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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-11-08, Collections de BAnQ.

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[" INTERNATIONAL JOURNÉES QUÉBÉCOISES DE LA SOLIDARITÉ CAHIER THÉMATIQUE G > LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 NOVEMBRE 2014 Compressions : conséquences économiques ou choix politiques?1 Page G 3 r S\u2019affranchir lentement, mais sûrement Page G 6 % \\ Les 18^® Journées québécoises de la solidarité internationale ont lieu du 6 au 16 novembre à travers le Québec.Place aux jeunes! JIANCA LAZARUS Avec un thème comme « Faut se parler d\u2019avenir», il n\u2019est pas étonnant que les 18®® Journées québécoises de la solidarité internationale (JQSI) s\u2019adressent aux jeunes : on veut les interpeller, les titiller, les bousculer et surtout on veut leur donner le goût de se mobiliser.Avec des porte-parole comme Mélissa Mullen-Dupuis et Widia Larivière, les deux filles derrière Idle No More Québec, les JQSI relèvent le défi haut la main.MARIE-HÉLÈNE ALARIE Pour nous, il est très important cette année de donner la parole aux jeunes», nous rappelle d\u2019emblée Marie Brodeur Géli-nas, chargée de programme à l\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI), l\u2019organisme qui chapeaute les JQSI.Et aujourd\u2019hui, quand on veut rejoindre et entendre les jeunes, le meilleur moyen demeure le recours aux réseaux sociaux: «La première étape de notre démarche aura été d\u2019organiser des consultations dans cinq pays.De ces consultations est né le manifeste jeunesse contenant les préoccupations, les revendications et les engagements des jeunes», explique Marie Brodeur Gélinas.Puis, l\u2019idée d\u2019une campagne dans les wagons du métro de Montréal est venue, mais, plutôt que de n\u2019y faire que la promotion de l\u2019activité des JQSI, l\u2019organisme a choisi d\u2019inclure des extraits du manifeste et de demander aux jeunes d\u2019ici d\u2019appuyer les jeunes du Sud en se photographiant devant l\u2019affiche : «C\u2019est un geste solidaire qui transforme les selfies, ces égoportraits dont tout le monde se moque, en \u201cSOLfie \u201d, pour \u201cportrait SOLidaire » Cette campagne a aussi été lancée auprès de 6000 jeunes dans les écoles secondaires à travers le Québec.Des porte-parole qui parlent vrai De plus en plus, on constate le lien entre ce que vivent les populations autochtones du Québec et celles du Sud: «Lesgrandes problématiques d\u2019injustice Nord-Sud liées à la façon dont le système économique est organisé et certaines structures politiques qui défavorisent systématiquement les pays du Sud ressemblent à ce que vivent les autochtones d\u2019ici avec la loi des Indiens et les assassinats de femmes», rappelle Marie Brodeur Gélinas.Il est intéressant que les JQSI puissent faire le lien entre le local et l\u2019international.Ce lien devient évident quand on entend Mélissa Mullen-Dupuis et Widia Larivière, les deux porte-parole de l\u2019événement cette année.Mélissa Mullen-Dupuis et Widia Larivière ont créé, il y a deux ans, Idle No More Québec.Depuis, elles portent fièrement la plume rouge, l\u2019icône de ce mouvement de revendication des droits pour les autochtones : «Les préoccupations et les revendications du mouvement Idle No More ont des échos partout dans le monde.Aujourd\u2019hui, la défense des droits des femmes, la protection du territoire, ça concerne tout le Mélissa Mullen-Dupuis avait 12 ans lors de la crise d\u2019Oka, en 1990.«Ça m\u2019a fait me rendre compte qu\u2019on avait le droit de dire non.» monde», lance Mélissa Mullen-Dupuis, qui ajoute qu\u2019on vit sur une toute petite boule qui est encore plus petite qu\u2019on pensait et que les populations plus à risque présentement, ce sont les peuples autochtones, qui sont les plus pauvres, les plus sous-représentés.«Ce qu\u2019on voit dans la mobilisation autochtone, ce sont des jeunes qui se lèvent et qui s\u2019interrogent sur leur avenir.Nous, nous disons toujours qu\u2019on doit prendre des décisions en tenant compte des sept générations à venir.Aujourd\u2019hui, les décisions ne LOUIS-DAVID LALANCETTE Widia Larivière et Méiissa Muiien-Dupuis, initiatrices d\u2019Idie No More Québec dépassent même pas la durée d\u2019un mandat électoral», s\u2019inquiète Mélissa, qui ajoute qu\u2019on vit à crédit sur l\u2019avenir des jeunes.Mais ces jeunes sont-ils mobilisés?«Lors d\u2019une des premières manifestations d\u2019Idie No More, un jeune est venu me voir en me disant: \u201cJe ne sais pas pourquoi je suis ici, mais je sais que c\u2019est important.\u201d Je me suis alors dit qu\u2019on ne peut pas toujours avoir toutes les réponses instantanément, mais qu\u2019on est dans le mouvement et dans l\u2019apprentissage.» Pour marquer le lancement des JQSI, lors de la rencontre Femmes autochtones, femmes du Sud.Paroles croisées, il sera intéressant d\u2019entendre les deux porte-parole échanger avec des femmes du Mali, du Sénégal et de la Bolivie : «Cet échange nous permettra de voir comment elles revendiquent leurs droits politiques et juridiques, dans le cas de Mélissa et de Widia, ou leurs droits économiques, dans le cas de nos invités du Sud.La discussion permettra de comprendre comment les activités économiques des femmes leur ont permis de s\u2019épanouir et de ré- pondre à leurs besoins et d\u2019en mesurer les impacts sur les femmes de leur collectivité et même, dans une certaine mesure, sur leur pays», explique Marie Brodeur Gélinas.Un autre échange qui promet d\u2019être passionnant portera sur l\u2019avenir des jeunes en coopération internationale : au-delà des stages, quelle place pour les jeunes en coopération internationale?