussi être faits pour faciliter cela.Car le BIBLIO-ARCHIVES CANADA Le travail de George-Étienne Cartier, notamment peut servir d\u2019inspiration pour ceux qui voudraient que le Québec sorte de son exil.Québec est beaucoup plus qu\u2019une dimension du passé laurentien du Canada; la société nationale distincte du Québec est un joyau pour le Canada d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.Le Québec est au cœur de cette dualité qui contribue substantiellement à l\u2019originalité du Canada en Amérique et dans le monde: nature bi- lingue du pays, présence de systèmes juridiques d\u2019inspiration française et britannique, deux sociétés globales intégrant l\u2019immigration en anglais et en français, complexe tissu associatif de deux sociétés civiles, deux réseaux communicationnels et technologiques sophistiqués, deux communautés scientifiques à la fois autonomes et interdépendantes.Par-delà la méfiance et l\u2019indifférence des dernières années, le projet national québécois et le projet national canadien peuvent vivre ensemble au sein d\u2019un même pays.Dans la foulée du référendum écossais du 18 septembre 2014, le chef travailliste britannique, Ed Miliband, en promettant de tenir avec ses collègues les promesses faites à l\u2019Ecosse, a affirmé que quand près de la moitié des citoyens d\u2019une nation partenaire de l\u2019union votent pour quitter celle-ci, cela signifie qu\u2019il y a des problèmes sérieux dans le fonctionnement des institutions du pays.Les propos de Miliband ont bien sûr des rapports avec la situation du Québec dans le Canada.Il faudra bien, un jour, que le Canada sorte de sa paralysie constitutionnelle.J\u2019estime toutefois que même s\u2019ils sont pour un bon nombre d\u2019entre eux insatisfaits du système politique canadien, les Québécois devraient y participer davantage.Le Canada n^intéresse pas Comme beaucoup d\u2019autres personnes, à l\u2019été 2014, je me suis promené dans plusieurs régions du Québec : Mauricie, Estrie, Montréal, Québec, Charlevoix, Beauce-Appa-laches.J\u2019y ai rencontré des gens heureux, fiers et libres.Ils sont ouverts sur le monde.mais s\u2019intéressent peu au Canada.Mais aussi confortable qu\u2019il soit, leur exil dans le Canada n\u2019en demeure pas moins malsain.Je pense que pour donner un coup d\u2019épaule à un éventuel déblocage institutionnel, les jeunes du Québec devraient participer davantage à la vie politique du Canada à tous les niveaux.Au début du mois de septembre, je me suis promené sur tçus les campus de Montréal.A Concordia, à l\u2019Université de Montréal, à McGill et à l\u2019UQAM, j\u2019ai été frappé par l\u2019extraordinaire dynamisme de la vie universitaire montréalaise.La jeunesse universitaire de Montréal est polyglotte, compétente, ambitieuse, technologiquement sophistiquée.Ces étudiantes et étudiants vivent d\u2019espoir et veulent s\u2019engager de façon responsable dans leur société et dans le monde.Je suis convaincu que l\u2019intérêt supérieur du Québec passe par une plus grande participation de cette jeunesse, et de la génération précédente, à la vie politique du Canada.Il faut s\u2019intéresser à ce qui se passe partout en ce pays, s\u2019engager dans les associations, investir les partis qui se préparent pour les élections fédérales de 2015.Croire à la force du Québec, c\u2019est croire que l\u2019engagement responsable de ses citoyens va donner des résultats.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Mélanie Loisel et Philippe Orfali (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel T>ssr\\d(chroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter)-, Véronique Chagnon et Louis Gagné (pupitre), information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et François Lévesque (reporters), Julie Carpentier (pupitre)-, information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins, Éric Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettino-Parazelli (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et GuyTaillefer frepnrfersj, Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Èmilie Folie-Boivin (pupitre) -, équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger, Philippe Papineau et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Florence Sara G.Ferraris (assistants) ; correction : Andréanne Bédard,^Christine Dumazet et Michéle Malenfant; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)-, Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Vanessa Racine (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOCITÉ Édith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin (par intérim), Claire Paquet, et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxime-Olivier Leclerc (coordonnateur du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentina Draghici, Céline Furoy et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 9 OCTOBRE 2014 ACTUALITES DJIHADISTES SUITE DE LA PAGE 1 au courant?Probablement», a-t-il avoué.Divers médias ont plutôt fait état de 300 militants canadiens partis se battre au Moyen-Orient.Mais M.Coulombe ne veut pas être «alarmiste».Le SCRS n\u2019a pas d\u2019information le portant à croire qu\u2019une attaque est imminente.