Le devoir, 12 février 2015, Cahier A
[" Ecoles juives Les infractions demeurent.les permis aussi Page A 3 '1 Coupes Le CSF ferme ses dernières antennes régionales Page A 3 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C VI N° 2 9 LE DEVOIR, LE JEUDI 12 EEVRIER 2015 1,13 $+TAXES= 1,30 Énergie Est TransCanada tarde à se plier aux exigences de Québec ALEXANDRE SHIELDS Même si le fédéral a déjà entamé les premières étapes des consultations publiques pour le projet de pipeline de TransCanada, le gouvernement Couillard n\u2019a pas encore commencé l\u2019évaluation environnementale promise depuis des mois, a appris Le Devoir.Québec négocie toujours avec la pétrolière, qui estime que la décision sur son projet appartient à Ottawa.Selon les informations obtenues mercredi, le ministère de l\u2019Environnement n\u2019a toujours pas reçu les documents nécessaires pour entamer l\u2019étude environnementale d\u2019Énergie Est.Le ministre David fîeurtel en a pourtant fait la demande formelle il y a maintenant trois mois.En théorie, TransCanada aurait dû déposer un avis de projet, puis une étude d\u2019impact.Mais rien de cela n\u2019a été acheminé à Québec, ce qui fait que le gouvernement ne peut toujours pas mandater le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) pour qu\u2019il étudie les 700 kilomètres de pipeline.Malgré le retard accusé par le Québec par rapport au processus d\u2019évaluation de l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE), le ministre fîeurtel a de nouveau promis mercredi que le BAPE serait chargé de mener une évaluation environnementale.II n\u2019a toutefois pas précisé quand celle-ci sera entamée.Pendant ce temps, Ottawa a déjà lancé les travaux devant mener aux audiences publiques sur le projet de pipeline.Ces consultations auront lieu à l\u2019automne prochain.Le porte-parole de TransCanada n\u2019a pas non plus précisé quand l\u2019avis de projet serait transmis, ni si l\u2019étude d\u2019impact est déjà en cours.«Des représentants de TransCanada et du gouvernement échangent de l\u2019information sur une base continue.Il y a beaucoup d\u2019information que VOIR PAGE A 8 : ÉNERGIE gnni - ' fi PARC NATIONAL DU MONT-MEGANTIC L\u2019Observatoire astronomique du mont Mégantic a été inauguré en 1978.Observatoire DU MONT Mégantic Ottawa fait volte-face après le tollé PAULINE GRAVEL Face au tollé soulevé mercredi matin par l\u2019annonce de la fermeture prochaine de l\u2019Observatoire du mont Mégantic (OMM) en raison de l\u2019échéance et du non-renouvellement d\u2019une importante subvention fédérale, le bureau du ministre de l\u2019Industrie, James Moore, s\u2019est engagé en fin d\u2019après-midi à fournir le financement nécessaire pour maintenir l\u2019Observatoire ouvert.Depuis 2008, l\u2019OMM bénéficiait de l\u2019aide de la Fondation canadienne pour l\u2019innovation (FCI), qui lui a accordé une subvention de 11, 7 millions, laquelle subvention a permis de «remettre à niveau l\u2019observatoire avec de nouveaux instruments à la fine pointe de la technologie», a précisé a,u Devoir René Doyon, directeur de l\u2019OMM.Étant donné que cette subvention arrive à échéance le 31 mars prochain, l\u2019équipe de l\u2019OMM avait participé au concours spécial du Fonds des initiatives majeures scientifiques majeures de la FCI dans l\u2019espoir d\u2019obtenir le financement nécessaire au fonctionnement de l\u2019Observatoire.Cette subvention lui a été refusée parce que l\u2019OMM «ne remplissait pas les critères d\u2019admissibilité», a indiqué la FCI.«La FCI ne subventionne plus que les infrastructures dites nationales, et elle ne nous considère pas comme une infrastructure nationale.Pourtant, l\u2019OMM rayonne sur la scène internationale.Au fil VOIR PAGE A 8 : MÉGANTIC Lire aussi > L\u2019avenir incertain.Un éditorial de Bernard Descôteaux.Page A 6 Aujourd\u2019hui Actualités > Pierre Kari Péiadeau soiiiciterait un mandat en 2018 pour faire du Québec un pays.Page A 4 Économie > Parier ne fait pas cuire ie riz.L\u2019ambassadeur de Chine au Canada plaide pour une intensification des échanges commerciaux.Page B 1 Cuiture > Phiiippe Faucon, le cinéaste qui a débusqué la radicalisation.Page B 8 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B6 A4 A2 B4 A4 B8 Petite hausse, grand irritant Québec veut hausser le plafond de prêts, une mesure critiquée par les étudiants qui promettent un printemps « chaud » KARL RETTINO-PARAZELLI Québec a l\u2019intention de hausser le montant maximal des prêts étudiants, ce qui constituerait une première augmentation de ce plafond en 25 ans.Cette volonté gouvernementale remet sur la table l\u2019épineuse question de l\u2019endettement étudiant, dénonce la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), au moment où les syndicats et les associations étudiantes promettent un printemps «chaud».Sans tambour ni trompette, le gouvernement du Québec a publié le 30 décembre dernier dans la Gazette officielle un projet de règlement modifiant certains paramètres du Règlement sur l\u2019aide financière aux études.Québec entend indexer plusieurs montants alloués à titre d\u2019exemptions ou de dépenses admises dans le calcul de l\u2019aide financière, mais aussi «le montant maximal d\u2019un prêt qui peut être accordé pour une année d\u2019attribution».Au niveau universitaire, le projet de règlement prévoit que la majoration du montant maximal des prêts étudiants passerait de 305$ à 308$ par mois pour un étudiant au premier cycle et de 405$ à 409$ par mois pour un étudiant au VOIR PAGE A 8 : HAUSSE J CLÉMENT ALLARD LE DEVOIR En 2005, la volonté de Québec de convertir 103 millions de dollars de bourses en prêts a été à l\u2019origine d\u2019une mobilisation étudiante alors historique.CONELIT Ukraine-Russie Ultime effort en faveur de la paix Dans un ultime effort pour mettre fin au conflit opposant la Russie et l\u2019Ukraine, les présidents russe, ukrainien et français et la chancelière allemande se sont réunis pendant plusieurs heures mercredi à Minsk, alors que les combats faisaient toujours rage dans l\u2019est de l\u2019Ukraine.Au moment d\u2019écrire ces lignes, aucun accord n\u2019avait émergé de cette rencontre décisive.Vladimir Poutine, Petro Porochenko, François Hollande, Angela Merkel et leurs conseillers, enfermés dans une salle aux imposantes colonnes de marbre, ont décortiqué pendant de longues heures le document préparé lors de plusieurs jours de tractations par leurs diplomates.L\u2019enjeu est grand : mettre fin à 10 mois de guerre dans l\u2019ex-république soviétique.«Les discussions ne sont pas simples et se prolongent», a écrit sur Twitter le ministère allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Stein-meier, à 22 h 30, heure locale.Par conséquent, celui-ci «prolonge son séjour» à Minsk et «son départ pour un déplacement au Brésil est retardé».«Je pense que nous avons encore du travail pour cinq à six heures au moins», a pour sa part écrit deux heures plus tard sur sa page Face-book le conseiller du président Porochenko, Valeri Tchaly.«Mais nous ne pouvons pas nous VOIR PAGE A 8 : MINSK 77831303445507 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 12 EEVRIER 2015 ACTUALITES Nouvel imbroglio autour de l\u2019« intégrisme » Un intégriste ne serait finalement pas le bienvenu chez la ministre Kathleen Weil ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le Parti québécois a déposé un projet de loi «sur l\u2019observateur l\u2019intégrisme religieux» mais le gouvernement Couil-lard est toujours réticent à employer le mot «intégrisme», lui préférant la notion plus restreinte de «radicalisation violente».Or le distinguo l\u2019a entraîné, mercredi, à s\u2019empêtrer dans la sémantique.La ministre de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion, Kathleen Weil, chargée du groupe de travail sur la radicalisation, a affirmé en matinée qu\u2019elle n\u2019aurait pas d\u2019objection à côtoyer au travail un employé intégriste, un «rigoriste» religieux qui «ne fait de mal à personne».«On n\u2019a pas de jugement à porter sur cette personne pourvu que la société soit protégée», a-t-elle déclaré.Kathleen Weil épousait ainsi la conception exprimée par le premier ministre Philippe Couillard, qui a soutenu que l\u2019intégrisme «fait partie des choix personnels de chacun».Mais en après-midi, la ministre se ravisait.« C\u2019est le lexique qui est un peu complexe.Quelqu\u2019un qui ne partage pas nos valeurs de démocratie, d\u2019égalité entre les hommes et les femmes, qui ferait la promotion de l\u2019homophobie, ce serait impossible que quelqu\u2019un comme ça se retrouve dans mon cabinet», a-t-elle précisé.La porte-parole péquiste en matière de laïcité, Agnès Maltais, a présenté le projet de loi K.ji JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Kathleen Weil avait affirmé qu\u2019elle n\u2019aurait aucun problème à travailler avec un « rigoriste ».395 qui crée un «observateur» chargé de documenter les manifestations d\u2019intégrisme religieux au Québec.Cette personne est nommée par l\u2019Assemblée nationale, comme le protecteur du citoyen, détient un pouvoir d\u2019enquête et produit un rapport annuel.Le gouvernement «est dans une logique de lutte contre le terrorisme, de sécurité.Nous, on est dans une logique de prévention », a résumé la députée qui a dit se baser sur les travaux de Fatima Houda-Pepin.L\u2019observateur pourrait se pencher non seulement sur les intégristes qui ont des visées criminelles, mais sur des sectes comme Lev Tahor, où c\u2019est le bien-être des enfants qui est en cause, a expliqué la porte-parole.Bouchard-Taylor S\u2019inspirant de la définition proposée par la commission Bouchard-Taylor, le projet de loi 395 définit l\u2019intégrisme comme un «mouvement qui tend à imposer aux individus, à la société ou à l\u2019Etat des pratiques ou des valeurs issues d\u2019une interprétation radicale des religions, notamment par des discours portant atteinte au droit à l\u2019égalité entre les femmes et les hommes et incitant à la discrimination et à la violence ainsi que par de la propagande haineuse appelant à la légitimation du crime en vue de saper les bases de la démocratie et les droits de la personne».Or il est clair que le gouvernement Couillard ne veut pas suivre l\u2019opposition dans cette voie, faisant de la lutte contre la radicalisation \u2014 et non pas contre l\u2019intégrisme \u2014 un enjeu qui relève de la sécurité publique.Au terme d\u2019un débat à l\u2019Assemblée nationale mercredi après-midi, les députés libéraux ont voté contre une motion qui reprenait la définition de l\u2019intégrisme soumise par la commission Bouchard-Taylor et rappelait l\u2019urgence de créer un observatoire sur l\u2019intégrisme religieux.Le Devoir Une motion ponr Raïf Badawi L\u2019Assemblée nationale a fait front commun, mercredi, pour adopter à l\u2019unanimité une motion revendiquant la libération du blogueur saoudien Raïf Badawi, emprisonné en Arabie Saoudite depuis 2012.La motion a été votée en présence de l\u2019épouse du détenu, Ensaf Haidar.M\u201d® Haidar a pu s\u2019entretenir pendant quelques minutes avec le premier ministre Philippe Couillard, qui a renouvelé sa solidarité à sa cause, tout en l\u2019assurant qu\u2019il ferait tout en son possible pour lui venir en aide dans sa démarche.«Il est clair qu\u2019on ne peut pas aller là-bas et le ramener.Il faut être conscient de cette réalité, mais plus le monde démocratique va manifester son indignation, son soutien pour cette famille, plus on a de chances d\u2019y arriver», a commenté M.Couillard lors d\u2019un bref point de presse commun avec M\u201d® Haidar.Interrogé à savoir si sa connaissance du pays et de la langue arabe lui ouvrait des portes dans ce dossier, il a répondu que le régime saoudien en était un « assez compliqué » et que ses liens passés n\u2019ajoutaient «pas nécessairement à notre efficacité».La motion de l\u2019Assemblée nationale a été envoyée au Parlement canadien, au ministre des Affaires étrangères ainsi qu\u2019à l\u2019ambassade de l\u2019Arabie Saoudite au Canada.La Presse canadienne Montréal : le mégacentre commercial reçoit un appui de taille JEANNE CORRIVEAU Il vaudrait mieux attendre de voir en quoi consiste le projet de mégacentre commercial de Mont-Royal avant de le condamner, estime le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Michel Leblanc fait partie de ceux qui voient d\u2019un bon œil l\u2019arrivée du « QuinzedO».«Il est très tôt pour tuer un projet, croit M.Leblanc.Dès la première journée, on est en train de dire à un promoteur privé qui veut investir 2 milliards de dollars que ce n\u2019est pas une bonne idée.C\u2019est une réaction dangereuse.» Selon M.Leblanc, il est également «absurde» d\u2019invoquer la menace qui plane sur d\u2019autres entreprises commerciales pour s\u2019opposer au projet du promoteur Carbonleo, qui détient également le Quartier Drx30 de Brossard.Montréal s\u2019enrichit.La population croît, le PIB augmente et le paysage commercial évolue.Si on craint pour les artères commerciales, c\u2019est qu\u2019il est temps d\u2019y investir.