Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2015-02-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Plaidoyer pour réduire la vitesse automobile en zone scolaire urbaine Page B 5 I 4r Course à la chefferie du PQ : Martine Ouellet séduit l\u2019équipe de Lisée Page A 3 w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 ni LE DEVOIR Vol.C V I 2 0 LE DEVOIR, LE LUNDI 2 EEVRIER 2015 I, I + TAXES = 1,30 Super Bowl XLIX Les Patriots champions ! â w' DAVID J PHILLIP ASSOCIATED PRESS Dans un match haletant, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont battu dimanche les Seahawks de Seattle au compte de 28-24 pour remporter le 49® Super Bowl.Il s\u2019agit d\u2019un quatrième gain en six tentatives pour le quart-arrière Torn Brady (notre photo), qui a été nommé joueur par excellence du match grâce à quatre passes de touché.Page B 4 Le Québec, terre d\u2019accueil de réfugiés syrieus Plus d\u2019un millier d\u2019entre eux, principalement de confession chrétienne, sont attendus en 2015 ISABELLE PORTER à Québec Environ 1300 réfugiés syriens sont attendus au Québec en 2015, dont un grand nombre seraient de confession chrétienne.«C\u2019est un beau défi et un soulagement pour pas mal de gens de pouvoir venir ici», résume Stephan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).Le conflit en Syrie a fait pas moins de 3,2 millions de déplacés, selon l\u2019Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).La majorité sont en attente d\u2019un pays d\u2019accueil dans des camps surpeuplés du Liban, de la Jordanie et de la Turquie.Pressé de toutes parts d\u2019en accueillir davantage, le Canada a annoncé le 7 janvier dernier qu\u2019il accueillerait 10 000 de ces réfugiés d\u2019ici trois ans.De ce nombre, 4000 seront pris en charge par l\u2019Etat, dont 23 % seront accueillis au Québec.VOIR PAGE A 8 : RÉEUGIÉS Projet de loi 20 Les patients laissés pour compte Les médecins restent libres, et l\u2019accès aux soins sera aussi difficile, prédit M® Jean-Pierre Ménard AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Rien de bon pour les patients : le projet de loi 20 comporte des risques élevés d\u2019effets pervers, notamment pour les plus vulnérables, avertit l\u2019avocat spécialisé en droit de la santé Jean-Pierre Ménard.«Le ministre a l\u2019air très courageux d\u2019affronter les syndicats de médecins, ce qui lui vaut un ca-pital de sympathie, mais le projet de loi ne s\u2019attaque pas aux racines mêmes du problème d\u2019accessibilité», explique-t-il dans une entrevue accordée au Devoir.Son analyse sera rendue publique lundi.«Si le ministre avait du courage, il remettrait en question le statut de libre entrepreneur des médecins, tranche-t-il.Ce sont des réformes mal inspirées, qui sentent l\u2019improvisation, en plus de nous entraîner dans la confrontation là où nous avons besoin de collaboration».M® Ménard s\u2019était déjà élevé contre le projet de loi 10 de réforme administrative, cet automne.D\u2019abord, le système de quotas de patients que le gouvernement du Québec veut imposer aux médecins de famille présente des risques importants, selon lui.M® Ménard prédit que les médecins suivront moins de patients vulnérables et complexes pour arriver à atteindre leurs cibles, réduisant du même coup l\u2019accès pour les vrais malades.De plus, il craint que la cible de patients à suivre, qui se veut un seuil minimal, ne devienne aussi un maximum au-delà duquel les médecins fermeront leurs listes.Oser, pour les patients M.Ménard affirme avoir reçu des tonnes de courriels de médecins.«Je ne les ouvre pas pour ne pas me faire influencer.J\u2019ai le point de vue des patients».voir page a 8 : SANTE Aujourd\u2019hui Culture > AIdo Ciccolini, 1925-2015.Une légende du piano s\u2019éteint.Page B 8 Actualités > Francophones hors Québec.Fournier en mission de réconciliation.Page A 3 Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés.Petites annonces.\u2014 - -\t-\tSudoku.B2 B6 B5 B5 B6 B2 P0INT CHAUD La Grèce, ultime test de l\u2019euro ?Berlin est dos au mur : assumer la dette grecque ou programmer la sortie de l\u2019euro, affirme en entrevue l\u2019économiste français Jacques Sapir CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris On connait tous cette scène légendaire où le coyote continue à courir en franchissant la falaise.Jusqu\u2019au moment où il découvre le précipice sous ses pieds.Pour l\u2019économiste français Jacques Sapir, c\u2019est dans cette situation que se trouve la monnaie européenne depuis la victoire de Syriza en Grèce.Une semaine seulement après son élection, Alexis Tsipras n\u2019a pas donné le moindre signe de souplesse à l\u2019égard de Bruxelles.Au contraire.Il s\u2019est d\u2019abord allié avec un petit parti souverainiste de droite, les Grecs indépendants, plutôt qu\u2019avec le petit parti de centre gauche To Po-tami.Ensuite, il a nommé Yanis Varoufakis aux VOIR PAGE A 8 : GRÈCE Lire aussi > Stop! Un éditorial de Serge Truffaut à propos des privatisations en Grèce.Page A 6 Lire aussi > Nuages sur l\u2019Europe.Une chronique\tlionel bonaventure agence erance-presse de Erançois Brousseau.Page B 1\tSelon Jacques Sapir, le piège de la monnaie unique est en train de se refermer sur l\u2019Allemagne.77831303442406 A2 LE DEVOIR, LE LUNDI 2 EEVRIER 2015 ACTUALITES IMMIGRATION Charles Taylor propose de miser sur les régions JOCELYNE RICHER à Québec Le philosophe Charles Taylor, qui a coprésidé avec Gérard Bouchard la commission de consultation sur les demandes d\u2019accommodement religieux en 2008, est d\u2019avis que le gouvernement Couillard devrait inciter bien davantage les candidats à l\u2019immigration à s\u2019installer en région plutôt qu\u2019à Montréal.En entrevue à La Presse canadienne, M.Taylor a dit que le gouvernement devrait conclure une sorte de marché avec les étrangers désireux de vivre au Québec: ils s\u2019engageraient pendant une période donnée, disons cinq ans, à demeurer en région pour y occuper un emploi précis et, en échange, leur dossier serait traité en priorité.L\u2019avantage de ce procédé serait double: disperser l\u2019immigration et pourvoir les postes vacants en région.«Ce sera une espèce de marché qu\u2019on conclut avec une personne: il y a ce travail concret, on a beaucoup de mal à le remplir.Vous allez le remplir, alors là on est très d\u2019accord pour vous faire passer rapidement à travers toutes les étapes» du processus de sélection, a-t-il illustré.Entre 2009 et 2013, plus de deux immigrants sur trois (70%) ont choisi de prendre racine à Montréal.Si l\u2019on inclut Laval et la Montérégie, on découvre que la très grande majorité (84%) des nouveaux arrivants s\u2019implantent dans la métropole ou autour.Leur présence en région paraît infinitésimale: 0,1% ont choisi la Gaspésie, 0,2% l\u2019Abitibi et 0,3% le Saguenay, durant la même période.Avec son collègue Bouchard, M.Taylor proposera donc un moyen d\u2019inverser cette tendance, lors de leur témoignage jeudi devant la commission parlementaire qui se penche sur la future politique d\u2019immigration québécoise.C\u2019est une approche qui profite à tous, dit-il: «Il suffit qu\u2019il y ait un contact humain entre les immigrants de toutes sources et les Québécois de souche, qu\u2019ils se fréquentent un peu et les différentes craintes, les préjugés, les paniques, disparaissent.» Opération séduction La sélection des candidats pourrait même être conditionnelle à leur acceptation de s\u2019installer en région.Mais M.Taylor prône une approche plus incitative que coercitive.Il ne s\u2019agit pas de leur «forcer la main», mais de créer des conditions favorables.«On pourrait rendre l\u2019acceptation de cette personne conditionnelle à ce qu\u2019elle prenne un emploi, disons pour un certain nombre d\u2019années, pas pour toujours, à Chicoutimi, à Rimouski, etc.