Le devoir, 10 février 2015, Cahier A
[" Le scandale SwissLeaks ou les dessous du secret bancaire Pages b l, b 4 et b?Revers juridique pour les partisans du règlement municipal P-6 Page A 3 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V I N\u201c 2 7 LE DEVOIR, LE MARDI 10 EEVRIER 2015 1,13 $+TAXES= 1,30 La magie surgit au Musée McCord m ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le Musée McCord a reçu une importante collection d\u2019œuvres liées à la magie.Elle regroupe plus de 600 affiches, 200 livres rares et 200 objets divers, parmi lesquels les menottes dont se servait Harry Houdini en spectacle.Page B 8 Dimitri Soudas dans le giron libéral L\u2019ex-bras droit de Harper épaulera sa conjointe, Eve Adams, qui quitte les conservateurs pour Trudeau MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Justin Trudeau a causé la surprise lundi en annonçant avoir recruté la députée conservatrice Eve Adams, qui s\u2019est fait connaître pour ses frasques lors d\u2019une course à l\u2019investiture l\u2019an dernier et qui avait été ostracisée par le Parti conser- vateur depuis.M.Trudeau s\u2019est réjoui de rallier une ancienne rivale politique, même s\u2019il s\u2019est retrouvé à devoir répondre du rôle que jouera le conjoint de M\u201c® Adams dans son organisation.Dimitri Soudas, ancien proche conseiller de Stephen Harper et fervent conservateur, suivra-t-il sa conjointe pour devenir lui aussi libéral?Quel rôle pourrait-il jouer au sein du parti, après avoir mené plusieurs campagnes conser- vatrices en s\u2019y attaquant.La question a fusé tout au long du point de presse de M.Trudeau et de sa nouvelle recrue.Et elle a pourchassé le Parti libéral toute la journée.M.Soudas aidera sa conjointe à briguer l\u2019investiture libérale dans la circonscription de son choix, a-t-on fini par confirmer.M\u201c® Adams n\u2019a VOIR PAGE A 8 ; GIRON Compressions au MINISTÈRE DE LA PAUNE Plus de 100 postes seront supprimés ALEXANDRE SHIELDS L> ensemble du Québec subira les contre-' coups des compressions imposées par le gouvernement Couillard au ministère de la Eaune.Pas moins d\u2019une centaine de postes de professionnels devraient être supprimés, révèlent les informations obtenues par Le Devoir.Une situation qui soulève de vives inquiétudes au sein même du ministère, qui se voit amputer d\u2019une part importante de son expertise scientifique.Selon ce qui se dégage d\u2019une compilation de données chiffrant les compressions du secteur Eaune du ministère des Eorêts, de la Eaune et des Parcs (MEEP) , plus de 100 emplois ont été supprimés ou devraient l\u2019être au cours des prochains mois.Aucune région du Québec n\u2019a été épargnée par le plan mis en place par les libéraux.Parmi les postes de professionnels qui disparaîtront bientôt, on compterait une vingtaine de biologistes, donc des scientifiques.«Plusieurs sont des jeunes possédant déjà des années d\u2019expérience dans leurs domaines res-pectijs.Donc, en clair, on perd une part importante de la relève», a expliqué une source qui a souhaité conserver l\u2019anonymat, par peur de représailles.Comme le révélait Le Devoir la semaine dernière, le gouvernement élimine notamment des postes de scientifiques qui travaillaient au rétablissement d\u2019espèces menacées.Les nouvelles données indiquent toutefois qu\u2019en plus de la faune aquatique (saumon, bar rayé), des projets liés aux oiseaux (faucon pèlerin, pygargue VOIR PAGE A 8 ; EAUNE Aucune région du Québec n\u2019a été épargnée par le plan d\u2019austérité des libéraux Aujourd\u2019hui Actualités > Neutralité religieuse.Un projet de loi libéral pour juin et des consultations pour rautomne.Page A 3 Actualités > « Désinvestissement » dans les entreprises polluantes.Une centaine de professeurs de l\u2019Université McGill offrent leur appui aux étudiants.Page A 2 Actualités > Énergie Est.Le CQDE dépose une demande d\u2019injonction contre TONE pour obtenir des documents en français.Page A 5 Les Sports > Y en aura pas.Une chronique de Jean Dion sur le décés de l\u2019ex-entraîneur-chef du Canadien de Montréal Claude Ruel.Page B 6 Avis légaux.Décès Météu.Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B6 B4 A2 A2 B4 B2 \\ SEVILLE Nicolas (Paul Savoie) et Katia (Marie-Eve Pelletier) se donnent la réplique dans le dernier film de Bernard Emond intitulé Journal d\u2019un vieil homme.Le Devoir à la 65® Berlinale Une fin de vie, façon Tchékhov.et Bernard Émond ODILE TREMBLAY à Berlin Bernard Emond trouvait très agréable de participer à la première édition de la Semaine de la critique avec son Journal d\u2019un vieil homme, en marge de la Berlinale.C\u2019est orchestré par l\u2019Association des critiques allemands, sur le modèle de son homologue cannois.Sept films et des discussions après les projections.«J\u2019avais l\u2019impression de me retrouver dans un ciné-club, dit-il.La salle était pleine, le public intéressé et élogieux.» On s\u2019est rencontrés à un dîner de presse orchesfré par Téléfilm, avec son actrice Marie-Eve Pelletier.Présenter un film ici, c\u2019est se colleter aux fantômes de la capitale allemande.«Et comment ne pas penser à la montée, du Front national en France, demande Emond.Les fondations de l\u2019être humain sont si fragiles.» Depuis vingt ans, le cinéaste de La neuvaine rêvait de porter à l\u2019écran la nouvelle de Tchékhov Une banale histoire, ici rebaptisée et adaptée au contexte québécois d\u2019aujourd\u2019hui.On y VOIR PAGE A 8 ; BERLINALE Renaud-Bray bouscule le milieu des libraires Une nouvelle ère débute-t-elle pour le marché de la librairie québécoise?Plus compétitive?La question se pose devant un geste de Renaud-Bray, qui a décidé de faire fi de la tradition voulant que toutes les librairies de la province mettent sur leurs tablettes les nouveautés, à un jour convenu, afin que les lecteurs de la Côte-Nord, de l\u2019Abitibi ou de Trois-Rivières puissent obtenir les titres espérés en même temps.Depuis vendredi dernier, la plus grande chaîne de librairies au Québec propose en magasin et sur son site Internet des exemplaires du fort attendu livre pour adolescents Journal d\u2019un dégonflé, tome 8.Pas de bol!, alors que toutes les autres librairies au Québec ne le recevront que ce mardi.Le prix demandé par Renaud-Bray, à 22,95$, était de 3$ supérieur au prix suggéré par le distributeur.Du jamais vu, selon les observateurs du milieu.Quelques dizaines d\u2019exemplaires du dernier tome de la série de Jeff Kinney (Seuil) se trouvaient vendredi au Renaud-Bray de la rue Eleury à Montréal.Lundi, 38 exemplaires étaient disponibles à la succursale de la rue Saint-Denis.«La distribution de livres est une chaîne de montage.C\u2019est une question de logistique, afin de répondre aux besoins de tous au même moment», expliquait lundi au Devoir Benoît Prieur, directeur général de l\u2019Association des distributeurs exclusifs de livres en langue fran- VOIR PAGE A 8 ; RENAUD-BRAY 77831303443107 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 10 EEVRIER 2015 ACTUALITES DESINVESTISSEMENT» A MCGILL Une centaine de professeurs offrent leur appui aux étudiants KARL RETTINO-PARAZELLI Les étudiants de McGill tentent une nouvelle fois de convaincre leur université de retirer ses investissements dans des entreprises polluantes, mais peuvent cette fois compter sur un appui de taille : plus d\u2019une centaine de professeurs ont officiellement soutenu leur cause dans une lettre déposée lundi.Cette lettre ouverte remise au Conseil des gouverneurs de l\u2019Université McGill souligne la «responsabilité morale» de l\u2019Université.Les signataires demandent au Conseil de «désinves-tir», c\u2019est-à-dire de retirer de son fonds de dotation \u2014 un fonds constitué de dons \u2014 tous les investissements dans des entreprises impliquées de prés ou de loin dans le développement des sables bitumineux et de les remplacer par d\u2019autres.Ils ont ainsi appuyé Divest McGill, qui, à l\u2019instar de regroupements en tout genre à travers le monde, veut tourner le dos aux plus importantes entreprises du secteur des hydrocarbures.Ce groupe étudiant a présenté une pétition accompagnée de 150 pages de documentation lundi dernier.L\u2019organisation avait déposé une première requête en 2013, mais les membres du comité consultatif sur les questions de responsabilité sociale de McGill l\u2019avaient rejetée en invoquant notamment le manque de preuve établissant le «tort social» des entreprises montrées du doigt.Mouvement mondial À l\u2019heure actuelle, près de 5 % du fonds de dotation de McGill d\u2019environ un milliard de dollars sont investis dans une trentaine d\u2019entreprises liées aux sables bitumineux, comme Suncor ou TransCanada, souligne le professeur au Département de physique de McGill et cosignataire de la lettre, Shaun Lovejoy.