«La première menace pour nos artères commerciales, c\u2019est l\u2019espèce d\u2019indifférence, et même de complaisance, qu\u2019on a eue face à ces artères, explique M.Leblanc.Dans le cas du Plateau-Mont-Royal, c\u2019est encore pire.On a lancé le signal que ce n\u2019était pas grave quand les commerces fermaient.Et qu\u2019on n\u2019avait pas besoin des consom- mateurs des banlieues.» Lundi, les élus de Projet Montréal, avec Luc Ferran-dez à leur tête, se disaient prêts à partir en croisade contre le projet de centre commercial «lifestyle» de Carbonleo.Ce centre de 1,6 million de pieds carrés qui doit voir le jour à la jonction des autoroutes 15 et 40 dans un secteur industriel de Mont-Royal menace l\u2019économie montréalaise et la santé des artères commerciales, avait fait valoir M.Ferrandez.De son côté, le maire Denis Coderre n\u2019a pas voulu prendre position.11 a déjà discuté avec le maire de Mont-Royal, Philippe Roy, et rencontré le promoteur lundi.Ce sera au tour des représentants des artères commerciales de Montréal dans les prochains jours.«Il ne faudrait pas que ça devienne un débat émotif II faut que ce soit vraiment factuel», a-t-il expliqué mercredi.«Je ne voudrais pas qu\u2019on empêche une saine compétition.J\u2019invite les gens à ne pas partir en peur», a-t-il ajouté tout en soulignant que Montréal ne pouvait décider de la réglementation de Mont-Royal.Concurrence ITofesseure au Département de marketing à HEC Montréal, JoAnne Labrecque estime que la «cannibalisation» entre les places commerciales est inévitable si le bassin de consomma- teurs n\u2019augmente pas.«La demande n\u2019est pas en croissance en ce moment.Et le secteur du commerce de détail est en restructuration.Les habitudes des consommateurs changent et les ventes en ligne augmentent», signale-t-elle.Dans ce contexte, la nature du concept du futur « QuinzedO » sera déterminante.Une certaine prise de conscience sociale des consommateurs envers l\u2019économie locale pourrait profiter aux artères commerciales, mais de façon globale, une part d\u2019inconnu subsiste quant aux habitudes des consommateurs dans trois à cinq ans, dit-elle.Le Devoir 7\tS\tY\t7\t^ \t4\tÀ\t\t4 GEORGES LAOUN OPTICIEN Aa.E yeworkë Toute la collection à nos deux boutiques jusqu'au 1er mars.Gagnez votre paire de lunettes complète! 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Sol 8/4 Ce soir, Demain -18/-25 Samedi iQuelques flocons, pdp 60% Québec Aujourdj^^ -11 Nuageux avec éclaircies.Ce soir, Quelques flocons, pdp 60% Gatineau Nuageux avec éclaircies -8\t\t Plutôt nuageux.\t\tCiel variable.Dimanch 17/-2 16-24 Passages nuageux Quelques flo cons, pdp 40% nuageux Samedi ¦16/-2 Dimanch ¦13/-1 Demain ¦16/-2 Ciel variable.Ciel variable.Passages nuageux Demain 19/-2 Samedi Dimanch Generaement Quelques flo cons, pdp 40% Passages nuageux enso ei e Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez La tendance 14 jours.¦ Météo Média SECTEUR PUBLIC LaCSN dénonce des offres « méprisantes » Québec \u2014 La CSN estime que les offres du Conseil du trésor aux salariés du secteur public mèneraient ceux-ci tout droit vers l\u2019appauvrissement, en plus de doubler le retard salarial qu\u2019ils accusent par rapport aux autres travailleurs québécois.Réunis en instance de négociation, les 1200 délégués des quatre fédérations du secteur public délibéraient mercredi sur une proposition de dénonciation des offres du Conseil du trésor, qui laissent deviner un «mépris» du gouvernement à l\u2019endroit de ses salariés, selon la CSN.En décembre dernier, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, avqit présenté aux employés de l\u2019État une offre salariale de 3% d\u2019augmentation de leur rémunération au cours des cinq prochaines années.La hausse serait répartie ainsi : gel des salaires les deux premières années et 1% d\u2019augmentation durant les trois années subséquentes.Retard salarial Selon la vice-présidente de la CSN et responsable des négociations du secteur public, Francine Lévesque, il s\u2019agit d\u2019offres «très méprisantes».Elle ajoute que le gel salarial de deux ans ne permettra pas à ces salariés de faire face à l\u2019augmentation du coût de la vie ni de régler le retard salarial qui les touche.Elle qualifie les offres de «particulièrement insultantes pour les femmes, qui occupent 75 % des emplois du secteur public».La CSN rappelle qu\u2019en novembre dernier, l\u2019Institut de la statistique du Québec situait à 7,6% le retard salarial du secteur public, pour des emplois comparables et en tenant compte du régime de retraite et de l\u2019ensemble des avantages sociaux.La centrale syndicale juge qu\u2019avec les offres du Conseil du trésor, ce retard pourrait atteindre 15% dès 2019.Mme Lévesque dénonce également les modifications que souhaite apporter Québec au régime de retraite de ses employés, «alors que celui-ci, capitalisé à 96 %, est en très bonne santé financière », juge-t-elle.La Presse canadienne Costa Concordia : 16 ans de prison ponr le capitaine Grosseto, Italie \u2014 Le capitaine du navire de croisière Costa Concordia écope de 16 ans et un mois en prison sous divers chefs, dont des condamnations multiples d\u2019homicide involontaire.Francesco Schettino est le capitaine du paquebot qui s\u2019est échoué en 2012, faisant 32 morts.Le comité de trois juges a imposé une peine de 10 ans pour plusieurs chefs d\u2019homicide involontaire, cinq ans pour avoir causé le naufrage, et un an pour avoir abandonné le navire alors que bon nombre des 4200 passagers étaient encore à bord.Associated Press É.-U.: le Congrès approuve Keystone Washington \u2014 Le Congrès américain a approuvé mercredi la construction de l\u2019oléoduc Keystone XL entre le Canada et les États-Unis, mais le président Barack Qbama devrait opposer son veto.La Chambre des représentants, à majorité républicaine, a adopté en dernière lecture par 270 voix contre 152 une loi autorisant le projet transfrontalier, contesté par les écologistes et la plupart des démocrates.Barack Qbama a promis son veto, car la nouvelle loi le priverait du pouvoir de délivrer le permis de construire à TransCanada, un pouvoir qu\u2019il entend conserver.Agence France-Presse LE DEVOIR, LE JEUDI 12 EEVRIER 2015 A 3 ACTUALITES En français i ! rrü Michel David e l\u2019avis général, Pierre Karl Péladeau s\u2019est mis le pied dans la bouche lors de son récent passage à Rouyn-No-randa, quand il a apostrophé la chanteuse du groupe Groenland et réclamé «une toune en français».La fatigue ou l\u2019ignorance du répertoire exclusivement anglophone du groupe, qu\u2019a invoquées son attaché de presse, ne sauraient expliquer ce nouvel impair.M.Péladeau n\u2019est pas homme à reconnaître facilement une erreur, mais après avoir fui les médias pendant 24 heures, il a eu la bonne idée de faire un peu d\u2019autodérision lors de sa rencontre de mercredi avec les étudiants de l\u2019Université Laval, auxquels il a demandé, sourire en coin, d\u2019excuser ses anglicismes.Visiblement, ils ont apprécié cette forme de mea culpa.Ce malheureux incident illustre bien pourquoi la jeune génération a de plus en plus de mal à se retrouver dans le discours de nombreux souverainistes qui ont conservé des souvenirs douloureux des années antérieures à l\u2019adoption de la loi 101 et qui comprennent mal que leurs cadets ne soienf pas plus soucieux de l\u2019avenir du français.À tort ou à raison, ces derniers ne partagent tout simplement pas leur insécurité.On ne peut pas accuser M.Péladeau d\u2019avoir prononcé un discours sans contenu à l\u2019Université Laval.Pour la première fois depuis qu\u2019il s\u2019est lancé dans la course au leadership, il a esquissé ce qui ressemble à un plan pour mener le Québec à la souveraineté, mais son habituel survol de l\u2019histoire du Québec et de son itinéraire personnel laissait encore transparaître un ressentiment envers le Canada anglais qui, même s\u2019il peut paraître justifié, est devenu incompréhensible et même suspect pour bien des jeunes.Il est vrai que la presse financière de Toronto s\u2019est vivement opposée à l\u2019acquisition de Vidéotron par Québécor, avec l\u2019aide de la Caisse de dépôt, et qu\u2019il s\u2019est écrit des choses extrêmement blessantes pour le père de M.Péladeau dans les médias canadiens-anglais.Qu peut très bien comprendre qu\u2019il en ait conçu de la rancœur, mais la victimisation n\u2019a plus son utilité dans l\u2019argumentaire souverainiste.Jacques Parizeau a toujours vanté les bienfaits du bilinguisme individuel Qu peut reprocher bien des choses à PKP, mais il faut reconnaître sa contribution à la promotion de la culture québécoise et à la sauvegarde du patrimoine.Son désir d\u2019assurer la pérennité du fait français, mais aussi l\u2019épanouissement de ceux qui le parlent, est tout aussi indéniable.Encore faut-il bien cerner le problème.Tant mieux si le plus grand nombre d\u2019artistes possible choisissent de s\u2019exprimer en français, mais on ne peut certainement pas dire que Céline Dion ou le cinéaste Jean-Marc Vallée ne contribuent pas au rayonnement culturel du Québec parce qu\u2019ils travaillent en anglais.Jacques Parizeau, auquel M.Péladeau voue la plus grande admiration, se faisait un plaisir d\u2019afficher son aisance dans la langue de Shakespeare.L\u2019ancien premier ministre a toujours vanté les bienfaits du bilinguisme individuel.Il disait même vouloir botter les fesses à ceux qui se contentaient d\u2019une seule langue.C\u2019est le bilinguisme institutionnel qu\u2019il dénonçait avec la dernière énergie.Le premier ministre Couillard a réagi avec humour au faux pas de M.Péladeau, en lui demandant de s\u2019assurer que seul le français ait droit de cité à La voix et que le nouvel amphithéâtre de Québec présente son premier spectacle en français.Il est cependant permis de s\u2019interroger sur son propre désir de préserver les avancées des dernières décennies.En décembre dernier, son gouvernement a assoupli en catimini les exigences de connaissance du français imposées aux immigrants qui font une demande de résidence permanente, exigences que le PQ avait haussées en 2013.Qr les universités de langue anglaise les estiment encore trop contraignantes.Une porte-parole de l\u2019Université McGill a fait valoir que les critères actuels rendent difficile le recrutement de professeurs renommés, apparemment réticents à suivre les cours qui leur permettraient d\u2019acquérir une connaissance suf lisante du français.Selon elle, il faudrait leur accorder un traitement spécial puisqu\u2019il s\u2019agit de «travailleurs hautement spécialisés».Les universités de langue anglaise bénéficient déjà de ressources financières sans commune mesure avec le poids démographique de la communauté anglophone, mais qu\u2019aucun parti politique n\u2019ose proposer de répartir plus équitablement.Paudrait-U aggraver le problème en autorisant une nouvelle dérogation qui réduirait encore leurs obligations linguistiques?Dans une économie de plus en plus axée sur le savoir, les universités ne sont évidemment pas les seuls employeurs à la recherche de personnel hautement spécialisé.La ministre de l\u2019Immigration, Kathleen Weil, qui planche sur sa nouvelle politique, dit faire l\u2019objet de demandes similaires provenant d\u2019autres secteurs d\u2019activité.Cela est certainement plus menaçant pour le français qu\u2019une «toune» en anglais.mdavid@levoir.com ECOLES JUIVES Les infractions demeurent.les permis aussi LISA-MARIE GERVAIS Malgré des avertissements à se conformer, de nombreuses écoles privées détentrices de permis, et dont certaines sont même subventionnées par le ministère de l\u2019Education (MELS), continuent d\u2019enfreindre la loi, a constaté Le Devoir.Parmi elles, quatre écoles juives, qui ne respectent pas le régime pédagogique depuis au moins sept ans, détiennent toujours un permis et continuent d\u2019être subventionnées par le MELS, malgré d\u2019importantes lacunes, d\u2019après le dernier rapport de la Commission consultative de l\u2019enseignement privé (CCEP) rendu public mardi.Ces quatre écoles juives orthodoxes subventionnées font partie d\u2019un groupe de cinq qui s\u2019étaient fait donner un ultimatum par Québec pour se conformer au maximum en 2014.L\u2019une d\u2019elles, le Collège rabbi-nique du Canada, a fermé ses portes et les quatre autres ont vu leur situation à nouveau tolérée l\u2019an dernjer, à la demande du ministre de l\u2019Education Yves Bolduc.Qr, si des progrès ont été constatés par la CCEP, elles présentent toutes des manquements au régime pédagogique.Les manuels, les ma- tières enseignées et les bulletins ne s,ont pas tous conformes, le cours Ethique et culture religieuse n\u2019est pas enseigné tel que l\u2019exige le MELS et des enseignants n\u2019ont toujours pas de jirevet.Deux des quatre écoles, l\u2019École communautaire Belz et la Yeshiva Gedola Merkaz Hatorah reçoivent un avis défavorable de la CCEP.Cette dernière école est celle qui éprouve des difficultés majeures à se conformer, et ce, depuis 2008 et même avant.Les deux autres, les écoles communautaires Skver et l\u2019école Première Mesifta du Canada, présentent elles aussi de nombreux manquements à la loi, mais la CCEP est d\u2019avis que certains progrès ont été