«Le réseau est en crise avec les coupes gouvernementales et les fermetures de projets, abrs qu\u2019une jeunesse dynamique, éduquée, sensibilisée et engagée a envie de s\u2019investir à long terme en coopération internationale», affirme Marie Brodem Gélinas.On rappelle qu\u2019une douzaine d\u2019activités sont prévues à Montréal tout au long des JQSI.Mais ce n\u2019est pas seulement dans la métropole que ça se passe, puisqu\u2019on retrouve une programmation aussi dynamique dans les douze régions du Québec.Collaboratrice Le Devoir Pour en savoir plus sur la programmation des JQSI, consulter le site www.jqsi.qc.ca CETTE PAGE EST PRODUITE PAR ALTERNATIVES > LA SOLIDARITE EN ACTION > WWW.ALTERNATIVES.CA UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE S\u2019ENGAGER ICI ET AILLEURS À BÂTIR DES ALTERNATIVES ! NOUS DEFENDONS LA JUSTICE SOCIALE, L\u2019EQUITE, LA DÉMOCRATIE ET LES DROITS DE LA PERSONNE PARTOUT SUR LA PLANÈTE.C\u2019EST POURQUOI NOUS LE FAISONS ICI AUSSI.La mission Alternatives vise à structurer, renforcer et promouvoir des initiatives menées par des mouvements sociaux ici et ailleurs.En appuyant l\u2019action citoyenne et en protégeant les droits civils, culturels économiques, politiques, sociaux et environnementaux, elle espère l\u2019émergence de sociétés plus justes et durables.PROTEGER LES DROITS DE LA PERSONNE EN AMÉRIQUE CENTRALE Grâce à l\u2019appui financier du nninistère des Relations internationales et de la Francophonie (MRI) du Québec, Alternatives appuie des organisations et des connnnunautés au Guate-nnala, au El Salvador et au Nicaragua pour réfornner les codes nniniers et protéger les droits des fennnnes et des honnnnes dont la vie est touchée par les activités des nniniéres.Nos actions facilitent l\u2019accès des populations à la justice, soutiennent le plaidoyer pour une nneilleure ré-glennentation des entreprises transnationales et renforcent les capacités financières et techniques des organisations des droits de la personne.?DEFENDRE LES DROITS ET LA SÉCURITÉ NUMÉRIQUE DANS LA RÉGION DU MAGHREB ET DU MACHREK L\u2019Internet et les technologies numériques connexes constituent des outils précieux pour promouvoir les droits de la personne, comme l\u2019ont bien démontré les révolutions arabes en 2011.Mais la surveillance et la censure réduisent considérablennent leur capacité de catalyser des transfornnations sociales et nnenacent la sécurité nnénne de ceux qui se servent de l\u2019Internet pour défendre les droits de la personne.C\u2019est pourquoi Alternatives et ses partenaires, avec l\u2019aide financière de la Connnnission européenne, ont nnis en oeuvre dans le projet DSS216.Établi à Tunis, le centre DSS216 propose des fornnations, des outils et des services pour pernnettre aux défenseurs des droits de la personne de la région du Maghreb et du Machrek de renforcer leur sécurité en ligne et de contourner la censure.Le projet vise égalennent à annéliorer le plaidoyer pour les droits nunnériques, la protection de la vie privée, le droit à l\u2019anonynnat, la liberté d\u2019expression, le droit d\u2019accès à l\u2019infor-nnation sur l\u2019Internet et la liberté d\u2019association dans la région.?Aujourd'hui, notre monde globalisé est confronté à de multiples crises structurelles, écologiques, sociales, géopolitiques et idéologiques.Ces crises, en plus d'engendrer plus d'injustices, d'exclusion, de pauvreté et de guerres, nous affectent tous et toutes, tant au Canada, au Québec, qu'ailleurs dans le monde.Alors que plus d\u2019un milliard de personnes vivent déjà dans des États en guerre, que 2 autres milliards vivent dans la pauvreté la plus absolue, que la masse des sans-emploi et sous-employés va grandissante, que les violences s\u2019exacerbent contre les femmes et les minorités, que le réchauffement climatique atteint des niveaux mettant en danger la survie même des espèces, incluant la nôtre, nos gouvernants maintiennent le cap vers davantage de répression, davantage de dérégulation au profit des transnationales, davantage de destruction des écosystèmes, davantage d\u2019attaques contre nos droits.Dans les pays du Nord notannnnent, incluant au Canada, on assiste à une nnontée critique de la droite politique et nnorale, à une régression de la tolérance à l\u2019autre, voire de la tolérance à la dénnocratie et aux valeurs dénnocratiques.DANS CE CONTEXTE.ALTERNATIVES : ?\tRéaffirnne son soutien et sa légitinne participation active aux nnouvennents sociaux de solidarité au Québec, au Canada et à l\u2019international visant à renforcer la construction de sociétés durables et respectueuses des droits civils, culturels, écononniques, politiques, sociaux et environnennentaux; ?\tAssunne sa responsabilité solidaire et son droit de concourir aux luttes du Nord face aux politiques régressives qui ont des innpacts négatifs partout dans le nnonde; ?\tSoutient les organisations et les citoyens d\u2019ici et d\u2019ailleurs dans leur actions pour la défense de ceux et celles dont les droits sont les plus bafoués; ?\tAppuie les stratégies de construction d\u2019alliances et de concertation des nnouvennents et des forces populaires, sociales, progressistes et alternnondialistes par, notannnnent, la construction et le renforcennent des forunns sociaux.ENSEMBLE.NOTRE BUT EST DE CONSTRUIRE UN MONDE QUI PUISSE VOIR : ?\tFennnnes, honnnnes et enfants, dignes et solidaires, se partageant équitablennent le pouvoir ainsi que les ressources nécessaires pour vivre et s\u2019épanouir; ?\tUn respect par toutes et tous de la diversité des peuples, des nations et des individus, ainsi qu\u2019un respect inconditionnel des droits civils, culturels, écononniques, politiques, sociaux et environnennentaux, avec une préoccupation pour la défense et la pronnotion des droits des innnnigrants et des réfugiés; ?\tUn développennent équitable, juste, et réellennent dénnocratique tant au niveau local, national que nnondial.REPENSER LE SYSTEME ALIMENTAIRE Partout dans le nnonde, les citadins inna-ginent et fornnulent des nnodèles agroali-nnentaires plus dénnocratiques, plus justes et plus viables.C\u2019est dans cette nnouvance que s\u2019inscrit l\u2019initiative Flochelaga\u2019table.Mené par Alternatives avec la collaboration du Centre Turbine et du Conseil pour le développennent local et connnnunau-taire d\u2019Flochelaga-Maisonneuve et l\u2019appui financier du Forunn jeunesse de l\u2019île de Montréal, ce projet sensibilise les jeunes nnontré-alais issus de nnilieux défavorisés aux enjeux locaux des systènnes alinnentaires et suscite leur participation dans la création d\u2019environ-nennents alinnentaires sains et équitables.?APPUYER LA JUSTICE SOCIALE AU QUÉBEC, AU CANADA ET POUR LES PREMIÈRES NATIONS Au nnois d\u2019août dernier, le Forum social des peuples (FSP) accueillait à Ottawa 6000 militant-es des organisations progressistes du Québec et du Canada anglais ainsi que plusieurs membres des Premières nations pour réfléchir et débattre sur les enjeux politiques, écononniques et sociaux qui préoccupent la société civile.Ce rassennblennent a dénnontré une réelle volonté de créer un espace