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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2015-04-11, Collections de BAnQ.

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[" Trente ans plus tard, Jacques Perron sous son jour le plus grave, et le plus intime CUBA - E.-U Rencontre historique au Sommet des Amériques Pages B 4 etc 7 > w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 m ?- LE DEVOIR Vol.C VI 7 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 AVRIL 2015 2,83 $+taxes=3,25 Sondage Léger - Le Devoir Les Québécois condamnent la grève étudiante M m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les étudiants mobilisés contre les mesures d\u2019austérité ne récoltent que 24% d\u2019appui.Ci-dessus, un jeune homme masqué regarde un policier lors d\u2019une manifestation au square Phillips, le 23 mars dernier.Le coup de sonde a été mené avant les événements qui ont eu lieu à l\u2019UQAM mercredi soir.MARCO FORTIER Les Québécois jugent sévèrement les étudiants des cégeps et universités qui ont déclenché la grève.Avant même le saccage de l\u2019UQAM par des étudiants masqués, tard mercredi soir, une majorité sans équivoque de six Québécois sur dix condamnait le mouvement de grève, révèle un sondage Léger mené pour Le Devoir.Ce coup de sonde confirme que le gouvernement Couillard a bel et bien l\u2019appui de la «majorité silencieuse» pour faire son effort d\u2019équilibre budgétaire.Les électeurs appuient certaines des grandes lignes du programme de compressions mis de l\u2019avant par les libéraux: réduction du nombre d\u2019employés de l\u2019État (53% favorables) et modulation des tarifs de garde en fonction des revenus des parents (appui de 48%), notamment.Signe des temps, le nombre d\u2019électeurs qui croient que le gouvernement atteindra l\u2019équilibre budgétaire dès cette année a presque doublé en deux mois, passant de 14% à 27% des répondants.Ce chiffre en apparence banal laisse entrevoir des jours radieux pour les libéraux, qui ont fêté cette semaine leur première année au pouvoir.«Les Québécois sont d\u2019accord avec l\u2019objectif global de l\u2019austérité, dit Christian Bourque, vice-président VOIR PAGE A 10 : GRÈVE Lire aussi > Des étudiants dénoncent un «simuia-cre de démocratie» au cégep du Vieux-Montréal après l\u2019annulation d\u2019un vote.Page A 7 66% La part des répondants qui n\u2019appuient pas les étudiants en grève.Le sondage a été mené avant les événements de mercredi à l\u2019UQAM.Aujourd\u2019hui Culture > Les collégiens récompensent Larry Tremblay.Lorangeraie est couronné par le Prix littéraire des collégiens.Page C 8 Perspectives > Développement durable et mines éphéméres.La relance du Plan Nord est Toccasion de planifier le développement du territoire.Page B1 7\t.w- , Avis légaux.Carrières.Décès Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.C7 C5 C8 D6 C8 D4 politesse, bordel! Au Québec ^\t: - comme ailleur^^ _ .^ les goujats ont la cote i MARCO FORTIER Les Québécois sont-ils des rustres?L\u2019actualité récente donne à penser que le savoir-vivre fout le camp au Québec.Un automobiliste enragé a brandi une scie à chaîne devant une famille à Saint-Jérôme.Des animateurs de radio ont dénigré une jeune manifestante de Québec blessée à la bouche par la police.Dans les classes, les enfants-rois se moquent des enseignants.Prenez le métro et vous verrez à coup sûr une femme enceinte forcée VOIR PAGE A 10 : POLITESSE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dossier > La classe de Madame Guylaine.L\u2019enjeu de la politesse est étroitement lié à celui de l\u2019intimidation.Page A 4 Dans le métro, le régime du chacun pour soi.Les usagers cultivent Tart de ne pas voir.Page A 6 Déclaration de guerre à l\u2019ordre.Une chronique de David Desjardins.Paue B 5 Documentaire Seigneur, mon golfe Kevin Parent interroge la fièvre de l\u2019exploration pétrolière Avec le documentaire L\u2019or du golfe, le réalisateur lan Jaquier tenait à se pencher sur le «mirage» pétrolier, dans un contexte où les projets d\u2019exploration se multiplient au Québec.En compagnie de Kevin Parent, il est aussi allé à la rencontre d\u2019opposants et de partisans de la controversée filière.ALEXANDRE SHIELDS Kevin Parent le dit d\u2019entrée de jeu : il n\u2019est pas un militant écologiste qui se serait donné pour mission de «sauver le monde».S\u2019il a lui-même lancé l\u2019idée d\u2019un documentaire qui se questionne sur «la fièvre du pétrole qui a envahi le Québec», c\u2019est parce qu\u2019il lui semblait essentiel de répondre au discours bien huilé des pétrolières qui promettent depuis des années richesse et em- VOIR page a 10 : SEIGNEUR 514.934.7440 www.equipeburdman.com info@equipeburman.com BRIGITTE I.BURDMAN Courtier Immoblier HERITAGE VOIR N % DES COURTIERS IMMOBILIERS AU CANADA POUR ROYAL LEPAGE VIEUX-MONTREAL I MLS 13130289 I 291 RUE DE LA COMMUNE 0.#32 I 549 000 $! PRÈS DE L\u2019EAU 77831303447915 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 AVRIL 2015 ACTUALITES La commission Gharbonneau tiendra de nouveiies audiences pubiiqnes BRIAN MYLES La commission Charbonneau tiendra une nouvelle ronde d\u2019audiences publiques d\u2019ici quelques semaines pour entendre les personnes à risque d\u2019être blâmées.La commission a coupé la poire en deux dans cette affaire.Cinq parties à risque d\u2019être blâmées, non identifiées, demandaient la tenue d\u2019un buis clos.Elles nient à la commission le pouvoir de les blâmer et mettent en doute la fiabilité de la preuve retenue contre elles.Leur requête a cependant été contestée par des médias, dont Le Devoir, au nom du principe de la publicité des débats judiciaires.La commission tiendra donc des audiences publiques, mais celles-ci seront frappées d\u2019une ordonnance de non-publication jusqu\u2019à la remise du rapport définitif au gouvernement, le 30 novembre.«La demande principale de huis clos est aux antipodes de la publicité des audiences.Il nous faut trouver une mesure équilibrée adaptée à la réalité de notre commission d\u2019enquête qui respecte le plus les droits de chacun », écrivent les commissaires France Cbar-bonneau et Renaud Lacbance dans une décision de 16 pages.Les commissaires insistent sur le caractère exceptionnel de la situation.Ils se disent confrontés à la «vasti-tude » du mandat initial et à l\u2019obligation d\u2019envoyer un préavis de blâme «chaque fois qu\u2019il y avait une possibilité, même minimale, d\u2019en arriver à une conclusion factuelle défavorable».La commission se retrouve devant «un certain paradoxe».La jurisprudence reconnaît le caractère confidentiel des préavis de blâme.France Charbonneau Ces préavis donnent aux parties à risque d\u2019être blâmées dans le rapport définitif le droit d\u2019être entendues à nouveau.Or la jurisprudence reconnaît aussi le principe de la publicité des audiences judiciaires.Une centaine de personnes ou organismes ont reçu des préavis de blâme.L\u2019information n\u2019est pas restée complètement confidentielle.Jean Charest, Nathalie Normandeau, Julie Boulet, Lino Zambito, le PQ et le PLQ sont tous dans la mire de la commission, comme l\u2019ont révélé les médias.Un «halo de lumière» flotte sur les préavis de blâme.Selon la commission, «personne ne peut douter que la preuve à être présentée concerne des personnes morales ou physiques à qui on envisage de reprocher certains agissements».La commission juge exagérée la demande de huis clos des cinq requérants.Comme l\u2019ont plaidé les avocats des médias, la gêne, l\u2019embarras, le malaise et l\u2019atteinte à la réputation ne sont pas des motifs suffisants pour que la justice se fasse derrière des portes closes.La commission se montre toutefois sensible à la position délicate dans laquelle se trouvent les requérants.L\u2019horaire des audiences et le nombre de parties qui demandent à être entendues seront connus à une date ultérieure.La solution mitoyenne retenue par la commission est singulière.Lors de la commission Gomery sur le scandale des commandites, les audiences en préavis de blâme avaient été publiques, sans restriction.Le Devoir AIRFRANCEV^ LA FRANCE EST DANS L'AIR y L W liî f ï 'I A INÇC- >1 OUI A LA HAUTE CUISINE Dégustez des menus élaborés par de grands chefs français étoilés, accompagnés d'une sélection des meilleurs champagnes, vins et fromages.AIRFRANCEKLM AIRFRANCE.CA LE DEVOIR, LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 AVRIL 2015 A 3 ACTUALITES AGENDA Les indiscrétions de Duffy HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Un des documents déposés en cour au procès du sénateur Mike Duffy est son agenda couvrant la période de 2009 à 2012.On y reconnaît la marque du journaliste qu\u2019il a été.Toutes ses activités y sont notées : les gens qu\u2019il rencontre, les sujets qu\u2019il aborde, la température, les restaurants qu\u2019il fréquente, ses indigestions, les comptes qu\u2019il doit payer, les itinéraires qu\u2019il doit suivre.Si ces 232 pages sont parfois fastidieuses à parcourir, on y déniche malgré tout quelques éléments permettant de lever le voile sur les débats qui avaient lieu au sein du caucus conservateur.Petit florilège.24 octobre 2011.Le gouvernement s\u2019apprête à dévoiler la nouvelle distribution électorale.Dans sa version préliminaire, il ne prévoyait aucun nouveau siège au Québec, mais les critiques ont eu raison d\u2019Ottawa.Québec en obtient donc 3 sur 30.MD, comme M.Duffy s\u2019identifie lui-même dans son agenda, écrit: «Réunion spéciale du caucus sur la redistribution.Moins d\u2019une heure.Pas de débat.Vote sur le plan du premier ministre de donner trois sièges de plus au Québec.Trois ou quatre s\u2019y opposent.» Il ne nomme pas les dissidents.7 février 2012.Le gouvernement n\u2019a pas officiellement reporté de 65 à 67 ans l\u2019âge d\u2019admissibilité à la Sécurité de la vieillesse, mais l\u2019idée est lancée.A la réunion du caucus conservateur, ça brasse.