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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2015-02-19, Collections de BAnQ.

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[" Fouilles à nu : les écoles s\u2019exposeraient à des poursuites au civil Page A 3 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C V I N\u201c3 5 LE DEVOIR, LE JEUDI 19 EEVRIER 2015 1,13 $+TAXES= 1,30 Financement politique Le PQ exige des excuses Radio-Canada en appelle du blâme du Conseil de presse pour un reportage sur le mari de Pauline Marois STÉPHANE BAILLARGEON Le Parti québécois exige des explications et des excuses de Radio-Canada pour la diffusion d\u2019un reportage accusateur pendant la dernière campagne électorale.Le travail journalistique, basé sur la déclaration d\u2019une source anonyme, mettait en cause le mari de l\u2019ex-premiére ministre Pauline Marois.Le topo de l\u2019émission Enquête vient de faire l\u2019objet d\u2019un blâme de la part du Conseil de presse du Québec (CPQ).Le tribunal d\u2019honneur du journalisme reproche à Radio-Canada V« usage imprudent» d\u2019une source unique.La primeur, intitulée «Claude Blanchet aurait sollicité des firmes de génie-conseil» a été diffusée au Téléjournal de 22 h le 31 mars 2014.«Compte tenu de la décision rendue aujourd\u2019hui par le CPQ, nous demandons que les responsables ayant permis la diffusion de ce reportage, qui a eu un effet significatif sur la dernière semaine de la campagne électorale, s\u2019expliquent publiquement de leurs décisions», a déclaré mercredi Stéphane Bédard, chef de l\u2019opposition officielle.«[.] Nous demandons également à la Société Radio-Canada des excuses publiques au Parti québécois concernant la diffusion de ce reportage.» Les excuses sont aussi demandées pour Marois.Radio-Canada conteste la décision du CPQ.«C\u2019est sans la moindre hésitation que nous avons signifié notre intention d\u2019interjeter appel de ce jugement conformément aux procédures du Conseil», dit le diffuseur dans un communiqué.La direction de l\u2019information rejette l\u2019analyse et les conclusions du tribunal d\u2019honneur.Elle n\u2019accordera pas d\u2019entrevue sur le sujet avant la fin de la procédure d\u2019appel.Réputation et réfutation La date de la diffusion du reportage a son importance.On était alors en pleine campagne électorale, à une semaine du scrutin.La nouvelle fracassante avait été reprise par tous les médias du pays et commentée pendant des jours.VOIR PAGE A 8 : BLAME JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ce recensement est la première mesure concrète découlant du Plan d\u2019action montréalais en itinérance, annoncé l\u2019automne dernier par l\u2019administration du maire Denis Coderre.Un premier décompte d\u2019itinérants 600 bénévoles quadrilleront les rues le 24 mars pour dresser le portrait réel de Fitinérance à Montréal ISABELLE PARE \\ A l\u2019instar de plusieurs autres grandes métropoles du Canada et du monde, Montréal procédera à un premier dénombrement des personnes itinérantes sur son territoire le 24 mars prochain.Plus de 600 bénévoles et des dizaines de travailleurs de rue quadrilleront coins de rue, refuges et souterrains en soirée afin de tracer le portrait le plus fidèle de l\u2019itinérance dans la métropole.«Bonjour Monsieur, êtes-vous en situation d\u2019itinérance ?» A leur grande surprise, bien des Montréalais pourraient se faire aborder ainsi le 24 mars par les centaines de bénévoles du YMCA, qui seront à l\u2019affût toute la soirée et une partie de la nuit pour traquer une réalité urbaine dont on tarde à saisir l\u2019ampleur et le visage exact.Des centaines de personnes seront notamment postées au coin des rues pour interpeller les passants et savoir s\u2019ils disposent d\u2019un toit où passer la nuit En cas de réponse positive, les personnes seront questionnées sur la fréquence de leurs «expériences» d\u2019itinérance, leur situation économique ainsi que leur profil personnel.Méthode éprouvée Si la méthode peut surprendre, elle n\u2019en reste pas moins la façon éprouvée de mesurer ce phénomène urbain difficilement quantifiable, et néanmoins très visible dans les métropoles.Plusieurs autres villes canadiennes comme Vancouver, Calgary, Ottawa usent de cette méthode bénévole depuis plusieurs années, avec des résultats probants.La Ville de New York fait appel chaque année à quelque VOIR PAGE A 8 : ITINÉRANCE «Ces enquêtes nous aident à savoir si les services existants répondent aux besoins réels» Aujourd\u2019hui Actualités > Projet Immobilier de 600 millions à Québec.Une tour de 65 étages haute de 250 mètres verra le jour sur le boulevard Laurier.Page A 2 Actualités > VIH.Une souche agressive d\u2019origine cubaine inquiète les spécialistes du sida.Page A 3 Économie > Marché hypothécaire canadien.La finance de Tombre gagne du terrain.Page B1 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.A5 A4 B4 B4 A4 B6 33®® Rendez-vous du cinéma québécois Une survenante aux îles ODILE TREMBLAY Les loups de Sophie Deraspe lance ce jeudi le bal des 33®® Rendez-vous du cinéma québécois.Et la cinéaste estime qu\u2019il n\u2019aurait pu rêver à meilleure tribune: «Parce que ce film qui parle d\u2019où on vient et de qui on est trouve sa place dans ce festival consacré à notre cinéma.» La quête des racines, thème récurrent de notre septième art, se voit perçue ici à travers un regard féminin.Une héroïne aussi.Elle compte parmi les réalisatrices les plus prometteuses de la relève et prend d\u2019assaut les Rendez-vous avec deux films.Sous sa signature aussi : Le profil Amina, fascinant documentaire fort remarqué au Eestival de Sun-dance.Celui-ci porte sur l\u2019univers virtuel, à travers le cas d\u2019une biogueuse syrienne lesbienne, en relation avec une Montréalaise.Il montre les failles de la Toile, ses dérives, ses démons.«Il parle de notre rapport au monde d\u2019aujourd\u2019hui», dit-elle.Les loups, c\u2019est autre chose.La cinéaste des Signes vitaux a hérité de son plus gros budget (avec une participation française) pour cette aventure.Entraîner toute une équipe aux îles de la Madeleine, en plein VOIR PAGE A 8 : SURVENANTE i PEDRO RUIZ LE DEVOIR Sophie Deraspe prend d\u2019assaut les Rendez-vous du cinéma avec deux films.Lac-Mégantic Des citoyens prennent en main leur sécurité PHILIPPE OREALI Désillusionnés par rapport aux promesses des autorités, ayant perdu foi en la Cenfral Maine & Quebec Railway, des citoyens de Lac-Mégantic prennent les choses en main afin d\u2019assurer la sécurité de leur communauté, près de deux ans après le drame ayant coûté la vie à 47 personnes.Le Comité de vigilance pour la sécurité ferroviaire Lac-Mégantic vient de voir le jour, iruit du travail de résidants de Lac-Mégantic.Alors que la décontamination et la reconstruction du centre-ville progressent, «les gens ont toujours peur en voyant des wagons-citernes.Ms n\u2019ont pas confiance en la compagnie ferroviaire et en Transports Canada.Ms ont l\u2019impression que la Ville a laissé aller les choses et qu\u2019ils sont encore à risque», explique André Lachapelle, porte-parole du comité méganticois.Le résidant de Lac-Mégantic promet que le groupe n\u2019hésitera pas à dénoncer haut et fort les accrocs aux règles comme ceux qui ont mené à la tragédie ferroviaire du 6 juillet 2013, mais aussi à travailler main dans la main avec Central Maine & Quebec Railway, le successeur de la Montreal, Maine & Atlantic (MMA).Composé de neuf citoyens, dont deux conseillers municipaux, le groupe recueille depuis VOIR PAGE A 8 : CITOYENS 77831303445508 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 19 EEVRIER 2015 ACTUALITES sïa¦^^; 391^:1':J GRAPH SYNERGIE / GROUPE DAT,T,AIRE L\u2019édifice envisagé devrait mesurer près de 250 mètres.Québec aura sou Rockefeller Center Le groupe Dallaire prévoit la construction d\u2019une tour de 65 étages ISABELLE PORTER à Québec Le groupe Dallaire a confirmé mercredi son intention de faire pousser un géant à l\u2019entrée de la capitale.Avec ses 65 étages et ses 250 métrés, le gratte-ciel dépassera de loin en hauteur l\u2019édifice le plus élevé de la métropole.Ce dernier, le 1000 de la Gau-chetiére, fait 206 métrés et compte 51 étages.Cela fera du projet de Québec le plus haut à l\u2019est de Toronto.Par temps clair, on pourra voir jusqu\u2019à Montmagny à partir de l\u2019observatoire du dernier étage.Emballé, le promoteur Michel Dallaire l\u2019a comparé en conférence de presse au Rockefeller Center de New York.Devant les journalistes, il a dit rêver à la patinoire qui sera aménagée à la base et où les grands-parents viendront patiner «avec leurs petits-enfants et du chocolat chaud».Le complexe de quatre tours sera construit sur le site de l\u2019ancienne Auberge des Gouverneurs, à la jonction du boulevard Laurier et du spaghetti d\u2019autoroutes qui précédé les ponts.Le promoteur a développé ce projet «signature » à la demande du maire de Québec Régis Labeaume.«On avait demandé un projet phare, un projet signature, a commenté M.Labeaume en après-midi.L\u2019entrée de la ville est désolante.Les gens de Québec méritent mieux.» Et d\u2019ajouter que ce n\u2019est pas la hauteur du projet qui est importante, mais sa «beauté».«Cet édifice-là, toutes les villes modernes dans le monde seraient fières de l\u2019avoir sur leur territoire.» La construction doit débuter à la fin de 2016 et s\u2019étirer sur dix ans.Pour le groupe Dallaire, c\u2019est un investissement de 600 millions.Interrogé sur le ralentissement immobilier, M.Dallaire a af- Le complexe de quatre tours sera construit sur le site de l\u2019ancienne Auberge des Gouverneurs firmé qu\u2019il aurait de toute façon investi l\u2019équivalent dans la capitale, n\u2019eût été la demande du maire.De bas en haut, le complexe comprendra des commerces, des bureaux et enfin des appartements et condominiums dans les étages supérieurs.Entre 2000 et 2700 personnes y vivront.M.Dallaire se dit en outre convaincu que le projet ne va pas aggraver le trafic puisque les gens «vont pouvoir vivre près de leur lieu de travail».Même s\u2019il est en pourparlers avec la Ville dans ce dossier depuis un an, il a répété ne pas avoir eu de «garanties» de la Ville voulant que le zonage soit modifié.Le Plan particulier d\u2019urbanisme (PPU) adopté en 2013 limitait à 30 étages les constructions dans le secteur.Le dossier devra maintenant être évalué par la Commission d\u2019urbanisme.La Ville devra par la suite soumettre le changement de zonage à une consultation publique.Un processus critiqué Pour l\u2019opposition, ce n\u2019est pas suffisant et ce genre de consultation n\u2019a pas assez de portée.Sans critiquer le projet lui-même, la conseillère Anne Gué-rette se questionne sur le processus.« On change les règles du jeu, dit-elle./\u2019at hâte de voir comment les promoteurs qui se sont fait dire non vont réagir.» On en saura plus le 2 mars sur le réaménagement de ce secteur avec la présentation du nouveau Plan de mobilité.Le groupe Dallaire souhaite raccorder le mieux possible son projet au réseau de transport en commun.Un stationnement souterrain de 3600 places et sept étages doit être aménagé dans le projet.Le Devoir Congédié ?François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montreal 514.845.5545 Québec ne peut légiférer contre les intégristes, affîrme Couillard ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Face au discours intégriste, le premier ministre Philippe Couillard juge qu\u2019il n\u2019y a pas de changement législatif qui vaille.Il faut s\u2019en tenir à la liberté d\u2019expression garantie par les chartes des droits et aux dispositions du Code criminel sur les propos haineux et l\u2019appel à la violence.«La liberté d\u2019expression, elle est déjà encadrée par nos chartes et la jurisprudence.On ne peut pas faire de discours haineux ni d\u2019appel à la violence, même dans le cadre de l\u2019exercice de la liberté d\u2019expression.Et la liberté d\u2019expression [.] ça comprend également le droit de dire des niaiseries», a déclaré Philippe Couillard au cours d\u2019un échange animé avec le chef de la Coalition avenir Québec, Lrançois Le-gault, à l\u2019Assemblée nationale.Se référant aux propos de l\u2019imam Hamza Chaoui, Philippe Couillard a qualifié de «bêtise» l\u2019affirmation que l\u2019islam et la démocratie sont incompatibles.«L\u2019Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, le plus peuplé, vient d\u2019élire démocratiquement un gouvernement.Alors, c\u2019est ce genre de réponse qu\u2019il faut faire à ces déclarations absurdes.» Le premier ministre a promis que dans les «prochaines semaines» seront déployées des actions dans un plan «logique», des actions «à la fois efficaces et légales».«On va parler de sécurité.Détecter, enquêter, sanctionner ces criminels qui sont parmi nous», a-t-il poursuivi, évoquant aussi des mesures de prévention au sein des communautés et l\u2019établissement d\u2019un «dialogue».Pour Lrançois Legault, la JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE «La liberté d\u2019expression, elle est déjà encadrée par nos chartes et la jurisprudence», a déclaré le premier ministre Philippe Couillard.lutte contre l\u2019intégrisme n\u2019est pas seulement une question de sécurité.«Ce n\u2019est pas seulement la responsabilité de la police, ça demande aussi au gouvernement une intervention politique», a-t-il dit.«C\u2019est aussi une question de cohésion sociale.L\u2019intégrisme, ça menace la conception de notre vie en société et nos valeurs les plus chères.» Accusant l\u2019opposition de faire preuve d\u2019un «amateurisme désarmant» en la matière, Philippe Couillard a affirmé qu\u2019«t/ n\u2019y a pas de réponse factuelle à ces questions-là».Au chef de l\u2019opposition officielle, Stéphane Bédard, qui exigeait du gouvernement «des réponses concrètes à ceux et celles qui font face à l\u2019intégrisme», le premier ministre a répliqué que le député pé-quiste «veut donner l\u2019impression à la population que ces problèmes excessivement complexes peuvent être réglés de façon simple, avec un trait de plume [.].C\u2019est faux.» «Je trouve qu\u2019on aborde, dans cette Assemblée, au cours des derniers jours, ces questions avec beaucoup de légèreté», a-t-il ajouté.Lrançois Legault, qui a proposé d\u2019interdire les prêches des intégristes «qui font le déni des valeurs inscrites dans la Charte des droits», a accusé le premier ministre «de tolérer.au nom de la liberté d\u2019expression, que des radicaux s\u2019attaquent à répétition à l\u2019égalité entre les hommes et les femmes».Interdire les prêches qui nient cette égalité, comme le veut le chef caquiste, toucherait les régions juives et chrétiennes, a avancé Philippe Couillard.