Ça pourrait dépanner la communauté régionale» sur le plan des besoins de main-d\u2019œuvre.Dans le même esprit, Québec devra accélérer la reconnaissance des diplômes acquis à l\u2019étranger, a-t-il ajouté.Il propose à ce sujet de prévoir, au premier chef pour les médecins, une formation d\u2019appoint, éventuellement financée par l\u2019État.La Presse canadienne K ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Amir Khadir, député de Québec solidaire, arborait le stéthoscope avec d\u2019autres médecins dimanche.PROJET DE LOI 20 Des médecins dénoncent une logique de « chaîne de montage » PHILIPPE OREALI Québec solidaire et une demi-douzaine de médecins de famille demandent au gouvernement Couillard de retirer le projet de loi 20, jugeant qu\u2019il menace de transformer le système de santé québécois en «chaîne de montage» en imposant des quotas «irréalistes».Réunis à la Clinique médicale Quartier Latin, dimanche, ces professionnels de la santé.LE DEVOIR DE DÉBATTRE Caricatures et religion : faut-il limiter ou non la liberté d\u2019expression?Arumé par Téditorialiste du Devoir, ANTOINE ROBITAILLE GARNOTTE cancatunste du Devoir MIRA FALARDEAU spécialiste de l\u2019humour visuel et co-auteure de Histoire de la caricature au Québec JEAN-PIERRE PROULX journaliste et professeur à la retraite LOUIS-PHILIPPE LAMPRON professeur agrégé.Faculté de droit Université Laval MUSÉE ^ DE L\u2019AMÉRIQUE FRANCOPHONE Québec SS LE DEVOIR Le 11 février 2015,19 h Musée de rAmérique francophone 2 Côte de la Fabrique, Québec Réservez au 418 643-2158 Prix : 12 $ (amis du musée 10 $) omnipraticiens dans la région de Montréal et ailleurs, ont dénoncé le projet de loi 20, qui risque à leur avis d\u2019accélérer l\u2019exode des médecins vers la pratique privée.Comme la Fédération des médecins omnipraticiens, la Fédération des médecins spécialistes et les Médecins québécois pour le régime public avant eux, ces professionnels de la santé affirment être préoccupés par les risques liés à l\u2019éventuelle mise en application de la « Loi favorisant l\u2019accès aux services de médecine de famille et de médecine spécialisée».La mesure législative risque d\u2019accomplir tout le contraire selon eux.Selon Amir Khadir, le projet de loi démontre la méconnaissance du Barrette face à la médecine générale.«Les gens veulent des médecins qui sont prêts à les écouter lorsqu\u2019ils en ont besoin, qui ne les mettront pas à la porte au bout de quelques minutes et qui prendront en charge l\u2019ensemble de leurs problèmes.C\u2019est ce genre de médecin que le projet de loi 20 va décourager et punir», a-t-il déclaré.Pas le temps pour le suivi S\u2019il était adopté sous sa forme actuelle, le projet de loi 20 forcerait les médecins de famille à assurer des gardes à l\u2019hôpital pendant les 25 premières années de pratique, contre 20 actuellement.Les médecins devraient en outre suivre des patients en cabinet, à raison de 1000 patients après cinq ans, un nombre qui augmenterait à 1500 au fil des années.Les médecins de famille verraient leur ré- «Si on m\u2019oblige à faire une pratique déshumanisante, [.] je vais prendre ma retraite» munération amputée de 10 à 30 % s\u2019ils n\u2019atteignent pas les cibles.«Le suivi des patients prend du temps.En suivre 25 par jour, comme nous le demande Gaétan Barrette, c\u2019est irréaliste.C\u2019est me demander de faire de la mauvaise médecine», affirme la D''® Marie-Claude Goulet, qui pratique au CLSC des Faubourgs, et qui voit déjà près d\u2019une douzaine de patients par jour.Ses collègues et elle souhaitent que le gouvernement mette temporairement de côté le projet de loi afin de mieux consulter ceux qui pratiquent la médecine familiale sur le terrain.Une médecine bien différente de celle qu\u2019a pratiquée, comme radiologiste, le ministre Barrette, n\u2019ont-ils pas manqué de souligner.Médecin de famille depuis près de 30 ans, aujourd\u2019hui dans un Groupe de médecine familiale, la Lucie Filion n\u2019écarte pas elle-même la possibilité de claquer la porte, dans la foulée du dépôt du projet de loi 20, comme l\u2019a fait la semaine dernière le Vincent Demers, chef du département de médecine générale du CSSS Jeanne-Mance, qui a annoncé sa démission dans les pages du Devoir.«Si on m\u2019oblige à faire une pratique déshumanisante, qui ne correspond pas à la médecine que je veux pratiquer, je vais prendre ma retraite et aller travailler pour Médecins sans frontières ou quelque chose d\u2019autre.Je suis une passionnée de la médecine, mais de me demander de faire un tel débit, sans écouter les gens et leurs besoins.C\u2019est non», dit-elle.Le Devoir ARABIE SAOUDITE Une militante proche de Raïf Badaoui est libérée Riyad \u2014 Une militante saoudienne, qui avait fondé un forum de discussions sur Internet avec le blo-gueur emprisonné Raïf Badaoui, a été libérée après trois mois de détention, a annoncé sa fille dimanche.Souad al-Shammari a passé environ 90 jours dans une prison pour femmes dans la ville de Jeddah, sur la mer Rouge, a déclaré sa fille Sarah al-Rimaly «Dieu merci, elle est libre maintenant», a-t-elle ajouté.M\"^® Shammari avait été arrêtée fin octobre pour des commentaires jugés injurieux envers l\u2019islam, avaient déclaré à l\u2019époque des militants proches de cette femme.File avait également mis en ligne sur Twitter des remarques à propos de dignitaires religieux.File a été libérée il y a trois jours après avoir pris l\u2019engagement par écrit de «réduire ses activités», a expliqué sa fille.M\"^® Shammari avait cofondé un site Internet, Liberal Saudi Network, avec le blogueur Raïf Badaoui, dont la condamnation en novembre à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet a suscité une vague d\u2019indignation à travers le monde.M.Badaoui, condamné pour «insulte» envers l\u2019islam, a subi une première séance de flagellation de 50 coups de fouet le 9 janvier, mais deux autres séances ont été reportées, car il n\u2019était pas suffisamment remis pour subir à nouveau le châtiment.Vendredi dernier, il n\u2019a également pas été fouetté, a indiqué la femme du militant arrêté en juin 2012 et, selon elle, sa santé est «mauvaise et s\u2019aggrave».Pas d\u2019amnistie Mm® Rimaly a indiqué de son côté que sa mère allait bien, mais qu\u2019elle avait «souffert d\u2019un manque de nutriments».Selon Amnesty International, M\"^® Shammari, mère de six enfants, travaillait comme directrice d\u2019école à Jeddah, mais «a été mise de force à la retraite de son poste en 2011, en raison de son militantisme» et «s\u2019est depuis vu refuser accès à sa pension de retraite».D\u2019après l\u2019ONG, elle a interdiction de voyager depuis mars 2013.Le Liberal Saudi Network a été fermé sur ordre de la justice.Pour Reporters sans frontières, qui a décerné à M.Badaoui son prix 2014 pour la liberté de la presse, ce site était «un réseau en ligne de discussions qui vise à encourager les débats politiques, religieux et sociaux en Arabie Saoudite».Jeudi, le nouveau roi Salmane d\u2019Arabie Saoudite a annoncé une amnistie partielle pour certains prisonniers, mais, selon Mm® ^maly, elle ne concerne ni sa mère ni Raïf Badaoui.Agence France-Presse L\u2019Égypte relâche un collègue du journaliste Mohammed Fahmy T a Caire \u2014 Le journaliste australien d\u2019Al Ja-J^zeera Peter Greste, qui a été arrêté en Égypte avec le Canadien Mohammed Fahmy, a été libéré et a quitté le pays sur un vol à destination de Chypre.Un responsable de l\u2019aéroport du Caire a confirmé que M.Greste était à bord d\u2019un vol d\u2019Fgyptair qui a décollé peu après 16 h.Peter Greste, Mohammed Fahmy et l\u2019Égyptien Baher Mohamed ont été condamnés l\u2019an dernier à au moins sept ans de prison pour des accusations liées au terrorisme, dans un procès vertement critiqué par les groupes de défense des droits de la personne.Le ministre canadien des Affaires étrangères John Baird a discuté dimanche du cas de M.Fahmy avec son homologue égyptien, Sa-meh Choukri, a annoncé son ministère dans un communiqué.M.Baird affirme accueillir favorablement la libération du prisonnier et demeurer optimiste en ce qui a trait à une résolution rapide de la situation.«Les autorités canadiennes vont continuer à collaborer étroitement avec le gouvernement égyptien pour fournir à Peter Greste M.Fahmy l\u2019assistance de nos services consulaires, de manière à assurer son bien-être», peut-on lire dans le communiqué du ministère.Un avocat de M.Fahmy a indiqué que son client saluait la libération de son collègue.