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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2015-01-27, Collections de BAnQ.

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[" Mommy et Tu dors Nicole grands favoris aux Jutra Page B 8 Le gouvernement libéral prévoit injecter 808 millions de dollars pour restaurer 700 sites miniers abandonnés Page a s WWW.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C VI N\u201c 1 5 LE DEVOIR, LE MARDI 27 JANVIER 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 Ras-le-bol des médecins contre Barrette Les propos du ministre, perçus comme du mépris et de l\u2019intimidation, ont assez duré, affirme la FMOQ AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Affirmations jugées méprisantes, déclarations perçues comme des menaces, les propos du ministre de la Santé Gaétan Barrette, tant dans les médias traditionnels que sociaux, ont dépassé les bornes, jugent les médecins de famille, excédés.Cette fin de semaine, les affirmations du ministre sur son intention de retirer certains actes médicaux aux médecins, tout comme le ton de ses réponses sur Twitter, ont irrité au plus haut point certains médecins et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).Pour son président, Louis Godin, le ministre se livre à un «règlement de comptes envers les médecins de famille et les jeunes omnipraticiennes».«Il sort une nouvelle déclaration farfelue chaque semaine, les médecins commencent à en avoir assez.» Aux médecins qui l\u2019interpellent ou le critiquent sur Twitter, Gaétan Barrette peut demander à répétition «combien» de patients ils voient.En réponse à un médecin qui déplorait, en anglais, que le gouvernement ne lui permette pas d\u2019engager une infirmière, le ministre a eu cette courte réponse: «BS».Ajoutant un peu plus tard: «Si vous n\u2019êtes pas heureux en CLSC, allez ailleurs et libérez-vous.» Réseaux sociaux Le ministre a affirmé lundi que, contrairement à ce que certains ont cru au départ, le terme «BS» ne constituait pas une insulte faisant allusion aux personnes bénéficiaires de l\u2019aide sociale.Ce serait plutôt l\u2019abréviation de «bullshit».«La personne à qui je répondais était anglophone», dit le ministre.Le langage du ministre est franc sur les réseaux sociaux.«Petit comique» ou «vous dites n\u2019importe quoi», sont des expressions qu\u2019on peut lire dans ses réponses.Un style qui n\u2019est pas apprécié par tous.« Tu ne peux pas insulter les médecins sans arrêt.Ce n\u2019est pas un jeu.Ça va avoir des conséquences», déplore le Godin.VOIR PAGE A 8 : BARRETTE La commission Gharbonneau ébranlée Les parjures de Gilles Cloutier minent les méthodes de la CEIC BRIAN MYLES La crédibilité de Gilles Cloutier s\u2019approche de zéro.L\u2019ex-organisateur d\u2019élections clés en main a été mis en état d\u2019arrestation pour une quinzaine de parjures.Ses errements éclaboussent les méthodes de la commission Gharbonneau et le procès de fraude dans le dossier de Boisbriand.L\u2019organisateur d\u2019élections clés en main est le principal témoin à charge dans le procès pour fraude de l\u2019ex-maire de Boisbriand, Robert Poirier, de Rosaire Fontaine (ex-employé de BPR-Triax) et de France Michaud (ex-ingénieure de Roche).Depuis son témoignage à la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction (CEIC), il a fait l\u2019objet de trois plaintes pour parjure de la part de l\u2019ex-ministre péquiste Guy Chevrette, de la famille du défunt maire de Saint-Stanislas-de-Kostka, Maurice Vaudrin, et de la commission elle-même.L\u2019enquête est terminée depuis le mois d\u2019avril dernier.Le 2 septembre dernier, Gilles Cloutier a VOIR PAGE A 8 : COMMISSION Blizzard sur New York WARS' MOKbi [bSNtY JEWEL SAMAD AGENCE ERANCE-PRESSE Vols suspendus, spectacles annulés, transports en commun arrêtés au moins pour la nuit, New York tournât au ralenti lundi soir, frappée par une tempête de neige affectant des millions d\u2019Américains dans le nord-est des Etats-Unis.La neige tombait dru en soirée où des centaines de chasse-neige étaient mobilisés contre le blizzard.Le maire, Bill de Blasio, a appelé la population à sortir le moins possible, et a interdit la circulation de tous les véhicules à partir de 23 h.La neige pourrait tomber durant la nuit au rythme de 5 à 10 cm par heure, avec une accumulation attendue de 60cm à New York, voire plus à certains endroits, et des bourrasques de 72 à 88km/heure.Aujourd\u2019hui Actualités > La famille éclatée.Une chronique de Michel David à propos des francophones hors Québec.Page A 3 Économie > Libre-échange Canada-Union européenne.Nouvel obstacle sur la voie de la ratification du traité.Page B1 Le Monde > Syrie.Les Kurdes chassent le groupe Etat islamique de Kobané.Page B 5 Avis léjïaiix.Décès.Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B4 B6 A2 A2 B6 B4 au'-'- THOMAS COEX AGENCE ERANCE-PRESSE Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, vit reclus depuis 2012 dans l\u2019ambassade de l\u2019Équateur à Londres.Données personnelles WikiLeaks trahi par Google EABIEN DEGLISE Des courriels \u2014 y compris les brouillons \u2014, des informations personnelles et des métadonnées.Lundi, le site Internet spécialisé dans la révélation d\u2019informations secrètes, WikiLeaks, a accusé Google de collaboration honteuse avec les autorités américaines qui se sont fait livrer, sans grande résistance, par le géant du tout numérique, des données personnelles sur trois journalistes au service de Julian Assange.Une complicité dans l\u2019intrusion qui violerait les lois sur la protection de l\u2019intimité aux États-Unis, dit WikiLeaks, mais qui pourrait également nuire à l\u2019image du célèbre moteur de recherche et fournisseur, avec Gmail, de service de communication numérique à des millions d\u2019internautes dans le monde.«Toute cette histoire n\u2019est pas très bonne pour l\u2019image de Google, résume à l\u2019autre bout du fil Vincent Gaufrais, titulaire de la chaire en droit de la sécurité et des affaires électroniques de l\u2019Université de Montréal.En matière de surveillance des citoyens, les demandes de collaboration envoyées par les autorités à des entreprises de communication trouvent chez d\u2019autres des résistances bien plus fortes que cela.» VOIR PAGE A 8 : GOOGLE Bras de fer en vue entre la Grèce et ses créanciers ERIC DESROSIERS Les créanciers de la Grèce se montrent prêts à discuter d\u2019éventuels assouplissements de sa dette et de ses politiques d\u2019austérité avec son nouveau gouvernement, mais préviennent qu\u2019elle devra quand même rembourser tout ce qu\u2019elle doit jusqu\u2019au dernier sou.«Faire partie de la zone euro signifie qu\u2019il faut respecter l\u2019ensemble des accords passés», a déclaré lundi le président de la réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe), le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, au lendemain de l\u2019éclatante victoire en Grèce du parti de la gauche radicale Syriza.Arrivé premier avec un peu plus de 36% des voix, mais surtout à deux sièges seulement de la majorité absolue au Parlement grec, avec 149 députés sur les 300, le parti anti-austérité a rapidement fait savoir lundi qu\u2019il avait conclu une alliance avec le petit parti de droite souverainiste des Grecs indépendants (ANEL), arrivé sixième aux élections législatives avec moins de 5%, mais dont les 13 sièges lui assureront une confortable majorité.Le chef de Syriza et nouveau premier ministre grec, Alexis Tsipras, devrait VOIR PAGE A 8 : GRÈCE Lire aussi > On se fait peur?Un éditorial de Serge Truffaut.Page A 6 77831303443105 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 27 JANVIER 2015 ACTUALITES EMPLOIS Legault accuse Couillard d\u2019avoir menti MARCO BELAIR-CIRINO à Sorel-Tracy Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, attaque de face le gouvernement libéral sur le front de l\u2019emploi.Le Parti libéral du Québec faillira à coup sûr à réaliser sa promesse électorale de créer 250 000 emplois en cinq ans, pense M.Legault, rappelant que le Québec a subi une perte de 18 000 emplois au cours des neuf derniers mois.«Se faire remplir, on n\u2019aime pas ça», a-t-il lancé lors d\u2019un cocktail réunissant une centaine de militants caquistes lundi soir.Plus tôt, il avait accusé le PLQ d\u2019avoir été élu le 7 avril dernier grâce à des publicités trompeuses.«C\u2019est plate à dire.C\u2019est un gros mot, mais Philippe Couillard a menti aux Québécois pendant la campagne électorale.Il leur a dit qu\u2019il créerait des emplois.et il en a perdu.Il leur a dit qu\u2019il ne monterait pas les taxes et les ta-rijs.il les a augmentés», a-t-il déclaré en marge du caucus présessionnel de sa formation politique à Sorel-Tracy.M.Legault a appelé le chef du gouvernement à «remplacer le discours par l\u2019action» en matière d\u2019économie, en suivant un plan de relance de l\u2019emploi.«Le malheur qu\u2019on a au Québec, c\u2019est qu\u2019on a un premier ministre qui est théorique», a-t-il soutenu.M.Couillard livre de «beaux discours» durant lesquels «il répète toutes les deux phrases toujours les mêmes mots \u201cStratégie maritime\u201d, \u201cPlan Nord\u201d, \u201cStratégie maritime\u201d, \u201cPlan Nord\u201d», mais il ne se montre «pas capable» de créer de nouveaux emplois, a-t-il déploré.250 000 emplois Le chef de la CAQ presse le gouvernement libéral de tirer profit de la chute du prix du baril de pétrole et du dollar canadien afin de stimuler le secteur manufacturier.«Le secteur manufacturier, qui est important ici à Sorel-Tracy, devrait connaître des mois de relance.» D\u2019ailleurs, il met au défi M.Couillard de réitérer sa promesse de créer 250 000 emplois en cinq ans.« [Est-elle] toujours valable ?Sinon, quelle est sa nouvelle cible ?» a-t-il demandé.La CAQ a placé la création d\u2019emplois «de qualité» au cœur de son programme politique, a insisté M.Legault.Pour sa part, le PLQ «n\u2019a pas de plan pour créer des emplois, puis relancer l\u2019économie du Québec», tandis que le PQ a un « chef potentiel [Pierre Karl Péladeau qui] qui a juste une priorité»: faire le pays du Québec.«Richesse: au PQ, c\u2019est un mot qu\u2019on ne peut pas prononcer», a-t-il déclaré aux militants caquistes, les invitant à se ranger derrière le candidat caquiste, Jean-Bernard Emond, lors de l\u2019élection partielle.À ses yeux, les Québécois tireraient une grande «fierté» d\u2019être «indépendants économiquement» comme le leur promet la CAQ.«L\u2019espoir, actuellement, ça ne passe pas par une obsession référendaire, ça passe par [l\u2019offre] d\u2019emplois de qualité.» En début de journée, il avait dit: «L\u2019indépendance, ça commence par l\u2019indépendance économique.» Le Devoir Deltell doit prendre une décision sur son avenir Le chef caquiste, François Legault, demande au député de Chauveau, Gérard Deltell, de lever l\u2019incertitude sur son avenir politique, et ce, «le plus tôt possible».« [L\u2019attente] ne sera pas infinie.Il y a des élections cet automne.Il va devoir prendre sa décision», a-t-il dit en marge du caucus de la Coalition avenir Québec lundi.Malgré les appels à briguer les suffrages sous la bannière du Parti conservateur du Canada, Gérard Deltell jure de son côté avoir la «tête» et le «cœur» à l\u2019Assemblée nationale du Québec.«Si j\u2019avais la tête et le cœur ailleurs, je ne serais pas ici aujourd\u2019hui», a-t-il affirmé.«Oui, je suis en réflexion.Ça ne m\u2019empêche pas de faire mon travail», a-t-il ajouté.L\u2019élu a toutefois nié poursuivre des «négociations» avec le PCC.Le Devoir MOTS CROISÉS 1 23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tMalfaiteur - Kiosque.2.\tAgitation - Convoquer.3.\tEnsemble des entrées d'un dictionnaire.4.\tCouvert de vapeur d'eau - Espaces sablés.5.\tSert à repasser -Mauvaise nourriture.6.\tEn outre - Bassin d'un port méditerranéen.7.\tLésion cutanée - Grain de pollen - Fin de verbe.8.\tQui provient par descendance - Enlève les saillies de.9.\tInterjection expressive -Poisson comestible -Signe de ponctuation.10.\tRailleries - Consacré.11.\tGrogner - Façonner.12.\tPue - Crochet.VERTICALEMENT 1.\tQui profite d'un avantage.2.\tPlante voisine du gingembre - Lieu de retraite.3.\tCicatrices - En lutte avec Israël.4.\tCréateur - Lichen grisâtre.5.\tArbres d'Afrique -Mines.6.\tBruit sec - Unité de courant.7.\tDépourvu de force -Coule en Russie - Est en nage.8.\tPansement adhésif.9.\tCaboche - Qui a besoin d'air pour vivre.10.\tImprégner une étoffe d'un produit astringent -Ce qu'on possède.11.\tArbre d'Afrique - Qui sont à elles.12.\tMonter - Bombarde.RiE ElRlE RiE HiE GlO NlElU L\u2019intégrisme est un choix personnel, juge le premier ministre Il ne faut pas le confondre avec le terrorisme ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Philippe Couillard n\u2019a aucune intention de limiter le droit des intégristes de pratiquer une version radicale de leur religion, un choix personnel, selon lui, dans la mesure où ils respectent la loi.«L\u2019intégrisme, c\u2019est une pratique religieuse poussée à l\u2019extrême qui, tant qu\u2019elle n\u2019enfreint pas les droits des autres \u2014 des autres, exemple, les femmes \u2014bien sûr fait partie des choix personnels de chacun», a déclaré lundi Philippe Couillard, avant de participer au caucus présessionnel de ses députés.Il ne faut pas confondre intégrisme et terrorisme.