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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-10-18, Collections de BAnQ.

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[" Singapour Exotisme vert et luxe abordable Cahier Plaisirs Du rose au noir, la palette de la Biennale de Montréal colore un avenir aux horizons ambitieux Cahier Culture www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V N» 2 3 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2014 2,83 $+taxes=3,25 Comment Ebola a pris les devants L\u2019éclosion du virus a été dopée par une série de bourdes et d\u2019erreurs ISABELLE PARE Plus de six mois après l\u2019écIosion de l\u2019épidémie sans précédent d\u2019Ebola en Afrique de TOuest, l\u2019Occident vient de se réveiller, et l\u2019Organisation mondiale de la Santé (OMS) dit avoir failli à ses devoirs.Trop peu, trop tard?C\u2019est ce que croient plusieurs experts, d\u2019avis que le laxisme et des bourdes répétées ont permis au virus, dopé par un contexte social et politique propice, de prendre une avance qui pourrait être irrécupérable.Pour Tex-ambassadeur des Etats-Unis au Nigeria John Campbell, la réponse mondiale tardive apportée à l\u2019épidémie qui terrasse TOuest africain est une goutte d\u2019eau par rapport à ce qu\u2019il faudrait déployer pour stopper la course mortelle dans laquelle est engagé le virus de TEbola.Une course que l\u2019Afrique mène à peu près sans ressources et surtout sans pilote pour manoeuvrer dans un parcours des plus périlleux qui soit.«Non seulement la communauté internationale doit accroître les ressources financières, l\u2019envoi de travailleurs de la santé et d\u2019équipements médicaux.VOIR PAGE A 12 : EBOLA Lire aussi > L\u2019Organisation mondiaie de ia santé avoue une série d\u2019échecs.Page A 5 Lire aussi > Entre panique et déséquiiibre.La couverture médiatique de l\u2019épidémie.Page B1 Lire aussi > Le virus du gain.Un éditorial de Serge Truffant.Page B 4 ZOOM DOSSO AGENCE ERANCE-PRESSE Une employée d\u2019une ONG sort d\u2019une maison après avoir visité une famille mise en quarantaine à Monrovia, capitale du Liberia.Réforme en santé La grogne plombe le début des audiences La première journée de la commission parlementaire se fera sans les deux fédérations médicales AMÉLIE DAOUST-BOISVERT La commission parlementaire sur le projet de loi 10 de réorganisation du réseau de la santé n\u2019a pas encore débuté qu\u2019elle suscite de la grogne.Aucun des quatre intervenants à l\u2019horaire de lundi, pour la première journée d\u2019audition, n\u2019est en mesure de comparaître, y compris les deux fédérations médicales.Dénonçant les délais anormalement courts donnés par Québec pour se préparer, plusieurs groupes cherchent à reporter leur comparution.En plus des deux grandes fédérations de médecins, le syndicat Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) et l\u2019Institut du Québec ne peuvent eux non plus se présenter lundi.Les médecins de famille ont été pris au dépourvu.«On ne peut pas comparaître, nous n\u2019avons même pas de mémoire de prêt!» explique Jean-Pierre Dion, directeur des communications à la Pédération des médecins omnipraticiens du VOIR PAGE A 12 : COMMISSION Aujourd\u2019hui Cahier Livres > La corruption a imprégné rhistoire de Montréal, et peut-être aussi ses territoires imaginaires.Page F1 Actuaiités > Éthique et confiit d\u2019intérêts.Péladeau attaque Fournier et CouiUard.Page A 9 Avis légaux.C 8 Carrières.C 5 Décès.C10 Mots croisés.D4 Petites annonces.C10 7\t\u2014,\tSudoku.D5 Le rêve américain en panne Avec les inégalités à des niveaux records aux États-Unis, la classe moyenne périclite Une maison à soi encerclée par une clôture blanche, un chien qui court sur le gazon vert, une voiture \u2014 ou deux \u2014, des enfants qui vont à Tuniversité.La sécurité, le confort, et la promesse d\u2019un avenir encore plus radieux pour ses enfants.Or, ce rêve américain ressemble de plus en plus à un mirage.Prise entre des salaires qui refusent d\u2019augmenter et le coût de la vie sans cesse grimpant, la classe moyenne, qui incarne ce rêve mieux qu\u2019aucune autre, s\u2019érode.JEAN-EREDERIC LÉGARÉ-TREMBLAY à Houston, Texas Kim Qzain n\u2019aurait jamais pensé devoir recourir à une banque alimentaire à 54 ans pour calmer sa faim.Mais en ce samedi matin de septembre d\u2019une chaleur tropicale, cette célibataire noire propriétaire de son bungalow, dont les deux enfants volent aujourd\u2019hui de leurs propres ailes et qui travaille 40 heures par semaine, fait la file à la Houston Eood Bank pour remplir son garde-manger.C\u2019est la troisième fois en deux mois qu\u2019elle se rend dans ce parc industriel de la banlieue nord de Houston.«La reprise économique, je ne la vois tout simplement pas!» lance-t-elle, souriante et assurée malgré tout.Kim Qzain et la quarantaine d\u2019autres bénéficiaires d\u2019aide alimentaire présents ce matin-là sont tous sur le marché du travail.Pour être admissibles, ils doivent présenter une preuve d\u2019emploi ou de rémunération quelconque.C\u2019est la règle.Les heures d\u2019ouverture sont d\u2019ailleurs ajustées aux besoins des travailleurs: les portes sont ouvertes les same- dis et dimanches, et la semaine de 15 h à 20 h.La banque alimentaire d\u2019urgence, comme ils l\u2019appellent, est ouverte depuis 2011 et est attenante à un énorme bâtiment moderne où travaillent 200 personnes à temps plein et jusqu\u2019à 1000 volontaires par jour.C\u2019est un service particulier que la Houston Eood Bank offre à cette clientèle.«Au cours des quatre dernières années, il y a eu un changement profond dans notre clientèle, explique Terence Lranklin, directeur des services à la Houston VOIR PAGE A 12 : RÊVE Dossier Le déclin de la classe moyenne Page A 6 Un melange toxique Page A 7 Une VOIX compatissante a la Fed Page C 1 4\t duProprio\t O F'-s 9oS 4 C R 7 K q in 11 12 13 14 15 16 17 CONSTRUCTION RENOVATION DECORATION NOUVEAU! ^ Un salon à la mesure de vos projets 25 26 27 en collaboration avec BONNEVILLE\tCD Banque Manuvie Q\tg ^ CHAMBLY\tDémit 1967 AU STADE OLYMPIQUE DU 23 AU 26 OCTOBRE SOUS LA TOILE ! \"www.expohabitation.ca 77831303447942 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2014 ACTUALITES L\u2019ex-bloqui$te Jean-François Fortin lancerait son parti MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa L> ancien député bloquiste ' Jean-François Fortin s\u2019apprêterait à lancer sa propre formation politique en début de semaine prochaine, selon ce qu\u2019a appris Le Devoir.L\u2019élu de Gaspésie a prévu un point de presse au parlement mardi matin.Contacté par Le Devoir vendredi, il a soigneusement évité de confirmer la nouvelle.«Je vais clarifier le tout mardi, dans une annonce importante quant à mon avenir politique», s\u2019est contenté de rétorquer M.Fortin.Pour l\u2019occasion, il sera semble-t-il accompagné de membres de la société civile qui appuient son initiative, selon les informations colligées par Le Devoir.Ex-conservateurs Au fil des dernières semaines, le député aurait passé «bien des [coups de] téléphones».Parmi les gens qu\u2019il aurait dans sa mire, d\u2019anciens candidats conservateurs qu\u2019il espérait déçus du parti de Stephen Harper, de même que d\u2019anciens membres du Parti libéral qu\u2019il aurait tenté de rallier.M.Fortin a en outre eu des échanges avec le député néodémocrate Jean-François Larose, a-t-on confié au Devoir.Ce dernier avait appuyé le mois dernier une motion déposée par M.Fortin proposant de réduire le veto des chefs de parti et de leur entourage quant à la participation des élus aux travaux parlementaires.M.Fortin souhaitait renforcer le pouvoir individuel des députés en Jean-François Fortin leur permettant de poser chaque semaine une question de leur choix.M.Larose, député d\u2019arrière-ban du NPD, en avait alors profité pour critiquer son chef, Thomas Mul-cair, disant s\u2019être senti «à plusieurs reprises [.] bâillonné et frustré» de voir V « establishment » de son parti limiter les interventions de collègues au Parlement.Les électeurs souhaitent plutôt, disait-il, que leur député parle en leur nom et défende leurs intérêts.Selon une source, M.Larose aurait en fait peur de perdre l\u2019investiture du NPD dans Repenti-gny \u2014 deux aspirants candidats se sont annoncés \u2014 et pourrait profiter de l\u2019occasion pour se trouver une nouvelle famille politique.Pour les régions?M.Fortin tente de rallier une coalition d\u2019élus des régions.Au moment de claquer la porte du Bloc cet été après l\u2019élection du chef Mario Beaulieu, Le Soleil avait révélé qu\u2019il parlait déjà de créer son propre parti fédé- ral \u2014 « Régions Québec » \u2014 pour défendre les intérêts des électeurs ruraux.C\u2019est donc ce «parti des régions» qu\u2019il s\u2019apprêterait à lancer officiellement.La formation pourrait aussi porter le nom de «Démocratie et Force», selon une autre source du Devoir.Une information que n\u2019a ni infirmé ni confirmé le principal intéressé, qui s\u2019est montré avare de commentaires.M.Fortin a simplement indiqué que «ce n\u2019est pas une approche nécessairement connue».Le Devoir AIRFRANCEV^ d) LA FRANCE EST DANS L'AIR \\ /\u2022 r r CHAMPAGNE POUR TOUS ! Avec Air France, le champagne n'est pas une affaire de classe : une coupe de champagne offerte sur une large sélection de vols long-courriers.Al RFRANCE ^ KLM Plus de renseignements sur airfrance.ca, rubrique classes et confort/economy/vots intercontinentaux/arts de ta table.L'abus d'atcoot est dangereux pour ta santé, à consommer avec modération.AIRFRANCE.CA LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2014 A 3 ACTUALITES COMMUNICATIONS Le contrôle du gouvernement Couillard est « dangereux » ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le président de la Fédération professionnelle des journa-listes du Québec (FPJQ), Pierre Craig, juge «dangereux» le regroupement au sein du Conseil exécutif, le ministère du premier ministre, de Ten-semble des effectifs en communication du gouvernement «Ça veut dire que les apparatchiks politiques vont mettre la main sur les communications de VÉtat»y a prévenu Pierre Craig dans un entretien au Devoir.Ce contrôle que le pouvoir politique exercera encore davantage sur les communications gouvernementales, «c'est éminemment dangereux pour le droit du public à l'information»y estime le président de la FPJQ.L\u2019information gouvernementale sur des dépenses de Tordre de 70 milliards, «ça n'appartient pas au gouvernement, ça n'appartient pas au Parti libéral, ça appartient aux citoyens», s\u2019insurge-t-il.«Le gouvernement est en train de devenir comme une entreprise privée qui protège son image», a-t-il comparé.«Il n'est plus un gouvernement qui communique à ses citoyens une information publique au nom de la démocratie.» Selon Pierre Craig, le premier ministre Philippe Couillard renie ainsi son engagement de donner aux citoyens le gouvernement le plus transparent et le plus ouvert de l\u2019histoire du Québec.«J'en appellerais à M.Couillard, fen appellerais à sa promesse», a-t-il plaidé.Regroupement En tout, les 550 employés des services des communications des différents ministères sont maintenant passés dans le giron du Conseil exécutif sous l\u2019autorité du secrétaire associé aux communications, Christian Lessard.Une première vague de concentration avait déjà eu lieu en 2006 quand Jean Charest, dont le gouvernement avait essuyé diverses déconvenues comme l\u2019abandon de la centrale du Suroît et le recul concernant la vente du mont Orford, avait décidé de rapatrier au sein du Conseil exécutif les directeurs des communications des ministères et une partie de leurs subalternes, un total de 222 personnes.C\u2019est la secrétaire générale associée, Marie-Claire Ouellet, qui assurait la cohésion politique des communications du gouvernement.Au cabinet de Philippe Couillard, on a soutenu, vendredi, que ce regroupement des effectifs en communication n\u2019était qu\u2019une question d\u2019économies et d\u2019efficacité.«L'objectif est de réduire les coûts et [d\u2019augmenter] l'efficience, c'est tout.Penser autre chose, c'est de faire une mauvaise interprétation», a indiqué l\u2019attaché de presse du premier ministre, Harold Fortin.Pour le professeur titulaire de l\u2019École nationale d\u2019administration publique (ENAP) et ancien mandarin Robert Bernier, il s\u2019agit d\u2019un «phénomène de centralisation-politisation».Le gouvernement de l\u2019Union nationale de Daniel Johnson y a eu recours le premier en 1966, le gouvernement Lévesque aussi, mais pas les gouvernements de Robert Bourassa, a-t-il signalé.«C'est la seule façon de faire des campagnes de marketing et de propagande cohérentes», estime l\u2019universitaire, qui croit que cette centralisation va à l\u2019encontre du principe d\u2019un gouvernement «ouvert et transparent».Dans un rapport produit en 2011, la FPJQ constatait qu\u2019au Québec, un «régime de silence» avait été imposé aux fonctionnaires et que la trentaine de politiques de communications gouvernementales étaient «conçues comme des remparts pour protéger la machine étatique».Le Devoir iA C\u2019est la seule façon de faire des campagnes de marketing et de propagande cohérentes )) Robert Bernier, École nationale d\u2019administration publique JACQUES NADEAU LE DEVOIR La compagnie ferroviaire a donné Tordre à ses employés de se retirer après que des citoyens ont sonné Talar me.Le CP rase en partie un rare espace naturel montréalais.et s\u2019excuse JEANNE CORRIVEAU Après avoir rasé sans autorisation une portion du Champ des possibles, dans le Plateau Mont-Royal, afin d\u2019utiliser le terrain pour effectuer des travaux, le Canadien Pacifique (CP) s\u2019est engagé à réparer les dégâts.L\u2019entreprise basée à Calgary a présenté ses excuses vendredi après-midi, admettant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une «erreur».