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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2014-10-25, Collections de BAnQ.

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[" De la poudre suspecte livrée au consulat canadien en Turquie Page c 9 Le Québec et l\u2019Ontario veulent rétablir leur influence Page c s ECOIOMIE CAHIER C .LE DEVOIR, LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2014 Air Canada a réussi sa difficile traversée Les profits records sont de retour, les voyageurs aussi, le gouvernement doit maintenant agir, dit le patron du transporteur La transformation d\u2019Air Canada a été plutôt spectaculaire.L\u2019action du transporteur a offert, en 2013, la plus forte progression de toutes les compagnies inscrites à la cote de la Bourse de Toronto.Les avions affichent un fort coefficient d\u2019occupation.Les profits sont revenus, à un niveau record, les liquidités aussi, et les surplus remplacent désormais les lourds déficits aux régimes de retraite.Air Canada cumule depuis cinq ans le prix du meilleur transporteur nord-américain et se classe depuis deux ans parmi les 100 employeurs de choix au Canada, parmi les 30 à Montréal.Bref, la halle est désormais dans le camp des gouvernements.GÉRARD BÉRUBÉ Câlin Rovinescu parle d\u2019un gain d\u2019équipe.L\u2019urgence de 2009 est désormais loin derrière.Le plus important transporteur au pays a retrouvé la pleine puissance de son réseau.Le statut de champion mondial est à sa portée avec le Boeing 787 au cœur de son rayonnement international.Avec, aussi, la force de Toronto comme aéroport pivot au Canada et l\u2019importance stratégique de Vancouver et de Montréal, renforcés dans leur rôle de plaque tournante.Mais tout reste à faire en matière de taxes diverses et de frais aéroportuaires particulièrement lourds.Et le Montréal aéroportuaire souffre plus que jamais d\u2019un accès au centre-ville des plus déficients.Les irritants persistent.Frais aéroportuaires, loyers, taxes et tarifs divers.Le Canada arrive au 136® rang sur 140 pays pour ce qui est des taxes et frais applicables à l\u2019industrie aérienne, selon le Forum économique mondial.Longtemps dénoncée, cette lour-« Nous ne\tplutôt amplifiée au fil des ans, comme en té-voulions pas moigne cette hausse de la , ,\ttaxe sur le carburant décré- que de bons\tt^e dans le budget ontarien résultats,\tjuillet.«Ça n\u2019évolue pas.nous voulions changer la culture [.]» Au contraire, cela va dans Vautre sens.C\u2019est pitoyable !», lance Câlin Rovinescu.Le président et chef de la direction d\u2019Air Canada parle de cette perte de cinq millions de voyageurs canadiens au profit des aéroports-frontières américains.Sans compter toutes ces infrastructures subventionnées, en Asie, au Moyen-Orient.La capacité concurrentielle des transporteurs canadiens s\u2019en trouve plombée.«Si au moins nous avions des taxes et, frais concurrentiels avec ce qui est exigé aux Etats-Unis.», laisse-t-il entendre.Câlin Roviqescu veut que ça change.Partout ailleurs, les Etats voient leurs compagnies aériennes comme étant de puissants moteurs économiques.«En matière de retombées économiques, on parle d\u2019un facteur de cinq à sept fois les revenus générés.Chez Air Canada, les revenus atteignent 13 milliards.Eaites le calcul.» Pour Montréal, le président voit tout ce qu\u2019il y a à faire en matière d\u2019infrastructures.Et cet accès au centre-ville en définitive inexistant.«C\u2019est comme cela nulle part ailleurs dans le monde», déplore-t-il.Bien qu\u2019une navette ferroviaire soit dans les plans au sein d\u2019un plan d\u2019immobilisations plus vaste, «ça va aider, mais quand?Tout est encore lointain, très lointain».Appelé en renfort Dans une entrevue accordée au Devoir, le président d\u2019Air Canada a parlé du long chemin parcouru et de cette transformation du plus important transporteur aérien au pays.En 2009, au sortir de la Grande Récession, Air Canada évoluait en mode survie.Câlin Rovinescu était alors appelé en renfort, le 1®® avril.Il fallait regarnir les coffres, recapitaliser des régimes de retraite lourdement déficitaires.Il fallait aussi répondre aux pressions venant d\u2019un important VOIR PAGE C 4 : ROVINESCU SPENCER PLATT AGENCE ERANCE-PRESSE Le Mouvement Occupy s\u2019est peut-être essoufflé, mais sa cause n\u2019en est pas moins juste.JAMES K.GALBRAITH AU DEVOIR L\u2019esprit d\u2019Occupy doit survivre On ne viendra jamais à bout des inégalités, mais il faut leur poser une limite, dit l\u2019économiste FRANÇOIS DESJARDINS Le cri du cœur du Mouvement Occupy, parti de Wall Street pour gagner l\u2019Amérique du Nord et le monde il y a trois ans, a traduit admirablement le malaise croissant des inégalités, croit l\u2019économiste américain James K.Galbraith.Mais sa durée de vie relativement courte, dit-il, montre les failles du système, marqué notamment par le rôle prépondérant de l\u2019argent privé dans les activités de la sphère politique.«C\u2019est un mouvement très intéressant avec une idée publicitaire géniale», dit M.Galbraith, rencontré hier lors de son passage au centre-ville de Montréal où il devait participer à une conférence de l\u2019Institut du Nouveau Monde 0NM) au sujet des inégalités sociales.«Mais ç\u2019a été une illustration des limites de l\u2019organisation politique, ajoute-t-il dans un français soigné.Ça n\u2019a pas été un mouvement de masse.Un mouvement de masse, il y a 40 ans, je l\u2019ai vu au moment de la guerre du Vietnam, et c\u2019était une chose très différente.» Cela dit, les inégalités «ne vont jamais disparaître», mais «le bon fonctionnement d\u2019une société dépend de la capacité d\u2019arriver à des limites intelligentes, solides et respectées».Professeur à l\u2019Université du Texas à Austin, éduqué à Harvard et à Yale, James K.Galbraith s\u2019est fait connaître dans l\u2019étude du développement économique et des inégalités.Pour la petite histoire, c\u2019est également le fils d\u2019une autre figure connue: John K.Galbraith, un économiste keynésien de Harvard dont la production intellectuelle a marqué la deuxième moitié du XX® siècle.Sondage Selon un sondage Léger-INM publié au début de la semaine, 70% des 1000 répondants sont plutôt ou tout à fait d\u2019accord avec l\u2019idée que «la réduction des inégalités de revenus au Québec devrait être une priorité pour le gouvernement du Québec».Une récente analyse de l\u2019Institut de la statistique du Québec a récemment suggéré, toutefois, que la redistribution de la richesse ici a fait en sorte que les écarts de revenus sont plus faibles qu\u2019ailleurs au pays.Les grosses pointures ne se gênent plus pour évoquer le problème.L\u2019an dernier, la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR James K.Galbraith: «Il faut rétablir la sécurité flnancière des ménages, sur les plans du logement et de l\u2019éducation aux enfants.» affirmé que les perspectives de croissance mondiale seraient meilleures sans cette triste réalité, notant au passage que 35% des avoirs reposent entre les mains de 0,5% de la population.La semaine dernière, c\u2019était le tour de la présidente de la Réserve fédérale américaine.Janet Yellen a laissé tomber que «l\u2019étendue de l\u2019acçrois-sement constant de l\u2019inégalité aux Etats-Unis [\\]\u2019inquiète beaucoup».Quelles seraient les manières de réduire ces inégalités?M.Galbraith mentionne immédiatement le renforcement des programmes d\u2019aide sociale.