«Il faut qu\u2019il se rende compte que sa position l\u2019amène à fermer les églises catholiques et les synagogues.» À l\u2019Assemblée nationale, la CAQ a présenté mercredi une motion reprenant sa proposition, motion qui fut débattue mais qui n\u2019a pas trouvé d\u2019appui chez les autres partis.Le Devoir PKP exclut une élection référendaire Pas d\u2019indépendance sans référendum préalable, souligne l\u2019aspirant-chef du Parti québécois MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Après une semaine de valse-hésitation, le candidat à la direction du Parti québécois Pierre Karl Péladeau a finalement fermé la porte mercredi après-midi à l\u2019idée de tenir une élection référendaire en 2018.En matinée, le député de Saint-Jérôme n\u2019écartait «pas nécessairement» la possibilité de décréter l\u2019indépendance du Québec sans avoir préalablement tenu un référendum.«En 2018, nous saurons à quoi nous allons en tenir», a-t-il répété aux journalistes.Plus tard, son équipe a rectifié le tir.«M.Péladeau ne voit pas d\u2019autres options en terme de modalité pour l\u2019accession à l\u2019indépendance qu\u2019un référendum.Il exclut une élection référendaire», a dit l\u2019attaché de presse, Marc-André De Blois.M.Péladeau avait indiqué il y a une dizaine de jours cpf«un geste aussi important [la création d\u2019un pays], qui doit aussi requérir la légitimité de la communauté internationale, se fait par référendum».«Moi, mon sentiment, c\u2019est que ça passe par un référendum», avait-il déclaré en marge du Conseil national du PQ, le week-end des 7 et 8 février dernier.Puis, à coups de déclarations contradictoires, il a, au cours des derniers jours, semé le doute sur ses réelles intentions.D\u2019ailleurs, la députée de Vachon, Martine Ouellet, a déploré le flou entourant le programme de PKP.«Ce n\u2019est pas clair ce qu\u2019il propose.On ne sait pas exactement où il s\u2019en va», a-t-elle affirmé mercredi midi après une causerie avec des dizaines d\u2019étudiants de l\u2019Université Laval.Martine Ouellet est la seule des cinq prétendants à la succession de Pauline Marois à s\u2019engager formellement à tenir un référendum sur l\u2019indépendance du Québec entre 2018 et 2022 \u2014 si évidemment le PQ se voit confier les rênes d\u2019un gouvernement majoritaire par la population.Pour y arriver, le mouvement indépendantiste doit faire bloc derrière l\u2019idée de pays du Québec.L\u2019élue tend la main aux militants de Québec solidaire, d\u2019Option nationale, sans oublier les «nationalistes» de la Coalition avenir Québec.«Il faut rassembler large», a-t-elle fait valoir, pointant tous ceux « [voulant] l\u2019indépendance du Québec et la social-démocratie».«Ce n\u2019est pas aux autres de s\u2019adapter à nous.C\u2019est à nous de nous adapter aux autres.» Le camp des non-alignés se rétrécit C\u2019était au tour mercredi de l\u2019ex-ministre des Linances et de l\u2019Économie, Nicolas Marceau, de choisir son camp.Il a donné un «appui enthousiaste» à Pierre Karl Péladeau.À ses yeux, l\u2019ex-p.-d.g.de Québécor constitue le «porteur [le] plus crédible [le] plus vrai [le] plus clair» du projet de pays du Québec parmi les cinq candidats à la direction du Parti québécois.«Je suis convaincu que le chemin que nous emprunterons avec lui nous mènera au pays du Québec», a insisté M.Marceau à l\u2019occasion lors d\u2019un point de presse.Selon lui, la «réflexion» et V«action» du PQ doivent dorénavant reposer sur «deux socles»: la souveraineté et l\u2019économie, et ce, quitte à mettre au second plan le «discours identitaire».«Ce n\u2019est pas parce qu\u2019ils ne sont pas suffisamment fiers de leur langue, de leur culture ou de leur histoire que les Québécois ne se sont pas encore donné un pays.[.] C\u2019est plutôt la peur économique qui en a freiné et qui continue à en freiner plusieurs.» PKP l\u2019a compris, estime-t-il.Pierre Karl Péladeau, grand favori dans la course, a réussi à ce jour à rallier sept députés à sa candidature.Le député de Marie-Vic-torin, Bernard Drainville, compte sur l\u2019appui de cinq élus, tandis que le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, bénéficie de l\u2019appui de trois élus.Pour leur part, la députée Martine Ouellet et le militant au Mouvement Action-Chômage Pierre Céré ont échoué \u2014 jusqu\u2019à maintenant \u2014 à attirer un député péquiste dans leur camp.Le Devoir Magnotta veut parler au père de sa victime Luka Rocco Magnotta renonce à en appeler de sa condamnation pour le meurtre prémédité et le démembrement de l\u2019étudiant chinois Jun Lin, a-t-il annoncé à la Cour d\u2019appel mercredi matin.Et il veut rencontrer le père sa victime, a tait savoir son avocat, Luc Leclair.Par vidéoconférence, Luka Rocco Magnotta a confirmé à la Cour sa décision d\u2019abandonner ses appels pour ses cinq condamnations.Il a ainsi définitivement mis fin à cette poursuite criminelle qui avait fait les manchettes partout dans le monde après une chasse à l\u2019homme internationale ayant mené à son arrestation à Berlin.La Presse canadienne Le V6 du Québec plaide sa cause Le vérificateur général du Québec par intérim, Michel Samson, invite poliment les élus de l\u2019Assemblée nationale à régulariser sa situation.L\u2019absence d\u2019un VG en titre depuis maintenant plus de trois ans brouille X«apparence d\u2019indépendance» dont doit jouir l\u2019organisme, a-t-il signalé mercredi à la Commission sur l\u2019administration publique (CAP).Par ailleurs, M.Samson a dit avoir à la fois «un pied sur l\u2019accélérateur» et «un pied sur le frein» en raison de son statut intérimaire.Il s\u2019abstient de poser des «gestes plus structurants» comme une réorganisation des structures au bureau du VG de crainte que son éventuel successeur fasse marche arrière.Le Devoir CAMERAS CORPORELLES Les commissaires à la vie privée ont des réserves PIERRE SAINT-ARNAUD Les commissaires et ombudsmans responsables de la protection de la vie privée partout au pays ont de sérieuses réserves par rapport à l\u2019utilisation de caméras corporelles par les forces policières.Dans un document rendu public mercredi, le commissaire fédéral à la vie privée et ses contreparties provinciales et territoriales invitent les forces de l\u2019ordre à réfléchir soigneusement aux risques que présentent ces appareils pour la protection de la vie privée et à évaluer si les retombées attendues l\u2019emportent sur ces risques.«Il faut que les corps policiers, avant d\u2019utiliser et de collecter ces enregistrements, aient déterminé quand ils les collectent, dans quelles situations ils le feront, dans quelles situations ils sont autorisés à le faire, qu\u2019est-ce qu\u2019ils vont faire avec, comment ces renseignements seront sécurisés et quand et comment ils seront éventuellement détruits», a indiqué le président de la Commission d\u2019accès à l\u2019information du Québec (CAI), M® Jean Chartier, qui est également responsable de la protection de la vie privée et des renseignements personnels.Bien que les caméras corporelles n\u2019aient pas encore été adoptées par les corps policiers québécois, elles sont déjà utilisées ou à l\u2019essai dans certaines villes, notamment Calgary, Edmonton, Vancouver, Toronto et Hamilton.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE JEUDI 19 EEVRIER 2015 A 3 ACTUALITES L\u2019indispensable confiance Michel David Le ministre des Finances, Carlos Leitâo, a opposé une fin de non-recevoir aussi rapide que catégorique à l\u2019idée de créer un directeur parlementaire du budget indépendant du gouvernement.Le jour même où son vis-à-vis péquiste, Nicolas Marceau, la ramenait sur le tapis, celui qui remplit cette fonction à Ottawa, Jean-Denis Fréchette, en illustrait magnifiquement l\u2019utilité en passant un savon au gouvernement Harper, qu\u2019il accusait de cacher les coûts de l\u2019intervention canadienne en Irak.M.Leitâo a eu beau jeu de servir au PQ l\u2019argument que le gouvernement Marois avait lui-même invoqué en 2012 pour justifier le reniement d\u2019un engagement électoral qui constituait pourtant une des cinq grandes mesures grâce auxquelles le PQ prétendait initier une nouvelle façon de faire de la politique.«On n\u2019a pas besoin d\u2019une structure additionnelle», a déclaré M.Leitâo.M.Marceau fait maintenant valoir que cette «structure» rapporterait infiniment plus au contribuable que ce qu\u2019elle lui coûterait.Quand il était aux Finances, il n\u2019avait pourtant pas plus envie d\u2019ouvrir ses livres que son successeur.Quand une motion de l\u2019Assemblée nationale lui avait imposé un examen par le vérificateur général, il avait demandé à ses fonctionnaires de collaborer le moins possible.Durant la dernière campagne électorale, le PLQ a simplement promis de confier au vérificateur général le mandat de donner un portrait clair des finances publiques à la veille d\u2019une élection générale.Le projet de loi 28, dont l\u2019Assemblée nationale sera bientôt saisie, prévoit plus précisément que le vérificateur général aura le mandat de vérifier la «plausibilité» des prévisions et des hypothèses budgétaires contenues dans un rapport préélectoral que devra présenter le gouvernement.Il s\u2019agit certainement d\u2019un pas dans la bonne direction, qui devrait normalement permettre d\u2019éviter la répétition du navrant spectacle auquel donne lieu chaque changement de gouvernement depuis des décennies, quand les nouveaux arrivants font mine de découvrir avec une horreur théâtrale une situation qu\u2019ils n\u2019auraient jamais crue aussi désastreuse.Un directeur parlementaire du buçlget, comme il en existe un à Qttawa, aux Etats-Unis ou encore aux Pays-Bas, disposerait toutefois de pouvoirs beaucoup plus étendus, dans la mesure où il travaillerait aussi en amont.Il pourrait ainsi évaluer le coût des projets mis de l\u2019avant par le gouvernement en cours de mandat et faire en sorte que les contribuables sachent à quoi s\u2019en tenir avant d\u2019être placés devant un fait accompli, alors que le vérificateur général ne peut que constater, l\u2019étendue des dégâts.À Qttawa, l\u2019exemple le plus le probant est sans doute celui du projet d\u2019achat des chasseurs F-35, dont le gouvernement Harper avait sous-estimé le coût d\u2019au moins 10 milliards.Il est cependant arrivé à plusieurs reprises que le directeur parlementaire du budget mette en lumière les conséquences de décisions moins spectaculaires que celles concernant les F-35, mais que le gouvernement ne tenait manifestement pas à publiciser.En donnant son appui à Pierre Karl Péla-deau, mercredi, Nicolas Marceau s\u2019est dit d\u2019avis que la crainte des conséquences économiques de la souveraineté demeurait la principale raison pour laquelle une majorité de Québécois s\u2019y opposent toujours.Si M.Péladeau est le grand favori dans la course au leadership, c\u2019est parce qu\u2019il est perçu par les militants pé-quistes comme le plus apte à conjurer cette peur.La confiance dans les institutions politiques est aussi une condition essentielle à un référendum gagnant.Il y a sans doute de nombreuses raisons qui peuvent expliquer la baisse des appuis au projet souverainiste au cours des dernières années, mais la détérioration de l\u2019image de l\u2019Etat aux yeux de la population n\u2019a certainement pas aidé.En ce sens, grâce aux scandales, les années Charest ont peut-être profité à la cause fédéraliste.Tout gouvernement a le devoir moral de préserver et, dans toute la mesuçe du possible, de renforcer la confiance dans l\u2019Etat.Pour les souverainistes, c\u2019est aussi un impératif politique.Même s\u2019ils y sont moins attachés qu\u2019à l\u2019époque de la Révolution tranquille, les Québécois se sont beaucoup appuyés sur leur Etat pour assurer leur épanouissement.Bien plus qu\u2019ailleurs au Canada.Ils seraient encore nombreux à se tourner vers lui durant la période d\u2019incertitude qui suivrait une éventuelle déclaration d\u2019indépendance.Avant de faire le saut dans un inconnu qui les effraie, ils voudront avoir la certitude que l\u2019intérêt public est son unique objectif.Le souci de transparence est généralement une démonstration convaincante.En reniant sa promesse de 2012, le PQ a manqué une belle occasion.mdavid@ledevoir.com «VS?.' - SOURCE DIGITAL VISION Selon M® Alain Arsenault, l\u2019école de Neufchâtel s\u2019est arrogée un pouvoir qu\u2019elle n\u2019a pas, soit celui de faire une fouille, à nu de surcroît FOUILLE À NU L\u2019école est allée trop loin, selon deux experts Le ministre de l\u2019Éducation, Yves Bolduc, commande une analyse « indépendante » BRIAN MYLES ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Ly école secondaire de Neufchâtel et la Com-' mission scolaire de la Capitale s\u2019exposent à des poursuites au civil par les parents de l\u2019adolescente fouillée à nu.Selon les criminalistes Jean-Claude Hébert et Alain Arsenault, la direction de l\u2019école a outrepassé ses prérogatives dans cette affaire.