«Il m\u2019a dit de dire qu\u2019il était très heureux que Peter ait été libéré et qu\u2019il espère bénéficier d\u2019un même sort.» Il n\u2019était pas possible immédiatement d\u2019obtenir des nouvelles du sort des deux autres journalistes.L\u2019agence de nouvelles officielles a annoncé sa libération dimanche, en vertu d\u2019une «approbation» présidentielle.M.Greste a passé plus d\u2019un an derrière les barreaux.Le tout a été coordonné avec l\u2019ambassade australienne au Caire.Le réseau de nouvelles Al Jazeera et Amnistie internationale considèrent que la libération de Peter Greste seulement n\u2019est pas suffisante.«Nous ne nous reposerons pas tant que Mohamed et Fahmy ne regagneront pas aussi leur liberté», a dit Mostefa Souag, directeur général intérimaire du réseau Al Jazeera.Associated Press LE DEVOIR, LE LUNDI 2 EEVRIER 2015 A 3 ACTUALITES Enfin Jean-François Nadeau Les jours défilent avec la constance du métronome, souvent conduits par la main de politiques grossières et ignorantes, sans scrupules, béates de lems triomphes à comte vue et qui se juxtaposent tristement, selon des lignes serpentines, sm un horizon de déconvenues.Un grand portrait de nous est en train de se dessiner sans nous.Au quotidien, on ne le voit pas toujours bien.Il faut prendre le temps de se retourner, de regarder derrière, d\u2019envisager les fragments dans la continuité de ce qui va à demain, pomquoi pas en commençant par observer cette semaine passée.Premier tableau.Un gouvernement très provincial s\u2019emploie à couvrir d\u2019un noir opaque le droit du public à mettre en jumière les activités des compagnies minières.À Ferment, la mine Cliffs vient de fermer.Elle laisse aux Québécois le soin d\u2019éponger ses dégâts.L\u2019affaire est devant la Corn, mais la minière n\u2019offre apparemment aucune garantie financière.Elle n\u2019est pas la seule : le Québec compte déjà plus de 700 sites miniers délaissés.Les profits partis, les ennuis restent.Il faudra au moins un siècle et plus d\u2019un milliard de dollars pom espérer décontaminer ces vieux sites abandonnés.Est-ce à cela que mène plus fort encore le nouveau « Plan Nord » ?Deuxième tableau.Les priorités et les dépenses ont été réaffectées loin de l\u2019université.Elles seront donc privées bientôt de centaines de cours.Le savoir est en chute libre.Que fait le ministre Bolduc ?Il plane, comme à son ordinaire.Nathalie Normandeau, l\u2019ancienne vice-première ministre devenue animatrice de radio, plonge de son côté en vrille pour offrir son argent et son appui à une nouvelle poursuite contre Gabriel Nadeau-Dubois.Et on apprend que le premier ministre, qui ne souffle mot, fait réaménager son bureau pour 50 000$.Le prix pour une décoration plus austère ?Troisième tableau.Les prestataires du «bien-être social», cibles faciles, chair à canon, matière à ponction, en prennent à nouveau plein les dents.Qui ose encore parler de «bien-être» à l\u2019égard de ces déclassés de notre société?Un exemple: les toxicomanes qui se lancent dans une cme de désintoxication perdront dorénavant presque tout de leur allocation.Aussi bien dire qu\u2019on les encourage à éviter de se refaire un monde.François Blais, mon ancien professeur de philosophie poh-tique devenu ministre de l\u2019Emploi et de la Sohda-rité sociale, redit à sa façon que les pauvres sont coupables de l\u2019être.Voilà bien une rengaine que nos puissants bedonnants n\u2019en finissent plus de faire fermenter.Quatrième tableau.Pom cause de proclamation de l\u2019austérité, l\u2019inspection des aliments et les visites-surprises dans les restaurants se feront au mieux par téléphone, du moins sm la Basse-Côte-Nord.Faut-il que cette région-là goûte encore plus à la misère?Le bon vieux temps revient peut-être.Au début des années 1970, les hbéraux de Robert Bourassa avaient dû avaler le scandale de la viande avariée: un témoin de la Commission d\u2019enquête sm le crime organisé affirmait avoir recyclé plus de 400 000 livres de chairs impropres à la consommation pour les revendre à la population et financer parfois des élections.Cinquième tableau, présenté cette fois du côté de la rivière des Qutaouais.Faute de la peine de mort, la prison à vie est désormais envisagée comme son supplétif.Qu\u2019il existe déjà dans notre système des modulations pour établir des distinctions entre les tueurs en série, les délinquants dangereux et les criminels d\u2019autres types, les conservateurs n\u2019en ont que faire : ferme, la prison le sera pour tous.L\u2019Université de Montréal et le King\u2019s College de Londres reconfirment pomtant que les psychopathes \u2014 20% de la population carcérale \u2014 ne réagissent pas aux punitions.Peu importe: pom soulager les poids qui pèsent sm le monde social, les populistes préfèrent les raisonnements légers.Une haute vague sécuritaire emporte tout, y compris le jugement que l\u2019on prête à Jusdn Trudeau.Bel ignorant de l\u2019histoire de son parti, celui-ci ne s\u2019insurge pas contre la volonté des conservateurs de faire en sorte de fermer les prisons à double tour sans distinction.Tout porte à croire, hélas, que les hauts taux d\u2019intérêt manifestés à l\u2019égard de Justin Trudeau ne tomberont jamais assez bas pour qu\u2019il puisse rembomser le prix de pareilles bêdses.Sixième tableau.Les conservateurs abandonnent l\u2019idée de lutter pour favoriser l\u2019égalité et se lancent à fond dans le dmcissement des tensions.Il faut lutter par tous les moyens, plaident-ils, contre ce «grand mal» qui «descend sur la planète».Les voici donc à idéahser des services secrets qui auront désormais champ fibre pour moissonner oû ils veulent.«Ceux qui abandonnent la liberté pour la sécurité n\u2019auront et ne mériteront ni l\u2019une ni l\u2019autre», disait à raison Benjamin Franklin.Les dominations dont nous connaissons déjà les parfums nauséabonds se renforcent.Elles fusionnent dans un grand carambolage des idées humanistes sm lesquelles piétinent désormais quelques insectes décomplexés.Devant cette démolition générale qui est en train de s\u2019opérer chez nous, il faut savoir choisir ce qui mérite d\u2019être sauvé et défendu, et l\u2019affirmer haut et fort au plus vite.Avez-vous remarqué que les insultes pleuvent sm les Couillard et les Harper de ce monde sans guère arriver à leur tenir dessus?C\u2019est bien la preuve que les insultes ne suffisent pas, loin de là.Les charges sérieuses s\u2019accumulent néanmoins depuis un moment et s\u2019empilent à leurs pieds.Si bien qu\u2019avec le temps, le niveau général finira bien par monter assez haut pour les submerger et emporter leurs idées au loin.Enfin.jfn@ledevoir.com \t\t \t\t \t\t \tII\t \t\t ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Plusieurs membres de Tancienne équipe de Jean-François Lisée étaient présents dimanche aux côtés de Martine Ouellet, députée de Vachon.Martine Ouellet séduit l\u2019équipe de Lisée L\u2019aspirante chef du PQ a lancé sa campagne avec l\u2019appui de syndicats et de plusieurs artistes CAROLINE MONTPETIT à Longueuil C> est flanquée de l\u2019ancienne directrice de campagne de Jean-François Lisée que Martine Quellet a lancé officiellement, dimanche à Longueuil, sa campagne à la direction du Parti québécois.La candidate, ancienne ministre des Ressources naturelles, a en effet recruté plusieurs membres de l\u2019équipe de M.Lisée pour la soutenir dans sa campagne.Pour Geneviève Marsan, ancienne directrice de campagne de M.Lisée devenue responsable des communications pour Martine Quellet, les discours de ces deux péquistes se ressemblent, même si M\u201c® Quellet estime que la campagne au leadership «commence» alors que Jean-François Lisée considérait, avant de se retirer la semaine dernière, qu\u2019elle était déjà «terminée» au profit de Pierre Karl Péladeau.La candidate Quellet avait réuni autour d\u2019elle dimanche des représentants des partis Qption nationale et Québec solidaire, ainsi que plusieurs personnalités connues, dont JiCi Lauzon, la comédienne Sylvie Legault et l\u2019auteur et scénariste François Avard.Aucun député du Parti québécois n\u2019était présent à ce lancement.Martine Quellet affirme cependant que plusieurs députés sont présentement en réflexion quant à leur choix de chef.Trouver l\u2019argent pour le filet social Même si deux représentants syndicaux, respectivement Daniel Roy, du Syndicat des Métal- FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET «.AA\tÇEvRA'T i/vTfPT>iTE,.