«On ne demande pas à l\u2019Université de perdre de l\u2019argent On veut simplement prendre l\u2019argent investi dans des entreprises polluantes et le plaper ailleurs», précise-t-il.À ce jour, des étudiants d\u2019une quinzaine d\u2019universités canadiennes ont adhéré au mouvement du «désinvestissement», y compris celles de Colombie-Britannique et de Toronto.Au Québec, le travail du groupe Divest Concordia a porté ses fruits : la fondation de l\u2019université montréalaise a décidé en novembre dernier de transférer 5 millions de ses actifs (avoisinant au total quelque 100 millions) dans un «fonds de placement durable».«La lutte continue, lance l\u2019un des étudiants derrière Divest Concordia, Anthony Garoufalis-Auger.Ce qu\u2019on veut, c\u2019est aller plus loin et dés-investir tout le fonds de dotation à long terme.» Il a bon espoir que son groupe obtiendra lui aussi l\u2019appui des professeurs de l\u2019Université sous peu.L\u2019idée germe également du côté de l\u2019Université de Sherbrooke, où le comité interfacultaire Désinvestissons UdeS a été créé récemment.Des activités sont d\u2019ailleurs prévues vendredi et samedi aux quatre coins du globe à l\u2019occasion des «journées mondiales du désinvestissement».Le président-directeur général du Groupe investissement responsable, Olivier Gamache, explique que le «désinvestissement» n\u2019est qu\u2019une des trois options qui s\u2019offrent à celui qui veut investir de manière « responsable », puisque le «dialogue» investisseur-entreprise et l\u2019intégration des risques liés à un investissement dans une entreprise polluante sont également possibles.«C\u2019est possible de diversifier un portefeuille adéquatement et que celui-ci amène des rendements financiers intéressants sans s\u2019exposer de façon importante aux risques du pétrole», fait-il remarquer, études à l\u2019appui.Il croit que le mouvement actuel «a sa place» et oblige à tout le moins les investisseurs plus conservateurs à se poser des questions.Le Devoir Lire aussi > McGiii doit sortir des énergies fossiies.Une lettre ouverte de membres de la Faculté des sciences de l\u2019Université McGill.Page A 7 Le projet de réforme de l\u2019éducation autochtone n\u2019ira pas de l\u2019avant, selon l\u2019APN STEVE RENNIE à Ottawa Le premier ministre Stephen Harper a personnellement dit au chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations (APN) que le gouvernement conservateur n\u2019irait pas de l\u2019avant avec la controversée réforme de l\u2019éducation des Autochtones, soutient le chef Perry Bellegarde.On ignore donc ce qu\u2019il adviendra des 1,9 milliard de dollars liés à ce projet de loi, qui flotte au Parlement depuis le printemps dernier, lorsque les chefs autochtones canadiens ont rejeté en bloc la proposition de réforme de l\u2019éducation des Premières Nations.En entrevue avec La Presse canadienne.Perry Bellegarde a affirmé avoir demandé à M.Harper de ne pas réattribuer ailleurs l\u2019argent réservé à l\u2019éducation des Premières Nations dans le budget de l\u2019an dernier.M.Bellegarde soutient être sorti de sa rencontre peu optimiste en ce qui a trait à cette demande, mais il assure qu\u2019il ne baissera pas les bras.Il craint qu\u2019un mauvais message ne soit envoyé aux Premières Nations si le gouvernement décidait de déplacer ailleurs cet argent, par exemple en le réattribuant pour amoindrir le déficit.Cela signifierait que le gouvernement n\u2019est pas en JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Perry Bellegarde, chef de l\u2019APN contact avec les communautés et leurs besoins, et qu\u2019il met de côté les problèmes des Premières Nations en matière d\u2019éducation, a-t-il affirmé.Le porte-parole du premier ministre n\u2019était pas disponible immédiatement pour faire des commentaires.Chèque ou contrôle ?Le projet de loi des conservateurs a profondément divisé la communauté autochtone et a précipité la démission de Shawn Atleo de son poste de chef national de l\u2019APN.Certains ont perçu le projet comme une première étape \u2014 à laquelle était attaché un généreux chèque \u2014 vers l\u2019amélioration de la vie des enfants autochtones.D\u2019autres MOTS CROISÉS 1\t23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tExécrer - Certes.2.\tPrêtre celte -Toxicomane.3.\tExprime ia surprise -Demandes instantes.4.\tFleur odorante.5.\tCritiqué avec violence - Grandes divisions.6.\tDieu soiaire - Disputes bruyantes - Gioussé.7.\tDégoûté - Et cetera -Avion à réaction.8.\tBrassés - Détesté.9.\tCompagne d'Adam - À côté du sei.10.\tPlante aromatique -Angiicisme.11.\tPronom indéfini -Tolérant.12.\tSous pression - Ce qu'apprend un comédien.VERTiCALEMENT 1.\tRaffoier - Action de ne pas accepter.2.\tBeiie-fiiie - Donnent du goût.3.Personnage infiuent -Être à i'origine.Personne sotte - Qui provient par descendance - Hardi.Rad - Jamais - Autour de l'îie.Redites - Pronom personnei.Se marrent - Corné.8.\tChemin de roulement -Nouvelle.9.\tCachés - Apprécier.10.\tTeindre - Ils utilisaient des sarbacanes.11.\tCanal double -Monnaie de l'Iran.12.\tîle grecque - Oiseau.12 3 4 r|o|u|t] acre] 4.5.6.7.s.!.U.L.L A s s Al B.B.J.LAC E L E 11 8\t9\t101112\t\t \tP\t1\tS\tE D\tO\tM\tE\tN U\tT\tA\tN\tT E\t\tM\tA\t1 T\tR\tA\tT\tE T\tA\tT\tE\tR O\tC\t\tU\t \tO\tC\tR\tE E\tL\tE\t\tP R\tA\t1\tD\t1 1\tG\tN\tO\tN C\tE\tT\tT\tE croyaient plutôt que le gouvernement tentait d\u2019exercer un trop grand contrôle sur l\u2019éducation autochtone.Les conservateurs ont indiqué que le projet de loi \u2014 et l\u2019argent \u2014 resterait en suspens jusqu\u2019à ce que l\u2019APN l\u2019appuie.Mais il semblerait que cela n\u2019arrivera pas.«Le projet de loi C-33 n\u2019ira pas de l\u2019avant», a assuré M.Bellegarde.Le chef autochtone attend les résultats d\u2019une longue bataille au Tribunal canadien des droits de la personne pour obtenir le même, niveau de financement de l\u2019État pour les enfants autochtones que celui que reçoivent les élèves non autochtones des provinces.Si la décision de ce tribunal, qui devrait tomber très bientôt selon M.Bellegarde, est en faveur de l\u2019APN, elle pourrait également servir d\u2019argument judiciaire pour obtenir davantage de financement pour l\u2019éducation.Les libéraux ont pour leur part demandé aux conservateurs de rendre disponible immédiatement l\u2019argent lié au projet de loi.M.Bellegarde a finalement laissé entendre qu\u2019avec les élections fédérales qui s\u2019en viennent, en octobre prochain, il ferait de l\u2019éducation des Premières Nations un enjeu électoral.La Presse canadienne Lire aussi > Les écoies dans ies réserves, une réforme avortée.Un éclairage historique par John Richards, coéditeur de la revue Inroads.Page A 7 S»,-; \\ y 5 ' LA PRESSE CANADIENNE Les ministres Jason Kenney, Rob Nicholson et Pierre Poilievre REMANIEMENT MINISTÉRIEL Un chef de la diplomatie qui ne parle pas français MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Stephen Harper a remanié son gouvernement, en se dotant notamment d\u2019un ministre des Affaires étrangères unilingue anglophone.Un choix que n\u2019ont pas manqué de critiquer les partis d\u2019opposition et, de façon plus prudente, le gouvernement québécois.Forcé de procéder à un remaniement ministériel à la suite du départ inattendu de John Baird la semaine dernière, le premier ministre a décidé de confier les Affaires étrangères à Rob Nicholson.Celui-ci était responsable de la Défense, un portefeuille confié à Jason Kenney, tandis que Pierre Poilievre récupère SOLUTION DU 2778 DERNIER Sept-lles 18/ Baie-Comeau 14/ Saguenay 17/-30 Val d\u2019Or -18/-24 Quebec 8/-23 Trois-Rivieres -8/-21 Montréal rbrooke 1-2 ineau Lever du soleil: 7h04 Coucher du soleil: 17h14 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aujourd-I Ensoleillé.Québec Aujourd-I -8 Ensoleillé.Gatineau Aujourd-ljuj, -8 Ensoleillé.Auj.Var Var Var Sol Plu Nei Demain 14/-21 Var -9/-11 12/-21 Sol Sol Nei Var Var -10/-21 -5/-11 10/8 -6/-25 Le Monde Londres -15/-18 Los Angeles -12/-17 Mexico -3/-19 New York 12/9 Paris -18/-28 Tokyo ©MétéoMédia 2015 Ce soir Passages nuageux Ce soir Généralement dégagé.Ce soir Passages nuageux Demain 23/15 vendredi -16/-2 Ciel variable Ciel variable.1 a 3 cm de neige, pdp 70% Demain Jeudi vendredi -12/-2 ¦10/-21 Ciel variable Quelques flo cons, pdp 60%.Ciel variable Demain -12M Demain -ii/-i7m^ ^ M Quelques flocons, pdp 40%.Jeudi -10/-243 Quelques flo- | Ciel variable cons, pdp 60%.Vendredi -18/-21 Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez La tendance 14 jours.Météo 1^ Média l\u2019Emploi tout en conservant la Réforme démocratique.Le cabinet de la ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, s\u2019est fait prudent lundi, mais a tout de même émis certaines réserves quant à la nomination de M.Nicholson.