«Mais nous devons être vigilants», car le danger guette les Canadiens à l\u2019étrapger et au pays.Il y a deux semaines, le groupe Etat islamique (EO lançait un appel aux musulmans les sommant de tuer «un incroyant» de tout pays entré en guerre contre l\u2019EI, que ce soit dans la région ou sur le sol de ces Etats occidentaux.Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a refusé d\u2019indiquer combien des 80 individus revenus au pays font l\u2019objet d\u2019accusations ou se sont fait saisir leur passeport.«Pour porter des accusations, des preuves sont bâties afin qu\u2019elles puissent être présentées devant les tribunaux.C\u2019est ce qui est en train de se produire», a simplement dit le ministre.«Nous savons où ils sont», a prévenu M.Coulombe.63 enquêtes La Gendarmerie royale mène présentement 63 enquêtes de sécurité nationale sur 90 individus qui souhaitent voyager ou qui sont de retour de l\u2019étranger, a révélé le commissaire Bob Paulson, tout en disant aussi ne pas vouloir «alarmer» les Canadiens.Mais le ministre Blaney prévoit déjà de présenter de nouvelles mesures antiterroristes pour outiller davantage les agences de sécurité.« On ne peut pas avoir des électrons libres \\\\ Y a-t-il [des CS& de militantsy dont nous ne sommes pas au courant?Probablement.\\\\ Le directeur du SCRS, Michel Coulombe dans la société canadienne qui sont des girouettes et qui basculent vers les idées fanatiques et terroristes, et tolérer ça.Parce que ce sont des menaces ambulantes», a-t-il martelé.Les autorités canadiennes doivent pouvoir «traquer les Canadiens qui quittent le pays» pour commettre des actes terroristes, «donc nous avons besoin d\u2019échanger de l\u2019information sur leurs déplacements et protéger les personnes qui contribuent à ce qu\u2019on sache où ils vont», a plaidé le ministre sans vouloir en dire davantage sur ses intentions.Plusieurs questions de l\u2019opposition sont demeurées sans réponse en comité.M.Blaney a préféré marteler qu\u2019Ottawa devait agir.« Vous aurez l\u2019occasion prochainement de réaffirmer votre volonté de lutter contre le terrorisme avec des mesures concrètes», leur a-t-il notamment lancé.Les néodémocrates ont dénoncé le peu d\u2019informations partagées par le ministre.Et le député Craig Scott a mis en doute la nécessité de nouvelles mesures antiterroristes.«Ce gouvernement est au pouvoir depuis dix ans.Ils ont accompli tout ce qu\u2019ils voulaient en matière de nouveaux pouvoirs pour la police.[.] Je soupçonne que tout le nécessaire est déjà en place.» Les conservateurs ont par ailleurs sorti un nouvel argument pour convaincre les sceptiques quant à l\u2019aide qu\u2019apportera le Canada aux Irakiens et aux Kurdes.Les frappes aériennes canadiennes sont nécessaires pour pouvoir «établir davantage les corridors humanitaires» afin de distribuer cette aide et d\u2019«as-surer une sécurité de nos gens», a fait valoir le ministre du Développement international, Christian Paradis, en matinée.Son collègue Laurie Hawn, ancien pilote de chasse et ex-secrétaire parlementaire du ministre de la Défense, a toutefois rapidement réfuté ces propos.«Ce qui sera ciblé, précisément, c\u2019est l\u2019EI.» L\u2019aide humanitaire sera distribuée par des appareils de transport militaire.«Ils sont en train d\u2019inventer ça au fur et à mesure, a reproché le chef du NPD Thomas Mul-cair.Ils ont décidé de la mission, et maintenant ils sont en train de trouver un prétexte.» Division libérale ?Justin Trudeau a de son côté été forcé de commenter le refus de son député Irwin Cotler de s\u2019opposer comme ses collègues à la mission de combat, mardi soir.