«Il faut rétablir la sécurité financière des ménages, sur les plans du logement et de l\u2019éducation aux enfants.Il faut améliorer la qualité des biens publics, qui appartiennent à la communauté.Aussi, il y ale niveau du salaire minimum », dit-il.Collecte de données Si la reconnaissance de la croissance des inégalités s\u2019est répandue comme une traînée de poudre au cours des dernières années, la collecte de données n\u2019est pas pour autant une tâche simple.«Dans nos sociétés, il y a beaucoup de genres d\u2019inégalités qu\u2019on ne mesure pas beaucoup, ou très, très mal», dit M.Galbraith.«L\u2019inégalité des revenus, c\u2019est peut-être le plus facile.Dans les pays organisés et développés, on a toujours des agences du revenu qui permettent d\u2019avoir des renseignements assez bons sur cette question des revenus des ménages.» «Mais pour la richesse, on n\u2019a même pas une définition stable de ce que c\u2019est.Certainement, les mesures sont variables, volatiles et donc très approximatives.Et ensuite, il y a des inégalités de la situation de vie, c\u2019est-à-dire des choses qui sont en principe extrêmement difficiles à mesurer, comme la sécurité personnelle, le niveau de vie, la tension dans la vie personnelle, la qualité des biens publics.Ça préoccupe les gens dans leur vie quotidienne, mais c\u2019est vraiment hors du champ des économistes.» Le Devoir C 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2014 ECONOMIE Philippe Couillard s\u2019en va en Chine vendre le Nord Le premier ministre sera à la tête d\u2019une délégation de 150 personnes, des gens d\u2019affaires mais aussi des artistes PATRICE BERGERON à Québec Philippe Couillard s\u2019en va rassurer le deuxième partenaire économique du Québec: la Chine, qui pourrait bien s\u2019inquiéter pour ses participations dans des projets miniers dans le nord de la province.Le premier ministre entreprend en effet à compter de samedi et pour une semaine sa première mission outre-mer, qui l\u2019amènera à Shanghai, Jinan et Pékin.Son message : le Québec a du fer à vendre et attend les investisseurs chinois à bras ouverts.Les échanges avec la Chine atteignent 11,5 milliards par an, mais la balance commerciale est largement déficitaire pour le Québec.En contrepartie, les exportations québécoises vers le pays le plus populeux du monde ont connu un boom de 139% depuis 2009 et se chiffrent maintenant à 2,6 milliards.Pour une première mission du premier ministre libéral, elle est d\u2019envergure.Près de 150 représentants du monde des affaires, de la culture et de l\u2019éducation accompagnent Philippe Couillard.En outre, des premiers ministres d\u2019autres provinces se joindront à M.Couillard dans la portion pékinoise du programme pour entamer un vaste effort conjoint du Conseil de la fédération auprès des autorités chi- noises, qui coïncide avec une rencontre du Canada China Business Council.Au ministère des Relations internationales (MRI), on dit qu\u2019on espère ainsi bénéficier d\u2019un effet de levier qui permettra d\u2019ouvrir des portes, grâce au poids de cette délégation composée d\u2019environ 325 personnes.En Chine, fait-on savoir, les contacts politiques permettent bien souvent d\u2019accélérer le processus pour conclure des contrats.La pre- mière ministre ontarienne, Kathleen Wynnp, et son homo-Ipgue de de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard, Robert Ghiz, seront notamment de la partie.Mais surtout, Philippe Couillard fait la tournée de l\u2019Empire du Milieu pour promouvoir sa stratégie maritime et particulièrement le Plan Nord, qu\u2019il veut relancer.Le prix du fer est à la baisse, mais il faut se préparer à sa remontée, explique-t-on dans les officines gouvernementales.Le fer pèse pour près du tiers des ventes du Québec en Chine et les Chinois sont investisseurs dans trois grands projets miniers dans le nord du Québec, deux de fer et un de nickel.Wisco, le géant mondial de l\u2019acier, propriété du gouvernement chinois, est friand du métal ferreux et partenaire dans les deux projets de mine de fer.L\u2019entreprise fabrique de tout et le métal québécois VOIR PAGE C 3 : COUILLARD PUBLICITE Professeure, professeur d'université à TUQAM : un métier suspecté Ces derniers jours, la question de la tâche des professeures, professeurs d'université est revenue dans l'actualité au moment où le gouvernement impose de nouvelles coupures au milieu universitaire.La question du sous-financement du réseau universitaire, largement documentée par ailleurs, est vite écartée au profit d'une question sur l'efficacité des universités avec les budgets qui leur sont consentis, et un lien avec la tâche professorale est immédiatement établi sur cette prétendue inefficacité qui tiendrait à la charge moindre des professeures, professeurs dans les universités québécoises.Ce n'est pas la première fois, hélas, sous prétexte de crise financière ou d'équilibre budgétaire, que nous sommes ainsi confrontés à des analyses sommaires et erronées, notamment au sujet de la manière dont les professeures, professeurs accompliraient leur tâche d'enseignement; en 2008, le dérapage immobilier (l'îlot Voyageur) d'une partie de la direction de l'UQAM a déjà donné l'occasion à certains de faire des liens entre dérive financière et tâche professorale.Cette fois encore, les professeures, professeurs de l'UQAM sont pointés du doigt : ils enseigneraient moins que les autres.Il importe de contrer un certain nombre de légendes urbaines et de remettre les pendules à l'heure.Professeure, professeur d'université : trois composantes à ia tâche Disons-le d'emblée, ce texte ne prétend pas que la tâche des professeures, professeurs d'université serait plus importante que celle des éducateurs du préscolaire, des maîtres du primaire et du secondaire ou des enseignants du collégial.Et nul ne contestera qu'il est capital de bien former nos enfants, nos adolescents et les jeunes adultes qui s'apprêtent à entrer sur le marché du travail ou à poursuivre des études supérieures.Par rapport à ces divers métiers enseignants, cependant, celui de professeur d'université est plus complexe, et il comporte un plus grand nombre d'aspects différents les uns des autres.Concrètement, ce métier comporte trois volets : 1) l'enseignement et l'encadrement, 2) la recherche et la création, et ce qu'on appelle 3) le service à la collectivité (au sein de l'université ou ailleurs dans la société).Chacune de ces composantes représente environ le tiers de la tâche professorale - bien que celle-ci puisse être modulée avec des nuances selon les personnes et au fil de la carrière de chacun.Ainsi, il arrive qu'on puisse se consacrer davantage à la recherche pendant un certain nombre d'années et qu'on prenne ensuite des responsabilités administratives plus lourdes (ou inversement).L'idée demeure que tous doivent assumer une part raisonnable et équitable de chacune de ces trois composantes.Au fil des jours, des semaines et des années, les activités des professeures, professeurs se chevauchent et se complètent : ceux-ci, bien entendu, enseignent À l'UQAM, comme dans l'ensemble des universités québécoises, la tâche habituelle d'enseignement est de quatre cours de trois crédits par année universitaire.