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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2014-12-23, Collections de BAnQ.

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[" Disques jazz: les choix du Devoir Page b s SPVM : les propos du président de la Fraternité sur les mosquées choquent Page A3 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V N\u201c 2 9 2 LE DEVOIR, LE MARDI 23 DECEMBRE 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 Les dons affluent pour la « maman mystère » de Rosemont JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un petit coup de pouce avant Noël : la famille Sene a reçu lundi de la nourriture et des cadeaux distribués par le vice-président de Jeunesse au Soleil, Tommy Kulrayk.Comme la « maman-mystère » de Rosemont, ils font partie des milliers de Montréalais qui ont besoin de ce type de soutien pour manger à leur faim.Des fruits croquants.et un malaise « Je ne veux pas être privilégiée parce que j\u2019ai été capable de parler », dit la jeune mère GUILLAUME BOURGAULT-COTE Samedi matin, à peine 9 heures.On sonne à la porte du 3 et demi que la «maman-mystère » de Rosemont partage avec ses enfants de LL et L2 ans.Un peu surprise, Anne.Elle n\u2019attendait personne.Et encore moins l\u2019immense panier de fruits frais qui lui fut livré.«Que des fruits de première qualité, vraiment croquants», s\u2019étonnait Anne, lundi.Au télé- phone, la jeune mère de famille \u2014 qui désire conserver son anonymat \u2014 était visiblement émue, secouée par la vague de solidarité que son témoignage sur la pauvreté a soulevée dans les derniers jours.Racontée par quelques médias, son histoire a déclenché un mouvement dont la générosité l\u2019a mise « mal à l\u2019aise».«Je n\u2019ai pas écrit cette lettre pour moi, mais pour l\u2019ensemble des personnes qui sont dans cette situation », rappelle-t-elle.Elle goûte toutefois la générosité des gens.Les fruits croquants, par exemple.Un sjmibole pour elle.Dans la lettre qu\u2019elle a rédigée pour raconter le quotidien d\u2019une famille monoparentale empêtrée dans un combat quotidien contre la faim et le manque d\u2019argent, Anne consacrait quelques lignes aux légumes et aux fruits «mous et/ou fripés».VOIR PAGE A 8 : ERUITS Aujourd\u2019hui Actualités > La Ville de Grenoble a entrepris d\u2019en finir avec l\u2019envahissement publicitaire.Page A 3 Une révolution est en cours pour rendre au citoyen ordinaire son système de justice.Page A 5 Le monde > Victime d\u2019une panne géante d\u2019Internet, la Corée du Nord est-elle la cible de représailles américaines?Page B 5 7\t_______________ Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.B4 B6 B3 B8 B6 B4 .Le chanteur rock Joe Cocker sur la scène du festival de Woodstock, en août 1969 JOE COCKER 1944-2014 L\u2019adieu au monument SOURCE ARTV ALEXANDRE SHIELDS Un monument n\u2019est plus.La voix marquante de Joe Cocker, cet interprète génial, cette bête de scène imbibée de soul et de blues, s\u2019est tue.Et avec lui disparaît aussi un symbole éloquent de ce que le rock peut faire subir à ses figures de proue, lorsque la tempête du succès frappe trop fort.On mesure l\u2019homme à sa voix.Celle, inoubliable, puissante, qu\u2019il avait lorsqu\u2019il est monté sur la scène du festival de Woodstock, un dimanche après-midi d\u2019août 1969.A cç moment, Joe Cocker est très peu connu aux Etats-Unis, même si l\u2019Anglais venu de Sheffield roule déjà sa bosse depuis quelques années, essentiellement dans de petites salles.Mais sur scène, quelques minutes avant que ne se déchaîne un orage particulièrement violent, l\u2019homme à la mimique d\u2019« air guitar » déglinguée boucle son tour de chant avec With a Little Help from my Friends.Cette reprise flamboyante d\u2019une pièce somme toute ordinaire des Beatles foudroie littéralement le public.Et lorsqu\u2019il quitte la scène, les cheveux en bataille, Joe Cocker est devenu «The Fantastic Joe Cocker», dixit l\u2019annonceur maison.Le documentaire et le disque tirés de l\u2019événement feront le VOIR PAGE A 8 : COCKER Austérité Prudence, lancent les économistes Québec doit éviter les gestes précipités axés sur le court terme, dit l\u2019Association des économistes québécois ERANÇOIS DESJARDINS Le gouvernement Couillard a tout intérêt, au regard de la populatipn et des centaines de milliers d\u2019employés de l\u2019État avec lesquels il négocie, à chercher un équilibre entre ce que le contribuable est capable de payer et ce qui peut «inciter les personnes compétentes et talentueuses» à faire carrière dans le secteur public.Dans un mémoire transmis à la Commission de révision permanente des programmes, l\u2019Association des économistes québécois (ASDEQ) indique à Québec qu\u2019il doit faire preuve de «discernement dans ses responsabilités d\u2019employeur», tout en ayant à l\u2019esprit que son redressement des finances, de manière générale, doit se faire dans une perspective à long terme.Autrement dit, «éviter la précipitation» et les «approches \u201cmur à mu/\u2019» qui serviraient les besoins du court terme.Un exemple: «retomber dans le piège de moins bien entretenir les infrastructures pendant 5 ou 10 années pour être forcé, par la suite, de faire un rattrapage difficile à gérer».Le document regroupe plusieurs recommandations: évaluation d\u2019impact «intégrée» pour tous les nouveaux programmes (comme en Europe) , prévisions économiques et budgétaires pluriannuelles, mise sur pied d\u2019une commission d\u2019experts indépendants pour évaluer les outils de développement économique, etc.Et survient au moment oû tout le monde se met à table pour VOIR PAGE A 8 : ÉCONOMISTES Lire aussi > L\u2019austérité freine l\u2019économie, selon le Mouvement Desjardins Page B 1 LÔëii compassionnel Shoot to Help veut faire connaître le travail des ONG internationales STEPHANE BAILLARGEON Il ne manquait plus que ça.On coimaît les médecins, les journalistes et même les clowns sans frontières.Il y a aussi les étudiants, les homéopathes, les relations publiques et les optoméûistes sans frontières.Il ne manquait plus que les photographes et les vidéastes.Les voilà.Les voilà maintenant capables de se regrouper autour de l\u2019organisme montréalais Shoot to Help.L\u2019organisation sans but lucratif fondée en juin propose de «donner une représentation photographique et vidéo professionnelle» aux persoimes qui «dédient leur vie aux autres» afin de les aider à «présenter leur mission et leurs impacts», résume le site shoottohelp.org.«Nous voulons donner plus de visibilité positive aux organismes qui font de l\u2019aide internationale, poursuit Erédéric Séguin, cofondateur de l\u2019organisme.Nous voulons changer l\u2019image de ces groupes de coopération internationale trop souvent réduits à la tristesse, à la pauvreté, à l\u2019J\\fricain en train de mourir de faim.» Son collègue rencontré en même temps lundi, au Devoir, enchaîne.«Oui, évidemment il y a des problèmes, mais nous voulons mettre l\u2019accent sur ce qui se fait de bien, dit Vincent Simard.Nous voulons promouvoir cette entraide positive parce que, pour inspirer le changement, il faut montrer des exemples inspirants, des réussites concrètes.» Ils sont trois amis derrière ce projet de communications qui serait unique au monde, trois amis dans la mi-vingtaine.Vincent Simard est diplômé en génie informatique.Erédéric Séguin arrive de HEC-Montréal, en affaires internationales.Il se passionne pour la photo et on peut VOIR PAGE A 8 : ŒIL 77831303443152 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 23 DECEMBRE 2014 ACTUALITES La chaloupe du père Noël Cadeau de fin d\u2019année des journalistes du Devoir, la série Instantanés propose des textes de fiction inspirés par des photos d\u2019archives du temps des Fêtes envoyées par des lecteurs à la rédaction.Aujourd\u2019hui, un texte d\u2019Odile Tremblay et un cliché de Mariane Ducharme.' I ; 1 \u2022 > 1 y ç ODILE TREMBLAY Le père Noël s\u2019est évadé ! Branle-bas de combat au royaume des glaces liquéfiées.Les fées cherchèrent partout, jusque sous le trône d\u2019or, et crurent toucher sa barbe en déterrant des mousses mal balayées.Alerte aux mains vides! Restait à déjouer les journalistes suspicieux, à rassurer les enfants, à engourdir les parents.Le service de presse diffusa des communiqués lénifiants, pour gagner du temps.