réalisés et que leur permis et leur subvention («l\u2019agrément») devraient être prolongés d\u2019au moins un an.En mai dernier, le ministre Bol-duc, qui venait d\u2019entrer en poste, voulait donner une dernière chance à ces écoles qui n\u2019étaient pas totalement illégales, puisque contrairement à d\u2019autres, elles opéraient au moins avec un permis.Le ministre Bolduc voulait donner une dernière chance à ces écoles qui n\u2019étaient pas totalement illégales «Les écoles qui ne répondent pas aux normes, on va travailler avec elles.Il faut avoir une tolérance temporaire pour qu\u2019elles puissent se conformer», avait soutenu Yves Bolduc.Il avait toutefois promis qu\u2019il allait tenter de les faire rentrer dans le rang en amputant la subvention si l\u2019école ne corrigeait pas ses lacunes.Contacté par téléphone, le cabinet du ministre n\u2019a pas fait de commentaires.D\u2019autres écoles fautives Parmi les écoles qui ne respectent pas la loi figure un bon nombre d\u2019écoles religieuses.L\u2019école Le Savoir, dont TVA révélait qu\u2019elle était financée en partie par le Koweït et que ses installations étaient la propriété de la Muslim Association of Canada (MAC), liée aux Prères musulmans, reçoit un avis défavorable de la CCÉP en ce qui concerne sa demande de subvention.La CCEP ne mentionne toutefois pas les informations rapportées par TVA et fait remarquer que l\u2019école a accom- pli certains progrès, tout en soulignant des lacunes au passage.Subventionnée par le MELS, l\u2019Académie Ibn Sina, qui dessert la communauté chiite de Montréal, a vue son permis renouvelé maintes reprises sous conditions, en raison de ses nombreuses irrégularités.Malgré le fait qu\u2019elle présente encore des lacunes, la CCEP recommande le renouvellement du permis pour une période limitée à deux ans.L\u2019Académie Étoile du Nord de Laval n\u2019est toujours pas conforme, bien qu\u2019on lui eût retiré son permis pour une année, soit 2011-2012.En partie subventionnée, l\u2019école Ali Ibn Abi Talib n\u2019est pas non plus conforme en tous points, mais la CCEP souligne que «l\u2019établissement travaille avec sérieux pour répondre aux exigences» et recommande le renouvellement de son permis et de sa subvention.L\u2019église-école Académie chrétienne de la foi, l\u2019école primaire,Académie chrétienne Rive-Nord, l\u2019École apostolique de Chicoutimi et l\u2019école chrétienne Emmanuel présentent aussi des lacunes, mais reçoivent un avis favorable de la CCEP.Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le Conseil du statut de la femme, présidé par Julie Miville-Dechêne, a vu 12 % de son budget êfre amputé.COMPRESSIONS Le CSF ferme ses dernières antennes régionales LISA-MARIE GERVAIS Le couperet tombe au Conseil du statut de la femme (CSP) et le force à fermer tous ses bureaux régionaux et à mettre à pied le quart de ses employés.Au 1®\"^ avril 2015, la subvention que lui octroie le gouvernement sera amputée de 458 000$, soit une coupe de 12% du budget qui est d\u2019environ 3,8 millions.Plus de la moitié (288 000$) de la somme coupée représente une nouvelle compression.À ses débuts, le CSP comptait plus de 200 employés et avait des bureaux dans toutes les régions du Québec.Mais graduellement, sa subvention s\u2019est étiolée, ne laissant que quatre bureaux régionaux, soit à Saguenay, Rouyn-Noranda, Montréal ainsi qu\u2019une unité régionale de Québec.Avec cette nouvelle compression, ils n\u2019existeront plus, ne laissant que le bureau principal à Québec.Neuf personnes sur 37 perdront leur poste.Le budget du CSP avait déjà diminué du quart (25%) au cours des cinq dernières années, et son nombre d\u2019employés a été réduit du tiers pendant la même période.«Ça va toujours en diminuant depuis la fondation du Conseil», a indiqué Marie-Andrée Lefebvre, attachée de presse de la présidente Julie Miville-Dechêne.Cette dernière a indiqué qu\u2019elle n\u2019accorderait aucune entrevue.Le CSP a pris connaissance de cette coupe du gouvernement Couillard il y a dix jours.«Toutes les options ont été évaluées, insiste M\u201c® Lefebvre.Pour maintenir la mission du Conseil, par rapport à la recherche, on n\u2019avait pas le choix [de prendre ces décisions].» Cette Le budget du CSF avait déjà diminué du quart au cours des cinq dernières années compression oblige le CSP à revoir son fonctionnement.«On n\u2019est pas seulement en mode fermeture, mais on est aussi en réflexion pour trouver des façons de maintenir les liens avec nos partenaires régionaux.» Une coupe inacceptable Ces coupes empêcheront le Conseil de bien jouer son rôle, a souligné Prançoise David, députée de Gouin et porte-parole de Québec solidaire.«[Cela] affaiblira encore davantage une des rares voix qui rappelle au gouvernement son devoir de veiller à ce que ses politiques ne pénalisent pas les femmes.» «La coupe n\u2019est pas acceptable», a déclaré pour sa part la députée pé-quiste Carole Poirier, porte-parole de l\u2019opposition en matière de condition féminine.«Si [le gouvernement] voulait s\u2019assurer que cet organisme remplit sa réelle mission, qui est d\u2019offrir des services aux femmes sur le terrain et des avis qui souvent ne font pas l\u2019affaire du gouvernement, il aurait privilégié l\u2019absence de coupes au Conseil du statut de la femme.» Comme tous les autres organismes, le Conseil du statut de la femme avait un effort budgétaire à faire, a soutenu Stéphanie Vallée, ministre de la Justice.«La présidente avait le choix de déterminer de quelle façon elle allait atteindre cet objectif.On nous a assuré que les choix budgétaires avaient été faits de façon à se concentrer sur la mission du Conseil.» Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir POSTES DE CADRES ABOLIS Barrette se défend d\u2019agir en catimini ISABELLE PARE Alors que l\u2019opposition péquiste a accusé mercredi le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d\u2019agir de façon sournoise en abolissant 6000 postes de cadres par le biais d\u2019amendements de dernière minute au projet de loi 10, ce dernier dit avoir toujours été clair sur son intention d\u2019abolir au mois 1300 postes de gestion dans le réseau de la santé.Dans une mêlée de presse à Québec, le ministre Barrette a dû répondre des amendements-surprises apportés à sa réforme du réseau, qui prévoient l\u2019abolition des postes de 1600 cadres du réseau à compter du 31 mars, comme l\u2019a dévoilé Le Devoir.«Ce qu\u2019on fait là, c\u2019est tout à fait habituel.Lorsqu\u2019on fait une manoeuvre comme ça, on abolit un volume de postes dans un secteur donné pour ensuite faire un concours réservé aux gens qui ont été touchés», a-t-il défendu, accusant la critique de l\u2019opposition de ne rien comprendre à cette «technique».Le ministre a répété jusqu\u2019à plus soif qu\u2019il n\u2019y avait rien d\u2019étonnant à cela, et que son projet d\u2019abolir 1300 postes était connu depuis des lustres.Toutefois, il a confirmé en anglais qu\u2019au terme des concours qui seront lancés, «personne n\u2019aura de garantie d\u2019emploi, avec les mêmes fonctions et la même paie», «mais il y aura des possibilités.» A ce titre, il a signalé que les cadres non «repêchés» lors des futurs concours auront le loisir de se tourner vers d\u2019autres postes vacants dans le réseau.«Il y a 8000 départs à la retraite chaque année», a-t-il insisté.«Sournois» Mais Diane Lamarre, critique en matière de santé et d\u2019accessibilité aux soins pour le PQ, a décrié le manque de transparence du ministre.«On voit comment le ministre, de façon sournoise, a utilisé ce privilège du bâillon qu\u2019il s\u2019est donné pour congédier, dans le fond, mettre.en tout cas, abolir des postes importants, 6000postes [.]» Alors que l\u2019article 148 du projet de loi 10 prévoyait l\u2019abolition des postes des hauts dirigeants d\u2019agences, l\u2019amendement 148.1 présenté à la hâte vendredi touche tous les cadres intermédiaires du réseau de la santé.Qr l\u2019imposition du bâillon a empêché toutes discussions ou questions de la part des partis d\u2019opposition sur ce revirement soudain, clame M\u201c® Lamarre.«Alors là, avec les cadres intermédiaires, il multiplie le nombre de personnes visées.Au lieu d\u2019être 600, c\u2019est 6000.Où est la transparence qu\u2019on nous a annoncée ?Où est l\u2019honnêteté envers la population ?a-t-elle déploré.Qu\u2019il ait le courage de ses décisions difficiles, qu\u2019il ne les fasse pas en catimini, et qu\u2019il nous le dise clairement, et qu\u2019il utilise le temps de l\u2019adoption article par article pour mettre en évidence ces changements majeurs qu\u2019il impose dans des projets de loi.» Des changements, ajoute-t-elle, qui modifieront la vie de nombreux Québécois qui «n\u2019ont jamais, jamais pensé que leur emploi était compromis dans le projet de loi n\" 10.» Le Devoir «Personne n\u2019aura de garantie d\u2019emploi, avec les mêmes fonctions et la même paie» A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 12 EEVRIER 2015 ACTUALITES Lajuge Charbonneau gagne sept mois JOCELYNE RICHER à Québec La juge France Charbonneau a obtenu le délai qu\u2019elle réclamait pour achever la rédaction du rapport final très attendu de sa commission d\u2019enquête, qui a entamé ses travaux en novembre 2011.Lors de sa dernière séance hebdomadaire, mercredi, le Conseil des ministres a donné suite sans réserve à sa demande de prolonger jusqu\u2019au 30 novembre la date limite imposée pour remettre son rapport au gouvernement.La juge devait remettre le document au plus tard en avril prochain, mais elle a estimé qu\u2019elle manquait de temps pour mener à bien ses travaux et a réclamé un report des échéances il y a quelques semaines au gouvernement Couillard.La commission Charbonneau obtient donc, comme souhaité, le décret qui lui octroie sept mois supplémentaires pour effectuer son travail.La plus longue de Thistoire Après quelques semaines de flottement, le gouvernement n\u2019a finalement pas choisi d\u2019opter pour la voie hasardeuse, sur le plan politique, de lui forcer la main, dans l\u2019espoir d\u2019écourter les délais et d\u2019épargner les fonds publics.On estime que les travaux de la commission coûtent 1 million de dollars de fonds publics par mois.A terme, la commission Char-bonneau, la plus longue de toute l\u2019histoire du Québec, aura eu à sa disposition deux ans de plus que prévu au départ pour remplir son très vaste mandat.La commission doit débusquer la collusion et la corruption dans l\u2019octroi et la gestion de contrats publics dans l\u2019industrie de la construction, et documenter les liens éventuels avec le financement des partis politiques.A l\u2019origine, lors de la création de la commission d\u2019enquête, en novembre 2011, Jean Charest avait décrété que le rapport final devait être remis au plus tard en octobre 2013.En point de presse, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a fait valoir que le gouvernement avait acquiescé à la requête parce qu\u2019il souhaitait laisser la commissaire Charbonneau et son équipe effectuer un «travail complet et rigoureux».Dans une lettre adressée récemment au gouvernement, la juge Charbonneau a cependant indiqué qu\u2019elle «ferait tout en son pouvoir» pour déposer son rapport final avant la date butoir du 30 novembre, selon la ministre.La Presse canadienne 2018 : PKP solliciterait un mandat pour le pays Le candidat à la course à la chefferie du PQ veut créer un institut de recherche sur l\u2019indépendance MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le favori dans la course à la direction du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a ouvert son jeu.S\u2019il se retrouve à la barre du PQ, il sollicitera le mandat de faire le pays du Québec auprès de l\u2019électorat québécois à l\u2019automne 2018.«Un pays, ce n\u2019est pas un repli sur soi C\u2019est une base pour se lancer vers le monde.C\u2019est pourquoi, lors des prochaines élections, je souhaite obtenir le mandat de réaliser concrètement l\u2019indépendance du Québec», a-t-il écrit dans sa plateforme électorale.Les indépendantistes québécois pourront parer à toutes les attaques lors des élections générales de 2018, a promis le député de Saint-Jérôme à l\u2019occasion d\u2019une allocution à l\u2019Université Laval mercredi midi.Les candidats péquistes auront en main un «argumentaire [.] important, détaillé, puissant» en faveur d\u2019une «République québécoise indépendante, de langue française et laïque».Il s\u2019agira du fruit de l\u2019Institut québécois de recherche appliquée sur l\u2019indépendance, qu\u2019il s\u2019engage à mettre sur pied s\u2019il est désigné chef du PQ en mai prochain.