Le devoir, 1 avril 2015, Cahier A
[" Festival d\u2019été de Québec Un budget en hausse pour les Stones Page B 8 fftsaO, Gare à la croissance économique sans emploi, dit l\u2019OCDE Page B1 www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.C V I N° 7 O LE DEVOIR, LE MERCREDI\tAVRIL 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 Grève sociale Les étudiants sont divisés JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des chargés de cours ont assisté sur Theure du dîner mardi à une manifestation étudiante devant TUniversité du Québec à Montréal.Le mouvement étudiant bat de l\u2019aile L\u2019ASSÉ appelle à la révision de sa stratégie et propose le report de la grève à l\u2019automne ISABELLE PARE MARCO EORTIER La révolte étudiante a du plomb dans l\u2019aile et la probabilité d\u2019un printemps chaud est remise en question.A l\u2019injonction réclamée lundi par l\u2019UQAM s\u2019ajoute maintenant un changement,de cap proposé par les instances de l\u2019ASSÉ, qui appellera ce week-end ses membres à songer à la pertinence de reporter sa grève «sociale» à l\u2019automne prochain.Chose certaine, à quelques jours de votes prévus sur la reconduction des mandats de grève, le mouvement étudiant s\u2019interroge et se déchire.Mardi, Camille Godhout, porte-parole de l\u2019Associatioq pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), a confirmé qu\u2019un repositionnement proposé par l\u2019exécutif sera soumis au vote de l\u2019assemblée générale de ses membres, représentant quelque 70 000 étudiants des cégeps et des universités.« On se demande quelle stratégie adopter pour l\u2019avenir.Notre action ne doit pas se limiter au printemps.On veut réellement se faire entendre sur des enjeux de société importants comme l\u2019atteinte aux services sociaux», a dit la porte-parole étudiante.Ave,c force diplomatie, la porte-parole de l\u2019ASSE s\u2019est refusée à parler d\u2019une volte-face et d\u2019un ralentissement du mouvement de protestations.Mais la proposition écrite, dévoilée par Radio-Canada, fait clairement référence à un repli rendu nécessaire par l\u2019incertitude planant sur la reconduction des mandats de grève au sein des associations étudiantes à compter du 7 avril prochain.La proposition fait émerger au grand jour les dissensions qui divisent le milieu étudiant, cer- VOIR PAGE A 8 : ÉTUDIANTS Ecoles Baisse marquée des achats de livres Les sommes prévues ont été utilisées à d\u2019autres fins PHILIPPE OREALI Sept mois après les déclarations du ministre Yves Bolduc sur les achats de livres destinés aux écoles, la controverse s\u2019est envolée, le ministre a plié bagage et la directive ministérielle sur les acquisitions a été annulée.Mais les sommes réservées aux achats de livres semblent avoir malgré tout servi à d\u2019autres fins, a appris Le Devoir.Alors que le printemps donne enfin signe de vie et que la neige disparaît peu à peu des cours d\u2019école, l\u2019Association des libraires du Québec (ALQ) s\u2019inquiète.Un peu partout à l\u2019échelle de la province, les librairies constatent une baisse des acquisitions effectuées par leur clientèle des écoles primaires et secondaires.Une diminution dramatique qui atteindrait plus de 80% par endroits.Comme si les directions de certaines commissions scolaires étaient, en fin de compte, d\u2019accord avec le§ déclarations explosives de l\u2019ex-ministre de l\u2019Education.C\u2019était à quelques jours de la rentrée scolaire, dans le contexte des compressions en éducation.Yves Bolduc, déjà éclaboussé par d\u2019autres controverses, jugeait qu\u2019en période d\u2019austérité, les achats de livres pour garnir les étagères des bibliothèques d\u2019écoles pouvaient attendre.Alors que le gouvernement s\u2019était jusqu\u2019ici engagé à offrir 8,3 millions de dollars par année, en plus d\u2019exiger des commissions scolaires un investissement de 6,7 millions pour les bibliothèques, les achats de livres se retrouveraient désormais inclus dans une enveloppe de 293 millions, incitant de nombreuses commissions scolaires à sabrer les bouquins pour financer d\u2019autres projets.«Il n\u2019y a pas un enfant qui va mourir de ça, parce VOIR PAGE A 8 : LIVRES Aujourd\u2019hui Actualités > Vers une loi fédérale contre les «pratiques culturelles barbares » ?Page A 3 Actualités > Conflit d\u2019intéréts.Fournier accuse le PQ et PKP d\u2019intimidation à l\u2019endroit du jurisconsulte.Page A 2 Le Monde > États-Unis.Devant les pressions, l\u2019Indiana recule sur une loi sur la liberté religieuse jugée discriminatoire.Page B 5 Du nouveau > Un horoscope quotidien dans Le Devoir signé par Marie Servan Turgeon, titulaire d\u2019un doctorat en astrologie de la Bridge Water State University de Cape Cod.Page B 6 7\t,\t_____ Avis légaux.Décès.Horoscope Météo Mots croisés Petites annonces.Sudoku.A4 B4 B6 B6 A2 B4 B2 Halte aux quotas sur les avortements Un groupe de femmes médecins s\u2019élève contre le projet de loi 20 JESSICA NADEAU N e se disant pas satisfait des explications et des « belles paroles» du ministre de la Santé Gaétan Barrette, un groupe de femmes médecins lui demande de s\u2019engager officiellement à retirer les quotas sur les avortements pour assurer «un accès sans limites» à l\u2019avortement.