«Un professeur ou un directeur d\u2019école n\u2019est pas un policier, à moins qu\u2019on ait changé les règles, ironise Alain Arsenault.Si on soupçonnait l\u2019adolescente de faire du trafic de drogue, on n\u2019avait qu\u2019à appeler la police.» Selon M® Arsenault, l\u2019école s\u2019est arrogé un pouvoir qu\u2019elle n\u2019a pas, soit celui de faire une fouille, à nu de surcroît.Même un policier n\u2019aurait pas pu aller aussi loin dans l\u2019exercice de ses fonctions, à moins d\u2019obtenir au préalable un mandat, estime-t-il.Et encore là, la fouille à nu serait difficile à justifier dans les circonstances, même pour un policier en devoir.Depuis une vingtaine d\u2019années, la Cour suprême a reconnu dans une série de décisions que la fouille à nu était «un geste extrême», une mesure «humiliante», une procédure qui revêt un caractère exceptionnel.Selon Jean-Claude Hébert, il n\u2019y a rien qui justifie la fouille à nu dans le cas de l\u2019adolescente de Neufchâtel.La Fédération québécoise des directions d\u2019établissement d\u2019enseignement (FQDE) s\u2019est portée à la défense de la décision, rappelant que les écoles ont le droit de fouiller les élèves et leurs effets personnels afin de main- tenir l\u2019ordre et la discipline.Les fouilles sont encadrées par un protocole, qui respecte les grandes lignes de l\u2019arrêt de la Cour suprême rendu en 1998 dans la cause R.c.M.Daqs cette affaire, un adolescent de la Nouvelle-Ecosse avait subi une fouille par le directeur de son école, en présence d\u2019un policier de la GRC.Il ne s\u2019agissait cependant pas d\u2019une fouille à nu.La Cour suprême a reconnu la nécessité de donner aux directeurs et professeurs « la souplesse nécessaire » pour fouiller les étudiants et saisir leurs possessions, dans le but de maintenir la discipline et la sécurité en milieu scolaire.Selon l\u2019arrêt (prononcé avec la dissidence du juge John Major), le personnel scolaire ne peut être soumis aux mêmes normes que les policiers en matière de fouille, un raisonnement qui a ouvert la porte à des fouilles sans mandat.Le tribunal en a appelé cependant à la prudence et à la circonspection.La fouille doit être faite «de manière délicate et être la moins envahissante possible».Manque d\u2019informations Le protocole en vigueur dans les écoles québécoises est muet sur les fouilles à nu.Selon Jean-Claude Hébert, le milieu scolaire extrapole sur la portée de l\u2019arrêt rendu dans la cause R c.M.«J\u2019ai de la misère à croire que [la jurisprudence] permet aux autorités de faire des fouilles à nu, a-t-il commenté.Arrestation, séquestration, fouille abusive: tout ceci n\u2019est pas très beau.» «Le pouvoir des écoles vient d\u2019une loi provinciale.Ça ne leur donne pas un pouvoir spécial d\u2019application du Code criminel», a-t-il ajouté.Talonné par l\u2019opposition officiqlle à l\u2019Assemblée nationale, le ministre de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc, qui défendait mardi la pratique des fouilles à nu dans les écoles, s\u2019est montré beaucoup plus prudent mercredi.Le ministre a affirmé qu\u2019il mandaterait une «personne externe et indépendante» pour établir les faits entourant la fouille à nu à laquelle fut soumise l\u2019adolescente.«Nous voulons avoir les faits, les vrais faits, et non pas ce qui est relaté par certaines personnes.» Dans une mêlée de presse, le premier ministre Philippe Couillard a indiqué que le gouvernement savait que les directions d\u2019école pouvaient procéder à des fouilles sur des élèves.«On a [dans ce cas] un niveau de fouille qui est plus élevé, ça, c\u2019est un peu une surprise.Mais on dit que c\u2019est encadré par un protocole qui a été reconnu par les tribunaux.» Dans les prochaines semaines, son gouvernement réévaluera la pratique pour voir si elle «est conforme à nos objectijs, mais surtout aux lois et aux droits des gens», a dit le premier ministre.Pour l\u2019opposition officielle, les fouilles à nu dans les écoles n\u2019ont pas heu d\u2019être.«Ça trouble tous les parents; les parents sont inquiets, a souh-gné la porte-parole péquiste en matière d\u2019éducation, Nicole Léger.C\u2019est des mineurs.Ça n\u2019a pas de bon sens, ce qui se passe dans nos écoles.» Pour François Legault, qui a relevé «le manque total de jugement» du ministre, les parents, tout comme la pohce, devraient être avisés avant qu\u2019un élève soit soumis à une telle fouille.Le Devoir VIH Une souche cubaine inquiète les spécialistes du sida ISABELLE PARE La nouvelle de l\u2019irruption d\u2019une souche agressive du VIH présente à Cuba, provoquant une hausse rapide de la charge virale et le développement accéléré vers le sida, inquiète certains spécialistes de cette maladie.Ces dernières semaines, l\u2019observation de quelques patients afhchant des charges virales très élevées et une résistance inhabituelle aux antiviraux ah-mente les craintes que le virus ait déjà fait le saut au Québec.Selon le D\"^ Réjean Thomas, médecin à la clinique L\u2019Actuel, deux ou trois patients se sont présentés ces dernières semaines avec des charges virales peu communes, d\u2019ordinaire associées à des infections de lon^e date.« Un de ses patients était résistant à la grande majorité des antiviraux habituels, ce qui est très rare.Il présentait les caractéristiques des patients atteints par la souche observée à Cuba, soit une très lourde charge virale et une évolution rapide de la maladie», a-t-il dit.Des tests génétiques plus poussés devront être effectués pour dire si cette infection est liée à la souche en circulation à Cuba, mise au jour au début de la semaine par une recherche {{Dans ce contexte, ça ne vaut plus rien un dépistage une fois l\u2019an )) D' Réjean Thomas, médecin à la clinique L\u2019Actuel publiée par des chercheurs belges et cubains.Une souche agressive La recherche a permis de suivre l\u2019évolution pendant dix ans de patients infectés par la souche CRF19, détectée pour la première fois à Cuba en 2005.Cette nouvelle variante, liée à une recombinaison de souches courantes, toucherait de 17 à 19% des patients cubains infectés par le VIH.«La recherche démontre que cette souche est plus agressive, car elle utilise un autre récepteur d\u2019entrée dans la cellule que le CD4, utilisé par les souches habituelles.En ciblant le CCR5, puis le CXCR4, le virus évolue 30 % plus vite et donne la maladie en deux ou trois ans», explique Jean- Paul Routy, virologue et spécialiste du VIH à l\u2019Université McGill.En ciblant un autre récepteur, le virus mutant a pour effet d\u2019augmenter très rapidement la charge virale des personnes infectées, qui risquent de transmettre le virus à d\u2019autres avant même de se savoir atteintes.Une situation qui inquiète le D\"^ Thomas, d\u2019avis que cette nouvelle réalité doit inciter toute personne «à risque» à se soumettre à des tests de dépistage au moins trois ou quatre fois par année.«Dans ce contexte, ça ne vaut plus rien un dépistage une fois l\u2019an.C\u2019est inquiétant quand on sait que bien des gens croient que tout le monde guérit du sida aujourd\u2019hui, alors que de 20 à 25% des personnes porteuses du virus ne savent même pas qu\u2019elles sont infectées», estime-t-il.Selon le D\"^ Routy, la levée récente de l\u2019embargo américain contre Cuba vient ajouter à un contexte propice à une propagation.«C\u2019est sûr qu\u2019il y a un risque que la souche quitte les Caraïbes et se propage en Amérique.Les gens doivent être conscients que le risque existe à Cuba, mais il existe aussi à Montréal, Haïti ou ailleurs.En fait, c\u2019est le comportement qui est à risque.» Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 19 FEVRIER 2015 ACTUALITES Des archéologues sur De Maisonneuve Ouest Comme le lui demandait le ministère de la Culture et des Communications (MCC), le promoteur Ivanhoé Cambridge a procédé à rembauche d\u2019une firme d\u2019archéologues afin de faire la lumière sur le «potentiel archéologique» du 900, De Maisonneuve Ouest, où doit être érigé un gratte-ciel de 28 étages.La firme sera chargée de faire une étude «théorique»^ «pour voir s\u2019il y a des sols non perturbés par le développement urbain»y a dit Anne Marcoux, porte-parole du MCC.«On verra par la suite si cela vaut la peine d\u2019aller [mener des travaux physiques] sur le terrain.» Ivanhoé Cambridge soutient que les travaux seront en «pause volontaire» jusqu\u2019à la conclusion de l\u2019étude, mais n\u2019a pas voulu préciser un échéancier.Le Devoir Coderre surveille sa santé Le maire Denis Coderre a entrepris de perdre du poids.Inscrit au Défi santé 5/30, un programme qui fait la promotion de bonnes habitudes de vie, le maire a affirmé mercredi avoir perdu 15 livres en deux semaines.«Quand tu es rendu à 51 ans, il faut que tu te prennes en main.Il faut trouver un équilibre entre le travail et le mode de vie», a-t-il expliqué.Afin d\u2019atteindre son objectfi de passer d\u2019un poids de 2781ivres à 2251i-vres \u2014 et participer au prochain Tour de l\u2019île \u2014, le maire dispose maintenant de deux vélos stationnaires à côté de son bureau.Pour garder la forme, le chef de l\u2019opposition, Luc Fer-randez, a suggéré au maire de privilégier la marche et le vélo dans ses déplacements.«Si je veux une course à obstacles, je me promène dans le Plateau», a rétorqué le maire Coderre sur son compte Twitter.Le Devoir Une juge refuse d\u2019annuler le procès de Del Mastro Toronto \u2014 Une juge ontarienne a rejeté la tentative de l\u2019ancien député conservateur fédéral Dean Del Mastro de faire annuler son procès pour excès de dépenses.M.Del Mastro, un ancien secrétaire parlementaire du premier ministre Stephen Harper, a été condamné l\u2019automne dernier pour avoir violé la Loi électorale canadienne aux élections de 2008.Il a cédé son siège à la Chambre des communes depuis ce temps.Dean Del Mastro comparaîtra donc devant la juge Lisa Cameron à Lindsay, en Ontario, jeudi.Les observations sur la peine devraient être présentées à ce moment.Il pourrait se voir infliger une peine allant jusqu\u2019à un an de prison et une amende de 2000$ par chef de condamnation.La Presse canadienne ¦f.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un nouveau Centre des maladies génétiques rares Le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine annonce la création d\u2019un nouveau Centre des maladies génétiques rares afin de venir en aide aux quelque 50 000 jeunes Québécois qui souffrent de ces affections.Le CMGR cumulera des activités cliniques, de recherche et d\u2019enseignement.La première étape consistera à lancer un programme chargé d\u2019étudier les maladies mitochondriales, telles que l\u2019acidose lactique, une maladie propre au Québec, dont souffre Daniel Martineau, 11 ans.Le centre aura pour but de développer de meilleurs outils pour mieux comprendre ces maladies mitochondriales, dont il existerait près de 1000 types.GASPE Pétrolia n\u2019est qu\u2019à un pas de la production commerciale ALEXANDRE SHIELDS Pétrolia a annoncé mercredi que les plus récents tests sur son puits situé à Gaspé ont débouché sur une «découverte significative» de pétrole.Il ne resterait donc plus qu\u2019une étape à franchir avant de lancer une production commerciale, et ce, dans un milieu où la présence de l\u2019industrie est très controversée.Selon ce qu\u2019a fait valoir la pétrolière par voie de communiqué, le «test d\u2019évaluation» mené sur le puits Haldimand 4 aurait permis d\u2019extraire «environ» 340 barils de pétrole brut léger, soit le même type de pétrole déjà pompé par l\u2019entreprise dans le secteur.Haldimand 4, situé à environ 350 mètres d\u2019un secteur résidentiel, est en effet un forage horizontal qui a atteint plus de 600 mètres de profondeur et parcouru une distance de plus de deux kilomètres.Cette trajectoire a ainsi permis de croiser des zones forées au cours des dernières années.L\u2019un de ces puits, Haldimand 1, a déjà produit plus de 5000 barils de pétrole brut.Maintenant que Pétrolia a complété cette étape, l\u2019entreprise entend mener un test de production, dernière étape technique avant une production commerciale.Celle-ci, si elle s\u2019avérait, serait d\u2019ailleurs la première de l\u2019histoire du Québec.«Nous espérons que ce SOURCE PETROLIA Haldimand 1 a déjà produit plus de 5000 barils de pétrole brut.test nous donnera une idée assez juste du potentiel de production du puits et confirmera le potentiel commercial du gisement de Haldimand.Si les résultats du test de production sont concluants, nous procéderons avec les prochaines étapes pour commencer la production commerciale», a expliqué Alexandre Gagnon, président-directeur général de Pétrolia.Selon une évaluation préliminaire menée par une firme indépendante, le sous-sol du secteur de la pointe gaspésienne pourrait permettre d\u2019extraire un total de 7,7 millions de barils de brut.Cela équivaut à 23 jours de consommation de pétrole pour le Québec.Ces opérations industrielles inquiètent plusieurs citoyens, mais aussi le maire de Gaspé, qui constate que la population de la ville est «divisée».Qui plus est, on ignore toujours quelle sera la teneur de l\u2019encadrement législatif de l\u2019industrie pétrolière au Québec.Le gouvernement Couillard a promis de présenter un projet de loi une fois que l\u2019évaluation environnementale stratégique sur les hydrocarbures sera complétée, plus tard cette année.Le comité qui dirige cette évaluation est présidé par deux sous-ministres, chargés d\u2019assurer X«objectivité» de la démarche.Aucune consultation publique n\u2019est au menu, hormis celle prévue «en ligne».L\u2019industrie pétrolière n\u2019a jamais fait l\u2019objet d\u2019une étude du BARE.Le Devoir Les opticiens perdent l\u2019exclusivité de certains actes Les assistants optométriques pourront notamment ajuster des montures ou prendre certaines mesures AMELIE DAO USX-BOISVERT Les opticiens soutiennent que le public est mis en danger.Les optométristes, au contraire, que les patients auront une meilleure accessibilité aux soins.Québec a tranché en faveur de ces derniers en autorisant les assistants optométriques à poser certains gestes, comme l\u2019ajustement de montures, sous supervision.Dans un règlement qui entrera en vigueur la semaine prochaine, Québec autorise les assistants optométriques à poser quatre actes: le choix définitif de la monture, la prise de mesures nécessaires pour la commande d\u2019une monture ou d\u2019une lentille, l\u2019ajustement d\u2019une monture et la vérification du confort visuel et physique du patient.Le tout sous supervision d\u2019un optométriste ou d\u2019un opticien.Les optométristes, responsables des examens de la santé visuelle, ont une formation universitaire, alors que les opticiens détiennent une formation technique collégiale de quatre ans et sont responsables de l\u2019exécution des ordonnances rédigées par les optométristes.Pour accomplir les nouveaux actes, les assistants en optométrie devront suivre une formation de 72 heures, qui sera dispensée par l\u2019Ecole d\u2019optométrie de l\u2019Université de Montréal.Les opticiens dénoncent L\u2019Ordre des opticiens accuse Québec et l\u2019Office des professions d\u2019avoir «cédé à des intérêts économiques».Pour sa présidente, Linda Samson, céder des actes jusqu\u2019ici réservés aux opticiens à des personnes détenant une formation de 72 heures est une sérieuse dérive.Selon elle, le public est en danger.