«Quand on va se présenter en 2018, on n\u2019aura pas de programme à développer à la dernière minute», a fait valoir M.Péladeau.Un Institut Le groupe de réflexion, qui recevra un financement «populaire» et «volontaire», produira des «analyses très détaillées, très approfondies sur les bienfaits et les bénéfices de l\u2019indépendance du Québec», a-t-il expliqué devant des dizaines d\u2019étudiants.Un pays, ce n\u2019est pas mrepU sur soi.C\u2019est une base pour se lancer vers le monde.C\u2019est pourquoi, lors des prochaines élections, je souhaite obtenir le mandat de réaliser concrètement lïndépendance du Québec.)) JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Pierre Karl Péladeau compte se servir de l\u2019Institut pour nourrir le programme péquiste de 2018.L\u2019Institut québécois de recherche appliquée sur l\u2019indépendance se verra confier le mandat de passer au crible les «multiples dimensions» du projet de pays telle la souveraineté alimentaire, culturelle, fiscale, internationale et territoriale.Il sera notamment appelé à élaborer le budget d\u2019un Québec indépendant, en ne manquant pas d\u2019identifier les revenus que pourra tirer un Québec indépendant de la gestion de la voie maritime du Saint-Laurent ou encore du contrôle des communications sur son territoire.«Un Québec indépendant va être un Québec plus riche», a martelé M.Péladeau à l\u2019Université Laval.D\u2019ailleurs, M.Péladeau a profité de son passage à l\u2019Université Laval pour rappeler que les anciens premiers ministres canadien Brian Mulro-ney et québécois Lucien Bouchard y avaient fait leurs classes.Les deux hommes ont «expérimenté les limites de la fédération canadienne», a-t-il souligné.«Ils se sont affrontés et ont rencontré un mur.» Pierre Karl Péladeau s\u2019est fait reprocher au cours des dernières semaines de laisser les militants dans le flou sur son programme politique, préférant ressasser le passé \u2014 durant lequel les Québécois étaient considérés comme des «petites mains» \u2014 plutôt que d\u2019offrir un projet d\u2019avenir.Mardi, le magnat de la presse y est allé de promesses plus claires, plus nettes et plus précises.En plus de mettre sur pied un «think tank», il entend entreprendre un dialogue avec tous les partis et mouvements politiques et organisations de la société civile afin de lancer une campagne «immédiate et permanente» en faveur de l\u2019indépendance.L\u2019Institut québécois de recherche appliquée sur l\u2019indépendance s\u2019imposera comme un « instrument puissant de recherche au service de l\u2019idée d\u2019indépendance, du projet d\u2019indépendance», a fait valoir le directeur du contenu de la campagne de PKP, Daniel Turp.«C\u2019est une voie intéressante pour des chercheurs qui veulent Pierre Karl Péladeau vraiment démontrer que le Québec est viable.On l\u2019a toujours dit.On l\u2019a toujours dit, mais là on va le prouver encore, mais de façon encore plus convaincante», a-t-il affirmé aux journalistes.Le constitutionnaliste a l\u2019assurance que les efforts déployés par l\u2019équipe de chercheurs contribueront à accélérer la cadence vers le pays du Québec.«Des documents, c\u2019est utile quand la personne qui les a commandés [.\\ a la volonté de faire le pays.[.].Moi, je pense que c\u2019est assez clair que Monsieur Péladeau, s\u2019il est chef veut faire l\u2019indépendance», a-t-il conclu.Le Devoir La rougeole surgit dans une communauté non vaccinée Québec songe à réclamer des preuves de vaccination pour l\u2019entrée à l\u2019école ISABELLE PARÉ Les dix cas de rougeole confirmés dans la région de Joliette seraient associés à une communauté non vaccinée, et malgré la visite de certains patients malades à l\u2019urgence de l\u2019hôpital régional, la Direction de la santé publique (DSP) de Lanaudière juge peu probable que l\u2019éclosion se propage dans la région.Dans un communiqué très succinct, la DSP a fait savoir mercredi que ces 10 cas étaient tous liés entre eux et que le premier malade observé avait contracté le virus de la rougeole lors d\u2019une visite à Disneyland en Californie, à l\u2019origine de l\u2019éclosion de plus 4e 100 cas de rougeole aux Etats-Unis.«Les malades contagieux sont assignés à leurs résidences et ceux en contact avec eux doivent surveiller leurs symptômes.Notre enquête révèle qu\u2019aucun des adultes ou enfants malades n\u2019a eu de contacts avec des milieux scolaires ou de garde», a ajouté le D\u2019^ Joane Desilets, responsable des maladies infectieuses à la Direction de la santé de Lanaudière.Certains de ces cas ont été gérés à l\u2019urgence de l\u2019hôpital de Joliette, mais un tri rapide a permis d\u2019isoler ces patients.Toutes les personnes fréquentant certains milieux de travail font l\u2019objet d\u2019une surveillance, affirme ce médecin.Compte tenu des détails de l\u2019enquête, il y a peu de chance que la maladie se propage, et cela, bien que la période d\u2019incubation de toutes les personnes ayant été en contact ne soit pas écoulée, ajouté le Des informations laissent penser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une communauté fermée dont les convictions antivaccins sont fort connues D*^ Desilets.Par souci de confidentialité, la DSP a refusé de donner plus d\u2019informations sur ce groupe d\u2019adultes et d\u2019enfants non vaccinés, mais plusieurs informations laissent penser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une communauté fermée dont les convictions antivaccins sont fort connues.Changer la loi ?Face à cette nouvelle éclosion, le directeur national de Santé publique du Québec, Horacio Arruda, a soutenu au Devoir que le ministère était en train d\u2019évaluer la possibilité d\u2019exiger désormais des preuves de vaccination lors de l\u2019entrée des enfants à l\u2019école puisque la rougeole, éradiquée du Québec en 2002, resurgit depuis fréquemment.Le discours des groupes an- tivaccination et l\u2019éclosion de rougeole survenue en 2011 au Centre-du-Québec amène Québec à imiter l\u2019Ontario qui oblige, depuis la rentrée 2014-2015, les parents à fournir des preuves 4e vaccination pour inscrire leurs enfants à l\u2019école.C\u2019est aussi le cas en Nouveau-Brunswick depuis 1982.«Il ne sera jamais question de rendre la vaccination obligatoire, mais un changement à la Loi sur l\u2019instruction publique nous permettrait d\u2019exiger cette condition.Les gens qui refusent pour des raisons idéologiques ou religieuses le pourraient, mais ils auraient à fournir un document à cet effet», dit-il.Le Devoir Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonœs@ledevoir.com I >N >D >X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL \t100-150 Achat vente échangé 160-199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL \t200 \u2022 250 Achat vente échangé 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain Téléphone 514-985-3322 Télécopieur 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement cartes de crédit ANNIVERSAIRES ET MARIAGES ANNIVERSAIRES ET MARIAGES PROMO EN COURS AU VILLAGE OLYMPIQUE 11/2: $830131/2: $990141/2: $1100151/2: $2200 Metro AssomptionA/iau, Stationnement int disp, Tout inclus.Grands balcons avec superbe vue.Piscine int, Gym, Restaurants, Magasins 514 252-8037 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Quebec rappelle que lorsqu un logement est offert en lo cation (ou sous location) toute per sonne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit etre traitée en pleine égalité sans distinction exclusion ou preference fondée sur la race la couleur le sexe la gros sesse I orientation sexuelle letat civil I age du locataire ou de ses enfants la religion les convictions politiques la langue I origine ethni que ou nationale la condition so ciale le handicap ou I utilisation d un moyen pour pallier ce handi cap OUTREMONT-190 Willowdale 31/2 rénovés près metro UdeM Chauffes eau ch poele/frigo asc 514 738 5663-514 735-5331 OUTREMONT-5, Vincent d'Indy 112 312 412 rénovés près metro UdeM Poele/frigo Chauffe eau chaude Ascenceur 514 737-8055\t514 735-5331 PLATEAU-41/2 (pcs doubles) +1 3 saisons Beaucoup de cachet Christophe Colomb près Gilford S de b neuve tout équipé (cuisi mere frigo lave vaiss buanderie) Libre Photos et details moskakatia@hotmail corn VX-VILLAGE-BOUCHERVILLE 41/2 vue directe sur le fleuve Nonfum 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événements de la vie Anniversaires, mariages, naissances, félicitations, etc.514 985-3322 ou petitesannonces@ledevoir.com ufte^/Miùûcatù/fi/&ectù>ft/clecèsy c/arisy LE DEVOIR Le Memonel\tPar telephone, telecopieur ou par coumel 1855, rue Du Havre, bureau 107 du lundi au vendredi de 10hOO a 1 8hOO Montreal, Qc, H2K 2X4\tUe samedi et dimanche de 12h00 a 17h30 Tele 514 525-1149\tHeure de tombée 15h15 Telec 514 525-7999\trD ^ m D l'î necrologie@lememonel com\tIII III V-/_i I AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et noussignaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.AVIS DE DECES Yvonne Valerie Jones 1940-2015 A la Maison Michel-Sarrazin, le 2 janvier 2015, a I âge de 74 ans, est decedee dame Yvonne Valerie Jones, nee a Cleveland en Ohio de feu Julien Jones et de feu Lyan Sloan Elle habitait a Quebec Elle laisse dans le deuil ses enfants Yvan Gelinas (Stephanie Oscarson), Johanne-Valene Gelinas et Guylaine Gelinas (Scott Albers), ses petits-enfants Raphaelle Oscarson Gelinas Teddy Porwit Gelinas son frere Julien ainsi que ses cousines Andrea Handley et Vail McGuire La famille invite les connaissances, amis et membres de la famille a lui rendre hommage, le vendredi 13 février 2015, dès 17 h à la salle Paul-Rainville du Musee national des beaux-arts du Quebec, Parc des Champs-de-Bataille, Québec Une ceremonie d\u2019adieu aura lieu a 18 h Aux amis qui ont appuyé notre mere au cours des deux dernieres années, ainsi qu au personnel et aux benevoles de la Maison Michel-Sarrazin un remerciement chaleureux LE DEVOIR, LE JEUDI 12 EEVRIER 2015 A 5 ACTUALITES SERIE «LE DEVOIR DE DEBATTRE) Rire de tout, parce qu\u2019« il est interdit d\u2019interdire » ?ISABELLE PORTER à Québec Faut-il limiter la liberté d\u2019expression pour ménager les susceptibilités religieuses?La question a suscité des échanges nourris lors d\u2019un débat mercredi soir au Musée de l\u2019Amérique française.Les semaines ont passé depuis l\u2019attentat du Charlie Hebdo, mais les discussions qu\u2019il a lancées sont loin de s\u2019être essoufflées.Dans le cadre de la série de rencontres «Le Devoir de débattre», le collègue Antoine Robitaille avait convié quatre intellectuels à prolonger le débat des dernières semaines.Pour la spécialiste de l\u2019humour visuel Mira Falardeau, il n\u2019y a pas de doute.«Il est hors de question que l\u2019on commence à se retenir» et «il est interdit d\u2019interdire».En même temps, M\u201c® Falardeau a concédé que l\u2019attentat avait ébranlé l\u2019espèce de contrat implicite entre les gens d\u2019humour et le reste de la société.Tôt dans le débat, le profes- % RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Le Devoir a publié une caricature de Mahomet (ci-dessus, projetée siu l\u2019écran) dans les joius qui ont suivi la tuerie à Charlie Hebdo.Les panélistes ont débattu des limites à fixer, ou non, à la liberté d\u2019expression.seur de droit Louis-Philippe Lampron a souligné que la liberté d\u2019expression n\u2019était déjà pas «absolue» dans la société puisqu\u2019il existe des protec- tions contre la diffamation et les propos haineux.Le professeur et journaliste à la retraite Jean-Pierre Proulx a ensuite introduit l\u2019idée qu\u2019il fallait faire preuve d\u2019éthique.À ses yeux, la limite se trouve lorsqu\u2019on insulte, ou «injurie» les individus ou les groupes.«C\u2019est justement là qu\u2019inter- vient l\u2019humour», lui a rétorqué Garnotte, caricaturiste du Devoir.«Ça peut aider à faire passer la pilule.» Seul Jean-Pierre Proulx a soutenu que Charlie Hebdo n\u2019aurait pas dû publier les caricatures de Mahomet.«On pouvait entrevoir que ça allait entraîner des malheurs.» Attaquer le pouvoir Plus tard, Garnotte et le professeur lampron ont souligné qu\u2019il fallait tenir compte du contexte et du pouvoir.Garnotte a noté que les caricatures visaient d\u2019abord les puissants et qu\u2019il était plus réticent à se moquer des faibles ou groupes minoritaires.M.lampron a donné l\u2019exemple de Super Jésus, un vieux sketch de Rock et Belles Oreilles.Or, a-t-il dit, ce n\u2019est pas la même chose de s\u2019en prendre à la religion du groupe majoritaire au Québec et de cibler la minorité musulmane en France, par exemple.Jean-Pierre Proulx a plus tard voulu relancer le débat en rappelant que contrairement aux grands médias franco- phones, plusieurs médias anglophones avaient refusé de publier les caricatures de Charlie Hebdo le lendemain de l\u2019attentat.«Les journaux anglophones ne se sont pas autocensurés, ils ont posé un geste raisonnable», a-t-il dit sans pour autant condamner le geste posç par les médias québécois.A ses yeux, il faut toutefois distinguer l\u2019audace de la témérité.Louis-Philippe Lampron l\u2019a ensuite relancé sur le thème de la prudence en notant que les limites à la liberté d\u2019expression pouvaient elles aussi être dangereuses.Antoine Robitaille a par la suite voulu discuter du cas de l\u2019imam Chaoui, qui souhaitait ouvrir un centre communautaire à Montréal et que certains veulent faire taire.