«U a pris sa décision et je la respecte», a réagi le chef libéral en se disant «convaincu» que la position libérale «est la bonne».M.Cotler avait averti son chef mardi qu\u2019il s\u2019abstiendrait de voter.Il appuie la responsabilité de protéger les Irakiens et Syriens \u2014 tel que le prévoit la mission du gouvernement \u2014, mais M.Cotler ne pouvait l\u2019appuyer, a-t-il expliqué mercredi, car une intervention aérienne en Syrie serait sujette à l\u2019approbation du régime de Ba-char al-Assad qu\u2019il critique depuis des années.Le Devoir URBANISME SUITE DE LA PAGE 1 porter autant d\u2019attention au chantier lui-même qu\u2019à la construction finale.En Europe, plusieurs projets énormes ont réussi à transformer les cauchemars redoutés en rendez-vous, parfois insolites, avec la population.Un ovni à Berlin À Berlin, le plus vaste chantier culturel d\u2019Allemagne, celui de la reconstruction de la place du Palais royal entamée en 2008, a misé sur l\u2019occupation active des lieux par un pavillon temporaire.En attendant que s\u2019achève la longue reconstruction du palais original à l\u2019identique \u2014 rasé en 1950 \u2014, des architectes y ont déposé un ovni lumineux, le Humboldt Box, qui sert de pavillon d\u2019information sur le chantier, mais aussi de lieu d\u2019exposition, d\u2019animation culturelle et de projections.On peut y casser la croûte et embrasser du regard, au dernier étage, le chantier qui fourmille.«Le choix de cette architecture moderne donne l\u2019impression d\u2019une immense sculpture.C\u2019est même devenu un nouveau symbole de Berlin», soutient Annemike Banniza, architecte chez KSV architectes, responsable du projet.Même scénario à Paris, où l\u2019immense chantier de transformation des Halles, un des plus imposants projets de revitalisation urbaine en Europe, a fait de la continuité des activités et du dialogue avec les Parisiens sa prio- 1 \\ VILLE DE MONTRÉAL Inspiré par le chaos et le théâtre de la vie urbaine, l\u2019artiste pop coréen Choi Jeong-hwa a utiKsé 1000 portes récupérées dans divers quartiers de Séoul pour faire de ce bâtiment en construction un élément de curiosité dans la ville sud-coréenne.rité.On voulait éviter la répétition de l\u2019électrochoc causé en 1971 par la destruction des anciennes halles marchandes, magnifiques structures industrielles rasées en dépit de l\u2019opposition publique, puis remplacées sans consultation par une hideuse foire commerciale souterraine.«Il fallait faire ce projet \u201cavec\u201d les Parisiens et rendre le chantier tout du long visible et transparent, tant au propre qu\u2019au figuré», explique Jean-Marc Eritz, architecte associé à JACQUES CARTIER ce vaste projet urbain.Premier défi: reconstruire le cœur de Paris, tout en maintenant les activités de la gare de RER et du métro, fréquentés par 50 millions de passagers par an, pendant les sept ans que durera le chantier.Enveloppé sur 2,5km d\u2019une «peau» de couleur, dotée d\u2019un graphisme et de messages clairs, le chantier informe le public et délimite des parcours garantissant Iq circulation fluide des piétons.À Nantes et Saint-Etienne, on a même per- mis à des citoyens de mettre la main aux travaux et d\u2019être associés au réaménagement de certaines placettes.Montrer plutôt que cacher À New York, la réfection de la place de Times Square, qui battra son plein jusqu\u2019en 2015, a misé sur plusieurs projets d\u2019art urbain.Des barrières de sécurité et clôtures grillagées, déplacées chaque jour, servent de support à des œuvres d\u2019art contemporain.Des projets ont été lancés pour greffer des bancs, des comptoirs et même des jardinières aux milliers d\u2019échafaudages qui parsèment les trottoirs de la ville.À Séoul, l\u2019artiste pop Choi Jeong-hwa transforme quant à lui les surfaces de divers chantiers en sculptures géantes en utilisant des matériaux de la rue.«La meilleure façon de gérer ce chaos est de créer un musée dans la rue», explique cet artiste, qui a habillé un immeuble en construction de 1000 portes récupérées de divers quartiers de la ville.Bref, plutôt que de placarder la ville et de l\u2019inonder de cônes orange, exposer le ventre de la bête semble être le nouveau mot d\u2019ordre.Mais à quel coût, diront plusieurs ?«Le design des chantiers, ce n\u2019est pas qu\u2019une question esthétique, insiste Marie-Josée Lacroix, chef d\u2019équipe du Bureau de design de Montréal.Il y a un coût social à mal faire les chantiers.On n\u2019a qu\u2019à penser à l\u2019impact sur l\u2019activité commerciale, aux fermetures, puis aux pertes en taxes municipales.» D Le Devoir Voir > Une galerie de photos de projets sur LeDevoir.com OUÏGHOURS SUITE DE LA PAGE 1 Rushan Abbas a quitté ,en 1987 le Xinjiang à l\u2019âge de 20 ans pour les Etats-Unis, lors d\u2019une période de turbulences comme il y a en tous les trois ou cinq ans, avec répression et sang versé.