«Si le gouvernement affirme que le projet de loi ne change rien pour les femmes, qu\u2019il s\u2019engage dès maintenant à retirer la notion de limite du nombre d\u2019avortements à un médecin, écrit un groupe de 24 femmes médecins dans une lettre ouverte envoyée au Devoir.Nous demandons que le ministre confirme par écrit qu\u2019il y aura une exemption de quotas pour les interruptions de grossesse dans son projet de loi 20, afin de respecter le droit des femmes à un accès sans limites à l\u2019avortement.» Leur voix s\u2019ajoute à celles de plusieurs groupes qui travaillent dans le milieu de la planification des naissances, dont le Centre de santé des femmes de Montréal qui a sonné l\u2019alerte la semaine dernière, de même qu\u2019à celle du Conseil du statut de la femme (CSE), de la Eédération des femmes du Québec (EEQ), de manifestants qui ont marché dans les rues de VOIR PAGE A 8 : AVORTEMENT DANI POZO AGENCE ERANCE-PRESSE La question de l\u2019accès à l\u2019avortement ne sera pas réglée tant que des quotas existeront, soutient un regroupement de femmes médecins.77831303444814 A 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI I « AVRIL 2015 ACTUALITES ACCES A L\u2019INFORMATION La loi devrait être étendue à d\u2019autres organismes JIM BRONSKILL à Ottawa La commissaire à Tinfor-mation du Canada recommande d\u2019étendre le champ d\u2019application de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information à tous les organismes «qui dépensent l'argent des contribuables ou qui exercent des fonctions publiques» y par exemple: les cabinets ministériels, la Chambre des communes ou le Bureau de régie interne du Parlement.La Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, adoptée il y a 32 ans, s\u2019applique aujourd\u2019hui à environ 250 organismes, rappelle la commissaire, mais plusieurs n\u2019y sont pas assujettis \u2014 notamment le Sénat, le Cabinet du premier ministre, les organismes de soutien administratif des tribunaux, les autorités aéroportuaires, NAV CANADA, le Conseil cana- «II y a eu une érosion constante des droits d\u2019accès à l\u2019information au Canada au cours des 30 dernières années» dien de la magistrature ou encore le commissaire aux conflits d\u2019intérêts et à l\u2019éthique.Dans un rapport spécial déposé mardi au Parlement, la commissaire à l\u2019information du Canada, Suzanne Legault, propose une réforme en profondeur de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, mise en place par les libéraux de Pierre Trudeau le juillet 1983.Elle recommande aussi que les demandes d\u2019accès soient traitées plus rapidement et que les délais supplémentaires soient encadrés de façon plus stricte.Ainsi, Legault recommande que «toute prorogation déplus de 60 jours nécessite l'autorisation de la commissaire à l'information».Des exceptions seraient par ailleurs incluses dans la loi, par exemple pour les fonctions parlementaires des ministres en tant que députés, les documents et les notes personnelles des juges ou certains documents qui pourraient «être soumis au privilège parlementaire».Selon Legault, «la loi, qui devait faire la lumière sur les décisions du gouvernement, est devenue un bouclier contre la transparence et a encouragé une culture du retard».«Il y a eu une érosion constante des droits d'accès à l'information au Canada au cours des 30 dernières années», soutient la commissaire Legault dans son rapport.La Loi sur l\u2019accès à l\u2019information permet à un citoyen \u2014 moyennant 5$ \u2014 de demander à des agences fédérales des documents allant de rapports d\u2019audit à des notes de frais, en passant par des courriels ou des notes internes.Les organismes gouvernementaux doivent fournir les documents dans un délai de 30 jours, ou donner un motif valable pour expliquer tout délai supplémentaire.Plusieurs requérants se plaignent de délais indus avant d\u2019obtenir des documents \u2014 et de documents lourdement ca-viardés lorsqu\u2019ils sont finalement déposés.Par ailleurs, des dizaines d\u2019agences ou organismes liés au gouvernement fédéral ne sont pas as-sujettis à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.Les conservateurs de Stephen Harper avaient promis une réforme de la loi lors de la campagne électorale de 2006, mais ils ont depuis perdu intérêt.Leurs prédécesseurs Brian Mulroney et Jean Chrétien n\u2019avaient pas montré davantage de volonté politique en cette matière.Le président du Conseil du trésor.Tony Clement, ministre responsable de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, a affirmé durant la période des questions que le gouvernement étudierait les recommandations.Le député néodémocrate Charlie Angus a dit voir dans ce rapport une démonstration «accablante» de la culture du secret du gouvernement conservateur.M.Clement a fait valoir le nombre de requêtes traitées par le gouvernement au cours des neuf dernières années, mais sans aborder la qualité de ces interventions ou le temps de réponse.Une coalition de 11 groupes de défense des droits civils, dont l\u2019Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique, l\u2019Association canadienne des journalistes et PEN Canada, a publié un communiqué conjoint exhortant le gouvernement à revoir la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information en fonction des recommandations de Legault.La Presse canadienne MOTS CROISÉS 1\t23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tPernicieuse - Nom générique des corps capables de donner des protons.2.\tDisque solaire - Rouler à vélo.3.\tQui a obtenu réparation - Se soumettre.4.\tReçu - Symbole chimique.5.\tMet des couleurs -Titre ottoman.6.\tChoisit.7.\tÉtendues - Brut.8.\tVoisin de l'anaconda -Discipline scolaire.9.\tTextuel - Gendre de Mahomet.10.\tRisque - Suppression de la voyelle finale d'un mot.11.\tCellules - Conteste.12.\tElle a un noyau - Bois précieux.VERTICALEMENT 1.\tDésolés - Pas bronzé.2.\tEnlevée - Fêlée.3.\tArbitre.Jean-Marc Fournier accuse le Parti québécois d\u2019« intimidation » Le jurisconsulte a commis un acte illégal en acceptant un mandat du gouvernement, réplique Stéphane Bédard MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le gouvernement libéral condamne V«attaque brutale» du Parti québécois contre le jurisconsulte de l\u2019Assemblée nationale, Claude Bisson.Le «parti de M.Péladeau» a «inventé» de toutes pièces un conflit d\u2019intérêts afin de discréditer un avis de l\u2019ex-juge en chef du Québec, a dénoncé le leader parlementaire libéral, Jean-Marc Eournier.A sa demande, M® Bisson a précisé l\u2019obligation imposée aux membres de l\u2019exécutif de placer leurs actifs dans une fiducie sans droit de regard.Le Code d\u2019éthique et de déontologie de l\u2019Assemblée nationale commande à un ministre ou à un premier ministre de s\u2019abstenir de donner une directive à son fiduciaire avant de lui confier ses avoirs, a-t-il souligné dans un avis daté du 10 mars 2015.Le PQ a jeté le doute sur l\u2019impartialité du jurisconsulte Claude Bisson, rappelant que son fils, Alain, a été congédié par Québécor, puis embauché par La Presse.