«Une ordonnance, c\u2019est complexe.Des erreurs peuvent entraîner des risques de chute chez les personnes âgées, des accidents de travail ou de la route, par exemple.» Elle réclame une rencontre d\u2019urgence avec le cabinet du premier ministre Philippe Couillard sur la question.Les optométristes, eux, ne croient pas une seconde que le public soit en danger.C\u2019est même l\u2019Ordre des optométristes qui a réclamé cette modification réglementaire, explique son président, le D*\" Langis Michaud.«On a voulu encadrer le travail des assistantes, dit-il.Elles ne pouvaient même pas revisser une monture, légalement!» Compte tenu de la pénurie d\u2019opticiens, notamment en région, cela devenait problématique pour l\u2019accès, selon le D*\" Michaud.«La formation de 72 heures ne va pas remplacer les opticiens, ça serait réducteur pour leur travail», ajoute Steven Carrier, président de l\u2019Association des optométristes du Québec.L\u2019Office des professions souligne le caractère temporaire, soit deux ans, de la mesure, qui vise surtout à pallier la pénurie d\u2019opticiens.«Nous devions garantir l\u2019accès pour les patients», explique le responsable des communications Stéphane Boivin.Par exemple, en Abitibi, il y a 24 optométristes mais seulement cinq opticiens.Il y a aussi pénurie en Mauri-cie, en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent, notamment.La ministre de la Justice Stéphanie Vallée croit que cette mesure temporaire était nécessaire et que le public peut être rassuré.«C\u2019est pour éviter un bris de service dans certaines régions, et le tout sera fait sous supervision», assure son attachée de presse Jolyane Pronovost.Le Devoir Des milliers d\u2019étudiants en grève en mars Des milliers d\u2019étudiants québécois ont adopté au cours des derniers jours des mandats de grève pour la fin mars et le début avril, et de nombreux autres doivent tenir des assemblées générales de grève sous peu, afin de dénoncer les mesures d\u2019austérité adoptées par le gouvernement Couillard.Mercredi, l\u2019Association étudiante de lettres et communications de rUQAM, qui représente 3900 membres, s\u2019est pro- noncée en faveur d\u2019un mandat de grève à être déclenché le 23 mars si un plancher de 30 000 grévistes est atteint à l\u2019échelle de la province.A rUQAM, les étudiants en sciences humaines (4600 membres) et ceux des cycles supérieurs de science politique (253) détiennent un mandat de grève générale, tout comme les 80 étudiants des cycles supérieurs en sociologie de l\u2019Université de Montréal.Les 3600 étudiants en arts de l\u2019UQAM doivent voter à cet effet jeudi, et les 4000 étudiants du secteur des sciences doivent faire de même vendredi.Le Devoir Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesaimonces@ledevoir.com I «N «D REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL \t100-150 Achat vente échangé 160-199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL \t200 \u2022 250 Achat vente échangé 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019edition du lendemain Telephone 514-985-3322 Telecopieur 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement cartes de credit ^sS APPARTEMENISEI LOGEMENTS A LOUER\tAPPARTEMENISEI LOGEMENTS A LOUER \t \t \t\t1 11/2: $830131/2: $990141/2: $1100151/2: $2200 Metro AssomptionA/iau, Stationnement int disp, Tout inclus.Grands balcons avec superbe vue.Piscine int, Gym, Restaurants, Magasins 514 252-8037\t DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Quebec rappelle que lorsqu un logement est offert en lo\tOUTREMONT - 5, Vincent d'Indy 112 312 412 rénovés près metro UdeM Poele/frigo Chauffe eau chaude Ascenceur 514 737-8055\t514 735-5331 cation (ou sous location) toute per sonne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit etre traitée en pleine égalité sans distinction exclusion ou preference fondée sur la race la couleur le sexe la gros sesse 1 orientation sexuelle letat civil 1 age du locataire ou de ses\tPLATEAU St-Joseph/Marquette - 41/2 1050$ chauffe eau ch lavsech Brebeuf/MarieAnne 41/2 1 200$ chauffe eau ch 5 electros Libres et rénovés 514 598-5872 www locationduplateau corn enfants la religion les convictions politiques la langue 1 origine ethni que ou nationale la condition so ciale le handicap ou 1 utilisation d un moyen pour pallier ce handi cap\tPLATEAU - 41/2 (pes doubles) +1 3 saisons Beaucoup de cachet Christophe Colomb près Gilford S de b neuve tout équipé (cuisi mere frigo lave vaiss buanderie) Libre Photos et details OUTREMONT-190 Willowdale 3 1/2 rénovés près metro UdeM Chauffes eau ch poele/frigo asc 514 738 5663-514 735-5331\tmoskakatia@hotmail corn \tVX-VILLAGE - BOUCHERVILLE 4 1/2 vue directe sur le fleuve Non fum 840 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J\u2019ai bûché très fort pour réussir mes études\tJ'apprenais différemment\u2019 » www.aqeta.qc.ca QUAND LA TOXICOMANIE faites les premiers pas (514) 939 0202 ANNIVERSAIRES ET MARIAGES ANNIVERSAIRES ET MARIAGES NOUVELLES RUBRIQUES Soulignez les heureux événements de la vie Anniversaires, mariages, naissances, félicitations, etc.514 985-3322 ou petitesannonces@le(levoirjiom AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.Pour une publication section deces dans LE DEVOIR Le Memond 1855 me Du Havre bureau 107 Montreal Qc H2K 2X4 Tele 514 525-1149 Tdec 514 525 7999 necrologie@lememond corn Par elephone ele op eur ou par our el du Imid au vendred de lOhOO a 18h00 t.^ Le samed e d manche de 12h00 a 17^\t\u2019 Heure de ombee 15hl5 Lemémori SLA : 3 lettres du mot paralysie La SLA vous enlève TOUT, sauf votre luddité Aidez-nous à vaincre cette maladie mortelle qui tue 3 Québécois par semaine ! SOCIETE DE LA SCLEROSE LATERALE AMYOTROPfflQUE DU QUEBEC (SLA-Quebec) (514) 725-2653 1-877-725-7725 (sans frais) LE DEVOIR, LE JEUDI 19 EEVRIER 2015 A5 ACTUALITES Joe Oliver dans l\u2019embarras Le ministre est soupçonné d\u2019avoir accordé un contrat bidon à un ami MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Les libéraux accusent le ministre des Finances Joe Oliver d\u2019avoir accordé un contrat bidon à un ami du Parti conservateur.Guy Giorno, l\u2019ancien chef de cabinet du premier ministre et conseiller juridique du parti, s\u2019est vu accorder deux contrats totalisant 9200$ pour écrire des discours pour le ministre Oliver.Mais le ministère a été incapable de retracer lesdits discours.Le libéral David McGuinty a obtenu une série de courriels, en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, démontrant que le bureau du ministre Oliver \u2014 à l\u2019époque aux Ressources naturelles \u2014 s\u2019est dépêché de faire rembourser deux contrats à la fin de l\u2019année fiscale 2012-2013.Le bureau du ministre explique, dans ces documents, que M.Oliver a recruté M.Giorno, car il «offre un délai d\u2019exécution rapide et notre ministre est à l\u2019aise avec le style et le ton de ce rédacteur de discours».M.Giorno a confirmé au Devoir avoir écrit les deux discours en question.La commissaire à l\u2019éthique aurait donné le feu vert à ce qu\u2019il rédige des discours de ministres, a-t-il indiqué par courriel.Or, le ministère n\u2019a pas transmis les deux discours au député McGuinty.«Quelqu\u2019un a été payé pour une tâche qu\u2019on ne trouve pas.[.] M Giorno n\u2019est pas un expert en ressources naturelles, à ce que je sache», a dénoncé le libéral, en notant qu\u2019il «y a des centaines d\u2019employés aux communications ou d\u2019experts dans les officines du gouvernement» qui auraient pu rédiger ces allocutions.Le bureau de l\u2019actuel ministre des Ressources naturelles, Greg Rickford, a en fin de journée transmis les versions Internet de deux discours, datés de novembre 2012 et mars 2013.Mais la facture a été refilée au ministère après coup.«La passation de contrats après coup contrevient à la fois aux politiques de contrats du Conseil du Trésor et de RNCan [Ressources Naturelles Canada] », notait pourtant une fonctionnaire dans l\u2019un des courriels.Le ministre Oliver \u2014 désormais aux Finances \u2014 ne s\u2019est pas levé en Chambre pour répondre à ces révélations.Son bureau a renvoyé le dossier au ministère des Ressources naturelles, qui a indiqué en fin de journée ç{v!«en raison de délais urgents et d\u2019une erreur administrative, la commande a été émise à une date ultérieure.Le ministère a jugé que les biens prévus au contrat ont été livrés et a donc approuvé le paiement, qui a été traité».Le Devoir î P I JACQUES NADEAU LE DEVOIR La Ville avait accordé un zonage résidentiel au site de l\u2019ancien couvent en 2010.1420 MONT-ROYAL Projet Montréal plaide pour le retour de la vocation institutionnelle JEANNE CORRIVEAU Ly ancien couvent du 1420, r boulevard du Mont-Royal n\u2019ayant toujours pas trouvé preneur.Projet Montréal souhaite que la Ville de Montréal rétablisse le zonage institutionnel de l\u2019immeuble patrimonial.Le chef de l\u2019opposition, Luc Ferrandez, suggère même que l\u2019Université de Montréal, qui en est propriétaire, y aménage une résidence étudiante.M.Ferrandez compte présenter une motion à la séance du conseil municipal lundi demandant que la Ville modifie le zonage de l\u2019immeuble.Rappelons que pour permettre au Groupe Catania de convertir l\u2019édifice en condos de luxe, la Ville avait accordé un zonage résidentiel au site en 2010.La transaction ne s\u2019est jamais concrétisée.«On a une occasion unique de relancer ce projet de façon positive.L\u2019Université de Montréal est dans un cul-de-sac», a expliqué Luc Ferrandez, lors d\u2019un point de presse en compagnie de citoyens qui militent depuis des années pour la sauvegarde de la vocation institutionnelle du 1420, boulevard du Mont-Royal.M.Ferrandez a rappelé que l\u2019UdeM avait remis l\u2019immeuble en vente l\u2019an dernier, mais sans résultat à ce jour.Il en coûte un million par année à l\u2019université pour entretenir et chauffer le bâtiment sous-utilisé.L\u2019université devrait envisager d\u2019y aménager des logements étudiants, croit M.Ferrandez.«Au lieu de devenir une charge, le logement étudiant est devenu un revenu pour les universités», a-t-il fait valoir en citant le cas de l\u2019Université McGill qui, au cours des dernières années, a acheté trois hôtels pour loger ses étudiants.Un non catégorique Sa suggestion a été balayée du revers de la main par l\u2019Université de Montréal, qui rétorque que les coûts de rénovation de l\u2019immeuble patrimonial construit en 1924 sont trop élevés.«Le bâtiment ne répond pas aux normes.L\u2019électricité et les planchers ne sont pas conformes.Il y a de l\u2019amiante dans une section de la bâtisse», a rappelé Ma- thieu Filion, porte-parole de l\u2019Université.L\u2019architecte Jean-Claude Marsan doute que les travaux requis soient si importants.«On peut inventer n\u2019importe quelle raison et dire que son chien a la rage pour le tuer», a-t-il avancé.L\u2019UdeM n\u2019a pas reçu d\u2019offre d\u2019achat formelle pour son immeuble, mais des acheteurs potentiels ont montré de l\u2019intérêt, a indiqué M.Filion sans vouloir en dire davantage.La motion que déposera Projet Montréal lundi pourrait être rejetée par la majorité du conseil.En mai 2014, l\u2019administration Coderre avait statué que le zonage résidentiel du bâtiment serait maintenu.L\u2019année précédente, la Commission sur la culture, le patrimoine et les sports avait pourtant recommandé que le zonage institutionnel soit rétabli.Cette commission était présidée par la mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, qui fait maintenant partie de l\u2019Équipe Coderre.Le Devoir AIDE MEDICALE A MOURIR Trudeau exige des cousultations saus tarder HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Autant le chef du NPD que le chef du Parti libéral sont timidement sortis de leur mutisme mercredi pour demander au gouvernement d\u2019agir sur l\u2019aide médicale à mourir.Du côté néodémocrate, on implore les conservateurs d\u2019adopter une approche «neutre», tandis qu\u2019au Parti libéral, on demande qu\u2019Ottawa entame d\u2019ici quelques semaines un processus de consultation.Leurs préférences quant à la façon de répondre au jugement de la Cour suprême demeurent toujours aussi nébuleuses.«Le premier ministre va-t-il démarrer ce processus dans les prochaines semaines ou va-t-il forcer les Canadiens à attendre après les prochaines élections», a demandé le chef libéral Justin Trudeau.C\u2019était la première question posée par un chef de parti officiel la Chambre des communes depuis que la Cour suprême a rendu son jugement.Le premier ministre Stephen Harper, qui abordait pour la première fois ce sujet, a lu une décla- ration écrite.«Il est évident qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un dossier sensible pour de nombreux Canadiens et des convictions profondes sont exprimées des deux côtés.Nous étudierons cette décision et tiendrons de vastes consultations relativement à tous les points de vue liés à cette question difficile.» Échéancier inconnu Le gouvernement n\u2019a toujours pas indiqué comment, et selon quel échéancier, il entendait répondre au jugement.Le tribunal a donné un an à Ottawa pour réagir.Il ne reste que 13 semaines de travaux parlementaires avant le congé estival, puis le déclenchement de l\u2019élection.Au terme de sa réunion hebdomadaire avec son caucus, le chef du NPD, Thomas Mulcair, a rappelé que «c\u2019est un sujet extrêmement complexe».Pour cette raison, «il faut absolument un processus le plus neutre possible puisque c\u2019est un dossier extrêmement sensible émotivement pour beaucoup de gens».Selon lui, la réponse législative d\u2019Ottawa devra reconnaître que l\u2019aide médicale à mourir s\u2019inscrit «dans un continuum de soins» et qu\u2019il faudra donc travailler avec les provinces, de qui relève la profession médicale.La Cour suprême a tranché que l\u2019interdiction, prévue au Code criminel, d\u2019aider une personne à mourir était contraire à la Charte des droits et libertés.Les juges ont donné un an au gouvernement fédéral pour remédier à la situation.L\u2019aide médicale à mourir doit être permise, ont dit les juges, pour les adultes capables de consentir clairement atteints de problèmes de santé «graves et irrémédiables» leur causant des souffrances «persistantes» qui leur sont «intolérables».Les députés ont passé la dernière semaine dans leur circonscription et ont pu discuter de cet enjeu avec leurs électeurs.Qu\u2019ont-ils entendu?Presque tous les conservateurs se sont faits avares de commentaires, mercredi.Parmi eux.Mark Warawa a indiqué qu\u2019à son avis, le délai accordé par le tribunal est trop court.