Le devoir, 19 décembre 2014, Cahier A
[" Joblo : la flamme de sœur Violaine Page bio ^ nPm yM Philippe CouiUard ferme la porte.à un moratoire sur le gaz de schiste Page A 3 Saputo vend ses célèbres petits gâteaux Vachon à des intérêts mexicains Page A 6 www.ledevoir.com 4- LE DEVOIR Vol.C V N\u201c 2 8 9 LE DEVOIR, LE VENDREDI 19 DECEMBRE 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ c.v.V\t.-açu'v m 'JÏT'i'TïiT*''''¦ Après des années de lui a grimpé sur son RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR démarches, Eunnick Josué Kakudji, alias Kalala, a pu enfin être réuni avec son fi-ère et sa sœur.A la vue de Kalala, sa petite sœiu dos, les yeux remplis de larmes.P Parrainage DE RÉFUGIÉS 40 Kalala en attente à Québec ISABELLE PORTER à Québec Le parrainage de réfugiés est devenu un véritable parcours du combattant avec les années.A Québec, le Comité d\u2019accueil et d\u2019aide aux réfugiés de Saint-Yves a actuellement 40 dossiers en attente dont chacun nécessite au minimum six ans de démarches.«Les choses sont beaucoup plus difficiles qu\u2019elles l\u2019étaient», déplore Gilles Jolicœur, président de cet organisme qui pst le plus important du genre dans la capitale.Agé de 84 ans, M.Jo-licœur se consacre à l\u2019aide aux réfugiés de façon bénévole depuis 35 ans.Jeudi midi, il était à l\u2019aéroport avec d\u2019autres pour assister à l\u2019arrivée des proches d\u2019Eunnick Josué Kakudji, surnommé «Kalala».Comme le rapportait Le Devoir lundi, le jeune homme a consacré plus de 10 ans d\u2019efforts à faire venir son frère et sa sœur de la République démocratique du Congo.Leurs parents ont été tués en 2001.Au cours de cette période, le Comité d\u2019accueil et d\u2019aide aux réfugiés de Saint-Yves a amassé pas moins de 15 000$ pour financer les démarches de Kalala, et surtout les billets d\u2019avion.Le Service d\u2019accueil des réfugiés de Québec (SARQ) et sa responsable, Andrée Juneau, ont quant à eux pris en charge les démarches administratives.M.Jolicœur a créé son comité à la fin des années 1979 avec les réfugiés de la mer, ces migrants fuyant par bateau le Vietnam.Pendant les 20 premières années de sa retraite du gouverne- VOIR PAGE A 10 : QUÉBEC Nigeria Un nouvel enlèvement de masse signé Boko Haram Au moins 185 femmes et enfants sont kidnappés par le groupe islamiste BUKAR HUSSAIN à Maiduguri Au moins 185 personnes ont été enlevées et 32 autres tuées par Boko Haram dans l\u2019attaque d\u2019un village du nord-est du Nigeria, selon un scénario quasi-identique et dans la même région où le groupe islamiste avait kidnappé en avril plus de 200 lycéennes dont on est toujours sans nouvelles.Ce nouveau raid, survenu dimanche mais dévoilé jeudi, vient démontrer à nouveau la faiblesse de l\u2019armée nigériane, mal équipée, en sous-effectif, dans une région qui est le théâtre d\u2019attaques islamistes quasi quotidiennes et où Boko Haram a déclaré avoir instauré un «califat islamique».Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection en février 2015 à la tête du pays le plus peuplé d\u2019Afrique, très critiqué pour son manque de réaction au moment du rapt des lycéennes de Chibok, avait pourtant promis de mettre un terme aux violences et de reprendre la ving- VOIR PAGE A 10 : BOKO ED ARAQUE COLUMBIA PICTURES - SONY/ASSOCIATED PRESS La comédie potache de Seth Rogen met en scène l\u2019assassinat du dictateur Kim Jong-un.L\u2019écran politique Pourquoi la Corée du Nord craint-elle tant la comédie américaine The Interview ?STÉPHANE BAILLARGEON A cyberattaque, cyberréaction.Les pirates ont gagné.Sony a capitulé.Et le Tout-Hol-lywood se désole.La grande rapine numérique qui permet à des filous de faire chanter et plier Sony Pictures Entertainment stimule aussi les critiques bien senties sur les réseaux sociaux.L\u2019acteur Rob Lowe, qui joue dans la pochade politico-fantaisiste The Interview, n\u2019a pas du tout apprécié la décision du major dp reporter sine die le lancement du film aux Etats-Unis comme au Canada et au Québec.Il a reproché à son employeur de s\u2019être agenouillé devant la menace de représailles.Sur son compte Twitter, il a carrément comparé le recul à l\u2019attitude d\u2019apaisement du pre- mier ministre britannique Neville Chamberlain, signataire avec Hitler des accords de Munich, en 1938.Mais comme il s\u2019agit d\u2019une comédie, les rigolos ne se privent pas.L\u2019humoriste Michael lan Black a eu ce bon mot: «On devrait répondre en refusant de diffuser tous les films comiques nord-coréens.» L\u2019attaque vient-elle seulement de là?«Je crois que le gouvernement de la Corée du Nord est impliqué à un niveau ou à un autre dans le piratage de Sony, sans que je puisse dire dans quelle mesure précise», commente au Devoir jenny VOIR PAGE A 10 : FILM Lire aussi > Troubiante première.Un éditorial d\u2019Antoine Robitaille.Page A 8 Aujourd\u2019hui Culture > Les dessins animés sont plus violents que les films destinés adultes, selon une étude.Page B 4 Les Sports > Hommage à Saku Koivu.L\u2019ancien capitaine du Canadien de Montréal salue «les meilleurs partisans au monde».Page B 8 Week-end > La magie hivernale.Une sélection d\u2019activités familiales pour profiter du temps des Fêtes au Québec.Page B 1 ¦¦ ¦¦H Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés Petites annonces.Sudoku .B4 B6 B7 B7 B6 B9 77831303446251 A 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 19 DECEMBRE 2014 ACTUALITES PROSTITUTION Québec laisse une chance à la nouvelle loi HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa La nouvelle loi fédérale sur la prostitution s\u2019appliquera au Québec.Le gouvernement de Philippe Couillard n\u2019a pas l\u2019intention de donner suite à la requête de divers groupes de protection des travailleuses du sexe lui demandant de ne pas faire appliquer les nouvelles dispositions du Code criminel.«La loi vient d\u2019entrer en vigueur, pour le moment, nous allons observer quels sont les impacts de son application», a indiqué au Devoir le bureau de la ministre québécoise de la Justice, Stéphanie Vallée.«Le Québec considère que la prostitution est une forme de violence faite aux femmes.C\u2019est pourquoi nous concentrons nos efforts sur la prévention et sur l\u2019accompagnement des femmes qui veulent en sortir.» La nouvelle loi fédérale est entrée en vigueur le 6 décembre dernier.Pour la première fois au Canada, elle rend la prostitution illégale, tout en offrant une amnistie à celles qui offrent des services sexuels.Seuls les clients seront poursuivis.Cependant, la loi restaure l\u2019interdiction de sollicitahon, autant pour les clients que les prostituées.Elle instaure aussi une interdiction de pratique proche de certains endroits tels que des écoles ou des parcs, quelle que soit l\u2019heure du jour ou de la nuit, ainsi qu\u2019une interdiction de diffuser des publicités de services sexuels.Dès l\u2019entrée en vigueur de la loi, divers groupes de protection des travailleuses du sexe ont demandé aux provinces de ne pas la faire appliquer.Le Code criminel est de compétence fédérale, mais il PEDRO RUIZ LE DEVOIR La loi criminalise la prostitution, mais offre l\u2019amnistie à celles qui proposent leurs services.Nous concentrons nos efforts sur la prévention et sur l\u2019accompagnement des femmes qui veulent en sortir )>} Stéphanie Vallée, ministre de la Justice revient aux provinces, dans les consignes qu\u2019elles donnent à leurs procureurs, de décider de déposer ou non des accusations.Interroger la Cour d\u2019appel Le Réseau juridique canadien VIH/sida a même envoyé une lettre aux quatre principales provinces canadiennes où la prostitution prolifère : le Québec, l\u2019Ontario, la Colombie-Britannique et le Manitoba.La requête.cosignée par des dizaines de groupes à travers le pays, est simple : « renvoyez la loi à la Cour d\u2019appel de votre province avant de déposer des accusations en vertu de cette loi ou de donner la consigne à la police de la faire appliquer», est-il écrit.L\u2019objectif de ce renvoi serait de vérifier la constitutionnalité des nouvelles règles fédérales.Le groupe veut ainsi s\u2019assurer que ces règles respectent l\u2019esprit du jugement Bedford de la Cour suprême rendu l\u2019an dernier, jugement à l\u2019origine de la réouverture du débat sur la prostitution.Pour l\u2019instant, seul l\u2019Ontario s\u2019est mouillé sur la question.La première ministre, Kathleen Wynne, a déclaré la semaine dernière qu\u2019elle avait «de graves inquiétudes» à propos de cette loi.Elle a demandé à sa ministre de la Justice d\u2019en étudier la validité constitutionnelle et de proposer des options en cas d\u2019invalidité soupçonnée.La semaine dernière.Le Devoir indiquait qu\u2019au SPVM, on ne s\u2019attendait pas à consacrer beaucoup d\u2019énergie à traquer les publicités sexuelles ou les prostituées pratiquant près d\u2019endroits interdits au milieu de la nuit.Le Devoir IRAK L\u2019armée prête pour une mission prolongée MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa La Défense reconnaît, comme la communauté internationale, que neutraliser le groupe armé Etat islamique prendra plus de six mois.Et si le Canada décide de prolonger sa mission en Irak, l\u2019armée a déjà son plan de match dans ses cartons.Au dét)ut du mois, le secrétaire d\u2019Etat américain, John Kerry, affirmait que les efforts des Etats-Unis seraient «probablement mesurés en années».Un haut placé de son gouvernement a parlé de trois ans.La semaine dernière, le ministre canadien de la Défense, Rob Nicholson, confiait qu\u2019il allait «examiner» l\u2019idée de prolonger la mission qui doit normalement prendre fin en avril.Le commandant de la Eorce opérationnelle interarmées déployée en Irak a confirmé jeudi que les hauts gradés de l\u2019armée canadienne prédisent eux aussi que la lutte contre l\u2019EI ne sera pas terminée dans six mois.«Mais mon mandat, c\u2019est que nous avons un engagement présentement de la part du gouvernement du Canada de fournir nos forces pour six mois», a indiqué le colonel Daniel Constable, lors d\u2019une conférence téléphonique depuis le Koweït, où sont basées les forces canadiennes pour mener leurs opérations.L\u2019armée canadienne exécute les ordres que lui donnera le premier ministre, a-t-il résumé.«Nous avons des plans de préparés, comme ça si nous devons prolonger nous allons le faire.Si le gouvernement décide que six mois c\u2019est suffisant, nous avons des plans pour ce redéploiement également», a affirmé le colonel Constable.Nouveaux bombardements Deux avions de chasse canadiens ont bombardé deux positions défensives de combat de l\u2019EI mercredi, d\u2019où les djiha-distes tentaient de freiner l\u2019avancée des forces irakiennes qui essaient de reprendre le contrôle de la région de Sinjar.L\u2019opération canadienne s\u2019est déroulée dans le cadre d\u2019une mission de la coalition comptant huit bombardements, au nord-ouest de Mossoul.Le colonel Constable a nié que la coalition internationale commence à manquer de cibles, tel que l\u2019avancent certains analystes.Au contraire, si les postes de l\u2019EI sont plus difficiles à cerner, c\u2019est parce que le groupe armé se replie et que les bombardements ont freiné ses opérations.«Ils ont érigé des positions de combat de défense, des havres de refuge, des endroits d\u2019où ils peuvent mener leurs attaques», a expliqué le colonel, qui coordonne la mission entamée il y a deux mois.Ce sont ces postes d\u2019opérations que frappe la coalition, à la demande des forces irakiennes.«Alors cela ne permet pas à l\u2019EI de se cacher des forces irakiennes ou des kurdes ou des peshmerga», a résumé le commandant.Le Devoir (S\u2019) OFFRIR DU BONHEUR Avec tout achat de carte-cadeau pour l\u2019expérience thermale avant le 20 décembre, BALNEA vous en offre une de soirée* ! r LE BONHEUR EMANE DE NOTRE NATURE \u2022\t' i r\t.; aXAiA.'Jyû .,, .¦ ¦( Ct i .'g 11111 ' t ^ ë LE DEVOI AU BOUT DES DOIGTS.PRATIQUE, SIMPLE, CONVIVIAL.actualités Quand les terres agricoles\tLe policier Darren Wilson onttroplacote\tdémissionne Point chaud Accaparement des terres : l\u2019UPA réclame une\tautorisé depuis la fusilla iftiervention.