«Nous avons arrêté tous les travaux et œuvrons à retirer tout le matériel du site dès que possible.Nous nous excusons pour cette erreur», a indiqué par courriel Salem Woodrow, porte-parole du CP La veille, des citoyens scandalisés avaient découvert de la machinerie lourde et des rails déposés au sol dans la portion du site longeant les voies ferrées.Le CP avait pris l\u2019initiative d\u2019utiliser le terrain temporairement dans le cadre de travaux d\u2019entretien de ses rails.Pour aplanir le sol, de la terre a été retirée et des végétaux ont été arrachés comme en témoignait un important monticule érigé à côté des équipements ferroviaires.Or, le terrain appartient à la Ville de Montréal qui Ta acquis du CP en 2006.Au fil des ans, les citoyens se sont approprié le site qui porte désormais le nom de Champ des possibles et a été déclaré espace naturel.Une portion du site a d\u2019ailleurs été zonée ÎIT fT ^^5.flr\t^ 5r * \u2019r«- 'p\\.SOURCE AMIS DU CHAMP DES POSSIBLES Cet espace du Mile-End a été déclaré espace naturel.Il est considéré comme un corridor de biodiversité urbaine.«parc».«Nous pensions être propriétaires du terrain», a précisé le CP sur Twitter.Biodiversité urbaine «Les végétaux ont été complètement enlevés», se désolait Caroline Magar, coordonnatrice du groupe citoyen Les Amis du Champ des possibles, qui assure la cogestion du site.Le Champ des possibles est considéré comme un corridor de biodiversité urbaine.Avec sa végétation un peu hirsute, mais comptant des plantes indigènes, il attire les insectes poUinisateurs et est fréquenté tant par les oiseaux migrateurs que par des petits mammifères, a expliqué Ro- ger Latour, cofondateur des Amis du Champ des possibles.«Plus ça va, plus c'est évident qu'il faudra aller encore plus loin dans la protection de cet îlot de verdure, le seul dans le quartier», a-t-il admis.De passage sur le site à l\u2019heure du midi, le maire de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, n\u2019a pas mâché ses mots.«Le CP est une compagnie de Rhodésiens installée à Calgary qui considère les voies ferrées et leurs abords comme une propriété coloniale du début du siècle, a-t-il dit.Le Canadien Pacifique multiplie les erreurs et multiplie les excuses.Il est temps qu'il s'assoie avec nous et qu'il négocie pour vrai.» Rappelons que depuis des années, la Ville de Montréal est à couteaux tirés avec le CI^ qui refuse d\u2019aménager des passages piétonniers au-dessus des rails qui traversent la ville.Le litige est maintenant entre les mains de l\u2019Office des transports du Canada, qui devra trancher.De leur côté, les citoyens croisés au Champs des possibles comprenaient mal que le CI^ qui distribue avec zèle les contraven-tions salées aux piétons qui s\u2019aventurent sur ses terrains, ose investir un terrain qui ne lui appartient pas.Le maire de Montréal, Denis Coderre, est passé constater les dégâts en après-midi.«Franchement inacceptable», a-t-il commenté sur son compte Twitter.Il a fait savoir qu\u2019il travaillerait avec le maire Ferrandez dans une «approche solidaire et de stratégie commune vis-à-vis du CP» pour régler ce dossier.Le CP promet de restaurer le site.«Le CP a contacté les représentants des Amis du Champ des possibles, ainsi que la Ville, afin de trouver un plan pour réhabiliter le terrain, a indiqué son porte-parole.Encore une fois, nous nous excusons pour cette erreur.Nous avons hâte de travailler avec ces organisations pour réparer les torts commis dans ce parc aujourd'hui.» Le Devoir Un juge de la Cour suprême aurait conseillé Ottawa sur le rapatriement de la Constitution L\u2019historien Frédéric Bastien fait de nouvelles révélations, cette fois sur le juge Willard Estey ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Ly auteur de l\u2019ouvrage La f bataille de Londres, Frédéric Bastien, y va de nouvelles révélations sur le comportement des juges de la Cour suprême Boris Laskin et Willard Estey relativement au rapatriement de la Constitution canadienne.Dans la version anglaise qui vient de paraître de son livre, l\u2019historien relève que le juge Willard Estey est intervenu dans le processus politique, alors que le rapatriement de la Constitution était discuté à Londres en 1980, en alertant le gouvernement fédéral sur des aspects juridiquement discutables de son projet.Dans une note confidentielle déclassée par le gouver- nement britannique, l\u2019ambassadeur du Royaume-Uni, John Ford, relate une rencontre qu\u2019il a eue, le 8 octobre 1980, avec le juge Estey qui exprime ses réserves quant à la solidité juridique du projet de loi canadien associé à la résolution de rapatriement.Il estime que le texte du projet de loi est «vicié en droit» et que si celui-ci était adopté tel quel, il entraî- nerait des contestations.«Il a dit qu'il avait mentionné ses craintes à un fonctionnaire du ministère de la Justice», rapporte l\u2019ambassadeur.Partial?Selon Frédéric Bastien, le juge, en devenant secrètement un conseiller constitutionnel pour le gouvernement, a violé le principe de la séparation des pouvoirs.«A ce stade, en octobre 1980, il y avait une forte probabilité que le projet [de rapatriement une fois réalisé] se retrouve en Cour suprême», estime-t-il.Selon lui, cela trahit le fait que le juge était partial et souhaitait ardemment que le projet du gouvernement réussisse.Quant au juge en chef Bora Laskin, qui, lui, avait dévoilé la teneur des délibérations de la Cour suprême au procu- reur général à Londres ainsi qu\u2019au secrétaire du Conseil privé à Ottawa, Frédéric Bas-tien révèle que quelques années auparavant, devant des juristes australiens, il avait repris le discours de Pierre Trudeau qui affirmait qu\u2019en cas de refus de Westminster, le Canada pourrait quitter le Commonwealth.Le Devoir (jos&ey - CSoi&ette' tenons^ en^ ùw\u20acntm/*e^ q^encùm, a/ôum&^de^pÂoùM^ ciitic/es^ Imrexiw, sceauæ, w cacAeter^.44ô, ru&St^TuJ^ice^, JVæitæ^yffontreal A/eie^Aofi& ôi4 ^46-4ÿ^0 câùâmdùoiù oyidredùd& AO A 00 o/ Add 00 fey sum£d^ eO dmzoficÂey d& AO d 00 o/ iddSO Regroupement des organismes COMMUNAUTAIRES QUÉIÉCOIS DE LUTTE AU DÉCROCHAGE Les organismes communautaires de lutte au PARTENAIRES ESSENTIELS DE LA REUSSITE EDUCATIF DES JEUNES\t\u2014 ww.rocqld.org L'AIDE AUX DEVOIRS, C'EST D'ABORD ET AVANT TOUT UN SOUTIEN SCOLAIRE POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES LES PLUS VULNÉRABLES ! Un soutien scolaire qui est adapté aux besoins spécifiques de chaque jeune.L'accompagnement aux apprentissages offerts par les OCLD mobilise des élèves et leur famille, des enseignants d'écoles partenaires, des intervenants et des bénévoles afin de favoriser une expérience scolaire harmonieuse.Une pleine contribution au développement global et à la réussite scolaire des enfants par: une plus grunde estime de soi (en vivent des réussites); duvuntiige d'uutonomie (grâce à des outils pour mieux s'organiseï); un meilleur rapport à l'apprentissage scolaire (en développant le goût d'apprendre et une vision positive de l'école); une aide pour les parents et la création ou le maintien de liens posMs entre l'école et les familles; (en accompagnant les parents que l'école a le plus de mal à rejoindre).L'action communautaire autonome en lutte au décrochage est soutenue par le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.4777 A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2014 ACTUALITES Une 25® nuit des sans-abri au Québec C\u2019est vendredi soir que s\u2019amorçait la 25® édition de la nuit des sans-abri du Québec, à laquelle participaient des citoyens de 37 villes du Québec, réunis autour d\u2019autant de braseros.Vendredi, le représentant du Réseau des personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), Pierre Gaudreau, relevait le paradoxe entre la popularité croissante de cet événement et l\u2019augmentation de la population Pierre Gaudreau de sans-abri du Québec.Deux nouvelles vigies se tenaient vendredi dans les villes de Beloeil et de Laval-trie, témoignant de l\u2019étalement de l\u2019itinérance en dehors des centres urbains.Une marche et plusieurs prestations artistiques, dont celles de Bernard Adamus et de Ray Marcianno, étaient prévues à l\u2019horaire, ainsi que la participation du maire Denis Coderre et de la ministre déléguée à la réadaptation à la santé publique et à la protection de la jeunesse, Lucie Charlebois.Le Devoir RENDEZ-VOUS NATIONAL SUR LES INÉGALITÉS SOCIALES \u2014 24 ET 25 OCTOBRE 2014 CŒUR DES SCIENCES DE L\u2019UQÀM LES INEGALITES SOCIALES TUENT ELLENUISENTÀLA CROISSANCE ÉCONOMIQUE ET COMPROMETTENT LA DÉMOCRATIE VENEZ ENTENDRE DEUX SOMMITES INTERNATIONALES EN LA MATIÈRE James K.Galbraith, économiste et professeur à l\u2019Université du Texas à Austin Romain Ra ncière, professeur d\u2019économie à la Paris School of economics et chercheur au Fonds monétaire international.Infornnation et inscription : inm.qc.ca 0@INM_voix #rdvlNM Saudii Arabia / Ar I NC i V N s 11- I KI> / JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Le général Torn Lawson a indiqué que les forces irakiennes devront aussi être entraînées à se défendre seules.Six mois en Irak seront insuffisante, prévient l\u2019armée MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Les frappes aériennes ne suffiront pas à sauver l\u2019Irak et le Moyen-Orient de la menace que pose le groupe armé Etat islamique.Une fois cette mission de combat achevée, il faudra entrmner les forces irakiennes pour les outiller à résister au groupe terroriste.Une seconde mission qui s\u2019étirera sans aucun doute au-delà des six mois de mission de combat annoncés par Ottawa, ont prévenu les dirigeants de l\u2019armée canadienne, sans exclure que le Canada soit appelé à y participer.Le chef d\u2019état-major de la Défense ne se fait pas d\u2019illusions.«C\u2019est un peu fort de s\u2019attendre à ce que toutes les mesures de succès soient atteintes dans six mois», a laissé tomber le général Torn Lawson vendredi.«Peut-être.Mais peu probable.» Les forces irakiennes ont besoin d\u2019un «nouveau départ» et d\u2019entraînement afin d\u2019çtre en mesure de faire face au groupe terroriste Etat islamique, a corroboré le commandant du Commandement des opérations interarmées.«Une étape importante pour atteindre un plus grand succès contre l\u2019EI, c\u2019est la capacité de redresser l\u2019armée irakienne autant que nécessaire, remettre les forces irakiennes sur pied et capables de mener des opérations terrestres contre l\u2019EI», a expliqué le lieutenant-général Jonathan Vance lors d\u2019une séance d\u2019information organisée par la Défense.Bref, une mission d\u2019entraînement devra suivre si la coalition veut que l\u2019Irak ne retombe pas aux mains de l\u2019EI.Porte ouverte Ce second pan de la mission «est discuté» au sein de la coalition.«La taille et l\u2019envergure, et qui la fera, nous en sommes incertains à ce moment-ci», s\u2019est contenté d\u2019indiquer le lieutenant-général Vance.Le bureau du premier ministre n\u2019a pas fermé la porte non plus.«Nous nous sommes engagés pour six mois, nous allons réévaluer le statut de la mission au terme de ces six mois», a répliqué un porte-parole de Stephen Harper invité à préciser si le Canada envisage une éventuelle participation à une autre mission d\u2019entraînement.Le magazine américain Eoreign Policy révélait jeudi que les Etats-Unis espèrent pouvoir convain- cre leurs partenaires de l\u2019OTAN d\u2019envoyer un «grand nombre» d\u2019entraîneurs \u2014 jusqu\u2019à 1000 \u2014 en Irak pour y former l\u2019armée locale.Des frappes en novembre Le contingent canadien qui participera aux frappes aériennes de la coalition sera déployé en Irak «dans les prochains jours», a indiqué le lieutenant-général Vance.Six avions de chasse, deux de surveillance et un appareil de ravitaillement en vol prendront la route vers une base militaire au Koweït, accompagnés d\u2019un maximum de 600 membres des forces (^rsonnel aérien, de soutien et médical).Les appareils canadiens pourraient effectuer leurs premières sorties début novembre.Puisque les forces alliées ont entamé les Irappes aériennes il y a plusieurs semaines, l\u2019EI s\u2019est quelque peu retranché.Les cibles sont moins isolées, plus près de possibles victimes civiles.Les pilotes de CE-18 sont «bien formés», a insisté le lieutenant-général Vance, et les avions de surveillance leur permettront justement d\u2019être précis.En cas de doute, les pilotes auront l\u2019entière discrétion de revenir sans avoir largué leur arme, a-t-il argué.Mais l\u2019EI tente toujours d\u2019étendre son territoire.«Ce qui veut dire qu\u2019ils sont vulnérables parce qu\u2019ils doivent se déplacer, et s\u2019exposer, a-t-il noté.A moins d\u2019un arrêt complet de leurs opérations, il y aura des cibles.» Quant aux 69 membres des forces spéciales qui conseillent les Irakiens depuis septembre, les dirigeants de l\u2019armée ont reconnu qu\u2019ils pourraient feire face à des tirs ennemis ou des engins explosifs improvisés.La rumeur voulant que l\u2019EI ait mis la main sur trois avions de chasse circulait vendredi.La Défense canadienne disait ne pas avoir confirmé l\u2019information vendredi.«Mais si c\u2019est vrai, la menace présentée par une petite force aérienne comme ça serait très très minimale», a réagi le général Lawson.