« Vraiment épouvantable», a lancé M.Eournier à l\u2019entrée du caucus des élus libéraux mardi.«Au pays du Parti québécois de M.Péladeau, ça va être la façon dont on [va] se comport[er] face aux institutions et face à ceux qui ne partagent pas le même point de vue», a-t-il poursuivi.Le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, a promis de placer ses actifs dans une fiducie sans droit de regard advenant son élection à la tête du PQ.Il enjoindrait toutefois à son fiduciaire de ne pas vendre ses actions de CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Le Parti québécois mène une « attaque brutale » contre le jurisconsulte de FAssemblée nationale afin de défendre PKP, a dénoncé le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier.Québécor.Lèverait-il cette consigne s\u2019il est élu chef du gouvernement à l\u2019occasion des prochaines élections générales ?Pas sûr.Selon M.Péladeau, M.Bis-son a été «malheureusement instrumentalisé» par le gouvernement libéral.«Je trouve ça tout à fait ridicule», a-t-il dit.Les libéraux «se sont servis du jurisconsulte pour [tenter A']arriver à leurs fins», soit de «mettre dehors» Pierre Karl Péladeau, a dénoncé le chef intérimaire du PQ, Stéphane Bédard.A ses yeux, M.Bisson a commis un acte illégal en acceptant de démêler la définition de «fiducie sans droits de regard» \u2014 une question touchant au premier chef PKP \u2014 à la demande du leader du gouvernement, Jean-Marc Eournier.«Le jurisconsulte est là pour conseiller les députés.Il n'est pas là pour conseiller le gouvernement.Ça, c'est clair.» Québécor à la défense de PKP?M.Eournier a aussi reproché mardi à Québécor d\u2019avoir volé à la rescousse de son «propriétaire», M.Péladeau, qui a été égratigné par l\u2019homme d\u2019affaires Mitch Garber à l\u2019émission Tout le monde en parle dimanche.«Grâce à la vision de Pierre Karl Péladeau, à son sens des affaires et à sa capacité de diriger l'entreprise avec succès.Québécor est aujourd'hui au cœur de l'économie moderne», a indiqué le grand patron du géant des médias, Pierre Dion, par voie de communiqué lundi.«Là, on a une manifestation claire et nette que Québécor est venue à la défense du député de Saint-Jérôme», a soutenu M.Eournier.M.Péladeau a dit mardi ne pas avoir contacté un employé de Québécor \u2014 ou avoir été contacté par l\u2019un d\u2019eux \u2014 depuis le passage de M.Garber sur le plateau de l\u2019émission de Radio-Canada.L\u2019actionnaire de contrôle de Québécor a fait connaître mardi un huitième appui à sa candidature à la chefferie du PQ; celui du député de Richelieu, Sylvain Rochon.La «fougue» de PKP à promouvoir le pays du Québec «contrarie ceux qui nous veulent petits [.] assujettis, muets, fondus dans l'ensemble canadien», a fait valoir le nouvel élu.«Tous les Jean-Marc Fournier de ce monde sont contrariés par cet homme», a-t-il conclu.Le Devoir Plusieurs voyages de la sénatrice Pamela Wallin étaient d\u2019ordre privé, affirme la GRC Ottawa \u2014 La Gendarmerie royale du Canada soutient, dans de nouveaux documents déposés en cour, que la sénatrice suspendue Pamela Wallin a soumis 21 demandes de remboursement de voyage au Sénat pour des séjours privés et professionnels à Toronto et à Guelph.Les enquêteurs tentent d\u2019obtenir un ordre de la cour pour contraindre BMO Nesbitt Burns, Bell Média et l\u2019Université de Guelph à présenter tout document relatif aux dépenses de Wallin.Ces réclamations de Wallin figuraient dans les documents déposés par la GRC au début de mars.Selon ces documents, la sénatrice Wallin a tenté de frauder le Sénat en remplissant 150 demandes de remboursement «suspectes».Selon la GRC, Wallin aurait frauduleusement réclamé, entre le 4 mars 2009 et le 5 septembre 2012, des remboursements de l\u2019ordre de 25 567$ pour des voyages personnels et professionnels à Toronto et à Guelph.Elle aurait déposé des réclamations pour un événement organisé par BMO Nesbitt Burns, huit autres par CTV Globe Media et les 12 dernières par l\u2019Université de Guelph et le collège Humber.Le caporal Rudy Exantus 4.\tAvaler - Asséché.5.\tSe dit d'un nom qui ne varie pas selon le genre - Problème.6.\tEscrimeuse - Prénom de Descartes.7.\tSe dit de la ligne qui suit l'ordre d'ébranlement, dans un tremblement de terre.8.\tIls sont encore jeunes -Fruit aigrelet.9.\tCépage.10.\tBornéo - Privé de liberté.11.\tÉlever à l'égal des dieux - A l'écart.12.\tVadrouilles - Fabriquée en série.1 23456789 1011 12 Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.i Vieux Montréal 514.845.5545 i écrit que «la sénatrice Wallin a déformé la nature» de ces voyages à Toronto lorsqu\u2019elle a été interviewée par un vérificateur externe.Elle a inventé des réunions dont la GRC est capable de déterminer si elles ont vraiment existé.La GRC allègue que les faits reprochés à Wallin constituent un abus de confiance et une fraude dépassant 5000$.Aucune accusation n\u2019a encore été retenue contre l\u2019ancienne journaliste, qui est suspendue du Sénat sans salaire depuis novembre 2013.Aucune des allégations la concernant n\u2019a non plus été prouvée en cour, mais Wallin a déjà remboursé plus de 150 000$ au Sénat.La sénatrice a siégé au conseil consultatif de BMO Nesbitt Burns et au conseil d\u2019administration de CTV Glo-bemedia à titre de directrice indépendante.Elle a été chancelière de l\u2019Université de Guelph, en Ontario.Deux autres sénateurs conservateurs, Mike Duffy et Patrick Brazeau, et un ancien sénateur libéral à la retraite, Mac Harb, ont déjà été accusés d\u2019avoir présenté frauduleusement des demandes de remboursement.Tous trois maintiennent leur innocence.Selon le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, ce scandale soulève des doutes sur le jugement du premier ministre Stephen Harper, qui a nommé y[me Wallin, M.Brazeau et M.Duffy au Sénat.La Presse canadienne SPÉCIALITÉ SOLUTION DU 2821 