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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2014-10-11, Collections de BAnQ.

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[" Un Nobel de la paix Indo-pakistanals: le prestigieux prix a été décerné à Kailash Satyarthi et à Malala Yousafeaï Page c 6 ECONOMIE CAHIER C » LE DEVOIR, LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 OCTOBRE 2014 1 Des travailleurs d\u2019un chantier naval en Colombie-Britannique JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Le Canada gagne 74100 emplois en septembre Le Québec peine à suivre le rythme et doit se contenter de la création de 6500 emplois GERARD BERUBE économie canadienne a créé 74 100 em-! plois en septembre, faisant reculer le taux de chômage à son plus faible niveau en près de six ans, a indiqué vendredi Statistique Canada.Pour le Québec, tout au plus peut-on parler d\u2019embellie.Le taux de chômage a glissé de 0,2 point de pourcentage pour s\u2019établir à 6,8%.Il n\u2019avait pas été aussi bas depuis décembre 2008.Les économistes s\u2019attendaient en moyenne à voir 20 000 nouveaux emplois le mois dernier et à observer un taux de chômage stable à 7 %, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters.Au total, 69 300 des emplois créés en septembre étaient des emplois à temps 6,8% Le taux de chômage au Canada a reculé de 0,2% en septembre; il n\u2019avait pas été aussi bas depuis décembre 2008.Le Québec, pour sa part, a vu le sien reculé de 0,1% pour s\u2019établir à 7,1%.plein, a précisé Statistique Canada.La plupart des nouveaux emplois ont vu le jour en Alberta, en Saskatchewan, en Ontario et àTerre-Neuve-et-Labrador, tandis que les au- tres provinces n\u2019ont observé que de légers changements.Le résultat net de la création d\u2019emplois pour le mois de septembre était le plus important depuis mai 2013.Quelque 89 500 emplois avaient alors été créés, en majorité des postes à temps plein.Le gain de septembre fait suite à une perte nette de 11000 emplois pour le mois d\u2019août.Au cours des 12 mois se terminant en septembre, l\u2019emploi a progressé de 13 000 par mois en moyenne, ce qui correspond à une augmentation totale de 150 000 (+0,8%).Pendant la même période, le nombre d\u2019heures travaillées s\u2019est légèrement accru (+0,3%), a ajouté Statistique Canada.VOIR PAGE c 2 EMPLOI SONDAGE DE LA BANQUE DU CANADA La confiance revient Les entreprises canadiennes fondent beaucoup d\u2019espoir sur la croissance aux États-Unis KARL RETTINO-PARAZELLI Les entreprises canadiennes perçoivent enfin les signes «tangibles» d\u2019une amélioration de la demande américaine, ce qui permet aux exportateurs d\u2019espérer une croissance modérée de leurs ventes au cours de la prochaine année.La prudence dicte toutefois les actions des compagnies qui oeuvrent à l\u2019intérieur des frontières du pays.La nouvelle édition de VEnquête sur les perspectives des entreprises, menée quatre fois par année par la Banque du Canada, révèle qu\u2019un optimisme modéré habite toujours les dirigeants d\u2019entreprise.Au moins, cette fois-ci, les idées sont claires.«Les perspectives des entreprises relativement à l\u2019économie des États-Unis sont optimistes et certaines firmes indiquent que le renforcement de la demande a déjà eu une incidence sur leurs ventes, écrit la banque centrale dans son rapport dévoilé vendredi.Plusieurs entreprises disent mettre en œuvre des stratégies en vue de profiter de l\u2019amélioration de la demande étrangère.» Les entreprises canadiennes surveillent attentivement l\u2019évolution de l\u2019économie américaine depuis plusieurs mois, mais leurs espoirs semblent maintenant se concrétiser.Dans sa plus récente enquête, la Banque du Canada affirme que les entreprises du pays décèlent aujourd\u2019hui des «signes plus tangibles d\u2019amélioration de la demande américaine», tandis que les éditions précédentes parlaient tout au plus dé «attentes».Les conclusions de la banque centrale du Canada s\u2019appuient sur des entrevues réalisées auprès de représentants d\u2019une centaine d\u2019entreprises qui reflètent la composition du PIB du pays.VOIR PAGE c 5 CONEIANCE Zone euro, le risque d\u2019une décennie perdue Joseph Stiglitz appelle à la fin de l\u2019austérité et à une refonte institutionnelle Le Prix Nobel d\u2019économie préconise une évolution institutionnelle de l\u2019union monétaire et recommande un arrêt des politiques d\u2019austérité.Pour Joseph Stiglitz, les politiques choisies par la zone euro conduisent celle-ci vers une décennie perdue.A moins que les États membres ne changent les