connnnun où pourront se tisser de nouveaux liens de solidarité et voir énnerger de stratégies de convergence autour d\u2019un progrannnne de progrès social, posant ainsi les jalons d\u2019un processus qui est appelé à se poursuivre et auquel Alternatives continuera à jouer un rôle de prennier plan.?INITIER LES JEUNES À LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE Depuis sa création en 2004, Alternatives offre à des jeunes québécois et canadiens la possibilité de participer à des stages de solidarité internationale dans différents secteurs d\u2019activités.En association avec I université d Ottawa et Québec sans frontières du MRI, ce programme permet de former les jeunes à la solidarité internationale, de sensibiliser le public québécois aux enjeux internationaux et d\u2019appuyer le travail des organisations de la société civile dans les pays du Sud.Cette année.Alternatives offre des stages en Tunisie, au Cameroun et en Équateur.Alternatives La solidarité en action Vous pouvez aussi soutenir Alternatives en faisant un don ou en devenant membre.^ ^ twitter @alternativesMTL facebook.com /alternativesMTL web alternatives.ca téléphone (514) 982-6606 LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 NOVEMBRE 2014 G 3 INTERNATIONAL COMPRESSIONS DANS L\u2019AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT Conséquences économiques ou choix politiques ?Le Canada réduit ses budgets consacrés à \\ l\u2019aide étrangère.A Québec, les mesures d\u2019austérité laissent craindre la disparition des sommes dédiées à la solidarité internationale.Pourtant, l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a récemment noté une augmentation des montants accordés à l\u2019aide publique au développement chez ses pays membres.ÉTIENNE PLAMONDON ÉMOND En 2013, les sommes consacrées par le gouvernement canadien à l\u2019aide publique au développement ont diminué de 11,4%, selon les chiffres dévoilés par TOCDE en avril dernier.Cela représente plus de 500 millions de dollars.Les raisons invoquées dans le communiqué de l\u2019OCDE soulignent des «versements exceptionnels effectués en 2012 au titre du changement climatique et des opérations d\u2019allégement de la dette ainsi que des coupes budgétaires affectant 2013».Il est vrai que les dépenses associées à l\u2019aide in-ternationale avaient augmenté de 4,1% entre 2011 et 2012.Mais ce montant s\u2019élevait à plus 5,4 milliards en 2011, alors qu\u2019il avoisine les 4,9 milliards en 2013.Dans son rapport statistique sur l\u2019aide internationale pour l\u2019année fiscale 2012-2013, le gouvernement du Canada avance le chiffre de 5,4 milliards.Les chiffres de l\u2019OCDE sont par contre considérés comme plus fiables, car la définition des dépenses liées à l\u2019aide au développement n\u2019est pas tout à fait la même.Néanmoins, les rapports statistiques canadiens permettent aussi de remarquer une baisse, puisque l\u2019aide internationale y était estimée à 5,7 milliards pour l\u2019année fiscale 2011-2012.Pourtant, l\u2019OCDE constate en 2013 que l\u2019aide au développement a augmenté de 6,1% chez ses pays membres, malgré les problèmes économiques actuels à travers le monde, pour atteindre un sommet de 134,8 milliards.Elle indique que le Canada, la France et le Portugal sont «Içs pays affichant les replis les plus marqués».A l\u2019inverse, 17 des 28 pays membres ont accru leur effort dans ce domaine.François Audet, le directeur de l\u2019Observatoire canadien sur les crises et l\u2019action humanitaire (OCCAH), souligne qu\u2019il faut tout de même nuancer la croissance des dépenses dans l\u2019aide au développement qui a été observée dans certains pays au cours des 15 dernières années.Depuis le 11 septembre 2001, on mélange parfois à ces montants des sommes investies dans des interventions militaires accompagnées d\u2019une aide à caractère humanitaire.«Si le militaire construit une école, est-ce que c\u2019est vraiment de l\u2019aide ou plutôt une façon d\u2019avoir bonne presse auprès de la population locale ?Il y a énormément de zones grises.» De plus, la multiplication des catastrophes naturelles médiatisées, qui ont généré de nombreux dons de la part de la population, a souvent poussé les gouvernements à emboîter le pas.Reste qu\u2019ici les sommes dépensées par le gouvernement fédéral diminuent.«Le Canada a toujours été un donateur moyen, remarque Aniket Bhushan, un ancien chercheur au sein de l\u2019Institut Nord-Sud qui poursuit ses travaux à l\u2019Université Carleton, à Ottawa.Il était plutôt stable comme donateur, mais, dans les dernières années, son effort a chuté assez significativement.» Le budget fédéral de l\u2019aide publique au développement représente actuellement 0,27% du revenu national brut (RNB), contre 0,34% en 2010.Les pays membres de l\u2019OCDE consacrent en moyenne 0,3% de leur RNB à cette aide, alors qu\u2019ils se sont engagés à lui en consacrer 0,7% depuis l\u2019adoption d\u2019une résolution à l\u2019Assemblée générale de l\u2019ONU, en 1970.Cinq pays ont respecté ce dernier engagement en 2013, soit le Royaume-Uni, le Danemark, le Luxembourg, la Norvège et la Suède.Sommes non dépensées L\u2019une des raisons qui expliqueraient en partie la réduction de l\u2019effort canadien serait l\u2019écart entre les budgets alloués et l\u2019argent réellement dépensé.A la fin de Tannée fiscale, toutes les sommes prévues par le gouvernement, mais non décaissées, retournent automatiquement au Conseil du Trésor.« Une somme qui retourne au Trésor ne retournera pas nécessairement dans l\u2019aide internationale les années suivantes», rappelle M.Bhushan.Pour Tannée 2013, cet argent non dépensé a fait perdre à l\u2019aide internationale entre 190 et 290 millions, selon les différents calculs.«C\u2019est une coupe budgétaire par la porte d\u2019en arrière, juge Stephen Brown, un professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa spécialisé dans les questions d\u2019aide internationale.