DERNIER COMMISSION DES INSTITUTIONS Consultation générale Sur le document intitulé « Orientations gouvernementales pour un gouvernement plus transparent, dans le respect du droit à la vie privée et la protection des renseignements personnels » Comment participer *\tOrganismes mémoire écrit *\tCitoyens mémoire écrit ou mtervertior sans mémoire *\tLes mémoires et les demandes d intervention doivent être reçus au plus tard le 14 août 2015 *\tLes auditions publiques auront heu a compter du 1^\" septembre 2015 a l\u2019hôtel du Parlement a Quebec Pour plus de details assnat qc ca M\u2018\"'\u2018AnikLaplanteau418 64T 2722 Numéro sans frais 1 866 DEPUTES (377-8837) Courriel a@assnat qc ca Qiî5ComrTiParlQc E https //fr ca facebook com/AssnatQc ASSEMBLEE MATIOriALE SI.OVEWI4 Boucherie CHARCUTERIE SUOVENIA Joyeuses Pâques! Préparation de commandes spéciales Agneaux de Québec Volailles nourries au ^rain Gamme de viandes fraîches Épicerie fine 3653, BOUL.ST-IAURENT, MTL Tél 514 842 3558 Fax 514 842 3629 Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou devarennes@ledevoir.com http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/ci/mandats/Mandat-31917/index.html LE DEVOIR, LE MERCREDI I^^^ AVRIL 2015 A 3 ACTUALITES Poisson budgétaire Manon CORNELLIER\tW,.' à Ottawa\t.Joyeux 1®'' avril, début officiel de l\u2019année financière des gouvernements fédéral et provinciaux.Malgré un contexte économique souvent difficile, à peu prés toutes les provinces ont réussi à présenter leur budget avqnt cette date, y compris l\u2019Alberta.À Ottawa, en revanche, on invoque l\u2019incertitude provoquée par la baisse du prix du pétrole pour justifier de tramer les pieds.Le gouvernement a pourtant présenté ses crédits principaux avant le l®' mars, comme il se doit.Il n\u2019avait pas le choix s\u2019il voulait obtenir du Parlement les autorisations de dépenser nécessaires pour traverser les prochains mois.Et mardi, il a présenté, encore comme il se doit, les plans et priorités de tous les ministères et organismes fédéraux pour 2015-2016.Le gouvernement a aussi présenté les projets de loi mettant en œuvre ses réductions d\u2019allégements fiscaux pour les familles afin qu\u2019elles puissent en profiter avant les prochaines élections.Les conservateurs savent voir à leurs intérêts.Mais tout cela se fait sans qu\u2019on connaisse le plan d\u2019ensemble.Qu\u2019en est-il du reste de la politique budgétaire, des nouvelles mesures, des prévisions financières et économiques ?C\u2019est motus et bouche cousue.Depuis la reprise des travaux parlementaires, le ministre des Finances, Joe Oliver, s\u2019est presque transformé en courant d\u2019air aux Communes.Il a du temps par contre pour les membres de cercles économiques influents.Ainsi, il sera devant l\u2019Economie Club du Canada, mercredi prochain, pour faire partager ses réflexions avec le gratin de la finance de Toronto.Selon le Globe and Mail, il rencontrerait le lendemain les économistes du secteur privé, un indice que le budget est en préparation.La présentation d\u2019un budget avant le début de l\u2019année financière n\u2019est pas une obligation légale, mais c\u2019est une convention qui s\u2019est imposée depuis plus de 25 ans.Depuis 1990, ce calendrier a été ignoré à seulement quatre occasions, dont deux fois à cause de la tenue d\u2019élections.Toutes les autres années, le budget a été présenté en janvier, en février ou en mars, et non sans raison.Cela rend le processus budgétaire plus cohérent.Il l\u2019est d\u2019autant plus quand le dépôt du budget a lieu avant la fin de février, de manière à coïncider avec la présentation des crédits.Mais voilà, ce processus est devenu un véritable fouillis qui ferait perdre son latin à n\u2019importe qui.Les députés s\u2019y retrouvent difficilement, alors que leur premier devoir est de tenir le gouvernement pour responsable de sa gestion des fonds publics.C\u2019est la raison d\u2019être de la démocratie parlementaire.Le gouvernement affirme fournir toute l\u2019information dont le Parlement a besoin pour autoriser les dépenses, ce qui n\u2019est pas l\u2019avis de ceux qui s\u2019y connaissent.Toutefois, à la décharge des conservateurs, cette érosion de la transparence budgétaire a commencé avant leur arrivée au pouvoir, mais elle s\u2019est aggravée.Le report du budget n\u2019arrange pas les choses, loin de là.Pour approuver l\u2019utilisation des fonds publics, les députés s\u2019appuient sur plus d\u2019un document.Il y a le budget, qui présente les énoncés généraux et les priorités du gouvernement en matière de dépenses et de mesures fiscales.Il y a les crédits, soit le plan détaillé des dépenses, qu\u2019on appelle à Ottawa le «Budget principal des dépenses».Ce sont les crédits que les députés doivent adopter pour que le gouvernement puisse dépenser.Leur présentation doit respecter un calendrier réglementaire, mais pas la présentation du budget.Résultat, les crédits sont généralement présentés avant le budget, ce qui est encore le cas cette année.Cela veut dire que les crédits que les députés voteront ce printemps ne tiennent pas compte de ce qu\u2019annoncera le budget.Ils sont fondés sur les prévisions budgétaires antérieures.Les corrections se feront au fil des demandes de crédits supplémentaires qui sont soumises juste avant l\u2019été et à l\u2019automne.Plus le gouvernement retarde le dépôt du budget, plus il se réserve quelques surprises en vue des élections, mais plus il brouille les cartes pour les parlementaires.Et si le futur budget doit, comme c\u2019est devenu l\u2019habitude, ouvrir la voie à un projet de loi fourre-tout à adopter avant l\u2019été, ce sera le retour en cinquième vitesse du rouleau compresseur.Une fois de plus, le Parlement sera tourné en ridicule.Le gouvernement profite trop de ce brouillard pour vouloir le dissiper.Ce système lui permet d\u2019échapper aux regards inquisiteurs, de mettre des bâtons dans les roues des députés et de ne laisser voir que ce qui sert le parti au pouvoir.Un avantage à ne pas négliger à quelques mois des élections.S\u2019il fallait que le gouvernement reporte la présentation du budget chaque fois qu\u2019il y a de l\u2019incertitude, aucun échéancier ne tiendrait.Si la baisse du prix du pétrole n\u2019a pas empêché l\u2019Alberta d\u2019agir, rien ne freine vraiment Ottawa.