\t, Mais les heures ' étaient comptées.Pensez donc ! Un 23 décembre.Et sous cette pluie qui détrempait les beaux costumes, en écorchant l\u2019image de marque de leur chic assemblée.Misère à poil! L\u2019événement, à marquer d\u2019une pierre blanche dans les annales arctiques, s\u2019est déroulé \u2014 car un malheur n\u2019arrive jamais seul \u2014 une semaine tout juste après la désertion des rennes, en une ère pas trop lointaine.Rien n\u2019allait plus au pôle Nord, dont la calotte fondait, laissant à nu quelques lichens hirsutes et édentés.Les rennes, révoltés par la traîtrise d\u2019un ciel trop clément, avaient levé les pattes après le gros coup de chaleur, leurs empreintes vite effacées par le blizzard mouillé.Des panneaux «Recherchés» furent placardés au palais, avec photos de leurs bouilles ornées de bois veloutés, et promesses de récompenses.En vain! Noyés peut-être dans ces rivières en crues déchaînées?Sans ses compagnons d\u2019attelage, le traîneau, jadîs écarlate, rosissait d\u2019ennui en prenant l\u2019eau dans son garage mal Isolé.Vous dire, la déconfiture des troupes.Car le spleen polaire, ça s\u2019attrape.Ne manquait plus que la désertion du grand patron.C\u2019était le pompon ! Et comment le père Noël se déplaçalt-11 sans traîneau avec son barda?Car les cadeaux s\u2019étalent volatilisés en même temps que lui.Des détectives à bonnets rouges, après doctes réflexions et recherches in situ, armés de loupes et de lampes de poche, étalent parvenus à la troublante évidence: le patriarche les avait emportés mais sans les boîtes; toutes les étrennes dérobées avant le jour J du grand emballage.Avec 24 heures d\u2019avance sur l\u2019horaire de livraison habituel, son moyen de locomotion devait être plus lent que, le classique traîneau volant.Élémentaire, mon cher Watson! Clap! Clap! Les détectives furent applaudis.Mais le mystère demeurait entier.Où était le vieillard commissionnaire?En quel équipage ?Et comment proté- gealt-ll les précieux colis des trombes d\u2019eau déversées par les deux en pleurs?Le palais envoya des émissaires dans tous les coins de la toundra ramollie.Eées et lutins bottés revinrent bredouilles, hagards et détrempés.Seul un harfang, survolant les routes brisées où quelques voitures flottaient les quatre pneus en l\u2019air, eut fldée d\u2019inspecter les rivières.Ce blanc hibou des neiges, repu après Ingestion de délicieux lemmings, se sentait d\u2019humeur folâtre et Inquisitrice.En un élan d\u2019or- (S\u2019) OFFRIR DU BONHEUR Complétez vos cadeaux avant le 31 décembre et recevez gracieusement 1 expérience thermale* ! A LE BONHEUR EMANE DE NOTRE NATURE IV\u2019 \"i m.V ù A CADEAU GRIFFE, BONHEUR CERTIFIE, ^ LIVRAISON INSTANTANÉE\tî Par courriel Cueillette à Montréal A la boutique-cadeaux BALNEA 4137 rue Saint-Denis\t^ forfiîts.balnea.ca réserve thermale *À l\u2019achat de 2 forfaits massage.Cerfaines conditions s\u2019appliquent.Consultez le balnea.ca pour tous les détails.guell (couronné symbole aviaire du Québec, 11 avait la grosse tête), l\u2019oiseau se voyait déjà livrer le fuyard à une assemblée éperdue.Et si on lui offrait des hordes de lemmings en récompense.L\u2019espoir fait vivre.Au début pourtant, son œil jaune si perçant ne vit rien.Mais le harfang vola plus loin un jour durant pour rattraper l\u2019homme, devinant à l\u2019Instinct les contours de sa forme mobile, comme 11 eût traqué une proie.Ça parle au diable ! Le père Noël se déplaçait en chaloupe.Comme 11 le lui confia plus tard, cette embarcation avait été transportée par vents et ravins jusqu\u2019au cours d\u2019eau sou- terrain qui grugeait le palais.Après la fuite des rennes, déjouant sa cour conservatrice, 11 avait jeté à bord les cadeaux dans des sacs verts Imperméables, avec un seul but : livrer sa cargaison à bon port.De fait, la silhouette blanche et rouge ramait ferme, ne s\u2019arrêtant que pour consulter sa montre: «Pourvu que j\u2019arrive à temps!» Or 11 approchait des chalets et des maisons justement, visant les cheminées à la ronde en larguant un à un ses présents.Tous les enfants l\u2019ont vu souquer et lancer.Exploit homologué à minuit moins une.Même le harfang fut épaté.Il s\u2019inclina avant d\u2019offrir au vieux héros le support de ses serres SOURCE: MARIANE DUCHARME pour rentrer au palais par vole aérienne.Hélas! En leur absence, le royaume des neiges avait sombré sous les eaux, comme l\u2019Atlantide.Après avoir perdu le nord.Ils retrouvèrent du moins la chaloupe pour livrer d\u2019autres cadeaux de Noël, en équipage d\u2019avenir.Avec symbole aviaire en figure de proue, s\u2019il vous plaît.«Et on navigue tellement mieux sans glace dans nos belles rivières, se réjouit le père Noël, Incurable débonnaire.Il fallait juste s\u2019adapter.» Le Devoir D Parcourir > Tous les textes de la série à ledevoir.cotn/tnotcle/serie-les-instantanes Gerrv-Boulet m Pauline-Julien PEDRO RUIZ LE DEVOIR Si 51% des lieux montréalais portent des noms d\u2019hommes, seuls 6% s\u2019inspirent de grands personnages féminins.Encore en 2014, la Ville a ajouté 17 hommes pour 3 femmes seulement TOPONYMIE Au nom des femmes Seuls 6 % des lieux publics montréalais portent le nom d\u2019une femme.Projet Montréal réclame des mesures.JEANNE CORRIVEAU Il y a bien la rue Jeanne-Mance, le parc Idola-Saint-Jean, le parc Judith-Jasmin et d\u2019autres lieux rappelant de grandes Montréalaises, mais les femmes demeurent encore sous-représentées dans la toponymie de la métropole.Projet Montréal croit que la Ville devrait faire des efforts supplémentaires pour viser la parité dans les noms de lieux publics.La toponymie montréalaise compte quelque 6000 noms.Or, seulement 6% d\u2019entre eux sont des noms de femmes et 51 % des noms d\u2019hommes.« On sait qu\u2019historiquement, les hommes ont pris plus de place dans la toponymie à Montréal, mais en 2014, ça ne devrait plus être le cas», estime la conseillère Valérie Plante, qui, qn compagnie de sa collègue Érika Duchesne, a compilé les noms retenus au cours des dernières années à Montréal.En 2014, 17 hommes, dont les cinéastes Pierre Ealardeau et Norman McLaren, ont été honorés, contre seulement trois femmes, soit Lhasa de Sela, Claire Oddera et Emma Gendron.Un seul grand parc de la Ville, celui de Jeanne- Mance, porte le nom d\u2019une femme.Sept des vingt-deux piscines de la ville rappellent des personnalités féminines, mais aucun aréna n\u2019a été baptisé du nom d\u2019une femme.La parité?Érika Duchesne croit que tant les élus que les fonctionnaires devraient prioriser les dénominations féminines, de même que les noms issus des communautés culturelles et autochtones afin de mieux représenter la réalité montréalaise.«Les décisions se prennent souvent dans chacun des arrondissements, autour d\u2019une table.Parfois, on manque peut-être de connaissance pour bien connaître les femmes qui ont joué des rôles davantage dans l\u2019ombre.Mais je suis certaine qu\u2019il y a assez de femmes pour que les nominations soient paritaires», estime M\u201c® Duchesne La conseillère suggère notamment que des personnes comme l\u2019ancienne animatrice Michelle Tisseyre, décédée dimanche (voir texte en page A 4), Henriette Dessaulles, journaliste au Devoir pendant 30 ans, et la sénatrice Cairine Wilson, soient honorées dans la toponymie.La Ville soutient que sa division du patrimoine fait déjà de la «discrimination positive» depuis une vingtaine d\u2019années.«Au moment d\u2019une désignation d\u2019un toponyme, si le choix existe entre un nom d\u2019homme et un nom de femme, ce dernier sera privilégié», indique son plan d\u2019action pour une participation égalitaire des femmes et des hommes à la vie de Montréal.Négligées par l\u2019histoire «Montréal est composée de 52% de femmes.Savoir qu\u2019elles représentent seulement 6%) de notre toponymie, ça me choque un peu», souligne Cathy Wong, présidente du Conseil des Montréalaises.Honorer les femmes demande un effort particulier, car leur rôle a souvent été moins reconnu, admet-elle toutefois.M\u201d« Wong cite quelques femmes que l\u2019histoire officielle a négligées, mais qu\u2019elle souhaiterait voir honorées, soit lajournaliste et dramaturge Éva Circé-Côté ainsi que la violoniste et chef d\u2019orchestre née à Montréal Ethel Stark.Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 23 DECEMBRE 2014 A 3 ACTUALITES ECOLE SAINTE-CATHERINE-DE-SIENNE Les parents interpellent Boldnc PHILIPPE ORFALI En désespoir de cause, les parents de l\u2019école Sainte-Cathe-rine-de-Sienne, dans Notre-Dame-de-Grâçe, s\u2019adressent au ministre de l\u2019Éducation.Convaincus d\u2019avoir épuisé tous les recours à leur disposition pour éviter que leur école «éclate» à la fin juin, ils demandent à Yves Boldnc de forcer la Commission scolaire En-glish-Montréal (CSEM) à leur prêter un bâtiment, dans une lettre obtenue par Le Devoir.Près de 300 élèves de Notre-Dame-de-Grâce (NDG) devront parcourir une quinzaine de kilomètres de plus en autobus pour se rendre dans d\u2019autres écoles, dès le mois de septembre prochain, si les commissions scolaires de Montréal et English-Montréal ne parviennent pas à s\u2019entendre à la suite de la découverte de moisissures et de problèmes d\u2019infiltration d\u2019eau à Sainte-Catherine-de-Sienne, une école de langue française.L\u2019établissement de la rue Somerled doit être fermé dès juin, pendant de deux à trois ans, le temps que soient effectués d\u2019importants travaux de nettoyage et de reconstruction.Dans la cour Aux yeux des parents et de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la seule véritable solution se trouve juste à côté.L\u2019école St.Ignatius, fermée il y a quelques années puis rouverte en tant que centre d\u2019éducation pour jeunes à risque de décrocher, partage sa colu d\u2019école avec Sainte-Catherine.Président du conseil d\u2019établissement de Sainte-Catherine, Louis Simard demande au ministre de «convaincre» la CSEM.Celle-ci refuse catégoriquement, affirmant avoir l\u2019intérêt de ses élèves à cœru.«La CSEM refuse toujours d\u2019entendre raison et de considérer le prêt de l\u2019école St.Ignatius, située juste à côté de notre école, pour le temps des travaux.Les arguments avancés par le CSEM n\u2019apparaissent d\u2019aucune manière raisonnables, notamment en ces temps de compressions.L\u2019école pouvant contenir 320 places n\u2019accueille qu\u2019une quarantaine d\u2019étudiants [.] qui proviennent de toute Vile de Montréal et n\u2019ont aucune attache au quartier.» «Monsieur le Ministre, nous ne pouvons plus attendre», ajoute-t-il.Les programmes Outreach et Locus pour décrocheurs qu\u2019accueille l\u2019école St.Ignatius sont à durée limitée, et peu d\u2019élèves actuels seront présents en septembre prochain, fait-il valoir.«Si on n\u2019avait pas le choix, on le ferait, mais comme on en a un, on juge que ce n\u2019est pas idéal de déplacer des jeunes de l\u2019école alternative», a affirmé la présidente de la CSEM, Angela Mancini la semaine dernière.Elle a offert des espaces dans deux écoles secondaires ou une école désaffectée, dans Côte-Saint-Luc ou Ville-Émard.Beaucoup trop loin, de l\u2019avis des parents de Sainte-Catherine.Le cabinet du ministre Bolduc n\u2019a pas rappelé Le Devoir lundi soir.La semaine dernière, une porte-parole avait indiqué que le ministre «se garde le droit d\u2019intervenir» dans ce dossier.Le Devoir Michel David rr La chronique fait relâche pour les Eêtes.Brenol);?La Ville a mis fin à son contrat avec le géant français JCDecaux.JEAN-PIERRE CLATOT AGENCE ERANCE-PRESSE Grenoble, ville sans pub.ou presque La Ville renonce à des centaines de milliers de dollars en mettant fin à un important contrat d\u2019affichage.La décision audacieuse inspire.CHRISTIAN RIOUX à Paris Des écrans partout.Dans le métro, sur les trottoirs, à l\u2019entrée des villes, sru les murs des immeubles et aux arrêts de bus.Accrochée aux parois des Alpes, la ville de Grenoble a décidé d\u2019en finir avec cet envahissement publicitaire.Du moins en partie.La décision n\u2019a pas fini de faire parler dans toutes, les grandes villes européennes.À peine élu, le nouveau conseil municipal de Grenoble a décidé de mettre fin à son contrat avec le géant français de la publicité JCDecaux.Aux poubelles, les gigantesques panneaux lumineux de 8 mètres carrés et les plus petits de deux mètres de haut où les publicités tournaient en boucle.Le géant publicitaire devra même remballer ses colonnes Morris qui annonçaient les événements culturels.C\u2019est une première en Europe.La nouvelle coalition écologiste du maire Éric Piolle qui dirige la ville va ainsi supprimer de l\u2019espace public de la ville 326 panneaux couvrant 2051 mètres carrés de publicité.On en profitera pour planter une cinquantaine d\u2019arbres à la place et favoriser l\u2019affichage des organismes communautaires.Pour l\u2019adjointe au maire Lucille Lheureux, chargée des espaces publics, «il s\u2019agit d\u2019une évolution normale liée à l\u2019évolution de la ville.Cette publicité sauvage était liée à la ville des années 60 et 70, celle de la société de consommation avec son béton et ses autoroutes.Il fallait des publicités visibles de partout en voiture.Tout cela est devenu obsolète.La ville se tourne aujourd\u2019hui vers les quartiers avec ses tramways et ses commerces de proximité.» Une perte sèche Lucille Lheureux affirme que cette décision est soutenue par les commerçants grenoblois qui n\u2019utilisaient pas ces espaces essentiellement monopolisés par de grandes marques françaises et internationales.Le maire a d\u2019ailleurs promis à ces commerçants de leur réserver une partie de cet espace a.Cette publicité sauvage était Uée à la ville des années 60 et 70, celle de la société de consommation avec son béton et ses autoroutes.Efallait alors des publicités visibles en voiture.}} Lucille Lheureux, adjointe au maire de Grenoble maintenant libre afin qu\u2019ils fassent connaître leurs activités, comme les marchés de Noël ou la Pête des lumières.Ces contrats représentaient jusqu\u2019à maintenant pour Grenoble des revenus de 6,45 000euros (918 000$) par an.A la mairie, on affirme que le nouveau contrat, s\u2019il avait été renouvelé, n\u2019aurait pas rapporté plus de 200 000euros (285 000$), soit moins de 1% du budget municipal qui atteint 330 millions d\u2019euros (470 millions de dollars).La Ville devra néanmoins installer de nouvelles colonnes Morris qui servent à annoncer les activités culturelles.«C\u2019est une décision politique que nous assumons, dit Lucille Lheureux.Nous l\u2019avions promis en campagne électorale et nous l\u2019avons fait! Nous allons maintenant discuter avec les commerçants et les associations grenobloises de la façon dont nous devrions annoncer leurs activités.» Chose certaine, cette décision a fait parler de Grenoble dans le monde entier.Lucille Lheureux a reçu des appels d\u2019un peu partout.La ville de Prague s\u2019est montrée intéressée par l\u2019expérience de Grenoble.Quelques villçs songent à lui emboîter le pas.À Bordeaux, un nouveau règlement devrait réduire la surface des affiches dans l\u2019agglomération et supprimer les panneaux de 12 mètres carrés.Bien avant Grenoble, depuis 2009, -le directe™\"* CM 4.ÉTAPES FACILES ! moire site web.Cil\tvotrelelMSiWififfll^ ¦:^SaS®^,pteelelfic.c.la petite ville de Porcalquier, dans les Alpes-de-Haute-Provence, avait banni la publicité de ses rues.Il faut dire que la ville est rattachée au parc régional du Luberon où une publicité trop agressive pourrai! choquer les visiteurs.A Lille, on songe aussi à imiter Grenoble.Mais, la note pourrait ici atteindre 1,5 million d\u2019euros (2,13 millions de dollars) ! Dans le chef-lieu du Nord-Pas-de-Calais, un commando antipub appelé « Les Déboulonneurs» barbouille ré^-lièrement les panneaux publicitaires de peinture.Depuis les années 2000, les associations antipubs pullulent en Prance.Cela va de Paysages de Prance, aux Reposeurs en passant par Résistance,à l\u2019agression publicitaire (RAP).A l\u2019appel du collectif Zéro Watt, vendredi dernier, une opération d\u2019extinction des publicités lumineuses a été menée dans une vingtaine de villes françaises.Les abribus Ailleurs dans le monde, c\u2019est la ville de Saô Paulo qui, dès 2007, avait montré la voie avec sa loi Ci-dade Limpa (Ville propre) qui supprimait tous les panneaux publicitaires.Depuis, les habitants ont redécouvert l\u2019architecture de certains immeubles qui étaient presque entièrement couverts.