Ça n\u2019a pas été annoncé dans le budget, mais c\u2019est très clair que c\u2019était voulu, parce qu\u2019il y a toujours moyen de faire des dépenses à la dernière minute pour ne JEAN-LOUP GAUTREAU AGENCE ERANCE-PRESSE L\u2019OCDE constate en 2013 que Taide au développement a augmenté de 6,1 % chez ses pays membres.pas perdre cet argent.Ils le font chaque année, comme, par exemple, verser des fonds aux agences des Nations unies un peu plus tôt.» François Audet nourrit des doutes quant au caractère délibéré de la manœuvre et émet Thy-pothèse qu\u2019il puisse s\u2019agir d\u2019une maladresse bureaucratique, comptç tenu des programmes qui étaient en suspens.A tout le moins, il considère que c\u2019était «malhabile politiquement».Aniket Bhushan avait analysé ces écarts entre les sommes allouées et les sommes dépensées lorsqu\u2019il travaillait pour l\u2019Institut Nord-Sud, fermé depuis quelques semaines, faute de financement.Il évalue l\u2019argent non dépensé par l\u2019ancienne Agence canadienne du développement international (ACDI) à 191 millions pour 2012-2013.H s\u2019agit du plus grand montant perdu ainsi par l\u2019ancienne ACDI depuis 1994-1995.Historiquement, selon les recherches de M.Bhushan, les importants écarts entre le budget alloué et l\u2019argent décaissé correspondent davantage à des périodes de déficit ou d\u2019austérité budgétaires qu\u2019au parti politique au pouvoir ou au cycle idéologique.«Les libéraux Vont aussi fait lorsqu\u2019ils étaient au pouvoir», affirme-t-il.Le prochain budget sera révélateur, juge M.Bhushan.Si la fusion de TACDI avec le ministère des Affaires étrangères engendre l\u2019efficacité annoncée par le gouvernement et que les surplus budgétaires sont au rendez-vous comme prévu, on devrait assister, en théorie, à un retour à la normale.«On pourra distinguer ce qui n\u2019avait pas seulement à voir avec l\u2019austérité.» La diminution globale de Taide publique au développement est-elle simplement le symptôme d\u2019une économie en mauvaise santé?«Souvent, on va justifier, dans les discours, des compressions dans l\u2019aide internationale avec comme prétexte une économie difficile», note François Audet.Par contre, selon lui, «la corrélation la plus évidente, pour l\u2019instant, est certainement liée aux intérêts du gouvernement en place, à savoir que l\u2019aide va être distribuée ou canalisée en plus ou moins grandes sommes selon la façon dont le parti au pouvoir songe à utiliser l\u2019aide pour ses propres intérêts.C\u2019est particulièrement marqué depuis l\u2019arrivée au pouvoir des conservateurs.» Et au Québec ?Au début de l\u2019automne, des rumeurs ont circulé selon lesquelles l\u2019enveloppe du Québec consacrée à la solidarité internationale passerait aussi sous le couperet des mesures d\u2019austérité prévues par le gouvernement Couillard.Le ministère des Relations internationales (MRI) consacre un peu plus de 5 millions par année à la coopération internationale, souvent destinés à étoffer des enveloppes fédérales.«Ce n\u2019est pas ce qui va changer le monde, mais, pour beaucoup d\u2019organisations et leurs partenaires sur le terrain, c\u2019est fondamental», souligne François Audet, qui s\u2019affiche en désaccord avec ce genre de coupe.Collaborateur Le Devoir POLITIQUE DE PARTENARIAT AVEC LA SOCIETE CIVILE Encore beaucoup de zones d\u2019ombre L\u2019été dernier, le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (MAECD) du Canada a tenu une consultation publique sur son projet de politique de partenariat avec la société civile.Si la démarche est perçue comme un signe d\u2019ouverture par les organismes de coopération internationale, Tébauche de la politique présente pour Tins-tant de nombreuses lacunes.ÉTIENNE PLAMONDON ÉMOND L e changement de ton en a réjoui plus d\u2019un dans le milieu de la coopération internatio- nale.Depuis l\u2019arrivée de Christian Paradis au poste de ministre du Développement international, les relations se sont détendues entre les organisations de la société civile (OSC) et le gouvernement fédéral.Le Conseil canadien de la coopération internationale (CCCI) et l\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) ont désormais accès au ministre, alors que ses prédécesseurs, Bev Oda et Julian Fantino, leur fermaient carrément la porte.Le 9 juin dernier, Christian Paradis a dévoilé Tébauche d\u2019une politique de partenariat avec la société civile, articulée autour de neuf objectifs.Dans la foulée, il a lancé une consultation en ligne d\u2019une durée d\u2019environ deux mois.Le CCCI a bien accueilli ce signe d\u2019ouverture.Fraser Reilly-King, analyste des politiques au CCCI, considère qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un «bon dé-but»,^ même s\u2019il reconnaît que Tébauche de la politique proposée est loin d\u2019être parfaite.La politique définitive devrait être annoncée cet automne.Le gouvernement a reçu 25 soumissions via la consultation virtuelle, pour un total de 130 pages de commentaires, affirme-t-on au MAECD.Dans le portail en ligne, on indique que «le ministère publiera un résumé des commentaires sur le site Web à l\u2019automne 2014».Au moment d\u2019écrire ces lignes, aucun document soumis ne se retrouvait sur le site.Ce manque de transparence dérange Stephen Brown, pro- fesseur de science politique de l\u2019Université d\u2019Ottawa, spécialisé dans les questions de coopération internationale.«On n\u2019aura aucun moyen de savoir si [le scénario] représentait vraiment le consensus et l\u2019opinion de la majorité ou si ce n\u2019était qu\u2019une consultation bidon pour permettre au gouvernement de légitimer les décisions qu\u2019il aurait prises de toute façon.» Amélie Nguyen, analyste des politiques à TAQOCI, juge de son côté que Tébauche de la politique elle-même présente encore «beaucoup de zones d\u2019ombre».Elle a rédigé, dans le cadre de la consultation, le mémoire pour le Réseau de coordination des conseils (RCC), une coali- VOIR PAGE G 7 ; OMBRE LE QUEBEC RECONNAIT LAPLACE DES JEUNES EN SOLIDARITÉ INTERNATIONALE Je vous invite à participer en grand nombre à cette 18' édition des tournées québécoises de la solidarité internationale (JQSI).En tant que ministre des Relations internationales et de la Francophonie, je suis heureuse de m'associer à un évènement qui souligne cette année l'implication des jeunes Québécoises et Québécois dans les efforts de solidarité internationale, au Nord comme au Sud.Leur apport est essentiel à l'action internationale du Québec, Au fil des ans, les JQSI sont devenues un rendez-vous incontournable pour les acteurs du domaine dans la plupart des régions du Québec.Au cours de ces Journées, vous serez invités à réfléchir et à discuter des défis actuels et futurs en lien entre autres avec l'environnement, la sécurité alimentaire, les droits humains et la démocratie.Les JQSI vous permettront également de prendre connaissance d'une multitude d'initiatives portées par les jeunes d'ici et d'ailleurs, lesquels sont appelés à se mobiliser pour un monde plus juste.Enfin, je félicite l'AQOCI et son réseau d'organismes de coopération internationale pour leur admirable travail dans l'organisation de cet évènement et vous souhaite, à toutes et à tous, des échanges enrichissants.Christine St-Pierre Ministre des Relations internationales et de la Francophonie Pour plus d'information sur les programmes de solidarité internationale financés par le ministère, visitez le site Internet WWW.mrif.gouv.qc.ca AOOCI Relations internationales et Francophonie ^ I\tES ES Québec es es faut se parler (üduxih VIVRE lit tllUMITÉ >T'.'