À part l\u2019attente de l\u2019embellie.Comme me le confiait Kevin Page, ancien directeur parlementaire du budget et actuel directeur de la Chaire de recherche Jean-Luc-Pé-pin, le report du budget n\u2019est pas vraiment un problème économique, c\u2019est un choix politique.Et c\u2019est particulièrement vrai cette année ! mcornellier@ledevoir.com MARIAGES FORCES ET POLYGAMIE Pas de statistiques disponibles, mais il faut une loi, dit Ottawa MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Le ministre de l\u2019Immigration a été forcé d\u2019admettre mardi que son gouvernement ne détient pas de statistiques quant au nombre de mariages forcés ou précoces, ou de familles polygames au pays.Néanmoins, Chris Alexander insiste pour dire qu\u2019Ottawa doit légiférer contre ces «pratiques culturelles barbares».Début novembre, le gouvernement conservateur a déposé un projet de loi proposant d\u2019expulser les immigrants pratiquant la polygamie et de criminaliser l\u2019organisation de mariages forcés ou celui de mineurs.La polygamie est illégale au Canada et les couples la pratiquant ne sont pas admissibles au pays, a rappelé la néodémocrate Irene Ma-thyssen.Combien de familles ont-elles réussi à déjouer le gouvernement canadien et à immigrer ici ?a-t-elle demandé au ministre Alexander, convoqué en comité parlementaire.«Nous n\u2019avons pas de statistiques précises, évidemment, sur le nombre de personnes qui ont réussi à fournir de fausses informations en venant au Canada en tant qu\u2019immigrants tout en étant dans des relations polygames», a avoué le ministre.Mais il suffit de consulter des intervenants auprès d\u2019immigrants pour savoir que ça existe, a-t-il affirmé.Lui-même a «entendu parler», en parcourant le pays à titre de ministre depuis deux ans, «de douzaines de cas prouvés».Le projet de loi «sur la tolérance zéro face aux pratiques culturelles barbares» permettrait en outre de demander à un juge d\u2019intervenir en amont s\u2019il y a des craintes qu\u2019un individu envoie une personne à l\u2019étranger pour un mariage forcé.Quant au mariage précoce, la loi fédérale serait modifiée pour fixer l\u2019âge minimum pour se marier à 16 ans.Les provinces exigent déjà qu\u2019une personne voulant se marier ait au moins 18 ou 19 ans.Là encore, combien y a-t-il eu de mariages précoces au Canada?Le ministre n\u2019a pas pu fournir de données.«H y a des centaines de cas documentés de mariages à 16 ans, plusieurs centaines à 17 ans, a-t-il dit.Il n\u2019y a pas de cas documentés de mariages à moins de 16 ans, parce que les gens craignent [d\u2019en parler] », a répondu M.Alexander au Devoir à sa sortie du comité.«Mais on sait que ça existe.On sait que les gens sont expatriés du Canada pour subir des mariages précoces.» Et dans les cas de mariages forcés, peu importe l\u2019âge, 16,18 ou 19 ans, «ces gens sont intimidés, forcés par leur famille», a-t-il dénoncé.La néodémocrate Lysane Blanchette-La-mothe a reconnu que le «but du projet de loi peut être louable.[.] C\u2019est sûr qu\u2019un cas de violence contre les femmes, c\u2019est un cas de trop.Et il faut s\u2019y attaquer».Mais la proposition conservatrice «pourrait empirer la situation».En vertu du projet de loi S-7, si une personne Th&\u2018C\\t(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineauinformation économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre)', information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre)', section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs)', Loïc Hamon (cahiers spéciaux)', équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michéle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOCITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien injbrmatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Marie-Lune Houde-Brisebois, Nathalie Eilion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Elorentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim). A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI I^R AVRIL 2015 ACIUAIIIES Pas de grève iminineiite dans le secteur public ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Beaucoup d\u2019eau coulera sous les ponts avant que le Front commun, qui regroupe 400 000 syndiqués du secteur public, menace de faire la grève, si d\u2019aventure il en est ainsi décidé.«Ce n\u2019est pas simple d\u2019aller chercher des mandats de grève quand on représente 400 000 travailleurs», a signalé mardi le président de la FTQ, Daniel Boyer, dans une conférence de presse tenue alors que 2500 délégués syndicaux étaient réunis afin de réfléchir aux moyens à prendre pour bâtir un rapport de force en vue des négociations qui s\u2019amorcent.Lçs conventions collectives des employés de l\u2019État ont pris fin le 31 mars.«On a bien beau dire que les conventions collectives se terminent aujourd\u2019hui [mardi], mais ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on peut déclencher une grève demain matin», a dit le chef syndical qui était accompagné de la porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), Ca-rolle Dubé, et de la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque.«Ce qu\u2019on veut avant toute chose, c\u2019est de négocier de bonne foi», a fait valoir Daniel Boyer.11 est «à peu près impossible» de déclencher une grève ou d\u2019exercer d\u2019autres moyens de pression avant l\u2019automne en raison des différentes étapes qu\u2019il faut franchir : médiation préalable, détermination des services essentiels et obtention des mandats de grève, a-t-il signalé.Un report «jusqu\u2019à l\u2019automne ou jusqu\u2019à l\u2019année prochaine si on continue à négocier de bonne foi, moi, je n\u2019ai aucun problème [avec ça] », a-t-il ajouté.Les propositions patronales ont soulevé «l\u2019indignation » des syndiqués, selon Francine Lévesque.