« Grosse réaction des députés, écrit Mike Duffy.Ils sont inondés d\u2019appels de personnes âgées préoccupées depuis les commentaires du premier ministre sur la réforme de la Sécurité de la vieillesse.» 17 février 2012.L\u2019agenda de Mike Duffy permet de comprendre le départ précipité d\u2019Angelo Persichilli à titre de directeur des communications de Stephen Harper.Cet ancien journaliste, qui avait eu dans le passé des commentaires durs à propos du bilinguisme, était resté à peine sept mois en poste.Au 17 février 2012, MD note : « Angelo Persichilli appelle.Son médecin dit qu\u2019il devrait démissionner.Trop de stress, sa pression sanguine est à 180, il craint une crise cardiaque.» Il démissionnera six semaines plus tard.(Il sera nommé juge à la citoyenneté l\u2019année suivante.) À l\u2019hiver 2012 toujours, un certain Vikileaks se déchaîne dans la Twittosphère contre le ministre Vie Toews et son projet de loi sur la surveillance Internet.Le 29 février, au caucus, le député et ancien directeur des communications de M.Harper, John Williamson, y va, écrit M.Duffy, d\u2019une «diatribe» contre le projet de loi.Ce projet de loi sera finalement abandonné.15 mai 2012.Mike Duffy a biffé la note, mais elle est bien lisible sous le marqueur.« Caucus sénatorial.Insatisfaction généralisée envers l\u2019incapacité du gouvernement de faire valoir son point de vue dans les médias.» Le Devoir SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le sénateur conservateur suspendu Mike Duffy en compagnie de son avocat Donald Bayne Justin Bieber, un légiste et des dizaines de règles sénatoriales au procès du sénateur Duffy MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Au terme de la première semaine du procès du sénateur Mike Duffy, c\u2019est surtout l\u2019avocat de celui-ci qui aura monopolisé les procédures.En trois jours, Donald Bayne a méticuleusement décortiqué toutes les règles du Sénat pour démontrer qu\u2019elles sont vagues, dans tous les domaines.Celles régissant les allocations de logement, celles pour les indemnités de déplacement, celles entourant l\u2019octroi de contrats aux frais du Sénat; toutes sont si floues qu\u2019un sénateur novice \u2014 comme l\u2019avocat de Mike Duffy aime appeler son client \u2014 pourrait facilement s\u2019y perdre, a martelé Donald Bayne toute la semaine.Après quatre jours d\u2019audiences, le procès du sénateur déchu n\u2019en était encore qu\u2019à son premier témoin vendredi.Pendant plus d\u2019une douzaine d\u2019heures, M® Bayne a invité l\u2019ex-légiste du Sénat Mark Audeent à commenter une à une les règles, directives et politiques sénatoriales des 20 dernières années.Pour plaider, chaque fois, que les gestes reprochés à Mike Duffy \u2014 d\u2019avoir touché injustement des allocations de Ipgement en clamant habiter l\u2019Ile-du-Prince-Edouard, celles de déplacement pour aller voir sa famille ou mener des affaires personnelles, ou de distribuer une multitude de contrats \u2014 n\u2019étaient pas interdits par des politiques qui permettent presque tout.Le procureur de la Couronne, Mark Holmes, a tenté par moments de limiter les envolées de la défense.Mais le juge Charles Vaillancourt a presque toujours permis à M® Bayne de poursuivre son contre-interrogatoire archidétaillé.Quoique même le magistrat, vendredi midi, a semblé un peu exaspéré de voir M® Bayne marteler sans relâche le même argument.«Je ne vais pas m\u2019acharner», a fini par accepter l\u2019avocat.«Je crois que [l\u2019argument] a été amplement ressassé», a rétorqué le juge au quatrième jour de ce procès qui doit en durer 4L Des contrats à qui veut Des 31 chefs d\u2019accusation déposés contre le sénateur, huit portent sur des contrats qu\u2019il aurait octroyés à des proches ou qu\u2019il aurait accordés à deux compagnies créées par un ancien collègue et ami, Gerald Donohue.Ce dernier \u2014 attendu en cour la semaine prochaine \u2014 redistribuait ensuite les fonds pigés dans le budget discrétionnaire du sénateur (un peu plus de 150 000$ par année) à d\u2019autres qui rédigeaient des discours ou menaient des travaux de recherche pour M.Duffy.Certains contrats n\u2019auraient pas produit de résultats tangibles, selon la Couronne.Qr, le Sénat accorde une « discrétion extraordinaire» aux sénateurs, quant aux employés qu\u2019ils recrutent et les tâches qu\u2019on peut leur demander, a argué M® Bayne.«Le sénateur a le droit d\u2019avoir une entière discrétion et un plein contrôle sur le travail» commandé, stipulent les règles sénatoriales citées par l\u2019avocat.Rien n\u2019empêche un sénateur de recruter un employé permanent, un contractuel ou un bénévole, ni de payer une compagnie qui à son tour délègue à des pigistes, a fait valoir M® Bayne en lisant diverses normes du Sénat.Nulle part n\u2019est-il non plus requis de conserver des contrats signés, a noté l\u2019avocat, en prenant soin chaque fois de s\u2019assurer que M.Audeent acquiesce.Question d\u2019honneur Mais le témoin a aussi rappelé que les sénateurs doivent faire preuve de «jugement».Le procureur a d\u2019ailleurs insisté sur cette règle intrinsèque au Sénat.«Les sénateurs agissent sur leur propre honneur et il est présumé que les sénateurs ont agi de façon honorable en menant leurs fonctions administratives », a-fil récité, en lisant à son tour les règles administratives.Un «principe inhérent» au Sénat, a confirmé M.Audeent.«Je ne crois pas que ce soit propre aux sénateurs.Je crois que c\u2019est ainsi que nous menons tous nos affaires.» Lorsque le scandale des dépenses de Mike Duffy et de trois de ses collègues a éclaté au grand jour, plusieurs sénateurs arguaient que la Chambre haute avait toujours fonctionné en se fiant à la «bonne foi» de ses «membres honorables».La Couronne argue que cette affaire relève du «gros bon sens» et que Mike Duffy n\u2019aurait simplement pas dû réclamer toutes ces indemnités.Le procureur a par ailleurs martelé que M.Duffy^n\u2019était pas sopdainement devenu résidant de rile-du-Prince-Edouard \u2014 province qu\u2019il doit habiter pour la représenter \u2014 en étant nommé sénateur.M.Holmes s\u2019en est même remis à Justin Bieber pour illustrer que, si le premier ministre nommait la jeune star de 21 ans au Sénat, il ne serait pas soudainement âgé de 30 ans comme l\u2019exige la Constitution pour une nomination sénatoriale.La cour a bien ri.Et le premier témoin a enfin été remercié.Le Devoir Lire aussi > L\u2019avenir des conservateurs se jouera-t-ii au procès de Duffy?La revue de presse de Brian Myles.Page B 4 Wlnuxa Vivez la différence DEPARTS DE MONTREAL \u2022 UNE SEMAINE \u2022 TOUT COMPRIS f GRAND BAHAMA, LES BAHAMAS Memories Grand Bahama Beach & Casino Resort ****PLUS Surclassement en chambre de luxe \u2022 3,10 et 17 mai PUNTACANA,REP.DOM Memories Splash 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moment de l'impression.Les prix n'incluent pas la contribution des clients au Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages de 1,00$ par tranche de 1 000$ de services achetés.Les taxes locales applicables sont payables à la destination et sont à part (RD 30 $ US).Les taxes locales applicables pour Cuba (25 CUC) sont payées localement jusqu'à la fin du mois d'avril 2015.Ceux qui quitteront Cuba à partir du 1er mai 2015 paieront toutes les taxes à l'avance auprès de Vacances Sunwing.Les vols sont sur Sunwing Airlines ou Travel Service.Le service en vol varie selon l'heure de vol et la destination.Pour les modalités et conditions complètes, veuillez vous référer à la brochure de Vacances Sunwing 2014/2015.Titulaire d'un permis du Québec 111042015 \tIJÉ ¦ ¦\tK vacances SellOffI Communiquez avec une succursale près des chez vous! \u2022\tPointe-Claire: 514-697-5280 940, boulevard Saint-Jean - bureau 22 \u2022\tLoblaws de Brossard: 450-466-0776 1575, avenue Panama \u2022\tMaxi de 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combat constant pour les enseignants, qui rivalisent d\u2019imagination pour l\u2019inculquer aux jeunes ISABELLE PORTER à Québec En milieu scolaire, les professeurs constatent tous les jours l\u2019impact positif des mesures de politesse.Pour eux, c\u2019est un outil de plus afin d\u2019établir une culture du respect, voire de lutter contre l\u2019intimidation.Dans la classe de Guylaine Beaumont, le «vous» n\u2019est pas obligatoire, mais le «madame» est un incontournable.C\u2019est donc «Madame Guylaine» pour tout le monde.«Je suis bien là-dedans», explique-t-elle.«Le \u201cmadame \u201d, ça crée une saine distance.» M™® Guylaine enseigne à l\u2019école primaire Les Sources, un établissement public de la banlieue ouest de Québec.Son groupe de 3® année compte 19 enfants.En 11 ans d\u2019enseignement, elle a laissé les jeunes l\u2019appeler « Guylaine » une seule fois.C\u2019était dans une autre école, avec un groupe de 6® année.«Je l\u2019ai regretté tout de suite et je me suis dit que ce serait la dernière fois, se souvient-elle.On n\u2019est pas des amis.Ils se permettaient des commentaires qu\u2019ils ne se seraient pas permis autrement.» Elle ajoute que les formules de politesse créent plus de respect, «comme chez les adultes», et que les enfants «sont bien là-dedans».Le recours au «madame, monsieur» s\u2019est répandu ces dernières années au niveau primaire, et les répercussions se font sentir jusqu\u2019au secondaire.« Quand les jeunes ont commencé ça en maternelle ou en première année, c\u2019est pas mal intégré à leur arrivée en r''secondaire», remarque Denis Simard, président du Syndicat de l\u2019enseignement de la région de Québec (SERQ).