«Etudiante activiste depuis 1985, évoque-t-elle.Ma vie était en danger.» Bientôt titulaire d\u2019une maîtrise en biologie, puis œuvrant pour une boîte d\u2019împort-export à Los Angeles, Rushan Abbas fut recrutée par le département de la Défense américain, pour servir d\u2019interprète à des compatriotes enfermés à Guantânamo.Cette dame Intelligente et chaleureuse est une des figures clés d\u2019un documentaire très percutant lancé au ENC ce vendredi.Et elle a une hâte folle de voir enfin le film.Ouïghours, prisonniers de l\u2019absurde, de Patricio Henrlquez, colossal document d\u2019enquête, éclaire le sort terrible de 22 Ouïghours.Après avoir fui la Chine pour l\u2019Asie centrale puis l\u2019Afghanistan, qui les acceptait sans passeport.Ils furent pris dans le maelstrom du post-11 septembre 2001.Euyant les bombardements militaires dans des grottes déjà occupées par des singes qui les lapidaient et se réservaient les meilleures places (ça ne s\u2019invente pas), capturés par les Pakistanais qui les vendirent aux Américains, décrétés terroristes, expulsés 11 ans à Guantânamo et traités comme on l\u2019imagine.Le film retrace plus particulièrement le parcours de trois de ces malheureux parmi les 22 Ouïghours Incarcérés dans cette base de Cuba, avant d\u2019être déclarés Innocents mais gardés là, faute de pays désireux de les accueillir, par préjugés contre «les terroristes» ou pour ne pas déplaire à la Chine.Il fallut des années de ronds de jambe diplomatiques sous le règne d\u2019Obama pour recaser les uns en Albanie, d\u2019autres aux Bahamas, aux îles Palaos, etc.Tous demeurent sans passeport, apatrides.Cinéaste montréalais On devait entre autres à Patricio Henrlquez le percutant Vous n\u2019aimez pas la vérité \u2014 4 jours à Guantânamo (2010), sur l\u2019incarcération à Guantânamo du Canadien Omar Khadr, avec interrogatoires, témoignages, et retour sur le sort de cet ancien enfant-soldat.Le cinéaste d\u2019origine chilienne habite Montréal depuis le renversement du régime Allende en 1973.Il a fondé la maison de production Macumba International, derrière une pléthore d\u2019œuvres engagées, multiprimées.Rushan Abbas dit avoir adoré travailler avec lui.«Patricio Henriquez n\u2019est pas seulement un homme extraordinaire.Il est un réfugié.Quand on lui parle, il comprend.Il est passé à travers ça.» Elle précise avoir refusé au départ de laisser sa vie californienne et sa famille pour se rendre à Guantânamo.«Mais j\u2019étais une des seules Américaines à parler ouïghour, chinois et anglais, et les prisonniers étaient enfermés depuis deux mois sans personne pour les comprendre.Arrivée là-bas, j\u2019ai compris qu\u2019ils n\u2019auraient jamais dû y être.Ils avaient fui la Chine par peur d\u2019être exécutés et s\u2019étaient retrouvés à la mauvaise place au mauvais moment.» Traduisant, protestant, assistant aux interrogatoires, apportant des cadeaux, des encouragements à ces hommes, formant le pont entre eux et leur famille, ils l\u2019ont adoptée.Elle est partie après 11 mois, quand plus rien n\u2019avançait, mais plus tard, après avoir appris que cinq d\u2019entre eux étaient déclarés non coupables, et 17 autres jugés criminellement responsables, sans qu\u2019on sache pourquoi, elle est retournée là-bas avec des avocats.Les péripéties absurdes de promesses de libération suivies de démentis, elle en a suivi tout le cours.«Ils étaient otages de considérations politiques.» Depuis, Rushan Abbas a revu tous ces Ouïghours et assure qu\u2019ils s\u2019en tirent bien.Elle-même ne condamne pas l\u2019Amérique trop fort, malgré les crimes de Guantânamo.« C\u2019est le seul pays où je me suis sentie chez moi.Je n\u2019avais connu que la Chine.Même les Ouïghours ayant connu Guantânamo se disent qu\u2019en Chine, ils ne seraient pas sortis vivants de leur captivité.» Le Devoir SANTE SUITE DE LA PAGE 1 au Québec, le réseau de la santé, ne soit pas représenté?» demande M\u201c® Lavallée.Outre l\u2019AQESSS, l\u2019Association des centres jeunesse (ACJQ), l\u2019Association des centres de réadaptation en dépendance (ACRDQ), l\u2019Association des établissements en réadaptation en déficience physique (AERDPQ) et la Eédération québécoise des Centres de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement (EQCRDI-TED) disparaîtraient à l\u2019entrée en vigueur du projet de loi 10.Des lignes de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, datées du 25 septembre dernier et obtenues par Le Devoir, le confirment noir sur blanc.La disparition des associations d\u2019établissements n\u2019est pas inscrite au projet de loi 10, mais en est une conséquence.