«Avec l\u2019élection qui s\u2019en vient, le délai d\u2019un an n\u2019est pas réaliste.J\u2019espère que la Cour suprême nous donnera une année additionnelle pour nous donner le temps de rédiger une législation qui est bien pensée.» Le Devoir LOI ANTITERRORISTE Thomas Mulcair votera contre HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le débat parlementaire sur le projet de loi antiterroriste a débuté mercredi à la Chambre des communes et le NPD a fait son nid: C-51 va trop loin et accorde trop de pouvoirs aux services de renseignement pour qu\u2019il puisse l\u2019appuyer.Le parti demandera des amendements substantiels sans lesquels il votera contre cette initiative législative.«Nous ne pouvons pas faire de compromis entre notre sécurité et nos libertés.Nous devons protéger les deux.Si nous cédons à la peur, ce sont ceux qui terrorisent qui crieront victoire», a déclaré M.Mulcair en conférence de presse.Le projet de loi C-51 érige en crime le fait de promouvoir le terrorisme.Il abaisse les seuils de preuve nécessaire pour arrêter préventivement des personnes soupçonnées d\u2019allégeance terroriste.Êt surtout, il accorde au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) un tout nouveau pouvoir, celui de perturber les activités de terroristes en herbe.Ce dernier pouvoir sera conditionnel à l\u2019obtention d\u2019un mandat d\u2019un juge.Le chef néodémocrate craint que cette dernière mesure ne ressuscite une sorte de «police politique» au Canada, d\u2019autant plus que la «menace» que pourra perturber le SCRS est très largement définie.Elle comprend des actions telles qn\u2019«entraver le fonctionnement d\u2019infrastructures essentielles» ou nuire à la capacité du gouvernement d\u2019assurer la «stabilité économique».«Pourquoi le premier ministre met-il dans le même panier la dissension légitime et les activités terroristes ?» a demandé M.Mulcair en Chambre.Le gouvernement répète sans cesse que cette définition est suivie, dans le projet de loi, d\u2019un paragraphe précisant que «sont exclues les activités licites de défense d\u2019une cause, de protestation, de manifestation d\u2019un désaccord ou d\u2019expression artistique».Aussi, la réponse du premier ministre s\u2019est-elle faite vitrio-lique.«Le projet de loi ne passe même pas proche de faire cela, a lancé Stephen Harper.[.] Nous voyons que les positions néodémocrates sur cet enjeu deviennent de moins en moins pertinentes, de plus en plus déconnectées des préoccupations des Canadiens.Leurs déclarations sur cet enjeu deviennent de plus en plus extrêmes.» Sans crainte Thomas Mulcair refuse de croire que son opposition au projet de loi est susceptible de lui faire perdre des votes.Il a rappelé que dans les années 1970, son parti s\u2019était opposé, même si c\u2019était impopulaire, à l\u2019instauration de la Loi sur les mesures de guerre, qui avait permis d\u2019arrêter sans mandat des centaines de Québécois soupçonnés de sympathie felquiste.Or, l\u2019histoire lui a donné raison.Il reproche au Parti libéral, qui votera pour le projet de loi même s\u2019il n\u2019obtient pas les assouplissements réclamés, d\u2019avoir plié sous la menace.«Je crois que les Canadiens veulent des gens qui ont des convictions et qui ont le courage de les expliquer et de les défendre.Faire le roseau, comme le Parti libéral, dire qu\u2019on va appuyer un projet de loi même si on est contre le principe parce qu\u2019on a peur des conservateurs.Moi, je n\u2019ai pas peur de Stephen Harper.» Pour le début du cheminement parlementaire de C-51, le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a offert une illustration de son utilité en matière d\u2019échange d\u2019informations au sein du gouvernement.Un agent de passeport qui, au cours d\u2019une vérification des références d\u2019un demandeur, apprendrait que ce demandeur songe à aller se battre en Irak ne pourrait pas relayer cette information aux policiers.C-51 remédiera à la situation, selon lui.Le Bloc québécois et Force et Démocratie dénoncent cette façon des trois principaux partis de se dire pour ou contre le projet de loi.Les deux en approuvent le principe, mais attendront le témoignage des experts en comité parlementaire avant de décider comment voter.Avec Marie Vastel Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OEERES r APPEL D'OFFRES PUBLIC - FOURNITURE Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Montréal DIVISION AMENAGEMENT DES PARCS - ACTIFS IMMOBILIERS PARC LOYOLA - TRANSFORMATION DE LA PATAUGEOIRE EN JEUX D'EAU 4877, AVENUE DOHERTY - INDEX : 0175-000 Soumission: CDN-NDG-15-AOP-DAI-001 Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 heures, le jeudi 12 mars 2015, au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.Renseignements : Brigitte Lemay, gestionnaire immobilier Téléphone : (514) 872-4140 Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 19 février 2015.Les personnes et les entreprises intéressées parce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin et placée dans une enveloppe cachetée, clairement identifiée, et portant l'identification fournie en annexe du document d'appel d'offres.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 19 février 2015.Le secrétaire d'arrondissement Geneviève Reeves, avocate AVIS PUBLIC La Petite-Patrie Montréal! Arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie ENTRÉE EN VIGUEUR D'UN RÈGLEMENT AVIS est par les présentes diffusé qu'un certificat de conformité a été délivré le 9 février 2015 par le greffier de la Ville de Montréal à l'égard du règlement suivant : 01-279-40 Règlement modifiant le Règlement d'urbanisme de l'arrondissement Rosemont-Petite-Patrie (01-279) En conséquence, le Règlement numéro 01-279-40 adopté à la séance ordinaire du conseil d'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie tenue le 19 janvier 2015 est réputé conforme au Plan d'urbanisme de la Ville de Montréal (04-047).PRENEZ EN OUTRE AVIS que le règlement précité est entré en vigueur le 9 février 2015.Toute personne intéressée peut consulter ce règlement au bureau Accès Montréal situé au 5650, rue D'Iberville, 3® étage, en la Ville de Montréal, du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.Fait à Montréal, ce 19 février 2015.Le secrétaire d'arrondissement substitut, Patrick Martel QUAND LA TOXiœiHANIE faites les premiers pas (514) 939-0202 www.portage ca sasiise 'jr vaincre la toxicomanie Communauté métropolitaine de Montréal APPEL D\u2019OFFRES Des soumissions sont demandées et devront être reçues au siège de la Communauté métropolitaine de Montréal, 1002 rue Sherbrooke Ouest, bureau 2400 à Montréal, Avant 11 heures, le lundi 23 mars 2015 pour : APPEL D\u2019OFFRES PÜBUC NUMÉRO AM-2015-01 Plan de protection et de mise en valeur du patrimoine et des paysages de l\u2019entrée de l\u2019archipel du Grand Montréal Les documents concernant cet appel d\u2019offres sont disponibles par l\u2019intermédiaire du babillard électronique SÉAO à l\u2019adresse www.seao.ca La Communauté ne s\u2019engage à accepter ni la meilleure, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019encourt aucune responsabilité envers le ou les soumissionnaires.Le secrétaire de la Communauté, Claude Séguin, avocat AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, preniJre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Avis de clôture d'inventaire Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Giuseppe D'Avella, en son vivant domicilié au 1400 boul Chome-dey, appartement 516, Laval, Québec, H7V, survenu le 1®^ septembre 2014, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral, Car-mela D'Avella, le 17 février 2015 à Montréal, devant Me Alessandro LONGO, notaire, conformément à la loi Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Alessandro LONGO, notaire, sise au 6877 Jarry Est, 2ieme étage, Montréal, Québec, H1 PIW7 Donné ce 17 février 2015 Me Alessandro LONGO, notaire procureur de la succession HÉBERT & ASSOCIÉS, notaires (Avis dans ie journai : C.C.Q., art.795) Avis est par les présentes donné, qu'à la suite du décès de Sylvie JETTE, en son vivant domiciliée au 1293, rue de Vichy, Repentigny, Québec, J5Y 3Z4, survenu le 25 novembre 2014, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, Serge NEVEU, le 16 février 2015, devant Me Sonia BERLATIE, notaire, conformément à la loi Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Sonia BERLATIE, notaire, sise au 10, boulevard Brien, bureau 100, Repentigny (Québec), J6A4R7 Donné ce 17 février 2015 Me Sonia BERLATIE, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné que suite du décès de Solange BOULIANE, en son vivant domiciliée au 1161-6921, boulevard Les Galeries d'Anjou, Anjou (Québec) H1M 0A1, survenu le 3 novembre 2014 , un inventaire des biens de la défunte a été fait par Raymond ALLAIRE et Suzanne BQIVIN, les liquidateurs ainsi qu'il appert du document sous seing privé daté du 7 février 2015 Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 7160, boulevard Pie-IX, en la ville de Montréal, province de Québec, H2A 2G4 Donné ce 17 février 2014 Raymond ALLAIRE, liquidateur Faites marcher vptre cerveau, il a besoin d'exercice! Mettez votre cerveau au défi Améliorez la santé de votre cerveau durant toute votre vie et aider à réduire votre risque d'être atteint de la maladie d'Alzheimer en mettant votre cerveau au défi chaque jour - solutionnez des jeux de lettres ou posez des gestes de votre main moins dominante! Faites le lien pour améliorer la santé de votre cerveau.Visitez le vwvw.aizheimer.ca ou communiquez avec votre société Aizheimer régionale.S O ciéfé Wzheimer AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi 514-985-3344 Fax\u2019 514-985 3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 19 EEVRIER 2015 EDITORIAL MOSQUEE BLOQUEE A SHAWINIGAN Phobie radicale À force d\u2019ânonner qu\u2019il ne faut pas « céder à l\u2019amalgame », on dirait qu\u2019on en est venu.à le faire.Dans la même phrase, des élus passent par exemple de l\u2019imam Chaoui au cas de Shawinigan.Il y a des consonances, oui, mais pas d\u2019équivalence ?En ces matières, la prudence est de mise ; prudence dont a fait preuve Philippe Couillard face au cas mauricien, il faut le souligner.Mais plus celui-ci tarde à agir globalement dans le dossier de l\u2019intégrisme, plus la confusion sera alimentée et les droits et libertés, menacés.0 O i.Antoine ROBIiaiLLE n aura beau relativiser, ce qui s\u2019est passé à Shawinigan la semaine dernière a quelque chose de franchement préoccupant.Un conseil municipal a refusé une modification au zonage réclamée par une dizaine de musulmans qui souhaitaient installer un lieu de culte dans une zone industrielle, le parc Albert-Landry.L\u2019endroit leur permettait d\u2019obtenir un faible loyer mensuel par rapport à d\u2019autres lieux situés en ville.C\u2019eût été une formalité sans les protestations de certains citoyens.Le maire Michel Angers a admis de manière franche que le conseil a, «à tort ou à raison», carrément cédé aux craintes de ces mêmes citoyens.Ses déclarations de jeudi sont empreintes d\u2019un profond malaise qu\u2019il a raison d\u2019éprouver.«Les gens sont possédés d\u2019une peur irrationnelle», a-t-il admis.Crainte de l\u2019islam, peur des musulmans sans distinction: il y a là les composantes mêmes d\u2019un néologisme auquel on peut bien reprocher d\u2019être fourre-touL mais qui, en certaines circonstances, s\u2019impose: islamophobie.EtrangemenL ceux qui, au Parti libéral, nous mettaient en garde contre les amalgames ces derniers temps, semblaient accréditer ces peurs, mardi: «C\u2019est tout à fait compréhensible que les gens ressentent de la crainte parce qu\u2019on voit l\u2019actualité internationale», a entre autres dit le premier ministre.Pourtant, à Shawinigan, «on n\u2019a pas entendu dire qu\u2019un prêcheur fanatique voulait s\u2019y implanter», comme le soulignait justement Ginette Gagnon, dans Le Nouvelliste.Au contraire, un des porte-parole du groupe est un avocat, Philippe Bégin Garti; un converti qui pratique en droit de la famille et qui, sauf erreur, n\u2019a tenu aucun propos sulfureux ni prôné la violence.Certes, l\u2019auteure Djemila Benhabib, qui a été candidate du PQ à deux reprises dans la région, s\u2019est interrogée dans un blogue: comment cette mosquée sera-t-elle financée?La mosquée Trois-Rivières, elle, où les quelques musulmans de Shawinigan se rendent actuellement pour prier, est située dans un édifice appartenant à une fiducie; laquelle est propriété de l\u2019Islamic Society of North America, filiale des Frères musulmans.L\u2019association est, il faut l\u2019avouer, plutôt lointaine.M.Garti a dit dans des interviews que le projet de Shawinigan serait autonome.Oui, il y a peut-être là des questions.Oui, on ne peut nier que des courants dans l\u2019islam actuel sont malades, soulèvent de légitimes craintes, voire de la terreur.Oui, il y a eu Saint-Jean, Ottawa, Charlie Hebdo, Copenhague.sans mentioimer les exactions du groupe armé Etat islamique, de Boko Haram, etc.Tout de même, rien de tout cela ne légitime une interdiction globale de la religion musulmane chez nous ! Ou encore une limitation radicale à la liberté d\u2019expression, comme celle proposée par la Coalition avenir Québec.François Legault ne semble pas avoir conscience que ce qu\u2019il suggère \u2014 entre autres un grand inquisiteur chargé de délivrer des permis pour les centres religieux après enquêtes \u2014 risque de nous ramener à une époque antérieure à la cause célèbre Roncarelli c.Duplessis, à une loi du cadenas bis.Le débat traîne, et «tout ce qui traîne se salit», dit toutefois avec raison M.Legault.Le gouvernement est responsable de cela.Il ne peut attendre à la fin de la session ou plus tard encore \u2014 selon ce qu\u2019il l\u2019a déjà laissé entendre \u2014 pour dévoiler son plan d\u2019action et une loi sur la neutralité religieuse de l\u2019Etat.RADIO-CANADA L\u2019intimidation Bernard Descôteaux tephen Harper a affiché sans détour ses sentiments envers Radio-Canada et ses journalistes lundi.On savait qu\u2019il n\u2019aimait pas cette société d\u2019Etat que, depuis