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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2015-03-12, Collections de BAnQ.

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[" Prison à vie Les politiciens décideront désormais du sort des détenus Page A 3 Niqab Les conservateurs sont confrontés à leurs contradictions Page A 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C V I 5 3 LE DEVOIR, LE JEUDI 12 MARS 2015 1,13 $ + TAXES =1,30 Cadres en santé Bras de fer autour des indemnités de départ JESSICA NADEAU Pour corriger une erreur de date dans la loi 10, le ministère de la Santé s\u2019apprête à adopter par décret un nouveau règlement visant à éviter de payer deux années de salaire en indemnités de départ à ses cadres.C\u2019est donc une bataille juridique qui se pro-fde entre les cadres du réseau de la santé qui perdent leur emploi au 31 mars prochain et les troupes du ministre Gaétan Barrette.Depuis des semaines, les deux partis se livrent à une guerre d\u2019interprétation sur un règlement mal ficelé lié aux conditions de départ des cadres.Pour mettre un terme aux discussions, le ministère s\u2019apprête à adopter par décret un nouveau règlement.Mais l\u2019Association des gestionnaires d\u2019établissements de santé et de services sociaux (AGESSS) n\u2019a pas dit son dernier mot.«On n\u2019exclut pas de poursuivre, affirme la responsa- ble des communications de l\u2019AGESSS, Sophie Beauregard.Avec le cabinet d\u2019avocats qui nous conseille, on étudie toutes les options possibles.On va voir dans les prochains jours ce qu\u2019on va faire avec ça.» VOIR PAGE A 8 : INDEMNITÉS Débat du PQ Péladeau ciblé par ses adversaires MARCO BÉLAIR-CIRINO à Trois-Rivières Le grand favori des sondages, Pierre Karl Pé-iadeau, a fait face à un barrage de questions mercredi soir à l\u2019occasion du premier débat of ficiel des candidats à la direction du Parti québécois.Le candidat Teflon a esquivé chaque fois \u2014 ou presque \u2014 les questions de ses quatre adversaires.L\u2019actionnaire de contrôle de Québécor a été une nouvelle fois hanté par son passé antisyndical.La députée de Vachon, Martine Ouellet, lui a demandé s\u2019il appuierait une modification au Code du travail consistant à empêcher les employeurs de remplacer des travailleurs mis en lockout par des travailleurs à distance, une pratique qui avait notamment permis aux Journal de Québec et Journal de Montréal d\u2019avoir le dessus sur leurs syndiqués lors de deux conflits de travail douloureux.Le député péquiste de Beauharnois, Guy Leclair, avait fait connaître en 2010 un projet de loi pour interdire le recours aux travailleurs à distance pendant un lockout.M\u201c® Ouellet s\u2019est d\u2019ailleurs attiré les huées d\u2019une poignée des sympathisants de M.Péladeau, en grand nombre parmi les quelque 465 spectateurs réunis dans le Théâtre du cégep de Trois-Rivières.«Ce qui me paraît important, c\u2019est de créer des entreprises», a répondu VOIR PAGE A 8 : PQ Lire aussi > Le véritabie enjeu.Une chronique de Michel David.Page A 3 Irak La bataille de Tikrit AHMAD AL-RUBAYE AGENCE ERANCE-PRESSE Les troupes irakiennes sont entrées dans Tikrit pour y déioger ie groupe armé Etat isiamiste.Lancée il y a 10 jours, Toffensive pour reprendre cette ville tombée dès juin aux mains de TEI a pris un tour nouveau avec la percée des rangs djihadistes par le nord de la cité.Page B 5 Aujourd\u2019hui Cuiture > Danse Danse accueillera The Seasons du chorégraphe Édouard Lock.Page B 8 Actuaiités > L\u2019Unité permanente anticorruption arrête sept personnes soupçonnées d\u2019avoir truqué un contrat informatique de Revenu Québec.Page A 4 Idées > Précisions au sujet de i\u2019intercuitu-raiisme québécois.Un texte de Gérard Bouchard.Page A 7 7\t.w- .-\t.Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku B6 B4 B2 B8 B4 B5 Alerte aux paradis fiscaux Le documentaire Le prix à payer montre les effets délétères de l\u2019évasion fiscale sur les démocraties ERIC DESROSIERS La lutte contre les paradis fiscaux en est aussi une pour la défense de la classe moyenne, de l\u2019Etat-providence et même de la démocratie, plaide un nouveau documentaire canadien qui fait un tabac en Lrance et qui arrive cette semaine sur nos écrans.Les quelques chiffres que l\u2019on a, en la matière, donnent tout de suite le tournis.On estimait déjà, en 2010, qu\u2019entre 21 000 et 32 000 milliards de dollars se trouvaient dans les paradis fiscaux, soit de 10 à 15% du patrimoine financier mondial.Depuis longtemps passées maîtres dans l\u2019art de tirer parti de la moindre ouverture, des notes en petits caractères et des failles des règles fiscales des pays, les multinationales prétendent réaliser les trois quarts de leurs profits dans quatre paradis fiscaux (la Suisse, Singapour, les Bermudes et les îles Caïmans).