«C\u2019est sûr que ç\u2019a un impact.Je ne dis pas que ça règle tout, mais ça crée une distance.» Lors de la visite du Devoir à l\u2019école les Sources, la classe de M™® Guylaine était en période de morale et la discussion portait sur le thème de l\u2019intimidation.Une fois assis, les jeunes entonnent en chœur un joyeux «Bon après-midi!» et se taisent.L\u2019enseignante explique qu\u2019en cas de conflit, mieux vaut aller «décompresser» plutôt que de se mettre à crier et à insulter.Une fillette lève la main et précise que «si ça vire vraiment en chicane, tu peux aller voir le professeur».La notion de respect est un combat quotidien pour les enseignants, qui rivalisent d\u2019imagination pour l\u2019inculquer aux petits.Sur les murs de la classe, M™® Guylaine a collé des cartons décrivant les règles de vie.«Je lève la main et f attends le droit de parole, peut-on y lire.J\u2019écoute la personne qui parle et je suis attentif au son de la cloche.» Dans certaines écoles, on a implanté un véritable code de politesse, ou code de vie.C\u2019est le cas de l\u2019école Roy-Saint-Louis à Guadeloupe, en Beauce.Le directeur, Simon Eortier, explique que le code a été créé l\u2019an dernier dans la foulée du projet de loi 56 sur la lutte contre l\u2019intimidation.«Quand le projet de loi a été mis en place, on a décidé que ce serait tolérance zéro envers l\u2019intimidation, dit-il.Le code, c\u2019est différentes valeurs et différentes façons de s\u2019exprimer avec les autres.» L\u2019école a aussi mis en place des formulaires de dénonciation dans les classes et sur son site Web.Quatre fois par an, les élèves doivent remplir le formulaire, qu\u2019ils aient quelque chose à dénoncer ou pas.On organise même des activités spéciales pour les motiver.Cette année, par exemple, un élève «top secret» devait réaliser un « défi de politesse ».C\u2019était nouveau, alors les enfants ont «embarqué», explique le directeur.«Ça fonctionne très bien», surtout «les salutations et les remerciements».A Roy-Saint-Louis aussi, on a recourt au «monsieur, madame» sans imposer le «vous», mais c\u2019était déjà en vigueur avant l\u2019entrée en scène du code de politesse.Dans cette école comme ailleurs, on se réjouit des meilleurs rapports profs-élèves, mais «il reste encore du travail à faire pour améliorer le respect entre élèves».Mieux ou pire qu\u2019avant?Enseignante dans une école secondaire privée, Anne-Marie Quesnel a publié un livre sur ces questions en 2013: Parents essoufflés, enseignants épuisés.Elle croit que la situation s\u2019est détériorée avec les années dans le milieu éducatif.«La technologie a changé les rapports humains.Ça fait en sorte qu\u2019on a de moins en moins de décorum.On a voulu que les jeunes soient à l\u2019aise et s\u2019expriment.Je suis d\u2019accord avec ça, mais c\u2019est comme si on avait oublié un peu le \u201ccomment faire \u201d.» M™® Quesnel enseigne depuis plus de 20 ans au secondaire, et elle constate qu\u2019il est plus difficile que jamais d\u2019obtenir le silence en classe: «Avec Facebook et les textos, tout le monde est en vedette tout le temps.Dès qu\u2019il y a une petite émotion, il faut l\u2019exprimer immédiatement.On dirait que nais \\a\tsoKtbvi QotoX'tvee f\tavs tnavvœa ^ ! Lwev cVvex e\\te\t^ S tervxe de \\\tevx tev tevxaav Certaines écoles ont établi leur code de politesse, ou code de vie, dans la foulée du projet de loi 56 sur la lutte contre l\u2019intimidation.les jeunes ont perdu le sens du moment opportun pour s\u2019exprimer.» Elle croit que les codes de politesse ont leurs limites, surtout si les parents ne collaborent pas en matière de discipline.Elle constate, par contre, que le recours au «vous» dans son école est bénéfique.«C\u2019est un bel outil, ça fait en sorte qu\u2019on baigne dans un climat beaucoup plus respectueux.» Or, il y a d\u2019autres règles de bienséance sur lesquelles il faudrait travailler.Comme céder de la place à la personne qui circule en sens inverse dans un corridor.«Je ne compte plus les fois où je me fais accrocher dans le corridor», lance-t-elle.Denis Simard ajoute que le milieu enseignant et les directions ont aussi un devoir de cohérence.«C\u2019est bien beau, les codes de vie et les règles, mais il faut s\u2019assurer de les faire respecter», dit-il en donnant l\u2019exemple de directions qui ne respectent pas les punitions qu\u2019elles ont elles-mêmes annoncées.Dans l\u2019ensemble, les adultes doivent donner l\u2019exemple, ajoute-t-il, notamment dans l\u2019espace public.Il parle du «manque de respect» qui prévaut chez les «fameuses radios de Québec».«Ça, pour moi, c\u2019est plus problématique qu\u2019avant.Les jeunes, ils écoutent ça», se désole-t-il.Il donne aussi l\u2019exemple des échanges à l\u2019Assemblée nationale et du ton qu\u2019utilise le maire de Québec en public.«J\u2019écou- tais hier Régis Labeaume au conseil municipal.Il manque de respect régulièrement envers les gens qui posent des questions.Ce sont des adultes en autorité.S\u2019il y a quelque chose qui a changé en 2015, c\u2019est ça.» Le Devoir Des mots sur les problèmes Sur la rive sud de Québec, l\u2019école secondaire Cham-pagnat a voulu rendre ses élèves plus courtois lorsqu\u2019ils montent dans l\u2019autobus.Une petite vidéo maison illustre ce qui arrive lorsque tous cherchent à s\u2019engouffi'er en même temps dans le véhicule, puis on présente le scénario opposé.«Ça montre les effets posi-tijs d\u2019un comportement courtois.Ça va plus vite et il y a moins de risques de blessures», résume la directrice adjointe aux services éducatifs à la Commission scolaire des Navigateurs (CSDN), Martine Sénéchal.Plusieurs écoles de la CSDN ont des «codes de vie» depuis plusieurs années.Or, voilà que certains établissements poussent la logique plus loin avec des «codes de courtoisie» ou encore des «mois du respect».Comme le souligne M™® Sénéchal, la préoccupation du monde scolaire pour le respect est là depuis toujours et figure même dans l\u2019esprit de la Loi sur l\u2019instruction publique.La différence, selon elle, c\u2019est qu\u2019on met davantage «des mots» sur les problèmes comme «l\u2019intimidation» ou encore la notion de «civisme» qui est de plus en plus mise en avant.Quelques incivilités au quotidien Employés accros au téléphone Jeudi soir, au comptoir d\u2019un restaurant qui sert de la bouffe pour emporter.Le jeune employé derrière le comptoir pitonne sur son iPhone, indifférent à la longue file de clients qui patientent.«Excusez, voulez-vous prendre ma commande?», dit findement un client exaspéré.Une scène semblable s\u2019est répétée l\u2019après-midi dans une pharmacie : deux employées bavardaient dans un coin, leur téléphone à la main, sans s\u2019occuper des clients autour.Allô Houston, ici la Terre, nous avons un problème ! Collisions à l\u2019épicerie Le week-end, certaines épiceries se transforment en derby de démolition.Vous devez d\u2019abord affronter de grosses voitures prêtes à foncer sur vous dans le stationnement.Ben quoi, il faut bien stationner le véhicule.Une fois à l\u2019intérieur, la paix n\u2019est pas encore au rendez-vous: les pilotes des voitures de course continuent de sévir, cette fois au volant de leur panier d\u2019épicerie.Ça joue du coude.Tasse-toi mononcle ! Ils sont pressés de remplir leur panier, mais se réservent le droit d\u2019arrêter n\u2019importe où, même au milieu d\u2019une allée surpeuplée.Et tant pis pour les autres qui cherchent à avancer.La neige fond, les crottes ressortent Chaque printemps, ça recommence.La neige qui fond laisse place à des déchets abandonnés partout en ville.Ou, mieux encore, ,à des crottes de chien qui font clairement sentir leur présence.Etonnant, mais bien vrai: la neige disparaît au retour des beaux jours et ne cachera donc pas éternellement les cadeaux que vous dispersez généreusement durant l\u2019hiver.On ne veut pas savoir ça Dans une petite boutique, une employée parle à sa collègue.Elle déblatère à tue-tête contre la fille de son nouveau conjoint « Une petite mal élevée.Elle vient manger dans le litte et laisse des miettes partout.On est pognés avec elle cette semaine, sa mère est partie en voyage.» Les clients entreraient sous le tapis s\u2019ils le pouvaient, plutôt que d\u2019assister à ce déballage de vie privée qui rend tout le monde mal à l\u2019aise.Marco Fortier JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE DEVOIR DE DÉBATTRE La justice instrumentalisée?Le recours répété au processus de renvoi par nos gouvernements participe-t-il à un détournement de la justice à des fins politiques?Animé par léditorialiste du Devoir, Antoine Robitaille L\u2019Honorable Louis LeBel Juge à la Cour suprême du Canada de 2000 à 2014 Patrick Taillon Professeur agrégé à la faculté de droit de l\u2019Université Laval Manon Comellier Chroniqueuse au Devoir et hlogueuse à l\u2019Actualité Le jeudi 23 avril 2015,19 h Chapelle du Musée de l\u2019Amérique francophone 2 Côte de la Fabrique, Québec Réservez au 418 643-2158 \u2022 Prix : 12$ (amis du musée 10$) m MUSÉE ^ DE L'AMÉRIQUE FRANCOPHONE QsiébecSS LEDEVOIR A 6 LE DEVOIR.LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 AVRIL 2015 LE SAVOIR-VIVRE DANS TOUS SES ETATS I 1 PHOTOS PEDRO RUIZ LE DEVOIR Ne compter que sur soi est le mot d^ordre dans les 71 kilomètres du réseau souterrain.Plus de 600 000 personnes prennent le métro chaque jour, prouvant qu^on peut être seul même entouré d^un demi-million d\u2019individus.Dans le métro, le régime du chacun pour soi MARCO FORTIER CA est une scène 7 comme on en voit tous les jours dans le métro de Montréal: une femme descend Tescalier en portant à bout de bras une poussette où dort un bébé.Personne pour Taider.Les autres passagers font semblant de ne rien voir.