À Grenoble, la publicité des abribus demeurera néanmoins intacte.Le contrat n\u2019arrive à échéance qu\u2019en 2019 et il en coûterait une fortune de le rompre unilatéralement, dit Lucille Lheureux.Sans compter qu\u2019il ne concerne pas que la ville, mais toute l\u2019agglomération, et rap-porte 500 OOOeuros (711 000$) chaque année.Il faudrait de plus reconstruire tous les abribus puisque, comme souvent en Prance, c\u2019est l\u2019annonceur qui les prend totalement en charge en échange de l\u2019espace publicitaire offert par la ville.Lucille Lheureux est convaincue qu\u2019en supprimant la publicité, Grenoble montre la voie aux villes de demain.«Nous sommes des précurseurs.Ces panneaux publicitaires sont d\u2019une autre époque et ils ne correspondent plus à la ville d\u2019aujourd\u2019hui.Il serait temps qu\u2019on le comprenne.» Le Devoir ERATERNITE DES POLICIERS Les propos de Francœur sur les mosquées choquent PHILIPPE OREALI Le caractère multiculturel de Montréal est une «richesse, non une menace pour notre sécurité», a estimé lundi Denis Coderre, en réaction aux propos tenus par le président de la Praternité des policiers, Yves Prancœur, dans une entrevue accordée au Devoir.«Le président de la Eraternité doit préciser sa pensée», a déclaré le maire, alors que des organisations musulmanes dénonçaient elles aussi les propos du chef sjmdical.Yves Prancœur avait indiqué dimanche s\u2019inquiéter pour la sécurité de ses confrères à la suite des incidents tragiques de la fin de semaine, à New York.Deux policiers ont été abattus par un homme qui souhaitait venger la mort de deux Afro-Américains, tués par des membres des forces de l\u2019ordre.Quand Le Devoir lui a demandé pour quelle raison les policiers de Montréal pourraient être la cible d\u2019événements tels que ceux arrivés à New York, M.Prancœru a estimé que «le caractère multiethnique» de Montréal y était pour quelque chose.« On s\u2019inquiète pour Montréal compte tenu de son caractère multiethnique, compte tenu des [attentats] d\u2019Ottawa et de Saint-Jean-sur-Richelieu, a-t-il confié.Lorsqu\u2019il y a des mosquées sur ton territoire, malheureusement il y a des gens plus extrémistes.» M.Prancœur avait ajouté détenir des informations lui donnant «de bonnes raisons de craindre des menaces».Lundi après-midi, la police arrêtait Jeffrey Labelle, un individu âgé de 21 ans, «récemment radicalisé» selon la GRC.Yves Prancœur n\u2019a pas accordé d\u2019entrevue, lundi, et n\u2019en donnera pas au corus des prochains jorus, «à moins qu\u2019il y ait un incident nucléaire», a indiqué un porte-parole de la Praternité à la Montreal Gazette.Puis, en milieu de soirée, le sjmdicat a fini par diffuser un communiqué dans lequel il nuance les propos de son président.«Le caractère multiethnique de Montréal n\u2019est pas un problème en soi, mais une facette importante et incontournable de la réalité montréalaise», écrit-on.Haroun Bouazzi, de l\u2019Association des musulmans et des Arabes poru la lai-cité (AMAL, «espoir»), dénonce les propos de M.Prancœru.«On a beaucoup de mal à comprendre ces pensées.Quand on pense aux incidents de Saint-Jean ou d\u2019Ottawa, on se rend compte que, justement, ces gens n\u2019étaient pas rattachés à des mosquées.Lorsqu\u2019il y a eu des menaces semblables à Toronto [en 2006], c\u2019est l\u2019imam lui-même qui a appelé les autorités», souligne-t-il.La collaboration entre le SPVM et la communauté musulmane est «très bonne» selon lui.Craintes de terrorisme En parallèle avec les déclarations de M.Prancœru, un individu âgé de 21 ans.Jeffrey Labelle, a brièvement comparu lundi.Il a été accusé en vertu d\u2019un article du Code criminel qui autorise l\u2019arrestation de quiconque «commet un acte qui est susceptible de faire raisonnablement craindre que des activités terroristes sont ou seront menées».Le juge a suspendu l\u2019audience sur la mise en liberté afin de permettre au père du détenu de venir témoigner.Celui-ci devrait demander la libération de son fils sous sa supervision.Ce sont ses proches qui ont averti les autorités.Les agents du SPVM se sont rendus au domicile de Jeffrey Labelle, dans le quartier Saint-Michel, où ils ont procédé à son «arrestation préventive», a expliqué le porte-parole du corps policier, lan Lafrenière.« C\u2019est une personne qui s\u2019est radicalisée au cours des dernières semaines», a-t-il dit.Au cours d\u2019une perquisition réalisée vendredi, des agents du SPVM ont découvert une carte de l\u2019île de Montréal sur laquelle se trouvaient notamment les coordonnées de quatre postes de police.«Ce n\u2019est vraiment pas ce qui nous a menés à l\u2019arrestation, a dit M.Lafrenière.Il n\u2019y avait pas de menaces directes à l\u2019endroit des policiers.» L\u2019avocate de Labelle, Julie Bernier, a indiqué qu\u2019elle demanderait à la cour une évaluation psychiatrique pour son client.Avec La Presse canadienne Le Devoir «Lorsqu\u2019il y a des mosquées sur ton territoire, malheureusement il y a des gens plus extrémistes» Joyeux Noël et bonne année à tous nos abonnés! LE DEVOIR libre DE PENSER A 4 LE DEVOIR, LE MARDI 23 DECEMBRE 2014 ACTUALITES L\u2019Isle-Verte: la poursuite coutre la Ville est abandounée Les propriétaires de la résidence du Havre, détruite par un incendie qui a fait 32 victimes, ont finalement décidé d\u2019abandonner leur poursuite de 1,5 million à l\u2019endroit de la municipalité de L\u2019Isle-Verte.C\u2019est la municipalité qui en a fait l\u2019annonce, par voie de communiqué, lundi, en indiquant avoir été informée par les avocats des propriétaires de l\u2019établissement, Roch Bernier et Irène Plante.Elle a ajouté que personne n\u2019allait commenter davantage le dossier.Les autorités municipales attendent toutefois de voir si l\u2019assureur des propriétaires de la résidence du Havre, Promutuel Assurance Rivière-du-Loup, a l\u2019intention de maintenir sa réclamation, qui serait estimée à 2,3 millions.Le désistement survient quatre jours après la fin des audiences de l\u2019enquête publique présidée par le coroner Cyrille Delâge.La Presse canadienne Coûts des bureaux des ministres: Coiteux insatisfait Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, est insatisfait d\u2019un récent exposé sur les dépenses d\u2019aménagement dans les bureaux de circonscription des ministres, qui révèle notamment des dépenses de 173 365$ pour des travaux dans celui de Francine Charbonneau.Une porfe-parole de M.Coiteux, Marie-Eve Labranche, a affirmé que le ministre a demandé plus de détails à propos des rénovations dans les bureaux des membres du conseil des ministres.Le président du Conseil du trésor a fait cette demande au p.-d.g.de la Société québécoise des infrastructures (SQI), Luc Meunier.«Le ministre était insatisfait des réponses fournies par la SQI, a-t-elle dit.Il a demandé des précisions.» Selon un document de la SQI, un budget total de 686 667,09$ a été consacré à l\u2019aménagement dans les bureaux de circonscription des 27 membres du Conseil des ministres.La Presse canadienne Métro: fin des travaux sur la ligue jaune La Société de transport de Montréal annonce la fin des travaux de réfection dans le tunnel de la ligne jaune du métro.Le service est donc de retour sept jours sur sept, juste à temps pour la période des Fêtes.L\u2019échéancier prévu a été respecté.Il aura fallu 25 fins de semaine pour colmater les fissures dans le béton, canaliser les infiltrations d\u2019eau et effectuer divers travaux électriques.Le tunnel situé sous le Saint-Laurent est âgé d\u2019une cinquantaine d\u2019années.D\u2019autres travaux complémentaires auront lieu durant la nuit en 2015.La Presse canadienne PU: TTEsaayjiiiiMUBA csa \u2022iTEftNATnmi miBfrcEN-^ MANAN VATSYAYANA AGENCE ERANCE-PRESSE Cette Bangladaise est venue se faire soigner dans un hôpital privé de Kuala Lumpur, en Malaisie.Elle est l\u2019une des quelque 770 000 patients internationaux qu\u2019accueille le pays.Soleil et chirurgie : le tourisme médical prospère en Asie JULIA ZAPPEI à Kuala Lumpur Le tourisme médical est en plein boom en Asie, où plusieurs pays portés depuis des années par une forte croissance offrent des soins de haute qualité à des prix attractifs, attirant des millions d\u2019étrangers, vpnus même d\u2019Europe et des Etats-Unis.Le secteur de la santé bénéficie d\u2019un «afflux de population vieillissante dans le monde, qui fait augmenter la fréquentation et le choix dans des hôpitaux de qualité», explique Josef Woodman, le p.