«Il est souhaitable que tous les ministres fédéraux soient bilingues», a indiqué au Devoir l\u2019attaché de presse de M\u201c® St-Pierre, François Caouette.«Évidemment, on comprend que c\u2019est une corde de plus à son arc de parler une ou plusieurs langues additionnelles.Mais on n\u2019a pas l\u2019intention de commenter plus en détail la nomination effectuée par une autre entité que la nôtre.C\u2019est une décision qui revient à M.Harper et pour laquelle il devra répondre.» De son côté, Québec garde le cap quant à ses priorités internationales.Thomas Mulcair n\u2019a de son côté pas hésité.«Nommer quelqu\u2019un qui ne parle pas un mot de français comme ministre des Affaires étrangères, un secrétaire parlementaire qui ne sait pas dire un mot de français, ça en dit long sur le fait que M.Harper est vraiment en train d\u2019oublier complètement qu\u2019il y a deux langues officielles au Canada», a reproché le chef néodémocrate, en accusant M.Nicholson de ne jamais déroger au «dogme conservateur».Le chef bloquiste, Mario Beaulieu, a renchéri epf «Ottawa ajoute l\u2019insulte à l\u2019injure».L\u2019attaché de presse de M.Harper, Cari Vallée, a rétorqué que son «ministre de la Érancophonie est un Québécois francophone, Christian Paradis».«Ce n\u2019est pas lui qui va aller discuter de la politique étrangère avec la France et les pays francophones.Ça, ça relève du ministère des Affaires étrangères», a répliqué Marie-France Kenney, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne.Le discours du gouvernement vantant la dualité linguistique comme valeur fondamentale du Canada, «c\u2019est du verbiage».Le premier ministre aurait pu choisir autrement.«Il y en a plein des députés et des ministres qui sont bilingues!» M.Baird parlait français et savait dialoguer avec ses homologues francophones, a noté M\u201c® Kenney.L\u2019unilinguisme de M.Nicholson a en outre fait tiquer des fonctionnaires au ministère, selon les informations du Devoir.De lourds dossiers M.Harper n\u2019a pas convoqué les journalistes à Rideau Hall et s\u2019est contenté d\u2019un communiqué de presse annonçant que les changements «feront en sorte que des portefeuilles clés continueront d\u2019être dirigés par des chejs solides».En plein déploiement militaire en Irak, Jason Kenney hérite de la Défense et devra gérer la décision du gouvernement de prolonger ou non sa mission de six mois au-delà du début avril.M.Nicholson devra naviguer à travers la crise en Ukraine et les efforts internationaux contre le groupe armé État islamique.Pierre Poilievre, un député acerbe réputé comme ultra-partisan, devra quant à lui chapeauter les négociations avec les provinces sur les ententes sur le développement du marché du travail.Le bureau du ministre québécois de l\u2019Emploi, François Blais, ne s\u2019inquiète pas.«On va continuer de travailler de concert avec le gouvernement fédéral», a affirmé son attachée Julie White.Le Devoir Lire aussi > Une tradition brisée.L\u2019éditorial de Bernard Descôteaux.Page A 6 Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.f Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR.LE MARDI 10 FEVRIER 2015 A 3 ACTUALITES Satanée mécanique Michel David n\u2019est guère Qu\u2019ils le veuillent ou non, les péquistes se sont eux-mêmes piégés dans la mécanique référendaire il y a 40 ans, quand ils ont écarté le scénario de l\u2019élection référendaire.Tant que l\u2019élection d\u2019un gouvernement péquiste entraînait automatiquement l\u2019indépendance, la question de la date ne se posait pas.Le problème est que cela s\u2019est traduit par des récoltes faméliques de sept et six sièges aux élections de 1970 et 1973.On ne peut certainement pas dire que ce virage stratégique a desservi le Québec.Si les délégués au congrès de 1974 n\u2019avaient pas opté pour l\u2019étapisme, il n\u2019y aurait sans doute pas eu de loi 101, de zonage agricole, d\u2019assurance automobile, de loi anti-briseurs de grève, de CPE, etc.En choisissant la voie référendaire, le PQ s\u2019est ouvert les portes du pouvoir, mais la contrepartie est l\u2019obligation de jouer franc jeu avec les électeurs qui veulent simplement choisir un gouvernement et qui ont le droit de savoir quelle utilisation sera faite de leur vote.Il ne sert à rien de s\u2019emporter Dire qu\u2019un\tcontre les journalistes qui J\tdemandent des précisions, reierenaum\tcomme Pierre Karl Péla- deau l\u2019a encore fait en fin de ^\tsemaine dermere au conseil exclu» dans\tnational du PQ.Dire qu\u2019un référendum dans un premier un premier\tmandat «n'est pas exclu» .\tn\u2019est guère éclairant, mandat\tgj pq n\u2019expose pas clai- rement son objectif, les partis d\u2019opposition vont le faire éclairant\tà sa place, et il ne sera pas présenté sous le meilleur jour.Au printemps dernier, il a eu le pire des deux mondes: les fédéralistes étaient convaincus de la tenue d\u2019un référendum dont ils ne voulaient pas, tandis que les souverainistes, qui en souhaitaient un, n\u2019y croyaient pas.Tous les candidats, au leadership qui sont allés en pèlerinage en Ecosse lors du référendum du 18 septembre 2014 n\u2019en finissent plus de vanter les vertus du livre blanc intitulé Scotland\u2019s Future.Your Guide to an Independent Scotland, qui a servi d\u2019argumentaire au camp du Oui.Tout le monde au PQ réclame maintenant un guide semblable vers un Québec indépendant.Depuis le budget de l\u2019an I de Jacques Parizeau (1973), le PQ a une riche tradition de recherche documentaire visant à démontrer les avantages de la souveraineté, mais ces analyses ont généralement pris le chemin des tablettes aussitôt parues.En mars 2002, le ministre des Affaires intergouvemementales de l\u2019époque, Jean-Pierre Charbonneau, avait rendu publique une version actualisée de 79 études réalisées 12 ans plus tôt par la commission Bélanger-Campeau.Ces 3800 pages ont coûté 600 000$ aux contribuables et M.Charbonneau n\u2019en a pas lu une seule ligne.«Quelle était l\u2019urgence de passer des nuits blanches à lire ça ?», avait-il lancé en conférence de presse.Si même le ministre responsable n\u2019était pas intéressé.Plus récemment, en novembre 2013, le conseil national du PQ a été saisi d\u2019une étude réalisée par un ancien haut fonctionnaire du ministère des Einances, Marcel Leblanc, intitulée Le Québec en meilleure position économique et financière pour faire la souveraineté, à la demande du comité de travail sur la souveraineté créé par Pauline Marois.Elle concluait que, à tous égards, la situation du Québec était plus propice à la souveraineté que lors du référendum de 1995, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019endettement, de la cote de crédit, du revenu disponible, du PIB par habitant, de la fécondité, etc.Comme dans le cas des études de M.Charbonneau, on n\u2019en a plus jamais entendu parler.Conclusion: si la date du référendum n\u2019est pas fixée, comme elle l\u2019a été en Ecosse, il faudra tout recommencer.Le projet devient en quelque sorte lié à la mécanique.Avant de rédiger son guide, le PQ devrait réfléchir sérieusement aux raisons qui ont amené les jeunes à le déserter.Il arrive maintenant quatrième dans les intentions de vote des 18-25 ans, selon le dernier sondage Léger-Le Devoir.C\u2019est dire.Les médias ont surtout retenu la sortie de Pierre Céré contre «Citizen Péladeau», alors que les autres candidats préfèrent jouer à l\u2019autruche, mais il a aussi invité le PQ à réfléchir aux effets négatifs qu\u2019ont eus sur la jeune génération le «repli identitaire» amorcé en 2007, qui a culminé dans la charte des valeurs, de même que l\u2019insensibilité du PQ au désir de renouveau démocratique exprimé au printemps 2012.