À la différence des autres établissements montréalais, ces dispositions sont plus facilement mesurables à l'UQAM puisqu'elles sont inscrites dans la convention collective des professeures, professeurs.Par ailleurs, les professeures, professeurs encadrent des étudiants de maîtrise et de doctorat qui préparent des mémoires et des thèses, ainsi que leurs assistantes, assistants de recherche et des stagiaires postdoctoraux.Un tel encadrement s'étale souvent sur trois, quatre ou cinq ans, parfois plus.Il inclut en outre la formation de ces jeunes chercheurs aux diverses facettes du métier universitaire : processus de recherche et de création, communication savante, écriture scientifique.préparation de demandes de bourses, etc.Plusieurs supervisent aussi des stages de formation en milieu de travail - avec les nombreux déplacements et les longues heures de présence que cela comporte.Au plan du service à la collectivité, la tâche des professeures, professeurs est de deux types.À l'externe, elle peut revêtir un grand nombre de formes, selon les domaines de compétences.Un tel, par exemple, travaillera avec des groupes communautaires en vue de mettre en œuvre une importante recherche-action; tel autre offrira son expertise à des musées, des compagnies de théâtre ou de danse, des regroupements professionnels ou syndicaux; et tel autre encore mettra ses connaissances au service d'ONG œuvrant dans des pays en voie de développement.À l'interne, le service à la collectivité est principalement de nature administrative et concerne les divers aspects de la gestion académique.Les professeures, professeurs de l'UQAM, en effet, assument à tour de rôle la direction de programmes d'études, de départements, de chaires, de centres et de laboratoires de recherche, de revues scientifiques et de création; ils participent également aux nombreuses réunions et aux divers comités et groupes de travail que requiert une vie universitaire marquée par les exigences de la consultation, de la collégialité et de la démocratie.Au plan de la recherche et de la création, les professeures, professeurs sont incités à préparer des demandes de subventions lors de concours de plus en plus compétitifs, qui les obligent constamment à donner le meilleur d'eux-mêmes.Ils doivent bien sûr publier les résultats de leurs travaux, participer à des rencontres scientifiques nationales et internationales avec d'autres spécialistes de leur discipline, rédiger et diffuser des articles, des rapports ou des textes de création, produire des œuvres scientifiques ou artistiques.On fait en outre fréquemment appel à leurs compétences à titre d'analystes et d'experts, y compris dans les médias.Signalons encore que, par rapport à l'ensemble des professions, les professeures, professeurs de l'UQAM sont sûrement parmi les professionnels les plus fréquemment et les plus rigoureusement évalués tout au long de leur carrière, aussi bien par leurs pairs que par leurs étudiantes, étudiants en vue d'une amélioration constante de leurs prestations dans les diverses composantes de leur tâche.C'est l'ensemble et la diversité de ces activités qui contribuent à faire de l'UQAM, au sein des autres universités québécoises, un véritable creuset du développement et de la transmission des connaissances, au plus haut niveau.Cette réalité, pourtant, est souvent peu - et mal - connue; et ce, en bonne partie parce qu'elle n'est pas toujours facilement quantifiable.S'il est en effet facile de comptabiliser le nombre d'heures qu'une professeure, un professeur passe dans une salle de classe, il l'est beaucoup moins de savoir combien il en a passé à préparer ses cours et à évaluer les travaux de ses étudiants, à peaufiner une demande de subvention de recherche - ou à évaluer celle d'une collègue, d'un collègue d'une autre université -, à rédiger un article, à écrire un livre, à préparer une conférence, à monter un spectacle, à encourager un étudiant tenté d'abandonner ses études de maîtrise ou de doctorat, à écrire des lettres de recommandation, à participer à des jurys de thèses doctorales ou à des comités d'attribution de bourses d'études, à participer à la réunion d'un comité de programme, à défendre un dossier au Conseil académique de sa faculté.Surtout, une professeure, un professeur d'université doit constamment être à la fine pointe de ce qui se fait dans sa discipline s'il veut être en mesure de faire son métier convenablement.Il ne peut se contenter de reprendre ses mêmes notes d'année en année ni de rabâcher constamment les mêmes données.Pour cela, il doit passer une grande partie de son temps à lire, à écrire, à réfléchir et à discuter avec des collègues et d'autres spécialistes.Bref, à être constamment à l'affût, sur la brèche.Mais ce n'est pas tout.La tâche à l'UQAM par rapport aux autres Bien qu'elle ressemble substantiellement à celle de leurs collègues des autres universités, la tâche des professeures, des professeurs de l'UQAM est à certains égards différente - et, de ce fait, souvent encore plus mal comprise.Ainsi, dans sa chronique du 18 octobre 2014 parue dans La Presse, Francis Vailles, citant la firme PwC, affirme que la charge d'enseignement « était de 2,8 cours par année en 2008 à l'UQAM » qu'il compare à celle « de 3,4 cours par année » en Ontario, « selon une étude de COQES menée auprès de quatre universités »; ceux « qui se consacrent à la recherche donnent moins de cours (3,0 contre 3,8), mais plus qu'à l'UQAM ».Ce qu'il faut préciser ici, aspect que le chroniqueur à l'instar du public en général ignore, c'est qu'une partie importante des tâches de gestion académique est assumée, à l'UQAM, par des professeures, professeurs alors que, dans la plupart des autres universités, elles le sont par des cadres.Par exemple, une professeure, un professeur de l'UQAM qui, pendant trois ans, assume la direction de son département, aura deux cours par année à donner (plutôt que quatre) afin de pouvoir consacrer le temps ainsi libéré à cette tâche.Soit dit en passant, on notera que ce type de gestion est significativement moins coûteux que si le travail administratif était assumé par un cadre.La différence salariale entre ces deux catégories d'emploi en témoigne largement.De même, une professeure, un professeur qui obtient d'importantes subventions de recherche peut utiliser une partie de ces sommes pour alléger quelque peu sa tâche d'enseignement afin de pouvoir se consacrer davantage à cette recherche (à sa réalisation et à sa diffusion) et à la formation de ses assistants de recherche (étudiants de maîtrise ou de doctorat).Il reste que les statistiques du Registrariat en ce qui a trait aux effectifs étudiants, celles du Service du personnel enseignant pour le nombre de professeures, professeurs et celles du Service de la planification académique et de recherche institutionnelle portant sur divers paramètres, permettent de constater que le nombre moyen de cours par professeure, professeur était de 3,6 en 2007-2008 et de 3,5 en 2011-2012.Ces