-d.g.de l\u2019organisation américaine Patients Beyond Borders, qui publie des guides consacrés à ce sujet.«C\u2019est particulièrement vrai en Asie, où les disparités dans la qualité des soins incitent les gens à se tourner vers des pays comme la Thaïlande, la Malaisie, la Corée du Sud, Taïwan \u2014 et à venir rrième du Royaume-Uni et des Etats-Unis», ajoute-t-il, soulignant l\u2019important potentiel de croissance à court terme dans ce secteur.Des acteurs asiatiques de premier plan tels l\u2019Inde, la Malaisie, Singapour et la Thaïlande effectuent une promotion active de soins médicaux en promettant aux patients d\u2019économiser jusqu\u2019à 80% de ce qu\u2019ils dépenseraient dans des pays développés, certaines sociétés offrant des forfaits combinant une opération pour se refaire le nez avec un séjour à la plage.L\u2019Asie du Sud-Est, en particulier, est considérée comme une «zone idéale» pour le tourisme médical, après des décennies de solide croissance économique dont certains pays ont profité pour créer des systèmes de soins de haute qualité à des prix compétitifs.Les patients viennent à la fois de pays riches et pauvres.^{^Les disparités dans la qualité des soins incitent les gens à se tourner vers des pays comme la Thaïlande ou laMalaisieyy Josef Woodman, Patients Beyond Borders les premiers évitant les soins onéreux dans leur patrie, et les seconds recherchant des soins de meilleure qualité que chez eux, à l\u2019image de Nusrat Hussein Kiwan, femme d\u2019un cadre du Bangladesh venue subir un pontage coronarien en Malaisie.Des centaines de millions Depuis 2010, le marché du tourisme médical en Malaisie a quasi doublé, totalisant 770 000 patients et des recettes de 200 millions de dollars l\u2019an passé, §elon le gouvernement de cet Etat de quelque 28 millions d\u2019habitants.Autre pays d\u2019Asie du Sud-Est, la Thaïlande (66 millions d\u2019habitants) indique avoir accueilli en 2012 environ 2,53 millions de touristes médicaux, incluant ceux des stations thermales.En deux ans, le nombre de patients a augmenté d\u2019un tiers et les recettes ont doublé à quelque 4,2 milliards de dollars.A Singapour, les touristes médicaux ont dépensé l\u2019an passé 630 millions de dollars, un montant légèrement gonflé par le coût de la vie relative- ment élevé dans cette ville-Etat moderne de 5,4 millions d\u2019habitants.Face au boom du tourisme médical, la Malaisie a créé une institution consacrée à cette industrie prospère, dans un pays où l\u2019anglais est très répandu et où les soins sont nettement mpins chers qu\u2019au Japon, aux Etats-Unis et en Europe, observe l\u2019organisation Patients Beyond Borders.Chirurgie esthétique «Je reviendrais [en Malaisie] et je recommanderais sans aucun doute» ce pays, confie Alexandria Garvie, une Australienne de 61 ans, sur son lit d\u2019hôpital à Kuala Lumpur.Elle a subi une intervention de chirurgie esthétique du ventre et déboursé au total 5000$, soit un quart de la somme qu\u2019elle aurait dû payer en Australie pour la même opération, selon elle.La plupart des touristes médicaux venant en Malaisie sont cependant plus fortunés et originaires de pays moins développés, tels l\u2019Indonésie, suivie de l\u2019incje, du Japon et de la Chine.A l\u2019avenir, la croissance de ce secteur devrait venir d\u2019habitants de pays riches du Proche-Orient.Pour attirer les patients.Beautiful Holidays, une agence de voyages de Penang, île du nord de la Malaisie, met en contact des clients étrangers avec des chirurgiens esthétiques locaux, organise leur séjour avec bilan pré et postopératoire, ainsi que des activités touristiques sur l\u2019île connue pour ses plages et sites historiques.L\u2019idée, explique un responsable de l\u2019agence, «c\u2019est d\u2019avoir des gens qui viennent ici pour des vacances \u2014 soleil et silicone \u2014 des choses comme ça».Agence France-Presse MICHELLE TISSEYRE 1918-2014 Hommage à une pioimière Les hommages se multipliaient, lundi, quelques heures après l\u2019annonce du décès de la pionnière de la radio et de la télévision Michelle Tisseyre.L\u2019une des personnalités les plus marquantes de Radio-Canada pendant plus d\u2019un quart de siècle, M™'\" Tisseyre est décédée dimanche soir à l\u2019âge de 96 ans.Née Mary Jane Michelle Ahern le 13 mars 1918 à Montréal, elle était la mère de Charles Tisseyre, journaliste et animateur scientifique à Radio-Canada, de l\u2019écrivaine Michelle et du musicien Philippe Tisseyre.Elle a été l\u2019épouse de l\u2019écrivain et éditeur français Pierre Tisseyre, décédé en 1995.«Une de nos plus grandes dames de la télévision et du journalisme francophone, M'\u201d'\u2019 Tisseyre aura marqué par son immense talent, que ce soit dans les émissions de variétés ou dans les émissions d\u2019affaires publiques», a affirmé le maire Denis Coderre.«Le Québec se souviendra d\u2019une journaliste et d\u2019une animatrice aux multiples talents, animée par le souci de fournir une information rigoureuse et de qualité», a pour sa part estimé Véronique Hivon, du Parti québécois.Michelle Tisseyre a amorcé sa carrière en 1941, à Radio-Canada, et deviendra, un an plus tard, la première femme à présenter le grand radiojournal, un bulletin de nouvelles de 15 minutes.En 1944, elle obtient la première entrevue exclusive avec le président du Mexique, Manuel Avila Camacho.Ce coup d\u2019éclat la mène à se spécialiser dans le reportage et l\u2019entrevue.En 1948, elle passe à CKAC.Elle retourne à la SRC peu de temps après, et avec la naissance de la télévision, en 1952, obtient sa propre émission.Rendez-vous avec Michelle.Ce premier talk-show au Canada, diffusé dans les deux langues Sa présence au petit écran lui a permis de recevoir de nombreux prix lors de sa première saison, demeurera à l\u2019antenne jusqu\u2019en 1962.Parallèlement, de 1955 à 1960, elle anime Music-Hall, une émission de variétés d\u2019envergure qui permettra de lancer la carrière de nombreux artistes.Elle y accueille aus^i de grandes vedettes, comme Edith Piaf et Félix Leclerc.Sa présence au petit écran, empreinte d\u2019aisance et de simplicité, lui permet de recevoir de nombreux prix, dont celui de Miss Radio-Télévision, décerné à l\u2019artiste la plus populaire, en 1959.Le vedettariat Dans une entrevue accordée au Devoir en 2002, M™*\" Tisseyre avait rappelé que les personnalités du petit écran, à cette époque, étaient de véritables idoles.«Tout cela peut paraître prétentieux, mais j\u2019ai toujours dit que j\u2019ai connu, dans les années 50, ce que les vedettes célèbres internationalement peuvent vivre.Il n\u2019y avait pas moyen de mettre le nez dehors sans que quelqu\u2019un nous reconnaisse^.Nous étions adulés.» A l\u2019aube des années 1960, M™*\" Tisseyre continue de tenir des fonctions prestigieuses.En 1962, elle coanime le magazine Aujourd\u2019hui, avec Wilfrid Lemoyne, tête d\u2019affiche du service d\u2019information de Radio-Canada.Cette émission quotidienne d\u2019affaires publiques, la première du genre, durera jusqu\u2019en 1970 et générera des cotes d\u2019écoute supérieures à un million d\u2019auditeurs.Au début des années 1970, Mme Tisseyre donne un nouveau tournant à sa carrière professionnelle en participant à la fondation de la collection des Deux Solitudes avec son mari.Lauréate de nombreux honneurs et distinctions, dont l\u2019ordre du Canada, M™'\" Tisseyre a également joué au théâtre et dans plusieurs téléthéâtres.La Presse canadienne ARCHIVES LE DEVOIR En 1941, Michelle Tisseyre fut la première femme à présenter le grand radiojournal de Radio-Canada.POUR LES FÊTES, OFFREZ LE DEVOIR EN CADEAU ET RECEVEZ L\u2019ANNUEL GARNOTTE 2014 (Valeur de 24,95 $) LeDevoir.com/PromoNoel 1 800 463-7559 13 éditions du samedi pour 38,60 $, taxes incluses ! D'autres types d'abonnements peuvent être offerts.Offre valide jusqu'au 24 décembre 2014. LE DEVOIR, LE MARDI 23 DECEMBRE 2014 A 5 ACTUALITES La justice sur la voie d\u2019accès Pour faire en sorte que Injustice cesse d\u2019être un bien de luxe, le système judiciaire veut simplifier les choses HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Elle aurait pu faire du bruit, mais elle ne faisait décidément pas le poids de décibels dans la rumeur électorale du printemps dernier.C\u2019est donc discrètement que la loi 28 réformant le Code de procédure civile a été adoptée.Elle signe une petite révolution dans le monde de la justice au Québec et s\u2019inscrit plus largement dans une initiative pancana-dienne, que pilote le juge de la Cour suprême Thomas Cromwell, de rendre au citoyen ordinaire son système de justice.Tout a commencé quelque part en 2008.La juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin, constate que la justice canadienne est rendue inaccessible pour le commun des mortels.Des femmes renoncent à exiger la pension alimentaire d\u2019ex récalcitrants parce que les frais d\u2019avocats grugeront les profits.Des propriétaires abdiquent devant des entrepreneurs parce que les procédures seront trop longues.Un sérieux coup de barre est nécessaire.McLachlin mandate un de ses pairs, Thomas Cromwell, pour piloter cette initiative.Le juge de Nouvelle-Ecosse va à la rencontre de ses homologues provinciaux, des ministres de la Justice et de tout le gratin juridique canadien.Son Comité d\u2019action sur l\u2019accès à la justice en matière civile et familiale accouche à l\u2019automne 2013 d\u2019un rapport dont l\u2019entrée en matière est sans ambiguïté.