>> rtAA\\lA CMAdWÎ '// Cf-iUFf _ // ffc.fCOLC KMis mim \\\\ ïtTwRft (fAP'WûTrf LETTRES Montréal doit un hommage à Mordecai Richler Je fis dans fes journaux que fa Ville de Montréal tarde à rendre hommage à l\u2019écrivain Mordecai Richfer, mort en 2001.J\u2019aimerais ajouter ma voix à celles qui réclament cet hommage.Même s\u2019il a eu des opinions controversées sur fa vie politique québécoise, il reste que c\u2019est d\u2019abord et avant tout un extraordinaire écrivain.Il mérite une reconnaissance digne de ce nom de la part de la Ville, d\u2019autant plus que Montréal est si présente et si vivante dans son œuvre.Il semble que l\u2019ex-maire Tremblay ait voulu nommer un belvédère sur le mont Royal en son honneur, mais, franchement, ça me semble un bien petit honneur.Pourquoi ne pas faire les choses bien?Il a déjà été question de donner son nom à une rue du Mile-End, où se déroule la majeure partie de ses romans.La rue Fairmount, par exemple.Montréal est une ville de culture, montrons-le ! Mordecai Richler est l\u2019un de ses plus illustres enfants.Bougon et malcommode peut-être, mais ses livres sont d\u2019une irrésistible drôlerie et d\u2019une grande humanité.Ne craignons pas la controverse mesquine et rendons-lui un hommage à la mesure de son talent.Caroline Jarry Le 29 janvier 2015 Lettre ouverte à E.Hunter Harrison, président du CP Les milieux du vélo, des affaires et des loisirs unissent aujourd\u2019hui leur voix pour dénoncer une situation déplorable qui cause préjudice à des centaines de citoyens, aux piétons et aux cyclistes qui souhaitent emprunter le passage et la piste cyclable permettant la circulation est-ouest menant au parc Jarry.Une clôture, que le Canadien Pacifique refuse obstinément de déverrouiller, met abruptement fin à la circulation piétonnière et cycliste vers la Gare du Parc et l\u2019ouest de Montréal, forçant notamment des centaines de travailleurs à effectuer un long détour pour se rendre à la gare ou pour se déplacer d\u2019un quartier à l\u2019autre.Les demandes répétées adressées au CP en vue de corriger cette situation sont toutes demeurées sans réponse.De plus, aucun motif n\u2019a été fourni quant à la pertinence de cette interdiction de circuler.Empêchés d\u2019accéder au passage à niveau, des citoyens sautent la clôture ou créent des brèches leur permettant de traverser.Tel est le véritable enjeu de sécurité.Nous dénonçons vigoureusement l\u2019attitude du CP dans ce dossier et nous faisons aujourd\u2019hui à nouveau appel à vous afin que l\u2019accès légitime et sécuritaire au passage et à la piste cyclable soit rapidement fourni aux piétons, aux usagers du train et aux cyclistes.Votre voie ferrée traverse des quartiers vivants et animés, et les citoyens qui y habitent ont des besoins qui méritent attention et considération.Le comportement corporatiste de votre organisation nuit à la mobilité de ces citoyens, d\u2019un quartier à l\u2019autre.Les villes du XXI® siècle ont toutes à cœur fa mobilité durable de leurs citoyens, et fes alliés naturels de cet objectif devraient être fes entreprises de transport collectif sur roues et sur rail.Suzanne Lareau, p.-d.g.de Vélo-Québec Richard Hylands, président de la Corporation immobilière Kevric Eugène Lapierre, vice-président principal, tennis professionnel - Québec, Tennis Canada Le 30 janvier 2015 LIBRE OPINION Un cri du cœur pour l\u2019hôpital Santa Cabrini IRENE GIANNETTI Ancienne directrice générale de l\u2019Hôpital Santa Cabrini (1988-2011), membre honoraire de la Fondation Santa Cabrini.Lettre au premier ministre Philippe Couillard De nombreuses personnes, issues notamment de la communauté d\u2019origine italienne, sont inquiètes de l\u2019avenir que réserve le projet de loi 10 à l\u2019hôpital Santa Cabrini/CA Dante (ci-après nommé «Santa Cabrini»).Toutes ces personnes, souvent bénévoles, ont bâti, développé, soutenu et financé leur hôpital.Pourtant à compter du 1®® avril 2015, le conseil d\u2019administration de leur établissement disparaîtra au profit de mégastructures lourdes et impersonnelles que seront les CISSS.Mais la disparition de l\u2019hôpital communautaire n\u2019est bonne ni pour Santa Cabrini ni pour le Réseau de la santé et des services sociaux.En effet, il n\u2019y aura aucun contrepoids à la nouvelle forme de gouvernance que vise le projet de loi 10.Le futur CISSS, vidé des conseils d\u2019administration actuels, sera sous fa gouverne exclusive de quelques personnes choisies ou nommées par fe ministre.Un seul représentant des Fondations des établissements regroupés ne pourra y siéger qu\u2019à titre d\u2019observateur.Vous-même, à l\u2019époque ministre de fa Santé, avez créé en 2005 fes CSSS, tout en prévoyant des exceptions.Santa Cabrini avait alors été désigné « hôpital de première instance».Vous aviez reconnu fes particularités ethnocuftureffes de cet hôpital sachant pertinemment qu\u2019if n\u2019était pas nécessaire d\u2019être fusionné au CSSS pour continuer à travailler en partenariat avec fe Réseau de fa santé et des services sociaux.Le p.-d.g.du futur CISSS aura bien d\u2019autres obligations que de se soucier des particularités de chacun des établissements sous sa tutelle.La communauté d\u2019origine italienne, qui a créé Santa Cabrini, a bien raison de s\u2019inquiéter.Une fois f\u2019hôpitaf coupé de son conseil d\u2019administration, qui veillera à faire valoir son histoire, ses réalités linguistiques et culturelles ?Sans oublier que ce projet de foi enlève toute participation citoyenne et dépossède chacune des collectivités focales de son hôpital.Pourtant, ne faudrait-if pas continuer à bâtir en respectant fe travail des communautés qui se sont investies avant nous ?Perdu dans la pile Les CSSS sont déjà des entités complexes, et la population a peine à s\u2019y retrouver dans tous ces acronymes.Ajouter des CISSS ne fera qu\u2019ajouter à fa confusion.Et que dites-vous à tous ces donateurs qui ont cru à fa Fondation de leur établissement?Ifs ont pourtant financé de nombreux projets, contribqant ainsi à réduire fa dépense publique.A titre d\u2019exemple, fa création du Centre de lutte contre fe cancer de Santa Cabrini serait un dossier perdu dans une pile de requêtes et non une réalité concrétisée grâce aux nombreux donateurs de fa Fondation Santa Cabrini.Le conseil d\u2019administration de Santa Cabrini n\u2019existant plus à partir d\u2019avril prochain, comment fa Fondation pourra-t-elfe établir fes priorités de f\u2019hôpitaf auquel if est rattaché et planifier ainsi ses campagnes de sollicitation?L\u2019hôpital n\u2019existera plus en tant qu\u2019entité juridique ! Toute décision, tout projet d\u2019amélioration des services suivra un processus décisionnel long, ardu et partisan.Celui qui est fe plus fort risque d\u2019être entendu au détriment des autres.Les équipes focales auront à se battre constamment pour recevoir l\u2019écoute dans un contexte décisionnel encore plus lourd et plus éloigné de leurs réalités et de leurs patients.Mettre toute son énergie dans un modèle centralisé de gouvernance, refaire un autre exercice de fusions d\u2019établissements, éliminant par fe fait même fes bé-névofes que sont fes membres de conseil d\u2019administration, voilà des paris à haut risque.La nouvelle bureaucratie, foin des préoccupations de sa base, risque fort de s\u2019éloigner de fa raison d\u2019être de chaque institution : fe patient dans sa communauté.En soutien de cette demande visant le maintien d\u2019un conseil d\u2019administration propre à Santa Cabrini: Pierre Guzzo, Claudio Sabatino, Dominique de Pas-quale, Antoinette Vaccaro, Angela Mar-rone, Salvatore Russello, Pio Carbonaro. LE DEVOIR LE LUNDI EEVRIER 2015 A 7 IDEES Lommission a enqueue sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction E9 E9 E9 ES Ivl Renaud Lachance ^ Commissaire Hon France Charbonnea Présidente GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE La commission Charbonneau a fait un exceiient travaii jusqu\u2019ici.Mais vite, ie rapport flnai ! La commission Charbonneau a assez duré PATRICE GARANT Professeur émérite de droit public et bénévole à l\u2019Entraide Basse-ville, il vient de faire paraître La justice invisible ou méconnue \u2014 Proj)os sur la justice et la justice administrative, aux Editions Yvon Blais.oit-on prolonger indéfiniment le mandat des commissions d\u2019enquête ?Ces commissions ont une certaine importance dans l\u2019arsenal des institutions de notre droit public.Leur mission spécifique est de faire la lumière sur des faits ou situations d\u2019intérêt public et de faire des recommandations en vue d\u2019apporter des corrections, surtout en matière de réformes législatives ou administratives.La commission n\u2019est pas un tribunal, même si elle en a certaines attributions coercitives ; elle n\u2019est pas non plus un législateur.De façon générale, les commissions ont le défaut d\u2019étirer le temps, de manquer de rigueur dans l\u2019emploi du temps, surtout lorsqu\u2019elles se donnent en spectacle télévisuel, et.de coûter assez cher au Trésor public.En effet, plusieurs commissions ne respectent pas les délais qui leur sont impartis.La commission Charbonneau devait remettre son rapport final le 19 octobre 2013 ; une prolongation a été accordée jusqu\u2019au 19 avril 2015.Et maintenant, il lui faudrait encore sept mois (novembre 2015).La Commission a été créée en octobre 2011 ! Réformes avant le dépôt d\u2019un rapport Par ailleurs, on observe que, souvent, les réformes législatives viennent avant le dépôt du rapport final d\u2019une commission.Ce fut le cas par exemple de la commission Gomery; les réformes sont plutôt survenues à la suite des rap- ports de la vérificatrice générale du Canada et de la commission parlementaire.Quant aux poursuites criminelles qui ont suivi, la GRC avait probablement déjà tout ce qu\u2019il fallait pour les mener à terme.Dans le cas de la commission Charbonneau, on a signalé que le législateur québécois avait déjà apporté plusieurs réformes législatives importantes (au moins dix lois).Par ailleurs, il faut se rendre compte que, parallèlement à une commission d\u2019enquête, il y a d\u2019autres institutions qui œuvrent dans les mêmes plates-bandes, surtout en vue que soient sanctionnés les manquements aux lois; c\u2019était le cas de la GRC parallèlement à la commission Gomery, c\u2019est le cas de l\u2019UPAC parallèlement à la commission Charbonneau.Pour ce qui est du financement des partis politiques, il y a tout de même une autre institution prestigieuse qui s\u2019appelle le Directeur général des élections, nanti aussi de pouvoirs d\u2019enquête: «Le DGE a le pouvoir d\u2019enquêter et d\u2019intenter des poursuites dans le cas de violations de la Loi électorale ou de la Loi sur la consultation populaire.Il peut le faire à la demande d\u2019un plaignant ou de sa propre initiative.» (Tiré du site officiel) Les commissions d\u2019enquête ont certes des effets bénéfiques, mais plusieurs d\u2019entre elles ont donné lieu à des contestations judiciaires interminables et coûteuses Perdus dans le vent Les commissions d\u2019enquête ont certes des effets bénéfiques, mais il ne faut pas oublier que plusieurs commissions ont donné lieu à des contestations judiciaires interminables et coûteuses : la commission Keable, la commission Sinclair Stevens, la commission Krever, la commission Poitras, la commission sur la Somalie, la commission Gomery : dans ce dernier cas, la Cour fédérale a été saisie de plu- sieurs contestations et n\u2019a pas été tendre à son égard.Pinalement, certains, et j\u2019en suis, apprécieront les développements importants des rapports de ces commissions sur le plan des principes et des réformes souhaitables.Mais hélas, les messages sont souvent perdus dans le vent.sinon (ablet-tés, comme le rapport lui-même.À titre d\u2019exemple, mentionnons le récent rapport Bastarache sur la nomination des juges.Certes, des réformes ont été apportées au Québec poiu les juges de nomination provinciale, mais les principes énoncés par le commissaire Bastarache (ex-juge de la Cour suprême!) devraient valoir tout autant pour les juges de nomination fédérale, siutout ceux de la plus Haute Cour.Qr dans les récentes nominations, l\u2019objectif d\u2019encadrement de la discrétion de l\u2019exécutif, de transparence et de consultation efficace (Rapport, p.276 ss.) a été tout simplement bafoué par le gouvernement Harper.Qutre le cas du juge Na-don, pour lequel la Cour suprême est intervenue, afin de taper sur les doigts du gouvernement Harper, certains journalistes ont soulevé le cas plus récent de la juge Côté ; devant une commission parlementaire ou autre, plusieurs auraient eu des questions pertinentes à lui poser sur son passé fiscal ou même judiciaire.Silence et non-transparence ! La commission Charbonneau a fait un excellent travail jusqu\u2019ici.Mais vite, le rapport final ! Je suis entièrement d\u2019accord avec l\u2019éditorial de Josée Boileau {Le Devoir, 29 janvier).Au surplus, en période d\u2019austérité budgétaire, il serait plus sage de couper ici plutôt que dans le budget de l\u2019aide sociale ! ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE Abolir des cours, c\u2019est normal Dire que c\u2019est dû aux compressions relève du raccourci intellectuel ANNE-MARIE GINGRAS Professeure au département de science politique, UQAM bolir un cours à l\u2019université est un processus routinier, et même sain dans bien des circonstances.Que ce soit présenté par des syndicats en enseignement comme la «mesure» des compressions Présenter un portrait juste des dans l\u2019exercice de relations publiques auquel ils se sont livrés dernièrement est un raccourci intellectuel qui vise à rendre intelligible une variété de situations difficilement comparables.A l\u2019université, on abolit des cours, on en modifie et on en crée.L\u2019université se renouvelle, les programmes sont évalués, réajustés, peaufinés et améliorés.Le texte «Des cours abolis par dizaines dans les universités » {Le Devoir, 28 janvier), qui fait état des cours abolis depuis quelques années dans les universités québécoises, fait l\u2019impasse siu les cours créés et ne dit mot des cours qui sont des doublons.Dommage, cela aiuait permis de dresser un meilleur portrait des compressions dans les universités.Dans mon domaine, en science politique, des événements et des circonstances commandent l\u2019abobtion de coius.La chute du mur de Berlin, compressions dans les universités est une nécessité le 11 septembre 2001, la mondialisation, les tensions géopolitiques, l\u2019introduction de nouvelles technologies médiatiques, l\u2019effritement entre la vie privée et la vie pubbque et la siuveillance des citoyens à laquelle se livrent de nombreux organismes gouvernementaux de renseignement, par exemple, nous ont fait ou nous font modifier les priorités en enseignement et en recherche.Normal.Les évaluations de programmes effectuées tous les 10 ou 15 ans mènent inévitablement à des abolitions de cours.Qn rafraîchit le programme, on ajuste l\u2019offre réelle de coius à la liste théorique des cours, on réorganise en fonction des recherches des nouveaux professeurs et aussi à l\u2019évolution de la discipline.11 arrive qu\u2019on retranche des cours de la liste obligatoire de certains programmes, les jugeant moins pertinents qu\u2019il y a 15 ou 20 ans.Normal.Qn abolit aussi des cours quand la formule est jugée inadéquate ; de nouvelles méthodes pédagogiques sont essayées, quelquefois avec succès, quelquefois non.11 arrive que des cours ou des programmes ne suscitent pas l\u2019intérêt escompté.Devrait-on garder un cours qui, année après année, n\u2019attire que quatre ou cinq étudiants au baccalauréat ?Le donner tous les deux ans constitue-t-il un immense affront aux étudiants ?En perspective Le document de la Eédération nationale