«Il y a beaucoup d\u2019amalgames qui sont faits sur des concepts qui sont très distincts», a soutenu le premier ministre.Le terrorisme est «l\u2019expression des extrémismes de tout type, bien sûr celui de l\u2019islam radical, mais il y a d\u2019autres extrémismes sur la planète.Mais celui-là est bien sûr celui dont on est préoccupé.» Les propos de Philippe Couillard rejoignent ceux qu\u2019a exprimés dans La Presse samedi Gérard Bouchard.«Il y a manifestement un lien entre intégrisme et terrorisme, mais l\u2019un ne conduit pas nécessairement à l\u2019autre.D\u2019oû la question: la prévention de la radicalisation religieuse conduira-t-elle à surveiller tous les intégristes et à restreindre leurs droits ?Ce serait inadmissible», juge rhistorien et sociologue.Le gouvernement Couillard travaille toujours sur un projet de loi portant sur la neutralité religieuse de l\u2019Etat.«Il n\u2019est pas exclu qu\u2019il soit déposé lors de la [présente] session», a indiqué le premier ministre.Le contenu de ce projet de loi reprendra les mesures que le chef libéral a énoncées en janvier 2014: obligation de donner qu de recevoir les services de l\u2019État à visage découvert et balises en matière d\u2019accommodements religieux.Il comprendra aussi des « outils » afin que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) puisse intervenir plus efficacement.' hC.ISL \\ CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Il ne faut pas confondre intégrisme et terrorisme.«Il y a beaucoup d\u2019amalgames qui sont faits sur des concepts qui sont très distincts», a soutenu lundi Philippe Couillard.Ce projet de loi, «c\u2019est un élément parmi d\u2019autres d\u2019un ensemble beaucoup plus vaste», a signalé le premier ministre.Ainsi, la ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, Kathleen Weil, doit présenter une nouvelle politique en matière d\u2019immigration, qui précisera «le modèle d\u2019accueil et d\u2019intégration à notre communauté qui va faire en sorte que tout le monde puisse vivre en harmonie chez nous».En outre, Kathleen Weil préside un groupe de travail interministériel sur la lutte contre l\u2019intégrisme, qui est chargé de définir un plan d\u2019action et auquel participent les ministres de l\u2019Éducation, Yves Bolduc, de la Protection de la jeunesse, Lucie Charle-bois, de la Sécurité publique.Lise Thériault, de la Famille, Francine Charbonneau, et de l\u2019Emploi et de la Sécurité sociale, François Blais.La sécurité avant tout Philippe Couillard a insisté sur l\u2019enjeu de la sécurité de la population, un sujet qui était de toutes les discussions lors de son séjour en Europe.«Le premier mot toujours [qu\u2019il a Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.f Vieux Montréal 514.845.5545 Janvier 2015 L\u2019Action NATIONALE 12$ Editorial Nous n'aurons pas honte L'insertion dans le réseau anglais Le bilinguisme rend-il riche?Primeur d'Andrée Ferretti Diane 2766 SOLUTION DU DERNIER Abonnements et achats à la boutique action-nationale.qc.ca au téléphone 514 845-8533 (sans frais: 866 845-8533) par la poste L'Action nationale, 82 rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H2X 1X3 entendu] : sécurité, sécurité, sécurité.» «On est quand même bien armés», a-t-il fait valoir, sans annoncer de nouvelles initiatives en matière de lutte antiterroriste alors que le gouvernement Harper s\u2019apprête à déposer cette semaine un projet de loi qui accordera plus de pouvoirs aux policiers à cet égard.«La sécurité, encore une fois, c\u2019est l\u2019aspect important, mais ce n\u2019est pas le seul aspect.Il faut prévenir, détecter dans les communautés et poser de multiples actions.» Par ailleurs, Philippe Couillard a révélé qu\u2019il s\u2019était entretenu il y a quelques jours avec l\u2019ambassadeur d\u2019Arabie Saoudite au sujet du cas de Raïf Ba-dawi.Il ne croit pas à l\u2019usage de sanctions à l\u2019endroit du régime saoudien.«La plus certaine façon de les rendre encore plus radicaux et éloignés de nos valeurs, c\u2019est de les maintenir dans l\u2019isolement», estime le premier ministre.Le Devoir Le malaise de Philippe Couillard Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, n\u2019entend pas jouer au psy.Il a préféré s\u2019abstenir de lier V«insensibilité» du premier ministre Philippe Couillard aux questions identitaires québécoises avec son séjour en Arabie Saoudite dans les années 1990, comme l\u2019a fait le chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard, jeudi dernier.«Dès qu\u2019on parle de tous les dossiers qui sont identitaires, M.Couillard a un malaise.Ça vient d\u2019oû ?Il faudrait qu\u2019un psychiatre s\u2019assoie avec lui et regarde ça », a -t-il lancé en point de presse.La réaction de M.Couillard après qu\u2019il lui eut demandé trois fois plutôt qu\u2019une à l\u2019Assemblée nationale si un policier ou une policière doit arborer un signe religieux, était éloquente, selon M.Ée-gault.«Il était choqué bien noir! Il était tout rouge ! Il a un malaise évident.Pourquoi ?Je ne suis pas dans sa tête.Je ne sais pas.Même chose quand vient le temps de parler de la défense du français», a-t-il affirmé.Le premier ministre libéral est «en contradiction avec ce que pensent la majorité des Québécois» de la plupart des enjeux identitaires.«Et ça, ça va le rattraper éventuellement», a averti M.Legault.Marco Bélair- Cirino Sepl-lles -17/-1 Baie-Comeau 14/-1 Saguenay 18/-21 Quebec T rois-Rivière's' 11/-17 G^ineau -\tMontréal Val d\u2019Or -13/-26 rbrooke Lever du soleil: 7h21 Coucher du soleil: 16h54 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aujourd-m^ 1-11 [Quelques flocons, pdp 60%.Québec AujourdjtoL ,\u202213 Quelques flocons, pdp 70%.Auj.Mel Ne! Nei Var Plu Var 1/-6 -6/-10 -6/-9 -8/-13 10/6 1/-8 Demain Sol 1/-7 Nei Nei Sol Var Nei Ce soir -15 ^ ^ Nuageux avec éclaircies.-6/-14 -5/-13 -4/-6 9/6 -2/-17 Demain Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Paris Tokyo ©MétéoMédia 2015 Auj.Var Sol Sol Nei Var Plu 8/3 20/12 21/8 -3/-5 6/1 7/4 Demain Plu 10/4 Nua Sol Sol Plu Sol 21/13 20/7 -2/-6 8/1 7/1 Jeudi Ce soir ¦16 Plutôt nuageux.10/-13 Ensoleillé Ciel variable Demain Ciel variable.Ciel variable Gatineau -10\t\t-18\t1\t-9/-15\t\t Passages\t\tCiel variable\t\tEnsoleillé\t\tQuelques flo- nuageux.\t\t\t\t\t\tcens, pdp 40%.Vendrefe^ -4/-20 ^ M Quelques flocons, pdp 60%.Vendreçjfc ^ -5/-20 1 à 3 cm de neige, pdp 70%.VendredîA^ .3/-31 Quelques flocons, pdp 60%.Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez la tendance 14 jours.IH| Météo Média LE DEVOIR, LE MARDI 27 JANVIER 2015 A 3 ACTUALITES La famille éclatée Michel David urant quelques décennies après la signature de la Constitution de 1867, les Québécois, ou plutôt les Canadiens français, ont pu rêver d\u2019une patrie pancana-dienne, où francophones et anglophones pourraient s\u2019épanouir côte à côte d\u2019un océan à l\u2019autre.Puis sont venus coup sur coup le Public School Act de l\u2019île-du-Prince-Édouard (1877), l\u2019abolition des droits scolaires garantis aux francophones en Saskatchewan et en Alberta (1905), le règlement 17 en Ontario (1912), la suppression des écoles françaises au Manitoba (1916).Ces violations des droits de leurs «frères» dans le reste du pays ont profondément attristé et fâché les francophones du Québec, qui en sont toutefois venus à la conclusion qu\u2019il serait suicidaire de lier leur sort au leur, malgré la grande sympathie qu\u2019ils éprouvaient et éprouvent toujours pour eux.À partir du moment où le nationalisme ca-nadien-français a fait place au nationalisme québécois, et où les francophones du Québec ont commencé à se percevoir comme une majorité, la famille devait inévitablement éclater.Le Québec se sent toujours une certaine responsabilité envers les francophones hors Québec, mais la divergence de leurs intérêts provoque périodiquement des désaccords qui peuvent être déchirants.La semaine dernière, le gouvernement Couil-lard a soulevé leur colère en appuyant le gouvernement du Yukon dans une cause portant sur l\u2019accès à l\u2019école française qui s\u2019est retrouvée devant la Cour suprême.L\u2019article 23 de la Charte canadienne des droits stipule que les citoyens canadiens qui ^\tont reçu leur instruction pri- Le Quebec se\tmaire en français ou en an- , ,\t.\tglais au Canada, et qui rési- sent toujours\t(^ent dans une province où une certaine\t^ette langue est celle de la minorité, ont le droit de faire responsabilité\tinstruire leur enfant dans cette langue au primaire et envers les\tsecondaire.^\t,\tLe bassin d\u2019élèves franco- irancopnones\tphones étant limité, la Com- hf\\rc\tmission scolaire francophone nors yueoec ^ukon (CSFY) voudrait pouvoir accueillir des descendants de francophones, des immigrants ou simplement des francophiles qui ne répondent pas aux critères de l\u2019article 23, mais le gouvernement du territoire s\u2019y oppose pour des raisons financières.Les associations de francophones hors Québec, qui suivent la cause de près, ont été stupéfaites de voir le gouvernement du Québec se ranger derrière celui du Yukon, comme elles l\u2019avaient été en 1989 quand le gouvernement Bourassa avait appuyé l\u2019Alberta contre les Franco-Albertains dans une célèbre cause portant sur la gestion des écoles, craignant lui aussi une interprétation de la Cour suprême qui aurait pu permettre à la communauté anglophone de contourner les dispositions de la loi 101.Depuis la publication du rapport Chambers (1992), la communauté anglophone réclame périodiquement que la langue maternelle devienne le critère d\u2019accès à l\u2019école anglaise, ce qui lui assurerait un inépuisable bassin d\u2019élèves qui sont actuellement forcés de fréquenter l\u2019école française.Aucun gouvernement, libéral ou péquiste, n\u2019a voulu envisager cette possibilité.À moins de faire preuve d\u2019une réelle mauvaise foi, il saute aux yeux que le sort de la communauté anglo-québécoise est infiniment plus enviable que celui des communautés francophones hors Québec.Le Québec aurait pu invoquer «l\u2019exception québécoise», qui justifierait une certaine asymétrie dans l\u2019application de la Charte des droits au Québec et dans le reste du pays, mais si jamais les francophones du Yukon étaient autorisés à déroger à l\u2019article 23 de la Charte, les anglophones du Québec réclameraient certainement le même traitement.Avant d\u2019être nommé commissaire aux langues officielles, Graham Fraser a pratiqué le journalisme pendant de longues années au Québec.On lui doit même une remarquable histoire des quinze premières années d\u2019existence du PQ.Il a une connaissance intime du Québec et du reste du Canada.Cela ne l\u2019empêche pourtant pas de comparer les pommes et les oranges, quand il réclame que le gouvernement Couillard crée un Bureau des affaires anglophones, comme il existe un Office des affaires francophones en Ontario.Bien entendu, la Gazette, qui reproche leur indifférence des libéraux, s\u2019est empressée d\u2019applaudir.Selon elle, les menaces qui planent sur les institutions anglophones justifieraient la création d\u2019un organisme qui, un peu comme le vérificateur, produirait des rapports sur l\u2019état de la communauté anglo-québécoise et la qualité des services qui lui sont offerts, de même que des analyses sur l\u2019impact de toute nouvelle législation qui pourrait la concerner.Les doléances des anglophones québécois, qui bénéficient d\u2019un réseau d\u2019institutions incomparable, doivent paraître surréalistes aux francophones hors Québec, qui doivent quémander le moindre droit, mais elles expliquent aussi l\u2019extrême réticence des gouvernements québécois à entrouvrir une porte.mdavid@ledevoir.coin La mission a évolué, dit la Défense Les soldats canadiens ont été la cible de deux nouvelles altercations au sol avec le groupe armé État islamique en Irak MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Les soldats canadiens ont été la cible de tirs ennemis en Irak à deux nouvelles reprises dans la dernière semaine.Et la Défense nationale a laissé entendre que le nombre d\u2019altercations du genre irait croissant, puisqu\u2019il en va de V«évolution naturelle» de la mission.Un premier échange de tirs entre les forces spéciales canadiennes et les combattants de l\u2019État islamique avait enragé l\u2019opposition la semaine dernière, les partis rappelant qu\u2019Ottawa avait promis que ses soldats se tiendraient loin de lignes de combat.«C\u2019est simplement un processus naturel d\u2019évolution» de la mission, a fait valoir lundi le capitaine Paul Forget du commandement interarmées, en annonçant que deux nouveaux incidents venaient de se produire.Au départ, le rôle des forces spéciales «était de leur montrer les éléments de base» de la guerre, à l\u2019écart dans des bureaux.«Maintenant, nous sommes au point ou on peut les conseiller sur une zone de combat, et donc leur permettre de faire des offensives plus spécialisées», a-t-il expliqué lors d\u2019une mise à jour sur la mission en Irak.Les circonstances des deux nouvelles fusillades étaient semblables à la première: les conseillers militaires canadiens ont accompagné les forces irakiennes sur la ligne de front afin d\u2019élaborer un plan d\u2019attaque.Ils ont rapidement été la cible de tirs, auxquels ils ont répliqué en neutralisant l\u2019ennemi.Et les sorties de ce genre risquent d\u2019être de plus en plus fréquentes, a avoué le capitaine Forget.