«Prendre le métro avec une poussette, c'est un parcours du combattant Si favais le choix, je me déplacerais autrement», dit en soupirant Lætitia Quist, qu'on rejoint sur le quai du métro Place-des-Arts, au centre-ville.Elle est un peu essoufflée en déposant la poussette.Elle porte un sac à dos.Sa fillette dort à poings fermés.«Il faut se débrouiller tout seul dans le métro.J'ai l'habitude.Je ne me plains plus!», ajoute la jeune mère en souriant.Ne compter que sur soi, c'est le mot d'ordre dans les 71 kilomètres du réseau souterrain.Plus de 600 000 personnes prennent le métro chaque jour, prouvant qu'on peut être seul même entouré a Les jeunes hommes jouent avec leur téléphone et ne nous voientpasyy Yves Lajeunesse, un retraité qui se dépiace ientement avec une canne d'un demi-million d'âmes.Plus que tout autre lieu, le métro incarne notre époque où chacun vit son petit bonheur enfermé dans sa bulle, les écouteurs collés aux oreilles.Enceinte et debout Quand elle était enceinte, Lætitia Quist s'est rendue au travail en métro tous les jours de la semaine durant presque huit mois.Elle estime être restée debout la majorité du temps.Læs autres passagers ne la Prendre le métro avec une poussette peut devenir un véritable parcours du combattant.regardaient pas.Ou ne voulaient pas la voir.«Et la plupart des fois où quelqu'un m'a cédé la place pour m'asseoir, c'était une dame qui cédait son siège», dit-elle.Les habitués du métro disent tous la même chose.Les plus individualistes, ceux qui se foutent de tout, qui ferment les yeux en écoutant de la musique avec leurs écouteurs, ce sont les jeunes hommes.«Ils jouent avec leur téléphone et ne nous voient pas», confirme Yves Lajeunesse, un retraité qui se déplace lentement avec une canne.«En général, les gens sont quand même assez polis», ajoute-t-il.«Je dirais plutôt ni polis ni impolis, juste indifférents», nuance Estelle Ventura, une autre jeune maman qui arpente le métro avec une poussette.Avec plus ou moins de joie, selon les jours.«Chacun fait ses affaires sans se préoccuper des autres.Les gens me regardent avec de gros yeux quand ils voient arriver la poussette.Ce n'était pas plus facile quand j'étais enceinte.Personne ne cédait son siège, même si quelqu'un disait: \u201chey, laisse ta place, c'est une femme enceinte ! \" Mes parents, originaires de la République dominicaine, ne s'habituent pas, même après 35 ans ici.Ils espèrent toujours un sourire, un bonjour, un contact visuel avec les autres passagers.Ils sont déçus.» Au moins, ils sont plus chanceux que cet homme qui a eu un malaise la semaine dernière à la station Laurier.Il était étendu par terre sur le quai.Tout le monde l'ignorait.Une passagère qui a été témoin de la scène à partir du quai opposé est intervenue: elle a dû emprunter le passage vers l'autre côté, bousculer des gens et se faire bousculer elle-même, pour aller porter secours au pauvre monsieur.«Je n'en revenais pas de voir tant d'indifférence, dit-elle.Refuser de porter secours à une personne en danger, ce n'est pas rien!» Le Devoir Une histoire de la politesse LAURENT TURCOT Université du Québec à Trois-Rivières « Il n'est pas rare d'entendre que la politesse se perd, que les jeunes d'aujourd'hui n'ont plus, voire n'ont jamais eu, la décence et le savoir-vivre nécessaires pour former une société civile où prime le respect de l'autre.Une question s'impose: à quoi sert la politesse?Y a-t-il des règles universelles à suivre?Qui doit inculquer les règles à la jeune génération?Une première question est à la base de toutes et c'est à celle-ci que les présentes contributions tentent de répondre: d'où vient la politesse?Il s'agit, comme plusieurs des éléments culturels qui fondent l'identité (individuelle et collective), d'une construction historique.«En Europe, on assiste, dès l'époque médiévale, à la publication de traités de cour, qui servent à expliquer les usages à respecter pour le noble qui veut se rapprocher du souverain.Le tout est vite repris au siècle par les nombreux trai- tés de civilité, de savoir-vivre, de politesse et de bienséance qui fixent alors les règles à suivre.Le Québec n'a pas été étranger à ce mouvement: plusieurs ouvrages sont imprimés au XIX^ siècle et au début du XX^ siècle.Pourtant, il ne semble plus, dans notre jeune XXI^ siècle, que cette littérature ait le même statut et le même pouvoir.Peu de textes originaux sont édités et ces quelques traités de civilité sont souvent considérés comme des reliques d'un temps passé.«Au XXI^ siècle, un lieu commun semble s'affirmer, celui qui fait du Québécois un être plus sincère, moins contraint par cet ensemble d'usages qui est vite associé au faux, voire à la pédanterie.Pourrait-on dire pour autant que les Québécois sont moins polis que les Américains, les Britanniques, les Italiens, les Japonais ou les Russes?Le Français qui traverse l'Atlantique pour visiter les « cousins » est souvent frappé par ce qu'il qualifie de \u201cbonhomie\", de \u201csympathie\" ou de \u201cchaleur\" québécoise.Au Québec, affirme-t-on, \u201con ne se prend pas les pieds dans les fleurs du tapis\" ou encore \u201con se présente tel que l'on est\", sans artifice pourrait-on ajouter.Cette idée, du moins historiquement, est loin de se confirmer.On remarque différents niveaux de politesse qui se déclinent en une infinité de codes sociaux.[.] « Le XXI^ siècle est loin d'être un âge de la politesse et du savoir-vivre.Aujourd'hui encore, ce siècle, cette décennie pour être plus précis, incarne la tension entre politesse et impolitesse.Si le courtisan, pour le XVIP siècle, incarne le parangon de la civilité, quelle serait la figure contemporaine du courtisan?L'homme politique?Sans doute pas, car celui qui, d'une extraction populaire, arrive à s'élever jusqu'aux hautes sphères du pouvoir est souvent, malgré son aspect rustre, considéré autant, voire plus, que celui qui est passé par les grandes écoles et qui respecte un code de bonne conduite.« Il devient périlleux d'avancer un modèle unique d'homme honnête aujourd'hui en l'affublant du titre de celui qui maîtrise, contrôle et applique nonchalamment les codes de politesse.En revanche, il est plus aisé de cibler son contraire : l'homme impoli.Une figure semble particulièrement éloquente: \u201cle douchebag\".[.] « La figure du douchebag serait ainsi l'incarnation moderne de l'impolitesse, associée ici au manque de classe, à la vulgarité et à l'animalité.Pourtant, chez d'autres, le douchebag est avant tout un homme qui assume pleinement sa virilité, qui prend la place que l'homme doit avoir dans les relations de couple, celle de l'autorité ou du décideur.Il faudrait ainsi replacer le douchebag dans la construction de la figure de la masculinité.Chose sûre, on est loin du modèle du courtisan du XVIP siècle où le corps, la conversation et les comportements doivent incarner la retenue et l'élégance.« La difficulté à isoler les figures de la politesse vient peut-être de ce que la littérature prescriptive, qui a été un des cadres déterminants de la définition des comportements dans l'espace public et privé, semble, à première vue, avoir perdu ses lettres de noblesse.» Extraits de Une histoire de la politesse au Québec.Normes et déviances, XVIP-XN' siècles, sous la direction de Laurent Turcot et Thierry Nootens, Septentrion, 2015. LE DEVOIR, LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 AVRIL 2015 A 7 ACTUALITES Stagiaires étrangers au Canada : la France veut discuter MELANIE MARQUIS Ottawa envoie un message de fermeture aux jeunes Français en resserrant les critères d\u2019entrée pour les stages en sol canadien, dénonce un représentant de Paris.Frédéric Lefebvre, député des Français à l\u2019étranger, appelle à l\u2019ouverture d\u2019une négociation bilatérale entre les deux pays, assurant que le gouvernement de la France «veut engager des discussions».Sa demande s\u2019ajoute à celle déjà formulée par le gouvernement du Québec dans la foulée des changements apportés au Programme de mobilité internationale (PMI) le 21 février dernier.Souhaitant accorder la priorité aux Canadiens qui sont à la recherche d\u2019un stage ou d\u2019un emploi, Ottawa oblige dorénavant les employeurs du pays à payer des frais de Selon Frédéric 230$ Par\tétranger.Selon M.Lefebvre, ces Lefebvre,\tnouvelles dispositions préoc- cupent les entreprises qui les nouvelles\tveulent offrir à de jeunes Français la chance d\u2019acqué-disposiuons\texpérience de travail oréoccuoent Canada et l\u2019occasion de ^\t^\tpartager leur expertise dans les entreprises\tdes secteurs où celle-ci est reconnue, comme la gastro-qui veulent\tnomie ou l\u2019ingénierie.Il accuse Ottawa d\u2019en-voyer des signaux contra-A 4^\tdictoires en imposant ces \u2022'\tcontraintes tout en vantant Français\tl\u2019accord de libre-échange entre le Canada et l\u2019Union la chance\teuropéenne.