des enseignants du Québec ne semble pas mettre en perspective le nombre de cours abolis par rapport au nombre total de cours dispensés dans les diverses institutions.Que signifient 250 cours dans l\u2019immense Eaculté des arts et des sciences de l\u2019Université de Montréal?Quelle proportion cela repré-sente-t-il ?11 arrive qu\u2019à l\u2019UdeM, comme à l\u2019UQAM, le même cours soit donné à deux poupes, ou plus, quelquefois sous deux sigles différents.Abolir l\u2019un des deux n\u2019équivaut pas tout à fait à une abolition de coius, même si, techniquement, on doit le considérer ainsi.C\u2019est un cours vraiment dispensé, pourtant.Les abolitions de cours doivent être comprises dans l\u2019économie générale des programmes, et le raccourci qui consiste à faire équivaloir abolition de cours et détérioration de la formation des étudiants est véritablement trompeur.Présenter un portrait juste des compressions dans les universités est une nécessité.Mais l\u2019exercice auquel s\u2019est livré la ENEEQ-CSN plombe le débat public plus qu\u2019il ne l\u2019éclaire.Critiquer les abolitions de cours ou de programme à tout vent est une bien étrange position.Voudrait-on que l\u2019université québécoise de 2015 ressemble à celle de 1995?A propos d\u2019autocensure John R.MacArthur Au cours de plusieurs interventions sur des plateaux de télévision et à la radio le mois dernier, je me suis rendu compte que les dessinateurs et les journalistes français assassinés à Paris auraient pu être moi ou quelques-uns de mes collègues américains.Mais ce n\u2019était pas seulement la peur qui m\u2019a stressé dans les 72 heures suivant le cauchemar de Charlie Hebdo.Dans ces interviews, j\u2019ai été interrogé sur des sujets familiers qui ont beaucoup influencé ma carrière de journaliste et d\u2019éditeur : les principes auxquels je tiens depuis toujours.Cependant, je me suis retrouvé face à une contradiction qui divise le journalisme américain au moment oû nous avons le plus besoin d\u2019une unanimité mondiale contre la censure de la violence.Malgré la publication des couvertures « blasphématoires » de Charlie Hebdo dans d\u2019importants magazines et journaux \u2014 par exemple, le New Yorker et VHuffington Post les ont reproduites sur leurs sites Internet et le Washington Post, après avoir hésité le premier jour, a fait pareil en imprimé \u2014, le New York Times et l\u2019Asso-ciated Press ont, pour leur part, choisi l\u2019autocensure.Au même moment, des réseaux d\u2019actualités, comme CNN et MSNBC, ont annoncé qu\u2019ils ne montreraient pas les images qui ont provoqué les attentats.Bien sûr, au moment de telles crises, les patrons de médias doivent chacun prendre en considération la sécurité de leurs employés, les traditions de la maison et le climat politique du moment.Ma décision était peut-être plus contrainte que celle de mes homologues, vu l\u2019engagement historique de Harper\u2019s Magazine dans la défense d\u2019écrivains et de satiristes confrontés à la colère des islamistes radicaux.Malgré mes soucis de sécurité, sans parler de ma frousse personnelle, mon équipe m\u2019a vite rappelé qu\u2019hésiter deux minutes à me déclarer solidaire avec Charlie Hebdo nuirait gravement à la réputation de Harpe/s.En 1988, nous avons publié un extrait des Versets sataniques de Salman Rushdie et, plus tard, après la fatwa de l\u2019ayatollah Khomeini, nous avons été à la tête de la contre-attaque qui a conduit à une manifestation de protestation des auteurs à New York.En 2006, nous avons aussi publié un essai d\u2019Art Spiegelman qui a critiqué les célèbres caricatures danoises du prophète en passant par une discussion sur le sens et le but de la satire.Dans le cadre de l\u2019essai, nous avons reproduit les dessins « offensants » pour les musulmans, ainsi que des caricatures antisémites (celles-là étant le fruit de compétitions satiriques sponsorisées en Iran et en Israël) pour justement démontrer que l\u2019offense dépend largement de la cible et que, si on permet l\u2019un, on doit permettre l\u2019autre.L\u2019élément essentiel qui manque En tant que juif et chroniqueur graphique de l\u2019Holocauste, Spiegelman souligna ceci: «Ayant grandi avec deux parents qui avaient survécu à Auschwitz, j\u2019ai été obligé de me réconcilier il y a longtemps avec les conséquences parfois douloureuses de soutenir la liberté de parole».Spiegelman a cité Louis Brandeis, premier membre juif de la Coiu suprême: «Si l\u2019on a le temps d\u2019exposer à travers la discussion les mensonges et les erreurs, de détourner le mal par les processus d\u2019éducation, le remède vient plus de la parole que du silence forcé.» L\u2019autocensure, même si c\u2019est pour défendre les innocents ou le bon goût, n\u2019est pas un remède au fanatisme violent.Je sais que les dirigeants du Times et de l\u2019AP diraient que leur refus de montrer des couvertures de Charlie Hebdo est tout simplement une question de gestion prudente, et non pas de timidité qui encouragerait les méchants.Toutefois, je ne comprends pas comment on peut présenter et analyser la tuerie du 7 janvier sans montrer aux lecteurs et aux téléspectateurs un élément essentiel du récit: la chose même qui a suscité la rancune des assassins.Comment appuyer le droit de faire de la satire si on n\u2019aborde pas l\u2019œuvre du satiriste?Je ne crois pas à la provocation gratuite, mais les médias qui reculent devant la menace de la violence manquent de respect à leur public.La réponse de la presse et du gouvernement américain au massacre reflète peut-être une tendance très américaine à répondre avec une politesse excessive à des actes manifestement impolis.Est-ce pour cela qu\u2019aucun membre du cabinet d\u2019Qbama n\u2019a participé à la manifestation de masse à Paris ?Dans mon milieu libéral, après les meurtres, j\u2019ai entendu parler de l\u2019obligation de «respecter les sensibilités musulmanes».Les partisans de cette tolérance bien-pensante, je les renvoie à la dernière chronique d\u2019Eisa Cayat, psychanalyste et chroniqueuse abattue dans les bureaux de Charlie Hebdo.Dans « La capacité de s\u2019aimer », elle révèle une tendre sensibilité qui méritait, elle aussi, d\u2019être défendue jusqu\u2019à la mort.John R.MacArthur est éditeur de Harper\u2019s Magazine.Sa chronique revient le premier lundi de chaque mois.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagne (adjoints a la direction de l\u2019information), Piivto\\n& Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Michel Garneau (caricaturiste) ,}a.cqyx&^ Nadeau (photographe), Michael Monnier et Ohvier Zuida (recherchistes photos), information générale : Isabelle Pare {chef de division), Lisa-Marie Gervais (education),\tShields (environnement), Araoho.Daoust-Boisvert (santé), Pauhne Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion (sports), Bnan Myles, Jessica Nadeau, Philippe Orfah et Karl Rettino- ParazeUi (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T>av\\A(chroniqueur), Helene Buzzeth et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cinno et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), Juhe Carpentier (pupitre), information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), François Levesque et Carohne Montpetitfre/îorfe^J, Benoît Munger et Philippe Papineau(pw/îzfrej, information économique Gerard Berube (chef de division), François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gerald DaUaire (pupitre), information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Guy Taillefer (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editonale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Fredenc Legare-Tremblay (pupitre), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Frappier et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G Ferrans et Corahe Mensa (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Manon Derome (Montreal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITE Edith Caron (adjointe), Jean de BiUy, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Claire Paquet, Chantal RamviUe et Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais {coordonnatrice), Laurence Hemond (secretaire) PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Monn, et Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service a la clientèle), Manon Blanchette, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Nathahe Eihon et Kevin McKissock ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Elorentina Draghici et Xavier Pigeon (par interim) A 8 LE DEVOIR LE LUNDI EEVRIER 2015 ACTUALITES SANTÉ SUITE DE LA PAGE 1 Comme le ministre, Jean-Pierre Ménard s\u2019inquiète du fait que le nombre de médecins augmente ainsi que leur rémunération, pendant que les services à la population diminuent.C\u2019est ce qu\u2019indiquent les données de la RAMQ.Les causes de ce phénomène restent à éclaircir \u2014 cas plus complexes et fusion d\u2019actes, disent les médecins.Semaines plus courtes et temps partiel, déplore le ministre.