\tsurvenue au Missouri.luvelle voix de 1st perçue par certains comme un Outremont aux prises avec Le pont Champlain unnouveau débat\tgardera son nom MODE HORS-CONNEXION CONTENU ENRICHI NAVIGATION INTUITIVE L\u2019OFFRE GRATUITE SE POURSUIT JUSQU\u2019AU 5 JANVIER.TÉLÉCHARGEZ SANS TARDER. LE DEVOIR, LE VENDREDI 19 DECEMBRE 2014 A 3 ACTUALITES Ne rien céder Christian Rioux à Paris \\ il Les Québécois y reconnaîtront nombre d\u2019évolutions récentes de leur propre langue n cherchant ce qui pourrait se rapprocher le plus d\u2019un cadeau de Noël à offrir à mes lecteurs, je suis tombé sur ce pur délice que constitue le tout dernier livre d\u2019Alain Borer.De quel amour blessée.Réflexions sur la langue française (Gallimard) est le genre de livre que l\u2019on voudrait lire pendant des semaines tant chez lui rien ne lasse.Borer n\u2019est pas un théoricien de la langue comme il en existe tant, même s\u2019il en maîtrise tous les secrets et toutes les nuances, c\u2019est d\u2019abord un poète et un praticien qui sent jusqu\u2019au fond de son être les mots et l\u2019esprit de notre langue.Ce livre érudit et provocant s\u2019ouvre sur une anecdote qui se déroule à Montréal.Déambulant près du Jardin botanique, un jour, le poète demanda naïvement son chemin à une passante et se fit répondre: « Speak White!» Pour le spécialiste de Rimbaud, cette injonction n\u2019est plus aujourd\u2019hui simplement adressée aux Québécois, mais au monde entier et au premier titre à la France.C\u2019est peut-être parce qu\u2019il connaît bien le Québec et l\u2019Acadie que l\u2019auteur n\u2019hésite pas non plus à parler du «devenir shiak de la langue française».Tout au long de ces 300 pages, Alain Borer fait l\u2019inventaire des dégâts subtils et moins subtils que l\u2019englobish, version impérialiste du globisch, a déjà causés à la langue française.Cela va de la disparition de la double négation (« On lâche rien ») à la disparition (ou confusion) des prépositions (Statistique Canada) en passant par l\u2019effacement de la transitivité (« il a commenté »).Comme Gaston Miron, Borer sait pourtant que, malgré ses défauts, une phrase comme « passe-moi le wrench » demeure parfaitement française.C\u2019est pourquoi il distingue les «fredaines» sans conséquence des altérations morphologiques qui heurtent la logique même et la clarté de la langue française.Dans notre rapport avec l\u2019anglais, dit-il, nous sommes passés de l\u2019enrichissement mutuel à l\u2019asphyxie.Pour Borer, un certain nombre de ces fautes constituent ni plus ni moins qu\u2019une atteinte au «disque dur» du français, à sa grammaire profonde.Ainsi en va-t-il de l\u2019effacement du «e» muet, de la généralisation du neutre, de l\u2019inversion systématisée contraire à la logique française («full français»), de l\u2019utilisation de mots français dans leur sens anglais («juste pour rire»), de ces mots composés à l\u2019anglaise ou à l\u2019allemande (cybersécurité) et de la perte de la mémoire latine qui représentait jusque-là le vivier servant à composer de nouveaux mots.Telles sont les caractéristiques de ce que Borer nomme la nouvelle «grammaire colonisée».?Les Québécois y reconnaîtront nombre d\u2019évolutions récentes de leur propre langue où la syntaxe et le vocabulaire anglais sont, quoi qu\u2019on dise, mille fois plus présents qu\u2019en France.Qu\u2019on pense aux «cibles», au «bon matin», au «téléphone intelligent» et à ces animateurs qui proposent tout naturellement aux auditeurs de leur «partager un texte».On aurait presque la nostalgie du « chien chaud » de nos grands-parents ! A cause de son lien originel avec la littérature et parce qu\u2019il a porté aux nues la conversation et le goût pour la finesse, l\u2019élégance et la clarté, le français est la victime de choix de l\u2019anglomanie, explique le poète.Langue «la plus écrite » (avec le russe), dit-il, le français n\u2019est pas la langue d\u2019un terroir, mais celle de Rimbaud, Villon et Victor-Lévy Beaulieu (*).Contrairement à la plupart des autres langues, en français, c\u2019est l\u2019écrit qui mène le bal et impose par exemple les liaisons dans la lecture.Voilà pourquoi le français souffre plus que les autres de l\u2019oralité ambiante.Langue très féminine tant par la finesse de son élocution que par la marque discrète de son «e» muet, le français se bute aussi au triomphe du neutre asexué anglo-saxon.Triomphante dans le gueuloir de Flaubert, elle perd sa sonorité dans le vacarme franglais du hip-hop.Il y aurait aujourd\u2019hui, dit Michel Serres, plus de mots anglais sur les murs de Paris que de mots allemands sous l\u2019Oçcupation.Evidemment, les naïfs prétendront que la langue «évolue».Mais pour Borer, jamais le français n\u2019a subi une telle invasion sur une période aussi courte.Pas même à la Renaissance avec l\u2019arrivée massive de mots italiens.Alain Borer n\u2019est pas optimiste.Il voit déjà poindre une «shiakophonie» dans l\u2019Europe libérale.On pourra trouver Borer trop pessimiste.Peu importe, son livre est une thérapie de choc salvatrice.Une incitation à «ne rien céder».Joyeux Noël quand même.(*) L\u2019occasion est trop belle ici de constater que jamais la France, l\u2019Allemagne, les États-Unis ou même un pays aussi petit que la Slovénie ne laisseraient un auteur de la trempe de VLB faire la manche pour publier un ouvrage aussi majeur que son livre sur Nietzsche (s\u2019il faut en croire l\u2019importance de ceux qu\u2019il a déjà écrits sur Hugo, Kerouac, Melville, Ferron et Joyce).C\u2019est cela aussi, être colonisé.crioux@ledevoir.corn ^ *5* npHAn O/* JACQUES NADEAU LE DEVOIR Philippe Couillard estime cependant que l\u2019industrie devra générer une plus grande acceptabilité sociale avant de lancer une éventuelle exploitation.GAZ DE SCHISTE Philippe Couillard ferme la porte.à un moratoire MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, refuse d\u2019imposer un moratoire sur les activités de fracturation hydraulique, craignant de tuer tout espoir de développement du gaz de schiste au Québec.«Je n\u2019aime pas les \u201cmoratoires\u201d parce que quand vous mettez un moratoire en place, vous verrouillez la porte.Je veux que les portes restent ouvertes lou à tout le moins] que les gens sachent comment ouvrir la porte», a-t-il déclaré lors d\u2019une conférence de presse jeudi avant-midi.Ainsi, il n\u2019emboîtera pas le pas à ses homologues du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, et de l\u2019Etat de New York, Andrew Cuomo, en frappant d\u2019un interdit \u2014 temporaire ou permanent \u2014 la fracturation hydraulique.M.Couillard se refuse de gouverner à coups de moratoires.«Je n\u2019aime pas le \u201cmoratoire\u201d, car une fois que vous mettez en place un moratoire, c\u2019est un travail d\u2019enfer pour le lever si vous avez besoin de le faire un jour», a-t-il souligné.Le chef du gouvernement a cherché à corriger jeudi l\u2019impression donnée par des entrevues accordées dans la foulée du dévoilement du rapport du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), lundi.«À ce moment-ci», l\u2019industrie gazière et pétrolière a ni d\u2019intérêt Une huitième condition Le chef caquiste, François Legaulf, incite le gouvernement libéral à s\u2019assurer d\u2019obtenir des «redevances» en échange de son appui au projet de pipeline Energie Est de TransCanada.«Si fêtais à la place de Philippe Couillard, j\u2019essaierais de négocier avec l\u2019Alberta des redevances.Dans l\u2019état actuel, les risques excèdent les retombées économiques pour le Québec», a-t-il affirmé au Devoir.sur le plan économique ni l\u2019appui de la population pour forer le sol québécois.«Ces deux critères doivent être réunis.Je ne vois pas cela se produire dans un avenir proche», a-t-il affirmé aux journalistes dans le hall de l\u2019édifice Ho-noré-Mercier.« Définitif?» Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, presse M.Couillard à dissiper l\u2019incertitude pesant sur l\u2019industrie pétrolière et gazière.«Ça a d\u2019I\u2019air d\u2019être lun non] \u201cdéfinitif\u201d là l\u2019exploitation du gaz de schiste].Si c\u2019est \u201cdéfinitif\u201d, c\u2019est irresponsable», a-t-il dit lors d\u2019un entretien avec Le Devoir.Les entreprises détentrices de permis devront parvenir à un certain consensus social avant de lancer leurs opérations, a-t-il précisé.Mission impossible?Pas du tout, selon M.Legault «Il y a des régions comme Bécancour où il y a une acceptabilité sociale», a-t-il soutenu.La population québécoise ne peut «pas se permettre de mettre de côté tous les projets économiques, que ce soit le gaz de schiste, que ce soit le pétrole d\u2019Anticosti», a-t-il martelé, rappelant du même souffle l\u2019écart de richesse «important» entre le Québec et le reste de l\u2019Amérique du Nord.La députée péquiste Martine Ouellet a aussi décodé dans les propos de M.Couillard, tenus plus tôt cette semaine, un «changement de position» au sujet de l\u2019exploitation du gaz de schiste.«Ènfln ! Enfin ! Il commence à lentendre] raison», se réjouissait-elle jeudi, estimant que le «pouvoir citoyen» a forcé le Parti libéral du (Québec à reculer.«Je pense que c\u2019est important, cette position qu\u2019il a prise contre les gaz de schiste au Québec», a-t-elle poursuivi.L\u2019ancienne ministre des Ressources naturelles a appelé le gouvernement libéral à «incarner» cette nouvelle politique dans une «loi interdisant l\u2019exploration, l\u2019exploitation des gaz de schiste au Québec».En vain.Le Devoir Lire aussi > Schiste aiors ! Un éditorial de Bernard Descôteaux.Page A 8 COMMISSIONS SCOLAIRES Les parties sont près d\u2019un compromis LISA-MARIE GERVAIS Québec n\u2019entend pas reculer sur ses intentions de fusionner des commissions scolaires.Une entente sur les nouveaux scénarios de redécoupage des territoires, hormis pour les régions de Montréal et la Capitale-Nationale, serait toutefois à portée de main, après une rencontre jeudi entre les commissions scolaires et le ministre de l\u2019Éducation.«Les contre-propositions de la FCSQ IFédération des commissions scolaires], dans une très grande proportion, n\u2019étaient pas très éloignées de cdles qu\u2019on avait faites déjà», a dit l\u2019attachée de presse dYves Bolduc, Yasmine Abdelfa-del.«C\u2019est une bonne nouvelle.» Le ministre s\u2019est également engagé à respecter «l\u2019intégralité» des territoires, ce qui veut dire que deux commissions scolaires, ou plus, pourraient être fusionnées dans leur entièreté et non en partie.Cela concerne particulièrement la commission scolaire des Patriotes, qui allait subir un redécoupage «illogique» selon plusieurs, alors que les territoires de Boucherville et de Saint-Bruno-de-Montarville, allaient être annexés à la commission scolaire Marie-Victorin, emportant le siège social et trois grosses écoles secondaires.Cette promesse ne concerne toutefois pas Montréal, qui est «un cas à part», a-t-elle précisé.«L\u2019île de Montréal est différente.Les élèves sont principalement des marcheurs, il y a très peu de transport scolaire.Ce sont de grandes commissions scolaires avec un bassin élevé d\u2019enfants.C\u2019est à penser différemment.» Les discussions se poursuivent, mais l\u2019accord est loin d\u2019être conclu et la situation est plutôt «problématique», selon la FCSQ.Même si elle n\u2019a pas eu de réponse du ministre sur ses intentions précises dans ces fusions et sur les économies qui allaient être réalisées, la FCSQ a néanmoins consenti à collaborer sur les divers scénarios.«L\u2019objectif poursuivi par le ministre n\u2019est pas encore clair mais il ne reculera pas sur les fusions, c\u2019est très clair», a dit Caroline Lemieux, attachée de presse de la Fédération.«On a décidé de collaborer pour au moins tenter de minimiser l\u2019impact de ces chambardements sur les élèves et le personnel.» Une autre rencontre aura lieu après les Fêtes, en janvier, entre le ministre Bolduc et les commissions scolaires.Le Devoir Couillard soutient Bolduc Non seulement le ministre Yves Bolduc est-il confirmé dans ses fonctions, mais il incarnera la vision de l\u2019éducation du gouvernement libéral pour 2020-2025.