«Mais madame, nous ne faisons rien d\u2019illégal», proteste un jour un dirigeant de Google devant la présidente d\u2019une commission parlementaire britannique excédée par toutes ces histoires de transferts artificiels de pertes VOIR PAGE A 8 : PARADIS r ARP SELECTION Image d\u2019une manifestation tirée du documentaire de Harold Crooks.Des imams canadiens lancent nne fatwa contre le gronpe El KARL RETTINO-PARAZELLI Le Conseil suprême islamique du Canada a envoyé mercredi un message fort qui devrait résonner dans les mosquées implantées qux quatre coins du pays : les actions du groupe Etat islamique sont contraires à l\u2019islam et les jeunes Canadiens tentés de se joindre à ce groupe se font tendre un «piège» qu\u2019ils doivent à tout prix éviter.Le président de l\u2019organisation basée à Cal-gary, l\u2019imam Syed Soharwardy, a annoncé mercredi le lancement d\u2019une fatwa appuyée par 38 imams et universitaires du pays, y compris deux Montréalais.D\u2019une même voix, ceux-ci dénoncent les agissements de l\u2019EI et les méthodes de recrutement de l\u2019organisation.Une fatwa est un avis juridique émis par un imam ou un érudit musulman qui permet de lier les enseignements de la loi islamique à une réalité particulière.Il s\u2019agit d\u2019un avis non contraignant qui peut néanmoins exercer un important poids moral sur la communauté musulmane.Dans leur document, les imams dénoncent avec véhémence les membres de l\u2019EI, qui «trompent les musulmans dans le but de les détruire».VOIR PAGE A 8 : FATWA 77831303445511 1 i f h 05 O ¦ C 3 E CO s > CD E 0 0) o (O 0 0 o 0 0 0 N 0 o Q.0 o > 0 0 o N 0 o o \u20180 Q i LE DEVOIR, LE JEUDI 12 MARS 2015 A 3 ACTUALITES Le veritable enjeu Michel David Les adversaires de Pierre Karl Péladeau ont eu droit mercredi soir au même traitement qu\u2019il réserve généralement aux journalistes.Quand une question lui déplaît, il l\u2019ignore.Tour à tour, ils lui ont demandé s\u2019il était disposé à puiser dans les fonds publics pour faire la promotion de la souveraineté dans l\u2019éventualité où il ne pourrait pas tenir un référendum dans un premier mandat, s\u2019il était favorable à la modernisation de la loi antibriseurs de grève, s\u2019il était exact que Québécor avait recours aux paradis fiscaux ou encore s\u2019il accepterait de reporter le déficit zéro d\u2019un an.Chaque fois, il a refusé de répondre, sous prétexte que le sujet n\u2019était pas inscrit à l\u2019ordre du joru.Bernard Drainville n\u2019avait visiblement aucune envie de s\u2019éterniser sru les thèmes officiels du débat \u2014 économie et finances publiques \u2014, qui ne semblaient pas offrir un potentiel suffisant à un candidat accusant un aussi grand retard.Avant de devenir premier ministre et éventuellement chef du camp du Qui, le prochain chef du PQ devra affronter Philippe Couillard, a-t-il expliqué.Selon lui, le véritable enjeu de la course à la chefferie est donc de déterminer qui est le plus apte à lui tenir tête et il s\u2019est employé de façon assez convaincante à démontrer que c\u2019est lui.Depuis le début de la course, il avait semblé sur la défensive, comme s\u2019il était écrasé sous le poids de la charte de la laïcité.Pour la première fois, il a doimé l\u2019impression de vouloir réellement se battre et d\u2019utiliser pleinement l\u2019avantage que lui confèrent ses talents de communicateur et son sens du punch.De toute manière, il n\u2019avait plus grand-chose à perdre à jeter les gants.Alexandre Cloutier ne s\u2019attendait sans doute pas à ce que son ex-collègue dans le cabinet Ma-rois lui rappelle le douloureux souvenir de la «gouvernance souverainiste», dont presque tout le monde a heureusement oublié qu\u2019il était le ministre responsable, et il a paru un peu déstabilisé de se faire reprocher l\u2019ambiguïté de sa démarche référendaire par un homme qui ne sait pas lui-même s\u2019il en tiendra un.M.Péladeau semble malheureuse ment avoir décidé que l\u2019avance qu\u2019il détient le dispense de répondre aux questions M.Péladeau n\u2019a peut-être pas impressionné, mais il a au moins retenu la leçon de ses mauvaises expériences à l\u2019Université de Montréal et au dernier Conseil national du PQ, alors que son manque de préparation avait fait très mauvaise impression.Soit, la plateforme économique qu\u2019il a rendue publique mardi ne pèche pas par excès d\u2019originalité : qui peut s\u2019opposer à la protection de nos sièges sociaux, au développement des régions, à l\u2019électrification des transports ou encore au développement de l\u2019économie des régions?C\u2019est son désir de jeter les bases d\u2019une «grande économie de partenaires » en s\u2019inspirant du modèle de concertation allemand qui a surtout retenu l\u2019attention.Entendre le roi du lockout proposer de prendre les mesures pour «atténuer l\u2019opposition historique entre capital et travail» avait de quoi piquer la curiosité.De plus amples explications seraient toutefois nécessaires avant de conclure à sa conversion aux bienfaits du syndicalisme.En Allemagne, ce sont les employés et non les syndicats qui sont représentés dans les conseils d\u2019entreprises.Il y a là plus qu\u2019une nuance.M.Péladeau semble malheureusement avoir décidé que l\u2019avance qu\u2019il détient le dispense de répondre aux questions, d\u2019où quelles viennent.Les sondages ont beau laisser entrevoir la possibilité d\u2019une victoire du PQ s\u2019il en devient le chef, l\u2019élection partielle de lundi dans Richelieu