« C\u2019est clair que les gens qu\u2019on représente ont été littéralement insultés par la proposition salariale», a-t-elle souligné, soit le gel des salaires pour les deux premières années des conventions collectives et une hausse de 1 % pour chacune des trois années subséquentes.En dépit de cette indignation, les syndiqués répugnent à faire la grève, tellement qu\u2019il faut faire leur éducation.«Il n\u2019y a pas une grande culture de grève dans le secteur public, a mentionné Carolle Dubé.C\u2019est certain qu\u2019on a un travail d\u2019éducation [à faire].» La dernière fois que les syndiqués du secteur public ont fait la grève, c\u2019est en novembre et en décembre 2005 : une grève rotative de quatre jours,, impliquant un total de 200 000 salariés.A la mi-décembre, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, avait fait adopter une loi spéciale im-posapt les conditions de travail aux employés de l\u2019État.Le Devoir ETUDIANTS SUITE DE LA PAGE 1 tains se félicitant de ce réalignement, d\u2019autres jugeant la stratège de repli de TASSE précipitée.La proposition a notamment mis le feu aux poudres des membres de Printemps 2015, un regroupement qui réunit sous la même bannière différents comités de mobilisation étudiante qui publicisent les actions et manifestations à venir «pour lutter contre l\u2019austérité et les hydrocarbures».«En appelant à la fin de la grève sous prétexte de repli stratégique, l\u2019exécutif cherche à museler une base qui tend de plus en plus à se dérober de sa mainmise», martèle la cçalition, dans un billet intitulé «L\u2019ASSE ne fait pas le printemps», publié sur son site Internet.En entrevue au Devoir, Fannie Poirier, membre de Printemps 2015, a soutenu que «les vraies prises de position collectives vont se faire les 4 et 5 [avril] par les membres.Les syndicats dans la santé et l\u2019éducation se préparent à tenir des votes cette semaine, donc il est trop tôt pour dire comment vont évoluer les choses».«Cette façon de faire n\u2019est certainement pas représentative de la tradition de PASSÉ.C\u2019est totalement prématuré», a-t-elle dénoncé.La ligne dure A l\u2019inverse, d\u2019aufres étudiants, solidaires de l\u2019exécutif de l\u2019ASSÉ, saluent cet appel au recul stratégique, jugé indispensable pour s\u2019assurer d\u2019un appui sans équivoque de l\u2019ensemble des groupes sociaux l\u2019automne prochain.«Seul un front commun nous permettra d\u2019atteindre nos ob-jectijs.Préparons-nous à déployer l\u2019automne prochain un mouvement de grève sans précédent qui s\u2019adressera à chacun de nous en tant que citoyen.ne.s du Québec», affirment les signataires d\u2019une lettre envoyée au Devoir.é François Blais Après avoir proposé l\u2019expulsion de neuf étudiants la semaine dernière, TUQAM a pour sa part opté à nouveau pour la ligne dure lundi en présentant une demande d\u2019injonction permanente visant à ce que «cessent les actes de perturbations illégaux» reprochés à cinq associations étudiantes, alléguant qu\u2019il est «urgent de cesser de mettre en péril la sécurité et la santé des étudiants, professeurs, employés, administrateurs.» Sans appuyer l\u2019injonction visant à piettre fin aux levées de cours, le ministre de l\u2019Éducation, François Blais, s\u2019est réjoui que TUQAM mette ses «ressources» au service des étudiants qui veulent éviter la grève.«Je comprends qu\u2019ils [les dirigeants de TUQAM] essaient de trouver une solution à un problème qui devient de plus en plus lourd», a-t-il réagi mardi.Le ministre a expliqué aux journalistes qu\u2019il s\u2019oppose depuis 20 ans à la pratique permettant à des étudiants de bloquer la tenue de cours dans les cégeps et universités.En 22 ans de carrière à l\u2019Université Laval, il dit avoir vu des étudiants abandonner leurs études après des grèves.«Les grands perdants des grèves étudiantes, c\u2019est toujours les étudiants les plus faibles, ceux qui ont le plus de difficultés, ceux qui ont besoin de toutes les ressources, de tous leurs cours», a ajouté François Blais.Majorité silencieuse et radicalisation Le ministre a répété son souhait de voir la fameuse «majorité silencieuse» mettre fin au mouvement de grève.«Je ne veux pas me poser la question si la démocratie étudiante en ce moment est une véritable démocratie, mais je sais qu\u2019elle fonctionne et que si les étudiants se lèvent et vont voter, je pense bien sûr à la majorité silencieuse, je crois qu\u2019on va se sortir de cette spirale», a-t-il dit.La Fondation 1625, un mouvement antigrève qui avait menacé de poursuivre les cégeps et universités qui ne garantiraient pas l\u2019accès aux cours aux étudiants en cas de perturbations, a applaudi cette prise de position.Mais la «radicalisation» de la direction de TUQAM face au mouvement de grève a rapidement été décriée par les associations étudiantes et certains syndicats enseignants.En après-midi, le Syndicat des professeurs de TUQAM d\u2019ailleurs donné l\u2019aval à deux journées de grève jeudi et vendredi, au terme d\u2019un vote serré, à 173 voix contre 169.La présidente du Syndicat des chargés de cours de TUQAM, Marie Blais, a pour sa part décrié ce «changement de climat» et la surveillance de ses membres par des gardiens de sécurité armés de caméra.«Des agents viennent prendre des notes à nos assemblées! Il y a une radicalisation de la part de la direction qui pourrait jeter de l\u2019huile sur le feu», croit-elle.«Il y a un climat de tension et de peur.L\u2019UQAM a la mémoire courte, car l\u2019institution est née d\u2019un mouvement de contestation étudiant On entend faire respecter notre droit de grève et il n\u2019est pas question d\u2019arrêter les levées de cours», insiste pour sa part Fannie Poirier, de Printemps 2015.Elle aussi croit que ce changement de cap pourrait attiser la colère étudiante.« Cette attitude pourrait au finçl renforcer la révolte.» Du côté de TASSÉ, la réflexion en cours ne signifie pas pour autant l\u2019abandon du mouvement en marche.