règles du jeu.Propos recueillis par Marie Charrel.Le taux de chômage des jeunes atteint des records en zone euro.Peut-on parler de «génération sacrifiée»?Oui, et les conséquences ne sont pas seulement dramatiques pour les 18-25 ans.Cela coûtera plusieurs points de croissance, et ce, pendant au moins une décennie, car le taux de chômage structurel s\u2019est envolé.C\u2019est très grave.Alors que la croissance repart aux États-Unis, la zone euro s\u2019enfonce dans la stagnation.Comment l\u2019expliquer?Principalement à cause des politiques économiques choisies.Alors que les États-Unis ont laissé leur déficit se creuser pendant la crise, la zone euro a opté pour des mesures d\u2019austérité qui, loin d\u2019avoir permis de réduire les dettes publiques, ont contribué à les creuser.Pire, les règles institutionnelles de l\u2019union monétaire, comme la limitation du déficit public à 3% du PIB, sont contre-productives.Elles ne laissent aucune marge de manœuvre aux États et accentuent les cycles récessifs.Que peuvent faire les pays membres pour relancer la croissance ?Il faudrait qu\u2019ils renoncent à l\u2019austérité.Puis que les pays proches de l\u2019équilibre, comme l\u2019Allemagne, mènent des politiques plus expansionnistes, avec une hausse des salaires.Il conviendrait surtout de revoir le fonctionnement même de la zone euro.En l\u2019état, elle n\u2019est pas viable.Elle doit être complétée par l\u2019union bancaire et par une forme d\u2019union budgétaire.Celle-ci peut prendre différentes formes : des obligations, un fonds de solidarité pour les nouveaux membres, ou bien pour les États en difficulté.Si elle ne change pas les règles du jeu dans ce sens, la zone euro est condamnée à une décennie perdue.VOIR PAGE C 2 EURO Joseph Stiglitz JOSEP LAGO AGENCE ERANCE PRESSE En amour avec votre matelas italien Magniflex! Pronno d\u2019automne: 20% de rabais sur tous les matelas Magniflex Jusqu\u2019au 30 novembre toutpourledos.com 9501 av.Christophe-Colomb, Montréal 1-8ÜÜ-2B8-1582 TOUT i^DOS C 2 LE DEVOIR LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 OCTOBRE 2014 ECONOMIE PERSPECTIVES D\u2019autres visages du problème des inégalités ( \\ f I Eric Desrosiers L\u2019accroissement des inégalités est devenu l\u2019un des problèmes économiques de l\u2019heure, et plus on creuse la question, plus on lui découvre des facettes parfois insoupçonnées.Personne n\u2019a été étonné, vendredi, d\u2019entendre la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine La-garde, dans son discours d\u2019ouverture de l\u2019assemblée annuelle de son institution, faire de l\u2019accroissement des inégalités de revenus depuis 30 ans l\u2019un des grands problèmes auxquels est aujourd\u2019hui confrontée l\u2019économie mondiale.Après des années à ne pas tenir compte, puis à sous-estimer l\u2019ampleur et les conséquences du phénomène, de plus en plus d\u2019experts et de décideurs reconnaissent désormais son importance et s\u2019y intéressent.Leur travail nous aide à raffiner notre compréhension de ce problème complexe.On souligne souvent, par exemple, que, si les inégalités de revenu entre les individus ont été en hausse dans 7 pays sur 10 depuis les années 80, les inégalités entre pays riches et pays pauvres ont généralement diminué au même moment à la faveur, notamment, de l\u2019extraordi- naire ascension des économies émergentes comme la Chine.Or l\u2019OCDE montrait dans un rapport lundi que les écarts de niveau de vie à l\u2019intérieur des pays avancés ne font pas que se creuser entre les individus, mais aussi entre les différentes villes et régions qui composent ces pays.C\u2019est, par exemple, en Espagne et en Italie que les écarts régionaux en matière de chômage sont les plus élevés et en Australie en matière de revenu des ménages.Le Canada ne fait pas bonne figure dans ce classement, avec, d\u2019un côté, l\u2019Alberta et sa croissance économique par habitant de 7,1% et un taux de chômage de seulement 4,6% en 2010, et, de l\u2019autre côté, le Nunavut et sa croissance anémique de 1,2% et un taux de chômage de 15%.Un Etat-providence en panne On considère généralement que l\u2019État-provi-dence assure une meilleure redistribution de la richesse au Québec que dans le reste du Canada.Une étude de l\u2019Institut de la statistique du Québec est venue confirmer cette impression mardi, avec des nuances toutefois.Portant son regard sur les 35 dernières années, l\u2019ISQ constate en effet que les inégalités de revenu disponible y demeurent plus faibles qu\u2019ailleurs au pays, grâce notamment à une action plus marquée de l\u2019impôt et des