«Il existe un problème sérieux d\u2019accès à la justice au Canada.Le système de justice en matière civile et familiale est trop complexe, trop lent et trop cher.Il se révèle souvent incapable d\u2019aboutir à des résultats justes, qui soient proportionnés aux problèmes qui lui sont soumis ou qui reflètent les besoins des gens qu\u2019il est censé desservir.» Le Comité propose un plan d\u2019action en neuf points.Un an plus tard, quel constat pose le juge Cromwell ?«En général, je suis encouragé par l\u2019état des choses, mais avec beaucoup de réserves.Parce que les réformes concrètes sont toujours très difficiles à mettre en application», dit le juge Cromwell au cours d\u2019une entrevue estivale avec Le Devoir.«La prochaine année sera cruciale parce que c\u2019est le temps d\u2019agir.» Selon le juge, la recomman- godation, conciliation, médiation).Le maître mot ici est simplification, insiste M.Cromwell, afin d\u2019obtenir une «proportionnalité entre le processus, sa complexité, et ce qui est vraiment en jeu.On n\u2019a pas besoin d\u2019un arrêt de la Cour suprême pour régler une barrière entre deux voisins!».Le Québec agit C\u2019est exactement la voie qu\u2019a prise le Québec avec sa réforme du Code de procédure civile, devant entrer en vigueur à l\u2019automne 2015.La réforme fait passer de 7000$ à 15 000$ la valeur maximale des réclamations pouvant être adressées à la Cour des petites créances.Elle permet aux conjoints de fait en instance de séparation de joindre leur demande de partage du patrimoine à celles sur la garde de «Si vous pouvez aller au CLSC ou appeler Info-Santé, ne venez pas vous asseoir dans une salle d\u2019urgence.C\u2019est un peu ce qu\u2019on veut faire.» dation principale du Comité d\u2019action est celle invitant les provinces à se doter chacune, d\u2019ici 2016, d\u2019une instance pour développer une vue d\u2019ensemble du système et mettre en œuvre les réformes nécessaires.Car, dit-il, «pour moi, le problème principal est l\u2019absence de coordination dans le système».Une fois ces instances en place, il sera plus facile d\u2019aller de l\u2019avant avec l\u2019implantation d\u2019une «première ligne» judiciaire, où un triage des requérants se fera pour les aiguiller vers les services appropriés, ou encore la fransformation des tribunaux en centre multiservices offrant des solutions de rechange à la judiciarisation (né- -\t\\ g r -1 -Ti^TrirfTi» Il farrr MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Un comité de la Cour suprême a proposé fin 2013 un plan d\u2019action en neuf points.l\u2019enfant et la pension alimentaire afin d\u2019éviter la multiplication des procédures.Par exemple.En entrevue avec Le Devoir, la juge en chef de la Cour du Québec, Elizabeth Corte, explique que ce n\u2019est pas la première fois que le Québec tente de simplifier son Code de procédure civile.«Il y a eu une réforme en 2003, une réforme dont certains vous diront qu\u2019elle n\u2019a pas si bien fonctionné et n\u2019a certainement pas atteint tous les objectifs visés.E y avait pas mal de résistance, de tout le monde.E y a comme ça des idées dont le temps n\u2019est pas encore arrivé.» Mais celle qui participe très activement aux travaux du juge Cromwell croit que, une décen- nie plus tard, ce temps est venu.«Le nouveau Code de procédure civile est une occasion en or pour nous au Québec de soutenir nos efforts pour changer notre culture judiciaire.» L\u2019essentiel est de remettre le citoyen au cœur du système de justice pour qui, après tout, il est conçu.«Tout ce qui est guichet unique favorise le citoyen.Nous, on vit assez bien dans les dédales du s^tème de justice, mais le citoyen.Monsieur et Madame qui a affaire à la justice ne sait pas vraiment si c\u2019est la Cour supérieure, la Cour du Québec, ça c\u2019est un juge de ceci ou un juge de cela.» En réponse aux travaux de M.Cromwell, M\u201c® Corte a mis sur pied un Lorum des principaux intervenants judiciaires pour simplifier et désengorger le système québécois.Elle veut s\u2019inspirer d\u2019une des initiatives déjà en place dans certaines régions du Québec (Longueuil, Laval, Gatineau, Saguenay, etc.) permettant de traiter plus rapidement les requêtes pour vices cachés de propriétés.Avant à Gatineau, illustre-t-elle, il fallait attendre entre 24 et 30 mois pour être entendu sur le fond.Désor- mais, c\u2019est moins de six mois ! Raison?Le juge saisi du dossier contacte immédiatement les avocats des deux parties.Il discute avec eux des attentes de chacun, établit les questions en litige, offre une possibilité de conclure un règlement à l\u2019amiable rapidement.En moyenne, les cas se concluent maintenant en trois ou quatre mois.Seuls les plus compliqués vont de l\u2019avant dans le système.«L\u2019analogie que je fais est celle avec le système de santé.Si vous pouvez aller au CLSC ou appeler Info-Santé, ne venez pas vous asseoir dans une salle d\u2019urgence.C\u2019est un peu ce qu\u2019on veut faire.Donner la solution appropriée.» Moins long, moins cher Preuve que le système de justice canadien ne fonctionne plus pour les citoyens, de plus en plus de requérants se représentent seuls, sans l\u2019aide d\u2019un avocat.Ils sont maintenant plus de 50% à le faire.A Toronto, 75% des personnes qui déposent une cause reliée au droit de la famille n\u2019en ont pas ! Au Québec, ce taux oscille entre 42 % et 45 %.Loin d\u2019être les illuminés qué-rulents qu\u2019on pourrait s\u2019imaginer, ces gens n\u2019ont bien souvent pas les moyens de se payer un avocat.Le Comité de M.Crom- well a conclu en 2013 qu\u2019en moyenne, il en coûtait entre 13 561$ et 37 229$ pour une affaire se soldant par deux jours de procès, le triple si le procès dure sept jours.Normal: un avocat fraîchement diplômé réclame 195$ l\u2019heure.Les autres?380$.En moyenne.Selon le juge Cromwell, cependant, «c\u2019est le symptôme du problème, mais pas le problème lui-même».Si le système de justice était mieux organisé, il ne faudrait pas tant d\u2019heures pour régler une cause.En janvier, lors d\u2019une rencontre de suivi aux travaux du Comité d\u2019action, la juge en chef de la Cour suprême, Beverley McLachlin, avait brutalement posé la question.«Comment considérons-nous la justice ?S\u2019agit-il d\u2019un bien de base qu\u2019une société civilisée se doit de procurer à ses membres?Ou s\u2019agit-il d\u2019un bien de luxe, comme une voiture Ferrari ou une robe Dior, que seuls peuvent s\u2019offrir ceux qui en ont les moyens, mais pas les autres?» La juge avait répondu à sa propre question rhétorique.«La justice est un bien social de base, tout comme la nourriture, le logement et les soins médicaux.» Le Devoir FFREZ LE _TR0M EN CADEAU Strom SPA NORDIQUE île-des-Sœurs Mont-Saint-Hilaire Encore aller au musée?Caillau est au Zoo! DU 26 DECEMBRE AU 4 JANVIER cKoUcIté Le Zoo l\u2019hiver Ouvert dès le 26 décembre 2014* 'Fermé le 1®\u2019\u2019 janvier \u2022\tSpectacle de cracheurs de feu \u2022\tMascottes \u2022\tAmuseurs publics \u2022\tLabyrinthe géant \u2022\tPrésentations des gardiens et des éducateurs \u2022\tZone de Jeux pour les enfants \u2022\tDes animaux dans la neige.ou bien au chaud à l\u2019intérieur de nombreux pavillons! ZOO G RA N BY Y avez-vous pensé l\u2019hiver?