\tLe gouvernement québé- (1 acquérir une ggjg partage les préoccupa-tions du député chargé de ^\tdéfendre les interets des eide travail\ttoyens français au Canada et aux Etats-Unis.au Canada\tLes ministres Kathleen Weil et Christine St-Pierre, respectivement à l\u2019Immigration et aux Relations internationales, ont écrit le 26 mars dernier au ministre fédéral de l\u2019Immigration, Chris Alexander, pour lui demander des explications.Les attachés de presse des deux ministres québécoises ont indiqué vendredi que celles-ci n\u2019avaient toujours pas eu de réponse de la part de M.Alexander.Ce dernier n\u2019était pas disponible pour répondre aux questions de La Presse canadienne vendredi, a indiqué son attaché de presse.Kevin Ménard.L\u2019ambassade du Canada en France a tenté de rassurer Frédéric Lefebvre en lui écrivant sur Twitter qu\u2019«ew 2015, le nombre de visas de stages reste inchangé et identique à 2014:4800».Ce à quoi le député a répondu que «les entreprises canadiennes devront démontrer qu\u2019elles n\u2019ont pas de [stagiaires] canadiens avant de prendre un stagiaire français».La Presse canadienne Un « simulacre de démocratie » ?Le vote de grève est annulé au cégep du Vieux-Montréal et un appel au calme est lancé à l\u2019UQAM PHILIPPE OREALI Nouveau coup dur pour la démocratie étudiante.Un vote qui devait se tenir vendredi au cégep du Vieux-Montréal afin de mettre un terme à la grève a finalement été annulé en début d\u2019après-midi, à la suite de ce que certains étudiants de l\u2019établissement ont qualifié de «simulacre de démocratie».Trois jours à peine après un vote marqué d\u2019irrégularités, les étudiants du cégep du Vieux-Montréal étaient en effet de retour en assemblée générale extraordinaire pour se prononcer une fois de plus sur la poursuite ou l\u2019interruption de leur grève.Cette fois-ci, ce sont quelque 450 collégiens qui souhaitaient retourner en classe dès lundi qui ont forcé la tenue d\u2019un vote grâce à une pétition qui a circulé sur Internet au cours des derniers jours.Le vote de reconduction de la grève devait avoir lieu à l\u2019origine mercredi prochain.Or, après plusieurs heures de délibération, l\u2019exécutif de l\u2019association étudiante \u2014 favorable au maintien de la grève \u2014 aurait affirmé devant les étudiants rassemblés qu\u2019il était impossible de voter l\u2019interruption de la grève lors de cette assemblée générale extraordinaire pour des raisons de procédure.Plus tôt, une première motion visant à mettre immédiatement fin à la réunion avait été défaite par une majorité de jeunes présents.«C\u2019est une vraie joke.C\u2019est antidémocratique.L\u2019exécutif va tout faire pour que la grève continue, même si la majorité est contre», a affirmé un étudiant, excédé.Après l\u2019annonce faite par l\u2019exécutif, plusieurs des quelque 900 étudiants rassemblés au cégep ont quitté la salle.L\u2019assemblée a finalement perdu son quorum.Le prochain vote a lieu mercredi.Dans leur pétition, les signataires contestaient la procédure «douteuse» employée pour prolonger la grève, mardi.Rappelons qu\u2019un premier scrutin à main levée avait penché en faveur du retour en classe, tout comme un deuxième compte.Ce n\u2019est qu\u2019au troisième vote, lorsque de nombreux étudiants favorables au retour en classe avaient quitté la réunion, que la reconduction de la grève a été adoptée.«Notre pétition a été acceptée, l\u2019AG a été convoquée, et finalement quand ils [l\u2019exécutif] se sont rendu compte qu\u2019ils n\u2019avaient pas la majorité, après trois heures, on s\u2019est fait dire que la pétition était irrecevable», a indiqué un autre étudiant.Comme plusieurs autres, il n\u2019a pas voulu être nommé, craignant d\u2019être intimidé par des cégépiens progrève.«La démocratie, étudiante, ça marche juste quand ça fait leur bonheur», a ajouté une collègue.Les professeurs de l\u2019UQAM font le point Au même moment, à deux coins de rue de là, le Syndicat des professeurs de l\u2019UQAM (SPUQ) faisait le point sur la situation, quelques heures après que le pavillon DeSève, saccagé pendant la nuit de mercredi, eut rouvert partiellement ses portes.La présidente, Michèle Nevert, a tenu à condamner publiquement les «gestes de vandalisme commis cette JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des étudiants ont fait la file vendredi pour assister à l\u2019assemblée générale au cégep du Vieux-Montréal.semaine, qui éloignent de toute solution basée sur le dialogue», tout en déplorant «les maladresses de la direction dans sa gestion de la situation».Elle s\u2019est toutefois abstenue de demander la démission du recteur Robert Proulx comme l\u2019avait fait la veille un collectif regroupant professeurs, chargés de cours et étudiants, insistant sur l\u2019importance d\u2019«ouvrir le dialogue» entre M.Proulx et les étudiants.Le SPUQ demande à l\u2019UQAM de mettre fin aux menaces d\u2019expulsions, aux injonctions et aux recours à la police.Les étudiants progrève doivent aussi respecter l\u2019issue de votes démocratiques menant à la fin de la grève dans leur faculté, a ajouté la présidente.Alors que certains professeurs contestaient publiquement son leadership, vendredi, la jugeant trop «pro-étudiants», M\u201c® Nevert a estimé avoir toute la latitude nécessaire pour agir.Par ailleurs, quelques centaines de personnes ont une fois de plus manifesté vendredi soir dans le centre-ville de Montréal.«Redonner» le droit de grève Le professeur de droit à l\u2019Université Laval Louis-Philippe Lampron dénonce les «dérapages» observés à l\u2019UQAM et au cégep du Vieux-Montréal, mais juge que le gouvernement libéral de Jean Charest, puis celui de Philippe Couillard ont inutilement mis de l\u2019huile sur le feu en niant le droit de grève des étudiants.Un moyen de pression pourtant implicitement reconnu jusqu\u2019en 2012, dit-il.Dans le contexte actuel, ce droit de grève devrait selon lui être formellement reconnu dans la Loi sur l\u2019accréditation et le financement des associations d\u2019élèves ou d\u2019étudiants, en incluant des balises comme le recours au vote secret.«Il ne s\u2019agit pas de donner un nouveau droit aux étudiants, précise-t-il.C\u2019est de redonner aux étudiants le droit de faire respecter les votes démocratiques, qui leur a été enlevé par les libéraux.» Avec Karl Rettino-Parazelli Le Devoir Le droit de grève étudiant doit être balisé, réitère Carboiineau L\u2019ex-présidente de la CSN et ancienne commissaire de la Commission spéciale d\u2019examen des événements du printemps 2012, Claudette Carbonneau, plaide elle aussi en faveur d\u2019une reconnaissance du droit de grève des étudiants pour dissiper le «flou juridique» actuel.Il s\u2019agit d\u2019une des recommandations formulées par la commission Ménard, mais restée lettre morte depuis.«Le triste spectacle des votes repris à répétition lors de l\u2019assemblée générale des étudiants du cégep du Vieux-Montréal, le recours à des pratiques dilatoires ou pire encore à de l\u2019intimidation illustrent à eux seuls l\u2019intérêt de cette recommandation», fait valoir M\u201c® Carbonneau dans une lettre ouverte.Elle suggère par ailleurs que ce droit soit balisé, notamment par le recours au vote secret.«À trop vouloir contenir toute forme d\u2019opposition efficace, c\u2019est la capacité d\u2019évoluer et d\u2019innover d\u2019une société qu\u2019on finit par atteindre, ajoute l\u2019ex-syndicaliste.Celle-ci emprunte parfois des chemins plus raboteux, qu\u2019il faut avoir la sagesse d\u2019accompagner et de baliser plutôt que de réprimer.» IN Lire aussi > La iettre de l\u2019ex-présidente de \u201d la CSN Claudette Carbonneau, sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.CHEFFERIE DU PQ Martine Ouellet reçoit des appuis chez Option nationale LIA LEVESQUE La candidate à la direction du Parti québécois Martine Ouellet jouit maintenant de l\u2019appui non seulement de l\u2019ancien président d\u2019Option nationale Nie Payne, mais d\u2019une cinquantaine de militants de ce parti, qui apprécient son message clair en faveur de l\u2019indépendance du Québec.M.Payne, qui a lui-même déjà envisagé de se lancer dans la course au leadership du PQ, s\u2019est présenté à la presse, vendredi à Montréal, aux côtés de M\u201c® Ouellet et de quelques-uns de ses militants.Il souligne qu\u2019il appuie M\u201c® Ouellet parce qu\u2019elle propose ce qu\u2019il aurait aimé proposer s\u2019il s\u2019était effectivement lancé dans la course.M.Payne affirme que Martine Ouellet Martine Ouellet détient la clef du rassemblement des forces indépendantistes.M\u201c® Ouellet a précisé qu\u2019elle voulait en effet rencontrer les dirigeants des partis politiques indépendantistes du Québec dès les premières semaines si elle est élue chef.Elle veut également rencontrer les organisations indépendantistes et lancer une campagne permanente de mobilisation pour le pays du Québec.M.Payne demeure toutefois au sein d\u2019Option nationale, au cas où M\u201c® Ouellet ne serait pas élue à la direction du PQ.Et si elle était élue, il appartiendrait alors aux membres d\u2019Option nationale de décider ce qui doit advenir du parti, a-t-il expliqué.La Presse canadienne L\u2019ancien d.g.dn Carnaval se présente pour le PCC Ottawa \u2014 Le premier ministre Stephen Harper n\u2019allait pas au Carnaval de Québec seulement pour le plaisir de faire des galipeftes avec Bonhomme.Le chef conservateur a vraisemblablement fraternisé avec un autre personnage : l\u2019ancien directeur général du rendez-vous hivernal, Jean Pelletier, qui fait le saut en politique avec le Parti conservateur du Canada (PCC).L\u2019ancien grand manitou de l\u2019événement a confirmé vendredi matin qu\u2019il briguerait l\u2019investiture conservatrice dans la circonscription de Beauport-Iimoilou.«Je veux représenter le Parti conservateur, car c\u2019est le seul parti à Ottawa qui fait de l\u2019économie sa priorité absolue, a déclaré M.Pelletier par voie de communiqué./e souhaite servir les gens d\u2019ici au sein d\u2019un gouvernement mené par Stephen Harper, un leader fort et sérieux.» M.Pelletier avait quitté ses fonctions à la direction générale à l\u2019issue de la plus récente édition du Carnaval pour migrer vers un poste de conseiller au sein de l\u2019organisation.La Presse canadienne Trudeau veut de Beaulieu et Fortin aux débats HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le chef libéral Justin Trudeau se mouille.Lors de la campagne électorale de l\u2019automne, il demandera que les chefs du Bloc québécois et de la nouvelle formation Forces et Démocratie soient des débats.Le PLC devient ainsi la première des trois principales formations fédérales à se prononcer sur cette question.