données permettent aussi de relever, concernant un autre aspect qui inquiète le journaliste de La Presse, Francis Vailles, que le nombre d'étudiants équivalent au plein temps par professeure, professeur à l'UQAM en 2008-2009 était de 25,0, alors que le chroniqueur déplore une moyenne québécoise à 21,2 comparativement à 25,2 en Ontario et 22,5 dans l'ensemble du Canada quand on exclut le Québec.C'était d'ailleurs un élément mis en lumière par le rapport de la firme comptable PricewaterhouseCoopers engagée par l'UQAM en 2008 : les professeures, professeurs de l'UQAM, qui sont les moins bien payés de tout le réseau universitaire québécois, doivent travailler avec le plus faible ratio profs/ étudiants.Autrement dit à l'UQAM, il y a davantage d'étudiantes et d'étudiants dans les salles de cours; les professeures, professeurs n'y travaillent pas moins, et pour un total d'heures qui dépassent très largement les 45 heures semaine.Michèle Nevert, présidente Syndicat des professeurs et professeures de l'UQAM Syndicat des professeurs et professeures de l'Université du Québec à Montréal LE DEVOIR, LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2014 C 3 ECONOMIE COUILLARD SUITE DE LA PAGE C 2 GREG BAKER AGENCE ERANCE-PRESSE A Pékin, des plaques commémorativers montrent les présidents passés et l\u2019actuel leader, Xi Jinping, à l\u2019avant-plan.pourrait très bien servir à l\u2019industrie militaire autant qu\u2019à concevoir de la tôle et des poutres de pont.Rassurer les investisseurs chinois Toujours selon des sources gouvernementales, le voyage de Philippe Couillard est opportun, puisqu\u2019il faut «rassurer les investisseurs chinois».11 faudrait apparemment leur signifier que la stabilité de leurs affaires est assurée avec une législation, une réglementation et des redevances prévisibles, après des années de flottements, de réformes avortées et de débats partisans entre les libéraux et les péquistes sur cet enjeu.La dernière réforme minière a été adoptée par le gouvernement minoritaire de Pauline Marois en décembre.Et par ailleurs, le séjour du premier ministre du Québec est d\u2019autant plus opportun, ajoute-t-on, qu\u2019il survient au moment d\u2019un grand changement de la garde au sein de la direction du Parti communiste chinois et des instances parlementaires, comme il y en a tous les dix ans.On est donc ravi, au MRI, que M.Couillard ait accepté promptement l\u2019invitation du Conseil de la fédération à cette mission groupée pour aller «saluer les nouvelles autorités».Cependant, malgré l\u2019effet de levier préconisé, les entretiens des premiers ministres provinciaux avec des hauts représentants du gouvernement central chinois sont loin d\u2019étre garantis, et pourraient bien être confirmés à la dernière minute, car ils sont de plus en plus sollicités de toutes parts par bon nombre de dirigeants étrangers qui veulent aussi obtenir les faveurs de la grande puissance.De même, ils seront passablement occupés avec une plénière de leur Assemblée nationale populaire et le sommet de l\u2019APEC qui est prévu plus tard en novembre en Chine.Néanmoins, cette mission présente d\u2019excellentes conditions pour générer des retombées pour le Québec, dit-on au MRI.Plusieurs joueurs espèrent tirer leur épingle du jeu.Dans la délégation québécoise, on remarque la présence de la filière agroalimentaire.L\u2019industrie du porc mise sur le marché chinois, comme en témoigne la participation d\u2019Qly-mel et des Eleveurs de porcs du Québec.De grandes entreprises industrielles du Québec sont aussi du voyage, comme SNC-Lavalin et, bien sûr.Bombardier, implantée en Chine depuis bon nombre d\u2019années.Soulignons aussi la forte représentation des établissements d\u2019enseignement et de recherche québécois : Concordia, McGill, Université de Montréal, Université du Québec à Montréal et à Chicouhmi, mais également la Eédération des cégeps, l\u2019Institut maritime dp Québec, entre autres, et l\u2019École nationale d\u2019aérotechnique 4u cégep Édouard-Mont-petit.A ce titre, les pièces et composantes de l\u2019industrie aéronautique constituent d\u2019ailleurs 10% des exportations québécoises en Chine.Enfin, mentionnons la présence discrète mais remarquée d\u2019organisations du milieu culturel, comme Les 7 doigts de la main, dans le domaine des arts du cirque, et Cavalia, la troupe équestre, qui ont tous deux l\u2019avantage de surmonter la barrière de la langue.Par cette mission, le premier ministre Philippe Couillard se trouve ainsi à marcher dans les traces de René Lévesque, qui a été le premier des chefs de gouvernement du Québec, il y a 30 ans, à visiter le pays de Mao.Le Québec a signé sa première entente avec le gouvernement chinois en 1980, et elle portait sur l\u2019éducation.Le Québec a aussi été la première province à ouvrir un bureau en Chine, en 1998, sous Lucien Bouchard.11 s\u2019agit de la septième visite d\u2019un premier ministre québécois en Chine.Dans le préambule de l\u2019imposant répertoire des participants à cette mission du Québec, Philippe Couillard affirme qu\u2019il est «conscient que l\u2019importance de nos liens avec la Chine commande une continuité dans l\u2019action ».La Presse canadienne CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Les premiers ministres de l\u2019Ontario et du Québec, Kathleen Wynne et Philippe Couillard, veulent reserrer leurs liens afin de redonner aux provinces du centre l\u2019influence dont elles jouissaient dans le passé.Le Québec et l\u2019Ontario veulent retrouver leur influence Niagara-on-the-Lake \u2014 11 est temps de remettre le centre du Canada au centre de la carte, a déclaré le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, alors qu\u2019il s\u2019engageait à travailler avec l\u2019Qntario pour restaurer l\u2019influence traditionnelle des deux provinces les plus peuplées du pays.«Voilà l\u2019essentiel de mon message», a lancé vendredi le premier ministre au sommet économique de l\u2019Qntario à Niagara-on-the-Lake.Le premier ministre Couillard dit se rappeler des jours glorieux de Robert Bourassa et de David Peterson qui avaient des liens étroits et agissaient comme un bloc d\u2019influence au Canada.S\u2019adressant à l\u2019audience uniquement en anglais, M.Couillard a déclaré qu\u2019il espérait, tout comme Kathleen Wynne, recréer cette relation privilégiée entre les premiers ministres des deux provinces les plus peuplées du Canada.M.Couillard, qui a mené les li- béraux à une victoire majoritaire lors de l\u2019élection provinciale en avril, affirme que son message est clair: le Québec est de retour à la table, pas en marge des discussions, mais assis à la table, ce qui signifie qu\u2019il fera part haut et fort de ses opinions, mais en tant que partenaire qui veut contribuer.« On veut jouer un rôle majeur, pas au détriment des autres régions du pays, mais plutôt jouer le rôle que nous devons jouer considérant notre poids démographique et économique».Sans égard aux partis politiques qui les dirigent, les deux provinces «doivent tra- vailler ensemble et constituer un bloc d\u2019influence au pays», a ajouté M.Couillard.M\u201c® Wynne a dit à l\u2019audience de gens d\u2019affaires que de voir le Québec et l\u2019Qntario rebâtir leurs liens étroits sera vital à la prospérité économique des deux provinces et même du pays au complet.Et permettra aussi A\u2019«être une force dominante sur le plan politique», a-t-elle ajouté, en point de presse.