«Le PQ doit se renouveler et je ne pense pas que ça passe par l\u2019Ecosse», a lancé M.Céré, manifestement agacé par ce soudain engouement pour le modèle écossais, qui ne correspond pas nécessairement à la dynamique de la société québécoise.Remarquez, à entendre Bernard Drainville, qui avait toujours misé sur le pétrole pour convaincre les Québécois qu\u2019ils ont Içs moyens de leur indépendance, l\u2019exemple de l\u2019Ecosse semble avoir ses limites.Il propose maintenant de faire d\u2019un Québec souverain «la première économie sans pétrole en Amérique du Nord».À quand le modèle suisse?mdavid@ledevoir.com JACQUES NADEAU LE DEVOIR Près de 300 personnes ont été arrêtées le 22 mars 2013 lors de la marche soulignant le premier anniversaire de la manifestation monstre contre la hausse des droits de scolarité.RÈGLEMENT P-6 Un juge rejette les accusations déposées contre trois manifestants BRIAN MYLES Les méthodes du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sont vertement critiquées dans un jugement de la Cour municipale qui aura pour effet de limiter à l\u2019avenir la possibilité d\u2019utiliser le règlement P-6 comme un outil d\u2019arrestations de masse.Le juge Randall Richmond a prononcé un non-lieu dans le procès d\u2019Eric Thibault-Jolin, Patrick René et un mineur dont les initiales sont A.K Ils ont été arrêtés tous les trois le 22 mars 2013, en compagnie de 291 autres personnes.Le SPVM avait déclaré le rassemblement illégal avant même que les manifestants ne mettent le pied dans la rue.Thibault-Jolin, René et K étaient accusés de ne pas avoir divulgué leur itinéraire, en vertu de l\u2019article 2.1 du règlement.Ils étaient passibles d\u2019une amende de 637$.Pourtant, ils n\u2019étaient que de simples participants dans cette marche soulignant le premier anniversaire de la manifestation monstre contre la hausse des droits de scolarité.Les trois accusés, qui ont assuré leur propre défense, ont fait valoir avec succès que l\u2019obligation de fournir un itinéraire ne créait pas une obligation de se disperser.Le juge Richmond note une «absence totale de preuve sur certains éléments essentiels».«Pour être coupable de ne pas avoir remis d\u2019itinéraire, il faut d\u2019abord avoir la capacité d\u2019en fournir un, ce qui exige une implication dans l\u2019organisation», constate le juge Richmond.L\u2019infraction à l\u2019article 2.1 «ne peut viser que celui qui ''tient\u201d l\u2019assemblée, défilé ou Quand ie téiéviseur nous écoute.Un texte de Labien Deglise.Page B 8 Des médias demandent l\u2019accès à Omar Khadr en prison Toronto \u2014 Le public a le droit d\u2019en savoir le plus possible au sujet d\u2019Omar Khadr avant qu\u2019il ne soit libéré de prison, d\u2019autant que le gouvernement conservateur l\u2019a catalogué à maintes reprises comme un terroriste non repenti, a-t-il été plaidé en Cour fédérale.En demandant à la Cour de forcer les autorités carcérales à permettre aux médias d\u2019interviewer l\u2019ex-prisonnier de Guantanamo Bay, leur avocat a soutenu que le gouvernement Harper lui-même avait mis la question sur la place publique.«Le public canadien a le droit de savoir et de comprendre, a dit l\u2019avocat des médias John Phillips au juge Richard Mosley de la Cour fédérale.Personne ne sait qui il est.Cet homme va sortir de prison.Nous avons le droit de savoir qui il est avant que cela ne se produise».Khadr, et qui n\u2019est pas partie à cette démarche des médias, demande à être libéré sous caution le mois prochain, en attendant l\u2019appel de sa condamnation de 2010 par une commission militaire américaine.La Presse canadienne ROUGEOLE Lanaudière se veut rassurante Un neuvième cas probable de rougeole a été recensé dans Lanaudière.La santé publique attend toujours les résultats qui confirmeront s\u2019il s\u2019agit bien de cette infection devenue rare grâce à la vaccination.Le 9® cas est «relié à la même éclosion», affirme la responsable des communications de l\u2019Agence de la santé et des services sociaux, Pascale Lamy.Elle tient à rassurer la population, car «aucun des cas suspects n\u2019a fréquenté d\u2019établissement scolaire ni d\u2019endroit public».Ils sont «bien pris en charge», ajoute-t-elle, et l\u2019enquête suit son cours afin de déterminer la source de l\u2019éclosion, puisque la rougeole est généralement importée lorsqu\u2019elle survient au Québec.Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 10 EEVRIER 2015 A 5 ACTUALITES -J Polyclinique \u201cI Coeur-de-l JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette PROJET DE LOI 10 Adopté, mais encore critiqué AMÉLIE DAOUST-BOISVERT L> adoption sous bâillon du projet de loi 10 f vendredi n\u2019a pas signé la fin du mécontentement contre cette réforme.Des syndiqués ont occupé lundi les bureaux de plusieurs députés, dont Martin Coiteux, afin de dénoncer le «mépris» du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.«La réforme sera très néfaste pour la population, et nous allons nous permettre de dire: \u201cnous vous avions avertis\u201d», explique Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux qui a organisé cette action.«À partir de maintenant, c\u2019est l\u2019inconnu», déplore M.Begley, qui doute fort de la possibilité que la réforme entre en vigueur le 1®\"^ avril.Reste que certains groupes se montrent satisfaits de l\u2019écoute obtenue de la part du ministre Gaétan Barrette.C\u2019est le cas de la communauté anglophone, qui s\u2019estime rassurée au sujet de sa capacité à participer à la gestion du réseau de la santé.«Nous avons fait des gains importants, c\u2019est un pas en avant pour rassurer la communauté», dit M® Eric Maldoff, négociateur en chef de la communauté auprès du gouvernement.Par exemple, la communauté anglaise détiendra un siège au sein de chacun des conseils d\u2019administration des futurs Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS).On ne peut en dire autant des sages-femmes, qui n\u2019auront pas de siège aux conseils d\u2019administration des futurs CISSS, alors qu\u2019elles en détenaient un dans les établissements de santé depuis la légalisation de la profession.Le Devoir PROJET ENERGIE EST Le CQDE exige plus de documents en français ALEXANDRE SHIELDS Le Centre québécois du droit de l\u2019environnement (CQDE) entend déposer mardi une demande d\u2019injonction dans le but de forcer la suspension du processus de participation aux audiences de l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE) pour le projet Energie Est de TransCanada.Le groupe soutient que les droits des francophones ne sont pas respectés, puisque les documents déposés par la pétrolière auprès de l\u2019ONE sont disponibles uniquement en anglais.Le CQDE, appuyé par plusieurs groupes écologistes, des syndicats et des citoyens, demande donc à la cour fédérale de suspendre les dates butoirs du processus de participation publique sur ce projet tant que le Commissaire aux langues officielles n\u2019aura pas publié son rapport d\u2019enquête sur la diffusion unilingue anglophone des documents de la demande de TransCanada.