-'i.20 ftHSi JOURNEES QUEBECOISES àela SOLIDARITÉ INTERNATIONALE 6 au 16 novembre 2014 jqsi.qc.ca Dix jours pour parler d'avenir dans 12 régions du Québec #fautseparler ¦\t'tb .QUEBECSANSFR0NTIERES.COM Crédit photo Fondation Chuquirahua Stagiaires François Guevremont Steve Girard Claude Côte Cindy Maltais Stephanie Tremblay Equateur G 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 9 NOVEMBRE 2014 INTERNATIONAL OBJECTIFS DU MILLENAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT Un bilan partagé, au seuil de l\u2019échéance de 2015 Références majeures dans les milieux de Taide internationale depuis le début de ce siècle, les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), fixés par les Nations unies, viennent à échéance en 2015.Bilan de leurs répercussions et regard sur les suites à leur donner.ETIENNE PLAMONDON EMOND L> initiative a donné un second souffle à l\u2019aide ' internationale.Après le Sommet du millénaire, organisé en 2000 au siège de TOrganisa-tjon des Nations unies (ONl^, à New York, 189 Etats ont adopté la Déclaration du millénaire et les huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD).Ces derniers servent depuis de guides dans toutes les actions de coopération internationale à travers le monde.«Les OMD ont été un wake-up call pour la communauté internationale », rappelle Jean-Philippe Thérien, professeur au Département de science politique de FUniversité de Montréal, dont les recherches se penchent sur les politiques d\u2019aide étrangère et le rôle des grandes organisations internationales.«Il faut se rappeler que les années 1990 avaient été extrêmement décevantes, notamment parce que les budgets d\u2019aide au développement avaient considérablement diminué.» Dans son rapport de 2014, l\u2019ONU se réjouissait déjà de constater l\u2019atteinte de plusieurs cibles fixées en 2000.Le nombre des personnes vivant avec moins de 1,25$ par jour semble avoir été réduit de moitié par rapport à 1990.La lutte contre le paludisme aurait évité plus de 3 millions de décès entre 2000 et 2012 et les efforts contre la tuberculose auraient sauvé 22 millions de vies depuis 1995.Quelque 89% de la population mondiale a désormais accès à une source d\u2019eau potable améliorée, contre 76% en 1990.«On pourrait dire que les cibles ne sont pas suffisamment ambitieuses, mais elles donnent un point de repère pour alimenter le débat international», remarque M.Thérien.Des lacunes Le bilan n\u2019est pas positif partout: l\u2019ONU reconnaît qu\u2019il y a encore loin de la coupe aux lè-vres pour certaines cibles, un an avant l\u2019échéance.Par exemple, les principales menaces contre l\u2019environnement demeurent présentes, voire se sont accrues.Bien que la proportion des personnes sous-alimentées ait diminué dans le monde, la cible visant à réduire de moitié le pourcentage des personnes souffrant de malnutrition nécessite plus d\u2019efforts.Si le taux de mortalité infantile a baissé de 50%, les décès demeurent en grande partie causés par des maladies évitables.Quelque 2 milliards de personnes ont accédé à des services d\u2019assainissement amélioré entre 1990 et 2012, mais 2,5 milliards n\u2019en bénéficient tou- B.n .- -COI.Sect.\t,.:o(ihe !'¦ tons NIELS AHLMANN OLESEN AGENCE ERANCE-PRESSE «Dans un monde où on constate de plus en plus l\u2019impact des changements climatiques, la capacité à atteindre les OMD est très liée à l\u2019état de l\u2019environnement», approuve Fraser Reilly-King, analyste des politiques au Conseil canadien de la coopération internationale (CCCI).jours pas et un milliard d\u2019entre elles défèquent toujours à l\u2019air libre.Bonnie Campbell, directrice du Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS) à l\u2019UQAM, reconnaît que les QMD attirent l\u2019attention sur des enjeux cruciaux.En revanche, elle critique la manière dont Us ont été conçus.Elle leur reproche, en outre, de s\u2019appliquer de la même façon à tous les pays, sans tenir compte des spécificités.«Lorsqu\u2019on veut éradiquer la pauvreté, il faut s\u2019attaquer aux causes et aux origines structurelles, qui sont très différentes au Burkina Faso et en Bolivie.» De plus, elle qualifie les actuels QMD de «désagrégés», c\u2019est-à-dire qu\u2019ils abordent les problèmes séparément, sans tenir compte de leur Interdépendance.Cette distinction cautionne, selon elle, une approche en silo.«La mortalité infantile est une question inséparable de celles que représentent l\u2019éducation des jeunes femmes et l\u2019alimentation, mais elles sont traitées séparément», lllustre-felle.Mais, plus que tout, ces objectifs étalent essentiellement déterminés par la communauté des bailleurs de fonds, déplore-t-elle.«Ils sont beaucoup plus silencieux sur la stratégie, comme s\u2019il était entendu que les bailleurs de fonds avaient la bonne», dit-elle, tout en soulignant que les QMD passent sous silence l\u2019Importance des choix politiques.Vers des objectifs de développement durable Pour faire suite aux QMD, il a été convenu, lors de la conférence de Rio+20, en juin 2012, de regrouper les enjeux écologiques et de développement humain dans l\u2019élaboration d\u2019objectifs de développement durable (QDD).