«Nous pouvons être certains qu\u2019ils vont tenter de nous surpasser en termes d\u2019armes», a consenti son collègue Vance.«Ne vous y trompez pas, il n\u2019y a pas que le Canada làPas, c\u2019est une grande coalition, a-t-il toutefois ajouté.Et je n\u2019ai aucun doute que nous allons surpasser l\u2019EI où nous le voulons.» Le Devoir Sauver une génération par rédncation Ottawa versera 8 millions de dollars pour contribuer à un programme de l\u2019UNI-CEE \u2014 « Non à une génération perdue» \u2014 qui œuvrera à scolariser les enfants dans les camps de réfugiés d\u2019Irak.Cette somme, qui s\u2019ajoute aux 300 millions récoltés par l\u2019UNICEE en date de septembre, viendra en aide à 200 000 enfants.Près de 900 000 enfants irakiens font partie des déplacés, et 100 000 Syriens.«Nous devons nous assurer que peu importe le contexte, aucun enfant n\u2019est laissé pour compte», a dit Christian Paradis, ministre de la Coopération internationale.L\u2019ex-premier ministre libéral Jean Chrétien a appelé les conservateurs à en faire plus sur le plan humanitaire, notamment d\u2019allouer 100 millions de dollars au Programme alimentaire mondial (PAM).Or, le Canada est déjà l\u2019un des principaux donateurs, a rétorqué M.Paradis, en répliquant qu\u2019un don supplémentaire n\u2019était pas dans ses cartons.Le directeur général de l\u2019UNICEE, Anthony Lake, a toutefois consenti qu\u2019il faut à la fois nourrir les cerveaux et les ventres des enfants irakiens.Le PAM est donc «extrêmement important», car si les écoles servent en outre à manger aux enfants, ils seront d\u2019autant plus nombreux à y aller, a-t-il fait valoir, aux côtés du ministre.Euler et les jets d\u2019eau de Sans-Souci Yann BrenieT, cnrs, École Polytechnique, Paris prononcera la prochaine Grande conférence publique du Centre de recherches mathématiques (CRM).INSTITUT DU NOUVEAU MONDE LE MERCREDI 22 OCTOBRE, 19 h 30 Entrée libre PAVILLON JEAN-COUTU 2940, chemin de Polytechnique, Salle SI -151, Université de Montréal M Université-de-Montréal ou Côte-des-Neiges Un vin d\u2019honneur sera offert gracieusement après la conférence INSCRIPTION: www.crm.umontreal.ca/inscription C CENTRE R DE RECHERCHES M MATHÉMATIQUES Congédié ?François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 1 514*861 *0630 Vieux-Montréal LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2014 A 5 ACTUALITES DIRECTION DU PQ ON pourrait appuyer un candidat PHILIPPE ORFALI Sans députés, Option nationale pourrait militer pour un candidat de la course à la chefferie du Parti québécois.Une démarche inhabituelle qui viserait à encourager les aspirants chefs du PQ à promouvoir plus activement l\u2019indépendance du Québec.Dans un avis envoyé vendredi aux membres du parti, le chef d\u2019Option nationale.Sol Za-netti, annonce que le congrès prévu les 22 et 23 novembre prochains verra la tenue d\u2019un référendum.sur le PQ.Dans l\u2019éventualité où un candidat à la direction du PQ promet une «démarche d\u2019accession à l\u2019indépendance» qui se rapproche «suffisamment» des idées d\u2019Option nationale, une «conférence nationale» pourrait décider si la formation lui donne son appui, précise-t-on.«Notre but est d\u2019influencer les candidats qui songent à se lancer afin qu\u2019ils appuient une approche franche vers la souveraineté», explique M.Zanetti en entrevue au Devoir.Que signifie «suffisamment» ?«Ça reste à définir.Ce sera à la conférence nationale de le préciser», explique le chef d\u2019ON.Premier mandat Un candidat qui proposera d\u2019attendre à un second mandat pour tenir un référendum sur l\u2019indépendance du Québec n\u2019obtiendrait «certainement pas» les appuis d\u2019ON, précise M.Zanetti.Martine Ouellet est actuellement la seule candidate déclarée dans la course à la chefferie à la direction du PQ.Membre du clan des «pressés» du PQ, elle s\u2019est déjà engagée à tenir un troisième référendum sur la souveraineté dès le retour au pouvoir du Parti québécois.La députée de Vachon fee l\u2019horizon référendaire au premier mandat d\u2019un gouvernement du Parti québécois revenu au pouvoir en 2018.Elle se démarque ainsi de deux de ses adversaires éventuels, Jean-François Lisée et Bernard Drainville, qui suggèrent de repousser l\u2019échéance référendaire à un deuxième mandat de gouvernement Cette sortie de la direction d\u2019Option nationale survient alors que le fondateur du parti, l\u2019ex-député péquiste Jean-Martin Aus-sant, renonçait il y a quelques semaines à briguer la chefferie du Parti québécois, malgré les résultats d\u2019un sondage Léger Marke-ûng-Le Devoir qui le plaçait second dans les intentions de vote, derrière Herre Karl Péladeau.«Je n\u2019ai pas de rôle à jouer dans cette campagne.Je ne serai pas candidat.fai fait une pause [de la politique] pour m\u2019occuper de mes enfants, et cela n\u2019a pas changé», avait-il déclaré au Devoir.Dans une lettre parue dans nos pages à la mi-septembre M.Aussant plaidait quant à lui pour un «congrès de refondation», rassemblant tous les souverainistes, «pas un congrès du PQ ouvert à tous, mais bien un congrès de refondation duquel naîtrait un nouveau grand parti».Affirmant avoir eu des pourparlers avec différents candidats, il maintient être prêt à se rallier à tout parti qui saura rassembler l\u2019ensemble des forces indépendantistes.Le Devoir {{Notre but est d\u2019influencer les cundidats qui songent à se lancer afin qu\u2019ils appuient une approche franche vers la souveraineté )) Sol Zanetti, chef d\u2019ON MOH/Stt EBOUBfSPONSE MOH&SW EBOLA RESPONSE N-1325 V'A'' ,>\t\u2019 ZOOM DOSSO AGENCE ERANCE-PRESSE Les équipes d\u2019intervention continuent leurs visites dans les villages au Liberia.Ebola : l\u2019OMS avoue une série d\u2019échecs PHILIPPE ORFALI AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Erreurs, incompétence, manque d\u2019information: l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) a dressé un premier bilan d\u2019échec des efforts internationaux visant à lutter contre le virus Ebola, vendredi.«Presque tous ceux impliqués dans la réponse à l\u2019épidémie ont raté des choses évidentes», affirme une ébauche d\u2019un document interne obtenue par l\u2019Associated Press.Le document révèle que les experts de l\u2019organisation n\u2019ont pas compris assez rapidement que les moyens utilisés habituellement en cas d\u2019épidémie ne fonctionneraient pas cette fois-ci, dans une région aux frontières poreuses, où les systèmes de santé sont fragiles et les normes d\u2019hygiène pas toujours respectées.Déjà, en juin, un haut dirigeant de l\u2019OMS avait prévenu que plusieurs organisations estimaient que le travail de l\u2019OMS était plus nuisible qu\u2019utile dans la lutte contre le virus.Selon l\u2019un des découvreurs du virus d\u2019Ebola, le D*\" Peter Piot, l\u2019OMS a répondu beaucoup trop lentement au virus.Un bateau de croisière interdit d\u2019entrée Le Mexique a refusé vendredi à un bateau de croisière américain d\u2019accoster, car il a à son bord une employée d\u2019un hôpital du Texas qui a pu être en contact avec un patient mort du virus Ebola à Dallas, selon la compagnie maritime.Cette femme, responsable de laboratoire au Texas Health Presbyterian Hospital de Dallas, ne présente aucun symptôme de la maladie et est confinée de son plein gré dans sa cabine, a indiqué Carnival Cruise Lines.Le département d\u2019État a par ailleurs annoncé que cette employée médicale allait être évacuée de ce bateau qui se trouve au large de Belize «par excès de précaution».La porte-parole de la diplomatie américaine, Marie Harf, a révélé le secrétaire d\u2019État, John Kerry, avait appelé jeudi soir le premier ministre du Belize pour lui demander, sans succès, d\u2019accueillir sur son sol la passagère.Elle «n\u2019a pas eu de contact direct avec le patient d\u2019Ebola, mais a pu entrer en contact avec des échantillons cliniques prélevés sur lui», selon Washington.Deux infirmières ayant soigné le patient libérien ont été contaminées par le virus et transférées dans des hôpitaux américains spécialisés.Agence France-Presse principalement à cause de son bureau d\u2019Afrique.«Ils se trouvent en première ligne, a-t-il dit.Et ils n\u2019ont rien fait » L\u2019OMS a pris plus de cinq mois et attendu que près de 1000 personnes soient mortes du virus avant de déclarer une urgence sanitaire internationale, a ajouté le D*^ Piot.«Nous sommes en train de perdre la bataille» face au virus, s\u2019est quant à lui insurgé le président de la Banque mondiale.Jim Yong-kim, lors d\u2019une conférence de presse à Paris.«Nous n\u2019avons toujours pas pris conscience de la solidarité nécessaire» au niveau international, en écho aux propos tenus la veille par le secrétaire général de l\u2019ONU, Ban Ki-moon.Ottawa intervient Le Canada a annoncé vendredi un investissement de 30 millions de dollars supplé- mentaire pour la lutte contre le virus de l\u2019Ebola à l\u2019échelle internationale.La ministre fédérale de la Santé Rona Ambrose a indiqué que l\u2019appel lancé par Ban Ki-moon avait été entendu.Ces sommes doivent permettre de continuer à lutter contre le virus sur le terrain, en Afrique de l\u2019Ouest, a affirmé la ministre.Le Canada a déployé deux laboratoires mobiles jusqu\u2019à maintenant.«Nous avons commencé à déployer du matériel de protection personnelle, deux envois ont été reçus et d\u2019autres sont à venir», a indiqué le D*\" Gregory Taylor, administrateur en chef de la Santé publique au Canada.«Nous avons aussi fait don de vaccins expérimentaux à l\u2019OMS, qui serviront à effectuer des études d\u2019innocuité et d\u2019efficacité avant la production massive.» Il a réitéré que les risques pour les Canadiens demeurent faibles et que le pays est prêt à faire face au virus, s\u2019il advenait un cas.«Des équipes d\u2019experts en santé publique pourront être déployées.Des stocks d\u2019équipement sont aussi disponibles», a indiqué le D*\" Taylor.Avec Associated Press Le Devoir Le nouveau plan de 'h'ansCanada rejeté Nouvel échec pour TransCa-nada Pipelines.Le ministère de l\u2019Environnement a rejeté une fois de plus les propositions faites par l\u2019entreprise al-bertaine afin de reprendre ses travaux au large de Ca-couna, a annoncé le gouvernement du Québec, vendredi soir.«La proposition qu\u2019il a reçue mercredi soir ne l\u2019ayant pas satisfait, le ministère en attend une nouvelle.TransCa-nada n\u2019est toujours pas autorisée à reprendre ses travaux», précise-t-on dans un communiqué.Québec souhaite que la pétrolière apporte des ajustements à son plan de travail afin de réduire les impacts possibles sur les bélugas du Saint-Laurent.Entre-temps, elle ne pourra reprendre ses travaux en vue de la construction d\u2019un important port pétrolier.Le Devoir Synode: tensions autour du texte Cité du Vatican \u2014 Plusieurs évêques participant au synode sur la famille ont exclu vendredi que le texte définitif puisse être rejeté samedi, ou même que les ouvertures sur les unions libres, les divorcés et les homosexuels soient supprimées, alors qu\u2019un cardinal conservateur l\u2019a jugé «très possible».«Sur l\u2019ensemble du texte définitif, je serais étonné qu\u2019on n\u2019arrive pas à un consensus», a assuré M^ Georges Pon-tier, président de la Conférence des évêques de France, qui faisait partie d\u2019un groupe linguistique chargé d\u2019apporter des corrections au texte provisoire.Ce rapport intermédiaire, publié lundi, avait choqué certains participants par son ton très ouvert, quand il évoquait des aspects «positifs» dans les unions de fait et laissait entrevoir une ouverture pour les couples homosexuels.Le cardinal conservateur américain Raymond Léo Burke a de son côté prévenu que le texte définitif ne serait «pas approuvé» si les membres de la commission chargée de le rédiger ne prenaient pas en compte «l\u2019approche rectifiée» issue des groupes de travail.«Les pères synodaux ont jugé inacceptables les affirmations sur les rapports sexuels hors mariage et entre personnes de même sexe» Agence France-Presse Informez-vous sur le Compte d épargné ibre d\u2019impôt VOTRE ARGENT EST EN SECURI EPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC 8 PRODUITS D\u2019EPARGNE FLEXIBLES ET SÛRS 1 800 463-52291 www.epq.gouv.qcxa Epargne Placements y I\tEJ EJ Québec O E3 A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2014 A 7 LE REVE AMERICAIN EN PANNE h Selon les chiffres du Center for American Progress mesurés après inflation, la hausse moyenne des prix entre 2000 et 2012 a été de 7% pour les loyers, de 21 % pour les soins de santé, de 24% pour les services de garderie, et elle atteint 62' pour l\u2019éducation supérieure.C\u2019est sans compter la montée des prix des denrées alimentaires, de l\u2019essence et des coûts du transport en général au cours des dernières années.