«La demande de suspension vise à assurer que le processus de participation publique soit pleinement accessible aux francophones affectés par les quelque 700km de canalisation qui seraient construits au Québec seulement, a fait valoir lundi Karine Péloffy, directrice générale du CQDE qui a instigué le recours.On pourrait penser aux 2000 propriétaires potentiellement expropriés, ou tous les experts qui voudraient se pencher sur le projet et évaluer les conséquences locales d\u2019un déversement, par exemple.Il y a des milliers de personnes qui sont possiblement en cause.» Documents unilingues Même si le Québec sera un point, névralgique pour la construction du pipeline Energie Est, l\u2019ONE ne juge pas nécessaire que les documents présentant le projet soient disponibles en français sur son site.L\u2019organisme fédéral chargé d\u2019évaluer le projet de TransCanada a rejeté le mois dernier la demande du CQDE, qui souhaitait que les 30 000 pages de documents soient traduites en français.Les informations disponibles sur le site de TONE sont essentiellement unilingues anglophones.«La Loi sur les langues officielles n\u2019exige pas qu\u2019une partie comparaissant devant l\u2019Office, en l\u2019occurrence [Energie Est], traduise sa demande et autres documents afférents qu\u2019elle souhaite déposer au dossier», argue l\u2019ONE dans sa réponse au CQDE.«En outre, précise la lettre de quatre pages.(f\\ TransCanada oMneiStodej^ Energy East ^Wrne JEFF MCINTOSH LA PRESSE CANADIENNE Le CQDE soutient que les droits des francophones ne sont pas respectés puisque les documents déposés par TransCanada auprès de l\u2019Office national de l\u2019énergie sont disponibles uniquement en anglais.l\u2019Office n\u2019a pas l\u2019habitude de traduire la preuve écrite d\u2019une partie à l\u2019intention d\u2019autres parties, car la traduction ne serait pas officielle et pourrait mal interpréter la version originale de la preuve, ce qui, en bout de ligne, pourrait entraîner des erreurs factuelles.» Promotion en français L\u2019Office estime aussi que TransCanada, qui pilote un projet de 12 milliards de dollars, a fourni «suffisamment» de documentation en français sur son site Web.A partir du site de TONE, il est effectivement possible de cliquer sur un lien menant au site de la compagnie pétrolière albertaine.L\u2019organisme fédéral précise toutefois qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un site externe et qu\u2019il «n\u2019estpas responsable de l\u2019exactitude, de l\u2019actualité ou de la fiabilité du contenu de ces sites et n\u2019offre aucune garantie à cet égard».En arrivant sur le site de TransCanada, le visiteur tombe directement sur une vidéo promotionnelle intitulée Le projet Énergie Est profitera à tous.Il peut aussi consulter des documents rédigés en français par la compagnie pétrolière.Pendant ce temps, le processus d\u2019évaluation lancé par TONE se poursuit.Les gens qui sou- haitent déposer une demande de participation aux consultations peuvent le faire jusqu\u2019au 3 mars 2015.Il ne sera toutefois pas possible de traiter des impacts environnementaux de l\u2019exploitation pétrolière qui alimentera ce pipeline, comme la question des émissions de gaz à effet de serre ou des changements climatiques.Ce nouveau pipeline transportera 1,1 million de barils par jour, soit 400 millions par année.L\u2019imposant tuyau, qui devra être construit au Québec, aura une longueur de plus de 700 kilomètres, soit près de la moitié de toute la longueur du pipeline à bâtir pour réaliser le projet.Il traversera non seulement de très nombreux secteurs agricoles, mais aussi le territoire de plusieurs dizaines de municipalités des deux rives du Saint-Laurent.Tout au long de son tracé, le pipeline doit aussi traverser de nombreuses rivières majeures du sud du Québec, dont plusieurs sont utilisées comme source d\u2019eau potable par les municipalités.Le gouvernement Couillard, qui promet depuis plusieurs mois de lancer une évaluation environnementale québécoise du projet, n\u2019a toujours rien annoncé en ce sens.Le Devoir I REER+ Plus 30% d\u2019économies d\u2019impôt: le PEER du Fonds de solidarité FTQ vous en donne beaucoup plus.C\u2019est pas héroïque, c\u2019est mathématique.Pour en avoir plus, visitez le Feerplus.com Wy ^ ,FONDS j^/Ü de solidarité FTQ MONTREAL 8717, rue Berri, rez-de-chaussée 1500, av.McGill College Local DOll CRÉMAZIE PEEL BLAINVILLE 744, boul.du Curé-Labelle, local 104 BROSSARD 4805, boul.Lapinière, rez-de-chaussée LAVAL 4008, boul.St-Martin Ouest, rez-de-chaussée POINTEAUX-TREMBLES 12905, rue Sherbrooke Est, bureau 305 POINTE-CLAIRE 755, boul.St-Jean, bureau 110 REPENTIGNY 818, rue Notre-Dame, local 102 Heures d\u2019ouverture Lundi au vendredi deShSOàlSh Les crédits d'impôt accordés aux actionnaires du Fonds pour l'année d'imposition 2014 (donc jusqu'au 2 mars 2015) sont de 15 % au fédérai et de 15 % au provinciai.Veuiiiez iire le prospectus avant d'investir.On peut se procurer un exempiaire du prospectus auprès des responsabies iocaux, aux bureaux du Fonds de soiidarité FQ ou sur son site Internet.Les actions du Fonds de solidarité FTQ ne sont pas garanties, leur valeur fluctue et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement dans l'avenir. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 10 EEVRIER 2015 EDITORIAL LE PARTI QUEBECOIS ET LES JEUNES Pièges de l\u2019âge Les cinq candidats à la direction du Parti québécois n\u2019appartiennent pas à ce qu\u2019on appelle la «vieille garde».Les plus «anciens», Bernard Drainville et Alexandre Cloutier, furent élus en 2007.Ils ont été ministres, certes, mais brièvement, dans l\u2019épbémère gouvernement Marois.À la tête du PQ, il y a donc à l\u2019œuvre, objectivement, un renouvellement.Mais cela ne s\u2019observe pas dans les intentions de vote.S Antoine Robitaille \u2018il y a un renouvellement indéniable à la tête du Parti québécois, aucun phénomène parallèle ne s\u2019observe dans les intentions de vote du sondage Léger-Lc Devoir-Le Journal de Montréal de la fin de semaine.C\u2019est même le contraire.Le gros des appuis du PQ se concentre dans les 55-64 ans; et seuls 17% des 18-24 ans voteraient pour lui.Un coup de sonde de CROP, au mois d\u2019octobre, avait conclu que 69% des 18-24 ans voteraient Non lors d\u2019un référendum sur la souveraineté.Au sein du mouvement souverainiste, plusieurs fondent beaucoup d\u2019espoir dans l\u2019expérience d\u2019Option nationale, montée en quelque mois par Jean-Martin Aussant grâce à des militants jeunes.Il faut tout de même admettre que ce parti n\u2019a obtenu que 1,89% en 2012 et 0,73% en 2014.O Ces phénomènes inquiètent avec raison les autorités du PQ.Ils suscitent une surenchère «jeuniste» qui peut être ennuyeuse: «Les amendements pour décider si nous sommes pour les jeunes, moins pour les jeunes, plus pour les jeunes que pour les vieux, écolos, progressistes, réactionnaires, libéraux ou sadomasochistes, on devrait laisser ça à la maison», ironisait un militant péquiste dans un blogue, dimanche, à son retour du conseil national.Toute entreprise de «rajeunissement» comporte, pour une organisation, plusieurs pièges.À ne lancer que des «Eh toi, le jeune!», on peut l\u2019effaroucher.«J\u2019ai vingt ans, c\u2019est mon âge.Ce n\u2019est pas mon être» (Finkielkraut), devraient rappeler les représentants jeunes à la direction.Chose certaine, la théorie des «fédéralistes mourants», mise en avant entre autres par l\u2019ancien chef Bernard Landry, où la majorité référendaire tomberait comme un fruit démographique mûr pour le Qui, a été définitivement infirmée.La jeunesse n\u2019est plus ce qu\u2019elle était.La manière de «faire société», à l\u2019ère des nouveaux médias, y est pour beaucoup.Chacun a tendance à s\u2019enfermer dans sa niche d\u2019intérêt; les phénomènes de masse sont planétaires et américains.Dans le «bon vieux temps» des médias de masse, l\u2019espace de débat était plus spontanément national.Depuis 20 ans, l\u2019école a aussi travaillé au corps l\u2019idée de la nation dans les jeunes générations.Elle a fait de V«ouverture sur le monde» une valeur tellement dominante, voire unique, qu\u2019il en résulte, chez plusieurs enseignants et élèves, un oubli, voire un refus, de soi.Le refus, par une bonne portion de la jeunesse, de la charte des valeurs du gouvernement Marois venait aussi de là.Curieusement, c\u2019est le PQ, avec ses réformes (notamment le renouveau pédagogique au tournant du siècle), qui a, en partie, scié la branche nationale sur laquelle il était assis.De retour au pouvoir en 2012, minoritaire, il tenta de rectifier certains éléments du programme, mais