«Dans un monde où on constate de plus en plus l\u2019impact des changements climatiques, la capacité à atteindre les OMD est très liée à l\u2019état de l\u2019environnement», approuve Eraser Reilly-King, analyste des politiques au Conseil canadien de la coopération internationale (CCCI).En juillet dernier, le Groupe de travail ouvert sur les QDD, mandaté par l\u2019QNU pour proposer des options, a déposé un document final suggérant 17 objectifs et 169 cibles à atteindre d\u2019ici à 2030.En réponse aux critiques selon lesquelles les QMD n\u2019avaient pas été déterminés de manière consultative, les Nations unies ont cette fois-ci coordonné une multitude de consultations nationales, mondiales et thématiques.Elles ont même invité les internautes à se prononcer dans le site myworld2015.org.Mais Bonnie Campbell note à nouveau des lacunes.En avril dernier, elle a participé à un forum, tenu à Dakar, sur la position commune de l\u2019Afrique à propos de l\u2019ordre du jour du développement après 2015.Elle a constaté que les organisations de la société civile du continent ne sont pas arrivées à faire entendre leur voix dans le processus onusien.«Il persiste une asymétrie dans l\u2019initiative, à un point où les gens avec qui fêtais, qui croyaient en cette consultation, étaient complètement découragés», assure-t-elle.Puis elle ajoute : «Il y a une volonté de participation, mais il n\u2019y a pas d\u2019espace pour une remise en question.» Données et technicisation des enjeux L\u2019QNU insiste beaucoup en ce moment sur l\u2019importance des données afin de réaliser un suivi efficace des QMD et d\u2019influencer les décisions quant aux politiques de développement.Pour l\u2019après-2015, elle a lancé un appel aux gouvernements et à la communauté internationale pour accroître les ressources dans les systèmes statistiques.«C\u2019est une idée fondamentale qu\u2019on a apprise des OMD: on doit pouvoir bien les mesurer.La plupart des gouvernements n\u2019ont pas, actuellement, la capacité de les mesurer adéquatement», constate M.Reilly-King.En revanche, il juge que les QMD étaient trop souvent concentrés sur des mesures quantitatives, au détriment des indicateurs qualitatifs.«On ne vise pas seulement un accès universel à l\u2019éducation.Cette éducation doit être de bonne qualité.On ne vise pas seulement à combattre des maladies comme le paludisme et le sida.Tout le système de soins de santé d\u2019un pays doit être renforcé.» Constat similaire chez Bonnie Campbell: «Le fait de dire que le seuil de subsistance est de tel chiffre nous invite à une technicisation des choses, qui sont plutôt le résultat de choix sociaux, politiques ou économiques et pas simplement le fruit de décisions en mcitière d\u2019efficacité et d\u2019allocation.» « On s\u2019est un peu enfermé dans des objectijs de nature technique, observe aussi M.Thérien.On a délibérément fait l\u2019impasse sur la politique, c\u2019est-à-dire les relations de pouvoir, aussi bien à l\u2019intérieur des Etats qu\u2019entre les Etats.Toute la question de la réforme des instances internationales et de la structure de gouvernance de l\u2019ordre international, c\u2019est quelque chose qui a complètement été mis de côté, malgré le huitième objectif [abordant cette question].S\u2019il y a une leçon à retenir de l\u2019expérience de 2000-2015, c\u2019est que cet aspect devrait devenir plus important.» Collaborateur Le Devoir Les objectifs du millénaire pour le développement 1.\tEliminer l\u2019extrême pauvreté et la faim.2.\tAssurer l\u2019éducation primaire pour tous.3.\tPromouvoir l\u2019égalité des sexes et l\u2019autonomisation des femmes.4.\tRéduire la mortalité infantile.5.\tAméliorer la santé maternelle.6.\tCombattre le VIH/sida, le paludisme et d\u2019autres maladies.7.\tPréserver l\u2019environnement.8.\tMettre en place un partenariat mondial pour le développement.Québec sans frontières : vingt ans de réseautage CLAUDE LAELEUR En 20 ans, le programme Québec sans frontières (QSF) a initié plus de 6500 jeunes à la solidarité internationale.Mais ce programme a fait bien davantage puisque, dans les faits, il a formé 6500 Québécoises et Québécois pour qu\u2019ils prennent une part active dans leur collectivité, notamment en devenant des leaders et des entrepreneur.Voilà ce qu\u2019observe Katina Binette, chargée de programmes à l\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQQCl).Dans le cadre d\u2019un partenariat original avec le ministère des Relations internationales et de la Francophonie, l\u2019AQQCI cogère Québec sans frontières.M\u201d® Binette, qui est elle-même l\u2019une des bénéficiaires de QSF, souligne que «c\u2019est là un modèle assez unique.Nous avons cofondé le programme en 1994-1995, le gouvernement ayant alors approché l\u2019AQOCI pour la création de QSF, et, depuis, on a toujours gardé un rôle de cogestion.» Et de poursuivre M\u201d® Binette : «La très grande majorité de ceux et celles qui ont fait un stage de solidarité internationale Pauvreté.Injustice.Exp lO I tat IO n.Quelle est la solution?mondialiser /SNinter l\u2019égalité Ss^Pares www.interpares.ca/fr à l\u2019étranger disent que Québec sans frontières est l\u2019expérience de leur vie et que cela a changé leur vision des choses.Par la suite, on les retrouve engagés un peu partout dans la société.» C\u2019est ainsi que certains sont devenus des leaders dans leur collectivité ou des dirigeants d\u2019entreprise, dit-elle.Qn retrouve plusieurs anciens stagiaires de QSF au sein d\u2019instances démocratiques ou dans divers comités et associations.«Ce sont des gens qui s\u2019engagent dans des causes ou militent dans des organisations», rapporte Katina Binette.Elle observe même que, dans chacune des organisations membres de l\u2019AQQCI, il y a au moins une personne qui a déjà participé au programme Québec sans frontières.«On en retrouve même beaucoup au sein du ministère des Relations internationales», dit-elle en riant.Katina Binette en est elle-même un bel exemple.«J\u2019ai été stagiaire au programme en 1997-1998 et je suis allée faire un stage en Bolivie en 1998, ra-conte-t-elle.Par la suite, je me suis engagée comme bénévole auprès du CREDIL [Comité régional d\u2019éducation pour le développement international de Lanaudière] durant quatre ans, notamment pour la formation des futurs stagiaires de QSF.J\u2019ai ensuite eu un emploi dans un organisme de coopération internationale, pour finalement décrocher un poste de chargé de programme de QSF, où je suis depuis neuf ans.