«Il n\u2019y a pas là un grand paradoxe ?» En réponse à cela, Garnotte a fait rire toute la salle en disant qu\u2019il ne fallait pas qu\u2019on le prive de parole parce qu\u2019on priverait ainsi les caricaturistes d\u2019une belle source d\u2019inspiration.Le Devoir \"I École nationale d'administration publique LA RECHERCHE, POUR MiEUX SERViR LE PUBLiC Pour des finances publiques saines PROMOTION Une gestion consciente du risque est un gage de réussite pour ies organismes pubiics seion ia professeure Marie-Soieii Trembiay.Avec son expérience de comptable professionnelle agréée et son doctorat en sciences de l\u2019administration, la professeure Marie-Soleil Tremblay est visiblement éprise de son travail d\u2019enseignante et de chercheuse à l\u2019École nationale d\u2019administration publique (ENAP).Elle se fait un devoir de faire comprendre le b.a.-ba d\u2019un budget équilibré.« Le rapport aux chiffres est ambigué; d\u2019une part, ils rassurent et donnent confiance et, d\u2019autre part, leur complexité peut faire peur.J\u2019enseigne donc à mes étudiants à être en mode proactif plutôt que réactif, je voudrais qu\u2019ils aient le courage de poser les questions qui leur permettront de bien comprendre les implications financières de leurs décisions.» Ses activités de recherche lui permettent de mieux comprendre les causes profondes de phénomènes financiers qui affleurent.« Je pars souvent de l\u2019actualité.Par exemple, avec la loi sur les régimes de retraite, j\u2019essaie de comprendre comment on en est venu là », c\u2019est-à-dire à passer une loi pour renflouer les régimes de retraite des municipalités et alléger pour elles ce fardeau.La société du risque Selon Marie-Soleil Tremblay, plusieurs villes auraient pris des risques plus grands au fil du temps pour compenser les effets de l\u2019arbitrage de conditions de travail dont les résultats dépassaient leur capacité de payer.« Il y a 40-50 ans, explique-t-elle, l\u2019employeur pouvait aller voir une compagnie d\u2019assurance et lui confier la responsabilité d\u2019assurer des paiements futurs.Plus tard, les employeurs ont plutôt décidé d\u2019investir eux-mêmes dans des obligations : des placements à faible risque.Or, de tels placements ne rapportent presque rien aujourd\u2019hui, et les gens vivent de plus en plus vieux.» Qu\u2019ont-ils fait alors pour financer suffisamment les régimes de retraite sans trop hausser les cotisations?Ils ont investi, dès les années 1990, dans des placements à risque susceptibles d\u2019offrir de meilleurs rendements.Les questions que se pose la professeure en finances publiques comment les gestionnaires de portefeuille présentent-ils la relation risque/rendement aux comités?\u2014 Comment sont négociées les propositions d\u2019experts en lien avec les hypothèses actuarielles?Est-ce que les membres des comités de retraite sont en mesure de saisir l\u2019impact financier à long terme de leurs décisions?\u2014 touchent des enjeux centraux d\u2019organisation de notre modèle social et notre prospérité collective.Les réponses apportées pourraient contribuer aux réflexions en cours qui visent à assurer la pérennité des régimes de retraite de milliers de travailleurs.Un regard vers le futur Selon elle, afin de limiter les déficits futurs, il faudra mieux informer les employeurs et les prestataires des risques qu\u2019ils assument.« Quel serait le déficit actuariel d\u2019un régime dont le rendement serait de 2 % versus un rendement de 6 %?La différence pourrait être désormais un risque assumé conjointement et dont on ne discute pas suffisamment », sou-ligne-t-elle.Dans le contexte où l\u2019option de faire faillite n\u2019existe pas, la loi favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal sanctionnée le 5 décembre 2014 permettra peut-être de mieux prendre en considération divers facteurs qui n\u2019étaient pas suffisamment pris en compte dans le processus d\u2019arbitrage antérieur \u2014 la capacité de payer des contribuables, l\u2019équité intergénérationnelle, la pérennité du régime, le respect du partage des coûts ainsi que les concessions antérieures consenties.Il s\u2019agit d\u2019un défi de taille à relever sans quoi il faudra songer à transformer ces régimes en régimes à cotisation déterminée dans lesquels le risque sera entièrement assumé par l\u2019employé, comme c\u2019est majoritairement le cas dans le secteur privé.Loin de tracer une ligne nette entre le public et le privé, la professeure Tremblay estime plutôt qu\u2019« il y a plusieurs parallèles à établir entre eux.Après tout, les deux tiers des gens qui siègent aux conseils d\u2019administration des grandes sociétés d\u2019État proviennent maintenant du privé », affirme-t-elle.Elle trouve d\u2019ailleurs intéressant que la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) ait récemment renoncé à son projet hôtelier près des chutes Montmorency voyant qu\u2019aucun organisme privé n\u2019était prêt à y investir.« Le risque n\u2019est pas mauvais en soi, mais il faut plutôt s\u2019assurer que l\u2019ampleur du risque auquel les organisations du secteur public s\u2019exposent est conscient et accepté en fonction de leur mission.En ce sens, le secteur public a d\u2019importants défis à relever : il est à la croisée des chemins.» La SAAQ : une histoire à succès Ces défis de gestion des risques, la Société d\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) semble les avoir relevés avec brio.C\u2019est pourquoi la chercheuse en a fait un de ses cas d\u2019étude : elle veut déterminer les éléments qui ont favorisé la réussite du redressement des finances du fonds fiduciaire que la SAAQ gère.« La SAAQ a optimisé le traitement des dossiers permettant notamment d\u2019améliorer le service offert aux personnes accidentées.Elle a aussi réussi à mieux évaluer ses risques quant aux indemnités versées tout en travaillant sans relâche à l\u2019amélioration constante du bilan routier ».Les résultats sont à l\u2019avenant : après dix ans de travail, la SAAQ propose une baisse des contributions d\u2019assurance pour 2016-2018 pouvant aller jusqu\u2019à 35 % pour les propriétaires de véhicules, soit une économie annuelle de 394 M$.Après avoir terminé sa collecte de données, la professeure peut affirmer que le style de leadership de Nathalie Tremblay, aujourd\u2019hui présidente et chef de la direction, a été déterminant dans les changements survenus à la SAAQ.Entourée d\u2019une équipe dévouée, elle a su trouver des solutions innovantes et durables et travailler de concert avec le syndicat de l\u2019organisme qui a été un acteur facilitant dans la révision des processus et la gestion des risques en assurance de dommages corporels liés à la route.« Je veux montrer que le succès de la SAAQ est un travail de longue haleine et que plusieurs éléments l\u2019ont rendu possible.Je veux également montrer que la SAAQ est la preuve que des organisations du secteur public ayant un lourd héritage syndical et bureaucratique peuvent se transformer et innover dans la gestion de leurs ressources.Qn ne peut évidemment pas faire de copier-coller, mais mon étude va permettre de proposer des pistes de solution à d\u2019autres organismes et de comprendre le phénomène », assure-t-elle.La professeure et chercheuse de l\u2019ENAP conçoit son travail comme une occasion privilégiée de participer aux débats et de contribuer à la société.En bref, on comprend qu\u2019elle n\u2019échangerait pas son travail pour tout l\u2019or du monde.Colloque sur les régimes de retraite Le thème des régimes de retraite fera l\u2019objet d\u2019un colloque organisé par le Centre de recherche sur la gouvernance (CERGO), en collaboration avec L\u2019Observatoire de l\u2019ad-ministration publique et l\u2019ENAP, le lundi 30 mars prochain à Montréal sous le thème Tout n'a pas encore été dit! Heure : 8 h 15 à 16 h 30 Lieu : InterContinental Montréal Information et inscription : www.cergo.enap.ca Pour ma maîtrise aviec recherche (iïl.Sc.) JE CHOISIS L'ENAP! La référence pour développer des projets de recherche en administration publique sur : \u2022 l'international\t\u2022 les affaires autochtones\t\u2022 les politiques sociales \u2022 le municipal\t\u2022 et plus encore.la santé l'éducation la sécurité civile «I École nationale d'administration publique A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 12 EEVRIER 2015 EDITORIAL COMMERCE DE DETAIL Les bons motifs Faut-il empêcher la construction d\u2019un mégacentre commercial à la jonction des autoroutes Métropolitaine (40) et Décarie (15), à Mont-Royal?Le maire de Montréal est sceptique, le chef de l\u2019opposition est contre, mais quelle bonne affaire pour la municipalité hôte.pourvu que Québec et Montréal paient pour les infrastructures.Ce qui serait scandaleux ! L Jean-Robert Sansfaçon e projet Royalmount du promoteur Carbon-leo, celui-là même qui a créé le fameux Dix30 de Brossard, pose plusieurs questions auxquelles on ne peut pas répondre aussi facilement que le voudrait le partit d\u2019opposition Projet Montréal au conseil municipal.Certes, ces millions de pieds carrés supplémentaires nuiraient à certains commerces existants.Normal, c\u2019est la règle de la concurrence.On aurait fait une bêtise en interdisant à IKEA de s\u2019installer sur Cavendish sous prétexte que cela allait nuire aux marchands de meubles du centre-ville ! Le chef de Projet Montréal, Luc Ferrandez, qui est aussi maire du Plateau, rêve d\u2019une ville où tout le monde pourrait faire ses courses à pied, en métro ou à vélo.Qui n\u2019en rêve pas?Il se trouve qu\u2019en Amérique du Nord, seuls les habitants des centres-villes peuvent se payer ce mode de vie de luxe.Le plus choquant dans cette position politique simpliste, c\u2019est que ceux-là mêmes qui plaident pour protéger les commerces de proximité des quartiers centraux ont tout fait depuis dix ^ ^ ans pour en décourager la fréquentation par les autres Montréalais.,\tSi tant de résidants du Plateau-Mont-Royal sont aujourd\u2019hui prêts à se déplacer jusqu\u2019au ^Marché central pour faire leurs courses chez Costco ou Adonis, c\u2019est qu\u2019ils ne trouvent pas d\u2019équivalent chez eux.Selon Projet Montréal, il n\u2019y aurait pas de places pour plus de chambres d\u2019hôtel, de restaurants et autres commerces de détail sur l\u2019île.Vraiment?Si tel est le cas, ce n\u2019est pas aux élus de couper les fils qui dépassent.Ce rôle appartient aux consommateurs.Que les élus adoptent un plan d\u2019aménagement et que les acteurs socio-économiques tentent leur chance dans le respect de la réglementation.Cela dit, il est loin d\u2019être certain que le projet Royalmount aboutisse un jour.Encore moins qu\u2019il soit couronné de succès.Il faut être un peu masochiste pour aimer magasiner à l\u2019extérieur, en plein champ, l\u2019hiver.Tant de centres commerciaux ont ouvert leurs portes depuis 20 ans qu\u2019il faut s\u2019attendre à de nombreuses fermetures au moindre ralentissement économique.Morgan, Dupuis, Eaton, Simpson et maintenant Jacob, Mexx.des bannières qu\u2019on croyait solides.On peut verser une larme, mais ainsi va le commerce de détail.Pour l\u2019instant, tout ce qu\u2019on sait du projet Royalmount, c\u2019est que l\u2019emplacement choisi est une zone industrielle dont les voies d\u2019accès sont congestionnées à l\u2019extrême.Or, si Mont-Royal, municipalité riche et autonome, donne son aval, elle ne pourra pas assumer seule le coût astronomique des travaux d\u2019infrastructures routières, le promoteur encore moins.Pourtant, il serait inacceptable de refiler la facture et tous les inconvénients d\u2019un tel choix aux contribuables de Montréal, au gouvernement du Québec et aux automobilistes qui empruntent ces autoroutes.Il y a des limites à collectiviser les coûts d\u2019un projet commercial qui ne fait que déplacer des emplois existants, sans valeur ajoutée pour la société.L\u2019OBSERVATOIRE DU MONT MÊGANTIC L\u2019avenir incertain Observatoire du mont Mégantic (OMM) faisait savoir mercredi matin qu\u2019il allait fermer ses portes le 31 mars après une courte, mais combien riche histoire de 37 ans.Les meilleurs astrophysiciens canadiens y ont fait leurs armes pendant leurs études universitaires et postdoctorales.Pour poursuivre, il lui Bernard Descôteaux manquait 500 000$ à son budget de fonctionnement qu\u2019il espérait obtenir de la part de la Pondation canadienne pour l\u2019innovation (ECI).Ses démarches se sont butées à un mur.A moins que cette décision soit revue, s\u2019en allait être fait de l\u2019observatoire.Cette perspective aussitôt connue a soulevé un tollé.Personne ne pouvait comprendre qu\u2019Ottawa laisse fermer ce bijou scientifique dans lequel il avait investi 12 millions les années précédentes.Le tollé a eu son effet.En fin d\u2019après-midi, les ministres James Moore et Christian Paradis annonçaient qu\u2019une solution était trouvée.On imaginera facilement que ce revirement subit a pu être ins-7^\t\u2014 piré par des préoccupations électorales du gouvernement Harper.L\u2019observatoire est si- rtué en plein cœur de la circonscription du mi-nistre Paradis, l\u2019une des cinq circonscriptions québécoises représentées par des députés ,\tW conservateurs.Tant mieux si les préoccupations électorales ont contribué à sauver l\u2019OMM, mais ce processus décisionnel est désolant.Car comme le chantait Pélix Leclerc, le lendemain des élections, «il [le politicien] ne se souvient plus de ton nom ».Le risque est que tout soit à recommencer avant l\u2019élection suivante.Ce n\u2019est pas la première fois que l\u2019observatoire a la vie sauve.En 2008, il avait perdu la subvention du Conseil national de recherche en sciences naturelles et génie.Heureusement, la PCI prit le relais.Ses subventions ont permis de moderniser les équipements de l\u2019observatoire.La logique aurait voulu qu\u2019elle assure la continuité de fonctionnement de l\u2019observatoire, mais voilà que l\u2019OMM ne répondait pas aux critères du nouveau programme de subvention des Initiatives scientifiques majeures.II ne se qualifiait pas comme organisme d\u2019envergure nationale.L\u2019OMM peut jouir d\u2019une réputation mondiale, avoir formé des astrophysiciens qui se retrouvent dans de grands observatoires internationaux comme celui du Mauna Kea à Hawaï, mais ne pas être d\u2019envergure nationale.Comprenne qui pourra.Le cas de l\u2019OMM n\u2019est pas unique.Tout le monde de la recherche universitaire est confronté aux exigences changeantes des organismes subventionnaires.Tout est toujours à recommencer.Certes, tout ne peut être subventionné, mais même les meilleurs chercheurs passent autant de temps à chercher des subventions qu\u2019à mener leurs recherches.Puis à se battre pour conserver les bibliothèques et les centres de recherche que le gouvernement Harper a eu tant de plaisir à fermer ces dernières années.La science mériterait mieux.