qu\u2019il est au pouvoir, il n\u2019a cessé d\u2019affamer.Cela allait sans dire, mais il l\u2019a dit clairement, montrant du doigt des gens qui «détestent» les valeurs conservatrices et qui tentent, avec d\u2019autres, de laisser croire que les Québécois pensent la même chose de ses politiques.Et si, comme le dit le premier ministre, ceux-ci ne sont pas «gauchistes», le sont ceux qui propagent l\u2019opinion contraire.Décodons.Le premier ministre a choisi des mots à connotation péjorative, comme «gauchiste» et «détester», pour laisser croire à une opposition active, voire engagée, contre son gouvernement.Au moment où il est en lutte contre le terrorisme djihadiste, existerait un ennemi intérieur au gouvernement qui, de façon illégi-t\ttime, avec des fonds publics, essaie de miner ses efforts pour lutter contre le terrorisme.Qn est bien sûr en précampagne électorale, mais cette sortie contre Radio-Canada ne fait qu\u2019ajouter à la liste déjà bien garnie des ennemis intérieurs du gouvernement conservateur.Qn y compte déjà le vérificateur général, le statisticien en chef, le directeur budgétaire du gouvernement, les juges et, bien sûr, les journalistes.Il faut rappeler ce que disait Stephen Harper en 2006 à la veille d\u2019obtenir ce mandat majoritaire qu\u2019il espérait depuis longtemps.Il ne fallait pas s\u2019inquiéter de dérives possibles.Son gouvernement serait tenu en laisse par des contre-pouvoirs, comme les tribunaux, le Sénat et la fonction publique, où se trouvent, disait-il, des gens nommés par les libéraux.Cette remarque sur le caractère partisan de ces contrepoids laissait entrevoir qu\u2019il n\u2019allait pas tolérer longtemps cette situation.Aujourd\u2019hui, le Sénat est à majorité conservatrice.Le processus de sélection des juges a été modifié pour nommer des conservateurs.Qn se souviendra de cet incident lorsque le premier ministre a mis en doute la crédibilité de la juge en chef de la Cour suprême lors de sa tentative de nommer à ce tribunal un juge porteur de valeurs conservatrices.Les juges, les officiers du Parlement, tout comme Radio-Canada, sont là pour exercer leur rôle en toute indépendance, ce qu\u2019ils font malgré la pression qu\u2019ils peuvent ressentir.La Cour suprême vient d\u2019en donner un exemple éloquent en rendant un jugement sur le droit à une aide médicale à mourir qui a laissé le gouvernement conservateur bouche bée.Aujourd\u2019hui, tous ces «gauchistes» qui peuplent les officines gouvernementales et les médias savent qu\u2019on les a à l\u2019œil.Appelons cela de l\u2019intimidation.LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Îol-Pue «wSffND l£ pil0(î(lA/wMe « CHA?fAy, tfS î\\Uîi!».F HJ LETTRES Une fouille inconcevable M.Yves Bolduc, H est inconcevable que des élèves soient fouillés à nu dans nos écoles.Il faut protéger nos jeunes de ces abus des directions d\u2019école et protéger la confiance des citoyens envers les établissements scolaires.Des suspicions ne peuvent pas justifier une atteinte à la dignité et à la pudeur d\u2019individus, encore moins de personnes mineures.Qu\u2019il y ait des enquêtes policières, soit.Que les policiers utilisent des chiens pisteurs et que les casiers appartenant à l\u2019école soient scrutés, voilà ce qui est « normal » en cas de délinquance avérée.Il vous faut réaliser que votre tâche n\u2019est pas celle d\u2019un moralisateur ou d\u2019un inquisiteur, mais bien celle d\u2019un ministre de l\u2019Éducation de tous les Québécois.Votre mission est de valoriser l\u2019école, le savoir, valoriser ces établissements de socialisation, où l\u2019élève construit son esprit critique et se forge comme citoyen.L\u2019expérience d\u2019une fouille à nue pour un jeune doit être complètement traumatisante et va beaucoup trop loin.Elle manquera son but et aliénera la personne fouillée au modèle que nous tentons de faire valoir, soit celle d\u2019une société libre et une société de droit.Le jeune ainsi hu- milié se fermera et nos établissements de savoir deviendront à ses yeux un lieu d\u2019injustice.Il en va de la dignité, du respect mutuel et de l\u2019humanisme que l\u2019on tente d\u2019inculquer dans nos établissements d\u2019enseignement.Nous ne pouvons pas tolérer de telles pratiques au Québec, et il est inacceptable que vous l\u2019autorisiez.Il vous faut vous ressaisir afin de préserver la mission et les valeurs des établissements d\u2019enseignement.Veuillez, Monsieur, retirer vos propos.Anaïs Valiquette L\u2019Heureux Le 17 février 2015 Une tout autre histoire Le Devoir rapportait dans son édition de lundi que le monde doit réduire de 40 à 70% ses émissions de gaz à effet de serre d\u2019ici 2050.Sans vouloir être pessimiste pour l\u2019aveqir de l\u2019humanité, je ne crois pas que les États du monde puissent parvenir à une entente valable en ce sens tant que des gouvernements comme le nôtre s\u2019appliqueront à anéantir nos efforts en ce sens.Si la question nous était posée, comme citoyens, nous refuserions à coup sûr de compromettre aussi dangereusement notre avenir pour l\u2019enrichissement sans limites de quelques-uns.Mais cela, c\u2019est de la démocratie, et c\u2019est une tout autre histoire.Bruno Marquis Gatineau, le 16 février 2015 Les vraies affaires «Avec quoi on va payer la justice sociale si on n\u2019a pas ramené l\u2019équilibre dans les finances publiques?», aurait dit le ministre Coiteux, lis-je dans le texte de Jean-François Nadeau paru le 16 février 2015, page A 3 du Devoir.Je suis stupéfait.Je croyais que nos gouvernants devaient assurer la justice sociale, c\u2019est-à-dire une meilleure distribution des richesses entre les plus riches qui ne sont pas à plaindre et les plus pauvres dont plusieurs vivent dans la misère et la désolation.Mais non, que j\u2019étais bête ! La justice sociale est moins prioritaire que l\u2019équilibre budgétaire, et l\u2019injustice sociale n\u2019est pas un problème dont nos gouvernants doivent se préoccuper en premier chef.Ce n\u2019est pas une vraie affaire.Et le bien-être des populations gouvernées, ça non plus, j\u2019imagine, ce n\u2019est pas une vraie affaire.Pourquoi voter, dans ces conditions ?Claude Guay Sherbrooke, le 16 février 2015 LIBRE OPINION Le rituel humaniste existe ! DANIEL BARIL Anthropologue et porte-parole de l\u2019Association humaniste du Québec Dans «Le dilemme des incroyants» {Le Devoir, 17 février), Alain Roy évoque, sans y croire, la création d\u2019une doctrine philosophico-existentielle pour libres penseurs dont la fonction serait d\u2019offrir des rituels expurgés de dimension religieuse.Disons tout de suite qu\u2019une telle philosophie avec ses célébrants existe déjà tant sur la scène mondiale qu\u2019au niveau local; il s\u2019agit de la philosophie humaniste représentée au Québec par l\u2019Association humaniste du Québec qui célèbre cette an-néç son dixième anniversaire.Établissons au départ qu\u2019un rituel est, au sens propre, tout geste qui renferme une signification symbolique autre que celle qui est immédiatement observable.Notre pensée symbolique fait que la vie est remplie de rituels : une salutation, une rencontre sportive, un hymne national, une assermentation, les fêtes saisonnières et, bien sûr, la célébration des grandes étapes de la vie tels la naissance, les anniversaires, le mariage, le décès.La religion n\u2019a donc pas inventé le rituel, et les incroyants auraient tort de se priver de ce moyen irremplaçable de communiquer et de célébrer.Qn aurait également tort de voir dans les rituels laïcisés une forme de mimétisme de la pensée religieuse ; dans les sociétés religieuses, la religion n\u2019a fait que monopo- liser la ritualisation des grandes étapes de la vie.Alain Roy estime qu\u2019un rituel réussi doit avoir un effet «transcendant» qui ne peut être assuré que par un célébrant anonyme représentant une institution atemporelle.Une telle chose n\u2019existe pas et cette façon de voir révèle une contagion de la pensée apportée par la religion ambiante.La dimension temporelle n\u2019est toujours que plus ou moins lointaine alors que la transcendance est un concept mystificateur occultant une émotion profonde pouvant être suscitée de différentes façons et dans des contextes laïques beaucoup plus édifiants que les insignifiantes paroles de curés prononcées lors des mariages et funérailles.Certains pays, comme la France et la Belgique, ont une longue tradition de rituels de vie laïcisés permettant de rattacher la symbolique à un courant philosophique significatif.Il n\u2019en va pas de même au Québec, où nous tramons encore un lourd héritage religieux.Prenons le cas du mariage : le mariage civil n\u2019a été établi qu\u2019en 1968 et le gouvernement a alors relégué cette cérémonie aux palais de justice ! Difficile de faire pire.Une telle aberration, qui ne peut s\u2019expliquer que par une vision antihumaniste du rituel, n\u2019a été corrigée qu\u2019en 2003.Le Code civil continue de reconnaître aux représentants religieux des droits de fonctionnaires pour remplir les registres civils de mariage, mais n\u2019accorde pas ces mêmes droits aux associations huma- nistes, contrairement à çe qui se passe ailleurs au Canada et aux États-Unis.L\u2019Association humaniste du Québec, qui a ses propres célébrants de mariage, a saisi la Commission des droits de la personne d\u2019une plainte en discrimination à ce sujet, plainte sur laquelle la Commission enquête présentement.Qu\u2019en est-il de l\u2019enseignement de la philosophie humaniste dans nos écoles?Le cours Éthique et culture religieuse, dispensé aux élèves de la première année du primaire jusqu\u2019à la dernière du secondaire, est muet sur cette réalité.Alors qu\u2019il abreuve les enfants de tous les mythes et rituels religieux que la Terre peut porter, une seule phrase, dans le programme de 4® secondaire, mentionne l\u2019existence de courants de pensée situant «l\u2019expérience humaine en dehors des croyances et des adhésions religieuses ».Toute une périphrase pour éviter les mots humanisme et athéisme.Difficile dans ces conditions de faire émerger une tradition humaniste.Les humanistes ont tout de même leur temps fort de l\u2019année avec la fête de la Lumière humaniste (23 décembre) lancée par les humanistes américains en 2001 et la Journée mondiale de l\u2019humaniste (21 juin), instaurée par l\u2019Union internationale humaniste et éthique au début des années 1990.Il n\u2019y a là rien de paradoxal.Et oui, l\u2019Association humaniste du Québec a sa page Facebook, son site Internet, ses dépliants et ses bénévoles. LE DEVOIR LE JEUDI 19 EEVRIER 2015 A 7 IDEES LE PETROLE AU QUEBEC La variable oubliée : le rôle du prix mondial Le professeur Yvon Pageau a présenté en ces pages une vision partielle de l\u2019histoire de l\u2019or noir au Québec JEAN-THOMAS BERNARD Professeur invité, Université d\u2019Ottawa écemment, dans Le Devoir R (5 février 2015), Yvon Pageau présentait un plaidoyer en faveur d\u2019une meilleure protection environnementale du fleuve Saint-Laurent, lequel serait menacé par un accroissement du transport de pétrole brut vers l\u2019est du Ca-nada.Pour appuyer son plaidoyer, le professeur retraité de l\u2019UQAM rappelle des faits et des décisions du gouvernement fédéral rattachés à l\u2019histoire de l\u2019industrie pétrolière canadienne depuis la Seconde Guerre mondiale.Malheureusement, il néglige complètement le rôle joué par l\u2019évolution du prk mondial du pétrole et de son impact au Canada durant cette période.11 en résulte une interprétation incomplète et même erronée de l\u2019histoire de cette industrie au Québec.La ligne Borden Lorsqu\u2019on a découvert du pétrole au puits Leduc foré près d\u2019Edmonton en 1947, l\u2019essor de cette industrie au Canada fut,compromis par un tarif douanier imposé par les Etats-Unis qui diminuait d\u2019autant le prk reçu par les producteurs canadiens.Pour contrer les effets négatifs de cette politique américaine protectionniste, le gouvernement fédéral créa en 1961 la ligne Borden qui correspondait à la rivière des Outaouais et qui divisa le Canada en deux régions pour l\u2019approvisionnement en pétrole brut: l\u2019ouest de la ligne Borden serait desservi par le pétrole alber-tain et l\u2019Est aurait accès au pétrole importé.Ce fut l\u2019âge d\u2019or des industries montréalaises du raffinage et de la pétrochimie qui pouvaient acheter le pétrole brut à des prix, inférieurs à ceux de l\u2019ouest du Canada et des Etats-Unis.L\u2019alimentation en pétrole était fournie à longueur d\u2019année par trois oléoducs en provenance de Portland, dans le Maine, et aussi par navire lorsque le fleuve Saint-Laurent était libre des glaces.Les crises pétrolières de 1973 et de 1979 En 1973, les pays membres de l\u2019OPEP limitèrent leur production de pétrole.Le prix s\u2019en trouva quadruplé et cette hausse créa un choc qui se répercuta sur l\u2019ensemble de l\u2019économie mondiale.Pour protéger son économie, le gouvernement fédéral instaura un prix interne du pétrole à un niveau inférieur au prk mondial : il subventionna les importations des raffineries de l\u2019Est et taxa les exportations du pétrole al-bertain.Pour accroître l\u2019autonomie pétrolière du Canada et pour réduire la facture croissante des subventions aux importations des raffineries de l\u2019Est, le gouvernement fédéral soutenut le développement de l\u2019oléoduc de Sarnia à Montréal dont les opérations débutèrent en 1976.C\u2019est ainsi que le pétrole albertain alimenta les raffineries montréalaises.Le ffî JACQUES NADEAU LE DEVOIR La cause du profond déclin de l\u2019industrie du raffinage et de la pétrochimie à Montréal ne serait pas liée à la décision du gouvernement fédéral de nationaliser une des six raffineries montréalaises en vue de créer Pétro-Canada.deuxième choc pétrolier en 1979 doubla le prk, qui atteignit 100$ le baril (exprimé en dollars d\u2019aujourd\u2019hui).Par le Programme énergétique national (PEN) de 1980, le gouvernement fédéral tenta de réduire la demande des produits pétroliers ; le gaz naturel pénétra davantage le marché du chauffage des résidences et des édifices à l\u2019ouest de la rivière des Outaouais, alors que ce rôle fut joué au Québec par l\u2019électricité dont la production connaissait un bond spectaculaire avec la mise en service des centrales de la Baie-James, qui s\u2019échelonna de 1979 à 1986.Le prk du pétrole