« Cela va arriver de temps à autre, oui.» Car les forces irakiennes et celles de la coalition sont en pleine offensive dans le nord de l\u2019Irak afin de récupérer Mossoul et les territoires avoisinants aux mains de l\u2019EI.C\u2019est aussi dans le nord du pays que l\u2019aviation canadienne a mené 12 frappes aériennes la semaine dernière, une augmentation par rapport au rythme de bombardements des derniers mois.La mission a-t-elle changé ?Au premier jour de la reprise parlementaire, les conservateurs ont fait face à un barrage de questions de l\u2019opposition qui les accuse d\u2019avoir «caché la vérité» sur la teneur de la mission.Car à l\u2019automne, M.Harper affirmait que les soldats «n\u2019accompagnent pas les forces irakiennes au combat».Le ministre de la Défense a rétorqué que le gouvernement «a été très clair» sur le fait que «les forces spéciales seraient en position pour conseiller et assister [les Irakiens] et c\u2019est exactement ce qu\u2019ils font».Rob Nicholson s\u2019est dit fier de voir les soldats répliquer au tir ennemi et a dit que tous devraient l\u2019être aussi.«Bien sûr qu\u2019ils doivent se défendre, lui a lancé le chef du NPD, Thomas Mulcair.Mais la vraie question, c\u2019est pourquoi est-ce que le gouvernement les a mis en danger, après avoir promis aux Canadiens qu\u2019ils n\u2019iraient pas au front?» Le chef libéral a à son tour rappelé les déclarations passées du premier ministre.«Pourquoi le gouvernement a-t-il trompé les Canadiens ?», a accusé Justin Trudeau.«Je ne suis pas certain que nous pourrions entraîner des troupes sans les accompagner», lui a lancé le ministre Nicholson.Le président américain, Barack Obama, a refusé d\u2019envoyer ses forces spéciales sur la ligne de front avec les Irakiens.Car cela pourrait saper l\u2019argument du gouvernement américain qui affirme qu\u2019il ne mène pas de mission de combat terrestre en Irak, ont expliqué des membres du gouvernement au Wall Street Journal.Si la mission canadienne a changé, néodémocrates, libéraux et les membres de Forces et Démocratie réclament que les conservateurs tiennent un nouveau débat sur la question.Le NPD a demandé un débat d\u2019urgence lundi, mais le président des Communes, Andrew Scheer, a refusé.La Défense avait en outre indiqué la semaine dernière que les forces canadiennes vont aussi sur le terrain pour repérer des cibles de bombardement pour la coalition internationale.Le capitaine Forget n\u2019a pas su préciser lundi si elles ont mené d\u2019autres opérations du genre cette semaine.Le Devoir L\u2019EI glorifie le tireur du Parlement Le groupe armé État islamique (El) a lancé un appel à d\u2019autres attaques terroristes au Canada, en glorifiant Michael Zehaf-Bibeau qui avait tué un soldat au Monument commémoratif de guerre à Ottawa avant d\u2019entrer armé au Parlement et d\u2019y être abattu.Dans un enregistrement audio de neuf minutes publié lundi, Abou Mohammed al-Adnani a encouragé ses auditeurs à prendre exemple sur celui qui s\u2019est attaqué à ce «Parlement d\u2019infidèle», et il a couvert d\u2019éloges les auteurs des récentes attaques en Australie, en France et au Canada.Le porte-parole de l\u2019EI a en outre appelé «tous les musulmans d\u2019Europe, de l\u2019Ouest infidèle et de partout, à cibler des militants dans leurs pays d\u2019origine».Il a ajouté que les frappes aériennes de la coalition internationale en Irak et en Syrie \u2014 auxquelles participe le Canada \u2014 ne les avaient rendus que «plus puissants».Le ministre canadien de la Sécurité publique a déploré que «le mouvement djihadiste international [ait] déclaré la guerre au Canada et à nos alliés».Steven Blaney a argué que c\u2019est notamment pour y répondre que son gouvernement déposera vendredi un projet de loi, «qui aidera les autorités à contrer les attaques planifiées, [.] à criminaliser la promotion du terrorisme et à empêcher les terroristes de voyager ou de recruter d\u2019autres terroristes».Avec Associated Press ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Au premier jour de la reprise parlementaire à Ottawa, les conservateurs ont fait face à un barrage de questions de Popposition, entre autres du chef du NPD, Thomas Mulcair, qui les accuse d\u2019avoir « caché la vérité » sur la teneur de la mission militaire canadienne en Irak.Le NPD accuse les conservateurs de trafiquer les chiffres HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le NPD est bien déterminé à tailler en pièces la réputation qu\u2019ont les conservateurs d\u2019être de bons gestionnaires économiques.Le maintien des réductions d\u2019impôt malgré un prbc du pétrole en chute libre et la promesse d\u2019atteindre quand même l\u2019équilibre budgétaire amènent le parti de Thomas Mulcair à accuser \u2014 préventivement \u2014 le gouvernement de trafiquer les livres comptables.«Les conservateurs sont peut-être en train de trafiquer les livres en changeant les estimés qu\u2019ils utilisent pour le prix d\u2019un baril de pétrole et les revenus qu\u2019ils en tireront», a déclaré Nathan Cullen à l\u2019occasion de la reprise des travaux à la Chambre des communes après le congé des Fêtes.M.Cullen n\u2019a aucune preuve de ce qu\u2019il avance, hormis quelques commentaires du ministre des Finances, Joe Oliver, laissant entendre que le ministère pourrait revoir sa façon de calculer.Thomas Mulcair est allé presque aussi loin que son porte-parole en matière de Finances en parlant pour sa part du «mirage» économique des conservateurs et du jeu de «cache-cache» auquel ils s\u2019adonnent à son avis.M.Mulcair semble avoir déjà conclu que les chiffres du prochain budget ne seront que des arguments électoraux.«Aucun chiffre qu\u2019ils vont donner au mois d\u2019avril ou après n\u2019aura été analysé à la lumière du jour.On va tomber en campagne a Nous allons honorer nos engagements et nous ne planifions aucune compression majeure yy Le ministre des Finances, Joe Oiiver électorale.Ils vont pouvoir dire une chose et son contraire d\u2019une journée à une autre.» Le NPD demande au gouvernement de déposer sous peu une mise à jour économique et financière qui permettrait de savoir où en sont les finances publiques.Le chef libéral Justin Trudeau demande, pour sa part, une mise à jour sur l\u2019ampleur des pertes de revenus fédéraux attribuables au pétrole.Le gouvernement a refusé les deux demandes.Le ministre Joe Oliver estime qu\u2019il est encore tout à fait possible d\u2019équilibrer le budget et d\u2019accorder des réductions d\u2019impôt.«Nous allons honorer nos engagements et nous ne planifions aucune compression majeure.» Son collègue du Conseil du trésor, Tony Clement, a renchéri.«On ne planifie pas implanter un plan de réduction du déficit comme celui que j\u2019ai mis de l\u2019avant en 2011-2012», a-t-il assuré.De fait, la situation n\u2019est peut-être pas aussi catastrophique qu\u2019il n\u2019y paraît.La mise à jour économique de novembre dernier prenait déjà en compte non seulement les réductions d\u2019impôt consenties aux familles (dont le fractionnement du revenu), mais aussi un prix du pétrole à 81$US.Au final, le déficit prévu était de 2,9 milliards de dollars cette année et un surplus de 1,9 milliard pour 2015-2016.Le baril de pétrole se négocie maintenant à moins de 50$US.Ces 30$US en moins pourraient représenter une perte supplémentaire de revenus de l\u2019ordre de 2,5 milliards par année, ce qui reste inférieur à la réserve pour éventualité de 3 milliards de dollars.M.Oliver a reconnu qu\u2019il pourrait y avoir recours pour équilibrer le budget.«Le budget révélera cela, mais je n\u2019exclus pas cette possibilité.» La réserve pour éventualité a été mise en place par le ministre des Finances Paul Martin en 1998-1999.Ce «coussin» de sécurité vient en aide au gouvernement lorsqu\u2019il doit faire face à un imprévu ayant une incidence financière (envoi de troupes militaires, inondations, etc.).La portion inutilisée est chaque année appliquée à la dette.Il est faux de prétendre, comme l\u2019ont fait certains, que ce fonds ne doit servir qu\u2019en cas de catastrophes naturelles.Ni Thomas Mulcair ni le chef libéral Justin Trudeau n\u2019ont voulu dire si c\u2019était une bonne chose que d\u2019utiliser la réserve à cette fin.Aucun n\u2019a voulu non plus se prononcer sur la pertinence d\u2019équilibrer à tout prbc le budget en 2015.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI 27 JANVIER 2015 ACTUALITES {S i nms 'S^^Ss^jSisà ssiai SOURCE FACEBOOK Lllot Voyageur, toujours en suspens L\u2019îlot Voyageur est devenu, l\u2019espace de quelques heures, le symbole par excellence d\u2019un projet de rénovation qui tourne au cauchemar.Une bannière géante a été installée lundi sur la façade de l\u2019immense squelette de béton pour faire la promotion de l\u2019émission J\u2019ai raté mes rénos !, diffusée à Canal Vie.Lancé en 2005, le projet de l\u2019îlot Voyageur est toujours en suspens.Québec a acheté l\u2019immeuble en 2010 par l\u2019entremise de la Société immobilière du Québec et a vendu la partie nord au Groupe Aquilini en 2013.Celui-ci prévoit entamer la construction de 376 unités résidentielles rue Berri au printemps, pour une livraison anticipée en juin 2016.Le projet de la rue Saint-Hubert, qui comptera 250 unités supplémentaires, devrait être livré à la fin de l\u2019année 2016 ou au printemps 2017, indique le groupe.Ville de Québec : les retraités prêts pour la bataille juridique ISABELLE PORTER à Québec Les retraités de la Ville de Québec n\u2019ont pas enterré la hache de guerre dans le dossier des régimes de retraite.Réunis en assemblée générale lundi soir, ils ont voté à l\u2019unanimité pour contester la nouvelle loi sur les retraites devant les tribunaux.«On voulait avoir un mandat nous autorisant à regarder toutes les opportunités», a déclaré leur porte-parole, Gaston Verreault après le vote.Les quelque 400 membres réunis en soirée ont ainsi donné à leurs représentants le pouvoir de décider d\u2019intenter un recours dans les prochaines semaines s\u2019ils le jugent nécessaire.L\u2019Association du personnel retraité de la Ville de Québec compte au total 1600 membres.La nouvelle loi sur les régimes de retraite des villes (l\u2019ancien projet de loi 3) suspend l\u2019indexation automatique des rentes des retraités s\u2019ils ne sont pas pleinement capitalisés.Or ces derniers plaident qu\u2019il s\u2019agit de droits acquis et dûment négociés dans le cadre d\u2019anciennes conventions collectives.Pour un employé avec une rente annuelle de 35 000$, la non-indexation correspondrait à une perte après cinq ans allant de 2642$ à 10 784$ selon les régimes, selon l\u2019Association.«Ceux qui ont le plus à perdre, c\u2019est ceux qui prennent leur retraite maintenant», disait un ancien employé du service de l\u2019urbanisme croisé dans la file d\u2019attente avant l\u2019assemblée.Réjean Rainville.«Moi, j\u2019en ai déjà projîté dix ans.» Reste à savoir si l\u2019Association contestera seule la Loi ou si elle s\u2019associera avec d\u2019autres associations ou syndicats.Jusqu\u2019à présent, un seul recours devant les tribunaux a été déposé dans ce dossier.11 a été présenté à la mi-décembre par la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA) qui représente les syndiqués fonctionnaires des villes de Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Salaberry-de-Vallejdïeld, Sorel-Tracy, Cowansville, Thetford Mines, Ri-vière-du-Loup et Matane.11 s\u2019agissait seulement de la deuxième assemblée de l\u2019histoire de l\u2019Association du personnel retraité de la ville de Québec.Le regroupement avait été créé il y a quelques mois dans la foulée de la ba-tailje contre le projet de loi 3.Etant donné qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un syndicat, mais d\u2019une association, la décision de porter ou pas leur cause devant les tribunaux a des conséquences potentielles importantes pour chacun des membres.Jusqu\u2019à présent, les membres n\u2019avaient eu qu\u2019à débourser 18$ chacun pour leur cotisation à l\u2019association.Lundi soir, ils ont voté pour payer cette année 25 $, mais si leur Association lançait une poursuite, cela devrait augmenter.L\u2019argumentaire central des syndicats dans ce dossier est que des lois antérieures, dont la Loi sur les régimes complémentaires de retraite, interdisent toute réduction des droits acquis des retraités.Dans un argumentaire soumis lundi soir aux membres, l\u2019Association plaide que le respect des contrats est «un principe essentiel pour assurer le bon fonctionnement du système capitaliste».Le Devoir Le Centre mère-enfant onvrira nn hôpital de jonr À Sainte-Justine, on a noté une hausse de 44 % des hospitalisations dues à l\u2019anorexie, au cours des quatre dernières années ISABELLE PARE L> anorexie et l\u2019ensemble ' des troubles alimentaires continuent de croître au Québec, à telle enseigne que le nombre d\u2019enfants et d\u2019adolescents hospitalisés au Centre mère-enfant Sainte-Justine a bondi de 44% en quatre ans.Le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine a dévoilé ces chiffres mardi, lors de l\u2019annonce de la création d\u2019un Centre intégré des troubles de la conduite alimentaire (CITCA) qui permettra de mieux coordonner les multiples services destinés aux patients et à leurs familles.Car le constat est clair: l\u2019anorexie touche de plus en plus de patients et frappe désormais les enfants, les adolescents et les jeunes femmes enceintes.Entre 2008 et 2012, le nombre de jeunes patients hospitalisés au Centre mère-enfant pour divers troubles alimentaires est pqssé de 83 à 120 par année.À la clinique externe, le nombre d\u2019adolescentes et d\u2019adolescents suivis par ces mêmes troubles s\u2019est accru de plus de 10%, soit de 252 à 282.