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ill fQti ùMfiHÿ LETTRES La faune et l\u2019équilibre budgétaire Quelle tristesse de voir de grands pans de notre modèle québécois passés à la moulinette au nom du sacro-saint équilibre budgétaire sans égard aux impacts à long terme (ça aussi, c\u2019est refiler les coûts aux générations futures).La lecture de l\u2019article d\u2019Alexandre Shields «Compressions au ministère de la Faune: plus de 100 postes seront supprimés» m\u2019a désespéré.Nous nous étions donné, depuis quelques décennies, des outils collectifs de gestion de la faune qui font l\u2019envie de tous les amateurs de plein air, de pêche et de chasse des autres juridictions nord-américaines.Nous avons su, depuis les fameux dé-clubages de René Lévesque, redonner aux Québécois accès à un splendide territoire, géré de façon responsable par des biologistes compétents, des agents de la faune exigeants et des techniciens dévoués.Grâce au travail acharné de ces «fonctionnaires» (oh, le gros mot!), nous avons maintenant entre les mains des ressources fauniques extraordinaires dont des centaines de milliers de Québécois et même d\u2019étrangers profitent en région (un apport économique significatif pour ces dernières), et ce, de façon durable.Mais voilà, tous ces acquis sont éminemment fragiles.Quand ces intervenants qualifiés et expérimentés auront été mis à la porte des ministères, qui assurera le lobbying pour les orignaux, l\u2019aigle à tête blanche et l\u2019économie durable des régions auprès du ministre des Finances, des forestiers ou des minières ?Peut-être des consultants privés de passage, engagés par la porte d\u2019en arrière et à fort prix?On sait ce que cela donne pour le volet des projets informatiques du gouvernement.Quand l\u2019idéologie est plus forte que les faits et les principes de bonne gouvernance à long terme.Que c\u2019est désolant ce recul injustifiable même, et peut-être surtout, d\u2019un point de vue économique ! Denis Harvey Montréal, 10 février 2015 Le quai de Mâlbay est bien mort Petit village de Gaspésie avec vue sur le Rocher et l\u2019île Bonaventure tout près de Paradise Point, Mâlbay.Mâlbay, c\u2019était le quai où on pêchait le maquereau, où les pêcheurs de homard arrimaient leur barque.Du printemps à l\u2019automne, des vagues de «locals», de Japonais, de Co- réens, de Portugais et de Grecs s\u2019entremêlaient sur le quai, toutes et tous rassemblés dans fespoir d\u2019un maquereau frétillant au bout de leur ligne.Le quai magané, mais encore vivant, était laissé à l\u2019abandon depuis plus de 10 ou 15 ans.On nous avait promis une réfection en bonne et due forme.Or voici l\u2019hiver, personne, plus personne! comme dit la chanson.Les pelles mécaniques sont arrivées, des tonnes d\u2019immenses roches apportées de Bonaventure (deux ou trois heures de route) s\u2019amoncellent près du quai et finalement, on a détruit le vieux quai.On empile dans la mer ces gros cailloux pour construire une jetée.On pourra accoster les barques de homardiers, mais les pêcheurs, les visiteurs, les flâneurs.Fini, les dames assises sur leur chaise à lancer leur ligne; fini, les pêcheurs au bord du quai avec leur petite bière, leur seau, leurs agrès ; fini, le petit jeune qui accrochait son hameçon dans les roches du fond ; fini, les petits dîners aux maquereaux frais.Les ingénieurs, les planificateurs des bords de mer ne seront plus troublés, inquiets de ce qui pourrait arriver sur des quais libres d\u2019accès.Ouf! Enfin! Vous vous rappelez le quai de Mâlbay?Parti, t-i-tiü! Fini, n-i-ni! Gérald McKenzie Belle-Anse (Percé), le 11 février 2015 LIBRE OPINION Éloge sociologique de 19-2 EDOUARD MERCURE Etudiant en sociologie à l\u2019Université du Québec à Montréal Dans sa forme, la série 19-2 n\u2019a rien à envier aux plus grandes productions américaines (Breaking Bad, The Walking Dead.) : les plans, les cadres et le travail de l\u2019image démontrent une maîtrise technique hors pair, de calibre international.Or, c\u2019est sur le fond, sur la profondeur donnée à chacun des personnages, la façon par laquelle le scénario est plongé dans un univers culturel particulier que 19-2 semble se démarquer des plus grandes productions télévisuelles.En effet, 19-2 touche le «sens commun» : le langage des personnages, les expressions, les interactions, les codes de conduite, les institutions \u2014 la police et sa hiérarchie interne ; le corps policier, son sergent, son commandant, son sergent détective \u2014 et leur fonctionnement (dans un des derniers épisodes, par exemple, on a pu comprendre en quoi consistait l\u2019alerte Amber ou encore, de façon plus générale, l\u2019importance de la patrouille à deux tout au long de la série).Tous ces aspects de la série sont tirés de la vie réelle et nous aident à comprendre un espace particulier de notre société, qui était jusqu\u2019alors méconnu, car on n\u2019y a pas accès dans la vie de tous les jours.Dans les téléséries américaines, le plus souvent, le fond est une coquille vide, les personnages étant dépouillés de leur appartenance culturelle et surtout traités par rapport à leur rôle social comme leur profession, leur statut familial, leur âge, leur classe sociale ou encore leur origine ethnique (cette dernière étant d\u2019ailleurs généralement traitée de façon grossièrement stéréotypée).19-2 cependant parvient à se saisir du fond et se pose à mon sens comme un art qu\u2019on pourrait qualifier de républicain (au sens philosophique) .Celui-ci se donne comme objectif, par-delà la pure fiction, de faire connaître au citoyen le monde social qui l\u2019entoure et, par conséquent, le faire respecter davantage.Aussi, plus encore que les citoyens, ce sont les policiers eux-mêmes qui semblent bénéficier le plus de ce retour réflexif sur leur métier, par la façon dont ils peuvent redécouvrir les codes et les rituels historiques qui lui sont associés (qu\u2019il s\u2019agisse du respect fraternel entre policiers, ou simplement de la politesse qui se doit d\u2019être manifestée à l\u2019égard de l\u2019honnête citoyen et du supérieur), ou tout simplement par la façon dont les producteurs ont présenté leur métier (comme étant noble, respectable, voire héroïque.Cela leur permet probablement de redécouvrir le caractère sacré de leur tâche et de restaurer leur fierté, de même que le respect que le citoyen porte envers eux).Contrairement au simple divertissement, la série semble donc se poser comme un outil de cohésion sociale, une façon par laquelle le média peut devenir un atout permettant aux spectateurs de retrouver dans l\u2019écran une maquette réduite de la société qu\u2019ils fréquentent tous les jours; de se la représenter de façon schématique dans leurs esprits pour ensuite la transposer dans leurs pratiques quotidiennes.Bien qu\u2019ils vivent des vies qui ne se rencontrent habituellement pas, outre dans un rapport professionnel, citoyens et policiers (voire SPVM et SQ, ou encore police et pompiers !) ont accès, grâce à cette série, aux liens sociaux censés les unir ; aux mythes et aux codes qui s\u2019y rattachent.Ils réapprennent comment vivre ensemble par une meilleure compréhension de leurs rôles réciproques.Des séries comme 19-2, qui marient réalité et fiction, mais surtout, fond et forme, culture et technique, il en faudrait davantage.Et c\u2019est le genre, de production artistique dans laquelle l\u2019État ne devrait pas avoir honte d\u2019investir, car c\u2019est en se connaissant elle-même qu\u2019une société grandit, gagne en cohérence et en civilité, mais surtout que le sentiment d\u2019appartenance des citoyens à l\u2019égard de la nation se développe.19-2 participe très certainement à cette tâche, et de surcroît, à la grandeur du Québec. LE DEVOIR LE JEUDI 12 EEVRIER 2015 A 7 IDEES DEBAT SUR LES VALEURS La réduction juridique Le droit n\u2019est pas l\u2019éthique, même s\u2019il reprend un certain nombre de valeurs éthiques GUY DURAND Auteur de Brouillon de culture québécoise pour une démocratie authentique (Fides, 2014) e Devoir citait récemment {«Les libéraux invités à préciser les \u201cvaleurs communes \u201d », 29 janvier) Jacques Frémont, président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, lors de son passage devant la commission chargée de redéfinir la politique d\u2019immigration du Québec.M.Frémont distinguait «valeurs communes» et «valeurs démocratiques» et voudrait que le gouvernement ne retienne que ces dernières, soit celles énoncées dans la Charte québécoise des droits et libertés.Tentons de clarifier les choses.Le mot «valeur» est relativement nouveau dans la langue française.Pour Molière, il désigne la bravoure, le courage.On l\u2019emploie dans des contextes multiples avec des sens variés: valeurs économiques, affectives, éducatives, morales, spirituelles.En référence à la morale ou à l\u2019éthique et même au droit, son emploi remonte au XX® siècle.Ne voulant plus parler d\u2019éthique ou de morale en termes de commandements, d\u2019obligations, d\u2019interdits ou de vertus, des philosophes ont utilisé et popularisé le mot «valeur», comme dans l\u2019expression «une morale des valeurs».Mais, si ce changement évoque une perspective nouvelle, celle-ci n\u2019est pas complètement inédite: il y a des rapprochements à faire, par exemple, entre l\u2019interdit du meurtre et la valeur vie, entre la vertu de justice et la valeur de justice.Un idéal La valeur désigne quelque chose qui est important: un idéal, un objectif, une aspiration.Quelque chose qui mérite d\u2019être poursuivi, réalisé.Paradoxalement, le mot valeur désigne alors ce qui n\u2019a pas de prix, tellement important que ça n\u2019a pas de prix.Pas de prk, pour moi (sens subjectif) : aussi parle-t-on de l\u2019intégration des valeurs, de la poursuite des va- leurs, de l\u2019éducation aux valeurs.Mais aussi et d\u2019abord en soi (sens objectif) : ce qui devrait interpeller chaque homme et chaque femme.Un peu comme les transcendantaux de Platon: le Vrai, le Beau, le Bon.