^ ; è U i i ' I ¦ ü Le Canada, premier de classe Si la classe moyenne est tellement emblématique du rêve américain, c\u2019est aussi parce qu\u2019elle a longtemps été la plus riche du monde.Ce n\u2019est plus le cas.Selon des données compilées et analysées par le Luxemburg Income Study Center et le New York Times en avril dernier, la classe moyenne canadienne a rejoint l\u2019américaine en tête du peloton en 2010.Pendant que le revenu médian stagnait du côté américain entre 2000 et 2010, celui du Canada grimpait de 20% pour atteindre plus de 18 000 $US après impôts, taxes et transferts fiscaux.Et comrne la situation s\u2019envenime aux Etats-Unis, note l\u2019étude, le Canada a fort probablement doublé son voisin au cours des dernières années.Anthony Blanson et son père.Anthony travaille à temps presque plein à l\u2019aéroport George Bush de Houston.Il a quatre enfants de moins de 18 ans, le même houlot depuis longtemps, mais s\u2019est fait refrancher quelques heures par semaine.C\u2019était suffisant pour le mener à la banque alimentaire d\u2019urgence.Sa femme s\u2019occupe des enfants à la maison : la garderie, ça coûte trop cher.Mais elle tente de frouver un emploi.39% C\u2019est le faible pourcentage des Américains qui estiment que leurs enfants jouiront d\u2019une meilleure situation qu\u2019eux, selon un coup de sonde du Washington Post et du Miller Center (Université de Virginie).Près de 60% disent craindre de ne pas pouvoir payer leurs factures et 40% de ceux qui se situent dans la classe moyenne disent se sentir moins en sécurité sur le plan financier qu\u2019il y a quelques années.Le déclin de la classe moyenne La croissance n\u2019est le fait que d\u2019une petite minorité au sommet de l\u2019échelle socioéconomique TEXTES ET PHOTOS: JEAN-FRÉDÉRIC LÉGARÉ-TREMBLAY à Washington, D.C.La économie américaine se remet ^ de la crise économique de 2008.^ La croissance dépasse en moyenne les 2% par année depuis 2010 et le chômage re-i cule.Mais ces chiffres globaux < masquent la dure réalité que vit la majorité des Américains : les revenus de la classe moyenne ont stagné et même déclinent depuis peu.La situation est pire chez les pauvres.La croissance n\u2019est donc le fait que d\u2019une petite minorité située au sommet de l\u2019échelle socioéconomique, dont les revenus explosent, creusant ainsi plus que jamais les inégalités.Le creusempnt des inégalités n\u2019est pas chose nouvelle aux États-Unis.Selon les chiffres de la Réserve fédérale américaine, entre 1992 et 2007, une période généralement marquée par une solide croissance économique, la moyenne de l\u2019ensemble des revenus augmentait de 8% tous les trois ans, tandis que le revenu médian \u2014 soit le 50® percentile de la population, signifiant que la moitié des salariés au pays gagnent moins et l\u2019autre moitié, plus \u2014 augmentait de 4,2%.En clair, les plus riches devenaient de plus en plus riches tandis que la classe moyenne, qui encaisse les revenus médians, s\u2019enrichissait moins rapidement.Mais au moins, elle s\u2019enrichissait.Ce n\u2019est plus le cas, héritage de la crise économique.«De façon assez contre-intuitive, les inégalités ont chuté pendant la crise économique, entre 2007 et 2010, tout simplement parce que les revenus au sommet de l\u2019échelle ont chuté comme tous les autres, explique en entrevue Janet Gornick, directrice du Luxemburg Income Study Center (LIS), rattaché à la City University of New York.Mais après 2010, pendant la reprise, les revenus au sommet ont embarqué très rapidement sur la pente ascendante, tandis que ceux qui sont à la base restent coincés.» De mal en pis Selon les chiffres compilés par le LIS, une fois les impôts et les taxes payés et les transferts fiscaux encaissés, le revenu médian par habitant était de 18 700$ par année en 2010, en hausse de 20% depuis 1980 en tenant compte de l\u2019inflation.Mais, par rapport à 2000, ce chiffre n\u2019a pas bougé d\u2019un iota.Et depuis 2010, la situation s\u2019envenime.Dans sa plus récente enquête triennale sur la situation financière des consommateurs \u2014 l\u2019une des plus approfondies sur les finances des ménages \u2014, la Réserve fédérale américaine constate que le revenu médian a chuté de pas moins de 5% entre 2010 et 2013.«Seulement les familles situées au sommet de l\u2019échelle des salaires ont eu des gains significatif entre 2010 et 2013», note la Banque centrale américaine.Plus exactement, ceux qui ont des revenus situés dans les 10 percentiles les plus élevés ont connu une hausse de 10% durant cette période.Ceux qui se trouvent entre les 40® et 90® percentiles ont vu leurs revenus stagner, tandis que chez les plus pauvres, sous la barre du 40® percentile, les revenus ont «fortement» chuté.Selon Janet Gornick, ce phénomène s\u2019explique notamment par le fait que le marché des capitaux est retombé sur ses pattes, mais pas celui de l\u2019emploi.La Banque centrale américaine relève pourtant que le chômage a reculé de 10% en 2009, au pire de la crise, à 5,9% en septembre dernier.Mais ce n\u2019est pas tant le niveau d\u2019emploi qui est en cause que les types d\u2019emploi et les salaires qui les accompagnent.Tirant ses chiffres de la Réserve fédérale, le think tank de centre gauche Center for American Progress relevait en septembre, dans son étude intitulée The Middle-Class Squeeze, que «bien que 9,7millions d\u2019emplois aient été créés dans le secteur privé depuis 2010, plusieurs d\u2019entre eux se situent dans des échelons salariaux inférieurs à ce qu\u2019ils étaient lorsque ces emplois ont été perdus pendant la crise».Plus exactement, les emplois à salaires moyens ne représentent que 25% de la reprise, tandis que les gagne-pain à bas salaires, dans la restauration et le commerce de détail par exemple, en représentent 44%.Le coût de la vie en hausse Il n\u2019y a pas que dans la colonne des revenus que la classe moyenne pâtit.La colonne des dépenses lui fait mal également.L\u2019indice des prix à la consommation pour plusieurs biens et services qui sont des piliers de la classe moyenne a crû à un rythme bien supérieur à celui de l\u2019inflation.Selon les chiffres du Center for American Progress mesurés après inflation, la hausse moyenne des prix entre 2000 et 2012 a été de 7% pour les loyers, de 21% pour les soins de santé, de 24% pour les services de garderie, et elle atteint 62% pour l\u2019éducation supérieure.En somme, le centre de recherche estime que, sur une base annuelle, une famille de deux adultes et deux enfants payait un peu plus de 10 000 $US de plus en 2012 qu\u2019en 2000, toujours après inflation.« C\u2019est sans compter la montée des prix des denrées alimentaires, de l\u2019essence et des coûts du transport en général au cours des dernières années, ce qui n\u2019est pas négligeable, surtout dans un contexte de revenus stagnants», rappelle en entrevue Jennifer Erickson, coauteure de l\u2019étude du Center for American Progress.Problème politique Le président Barack Obama reconnaît le problème d\u2019une reprise économique affranchie de la classe moyenne.«Il est indéniable que notre économie est plus forte aujourd\u2019hui que lorsque je suis entré en fonction, a-t-il déclaré à l\u2019Université Northwestern le 2 octobre dernier.Par contre, il est aussi indéniable que des millions d\u2019Américains ne ressentent pas encore les bénéfices d\u2019une économie croissante là où ça compte le plus: dans leur vie.» Difficile de faire fi du problème.D\u2019un sondage à l\u2019autre, la plupart des Américains disent voir le rêve américain plus que jamais hors de portée.Un coup de sonde du Washington Post et du Miller Center (Université de Virginie) révèle que seulement 39% des Américains estiment que leurs enfants jouiront d\u2019une meilleure situation qu\u2019eux.Près de 60% disent craindre de ne pas pouvoir payer leurs factures et 40% de ceux qui se situent dans la classe moyenne disent se sentir moins en sécurité sur le plan financier qu\u2019il y a quelques années.Le Devoir Un mélange toxique La croissance des inégalités, combinée à la faible mobilité sociale qui prévaut depuis plusieurs décennies aux États-Unis, met à mal l\u2019idée même du rêve américain, estime Richard V.Reeves, fellow en études économiques au think tank de centre Brookings Institution à Washington, D.C.Comment la croissance des inégalités de revenus aux États-Unis, jumelée à la stagnation de la classe moyenne, se traduit-elle en matière de mobilité sociale, un concept central au rêve américain?Ça prend beaucoup de temps pour savoir si la mobilité sociale a changé.C\u2019est un phénomène qui se mesure entre générations.Ce qu\u2019on observe aujourd\u2019hui, toutefois, c\u2019est qu\u2019elle est restée passablement la même depuis une trentaine d\u2019années et, surfont, qu\u2019elle est très, très faible aux États-Unis.En fait, il est atterrant de voir qu\u2019elle ne s\u2019est pas améliorée en dépit de la forte croissance économique que le pays a globalement connue au cours de cette Ipngue période.Le problème des États-Unis n\u2019est pas une mobilité déclinante, mais insuffisante.Ce qui est significatif est que les inégalités ont crû pendant ce temps.C\u2019est ça qui est dangereux.La coexistence au sein de la société d\u2019une faible mobilité sociale et de fortes inégalités forme un mélange toxique.On peut avoir l\u2019un ou l\u2019autre, mais avoir les deux phénomènes simultanément est très risqué.Au Canada, par exemple, oû les inégalités de revenus sont relativement importantes en comparaison avec d\u2019autres pays développés, la mobilité sociale est aussi plus importante.Qu\u2019en est-il des différences entre le Canada et les États-Unis?Un garçon né au Canada tout en bas de l\u2019échelle socioéconomique \u2014 les 10 derniers percentiles en matière de revenus \u2014 a 38% de chances de rejoindre la moitié supérieure de l\u2019échelle des revenus à l\u2019âge adulte.S\u2019il naît du côté sud de la frontière, ses chances chutent à 30%.Il y a aussi plus d\u2019inertie au bas de l\u2019échelle du côté américain: 22% des garçons qui y sont nés y restent toute leur vie.Au Canada, c\u2019est 16% seulement.Aussi bien dire que le rêve américain semble mieux se porter au nord de la frontière.La mobilité vers le bas est aussi plus grande au Canada.Les garçons nés de parents riches \u2014 qui se situent dans les 10 percentiles les plus élevés de l\u2019échelle des re- venus \u2014 n\u2019ont que 18% de chances de rester toute Ipur vie dans cette tranche.Aux États-Unis, elles grimpent à 26%.Et tandis que 8,4% de ces mêmes jeunes canadiens rejoignent à l\u2019âge adulte les 10 percentiles les plus pauvj-es, ce chiffre n\u2019est que de 3% aux États-Unis.Quelles sont les conséquences possibles de ce mélange toxique que vous observez aux États-Unis?La coexistence d\u2019inégalités croissantes entre les classes sociales et un faible passage de l\u2019une à l\u2019autre rend la société très inconfortable.Rappelons d\u2019abord qu\u2019il y a différents régimes d\u2019inégalités.Il y a ceux qu\u2019on pourrait appeler socialistes ou sociaux-démocrates, qui se soucient des inégalités de conditions et qui vont favoriser la redistribution de la richesse.Dans ces cas, la faible mobilité sociale peut être jugée rnoin^ importante, car l\u2019État se charge de redistribuer une partie de la richesse.Dans l\u2019autre type de régime, qui se soucie des inégalités quant aux possibilités, on est à l\u2019aise avec l\u2019idée qu\u2019une personne puisse gagner beaucoup et qu\u2019une autre perde, pour autant que tous aient des chances égales au départ.Mais si, dans un tel régime, certains partent avec une longueur d\u2019avance sur d\u2019autres, ça ne marche pas.Il faut donc choisir entre l\u2019un ou l\u2019autre des régimes, entre l\u2019égalité des conditions ou l\u2019égalité, des chances.En ce moment, les États-Unis n\u2019ont ni l\u2019un ni l\u2019autre.Le problème n\u2019est donc pas qu\u2019ils ne suivent pas les principes européens strictement basés sur les revenus en tant que mesure de l\u2019égalité.C\u2019est plutôt qu\u2019ils ne suivent pas leur propre principe d\u2019égalité, qui se mesure par des chances égales pour tous, par la capacité d\u2019un enfant né dans la pauvreté d\u2019atteindre un jour le sommet de l\u2019échelle socioéconomique.BROOKINGS INSTITUTION Richard V.Reeves Cela falt-ll du rêve américain, cette Idée qu\u2019on peut améliorer sa condition à force de dur labeur, un mythe?Il est davantage un mythe qu\u2019une réalité depuis de nombreuses années.Si l\u2019on remonte au XIX® siè-çle, c\u2019était alors une réalité.Les États-Unis s\u2019étendaient vers l\u2019ouest, il y avait beaucoup d\u2019espace à conquérir, beaucoup de mouvement et de mobilité.Cette tendance s\u2019est poursuivie au XX® siècle, puis elle a commencé à s\u2019enrayer dans les années 1970.Et c\u2019est,une crise existentielle pour les États-Unis, car l\u2019idéal de mobilité reste très fort et se trouve toujours au cœur de l\u2019idée même de l\u2019Amérique.Ce mjûhe peut perdurer si l\u2019économie se porte bien et que tous voient leurs revenus ou leurs conditions s\u2019améliorer, comme ce fut le cas de 1950 jusqu\u2019au milieu des années 1970.Les Américains ont toujours été plus tolérants que leurs cousins européens envers les inégalités de revenus, soit parce que le niveau de vie augmentait pour tout le monde, soit parce qu\u2019il y avait beaucoup de mobilité sociale.Mais aujourd\u2019hui, ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019est vrai pour beaucoup d\u2019Américains.Dans ce contexte, est-ll pensable de voir surgir des politiques de redistribution aux États-Unis?Même après la grande récession.Occupy Wall Street, le sauvetage des banques et l\u2019élection de Barack Obama, l\u2019un des présidents les plus sociaux-démocrates de l\u2019histoire américaine récente, la plupart des Américains ne veulent pas redistribuer les revenus.S\u2019il devait y avoir un moment propice pour adopter de telles politiques, ce serait maintenant.Et pourtant, je ne vois aucun signe que cela pourrait se produire.Ces politiques ne sont pas dans l\u2019ADN des Américains.Après la crise de 1929, alors que le niveau d\u2019inégalités était similaire à celui d\u2019aujourd\u2019hui, et la Deuxième Guerre mondiale, un État-provl-dence qui taxait et Intervenait da- vantage dans l\u2019économie a pourtant pris forme aux États-Unis.N\u2019est-ce pas un précédent qui pourrait se reproduire?Il est vrai qu\u2019il y a eu le New Deal sous Eranklin Roosevelt et la Great Society sous Lyndon Johnson.Cela n\u2019est donc peut-être pas strictement impossible.Or on peut croire que bien peu de cela serait arrivé sans la Deuxième Guerre mondiale \u2014 qui a entraîné la création d\u2019une économie extrêmement centralisée \u2014 et la guerre froide \u2014 qui exigeait d\u2019investir énormément dans les infrastructures.C\u2019étaient des circonstances très particulières qui commandaient beaucoup de collectivisme.La même chose s\u2019est produite au Royaume-Uni, oû Jes périodes qui ont vu pousser un État-providence suivaient les deux ferres mondiales.Aujourd\u2019hui, dans l\u2019arène politique américaine, à la veille des élections de mi-mandat du 4 novembre, les républicains feront certainement augmenter leur députation à la Chambre des représentants, les démocrates perdront peut-être leur majorité au Sénat et font tout pour prendre leurs distances de Barack Obama, dont le niveau de popularité a atteint un creux abyssal.On ne voit dont aucun virage vers la gauche sur la scène politique américaine.Au contraire.Quel type de mesure est alors envisageable?S\u2019il y avait un argument à développer à l\u2019égard d\u2019une certaine forme de redistribution, je l\u2019orienterais vers les fortunes plutôt que vers les revenus.