n\u2019a donné aucun signe d\u2019un quelconque «effet Péladeau ».C\u2019était la moindre des choses que le PQ conserve cette forteresse qu\u2019il détient depuis 1994, mais ime rapide extrapolation des résultats à l\u2019ensemble du Québec n\u2019est guère rassruante.Une baisse générale de trois points poru le PQ et d\u2019un point pour le PLQ, conjuguée avec une hausse de six points pour la CAQ, se traduirait par une perte de huit sièges pour le PQ, une perte de trois sièges pour le PLQ et un gain de onze sièges pour la CAQ, principalement dans la coruonne montréalaise, mais aussi en Mauricie et dans la ré^on Québec.Avec 67 sièges, les libéraux seraient toujours en mesure de former un gouvernement majoritaire, mais c\u2019est la CAQ qui formerait l\u2019opposition officielle avec 33 sièges, alors que le PQ serait relégué au rang de deuxième groupe d\u2019opposition avec 22 sièges, soit 14 de moins qu\u2019à la désastreuse élection de mars 2007.Bien entendu, les extrapolations de genre ont leurs limites et la prochaine élection générale n\u2019aura heu qu\u2019en 2018.Mathématiquement, le PQ perdrait Saint-Jérôme, mais il serait pour le moins étonnant que les électeurs tournent le dos à M.Péladeau, à plus forte raisoq s\u2019il a une chance de devenir premier ministre.À en juger par sa performance à Trois-Rivières, il y a cependant encore loin de la coupe aux lèvres.mdavid@ledevoir.com FRED ERNST LA PRESSE CANADIENNE Comme Justin Trudeau, le ministre responsable de la fonction publique, Tony Clement, ne verrait pas de problème à ce que les fonctionnaires portent le niqab.Thomas Mulcair a refusé quant à lui de se prononcer spécifiquement sur le niqab.Variations sur le niqab Les conservateurs sont accusés de se contredire au sujet du voile islamique qui serait tour à tour « anti-femmes », exclu des cérémonies de citoyenneté et bienvenu dans la fonction publique HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Les troupes conservatrices se sont enfoncées dans le débat sur le port du niqab mercredi.Alors que la veille le premier ministre avait soutenu qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une pratique «antifemmes» qui n\u2019a pas sa place lors des cérémonies de citoyenneté, son ministre responsable de la fonction publique a déclaré mercredi ne voir aucun problème à ce que des fonctionnaires fédéraux le portent au travail.L\u2019opposition crie à l\u2019improvisation électoraliste.En tant que ministre du Conseil du trésor.Tony Clement est responsable de la fonction publique fédérale et de ses quelque 257 000 fonctionnaires.Il a soutenu qu\u2019il n\u2019était pas possible ni souhaitable d\u2019y interdire le port du niqab.«Si vous êtes au travail, chez vous ou dans votre vie privée, ce que vous portez n\u2019est pas l\u2019affaire de l\u2019Etat», a dit M.Clement à iPolitics.«Je suis certain que nous avons des employées qui portent le niqab dans la fonction publique, fen suis sûr.Si vous faites votre travail correctement, ce que vous portez, je ne pense pas qu\u2019il y a un problème avec ça.» Le niqab est ce voile porté par certaines musulmanes cachant entièrement le visage pour ne laisser paraître que les yeux.Est-il d\u2019accord avec Stephen Harper qui a dit la veille que cette pratique «n\u2019est pas transparente, n\u2019est pas ouverte et, franchement, est ancrée dans une culture anti-femmes »1 «C\u2019est ce qu\u2019a dit le premier ministre et c\u2019est une opinion que certains peuvent avoir, mais cela ne veut pas dire que vous pouvez imposer cette opinion dans le milieu de travail ou dans la sphère privée», a répondu M.Clement.Il en va de l\u2019équité en matière d\u2019emploi, selon lui.Alors, pourquoi devrait-on pouvoir imposer cette opinion lors des cérémonies de citoyenneté?«La déclaration de citoyenneté est l\u2019expression publique d\u2019un désir de devenir un citoyen canadien et cette expression publique doit respecter les valeurs canadiennes, ce qui inclut l\u2019égalité des sexes.» Ce débat fait rage depuis que le gouvernement a porté en appel une décision de la Cour fédérale autorisant une femme à conserver son niqab pendant qu\u2019elle récite en public son serment.La femme en question avait accepté de soulever son voile au préalable, en privé, pour procéder à son identification.Un député en turban Le sénateur Jean-Guy Dagenais s\u2019est aventuré lui aussi sur cette question.Il est d\u2019accord pour interdire le voile aux cérémonies de citoyenneté, mais pas dans la fonction publique.«Dans la fonction publique, je me dis.On a un député ici qui a un turban [Tim Uppal], alors je pense que c\u2019est acceptable.» Costas Menegakis, le secrétaire parlementaire du ministre de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration, prône lui aussi l\u2019usage du deux poids, deux mesures.«Lors d\u2019une cérémonie de citoyenneté, les gens doivent s\u2019identifier pour qu\u2019on sache qui ils sont.Outre cela, c\u2019est très important pour la communauté, pour les femmes qui portent le niqab.de continuer à le faire.Cela fait partie de leurs traditions culturelles et elles devraient être autorisées à le porter absolument partout.» Les partis d\u2019opposition ont eu beau jeu de présenter cette absence de bahses claires comme la preuve que le gouvernement fait de la politique avec cet enjeu en contexte préélectoral.