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué jeudi le premier ministre Philippe Couillard, qui a défendu son collègue.«E n\u2019y a aucun plan pour un remaniement ministériel actuellement», a précisé Philippe Couillard.M.Bolduc est une nouvelle fois la cible de vives critiques, depuis la présentation des offres patronales dans le secteur de l\u2019éducation.Le premier ministre a parlé en des termes assez vagues d\u2019un plan que son collègue va présenter au début de 2015.«Yves Bolduc aura l\u2019occasion, au nom du gouvernement et de notre caucus, de présenter notre vision de l\u2019école de l\u2019année 2020-2025.» La Presse canadienne ON NE S'EN FERA PAS PASSER UN, MÊME SI C'EST NOËL + d'élèves par groupe pour \u2014 de services + de travail pour \u2014 de salaire + de pouvoir aux directions d'établissement pour \u2014 d'autonomie aux profs ENSEIGNANTES ET ENSEIGNANTS lafae.qc.ca FÉDÉRATION DE L'ENSEIGNEMENT A 4 LE DEVOIR LE VENDREDI 19 DECEMBRE 2014 ACTUALITES Le CEM refuse le mandat sur lecasPKP ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Le Centre d\u2019études sur les médias (CEM) s\u2019intéressera au débat suscité par l\u2019implication politique de l\u2019actionnaire de contrôle du conglomérat Québécor, Pierre Karl Péla-deau, sans toutefois accepter de mandat ou de financement externe pour ce laire.La directrice du CEM, Colette Brin, a annoncé jeudi que le groupe de recherche ne souhaite pas être entrmné davantage dans la joute politique qui entoure ces questions depuis l\u2019élection de M.Péladeau, au printemps dernier, et plus particuliérement cet automne.«On s\u2019est retrouvé aspiré un peu dans la joute politique et on ne voulait pas participer à ça, a-t-elle dit en entrevue.On voulait faire une recherche de manière sereine, à nos propres conditions.» Plus tôt cette semaine, un représentant du CEM avait affirmé que le groupe était en réflexion pour décider s\u2019il se saisirait d\u2019un mandat appuyé par les groupes parlementaires libéral, caquiste et de Québec solidaire.Mardi, la leader parlementaire péquiste, Agnès Maltais, avait jugé ce mandat inacceptable parce que trop restrictif et ciblé sur M.Péladeau, qui est candidat à la direction du Parti québécois.M\u201c® Maltais avait affirmé que ce mandat correspondait à la volonté des libéraux d\u2019en arriver à forcer M.Péladeau à renoncer à son siège s\u2019il veut conserver ses actions de Québécor, l\u2019entreprise lamiliale.f Etude plus large Le mandat proposé par le CEM, rendu public par les libéraux, visait à préparer un rapport sur l\u2019influence que peut avoir, grâce à ses médias, sur les politiques publiques et la vie démocratique, un propriétaire ou un actionnaire important d\u2019un média d\u2019information ou d\u2019un groupe de médias, notamment lorsqu\u2019il est également élu.Le CEM a déclaré jeudi qu\u2019il entreprendra l\u2019an prochain un projet de recherche sur la concentration de la presse, qui inclura notamment les questions du débat en cours.Pour faire cette recherche, le CEM définira son propre mandat et n\u2019utilisera que ses propres fonds, obtenus de sources non gouvernementales et non politiques.L\u2019objectif sera de présenter des faits et des données.«On considère que le centre d\u2019études peut faire une contribution au débat sans nécessairement apporter des solutions ou des recommandations, mais éclairer le débat avec des faits», a-t-elle dit.«On est tous conscients qu\u2019un propriétaire d\u2019un grand groupe de presse, qui est un élu, ça soulève cette question de la séparation des pouvoirs», a-t-elle dit.Selon M\u201c® Brin, le rapport du CEM pourrait donner des exemples de situations semblables et des mesures mises en place.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Avec la fin de la commission Charbonneau, Robert Lafrenière entrevoit une baisse des signalements de cas de corruption potentiels.Il demande aux citoyens de continuer d\u2019être vigileants.L\u2019UPAC enfin libre en 2015 ?Le commissaire Robert Lafrenière espère une loi qui lui donnera sa pleine autonomie et lance un appel aux Québécois BRIAN MYLES L?Unité permanente anticor-< ruption (UPAC) gagnera en 2015 sa pleine indépendance, et le monopole des enquêtes sur la corruption au Québec.Lors de son bilan annuel, le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, a affirmé qu\u2019il avait bon espoir d\u2019obtenir son autonomie.Le gouvernement Couillard planche sur un projet de loi qui fera du commissaire à la lutte contre la corruption l\u2019équivalent d\u2019un corps policier à part entière.«Il faut que mon indépendance soit encore plus marquée, légalement Ça ne peut pas être à la saveur du mois», dit-il.M.Lalrenière veut éviter une situation analogue à la Sûreté du Québec (SQ), où les directeurs généraux sont nommés et dégommés au fil des changements de régime à Québec depuis quelques années.La SQ en est à son troisième directeur général en six ans avec Martin Prud\u2019homme.L\u2019UPAC a déjà pris ses distances de la SQ.Les «verts» n\u2019ont plus accès à la liste des enquêtes de l\u2019UPAC.Le patron du Service des enquêtes sur la corruption, André Boulanger, ne se rapporte plus à la SQ, mais directement au commissaire Lalrenière.Il en sera de même pour le prochain directeur des opérations de l\u2019UPAC, qui sera choisi à la suite d\u2019un appel de candidatures.«Il sera complètement détaché de la SQ», affirme M.Lafrenière.Dans un futur proche, l\u2019UPAC envisage un modèle calqué sur celui des escouades régionales mixtes (ERM).Des policiers de la SQ ou de corps policiers municipaux seront «prêtés» à rUPAC, qui assumera leurs salaires, pour une durée d\u2019au moins quatre ans.«Ils vont être complètement détachés, pour ré- Décembre 20 14 vol.civ no 10 L\u2019Action NATIONALE 12$ 144 pages \"S' Q Voir venir Le démantèlement de la nation Jalons pour la lutte idéologique au Québec n faut que mon indépendance soit encore plus marquée, légalement Ça ne peut pas être à la saveur du mois.)>y Robert Lafrenière pondre pleinement de l\u2019UPAC», envisage M.Lalrenière.Patience En 2014, l\u2019UPAC a mené 14 enquêtes et elle a procédé à 15 arrestations.C\u2019est moins que l\u2019année précédente (dix enquêtes et 66 arrestations).Robert Lalrenière rejette les comparaisons statistiques.Les enquêtes de l\u2019UPAC gagnent en complexité, dit-il.En 2015, les vastes enquêtes sur le contrat des compteurs d\u2019eau à Montréal, et le financement illicite du Parti libéral du Québec (PLQ) pourraient arriver à leur dénouement.M.Lafrenière comprend l\u2019exaspération des citoyens qui attendent de voir le résultat de ces deux projets.«Moi aussi j\u2019ai hâte d\u2019avoir des résultats», dit-il.Sans se prononcer sur des dossiers précis, il y va d\u2019une observation, sourire en coin.«On a des avancées dans certaines enquêtes, et moins dans d\u2019autres.C\u2019est long, mais ça va bien.On a des dossiers qui sont presque déposés sur le bureau [de la Couronne] », dit-il.À ce jour, aucun politicien provincial n\u2019a été accusé de crime de corruption (sauf Tony Tomassi, pour une banale affaire de carte de crédit payée par BCIA).Ces lacunes historiques entretiennent l\u2019impression qu\u2019il existe une police politique au Québec protégeant les élus provinciaux contre eux- mêmes.M.Lafrenière ne peut rien contre ces perceptions.«On va essayer de changer ça.Avec l\u2019UPAC complètement autonome, les résultats viendront», dit-il.Maintenir l\u2019attention Dans l\u2019ensemble, l\u2019UPAC a 42 enquêtes actives.Avec des effectifs de 325 personnes et un budget global de 42 millions de dollars, l\u2019escouade dispose des ressources suffisantes pour mener à bien sa mission.Pour 2015, le principal défi de l\u2019UPAC sera de garder l\u2019attention des citoyens.La fin des travaux de la commission Charbonneau prive l\u2019escouade d\u2019une importante vitrine pour sensibiliser le public sur les risques de collusion et de corruption et pour encourager la dénonciation.«Le pendule peut revenir rapidement si on ne parle plus du tout de corruption», craint M.Lafrenière.L\u2019UPAC a reçu 1000 signalements en 2014.Ces informations sont utiles pour amorcer des projets d\u2019enquête.« C\u2019est les citoyens qui nous font vivre», dit Robert Lafrenière, qui encourage le public à dénoncer les magouilles.Prévention M.Lafrenière est enfin fier d\u2019un volet peu connu des activités de rUPAC : la prévention.En trois ans, l\u2019escouade a rencontré 17 000 personnes impliquées de près ou de loin dans l\u2019octroi des contrats publics, pour les sensibiliser aux risques de corruption.La prévention est à la base d\u2019un changement de culture souhaité au Québec, affirme le commissaire Lafrenière.Dans cet esprit de prévention, rUPAC promet d\u2019être très présente sur le chantier de l\u2019échangeur Turcot, un contrat de 3,7 milliards de dollars accordé au consortium formé de Kiewit et Parsons.«On va être omniprésents.On va avoir des ressources presque à temps plein sur ce chantier», prévient-il (voir autre texte en page A 5).Le Devoir Résultats des tirages du : 2014-12-17 02 05 15 03 14 18 23 37 43 20 38 39 compi compi Prochain gros lot (approx.) : 5 000 000 $ 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ r23115327-071 8553143 21 MILLIONS $ Approx En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto Québec, cette dernière a priorité Abonnements et achats à la boutique action-nationale.qc.ca au téléphone 514 845-8533 (sans frais: 866 845-8533) par la poste 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H2X 1X3 Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience inë^l 514*861 *0630 Vieux-Montréal Québec échoue à faire suspendre le maire de ÜAssomption BRIAN MYLES Le maire de L\u2019Assomption, Jean-Claude Gingras, pourra rester en poste malgré l\u2019accusation d\u2019abus de confiance portée contre lui.Le juge Daniel W.Payette a rejeté la requête présentée par la ministre de Injustice et procureure générale, Stéphanie Vallée, visant à le relever provisoirement de ses fonctions pour la durée de son procès.Le maire Gingras s\u2019est dit soulagé d\u2019avoir remporté la première manche de son litige.«Si j\u2019avais quelque chose à me reprocher, je me serais tassé moi-même, a-t-il dit./e suis heureux, on va pouvoir travailler pour les citoyens maintenant » Les avocats de la procureure générale ont présenté un bien mince fardeau de preuve pour obtenir la tête de M.Gingras.Lors de l\u2019audience, ils ont produit la dénonciation à l\u2019encontre de Jean-Claude Gingras (un document d\u2019une page) avant de déclarer la preuve close.La procureure générale n\u2019a pas expliqué en raison de quoi Jean-Claude Gingras devait être relevé de ses fonctions.«Ni sa requête ni l\u2019acte d\u2019accusation sur lequel elle la fonde n\u2019énoncent les faits qui sont reprochés à Gingras.[.] Or, comment le tribunal peut-il en décider s\u2019il ignore tout des faits Les avocats de la procureure générale ont présenté un bien mince fardeau de preuve qui lui sont reprochés», observe le juge.Les avocats de l\u2019Etat ont avancé qu\u2019il leur suffisait d\u2019établir que M.Gingras était accusé d\u2019un acte criminel punissable par une peine de plus de deux ans d\u2019emprisonnement, dans l\u2019exercice de ses fonctions, pour le faire suspendre.Selon l\u2019analyse du juge Payette, toute poursuite contre un élu ne mènera pas nécessairement à son incapacité provisoire, et ce, même s\u2019il y a un lien entre l\u2019infraction et l\u2019exercice des fonctions d\u2019élus.Quoi qu\u2019il en soit, la partie demanderesse doit étoffer ses arguments pour obtenir une suspension provisoire, ce que la procureure générale n\u2019a pas fait dans le cas du maire Gingras.M.Gingras espère maintenant que les conseillers d\u2019opposition vont cesser de faire de l\u2019obstruction.Cette semaine, quatre d\u2019entre eux ont boycotté la séance régulière du conseil, forçant le report de l\u2019adoption du budget à janvier prochain.Jean-Claude Gingras n\u2019est pas au bout de ses peines.Outre son procès pour abus de confiance, il fait l\u2019objet d\u2019une enquête publique de la Commission municipale du Québec qui reprendra aussi en janvier.Il promet de répondre à ses détracteurs.Le Devoir LTSLE-VERTE La cause exacte du sinistre demeure inconnue On ne connaîtra jamais la cause exacte de l\u2019incendie qui a détruit la résidence pour personnes âgées de L\u2019isle-Verte, ressort-il des audiences du coroner sur la tragédie, qui ont pris fin jeudi.Les experts de la Sûreté du Québec (SQ) ont toutefois pu déterminer que le feu provenait du secteur de la cuisine.