s\u2019effondra en 1985 et le PEN fut retiré par le gouvernement de M.Mulroney, qui venait d\u2019être élu.Les crises pétrolières des années 1970 ont donné lieu à l\u2019intégration du marché mondial du pétrole et les raffineries montréalaises ont ainsi perdu leur avantage de prix plus faibles que ceux appliqués à l\u2019ouest du Québec et aux Etats-Unis.Après avoir alimenté en partie les raffineries montréalaises, l\u2019oléoduc Sarnia-Montréal cessa d\u2019opérer pendant quelques années pour ensuite être réactivé; il cessa d\u2019acheminer de Montréal à Sarnia du pétrole provenant du marché de l\u2019Atlantique.Le projet d\u2019inversion d\u2019Enbridge, censé entrer en vigueur à la fin de 2015, vise à rétablir, 39 ans plus tard, la direction originale du flux de pétrole, c\u2019est-à-dire de l\u2019Alberta vers Montréal.L\u2019écart de prix du pétrole entre l\u2019Alberta et le reste du monde constitue le fondement économique de ce projet, ainsi que de tous les autres projets d\u2019oléoduc qui ont été proposés au cours des dernières années : Keystone XL vers le golfe du Mexique, North,ern Gateway vers la Colombie-Britannique et Energie Est vers la côte de l\u2019Atlantique.Véritable cause La cause du profond déclin de l\u2019industrie du raffinage et de la pétrochimie à Montréal?Contrairement à ce que soutient le professeur Pageau, ce n\u2019est ni la décision du gouvernement fédéral de nationaliser une des sk raffineries montréalaises en vue de créer Pétro-Ca-nada ni la mise en service des centrales hydroélectriques à la Baie-James au début des an- nées 1980.La cause ?L\u2019évolution du prk mondial du pétrole brut, laquelle a rendu caduque la ligne Borden.Ce n\u2019est pas le manque d\u2019entretien des quais longeant le Saint-Laurent par le gouvernement fédéral qui a causé la disparition des goélettes, mais la concurrence offerte par l\u2019industrie du camionnage qui fournit un service beaucoup plus flexible et disponible à longueur d\u2019année.Cette industrie a pris son essor ^âce au faible prix du pétrole et à l\u2019amélioration du réseau routier durant la période de l\u2019après-guerre.11 est tout à fait approprié de préserver la beauté et les multiples services environnementaux du majestueux fleuve Saint-Laurent, dont j\u2019ai moi-même fréquenté les rives durant plusieurs années.Cependant, la poursuite de cet objectif ne justifie pas la présentation partielle de l\u2019histoire de l\u2019industrie québécoise du pétrole telle que fournie par le professeur Pageau.Cette histoire, comme les débats actuels entourant les projets d\u2019oléoducs, est fortement influencée par l\u2019évolution du prk du pétrole brut qui dépend du marché mondial.LA REPLIQUE > LA LIGNE DU SANG Ne tirez pas sur les généalogistes La chronique de Jean-François Nadeau contenait plusieurs généralisations abusives c MARIA ALLEN DEMERS Enseignante stagiaire en histoire au cégep Limoilou, Québec ber Monsieur Nadeau.J\u2019ai eu un profond malaise en lisant votre chronique «La ligne du sang».Je ne suis pas moi-même généalogiste, mais je pense qu\u2019il importe de remettre les pendules à l\u2019heure.Vous vous attaquez avec un mépris manifeste aux généalogistes en faisant des raccourcis historiques et argumentaires absolument scandaleux.Par où commencer ?D\u2019abord, vous prenez le cas de deux énergumènes qui ont tenté de prouver une légende insensée et vous vous permettez de mesurer globalement tous les généalogistes à leur aune.Comme il n\u2019existe pas d\u2019ordre professionnel de généalogistes, je suppose qu\u2019on peut en effet trouver toutes sortes d\u2019originaux.Mais, comme pour n\u2019importe quel autre domaine, évaluer tout un groupe par l\u2019exemple d\u2019un de ses extrêmes est totalement injustifié et inacceptable.Ensuite, vous faites une toute petite \u2014 que dis-je, minuscule ! \u2014 généralisation dans cette at- taque : «Les quêtes des généalogistes ont de tout temps été bordées par des conceptions de distinction, au seul nom du masculin, ainsi que par des questions d\u2019appartenances culturelles qui s\u2019expriment par exemple dans les efforts mis à faire disparaître chez nous la présence des Amérindiens des lignées familiales.» Comment soutenez-vous cette affirmation?En donnant l\u2019exemple ô combien d\u2019actualité de Lionel Grouk, vieux de près d\u2019un siècle.J\u2019espère que ce ne sont que les généalogistes que vous assimilez à leurs congénères d\u2019il y a 100 ans, sinon vous ne devez pas aimer le travail de bien des gens.Essayons de rectifier le tir.Premièrement, la plupart des généalogistes s\u2019intéressent aujourd\u2019hui aux lignées maternelles : ce travail est bien sûr complexifié par la société occidentale patrilinéaire dans laquelle nous vivons, mais ça ne le rend pas impossible.Ce qui fait que certains généalogistes se spécialisent justement dans cette recherche plus ardue, notamment pour venir en aide aux autres (je pense entre autres à Gabrielle Dussault, qui est reconnue pour cette spécialisation).Deuxièmement, l\u2019idée que l\u2019on fasse de la recherche LE DECLENCHEUR «Les généalogistes comme les royalistes marquent en effet d\u2019un sceau semblable un monde qu\u2019ils définissent en exprimant la négation des effets bénéfiques de la diversité.L\u2019autorité du sang qu\u2019ils vénèrent est bien loin de l\u2019autorité du peuple.Elle suppose que les libertés et les hasards du monde soient écrasés pour que règne indéfiniment le sentiment du pouvoir et de sa durée au nom de la simple lignée.» \u2014 Jean-Prançois Nadeau, «La ligne du sang», Le Devoir, 9 février 2015.généalogique pour tenter d\u2019effacer la présence de certaines appartenances culturelles dans sa lignée familiale est d\u2019un autre temps.Justement, et vous l\u2019avez bien dit, c\u2019est une idée séculaire, qui cadrait bien dans un contexte de nationalismes exacerbés et d\u2019idéologie de races.Un temps où on pouvait prôner sans rougir la suprématie de la race blanche.Vous savez comme moi que l\u2019on n\u2019en est plus là.(Jette idée de recherche de lignée parfaite et patrilinéaire se rapproche de la quête de sang bleu de vos deux olibrius.Et c\u2019est ce seul rapprochement qui La généalogie ne se résume pas à «tromper le sentiment de sa durée relative en se plongeant dans l\u2019éternité» permet de mettre dans le même panier généalogie et monarchisme, ce vers quoi votre article tend à la fin.Encore une fois, il s\u2019agit d\u2019une généralisation excessive et ce glissement entre généalogistes et monarchistes est fait sans preuve ni fondement.Par aillerus, vous dites ensuite que «les généalogistes comme les royalistes marquent en ^fet d\u2019un sceau semblable un monde qu\u2019ils définissent en exprimant la négation des effets bénéfiques de la diversité».Je vous prierais d\u2019expliquer, car cela n\u2019est pas clair, en quoi reùa-cer son histoire familiale nie-t-elle d\u2019une quelconque façon les «effets bénéfiques de la diversité »1 Enfin, je crois que cette splendide algarade que vous faites contre les généalogistes réside surtout sur une incompréhension de leru quête.Si ce que vous avancez peut s\u2019appliquer pour quelques individus, de nombreux autres se penchent sur leur passé familial avant tout dans une quête d\u2019eux-mêmes plutôt que pour idolâtrer un glorieux passé révolu (et ne vont donc pas nécessairement garder comme des reliques sacrées tout objet ayant appartenu à leurs ancêtres) .Ce qui pousse quelqu\u2019un à faire de la généalogie ne se résume pas à «tromper le sentiment de sa durée relative en se plongeant dans l\u2019éternité» ni à prouver que sa lignée est pure et blanche.11 y a en ce moment même une fascination croissante pour la généalogie, surtout chez les jeunes.Ce serait une recherche d\u2019ancrage, un besoin d\u2019appartenance inassouvi dans notre société mondiale, un sentiment de vide devant la disparition de cadres de référence auxquels on se rattachait autrefois (nation, pays, village), qui pousseraient de plus en plus de gens à faire enquête sur leur histoire familiale.D\u2019une part pour mieux se connaître et se comprendre personnellement en regard de sa propre culture familiale, et d\u2019autre part, poru s\u2019ancrer dans quelque chose, quelque chose qui peut sembler plus solide, plus réel, que bien d\u2019autres liens établis aujourd\u2019hui.Réponse du chroniqueur Il est vrai que la chronique, tant par son genre que par sa taille, encourage certains raccourcis.Mais mes propres généralisations trouvent-elles une véritable opposition dans les vôtres?Vous évoquez, sans jamais préciser : «la plupart des généalogistes», « certains généalogistes».Cela ne nous avance pas beaucoup.Peut-être vaut-il mieux s\u2019en remettre à des études sérieuses de la pratique de la généalogie qui en dévoilent les racines profondes autant qpe les fruits d\u2019aujourd\u2019hui.À cet égard, Family Trees de Erançois Weil (Harvard University Press, 2013), une histoire de la généalogie en Amérique, apparaît hélas montrer que, dans la durée, je me tiens non loin de la vérité.Jean-François Nadeau L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagne (adjoints a la direction de l information), Antoine RobitaïUe (éditorialiste, responsable de la page Idees), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michael Monnier et Ohvier Zuida (recherchistes photos), information générale : Isabelle Pare {chef de division), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion (sports), Bnan Myles, Jessica Nadeau, Philippe Orfah et Karl Rettmo-Parazelh (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T>a.viA(chroniqueur), Helene Buzzeth et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cinno et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), Juhe Carpentier (pupitre), information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), François Levesque et Carohne Montpetitére/îorfersJ, Benoît Munger et Philippe Papineau(pw/îzfrej, information économique Gerard Berube (chef de division), François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gerald Dallaire (pupitre), information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Guy Taillefer (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Fredenc Legare-Tremblay (pupitre), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Loïc Hamon (cahiers spéciaux), équipe internet Laurence Clavel, Mane-Pier Frappier et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justme Daneau, Florence Sara G Ferrans et Corahe Mensa (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Manon Derome (Montreal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE Mehsande Simard (adjointe par interim), Jean de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais {coordonnatrice), Laurence Hemond (secretaire) PRODUCTION Bruno Dubois, Chma Marsot-Wood, Yannick Monn, et Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service a la clientele), Manon Blanchette, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Nathahe Eihon et Kevin McKissock ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Elorentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim) A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 19 EEVRIER 2015 ACTUALITES BLAME SUITE DE LA PAGE 1 Selon le plaignant dans cette affaire, Paul Desfossés, le reportage signé par Alain Gravel ne présentait pas une information d\u2019intérêt public tout en faisant un usage injustifié d\u2019une source anonyme.La plainte dénonce aussi «un traitement tendancieux et partial de l\u2019information ainsi qu\u2019une atteinte à la réputation de M.Claude Blanchet, de sa conjointe M\u201d\u201d Pauline Marois, et du Parti québécois».La décision rendue publique mercredi lui donne en partie raison, il n\u2019est cependant pas du ressort du Conseil de juger l\u2019atteinte à la réputation ou la diffamation.Le CPQ ne retient pas non plus le ^ef pour manque d\u2019intérêt public: le sujet semblait au contraire hautement important, d\u2019autant plus dans le cadre d\u2019une campagne électorale portant sur l\u2019intégrité en politique et en affaires.Par contre, le tribunal d\u2019honneur critique un «usage imprudent» d\u2019une source anonyme.Le reportage de RC faisait témoigner deux dirigeants de firmes de génie-conseil affirmant que M.Blanchet les avait sollicités pour recevoir des dons dans le cadre de la course à la direction du PQ en 2007 et pour la campagne électorale de 2008.Une part de l\u2019argent aurait été versée par le stratagème du prête-nom, interdit par la loi.Le reportage laissait entendre que, selon un des deux dirigeants, M.Blanchet connaissait assurément cette faute, sans appuyer cette opinion par des preuves.«En fait, il s\u2019agit de la seule source \u2014 du moins parmi celles citées par le reportage \u2014 af- PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Pauline Marois et Claude Blanchet, le 7 avril 2014, soir de la défaite électorale du PQ.firmant une telle chose, à savoir que M.Blanchet aurait fait preuve d\u2019aveuglement volontaire», dit le jugement soulignant qu\u2019à aucun moment cette opinion n\u2019a été corroborée par l\u2019autre dirigeant ou par les employés de la firme approchés pour faire des dons.«Rien ne permet d\u2019affirmer que M.Blanchet savait que les firmes sollicitées auraient eu recours au stratagème des prête-noms», tranche le Conseil en ajoutant une règle de base : «Le fait que la source soit anonyme ne vient, aux yeux du Conseil, que renforcer l\u2019obligation de vérification.» Le blâme découle de l\u2019absence de corroboration de l\u2019affirmation, mais aussi des conséquences potentiellement dévastatrices de ces accusations.Selon le jugement, cette faute contrevient «autant aux normes de Radio-Canada qu\u2019à celles du guide des Droits et responsabilité de la presse».L\u2019analyse du Conseil ajoute que les mis en cause, le journaliste Alain Gravel et son employeur, se sont en plus rendus coupables d\u2019une «présentation tendancieuse de l\u2019information» en proposant dans le reportage une reconstruction des événements présumés.Dans cette portion du reportage, on voit un échange d\u2019enveloppes brunes entre deux comédiens anonjunes tandis qu\u2019en fond sonore on entend M.Blanchet nier toute responsabilité.«Ce qui constitue une marque de partialité, contraire à l\u2019éthique journalistique», conclut le tribunal d\u2019honneur.Affidavit La direction de l\u2019information balaie ces analyses.