transferts.Qn observe aussi cependant que ce contrepoids aux forces du marché de l\u2019État va en s\u2019affaiblissant depuis la fin des années 90, et ce, particulièrement au Québec.Dans l\u2019étude de l\u2019ISQ, on dit que le tjqie de ménage (personne seule, couple sans enfant, avec enfant, famille monoparentale, etc.) et le niveau de scolarité sont des facteurs deux ou trois fois plus déterminants en matière d\u2019inégalité que l\u2019âge ou le sexe.Les jeunes, les femmes et les robots Ces deux derniers facteurs n\u2019en sont pas moins fort intéressants.Dans une étude dévoilée le mois dernier, le Conference Board nous révélait que le retard des jeunes travailleurs canadiens sur leurs aînés ne cesse de se creuser en matière de revenus et qu\u2019ils pourraient bien devenir la première génération de l\u2019histoire à finir moins nantis que leurs parents.Il y a 30 ans, les travailleurs de 50 à 54 ans gagnaient, par exemple, 47 % de plus que ceux de 25 à 29 ans après impôt.Cette prime est rendue à 64% aujourd\u2019hui.L\u2019augmentation de l\u2019écart est encore plus prononcée lorsque ces travailleurs sont en couple.Ce dernier phénomène s\u2019explique entre autres par le fait que l\u2019une des grandes inégalités économiques \u2014 celle entre les hommes et les femmes \u2014 continue de se réduire.Les travailleurs à temps plein au Québec gagnaient 50% de plus que leurs consœurs, il y a 35 ans, selon Statistique Canada.Ce privilège avait fondu de moitié en 2011.Ce rattrapage salarial des femmes devrait se poursuivre à la faveur notamment des transformations de l\u2019économie.Des chercheurs américains du National Bureau of Economie Research (NBER) ont récemment observé, en effet, qu\u2019elles se tirent généralement mieux de la dis- parition des emplois de classe moyenne répétitifs et routiniers qui sont emportés, entre autres, par les délocalisations, l\u2019informatisation et l\u2019automatisation.Plus qualifiés et plus cérébraux, les emplois routiniers traditionnellement occupés par les femmes les prédisposeraient mieux à se recaser dans des emplois mieux payés, alors qu\u2019une plus forte proportion d\u2019hommes n\u2019ont d\u2019autre choix que se rabattre sur des emplois peu qualifiés et moins bien rémunérés.Dis-moi pour qui tu travailles Toutes sortes d\u2019autres facteurs peuvent expliquer l\u2019accroissement des écarts de revenus entre les travailleurs.Une récente étude du NBER est, par exemple, arrivée à une étrange conclusion.Moins de 40% de ce phénomène pourrait être attribué à l\u2019explosion du salaire des patrons, à la disparition des emplois de classe moyenne et autres explications courantes.Le problème viendrait plutôt principalement de la différence grandissante de salaires entre entreprises de même secteur.Certaines compagnies payeraient mieux leur personnel (du patron aux modestes employés) que d\u2019autres, en parfaite contradiction de la théorie économique.Nos chercheurs ne s\u2019expliquent pas encore ce phénomène.Les plus faibles salaires pourraient être, entre autres, liés à un plus grand recours à la sous-traitance et aux travailleurs autonomes.Mais on ne le sait pas encore.D\u2019autres recherches seront nécessaires pour éclaircir cela.Et tout le reste.MARCHES BOURSIERS TORONTO S&P TSX 14 227,36 f233,24 -1,6% New York S&P 500 1906,13 -22,08 -1,2% Avr| mût Sep lOctll NASDAQ 4276,24 -102,10 -2,3% DOW JONES 16 544,10 -115,15 -0,7% PÉTROLE 85,82 -0,05 $US -0,1%\tT OR 1221,70 -3,60 $US -0,3%\tT DOLLAR CANADIEN\t 89,15 -0,35 $US -0,4%\tT 1$US = 1,1217$ 70,69 -1-0,14 EURO\t 1 EURO = 1,4147\t Symbole Fermeture Variation Volume Titre ($) (%) (000) LES INSDICES DE LA BOURSE DE TORONTO S&P TSX\tSPTT14227 36-\t\t¦233 24\t-1 61245691\t S&P TX20\tTX20\t599 73\t-9 05\t-1 49\t71760 S&P TX60\tTX60\t822 93\t-13 47\t-1 61119445\t S&P TX60 Cap\tTX6C\t910 00\t-14 89\t-1 61119445\t Cons de base\tTTCS\t367 38\t-2 92\t-0 79\t2880 Cons discré\tTTCD\t148 04\t-2 47\t-1 64\t8895 Énergie\tTTEN\t260 49\t-4 77\t-1 80102502\t Finance\tTTFS\t246 68\t-3 80\t-1 52\t29237 Aurifère\tTTGD\t162 60\t-3 08\t-1 86\t40565 Santé\tTTHC\t93 09\t-1 64\t-1 73\t1065 Tech de l'info\tTTTK\t39 91\t-0 72\t-1 77\t7807 Industrie\tTTIN\t180 38\t-4 92\t-2 66\t15526 Matériaux\tTTMT\t220 61\t-4 09\t-182\t54413 Immobilier\tTTRE\t257 70\t-0 37\t-0 14\t5066 Télécoms\tTTTS\t119 21\t-1 75\t-1 45\t3241 Sev collect\tTTUT\t214 02\t-3 46\t-1 59\t4466 Métaux/minerals TSX CROISSANCE\tTTMN\t708 95\t-10 53\t-1 46\t14696 TSX Venture\tJX\t827 13\t-9 69\t-1 16\t56020 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE Alim Couche-Tard\tATD B\t35 49\t-0 26\t-0 73\t662 