«Nous accepterons que les deux chefs soient au débat, a indiqué une source libérale au Devoir vendredi soir.Notre position est simple: si un parti a un député représenté à la Chambre des communes, il a une place à la table des débats.» Cette logique libérale ouvre donc la porte à la présence du chef bloquiste, Mario Beau-lieu, mais aussi du chef de Forces et Démocratie, l\u2019ancien bloquiste Jean-François Fortin.Chaque parti détient deux sièges au Parlement.Un porte-parole bloquiste avait indiqué cette semaine au Devoir que Mario Beaulieu réclamerait de participer autant au débat français qu\u2019anglais.Du côté de Forces et Démocratie, on exigerait, dit-on, seulement une présence en français puisque la formation, qui ne se dit pas souverainiste, ne présentera pas de candidat ailleurs qu\u2019au Québec.Forces et Démocratie a vu le jour en octobre dans la foulée de l\u2019élection de M.Beau-lieu à la tête du Bloc québécois.M.Fortin avait convaincu le néodémocrate Jean-François Larose de se joindre à lui.Présence du Parti vert Cette semaine encore, ni le Parti conservateur ni le NPD n\u2019ont voulu se prononcer sur la composition des débats électoraux.Chez les conservateurs, on fait valoir que la question est prématurée tandis qu\u2019au NPD, on insiste sur le désir de Thomas Mulcair de débattre avec Stephen Harper le plus souvent possible.Avec cette position libérale, il y a donc une possibilité réelle que les prochains débats réunissent six chefs, ce qui serait un record historique.Plus tôt cette semaine, M.Trudeau avait déjà donné formellement son appui à la présence de la chef du Parti vert, Elizabeth May.Il avait expliqué que sa jeune fille regarderait les échanges et qu\u2019il aurait eu de la difficulté à lui expliquer pourquoi il n\u2019y aurait eu que des hommes autour de la table.M\u201c® May avait été écartée des débats de 2011 parce qu\u2019elle n\u2019avait aucun représentant à la Chambre des communes, contrairement à 2008 quand un transfuge avait adhéré à sa formation juste avant la dissolution du Parlement.Le Devoir Arthur Porter invite Stephen Harper à le visiter au Panama Ottawa \u2014 D urant son séjour au Panama pour le Sommet des Amériques, vendredi et samedi, le premier ministre Stephen Harper se rapprochera d\u2019un homme qu\u2019il aimerait bien oublier: Arthur Porter, qui est emprisonné dans ce pays depuis deux ans à la suite d\u2019accusations de fraude.En entrevue avec La Presse canadienne, M.Porter a même invité le premier ministre à lui rendre visite dans sa cellule de la prison Latoya.Celui qui avait été nommé membre du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité par M.Harper a indiqué que le premier ministre serait le bienvenu dans sa cellule pour qu\u2019il soit témoin de ses conditions de détention.M.Porter dit affronter chaque jour plusieurs épreuves, dont la difficulté de trouver de la nourri- ture et de l\u2019eau, a-t-il affirmé pendant la conversation téléphonique, qui était entrecoupée par les cris des autres détenus.L\u2019ancien directeur du Centre universitaire de santé McGill est emprisonné depuis mai 2013 dans ce pays d\u2019Amérique centrale alors qu\u2019il conteste un avis d\u2019extradition au Canada, où il ferait face à des accusations de fraude concernant la construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).Une chute abrupte pour celui qui avait gagné la confiance de nombreux politiciens, dont Stephen Harper.Le premier ministre canadien a d\u2019ailleurs été critiqué pour cette nomination, tout comme celles des sénateurs maintenant suspendus, Mike Duffy, Pafrick Brazeau et Pamela Wallin.M.Harper avait nommé M.Porter au Comité de sur- veillance des activités de renseignement de sécurité en 2008, qui supervise les opérations du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).En tant que membre du CSARS, M.Porter a aussi été assermenté au Conseil privé de la reine, dont il fait toujours partie.Deux ans plus tard, le médecin avait été promu au poste de président du CSARS.Il avait été forcé de quitter son poste en décembre 2011 lorsque des médias avaient révélé que son entreprise avait des liens présumés avec un trafiquant d\u2019armes.Toujours au Panama Après avoir déménagé aux Bahamas, il avait finalement été arrêté avec sa femme Pamela lors d\u2019une escale au Panama.Cette dernière a finalement été extradée au Canada.Depuis son arrestation.M.Porter martèle qu\u2019il n\u2019a eu aucun contact avec les autorités canadiennes et qu\u2019il n\u2019a pas comparu en cour au Panama.M.Porter préfère toutefois rester dans ce pays au lieu de retourner au Canada, où il ne fait plus confiance aux autorités.«Je ne suis pas dans une situation équitable au Canada et je ne souhaite pas être puni [alors que] je ne suis pas coupable.» Avant son arrestation, M.Porter disait être atteint d\u2019un cancer du poumon en phase terminale, lui laissant trois mois à vivre.Aujourd\u2019hui, il affirme avoir réussi à entrer en rémission à l\u2019aide de traitements.Mais son ami le médecin Karol Sikora l\u2019aurait informé que la maladie serait revenue et qu\u2019il lui resterait de six semaines à six mois à vivre.Agence France-Presse A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 AVRIL 2015 ACTUALITES SOCIETE DU PARC JEAN-DRAPEAU Une indemnité de plus de 100 000 $ pour le d.g.JEANNE CORRIVEAU Même si son organisation a été montrée du doigt par l\u2019Inspecteur général le mois dernier, le directeur général de la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD), Daniel Blier, quittera ses fonctions avec une allocation de plus de 100 000$.En vertu d\u2019une entente conclue entre la Société et M.Blier, l\u2019ancien d.g.touchera l\u2019équivalent de neuf mois de salaire, soit 106 818$, en plus des sommes correspondant à ses vacances accumulées et ses vacances de 2015, ainsi qu\u2019un montant de 8545,50$ pour son REER collectif.L\u2019entente, dont certains passages ont été caviardés, évoque le contenu du rapport de l\u2019Inspecteur général et la volonté des deux parties de s\u2019entendre à l\u2019amiable pour «éviter tout litige potentiel».La SPJD s\u2019engage à retenir les services d\u2019une firme de gestion et de transition de carrière au bénéfice de M.Blier, et ce, pour une période maximale de six mois.Elle lui remettra aussi une lettre de recommandation.Irrégularités Rappelons que la direction de la SPJD avait été blâmée par l\u2019Inspecteur général qui, dans un rapport rendu public le mois dernier, avait relevé des irrégularités majeures dans l\u2019octroi de contrats pour le plan Horizon 2017 lié au 375® anniversaire de Montréal.L\u2019Inspecteur général recommandait l\u2019annulation de quatre contrats.Après avoir affirmé publiquement avoir perdu confiance en M.Blier, le maire Denis Coderre avait dit être «fort aise» de la démission du d.g.«Ce n\u2019est que le début», avait-il déclaré.Daniel Blier avait témoigné devant la commission de l\u2019Inspecteur général, présidée par la conseillère Lorraine Pagé, mais comme la rencontre s\u2019était tenue à huis clos, le rôle qu\u2019il avait joué dans l\u2019octroi de contrats n\u2019a jamais été éclairci publiquement.La commission doit déposer son rapport lors de l\u2019assemblée du conseil municipal du 27 avril.Entré en fonction en septembre 2012 comme d.g.de la Société du parc Jean-Drapeau, M.Blier avait auparavant travaillé pour la Société du Vieux-Port.Il remplaçait alors Christian Ouellet qui avait été licencié après la découverte d\u2019importants dépassements de coûts dans le projet de réfection du restaurant Hélène-de-Champlain.Le Devoir CYBERATTAQUE CONTRE TV5MONDE Un avertissement pour l\u2019UE, selon la Commission Bruxelles \u2014 L\u2019attaque informatique contre TV5Monde, Revendiquée par le groupe Etat islamique, est un avertissement pour, l\u2019UE et devrait pousser les Etats et le Parlement européens à s\u2019entendre pour renforcer la sécurité des réseaux, a estimé vendredi la Commission européenne.Les plans d\u2019actions de l\u2019exécutif européen datent de 2010.«La criminalité innove.A l\u2019aide de logiciels malveillants, il est possible de prendre le contrôle d\u2019un grand nombre d\u2019ordinateurs, de trouver des informations sensibles ou de lancer des attaques à grande échelle», avait à l\u2019époque averti Cecilia Malmstrôm, chargée des questions intérieures et de sécurité dans la précédente Commission.Elle insistait alors, sur la mise en oeuvre par les Etats d\u2019une capacité de réaction rapide aux demandes d\u2019aide urgentes en cas de cyberattaque, ainsi que sur le partage des informations.Ses propositions ont été réunies dans une proposition de directive (loi européenne) présentée en 2013.Elles sont depuis bloquées dans les méandres des négociations entre les gouvernements et les députés européens, déplore la Commission.Cette dernière doit adopter à la fin du mois un «ordre du jour sur la sécurité» qui sera consacré notamment à la cy-bersécurité.«L\u2019accent sera mis sur la mise en œuvre des outils existants, y compris le Centre européen sur la cybercriminalité» créé en 2013 au sein d\u2019Europol, a expliqué une source européenne.LUE reste désarmée face aux attaques informatiques.«Les moyens et les mécanismes de sécurité des réseaux et de l\u2019information existants ne sont tout simplement pas suffisants pour suivre l\u2019évolution rapide des changements sur le front des menaces, et pour garantir un niveau commun élevé de protection dans tous les Etats membres», souligne la Commission.L\u2019urgence est l\u2019adoption de «mesures appropriées» pour les réseaux d\u2019énergie et de transports, les administrations publiques et les principaux prestataires de services de la société de l\u2019information (plateformes de commerce électronique, réseaux sociaux, etc.) pour «gérer les risques de sécurité».L\u2019ampleur des attaques informatiques et la découverte des écoutes téléphoniques pratiquées par la NSA, l\u2019agence nationale de la sécurité américaine, ont conduit les institutions européennes à revoir tout leur système de sécurité informatique et la protection de leurs communications.