Ça concerne directement la question de l\u2019héritage.Les Américains croient qu\u2019il est juste d\u2019être riche si l\u2019on travaille fort.Mais je ne crois pas qu\u2019ils soient aussi à l\u2019aise avec l\u2019idée d\u2019hériter d\u2019une fortune.Il est intéressant de noter que des milliardaires américains comme Bill Gates et Warren Buffet s\u2019opposent au transfert pur et simple de leur fortune à la génération qui suit: ils sont tout à fait à l\u2019aise avec leur succès financier personnel, mais beaucoup moins avec l\u2019idée d\u2019hériter sans travailler.C\u2019est contraire à l\u2019éthique du travail chère aux Américains.Le Devoir A 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2014 ACTUALITES CEIC : des étudiants en génie témoins d\u2019actes douteux LIA LEVESQUE Un sondage réalisé par un regroupement d\u2019étudiants en génie révèle que 5% des répondants affirment que dans le cadre de leur stage, ils ont eu vent d\u2019actes répréhensibles ou de collusion.La Confédération pour le rayonnement étudiant en ingénierie a rapporté les résultats de cette enquête réalisée auprès de 1000 de ses membres lorsqu\u2019elle comparaissait devant la commission Charbon-neau (CEIC), vendredi.A l\u2019invitation de la juge France Charbonneau, la vice- présidente du regroupement, Alexandra Labbé, a cité quelques-uns des actes répréhensibles décrits par les répondants : le fait de se faire demander de copier des plans qui appartenaient à une autre firme de génie ; des propos du genre «faire transporter les enveloppes par le petit nouveau» ou une conversation portant sur le fait qu\u2019il fallait emmener un responsable dîner ou lui acheter une bouteille de vin pour décrocher un appel d\u2019offres.«On parle de 5% de nos membres qui ont répondu que ça leur était arrivé, mais je suis certaine que c'est plus que ça», a opiné Labbé.Les étudiants en génie ont donc demandé à la commission Charbonneau d\u2019avoir accès à des cours plus nombreux et plus sophistiqués en éthique, particulièrement en éthique appliquée, afin d\u2019être placés devant des situations concrètes qu\u2019ils pourraient être appelés à vivre.Accès à Pinformation La lutte contre la corruption et la collusion passe par une plus grande transparence et un meilleur accès à l\u2019information.Or, l\u2019actuelle Loi sur l\u2019accès à l\u2019information est une véritable prison pour l\u2019information.La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) n\u2019a pas mâché ses mots pour décrier la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, vendredi, devant la Commission.«Cette loi-là est une prison pour l\u2019information, a lancé le président de la FPJQ, Pierre Craig.Depuis 10, 15 ans, le Québec a replongé dans la noirceur» «Cette loi-là constitue un ramassis de toutes les exceptions demandées par tous les lobbys que vous pouvez imaginer», a-t-il lancé.Il a rappelé que bien des dossiers sur lesquels la com- mission d\u2019enquête s\u2019est penchée, depuis plus de deux ans, avaient comme origine un reportage journalistique, qu\u2019il soit écrit ou télévisé.Et souvent, les journalistes eux-mêmes ont été guidés par un lanceur d\u2019alerte.Pour illustrer son propos, la FPJQ a souligné avec sarcasme le fait qu\u2019il existe dans la loi une amende de 100$ à 500$ pour celui qui refuse l\u2019accès à une information publique, alors qu\u2019il existe une amende deux fois plus élevée pour celui qui donne une information qui ne devait pas être rendue publique, soit de 200$ à 1000$.La FPJQ a donc plaidé pour une révision en profondeur de cette loi \u2014 une tâche à laquelle le ministre responsable de l\u2019Accès à l\u2019information, Jean-Marc Fournier, s\u2019est déjà attelé.La FPJQ a déploré le fait que certains conseils municipaux, encore aujourd\u2019hui, cherchent à écarter les journalistes des débats censés être publics, à les empêcher d\u2019enregistrer ou à leur rendre l\u2019accès à des études, à des rapports le plus compliqué possible.La Presse canadienne Garderies en milieu familial en grève Après des débrayages régionaux, les quelque 13 600 responsables des services de garde en milieu familial membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec tiendront une journée provinciale de grève lundi.La présidente de l\u2019organisation, Kathleen Cour-ville, a indiqué que cette décision a été prise après l\u2019annulation d\u2019une journée de négociations prévue vendredi par la ministre de la Famille, Francine Charbonneau.La principale intéressée a été piquée au vif par cette accusation.Elle a répliqué que, la semaine dernière, deux jours de pourparlers avaient été prévus et que la partie syndicale a alors exigé que l\u2019une des journées de discussions soit annulée.De son côté, Cour-ville a remis en question les bonnes intentions affichées par la ministre.«Dans les médias, elle nous invite à nous rasseoir à la table des négociations.Elle prétend que nous sommes près d\u2019un règlement, mais elle annule les négociations.» La Presse canadienne Les syndicats de la santé déterminés à couler la réforme Barrette SARAH R.CHAMPAGNE La grogne des syndicats contre les politiques d\u2019austérité s\u2019intensifie et ils promettent de se faire entendre cet automne.Réunis en conseil fédéral extraordinaire vendredi, les 350 syndicats de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ont adopté un plan d\u2019action «musclé» contre la réforme du réseau.Plus tôt en journée, plus de 400 manifestants s\u2019étaient présentés devant les bureaux de Philippe Couillard à Montréal pour montrer leur mécontentement par un concert assourdissant de trompettes.Le projet de loi 10 déposé par le ministre de la Santé Gaétan Barrette le 25 septembre dernier était au cœur des dénonciations, une «voie bulldozer sans aucune consultation ni aucune transparence, qui ne passe pas», a affirmé Jean-Pierre Larché, conseiller syndical à la CSN.«Ça va être du pop-corn cet automne, les actions vont « i SARAH R CHAMPAGNE Plus de 400 manifestants se sont présentés devant les bureaux de Philippe Couillard à Montréal vendredi.sauter de partout, prévient-il, on met de côté les dossiers courants non urgents pour faire toute la place à ce dossier prioritaire.» Une action coordonnée a également eu lieu en matinée à Gatineau.Environ 80 personnes ont accueilli bruyamment le ministre Barrette de- VIRGINIA IS FOR LQCiRS vant les bureaux de l\u2019Agence de la santé et des services sociaux.«Ces comités d\u2019accueil se répéteront partout où les députés et les ministres iront», avertit M.Larché.La FSSS-CSN mobilise ses syndicats et leurs membres pour participer aux manifestations déjà prévues des prochaines semaines, notamment les 9 et 29 novembre.en plus d\u2019orchestrer des «perturbations locales» dès la semaine prochaine et de lancer une campagne d\u2019information à grande échelle.Pas de grève au programme pour l\u2019instant, à cause de l\u2019obligation de maintenir les services essentiels en santé.Réforme «mammouth» L\u2019adoption du projet de loi 10 «créera le chaos et la paralysie du système» et ne représente rien de moins que «le démantèlement du réseau public», selon Jeff Begley, président de la FSSS-CSN, présent lors de la manifestation éclair.Non seulement constate-t-il déjà des pertes d\u2019emploi, mais il lui paraît «évident que les services à la population seront affectés», malgré les démentis du gouvernement.Le président de la plus grosse organisation syndicale du secteur accuse aussi Gaétan Barrette de vouloir resserrer la gouvernance autour de son poste.La réforme inclut en effet le pouvoir pour le ministre de la Santé de nommer les futurs dirigeants des nouveaux Centres intégrés de services de santé et de services sociaux.M.Begley s\u2019inquiète de la centralisation du système et souligne toute «l\u2019énergie qui sera consacrée à faire des fusions et à créer des superstructures plutôt qu\u2019à servir les patients».Participant à la manifestation, Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) a tonné: «On ne laissera pas le gouvernement saccager les acquis sociaux construits dans les 50 dernières années.» Appuyant ses collègues de la FSSS, elle s\u2019est dite prête à «dénoncer l\u2019opération de scie à chaîne du gouvernement, tous les jours s\u2019il le faut».«Couillard, Barrette, Coi-teux, sur votre chemin nous serons nombreux», ont scandé les manifestants à l\u2019unisson.Ils étaient ensuite invités à laisser symboliquement leur trace sur le trottoir devant l\u2019édifice des bureaux de Philippe Couillard, en trempant une botte de caoutchouc dans de la peinture rouge.Le Devoir Passez une nuit à Richmond en Virginie et découvrez les trésors de la Cité Interdite ! L\u2019exposition Forbidden City: Imperiai Treasures from the Paiace Museum, Beijing, offrira aux visiteurs un voyage unique à travers un palais autrefois interdit au grand public.Présentée par le Musée de beaux-art de la Virginie, les visiteurs pourront découvrir des portraits, peintures, meubles et plus des dynasties Ming et Qing.(Du 18 octobre 2014 au 11 janvier 2015) VMFA VIRGINIA MUSEUM OF FINE ARTS PER1ENCES CHISSANTES EN VOYAGE À PARTIR DE i,48$* par nuit, pour deux personnes, taxes incluses Offre valide jusqu\u2019au 11 janvier 2015 5SY SUITES Richmond The Commerce Center 2925 Emerywood Parkway Richmond VA 23294 FORFAIT CITE INTERDITE Une nuit dans une suite au Embassy Suites Hotel Richmond comprenant : ?\tDeux chambres séparées, réfrigérateur, microonde, 2 téléviseurs écran plat et WIFI gratuit ?\tDeux petits-déjeuners complets américains ?\tApéritif (breuvages et grignotines) ?\tDeux billets pour l\u2019exposition Forbidden City: Imperial Treasures from the Palace Museum, Beijing ?\tTransport entre l\u2019hôtel et le musée (sur demande) Contactez un conseiller en voyages de CAA-Québec dès aujourd\u2019hui ! 1-888-672-7839 Voyages CAA-Québec détient un permis du Québec.Les prix n\u2019incluent pas la contribution au Fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyages, soit 1 $ par tranche de 1000$.* Valide pour la plupart des nuits du 18 octobre 2014 au 11 janvier 2015 Certaines dates d interdictions s appliquent Évasion en NOVEMBRE 139^ * Par chambre par nuit taxes en sus Valide du P novembre au 18 décembre 2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2014 A 9 ACTUALITES MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Les intimés dans la poursuite civile, dont la Pétrolière Impériale et Alimentation Couche-Tard, avaient cherché à empêcher Tutilisation de ces enregistrements dans le recours collectif.Cartel de l\u2019essence : oui à l\u2019écoute électronique, dit la Cour suprême LINA DIB à Ottawa Les avocats du recours collectif intenté contre les pétrolières et les détaillants auront accès à des centaines de milliers d\u2019enregistrements de conversations privées.La Cour suprême du Canada, dans un jugement à six contre un publié vendredi matin, permet à la poursuite civile d\u2019utiliser les enregistrements d\u2019écoute électronique faits dans le cadre d\u2019une enquête du Bureau de la concurrence du Canada.Cette enquête, baptisée « Octane», sur les allégations de complot en vue de fixer les prix de l\u2019essence à la pompe, s\u2019est déroulée en 2004.Elle a intercepté 220 000 communications privées.Ces enregistrements ont servi dans des procédures pénales.L\u2019Association pour la protection automobile (APA), Simon Jacques et Marcel Lafontaine réclamaient de les utiliser dans la préparation de leur action collective, une action autorisée en 2009.Le président de PAPA, Georges Iny, se félicite de ce pas en avant même s\u2019il estime que son affaire est loin de se régler et qu\u2019il en a encore pour plusieurs années devant les tribunaux.«Le plus souvent, dans les pratiques de cartel par les grandes entreprises, la preuve essentielle est obtenue par les écoutes électroniques», de l\u2019avis de M.Iny.