Canadian-Tire\tCTC A\t120 92\t0 25\t0 21\t315 Cogeco\tCCA\t57 45\t-1 54\t-2 61\t85 Corus\tCJR B\t24 87\t-0 33\t-1 31\t92 Groupe TVA\tTVA B\t7 85\t-0 28\t-3 44\t8 Jean Coutu\tPJC A\t24 99\t0 10\t0 40\t547 Loblaw\tL\t55 06\t-0 63\t-1 13\t453 Magna\tMG\t99 24\t-3 68\t-3 58\t992 Metro\tMRU\t74 99\t-0 87\t-1 15\t268 Québécor\tQBR B\t27 24\t-0 89\t-3 16\t391 Rona\tRON\t13 82\t-0 16\t-1 14\t93 Saputo\tSAP\t32 31\t-0 31\t-0 95\t345 Shaw\tSJR B\t27 07\t-0 52\t-1 88\t744 Shoppers Drug Mart\tSC\t60 83\t0 00\t0 00\t0 Tim Hortons\tTHI\t87 91\t-0 09\t-0 10\t655 Transat A T\tTRZ B\t8 55\t-0 05\t-0 58\t54 Yellow Media ÉNERGIE\tY\t14 51\t-0 15\t-1 02\t28.Cameco\tCCO\t18 00\t-0 29\t-1 59\t144/' Canadian Natural\tCNQ\t38 48\t-0 58\t-1 48\t5159 Canadian Oil Sands\tCOS\t18 30\t-0 59\t-3 12\t4491 Enbridge\tPNB\t50 31\t-0 66\t-1 29\t1805 EnCana\tECA\t22 19\t-0 42\t-1 86\t2343 Enerplus\tERP\t17 39\t-0 15\t-0 86\t1452 Pengrowth Energy\tPGP\t4 72\t-0 17\t-3 48\t1591 Pétrolière Impériale\tIMO\t49 86\t-0 23\t-0 46\t1369 Suncor Energy\tSU\t36 66\t-0 85\t-2 27\t5473 Talisman Energy\tTLM\t8 16\t0 03\t0 37\t13837 TransCanada\tTRP\t53 51\t0 01\t0 02\t2922 Valener FINANCIÈRES\tVN R\t15 65\t-0 05\t-0 32\t26, b' cibc\t' CM\t99 65\t-i 39\t-1 38\t1380' B de Montréal\tBMO\t81 63\t-1 10\t-1 33\t1446 B Laurentienne\tLB\t47 20\t-0 65\t-1 36\t78 B Nationale\tNA\t51 34\t-0 53\t-1 02\t1412 B Royale\tRY\t79 64\t-1 11\t-1 37\t2923 B Scotia\tBNS\t67 99\t-1 03\t-1 49\t2164 B TD\tTD\t53 24\t-0 90\t-1 66\t3307 Brookfield Asset\tBAM A\t49 34\t-0 28\t-0 56\t803 Cominar Real\tCUPUN\t18 86\t-0 14\t-0 74\t277 Corp Ein Power\tPWP\t31 79\t-0 71\t-2 18\t725 Pin Manuvie\tMPC\t20 57\t-0 51\t-2 42\t5008 Pin Sun Life\tSLP\t38 63\t-0 73\t-1 85\t887 Great-West Lifeco\tGWO\t30 65\t-0 39\t-1 26\t567 Industrielle AH\tlAG\t42 99\t-1 27\t-2 87\t188 Power Corporation\tPOW\t29 03\t-0 45\t-1 53\t630 TMX INDUSTRIELLES\tX\t53.50\t0.47\t0,89\t14.Air Canada\tAC B\t7 22\t-0 38\t-5 00\t2760 Bombardier\tBBD B\t3 52\t-0 04\t-1 12\t3308 CAP\tCAE\t14 08\t0 05\t0 36\t1054 Canadien Pacifique\tCP\t212 20\t-10 44\t-4 69\t1215 Chemin de fer CN\tCNR\t72 25\t-2 25\t-3 02\t2346 SNC-Lavalin\tSNC\t48 48\t-1 40\t-2 81\t404 Transcontinental\tTCL A\t13 85\t-0 21\t-1 49\t92 Transperce\tTPI\t2617 ENTREPRISES DE MATÉRIAUX\t\t\t-0 53\t-1 99\t460 Agrium\tAGU\t94 42\t-0 60\t-0 63\t568 Barrick Gold\tABX\t15 11\t-0 48\t-3 08\t2656 Goldcorp\tG\t26 05\t-0 35\t-1 33\t2728 Kinross Gold\tK\t3 25\t-0 13\t-3 85\t1821 Mmes Agnico-Eagle\tAEM\t32 82\t-0 17\t-0 52\t991 Potash\tPOT\t35 71\t-0 65\t-1 79\t2344 Teck Resources\tTCK B\t18 01\t-0 08\t-0 44\t4187 Symbole Fermeture ($) (%) (000) SERVICES PUBLICS Fortis\tFTS\t34 69\t-0 60\t-1 70\t811 TransAlta\tTA\t1111\t-0 24\t-2 11\t870 TECHNOLOGIE\t\t\t\t\t BlackBerry\tBB\t10 23\t0 05\t0 49\t2416 CGI\tGIB A\t38 03\t-0 31\t-0 81\t838 TELECOMMUNICATIONS\t\t\t\t\t BCE\tBCE\t47 67\t-0 57\t-1 18\t1504 Bell Allant\tBA\t30 54\t-0 19\t-0 62\t71 Rogers\tRCI B\t42 15\t-0 63\t-1 47\t563 Telus\tT\t38 44\t-0 72\t-1 84\t900 FONDS NEGOCIES EN BOURSE\t\t\t\t\t iShares DEX\txuu\t31 1/\t0 03\t0 10\t94 iShares MSCI\tXEM\t25 69\t-0 46\t-1 76\t11 iShares MSCI EMU\tEZU\t35 80\t-0 54\t-1 49\t3710 iShares S&P 500\tXSP\t22 02\t-0 25\t-1 12\t548 iShares S&P/TSX\tXIC\t22 52\t-0 35\t-1 53\t656 LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO\t\t\t\t\t TALISMAN ENERGY\tTLM\t8 16\t0 03\t0 37\t13837 iShares S&P TSX 60\tXIU\t20 71\t-0 30\t-1 43\t6585 SUNCOR ENERGY INC\tSU\t36 66\t-0 85\t-2 27\t5472 CANADIAN NATURAL\tCNQ\t38 48\t-0 58\t-1 48\t5159 MANULIPE PINANCIAL\tMPC\t20 57\t-0 51\t-2 42\t5007 CANADIAN OIL SANDS\tCOS\t18 30\t-0 59\t-3 12\t4491 Cl PINANCIAL\tCIX\t31 60\t-0 53\t-1 65\t4226 TECKCOMINCOCL B\tTCK B\t18 01\t-0 08\t-0 44\t4187 PIRST QUANTUM\tPM\t18 60\t-0 53\t-2 77\t3594 LEGACY OIL -t GAS\tLEG\t5 01\t-0 13\t-2 53\t3541 LES GAGNANTS EN %\t\t\t\t\t HORIZONS BETAPRO\tHVU\t20 74\t3 82\t22 58\t1651 PORTUNA SILVER\tPVI\t5 02\t0 35\t7 49\t1169 HB NDQ 100 BEAR\tHQD\t6 85\t0 32\t4 90\t179 LABRADOR IRON ORE\tLIP\t20 06\t0 75\t3 88\t677 HORIZONS BETA\tHGD\t16 27\t0 60\t3 83\t674 HB S&P TSX BEAR\tHED\t13 32\t0 43\t3 34\t156 HB S&P TSX 60 BEAR\tHXD\t5 47\t0 16\t3 01\t766 PEMBINA PIPELINE\tPPL W\t45 38\t1 28\t2 90\t181 HB S&P 500 BEAR\tHSD\t11 88\t0 28\t2 37\t258 SURGE ENERGY INC\tSGY\t6 48\t0 12\t1 89\t2704 LES PERDANTS EN %\t\t\t\t\t HORIZONS BETAPRO\tHVI\t24 69\t-3 08\t-11 09\t180 CALPRAC WELL\tCPW\t13 90\t-1 28\t-8 43\t1618 AMAYA GAMING GROUP\tAYA\t27 50\t-2 50\t-8 33\t796 TRICAN WELL\tTCW\t10 98\t-0 70\t-5 99\t1507 AVIGILON CORP\tAVO\t13 90\t-0 84\t-5 70\t522 PAINTED PONY\tPPY\t11 30\t-0 67\t-5 60\t933 PRECISION DRILLING\tPD\t9 