«Il est très difficile de parler de la sécurité, car les hackers cherchent ce genre d\u2019information», a expliqué à l\u2019AFP une source à la Commission européenne.Mais les protections du réseau informatique ont été renforcées, comme les règles d\u2019utilisation de l\u2019Internet.Un réseau de secours a également été installé pour réagir en cas de paralysie totale du système.Des lignes sécurisées ont été mises à la disposition des commissaires gérant des dossiers sensibles, notamment les négociations commerciales, les affaires de concurrence et la diplomatie, a-t-on précisé.Agence France-Presse Mi S SYCPA SEBASTIEN GAYET Les rhinocéros sont très présents dans la fresque des lions de la Caverne du Pont d\u2019Arc.LA GROTTE DE CHAUVET RECONSTITUÉE C\u2019était il y a 36 000 ans ! Pour protéger la grotte de Chauvet-Pont d\u2019Arc, ce trésor de l\u2019humanité, il fallait en faire la réplique.Vingt ans plus tard, le voici enfin accessible.CHRISTIAN RIOUX à Vallon-Pont d\u2019Arc Ce qui frappe d\u2019abord, c\u2019est le silence.Un silence venu du fond des âges.Jamais dans un tel calme, on ne s\u2019attendrait à découvrir un tel scintillement.Car ici tout brille.Comme si des paillettes avaient été répandues sur les murs.Comme si les ocres, les jaunes, les nacres et les noirs encore humides venaient d\u2019être tracés par la main de l\u2019artiste.Un artiste qui imagina ces formes il y a 36 000 ans.Même le préhistorien Jean Clottes, qui fut le premier à authentifier la grotte de Chauvet-Pont d\u2019Arc et qui l\u2019a visitée une centaine de fois, se dit impressionné.La première fois qu\u2019il y est descendu, le 28 décembre 1994, il a découvert les mêmes chatoiements.«C\u2019était l\u2019émerveillement.Tout scintillait.Cette grotte est belle.[.] Ce fut le plus grand choc, la plus grande émotion scientifique de ma vie.Cette émotion, je crois, le public peut aujourd\u2019hui la ressentir.» 20 000 ans avant Lascaux Vingt ans après sa découverte, la plus grande et la plus vieille grotte ornée de l\u2019histoire de l\u2019humanité pourra enfin être contemplée par le public grâce à cette réplique qui sera accessible le 25 avril.Impossible en effet d\u2019ouvrir au public la grotte originale, réservée aux scientifiques, sans détruire ce chef-d\u2019œuvre classé au patrimoine de l\u2019humanité depuis l\u2019an dernier.Il aura fallu 20 ans pour recréer sur 3000m2 les 7500m2 de la grotte qui se trouve à moins de deux kilomètres dans les gorges de l\u2019Ardèche.Plus de 400 artistes, architectes, ingénieurs et techniciens ont dû être mobilisés pour reproduire à l\u2019identique l\u2019essentiel des 1000 figures et 442 représentations animales tracées dans cette véritable cathédrale préhistorique par les premiers artistes de m CAROLE FRITZI Uatelier de Uartiste Gilles Tosello, à Toulouse l\u2019époque aurignacienne.Avec la grotte de Chauvet-Pont d\u2019Arc, «on a découvert que 20 000 ans avant Lascaux [17 000 av.J.-C.], il y avait des artistes qui avaient la même dextérité, qui pratiquaient la perspective, l\u2019estompe et les dégradés », dit Clottes.En contemplant le cerf mégacéros qui orne l\u2019entrée de la grotte, les anthropologues durent se rendre à l\u2019évidence qu\u2019il n\u2019y avait pas eu de lente évolution entre l\u2019art des Aurignaciens (36 000 av.J.-C.) et celui des Solutréens (17 000 av.J.-C.).D\u2019ailleurs, lorsqu\u2019en 1994, Jean Clottes entendit parler de la découverte de trois spéléologues, dont Jean-Marie Chauvet, il n\u2019y croyait pas.« On me disait qu\u2019il y avait des dizaines de rhinocéros alors que dans toute l\u2019Europe, il n\u2019y en avait à l\u2019époque qu\u2019une vingtaine.Je me suis dit: ils exagèrent, ils sont fous!» Pas le moins du monde.Vingt ans après sa découverte, la grotte n\u2019a pas encore livré tous ses secrets.Il faudra encore 10 ou 20 ans pour cela, dit le préhistorien.Récemment, à l\u2019aide d\u2019un logiciel qui accentue les couleurs, on a découvert un lion qui était passé inaperçu.Même chose pour cette soixantaine de signes énigmatiques en forme de «W» que l\u2019on retrouve de fois dans la grotte.«Peut-être des défenses de mammouth vues de face», dit Clottes.Retrouver le geste Pour reproduire à l\u2019identique ces fresques, il fallait faire ap- Abat-jour Illimités LAMPSHADES Obtenez 15% de rabais ! Présentez ce coupon au moment d'un achat ou d'une commande d'un abat-jour au prix régulier.Nul autre rabais ne pourra être consenti.(Valide du 11 avril au Ier août 2015) \u2022\tPlus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022\tLe plus grand choix au Canada.\u2022\tService de recouvrement sur mesure.\u2022\tApportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.\u2022\tDemandez votre carte de membre.Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest (514) 344-8555 \u2022 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca LEDEmm pel à des «faussaires» d\u2019une grande habileté.Alain Dalis a réalisé les deux tiers des panneaux de la réplique du Pont d\u2019Arc.Pour cela, dit-il, il a fallu retrouver les gestes d\u2019origine qui sont vifs, rapides et précis.Il a travaillé avec les matériaux d\u2019origine : oxydes de fer, argiles, charbons de bois, bâtons, petits pinceaux, sans oublier les doigts.«Il a surtout fallu aborder ces dessins avec beaucoup d\u2019humilité, dit-il.Il ne fallait ni déborder ni montrer notre patte.On a aussi voulu rendre la rapidité d\u2019exécution.Souvent ces dessins ont été faits d\u2019un trait.On a voulu retrouver cette assurance.» Pour Dalis, ces artistes ne pouvaient être que des professionnels, des gens dont la spécialité était de peindre.«N\u2019importe qui ne pouvait pas dessiner ça.Ils arrivaient, posaient leurs outils, composaient leurs figures et préparaient la paroi avant de se mettre au travail.Comme n\u2019importe quel peintre.» Devant le panneau des chevaux, les spécialistes se demandent encore s\u2019il s\u2019agit de quatre chevaux différents ou du même cheval en mouvement.Les artistes d\u2019origine ont utilisé au maximum les reliefs et les anfractuosités de la pierre.Même les griffures d\u2019ours qui tapissent les parties inférieures des parois sont intégrées dans certains dessins, pour accentuer une trompe d\u2019éléphant par exemple.Les grands panneaux des chevaux, des lions et des rhinocéros sont certainement les plus impressionnants.Mais certaines figures plus simples fascinent aussi.Comme ce hibou dessiné de dos, mais dont la tête vous regarde.On pense évidemment à Picasso ou à Rio-pelle.Il y a, dans la précision des détails, «une réelle proxi- mité entre l\u2019homme et l\u2019animal», dit Dalis.Même si certaines fresques ont pu être retouchées un millénaire plus tard, Alain Dalis est convaincu qu\u2019un tableau comme celui des lions a été réalisé par le même artiste.« Ce n\u2019est pas un parc de loisirs » Les artisans de la nouvelle Caverne du Pont d\u2019Arc n\u2019ont rien ménagé pour se tenir au plus près de l\u2019original.On y retrouve les mêmes rivières d\u2019ossements d\u2019animaux, les mêmes bivouacs abandonnés, les mêmes parois polies par le passage des ours, la même température (18 degrés), la même humidité et les mêmes odeurs.«Nous aurions pu faire un parc de loisirs.Ce n\u2019est pas ce que nous avons voulu faire», dit Pascal Terrasse, responsable du projet et spéléologue amateur à ses heures.Pour cela, les architectes ont dû créer une véritable ossature de métal sur laquelle a été appliqué du béton.Il n\u2019est pas surprenant que la maîtrise ait été confiée à un bureau d\u2019architectes spécialisé dans les salles de spectacle.Cette réplique est « un véritable décor de spectacle», dit l\u2019architecte clermontois Vincent Speller.Dans ce département parmi les plus isolés de Prance, l\u2019Ardèche, les responsables ont investi 55 millions d\u2019euros (environ 47 000$CAN) et attendent 350 000 visiteurs par an, dont 60 000 enfants.Il serait difficile d\u2019en accueillir plus, car la visite ne se fait que par petits groupes.Pour ceux qui ne pourront s\u2019y rendre, un Chauvet III, virtuel celui-là, circulera bientôt dans les musées du monde entier.Alain Dalis se demande souvent ce qui pouvait inspirer les artistes de cette époque.Les thèses sont nombreuses sur le rôle de ces grottes ornées: lieu d\u2019initiation, de cérémonies religieuses, de préparation à la chasse ou simples abris décorés oû se succédaient les hommes et les ours.«Peut-être ces hommes avaient-ils les mêmes yeux que nous, dit l\u2019artiste.Peut-être ont-ils simplement voulu que nous puissions voir ce qu\u2019ils avaient vu il y a 36 000 ans.» Le Devoir DVoir aussi > Une vidéo de l\u2019Agence Erance-Presse sur la grotte de Chauvet-Pont d\u2019Arc sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocats inc.514.861.0469 LE DEVOIR LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 AVRIL 2015 A 9 ACTUALITES GAZ A EFFET DE SERRE Les émissions québécoises ont reculé de 8 % Le Québec a ainsi dépassé l\u2019objectif qu\u2019il s\u2019était donné dans la foulée du protocole de Kyoto ALEXANDRE SHIELDS Pendant que les émissions canadiennes de gaz à effet de serre ne cessent de croître, le Québec fait bien meilleure figure.Selon les données publiées vendredi par le ministère de rEnvironnement, les émissions de la province ont reculé de 8% depuis 1990.De bons résultats qui pourraient être malmenés si le gouvernement décide d\u2019aller de l\u2019avant avec l\u2019exploitation d\u2019éventuels gisements d\u2019énergies fossiles en sol québécois, selon les écologistes.Le ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel, a rendu public l\u2019inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2012 et leur évolution depuis 1990.L\u2019inventaire indique que les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec ont diminué de 8% par rapport à leur niveau de 1990.Le Québec a ainsi dépassé l\u2019objectif qu\u2019il s\u2019était donné dans la foulée du protocole de Kyoto, soit de réduire ses émissions de GES de 6% par rapport à leur niveau de 1990 en 2012.En 2012, les émissions totales de GES au Québec se chiffraient à 78 millions de tonnes d\u2019éqmva- lent CO^ et les émissions de GES par habitant «ont atteint le plus has niveau observé au Québec», soit 9,6 tonnes d\u2019équivalent CO2, ce qui correspond à une baisse de 20,3% par rapport aux quantités émises en 1990.