«C\u2019est incontestable», a déclaré l\u2019expert en scène d\u2019incendie de la SQ, Carol de Champlain, témoignant jeudi aux audiences du coroner sur le drame de L\u2019Isle-Verte, qui a fait 32 morts en janvier.Les décombres ont été inspectés, des photos prises lors de l\u2019incendie ont été scrutées à la loupe et le bâtiment a partiellement été reconstruit aux fins d\u2019analyse.Mais quant à savoir si le brasier a été causé par un court-circuit ou autre chose, on ne le saura pas: la destruction considérable des lieux a empêché les enquêteurs de le déterminer.Cette conclusion sur le secteur d\u2019origine de l\u2019incendie a toutefois contredit une grande par- tie du témoignage du gardien de nuit, Bruno Bélanger, le seul employé de la résidence du Havre en poste cette nuit-là.Celui-ci maintient qu\u2019il a vu des flammes dans la chambre d\u2019un résident au deuxième étage mais qu\u2019il n\u2019en a pas vu dans la cuisine.Une rumeur circulait selon laquelle l\u2019homrpe dans cette chambre, Paul-Etienne Michaud, y aurait fumé et aurait causé l\u2019incendie., L\u2019avocat de la municipalité, Eric Hardy, a dit à Bruno Bélanger qu\u2019il est invraisemblable qu\u2019il ait vu le feu dans la chambre d\u2019un résident au deuxième étage, comme il l\u2019a relaté.Le coroner Cirille Delâge a acquiescé.«Je dis ce que j\u2019ai vu», s\u2019est défendu l\u2019employé de 57 ans.«Sauf que vous changez votre témoignage de temps en temps», a rétorqué le coroner.Le coroner s\u2019est dit convaincu que le feu n\u2019a pas éçlaté dans la chambre de Paul-Etienne Michaud.Ce qui a soulagé sa famille.La Presse canadienne Pamela Porter coupable Pamela Porter a reconnu sa culpabilité à deux accusations de recyclage des produits de la criminalité, jeudi au palais de justice de Montréal, dans le cadre de la vaste Iraude au CUSM.Elle a écopé d\u2019une peine de 33 mois de pénitencier.En tenant compte de la détention préventive, il lui reste deux ans moins un jour à purger à sa sentence, à compter de ce jour.La Couronne a décrété l\u2019arrêt des procédures pour une troisième accusation de complot.La conclusion de ce dossier a réjoui l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC).Les enquêteurs ont réussi à obtenir la confiscation outre-mer d\u2019actifs (des biens immobiliers) évalués à 5,4 millions de dollars.Une ordonnance de non-publication très contraignante empêche les médias de livrer des détails sur cette affaire au moins jusqu\u2019à vendredi.Le Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR, LE VENDREDI 19 DECEMBRE 2014 A 5 ACTUALITES Des offres « méprisantes » en santé Les syndicats s\u2019inquiètent des objectifs vagues mis de l\u2019avant dans les offres de Québec AMELIE DAOUST-BOISVERT Le libellé des offres de Québec à l\u2019endroit des travailleurs du réseau de la santé reste très général, mais les syndiqués n\u2019y voient qu\u2019une intention: charcuter leurs conventions collectives.Tant sur le front des négociations que pour protester contre les compressions, des moyens de pression sont à prévoir.Deux syndicats locaux ont déjà obtenu des mandats de grève légaux applicables au l®\" avril.«Le premier mot qui me vient à l\u2019esprit, c\u2019est \u201cméprisant\u201d», dit Martine Robert, vice-présidente responsable de la négociation pour l\u2019Alliance du personnel professionnel et technique (ARTS).«Ce qu\u2019on peut lire entre les lignes, c\u2019est qu\u2019on attaque des acquis, et qu\u2019on semble vouloir charcuter les conventions collectives.» Dans un communiqué commun, huit syndicats de la santé qualifient la proposition de départ du gouvernement pour les négociations sectorielles A\u2019«évasive et insidieuse».«La grogne était déjà importante avec les projets de loi 10 et 15.C\u2019est une gijle de plus», dit Josée Marcotte de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).Dans les documents déposés, les négociateurs du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) disent vouloir agir sur l\u2019accessibilité et la qualité des services, la performance du réseau, la disponibilité de la main-d\u2019œuvre et la «gestion responsable» des ressources financières.Les syndicats comprennent qu\u2019on demande à leurs membres de tra- Ce qu\u2019on peut lire entre les lignes, c\u2019est qu\u2019on attaque des acquis, et qu\u2019on semble vouloir charcuter les conventions collectives )} Martine Robert, Alliance du personnel professionnel et technique vailler plus et de renoncer à leurs acquis.Le ministre Gaétan Barrette souhaite d\u2019abord s\u2019entendre sur les «grands principes» avec les syndicats, explique son attachée de presse, Joanne Beauvais.Même si l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire reste dans la mire, elle affirme que le MSSS ne négocie pas dans le seul but d\u2019économiser.lœs syndicats recevront sous peu des propositions chiffrées, promet-elle.Les syndicats affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) du CSSS de Laval et du CHU Sainte-Justine détiennent tous deux des mandats de grève légale, applicables au besoin au lendemain de l\u2019échéance des conventions collectives, en avril 2015.lœs départements où les compressions entraîneraient une diminution d\u2019au moins 10% des services donnés aux patients #\u2019ii jj miii\u201c n iiiiii ifiiii iiiiii nnn iiim jj tA-TA JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le MTQ devra dépenser environ 400 millions pour l\u2019entretien de la structure existante.Ci-dessus, une voie de l\u2019échangeur, avec en arrière-plan le chantier du Centre universitaire de santé McGill.L\u2019UPAC surveillera le chantier Turcot Le consortium KPH Turcot a obtenu le contrat d\u2019une somme encore non dévoilée JEANNE CORRIVEAU Cy est au consortium KPH Turcot, formé de Construction Kiewit et de Parsons du Canada, que sera octroyé le contrat de reconstruction du complexe Turcot, a annoncé jeudi le ministre des Transports, Robert Poëti.Cet immense chantier, dont les travaux débuteront au printemps prochain, sera surveillé de près par l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC).La ministre n\u2019a pas voulu préciser le coût du chantier tant que le contrat ne sera pas signé \u2014 ce qui sera fait en février 2015 \u2014, mais il a promis que le projet respecterait l\u2019enveloppe budgétaire prévue de 3,7 milliards de dollars, de même que l\u2019échéancier de 2020.Feu vert de l\u2019AMF KPH Turcot a été choisi au terme d\u2019un processus d\u2019appel de propositions lancé en avril 2013.Les entreprises des trois consortiums participants ont dû démontrer leurs capacités financières et techniques et obtenir l\u2019autorisation de l\u2019Autorité des marchés financiers (AMF) avant de se soumettre à l\u2019étape déterminante, celle du prix.Le consortium KPH Turcot ayant présenté l\u2019offre la moins élevée, c\u2019est lui qui a été retenu.Construction Kiewit et Parsons du Canada avaient participé au projet du pont d§ l\u2019autoroute 25.Basée aux Etats-Unis, Construction Kiewit s\u2019est installée au Québec il y a plus de 40 ans.De son côté, la société d\u2019ingénierie californienne Parsons du Canada compte des bureaux dans plusieurs villes canadiennes, dont Montréal.KPH Turcot a remporté la mise contre le Groupe Futur Construction Kiewit et Parsons du Canada avaient participé au projet du pont de l\u2019autoroute 25 Turcot (SNC-Lavalin, Astaldi Canada et Zachry Corporation) et cpntre Groupement Nouvel Echangeur Turcot (Dragados Canada, Æcon, Po-merleau et Verreault).Débusquer la fraude Présent à la conférence de presse, le commissaire à la lutte contre la corruption, Robert Lafrenière, a promis que rUPAC serait présente à chacune des étapes du projet pour prévenir toute tentative de cor-ruption, de collusion, de fraude, de fausse facturation et de travail au noir.« Vous allez voir beaucoup de jackets identifiés à l\u2019UPAC sur les lieux, lors des travaux et dans les réunions de chantier», a-t-il affirmé.En septembre dernier, en lien avec le projet Turcot, rUPAC avait d\u2019ailleurs arrêté Eric Carbonneau, un chargé de projet de Pomerleau.Celui-ci aurait tenté de soutirer une somme importante à un concurrent, SNC-Lavalin, en échange des plans et devis techniques du consortium auquel appartenait son employeur, la firme Pomerleau.Directeur des opérations pour le Québec chez Construction Kiewit, Sébastien Marcoux s\u2019est limité à quelques commentaires prudents : « On va s\u2019assurer de livrer un projet sécuritaire et de haute qualité».Le consortium, qui travaillera en partenariat avec WSP Canada et Holcim, devra assumer les risques de dépassement de coûts et devra fournir une garantie de cinq ans en cas de défectuosité.Si le ministère des Transports du Québec (MTQ) assure que le vieil échangeur Turcot est toujours sécuritaire, il devra quand même dépenser 400 millions pour son entretien en attendant l\u2019entrée en service des nouvelles infrastructures.Le Devoir se donnent ainsi un droit de grève, dans les limites imposées par la Loi sur les services essentiels.D\u2019autres pourraient emboîter le pas.Du côté de l\u2019APTS, dès janvier, les syndiqués se pencheront sur les moyens de pression à mettre en branle.«Oui, ça pourrait aller jusqu\u2019à des mandats dégrève», indique Martine Robert.Cégep : les professeurs inquiets Après les enseignants du primaire et du secondaire, c\u2019était au tour des professeurs de niveau collégial de s\u2019indigner, jeudi, des offres de Québec.«On nous dépose une commande du Conseil du trésor apprêtée à la sauce cégep.Le ministre Coiteux nous parle de moderniser les conventions collectives, ce qui ne signifie rien d\u2019autre que de passer à la hache nos conditions de travail», a dénoncé dans un communiqué Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ-CSN.L\u2019Alliance des syndicats des professeurs de cégep (ASPPC) accuse (Québec de vouloir augmenter la charge d\u2019enseignement, diminuer la sécurité d\u2019emploi et rendre plus difficile l\u2019acquisition de la permanence.Dans les documents déposés par Québec, le gouvernement évoque entre autres une éventuelle baisse de 11% des inscriptions au collégial en 2019-2020 pour justifier le besoin de revoir certaines clauses de la convention collective.A l\u2019instar du milieu de la santé, les offres déposées aux enseignants du collégial abordent de grands principes sans chiffrer les demandes.Le Devoir Génocide : la Cour suprême refuse d\u2019entendre Munyaneza La Cour suprême a refusé jeudi d\u2019entendre l\u2019appel de Désiré Munyaneza, qui avait été reconnu coupable de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l\u2019humanité pour des gestes posés au Rwanda pendant le sanglant conflit de 1994.Le Rwandais d\u2019origine a été condamné en 2009 à une peine d\u2019emprisonnement à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans, en vertu de la Loi sur les crimes contre l\u2019humanité et les crimes de guerre.Au terme d\u2019un procès qui s\u2019était échelonné sur une période de deux ans, le juge André Denis, de la Cour supérieure, l\u2019avait reconnu coupable des sept chefs d\u2019accusation, le condamnant à une peine d\u2019emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.Désiré Munyaneza dirigeait une milice hutue dans le sud du Rwanda lors du génocide de 1994.H s\u2019était rendu au Canada en 1997 et avait été appréhendé par la GRC à Toronto, en 2005, au terme d\u2019une enquête qui avait duré cinq ans.La Presse canadienne « Dame aux canards » : prison et interdiction de conduire L\u2019automobiliste qui a causé la mort de deux personnes en portant secours à des canards sur une autoroute a reçu jeudi une peine de prison de 90 jours, qu\u2019elle purgera pendant les fins de semaine.Le juge a également interdit à Emma Czornobaj de conduire un véhicule pendant 10 ans et lui a imposé 240 heures de travaux communautaires.En juin 2010, Emma Czornobaj avait causé la mort de deux motocyclistes en arrêtant sa voiture sur une autoroute à Candiac, en Montérégie, afin de porter secours à des canards.La Presse canadienne FFREZ LE STR0M EN CADEAU Strom SPA NORDIQUE île-des-Sœurs Mont-Saint-Hilaire OSSIËR L\u2019ÈRE DU PRÊT-À-JETER Appareils électroménagers fragiles, téléphone à durée préprogrammée, ordi sitôt acheté sitôt dépassé : Père du prêt-à-jeter coûte cher aux citoyens, mais aussi à l\u2019environnement, qui fait les frais de cette économie de l\u2019éphémère.A LIRE DEMAIN UN DOSSIER DALEXANDRE SHIELDS ET MARCO FORTIER.POUR LE TEXTE ET LE CONTEXTE LE DEVOm A 6 LE DEVOIR LE VENDREDI 19 DECEMBRE 2014 ECONOMIE Saputo vend les petits gâteaux Vachon à des Mexicains Le nouveau propriétaire assure que les activités se poursuivront normalement à l\u2019usine québécoise JULIEN ARSENAULT Les petits gâteaux Vachon seront désormais détenus par des intérêts mexicains, puisque Saputo a vendu jeudi ses activités de boulangerie à Boulangerie Canada Bread, qui appartient au groupe Grupo Bimbo S.A.B, pour 120 millions.Les 642 employés de la division boulangerie, dont la majorité travaillent à l\u2019usine de Sainte-Marie-de-Beauce, passeront dans le giron de Canada Bread lors de la clôture de la transaction, prévue au mois de février.