« Comme tous les établissements relèveront directement du ministère, il n\u2019y a pas lieu d\u2019avoir d\u2019intermédiaire entre les deux paliers.Aucune valeur ajoutée», lit-on dans le document qui rassemble les réponses préparées pour le ministre Barrette par son équipe de communications.Si le projet de loi est adopté tel quel, seuls les médecins et les syndicats auront encore une voix publique libre dans le réseau, selon Diane Lavallée.«Non, on ne dit pas toujours ce que les ministres de la Santé veulent entendre, mais ça ne veut pas dire que notre voix ne mérite pas d\u2019être entendue», s\u2019indigne-t-elle.Des services méconnus Le milieu des services sociaux est particulièrement inquiet.La directrice générale de l\u2019association qui regroupe les centres de réadaptation en dépendance, Lisa Massicotte, explique que les associations comme la sienne sont garantes de la qualité et de la sécurité des services.Les associations assurent la diffusion des meilleures pratiques, tant auprès des intervenants que des gestionnaires.Des programmes directs sont aussi menacés, comme le programme d\u2019évaluation des conducteurs arrêtés pour conduite avec les facultés affaiblies.Une entente avec la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) oblige les contrevenants à faire évaluer leur risque de récidive dans un centre de réadaptation en dépendance.«On fait nos recommandations à la SAAQ concernant le renouvellement de leurs permis.On oriente 28000 personnes vers nous chaque année!» précise M\u201c® Massicotte.Ce n\u2019est qu\u2019un exemple parmi tant d\u2019autres racontés par les différentes associations concernées.Anne Lauzon est directrice générale de l\u2019AERDPQ, qui donne des services aux personnes avec des déficiences motrices, visuelles, auditives ou du langage.«Avec peu de moyens, on a beaucoup de résultats!» explique-t-elle.Quand Québec a instauré le dépistage de la surdité dans toutes les maternités, c\u2019est cette association qui a formé le réseau pour intervenir auprès de bébés de six mois.«On assure aux familles que les meilleures pratiques sont utilisées, que ce soit en Gaspésie ou à Laval», précise pour sa part Claude Bel-ley, directeur général de la EQCRDI-TED.Il se demande comment l\u2019offre de service, notamment aux enfants autistes, sera protégée.«Nous sommes tous petits à côté des hôpitaux», dit-il, inquiet du poids de ses établissements dans les futurs CISSS.Des économies modestes Les cotisations des différentes associations, payées à même les budgets octroyés aux établissements par Québec, seront économisées dans la foulée de leur disparition.Ces économies, selon les différentes associations, pourraient être annulées par la nécessité d\u2019offiir leurs services ailleurs dans le réseau ou à forfait avec le privé.L\u2019AQESSS reçoit environ 4,5 millions de dollars en cotisation des établissements par an.Elle retire aussi des revenus d\u2019environ 5,5 millions de formations et services vendus, notamment au réseau public.Les autres associations en péril fonctionnent avec des budgets issus de cotisations plus modestes, soit 1 million de dollars ou moins chacune.Québec engrangerait une iausse économie, selon Diane Lavallée.«Seulement faire produire les rapports de performance dont nous nous occupons par le privé, on parle de sommes substantielles.Pensons ensuite aux formations qu\u2019on donne, aux services d\u2019interprétation des conventions collectives, des services de relations de travail, au partage des meilleures pratiques.» L\u2019AQESSS siège à de nombreux comités au MSSS.Pour M\u201c® Lavallée, «on menace un partenaire de longue date et un partenaire du réseau!» Le Devoir DLIre aussi > Les centres jeunesse et le projet de loi 10: les enfants seront-ils vraiment gagnants?Delphine Collin-Vézina, directrice du Centre de recherche sur l\u2019enfance et la famille à l\u2019Université McGill, craint pour la protection de l\u2019enfance.Avec la disparition des CA des centres jeunesse et de l\u2019association qui les représente, ainsi que l\u2019intégration aux CISSS, cette mission cruciale pourrait être diluée dans les soins de santé.Ses collègues et elle signent une lettre ouverte sur LeDevoir.com.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur Iedevoir.com oo sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone Extérieur de Montréal (sans frais) Par télécopieur 514 985-3399 1 800 363-0305 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (lundi àvendredi, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les ser'\\ûces peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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