«On constate qu\u2019il y a maintenant une diversité de clientèle et que le profil classique n\u2019est plus seulement celui de la jeune fille blanche issue d\u2019une famille aisée.L\u2019anorexie se retrouve dans toutes les classes de la société», soutient la Danielle Taddeo, chef de la section de médecine de l\u2019adolescence au département de pédiatrie, coresponsable du nouveau Centre intégré.Suivi serré Le premier projet à voir le jour grâce à une subvention de 500 000$ versée par Bell au CITCA sera la mise sur pied d\u2019un « hôpital de jour » qui permettra d\u2019assurer un suivi serré à plusieurs jeunes patients sans que ces derniers aient à être hospitalisés.«L\u2019hospitalisation demeure essentielle pour les patients en danger qui présentent une situation médicale grave ou une détresse psychologique, mais il ne faut pas avoir une approche trop drastique pour ceux qui ne sont pas en danger de mort.Dans certains cas, on constate qu\u2019hospitaliser un adolescent peut nuire à l\u2019acceptation du traitement et à la durée du traitement.Il y a des situations intermédiaires où il est mieux de garder les jeunes dans leurs milieux, en renforçant les services que l\u2019on donne à l\u2019externe», ajoute la D\"^® Taddeo.Selon le D\"^ Pierre-Qlivier Nadeau, pédopsychiatre et coresponsable du Centre, l\u2019intégration des services permettra d\u2019accroître les échanges entre les spécialistes du Centre mère-enfant sur diverses problématiques plus rares, comme celle des jeunes enfants anorexiques de 12 ans \u2014 aussi en croissance \u2014 et celle des mères anorexiques.« Cela demeure marginal, mais ces problématiques existent aussi.Chez les petites filles, les comportements ressemblent à ceux des ados, mais l\u2019image corporelle n\u2019explique pas tout.C\u2019est un problème multifactoriel et souvent une réaction à une problématique autre comme une séparation», dit-il.Malgré l\u2019ajout de services externes, le nombre de lits d\u2019hospitalisations pour les cas graves restera le même, soit de 12 à l\u2019unité d\u2019hospitalisation pour les adolescents et de 3 en psychiatrie.En 2010, la Société canadienne de pédiatrie évaluait à 1% l\u2019incidence de l\u2019anorexie mentale chez les adolescentes, une condition qui entraîne le taux le plus élevé de décès de tous les troubles psychiatriques chez les jeunes.Le Devoir Le Plateau déneige Le maire du Plateau Mont-Royal, Luc Perran-dez, a reconnu avoir commis une erreur en ne procédant pas au chargement de la neige dans son arrondissement la semaine dernière.Habituellement, l\u2019arrondissement laisse la neige au sol lorsque l\u2019accumulation ne dépasse pas 15cm, mais M.Eerrandez a admis que les monticules de neige et de glace causaient des problèmes.L\u2019arrondissement a donc entrepris lundi soir de charger la neige dans certaines rues.« On fait ça pour économiser de l\u2019argent, mais cette fois-ci, on a fait une erreur et on va la corriger», a dit M.Eerrandez.Cette opération coûtera moins cher que d\u2019habitude, soit 500 000$ au lieu d\u2019un million, parce que les employés ne travailleront pas en heures supplémentaires et que l\u2019arrondissement n\u2019aura pas à louer de matériel, a précisé le maire.Le Devoir Pas de SLR souterrain Le système léger sur rail (SLR) du pont Champlain ne sera ni souterrain ni aérien.11 sera plutôt construit au sol, a indiqué Richard Bergeron, responsable du dossier au sein de l\u2019administration Coderre, lors du conseil municipal de Montréal lundi.La Ville ignore si le SLR, qui sera construit par la Caisse de dépôt et placement du Québec, circulera dans l\u2019axe de la rue Peel ou dans celui de la rue University (futur boulevard Robert-Bourassa).M.Bergeron a évoqué le sujet après que le chef de l\u2019opposition, Luc Eerrandez, eut exprimé des doutes sur l\u2019aménagement d\u2019un parc au centre des neuf voies de circulation du futur boulevard Robert-Bourassa.«Il va y avoir de la vie.Ne vous inquiétez pas.Cessez d\u2019avoir peur de votre ombre», a lancé M.Bergeron à l\u2019endroit des membres de Projet Montréal, le parti qu\u2019il a dirigé jusqu\u2019en octobre dernier.Le Devoir Montréal: le vérificateur général modifie son rapport À la suite de critiques de certains élus, le vérificateur général de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron, a apporté des changements au rapport annuel qu\u2019il avait déposé en juin 2014.M.Bergeron avait sonné l\u2019alarme concernant une possible collusion dans l\u2019octroi de contrats de déneigement.En révisant le dossier, le vérificateur s\u2019est rendu compte que plusieurs arrondissements avaient omis de lui faire parvenir toutes les informations relatives aux contrats de déneigement.M.Bergeron a corrigé les données dans un rapport modifié qu\u2019il a déposé lundi.Malgré les chiffres révisés, ses conclusions demeurent inchangées, a-t-il précisé.Rappelons que la Ville avait transmis le dossier à l\u2019Unité permanente anticorruption.Le Devoir economiques au i -r.ttv \u2022 - LE DEVOIR NUMÉRIQUE EN CLASSE lustrie [ prenet éléphc .Ces larboi Uite, I Formule virtuelle et version PDF Édition tablette Accès à 100 % du\t25 articles gratuits par chaque jour\tcontenu du site Web\tmois dans les archives ei I OCllOl UtJS UUIlliaii> Enseignants et enseignantes, abonnez gratuitement vos étudiants au Devoir numérique pour une durée de 15 semaines.Inscrivez-vous dès maintenant au www.ledevoir.com/classe la CO LE DEVOIR LE MARDI 27 JANVIER 2015 A 5 ACTUALITES Sites miniers: Québec prévoit iiyecter 808 miilions d\u2019ici 2027 Un « plan de restauration » de 700 sites abandonnés, qui comporte des centaines de millions en dépenses publiques, n\u2019a jamais été dévoilé par le gouvernement Couillard ALEXANDRE SHIELDS AU moment où il impose un important plan d\u2019austérité budgétaire, le gouvernement Couillard entend augmenter substantiellement les dépenses annuelles de fonds publics dans le but de terminer la restauration des sites miniers abandonnés au fd des ans par les entreprises du secteur sur le territoire québécois.Le Devoir a obtenu copie lundi d\u2019un «plan de restauration» inédit du ministère des Ressources naturelles qui révèle que le gouvernement libéral a convenu l\u2019automne dernier de terminer, d\u2019ici à 2027, la restauration des quelque 700 sites miniers abandonnés à la charge des contribuables.Ce plan, qui comporte des centaines de millions de dollars de dépenses publiques, n\u2019avait jamais été dévoilé par Québec.La semaine dernière, le ministère avait même affirmé clairement au Devoir qu\u2019il n\u2019existait aucun plan en vue de la restauration des sites.Les données inscrites dans ce plan chiffrent à 808 millions la facture totale pour le nettoyage des sites, qui se répartissent sur tout le territoire québécois.Comme le gouvernement a déjà injecté 103 millions de dollars en huit ans dans les travaux, il lui resterait donc 705,5 millions à débourser pour venir à bout de cet héritage toxique.Selon le programme élaboré par le gouvernement Couillard, ce montant devra être investi sur une période de 13 ans pour respecter son objectif de 2027.Cela veut dire une moyenne annuelle de 54,3 millions de dollars.Or, Québec a injecté en moyenne 12,8 millions de dollars par année depuis huit ans.Il faudra donc ajouter à cette enveloppe une moyenne de 41,5 millions chaque année, ce qui équivaut à multiplier au final les dépenses annuelles par quatre.Le montant inscrit pourrait en outre devoir être revu à la hausse.Le plan de neuf pages transmis au Devoir ne tient en effet pas compte des 336 millions inscrits par le ministère «pour des sites sur lesquels il pourrait avoir à agir».La facture totale pour effectuer le nettoyage est donc estimée à 1,2 milliard de dollars, selon le mipistère des Ressources naturelles.A cela pourraient s\u2019ajouter d\u2019autres sites, comme celui de la mine Québec Lithium, qui a fermé ses portes l\u2019automne dernier sans avoir déboursé la garantie financière pour nettoyer son site d\u2019exploitation situé en Abitibi.Fait à noter, l\u2019évaluation sur laquelle se base le gouvernement dans son plan date du 31 mars 2014.Échéancier à respecter Au bureau du ministre délégué aux Mines, Luc Blanchette, on a précisé que Québec tenait mordicus à respecter l\u2019échéancier de 2027 inscrit dans le plan de restauration.Cet objectif comporte en outre une cible intermédiaire pour 2022.Le gouvernement veut alors avoir terminé 50% des travaux prévus.Le plan libéral permet par ailleurs de confirmer que la majorité des sites nécessitant d\u2019importants travaux de restauration se situent en Abitibi.Au moins huit sites de cette région coûteront plus de 10 millions de dollars au trésor public, dont quatre coûteront plus de 50 millions.Dans ces cas, le nettoyage inclut des travaux de décontamination majeurs.Au total, 198 des 700 sites miniers abandonnés sont d\u2019anciens sites d\u2019exploitation minière.De ce nombre, une cinquantaine nécessitent des travaux qualifiés de majeur par le ministère des Ressources naturelles.Dans certains cas, il s\u2019agit de décontaminer des sites pollués par des résidus acides ou des métaux lourds.Qn trouve des sites dans plusieurs régions du Québec, dont l\u2019Estrie, l\u2019Qutaouais et la Côte-Nord.Même si la Coalition Québec meilleure mine a soulevé l\u2019idée d\u2019imposer une taxe spéciale aux minières pour éviter de faire porter tout le fardeau financier aux Québécois, le gouvernement et l\u2019industrie minière ont rejeté cette idée.Le Devoir Enquête sur Kathleen Wynne Toronto \u2014 La première ministre de l\u2019Qntario, Kathleen Wynne, et un haut responsable libéral rencontreront Elections Qntario cette semaine, dans le cadre d\u2019une enquête sur des allégations de comportement illégal avant une élection partielle.M\u201c® Wynne a demandé à Andrew?Qlivier, le candidat libéral défait dans Sudbury aux dernières élections générales, en juin, de ne pas se présenter à la partielle du 5 février prochain, afin de laisser la place à un autre candidat qu\u2019elle lui préférait.Qr, M.Qlivier prétend que les libéraux lui ont offert un poste ou une nomination en échange de son retrait de la course, pour faire la place à Glenn Thibeault, qui a quitté son poste comme député du Nouveau Parti démocratique pour rejoindre les libéraux provinciaux.Le^ néodémocrates de l\u2019Qntario ont demandé à Elections Qntario d\u2019enquêter sur les allégations, soulignant que, en vertu de la loi électorale, il est interdit de promettre un emploi ou une nomination pour encourager quelqu\u2019un à retirer sa candidature.La Presse canadienne Ontario: les détenus transgenres seront placés selon leur identité sexuelle Toronto \u2014 En Qntario, l\u2019institution correctionnelle dans laquelle seront placés les prisonniers transgenres sera désormais déterminée en fonction de leur identité sexuelle, et non de leur genre à la naissance.Le ministre ontarien des Services correctionnels, Yasir Naqvi, affirme qu\u2019il s\u2019agit de la politique la plus progressiste en son genre en Amérique du Nord.Cette politique, a dit le ministre, vise à honorer les droits de la personne, et à assurer le respect et la dignité de tous les détenus.Auparavant, les prisonniers étaient placés dans des institutions selon leurs «caractéristiques sexuelles premières», et les transgenres étaient souvent mis à part.Dorénavant les détenus transgenres seront placés en fonction de leur identité sexuelle, seront appelés par le nom qu\u2019ils préfèrent et, en cas de fouille, pourront choisir le sexe de l\u2019employé qui y procédera.La Presse canadienne Le Lion d\u2019Or sous le signe de Charlie Hebdo Artistes, humoristes et militants laïques ont défendu la liberté d\u2019expression et le « droit au blasphème» lundi lors d\u2019une soirée rendant hommage aux victimes des attentats contre Charlie Hebdo, dans un Lion d\u2019Qr plein à craquer.Le réalisateur et scénariste Claude Fournier a mis son chandail aux enchères pour la cause.Tous les profits de cette soirée seront versés à l\u2019hebdomadaire satirique français.Lisez le compte rendu de l\u2019événement sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.NEGOCIATIONS Enseignants du cégep et du primaire, même combat?LISA-MARIE GERVAIS Augmentation de la tâche et des groupes classes, non-reconnaissance des étudiants handicapés ou à besoins particuliers, contrôle accru par des évaluations et des méthodes imposées.Les enseignants du cégep craignent d\u2019être soumis au même régime que ceux du primaire et du secondaire, ont souligné deux de leurs représentants en entrevue au Devoir.Les demandes patronales sont «floues», mais font justement craindre le pire aux deux syndicats représentant les professeurs de cégeps (FNEEQ-CSN et FEQ-CSQ) qui, pour une des rares fois de leur histoire, s\u2019unissent dans un front commun pour les négociations de leur secteur.« On sent beaucoup d\u2019attaques.Ils attaquent tout ce qu\u2019on a obtenu ces dernières années», constate Nicole Lefebvre, vice-présidente de la Fédération nationale des ensei-gnantCe) s du Québec (FNEEQ-CSN).Ce n\u2019est pas exactement le même combat que pour les enseignants du primaire, mais la lutte que les professeurs de cégep devront mener a des points en commun.« On se demande s\u2019ils ne vont pas augmenter le nombre d\u2019étudiants par classe», s\u2019est interrogé Mario Beauchemin, président de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEQ-CSQ).«Il y a des signaux dans les demandes patronales.