Étant donné que les deux provinces contribuent plus de 50% du PIB de ce pays et 60% des revenus fédéraux, il est dif ficile de dire que l\u2019Qntario et le Québec ne sont pas cruciaux à la santé économique du pays, a dit la première ministre.La prochaine réunion conjointe de membres des Conseils des ministres des deux provinces aura heu le 21 novembre à Toronto.11 y sera question de commerce international, d\u2019énergie, du changement climatique et de la francophonie.Peu après cette réunion, M\u201d® Wynne et M.Couillard devaient quitter le pays et se rendre en Chine, où ils participent à une mission économique.La Presse canadienne Les prix de l'Ordre des psychologues du Québec Félicitations à nos lauréats 2014 Le 17 octobre dernier, lors d'une cérémonie tenue dans le cadre de leur congrès, les psychologues ont honoré trois de leurs collègues qui se sont illustrés au sein de la profession ainsi qu'une entreprise qui a contribué à l'amélioration de la santé psychologique des Québécois.Votre nouveau numéro est en kiosque NUMÉRO rc nil\u2019ON NE VOUS A JAMAIS DIT SUR LE BEL ÂGE SPÉCIAL ^No\" mbre 2014 QUÊBECSCIENCE.QC.CA 1 PRIX NOEL-MAILLOUX D\u2019 Hubert Van Gijseghem, psychologue a été honoré pour sa carrière exceptionnelle comme psychologue clinicien, professeur et formateur.Le D'Van Gijseghem s'est particuliérement illustré dans le domaine de l'expertise psychologique devant les tribunaux en mettant ses connaissances scientifiques et son expérience au service des magistrats.PRIX PROFESSIONNEL D\u2019' Sylvie Belleville, psychologue a reçu le prix professionnel pour ses travaux de recherche et d'enseignement dans le domaine de la neuropsychologie du vieillissement.Ses découvertes ont permis des avancées majeures et sont reconnues par la communauté scientifique québécoise et internationale.Une de ses contributions les plus notables est la caractérisation cognitive de la maladie d'Alzheimer.PRIX DU MERITE DÉCERNÉ PAR LE CONSEIL INTERPROFESSIONNEL DU QUÉBEC D\u2019Janel Gauthier, psychologue s'est vu remettre cette distinction en reconnaissance de son apport soutenu au développement de la profession et de son ordre professionnel.Le D' Gauthier a été membre du conseil d'administration de l'Ordre et a contribué activement au maintien de hauts standards de qualité pour la profession en collaborant, entre autres, au dossier de la formation initiale des psychologues.www.ordrepsy.qc.ca PRIX DE LA SANTE ET DU BIEN-ÊTRE PSYCHOLOGIQUE Cause pour la cause Le prix a été remis à Mme Marie-Josée Boivin, vice-présidente aux ressources humaines de la compagnie Bell, pour le programme Cause pour la cause qui vise à contrer la stigmatisation des personnes atteintes de problèmes de santé mentale, à améliorer l'accès aux soins et à contribuer au financement des traitements en santé mentale.ORDRE DES PSYCHOLOGUES DU QUÉBEC muR?ETPJIIS APRES?I PARKINSON, ALZHElMERj Une offensive contre des démons CRÈMES ANTIRIDES, DHEA, ViïAMlNES.Sia Démêler le vrai du faux rbbiéctif 100 ans] ^^^PlEternel fantasme Une notion \u201c ' de physique 5*?si jeune VIEILLI^ ET PUIS ^ APUÈS?Aussi disponible en édition numérique ABONNEZ-VOUS ! quebecscience.qc.ca/abonnez-vous C 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2014 ECONOMIE La démolition de l\u2019aérogare de Mirabel fait reculer les profits d\u2019ADM Une forte hausse du trafic passagers a permis à Aéroports de Montréal de hausser ses revenus de près de 6% au troisième trimestre, mais son excédent a mal^é tout reculé de 91% en raison d\u2019une lourde charge de dépréciation liée à la démolition de l\u2019aérogare de Mirabel.L\u2019administration aéroportuaire a souligné les conditions avantageuses du marché canadien, surtout au niveau des vols nationaux, mais l\u2019aéroport international de Montréal-Trudeau a aussi profité de l\u2019ajout de nouvelles destinations internationales.Le trafic passagers y a progressé de 6,6% pendant le trimestre clos le 30 septembre, par rapport à l\u2019an dernier.L\u2019excédent d\u2019Aéroports de Montréal s\u2019est chiffré à 1,2 million au plus récent trimestre, comparativement à celui de 13 millions pour la même période l\u2019an dernier, ce qui était essentiellement attribuable à l\u2019inscription d\u2019une charge de dépréciation de 15 millions pour le démantèlement du complexe de l\u2019aéro- HI l!l> J ¦¦¦¦Il gare de Mirabel.En excluant ces frais de dépréciation \u2014 qui correspondent au coût total estimé pour les travaux de démolition \u2014 l\u2019excédent d\u2019Aéroports de Montréal se serait chiffré à 16,9 millions.Les revenus ont progressé à 126.4\tmillions au plus récent trimestre, en hausse de 5,8% com-parativement à ceux de 119.5\tmillions un an plus tôt.Les coûts d\u2019exploitation ont pour leur part avancé de 6,1% pour atteindre 38,3 millions, contre 36,1 millions l\u2019an dernier.En tout, l\u2019aéroport Montréal- MICHAEL MONNIER LE DEVOIR Trudeau a accueilli 4,2 millions de passagers au troisième trimestre.Le trafic national a progressé de 8,4% par rapport à l\u2019an dernier, tandis que le trafic international a gagné 6,5%.Le tpafic transfrontalier avec les Etats-Unis a pour sa part augmenté de 3,8%.Plus de 1,5 million de voyageurs sont passés par Montréal-Trudeau en août.C\u2019était la première fois, dans l\u2019histoire de l\u2019aéroport, que ce cap était franchi en un seul mois.La Presse eanadienne MARCHES BOURSIERS TORONTO S&P TSX 14 543,82 -l56,99 L.-l0,4% New York S&P 500 1964,58 +13,76 +0,7% PETROLE 81,01 -1,08 $US -1,3% NASDAQ 4483,72 +30,93 +0,7% DOW JONES 16 805,41 OR 1231,80 +2,70 $US +0,2%\t^ DOLLAR CÂNÀblËN 89,02 +0,00 $us +0,0%\t^ 1$US = 1,1233$ +127,51 70,27 +0,8% -0,10 EURO Symbole Fermeture Variatien Velume Titre ($) (%) (000) LES INSDICES DE LA BOURSE DE TORONTO S&P TSX\tSPTT14543 82 56 99\t0 39143072' S&P TX20\tTX20\t605\t52\t-1 76\t-0 29\t42940 S&P TX60\tTX60\t842\t17\t3 77\t0 45\t74595 S&P TX60 Cap\tTX6C\t93127\t4 17\t0 45\t74595 Cons de base\tTTCS\t377\t55\t8 99\t2 44\t3414 Cons discré\tTTCD\t154 47\t167\t109\t6144 Énergie\tTTEN\t26125\t-3 36\t-127\t52006 Finance\tTTFS\t24810\t0 61\t0 25\t13525 Aurifère\tTTGD\t159 45\t-0 69\t-0 43\t25551 Santé\tTTHC\t97\t83\t0 97\t100\t791 Tech de l'info\tTTTK\t4108\t0 35\t0 86\t4627 Industrie\tTTIN\t192\t28\t150\t0 79\t15312 Matériaux\tTTMT\t223\t67\t2 34\t106\t34874 Immobilier\tTTRE\t267\t17\t160\t0 60\t3293 Télécoms\tTTTS\t12213\t0 99\t0 82\t2334 Sev collect\tTTUT\t220\t27\t2 57\t1 18\t3249 Métaux/minerals\tTTMN\t696\t93\t-4 94\t-0 70\t6617 TSX CROISSANCE TSX Venture\tJX 805 45\t-3 15\t-0 39 52827 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE \u2019 Fortis\tFS\t35 04\t0 44\t1 27 TransAlta\tTA\t11 02\t0 18\t1 66 TECHNOLOGIE\t\t\t\t BlackBerry\tBB\t11 51\t-0 09\t-0 78 CGI\tGIB A\t37 47\t0 30\t0 81 TELECOMMUNICATIONS\t\t\t\t BCE\tBCE\t48 59\t0 27\t0 56 Bell Allant\tBA\t30 92\t0 14\t0 45 Rogers\tRCI B\t43 22\t0 42\t0 98 Telus\tT\t39 56\t0 47\t1 20 FONDS NEGOCIES EN BOURSE\t\t\t\t isnares UEX\tXBB\t31 05\t-0 10\t-0 32 iShares