Ça fait donc 17 ans que je gravite dans ce programme ! » Une véritable école de solidarité Au départ, Québec sans frontières vise à initier à la solidarité internationale des jeunes âgés de 18 à 35 ans.Il s\u2019agit généralement d\u2019étudiants, de travailleurs ou de personnes sans emploi provenant de tous les milieux et de toutes les régions du Québec.Montreal : bibliothèque Maisonneuve, 4120 Rue Ontario Est, Montréal caatVîaJïTTill bibliothèque Jacques-Perron 100 rue Saint-Laurent Ouest, Longueuil Dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale.EcMaE S\u20ac piAvlev e L'ÔSUV^B LéùBB ^fiMS LB Mùm>B 1 87 PAUVRETÉ L'ŒUVRE LÉGER % leger.org LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 9 NOVEMBRE 2014 G 7 INTERNATIONAL RELATIONS PUBLIQUES SANS ERONTIERES Une expertise bienvenue en aide internationale PIERRE VALLEE \\ A première vue, l\u2019idée peut sembler un brin saugrenue.Les relations publiques au service de la coopération internationale ?Mais, à bien y penser, la proposition tient la route et répond à de réels besoins.«J\u2019avoue que c\u2019est moins évident pour la discipline des relations humaines que pour la médecine ou le génie.Mais toutes les organisations, peu importe où elles se trouvent dans le monde, ont des besoins en communications, explique Guy Versailles, le président du conseil d\u2019administration de l\u2019organisme Relations publiques sans frontières (RPSF).Si, ici au Québec, comme dans le reste des pays développés, on a développé une réelle expertise en relations publiques, ce n\u2019est pas le cas dans les pays en voie de développement, où cette expertise fait défaut.» C\u2019est pour pallier ce manque d\u2019expertise que RPSF a été fondé en 2007, à la suite de la suggestion de Stéphane Prud\u2019homme, le président de la firme 180 degrés relations publiques.L\u2019idée a depuis fait boule de neige.«Nous avons le soutien et l\u2019entière collaboration de la communauté des relations publiques du Québec.» Depuis sa création, RPSF mène, bon an mal an, sept ou huit missions à l\u2019étranger, en grande partie en Afrique et en Amérique du Sud.«Nos chefs de mission ont tous au moins 10 années d\u2019expérience en relations publiques.On tient aussi à ce qu\u2019ils aient un minimum de vécu et de bagage.» Chaque mission dure de dix jours à deux semaines.«Nos chefs de mission le font bénévolement, RPSF assume seulement les coûts de déplacement et de séjour.Chaque mission coûte de 5000 à 7000 $.RPSF fonctionne avec un budget annuel d\u2019environ 90 000$, qui provient de dons d\u2019individus ou d\u2019entreprises.Nous venons de mettre en place un plan stratégique de trois ans qui devrait nous permettre de stabiliser notre financement.» Répondre à des besoins réels Les missions menées par RPSF doivent répondre à des besoins réels.«RPSF n\u2019est pas sur le terrain.C\u2019est la raison pour laquelle nous travaillons avec nos partenaires, comme Oxfam-Québec, Terre sans frontières, SUCO, qui, eux, sont sur le terrain.Ce sont nos partenaires, de concert avec les organismes locaux, qui identifient les besoins et les problèmes et qui ensuite font appel à notre expertise.» Et pas question d\u2019aller faire le travail à la place des organismes locaux qu\u2019on vient appuyer.«Le but de nos missions est de faire un transfert d\u2019expertise.Nous n\u2019allons pas régler un problème pour eux, mais plutôt donner les outils aux organisations locales afin qu\u2019elles puissent ensuite prendre les bonnes décisions et mettre en place le plan de communication qui sera, selon elles, le plus efficace pour atteindre l\u2019objectif qu\u2019elles se sont fixé.Par exemple, si nous allons appuyer un organisme qui veut mettre en place une campagne de sensibilisation à la violence faite aux femmes, nous n\u2019allons pas définir à sa place quelle allure prendra cette campagne de sensibilisation.Par contre, nous allons mettre notre expertise à son service afin qu\u2019il puisse bien définir son objectif, bien cibler à qui cette campagne de sensibilisation s\u2019adresse et bien choisir les outils de communication qui seront les plus efficaces et pertinents.Ce genre de réflexion, c\u2019est le pain et le beurre quotidiens des relations publiques.» Quelques exemples concrets RPSF est en mesure d\u2019intervenir pour divers problèmes et ses interventions couvrent la gamme complète des relations publiques.«Nous pouvons aider une organisation locale à diffuser une idée, à faire adopter un projet ou à faire avancer une cause.On peut l\u2019aider en relations de presse, en organisation d\u2019événements, en communications internes comme externes, en relations avec les instances politiques, bref, dans toutes les dimensions des relations publiques.» Parmi les missions menées par RPSF, il y en a une qui s\u2019est déroulée en Tunisie, dans un quartier pauvre de Tunis, auprès de l\u2019organisation caritative Un enfant, des sourires (UEDS).«Après la révolution en 2011, la Tunisie s\u2019est donné, pour la première fois de son existence, une véritable société civile.C\u2019est de cette société civile qu\u2019est né Un enfant, des sourires, qui a pour mission d\u2019aider les enfants pauvres d\u2019un quartier de Tunis, notamment en prenant à sa charge des écoles.Un des JUNIOR D KANNAH AGENCE ERANCE-PRESSE Depuis sa création, l\u2019organisme Relations publiques sans frontières mène sept ou huit missions à l\u2019étranger, en grande partie en Afrique et en Amérique du Sud.problèmes rencontrés par UEDS était de communiquer efficacement avec les parents de ces enfants pauvres afin de les convaincre de garder leurs enfants à l\u2019école.» Dans pareil cas, le chef de mission doit être en mesure de transférer son expertise en relations publiques afin qu\u2019UEDS puisse trouver l\u2019outil de communication le plus efficace pour rejoindre ces parents.11 ne peut pas arriver avec une idée préconçue et doit faire preuve de souplesse.Guy Versailles en sait quelque chose, puisqu\u2019il a été chef de mission en République démocratique du Congo.«Il y avait le projet de construire un barrage hydroélectrique sur le fleuve, ce qui aurait entraîné le déplacement d\u2019un village situé sur les berges.Une partie de ma mission consistait à voir avec cette collectivité de quelle façon elle pouvait être indemnisée.Au départ, les gens du village ont donné des réponses convenues, comme de meilleures maisons et écoles, un meilleur dispensaire, etc.Mais, en fouillant avec eux, le village s\u2019est rendu compte que ce dont il avait surtout besoin, c\u2019était une antenne de télécommunications.Le village était éloigné et coupé de tout.Et il avait besoin de communiquer afin de briser son isolement.Céda prouve que communiquer est un besoin essentiel de l\u2019être humain, peu importe où il se trouve.» Collaborateur Le Devoir OMBRE SUITE DE LA PAGE G 3 tion regroupant sept conseils provinciaux ou régionaux du Canada dans le domaine de la coopération internationale.Selon elle, l\u2019ébauche demeure avare en «détails sur la gestion concrète des projets en partenariat, ce qui laisse une grande place à l\u2019interprétation».