[.] Quand il y a plus de 160 élèves par prof, ils voient que ça commence à leur coûter cher.Alors ils veulent peut-être jouer là-dessus.Mais ce sont des conjectures.On ne sait pas trop parce qu\u2019ils n\u2019ont encore donné aucune précision.» Au cégep, il n\u2019y a pas, comme au primaire et secondaire, de pondération a priori, qui fait en sorte qu\u2019un jeune ayant un handicap ou un trouble d\u2019apprentissage peut compter pour plus d\u2019un élève dans la composition d\u2019une classe.Et les diagnostics suivent rarement l\u2019élève aux études supérieures.Car non seulement celui-ci ne souhaite pas être stigmatisé, mais il n\u2019est pas tenu par la loi de déclarer sa condition.«Mais à la mi-session, quand il voit que ça ne va pas bien, il fait sa déclaration.Ça veut dire que, pour nous, il faut revoir les choses en mi-session», a expliqué M\u201c® Lefebvre.Elle souhaite qu\u2019on trouve un moyen d\u2019informer les enseignants de la « limitation » de l\u2019élève parce que cela signifie pour eux plus de travail, en encadrement hors classe et en évaluation.D\u2019autant que les étudiants ayant un handicap sont de plus en plus nombreux au cégep : en 2007, ils étaient 2000, mais étaient plus de 7500 en 2014.«Il y a eu plus de fonds pour les centres d\u2019aide et de services aux étudiants.Mais pour les profs, il y a zéro ressource.» Les syndicats veulent aussi envoyer un ECA1+ Ensemble contemporain de Montreal Véronique Lacroix | Directrice artistique ECM+présente BOP: IMAGES SAPPHO Jeudi 29 janvier | i9h30 Vendredi 30 Janvier | i9h30 Salle de concert du Conservatoire 4750 Henri-Julien, Montreal Esa-Pekka Salonen : Five Images After Sappho Luna Pearl Woolf : Orpheus on Sappho's Shore Luna Pearl Woolf a Esa-Pekka Salonen Hubert Tanguay-Labrosse, chef | Ensemble BOP, 15 musiciens Jana Miller, soprano | Gus Chrysson, ténor Emmanuelle Lussier-Martinez metteure en scène et chorégraphe (avec cinq danseuses) En coproduction avec Ballet-Opera-Pantomime Informations: 514 524-0173 | www.ecm.qc.ca L\u2019ECM+ est en résidence au Conservatoire de musique de Montréai.Conseil des arts des lettres Québec \u201c O Conseil des arts Canada Council du Canada fui lhe Ails SOCAN CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL RBC Fondation LE DEVOIR AIMIA e MICHAËL MONNIER LE DEVOIR La responsabilité des enseignants dans la qualité de l\u2019enseignement est déjà dans la convention collective, mais cette fois le gouvernement veut plus, croit-on.message clair: ils tiennent à leur autonomie.La responsabilité des enseignants dans la qualité de l\u2019enseignement est déjà dans la convention collective, mais cette fois le gouvernement veut plus, croit Nicole Lefebvre.«Ils veulent implanter des audits d\u2019assurance qualité.Et toutes les recommandations qu\u2019ils font, c\u2019est une uniformisation des façons de faire», indique M\u201c® Lefebvre.Comme uniformiser la façon de faire les plans de cours.«Mais ça devient un document technocratique.» Agir en région Le cœur des revendications demeure la lutte contre la précarité, intimement lié à la situation en région.«Cette lutte se mène autant au régulier qu\u2019à la formation continue.Et c\u2019est d\u2019autant plus d\u2019actualité que les cégeps en région s\u2019attendent à des difficultés et des baisses de leurs effectifs étudiants», souligne Nicole Lefebvre.Il faudra tout faire pour préserver les emplois.poursuit-elle.Les syndicats rappellent que, contrairement aux enseignants du primaire et du secondaire, les heures travaillées le soir ou les fins de semaine (planification ou correction) ne sont pas rémunérées.Pour maintenir la vitalité des régions et assurer la survie des cégeps, leur permettre de développer des programmes unicfues qu\u2019ils seraient les seuls à donner est une idée à considérer, croient les syndicats.Mais les demandes patronales semblent aller dans une autre direction: celle du téléenseignement.«Pour eux, la formation à distance c\u2019est LA solution.Mais c\u2019est tellement le free for ail.Les directions des cégeps font ce qu\u2019elles veulent en contournant les conventions collectives.Ce n\u2019est pas une panacée, souligne Mario Beauchemin.Il faudrait l\u2019encadrer et ajouter de la cohérence.Ce n\u2019est pas toujours un gage de réussite.» Le Devoir Arthur Quentin SOLDES du 8 au 28 janvier 20% SUR TOUT JUSQU\u2019À 50% sur des produits sélectionnés 3960 Saint-Denis Montréal 5I4.843.75I3 http://www.ecm.qc.ca/spectacle.php?id=57&lang=f A 6 LE DEVOIR LE MARDI 27 JANVIER 2015 EDITORIAL VICTOIRE DE SYRIZA EN GRECE On se fait peur ?Avant que les Grecs n\u2019exercent leur droit de vote, un chapelet de menaces formulées par Bruxelles et Berlin ont visé un parti et un seul : Syriza, qualifié de radical.Ce dernier a remporté le scrutin.Et si les radicaux étaient à Bruxelles ou à Berlin ?J A fi Serge Truffaut ean-Claude Juncker, aujourd\u2019hui président de la Commission européenne (CE), est réputé avoir fait le lit, alors qu\u2019il était premier ministre du Luxembourg, de l\u2019évasion fiscale si contraire à la qualité démocratique, si contraire à l\u2019équilibre entre les droits et les devoirs.Et alors ?La fibre démocratique est chez lui si rachitique qu\u2019il s\u2019est permis de sermonner le citoyen grec avant qu\u2019il ne glisse son bulletin dans l\u2019urne en lui signifiant qu\u2019il lui couperait les vivres si «des forces extrêmes arrivent au pouvoir».Afin de ne pas être en reste, Angela Merkel a pour sa part évoqué une possible sortie de l\u2019euro.Bref, à l\u2019exercice d\u2019un droit fondamental on a opposé le chantage émotif.Dans leur entreprise conçue à l\u2019aune des coercitions économiques et politiques, Juncker et consorts ont bénéficié d\u2019un vice linguistique qui cache mal une incroyable et sinistre malhonnêteté intellectuelle : la dénomination de radical constamment accolée à Syriza.À entendre les laboureurs de la caisse de résonance médiatique, on doit s\u2019attendre à ce qu\u2019Alexis Tsipras mette un _\tterme aux droits acquis dont jouit l\u2019Église or- thodoxe, propriétaire du plus important parc immobilier sur lequel elle ne verse pas un sou d\u2019impôt, et aux droits accordés aux armateurs sur le front également de l\u2019impôt.À les entendre, on doit s\u2019attendre à ce que Tsipras emprunte au programme commun lancé dans les années 70 par Erançois Mitterrand et donc qu\u2019il nationalise des banques, des industries, etc.Rien, absolument rien de cela n\u2019est prévu.Ce que souhaite Tsipras, ce qu\u2019il s\u2019est engagé à faire est simple : renégocier les termes et surtout le calendrier des prêts financiers accordés à un pays croulant, il est vrai, sous une dette si énorme qu\u2019elle a mis en relief les carences économiques et politiques du pays.En clair, le prochain premier ministre voudrait une mise entre parenthèses de l\u2019apsté-rité et son remplacement par une politique de croissance.À cet égard, on précisera qu\u2019il compte hausser le salaire minimum à 1000 $ par mois, bonifier un peu le régime des «petites» retraites et supprimer l\u2019impôt sur les revenus de 17 000$ et moins.Coût de son programme?Dix-sept milliards sur deux ans, qu\u2019il entend financer en combattant l\u2019évasion fiscale et la contrebande.Dans cette histoire, il faut bien comprendre qu\u2019en revendiquant une renégociation des ententes avec la CE, la Banque centrale européenne (BCE) et le EMl, qui forment la troïka, Tsipras entend réparer les incroyables erreurs de ces derniers.On s\u2019explique.Quand la troïka a composé et imposé en 2010 son cahier des charges aux autorités grecques, elle avait calculé (sic) que la Grèce serait confrontée à une contraction du PIB en 2011 puis qu\u2019en 2012 la croissance serait au rendez-vous.On avait également calculé (sic) que le sommet du taux de chômage serait atteint en 2012, à 15%.Bon.Le creux a été emegistré en 2014 avec 28% de chômeurs, dont 60% de jeunes.Pour dire les choses telles qu\u2019elles ont été, la somme des compressions dans les services publics, les amputations de salaires et autres mesures ont eu l\u2019effet contraire à celui escompté.On avait la certitude que le privé ferait preuve d\u2019un dynamisme propre à faire baisser durablement le chômage et qu\u2019ainsi l\u2019assiette fiscale augmenterait.C\u2019est le contraire qui a été constaté, observé, emegistré, quantifié ! La comédie d\u2019errems rédigées par les faux crédules de la troïka a eu un contrecoup effarant.À l\u2019été 2013, l\u2019économiste en chef du PMI, Olivier Blanchard, a été dans l\u2019obligation de faire un acte de contrition en stipulant que la base des calculs (sic) sur laquelle reposent les prêts à la Grèce était bancale.C\u2019est à se demander quand aura lieu la grande braderie des diplômes économiques.En attendanfi le radical en chef s\u2019appelle Juncker, et non Tsipras.NOUVEL AMPHITHÉÂTRE À QUÉBEC Patinage libre mette y chantera, semble-t-il.Mais de Nordiques, il n\u2019y aura point.Où?Quand?À l\u2019ouverture de l\u2019amphithéâtre de Québec, en septembre.Qu\u2019abritera donc cette gigantesque soucoupe blanche apparue dans Li-moilou ces trois dernières années ?«Du patinage libre», a badiné de piteuse manière Régis Labeaume, à Bazzo.tv, jeudi.Devant l\u2019hilarité \u2014 malgré le malaise \u2014, le maire en a rajouté \\ «On a quelques ligues de garage intéressées.Y a mon cousin Réjean qui veut jouer ! » Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on rit que c\u2019est drôle.L\u2019édifice, rappelons-le, aura coûté 400 millions,de fonds publics! Dont quelque 200 provenant des coffres de l\u2019État québécois, dans lequel le gouver-^\tnement Couillard cherche désespérément du gras à couper.(M.Coiteux dit encore avoir 1 milliard de dollars à «identifier» !) La Ville de Québec y a investi 187 millions de précieux dollars (les 13 autres devant provenir de la campagne populaire «J\u2019ai ma place »).Capitale, rappelons-lç, dotée d\u2019un système de transport archaïque.À qui le maire avait promis un Plan de mobilité durable dont les éléments sont abandonnés les uns après les autres.Qui bientôt ne ramassera les ordures que deux fois par mois l\u2019hiver.Et dont la dette, même prétendument contrôlée en 2016, a explosé ces dernières années.Qn rit d\u2019autant plus jaune depuis les déclarations dominicales du patron de la ligue nationale (ÉNH), Gary Bettman.Il a abordé une future expansion de la LNH et a même mentionné des villes où une équipe pourrait atterrir.Québec?Non.Silence.Las Vegas et SeatÜe.Des équipes, il en manque dans l\u2019QuesL pas dans l\u2019EsL a précisé l\u2019adjoint au commissaire.Déménageons-en une à Québec, alors?En 2011, les Thrashers d\u2019Atlanta sont devenus les Jets de Winnipeg, non?«Nos équipes sont en très bonne santé», répondit Bettman.Mensonge, rétorquent les plus dévots de la religion Nordiques.Les Panthers de la Ploride seraient à l\u2019agonie.De toute façon, il semble que, durant plusieurs années (voire toujours), le nouvel amphithéâtre n\u2019accueillera que les Remparts de la ligue junior majeure (et nouvelle propriété de Québécor).et du «patinage libre»?La Ville devra continuer à entretenir le vieux Colisée voisin.Et peut-être essuyer des pertes du nouveau.Car pour que la « soucoupe » soit minimalement rentable, sans équipe professionnelle de hockey, elle devra être occupée au moins 100 soirs par année.Commande exigeante, qui aura un effet sur les autres activités de divertissement dans la ville.Avec 400 millions de dollars, il y aurait eu mieux à faire, non?Antoine Robitaille LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET GAUCrtt (lAÿiCAU Lut lu GRtCf- ¥)} LETTRES Transport: comme il y a 25 ans En réponse aux résultats de la dernière enquête Qrigine-Destination, le maire Coderre a annoncé son objectif de faire en sorte que les résidants de l\u2019île de Montréal effectuent d\u2019ici 2021 55% de leurs déplacements à l\u2019heure de pointe par des moyens de transport en commun.Il est intéressant de noter que cet objectif est aujourd\u2019hui le même que celui du premier plan d\u2019urbanisme de l\u2019ancienne Ville de Montréal, il y a 25 ans.Il faut dire que cet enjeu relève surtout du gouvernement provincial, lequel n\u2019a jamais appuyé concrètement l\u2019objectif de la métropole.Bien sûr, depuis 1990, la répartition modale des transports s\u2019est améliorée vers le centre-ville aux heures de pointe.Mais durant la même période, l\u2019étalement urbain a proliféré et le réseau routier s\u2019est engorgé davantage malgré des investissements importants pour l\u2019étendre et le rénover.De la même façon, aux heures de pointe, le service de métro s\u2019est nettement dégradé dans les quartiers centraux, soit ceux pour lesquels il avait d\u2019abord été conçu.D\u2019ailleurs, malgré le renouvellement de la flotte de wagons, cette dégradation va se poursuivre puisqu\u2019on projette encore de prolonger ce réseau en périphérie alors qu\u2019il est déjà saturé au centre.En somme, par leur intendance velléitaire et démissionnaire, les gouvernements provinciaux successifs des vingt-cinq dernières années ont activement contribué à la congestion routière et à la surexploitation du transport collectif, et ce faisanfi ils ont sérieusement miné l\u2019économie de la région métropolitaine, laquelle est pourtant vitale à la bonne santé financière de l\u2019État.Qn peut se réjouir des récents engagements de la CDPQ en matière de transport collectif.Toutefois, il faut espérer que les instances politiques, tant provinciales que régionales, sauront suivre cet exemple et qu\u2019elles accorderont enfin une priorité appropriée aux enjeux du transport et de l\u2019aménagement du territoire.Bruno Collin Le 25 janvier 2015 De la malhonnêteté politique Je commence à penser que le PLQ et le PQ rivalisent sérieusement pour le titre de «parti le plus gênant et malhonnête du Québec», et j\u2019en suis profondément découragé et furieux.Je vous offre deux nouvelles à titre de preuve.D\u2019abord, j\u2019entends le PQ faire des allusions orchestrées suggérant de façon épouvantable que Philippe Couillard serait peut-être devenu agent de promotion du mode de vie saoudien chez nous parce qu\u2019il a travaillé là à un moment donné.Ces paroles, reprises par pas moins de trois députés pé-quistes, dont le chef intérimaire, sont d\u2019une mauvaise foi singulière et éhontée ou, pour le dire autrement, politiquement «cheap» et malhonnête à souhait.Ensuite, je lis que le gouvernement du Québec est intervenu en Cour suprême du Canada contre le droit des francophones hors Québec de contrôler leurs écoles et de déterminer qui peut y avoir accès.Devant le tollé provoqué par cette prise de position de ces mêmes francophones, un porte-parole du ministre Jean-Marc Eournier a voulu nous faire croire que le gouvernement croit le contraire de cette prise de position juridique.Pourtant, une intervention en Cour suprême est toujours bien réfléchie, autorisée et on ne peut plus formelle.Le jeu est transparent: le Québec préfère prendre des positions qui ne risquent pas de lui causer des difficultés plus tard du côté des droits de la minorité anglophone d\u2019ici.Au diable, fondamentalement, la solidarité avec les francophones d\u2019ailleurs au pays ! Je sais très bien que le Québécois moyen a perdu ce sentiment de solidarité avec la francophonie canadienne il y a environ 40 ou 50 ans.Mais ce gouvernement veut nous faire croire à l\u2019arrivée d\u2019une nouvelle époque d\u2019appui aux revendications de nos frères, sœurs et cousines d\u2019ailleurs au pays.Et à ce sujet, il fait preuve d\u2019une malhonnêteté politique singulière, inacceptable et surtout lâche.Au fond, à penser à ces deux histoires, j\u2019en conclus que le PQ a décidé de faire de la politique à la mode de Stephen Harper, faute de meilleures idées.