97\t-0 57\t-5 41\t3173 METHANEX CORP\tMX\t67 06\t-3 81\t-5 38\t623 WESTERN ENERGY\tWRG\t7 75\t-0 43\t-5 26\t168 NEW GOLD INC\tNGD\t5 08\t-0 28\t-5 22\t1269 LES GAGNANTS EN $\t\t\t\t\t ENBRIDGE INCOME\tENPR\t29 98\t29 98undefined\t\t240 HORIZONS BETAPRO\tHVU\t20 74\t3 82\t22 58\t1651 PEMBINA PIPELINE\tPPL W\t45 38\t1 28\t2 90\t181 PEMBINA PIPELINE\tPPL\t45 05\t0 77\t1 74\t2037 LABRADOR IRON ORE\tLIP\t20 06\t0 75\t3 88\t677 HORIZONS BETA\tHGD\t16 27\t0 60\t3 83\t674 HB S&P TSX BEAR\tHED\t13 32\t0 43\t3 34\t156 PORTUNA SILVER\tFVI\t5 02\t0 35\t7 49\t1169 GILDAN ACTIVEWEAR\tGIL\t62 79\t0 34\t0 54\t881 HB NDQ 100 BEAR\tHQD\t6 85\t0 32\t4 90\t179 LES PERDANTS EN\t$\t\t\t\t CANADIAN PACIFIC\tCP\t212 20\t-10 44\t-4 69\t1215 VALEANT\tVRX\t132 64\t-4 17\t-3 05\t427 METHANEX CORP\tMX\t67 06\t-3 81\t-5 38\t623 MAGNA INTL INC\tMG\t99 24\t-3 68\t-3 58\t992 KEYERA CORP\tKEY\t89 12\t-3 41\t-3 69\t310 HORIZONS BETAPRO\tHVI\t24 69\t-3 08\t-11 09\t180 PARAMOUNT RES LTD\tPOU\t53 07\t-2 87\t-5 13\t728 LINAMAR CORP\tLNR\t51 47\t-2 60\t-4 81\t581 AMAYA GAMING GROUP\tAYA\t27 50\t-2 50\t-8 33\t796 CANADIAN NATIONAL\tCNR\t72 25\t-2 25\t-3 02\t2346 [E C Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC INDICES QUÉBÉCOIS\t\t Indice\tFermeture\tvar.pts var.% IQ30\t1968,41\t-29,98\t-1,50 IQ120\t1972,72\t-30,16 -1,51 EMPLOI SUITE DE LA PAGE C 1 Au Québec, environ 6500 emplois ont été créés le mois dernier et le taux de chômage a reculé de 0,1 point à 7,6%.La totalité des nouveaux emplois était cependant à temps partiel.L\u2019Qntario a accueilli 24 700 nouveaux travailleurs, ce qui a fait chuter son taux de chômage de trois dixièmes de point, à 7,1%.Un peu d\u2019amélioration au Québec «Septembre permet de clore le troisième trimestre de 2014.Ainsi, on peut rapidement constater que les mois de juillet, août et septembre ont été plus fastes au chapitre de l\u2019emploi que ceux qui les ont précédés.Les données sur la création moyenne mensuelle d\u2019emplois sont assez révélatrices.La situation semble lentement prendre du mieux.Ce constat vaut tant pour l\u2019Ontario que le Québec», a souligné Joëlle Noreau, économiste principale au Mouvement Desjardins.Selon la moyenne mensuelle, le Québec a inscrit un gain de 676 emplois au premier trimestre, suivi d\u2019une perte de 9767 au deuxième et d\u2019une augmentation de 4167 au troisième.En comparaison, l\u2019Qntario a comptabilisé un gain de 8500, suivi d\u2019une perte de 500 puis d\u2019un gain de 18 767 respectivement, toujours selon la moyenne mensuelle.«Toutefois, depuis le début de l\u2019année, le Québec a perdu 14 500 emplois alors que l\u2019Ontario en a gagné 80 300», a ajouté l\u2019économiste de Desjardins.Aussi, sur 12 mois à la fin de septembre, l\u2019emploi a crû de 12 100 ou de 0,3% au Québec, comparativement à 48 700 ou -1-0,7% en Qntario.Derrière les données d\u2019ensemble pour le Québec se profile une perte de 30 900 emplois à temps plein compensée par une augmentation de 43 000 emplois à temps partiel.En Qntario, les gains se ventilent entre 36 500 emplois à temps plein et 12 200 à temps partiel «A quel moment le vent d\u2019optimisme qui souffle sur le marché du travail américain viendra-t-il sur le Québec ?Difficile à dire.Jusqu\u2019en juin dernier, les Etats-Unis étaient en rattrapage par rapport aux pertes encaissées lors de la dernière récession.Ce rajustement est fait depuis longtemps au Québec et en Ontario.L\u2019accélération des exportations vers le marché américain pourrait soutenir la création d\u2019emplois ici, mais la confiance des entreprises n\u2019est pas au zénith et n\u2019augure pas des croissances spectaculaires de l\u2019emploi au cours des prochains mois au Québec et en Ontario », a commenté Joëlle Noreau.Réactions contradictoires de l\u2019opposition Dans l\u2019opposition, le député de Saint-Jérôme et porte-parole en matière d\u2019économie, Pierre Karl Péladeau, a retenu que «l\u2019effet libéral» n\u2019a apporté qu\u2019une stagnation de l\u2019économie.«La stagnation du marché du travail se poursuit au Québec, tout comme la dégringolade de l\u2019emploi à temps plein.Depuis l\u2019arrivée du gouvernement libéral, 51 900 emplois à temps plein ont été perdus [.] Les coupes les plus importantes, depuis l\u2019arrivée au pouvoir des libéraux, ont été faites dans la mission économique de l\u2019Etat.Ils doivent reconnaître leur erreur, se reprendre en main et déposer une politique économique dès cet automne», a-t-il réclamé.Le porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière d\u2019économie, André Lamontagne, a repris le thème de la stagnation.