manqua de temps.De nombreuses jeunes femmes soutiennent que, pour elles, le féminisme n\u2019est pas nécessaire ; ce qui enrage celles qui ont eu à mener les combats et qui en voient d\u2019autres à mener.Il en va sans doute un peu ainsi des combats nationaux : plusieurs jeunes croient que tout est acqpis pour les Québécois.Langue, statut politique, pouvoir de l\u2019État québécois, etc.Faire comprendre que le combat pour l\u2019existence nationale n\u2019est jamais terminé sera sans doute un des principaux défis du prochain chef du PQ.AFFAIRES ETRANGERES Une tradition brisée ^ J® Bernard Descôteaux ohn Baird n\u2019a pas cru bon de dire un seul mot en français lors de ses adieux à la Chambre des communes à la suite de sa démission comme ministre des Affaires étrangères.Il aurait pu.Sans être un parfait bilingue, il maîtrisait suffisamment cette lan^e.Mais peut-être se sentait-il libéré de cette obligation qu\u2019il avait d\u2019incarner cette caractéristique fondamentale qu\u2019est le bilinguisme institutionnel du Canada.Le successeur de Baird n\u2019aura pas à se soucier de répondre dans les deux langues aux questions de l\u2019opposition aux Communes et à celles de la presse.Rob Nicholson n\u2019a qu\u2019une seule langue officielle, l\u2019anglaise.À l\u2019étranger, il n\u2019aura pas à '\tfaire cet effort de prononcer en français au ,\tmoins quelques lignes de ses discours pour ^ rappeler qu\u2019il y a au Canada une deuxième langue officielle.Qn ne reprochera pas au ministre Nicholson son unilinguisme.Rien n\u2019oblige un député à être bilingue.Il n\u2019y a pas non plus une telle exigence pour accéder au Conseil des ministres, sauf que c\u2019est la première fois depuis au moins 60 ans que le titulaire des Affaires étrangères est unilingue.Qn peut parler d\u2019une tradition qui vient d\u2019être brisée.Ce n\u2019est pas sans raison que les premiers ministres n\u2019avaient, depuis les années 1960, nommé que des titulaires bilingues à ce qui est le poste le plus prestigieux du gouvernement.En cette matière, il ne suffit pas de présumer que le monde entier sait que le Canada est un pays bilingue.Il faut que ceux qui le représentent le soient.En outre, rappelons que le secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, David Anderson, est lui aussi unilingue.Il est bien connu que la députation conservatrice ne détient pas de championnat en matière de bilinguisme.Cela ne saurait excuser le premier ministre, qui avait le choix.Il aurait pu nommer aux Affaires étrangères Jason Kenney, plutôt que de lui confier la Défense nationale que détenait auparavant Rob Nicholson.M.Kenney est bilingue, tout comme Chris Alexander, le ministre de l\u2019Immigration et de la Citoyenneté, qui au surplus a une solide expérience de la diplomatie acquise à titre d\u2019ambassadeur.Pour justifier cette rupture avec la tradition, le premier ministre dit vouloir que les portefeuilles clés de son gouvernement continuent «d\u2019être dirigés par des chejs solides, ce qui est essentiel pour la réalisation des priorités du Canada».Ces priorités, vues à travers le prisme des prochaines élections, sont l\u2019Ukraine et l\u2019Irak qui, dans l\u2019échelle des valeurs de Stephen Harper, viennent bien avant les politiques de bilinguisme.Ça, on le savait déjà, dira-t-on.C\u2019est malheureusement vrai.LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET MtWctu £n Wi5iTf A OTTAWA i 5ol.uT » ôrtfi'VoTré\u2019 LETTRES La vieille dame qui ne voulait pas souffrir J\u2019ai récemment vu le film Hippocrate sur l\u2019apprentissage de jeunes internes en médecine qui font de longues gardes.Ces jeunes médecins font rapidement face à des situations extrêmes de leurs patients face à la mort.Notamment une dame de 88 ans, ayant une maladie incurable, ne veut absolument pas souffrir.Ses deux enfants ont même précisé au jeune médecin qu\u2019ils ne voulaient pas que leur mère souffre.La dame est alors mise sous perfusion de morphine qu\u2019elle-même contrôle : elle est déjà soulagée et sourit.Dans une brève discussion qu\u2019elle a avec son très jeune médecin, la dame lui demande: «Ne me laissez pas dans un mauvais état trop longtemps!» Le jeune médecin a compris, mais l\u2019administration de l\u2019hôpital, qui manque de lits dans ce service, ne l\u2019entendra pas ainsi.Ainsi soignée, la dame peut rester plusieurs jours dans le service avec impossibilité de la transférer et ainsi libérer un lit.Une nuit, la dame perd conscience et une demande de réanimation est faite au spécialiste des réanimations: notre jeune médecin n\u2019est pas de garde, mais il sera quand même appelé à son chevet.La dame sera réanimée avec succès au grand désespoir du jeune médecin qui avait bien compris la dame : le jeune médecin décide alors de stopper la réanimation et de reprendre la perfusion de morphine, voulant ainsi respecter les volontés de la dame et de ses enfants.Le jeune médecin sera sanctionné par son comité de discipline de l\u2019hôpital.Heureusement depuis hier, notre Coin suprême comprend très bien ce que la dame voulait, et nos médecins pourront ainsi intervenir selon les volontés du patient.Pierre Drolet Neuville, le 7février 2015 Merci, Véronique Hivon Merci, Madame Véronique Hivon, d\u2019avoir tant contribué à la décision de la Cour suprême en faveur de l\u2019aide médicale à mourir dans certaines circonstances bien précises.Non seulement vous avez joué un rôle-clé dans la gestion du dossier qui a mené à l\u2019adoption du projet de loi 52, mais la façon dont vous l\u2019avez géré a eu également une influence significative sur la décision de la Cour suprême.Vous connaissiez bien votre dossier.Vous avez cherché à connaître l\u2019avis de nombreux spécialistes et à bien évaluer ce qui était fait dans ce domaine dans de nombreux pays.Vous avez informé continuellement tous les élus, les médias et l\u2019ensemble de la population des progrès de ce projet.Surtout, vous avez cherché, en dehors des lignes partisanes, à créer un consensus non seulement à l\u2019Assemblée nationale, mais aussi entre les différents intervenants et dans l\u2019ensemble de la population.Je pense que le consensus que vous avez réussi à créer a produit des échos dans le reste du Canada et a grandement influencé tous les juges de la Cour suprême.Un gros merci pour cette énorme contribution.Ce succès devrait inciter tous les ministres de nos gouvernements au Canada à valoriser la recherche de consensus en dehors des lignes partisanes et à bien informer l\u2019ensemble des élus ainsi que l\u2019ensemble de la population des divers dossiers qu\u2019ils gèrent et des solutions qu\u2019ils désirent apporter.Qn voit beaucoup trop de dossiers reliés à la mise en place de politiques publiques discutés sur des bases très partisanes, gérés par l\u2019imposition du pouvoir de la majorité du parti au pouvoir et communiqués à la population à l\u2019aide de messages préparés par des experts en communication qui visent la maximisation des votes aux prochaines élections.Jean-Pierre Aubry, économiste et fellow associé au CIRANO Le 7février 2015 SQ : une classe à part En cette période de rigueur budgétaire, le gouvernement du Québec propose un gel salarial de deux ans à ses employés du secteur public.Pourtant, les policiers de la Sûreté du Québec (SQ), eux aussi employés du gouvernement, pourront se soustraire de ce gel grâce à un projet de loi sur lequel travaille actuellement le Conseil du Trésor (CT).Les policiers de la SQ sont déjà largement mieux traités que les autres fonctionnaires, puisqu\u2019ils ont de meilleures échelles salariales que les professionnels et que leur employeur (pourtant le même !) paie les deux tiers de leur régime de retraite, plutôt qu\u2019un partage 50-50 des cotisations comme pour les autres fonctionnaires.Le projet de loi du CT vise à ce que les négociations avec les policiers se fassent sur la base de ce qui est versé aux autres corps de police du pays.Dans ce cas, pourquoi ne pas appliquer cette logique aux fonctionnaires provinciaux en comparant leurs salaires avec ceux du fédéral (+21,8%) et du municipal (+37,9%) ?Tandis que plusieurs s\u2019efforcent d\u2019apporter leur contribution dans l\u2019effort de rigueur budgétaire, notamment les fonctionnaires provinciaux, les policiers de la SQ sont une fois de plus dans une classe à part et obtiendront des conditions complètement injustes et déconnectées de la réalité.Mathieu Côté Montréal, le 6 février 2015 Le français à McGill Le Devoir du 9 février nous apprenait que les universités anglophones de Montréal en ont contre les exigences de connaissance du français contenues dans la grille de sélection des immigrants économiques par le Québec.McGill affirme que les exigences en français du gouvernement du Québec constituent un obstacle à l\u2019embauche de «sommités internationales».Il est navrant de lire les propos du détenteur de doctorat anglo-saxon de l\u2019article du Devoir qui témoigne de sa terreur de devoir apprendre une langue étrangère.Ainsi, certains des gens les plus brillants sur la planète sont incapables d\u2019apprendre une langue étrangère mais l\u2019on voudrait que tous les Québécois par- lassent anglais à la perfection! Passons sur le comique involontaire de la chose.Reste que je suis étonné.