«Quand [le premier ministre du Canada] parle de 1,8 milliard de personnes qui font partie d\u2019une \u201cculture anti-femmes\u201d, cela divise, est irresponsable et n\u2019est pas digne d\u2019un premier ministre», a déclaré le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair.II a dit qu\u2019il va «toujours défendre le droit des gens de pratiquer leur religion », tout en refusant d\u2019expliquer ce qu\u2019il entend par là.II n\u2019a jamais précisé dans quels contextes il accepterait le port du niqab, un mot qu\u2019il a pris soin de ne pas prononcer une seule fois.Le chef libéral, Justin Trudeau, estime que le ministre Clement «a dit la bonne chose» à propos du niqab dans la fonction publique, mais que cette position «souligne les contradictions» du gouvernement.Iæ Bloc québécois, de son côté, a rappelé que les conservateurs ont renoncé à interdire le vote voilé après avoir déposé des projets de loi à cette fin lorsqu\u2019ils étaient en situation minoritaire.Avec Marie Vastel Le Devoir Prison à vie : les politiciens décideront désormais du sort des détenus HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa C> est en quelque sorte le retour du pouce de César.Les conservateurs ont déposé un projet de loi mercredi après-midi qui fera en sorte que certains meurtriers ne pourront plus demander leur libération conditionnelle avant d\u2019avoir purgé 35 ans de prison plutôt que les 25 ans actuels.Et cette décision relèvera désormais du politique, le pouvoir absolu d\u2019accorder ou non la libération étant confié au Conseil des ministres.La liste des meurtres visés par le projet de loi C-53 est longue: haute trahison; meurtre d\u2019un policier ou agent de la paix; meurtre commis pendant un acte terroriste; meurtre commis pendant la perpétration ou la tentative de perpétration d\u2019une agression sexuelle, d\u2019un enlèvement, d\u2019une prise d\u2019otages ou d\u2019un détournement d\u2019avion.Sont inclus aussi les meurtres prémédités «d\u2019une nature si brutale que l\u2019on ne peut s\u2019empêcher de conclure qu\u2019il y a peu de chance pour qu\u2019à l\u2019avenir ce comportement soit inhibé».Bizarrement, les tueurs à gages et ceux qui tuent de sang-froid ne sont pas visés.Ces personnes devront s\u2019adresser au ministre de la Sécurité pu- blique plutôt qu\u2019à la Commission des libérations conditionnelles pour obtenir une remise en liberté.Le ministre pourra demander à la Commission d\u2019évaluer la demande ou le faire lui-même.Mais dans les deux cas, c\u2019est lui qui aura le dernier mot.Le ministre de la Justice, Peter MacKay, estime que ce changement est important pour accroître la responsabilité.«Cela fait en sorte que les décideurs sont directement redevables envers le peuple du Canada.Cela fournit de la responsabilité directe.La Commission des libérations conditionnelles n\u2019est pas redevable envers le peuple du Canada.» La critique néodémocrate en matière de Justice, Erançolse Bolvln, pense au contraire qu\u2019on assistera à une politisation du processus.« Ce sera une décision totalement subjective.» Déjà «à vie» M\u201c® Bolvln estime que l\u2019utilité d\u2019une telle mesure législative n\u2019est pas démontrée.«Le système fonctionne.Les personnes reconnues coupables des crimes mentionnés restent en dedans.Elles ne sont pas dans nos rues.» Une libération conditionnelle après 25 ans n\u2019est pas accordée d\u2019office (la durée moyenne d\u2019une Incarcération à perpétuité est de 28,4 années au Canada).Le tueur en série Clifford Qlson, par exemple, est mort derrière les barreaux après avoir purgé 30 ans.En outre, un condamné à perpétuité remis en 11-berté est sujet à des conditions pour le restant de ses jours.Par ailleurs, lors de la condamnation, certains criminels peuvent être déclarés «délinquants dangereux», ce qui débouche à une peine à durée indéterminée.Le chef libéral Justin Trudeau est du même avis que M\u201c® Boivin.Les cas d\u2019Qlson ou de Paul Bernardo (déclaré délinquant dangereux) mettent «en lumière qu\u2019on a déjà un système qui est capable d\u2019assurer que les pires criminels passeront le reste de leur vie et mourront en prison.Est-ce que ce projet de loi ajoutera quelque chose de significatif à notre système judiciaire ou est-ce plus du positionnement électoral ?» Le ministre MacKay a lui-même reconnu que son projet de loi ne s\u2019appliquerait qu\u2019à très peu de personnes.«On parle de douzaines, pas de centaines», a-t-il dit.Il ne reste que 10 semaines de travaux parlementaires avant l\u2019élection.Les chances que ce projet de loi soit adopté avant le scrutin sont minces.Le Devoir Kenney défend son gazonillis fabriqné Qttawa \u2014 L\u2019utilisation d\u2019images hqrs contexte pour dénoncer l\u2019État islamique importe peu pour Jason Kenney.Car au final le groupe armé maltraite bel et bien femmes et enfants en Irak comme le dénonçait le ministre de la Défense dimanche dans un gazouil-, lis qu\u2019il ne regrette pas du tout.