MSCI\tXEM\t26 01\t0 01\t0 04 iShares MSCI EMU\tEZU\t36 85\t0 16\t0 44 iShares S&P 500\tXSP\t22 71\t0 17\t0 75 iShares S&P/TSX\tXIC\t23 02\t0 11\t0 48 Alim Couche-Tard\tATD B\t37 71\t1 01\t2 75\t679 Canadian-Tire\tCTC A\t125 36\t1 21\t0 97\t239 Cogeco\tCCA\t60 13\t1 08\t1 83\t40 Corus\tCJR B\t21 51\t-1 76\t-7 56\t610 Groupe TVA\tTVA B\t8 33\t0 17\t2 08\t3 Jean Coutu\tPJC A\t25 58\t0 04\t0 16\t163 Loblaw\tL\t56 71\t2 18\t4 00\t906 Magna\tMG\t108 38\t2 07\t1 95\t797 Metro\tMRU\t77 32\t2 01\t2 67\t448 Québécor\tQBR B\t28 03\t0 24\t0 86\t216 Rona\tRON\t14 07\t0 13\t0 93\t325 Saputo\tSAP\t31 68\t0 15\t0 48\t287 Shaw\tSJR B\t27 95\t0 20\t0 72\t563 Shoppers Drug Mart\tSC\t60 83\t0 00\t0 00\t0 Tim Hortons\tTHI\t89 12\t0 76\t0 86\t787 Transat A T\tTRZ B\t8 72\t0 22\t2 59\t17 Yellow Media ÉNERGIE\tY\t14 36\t-0 01\t-0 07\t10.Cameco\tCCÜ\t18 84\t0 22\t1 18\t489 Canadian Natural\tCNQ\t38 94\t-0 61\t-1 54\t2968 Canadian Oil Sands\tCOS\t17 80\t-0 18\t-1 00\t1123 Enbridge\tPNB\t52 56\t0 19\t0 36\t892 EnCana\tECA\t20 63\t-0 15\t-0 72\t2678 Enerplus\tERP\t16 90\t-0 43\t-2 48\t576 Pengrowth Energy\tPGP\t4 61\t-0 03\t-0 65\t1551 Pétrolière Impériale\tIMO\t51 48\t-0 51\t-0 98\t507 Suncor Energy\tSU\t38 87\t-0 11\t-0 28\t2785 Talisman Energy\tTLM\t7 32\t-0 23\t-3 05\t1760 TransCanada\tTRP\t54 31\t0 39\t0 72\t1069 Valener FINANCIÈRES\tVN R\t16 05\t0 01\t0 06\t38, B CIBC\tCM\t100 66\t6 46\t0 4é\t818 B de Montréal\tBMO\t81 51\t0 24\t0 30\t895 B Laurentienne\tLB\t48 84\t-0 13\t-0 27\t74 B Nationale\tNA\t52 28\t0 38\t0 73\t529 B Royale\tRY\t79 28\t-0 03\t-0 04\t1919 B Scotia\tBNS\t67 99\t0 31\t0 46\t1409 B TD\tTD\t54 28\t-0 14\t-0 26\t2014 Brookfield Asset\tBAM A\t52 76\t0 40\t0 76\t591 Cominar Real\tCUPUN\t18 97\t0 00\t0 00\t358 Corp Ein Power\tPWP\t32 45\t0 15\t0 46\t276 Ein Manuvie\tMPC\t20 54\t0 13\t0 64\t1710 Ein Sun Life\tSLP\t39 16\t0 24\t0 62\t518 Great-West Lifeco\tGWO\t30 93\t0 14\t0 45\t255 Industrielle AH\tlAG\t43 72\t0 25\t0 58\t105 Power Corporation\tPOW\t29 18\t0 18\t0 62\t286 TMX INDUSTRIELLES\tX\t52.89\t-0.61\t-1,14\t17.Air Canada\tAC B\t8 59\t0 32\t3 87\t2642 Bombardier\tBBD B\t3 83\t0 05\t1 32\t8226 CAE\tCAE\t14 85\t0 17\t1 16\t554 Canadien Pacifique\tCP\t230 28\t1 28\t0 56\t317 Chemin de fer CN\tCNR\t77 27\t0 56\t0 73\t1119 SNC-Lavalin\tSNC\t48 85\t0 69\t1 43\t279 Transcontinental\tTCL A\t14 97\t0 10\t0 67\t98 Transperce\tTPI\t27 74 ENTREPRISES DE MATÉRIAUX\t\t\t0 39\t1 43\t167 Agnum\tAGU\t104 33\t7 39\t7 62\t3194 Barrick Gold\tABX\t15 18\t0 05\t0 33\t1494 Goldcorp\tG\t25 01\t-0 12\t-0 48\t2224 Kinross Gold\tK\t3 02\t-0 05\t-1 63\t2070 Mmes Agnico-Eagle\tAEM\t32 81\t-0 03\t-0 09\t477 Potash\tPOT\t38 14\t1 51\t4 12\t2923 Teck Resources\tTCK B\t17 85\t-0 01\t-0 06\t1209 1 EURq_; Symbole Fermeture 1,4230 ($) (%) SERVICES PUBLICS Velume (000) 677 607 1545 465 908 63 575 631 35 7 2070 353 100 LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO CENOVUS ENERGY INC\tCVE\t27 50\t-0 47\t-1 68 AGRIUM INC\tAGU\t104 33\t7 39\t7 62 iShares S&P TSX 60\tXIU\t21 23\t0 10\t0 47 CANADIAN NATURAL\tCNQ\t38 94\t-0 61\t-1 54 POTASH CORP\tPOT\t38 14\t1 51\t4 12 SUNCOR ENERGY INC\tSU\t38 87\t-0 11\t-0 28 ENCANA CORP\tECA\t20 63\t-0 15\t-0 72 AIR CANADA\tAC B\t8 59\t0 32\t3 87 GOLDCORP INC\tG\t25 01\t-0 12\t-0 48 HB NYMEX NG BULL\tHNU\t9 25\t-0 16\t-1 70 LES GAGNANTS EN %\t\t\t\t AGRIUM INC\tAGU\t104 33\t7 39\t7 62 THE INTERTAIN\tIT\t14 00\t0 75\t5 66 MAPLE LEAP POODS\tMPI\t19 43\t0 89\t4 80 POTASH CORP\tPOT\t38 14\t1 51\t4 12 CORBY SPIRIT &\tCSWA\t21 00\t0 82\t4 06 LOBLAW COMPANIES\tL\t56 71\t2 18\t4 00 OPEN TEXT CORP\tOTC\t59 69\t2 23\t3 88 AIR CANADA\tAC A\t8 58\t0 32\t3 87 AIR CANADA\tAC B\t8 59\t0 32\t3 87 URANIUM\tU\t5 22\t0 15\t2 96 LES PERDANTS EN %\t\t\t\t CORUS\tCJR B\t21 51\t-1 76\t-7 56 TEKMIRA\tTKM\t20 96\t-1 36\t-6 09 PARAMOUNT RES LTD\tPOU\t47 93\t-2 31\t-4 60 BELLATRIX\tBXE\t5 48\t-0 24\t-4 20 TOURMALINE OIL\tTOU\t41 23\t-1 60\t-3 74 SAVANNAH ENERGY\tSVY\t6 24\t-0 24\t-3 70 ARC RESOURCES LTD\tARX\t26 95\t-1 03\t-3 68 ENSIGN ENERGY\tESI\t12 44\t-0 46\t-3 57 TRILOGY ENERGY\tTET\t18 88\t-0 67\t-3 43 ELEMENT PINANCIAL\tPEN\t12 84\t-0 45\t-3 39 LES GAGNANTS EN $\t\t\t\t AGRIUM INC\tAGU\t104 33\t7 39\t7 62 OPEN TEXT CORP\tOTC\t59 69\t2 23\t3 88 LOBLAW COMPANIES\tL\t56 71\t2 18\t4 00 MAGNA INTL INC\tMG\t108 38\t2 07\t1 95 METRO INC\tMRU\t77 32\t2 01\t2 67 WESTON GEORGE LTD\tWN\t90 77\t1 83\t2 06 POTASH CORP\tPOT\t38 14\t1 51\t4 12 PORTIS INC\tFS IP\t47 68\t1 28\t2 76 CANADIAN PACIPIC\tCP\t230 28\t1 28\t0 56 CANADIAN TIRE CORP\tCTC A\t125 36\t1 21\t0 97 LES PERDANTS EN $\t\t\t\t PARAMOUNT RES LTD\tPOU\t47 93\t-2 31\t-4 60 CORUS\tCJR B\t21 51\t-1 76\t-7 56 TOURMALINE OIL\tTOU\t41 23\t-1 60\t-3 74 TEKMIRA\tTKM\t20 96\t-1 36\t-6 09 ARC RESOURCES LTD\tARX\t26 95\t-1 03\t-3 68 PEYTO EXPLORATION\tPEY\t32 73\t-0 90\t-2 68 TRILOGY ENERGY\tTET\t18 88\t-0 67\t-3 43 BAYTEX ENERGY CORP\tBTE\t35 61\t-0 61\t-1 68 CANADIAN NATURAL\tCNQ\t38 94\t-0 61\t-1 54 PASON SYSTEMS INC\tPSI\t27 38\t-0 58\t-2 07 3526 3194 3118 2968 2923 2785 2678 2642 2224 2081 3194 867 570 2923 349 906 335 146 2642 235 610 189 298 1851 1449 316 935 402 380 1127 3194 335 906 797 448 196 2923 960 317 239 298 610 1449 189 935 406 380 928 2968 123 T' Consultez toutes les cotes boursières sur wvvw.decisionplus.com CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC INDICES QUEBECOIS Indice\tFermeture\tvar.pts var.% IQ30\t2033,58\t+18,61 +0,92 IQ120\t2038,38\t+16,30 +0,81 Et Montréal ?La plaque tournante de Montréal est pour la région de l\u2019Atlantique et pour les pays de la francophonie ce qu\u2019est celle de Vancouver pour la région du Pacifique.Oui, le Boeing 787 offre des occasions pour Montréal.Et oui, Pékin apparaît sur le radar montréalais.Câlin Rovinescu rappelle que les grands transporteurs à l\u2019international doivent disposer d\u2019une plaque tournante puissante, rôle joué ici par Pearson à Toronto.Mais il est particulièrement fier des engagements d\u2019Air Canada par rapport à Montréal.«Nous exploitons ici 2000 vols par semaine, vers 71 destinations.Montréal est au carrefour de notre entente At-lantique++ au sein de VAl-liance Star.» Ajout de Genève, de Bruxelles, de Nice, d\u2019Athènes, de Rome, de Barcelone, de Venise.Plus de capacités au Mexique, près de 50% de plus vers Paris, service vers San Francisco l\u2019année druant et vols sans escale vers Los Angeles, Boston, Tampa.La liste est longue.Air Canada a accru ses capacités à Montréal de 50% en deux ans.Le président d\u2019Air Canada s\u2019attend cependant à des expectatives réalistes.Il perçoit une attitude réceptive dans la communauté d\u2019affaires, citant notamment la bonne compréhension de Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, du modèle d\u2019affaires d\u2019Air Canada.Il déplore que certains professeurs puissent se poser en experts de l\u2019aviation civile.Mais de la réalité ou du modèle économique d\u2019une compagnie aérienne, ils ne connaissent rien.«Rien de rien », souligne à larges traits Câlin Rovinescu, qui se surprend à emprunter jci à la populaire chanson d\u2019Edith Piaf.Le président d\u2019Air Canada précise que le Boeing 787 offre d\u2019excellentes perspectives d\u2019affaires pour Montréal, avec son long rayon d\u2019action et sa capacité de 250 à 260 sièges.Sru Pékin?Ce marché doit être alimenté par des voyageurs en correspondance, venant du réseau d\u2019Air Canada.