©2015 DHX Cookie Jar Inc.CAILLOU™ Les Éditions Chouette (1987) Inc.DHX MEDIA® DHX Media Ltd.Tous droits réservés.ITIFHH INDUSTRIELLE ALLIANCE A 6 LE DEVOIR LE MARDI 23 DECEMBRE 2014 EDITORIAL SAGA DE L\u2019ENFANT-JESUS A QUEBEC Catastrophe annoncée Une catastrophe annoncée : voilà ce à quoi ressemble le projet de mégahôpital l\u2019Enfant-Jésus à Québec, si l\u2019on se fie à l\u2019analyse qu\u2019en a faite un membre du cabinet du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, laquelle fut dévoilée dans les médias la semaine dernière (voir le site d\u2019information ladose.ca).La note étoffée de l\u2019attachée politique devrait allumer des feux rouges au gouvernement.Elle justifie au moins la tenue d\u2019une commission parlementaire spéciale où le projet sera évalué; sinon, le retour au projet initial, moins cher, très avancé, de la modernisation et l\u2019agrandissement de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec (HDQ).1 faut sans doute commencer à parler de « saga» pour les projets des hôpitaux de Québec.Comme dans l\u2019expression «saga du CHUM», de son emplacement.Au début des années 2000, le gouvernement Bouchard avait tranché pour le 6000, Saint-Denis.Le gouvernement Charest a tout remis en question.Le rapport Johnson-Mulroney recommanda de le faire au centre-ville.L\u2019UdM et son recteur Robert Lacroix plaidaient ardemment pour le site d\u2019Ou-tremont.Qui trancha?Le ministre de la Santé Philippe Couillard, non sans avoir défié son premier ministre, Jean Charest.À Québec, la bataille que se livrent les tenants de l\u2019Enfant-Jésus et les partisans de l\u2019agrandissement de l\u2019Hôtel-Dieu est presque aussi épique, même si elle fait moins de bruit en dehors de la capitale nationale.Encore une fois, Philippe Couillard devra trancher.Au début de cette saga, il en fut un acteur.En 2007, il annonçait que l\u2019Hôtel-Dieu «berceau de la médecine en Amérique du Nord» «fondé par les Augustines en 1639» serait agrandi et modernisé au coût de 400 millions.Le projet a évolué de 2005 à 2012, les coûts prévus ont augmenté.Mais en 2012, il était prêt à démarrer.Le Parti québécois arriva au pouvoir.Malgré l\u2019avancement du projet, il le remit en question.Souhaitant plaire à la clientèle caquiste de la région de Québec des banlieues, le gouvernement Marois a, en octobre 2013, fait l\u2019erreur de stopper le projet de l\u2019Hôtel-Dieu pour en lancer un autre, plus gros et coûteux encore, à l\u2019Enfant-Jésus dans Limoilou.Le «Berceau de la médecine en Amérique du Afer^l»?Abandonné.Il n\u2019y resterait au mieux qu\u2019une petite mgence.Le reste serait «reconstruit» ou cloné dans Limoilou.(Pauvre Vieux-Québec.On voudrait lui nuire qu\u2019on ne s\u2019y prendrait pas autrement: après son hôpital, on compte lui enlever son marché public; une de ses dernières écoles primaires l\u2019a déserté pom aller en banlieue, le Diamant de Robert I^page et les nouvelles Casernes ne se feront pas.Et après on s\u2019étonnera de l\u2019omniprésence des magasins de t-shirts à touristes!) Revenus au pouvoir, les libéraux, sans le dire publiquement, se sont mis à douter du projet de l\u2019Enfant-Jésus.Des analyses ont été commandées par le ministre.Dévoilées dans les médias, elles l\u2019ont mis mal à l\u2019aise.Les coûts auraient doublé.De 1,7 milliard plus 300 millions pour l\u2019HDQ, le projet «coûtera 3,2 milliards de dollars en plus des 515 millions nécessaires pour requalifier VHDQ», peut-on lire dans la note.Celle-ci regorge de formules alarmantes.La décision du gouvernement Marois?«Virage précipité» aux «motivations nébuleuses».Le futur Enfant-Jésus?«Un hôpital plus gros que les CHU montréalais», plus gros que «99% des hôpitaux construits en Amérique du Nord depuis 1950»; un «scénario de regroupement qui n\u2019a de parallèle nulle part au Québec».Près de 70% du budget servira à quoi?À reconstruire à Limoilou ce qui existe à l\u2019Hôtel-Dieu.Pom quel résultat?«Legain clinique net anticipé est [.] très maigre [.] alors que l\u2019augmentation du ratio de chambres simples offrira un gain marginal dans l\u2019incidence des infections nosocomiales tout en augmentant considérablement les coûts d\u2019opération».En somme, croit le cabinet de M.Barrette, l\u2019hypothèse d\u2019implantation «n\u2019est pas viable».Sans compter que le sol y est mou et marécageux, traversé par une rivière souterraine.Lors des premiers forages, on y est tombé sm une poche de gaz qui a brûlé pendant dix joms ! En 2005, pour régler la question de l\u2019emplacement du CHUM, on avait tenu une commission parlementaire spéciale.«Pourquoi cette commission ?[.] Il faut que les gens sachent exactement, quel que soit le projet qui va être autorisé, quels en sont les tenants et les aboutissants, et notamment la question des coûts», disait Philippe Couillard à l\u2019époque.Justement, il faut tenir une commission parlementaire spéciale sur les projets hospitaliers à Québec.Les coûts en sont trop importants et l\u2019analyse a été manifestement bâclée pour des raisons politiques.Le projet de l\u2019Hôtel-Dieu était beaucoup plus avancé et, avec une réduction de sa taille, pomrait coûter quelque 1 milliard de dollars, être terminé plus rapidement et comporter plusiems «gains» et avantages.Antoine Robitaille LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET U CRÈCHf PEâuUTE.ISôSRRHt 1 LETTRES Les Québécoises dorénavant périssables Au Québec, il est connu que chaque femme peut disposer de son corps comme elle l\u2019entend, sans droit de regard de l\u2019homme, du mari ou du gouvernement.Cet état de fait a été ébranlé par le projet de loi 20 modifiant notamment la Loi sur les activités cliniques et de recherche en matière de procréation assistée.Selon le libellé du nouvel article 10, aucune activité de fécondation in vitro ne sera pratiquée par un médecin chez une femme âgée de plus de 42 ans, lequel médecin ne pourra non plus recommander à sa patiente un traitement à l\u2019étranger.La date d\u2019e^qiiration des utérus québécois \u2014 ou devrions-nous plutôt dire des Québécoises \u2014 est tombée tel un couperet: 42 ans ce sera! Il faut bien comprendre ici qu\u2019il n\u2019est ni question de financement publique de cette pratique médicale ni d\u2019un «droit à l\u2019enfant» qui, de surcroît, n\u2019existe pas; il est ici question du droit des femmes à disposer de îem corps, et ce, qu\u2019elles souhaitent avoir ou non un enfant.En dépit de nombreux progrès réalisés permettant d\u2019affirmer que la condition des femmes s\u2019est améliorée, force est de constater que des résistances persistant.Le contrôle du corps des femmes par l\u2019Etat que proposent le gouvernement Couillard et son ministre Barrette semble tout droit sorti d\u2019une époque consommée.Si depuis 1988, aucun homme n\u2019a de droit de regard sur la poursuite ou non d\u2019une grossesse, rien ne peut justifier en 2014 que l\u2019État puisse limiter la possibilité de faire ou de ne pas faire un enfant, de suivre ou de ne, pas suivre un traitement médical! Ainsi, l\u2019État québécois s\u2019immisce dans la liberté des femmes en limitant arbitrairement la possibilité de ces dernières de choisir librement de concevoir, à leur frais, un enfant.Après s\u2019être battues pom la contraception, pom le droit à l\u2019avortement, pour l\u2019égalité, pour la fin de nombreux préjugés et même pour le port du pantalon, faudra-t-il aujourd\u2019hui que des femmes se battent pour faire des enfants?L\u2019effritement du choix que nous offrait la liberté de disposer de son corps s\u2019amorce par un simple chiffre: 42 ans! Chaque ci-toyeime, chaque Québécoise, chaque futme mère, est ainsi dorénavant nouvellement étiquetée tel un produit périssable.Kristine Plouffe-Malette Montréal, 19 décembre 2014 La femme du poète Elle vient de mourir, Thérèse Daoust.Anonyme, elle n\u2019était pas que «la femme de», elle était la femme du poète Rémillard, décédé il y a peu de temps.Elle l\u2019a donc encore accompagné.Thérèse le suivait partout, rayoïmante, camarade active de ses lumineux mots, veilleuse, gardieime, vestale, muse fidèle du poète et professeur.Tout comme j\u2019imagine, en larmes, les six filles qu\u2019elle lui a