Ét pour le PLQ, la transparence et l\u2019audace de faire les choses autrement sont une fiction.Jean Hébert Montréal, le 23 janvier 2015 Prince ou conseiller?De certains, on dit qu\u2019ils ont beaucoup de voile et peu de gouvernail.Qn se laisse volontiers porter par le souffle puissant de leurs idées.En cela, ils nous sont essentiels.Et pour cela, on les respecte.Mais jamais on ne leur confierait la barre de peur d\u2019être drossés sur des récifs.Pour cela, on les craint et l\u2019on est bien avisé de les préférer conseillers du prince plutôt que prince.Tel me semble être Jean-Prançois Lisée.André Hamel Grand-Mère, le 23 janvier 2015 La mèche est éventée Le Conference Board nous apprenait récemment que si le ralentissement pétrolier avait un effet néfaste sur l\u2019économie albertaine, en revanche, l\u2019économie québécoise s\u2019en porterait mieux.Dire qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps lorsqu\u2019il était question d\u2019oléoduc, notre ineffable premier ministre répétait comme un perroquet que le Québec devait apporter sa contribution et que l\u2019on profitait de la manne pétrolière.Qn a entendu jusqu\u2019à l\u2019écœurement les sirènes fédéralistes sermonner les supposés naïfs qui vantaient les louanges de la souveraineté en leur disant que le Québec ne pouvait se passer de la générosité de la péréquation canadienne.Qr, le chat sort du sac.Ce qui nuit profondément à l\u2019économie québécoise, ce sont des choix orientés vers les provinces productrices de pétrole.J\u2019aurais pensé qu\u2019un gouvernement supposément réaliste et connecté sur les «vraies affaires» saisirait la balle au bond et ferait, par exemple, la promotion de l\u2019électrification des transports, vu que le Québec a un potentiel hydro-électrique formidable.Ce gouvernement provincial, avec un très petit p, vise le rapetissement.Pourquoi un système de garderie qui fait l\u2019envie des autres provinces?Qn n\u2019en a pas les moyens.En vérité, on n\u2019a pas les moyens d\u2019endurer le fédéralisme rentable, à moins que notre projet soit la folklorisation du Québec.Le défunt magazine Croc écrivait dérisoirement «Mon pays ce n\u2019est pas un pays, c\u2019est une province».[.] Jean-Claude Gagnier Montréal, le 22 janvier 2015 Pour combattre les idéologies ?La musique Au Venezuela, l\u2019État mise sur la musique pour sortir les jeunes des ghettos de la pauvreté.Le système scolaire place la musique au centre de l\u2019éducation, et les jeunes sont encouragés à jouer ensemble dans des orchestres.Qr, tout le monde s\u2019entend pour dire que cet apprentissage de la musique a évité à des milliers d\u2019enfants de devenir des délinquants, vendeurs de drogue, malfaiteurs ou même assassins.En Erance, c\u2019est le contraire qui semble se passer : les jeunes qui sont disposés à la délinquance, au lieu d\u2019être recrutés par des écoles de musique, le sont par des écoles de haine.Au lieu de leur apprendre à chanter, on leur montre à commettre des meurtres.Pour lutter contre la terreur, je propose donc de miser sur la musique, qui est l\u2019antidote idéal aux idéologies.En effefi pour chanter, pour jouer, pour danser, il faut un corps, il faut de la matière, il faut se soumettre aux lois du réel et de l\u2019ici-bas.Le son nous guide depuis le corps jusqu\u2019à l\u2019esprit.Suivons-le donc, si l\u2019on veut promouvoir le bonheur et la paix dans le monde.Que la musique soit ! Monique Désy Proulx Le 22 janvier 2015 Merci Merci au Devoir d\u2019avoir ainsi souligné le 70® anniversaire de la libération du camp d\u2019Auschwitz.Tout a été tellement dit et écrit sur ce camp maudit (que j\u2019ai visité) et la Shoah, on se demande pourquoi continuer à le faire.Pour ne pas oublier évidemment, pour ne pas recommencer.Mais l\u2019homme oublie, veut oublier, préférant l\u2019ombre à la lumière.C\u2019est ainsi, parce que le mal est, et depuis longtemps.Seul l\u2019amour peut le vaincre, et comme croyant, j\u2019ajoute, l\u2019a vaincu.Mais l\u2019homme demeure toujours libre de faire le bien comme le mal.Ce que nous révèle hélas chaque jour l\u2019actualité.Michel Lebel Entrelacs, le 26 janvier 2015 LE DEVOIR, LE MARDI 27 JANVIER 2015 A 7 IDEES / \\ JOURNEE A LA MEMOIRE DES VICTIMES DE UHOLOCAUSTE Quand l\u2019extrême rappelle Tutilité de la littérature Son rôle démontré dans la situation des camps nazis nous éclaire sur son utilité, même dans notre quotidien banal ARIANE SANTERRE Doctorante et chargée de cours au Département des littératures de langue française, Université de Montréal n ce 27 janvier, Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l\u2019Holocauste, qui marque également cette année le 70*\" anniversaire de la libération du camp d\u2019Auschwitz par l\u2019Armée rouge, et compte tenu du contexte québécois et canadien des compressions en culture, je me propose ici de faire coïncider ces deux sujets qui pourraient, de prime abord, serpbler incompatibles.A un moment ou à un autre de sa vie, ou encore sur une base régulière, tout amoureux des lettres s\u2019entend poser la sempiternelle question concernant la pertinence d\u2019un tel domaine d\u2019études et de travail.Un interlocuteur vraisemblablement bien intentionné ne peut s\u2019empêcher de demander: à quoi la littérature sert-elle, concrètement?Il n\u2019y a rien de plus légitime \u2014 et je dirais, rien de plus nécessaire \u2014 que de se pencher sur cette interrogation.Nous vivons en effet dans une société qui donne priorité au matériel, au détriment du spirituel.La littérature peut sembler futile à ceux qui ne voient que l\u2019utile.Or la littérature n\u2019est rien de moins qu\u2019essentielle.Permettez-moi un instant de vous projeter dans un environnement hostile \u2014 il s\u2019agit ici d\u2019une mise en situation que permet, entre autres, la littérature \u2014, dans une atmosphère de dépouillement où prévaut la cruauté du genre humain.Nous savons que de telles circonstances ont parsemé l\u2019Histoire et ont brisé bien des existences d\u2019hommes et de femmes autrement semblables à nous.De 1939 à 1945, la Seconde Guerre mondiale a fait rage sur différents fronts, tuant des millions de soldats et de civils, et a fait proliférer les endroits où l\u2019on touchait le fond.Ces «fonds» de l\u2019humanité, ces «fonds» des dernières capacités physiques et psychologiques, étaient les camps de concentration et d\u2019extermination nazis.Les détenus qui avaient une longue expérience de ces camps disaient que l\u2019on n\u2019en sortait que par la cheminée du crématoire.Dans ces lieux où régnaient l\u2019injustice et la barbarie se tapissait aussi, dans l\u2019ombre, la littérature.Pendant son incarcération à Monowitz, un sous-camp d\u2019Auschwitz, Primo Levi tentait d\u2019expliquer à son ami alsacien Pikolo toute la profondeur et la beauté de la poésie de Dante.Au cœur même du cauchemar concentrationnaire, les prisonniers Primo et Pikolo récitaient, traduisaient de la littérature, en discutaient, afin d\u2019arriver à une élévation culturelle qui leur permettrait, ne serait-ce qu\u2019un instant, d\u2019échapper à leur condition de,sous-homme.A Buchenwald, Marcel Conversy récitait des poèmes de Paul Valéry, de Stéphane Mallarmé, de Paul Verlaine : «Je m\u2019isole avec ces enchanteurs et me trouve réconforté des merveilleuses images qu\u2019évoquent les vers, là-bas au pays de l\u2019illusion, du tendre, de la beauté, de la grâce, de l\u2019amour.Durant quelques g II ILLUSTRATION TIFFET Pendant son incarcération à Monowitz, Primo Levi tentait d\u2019expliquer à son ami alsacien Pikolo toute la profondeur et la beauté de la poésie de Dante.moments f échappe à la géhenne, quel contraste!», a-t-il écrit en 1945, après sa libération.Au milieu du malheur concentrationnaire, la jeune Polonaise Grazynka Chros-towska écrivait des poèmes qui lui permettaient d\u2019exprimer avec des mots les souffrances qu\u2019elle éprouvait.Avant son exécution à Ravens-brück, elle les a légués à son amie Nina Iwanska, qui a pris soin de les apprendre par cœur et de les traduire en français afin de les partager avec d\u2019autres détenues.C\u2019est ainsi qu\u2019en conservant une partie de l\u2019essence de Grazynka, Nina a pu s\u2019imprégner non seulement matériellement, mais substantiellement du,sens de ses vers.A travers la création litté- raire, à travers la traduction, à travers la récitation des poètes, connus ou méconnus, les prisonniers des camps nazis utilisaient leur intelligence et leur sens artistique à des fins de résistance face au désespoir et à l\u2019impuissance.Ecrire constituait une prise de liberté digressive dans la mesure où l\u2019acte d\u2019expression était strictement défendu dans les camps.Traduire, par la vertu du partage, établissait un lien entre les détenus de cette tour de Babel où se parlaient toutes les langues d\u2019Europe.Réciter permettait aux prisonniers d\u2019activer leur mémoire et d\u2019évoquer, par le truchement de la littérature, des souvenirs de leur vie antérieure et de leur liberté.Les nazis leur avaient tout pris \u2014 leurs possessions, leur nom, leur dignité \u2014, mais même dans le plus grand dénuement, il leur restait la culture.Un lecteur d\u2019aujourd\u2019hui a tout un univers à apprendre des récits des survivants des camps.Ils contiennent une sagesse, une colère, une humilité qui en dit long sur notre condition humaine.La lecture des témoignages des survivants, de même que celle des quelques écrits rédigés pendant la captivité des prisonniers, permet aussi de comprendre toute l\u2019importance de la littérature dans unç situation limite.A quoi, donc, la littérature peut-elle bien servir?Son rôle dans la situation extrême des camps de concentration et d\u2019extermination nazis nous éclaire encore.Dans notre vie quotidienne également, elle peut aller jusqu\u2019à nous rappeler notre appartenance au genre humain et nous redonner notre volonté de vivre.L\u2019exigence de transparence et le « contrôle social 2.0 » Le renforcement des mesures de surveillance suit des tendances à l\u2019œuvre depuis déjà plusieurs années.Les récents attentats terroristes ne font que les accentuer.EMILIANO ARPIN-SIMONETTI L\u2019auteur est secrétaire de rédaction à la revue Relations.uiconque utilise Internet aujourd\u2019hui doit s\u2019attendre à ce que ses moindres faits et gestes puissent faire l\u2019objet d\u2019une surveillance continue et en temps réel.Si nous pouvions déjà le soupçonner, les troublantes révélations d\u2019Edward Snowden sur l\u2019étendue de la surveillance menée sur le Web par la National Security Agency (NSA) nous l\u2019ont confirmé.