«Alors, cette cause-là a une influence [.] sur toute cause future canadienne où [l\u2019écoute] électronique aurait servi pour assembler des preuves contre les parties», a-t-il déclaré au cours d\u2019une entrevue téléphonique.Les intimés dans la poursuite civile, dont la Pétrolière Impériale et Alimentation Couche-Tard, avaient cherché à empêcher l\u2019utilisation de ces enregistrements dans le recours collectif, prétextant que ce qui est amassé par une enquête criminelle ne peut servir dans une procédure civile.La Cour suprême a plutôt donné raison à M.Jacques et ses compagnons.«Il n\u2019existe aucun obstacle factuel ou légal à la communication de documents», peut-on lire dans le résumé du jugement.Toutefois, les juges de la Cour suprême ont tenu à rappeler que le juge de première instance devra tenir compte du droit à la vie privée en ordonnant la divulgation de ces conversations.La Presse canadienne Magnotta : le fils de Chrétien et la sœur de Karla Homolka ont témoigné SIDHARTHA BANERJEE Les noms de la sœur de Karla Homolka et du fils de Jean Chrétien, qui ont témoigné vendredi au procès de Luka Rocco Magnotta pour meurtre prémédité, ont été inscrits en adresse de retour sur les colis qu\u2019a envoyés Magnotta après le meurtre de Jun Lin.Ni Hubert Chrétien ni Logan Valentini ne le connaissaient.Logan Valentini, qui s\u2019appelait Lori Homolka avant de changer de nom en 1996, a affirmé ne pas avoir envoyé de colis à l\u2019école primaire False Creek en Colombie-Britannique en 2012.Son nom et son adresse figuraient comme adresse de retour sur un colis que l\u2019accusé a envoyé par la poste à une école de Vancouver.Sa sœur, Karla Homolka, a été condamnée à 12 ans de prison dans les années 1990 pour une histoire de meurtres impliquant aussi Paul Bernardo.Le paquet contenait un membre de Jun Lin, l\u2019étudiant en ingénierie chinois que Magnotta, 32 ans, a admis avoir assassiné.Il a cependant plaidé non coupable pour cause d\u2019aliénation mentale.Témoignant par système vidéo vendredi, depuis Kitchener en Ontario, M™'' Valentini s\u2019est dite interloquée lorsqu\u2019elle a reçu un appel de la police en 2012.Les agents n\u2019ont pas voulu lui donner de détails, mais elle est allée sur Internet pour savoir de quoi il s\u2019agissait.«J\u2019étais plutôt stupéfaite, je ne comprenais pas pourquoi fêtais encore traînée dans quelque chose qui n\u2019a rien à voir avec moi», a-t-elle dit aux jurés.Mme Valentini a dit avoir récemment vu sa sœur, qui vit maintenant au Québec avec son époux.Elle a aussi affirmé que les gens savent, en général, qu\u2019elle est la sœur de Karla Homolka.«TDMt le monde le sait, a-t-elle dit.Ça s\u2019est retrouvé dans les médias que fai changé mon nom.» «Je ne voulais pas changer d\u2019identité, je ne voulais juste plus être associée à quelque chose et avoir une mauvaise réputation pour quelque chose que je n\u2019ai pas fait et dont je ne sais rien.Je veux juste vivre ma vie tranquillement et librement.» Nom connu Plus tôt vendredi, le fils de l\u2019ancien premier ministre Jean Chrétien, Hubert Chrétien, a livré un témoignage semblable pour les mêmes raisons.Son nom figurait aussi comme adresse de retour sur un des macabres colis qu\u2019a envoyés Magnotta dans une autre école vancouvéroise.M.Chrétien a dit qu\u2019il ne connaissait pas l\u2019accusé et qu\u2019il n\u2019avait jamais envoyé le colis, sur lequel son nom avait été mal orthographié.On pouvait lire «Hurbert».Hubert Chrétien, qui dirige un organisme à but non lucratif, a affirmé que ses liens familiaux avec Jean Chrétien sont bien connus et qu\u2019il était facile de trouver cette information sur Internet.«Mon père est beaucoup mieux connu que moi, a-t-il dit depuis le palais de justice de Gatineau.Mais par extension, je suis connu, oui.» «J\u2019étais pas mal surpris.On m\u2019apprenait quelque chose qui m\u2019apparaissait étrange, je ne comprenais pas.» «Ce n\u2019était pas vraiment plaisant que mon nom ait été utilisé», a-t-il poursuivi.Magnotta fait face à cinq accusations, dont meurtre prémédité, harcèlement criminel du premier ministre Stephen Ha^er, outrage à un cadavre et production de matériel obscène.La Presse canadienne C.-B.: un navire rempli de combustibles à la dérive La Garde côtière tentait d\u2019éviter un «enjeu environnemental» tard vendredi, un porte-conteneurs russe transportant des centaines de tonnes de combustibles et de diesel voguant à la dérive au large de la Colombie-Britannique.Les moteurs du cargo Simushir se sont arrêtés pour une raison in- connue jeudi au large de l\u2019archipel Haida Gwaii.De premiers efforts pour le remorquer se sont soldés par un échec.Long de 135 mètres, le navire transporte des hydrocarbures, du matériel minier et d\u2019autres produits chimiques.Onze passagers se trouvent à bord, et un hélicoptère a été dépêché sur place pour ramener le capitaine du navire, qui est blessé, mais les autorités n\u2019ont pas offert davantage de précision.La Presse canadienne ETHIQUE PKP réplique et attaque Couillard et Fournier JULIEN ARSENAULT Attaqué sur l\u2019éthique en raison de craintes de conflit d\u2019intérêts parce qu\u2019il est l\u2019actionnaire de contrôle du conglomérat Québécor, le député péquiste Pierre Karl Péladeau s\u2019est livré à une charge à l\u2019endroit de ses adversaires, vendredi.Par le biais de sa page Facebook, le candidat pressenti à la direction du Parti québécois (PQ) a rappelé le passage du leader parlementaire du gouvernement chez SNC-Lavalin ainsi que l\u2019association du premier ministre Philippe Couillard avec Arthur Porter.Soulignant que le dossier de SNC-Lavalin et du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) avait été ramené à l\u2019avant-plan cette semaine, M.Péladeau insiste sur le passage de M.Fournier au sein de la firme d\u2019ingénierie.«Il a peu été question de l\u2019emploi qu\u2019il [M.Fournier] a occupé chez SNC sur les dossiers internationaux, dont ceux de la Libye qui semblent l\u2019avoir occupé lors de son séjour dans cette entreprise», écrit le député de Saint-Jérôme.M.Péladeau rappelle qu\u2019un ex-vice-président de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, détenu en Suisse depuis 2012, a été extradé au Canada plus tôt cette semaine avant d\u2019être remis entre les mains de la Sûreté du Québec.Ce dernier a répondu à une kyrielle d\u2019accusations \u2014 dont fraude, complot pour fraude, fraude envers le gouvernement et fabrication de faux \u2014 en lien avec le versement d\u2019un pot-de-vin visant à obtenir le contrat de la construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).«J\u2019ai fait quelques recherches sur le Web à propos du passage du député de Châteauguay chez SNC-Lavalin, le même employeur que [Riadh] Ben Aïssa, écrit M.Péladeau.Peut-être serait-il intéressant et utile d\u2019entendre le député sur ses relations avec Ben Aïssa.» M.Péladeau, qui a aussi été critiqué pour être intervenu à titre de député afin de favoriser Québécor relativement à une transaction, s\u2019attaque également à M.Couillard.«La prochaine extradition sera certainement celle d\u2019Arthur Porter qui était associé dans une firme de consultation avec le premier ministre Philippe Couillard», souligne le député de Saint-Jérôme.Dans son message, il prend soin d\u2019indiquer, «pour ceux qui ne s\u2019en souviennent plus», que M.Couillard avait déjà été associé dans une firme de consultation avec Arthur Porter, l\u2019exdirecteur général du CUSM détenu au Panama et qui conteste son extradition vers le Canada.M.Péladeau y publie également une série JACQUES NADEAU LE DEVOIR Par le biais de sa page Facebook, Pierre Karl Péladeau est revenu sur le passage du leader parlementaire du gouvernement chez SNC-Lavalin ainsi que l\u2019association du premier ministre avec Arthur Porter.d\u2019articles faisant référence aux nombreuses histoires entourant M.Porter, de la visite de l\u2019Unité permanente anticorruption chez M.Couillard l\u2019automne dernier ainsi que l\u2019emploi occupé par M.Fournier chez SNC-Lavalin.Le cabinet de M.Fournier a indiqué qu\u2019il ne commenterait pas les propos, rappelant au passage que le leader parlementaire du gouvernement avait déjà répondu à des questions sur son passage chez SNC-Lavalin.La Presse canadienne Institut d\u2019études internationales de Montréai UQÀM OUI-IOHE ORGANISATION UNIVERSITAIRE INTERAMËRICAINE INTER-AMERICAN ORGANIZATION FOR HIGHER EDUCATION ORGANIZAClÔN UNIVERSITARIAINTERAMERICANA ORGANIZAÇÂO UNIVERSITARIA INTERAMERICANA CAMPUS L'INTERNATIONALISATION OE LA MISSION SOCIALE DES UNIVERSITÉS DANS LES AMÉRIQUES Défis, enjeux et stratégies THÈMES DU COLLOQUE -\tL'université et les populations non traditionnelles : nouvelles approches, nouvelles perspectives et leurs limites; -\tAccès, rétention et diplômation : les stratégies innovantes; -\tRecherche et formation : nouveaux réseaux, nouvelles thématiques.Raul Arias directGur exécutif Social-Campus, OUI Andrew Furcd, vice-recteur associé à l'engagement public Université du Minnesota Ginette Legault rectrice, TELUQ Les 22, 23 ET 24 OCTOBRE 2014 La Chaufferie (CO-Ryoo], Pavillon Cœur des sciences UQAM, 175, avenue du Président-Kennedy métro Métro Place-des-Arts INFORMATIONS ET INSCRIPTION : WWW.IEIM.UQAM.CA BUDD Hall, titulaire chaire UNESCO Social Responsibility in Higher Education 1^1 Conseil de recherches en sciences humaines du Canada Canada Social Sciences and Humanities Research Council of Canada LE CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL Ciitturm Communicatronf Québec ra ra TÉLUQ L'université.Aujourd'hui.UQÀM Université du Québec radio vm AU CŒUR DE L\u2019ESSENTIEL Rodio-don 26 octobre de 7 h à 19 h Shirley Théroux, porte-parole n Suivez-nous sur facebook 12 heures en direct avec toute l'équipe d'animateurs Des moments touchants, une activité majeure de financement pour Radio VM et tout son réseau.1 855 212-2020 (sans frais) Pour foire un don; rodiovm.com 91,3 FM MONTRÉAL 100,3 FM SHERBROOKE 89,9 FM TROIS-RIVIÈRES Françoise Bertrand, présidente du Radio-don 2014 Présidente directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec 1350 AM OTTAWA-GATINEAU A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2014 ACTUALITES LA MINE RAGLAN Vendre des livres au nord du nord Monter un minisalon du livre de quelques jours, qui tiendrait plus de la librairie volante dans le Nunavik?C\u2019est le pari qu\u2019a fait la semaine dernière la mine de nickel et de cuivre Raglan.Regard sur la migration nordique de livres choisis.CATHERINE LALONDE Dans son autobiographie, le grand poète chilien Pablo Neruda disait son émotion lorsqu\u2019il rencontrait des mineurs de fond qui lisaient ses poèmes.On n\u2019associe pourtant pas le monde des mines à celui de la littérature et de la culture.Préjugé?Yves Chrétien, 50 ans, mécanicien à la mine Raglan depuis 20 ans, ne se dit pas spontanément grand lecteur.«Moi, les romans, c'est pas mon fort.Mais je lis, je suis abonné à des revues d\u2019aviation et de chasse et pêche.» Il est passé deux fois au microsalon du livre que la mine a organisé.«La première shot pour vérifier si y\u2019avait quelque chose pour moi.J\u2019ai trouvé que c\u2019était pas pire, je suis revenu, j\u2019ai acheté des trucs sur la pêche et l\u2019aviation.[.] Je suis pas du genre renfermé, c\u2019est pas pour moi, la fiction.J\u2019aime ça quand ça donne des trucs, les livres, quasiment comme des trucs de scouts ou de débrouillards.» Comme la majorité des employés là-bas, M.Chrétien bosse un métro-boulot-dodo typique du camp minier: il se rend au travail dans le jet privé de l\u2019entreprise, travaille trois semaines d\u2019affilée, 12 heures par jour, avant de rentrer à la maison pour enchaîner sur deux se- La mine en quelques chiffres La propriété s\u2019étend sur 70 kilomètres.950 employés y travaillent, dont 17% sont inuits.Ils parlent français, anglais et inuktitut.La production en 2013 a été de 33 793 tonnes de cuivre dans le concentré.i YVES MOTTE MINE RAGLAN Avec des horaires difficiles, il est très important pour les employés de la mine de se changer les idées.maines ses week-ends et ses heures supplémentaires.Dans ce genre d\u2019horaire, le divertissement devient très important.«Ça nous prend quelque chose pour nous changer les idées.Sinon c\u2019est dur.» Line Roy, infirmière aux services santé de la mine Raglan, sait à quel point le changement d\u2019état d\u2019esprit est important.Elle a été des têtes pensantes qui ont organisé ce premier salon du livre, lors de l\u2019expo santé, pour les 950 employés du site.«On voulait créer une atmosphère de plaisir, pas juste faire de la préven- «On voulait créer une atmosphère de plaisir, pas juste faire de la prévention et parler de santé mentale» tion et parler de santé mentale.Je crois fermement à tout ce qui touche le mieux-être des personnes.C\u2019est la base de la prévention pour garder les gens en santé: les garder heureux aussi.» Elle décrit le site comme un «Club Med sur la lune».La coordonnatrice des communications, Céline Dorval, s\u2019offusque d\u2019ailleurs qu\u2019on puisse parler de Raglan comme d\u2019un simple «camp minier».«Notre complexe est plus qu\u2019un camp! C\u2019est le plus grand hôtel du Québec.Nous avons plus de 900 chambres!» Tout le nécessaire, et plus, se trouve sur place : gymnase, bouffe à volonté, un salon rebaptisé «le club des sans-génie», des tables de billard, des télés, l\u2019Internet.Mais l\u2019isolement demeure une réalité.L\u2019alcool, les drogues et autres voyages artificiels y sont proscrits.L\u2019évasion doit se faire autrement.«Plus on va donner un certain confort, homy, à nos employés, meilleure va être notre rétention d\u2019employés», poursuit Roy, qui a travaillé auparavant dans des dispensaires du Nord.Cette idée fait partie d\u2019une certaine philosophie et des voix officielles de la mine Raglan.