«Nous avons été sondés, a souligné une porte-parole de Saputo, Mêla- nte Jolin.C\u2019était une offre qu\u2019on ne pouvait pas refuser parce que c\u2019était une occasion unique.» La direction de Saputo semble en être venue à la conclusion que la division boulangerie \u2014 qui fabrique entre autres les petits gâteaux Jos Louis et May West \u2014 ne représentait pas une place assez importante au sein des activités de la société.Au cours de l\u2019exercice 2014, les activités de boulangerie ont généré des revenus d\u2019environ 139 millions, ce qui représente moins de 2% des revenus consolidés de Saputo.«On trouvait que c\u2019était une division rentable mais pour son dévelop- pement, c\u2019est une belle occasion, a dit M\u201c® Jolin.Les produits laitiers représentent notre principal secteur d\u2019activités.» Le conseiller du syndicat des travailleurs de l\u2019usine de Sainte-Marie-de-Beauce \u2014 affilié à la FTQ \u2014, Yves Mar-coux, s\u2019est quant à lui montré prudent dans ses commentaires en expliquant qu\u2019il analysait encore la transaction.«Des rumeurs, ça fait tellement longtemps qu\u2019il y en a.Depuis 2010 que Saputo se préparait potentiellement à vendre la division, on pouvait s\u2019y attendre.» Par le biais d\u2019une porte-parole, Canada Bread a de son côté fait part de ses intentions de conserver l\u2019usine québécoise de la division boulangerie, dont le fonctionnement devrait demeurer indépendant.«Rien ne va changer, a dit Sylvia Sicuso.Les activités vont se poursuivre normalement.» Vachon avait été fondée en 1923 lorsque Joseph-Arcade Vachon et Rose-Anna Giroux avaient aménagé une boulangerie à Sainte-Marie-de-Beauce.L\u2019entreprise avait été intégrée par Saputo en 1999.Ancienne filiale d\u2019Aliments Maple Leafs, Boulangerie Canada Bread appartient actuellement au groupe mexicain Grupo Bimbo S.A.B.La Presse canadienne ISTOCK MARCHES BOURSIERS TORONTO S&P TSX 14 346,75 k+132,87 k.-f0,9% New York S&P 500 2061,23 +48,34 +2,4% I ïïïT Aoû I Sip J Ôct J Nov NASDAQ 4748,40 4-104,09 4-2,2% DOW JONES 17 778,15 4-421,28 4-2,4% PÉTROLE 54,11 -2,36 $US -4,2%\tT OR 1194,80 +0,30 $US +0,0%\t?DOLLAR CANADIEN\t 86,23 +0,31 $US +0,4%\t?1$US = 1,1597$ 70,19 +0,57 EURO\t 1 EURO = 1,4247\t Titre\tSymbole\tFermeture\tVariation\t\tVolume \t\t\t($)\t(%)\t(000) LES INSDICES DE LA BOURSE DE TORONTO\t\t\t\t\t S&P TSX\tSPTT14346 75 132 87\t\t\t0 93333418\t S&P TX20\tTX20\t565 28\t6 93\t1 24102911\t S&P TX60\tTX60\t838 04\t6 80\t0 82161948\t S&P TX60 Cap\tTX6C\t926 70\t7 52\t0 82161948\t Cons de base\tTTCS\t421 67\t10 92\t2 66\t9124 Cons discré\tTTCD\t169 12\t1 67\t1 00\t8954 Énergie\tTTEN\t218 67\t2 63\t1 22146768\t Finance\tTTFS\t248 38\t0 85\t0 34\t33496 Aurifère\tTTGD\t147 77\t6 08\t4 29\t59464 Santé\tTTHC\t102 55\t0 47\t0 46\t1382 Tech de ITnfo\tTTTK\t45 98\t0 34\t0 74\t8787 Industrie\tTTIN\t189 81\t0 69\t0 36\t19469 Matériaux\tTTMT\t214 25\t4 34\t2 07\t72380 Immobilier\tTTRE\t267 60\t2 07\t0 78\t6485 Télécoms\tTTTS\t128 26\t-0 35\t-0 27\t8060 Sev collect\tTTUT\t222 20\t2 81\t1 28\t7197 Métaux/minerals\tTTMN\t653 42\t4 10\t0 63\t16849 TSX CROISSANCE\t\t\t\t\t TSX Venture\tJX\t665 50\t6 50\t0 99\t67184 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE\t\t\t\t\t Alim Couche-Tard\tATD B\t46 21\t3 67\t8 63\t5726 Canadian-Tire\tCTC A\t123 06\t-0 37\t-0 30\t310 Cogeco\tCCA\t70 68\t-0 32\t-0 45\t66 Corus\tCJR B\t23 08\t0 20\t0 87\t210 Groupe TVA\tTVA B\t6 53\t-0 47\t-6 71\t6 Jean Coutu\tPJC A\t27 82\t0 33\t1 20\t246 Loblaw\tL\t60 73\t0 65\t1 08\t827 Magna\tMG\t122 53\t1 37\t1 13\t576 Metro\tMRU\t88 78\t-0 26\t-0 29\t465 Quebecer\tQBR B\t31 82\t0 20\t0 63\t165 Rena\tRON\t13 63\t0 19\t1 41\t287 Saputo\tSAP\t32 79\t0 12\t0 37\t1097 Shaw\tSJR B\t31 11\t-0 17\t-0 54\t1037 Shoppers Drug Mart\tSC\t60 83\t0 00\t0 00\t0 Tim Hortons\tTHI\t99 00\t0 00\t0 00\t0 Transat A T\tTRZ B\t8 11\t0 37\t4 78\t104 Yellow Media\tY\t18 85\t0 07\t0 37\t20 ÉNERGIE\t\t\t\t\t Cameco\tCCÜ\t18 (3\tü /8\t4 3b\t21/2 Canadian Natural\tCNQ\t35 00\t0 47\t1 36\t4930 Canadian Oil Sands\tCOS\t10 75\t1 01\t10 37\t7563 Enbridge\tENB\t56 09\t0 82\t1 48\t1980 EnCana\tECA\t15 56\t0 35\t2 30\t2953 Enerplus\tERF\t11 56\t0 56\t5 09\t4518 Pengrowth Energy\tPGF\t3 70\t0 04\t1 09\t3396 Pétrolière Impériale\tIMO\t49 87\t0 01\t0 02\t1734 Suncor Energy\tSU\t36 13\t0 42\t1 18\t5752 Talisman Energy\tTLM\t9 01\t0 11\t1 24\t12539 TransCanada\tTRP\t54 57\t0 24\t0 44\t1873 Valener\tVN R\t15 97\t0 00\t0 00\t54 FINANCIÈRES\t\t\t\t\t tJ CItJC\tCM\t99 08\tü üb\tü üb\tlb8/ B de Montréal\tBMO\t80 65\t0 39\t0 49\t1959 B Laurentienne\tLB\t49 21\t1 07\t2 22\t139 B Nationale\tNA\t48 43\t1 22\t2 58\t2867 B Royale\tRY\t79 26\t-0 37\t-0 46\t3173 B Scotia\tBNS\t64 94\t-0 09\t-0 14\t4313 B TD\tTD\t53 36\t0 26\t0 49\t4188 Brookfield Asset\tBAM A\t57 12\t0 87\t1 55\t1055 Cominar Real\tCUFUN\t18 25\t0 07\t0 39\t751 Corp Fin Power\tPWF\t35 31\t0 68\t1 96\t553 Rn Manuvie\tMFC\t21 99\t0 27\t1 24\t4438 Rn Sun Life\tSLF\t41 22\t0 03\t0 07\t2434 Great-West Lifeco\tGWO\t32 81\t0 40\t1 23\t887 Industrielle Ail\tlAG\t44 27\t0 80\t1 84\t194 Power Corporation\tPOW\t30 66\t0 44\t1 46\t1346 TMX\tX\t50 06\t-0 63\t-1 24\t27 INDUSTRIELLES\t\t\t\t\t Air Canada\tAC B\t9 30\t0 00\t0 00\t0 Bombardier\tBBD B\t4 02\t0 01\t0 25\t4361 CAE\tCAE\t15 13\t0 28\t1 89\t1475 Canadien Pacifique\tCP\t222 14\t0 61\t0 28\t692 Chemin de fer CN\tCNR\t78 16\t0 00\t0 00\t2007 SNC-Lavalin\tSNC\t42 97\t0 56\t1 32\t707 Transcontinental\tTCL A\t16 20\t0 11\t0 68\t104 Trans Force\tTFI\t29 36\t0 04\t0 14\t224 ENTREPRISES DE MATERIAUX\t\t\t\t\t Agrium\tAGU\t111 16\t1 23\t1 12\t547 Barrick Gold\tABX\t12 85\t0 27\t2 15\t4467 Goldcorp\tG\t21 84\t0 94\t4 50\t3964 Kinross Gold\tK\t3 35\t0 22\t7 03\t3757 Mmes Agnico-Eagle\tAEM\t28 68\t1 68\t6 22\t1677 Potash\tPOT\t40 91\t-0 11\t-0 27\t2075 Teck Resources\tTCK B\t14 93\t0 52\t3 61\t4676 Symbole Fermeture SERVICES PUBLICS Fortis TransAlta TECHNOLOGIE FS 38 62 TA 10 39 BB GIB A 11 67 43 07 BlackBerry CGI TÉLÉCOMMUNICATIONS BCE\tBCE\t52 97 Bell Allant\tBA\t3166 Rogers\tRCI B 44 81 Telus\tT\t4215 FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE iShares ÜEX\tXBB\t3140 iShares MSCI\tXEM\t25 57 iShares MSCI EMU\tEZU\t37 31 iShares S&P 500\tXSP\t23 94 iShares S&P/TSX\tXIC\t22 80 TALISMAN ENERGY\tTLM\t9 01 CANADIAN OIL SANDS\tCOS\t10 75 WHITECAP RESOURCES WCP 1164 iSharesS&PTSX60\tXIU 2121 SUNCOR ENERGY INC\tSU\t36 13 ALIMENTATION\tATD B 46 21 CENOVUS ENERGY INC\tCVE\t22 76 CRESCENT POINT\tCPG\t27\t06 CANADIAN NATURAL\tCNQ\t35 00 PACIEIC RUBIALES\tPRE\t6\t91 LES GAGNANTS EN % MEG ENERGY CORP\tMEG\t18 34 CANADIAN OIL SANDS\tCOS\t10 75 ALIMENTATION\tATD B 46 21 S&P TSX GLOBAL\tHGU\t5\t21 THE INTERTAIN\tIT\t12\t91 CIPHER\tCPH\t17\t97 TAHOE RESOURCES\tTHO\t15 27 EORTUNA SILVER\tEVI\t5\t28 AGNICO EAGLE MINES\tAEM\t28 68 BAYTEX ENERGY CORP\tBTE\t19 68 LES PERDANTS EN % GLENTEL INC\tGLN\t20\t87 HORIZONS BETA\tHGD\t16\t52 WESTERN ENERGY\tWRG\t5 43 RAGING RIVER\tRRX\t6\t86 HORIZONS BETAPRO\tHVU\t13 10 ADVANTAGE OIL &\tAAV\t5\t67 BIRCHCLIEE ENERGY\tBIR\t8 57 TRICAN WELL\tTCW\t5\t65 HB S&P 500 BEAR\tHSD\t9\t98 PAINTED PONY\tPPY\t10\t04 LES GAGNANTS EN $ ALIMENTATION\tATD B 46 21 VALEANT\tVRX\t165\t78 VERMILION ENERGY\tVET\t55 38 AUTOCANADA INC\tACQ\t44\t27 ERACO-N EVADA CORP\tENV\t57 51 LINAMAR CORP\tLNR\t68\t50 KEYERA CORP\tKEY\t74\t91 MEG ENERGY CORP\tMEG\t18 34 RESTAURANT BRANDS\tQSR\t44 49 AGNICO EAGLE MINES\tAEM\t28 68 LES PERDANTS EN $ GLENTEL INC\tGLN\t20\t87 HORIZONS BETA\tHGD\t16\t52 TOURMALINE OIL\tTOU\t39\t95 RUSSELL METALS INC\tRUS\t26 00 PEYTO EXPLORATION\tPEY\t34 75 MULLEN GROUP LTD\tMTL\t20 38 HORIZONS BETAPRO\tHVU\t13 10 BOYD GROUP INCOME BYD UN 46 52 SHAWCOR LTD\tSCL\t42\t80 BOARDWALK EQUITIES BEI UN 61 98 Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com Variation\t\tVolume ($)\t(%)\t(000) 0 37\t0 97\t1977' 0 17\t1 66\t2215 0 05\t0 43\t3556' 0 76\t1 80\t1091 0 36\t0 68\t3444 0 00\t0 00\t0 -0 07\t-0 16\t2131 -0 49\t-1 15\t2061 -ü üb\t-ü 19\t44 0 18\t0 71\t18 0 76\t2 08\t9233 0 56\t2 40\t711 0 22\t0 97\t268 DE TORONTO\t\t 0 11\t1 24\t12539 1 01\t10 37\t7563 -0 41\t-3 40\t6998 0 18\t0 86\t6387 0 42\t1 18\t5752 3 67\t8 63\t5726 0 89\t4 07\t5268 0 56\t2 11\t4948 0 47\t1 36\t4930 0 21\t3 13\t4908 1 78\t10 75\t3862 1 01\t10 37\t7563 3 67\t8 63\t5726 0 41\t8 54\t1474 0 96\t8 03\t315 1 26\t7 54\t165 1 00\t7 01\t570 0 32\t6 45\t640 1 68\t6 22\t1677 1 11\t5 98\t4900 -2 93\t-12 31\t446 -1 52\t-8 43\t852 -0 43\t-7 34\t415 -0 43\t-5 90\t4046 -0 80\t-5 76\t1353 -0 32\t-5 34\t708 -0 48\t-5 30\t580 -0 28\t-4 72\t1333 -0 49\t-4 68\t213 -0 48\t-4 56\t1051_ 3 67\t8 63\t5726 2 77\t1 70\t573 2 72\t5 17\t1429 2 25\t5 35\t260 1 93\t3 47\t422 1 90\t2 85\t169 1 81\t2 48\t434 1 78\t10 75\t3862 1 76\t4 12\t1696 1 68\t6 22\t1677_ -2 93\t-12 31\t446 -1 52\t-8 43\t852 -1 35\t-3 27\t1135 -1 18\t-4 34\t1048 -0 94\t-2 63\t956 -0 89\t-4 18\t653 -0 80\t-5 76\t1353 -0 78\t-1 65\t121 -0 76\t-1 74\t176 -0 73\t-1 16\t131 E C CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC INDICES QUEBECOIS Indice\tFermeture\tvar.pts\tvar.% IQ30\t2155,97\t+30,92\t+1,45 IQ120\t2134,20\t+30,75\t+1,46 r Emissionen dinect sa/*\u2019 ?O decisionplus.com CD CD\tùoL Boa/*'Se en cli/*eet Agropur reçoit un appui financier de 470 millions Des investisseurs institutionnels et bancaires québécois, dont la Caisse de dépôt et le Fonds de solidarité, injectent 470 millions sous forme de parts privilégiées dans T^ropur, plus grande coopérative laitière au Canada.«Cette transaction permet d\u2019appuyer la stratégie de croissance de l\u2019entreprise et de financer les acquisitions annoncées récemment, entre autres les actijs de transformation laitière de l\u2019américaine Davisco et, au Canada, de Sobeys et de Northumberland.Ces acquisitions ont notamment permis à Agropur de se hisser parmi les plus importants transformateurs nord-américains de produits laitiers», peut-on lire dans le communiqué.La Caisse de dépôt et placement du Québec injecte 150 millions dans l\u2019opération.La Banque Nationale et le Fonds de solidarité FTQ y investissent tous deux 75 millions, Investissement Québec, 65 millions.Les autres institutionnels sont Capital régional et coopératif Desjardins et Fondaction CSN, qui investissent respectivement 55 millions et 50 millions.«Selon certaines conditions, la participation de la Caisse de dépôt pourrait atteindre 300 millions lors d\u2019une prochaine émission de parts privilégiées», a ajouté le gestionnaire.