«Mais on voit bien que le gouvernement n\u2019a pas négocié pour la population.On a ajouté deux milliards sans exiger plus de services, c\u2019est de l\u2019argent gaspillé ! Qui parle pour les patients ?» Pour M® Ménard, ce n\u2019est pas en imposant des quotas que l\u2019on réglera le problème.«Il faut s\u2019attaquer à l\u2019organisation médicale et au mode de rémunération des médecins», dit-il.Le mode de paiement à l\u2019acte favorise le volume.De plus, en forçant les médecins à travailler davantage, le projet de loi 20 risque de gonfler la facture, puisque plus d\u2019actes seront effectués.M® Ménard craint que d\u2019autres services doivent être coupés pour payer cette facture.Au premier coup d\u2019œil, les nouvelles exigences du projet de loi 20 envers les médecins spécialistes comportent moins de risques de dérives pour les patients, observe le juriste.Mais il n\u2019y voit pas davantage de solutions porteuses.«Le délai pour répondre à une consultation à l\u2019urgence ou les listes d\u2019attente, ça ne devrait pas être dans un projet de loi.Ces pouvoirs devraient appartenir depuis longtemps à l\u2019hôpital!» Pour M® Ménard, le statut de libre entrepreneur des médecins au sein de l\u2019hôpital cause préjudice aux patients.11 déplore le climat de confrontation dans lequel se mettent en place les réformes actuelles.Le ministre dans un coin du ring, les médecins dans l\u2019autre.« C\u2019est une lutte médiatique, à qui aura la réplique la plus percutante.Mais c\u2019est le fond qu\u2019il faut regarder, pas en faire une joute.» D\u2019autant que les problèmes d\u2019accès ne se régleront pas en s\u2019attardant à un seul maillon de la chaîne, soit les médecins.«Il faut parler des soins infirmiers, des soins à domicile, de la prise en charge des personnes âgées.Encourager la concertation.Pas la confrontation.» Le Devoir ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) refuse de rendre les données pertinentes disponibles aux chercheurs universitaires.RAMQ La transparence mise en attente AMELIE DAOUST-BOISVERT Alors même qu\u2019un peu de données objectives permettrait d\u2019éclairer les débats complexes autour des réformes en santé du ministre Gaétan Barrette, la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) refuse de rendre les données pertinentes disponibles aux chercheurs universitaires qui en font la demande.La RAMQ, qui détient toutes les données sur la rémunération des médecins et plus encore, refuse toute nouvelle demande de recherche jusqu\u2019au 15 juillet, et accuse un important retard dans le traitement des demandes reçues, a appris Le Devoir.La professeure à l\u2019Université de Sherbrooke Mylaine Breton devait vérifier si les patients pris en charge en vertu du guichet d\u2019accès à un médecin de famille avaient pu bénéficier d\u2019un réel suivi.C\u2019est la mesure qui avait valu une prime à Yves Bolduc.«Ils me disent que ce sera plusieurs mois d\u2019attente.C\u2019est ironique alors que j\u2019ai du financement public pour cette recherche.» Les chercheurs paient jusqu\u2019à plusieurs dizaines de milliers de dollars à la RAMQ pour obtenir ces données.Damien Contandriopoulos, de l\u2019Université de Montréal, a pour sa part obtenu plus de 200 000$ du Commissaire à la santé et au bien-être pour, justement, documenter l\u2019effet des modes de rémunération des médecins.Quelle n\u2019a pas été sa surprise de voir l\u2019accès aux données essentielles mis en veilleuse.11 craint que cela ne retarde ses recherches d\u2019un an.«Dans le contexte des réformes, on a besoin d\u2019informations rapides et fiables, c\u2019est inacceptable!», s\u2019inquiète-t-il.«Le droit du citoyen à la transparence est brimé.Pendant ce temps, nous n\u2019avons pas de source neutre et fiable pour analyser les projets de loi 10 et 20.» La RAMQ répond que son équipe affectée à la production de données a été «grandement réduite par un important départ d\u2019employés».«Des postes sont vacants, et nous devons former de nouveaux employés, affirme la porte-parole Caroline Dupont.Tous les moyens sont mis en oeuvre pour que la situation se résorbe le plus rapidement possible.» Le Devoir RÉFUGIÉS SUITE DE LA PAGE 1 Le nombre d\u2019arrivées est toujours difficile à prévoir en ce domaine, mais Le Devoir a appris que le gouvernement du Québec travaillait avec une cible de 600 réfugiés pour 2015.Au ministère de l\u2019Immigration, on souligne qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une «hypothèse de travail».Le porte-parole Jonathan Lavallée ajoute que cette estimation est tributaire de bien des impondérables, comme la capacité de traitement des demandes de visa aux ambassades d\u2019Ankara (Turquie), de Beyrouth (Liban) et d\u2019Amman 0or-danie) et que cela dépendra aussi de l\u2019efficacité de la progression des dossiers du côté de l\u2019Agence des Nations unies poru les réfugiés.Comme c\u2019est toujours le cas pour les réfpgiés pris en charge par l\u2019Etat, la plupart iront à Québec et en région.M.Reichhold s\u2019attend par ailleurs à ce qu\u2019une majorité ne soient pas de religion musulmane.«On soupçonne que ça va être principalement des Syriens de minorité chrétienne.Le Canada veut privilégier ça.» En décembre, le secrétaire parlementaire du ministre de l\u2019Immigration Chris Alexander, Costas Menegakis, a indiqué que son gouvernement allait «prioriser les minorités ethniques et religieuses, celles qui sont menacées» en Sjuie, ce qui lui a valu maintes critiques.Interrogé à ce sujet en début d\u2019année par Le Devoir, le cabinet du ministre avait répondu ceci: «Les personnes qui sont exposées à des risques parce qu\u2019elles appartiennent à une minorité religieuse, à une minorité sexuelle ou parce qu\u2019elles ont été victimes d\u2019un viol sont et demeureront notre priorité.» Des réfugiés parrainés Le second groupe de réfugiés attendus au Québec en 2015 \\ J' ID (entre 600 et 800 personnes) sera parrainé et pris en charge financièrement par des organismes de bienfaisance.La plupart se trouvent dans la métropole.Contrairemeqt aux réfugiés parrainés par l\u2019Etat, ceux-là «viennent de partout», explique M.Reichhold, et les minorités ne sont pas nécessairement ciblées.Par contre, plusierus d\u2019entre eux ont de la famille ici.Pas moins de 40% des Canadiens d\u2019origine sjuienne vivent au Québec, la majorité dans la grande région de Montréal.Actuellement, 1300 dossiers de parrainage privé sont actifs pour la Sjuie, et 400 personnes ont pu être accueillies de cette façon au Québec en 2014.(Jes dernières années, le gouvernement Harper s\u2019est fait critiquer par les groupes d\u2019aide aux réfugiés de ne pas en faire assez pour en accueillir.La question est d\u2019autant plus délicate que le conflit sjuien a créé une crise sans précédent.L\u2019été dernier, l\u2019Agence des Nations unies poru les réfugiés a lancé un appel à l\u2019aide aux pays occidentaux poru qu\u2019ils ouvrent pas moins de 100 000 places rapidement.Et le gouvernement du Québec n\u2019est pas en reste.Le TCRI estime que le ministère doit investir davantage dans les structures d\u2019accueil pour ces personnes.