«Il ressort de cette mise à jour que le Québec stagne pendant que le reste du Canada profite de la reprise économique.» Et le décompte depuis l\u2019arrivée du gouvernement libéral.«Depuis l\u2019élection du PLQ, le Québec a perdu 51 900 emplois à temps plein, ce qui nous éloigne de plus en plus de l\u2019objectif du gouvernement de créer 31 300 emplois d\u2019ici la fin de 2014.» Mais péquiste et caquiste ne s\u2019entendent pas sur l\u2019impact des coupes budgétaires.«Ce qui demeure également inquiétant, c\u2019est la tendance du Québec à créer des emplois dans le secteur public, plutôt que dans le secteur privé.Avec une création de 13 000 emplois dans le secteur public et une maigre création de 2577 emplois dans le secteur privé, on voit que les choses ne s\u2019améliorent pas pour réduire la taille de l\u2019Etat et pour assainir nos finances publiques», a souligné André Lamontagne.Le député caquiste reconnaît toutefois (\\\\i\u2019«en regardant l\u2019ensemble du portrait, on réalise qu\u2019il y a une très \\ embellie, mais on se désole du fait que pendant que le Canada court, le Québec marche».Avec La Presse canadienne Le Devoir EURO SUITE DE LA PAGE C 1 Faut-il généraliser les mesures en faveur de l\u2019emploi, comme celles prises en France ?Elles auront une efficacité limitée, comme les réformes structurelles ciblant l\u2019offre, car elles ne répondent pas au problème le plus urgent en zone euro : la faiblesse de la demande.Les dispositifs tels que le pacte de responsabilité français, censé inciter les entreprises à créer des emplois, auront des effets positifs à long terme.Mais dans l\u2019immédiat, ils ne servent à rien puisque, en face, la demande adressée aux PME est nulle.Tant que cette dernière ne redémarrera pas, les embauches resteront au point mort.L\u2019Allemagne se méfie des mesures de soutien à la demande, redoutant qu\u2019elles n\u2019aggravent les déficits.À juste titre ?Les inquiétudes de Berlin sont d\u2019autant plus paradoxales que jusqu\u2019à présent, toutes les politiques menées en Europe ont contribué à dégrader les finances publiques.C\u2019est le manque de croissance qui crée des déficits, et non l\u2019inverse.Sans croissance, les rentrées fiscales baissent et un cercle vicieux se met en place.Les Allemands ont une vision trop morale des problèmes de la zone euro.Mais il sera difficile de les faire changer d\u2019avis, car on ne parle pas seulement de la chancelière Angela Merkel.Derrière elle, c\u2019est tout le tissu économique et une bonne partie de la population comme de l\u2019élite intellectuelle qu\u2019il faudrait convaincre.Je ne suis pas très optimiste.Sortir de la zone euro permettrait-il à certains pays de restaurer leur croissance ?L\u2019union monétaire ressemble à un mauvais mariage : soit on le laisse se dégrader, soit on se bat pour le sauver.Penser qu\u2019une sortie de la zone améliorera les choses est une idée qui peut être séduisante en théorie, mais qui ne repose pas sur les faits.Elle me fait penser à cette vieille idée selon laquelle la déréguladon financière mène à la prospérité.C\u2019est pourtant cette dérégulafion qui a conduit à la crise des subprimes ! Les pays du sud de l\u2019Europe ont mené des politiques de baisse des salaires pendant des armées.Cela leur a-t-il permis de restaurer leur compétitivité ?Pas vraiment.La baisse des salaires, combinée à un taux de chômage élevé et à la faiblesse des taux d\u2019intérêt, augmente la dette des ménages par rapport à leurs revenus disponibles.Cela déprime la demande et l\u2019acdvité.Ces dévaluations internes ont contribué à réduire le niveau de vie de la population alors que l\u2019objectif des politiques publiques devrait être l\u2019inverse.Si rien ne change, le risque deviendra politique.Craignez-vous une montée des eurosceptiques ?Le défi est le suivant : les citoyens accepteront-ils la stagnation comme leur nouvelle réalité, et comme le seul horizon que leurs dirigeants leur proposent, ou bien la rejetteront-ils?Les deux scénarios sont redoutablement inquiétants.Le Monde LE D E V 0 I Pl , LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 OCTOBRE 2014 C 3 ECONOMIE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL Crise de légitimité L\u2019institution, dirigée depuis 70 ans par des Européens, ne parvient toujours pas à faire une place équitable aux puissances émergentes, dont la Chine JEREMY TORDJMAN à Washington Le FMI, déconnecté des réalités?Réunie en assemblée générale à Washington, l\u2019institution financière peine encore à accorder à la Chine un poids reflétant son boom économique, qui vient pourtant de franchir un