«Contrairement à ce qu\u2019affirme le jugement du Conseil de presse, notre reportage n\u2019était pas fondé sur une source anonyme, mais confidentielle, dit le communiqué publié mercredi après-midi.Un affidavit en prouve l\u2019identité et l\u2019indéniable crédibilité.» RC rappelle l\u2019existence de l\u2019autre source.La direction dit aussi qu\u2019une de ces deux soruces a témoigné devant la commission Charbonneau, où elle a répété «tout ce que notre reportage a révélé».Le diffuseur conclut sa réaction sur le droit à l\u2019utilisation des sources confidentielles, reconnu par la Cour suprême.«Sans celles-ci, écrit-il, [l\u2019émission] Enquête n\u2019aurait jamais pu révéler l\u2019ampleur du scandale dans l\u2019industrie de la construction au Québec et de la collusion régnant dans ce milieu.» Le Devoir ITINÉRANCE SUITE DE LA PAGE 1 3000 bénévoles pour mener un tel blitz.«B y a beaucoup de gens sur la rue qu\u2019on ne soupçonnerait jamais être en situation d\u2019itinérance.Mais c\u2019est pourtant le cas pour des personnes qui arrivent à la fin du mois et qui sont arrivées au bout de leur chèque d\u2019aide sociale.C\u2019est pourquoi toutes les personnes croisées se feront poser la question », explique James McGregor, expert du Centre de recherche en santé mentale de l\u2019Institut Douglas et cogestionnaire de ce projet, mené en tandem avec le YMCA, Convercité et divers refuges, à la demande de la Ville de Montréal.«Les chiffres que l\u2019on utilise datent d\u2019il y a 20 ans et se fondent sur une méthodologie de la fréquentation annuelle des refuges.Aujourd\u2019hui, ces nouvelles méthodologies préconisent un décompte ponctuel, doublé d\u2019enquêtes qui permettent de dresser le profil précis des personnes en situation d\u2019itinérance.Ces enquêtes nous aident à savoir si les services existants répondent aux besoins réels», ajoute M.McGregor.Ce grand coup de sonde est la première mesure concrète découlant du Plan d\u2019action montréalais en itinérance, annoncé l\u2019automne dernier par l\u2019administration du maire Denis Coderre.Les plus récents portraits de l\u2019itiné-rance, qui datent de 1995, évaluent à entre 20 000 et 25 000 le nombre de sans-abri dans la métropole.Appel au public Le YMCA a fait mercredi appel au grand public pour recruter les quelque 600 personnes qui se posteront à divers endroits de la ville pour questionner les passants entre 19 h et 23 h.Une seconde ronde aura lieu à 1 h du matin.Outre les refuges et les corridors du métro, ciblés comme autant de points de ralliement des personnes cherchant un gîte d\u2019occasion, les principaux coins de rue des quartiers centraux de Montréal, ainsi que de Hochelaga-Maisonneuve, du Sud-Ouest, du Plateau-Mont-Royal, de Côte-des-Neiges, de Notre-Dame-de-Grâce, de Rosemont et d\u2019Ahunt-sic seront sillonnés par les équipes de bénévoles.Les bénévoles recevront une courte formation de la part de travailleurs sociaux sur les mesures à prendre en cas de crise.Toutefois, ce sont des dizaines de travailleurs de rue qui seront dépêchés dans les points chauds de la métropole, considérés comme plus à risque, pour y faire le décompte des itinérants.Dans la journée 25 mars, le dénombrement se poursuivra dans les soupes populaires et les centres de jour pour personnes sans domicile fixe.Questionné sur la difficulté de la tâche, le cogestionnaire du projet assure que la plupart des personnes itinérantes sont bien plus faciles d\u2019approche que ce que s\u2019imaginent bien des gens.«En fait, la plupart des itinérants sont contents qu\u2019on leur parle, puisque d\u2019ordinaire, ils sont tout simplement ignorés.Et même si le taux de réponse n\u2019est de 50%, ce sera déjà suffisant pour alimenter nos données et orienter de futures mesures», soutient James McGregor.Selon ce chercheur, ce type de dénombrement a été probant à Vancouver et à Toronto, deux villes qui étaient aux prises avec une montée spectaculaire des cas d\u2019itinérance.Ce décompte annuel a permis aux autorités municipales de suivre l\u2019évolution du phénomène et d\u2019enclencher des mesures préventives ciblées qui ont,aidé à stopper dans l\u2019œuf le bond observé.A Toronto, on a constaté ces dernières années une baisse des itinérants dans la rue, et une hausse de la fréquentation des refuges.Si l\u2019on a choisi le 24 mars pour mener cette opération d\u2019envergure, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un des sommets de fréquentation des refuges constatés dans la métropole, ainsi que dans d\u2019autres villes canadiennes.La fin du mois permet aussi d\u2019inclure les sans-abri «d\u2019occasion», prestataires, propulsés dans la rue par manque de ressources.«Ce ne sera sûrement pas un chiffre parfait, ajoute M.McGregor, mais ça nous donnera un portrait crédible.» Le Devoir CITOYENS SUITE DE LA PAGE 1 quelques semaines les observations et les plaintes des résidants de l\u2019endroit.Trains qui semblent aller plus vite que la limite permise, wagons contenant ce qui pourrait être du pétrole, malgré l\u2019interdiction, wagons parasites qui occupent des voies censées être utilisées lors de mesures d\u2019urgence : les manquements sont nombreux, a-t-on souligné mercredi, lors du lancement officiel des activités du groupe.Manquements recensés Depuis novembre, le transport de matières dangereuses par train a repris dans la région.Des wagons-citernes contenant du propane roulent désormais sur les mêmes rails que le convoi à la dérive ayant provoqué des explosions et l\u2019incendie ayant détruit une quarantaine d\u2019édifices, sur près de 2 km^.Une étape attendue qui a malgré tout fait augmenter le niveau de stress au sein de la communauté.Pour signaler un problème ou un apparent manquement aux règles, les citoyens n\u2019ont qu\u2019à envoyer un courriel au Comité.Ses membres procèdent ensuite à des observations et s\u2019assurent que des correctifs sont rapidement mis en place.Au cours des prochains mois, cette dizaine de bénévoles ayant la sécurité de la communauté à cœur entend même se procurer des caméras de surveillance, détecteurs de vitesse et appareils photo dernier cri afin de dépister les anomalies qui pourraient survenir dans les installations ferroviaires.«Nous, on n\u2019est pas Dieu, mais on va mettre de la pression sur la compagnie ferroviaire et Transports Canada.Quand ça ne fera plus, on se tournera du côté politique ou des médias.Si on demande un correctif et que ce n\u2019est pas fait, on va les nommer, les dénoncer», explique M.Lachapelle.Cette recension des manquements permettra à tout le moins de fournir des preuves tangibles que tout ne tourne pas rond à Mégantic, malgré le ton lénifiant du gouvernement fédéral, fait-il valoir.En congé depuis le décès de son époux, le 9 février dernier, la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, n\u2019a pas participé au lance- JEAN GAUTHIER André Lachapelle est allé vérifier la présence de dérailleurs sur la voie ferrée d\u2019évitement à Nantes.ii^Nous, on n\u2019est pas Dieu, mais on va mettre de la pression sur la compagnie ferroviaire et Transports Canada )) André Lachapelle, porte-parole du Comité de vigilance pour la sécurité ferroviaire Lac-MégantIc ment des activités du Comité de vigilance, mercredi.Mais le groupe obtient l\u2019appui de l\u2019ensemble du conseil municipal, a tenu à préciser Karine Dubé, porte-parole de la Ville de Lac-Mégantic.«Le comité est important dans le rétablissement de notre ville, des citoyens, et pour rétablir un lien de confiance avec la Central Maine & Quebec Railway», a-t-elle ajouté.Ni Transports Canada ni la Central Maine & Quebec Railway n\u2019ont donné suite aux demandes d\u2019entrevues du Devoir mercredi.M.Lachapelle ne s\u2019étonne pas de ce silence.Trop souvent, les lettres d\u2019inquiétudes des résidants se sont butées au silence du ministère cana- dien des Transports, dit-il.«Depuis juillet 2013, on ne reçoit aucune information de Transports Canada.C\u2019est comme si c\u2019était secret! Ils nous disent qu\u2019ils \u201cont l\u2019intention\u201d de faire faire des choses.Ils ont toujours l\u2019intention, mais ils ne donnent aucun détail.S\u2019ils ne veulent pas les remettre à nous, qu\u2019ils remettent au moins ces détails à la Ville.» M.Lachapelle précise que la compagnie ferroviaire canado-américaine a accompli des pas de géant en matière de transparence.Le Comité n\u2019hésitera d\u2019ailleurs pas à faire valoir les bons coups de l\u2019entreprise lorsqu\u2019il y en aura.« C\u2019est aussi ça notre travail.» Le Devoir SURVENANTE SUITE DE LA PAGE 1 hiver, ça coûte un bras, c\u2019est lourd et c\u2019est chargé.Haut les cœurs ! L\u2019histoire est celle d\u2019qne «survenante».Elle, jolie fille de Iq ville (Evelyne Brochu) vient s\u2019installer aux îles, en pleine saison de chasse au phoque, sans que les gens de la place ne saisissent pourquoi, attirant le regard des hommes et la suspicion des femmes.Surtout celle de Marie, la louve en chef (Louise Portai) bien décidée à démasquer «l\u2019espionne».Giî-bert Sicotte en barbu débonnaire est plus hospitalier.Ajoutez un capitaine de chalutier (Benoît Gouin), des villageois.Sophie Deraspe a l\u2019habitude de mêler les acteurs à des non professionnels, et les insulaires sont impliqués.Les îjes participent à l\u2019imaginaire de la cinéaste.À son histoire aussi.«Je suis une fille de la ville, mais mon père est Madelinot, dit-elle.J\u2019allais là-bas tous les ans.» Les paysages beaux et inquiétants faisaient écho poru elle à l\u2019esprit des Madeli-nots soudés, avec leurs propres codes de quête d\u2019équilibre.«En tant qu\u2019êtres humains, nous faisons partie d\u2019un écosystème, avec un rapport à la vie et à la mort, à notre spiritualité.Dans un endroit où l\u2019on pratique la chasse au phoque, impossible d\u2019oublier que la viande mangée vient d\u2019un animal tué.Ici, ce rapport est à ciel ouvert Je voulais représenter la chasse au phoque sans artifices, sans romantisme et sans jugements moraux.La chasse, ça peut être dur ou nécessaire, mais je laisse au spectateur le soin de se faire sa propre idée.Cet environnement est propice aux questions existentielles, sur l\u2019acte de donner la vie, sur l\u2019appartenance à un groupe, sur la mort.Les émotions sont liées dans Les loups à la nature.» Ce fiîm devait reposer sur des interprètes solides.D\u2019emblée, Sophie Deraspe avait pensé à Louise Portai poru le rôle de Marie, mère de clan qui régente tout et coimaît la musique après des années d\u2019affrontements entre chasseurs de phoque et écologistes.«Moi qui n\u2019ai jamais eu d\u2019enfants, on me confie beaucoup des rôles de mère, constate l\u2019actrice, mais f aime que Marie ait des scènes avec tout le monde, qu\u2019elle soit au cœur de la communauté.» Le choix de Gilbert Sicotte s\u2019est fait vite aussi.Le comédien n\u2019avait pas été aux îles de la Madeleine depuis le tournage de Tit-Cul Tougas de Jean-Guy Noël en l\u2019an de grâce 1976.Les gens lui demandaient: «Tu dois trouver que ça a changé!» Mais il ne trouvait pas ça si différent de ses souvenirs, au fait.«L\u2019insularité a quelque chose d\u2019intemporel.» La mort en direct Quant à Evelyne Brochu, elle n\u2019avait pas encore tourné dans Café de Elore, Inch\u2019Allah et Torn à la ferme quand Sophie Deraspe l\u2019a recrutée par audition.«Evelyne est une actrice aussi intelligente que photogénique et f avais envie de mettre cette peau blanche, ces cheveux pâles face à un paysage si fort et parfois ensanglanté.» Poru la première fois de sa vie, la jeune interprète, en voyant rm phoque se faire tuer, a coimu le contact direct avec îa mort.Avec une réaction épidermique en partie évacuée du film.Les loups fut une expérience initiatique poru elle jusque dans sa yie.«Je suis tombée en amour avec les Iles», lance Eveljme Brochu.La comédieime y est retournée quatre fois depuis, couchant dans le motel du toru-nage.«Je m\u2019y suis fait une famille.En ville, on ne voit pas l\u2019horizon et notre état d\u2019esprit s\u2019en ressent.En venant tourner là-bas, la pureté, la brutalité de la nature m\u2019ont permis d\u2019entrer profondément en moi.C\u2019est très physique.L\u2019illusion nord-américaine de toute-puissance nous fait oublier notre fragilité.De celle-ci naît un besoin d\u2019appartenance.J\u2019aime aussi voir Les loups poser un regard sur les modes de vie traditionnels, qu\u2019on voit habituellement de l\u2019extérieur en les jugeant sans les connaître.» Les images magnifiques, grandioses et menaçantes sont signées Philippe Lavalette.Sophie Deraspe voulait un directeur photo ayant tâté de la fiction et du documentaire.«Il fallait être très souple, capter la nature, s\u2019adapter aux tempêtes dans des conditions parfois extrêmes.Philippe pouvait tout ça.» Mais parfois, la cinéaste tenait elle-même la caméra à bord d\u2019un bateau confiné à l\u2019équipe réduite.Ainsi, elle a délaissé les paysages de l\u2019île de la Grande Entrée et de Iq Grosse lie pour se rendre jusqu\u2019en Nouvelle-Ecosse, à l\u2019île de Sable, histoire de filmer les phoques en joyeuses colonies.Les femmes cinéastes sont peu nombreuses au Québec.Plusieurs abandonnent la fiction en cours de route pour se tourner vers le documentaire, où Iç jeu de la concurrence est moins féroce.Mais Evelyne Brochu se félicite d\u2019avoir tourné avec Anaïs Barbeau-Lavalette et Sophie Deraspe.«Je les trouve tellement inspirantes, dit-elle.Se retrouver dans une position de leadership leur apparaît tout naturel.Elles disent: \u201cCette place est à moi.\u201d» Sophie Deraspe met naturellement en scène des héroïnes fortes.«Mais je suis consciente que l\u2019image des femmes est souvent castratrice dans le cinéma québécois et qu\u2019une cinéaste peut les entraîner ailleurs.Dans Les loups, le personnage de Louise Portai est contrôlant, mais aimant aussi.» Elle n\u2019a pas fini de mettre des femmes en scène.Avec deux scénarios en poche, Sophie Deraspe prépare une adaptation d\u2019une pièce de Sophocle avec héroïne, ainsi qu\u2019une comédie en anglais sur un tandem féminin; projet qui, en l\u2019entraînant vers une autre langue, lui a apporté une concision et un punch qui l\u2019amusent beaucoup.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 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