«Pour ce faire, nous devons disposer des bons créneaux.Ils ne sont pas disponibles.» Pékin doit se doter d\u2019un nouvel aéroport, d\u2019ici 2018.«Cela devrait donc nous faciliter les choses.Mais d\u2019ici là, il faut examiner les occasions de partenariat ou encore d\u2019échanges de créneaux.» PEDRO RUIZ LE DEVOIR Câlin Rovinescu ROVINESCU SUITE DE LA PAGE C 1 fournisseur de services de traitement des opérations par carte de crédit, trouver de nouvelles sources de revenus et s\u2019entendre avec les syndicats afin d\u2019abaisser les coûts unitaires.La relance du transporteur national s\u2019est appuyée sur quatre piliers : repenser l\u2019engage-ment-clients, changer la culture dans l\u2019organisation, miser sur le potentiel de la force du réseau international d\u2019Air Canada et engager l\u2019entreprise dans un programme de transformation des coûts.Aujourd\u2019hui le transporteur continue d\u2019ajouter aux bénéfices records comptabilisés en 2013.En Bourse, l\u2019action a bondi de 340% l\u2019an dernier, soit la plus forte progression parmi toutes les entreprises inscrites à la cote de la Bourse de Toronto.Les coefficients d\u2019occupation demeurent très forts, les déficits de quelque 4 milliards aux régimes de retraite se sont transformés en surplus, et les liquidités atteignaient un record de 2,3 milliards à la fin du deuxième trimestre.«Nous ne voulions pas que de bons résultats, nous voulions changer la culture, miser sur le climat d\u2019entrepreneuriat», ajoute-t-il.Cette année encore.Air Canada s\u2019est vu remettre le prix du meilleur transporteur nord-américain par la firme Skytrax pour une cinquième année consécutive.Et son nom apparaissait dans la liste 2013 des 100 meilleurs employeurs au Canada, et ce, pour une deuxième année consécutive.«C\u2019est un gain d'équipe, réalisé alors que nous Sept-lles 6/ Baie-Comeau 6/ Saguenay Val d\u2019Or Quebec 11/5 Trois-Rivières rbrooke /5 Lever du soleil: 7h24 Coucher du soleil: 17h52 afineau Montreal ©MeteoMedia 2014 Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Pans Demain AU).Sol 15/7 Sol 25/18 Var 20/12 19/11 15/12 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Tokyo Ce soir Demain Lundi \t\t7\t\t10/5\t \t\tQ d\t\té a\t Averses, pdp\t\tAverses isolées.\t\tAverses isolees.\t 80%\t\tpdp 80%\t\tpdp 40%\t Québec Aujourd-l Averses isolées, pdp 40% Gatineau Aujourd'hui 43 TTTU Ce soir Faible pluie, pdf 40% Demain Averses isolées, pdp 40% Ce soir Faible pluie, pdp 90% Averses isolées pdp 90% Demain Averses isolées, pdp 40%.Passages nuageux Lundi Ciel variable Lundi Passages nuageux 21/16 Ave Mardi 16/9 Demain Nua 16/10 23/17 20/9 15/8 16/10 21/16 4 â' Averses isolées, pdp 40% Mardi Averses, pdp 70%.Mardi 17/8 Averses isolées, pdp 40% Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez la tendance 14 jours.Météo Média avons tout de même connu plusieurs chapitres difficiles.» S\u2019ajoute cette entente de principe conclue avec l\u2019exécutif de l\u2019Association des pilotes jetant les bases d\u2019une nouvelle convention collective de dix ans.«Tout est sujet à ratification.Je ne veux donc pas commenter.Nous recherchons, ici, une stabilité qui va durer longtemps et qui va nous permettre de prendre des décisions en conséquence.Acheter un avion implique un investissement de plus de 150 millions, et l\u2019horizon s\u2019étend sur 20-25 ans.Notre planification prévoit des investissements totaux de 8 milliards dans le parc aérien.Ça nous prend un plan à long terme, donc de la stabilité.» Air Canada Rouge Ce déploiement s\u2019articule autour des Boeing 787.Air Canada attend l\u2019arrivée de 37 Dreamliners.Doivent s\u2019ajouter cinq Boeing 777 de grande capacité.Au rythme des livraisons, des appareils existants seront transférés à Air Canada Rouge, nouveau transporteur-loisirs apportant la composante aérienne au voyagiste intégré Vacances Air Canada.Rouge dispose présentement de 23 appareils et les attentes convenues prévoient une capacité totale de 50 appareils.En activité depuis juillet 2013, le transporteur spécialisé dans le voyage d\u2019agrément génère des résultats supérieurs aux attentes.«Nous sommes très satisfaits.En transférant nos Boeing 767, nous espérions une réduction de 29 % de nos coûts.Et de 21 % sur les Airbus 319.Nous obtenons cela essentiellement en offrant un produit différent et une nouvelle configuration proposant plus de sièges.S\u2019ajoutent des règles de travail permettant des coûts moindres tout en créant des occasions intéressantes pour les pilotes.» Rouge a déjà atteint la barre des trois millions de passagers.Des passagers pouvant aussi venir de Los Angeles, de Philadelphie ou encore de Boston, soit du réseau d\u2019Air Canada.Le taux d\u2019occupation est très élevé et six nouvelles destinations viennent de s\u2019ajouter à l\u2019offre de Rouge, après un an seulement.«Beaucoup de ces routes viennent de destinations qu\u2019Air Canada desservait auparavant, mais sans y faire de l\u2019argent.» Câlin Rovinescu le martèle.Dans les bonnes années, une compagnie aérienne dégage une marge bénéficiaire nette de 4%.Il observe toute cette croissance, passée et attendue dans l\u2019industrie aéronautique.«La compagnie aérienne est au cœur d\u2019un processus impliquant les fabricants d\u2019appareils, de moteurs, de simulateurs et autres fournisseurs, mais c\u2019est elle qui fait le moins d\u2019argent, déplore-t-il.Avec nos marges, il ne nous est plus possible d\u2019essayer ou de tester une nouvelle route.Il faut qu\u2019il y ait un marché.» Le Devoir La chronique d\u2019Eric Desrosiers fait relâche cette semaine.Elle retrouvera sa place habituelle dans nos pages samedi prochain. LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 5 ET DIMANCHE 26 OCTOBRE 2014 C 5 ECONOMIE FINANCE AVERTIE Les conseillers-robots En collaboration avec FAIR Canada, Le Devoir propose un rendez-vous, le dernier samedi du mois, portant sur les préoccupations des spécialistes en valeurs mobilières en matière de gouvernance, de conformité et de droits des investisseurs.La Fondation canadienne pour Tavancement des droits des investisseurs est un organisme national sans but lucratif de défense des épargnants.A titre de représentant des investisseurs canadiens, FAIR Canada milite pour une plus grande protection des investisseurs dans le domaine de la réglementation des valeurs mobilières.Neil Gross epuis plusieurs décennies, les conseillers financiers ont accès à des logiciels sophistiqués qui utilisent les données de connaissance du client pour classer les investisseurs en différentes catégories et préparer pour eux des portefeuilles types.Certains de ces programmes utilisent également des algorithmes plus compliqués conçus pour les aider à formuler des recommandations pour le réinvestissement de dividendes, le rééquilibrage des portefeuilles des clients et la cristallisation de pertes fiscales.La nouveauté, c\u2019est que des modèles de prestation de services mettent à présent ces puissants outils à la disposition des clients en ligne.C\u2019est ce que l\u2019on appelle les « conseillers-robots», destinés