cap symbolique.Dès cette annép, Pékin devrait détrôner les Etats-Unis de leur rang de première puissance économique mondiale, selon des données alternatives publiées sans tambours ni trompettes par le Fonds monétaire international cette semaine.Plus précisément, le PIB chinois devrait atteindre 17 632 milliards de dollars et dépasser pour la première fois celui des Américains (17 416 milliards), selon une mesure de la richesse nationale dite de parité de pouvoir d\u2019achat (PPA).Si l\u2019on s\u2019en tient à la mesure plus traditionnelle, dite en prix courants, les Etats-Unis continuent de mener la danse, mais la montée en puissance chinoise ne fait plus débat et devrait se poursuivre à un rythme sans équivalent dans le monde industrialisé.Le FMI semble pourtant avoir du mal à s\u2019adapter à cette réalité, au risque d\u2019affaiblir une institution qui n\u2019a été dirigée que par des Européens depuis sa création il y a 70 ans.«Le risque pour le FMI est qu\u2019il devienne de moins en moins pertinent et de plus en plus illégitime», affirme à l\u2019AFP Paulo Nogueira Batista, qui représente le Brésil et dix autres pays au sein du Fonds mais s\u2019exprime à titre personnel.A l\u2019heure actuelle, la Chine dispose de moins de 4% des droits de vote au sein de l\u2019instance de direction du FMI, à peine plus que l\u2019Italie dont l\u2019économie est pourtant cinq fois plus,petite.En comparaison, les Etats-Unis bénéficient de 16,7% des droits de vote, ce qui leur confère un droit de veto unique au sein de l\u2019institution.«La montée en puissance de la Chine et de l\u2019Inde n\u2019a pas rendu les droits de vote alloués par le FMI inéquitables ou illégitimes mais tout simplement ridicules», dénonce à l\u2019AFP Peter Doyle, un ancien cadre du Fonds qui avait claqué la porte de l\u2019institution en 2012.Cette sous-représentation ne se limite pas à la Chine et menace l\u2019efficacité même du FMI, a mis en garde jeudi le gouverneur de la Banque centrale mexicaine, Augustin Cartens.«C\u2019est une question importante parce que le FMI fournit des conseils politiques qui ne seront suivis que s\u2019ils émanent d\u2019une institution légitime», a-t-il déclaré jeudi lors d\u2019une table ronde à Washington.En 2010, le FMI a bien adopté une réforme rééquilibrant légèrement sa gouvernance, mais son entrée en vigueur est suspendue depuis deux ans à une ratification parlementaire aux Etats-Unis.La patronne du FMI, Christine Lagarde, s\u2019est dite prête jeudi à exécuter une «danse du ventre» pour convaincre les élus américains, mais elle ne peut pour l\u2019heure que constater les dégâts.«C\u2019était attendu pour 2012.Le délai est amplement dépassé en 2014», a-t-elle dit, tout en assurant que son institution avait tenté de s\u2019amender en interne.«Ceux qui sont sous-représentés en termes de quotes-parts ne sont pas nécessairement sous-représentés dans l\u2019équipe de direction ou le personnel», a-t-elle insisté, faisant valoir qu\u2019un de ses adjoints, Min Zhu, était chinois.Malgré ces changements et quelle que soit l\u2019issue de la réforme de 2010, le Fonds devra aller plus loin et s\u2019ouvrir davantage aux pays émergents, affirme à l\u2019AFP Eswar Prasad, un ancien cadre de l\u2019institution.Cette réforme ne «représente qu\u2019une avancée modeste des structures de gouvernance du FMI vers un reflet plus fidèle des réalités économiques», affirme-t-il.Et, selon M.Nogueira Batista, les résistances au changement restent fortes dans l\u2019institution, notamment chez les Européens qui s\u2019abritent derrière le blocage américain pour «reporter» tout changement.Lassés d\u2019attendre, les grands pays émergents des Bries sont passés à l\u2019action en juillet en créant leur propre fonds monétaire dans l\u2019espoir de bousculer les institutions de Bretton Woods.Agence France-Presse NICHOLAS KAMM AGENCE ERANCE PRESSE Ministres des Finances et banquiers étaient réunis à Washington au cours des derniers jours à l\u2019occasion des réunions d\u2019automne du FMI et de la Banque mondiale.Au centre de la photo, la directrice du FMI, Christine Lagarde.Une zone désespérément au neutre Ministres et banquiers réunis à Washington sont unanimes : la zone euro tire tout le monde vers le bas FABIEN ZAMORA à Washington Les leaders économiques mondiaux réunis à WasMng-ton ont largement débattu vendredi de la zone euro, dont plusieurs pays membres ont été égratignés par les agences de notation, et qui est menacée de récession et de déflation.Comme pour venir enfoncer le clou de deux jours de débats où la litanie des problèmes de la zone euro a été récitée à l\u2019envi par les ministres et banquiers réunis à Washington, l\u2019agence Standard & Poor\u2019s a privé la Finlande de son AAA et a baissé la perspective de la note de la France à «négative».Fitch, elle, n\u2019a pas relevé la note du Portugal comme certains observateurs s\u2019y attendaient.Réunis depuis jeudi à Washington pour les réunions d\u2019automne du FMI et de la Banque mondiale, les responsables ont constaté que «la zone euro tire tout le monde vers le bas», selon un des participants, alors que le FMI a abaissé ses prévisions de croissance mondiale.