«Nos installations sont situées loin de tout; les magasins, les librairies, les musées et les salles de spectacle sont hors de portée, a indiqué par courriel au Devoir le vice-président Kristan Straub.C\u2019est à nous d\u2019amener la culture au site minier si nous désirons la maintenir vivante, tant pour nos employés inuits que non inuits.Le salon du livre en est un excellent exemple.» Encore fallait-il trouver un libraire assez fou pour s\u2019embarquer dans cette galère.Eric Blackburn, copropriétaire de la librairie Le Port de tête, à Montréal, rit encore de sa témérité.«L\u2019équipe m\u2019avait conseillé d\u2019apporter des best-sellers, des ouvrages grand public» qui ne sont pas du tout les appâts habituels de sa librairie spécialisée en ouvrages de fond, littérature de pointe, philosophie et livres liés à la recherche.«J\u2019ai ouvert les vannes», précise-t-il, en s\u2019appuyant sur ses 18 ans d\u2019expérience ainsi que sur ses jugés.et préjugés.«J\u2019ai commandé des livres sur le hockey, sur Georges St-Pierre, des guides de l\u2019auto.» De quoi plaire aux lecteurs, pour une fois plus nombreux que les lectrices: seulement 16,4% de femmes travaillent sur le site.«Je me suis dit qu\u2019il y aurait des gens des régions peut-être plus portés sur la chose chrétienne, poursuit le libraire, alors j\u2019ai apporté des citations du pape et quelques bouquins sur la spiritualité.Ça n\u2019a pas bougé pantoute.» Le libraire poursuit: «J\u2019ai pioché dans la bédé qu\u2019on a au Port de tête, sachant que c\u2019est une manière moins rébarbative d\u2019amener un lecteur au récit.J\u2019ai vendu Maus de Spiegelman,Jiro Taniguchi, Régis Loisel, Michel Rabagliati.Pas mal de polars aussi \u2014 Jo Nesbo, Camilla Lack-berg, etc.Un Roberto Bolaho.Un Gaston Miron à une fille qui tripait sur Nelligan mais n\u2019avait jamais lu Miron.» On lui avait demandé d\u2019apporter 10 caisses de livres, question de ne pas surcharger l\u2019avion.«J\u2019ai un peu tiré l\u2019élas- tique, confie-t-il, j\u2019en ai apporté 19, emplies surtout d\u2019exemplaires uniques de livres.Dans l\u2019autobus, après le vol, en me dirigeant vers la mine, j\u2019entendais les gens autour de moi qui ne parlaient que de chasse.Je savais que j\u2019avais un seul livre sur le sujet, en trois exemplaires.Ça m\u2019en aurait pris 25.Je pensais que mon chien était mort.» Ce sont finalement les documentaires, les guides pratiques, surtout, qui ont plu aux visiteurs.Les guides de voyage, genre 400 destinations de rêve, ont aussi été populaires.«Il faut comprendre que l\u2019horizon de la mine est limité, dit M.Blackburn, même s\u2019il est situé dans un paysage époustouflant.» Des mineurs ont profité du salon pour acheter des livres à redescendre dans le sud, afin de revenir avec un cadeau pour leur blonde.Un employé envoyait les photos des tables prises sur son cellulaire à sa conjointe, grande lectrice, afin qu\u2019elle choisisse.Une des travailleuses, inuite, qui ne parle pas français, a acheté un livre de mandala tibétain, car les dessins lui rappellaient les ornements vestimentaires traditionnels de son peuple.Au-delà des attentes L\u2019expérience, pour tous, semble avoir été fructueuse.Line Roy est déjà prête à refaire le coup l\u2019an prochain.Eric Blackburn remballerait les boîtes «demain matin!», en apportant toutefois davantage de guides et de documentaires.Les ventes ont été au-delà des attentes, sauf.le soir du match d\u2019ouverture de la saison du Canadien.«En calculant tout le travail, le déplacement, le fait qu\u2019on a dû me remplacer à la librairie, on a pu dégager un léger profit, pas mal supérieur à la marge habituelle du 1 % des librairies indépendantes.» Ce salon du livre hors norme est-il un cas d\u2019espèce ou le symptôme que les livres et la littérature gagneraient à se faire plus souvent nomades?Le Devoir SoiRées ReLatiONS ECOLOGIE ET PAUVRETE L'ÉCOLOGIE POPULAIRE FACE À LA DESTRUCTION ENVIRONNEMENTALE Le système économique néolibéral détruit l'environnement et appauvrit des populations a travers le monde Ces populations, de plus en plus nombreuses, vivent bien souvent dans des environnements malsains qui affectent leur santé, aggravant d'autant plus leur situation de pauvreté Peuples autochtones et habitants des quartiers populaires des grands centres urbains possèdent toutefois un savoir et un savoir-faire qui pourraient être à la base d'une écologie populaire Avec nos panélistes invités, nous explorerons ces questions et les voies vers une écologie «d'en bas» A MONTREAL LE LUNDI 20 OaOBRE 2014 DE 19 H À 21 H 30 MAISON BELLARMlN 25, RUE JARRY OUEST, MONTRÉAL (MÉTRO JARRY OU DE CASTELNAU) AVEC: JONATHAN DURAND-FOLCO doctorant en philosophie a rUniversite Laval militant du Reseau ecosocialiste et blogueur, LOUIS FAVREAU, sociologue, professeur emerite de l'Universite du Quebec en Outaouais (UQO) EDITH MORA-CASTELÂN, descendante zapoteque, sous la protection du clan du loup (mohawk), membre du Conseil traditionnel Kanienke'ha'ka Contribution suggérée.5$ RENSEIGNEMENTS: Agusti Nicolau 514 387 2541, poste 241 ou anicolau@qfqcca wwwcjfqc ca/ap Les Soirées Relations sont organisées par le Centre justice et foi.Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Antiquités haut de gamme.Grande valeiu* offerte.Borduas Perron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle Suzor-Côté et autres.I / Évaluation verbale gratuite poiu* les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité.Claude Lafitte évaluateur et expert conseil a/erle XÜlaiide depuis 1975 \u2022 514.842.1270 2160 me Crescent, Montréal, www.lafitte.com AVALANCHE AU NEPAL Les sauveteurs ont élargi leurs recherches pour trouver des randonneurs Katmandou \u2014 Les autorités népalaises ont repris les recherches dans la région de l\u2019Himalaya pour tenter de retrouver des dizaines de randonneurs étrangers qui manquent toujours à l\u2019appel à la suite des intempéries des derniers jours.Selon Associated Press, cette tragédie a fait au moins 29 morts, dont quatre Canadiens et trois Québécoises.Jan Rooks, originaire de la Colombie-Britannique, ainsi que les Québécoises Geneviève Adams et Sylvie Marois, figurent parmi les disparus.Âgée dans la cinquantaine, Marois était notamment guide, alors que Âdams, dans la trentaine, était une infirmière de la région de Québec.Terra Ultima a fait savoir vendredi que les recherches par hélicoptères seraient priorisées dans la région du Thorong La, au Népal, où il semble y avoir le plus de chances de retrouver des survivants.L\u2019agence montréalaise spécialisée dans les voyages en montagne \u2014 qui n\u2019accorde pas d\u2019entrevues \u2014 a précisé qu\u2019elle enverra un hélicoptère ainsi qu\u2019une équipe spécialisée sur les lieux de l\u2019avalanche pour épauler les équipes déjà présentes sur le terrain.Il a toutefois été impossible d\u2019en savoir plus sur les mesures que comptait déployer Terra Ultima pour retrouver des survivants.L\u2019avalanche qui a emporté le groupe du Québec est survenue à Phu, dans le nord du pays.De son côté, le gouvernement canadien, par l\u2019entremise de son consulat à Katmandou, la capitale du Népal, a indiqué qu\u2019il comptait porter assistance aux citoyens du Canada se trouvant dans la région.Jusqu\u2019ici, Selon Tagence Terra Ultima, les recherches par hélicoptères sont priorisées dans la région du Thorong La, où il y aurait le plus de chances de retrouver des survivants quelque 200 personnes ont déjà été secourues, parfois à flanc de montagne, par des hélicoptères, mais des dizaines d\u2019autres sont toujours réfugiées dans des abris isolés.Les survivants ont raconté avoir été pris complètement par surprise quand la météo a rapidement changé le long d\u2019un populaire sentier situé en haute altitude, dans le nord du pays.Le ciel était dégagé au début de la semaine, a raconté le guide Gombu Sherpa, qui accompagnait des touristes allemands près du sentier de l\u2019Annapurna, mais la situation s\u2019est rapidement détériorée quand la neige a commencé à tomber.«On ne voyait presque plus personne, même à quelques mètres, a-t-il dit.Le vent balayait la neige et la visibilité était presque nulle.» La plupart des victimes se trouvaient sur le sentier de l\u2019Annapurna, une randonnée de 220 kilomètres à proximité du 10® plus haut sommet de la planète.Les sauveteurs ont profité d\u2019une amélioration de la météo, vendredi, pour élargir leurs recherches.Ils tentent notamment de retracer des randonneurs bloqués près des sentiers où la neige épaisse complique les déplacements, a dit un dirigeant du district de Mustang.Des hélicoptères ont récupéré 40 randonneurs vendredi.Le mois d\u2019octobre est le plus populaire chez les rancion-neurs attirés par l\u2019Himalaya, alors qu\u2019ils s\u2019y présentent par milliers.En avril dernier, une avalanche près du camp de base du mont Everest avait emporté 16 personnes.The Associated Press SKANDA GAUTAM AGENCE ERANCE PRESSE La police népalaise transportait vendredi les corps de randonneurs victimes de la tragédie qui a fait au moins 29 morts, dont 4 Canadiens et 3 Québécoises.À bâbord l T POLITIQUE FORUMi DE DISCUSSION CHANSEKIENTS CLIMATIQUES K, À la recherche de solutions concrètes Animé par Dominic Champagne JEUDI 23 OCTOBRE au PETIT MEDLEY 6206 rue Saint-Hubert, Montréal 19h Entree libre Fondation David Sjzuki LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 OCTOBRE 2014 A 11 ACTUALITES Une prof de théâtre congédiée ponr des scènes érotiqnes passées PHILIPPE ORFALI Le collège Jean-de-Brébeuf de Montréal a mis fin sans préavis au contrat de Fune de ses enseignantes après que des élèves eurent découvert sur internet des films érotiques remontant à près de 40 ans dans lesquels jouait leur professeure defhéâtre.Agée de 73 ans, Jacqueline Laurent-Auger devrait reprendre ces jours-ci l\u2019enseignement d\u2019ateliers d\u2019art dramatique, après les cours, comme elle le fait chaque automne depuis plus de 15 ans, tout en continuant de jouer de petits rôles à la télévi- sion québécoise, comme dans 4 et demi.ou, plus récemment.Mauvais Karma.il n\u2019en sera rien: elle a été remerciée à la fin de la précédente année scolaire par la direction du «Ce n\u2019est pas propice à l\u2019enseignement.On ne prône ça dans notre collège.» collège Brébeuf, des élèves ayant découvert ce que l\u2019artiste n\u2019avait jamais caché, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle a figuré dans de nombreux films comportant des scènes érotiques, de la fin des années 1960 au milieu des années 1970, principalement en Europe.«Il y avait des scènes de nudité.Je n\u2019ai pas vu toute sa filmographie, mais quand un élève voit un de ses professeurs poser des gestes sur d\u2019autres femmes ou des hommes, ce n\u2019est pas propice à l\u2019enseignera.^ ment On ne prône pas ça dans notre collège», a indiqué au Devoir le directeur général de Brébeuf, Michel April, invoquant «l\u2019agitation» suscitée par la découverte par deux élèves de vidéos «sur des sites XXX».C\u2019est le seul facteur qui a mené au non-renouvellement du contrat, a-t-il ajouté, précisant que la professeure travaillait à forlait Toujours ébranlée près de trois mois après la fin de son contrat, Jacqueline Laurent-Auger se dit outrée par cette décision, qu\u2019elle juge «injuste», d\u2019autant plus que les scènes en question remontent à près d\u2019un demi-siècle.«C\u2019était un bonheur de travailler avec mes jeunes de 16-17 ans.On a l\u2019impression d\u2019être dans le Québec des années 1950, et pas en 2014», s\u2019indigne la comédienne, vedette de films tels Un couple parmi tant d\u2019autres.mais si pervers.Le journal intime d\u2019une nymphomane.Entre toutes les femmes et Les possédées du diable.Jacqueline Laurent-Auger a beaucoup joué pour des réalisateurs comme l\u2019Espagnol Jess Eranco, «des films de type Exploitation Eilm, mêlant horreur et érotisme, où il y a énormément de nudité et de scènes softcore.Des scènes de nudité, dç lesbianisme», relate le cinéaste Eric Ealardeau, coauteur du livre Bleu nuit, histoire d\u2019une cinéphilie nocturne.Un cinéma qui connaît aujourd\u2019hui un regain d\u2019intérêt, ce qui pourrait expliquer la multiplication, sur Internef de copies des films de Jacqueline Laurent-Auger.Le Devoir EUROPRODIS Les scènes érotiques auxquelles a participé M\u201c® Laurent-Auger (en haut) remontent à près de 40 ans.y\\fmg.câ Vivez la différence 1 GARANTIE PROTECTION DE PRIX GRATUITE Departs de Montreal \u2022 une semaine \u2022 tout compris \"ÜÜSrf^ MANZANILLO DE CUBA, CUBA Club Amigo Marea del Portillo ««« Chambre (située dans la section Marea del Portillo) 14et28janv.645$ CAYO COCO, CUBA ****PLUS Memories Flamenco Beach Resort Chambre promo SunDeal\t,-_____ 7,14,21 et 28 janv.\tICOLLECTION POURIÿ.VIIM^^ 795$ PUNTACANA, RËP.DOM.swÜA Vista Sol Punta Cana ***plus Chambre vue jardin *8,15 et 22 janv.995$ 645$ 665$ 725$ 795$ SANTIAGO DE CUBA, CUBA Costa Morena ?Chambre vuejardin* 21 et 28 janv.SANTA LUCIA, CUBA Gran Club Santa Lucia ?Chambre *8,15 et 29 janv.HOLGUIN, CUBA Club Amigo Atlantico Guardalavaca ?Chambre Super Vente \u2022 13,20 et 27 janv.CAYO SANTA MARIA, CUBA ****PLUS Memories Paraiso Azul Beach Resort________ Ch.promo SunDeal-6,13,20 et 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Houston est un bargain .L> confirme Buddy JEAN-FRÉDÉRIC TREMBLAY-LÉGARÉ LE DEVOIR D\u2019une superficie de 308 000 pieds carrés, ia Houston Food Bank est ia pins grande banque aiimentaire des Etats-Unis.Eiie nourrit annueiiement quoique 800 000 personnes.Merrow, un célibataire de 61 ans venu s\u2019inscrire à la banque alimentaire d\u2019urgence un vendredi soir, après sa journée de travail.Pourtant, la Houston Food Bank est la plus grande banque alimentaire au pays.Et selon ses statistiques, les deux tiers des familles avec enfants admissibles à leur aide ont au moins un parent qui travaille.Qui plus est, la partie nord-ouest de Houston afÇche l\u2019une des plus fortes concentrations aux Etats-Unis de familles qui reçoivent des bons d\u2019alimentation du gouvernement fédéral en dépit du fait qu\u2019au moins un adulte occupe un emploi.