«L\u2019année qui est sur le point de se terminer a été marquée par des transactions historiques pour notre coopérative, alors que la concurrence accrue demande un positionnement plus stratégique que jamais.Afin d\u2019appuyer la croissance et la pérennité d\u2019Agropur, nous avons fait confiance à des partenaires financiers de grande réputation, capables d\u2019appuyer notre développement tout en maintenant le contrôle et la propriété d\u2019Agropur entre les mains des membres », a souligné Serge Riendeau, président d\u2019Agropur.Fondée en 1938, Agropur affichait un chiffre d\u2019affaires de plus de 3,8 milliards à la fin de l\u2019exercice financier 2013.Le Devoir Couche-Tard achète l\u2019américain The Pantry pour 1,7 milliard $US JULIEN ARSENAULT Alimentation Couche-Tard a réalisé sa plus irppor-tante acquisition aux Etats-Unis en plus de 10 ans en met tant la main sur l\u2019exploitant de dépanneurs The Pantry pour un montant de 1,7 milliard $US, incluant la dette.Cette transaction permettra à la société établie à Laval d\u2019ajouter quelque 1509 établissements situés dans 13 Etats du sud des Etats-Unis à son réseau.L\u2019entreprise québécoise exploite un des plus grands réseaux de magasins d\u2019accommodation en Amérique du Nord pour les enseignes Couche-Tard et Mac\u2019s au Canada ainsi que Circle K au sud de la frontière.La présence américaine d\u2019Alimentation Couche-Tard s\u2019était accentuée de façon significative lorsque la société québécoise avait mis la main en 2003 sur les 2000 établissements de la bannière Circle K, détenue à l\u2019époque par Conocco-Phillips.Le détaillant explique que l\u2019acquisition de The Pantry \u2014 qui exploite principalement la bannière Kangaroo Express \u2014 accroîtra sa présence daps les Etats du sud-est des Etats-Unis et la ré- gion du gobe du Mexique.Selon Peter Sklar, de BMQ Marchés des capitaux, cette transaction pourrait permettre à Alimentation Couche-Tard de réaliser des synergies de plus de 75 millions en plus de faire grimper de 20 C son profit par action.Après avoir été en mesure de réduire sa dette à la suite de l\u2019acquisition européenne de Statoil Fuel Retail, réalisée en 2012 au montant de 2,8 mif liards $US, l\u2019entreprise québécoise était à la recherche de nouvelles cibles.La Presse canadienne Aviation: le nombre de passagers a augmenté de 5 % en 2014, selon l\u2019IATA Les compagnies aériennes ont transporté 3,2 mif liards de passagers dans le monde en 2014, soit une hausse d\u2019environ 5% par rapport à 2013, a indiqué jeudi î\u2019Qrganisation de l\u2019aviation cf vile internationale (QACI).Les compagnies ont effectué un nombre record de vols en 2014, à 33 millions, soit environ 1 million de plus que l\u2019an dernier, a ajouté l\u2019agence spécialisée de l\u2019QNU.Vers 2030, c\u2019est plus de 6,4 milliards de passagers qui devraient emprunter l\u2019avion, selon les projections actuelles de l\u2019QACI.Mesurée en termes de revenus par passager et par kilomètre franchi (RPK), la hausse du trafic passager a at teint 5,9% cette année, contre 5,5% en 2013, en raison d\u2019une amélioration de la situation économique, a précisé l\u2019QACI.La région Asie-Pacifique est arrivée en tête du marché mondial, avec une part représentant 31% des RPK, contre 27% pour l\u2019Europe et 25% pour l\u2019Amérique du Nord.Le taux d\u2019occupation des avions est resté toutefois relativement stable à 79,5% en 2014 par rapport à 2013, malgré une hausse de 5,7% de l\u2019offre de sièges, selon l\u2019QACI.C\u2019est les transporteurs nord-américains qui ont obtenu les meilleurs taux d\u2019occupation, à 83,5%, sur vis par ceux d\u2019Europe à 80,4%.Aussi, l\u2019embellie du commerce international a permis au transport de marchandises de progresser de 4,6% en 2014, soit un net rebond par rapport à la hausse de 0,4% enregistrée en 2013.Projections de l\u2019IATA En octobre dernier, l\u2019Association internationale du transport aérien (lATA) y allait de ses prévisions à partir du trafic passagers de quelque 4000 paires de pays.Les analystes ont appuyé leurs projections sur trois grands déterminants de la demande, à savoir le trio niveau de vie-population-démographie, le prix et la disponibilité.Il ressort de cet exercice que le nombre de passagers aériens atteindra les 7,3 milliards en 2034, soit un taux de croissance annuelle moyen de 4,1%.«Il aura fallu 100 ans à l\u2019aviation civile pour atteindre le cumul de 65 milliards de passagers.Il ne faudra que 20 ans aux prochains 65 milliards pour voler», avait illustré Tony Tyler, directeur général de TIATA Sur Thorizpn, la Chine va supplanter les Etats-Unis pour devenir le principal marché (tel que défini par le trafic intérieur, arrivant et venant de), tous deux dominant la liste des cinq marchés les plus en croissance que viennent compléter l\u2019Inde, l\u2019Indonésie et le Brésil.En 2034, la Chine devrait compter 1,3 milliard de passagers, soit 856 millions de plus que maintenant, comparativement à 1,2 milliard aux Etats-Unis, soit 559 millions de plus qu\u2019en 2014.Qn parle d\u2019un taux de croissance annuelle moyen de 5,5% et de 3,2% respectivement.Dans la liste des cinq marchés à plus forte croissance, on retrouve, loin derrière, l\u2019Inde, avec 266 millions de nouveaux passagers par année, l\u2019Indonésie (183 millions) et le Brésil (170 millions).En pourcentage, le continent africain est appelé à abriter huit des dix marchés à plus forte croissance.Et en ce qui a trait aux paires de pays, les destinations entre l\u2019Asie et l\u2019Amérique du Sud afficheront les plus fortes progressions.Avec Le Devoir Agence France-Presse LE DEVOIR, LE VENDREDI 19 DECEMBRE 2014 A 7 ECONOMIE 2014 AURA ÉTÉ UNE ANNÉE PARTICULIÉREMENT DIEFICILE POUR L\u2019INDUSTRIE PÉTROLIÈRE Chevron suspend un projet Ottawa \u2014 Le géant américain Chevron a décidé de suspendre un projet de plateforme pétrolière en eaux profondes dans l\u2019Arctique canadien en raison de la récente chute des cours du haril de hrut, a-t-on appris jeudi.La société a avisé mercredi l\u2019Office national de l\u2019énergie de sa décision «d\u2019interrompre les forages prévus par la LE 481 pour une durée indéterminée».Chevron possède cette licence d\u2019exploitation dans la mer de Beaufort, dans l\u2019océan Arctique, à 250 km du village inuit de Tuktoyaktuk, situé non loin de la frontière entre le Canada et l\u2019Alaska.Dans sa lettre adressée au régulateur canadien, le groupe explique que ce choix a été motivé par «plusieurs facteurs, dont le degré d\u2019incertitude dans l\u2019industrie.Tous les projets d\u2019exploration de Chevron doivent être concurrentiels», a souligné à l\u2019AFP un porte-parole de Chevron.Le baril de brut côté à New York est descendu cette semaine sous le seuil des 55$US, pour la première fois en cinq ans.En moyenne, l\u2019or noir a chuté de plus de 30% depuis cet été, fragilisant la rentabilité de plusieurs gisements non conventionnels en Amérique du Nord.Le site convoité par Chevron est dans une région particulièrement isolée et inhospitalière.La société américaine n\u2019en était qu\u2019à des étapes préliminaires et comptait forer un puits d\u2019exploration d\u2019ici 2020, à une profondeur d\u2019environ 1500 mètres.D\u2019autres géants des hydrocarbures, Exxon Mobil et BP, mènent également des projets d\u2019exploration dans cette zone de la mer de Beaufort.Avec la fonte des glaces, les ressources de l\u2019Arctique suscitent un regain d\u2019intérêt depuis quelques années.Selon une étude américaine de 2008,13% du pétrole et 30% du gaz naturel non découverts de la planète se trouvent dans le sous-sol du Grand Nord.Plusieurs projets ont déjà été arrêtés cette année, face notamment au repli des cours.L\u2019organisation écologiste Greenpeace s\u2019est réjouie de l\u2019annonce de Chevron, y voyant «une preuve de plus que les défis techniques de forer dans des eaux glaciales, là où une marée noire est inévitable, ne font qu\u2019augmenter les coûts jusqu\u2019à rendre l\u2019opération non viable».Agence France-Presse Les oléoducs, une nécessité absolue Ce n\u2019est pas parce que les prix sont déprimés que l\u2019industrie n\u2019a pas besoin de nouveaux canaux pour ses produits, dit le patron de TransCanada GERARD BERUBE Dure année pour les constructeurs d\u2019oléoducs, qui se termine par une chute accélérée des cours pétroliers.Malgré la force des vents contraires, malgré les difficultés d\u2019obtenir l\u2019acceptation sociale, résilience de l\u2019industrie et réalité d\u2019un énorme besoin à combler vont prévaloir, soutient TransCanada.Et il ne faut pas croire que l\u2019activité des sables bitumineux se trouve menacée par le repli des cours.Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne de son bureau de Calgary, le chef de la direction de TransCanada, Russ Girling, a martelé qu\u2019il existe au Canada «un énorme besoin» de construire des oléoducs, «indépendamment du prix de la matière première en ce moment».Dans l\u2019industrie pétrolière, «on nous presse de faire en sorte que ces installations soient fonctionnelles aussi rapidement que possible».Et ce n\u2019est pas une chute conjoncturelle des cours pétroliers qui vient modifier la réalité, même si plusieurs projets d\u2019exploration et d\u2019exploitation sont mis en veilleuse.Se référant aux sables bitu- JEFF MCINTOSH PC Russ Girling mineux, il s\u2019est moqué de tous ces scénarios soutenant qu\u2019un prix de référence se maintenant durablement sous les 60$US le baril vient compromettre la viabilité de l\u2019activité pétrolière albertaine.Ceux qui croient cela «ne travaillent pas dans cette industrie depuis très longtemps.Alors, l\u2019idée que, de quelque façon que ce soit, ces activités vont prendre fin au Canada parce que nous atteignons ce creux.Je crois qu\u2019on n\u2019a qu\u2019à regarder les 30 dernières années de production pour voir que cette théorie ne tient pas la route».Cette entrevue termine une année, 2014, qui s\u2019est avérée particulièrement difficile pour l\u2019oléoduc, TransCanada ou encore Enbridge n\u2019ayant pu convaincre de l\u2019acceptabilité sociale de leurs prpjets tant au Canada qu\u2019aux Etats-Unis.Pointant l\u2019incidence environnementale de leurs activités et du tracé proposé, ou l\u2019impact du produit transporté sur le réchauffement climatique, l\u2019opposition s\u2019est étendue de l\u2019émission de gaz à effet de serre aux droits des Premières Nations, en passant par des retombées économiques plutôt faibles pour les régions d\u2019accueil.Pour sa part, le chef de la di-rection d\u2019Enbridge, Al Monaco, a préféré retenir que les groupes environnementaux visaient à restreindre l\u2019exploitation des sables bitumineux en bloquant leur accès au marché.Il disait à cet effet, le mois dernier, qu\u2019il est plus facile de s\u2019en prendre alors aux oléoducs qu\u2019à une centaine de producteurs et à autant de raffineries.En revanche, chez les opposants, il est déploré que, dans son évaluation préalable, l\u2019Office national d\u2019énergie ne retienne que la faisabilité et l\u2019impact économique des pro- jets soumis, fermant les yeux sur l\u2019impact environnemental.Nerf de la guerre Einalement, les dirigeants rappellent que la capacité des oléoducs est l\u2019une des principales contraintes restreignant la croissance de ce secteur.Déjà, fin 2012, les analystes se faisaient unanimes en avertissant que le Canada se dirigeait vers un engorgement de la capacité de transport de ses oléoducs.Il était alors indiqué que, faute de nouveaux pipelines et de nouveaux tracés pour le réseau, le pétrole canadien était condamné à se vendre au rabais, sous le prix de référence du Western Texas Intermediate (WTI), en deçà de l\u2019escompte associé à sa qualité inférieure.On retenait que l\u2019actuelle production dans l\u2019Ouest canadien, combinée à l\u2019augmentation de la production domestique aux Etats-Unis, pousse l\u2019industrie à se heurter de plein fouet aux contraintes liées à la capacité restreinte des pipelines et des raffineries existantes.On s\u2019attendait à ce que la capacité actuelle de transport par pipeline provenant de l\u2019Ouest canadien devienne rapide- ment saturée en l\u2019état.Aussi, le pétrole de l\u2019Alberta et celui du golfe du Mexique étant dirigés vers les mêmes raffineries du Midwest américain et d\u2019Oklahoma, la concentration d\u2019or noir dans cette région, greffée à la hausse de la production d\u2019hydrocarbures aux Etats-Unis, crée une situation d\u2019offre excédentaire sur ces marchés, forçant la vente du pétrole canadien au rabais.D\u2019où l\u2019importance de défricher de nouveaux marchés pour l\u2019utilisation et le raffinage du pétrole de l\u2019Ouest, en Colombie-Britannique pour la desserte de l\u2019Asie, dans l\u2019Est pour desservir les raffineries de l\u2019Ontario et du Québec, avec pour objectif de déborder en Europe.Dans l\u2019entrevue de jeudi, Russ Girling retient les projections des analystes situant les prix d\u2019équilibre entre 80 et 100 $US le baril à long terme, au rythme de l\u2019accroissement naturel de la demande.