Étonné, car dans sa politique Hnguistique (disponible sur son site Web), McGill affirme la chose suivante: «Vous avez le droit de rédiger vos examens, vos travaux, vos thèses ou vos mémoires en français ou en anglais, sauf dans les cours où l\u2019un des objectijs est la connaissance d\u2019une langue.» Comment des professeurs qui ne maîtrisent pas le français pourront-ils corriger des travaux rédigés dans cette langue?Qn aura beau invoquer l\u2019aide du chargé de cours francophone, reste que ceux-ci sont en petite minorité dans l\u2019université.Se pourrait-il donc \u2014 stupeur \u2014 que cette politique lin^istique soit un leurre pour consommation interne destiné à donner une fausse image d\u2019ouverture au français à McGill et à tourner en bourrique les pauvres autochtones naïfs que nous sommes?Frédéric Lacroix Le 9 février 2015 Être enseignant.Nous aimerions, par la présente, vous faire part de l\u2019impact psychologique résultant de l\u2019offre patronale en lien à notre convention collective.A chaque instant, en éducation, nous devons lutter.Nous devons répondre aux besoins de base lorsque les élèves n\u2019ont rien à manger, n\u2019ont rien à se mettre sur le dos de convenable selon la température.Nous devons aussi soigner certains élèves qui nous arrivent malades à l\u2019école, fournir du matériel pour qu\u2019ils puissent écrire lorsqu\u2019ils n\u2019en ont plus, payer de notre poche du matériel nécessaire au bon fonctionnement de la classe lorsque notre budget infime est épuisé.Nous devons nous substituer à leurs parents lorsque nos élèves sont trop perturbés pour bien fonctionner en classe en leur apportant de la chaleur humaine, faire des signalements lorsque ces mêmes élèves nous arrivent trop amochés, remplir des formulaires pour monter des dossiers afin qu\u2019ils aient des services qui nous sont donnés parcimonieusement, adapter notre enseignement pour les élèves intégrés dans nos classes ordinaires, rencontrer leurs parents afin de leur présenter le plan d\u2019intervention de leur enfant, rencontrer les divers intervenants qui vont soutenir ces enfants dans leur cheminement particulier.Nous devons aussi régler à chaque instant des conflits qui surviennent dans la cour, dans nos cours, dans les corridors et même dans la rue.Cela étant dit, nous n\u2019avons encore rien enseigné.Nous n\u2019avons encore rien planifié.Nous n\u2019avons encore rien corrigé.Notre tâche déborde déjà! Nous n\u2019avons que la tête hors de l\u2019eau.Votre offre patronale vient nous immerger complètement.Elle nous dit, lamentablement, qu\u2019on n\u2019en fait pas assez.Soit vous êtes aveugles, soit vous ne savez rien de ce qui se passe sur le terrain.Nous sommes au bout du rouleau.Au nom de l\u2019argent, vous allez sacrifier vos enseignants.Ce qui est tout à fait inacceptable ! Isabelle Renaud, enseignante à l\u2019école Pierre-Rémy LaSalle, le 7février 2015 LE DEVOIR, LE MARDI 10 EEVRIER 2015 A 7 IDEES CAMPAGNE DE «DESINVESTISSEMENT» McGill doit sortir des énergies fossiles DARIN BARNEY CHRISTOPHER BARRINGTON-LEI GH RICHARD JANDA SHAUN LOVEJOY Faculté des sciences, Département de physique, Université McGill ette semaine, des étudiants C demanderont au Conseil des gouverneurs de TUniversité McGill que l\u2019Université s\u2019engage à cesser tout investissement, en ce qui a trait à son fonds de dotation, dans les entreprises directement impliquées dans le développe-ment des sables bitumineux; et à terme, dans l\u2019industrie des combustibles fossiles dans son ensemble.Cette requête, qui se présente comme une pétition, est le fruit d\u2019une recherche poussée ayant un immense appui dans la communauté.Elle sera déposée au Comité consultatif chargé des questions de responsabilité sociale auprès du Conseil des gouverneurs, dont le mandat comprend la problématique des dommages sociaux et environnementaux.Ainsi, « Divest McGill» se joint à d\u2019autres initiatives en cours dans les campus nord-américains.Plus de 100 membres du corps professoral de McGill ont déjà signé une lettre en appui à cette campagne.Quantité limitée Les recherches scientifiques indiquent qu\u2019il y a une quantité limitée de combustibles fossiles pouvant être consumés avant que le réchauffement climatique nous fasse rôtir; au cours du dernier siècle, nous avons déjà émis la moitié des mille milliards de tonnes de dioxyde de carbone qui nous sont allouées.Cela peut sembler beaucoup, mais si toutes les réserves prouvées de combustible fossile étaient brûlées, cela émettrait trois fois cette quantité.La responsabilité sociale requiert donc que les compagnies d\u2019énergie fossile abandonnent leurs efforts d\u2019étendre leurs réserves déjà gargantuesques afin qu\u2019elles réinvestissent massivement dans les énergies renouvelables et autres alternatives sans carbone.Puisque la valeur des compagnies sur les marchés boursiers dépend directement de la taille de leurs réserves, leur valeur est donc une grande «bulle de carbone» qui ne manquera pas d\u2019exploser quand les accords climatiques commenceront à limiter l\u2019exploitation des réserves connues.Malgré la surcapitalisation massive, en 2013, les compagnies d\u2019énergie fossile ont collectivement investi près de 700 milliards afin d\u2019augmenter et de développer leurs réserves.C\u2019est presque trois fois l\u2019investissement global annuel dans les énergies alternatives sans carbone.Pire, alors qu\u2019il y a 15 ans, plusieurs entreprises investissaient massivement dans la ^.«nnininnEnnniîMffilt TMAB2003/CC La campagne à l\u2019Université McGill réclame un «désinvestissement» des 5% du fonds de dotation (constitué d\u2019un milliard de dollars) que l\u2019on estime liés aux combustibles fossiles.Il y a deux ans, une requête initiale présentée au Conseil des gouverneurs avait été rejetée pour de faibles motifs.technologie des énergies renouvelables \u2014 BP s\u2019étant de manière notoire rebaptisée «Au-delà du pétrole » \u2014 ceux-ci ont fondu pour la plupart et, à l\u2019heure actuelle, c\u2019est moins de 1 % des investissements totaux de ces compagnies qui se fait dans l\u2019énergie alternative.En l\u2019absence de dispositifs de capture et du stockage de carbone à grande échelle, les compagnies font le pari que les pressions mondiales pour limiter le changement climatique continueront d\u2019être sans effet et que les combustibles fossiles continueront d\u2019être brûlés sans limites.Pour s\u2019assurer de ce résultat, elles se sont engagées dans un lobbyisme actif et elles appuient la désinformation climatique.Ce comportement est immoral et doit être sanctionné.Inspiré par le mouvement de désinvestissement de l\u2019Afrique du Sud, un nouveau mouvement global s\u2019est développé afin de jeter l\u2019opprobre sur ceux qui profitent du désastre climatique imminent et en font un outil de spéculation.Comme dans les années 1970, le fer de lance du mouvement vient des universités.Aujourd\u2019hui, il y a plus de 600 mouvements de désinvestissements des énergies fossiles à travers le monde et plus de 180 institutions ont déjà désinvesti plus de 50 milliards de dollars.Récemment, les