«L\u2019économie européenne est dans un état assez préoccupant», a estimé Axel Weber, patron de la banque UBS et ancien de la Bundesbank allemande, devant l\u2019assemblée annuelle de l\u2019IIF, le lobby bancaire international, qui se tient en marge de ces réunions des institutions septuagénaires de Bretton Woods.Jeudi, la directrice du FMI, la Française Christine Lagarde, avait estimé qu\u2019il y avait de «sérieux risques de récession» en zone euro.Les pays de la monnaie unique sont englués dans un mélange poisseux de stagnation et d\u2019inflation trop basse, un cocktail encore alourdi par les derniers ratés du moteur économique allemand, les incertitudes sur la recevabilité du budget français devant la Commission ou encore les réformes attendues en France ou en Italie.«Les politiques actuelles ont échoué à générer de la croissance et à réduire le chômage très élevé» dans la zone, a commenté le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, devant le FMI.Signe du sérieux de la situation, le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a prévenu vendredi matin que la fai- ble inflation commençait à être générée au sein même de la zone euro alors qu\u2019elle était, jusqu\u2019à présent, largement importée du fait de la baisse des prix de l\u2019énergie ou des matières premières.Conjuguées aux peurs provoquées par le virus Ebola, ces préoccupations, affectent depuis deux jours les marchés financiers.Les participants ont repris en chœur le mantra martelé à Washington où se tenait également un G20 Finances : doper les investissements d\u2019infrastructures.«C\u2019est consensuel mais tout le monde sait que ce n\u2019est pas si simple, car c\u2019est long à se mettre en place et donc pas forcément le meilleur remède contracyclique» pour sortir la zone du marasme, selon un participant.De l\u2019avis quasi général, il appartient désormais aux gouvernements de passer à l\u2019action et de mener les réformes structurelles et potentiellement douloureuses qui seraient nécessaires selon les participants.«Le pire, c\u2019est d\u2019annoncer des réformes et de ne pas les appliquer, et je pense que c\u2019est ce qui est en train de se passer», a déclaré de- vant l\u2019IIF, Peter Praet, un des responsables de la BCE.En Italie et en France notamment, les gouvernements respectifs ont annoncé et lancé plusieurs projets de réformes qui, pour l\u2019instant, n\u2019ont pas encore réellement abouti.Mais l\u2019Allemagne, moteur crachotant de la monnaie unique, a aussi subi des pressions pour qu\u2019elle dépense plus pour relancer l\u2019économie européenne.Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schâuble, a multiplié les prises de parole pour marteler la position de son pays: la croissance ne peut s\u2019obtenir «en signant des chèques» et «nous serions fous si nous mettions en danger» la confiance qu\u2019inspire sur les marchés la discipline budgétaire allemande.Certains ministres des Finances, comme le président de l\u2019Eurogroupe, Jeroen Dijs-selbloem, ou le Français Michel Sapin, ont tempéré le pessimisme.«Ce n\u2019est pas que la zone euro aille très mal, c\u2019est qu\u2019elle va moins bien, elle a une croissance trop faible», a déclaré vendredi M.Sapin.Agence France-Presse 700 postes de travail fabriqués de métal recyclé MONTEREGIE GOLF LA SEIGNEURIE ST-HILAIRE SPECIAUX Tous les mardis Lundi au jeudi apres-midi TOUTES CES OFFRES INCLUENT LA LOCATION D\u2019UNE VOITURETTE Non valide les jours feries Réservation : 514 990-9145 - www.golflaseigneurie.ca Vend et dim apres 13h LANAUDIERE CEINfTREDE GOLF LE VERSANT RÉSERVEZ POUR VOTRE RÉCEPTION DES FÊTES Au coeur de trois magnifiques parcours de golf, le chalet du Versant est un site privilégié pour VOS repas conviviaux de compagnie et fête de famille.Plusieurs salles disponibles pour groupe de 30 à 500 personnes 2075 Côte Terrebonne à Terrebonne Réservations : 450 964-2251 550 $ par poste .^ Pour\u2019annoncer dans ce regroupement, contactez.' ^ Jean
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