à être utilisés principalement avec les portefeuilles des fonds négociés en Bourse, en mode automatique, pour un prix de souscription mensuelle dérisoire.Ils gagnent rapidement en popularité, principalement parmi les investisseurs de 20 à 40 ans, tranche d\u2019âge de l\u2019ère numérique particulièrement à l\u2019aise avec les services en ligne.Aux Etats-Unis, les sociétés de conseillers-robots telles que Wealthfront et Betterment LLC jouissent d\u2019une croissance exponentielle.Au cours des trois derniers mois seulement, leurs actifs sous gestion pour ce secteur ont crû de plus de 36%, de 11,5 à 15,7 milliards $US.Au Canada, Canadian ShareOwner Investments propose désormais un programme de conseillers-robots, et d\u2019autres sociétés devraient également lancer leur service maison.Cela inquiète-t-il les autres acteurs du secteur?Pas vraiment, du moins pour le moment.La plupart des sociétés considèrent probablement les conseillers-robots comme un concept simpliste destiné à un créneau à faible marge, tributaire des grands volumes, loin des maisons de courtage de grande qualité.Ainsi, même si cette technologie devait, comme on peut s\u2019y attendre, s\u2019améliorer pour devenir plus précise et plus «humaine» avec le temps, il est probablement escompté que la plupart des clients choisiront toujours de traiter avec des personnes plutôt qu\u2019avec des robots qui leur proposent des services au rabais.Cependant, la même présomption avait été faite dans le secteur des voyages quand Expé- dia et Travelocity ont fait irruption dans le domaine il y a environ 10 ans.Aujourd\u2019hui, les statistiques montrent que le nombre d\u2019agences de voyages en activité a baissé de 34% ces douze dernières années, notamment à cause de l\u2019impact de ces agences en ligne.Menace technologique L\u2019évolution technologique menace les agents immobiliers de la même façon.Les acheteurs à la recherche d\u2019un logement trouvent aujourd\u2019hui des maisons grâce à leurs téléphones intelligents, font des visites virtuelles et contractent des prêts en ligne, si bien que les agents doivent prouver qu\u2019ils peuvent apporter une valeur ajoutée à cette expérience sur le marché immobilier.De même, les vendeurs peuvent présenter leurs maisons et trouver des acheteurs en quelques clics et n\u2019ont plus à s\u2019appuyer sur un agent comme auparavant pour vendre leur logement.Pour rester en lice, les agents immobiliers ont choisi de souligner leur rôle de protecteurs farouches des intérêts des clients.Ils vont même jusqu\u2019à vanter une obligation fiduciaire caractéristique de l\u2019agent immobilier.Les agences de voyages ont adopté une stratégie similaire en jouant sur leur capacité à éloigner les clients des vols assurés par des compagnies aériennes de piètre qualité et des hôtels miteux, toujours alléchants en ligne.Voilà peut-être un aperçu de ce à quoi ressemblera le secteur des investissements plus tard: un marché divisé entre des conseillers-robots proposant des offres à très bas prix aux clients intéressés par les services bas de gamme et de milieu de gamme et des conseillers en chair et en os qui, soucieux d\u2019éviter la purge de masse, seront contraints de proposer aux clients une protection accrue contre les mauvais traitements que leur réserve le marché financier.Devoir fiduciaire Cette attitude exagérément protectrice du conseiller vis-à-vis du client aurait des répercussions profondes, car elle forcerait les conseillers à envisager un statut légal de leur devoir fiduciaire.En effet, ils inviteraient alors les tribunaux et les autorités de réglementation à imposer des obligations générales aux acteurs du secteur d\u2019agir en donnant priorité aux intérêts des clients.Si la situation évolue dans ce sens, il faut se demander si le refus actuel du secteur des placements d\u2019adopter une norme visant à privilégier les intérêts du client ne sera pas finalement considéré avec un peu de regret.Regret que leur refus ait pu compromettre ou retarder l\u2019encadrement du développement des conseillers-robots avant que celui-ci ne gagne en puissance.Regret également que le temps perdu à s\u2019opposer à une norme visant à privilégier les intérêts du client n\u2019ait pas plutôt été mis à profit pour l\u2019adapter, afin que celle-ci soit à la fois conforme au besoin de protection des investisseurs et à la nécessité pour le secteur de disposer d\u2019un modèle d\u2019affaires viable.Bref, il y a tout lieu de se demander si l\u2019impasse dans laquelle se trouve actuellement la norme visant à privilégier les intérêts du client ne sera pas vue un jour comme une occasion manquée par le secteur des placements de modeler favorablement son propre avenir.Neil Gross est directeur général de Fair Canada à Toronto.Amazon : les investisseurs commencent à s\u2019impatienter SOPHIE ESTIENNE à New York La stratégie de Jeff Bezos trouve-t-elle ses limites?Le patron d\u2019Amazon dépense sans compter pour gagner des clients, partant du principe que les investisseurs suivront.Mais ces derniers commencent à tramer des pieds après une série de pertes.En tenant compte d\u2019une chute de plus de 8% vendredi, l\u2019action du géant américain de la distribution en ligne a perdu presque 30% de sa valeur depuis son record historique de 407,50$US en janvier.«La frustration vis-à-vis d\u2019Amazon atteint des sommets» et «nous avons du mal à identifier un catalyseur pour casser le sentiment négatif», estime la Deutsche Bank dans une note.Le groupe vient en effet d\u2019annoncer l\u2019une des plus lourdes pertes nettes de son histoire, 437 millions au troisième trimestre après déjà 126 millions au deuxième.C\u2019est la conséquence d\u2019une recrudescence d\u2019investissements dans des domaines parfois éloignés du commerce : les centres de données où il héberge des services Internet tiers, la vidéo ou la musique en ligne, ou encore les appareils électroniques comme les tablettes Kindle.Le pari de Jeff Bezos, c\u2019est que cela attire davantage de clients dans l\u2019écosystème d\u2019Amazon et entretient sa croissance.Sauf que celle-ci ralentit: le groupe n\u2019exclut pas qu\u2019elle tombe jusqu\u2019à 7% au quatrième trimestre, quand il affichait plutôt d\u2019ordinaire des taux supérieurs à 20%.Fire Phone La goutte d\u2019eau qui semble avoir fait déborder le vase, c\u2019est le Eire Phone.Lancé cet été, ce premier téléphone d\u2019Amazon n\u2019a pas trouvé son public et des stocks importants lui restent sur les bras, occasionnant une lourde charge trimestrielle.Les investisseurs sont d\u2019autant moins enclins à la patience face à ce type d\u2019expérimentation coû- teuse que les sources d\u2019inquiétude augmentent.«Tout le monde essaie de détrôner Amazon», indique à l\u2019AEP Shilpa Rosenberry, analyste au cabinet de conseil en marketing Daymon Worldwide.«Ils s\u2019étendent rapidement à l\u2019international, mais ils sont soumis à rude concurrence, en particulier quand ils entrent sur des marchés émergents où des rivaux comme Alibaba ont un avantage», dit-elle.Même aux Etats-Unis, les enseignes traditionnelles reprennent du poil de la bête en offrant«/
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