universités de Glasgow et de Humbolt ont pris la décision de désinvestir.Au Canada, les mouvements de désinvestissement de l\u2019Université de Victoria en Colombie-Britannique ont déjà progressé de manière significative et la pression pour que le conseil d\u2019administration emboîte le pas est forte.La campagne à McGill réclame un désinvestissement des 5% du fonds de dotation (constitué d\u2019un milliard de dollars) que l\u2019on estime liés aux combustibles fossiles.Il y a deux ans, une requête initiale présentée au Conseil des gouverneurs avait été rejetée pour de faibles motifs.Depuis, les requêtes furent recentrées, et le mouvement a reçu l\u2019appui officiel des trois grandes associations étudiantes de l\u2019Université et de plusieurs autres groupes sur le campus, ainsi que les signatures de plus de 1300 étudiants, membres du corps professoral, anciens étudiants et employés de la communauté du campus.Nous, professeurs de science et de politique climatique, demandons que l\u2019Université McGill soit un vrai chef de file en développement durable et devienne pionnière dans la nécessaire rupture avec les énergies fossiles.De plus, nous avons une responsabilité morale en tant qu\u2019institution publique vouée à promouvoir un avenir meilleur pour nos étudiants et notre société, sur une planète sécuritaire.Nous demandons donc à l\u2019Université McGill de remplir cette responsabilité et de cesser d\u2019investir dans l\u2019énergie fossile.Les écoles dans les réserves, une réforme avortée JOHN RICHARDS Professeur à la School of Public Policy de VUniversité Simon Fraser, coéditeur de la revue Inroads I ans les années 1960, Ottawa organisa deux enquêtes majeures sur les autochtones.Le fruit ^^=1 de l\u2019une d\u2019entre elles fut le «livre blanc», présenté au Parlement en 1969 par Jean Chrétien, à l\u2019époque ministre des Affaires indiennes et du Nord dans le premier gouvernement de Pierre Trudeau.Cette enquête proposait l\u2019élimination de la Loi sur les Indiens ainsi que l\u2019élimination des réserves.Elle envisageait l\u2019intégration des autochtones dans la société canadienne, ce qui aurait permis à ces derniers de jouir des mêmes droits que n\u2019importe quel autre Canadien.Le livre blanc servit de cible à Harold Cardinal, auteur du «Red Paper», un des premiers essais en faveur de l\u2019autonomie autochtone et d\u2019une interprétation expansive des traités.L\u2019autre enquête était plus nuancée.Le rapport Hawthorn \u2014 rédigé par le professeur d\u2019anthropologie Harry Hawthorn \u2014 insistait pour qu\u2019Ottawa ne vise pas l\u2019assimilation.Il proposait lui aussi «que les individus doivent avoir la capacité de faire les choix, ce qui comprend la décision de travailler en dehors des réserves, jouer un rôle en politique, déménager et vivre là où ils en ont envie».Ce qui comptait pour Hawthorn, c\u2019était Des Idées EN REVUES Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages de leur publication.Cette semaine, en traduction, un extrait du dernier numéro (vol.36, Hiver-printemps 2015) de la revue Inroads {inroadsjournal ca).Inroads 36 d\u2019encourager les individus à développer leur potentiel, ce qui nécessiterait des services sociaux de haute qualité dans les réserves.Hawthorn prédisait que, une fois ces services mis en place, de nombreux autochtones choisiraient de quitter leur réserve pour aller vivre en ville et participer \u2014 sur un pied d\u2019égalité \u2014 à la société non autochtone.Il reconnaissait que certains ne feraient pas le même choix, et pensait que les deux choix étaient également acceptables.Depuis les années soixante, chaque Première Nation dirige indépendamment son école respective, avec des qualifications et des exceptions.Ottawa ne joue qu\u2019un rôle mineur \u2014 sauf pour transférer de l\u2019argent aux conseils des réserves.Les résultats sont meilleurs que ceux des écoles résidentielles, mais ils ne sont pas bons : se- lon le dernier recensement en 2011, parmi les jeunes autochtones qui habitent une réserve et qui ont entre 20 et 24 ans, 40% seulement reçoivent un diplôme d\u2019études secondaires.En 2011, Shawn Atleo, à l\u2019époque chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations (APN), et Chuck Strahl, à l\u2019époque ministre des Affaires indiennes, entamèrent un projet de réforme des écoles dans les réserves.En fait, c\u2019était un projet inspiré des idées d\u2019Haw-thorn.Trois ans après, malgré maints conflits entre le ministère et l\u2019APN, ils rédigèrent un projet de loi acceptable pour tous les deux.Le projet de loi C-33 (Loi sur le contrôle par les Premières Nations de leurs systèmes d\u2019éducation) fut présenté au Parlement au printemps 2014.S\u2019il était adopté, ce texte de loi établirait un cadre minimum pour l\u2019administration des écoles.Elle envisagerait, pour les réserves, l\u2019équivalent des commissions scolaires qui encadrent les écoles provinciales.Les propositions sont pragmatiques et beaucoup d\u2019entre elles sont facultatives.Selon les partisans de ce projet de loi, il renforcerait la capacité des conseils, leur permettrait de mieux gérer leurs écoles.De l\u2019autre côté, on pourrait voir dans ce projet de loi une atteinte au droit absolu des Premières Nations en matière d\u2019éducation.Telle fut l\u2019accusation lancée par les opposants à Atleo et au gouvernement.Une fois le projet de loi C-33 déposé, l\u2019APN publia un rapport qui mit en avant les avantages du compromis réalisé, y compris une augmentation des subventions pour les écoles.Ce document n\u2019eut que peu d\u2019impact auprès de la majorité des chefs qui, depuis le début en 2011, étaient sceptiques à l\u2019égard de toute législation, quelle qu\u2019elle soit.Pour eux, le problème provenait du manque d\u2019argent.Atleo défendit C-33 mais décida peu après de démissionner.Par la suite, le gouvernement retira le projet de loi, qui est resté depuis dans les limbes parlementaires.Pour résumer, les partisans de cette loi se situent dans la tradition d\u2019Hawthorn.Ils veulent des services sociaux de première qualité et envisagent la possibilité que beaucoup d\u2019autochtones choisissent de travailler et de vivre en ville, en dehors des réserves.Les opposants sont dans la tradition du ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE Le projet de loi C-33 (Loi sur le contrôle par les Premières Nations de leurs systèmes d\u2019éducation) a été présenté au Parlement au printemps 2014.Red Paper.Ils insistent pour que tout rapport avec les non autochtones soit réglé par les traités \u2014 et non par la loi.Atleo symbolisait un leadership urbain et bien éduqué.Implicitement, sous son égide, l\u2019APN reconnaissait la faiblesse de gestion de nombreuses écoles et la légitimité du projet de loi C-33 qui tentait de créer un espace dans les réserves pour ceux qui s\u2019intéressent à l\u2019éducation plutôt qu\u2019à d\u2019autres dimensions de la politique.Implicitement, le premier ministre Harper et son cabinet reconnaissaient l\u2019absence de compétence administrative en gestion d\u2019éducation parmi les fonctionnaires du ministère des Affaires indiennes.Une fois les esprits calmés, il se peut qu\u2019avec un nouveau chef, l\u2019APN revienne sur le projet de loi C-33 et que le Parlement l\u2019adopte, après quelques amendements.Il se pourrait aussi qu\u2019Ottawa et l\u2019APN abandonnent tout projet de réforme des écoles.Dans ce cas, on peut prédire un maintien du statu quo.Il y aura certains endroits au Canada oû des chefs exceptionnels et leurs écoles réaliseront des résultats excellents.Des coalitions de chefs et de politiciens provinciaux entameront des initiatives.Mais dans de nombreuses écoles, les résultats resteront insuffisants.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Écrivez à arobitaille @ ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagne (adjoints a la direction del information) Antome RobitaïUe (éditorialiste responsable de la page Idees) Michel Garneau (caricaturiste) Jacques Nadeau (photographe) Michael Monnier et Olivier Zuida (recherchistes photos) mfor matron generale lsab&\\)&Va.r
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