À l\u2019occasion de la Journée internationale des femmes, le ministre a publié un message en anglais sur son compte Twitter remerciant les Porces armées canadiennes «de s\u2019être jointes à la bataille contre la campagne d\u2019asservissement des femmes et des filles de l\u2019Etat islamique».Le gazouillis était accompagné de photos de femmes et de filles voilées et menottées.Des images non pas de gestes récents de l\u2019EI, mais d\u2019une reconstitution historique d\u2019une procession chiite.L\u2019opposition a dénoncé une «propagande erronée» du ministre.«Je maintiens ce message qui est que, en cette Journée internationale des femmes, nous sommes là-bas notamment pour défendre les femmes et les enfants d\u2019Irak», a rétorqué M.Kenney en comité parlementaire, en affirmant en outre que les gazouillis d\u2019un ministre doivent être «véridiques, absolument».M.Kenney a refusé d\u2019expliquer aux journalistes, à sa sortie, pourquoi les images jointes à son gazouillis ne sont pas quant à elles représentatives de la réalité.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 12 MARS 2015 ACTUALITES Plus de 30 000 étudiants en grève deux semaines C\u2019est chose faite, le plancher de ^ève est atteint et 22 associations étudiantes comptant plus de 30 000 étudiants déclencheront une grève d\u2019au moins deux semaines à partir du 23 mars prochain.Au corus des assemblées générales tenues ces dernières semaines, plusierus associations étudiantes s\u2019étaient en effet dotées d\u2019un mandat de ^ève à condition d\u2019être au moins 30 000 à vouloir débrayer.Pendant cette période de grève qui sera lancée le 21 mars par une grande marche à Montréal, diverses actions symboliques et des rassemblements locaux seront organisés.Le tout culminera par une manifestation Rationale à l\u2019initiative de l\u2019ASSE le 2 avril, suivi de son congrès extraordinaire les 4 et 5 avril.Le Devoir Vandalisme dans une mosquée de Québec La Mosquée de la capitale à Québec a été la cible de deux actes de vandalisme cette semaine, a fait savoir son conseil d\u2019administration mercredi.Des vitres de l\u2019établissement de la rue Marie-de-l\u2019lncarna-tionont ont été cassées mardi, puis mercredi matin.« On est vraiment inquiets», a déclaré l\u2019imam Mohamed Hafid.«Ça va en augmentant.» En novembre, la mosquée avait été profanée cette fois par des autocollants haineux sur lesquels on pouvait lire «Islam hors de chez moi».Des plaintes ont été déposées à la police.Le Devoir 119 cas de rougeole dans Lanaudière, dont un à l\u2019école La région de Lanaudière connaît une augmentation du nombre de cas de rougeole, et une personne contagieuse a fréquenté un étabbssement scolaire de la région pendant une jorunée, a indiqué mercredi la Direction de santé pubbque.Les autorités ont recensé jusqu\u2019ici 119 cas déclarés, et tous ces cas sont issus de familles nombreuses.Aucune de ces persoimes n\u2019avait été vaccinée.Ces persoimes et leur famille ont reçu la consigne de demeurer à la maison pour 14 jours.Cette éclosion rapide n\u2019a pas surpris outre mesure les autorités de la santé pubbque de Lanaudière, puisque les cas recensés provenaient d\u2019une vingtaine de famibes comptant de 7 à 10 enfants chacune, et qu\u2019aucune de ces personnes n\u2019était vaccbiée.Quant au cas qui a fréquenté l\u2019école Saint-Pierre, à Jo-bette, le 27 février, la DSP a mis en place la pobtique de retrait en milieu scolaire.En vertu de cette pobtique, le personnel et les élèves considérés comme « non protégés » contre la rougeole pourront se faire vaccbier jeudi.S\u2019Us refnsenL Us seront retirés de l\u2019école pour une durée de 14 jours suivant le dernier cas de rougeole observé.La Presse eanadienne Fouille à nu: iiyonction en délibéré La famUle de la jeune fille qui a subi une fouiUe à nu à l\u2019école secondaire de Neufchâtel a déposé une demande d\u2019bijonction mardi au palais de justice de Québec, qui est actueUement en délibéré.La requête demande à la Commission scolaire de la Capitale de réadmettre l\u2019adolescente, expulsée de son école après ladite fouUle parce que soupçonnée de trafic de drogue.Elle exige aussi que l\u2019élève reçoive le soutien adéquat pour qu\u2019ebe puisse continuer à étudier, et ce, sans qu\u2019ebe soit supervisée par les membres de la direction qui ont procédé à la fouUle.La famUle soujiaite des excuses pu-bbques.À la recommandation du Protecteur de l\u2019élève, la commission scolaire préconise quant à elle le transfert de la jeune fiUe dans une classe pour élèves en difficulté dans un autre étabbssement.Le Devoir CONTRAT INFORMATIQUE L\u2019UPAC détecte de la collusion à Revenu Québec PIERRE SAINT-ARNAUD L> Unité permanente anticor-' ruption (UPAC) a procédé, mercredi matin, à l\u2019arrestation de sept bidividus, dont deux employés de Revenu Québec, soupçonnés d\u2019être impliqués dans une affaue de corruption et de coUusion relativement à l\u2019octroi d\u2019un contrat informatique de 24 mUbons de doUars du ministère du Revenu à un consortium composé des firmes Informatique EBR et IBM.Un huitième individu, qui se trouvait en dehors du pays au moment des arrestations, devra également laire face à la justice.