«C\u2019est très difficile de croire qu\u2019une personne puisse joindre les deux bouts avec le salaire minimum [7,25$ au Texas] aujourd\u2019hui», affirme Buddy Merrow, en remettant un pot de coeurs de palmier sur une étagère.«Je n\u2019ai jamais mangé de ce truc-là, je ne vais certainement pas commencer maintenant!», poursuit-il en riant.M.Merrow travaille 37,5 heures par semaine à 8,30$US l\u2019heure chez Goodwill Industries, un organisme de charité destiné à aider les personnes limitées par des handicaps à se dénicher un emploi.En bon Houstonien, il a longtemps possédé deux voitures, mais il dut se départir de l\u2019une d\u2019entre elles il y a deux ans.Il fait du troc et cherche les perles rares dans les boutiques de biens à prix modiques, en plus de chasser les aubaines et de découper les coupons de la circulaire.«Je fais tout, tout, tout pour économiser, dit-il.C\u2019était tellement plus simple avant.On pouvait se débrouiller avec un petit salaire et une ou deux combines.Je ne vois pas comment c\u2019est possible aujourd\u2019hui.Quand je reçois la première de mes deux payes mensuelles, il ne me reste que 15$ après avoir payé le loyer.Et j\u2019habite dans un petit appartement tout ce qu\u2019il y a de modeste!» assrue-t-il.Le Devoir EBOLA SUITE DE LA PAGE 1 Il faut qu\u2019une action concertée soit menée par une seule instance de décision forte et cohérente.Mais nous sommes loin de céda à l\u2019heure actuelle», plaide cet ex-diplomate du ministère américain des Affaires étrangères, expert du groupe de réflexion Council on Foreign Relations (CFR), joint à New York par Le Devoir.Comme bien d\u2019autres experts, M.Campbell affirme que l\u2019explosion de la présente épidémie a été dopée par une série de facteurs politiques et socio-économiques, bien plus que par la seule virulence de ce pathogène venu des profondeurs de la jungle africaine.Sa collègue du CFR de New York, Laurie Garrett, experte en santé internationale, croit d\u2019ailleurs que l\u2019effondrement des systèmes de santé publique qui ont servi de terreau à la crise actuelle en Afrique devrait nous alerter sur le sort que pourrait connaître la lutte que l\u2019Amérique amorce contre l\u2019Ebola.«Au moment où la crise a éclaté en Afrique de l\u2019Ouest, l\u2019Organisation mondiale de la santé venait de mettre à pied 20% de ses employés et voyait son budget réduit de plusieurs millions de dollars.Pendant ce temps, les Centers for Disease for Control [CDC] des Etats-Unis géraient un scandale soulevé par l\u2019envoi par la poste d\u2019échantillons de virus hautement contagieux.Le directeur des CDC était sur le gril.Pendant tout l\u2019été, il n\u2019y a eu aucune réponse à cette catastrophe, avant qu\u2019on se réveille, à la fin août, avec une situation hors de contrôle», a expliqué M\u201c® Garrett, lors d\u2019une longue entrevue accordée samedi dernier à The Voice of America.L\u2019OMS, qui a reconnu vendredi avoir erré dans son plan de lutte, faisait seule face à l\u2019ennemi, avec quelques ONG internationales.Frappée par des coupes d\u2019un milliard ces dernières années et désertée par ses meilleurs experts, elle combat avec 35% de personnel en moins que lors de l\u2019épidémie planétaire de HlNl survenue en 2009.«L\u2019OMS a été littéralement anémiée», relance John Campbell.Auteur de The Corning Plague: Newly Emer- En manque de fonds Aide promise pour iutter contre i\u2019épidémie contre i\u2019aide versée aux pays touchés pour deux récentes catastrophes Çboia Etats-Unis 380 millions de dollars Europe 180 millions d\u2019euros Canada 65 millions de dollars Séisme à Haïti en 2010 3,5 milliards Tsunami dans ie Sud-Est asiatique en 2004 13 milliards Sources: Agence France Presse, ONU ging Disease in a World Out of Balance, Laurie Garrett, qui a remporté un prix Pullitzer en 1996 grâce à sa couverture de la première éclosion d\u2019Ebola en 1976, croit qu\u2019il faudra plus que des millions pour stopper la propagation du virus.«A l\u2019heure actuelle, c\u2019est Cuba qui a fourni le plus important effort par habitant au monde en envoyant 400 médecins sur le terrain.Il faut des experts, trouver un dispositif d\u2019autodépistage rapide et léger, similaire au glucomètre qu\u2019utilisent les diabétiques.Il faut séparer les malades des bien portants avant que les symptômes apparaissent.Rien ne bouge assez vite», a-t-elle affirmé à The Voice of America.Les sources d\u2019une crise sans précédent À ce jour, les éclosions d\u2019Ebola ont toujours frappé le centre de l\u2019Afrique, au cœur de la brousse.Le virus a cette fois fait irruption en Afrique de l\u2019Ouest, heurtant trois pays ravagés par des années de guerre civile, qui ont laissé derrière elles des infrastructures médicales dévastées.«Pendant des mois, les cas d\u2019Ebola ont été traités comme des cas de choléra ou d\u2019autres maladies infectieuses par des pays dépourvus d\u2019expertise diagnostique pour dépister l\u2019Ebola.La seule réponse est venue de Médecins sans frontières», insiste John Campbell.Le reste est aujourd\u2019hui connu.En décem- bre 2013, un bébé de deux ans infecté par de la viande contaminée dans un village du sud de la Guinée contamine sa famille, puis des habitants des hameaux frontaliers de la Guinée.Le 22 mars, le virus gagne la capitale, Conakry.Deux jours plus tard, l\u2019OMS confirme faire face à une épidémie d\u2019Ebola.On recense alors 49 cas de fièvre, dont 29 décès.Fin mars, le virus a gagné le Liberia, puis la Sierra Leone en mai, où le virus se propage comme tramée de poudre.On compte au-joiud\u2019hui 4555 morts et 9216 cas d\u2019infections.«Les précédentes épidémies étaient confinées aux milieux ruraux.En Afrique de l\u2019Ouest, l\u2019urbanisation a galvanisé cette éclosion, qui se répand maintenant à une vitesse folle dans les bidonvilles.Dans ces milieux d\u2019extrême proximité, le virus peut se transmettre par simple contact avec la sueur ou la salive d\u2019une autre personne», explique John Campbell.La Guinée a ordonné il y a deux jours la destruction d\u2019un bidonville de Conakry et expulsé ses résidants, haussant d\u2019un cran la méfiance des habitants à l\u2019endroit des autorités.Une méfiance, tribut d\u2019années de guerres sanglantes, qui nuit aux efforts de prévention et au traitement des malades.Dans ces pays qui vivent à l\u2019ère «préscientifique», les efforts déployés commanderont un «haut niveau de sophistication», insiste John Campbell.«Imaginez si on défonçait vos appartements, qu\u2019on enlevait vos enfants, vos parents, pour les amener en quarantaine, et qu\u2019ils y meurent sans que vous puissiez les voir ou leur offrir un enterrement conforme à vos croyances.On demande cela à des gens qui ne savent pas lire, et qui croient que la maladie frappe ceux qui ont posé de mauvais gestes», rappelle Laurie Garrett.Si l\u2019épidémie essaime dans les grandes villes, «je crois que nous allons assister à un effondrement de la loi et de l\u2019ordre», prédit Laurie Garrett.«Si l\u2019Ebola vient à s\u2019échapper des trois petits pays concernés pour s\u2019étendre à de grandes villes comme Lagos ou Abidjan, craint-elle, la totalité des infrastructures médicales sera mobilisée par l\u2019Ebola, de sorte que tous les autres patients frappés par la malaria et d\u2019autres maladies courantes en Afrique vont aussi en mourir.» Le Devoir COMMISSION SUITE DE LA PAGE 1 Québec (FMOQ).Avertie il y a environ une semaine qu\u2019elle devait comparaître la première journée des auditions, la FMOQ a immédiatement averti que c\u2019était impossible.«La consultation de nos membres n\u2019est pas terminée, sans compter que nous avons eu beaucoup de commentaires de leur part.C\u2019est un sujet important, on veut prendre le temps, ce n\u2019est pas à prendre à la légère», argue M.Dion.Or, vendredi après-midi, la FMOQ était toujours sans réponse de la part de la commission.«Habituellement, c\u2019est aisé de changer de date.C\u2019est inhabituel.Nous sommes un peu pantois», avoue-t-il.En fin de journée vendredi, la FMOQ a finalement consenti à comparaître mardi, entamant la rédaction d\u2019un mémoire sru les chapeaux de roues.Du côté de la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ), on signale aussi se trouver dans l\u2019impossibilité de témoigner lundi.La FMSQ attend également une nouvelle date de convocation.Précipitation dénoncée La précipitation autour de l\u2019étude d\u2019un projet de loi qui lance la réforme la plus importante jamais entamée dans le réseau de la santé laisse plusieurs acteurs insatisfaits.«Ce gouvernement semble très pressé dans tout ce qu\u2019il fait», remarque la coordonnatrice des communications à la FMSQ, Nicole Martel.Le syndicat AFTS va plus loin.Sa présidente, Ca-rolle Dubé, qualifie les délais accordés fi «irréalistes et irrespectueux».«Le projet de loi a été connu le 25 septembre et le 20 octobre, on devrait être en commission parlementaire!» souligne-t-elle.Elle s\u2019interroge sru les intentions véritables du ministre de la Santé, Gaétan Barrette: «Ce gouvernement cherche à tout contrôler et à tout bousculer: les structures, les communications, les dirigeants d\u2019établissements, le personnel, etc.En nous imposant de tels délais, cherche-t-il également à museler l\u2019opposition à ses visées centralisatrices et autoritaires ?Le PLIO est sans aucun doute le projet de loi le plus important à avoir été déposé depuis un bon moment Le gouvernement ne nous laisse même pas le temps de consulter nos membres et de l\u2019analyser en profondeur.C\u2019est très inquiétant pour la qualité de notre vie démocratique.» L\u2019Institut du Québec, affilié au Conference Board du Canada, était invité à venir partager son opinion lundi, mais a décliné l\u2019invitation.Le secrétariat de la commission de la santé et des services sociaux a indiqué au Devoir que bien qu\u2019il reçoive un nombre élevé de demandes de modifications à l\u2019horaire, cela n\u2019est pas inhabituel.Environ 30 groupes supplémentaires cherchent également à être entendus, mais n\u2019ont pas été invités, a appris Le Devoir.Poruquoi toute cette précipitation?Bien que le ministre concède vouloir faire adopter le principe du projet de loi avant Noël, ce n\u2019est pas lui qui a pesé sur l\u2019accélérateur, affirme son attachée de presse Joanne Beauvais.«Le ministre a demandé à ce que la commission commence rapidement, mais pas nécessairement une semaine plus tard», dit-elle.Poru une adoption avant les Fêtes, la commission parlementaire, prévue jusqu\u2019au 13 novembre, aruait peu d\u2019espace poru être étendue davantage.Le ministre souhaite une entrée en vigueur le W avril 2015.Si certains groupes ne peuvent être entendus, ajoute M\u201c® Beauvais, c\u2019est qu\u2019ils ont signifié leur intérêt trop tard, ajoute-t-elle, et qu\u2019une commission doit respecter certains paramètres.Elle blâme par ailleurs le Parti québécois (PQ) pour les retards, alors que la commission, vendredi, ne savait toujours pas qui elle allait entendre lundi.Selon M\u201c® Beauvais, le PQ a tardé à approuver la liste d\u2019invités proposée par le Parti libéral.La porte-parole de l\u2019opposition en matière de santé, Diane Lamarre, demande pour sa part au ministre Barrette d\u2019entendre tout le monde.«Il faut faire preuve de respect et donner le temps nécessaire.Le projet perturbe tout le réseau, ce n\u2019est ni cosmétique ni mineur.Le ministre a fait le choix de ne pas consulter avant d\u2019écrire le projet de loi, il doit être au moins ouvert à entendre les commentaires de tous ceux qui sont touchés par cette réforme.» «C\u2019est la moindre des choses d\u2019accorder 30 heures de plus aux citoyens et aux personnes qui vont subir les conséquences du réaménagement, poursuit-elle.Le ministre veut que ça passe vite alors que ça va déstabiliser le système pour au moins cinq ans ! » Certains intervenants du réseau souhaitant s\u2019exprimer sont toujours en attente d\u2019une réponse, alors que des groupes qui sont externes au réseau ont leur place à l\u2019horaire, comme l\u2019Institut économique de Montréal ou la Fédération des chambres de commerce du Québec.«Je ne dis pas que c\u2019est injuste, dit Diane Lamarre, mais je pense que tout le monde doit être entendu, et il faut certainement que les gens touchés directement puissent s\u2019^primer.» «Si le ministre n\u2019est pas prêt à prendre la critique, il n\u2019est pas assis au bon endroit, juge-t-elle.La réforme est centrée sur le ministre et ça comporte un risque ! » Le Devoir Rectificatif Dans le texte «La courte échelle mise en vente», parue vendredi en page A1, on aruait dû lire que le montant total des droits d\u2019auteur impayés est de 320 000$.245 000$ sont dus poru 2013, selon le bilan déposé par La courte échelle, et l\u2019évaluation des droits impayés poru 2014 est de 75 000$.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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