«Et alors?Si on n\u2019a rien à se reprocher, on n\u2019a rien à craindre», rétorqueront bien sûr quelques bonnes âmes.Derrière cette affirmation, c\u2019est pourtant tout le potentiel totalitaire de nos sociétés de la surveillance et du contrôle social qui se profile.Elle trahit en effet la conscience d\u2019être surveillé et le refoulement du malaise que cela provoque.Et c\u2019est précisément dans ce refoulement que s\u2019insinue le pouvoir, instillant la crainte, l\u2019autocensure, la discipline.Conjuguée à l\u2019injonction bien postmoderne d\u2019affirmer son individualité sur tout ce que le Web 2.0 compte de plateformes «participatives», cette dynamique disciplinaire atteint un degré tel dans nos sociétés qu\u2019on semble aujourd\u2019hui nous dire: «dévoilez-vous sans crainte, c\u2019est la preuve que vous n\u2019avez rien à cacher».Cette exigence quasi absolue de transparence, il est cepen- Des Idées EN REVUES Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages de leur publication.Cette semaine, un extrait du dossier « Contrôle social 2.0 » de la revue Relations (n° 776, janvier-février 2015, cjf.qc.ca/fr/ relations) dant crucial de rappeler que c\u2019est d\u2019abord et avant tout aux personnes qu\u2019elle s\u2019applique; les entreprises et les grands appareils d\u2019Etat n\u2019y sont pas tenus, sous prétexte de secret industriel, de sécurité nationale, ou de tout autre intérêt prétendument supérieur.Ce faisant, le contrôle public sur ces instances s\u2019est effrité, tandis que leur pouvoir sur nous s\u2019est accru considérablement, et ce, à la faveur de trois grandes dynamiques.Il y a d\u2019abord la mutation de l\u2019économie capitaliste [.].Ces dernières années, les grandes entreprises de la Silicon Valley, comme Google et Eacebook, ont été à l\u2019avant-garde de l\u2019appropriation et de la marchandisation de ce que le «réseau des réseaux» produit le plus: des données sur ses utilisateurs.Dans une économie capitaliste financiarisée, où les rendements reposent sur la prévisibilité des comportements des consommateurs et la re- a ReLatiONS nifnjwifuiJiAf jMlw/uirr Contre e socia 2.0 lit Rrciher qfHtupttJhimt «MiultitikmÉ L< et l'iriilitinsrn cherche du risque zéro, cette nouvelle mine d\u2019or a trouvé un débouché tout désigné.L\u2019analyse de plus en plus poussée de ces montagnes de données personnelles par le moyen d\u2019algorithmes toujours plus sophistiqués permet d\u2019assurer un profilage minutieux des comportements individuels.L\u2019objectif est d\u2019en susciter certains \u2014 les bons, c\u2019est-à-dire ceux qui rapportent \u2014, notamment au moyen de publicités hyper-ciblées et de programmes de récompenses de tout acabit.C\u2019est ce qu\u2019on appelle communément du «marketing behavioral», qui rajoute un nouveau degré de raffinement à la propagande commerciale déjà omniprésente dans nos vies.A cette dynamique redoutable de la nouvelle économie s\u2019en ajoute une autre, non moins implacable: la raison d\u2019Etat.Les lois antiterroristes adoptées un peu partout en Occident après les attentats du 11 septembre 2001 ont renforcé les prérogatives des services de renseignement dans ces pays, leur permettant d\u2019étendre considérablement la surveillance de leurs populations.C\u2019est notamment le Patriot Act, aux Etats-Unis, qui a ouvert à la NSA l\u2019accès aux bases de données des géants américains du Web et des télécommunications, dont Google, Apple et Eacebook, permettant à l\u2019agence d\u2019espionner la quasi-totalité de la population américaine, mettant à profit les outils de profilage développés par l\u2019industrie.Cette dérive sécuritaire, qui pérennise l\u2019état d\u2019exception prétendument au nom de la défense de nos libertés, doit toutefois être comprise dans le cadre plus large dç la transformation du rôle de l\u2019État à l\u2019ère néolibérale.Délaissant ses missions sociales, l\u2019État se replie de plus en plus sur ses fonctions policières et sécuritaires pour se faire le grand protecteur du marché.Dans cette optique, les opposants politiques, toujours plus nombreux, sont de plus en plus conçus comme des ennemis à neutraliser plutôt que comme détenteurs d\u2019une parole dissidente mais légitime, ce qu\u2019exige pourtant la démocratie.Dès lors, ceux qui ont «quelque chose à cacher» sont désormais les citoyens qui portent un point de vue allant à l\u2019encontre de l\u2019ordre établi, comme ces écologistes qu\u2019on ose qualifier d\u2019« écoterroristes ».Dernier facteur \u2014 et non le moindre \u2014 de cette tempête parfaite qui balaye notre droit à la vie privée : le développe- ment effréné des technologies numériques.Depuis quelques années, on ne compte plus les gadgets et les applications mobiles qui nous permettent de surveiller \u2014 parfois même à leur insu \u2014 nos proches ou encore notre propriété.avec au fond de nous la béance de savoir qu\u2019aucun de ces instruments ne se substituera jamais au sentiment de confiance partagée que procure une collectivité tissée de liens forts.On conçoit dès lors l\u2019ampleur des luttes qui nous attendent si nous espérons regagner ces espaces d\u2019authentique liberté, si précieux et essentiels à une vie collective riche, délestée de la peur constante de ce qui menace notre confort.Plusieurs batailles en ce sens sont déjà amorcées [.].Mais qu\u2019elles aient lieu sur le terrain juridique ou sur celui des luttes politiques, elles nécessiteront que la connaissance de la programmation, du cryptage ou simplement du fonctionnement du réseau Internet soit plus largement accessible.C\u2019est seulement à ce prix que l\u2019on peut un jour espérer soumettre le développement technologique à un véritable contrôle démocratique, et le soustraire à la fois des mains expertes \u2014 pour qui il est devenu un instrument de contrôle social quasi totalitaire \u2014 et d\u2019une dynamique industrielle qui nous asservit plutôt qu\u2019elle ne nous libère.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Ecrivez à arobitaille@ledevoir.com c ELECTIONS EN GRECE Moment fondateur pour la nouvelle gauche ALEXANDRE LEDUC Candidat de Québec solidaire dans Hochelaga-Maisonneuve aux élections de 2014 est du jamais vu en Occident depuis la Deuxième (juerre mondiale: un parti de la gauche radicale élu démocratiquement sur une campagne de rejet de l\u2019austérité.Cette victoire du parti Syriza de Alexis Tsipras marque un moment fondateur pour la nouvelle gauche en Europe et en Occident.Avant cette victoire historique, la gauche démocrate occidentale n\u2019avait rien de réjouissant à mettre en avant pour dire « oui, c\u2019est possible ».Rien pour dire « regardez, ils l\u2019ont fait là-bas, pourquoi pas nous?».Les Châvez, Morales et Lula en Amérique latine étaient trop exotiques pour avoir une résonance réelle dans l\u2019électorat en Europe ou en Amérique du Nord.Ils ne permettaient pas à la gauche occidentale d\u2019illustrer son propos et de crédibiliser la solution de rechange politique qu\u2019elle aspire à représenter.Cela dit, la Grèce n\u2019est pas le Québec, et les comparaisons boiteuses doivent être évitées.Les mesures d\u2019austérité de Couillard, toutes détestables soient-elles, ne sont en rien comparables au désastre économique causé par la troïka (EMI, BCE, UE) dans le pays de Platon.S\u2019il y a une chose à puiser dans l\u2019expérience électorale grecque pour un parti anti-austérité comme Québec solidaire, c\u2019est le discours emprunté par Tsipras pour faire la promotion de son programme et non ses mesures précises, mieux adaptées au contexte de la Grèce.En effet, Syriza a tout misé sur l\u2019espoir.Son slogan, «L\u2019espoir est en marche » parle aux victimes de plusieurs années d\u2019austérité qui, loin d\u2019apporter une accalmie à la crise économique grecque, a plongé de nouvelles couches de travailleurs dans la pauvreté.Dans ses discours, Tsipras a beaucoup évoqué la dignité du peuple grec, bafouée à répétition par le chantage d\u2019Angela Merkel, des institutions financières et de l\u2019élite politique grecque et européenne.Voter Syriza, c\u2019était en quelque sorte prendre une revanche sur l\u2019histoire.Cette victoire de la gauche radicale en Grève est d\u2019autant plus salutaire qu\u2019elle réussit à canaliser le mécontentement populaire qui, autrement, aurait certainement pu être tenté par l\u2019extrême droite du parti ouvertement fasciste Aube dorée.A preuve, en Erance, c\u2019est le Eront national de Marine Le Pen et non le Eront de gauche de Jean-Luc Mélenchon qui profite du mécontentement populaire face à une situation économique difficile causée par l\u2019austérité budgétaire de Erançois Hollande.La victoire d\u2019Alexis Tsipras et de Syriza ouvre donc le champ des possibles.Plus tard, en 2015, auront lieu les élections législatives espagnoles.Le parti anti-austérité PODEMOS (nous pouvons) est à la tête des sondages.A terme, c\u2019est le paradigme politique mondial qui pourrait être bousculé par de nouvelles victoires de la gauche ailleurs en Occident.Les communistes ont connu la révolution russe de 1917.Les révolutionnaires latino-américains, la révolution cubaine de 1959.La gauche démocrate occidentale peut maintenant compter sur la victoire de Syriza.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de Vinformation), Ptgutome Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michael Monnier et Olivier Zuida (recherchistes photos), information générale : Isabelle Paré {chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation),\tShields (environnement), PsxnéWe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Brian Myles, Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino- Parazelli (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Y)diV\\6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter); Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline yVovCupoLÀtéreporters), Benoît Munger et Philippe Papineauinformation économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Eric Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Guy Taillefer (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre); section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs); équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant, soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire); Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noel (Québec).PUBLICITE Edith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebai (publicitaires), 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A 8 LE DEVOIR LE MARDI 27 JANVIER 2015 ACTUALITES BARRETTE SUITE DE LA PAGE 1 Si les discussions avec Québec s\u2019enlisent, le Godin évoque la possibilité d\u2019interpeller le premier ministre.« On espère convaincre le ministère et le ministre qu\u2019il faut mettre de l\u2019avant des solutions qui vont vraiment donner des résultats pour les patients.Mais si ça ne bouge pas, on va aller cogner un étage plus haut».Actes délégués: menace?Avancée pour les infirmières et les patients ou menaces envers les médecins de famille ?Le ministre veut obliger les médecins à déléguer certains actes aux infirmières.«Je peux très bien arriver demain matin et dire le PAP test n\u2019est plus payable aux médecins, par exemple», a-t-il déclaré sur les ondes de TVA en fin de semaine.Le test PAP permet le dépistage du cancer du col de l\u2019utérus, et c\u2019est un test de routine chez les femmes.Aux journalistes lundi, le ministre a précisé que cette décision ne serait pas «unilatérale», mais découlerait de discussions avec les médecins.Toutefois, affirme-t-il, les lois pour agir existent.Et cela permettrait d\u2019économiser, car «pour un acte donné, une infirmière pourrait coûter jusqu\u2019à quatre fois moins cher».Selon le ministre, des «dizaines» d\u2019actes pourraient être délégués.« Tous les actes qui tiennent du suivi, les patients diabétiques, hypertendus, ce sont des choses qui demandent des conseils, un suivi», fait-il valoir.Les infirmières attendent depuis longtemps plus d\u2019ouverture pour que les outils qui existent déjà, comme les ordonnances collectives, puissent être utilisés efficacement pour élargir leur rôle.Le Collège des médecins a appris dans les médias que le ministre songeait à déléguer certains actes médicaux aux infirmières.«Il ne peut pas empêcher les médecins de poser des actes médicaux adéquats, dit la responsable des communications Leslie Labranche.Des actes sont nécessaires, par exemple le PAP test, en fonction des lignes directrices, et il ne peut empêcher les médecins de les poser.» Par contre, le Collège précise que si Québec veut revoir la tarification des actes, c\u2019est une question qui doit être réglée avec les fédérations médicales.«Dire qu\u2019on fait des PAP tests à la chaîne montre la méconnaissance totale du ministre pour la médecine de famille», s\u2019indigne le 0\u201c^ Louis Godin.Le PAP test est un élément de l\u2019examen gynécologique complet et n\u2019est pas rémunéré en tant que tel.« Si fêtais une patiente, je ne voudrais pas subir deux examens, un pour le PAP test avec l\u2019infirmière et un second pour l\u2019examen entier par le médecin.Le ministre part d\u2019une légende urbaine pour faire croire que nous gagnons notre vie avec ça, c\u2019est farfelu!», s\u2019exclame le Godin.Des médecins ont indiqué qu\u2019ils étaient tentés de porter plainte au Collège des médecins (CMQ), car les propos du ministre envers les médecins de famille, alors qu\u2019il est aussi membre actif de cet ordre professionnel, dépasseraient le cadre prévu par le code de déontologie.Ils évoquent l\u2019article 88, qui stipule que «le médecin qui s\u2019adresse au public doit communiquer une information factuelle, exacte et vérifiable.Cette information ne doit contenir aucune déclaration de nature comparative ou superlative dépréciant ou dénigrant un service ou un bien dispensé par un autre médecin ou d\u2019autres professionnels ».Le CMQ ne peut confirmer si une plainte a été reçue, car cette information reste confidentielle tant qu\u2019une plainte n\u2019est pas retenue et déposée par le conseil de discipline devant le syndic de l\u2019ordre.Une omnipraticienne qui ne veut pas que son identité soit révélée a confié au Devoir que le ministre lui inspirait une telle crainte qu\u2019elle n\u2019oserait jamais déposer une plainte, même si elle estime que ce serait justifié.Elle considère que le ministre a une attitude «méprisante et intrusive» sur Twitter et dans certaines déclarations publiques.