«Il y a 100 000 personnes qui sont attendues à la manifestation de jeudi, mais nous avons la volonté que ce combat ne soit pas seulement étudiant, mais une lutte sociale large et forte», assure Camille Godbout.Cette grande manifestation rassemblera les grandes centrales sjmdicales, la Ligue des droits et liberté, le FRAPRU, la Coalition Main rouge et plusieurs organismes communautaires.Mêpie si son mouvement est autonome, TASSÉ reconnaît être déjà en discussion avec des syndicats et des groupes communautaires qui fourbissent leurs armes pour une révolte concertée plus tard cet automne contre les diverses mesures d\u2019austérité.Le Devoir AVORTEMENT SUITE DE LA PAGE 1 Montréal le week-end dernier pour l\u2019accès libre à l\u2019avortement, de même qu\u2019aux trois partis d\u2019opposition à Québec qui réclament tous la fin des quotas ou, à tout le moins, des garanties écrites que le projet de loi 20 n\u2019entravera pas l\u2019accès à l\u2019avortement.Un leurre?Catherine Duong est médecin de famille.Elle ne pratique pas d\u2019avortements.Mais elle s\u2019est sentie interpellée par les quotas imposés aux médecins sur le nombre d\u2019interruptions volontaires de grossesse 0VG) décrit dans le projet de règlement afférent au projet de loi 20, comme révélé dans Le Devoir la semaine dernière.«C\u2019est venu de façon spontanée, ra-conte-t-elle en entrevue au Devoir.On était plusieurs femmes médecins, de milieux et de régions différents, nous nous sommes senties interpellées.Oui, nous sommes médecins, mais nous sommes d\u2019abord et avant tout des femmes.Et nous craignons que les femmes ne soient leurrées.Car on le connaît, le projet de loi, et nous savons qu\u2019il est rempli de petits détails et de pièges.» Selon elle, la question de l\u2019accès à l\u2019avortement ne sera pas réglée tant que des quotas existeront.En effet, le ministre Barrette a reconnu que le quota de départ, fixé à 504 avortements maximum par médecin par année, était trop faible.11 Ta donc augmenté à 1008.Les médecins qui en font déjà davantage pourront obtenir une exemption, a-t-il assuré.Mais son attachée de presse, Joanne Beauvais, confirmait au Devoir la semaine dernière qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une «clause grand-père» \u2014 une clause de droits acquis \u2014 et que les jeunes médecins seraient tenus de respecter ce quota, ce qui inquiète au plus haut point les femmes médecins.« Comment peut-on assurer une relève en çAamfmg familial si les quotas demeurent réservés exclusivement aux jeunes médecins?Les nouveaux médecins ne choisiront plus ce champ de pratique, d\u2019autant plus qu\u2019ils seront obligés de faire d\u2019autres activités en cabinet et en établissement.Les médecins qui font actuellement cette pratique vont réduire progressivement leurs heures à cause d\u2019une surcharge de travail résultant du manque de relève.Encore plus inquiétant, la majorité des médecins actuels sont en fin de pratique et 80 % des interruptions de grossesse se font par des médecins omnipraticiens.Ceci signifie clairement que l\u2019accès à l\u2019avortement est compromis», écrivent-elles.« Imbroglios inextricables » Ses propos rejoignent ceux du chef de service de la clinique de planification des naissances du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), le D\"^ Francis Jacot, qui fait partie du groupe ayant sonné l\u2019alerte sur l\u2019imposition de quotas liés à l\u2019avortement la semaine dernière.«Disons que ça va me compliquer la vie comme chef de service pour recruter», affirme-t-il en entrevue mardi.La majorité de ses recrues sont de jeunes médecins de famille qui ont fait leur résidence au département de planification et qui y reviennent par la suite.Qr, ces derniers seront tous soumis aux quotas.Et ce n\u2019est pas que la relève qui sera affectée, déplore le D\"^ Francis Jacot, qui relève en passant que les explications du ministre, la semaine dernière, étaient «confuses et incomplètes».Selon lui, le besoin d\u2019avoir recours à des exemptions pour les médecins qui pratiquent plus de 1008 avortements sera un nouveau casse-tête.«Le D\u2019\u2019 Barrette et le D\u2019\u2019 Couillard ont beau proclamer haut et fort que la loi 20 ne limitera pas l\u2019accès à l\u2019avortement, ils ne nous convainquent pas du tout, nous qui connaissons bien les services.Pour que la loi 20 ne limite pas les médecins de famille qui font des IVG, il faudrait des exemptions et cas particuliers innombrables.Cela mènerait à une situation ingérable et à des imbroglios inextricables.Mais cela, le D^ Barrette ne nous le dira évidemment pas.» Le ministre n\u2019était pas disponible mardi pour répondre aux questions du Devoir.Se référant aux réponses envoyées par courriel la semaine dernière, son attachée de presse s\u2019est Manif nocturne féministe Quelques milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Montréal mardi soir pour dénoncer l\u2019impact des politiques d\u2019austérité sur la vie des femmes et exiger qu\u2019en aucun cas l\u2019accès à l\u2019avortement ne soit restreint.Sur la page Facebook de la manifestation, les organisatrices soutenaient que le projet de loi 20 s\u2019attaque au droit des femmes de disposer de leur corps.Elles affirment que ce sont les femmes qui sont les pr,emières pénalisées par les compressions de l\u2019État.La manifestation a été déclarée illégale par la police de Montréal parce qu\u2019un itinéraire ne lui avait pas été remis.Elle a toutefois été tolérée.Elle se déroulait sans heurts au moment d\u2019écrire ces lignes.Les manifestants s\u2019étaient donné rendez-vous au parc Lahaie, sur le Platpau-Mont-Royal, plutôt qu\u2019à l\u2019habituel parc Émilie-Gamelln.Ce parc a été choisi comme point de ralliement afin de faire un pied de nez aux manifestations contre Tavorte-ment qui se sont déjà déroulées à cet endroit par le passé.Plusieurs participantes brandissaient en début de soirée des cintres en référence aux outils utilisés lors de certains avortements clandestins.