« Je ne dis pas du tout que c\u2019est facile, mais les affaires sont rési-lientes et le monde a besoin de plus de pétrole chaque jour», a-t-il souligné.Avec La Presse canadienne Le Devoir ^ O # \u2018jA \u2019 'Y *\t' ARCHIVES ASSOCIATED PRESS L\u2019Arabie Saoudite maintient l\u2019offre à son niveau actuel LAN GEOEEREY TIMBERLAKE à Ryad L> Arabie Saoudite a réitéré ' jeudi son refus de réduire son offre de brut, mais s\u2019est dite «optimiste pour l\u2019avenir», malgré l\u2019effondrement des cours accentué par la récente décision de l\u2019OPEP de maintenir inchangé son plafond de production.Dans un rare entretien accordé à l\u2019agence officielle SPA, le ministre du Pétrole, Ab al-Nouaïmi, a jugé impossible d\u2019envisager une réduction de l\u2019offre de l\u2019Arabie Saoudite, chef de file de l\u2019Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qui a décidé fin novembre de garder son plafond de production à 30 millions de barils par jour (mbj).«E est difficile, voire impossible, que l\u2019Arabie Saoudite ou l\u2019OPEP prennent une quelconque mesure qui conduirait à une réduction de leur part de marché et à une augmentation de celle des autres» producteurs non-membres du cartel, a-t-il dit.«D\u2019autant qu\u2019il est dif ficile actuellement de maîtriser les prix», a-t-il ajouté, en souli- gnant que si l\u2019offre avait été réduite, «nous aurions perdu à la fois marché et les prix».Dans la foulée, les cours du pétrole coté à New York sont retombés jeudi à leur plus bas niveau depuis début mai 2009, à l\u2019issue d\u2019une séance particulièrement volatile, les inquiétudes persistant sur la surabondance de l\u2019offre.Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en janvier, a perdu 2,36$US sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s\u2019établir à 54,11 $US.Malgré la chute des cours du pétrole qui a perdu la moitié de sa valeur depuis la mi-juin et dont le royaume saoudien tire l\u2019essentiel de ses revenus, M.Nouaïmi s\u2019est dit «optimiste pour l\u2019avenir, car la situation que nous et le monde affrontons actuellement est conjoncturelle et passagère».Selon lui, la chute des cours s\u2019explique par «plusieurs facteurs concomitants, dont un énorme ralentissement de l\u2019économie mondiale, une hausse des approvisionnements pétroliers en provenance de plusieurs régions, y compris celles où le coût [d\u2019extractionl est élevé, et une Risque réel de défaut de paiment du Venezuela Paris \u2014 L\u2019agence de notation Pitch Ratings a baissé jeudi de deux crans la note de solvabilité du Venezuela, de B à CGC, une catégorie désignant les pays pour lesquels un défaut de paiement est «une réelle possibilité».Pitch a justifié cette décision par la vulnérabilité du pays latino-américain devant la chute vertigineuse des prix du pétrole, qui «érode la principale source de devises pour l\u2019économie».L\u2019or noir représente 96% de ses rentrées en devises.Pitch a jugé que la capacité du Venezuela à encaisser ce choc était «limitée par le niveau relativement bas de ses réserves internationales, les contraintes de liquidité, et le caractère restreint des sources de financement extérieur».L\u2019agence a rappelé que les réserves de change du Venezuela étaient actuellement inférieures de moitié à leur niveau de 2008, lorsqu\u2019il avait affronté sa dernière baisse brutale du prix du pétrole, et que le pays, sans accès au marché international de la dette, dépendait pour son financement extérieur de la Chine.L\u2019agence a aussi rappelé «l\u2019instabilité macroéconomique» dans le pays, avec une inflation de 55% en moyenne sur les huit premiers mois de 2014, une récession estimée à près de 4% en 2014.Elle a jugé que le Venezuela risquait d\u2019être confrontée à une période de «troubles sociaux».faiblesse de la demande mondiale de pétrole, bien plus importante que prévue».La part de l\u2019OPEP et celle de l\u2019Arabie Saoudite, qui est de 9,6 mbj sur les 30 mbj du cartel, «n\u2019ont pas changé depuis plusieurs années, alors que celle des autres producteurs non-membres de l\u2019OPEP augmente constamment», a ajouté le ministre saoudien.Des démarches entreprises en novembre par rOPEP afin d\u2019obtenir la coopération de ces pays n\u2019ont pas abouti, a-t-il indiqué, en dénonçant aussi le rôle négatif des spéculateurs sur le marché pétrolier.«Ces spéculateurs poussent les prix dans un sens ou un autre pour engranger des gains financiers, ce qui a contribué à de fortes fluctuations des prix», a dit M.Nouaïmi, reprenant un argument développé dimanche dernier par le secrétaire général de l\u2019OPEP, Abdallah al-Ba-dri.Si la chute des prix se poursuit, cela signifiera que «la spéculation contribue fortement à pousser les prix à la baisse», avait déclaré M.Badri à Dubaï.M.Nouaïmi a par ailleurs assuré que le royaume saoudien, qui s\u2019était constitué d\u2019importantes réserves en devises grâce à la manne pétrolière des dernières années, est en situation confortable pour surmonter l\u2019impact de la baisse de ses recettes pétrolières.«Le royaume a une économie solide, une excellente réputation mondiale, une industrie pétrolière de pointe, quelque 80 clients et d\u2019énormes réserves financières», a-t-il dit.En conséquence, l\u2019Arabie Saoudite, qui s\u2019apprête à dévoiler son budget pour 2015, «est capable de supporter des fluctuations temporaires dans ses recettes pétrolières», a ajouté le ministre.Il table sur une reprise de l\u2019économie mondiale qui favoriserait une augmentation de la demande de pétrole.«L\u2019économie mondiale, notamment celle des pays émergents, va reprendre progressivement le chemin de la croissance, relançant du même coup la demande mondiale de pétrole», a-t-il dit, rejetant par ailleurs les spéculations sur «une guerre des prix», qui serait alimentée par Riyad.«Les analyses liant les décisions pétrolières à des objectijs politiques sont erronées», a-t-il assuré.Il faisait allusion à des informations ayant expliqué l\u2019intransigeance de Riyad sur le maintien de sa part de marché par la concurrence du pétrole de schiste, notamment américain, et d\u2019autres producteurs comme la Russie ou l\u2019Iran.Agence France-Presse A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 19 DECEMBRE 2014 EDITORIAL ACCEPTABILITE SOCIALE Schiste alors ! L\u2019industrie gazière a reçu cette semaine trois mauvaises nouvelles en autant de jours, le Québec, l\u2019État de New York puis le Nouveau-Brunswick fermant tous trois la porte à l\u2019exploration et à l\u2019exploitation du gaz de schiste.Les opposants à cette activité voient dans ces décisions une «victoire collective immense».Nuançons.La porte n\u2019est pas fermée à double tour.L es décisions de ces trois gouvernements sont le fruit, il n\u2019y a aucun doute là-dessus, d\u2019un fort mouvement d\u2019opposition citoyen à l\u2019exploitation de cette énergie fossile susceptible d\u2019affecter directement la vie, la sécurité et la santé de milliers de gens.D\u2019emblée sensibles aux redevances qu\u2019allait leur rapporter cette nouvelle activité, ils durent refréner leur enthousiasme et engager des études et consultations publiques dont les résultats apparaissent aujourd\u2019hui probants.Aux Etats-Unis, l\u2019exploitation du gaz de schiste a été vue comme un nouveau Klondike.Les premiers puits se répandirent cqmme traînée de poudre malgré les oppositions, sauf dans l\u2019État de New York où les groupes environnementaux amenèrent dès 2008 le gouverneur de l\u2019État à suspendre la délivrance de permis, le temps de mener des études environnementales et en santé publique.Convaincu que les dangers pour la santé étaient nettement plus grands que les retombées économiques envisagées, le gouverneur Cuomo décréta mercredi leur interdiction.Au Québec, les activités d\u2019exploration dans la t\tvallée du Saint-Laurent commencèrent en 2009 et 2010.Elles soulevèrent un mouvement d\u2019op-A -\t, position d\u2019une rare intensité qui força le gouver- iîfe nement de Jean Char est à enclencher une éva- -luation environnementale stratégique que le Bernard gouvernement Marois fit suivre d\u2019une étude du Descôteaux BAPE dont la conclusion, rendue publique mardi, est que l\u2019acceptabilité sociale n\u2019est pas au rendez-vous pour une activité dont les bénéfices ne sont par ailleurs pas démontrés.Le premier ministre Couillard s\u2019est rallié à cette conclusion.Outre le fait d\u2019être rejetée par la population, il a noté que cette activité ne présente pas grand intérêt sur les plans économique et financier.Tous ont compris de son propos que le dossier du gaz de schiste venait enfin d\u2019être clos.Tandis que les porte-parole de l\u2019industrie gazière s\u2019inquiétaient, ceux des groupes environnementaux se réjouissaient.La victoire n\u2019est toutefois pas aussi immense que l\u2019imaginait spontanément un Dominic Champagne qui fut un des porte-étendard de cette bataille.Pour le premier ministre, la porte est fermée, mais pas verrouillée.11 ne veut pas d\u2019un moratoire qui poinrait être un verrou trop difficile à ouvrir.Ne nous méprenons pas.Moratoire ou pas, on ne peut décréter que l\u2019exploitation des gaz de schiste est à tout jamais condamnée.Un gouvernement, quel qu\u2019il soit, pourra toujours revenir en arrière.Pour l\u2019instant, il faut constater que la seule garantie que nous donne Philippe Couillard est sa parole.On veut bien le croire, mais qu\u2019en sera-t-il lorsque le prix du gaz et du pétrole repartira à la hausse ?La démarche adoptée par le Nouveau-Brunswick devrait l\u2019inspirer.Une modihcation à la Loi sur le pétrole et le gaz naturel permettra à son gouvernement d\u2019imposer un moratoire qui ne poinra être levé qu\u2019à certaines conditions, dont l\u2019acceptabilité sociale, l\u2019adoption d\u2019un régime réglementaire des impacts sur la santé, la mise en place de méthodes de traitement des eaux usées, l\u2019adoption d\u2019un processus de consultation des Premières Nations.Une telle démarche garantit un débat ordonné selon des paramètres connus d\u2019avance par tous les intervenants.S\u2019il y a une chose certaine, c\u2019est que les tenants de l\u2019exploitation du gaz de schiste reviendront à la charge.Ce débat est loin d\u2019être terminé.ANNULATION DE «THE INTERVIEW» Troublante première A Antoine Robitaille U moindre appel à la bombe contre une école, on ne prend aucun risque, on évacue.Aussi, on peut s\u2019expliquer \u2014 en partie \u2014 la décision de Sony d\u2019annuler la sortie du hlm L\u2019interview qui tue (efficace titre français).Troublante «première» dans l\u2019histoire du cinéma.11 ne fallait prendre aucun risque.Miser sur la sécurité, répète-t-on.C\u2019est toutefois, à notre sens, une grave errein.Comme le critique de cinéma américain Richard Roeper le rappelait mercredi, les poh-ticiens américains, après les attentats du 11 septembre 2001, clamaient en chœur qu\u2019il ne fallait pas céder à la logique du terrorisme: «Allez visiter New York!» Cette fois, on capitule.Nous ne sommes pas ici devant un simple appel à la bombe.Selon les autorités américaines, la Corée du Nord est derrière le piratage à grande échelle des doimées de Sony, mais aussi des menaces d\u2019attentats dans les cinémas.11 s\u2019agit d\u2019un cas grave de censure qui rappelle les attaques à la