«De l\u2019information privilégiée a été acheminée à des entreprises informatiques en vue d\u2019un appel d\u2019offres pour un très lucratif contrat, ce qui faisait en sorte que les paramètres étaient connus et modelés en fonction de l\u2019appel d\u2019offres qui s\u2019en venait», une soumission taillée sur mesure qui représentait, selon le directeur des enquêtes sur la corruption à l\u2019UPAC, André Boulanger, «une concurrence plus que déloyale pour les autres entreprises qui auraient voulu participer à l\u2019appel d\u2019offres».L\u2019appel d\u2019offres en question vi- Le secteur informatique au gouvernement du Québec est très, très vaste.Il ne faut pas généraliser sur la base de cas spécifiques.)) Martin Coiteux, président du Conseii du trésor sait l\u2019acquisition d\u2019une plateforme technologique spécifique à la gestion des données d\u2019un en-vironnement informationnel chez Revenu Québec.Le contrat en cause n\u2019a finalement pas été octroyé.Les huit individus feront face notamment à des accusations de fraude, de complot pour fraude et d\u2019abus de confiance.Les faits qu\u2019on leur reproche se seraient produits Luc Eer-randezentre mars 2011 et jum2014.Deux des suspects étaient les dirigeants de la firme Informatique EBR, dont un, Mohamed El KhaiaL est le frère de l\u2019un des deux fonctionnaires de Revenu Québec arrêtés, Jamal El KhaiaL Mohamed El Khaiat de même qu\u2019un autre des suspects appréhendés, l\u2019ancien directeur des services mformatiques du nbnis-tère de la Sécurité pubbque Ab-delaziz Younsi, faisaient déjà face à des accusations depuis le mois de juin dernier dans un dossier sbnilaire au ministère de la Sécurité publique.C\u2019est d\u2019ailleurs cette première enquête qui a mené à ces arrestations.Les autres suspects sont Hamid latmanene, de Revenu Québec, Jean-Erançois Robidas, l\u2019autre ex-dfrigeant d\u2019EBR, et trois employés d\u2019IBM, Patrick Eor-tin, Gilles Gariépy et Daniel Lé-tourneau, ce dernier n\u2019ayant pu être appréhendé parce qu\u2019il est en voyage.«On prend les mesures pour le rejoindre dans les plus brefs délais», a indiqué M.Boulanger.Rien n\u2019bidique que les entreprises elles-mêmes aient été au courant du stratagème de leurs employés qui, selon les policiers, auraient agi «pour leur intérêt personnel».L\u2019UPAC n\u2019a pas voulu donner de précisions sur la nature ou l\u2019ampleur du gain dont auraient bénéficié les suspects.Révision d\u2019autres contrats Dans les heures suivant les arrestations, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a indiqué qu\u2019un premier recensement auprès du plus important donneur d\u2019ouvrage biformatique au gouvernement, le Centre de services partagés du Québec, avait révélé au moins 14 contrats en cours avec Informatique EBR et 24 autres contrats en cours avec IBM, qui devront maintenant être révisés.«J\u2019ai demandé au sous-secrétariat aux marchés publics de demander à l\u2019ensemble des ministères et des organismes de vérifier si les personnes qui sont impliquées dans les arrestations de ce matin ont été impliquées d\u2019une manière ou d\u2019une autre dans ces contrats et, le cas échéant, d\u2019en rapporter l\u2019information immédiatement à l\u2019UPAC», a-t-ü dit.Le ministre Coiteux n\u2019a pas caché sa surprise de voir qu\u2019lnformatique EBR avait reçu de l\u2019Autorité des marchés financiers (AME) son certificat d\u2019autorisation pour soumissionner sur des contrats gouvernementaux, alors que son dirigeant, Mohamed El Khaiat, est accusé depuis l\u2019été 2014 relativement à la présumée fraude au ministère de la Sécurité pubbque.Le ministre a dit voulofr obtenu des explications de l\u2019AME à ce sujet.Par ableurs, M.Coiteux a mis en garde contre les généralisations hâtives.«Le secteur informatique au gouvernement du Québec est très, très vaste.Il ne faut pas généraliser sur la base de cas spécifiques, comme ceux de ce matin, mais il ne faut pas non plus les banaliser», a-t-ü dit.Revenu Québec a fait savou par communiqué, à la suite des arrestations, que ses deux fonctionnaires, Hamid latmanene et Jamal El Khaiat, avaient été relevés de leurs fonctions dès le début de l\u2019enquête de l\u2019UPAC l\u2019été dernier et que leur lien d\u2019emploi sera réévalué rapidement à la lumière des accusations déposées contre eux.La Presse eanadienne Les tarifs de courte durée sont revus à la baisse pour 2015.TARIFS 2015 Bixi Montréal mise sur les utilisateurs sporadiques JACQUES NADEAU LE DEVOIR KARL RETTINO-PARAZELLI B bd veut reconquérfr la cbentèle des usagers occasionnels et prend les moyens d\u2019y parvenir.Le comité exécutif de la Ville de Montréal a adopté mercredi la nouveüe grüle tarifafre du service de vélo en libre-service, qui prévoit une diminution des tarifs de courte durée.Les utilisateurs réguliers constateront toutefois une légère augmentation du prix de l\u2019abonnement annuel.Le prix de l\u2019accès 24 heures passera cet été de 7 à 5$ et celui de l\u2019accès 72 heures, de 15 à 12$.Bixi Montréal introduit également un nouveau tarif «aller simple» à 2,75$, moins dispendieux qu\u2019un bület de métro ou d\u2019autobus.Ces ajustements ont été effectués pour répondre à l\u2019importante baisse des revenus liés à la clientèle occasionnelle au cours des dernières années.Ceux-ci ont dbninué de près de 40% depuis 2012.