«Une politique qui se dit une nouvelle politique mais qui ne donne aucune indication de changement, pour moi, n\u2019est pas une bonne politique, critique de son côté M.Brown.Il y a un langage de conciliation et une reconnaissance du fait que les OSC sont des acteurs à part entière dans le processus du développement.Mais, jusqu\u2019à maintenant, on remarque de la part du gouvernement une très grande instrumentalisation des OSC, qui les considère comme des sous-traitants qui vont faire ce qu\u2019il veut sans rien critiquer.» Autonomie C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019une des observations qui reviennent le plus fréquemment: l\u2019ébauche de la politique n\u2019assure pas suffisamment l\u2019autonomie politique et l\u2019indépendance des OSC.« Ce qu\u2019on a remarqué dans cette ébauche, c\u2019est que le gouvernement avait son propre ordre du jour et qu\u2019il voulait nous pousser dans le même sens, interprète M.Reilly-King.Dans l\u2019efficacité de l\u2019aide, l\u2019un des éléments-clés est l\u2019appropriation de l\u2019ordre du jour par les partenaires [du Sud].C\u2019est difficile à atteindre si notre gouvernement nous dit de faire ceci ou cela.» Stephen Brown souligne aussi l\u2019absence, dans l\u2019ébauche, d\u2019une reconnaissance du rôle des OSC dans le plaidoyer et la sensibilisation du public.«C\u2019est comme si le gouvernement disait que les gens ne pouvaient apprendre, à propos du développement, que de la part du gouvernement, dit-il.Les OSC ont beaucoup de connaissances et d\u2019expertises complémentaires à celle du gouvernement.[.] Auparavant, il y avait même des fonds spéciaux de l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI) pour financer la sensibilisation du public» Le CCCl aimerait voir s\u2019ajouter, dans la politique, un objectif de dialogue ouvert et régulier entre le MAECD et la société civile.«Si on ne parle pas avec le gouvernement, c\u2019est difficile de partager notre expérience, notre expertise et nos recherches», dit M.Reilly-King.Le conseil suggère aussi un objectif supplémentaire sur le financement, proche de l\u2019idée du RCC d\u2019ajouter un paragraphe sur des mécanismes de financement à moyen et à long terme qui soient diversifiés, prévisibles, adaptés et flexibles.Une réponse indirecte à la disparition des ententes par programme, remplacées, sous la houlette des conservateurs, par des appels de propositions, qui se font généralement attendre.Diversité Tant le CCCl que le RCC souhaitent que la politique tienne compte de la diversité de taille des OSC.L\u2019AQOCl se bat, dans ses discussions auprès du gouvernement, contre des arguments selon lesquels financer de petits ou moyens organismes ou des projets de moindre envergure serait administrativement inefficace, indique Nguyen.«Les petites organi- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre du Développement international, Christian Paradis sations ont un ancrage très particulier avec les populations», argue-t-elle, avant d\u2019ajouter que, «avec un petit financement de 20 000$, on peut aller vraiment loin ».Le CCCl demande aussi une précision dans la politique au sujet de l\u2019aide humanitaire, qui possède ses propres principes directeurs, comme la neutralité et l\u2019impartialité.«Ces acteurs se retrouvent souvent dans des situations de conflit, rappelle M.Reilly-King.C\u2019est donc très important qu\u2019ils soient perçus comme indépendants par la population.[.] Il est important de protéger ces acteurs de toute ingérence politique ou de toute ingérence du ministère des Affaires étrangères.Autrement, la vie des travailleurs sur le terrain peut être menacée.» Dans son mémoire, le RCC soutient aussi la nécessité d\u2019inscrire le respect de certains principes de manière transversale, comme l\u2019égalité entre les femmes et les hommes, dont le Canada a pourtant longtemps été un chef de file.«On a été surpris que ça ne fasse pas partie de l\u2019ébauche de la politique», admet Nguyen.La question des droits de la personne doit aussi, selon le RCC, être davantage mise de l\u2019avant.11 s\u2019agirait entre autres de les réaffirmer dans l\u2019objectif 7 de l\u2019ébauche, visant à «favoriser les partenariats efficaces entre le secteur privé et des organisations de la société civile».Le RCC recommande ainsi que la politique exclue d\u2019une participation à des projets de coopération internationale les acteurs privés qui ont violé les normes internationales en matière de droits de la personne.Au sujet des partenariats, M.Reilly-King, du CCCl, ajoute que l\u2019objectif devrait plutôt «être d\u2019encourager les OSC à s\u2019engager avec le plus de partenaires possibles [comme les gouvernements locaux et nationaux] et pas forcément avec le secteur privé».Collaborateur Le Devoir Notre séjour en Bolivie nous a donné l'opportunité de s'engager professionnellement pour un monde plcts juste.Maintenant de retour au pays, nous constatons que cette expérience nous a surtouLpermis d'inscrire ces valeurs au centre de notre leime vie de famille.Nous étions a Sucre, ~-en Bolivie.-HÉLÈNE FOREST, Conseillère en gestion de projets jeunesse et renforft^ment organisationnel PHILIPPE BOILY, Conseiller en 'formation audiovisuelle EMMAlUELlE BOILY >U DE FEMME ETES-VOUS?UNEVACHE.ORG ¦\tAffaires étrangères, Commerce Foreign Affairs, Trade and Nos programmes de coopération internationale sont financés par ¦\tT ¦ et Développement Canada\tDevelopment Canada\tAffaires étrangères.Commerce et Développement Canada.OXFAM.OC.CA HISTOIRE DE OBJECTIF CONTRER MALNUTRITION STIMULER DES VOLONTAIRES CANADIENS DU CECI SONT SCOLARISATION ALLÉS AU MALI APPUYER L\u2019INSTALLATION DE ex L\u2019ÉCONOMIE CANTINES SCOLAIRES.\tLOCALE SOLUfïÔNS 250K PAR AN DE CÉRÉALES 1 REPAS/JOUR ^;:'pTIifemmes VILLAGE ACHETÉES LOCALEMENT -o^ 1879 EN SANTÉ JÊ.ET UNE COMMUNAUTÉ S FIËRE D\u2019Y CONTRIBUER AU MALI COMME DANS 17 AUTRES PAYS LE CECI CHANGE DES VIES 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 QBQD 9 9 9 9 9 9 AIDEZ-NOUS A RACONTER D\u2019AUTRES HISTOIRES.DONNEZ A CECI.CA."]
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