données (dont l\u2019une, hélas, tombée d\u2019un haut balcon un jour funèbre).Je revois Thérèse, jeune, si vive, infatigable piétonne, au pas de jongleuse, rieuse, longs cheveux au vent, dans les rues de Villeray, jadis.Et puis, pour longtemps, dans les bois, en hiver, en raquettes.Ou, en belles saisons, dans les prés et doux vallons à Saint-Placide \u2014 voisine du Vigneault en son Natashquan-la-Neuve \u2014 au bord du grand lac des Deux-Montagnes.Je revois ce beau cortège d\u2019amour de femmes aujourd\u2019hui dispersées, l\u2019une, partie donc, génitrice généreuse.Qui vient tout juste de monter en « Paradis promis» pour le rejoindre.Condoléances aux filles et paix à tes cendres, Thérèse Rémillard! Claude Jasmin Sainte-Adèle, le 20 décembre 2014 Plus loin que la charité La période des Pètes est dans une grande mesure une période de charité envers les plus démunis.Peu importe quand elle s\u2019exerce, la charité ne devrait toutefois jamais nous faire oublier l\u2019importance, avant tout, de travailler sans relâche à éliminer les écarts de richesse et de dignité entre nous.L\u2019une des plus grandes marques d\u2019estime envers l\u2019humanité consiste à s\u2019employer à éliminer la pauvreté et la misère sous toutes leurs formes, en vue d\u2019un monde juste, égalitaire et fraternel.Peut-être pourrions-nous en faire une résolution pour le Nouvel An 2015.et pour les années qui vont suivre.Brimo Marquis Gatineau, le 21 décembre 2014 LIBRE OPINION Et si les « crétins » se levaient ?CLAUDE DOSTIE JR ÉVELYNE BEAUDIN Mouvement Sherbrooke Démocratie Ce mois-ci, les maires du Québec ainsi que le ministre des Affaires municipales ont offert aux contribuables du Québec un spectacle des plus singuliers.Tour à tour, les uns accusaient l\u2019autre d\u2019être celui qui prenait le bon vieux contribuable pour un «crétin».Une surenchère d\u2019invectives indirectes dirigées vers l\u2019absent, bien connu pour avoir toujours tort.Alors qu\u2019il y a à peine quelques semaines, les maires et le ministre s\u2019entendaient comme larrons en foire en déchirant, avec le somire, des contrats dûment signés avec leurs employés municipaux, ils étaient maintenant (presque) prêts à s\u2019échanger des gros mots en duplex sur RDI.Pas tous, évidemment.Les maires Coderre et Labeaume sont restés campés sur lem position de compromis, attendant patiemment leur récompense pom lem bonne tenue.Quelques jours plus tôt, plusieurs maires s\u2019étaient aussi résignés à avaler la pilule des compressions de quelque 300 millions en transferts aux municipalités.Ils espèrent tous obtenir davantage du gouvernement lors de la négociation du prochain pacte fiscal, notamment une réponse favorable aux demandes formulées dans le livre blanc de l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ), publié l\u2019année dernière.Sans surprise, ce livre blanc réclame un nouveau partage des pouvoirs entre les municipalités et Québec, mais pour l\u2019instant, cette autonomie réclamée par les municipalités demeure relative- ment vague.Certains ont évoqué le pouvoir d\u2019imposer des conditions de travail aux employés municipaux, de même que la réduction de la «paperasse» à envoyer à Québec.Nous sommes d\u2019avis que, peu importe les pouvoirs que l\u2019on transférera finalement aux villes, une telle délégation devrait être pensée avec les citoyens.L\u2019autonomie municipale ne doit pas être la monnaie d\u2019échange d\u2019une guéguerre entre Québec et les municipalités.Ça serait nous prendre pom des crétins ! Même si les élus municipaux sont toujours heureux de rappeler que le palier municipal est le «plus près des citoyens», ce n\u2019est souvent là qu\u2019un écran de fumée.En effet, les élections municipales n\u2019attirent pas les foules; plusieurs maires et conseillers sont encore élus par acclamation partout au Québec.Les campagnes électorales sont souvent couvertes très inégalement par des médias locaux débordés qui se contentent de rapporter sans questionner.Au-delà des élections, la participation au débat public est très inégale dans les municipalités, notamment en raison d\u2019un manque d\u2019engagement des élus à l\u2019égard des mécanismes crédibles de participation citoyenne.Au Québec, seule une poignée de villes se sont dotées d\u2019une politique de consultation citoyenne.Outre Montréal et Gatineau, aucune ville ne peut se vanter d\u2019avoir mis en place de véritables mécanismes de consultations publiques, re-latiyement autonomes du pouvoir politique.A preuve, prochainement, l\u2019Assemblée nationale se penchera sur le projet de réduction de la taille du conseil municipal de Sherbrooke.Eaisant passer le nombre de conseillers de 19 à 14, elle a été votée au printemps après que des consultations publiques \u2014 au grand déplaisir du maire \u2014 eurent été tenues à la hâte et que des informations tendancieuses eurent été diffusées largement sur le sujet.Comme à Québec et à Longueuil déjà, les Sherbroo-kois se verront bientôt amputés du quart de leurs représentants, sans grand débat à l\u2019échelle nationale.Cherchez l\u2019erreur: d\u2019un côté, on réclame plus de pouvoirs; de l\u2019autre, on réduit le nombre de personnes qui exerceront ce pouvoir.Que se passerait-il si Philippe Couillard proposait de réduire la taille du Parlement?Il y aurait un important débat.Ce n\u2019est pourtant pas ce qui arrive dans la plupart des municipalités.Au lieu d\u2019être espace d\u2019une démocratie de proximité, la municipalité est trop souvent le lieu d\u2019une gestion paternaliste frôlant le despotisme.La démocratie municipale a la santé fragile.Et, malgré les beaux principes énoncés dans le livre blanc, aucun engagement sérieux n\u2019a été pris pom l\u2019instant par les maires de l\u2019UMQ au sujet de la mise en place de remparts contre une potentielle dérive fâcheuse dans les villes du Québec.C\u2019est pourquoi l\u2019imposition par Québec de certains mécanismes automatiques de consultation, comme c\u2019est le cas en matière d\u2019urbanisme, nous apparaît essentielle afin non seulement de parer, par exemple, aux décisions unilatérales d\u2019un parti politique municipal, mais aussi pom, peut-être, encourager la participation citoyenne.Doit-on rappeler l\u2019évidence?L\u2019autonomie ne doit pas se faire au détriment de la démocratie. LE DEVOIR LE MARDI 23 DECEMBRE 2014 A 7 IDEES MULTINATIONALES AU LUXEMBOURG Et si la légalité aussi était douteuse ?Au Canada, la Loi de l\u2019impôt sur le revenu contient une disposition générale contre l\u2019évitement fiscal PASCALE CORNUT ST-PIERRE Doctorante à l\u2019Ecole de droit de Sciences Po, Paris, Association des juristes progressistes out à fait légal, mais tout à fait immoral » : devant les scandales qui éclatent lors de la révélation des planifications fiscales auxquelles se livrent aujourd\u2019hui la plupart des entreprises multinationales, même les plus indignés concèdent qu\u2019il s\u2019agit de stratagèmes conformes aux lois.Or, la légalité de ces montages complexes, par lesquels une entreprise se sauve de l\u2019impôt en se démultipliant en des dizaines, voire en des centaines d\u2019entités juridiques distinctes situées dans plusieurs pays, est-elle si bien établie ?Cela semble moins clair que ce qu\u2019on laisse généralement entendre.Au Canada, la Loi de l\u2019impôt sur le revenu contient une disposition générale contre l\u2019évitement fiscal, qui permet de ne pas conférer un avantage fiscal prévu par la loi lorsque des opérations sont effectuées principalement dans le but d\u2019obtenir un tel avantage.Autrement dit, les opérations juridiques ou financières des contribuables devraient avoir une raison d\u2019être qui ne se limite pas à l\u2019évitement d\u2019impôts ; lorsque leur principale motivation est liée à la fiscalité, la loi considère qu\u2019elles sont dépourvues d\u2019objet véritable et que le fisc devrait supprimer l\u2019avantage obtenu si elles détournent la loi de ses objectifs.11 s\u2019agit d\u2019une variante du vieil adage juridique selon lequel il faut respecter non seulement la lettre, mais aussi l\u2019esprit de la loi.Les documents confidentiels révélés récemment dans l\u2019af- philips 1_ ümi alteiDomus* I ^ - /P.féfjob BNY MELLÜM J fâjNUCLEOS §§ STEFFES ^ TJWG n
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