«BIXI veut maximiser et accroître l\u2019usage de son réseau, qui fait partie de l\u2019offre de transport collectif», a expliqué par voie de communiqué la présidente du conseil d\u2019administration de Bixi Montréal, Marie Elaine Earley.Pour ce qui est des abonnements, les membres annuels devront débourser 85$ cet été.comparativement à 82,50$ l\u2019an dernier.L\u2019abonnement pour 30 jours passe de 31,25$ à 30$, tandis que l\u2019abonnement demi-saison, d\u2019août à novembre, s\u2019élève à 55$.Pour la première fois cette année, les utilisateurs qui le désfrent pourront également profiter d\u2019un abonnement demi-saison s\u2019échelonnant d\u2019avril à juillet.Utilisation en baisse Les Bixi devraient fafre leur apparition dans les 460 stations installées dans les rues de Montréal à partfr du 23 mars, mais la saison ne débutera officiellement que le 15 avril prochain.De manière générale, Bixi Montréal a dénombré 33 216 membres actifs en 2014, contre 35 548 en 2013, une baisse de 6,5%.Les 3,2 mü-lions de déplacements enregistrés en 2014 constituaient par ailleurs une baisse de 4% par rapport à la moyenne des résultats des cinq années précédentes.Le maire de Montréal, Denis Coderre, a assuré la survie des vélos en libre-service en acceptant en novembre dernier de verser une aide financière annuelle de 2,9 millions de dollars pendant cbiq ans à Bixi Montréal.Le Devoir Sainte-Catherine demenrera onverte à l\u2019antomobile La rue Sainte-Catherine QuesL qui doit laire l\u2019objet d\u2019une cure de rajeunissement majeure au cours des prochaines années, ne sera pas complètement piétonne, a indiqué le président du comité exécutif de la Vüle de Montréal, Pierre Desrochers.L\u2019artère emblématique pourrait être réservée aux piétons à certaines périodes de l\u2019année, mais pas de façon permanente, a soutenu M.Desrochers en marge d\u2019un discours prononcé mardi midi par l\u2019homme d\u2019affaires Stephen Léopold, président du conseü dJmmodev, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain CCMM.Devant les gens d\u2019affaires, Stephen Léopold avait plaidé pour le maintien de la circulation automobüe sur l\u2019artère montréalaise qui doit faire l\u2019objet de travaux de réaménagement importants d\u2019ici la fin de 2019.«Sainte-Catherine a besoin des voitures.N\u2019a-t-on pas appris de l\u2019échec de la rue Prince-Arthur?» a demandé M.Léopold.Le chef de Projet Montréal, Luc Perrandez, estime pour sa part que la piétonnisa-tion de Sainte-Catherine est indispensable.«Il ne faut pas payer 40 millions pour se retrouver avec la même rue qu\u2019on avait avant Sainte-Catherine doit être une rue piétonne, c\u2019est clair», a-t-ü üidiqué.Jeanne Corriveau COMMISSAIRE À L\u2019ÉTHIQUE Le PQ veut une enquête sur Barrette et le CHUM Québec \u2014 Le Commissaire à l\u2019éthique et à la déontologie a ouvert une enquête sur les agissements du ministre Gaétan Barrette dans le dossier des nominations au Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal (CHUM).L\u2019enquête fait suite à une demande de l\u2019opposition pé-quiste, qui soupçonne le ministre de la Santé d\u2019avofr commis «des manquements » au code d\u2019éthique des élus de l\u2019Assemblée nationale en s\u2019immisçant dans le processus de nomination des directeurs de département du CHUM.Plus particulièrement, le PQ souhaite que le commissaire Jacques Saint-Laurent fasse la lumière sur l\u2019intervention alléguée de M.Barrette visant à favoriser la nomination du D\"^ Patrick Harris comme directeur du département de chirurgie.Le porte-parole du PQ en matière d\u2019éthique, Stéphane Bergeron, a soutenu mercredi avoir «des motijs raisonnables» de croire que le ministre a commis un manquement à l\u2019article 16 du code, qui stipule, entre autres, qu\u2019un député «ne peut se prévaloir de sa charge pour influencer ou tenter d\u2019influencer la décision d\u2019une autre personne de façon à favoriser ses intérêts personnels ».«Inacceptable» L\u2019opposition officielle estime que la crise qui a secoué le CHUM ces derniers jours n\u2019est pas liée au départ ou au retour du directeur général Jacques Turgeon mais bien «aux agissements inacceptables du ministre».M.Bergeron reproche à M.Barrette d\u2019avoir tenté d\u2019influencer la décision du directeur général et du conseil d\u2019administration du CHUM, et d\u2019avoir exercé des pressions indues afin de favoriser la nomination du D\"^ Harris.La Presse eanadienne L\u2019ONU demande au Canada un dernier effort contre Ebola MIKE BLANCHEIELD à Ottawa Les Nations unies appellent le Canada à allouer de 25 millions de dollars à 50 millions de dollars de plus pour aider aux efforts internationaux visant à éliminer l\u2019Ebola en Afrique de l\u2019Quest.Bien que des avancées importantes aient été réalisées, le virus doit être complètement éliminé de la population humaine pour éviter une nou-veUe éclosion.Deux hauts