«On pourrait faire nettement mieux», plaide M.Reichhold.Le TCRI doit d\u2019ailleurs interpeller le gouvernement Couil-lard à ce propos ce lundi dans le cadre de la commission parlementaire sur la nouvelle Politique québécoise sur l\u2019immigration.Sa principale crainte est le statu quo.«Il y a eu un Ran d\u2019action adopté il y a deux ans [sous le gouvernement du Parti québécois].Les libéraux étaient prêts à le poursuivre, mais il est sur la glace depuis un an.On voulait renforcer la francisation et le volet \u201cemploi\u201d mais rien n\u2019a été fait et on va le dénoncer.» Le Devoir BULENT KILIC AGENCE FRANCE-PRESSE Un camp de réfugiés syriens, à Suruc, en Turquie GRECE SUITE DE LA PAGE 1 Pinances, qui avait déjà conseillé à l\u2019ancien premier ministre Georgios Papandréou de suspendre le paiement de la dette.Dernier affront, il a contesté le droit de Bruxelles d\u2019imposer à la Russie de nouvelles sanctions (qui coûtent très cher à la Grèce) en rappelant que ce type de décision doit être prise à l\u2019unanimité.Poru l\u2019économiste Jacques Sapir, le signal est on ne peut plus clair.«Tous les signes montrent que la négociation sera très dure.Les commentateurs n\u2019ont voulu voir dans la montée de Syriza que la dimension sociale, oubliant qu\u2019il y avait une véritable dimension nationale.Il ne faut jamais oublier que, dans l\u2019histoire tragique de la Grèce, le discours souverainiste a toujours été associé à la gauche.Son abandon explique largement l\u2019effondrement du Pa-sok.En Grèce, depuis deux siècles, la lutte nationale a toujours été associée à la lutte sociale.» Le piège se referme La négociation qui s\u2019amorce pourrait être l\u2019ultime test du système monétaire européen, estime Jacques Sapir.Selon lui, l\u2019échec des politiques d\u2019austérité ne fait plus de doute, même au PMI, qui a toujours douté du parti pris idéologique des deux autres membres de la troïka, l\u2019Union européenne et la BCE.Selon M.Sapir, même s\u2019il dit vouloir conserver l\u2019euro, le nouveau gouvernement se prépare à tout.«Il ne prend que des mesures qu\u2019il pourrait continuer à financer s\u2019il faisait défaut.Syriza cherche à préserver un équilibre budgétaire strict au cas où la Grèce ne pourrait plus emprunter advenant une sortie de l\u2019euro.Cela n\u2019a certainement pas échappé aux experts de Bruxelles.» Pour M.Sapir, le véritable enjeu de ces négociations n\u2019est pas tant la fin de la politique d\u2019austé- rité que l\u2019annulation d\u2019une partie de l\u2019insoutenable dette grecque ou un moratoire 6!«au moins trente ans, comme celui qui avait été accordé à l\u2019Allemagne en 1953».Qr, l\u2019Allemagne, qui devrait largement financer ces mesrues, n\u2019a plus beaucoup de marges de manœuvre, explique l\u2019économiste.«Si on ne trouve pas rapidement un compromis, il n\u2019est pas du tout impossible que la Grèce décide unilatéralement dé faire défaut.La zone euro suspendra alors tous ses paiements à la Grèce.La Grèce répondra probablement par la suspension de ses propres paiements.L\u2019Union européenne pourrait alors décider de ne plus alimenter le pays en liquidités et de ne plus autoriser la circulation des euros grecs en Europe.» Ce scénario n\u2019a rien de la science-fiction selon M.Sapir puisqu\u2019il avait commencé à se développer à Chypre en 2013.La seule façon de l\u2019éviter, c\u2019est que Sjuiza recule, ce qui signerait à court terme une forme de suicide politique.A moins que «les Allemands aillent à Canossa», dit M.Sapir.N\u2019est-ce pas un empereur allemand qui avait imploré le pape devant Canossa afin de ne pas être excommunié ?«Je crois que l\u2019Allemagne n\u2019est pas du tout prête à faire le moindre compromis, même si la Erance va tout faire pour cela.Les Allemands sont convaincus que, s\u2019ils cèdent à la Grèce, qui ne représente que 3 à 5% du PIB de l\u2019Union, ils enverront un très mauvais signal aux Espagnols, aux Portugais et, à terme, aux Italiens.Mieux vaudrait cautériser la question grecque plutôt que de laisser se produire un effet domino.» Selon l\u2019économiste, le piège de la monnaie unique est en train de se refermer sur l\u2019Allemagne.«L\u2019Allemagne est devant un choix cornélien.Soit elle accepte un processus de contagion à l\u2019intérieur de la zone euro, et Berlin risque de se retrouver obligé de payer in fine pour la stabilité de la zone, ce qu\u2019elle ne veut sous aucun prétexte.Soit elle s\u2019oppose fermement et provoque une crise qui entraînera elle aussi une contagion.Si la Grèce sort de l\u2019euro, un certain nombre de pays seront plus ou moins contraints de la suivre.» Si L\u2019Allemagne cède, Jacques Sapir estime que le mouvement de contagion qui devrait s\u2019ensuivre porurait lui coûter jusqu\u2019à 8% de son PIB sru une période de cinq ou dix ans.Certains experts, comme Jean Arthuis, président de la Commission des finances de la Caisse des dépôts, mettent plutôt la barre à 12%.«L\u2019Allemagne ne peut pas se le permettre, dit M.Sapir.Les Allemands préféreront casser la zone euro plutôt que de se retrouver dans cette situation.Mais ils chercheront évidemment à faire porter le chapeau à quelqu\u2019un d\u2019autre.» Poru l\u2019économiste, ce cul-de-sac ne fait qu\u2019illustrer une réalité incontournable : il n\u2019y a pas de monnaie unique sans mécanismes de péréquation.Qr, cette péréquation reposerait aujorud\u2019hui essentiellement sru l\u2019Allemagne.«Il faut comprendre que l\u2019Allemand moyen, qui a déjà beaucoup payé pour la réunification, ne veut plus payer pour les autres.Qu\u2019est-ce qui fait qu\u2019on accepte de payer pour les régions les plus pauvres?C\u2019est le sentiment national.Dans tous les pays, il y a des régions pauvres.La péréquation est normale parce qu\u2019on est une nation.Or, ça n\u2019existe pas en Europe!» Renationalisation des dettes D\u2019ailleurs, la BCE aurait implicitement admis que la fédéralisation des dettes avait atteint ses limites, dit M.Sapir.En 2012, son président Mario Draghi n\u2019avait-il pas affirmé que la BCE était «prête à tout pour sauver l\u2019euro»?Pourtant, le 22 janvier derifier, il aimonçait que la BCE rachèterait des dettes des pays de la zone eruo, mais il précisait que celles-ci demeureraient pour 80% de la responsabilité des Banques nationales.Selon M.Sapir, il s\u2019agit d\u2019une «mesure prise en désespoir de cause devant l\u2019évolution de la situation économique, mais aussi politique, de la zone euro».La BCE dit en résumé à l\u2019Europe qu\u2019elle ne peut pas fédéraliser la dette plus avant s\u2019il n\u2019y a pas aussi une fédéralisation de l\u2019économie et des budgets.Jacques Sapir constate d\u2019ailleurs que, depuis la crise grecque, en Europe, le marché de la dette s\u2019est renationalisé.«Aujourd\u2019hui, c\u2019est la Banque de Erance qui achète massivement de la dette française et la Bundesbank de la dette allemande.On est revenus à la situation de 1999, lors de la création de l\u2019euro.» Serait-ce le signe que les marchés se préparent à une sortie de l\u2019euro?Chose certaine, la question est de plus en plus évoquée.En Allemagne, le «Grexit» n\u2019est plus un tabou, et Qskar Lafontaine, ancien président du SPD aujorud\u2019hui à Die Linke, a reconnu qu\u2019il s\u2019était trompé en soutenant la création de l\u2019euro.En Italie, Beppe Grillo réclame un référendum sur la monnaie unique.Même Silvio Berlusconi a évoqué un retoru de la lire.M.Sapir déplore qu\u2019en Erance, au-delà du Eront national, cette idée n\u2019ait pas encore percé dans les états-majors politiques.«En Erance, on a tellement voulu l\u2019euro que le travail de deuil est encore largement impossible.» Le Devoir Jacques Sapir en cinq dates 1954 Naissance à Puteaux, près de Paris.1986 Termine une thèse d\u2019Etat sur l\u2019économie soviétique.1996 Directeur d\u2019études à l\u2019École des hautes études en sciences sociales.2012 Publication de Eaut-il sortir de l\u2019euro ?2014 Pourtant longtemps sympathisant du Eront de gauche, il est traité sur Erance 2 d\u2019économisje «d\u2019extrême droite» par le ministre de l\u2019Économie Pierre Moscovici.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.