«L\u2019avortement selon Barrette», lisait-on sur des panneaux les accompagnant.D\u2019autres agitaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : «Barrette, sors de mes bobettes», «Touche pas à mon IVG».La Presse canadienne contentée de faire parvenir une nouvelle ligne de presse: «Le ministre a été très clair, la semaine dernière [sur le fait] qu\u2019il n\u2019y aura pas de diminution d\u2019accès à ces services découlant du projet de loi 20.» Le Devoir 1^ Lire aussi > Le droit à i'avortement est tou-\" jours compromis! Une lettre ouverte signée par 24 femmes médecins est publiée sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.LIVRES SUITE DE LA PAGE 1 qu\u2019il existe déjà des livres [dans les bibliothèques] .J\u2019aime mieux qu\u2019elles achètent moins de livres.Elles sont déjà bien équipées», avait-il confié au Devoir.Le ministre avait fait marche arrière en exigeant des commissions scolaires qu\u2019elles rétablissent ces fonds distincts.Mais sept mois plus tard, bibliothécaires, commissions scolaires et libraires admettent que ce ne fut pas partout le cas.La semonce du ministre, depuis remplacé par François Blais, n\u2019a pas eu l\u2019effet escompté.D\u2019une région à l\u2019autre, les libraires enregistrent des baisses dans les achats effectués par les commissions scolaires pouvant varier de 20% à 80%, affirme Katherine Éafard, directrice générale de TALQ.«La lettre du ministre s\u2019est rendue dans les mains des directeurs de commissions scolaires, mais pas nécessairement à ceux qui font les achats.Des [bibliothécaires] nous ont dit que l\u2019argent avait été budgété autrement et que malgré la lettre, il n\u2019y aurait pas autant d\u2019achats cette année», dit-elle.La clientèle scolaire forme une part appréciable du marché des livres jeunesse, et l\u2019industrie ne peut se passer d\u2019une telle source de revenus fiable, laisse entendre M\u201c® Eafard.Le pire qui pourrait arriver serait que les baisses dramatiques enregistrées cette année deviennent la norme.Marie-Hélène Charest, la présidente de l\u2019association qui regroupe les bibliothécaires et documentalistes du réseau de l\u2019éducation, partage cette inquiétude.«On est toujours [méfiants] par rapport aux mesures du ministère en matière de livres.Mis à part les huit dernières années, l\u2019historique du financement des bibliothèques scolaires au Québec est loin d\u2019être reluisant Notre système est fragile.Il faut investir des fonds de façon récurrente pour réellement développer la collection d\u2019une bibliothèque», dit-elle.Éa Fédération des commissions scolaires ne nie pas que plusieurs de ses membres aient ignoré, pour cette année du moins, les instructions du ministre.11 s\u2019agissait de la décision «la moins pire» dans le contexte où les commissions ont eu à faire face à des compressions de 150 millions, selon la porte-parole Caroline Lemieux.«Je peux vous garantir que tout l\u2019argent reçu [de Québec] a été dépensé.Dans certains cas, les commissions scolaires ont décidé de diminuer les achats de livres.C\u2019était la décision la moins pire.» La directive concernant le rétablissement des enveloppes est survenue alors que certaines commissions scolaires avaient déjà bouclé leurs budgets, a-t-elle ajouté.Le ministre exige des comptes Alors que les librairies appellent à l\u2019aide, le cabinet du ministre Blais semble peu disposé à se lancer dans un nouveau bras de fer.Depuis août, le ministère a fait «plusieurs appels» pour les inciter à faire l\u2019achat de livres, soutient l\u2019attachée de presse de M.Blais.Un processus de reddition de compte a également été instauré à la suite de la controverse, selon Julie White.«Les commissions scolaires du Québec vont devoir rendre compte [des sommes consacrées aux livres] au moment du dépôt de leur rapport annuel.» Mme White n\u2019a pu dire si les institutions fautives feraient face à une quelconque mesure disciplinaire dans le cas de sommes utilisées à d\u2019autres fins.Impossible de savoir, donc, si elles vont renverser la vapeur Tannée prochaine.Mesures disciplinaires ou non, c\u2019est surtout le rétablissement des budgets qui importe pour les libraires et les éditeurs de livres du Québec.« C\u2019est alarmant de voir que les commissions scolaires se sont fait semoncer au sujet des fonds dédiés et que ça n\u2019a pas été fait.Le ministre s\u2019est engagé à ce qu\u2019il y ait une reddition de compte.Il doit s\u2019assurer que cela se fasse véritablement», estime le directeur général de l\u2019Association nationale des éditeurs de livres, Richard Prieur.Le Devoir Démission du d.g.de la Société du parc Jean-Drapeau Vivement critiqué par l\u2019inspecteur général de Montréal la semaine dernière, le directeur général de la Société du parc Jean-Drapeau, Daniel Blier, a rendu sa démission mardi soir.Blâmé par Denis Gallant pour de nombreuses irrégularités survenues dans l\u2019octroi de contrats, M.Blier avait été désavoué par le maire Coderre, qui avait déclaré la semaine dernière qu\u2019il «n\u2019avaitplus d\u2019affaire /à».Le CA de la Société confiera l\u2019intérim à un directeur de l\u2019organisme, et ce dernier entrera en fonction au cours des prochains jours.L\u2019inspecteur recommande à la Société d\u2019annuler quatre contrats octroyés de gré à gré à l\u2019organisme Quartier international de Montréal.Le Devoir Rectificatif Dans l\u2019éditorial «Le \u201cmarché\u201d», d\u2019Antoine Robi-taille, paru dans Le Devoir du mardi 31 mars, il est écrit que le p.-d.g.de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, recevait de BCE une rente viagère de 9 687 000$ par année.Ce n\u2019est pas le cas.Sa rente est d\u2019un peu plus d\u2019un million de dollars par année.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi a vendredi, 7 h 30 a 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces orgamsations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir me dont le siege soaal est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel me , 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprunene du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qm est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007 "]
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