«L\u2019humanisme authentique, explique le philosophe français Luc Ferry, me semble depuis toujours reposer sur le constat d\u2019une extériorité ou d\u2019une transcendance radicale des valeurs: je n\u2019invente pas la vérité, la justice, la beauté ou l\u2019amour, je les découvre, certes en moi-même, mais comme quelque chose qui m\u2019est pour ainsi dire donné du dehors \u2014 sans que je puisse pour autant identifier le fondement ultime de cette donation» {Qu\u2019est-ce qu\u2019une vie réussie?, Grasset, p.441).Valeurs québécoises Pour le débat actuel, il importe d\u2019essayer de nommer, déterminer, énumérer les valeurs de la société québécoise.Ce qui ne veut pas dire valeurs exclusives au Québec \u2014 au fond, ce sont des valeurs communes à l\u2019Occident gréco-ju-déo-chrétien \u2014, mais valeurs qui définissent le Québec et marquent son identité.La va- leur fondamentale, c\u2019est la personne humaine, la dignité de la personne humaine : unique, irremplaçable, sans prix.Celle-ci se traduit immédiatement dans le respect de la vie et son cortège : intégrité physique et psychologique (refus de l\u2019intimidation), sécurité, qualité de vie, etc.Cette valeur se déploie ensuite dans trois valeurs majeures que la Révolution française a mises en relief: la liberté, l\u2019égalité et la fraternité, qui ont chacune son cortège de valeurs associées.La liberté appelle l\u2019autonomie, la liberté de pensée (de conscience et de religion), la liberté d\u2019expression, etc.Légalité concerne la race, la couleur, le sexe.La Ira-ternité inclut solidarité, partage, bienfaisance, justice et équité, voire justice sociale.Ajoutons comme condition préalable à la promotion des valeurs précédentes, la convivialité, la franchise, l\u2019authenticité.Et comme couronnement, la bonté, la compassion, la miséricorde, le pardon.Opérationnalisation Ces valeurs se traduisent dans des aménagements juri- diques ou des institutions politiques que certains appellent des valeurs, mais qui sont plutôt de l\u2019ordre des moyens au service des valeurs (ou, en tout cas, des valeurs de deuxième type), comme la démocratie, l\u2019Etat de droit, la laïcité, la social-démocratie et, plus difficiles à cerner, l\u2019écoso-ciété, la famille.Ces institutions sont liées à certaines valeurs, les institutionnalisent justement et promeuvent leur poursuite.Elles en font proprement des valeurs communes.Ces institutions admettent des modèles variés en lien avec l\u2019histoire, la culture, l\u2019identité des pays.Elles sont, par ailleurs, toujours à ajuster au cours des âges.Le droit n\u2019est pas l\u2019éthique.Il reprend cependant un certain nombre de valeurs (éthiques).Surtout dans les chartes des droits de la personne.Celles-ci acquièrent alors davantage le titre de valeurs communes.Mais il ne faut pas y réduire les valeurs québécoises.Encore moins les réduire à l\u2019interprétation qu\u2019en donnent les tribunaux, qui ont leurs propres règles.JÊk VIRGINIA MAYO ASSOCIATED PRESS Tintin au Congo est classé comme raciste dans plusieurs pays, dont les États-Unis.La réplique > 50'' d\u2019Hergé au Canada L\u2019« humanisme » de Tintin issu de la belgitude ?Il y a là une tentation de camoufler des crimes coloniaux KANYURHI T.TCHIKA Président du magazine Transatlantique, auteur du livre Aperçu de l\u2019apport de l\u2019Afrique et de sa diaspora au monde our souligner le 50® anniversaire de la visite d\u2019Hergé au Québec, monsieur Raoul Delacorde, ambassadeur de Belgique au Canada, a publié dans ces pages le mois dernier un texte traitant de {\u2019«humanisme» et de {\u2019«empathie» de Tintin.Ce sont là des associations étonnantes, si l\u2019on considère la vie d\u2019Hergé, lié à l\u2019extrême droite ; si l\u2019on se rappelle que son livre Tintin au Congo est classé comme raciste jlans plusieurs pays, dont les États-Unis et l\u2019Angleterre; si, enfin, l\u2019on se souvient des crimes coloniaux belges.Le 17 janvier, on soulignait d\u2019ailleurs la mort de Lumumba, premier ministre du Congo indépen- Le déclencheur «Tintin est immergé dans la réalité de son temps et réagit avec le pragmatisme belge qui le caractérise.Mais on peut aussi trouver en lui une grande empathie avec les autres, une générosité inspirée par le mouvement scout, et aussi une philosophie non violente (la plupart du temps.).Tintin est courageux, fidèle en amitié et il viendra toujours en aide aux plus faibles: que ce soient les Indiens les plus démunis dans une société sud-américaine où ils étaient souvent méprisés, l\u2019orphelin chinois, la petite gitane qui est rejetée par la bonne société.Tintin est profondément belge dans sa manière de ne pas se prendre au sérieux, de ne pas se lancer dans de grands discours moralisateurs ou politiques.» \u2014 Raoul Delcorde, «Tintin et une représentation du monde empreinte d\u2019humanisme et d\u2019empathie».Le Devoir, 19 janvier 2015.dant tué par les Belges et Mobutu en 1961.D\u2019un génocide à l\u2019Apartheid Le roi des Belges Léopold II s\u2019est illustré par sa cruauté et sa cupidité en faisant exterminer au Congo des populations.Il a fait couper des mains à des individus qui n\u2019avaient pas ap- porté les quantités promises d\u2019ivoire ou de caoutchouc.Léopold II, considéré comme le modèle du dictateur Mobutu, qui a régné de 1971 à 1997, avait en 1885 fait convoquer la Conférence de Berlin pour que le chancelier allemand Bismarck l\u2019aide à forcer les autres pays européens à respecter ses prétentions sur le Congo.Ce fut le début de la division coloniale de l\u2019Afrique.En 1908, le roi concéda ses droits sur le Congo à la Belgique qui exploita le plus grand potentiel économique de l\u2019Afrique en instaurant un système de discrimination raciale dont s\u2019inspirerait l\u2019Afrique du Sud pour créer l\u2019Apartheid.(Notons que dans le système français, les Africains allaient à l\u2019université et pouvaient exercer de hautes fonctions.) Ée Congo belge a fourni aux États-Unis l\u2019uranium qui a fabriqué la première bombe atomique américaine en 1945.Cela n\u2019a donné aucun droit aux Congolais alors que grâce au Guyanais noir Félix Eboué, gouverneur général de l\u2019Afrique-Équato-riale française, les colonies françaises ont eu le droit de vote après la Deuxième Guerre mondiale.Pourtant, le Congo a apporté plus au monde que la Belgique, comme le souligne l\u2019historien David Van Rey-brouck dans son livre Congo (Ecco, 2010).Il a fourni notamment le système de calcul d\u2019Ishango, le plus vieux du monde, la formation du peuple bantou et son humanisme; mais aussi Ubuntu, que vante le président Obama, la participation de Mathieu Dacosta à la création du Canada en 1604 et la transformation de la culture populaire américaine grâce à la musique de Congo Square en une culture afro-occidentale qui a conduit à l\u2019élection du président Obama.Les États-Unis ont fini par reconnaître leurs erreurs, notamment l\u2019esclavage, et se sont en quelque sorte rachetés en faisant élire Obama, le premier président noir de leur histoire.Puissent les Belges reconnaître leurs crimes au Congo pour qu\u2019avec lui ils en viennent à jouer un rôle capital dans la Francophonie internationale et dans le monde.l , COMITÉ DU MÉMORIAL L.-J.PAPINEAU Gilles Rhéaume GILLES RHÉAUME 1951-2015 Le Québec per(l un précieux porteur de mémoire GILLES LAPORTE Président du Mouvement national des Québécoises et Québécois uiconque a côtoyé Gilles Rhéaume conviendra que nous venons de perdre un personnage considérable et un indéfectible défenseur de nos droits nationaux, auxquels il aura littéralement consacré toute son existence.Tant ses intimes que ceux ayant simplement assisté à l\u2019une de ses mémorables envolées oratoires garderont le souvenir d\u2019un homme intégralement voué à l\u2019indépendance de son peuple.Outre l\u2019orateur inspiré et le polémiste parfois cassant, Rhéaume fut aussi un bâtisseur et un militant dévoué, tant dans les organisations qu\u2019il fonde qu\u2019au sein de nos sociétés nationales: simultanément président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et du Mouvement national des Québéçoises et Québécois (MNQ).A ce titre, on lui doit en 1984 la signature du tout premier protocole d\u2019entente liant le gouvernement du Québec au MNQ comme coordonnateur de la Fête nationale du 24 juin: une contribution inestimable qui lui survivra.Indignation L\u2019œuvre de Rhéaume plonge d\u2019abord sa source dans un profond sentiment d\u2019indignation envers le sort réservé au peuple canadien-lrançais.Il n\u2019a que neuf ans au moment de la Révolution tranquille.Malgré tout, il s\u2019inspire moins d\u2019une territorialité et d\u2019une citoyenneté québécoise à venir que du combat séculaire mené par les francophones afin de préserver leur identité et contre les crimes du Canada anglais, du meurtre de Louis Riel au putsch constitutionnel de 1982.De là par exemple l\u2019importance vitale qu\u2019il accordait à la préservation, à la qualité et au rayonnement de la langue Irançaise.Le Parti québécois lui redit un hommage légitime en fin de semaine, Gilles Rhéaume fut surtout actif dans des ligues d\u2019actions citoyennes d\u2019abord vouées à la défense de l\u2019identité nationale, dans la pure tradition des Henri Bourassa, René Cha-loult ou François-Albert Angers.La centaine de conférences qu\u2019il aura consacrées à ces illustres nationalistes l\u2019aura sans doute mené à s\u2019approprier tout entier leur combat et leur argumentaire, de sorte que l\u2019indépendance du Québec découle avant tout de l\u2019échec cuisant des rêves trahis par la Confédération de 1867.Le Québec perd donc un précieux porteur de la mémoire phylogénétique d\u2019une Amérique française martyrisée: ce pont tendu au-dessus de l\u2019abîme justifiant seul en dernière instance l\u2019irrépressible désir d\u2019un jour accéder à l\u2019indépendance.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recherchistes photos); information générale : Isabelle Paré {chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Brian Myles, Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel Y)amà(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter)', Julie Carpentier (pupitre)', information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline '^or\\Mç>^C\\t(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineauinformation économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Éric Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre); information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Guy Taillefer (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier PerspectivesJ, Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre)', section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs)', équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire) ', Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITE Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais {coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin, et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Marie-Lune Houde-Brisebois, Nathalie Eilion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim). A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 12 EEVRIER 2015 ACTUALITES MÉGANnC SUITE DE LA PAGE 1 des années, l\u2019OMM s\u2019est donné comme mission le développement d\u2019instruments astronomiques de pointe qui sont par la suite intégrés aux grands télescopes du monde.Il n\u2019y a aucun autre groupe universitaire au Canada qui contribue autant à cette discipline qu\u2019est l\u2019astrophysique instrumentale», a souligné M.Doyon avant de citer de multiples exemples des conceptions réalisées à l\u2019OMM.Le dernier instrument à avoir été installé sur le télescope Gemini, soit le Gemini Planet Imager, intègre des avancées techniques qui ont été mises au point à l\u2019OMM.La découverte en 2008 d\u2019un nouveau système planétaire par l\u2019équipe de M.Doyon a d\u2019ailleurs été rendue possible grâce à une nouvelle technique d\u2019imagerie, la méthode d\u2019imagerie angulaire différentielle, qui a été inventée et testée à rOMM.«Quand on a compris toute la puissance de cette technique, on l\u2019a exportée sur les grands télescopes, ce qui nous a permis de nous positionner parmi les grandes équipes mondiales de recherche d\u2019exoplanètes», a rappelé M.Doyon tout en ajoutant que «rOMM a aussi été un pionnier dans le développement de la technologie de l\u2019astronomie infrarouge.Notre expertise dans ce domaine a contribué à ce que nous participions à la mise au point du télescope spatial James Webb», qui sera le successeur du télescope Hubble.Autre exemple de réalisation, on installera dans les prochaines semaines sur le télescope Canada-France-Hawaï un instrument appelé Sl-TELLE, dont le prototype a été construit et éprouvé à l\u2019OMM.«Cet instrument exceptionnel combine la spectroscopie et la photométrie.Il fournit une image du ciel dans laquelle chaque pixel porte un spectre qui nous informe sur la composition moléculaire de l\u2019atmosphère», a expliqué depuis Hawaï Lison Malo, qui est astronome résidente pour le Canada au Télescope Canada-F rance-Hawaï.M\u201c® Malo, qui a terminé il y a six mois son doctorat avec M.Doyon, a consacré plus de 200 nuits d\u2019observation à l\u2019OMM durant sa maîtrise et son doctorat.«J\u2019y ai appris à manipuler tous les nouveaux instruments dont sont dotés les grands télescopes du monde», a-t-elle relaté.«La majorité des nouveaux instruments qui sont déployés sur les grands télescopes du monde proviennent de l\u2019initiative de l\u2019expertise de chercheurs de l\u2019OMM.Je n\u2019ai qu\u2019une histoire à succès à raconter.L\u2019OMM est aussi un endroit unique pour former des astrophysiciens.On forme deux fois plus d\u2019astrophysiciens au Québec que partout ailleurs au Canada, probablement en partie parce que l\u2019OMM attire les étudiants chez nous», a fait remarquer en matinée M.Doyon.11 avouait alors être torturé par la difficile décision de fermer l\u2019OMM qu\u2019a dû prendre son conseil d\u2019administration en raison du silence du ministre du Développement international ef de la Francophonie, et député de Mégantic-L\u2019Era-ble, Christian Paradis.L\u2019équipe de l\u2019OMM et le cabinet du recteur de l\u2019Université de Montréal avaient sollicité le ministre sans succès à l\u2019automne dernier.Car la contribution du fédéral est essentielle pour la poursuite des activités à l\u2019OMM, a indiqué son directeur avant de préciser que le gouvernement provincial accorde environ 100 000$, soit 10% du budget global de fonctionnement de l\u2019observatoire, qui s\u2019élève à un million par année.Les Universités de Montréal et Laval apportent une contribution de 25 à 30%.L\u2019Agence spatiale canadienne donne une subvention servant à couvrir les activités liées au télescope spatial James Webb.