liberté artistique des Salman Rushdie, Taslima Nasreen et \u2014 cette semaine encore \u2014 Kamel Daoud.On nous rétorquera que la comédie potache de Seth Rogen ne mérite pas tant d\u2019émoi.Et qu\u2019elle est au siuplus provocatrice, mettant en scène l\u2019assassinat d\u2019un chef d\u2019État en exercice.L\u2019argumçnt est irrecevable.Des meurtres de chefs d\u2019État sont légion au grand écran.Au siuplus, ici, on est dans la parodie, la caricature (comme celles, condamnées, de Mahomet).Certes Chaplin, éàns Le dictateur, avait rebaptisé Adoh Hitler «Adenoid Hynkel»; et ne le «tuait» pas.Mis au courant du projet, le 111® Reich avait quand même menacé de représailles.Abandonné par les studios, le grand comique avait dû hnancer seul son hlm.Si l\u2019affaire évoque de précédents troublants, elle a pourtanf des aspects tristement inédits.Paradoxe : alors que, d\u2019un côté, les États-Unis normahsent leurs relations avec un État communiste, Cuba \u2014 refermant un des derniers chapitres de la guerre froide \u2014, un autre pays rouge, engoncé dans cette même période de l\u2019histoire, plus stalinien que Stahne, coupable de crimes contre l\u2019humanité (selon l\u2019ONU), fomente une guérilla d\u2019État nouveau genre; combinant les techniques ultramodernes du piratage informatique et la barbarie moyenâgeuse des terroristes islamistes.fi y a des conséquences à céder au terrorisme.Jeudi, le projet du hlm Pyongyang, adapté de la bande dessinée du Québécois Guy Delisle, a été annulé par les studios holljwoodiens New Regency.Le bédéiste s\u2019en désolait avec raison sur Eacebook.Dans le temps, son éditeur, L\u2019Association, avait décidé de faire h des menaces \u2014 feutrées à l\u2019époque \u2014 et avait publié la bédé.Un courage qu\u2019on aurait aimé voir chez Sony.Roeper paraphrasait Benjamin Eranklin, mercredi : « Ceux qui sont prêts à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne méritent ni l\u2019une ni l\u2019autre, et finissent par perdre les deux.» LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ^otDuC\tIA C«Nf iANCC Ve CouklARP.rv 1 6RAV0 tuÈve Sotpuc.CoNÎiNuCt n/oT(î£ TitAv/Aiw- LETTRES L\u2019argent et la santé mentale Le six de ce mois, jour de la commémoration de la tuerie de Polytechnique, qui était en même temps l\u2019anniversaire d\u2019une autre tragédie dans sa vie, soit le suicide de son père, madame Nadia Bélanger a eu mille fois raison de réclamer des décideurs politiques qu\u2019ils fassent de l\u2019amélioration des soins en santé mentale une priorité afin que cessent stigmatisation, abandon et vies brisées pour tant de personnes atteintes.Mais ne nous y trompons pas, le tabou de la maladie mentale continue de plomber nos sociétés riches, et même les gouvernements les plus conservateurs allongent quelques millions pour la santé mentale sans jamais changer d\u2019approche cependant et sans intégrer les soins psychosociaux pour vraiment humaniser le suivi en psychiatrie.C\u2019est pourquoi, comme père de famille qui doit composer avec la maladie mentale sévère de deux de ses enfants, je ne peux que la féliciter et la remercier d\u2019avoir lancé ce cri du cœur, sauf que je demeure convaincu que le vrai changement à l\u2019égard des personnes atteintes de maladie mentale ne pourra être généré et soutenu que par une société qui aura élu un gouvernement réellement progressiste.Au Québec, l\u2019histoire en témoigne puisque c\u2019est au début de la Révolution tranquille qu\u2019ont été posés les gestes les plus libérateurs pour les malades mentaux alors que ce sont les élites politiques et financières subséquentes, vendues au libéralisme économique à tous crins, qui se sont empressées de les jeter aux orties.Jean Forest New Richmond, le 17 décembre 2014 L\u2019éducation et la société Par leur caractère obligatoire, l\u2019éducation primaire et l\u2019éducation secondaire œuvrent dans nos sociétés contemporaines à faire de la population de «bons citoyens».L\u2019éducation, plus qu\u2019avant, inculque les valeurs de nos sociétés et de nos institutions à ses bénéficiaires.Les systèmes d\u2019éducation éduquent et inculquent des connaissances et des manières d\u2019agir qui sont dites primordiales quant au bon développement de nos sociétés.Or, toutes les décisions, toutes les prises de parole du ministre Bolduc depuis son entrée en fonction font obstacle à cedit développement.Si nombre de critiques pouvaient déjà être apposées à notre système d\u2019éducation, aujourd\u2019hui, nous sommes devant une urgence d\u2019agir.Il en va non seulement du futur de notre système d\u2019éducation, mais du futur de la société québécoise.Il s\u2019avère impensable de croire que les mesures d\u2019austérité imposées par le gouvernement libéral ne porteront pas atteinte à l\u2019éducation de nos enfants.Coupes dans les services, coupes dans les salaires, coupes dans les établissements.On ne coupe pas dans l\u2019éducation comme l\u2019on devrait couper dans les indemnités de départ de nos élus.Il ne faut pas couper, il faut investir.L\u2019éducation est un investissement qui ne peut qu\u2019être profitable au développement de nos sociétés tant dans les domaines culturel qu\u2019économique et social.Aujourd\u2019hui, monsieur Bolduc demande aux enseignantes (elles sont majoritaires, et ce n\u2019est pas à dédaigner) et aux enseignants de faire plus avec moins.Suivant sa logique, demain, monsieur Bolduc, coupera dans leur salaire, ces dernières et derniers étant déjà sous-payés.Par conséquent, tant aujourd\u2019hui que demain, nous devons agir, car cela ne peut continuer.Levons-nous contre ces mesures d\u2019austérité odieuses.Il n\u2019en tient qu\u2019à nous.Alexandre Lépine Le J7décembre 2014 Les embûches de Noël L\u2019important est d\u2019éviter les embûches le plus possible.Plusieurs encore s\u2019y en-fargent abondamment.Heureusement, de plus en plus de personnes passent à côté et s\u2019organisent des Fêtes plus modestes, plus centrées sur le plaisir d\u2019être ensemble, ne gardant les cadeaux moins nombreux que pour les petits.Il émerge une autre façon de fêter Noël autour d\u2019une bien belle et bonne bûche, celle d\u2019être réunis et de se réchauffer autour d\u2019un beau moment de vie.Loin de la consommation et proches en communion.Et tout cela coûte peu et baigne dans la gratuité.Un Noël sans embûche, c\u2019est tout un cadeau ! Fêtes souvent heureuses et parfois joyeuses à vous tous ! Yvon Bureau Québec, le 17 décembre 2014 LIBRE OPINION Résolu c.Greenpeace : une trêve svp ALAIN LAMPRON Président de la Fédération de l\u2019industrie manufacturière (FIM-CSN) Nous avons annoncé mercredi notre volonté de proposer aux intervenants concernés par le maintien de la certification FSC (Éorest Stewardship Council) chez Produits forestiers Résolu Ç^FR) de se mettre à la recherche de solutions.Notre point de vue, depuis 2006, est que la norme FSC est un outil pertinent pour mettre en place les conditions gagnantes pour une foresterie durable, respectueuse de l\u2019environnement et des communautés qui vivent de ses fruits.Cette norme, exigée par plus de 1800 clients importants, partout sur la planète, nous apparaît comme un gage de stabilité pour assurer le maintien de bons emplois dans un secteur forestier fragilisé par les crises, les changements technologiques et le déclin de la demande, car elle permet de solidifier la place des entreprises certifiées dans le marché des produits du papier et du bois, et de garantir les contrats avec les clients majeurs.Se mettre à la recherche de solutions en vue de maintenir la norme FSC chez PFR suppose d\u2019abord de rompre avec le climat actuel de confrontation entre la direction de PFR, les organisations syndicales, Greenpeace et les autres groupes environnementaux.L\u2019heure est à la trêve et à la concertation, et nous devons miser sur la bonne foi de l\u2019ensemble des acteurs en présence, et leur demander de venir s\u2019asseoir ensemble.C\u2019est ce rôle que la Fédération de fin-dustrie manufacturière de la CSN veut jouer, celui de rassembler ces intervenants à la même table et leur demander de trouver des solutions durables pour régler les non-conformités qui feront bientôt perdre la certification à PFR.Pour régler ces quelque 13 non-conformités majeures et mineures pour les exploitations forestières de PFR au Lac-Saint-Jean, nous souhaitons ardemment que la direction de la compagnie, le gouvernement, les communautés autochtones, les élus locaux, les organisations syndicales et les groupes environnementaux collaborent à un plan de sortie de crise.D\u2019une part, PFR et le gouvernement doivent s\u2019entendre sur les actions à poser pour assurer la conformité des opérations forestières au Lac-Saint-Jean avec le cahier de charges de la norme FSC, et d\u2019autre part, les communautés locales, autochtones ainsi que les travailleurs doivent être mobilisés dans ce processus.Finalement, afin de permettre la mise en place de ce plan d\u2019action et de donner le temps à PFR de se conformer à sa certification FSC, nous souhaitons que les groupes environnementalistes, dont Greenpeace, acceptent de mettre de côté leur campagne de pression et collaborent avec nous dans ce processus.Nous souhaitons aussi interpeller le certificateur FSC et le vérificateur en cause.Rainforest Alliance, afin qu\u2019ils collaborent activement à cette concertation, pour guider nos travaux et nous indiquer comment PFR doit orienter ses actions pour maintenir sa certification.Les différents intervenants seront contactés au cours des prochains jours, et nous souhaitons amorcer cette concertation au début de l\u2019année 2015.Il y va de l\u2019avenir d\u2019un pan important de notre secteur forestier et des emplois dans nos régions. LE DEVOIR LE VENDREDI 19 DECEMBRE 2014 A 9 IDEES PERTE DES CONTRATS DE BEST BUY Le Conseil devrait faire pression sur Résolu L\u2019entreprise forestière est responsable de son malheur, mais préfère accuser les écologistes NICOLAS MAINVILLE Directeur de Greenpeace au Québec ans Le Devoir du 17 décembre, le p.-d.g.du Conseil de Tindustrie forestière du Québec (CIFQ), M.André Tremblay, fait une attaque en règle contre Greenpeace, nous accusant de faire une «campagne de désinformation».Cette charge, couplée à celle de Produits forestiers Résolu et de plusieurs représentants régionaux, fait rage depuis que la chaîne Best Buy a décidé d'exiger la certification du Forest Stewardship Council (FSC) pour ses achats de papier provenant de Résolu.Cette décision de Best Buy vise, selon leur déclaration, à renforcer la durabilité de leur chaîne d'approvisionnement.En préférant le papier FSC, Best Buy exige ainsi que son fournisseur respecte les droits des Premières Nations et des travailleurs, protège les espèces menacées et les forêts vierges et assure une gestion durable de nos forêts publiques.Or si les p.-d.g.de Résolu et du CIFQ grimpent dans les rideaux depuis cette annonce, c'est justement parce que Résolu, le principal fournisseur en papier pour Best Buy, a échoué au test FSC il y a un an et s'est fait retirer trois certificats au Québec et en Ontario.Un quatrième certificat allait tomber en Ontario l'été dernier; mais Résolu a préféré poursuivre ses vérificateurs afin que leur rapport ne soit pas publié.Faire ses devoirs Bien que Résolu ait été averti par ses vérificateurs indépendants à plusieurs reprises et qu'elle avait ensuite un an pour retrouver sa certification, la multinationale a préféré ignorer les recommandations des vérificateurs et simplement miser sur une autre norme créée par et pour l'industrie (SFI).Cette norme n'est ni crédible, ni indépendante, ni exigée par les marchés.Contrairement aux autres grands joueurs du marché qui ont épousé la norme FSC et qui ont fait des efforts pour la conserver au fil du temps, l'ancienne AbitibiBowater se retrouve aujourd'hui pénalisée et préfère attaquer Greenpeace plutôt que de faire ses devoirs.ASSOCIATED PRESS/INTERNATIONAL BOREAL CONSERVATION CAMPAIGN, MATT MEDLER La norme FSC exige que les entreprises laissent plus de place aux autres utilisateurs de la forêt.
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