«Il est bien plus puissant que moi.J\u2019ai trop peur de cet homme.C\u2019est pourquoi je n\u2019ai pas fait de plainte officielle au CMQ», confie-t-elle.Le Devoir GRECE SUITE DE LA PAGE 1 dévoiler la composition de son gouvernement d\u2019ici mercredi.L\u2019Europe entrebâille la porte Porté au pouvoir par une population qui n\u2019en peut plus des politiques d\u2019austérité imposées à leur pays par la troïka de ses créanciers (Union européenne.Banque centrale européenne et Eonds monétaire international), Alexis Tsipras s\u2019est dit prêt à «négocier avec nos partenaires une solution juste, viable, durable, qui bénéficie à tous.» Euie par tous les prêteurs privés, la Grèce vit depuis 2010 sous perfusion de créanciers internationaux, qui se sont engagés à lui prêter le montant colossal de 240 milliards d\u2019euros en échange d\u2019une austérité draconienne et de réformes qui ont mis le pays à genou.Lesdits créanciers ne se sont pas montrés complètement fermés à des aménagements, qui pourraient prendre la forme d\u2019une réduction des taux d\u2019intérêt de certains prêts et à un allongement de leur durée.Jeroen Dijssel-bloem a dit que les problèmes de la Grèce étaient «toujours là» et qu\u2019ils devaient toujours «être résolus», mais que la zone euro était prête à étudier des solutions concernant «la viabilité de la dette».«La situation grecque nécessite un dialogue» sur les «réformes» et le «meilleur chemin pour permettre à la Grèce de retrouver de la stabilité et de la croissance », a estimé le ministre français des Einances, Michel Sapin.Championne de l\u2019orthodoxie en cette matière, l\u2019Allemagne refuse catégoriquement l\u2019effacement d\u2019une partie de la dette grecque.Cette question «ne figure pas sur l\u2019écran radar de la Commission » européenne, a dit à son tour son président, Jean-Claude Junker.« On ne veut pas faire des catégories spéciales pour tel ou tel pays», a déclaré au quotidien Le Monde sur cette question la directrice générale du EMl, Christine Lagarde.Personne ne semble envisager une éventuelle sortie de la Grèce de l\u2019euro, pas même les marchés qui ont gardé leur flegme toute la journée, à l\u2019exception de la Bourse d\u2019Athènes qui a perdu plus de 3%.Sur la dette grecque, «on ne va pas échapper à une renégociation », a toutefois estimé une source européenne.Son niveau actuel n\u2019est «pas soutenable», et «toute solution qui ne passe pas par une réelle réduction de cette dette ne LEFTERIS PITARAKIS ASSOCIATED PRESS Les journaux grecs ont salué lundi matin la victoire historique de la gauche radicale Syriza.pourrait qu\u2019entraîner une nouvelle crise en Grèce», a déclaré Jesus Castillo de la banque Natixis.Le problème est «particulièrement difficile» parce que « chaque joueur devra trouver la manière d\u2019alléger le fardeau de la dette de la Grèce sans heurter son opinion publique ni donner des incitations à d\u2019autres pays ayant des problèmes de dette».Tache d\u2019huile La victoire en Grèce d\u2019un premier parti rejetant d\u2019emblée les politiques d\u2019austérité en Europe pourrait faire tache d\u2019huile à la veille de plusieurs rendez-vous électoraux sur le continent, notamment en Italie, en Einlande, au Royaume-Uni, au Danemark, au Portugal et en Espagne.Très ressemblant à Sjniza, le jeune parti de gauche Podemos mène dans les sondages en Espagne.Des partis de gauche plus traditionnels essaient aussi de surfer sur la même vague en Italie et au Portugal.La droite europhobe n\u2019est pas en reste.La victoire de Syriza est «un appel désespéré à l\u2019aide du peuple grec», a affirmé l\u2019UKlP, un parti britannique anti-Europe et anti-immigration.Elle marque «l\u2019ouverture du procès de l\u2019euro-austérité », a ajouté la présidente du Eront national en Erance, Marine Le Pen.Le gouvernement de Syriza ne sera pas à l\u2019abri, lui-même, de certaines tensions, prédisent des experts.Déjà le fruit du mariage de différents courants de gauche allant des sociaux-démocrates à d\u2019anciens communistes, il aura, dans l\u2019ANEL, un allié férocement «antieuropéen », mais aussi grand défenseur de la religion et autres valeurs conservatrices.«Il s\u2019agit d\u2019une alliance bizarre et contre nature», dit le politologue Manos Papazoglou, de l\u2019Université du Péloponnèse, qui ne manquera pas d\u2019être testée lorsqu\u2019il sera question d\u2019immigration ou de politique sociale.Le nouveau premier ministre grec n\u2019a apparemment pas eu peur de froisser ses nouveaux amis dès le premier jour, en choisissant, pour la première fois en Grèce, de prêter serment lors d\u2019une cérémonie civile plutôt que religieuse.Alexis Tsipras est allé ensuite se recueillir au mur des fusillés de Kesariani, commune proche d\u2019Athènes, où 200 communistes ont été exécutés en 1944 par les nazis.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir Lire aussi > Êiections en Grèce.Les marchés restent sereins.Page B 1 GOOGLE SUITE DE LA PAGE 1 Selon des documents officiels diffusés sur le site de WikiLeaks, les services de renseignement américains ont réussi à mettre la main dans les dernières années, avec la complicité de Google, sur les courriels, le détail des comptes, mais également sur les métadonnées liées aux activités numériques de Sarah Harrison, Joseph Parrell et Krisdnn Hrafnsson, journalistes et éditeurs du site versé dans le partage d\u2019informations souvent compromettantes pour les entreprises et les gouvernements.Cette collecte de données s\u2019est jouée dans le cadre d\u2019un mandat judiciaire et sous des accusations de «conspiration» et «d\u2019espionnage».Les peines encourues pour les infractions citées dans les documents judiciaires sont passibles de «45 ans d\u2019emprisonnement», souligne WikiLeaks.Privacy Protection Act Le média controversé dénonce vertement la légalité de telles demandes qui violeraient le Privacy Protection Act de 1980, dit le site de Julian Assange, qui doit protéger les éditeurs et journalistes de telles intrusions et auxquelles a.Quand l\u2019équilibre entre la sécurité et l\u2019intrusion dans la vie privée est difficile à atteindre, la transparence reste finalement une bonne attitude face aux requêtes des autorités ciblant des individus yy Le professeur Vincent Gaufrais Google aurait dû s\u2019opposer.Le site s\u2019insurge également devant le fait que les trois personnes ciblées par les mandats ont été informées par le géant américain de l\u2019existence d\u2019une telle surveillance, deux ans après la réception des documents juridiques, soit en décembre dernier.«Quand l\u2019équilibre entre la sécurité et l\u2019intrusion dans la vie privée est difficile à atteindre, dit M.Gaufrais, la transparence reste finalement une bonne attitude face aux requêtes des autorités ciblant des individus.Transparence qui a été visiblement mal appréhendée ici.» Les appels lancés lundi au bureau de Google en Californie sont restés lettre morte.Dans les pages du quotidien britannique The Guardian, un porte-parole du géant américain dit toutefois n\u2019avoir fait que respecter la loi.«Lorsque nous recevons une commission rogatoire ou une requête judiciaire, nous vérifions qu\u2019elle respecte l\u2019esprit et la lettre du droit avant de nous exécuter, dit-il.Si ce n\u2019est pas le cas, nous pouvons émettre une objection.Notre feuille de route en la matière confirme d\u2019ailleurs que nous défendons bien les intérêts de nos usagers», a-t-il ajouté.Le site WikiLeaks est dans la ligne de mire du pouvoir américain depuis novembre 2010 et le début de la diffusion d\u2019informations contenues dans près de 115 000 notes de service secrètes et confidentielles \u2014 et 130 000 aqtres non classées \u2014 de la diplomatie des Etats-Unis.Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, vif reclus depuis 2012 dans l\u2019ambassade de l\u2019Equateur à Londres et fait face à une demande d\u2019extradition de la Suède, qui veut le juger pour des agressions sexuelles alléguées, pour,mieux l\u2019envoyer par la suite se faire juger aux Etats-Unis, craint-il.Le Devoir COMMISSION SUITE DE LA PAGE 1 été arrêté pour parjure.Sa date de comparution était prévue pour le 7 janvier, mais elle a été reportée pour des raisons inconnues.M.Cloutier témoigne depuis le 6 janvier dans le procès pour fraude de Boisbriand.Lors du contre-interrogatoire, les avocats de la défense ont découvert qu\u2019il avait fait une déclaration vidéo de cinq heures aux enquêteurs le jour de son arrestation.Ce document n\u2019a pas été communiqué aux accusés, contrairement aux règles applicables dans un procès criminel.L\u2019ami de Sonia Gilles Cloutier affirme qu\u2019il a été recruté sous la contrainte, en 2010, pour témoigner dans le procès de Boisbriand.Lin enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ), Eric Roy (prêté par la suite à la commission Charbonneau), lui aurait dit qu\u2019il serait accusé «comme les autres» s\u2019il ne l\u2019aidait pas.En échange de son témoignage, il lui aurait promis l\u2019irqmunité de poursuite.C\u2019est le même Eric Roy qui a convaincu Gilles Cloutier de collaborer avec la commission Charbonneau.M.Cloutier a affirmé lors de son témoignage à la commission Charbonneau, en mai 2013, qu\u2019il était le propriétaire d\u2019une résidence de Pointe-au-Pic, dans Charlevoix, où il invitait des élus aux frais de Roche pour faire du «développement des affaires».11 était en fait locataire.11 avait dû se réfracter publiquement lors des audiences publiques, attribuant son mensonge à «de l\u2019orgueil mal, placé».L\u2019enquêteur Eric Roy, son collègue Stephan Clouder et la procureure en chef de la commission, Sonia LeBel, auraient tous été impliqués dans la gestion du parjure.Les trois auraient rencontré Gilles Clouder à sa résidence pour le rassurer.C\u2019est du moins ce qu\u2019il affirme dans sa déclaration.Sonia LeBel lui aurait dit: «Fais-toi en pas avec ça, c\u2019est pas grave.Je te comprends.Tu as été 27 ans à dire ta maison.T\u2019aurais pas dû dire que t\u2019étais propriétaire.Fais-toi en pas, pis on va continuer.» M.Cloutier affirme qu\u2019il avait «une très bonne relation» avec M® LeBel.11 allait «pratiquer le dimanche avec Sonia», en vue de son témoignage.Effet houle de neige La déclaration de cinq heures a fait boule de neige.Les avocats de MM.Poirier, Pontaine et Mme Michaud ont présenté deux requêtes pour forcer la commission Charbonneau à lui remettre toute la documentation pertinente sur la gestion du cas Clouder.Selon les allégations des requêtes, les enquêteurs Roy, Clouder et M® LeBel auraient «joué un rôle important dans la gestion [des] affirmations mensongères» de Gilles Clouder.Dans sa déclaration, Gilles Cloutier affirme même que l\u2019enquêteur Roy avait rendu visite à son ex-conjointe pour qu\u2019elle «ferme sa gueule».Celle-ci disait à qui voulait bien l\u2019entendre que Gilles Clouder avait menti sur la propriété de la résidence de Pointe-au-Pic.Dans un entretien au Devoir, l\u2019ex-conjointe de M.Cloutier, Rqymonde Paubert, a nié catégoriquement qu\u2019Eric Roy lui ait dit de «fermer sa gueule».«Jamais Eric Roy ne m\u2019a dit ça», affirme-t-elle.Par contre, elle avait bel et bien sonné l\u2019alarme auprès de l\u2019enquêteur Roy sur le parjure de son ex-conjoinfi au sujet de la maison de Charlevoix et de plusieurs autres dossiers.«A la suite du témoignage de Gilles, j\u2019ai fait la liste de tous ses parjures.Il y en avait bien plus que quinze, s\u2019exclame-t-elle.Je veux que la vérité sorte.C\u2019est un menteur pathologique.» La commission Charboqneau a dépêché lundi deux de ses procureurs, Erika Porter et Simon Tremblay, au palais de justice de Saint-Jérôme.Après avoir demandé une ordonnance de non-publication sur le contenu des requêtes, M® Porter s\u2019est ravisée.«De nombreux allégués et paragraphes [de la requête] sont niés parce que faux ou mal fondés», a plaidé M® Porter.Plus précisément, M® Porter a nié que Sonia LeBel soit personnellement impliquée dans la gestion des affirmations mensongères de Gilles Cloutier, elle a nié les paroles qui lui sont attribuées, et elle a nié que M® LeBel soit allée rencontrer le témoin pour le rassurer.Par ses remarques, M® Porter a indirectement porté un autre coup à la crédibilité, toujours plus faible, de Gilles Clouder.La défense était prête à assigner à témoigner Sonia LeBel et les enquêteurs Roy et Cloutier pour obtenir les documents recherchés.Une entente in extremis, impliquant la transmission de certains documents, a permis de leur éviter une virée à Saint-Jérôme.Les 15 parjures qui lui sont imputés pèseront lourd sur la rédaction du rapport final de la commission.Ces parjures portent notamment sur le rôle de Guy Chevrette dans le prolongement de la route 125, en échange d\u2019un pot-de-vin de 100 000$, l\u2019organisation de cocktails au bénéfice du PQ, la vente d\u2019une maison de M.Clouder à un membre des Hells Angels et le versement de pots-de-vin au maire Vaudrin.Les papures allégués de Gilles Cloutier minent sa crédibilité et ils font peser de l\u2019incerdtude sur le procès des trois accusés de fraude dans le dossier de l\u2019usine de traitement des eaux de Boisbriand.M.Cloutier est en effet le principal témoin pour de nombreuses infractions.Son témoignage n\u2019est corroboré par personne dans bien des cas, et il repose sur des documents dont il est lui-même l\u2019auteur.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal\t(sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel\tagenda@ledevoir.com Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces orgamsations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, 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