responsables des Nations unies sont à Qttawa cette semaine pour livrer ce message au gouvernement Hai^er, alors qu\u2019ils tentent d\u2019obtenir un engagement additionnel aux 110 millions de dollars déjà offerts par le Canada.Quelque 9900 personnes sont mortes en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée depuis l\u2019éclosion de l\u2019an dernier.Lutte sans trêve Le docteur Bruce Aylward, représentant spécial pour la riposte au virus Ebola de l\u2019Qr-ganisation mondiale de la santé (GMS) des Nations unies, a affirmé que l\u2019organisation espérait encore davantage du Canada, déjà un des principaux contributeurs, afin de combler un manque à gagner de financement de 400 millions de dollars.David Nabarro, un représen- tant spécial du secrétaire général des Nations unies.Ban Ki-moon, a exhorté le Canada à contüiuer à soutenu les efforts internationaux, faisant valoir qu\u2019une nouvelle éclosion d\u2019envergure était encore possible.M.Nabarro a expliqué qu\u2019il était essentiel de trouver chaque personne atteinte, de la soigner et d\u2019éviter la contagion.«Si une seule personne échappe à votre attention, la maladie peut se répandre encore, et vous pouvez faire face à une éclosion massive en un rien de temps», a exposé M.Nabarro.«Nous avons besoin que chaque pays impliqué dans la riposte à l\u2019Ebola demeure engagé jusqu\u2019à la fin.Et le Canada, qui est l\u2019un des principaux contributeurs, doit aussi rester engagé avec nous jusqu\u2019à la fin », a-t-il poursuivi.Maxime Roberfi porte-parole du müiistre du Développement üiternational, Christian Paradis, a affirmé que le ministre avait eu une discussion productive avec M.Nabarro, mardi.Le Canada prendra part à trois rencontres de haut niveau ce prüi-temps pour discuter du financement futur de la riposte à l\u2019éclosion, a dit M.Robert par communiqué.«Tandis que le nombre de cas a décliné de manière significative, il y a encore des efforts considérables qui doivent être faits pour éliminer la maladie», affirme le porte-parole.La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE JEUDI 12 MARS 2015 A 5 ACTUALITES John Baird quittera son siège aux Communes dès lundi Ottawa \u2014 John Baird a indiqué qu\u2019il abandonnerait son siège de député dès lundi.L\u2019ancien ministre fédéral des Affaires étrangères a surpris les observateurs politiques le mois dernier en annonçant qu\u2019il se retirait du cabinet et qu\u2019il quittait la vie politique.11 a annoncé son départ définitif mercredi sur Twitter.«Après 20 belles années à représenter ma communauté, je démissionnerai comme député le 16 mars.Ce fut un honneur de vous servir», a exprimé celui qui siégeait dans Ottawa-Ouest-Nepean depuis 2006.La Presse canadienne Un ex-entraîneur de ski accusé d\u2019agressions sexuelles Un ex-entraîneur de ski a comparu mercredi au palais de justice de Saint-Jérôme pour faire face à des accusations en matière de crimes sexuels.Bertrand Charest répond à 47 chefs d\u2019accusation, dont ceux d\u2019agression sexuelle et d\u2019abus de confiance.On lui reproche d\u2019avoir commis des agressions sur des adolescentes âgées de 14 à 16 ans, principalement entre 1991 et 1998.Les victimes étaient alors des athlètes et M.Charest agissait comme entraîneur de ski alpin au sein de Ski Québec, de l\u2019équipe laurentienne et de l\u2019équipe canadienne junior.Selon le porte-parole du service de police de Mont-Tremblant, huit plaintes à son sujet ont été acheminées.Bertrand Charest est détenu à Saint-Jérôme.Le service de police croit que l\u2019accusé pourrait avoir fait d\u2019autres victimes.La Presse canadienne FSC : le maire de Saguenay s\u2019attaque à une norme approuvée par l\u2019industrie, rappelle Greenpeace ALEXANDRE SHIELDS Le Forest Stewardship Council (FSC) n\u2019est pas une règle «imposée» par les «intellectuels» de Greenpeace, contrairement à ce que prétend le maire de Saguenay, Jean Tremblay.11 s\u2019agit en fait d\u2019une norme internationalement reconnue en matière de saine gestion forestière, rappelle Nicolas Mainville, responsable de la campagne Forêt chez Greenpeace.« Oui, on fait la promotion de cette norme, a-t-il expliqué mercredi.Mais la norme FSC ne provient absolument pas de Greenpeace.Elle a été mise sur pied il y a plus de 20 ans par des entreprises du secteur, des syndicats, des nations autochtones et des groupes environnementaux.» La FSC a ainsi établi des critères à respecter pour les forestières, après des décennies de destruction de vastes étendues de forêts dans plusieurs régions de la planète.Ces critères comprennent notamment le maintien à long terme de la viabilité économique des forêts, le respect de la biodiversité liée aux milieux forestiers, mais aussi des traités internationaux et des droits des peuples autochtones.Ces principes sont reconnus et acceptés un peu partout dans le monde.Au Canada, par exemple, Rona, Home Depot et IKEA exigent de leurs fournisseurs qu\u2019ils respectent la norme FSC.Même chose pour les achats de papier de banques comme la CIBC, RBC et la Scotia.Le hic, c\u2019est que Produits forestiers Résolu a
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