«Il manque donc un demi-million pour assurer la survie de l\u2019OMM», a répété M.Doyon.Idéologie conservatrice dénoncée Dès l\u2019annonce de la fermeture probable de l\u2019OMM, les réactions ont afflué autant de la part des scientifiques que des députés fédéraux et provinciaux de l\u2019opposition.Le député libéral de Westmount-Ville-Marie au fédéral, Marc Garneau, a dénoncé l\u2019idéologie du gouvernement Harper en ce qui concerne le financement de la recherche au Canada.«Ce gouvernement a clairement donné le message, il y a quelques années, qu\u2019il désirait favoriser la recherche appliquée qui aboutit à des débouchés commerciaux, plutôt que la recherche fondamentale, comme l\u2019astronomie qui accroît notre connaissance de l\u2019Univers», a-t-il rappelé au Devoir avant de souligner qu\u2019«OM a formé de nombreux astronomes à rOMM qui ont une excellente réputation internationale et qui ont débuté leurs premiers travaux sérieux à Mégantic».Pour sa part, l\u2019astronome Pierre Chastenay et animateur du Code Chastenay à Télé-Québec, a, entre autres, souligné que «l\u2019OMM n\u2019est pas le plus gros télescope au monde, loin de là, mais il est le plus grand observatoire dans l\u2019est de l\u2019Amérique du Nord, ce qui n\u2019est pas rien.Il s\u2019y produit de la bonne recherche, dont les résultats sont publiés dans des revues prestigieuses».En fin d\u2019après-midi, les ministres fédéraux James Moore et Christian Paradis sont sortis de leur mutisme et ont affirmé que leur «gouvernement est déterminé à financer l\u2019Observatoire du mont Mégantic afin qu\u2019il demeure accessible pour tous les Canadiens».L\u2019attaché de presse du ministre de l\u2019Industrie, Jake Enwrighf a confirmé au Devoir que le cabinet du ministre s\u2019engageait à «accorder à l\u2019OMM le financement dont il aura besoin pour demeurer ouvert et poursuivre ses activités durant les prochaines années.Dans l\u2019immédiat, l\u2019OMM recevra les 500 000$ nécessaires à son fonctionnement.Ensuite, nous ajusterons le financement en fonction des besoins qui peuvent fluctuer d\u2019une année à l\u2019autre».Avec Hélène Buzzetti Le Devoir >s S .I ^ , -C ^\t^\t-U-.- 'X SERGEI GRITS ASSOCIATED PRESS Le président français, François Hoiiande, ia chanceiière aiiemande, Angeia Merkei, et ie président ukrainien, Petro Porochenko, sont suivis par ie président russe, Viadimir Poutine, et son homoiogue biéiorusse, Alexander Lukachenko.MINSK SUITE DE LA PAGE 1 en aller sans un accord sur un cessez-le-feu inconditionnel.C\u2019est la guerre de nerfs qui a commencé», a-t-il poursuivi.Des «progrès» ont été réalisés, mais les discussions sont «très difficiles», a indiqué une source diplomatique ukrainienne à l\u2019Agence France-Presse.Peu de détails ont filtré de cette rencontre au sommet au cours de la journée de mercredi, mais les apparences ont offert quelques indices.Hollande et Merkel ont fait bonne figure devant les caméras, mais le visage renfrogné du président ukrainien et l\u2019attitude de Vladimir Poutine dans les couloirs du gigantesque bâtiment de la présidence bélarusse ont permis de comprendre que les négociations sont difficiles.Combats ininterrompus Les quatre dirigeants et leurs conseillers tentent de s\u2019entendre sur un plan de paix, tandis que les combats et les bombardements continuent de faucher des vies.A LA UNE RBC BOARD OF TRADE OF METROPOLITAN MONTREAL MISER SUR LE TALENT DES CANADIENS é JUSTIN TRUDEAU Chef du Parti libéral du Canada RESERVEZ DÈS maintenant : 514 871-4001 VENDREDI 27 FÉVRIER 2015 WWW.CCMM.QC.CA/J_TRUDEAU\tde midi à 14 h r CRÉATEURS D'AFFAI RES Présenté par Bell En collaboration avec : CJADË^ @DV RioTintoAIcan ÉNERGIE SUITE DE LA PAGE 1 nous avons déjà fournie au gouvernement», a indiqué Tim Du-boyce par voie de courriel.Chose certaine, lorsqu\u2019il sera mandaté, le BAPE aura fort à faire en peu de temps.Le projet de pipeline traversera en effet de très nombreux secteurs agricoles, mais aussi le territoire de dizaines de municipalités des deux rives du Saint-Laurent.Plusieurs ont d\u2019ailleurs déjà adopté des résolutions afin de signifier leurs inquiétudes par rapport au projet voire leur refus pur et simple.Tout au long de son tracé, le pipeline doit aussi traverser de nombreuses rivières majeures du sud du Québec, dont plusieurs sont utilisées comme source d\u2019eau potable.A au moins une vingtaine de points de passage, des risques de glissements de terrain significatifs ont été soulevés.En cas de déversement important ni Québec ni Qttawa ne possèdent de capacité d\u2019intervention.Reporter l\u2019étude Alors que s\u2019éloigne la perspective de construction d\u2019un port pétfolier à Cacouna, le tracé d\u2019Energie Est pourrait en outre devoir être révisé.Cela fait en sorte que le tracé final ne sera pas connu avant des semaines, voire des mois.Dans ces circonstances, il est impossible pour le Québec et pour l\u2019QNE de démarrer l\u2019évaluation environnementale, a fait valoir mercredi le Parti québécois.Le report des audiences fédérales s\u2019impose donc.Le député Sylvain Gau-dreault a d\u2019ailleurs pressé Philippe Couillard d\u2019exiger à l\u2019ÔNE la «suspension immédiatement» de l\u2019étude du projet Energie Est.«Le tracé n\u2019est pas définitif et la machine est partie du côté de l\u2019Office national de l\u2019énergie », a déploré l\u2019élu, en entrevue au Devoir.Sylvain Gaudreault a fait connaître début décembre un projet de loi consistant à affirmer la primauté de la compétence du Québec en matière d\u2019environnement.Celui-ci est toujours inscrit au feuilleton, mais n\u2019a toujours pas été appelé par le leader du gouver-nemenf Jean-Marc Fournier.Plusieurs groupes environnementaux ont eux aussi exigé la suspension des travaux de l\u2019QNE.«L\u2019abandon du projet de port pétrolier à Cacouna aura un impact important sur le tracé du projet, les personnes directement affectées et les expertises pertinentes à faire valoir sur le projet.Il est injuste de maintenir les dates butoirs du processus de participation publique de l\u2019office national de l\u2019énergie tant que des aspects aussi fondamentaux du projet demeurent dans l\u2019incertitude», a fait valoir Karine Péloffy, du Centre québécois du droit de l\u2019environnement.Les écologistes pressent aussi TransCanada de confirmer l\u2019abandon du projet de port qui devait être construit en plein cœur de l\u2019habitat essentiel du béluga du Saint-Laurent.L\u2019entreprise a toutefois démenti les informations diffusées mercredi concernant la mise au rancart du projet de port.La multinationale alber-taine a toujours des mandats de lobbying en lien avec le projet de port de Cacouna inscrits au registre québécois.Si la pétrolière décidait de ne pas construire de port au Québec, elle pourrait toujours acheminer la totalité de son pétrole des sables bitumineux vers le Nouveau-Brunswick.Les documents déposés par TransCanada à l\u2019QNE indiquent qu\u2019une fois la construction du pipeline terminée, après trois ans de travaux, l\u2019exploitation de celui-ci générerait 60 emplois directs au Québec.Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir HAUSSE SUITE DE LA PAGE 1 deuxième ou au troisième cycle.Des hausses en apparence minimes, convient la FEUQ, mais qui créeraient un «précédent» et pourraient ouvrir la porte à d\u2019autres augmentations dans le futur, juge-felle.«Pour la première fois cette année depuis la création de la Loi [sur l\u2019aide financière aux études] en 1990, le gouvernement décide d\u2019inclure dans son règlement d\u2019indexation annuel le montant maximal de prêts dans les prêts et bourses, affirme le président de l\u2019association étudiante, Jonathan Bouchard.En augmentant les prêts, c\u2019est 100 % des boursiers qui sont affectés et qui vont recevoir une plus grande partie de prêts dans leur aide financière.» «C\u2019est l\u2019intention qu\u2019on dénonce, ajoute M.Bouchard.En augmentant le montant maximal des prêts, ce qu\u2019on pense que le gouvernement va faire, ça va ajouter de l\u2019endettement année après année.» , Le ministre de l\u2019Education, Yves Bolduc, n\u2019a pu répondre à nos questions mercredi.Son attachée de presse, Yasmine Abdelfadel, a toutefois confirmé, comme l\u2019avance la FEUQ, que les prêts étudiants maximaux n\u2019ont jamais été augmentés en 25 ans.«Pour la première fois, les montants reliés au revenu protégé et aux plafonds de prêts seront indexés.Ces indexations permettront d\u2019offrir une aide plus ajustée à la réalité étudiante, a-f elle déclaré.Le taux d\u2019indexation suggéré correspond à la variation, en pourcentage, de l\u2019indice des prix à la consommation du Québec, sans l\u2019alcool et le tabac, au cours de la période de 12 mois débutant le V octobre 2013 et se terminant le 30 septembre 2014.» À Donetsk, des dirigeants locaux affirment que cinq personnes ont été tuées et neuf autres blessées quand des obus sont tombés sur une gare d\u2019autocars, où un journaliste de l\u2019Associated Press n\u2019a vu qu\u2019un seul corps.Les responsables de la ville ajoutent que trois personnes ont aussi perdu la vie pendant la nuit.Des dirigeants de lüev indiquent de leur côté que 19 soldats ont été tués et 78 autres blessés au cours de la dernière journée de combats pour le contrôle de Debaltseve, un nœud ferroviaire stratégique de la région.Les hostilités entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses ont fait plus de 5300 morts depuis avril.S\u2019il n\u2019a pas été rendu public, le texte qui sert de brouillon aux pourparlers a pour objectif de régler des questions épineuses : définir la ligne de front afin d\u2019entamer un retrait des armes lourdes, déterminer le statut des territoires conquis par les séparatistes, ou encore régler la question du contrôle de la frontière ukraino-russe dans les régions aux mains des rebelles.Avant le début du sommet, la chanceiière allemande s\u2019est entretenue avec le président français.Merkel et Hollande ont également eu un entretien avec leur homologue ukrainien pour préparer leur stratégie.Dans l\u2019après-midi, Petro Porochenko a prévenu l\u2019homme fort de la Russie que les Européens et lui parleraient «d\u2019une seule voix».Il a affiché sa fermeté en se disant prêt à décréter la loi martiale dans toute l\u2019Ukraine en cas d\u2019échec des négociations.H a également averti que si le sommet de Minsk ne conduisait pas à une désescalade, «ce serait un désordre absolu ».Le président américain, Barack Qbama, a fait monter les enchères en appelant dans la nuit Vladimir Poutine pour lui dire que s\u2019il poursuivait sa stratégie «agressive» en Ukraine, la Russie verrait le «prix à payer» augmenter.Le nouveau ministre canadien de la Défense, Jason Kenney, a par ailleurs laissé entendre mercredi que dps soldats canadiens pourraient se joindre aux Etats-Unis afin de participer à la formation de forces ukrainiennes.En entrevue au réseau anglais de Radio-Canada, le ministre Kenney a déclaré que «toutes les options étaient sur la table » en ce qui a trait aux actions contre l\u2019intervention de la Russie dans l\u2019est de l\u2019Ukraine.Avec l\u2019Agence France-Presse, l\u2019Associated Press et La Presse canadienne Le Devoir Les personnes intéressées ont jusqu\u2019à la fin de cette semaine pour remettre au gouvernement leurs commentaires au sujet de ce projet de règlement.Des modifications pourraient ensuite y être apportées, en vue d\u2019une adoption vers la fin du mois d\u2019avril.Le règlement modifié s\u2019appliquerait à compter de l\u2019année d\u2019attribution 201T2016.Nouveau soulèvement?La question de l\u2019endettement étudiant est symbolique puisqu\u2019elle a joué un rôle important dans le déclenchement des plus récentes crises étudiantes.En 2005, la volonté de Québec de convertir 103 millions de dollars de bourses en prêts a été à l\u2019origine d\u2019une mobilisation étudiante alors historique.Le gouvernement s\u2019est finalement rétracté.Puis en 2012, la hausse des droits de scolarité de 1625$ sur cinq ans, annulée par la suite, a mené au printemps étudiant qui a secoué le Québec.Doit-on s\u2019attendre à un nouveau soulèvement?Le président de la FEUQ promet à tout le moins de dénoncer la hausse envisagée du plafond des prêts lors de la manifestation «Marchons pour l\u2019éducation», organisée le 28 février prochain.Plusieurs associations étudiantes et syndicats se joindront à la marche pour mettre en relief les impacts des coupes budgétaires sur le monde de l\u2019éducation.«Ce qu\u2019on oublie souvent, c\u2019est que la peur de l\u2019endettement constitue une barrière aux études, scande Jonathan Bouchard.Et le surendement fait partie des principaux facteurs d\u2019abandon ou d\u2019allongement des études.» Selon les calculs de la FEUQ, le niveau d\u2019endettement personnel des étudiants universitaires à temps plein, tous cycles confondus, s\u2019élève aujourd\u2019hui à 18 880$ en moyenne.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur 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veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.11 est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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