«La baisse de 8, % des émissions de GES, depuis 1990, est principalement attribuable à la diminution des émissions des secteurs de l\u2019industrie, du chauf- sont la preuve que les actions que nous avons mises en œuvre en matière de lutte contre les changements climatiques portent leurs fruits.Par ailleurs, le Québec est résolument engagé vers l\u2019atteinte de son proàiain objectif celui de réduire ses émissions de GES de 20 % par rapport à leur niveau de 1990, d\u2019ici 2020», a commenté le ministre de l\u2019Environnement.Le gouvernement Couillard mise sur le marché du carbone pour atteindre l\u2019objectif fixé pour 2020 fage résidentiel, commercial et institutionnel et des déchets», a souligné le ministère par voie de communiqué.Le secteur qui produisait le plus de GES en 2012 était celui des transports, avec 44,7% des émissions.Le secteur industriel suivait, au deuxième rang, avec 31,6% des émissions.Le secteur résidentiel, commercial et institutionnel arrivait au troisième rang avec 9,7% des émissions, suivi des secteurs de l\u2019agriculture (8,3%), des déchets (5,5%) et de l\u2019électricité (0,3%).«Ces données encourageantes Incohérence Le gouvernement Couillard mise sur le marché du carbone pour atteindre une bonne partie de l\u2019objectif fixé pour 2020.Les groupes environnementaux s\u2019inquiètent toutefois des impacts sur les émissions de GES qui pourraient résulter de projets d\u2019exploitation pétrolière et gazière en sol québécois.« Cette photo de nos émissions de GES en 2012 ne nous permet pas de conclure que le Québec est sur la bonne voie pour atteindre son objectif de 2020», souligne Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat de,Greenpeace.Equiterre fait également valoir que la vigilance est toujours de mise.Québec doit faire les bons choix pour lutter contre les changements climatiques, ajoute le groupe.Le gouvernement est clairement favorable à l\u2019exploitation du pétrole en sol québécois, et il n\u2019a toujours pas statué sur le développement du gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent.Les évaluations environnementales lancées pour étudier la filière des hydrocarbures semblent indiquer que le Québec se tournera résolument vers l\u2019exploitation dans le cadre de sa future politique énergétique.Le gouvernement Couillard ne cache pas non plus son préjugé favorable envers le projet de pipeline Energie Est.Les libéraux ont d\u2019ailleurs décidé d\u2019écarter la question des impacts environnementaux, dont les émissions de gaz à effet de serre, résultant de l\u2019exploitation du pétrole qui coulera dans le pipeline de TransCanada.Les libéraux ont en outre autorisé la construction de la cimenterie de Port-Daniel sans soumettre le projet au Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement.Avec Karl Rettino-Parazelli Le Devoir ROCKFORD REGISTER STAR, SUNNY STRADER ASSOCIATED PRESS Une tornade fait des dégâts dans l\u2019Illinois Les équipes de secouristes fouillaient les maisons et d\u2019autres structures d\u2019une petite ville du nord de l\u2019Illinois vendredi, où une tornade a fait deux morts et une douzaine de blessés la veille.Des maisons, entre 15 et 20, ont littéralement été arrachées de leurs fondations à Eairdale, a rapporté la chaîne de télévision spécialisée The Weather Channel.Onze personnes ont été transportées à l\u2019hôpital pour des blessures.Selon Matthew Knott, du département des incendies de Rockford, presque tous les bâtiments de la municipalité ont subi des dommages.Toutes les demeures ont été évacuées par mesure de précaution et les résidants étaient privés d\u2019électricité.La Croix-Rouge et l\u2019Armée du salut ont établi un refuge dans une école secondaire.La tornade a frappé Eairdale vers 19 h jeudi.Le mauvais temps qui règne à travers le Midwest a entraîné l\u2019émission de plusieurs alertes aux tornades par le service météo national, qui évoque «une grave menace».ELECTIONS DE L\u2019AUTOMNE 2015 Les conservateurs seront aussi tourmentés par la CSN Le lieutenant de Stephen Harper au Québec, Denis Lebel, qui se plaignait de voir la ETQ le tourmenter lors de la prochaine campagne électorale, aura bientôt un autre joueur majeur du milieu syndical québécois dans son champ de vision: la CSN.Le bureau confédéral de la CSN vient d\u2019approuver un plan d\u2019action en vue de la prochaine campagne électorale fédérale, qui risque lui aussi d\u2019empoisonner l\u2019existence du Parti conservateur.Il est distinct du plan de la ETQ sur certains aspects, mais lui ressemble sur d\u2019autres.Lait à noter, en mars dernier, le ministre Lebel a porté plainte au Commissaire aux élections fédérales contre le plan de la ETQ, parlant d\u2019une «collusion par la ETQ et ses alliés» pour influencer le résultat des élections fédérales du 19 octobre.Le président de la CSN, Jacques Létourneau, a souligné vendredi que son premier front sera celui du syndicat des agents des Services correctionnels, qui compte 6000 membres.Ce syndicat sera actif dans certaines circonscriptions au Québec et en Ontario, particulièrement dans la région de Toronto.Ensuite, comme la CSN représente des syndiqués de Radio-Canada, elle accentuera sa campagne pour un meilleur financement du diffuseur public, frappé par plusieurs vagues de compressions budgétaires.La Presse canadienne Terrorisme: un 2® Montréalais surveillé Un deuxième Montréalais devra porter un bracelet GPS parce que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) craint qu\u2019il ne commette un acte terroriste.Daniel Minta Darko a accepté vendredi matin au palais de justice de Montréal de se soumettre à une série de conditions imposées par les autorités pour une durée d\u2019un an.Il y a deux semaines, un proche de M.Darko, Mérouane Ghalmi, s\u2019est engagé à respecter des conditions semblables.Les deux hommes ne pourront pas communiquer entre eux et devront remettre leur passeport canadien aux forces policières.Ils ne pourront posséder ni utiliser un téléphone cellulaire et devront fournir les mots de passe de tous leurs ordinateurs ou appareils électroniques.Les deux Montréalais ne sont pas formellement accusés et on ignore sur quoi se fondent les craintes des autorités.Le Devoir .GRANDES CONFERENCES '\ti\"\t' I \u2022,\tSUR LES : ' INÉGALITÉS SOCIALES OE SANTÉ ARMINE YALNIZYAN Économiste principale, Centre canadien des politiques alternatives Chroniqueuse des actualités économiques (CBC, Globe and Mail) Bienvenue à tous.La conférence sera présentée en anglais.Les inégalités de revenu et les limites du modèle de soins axés sur le patient Lundi 13 avril 2015 12h15à13h45 Direction de santé publique de Montréal 1301, rue Sherbrooke Est Inscription : www.centrelearoback.ca Une présentation de LÉA-ROBACK CENTRE DE RECHERCHE SPECIALISTES DE LA SANTE Carlos Otero SERVICES OFFERTS Massage suédois Massage clinique de l'abdomen Thérapie sacro-crânienne intégrée PROBLEMES RECURRENTS Migraines Tendinites Mol de dos Stress et tension générale ou spécifique Problèmes de sciatique * * * Reçus d\u2019assurances disponibles * * * Carlos Otero I Massothérapeute Agréé FQM Centre Médical Westmount I Métro Vendôme I 514.503.7726 CHOIX DU CONSOMMATEUR 2015 Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Sondage Léger Marketing : centres et cliniques capillaires Prix d\u2019exœllence Lauréat 2013 attribué à Clinique Santé Capillaire Perte de cheveux Problèmes chroniques de santé et de stress Le choix a été l\u2019unique vraie clinique capillaire professionnelle reconnue avec méthode naturelle à Montréal.514 289-9762 Micheline Grimard infirmière, naturopathe En formation continue, 50 ans d\u2019expérience en santé en 2015.Le CSC : Clinique Santé Capillaire C\u2019est un Concept Santé Complet.pour vous WWW.cliniquesantecapillair e.com MONTREAL Captez l'insatisfaction de votre client avant qu'elle ne se retrouve sur les [médias sociaux] tt Bienvenue dans le nouveau monde du consommateur numériqueHH Jacques Nantel, Ph.d.Chef Intelligence marketing.Léger Professeur titulaire HEC jnantel(5)leger360.conn Christian Bourque VP Exécutif Léger Jean-Marc Leger Président, Léger Conseil stratégique sur mesure www.leger360.com jnnleger(5)leger360.conn cbourque(5)leger360.conn Vos clients sont moins nombreux, dépensent moins qu'avant et reviennent moins souvent.Ils sont plus infidèles, achètent davantage en ligne et malmènent votre réputation sur les médias sociaux.Léger, en collaboration avec l'équipe de Jacques Nantel, a développé une nouvelle technologie de sondage en temps réel.Léger Metrics, vous permettant de réagir plus rapidement, plus efficacement et plus stratégiquement. A 10 LE DEVOIR LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 AVRIL 2015 ACTUALITES GRÈVE Non au registre des armes d\u2019épaule SUITE DE LA PAGE 1 et associé principal chez Léger.Les gens commencent à croire à l\u2019équilibre budgétaire.C\u2019est une indication claire que les libéraux ont une poussée de la majorité silencieuse pour faire le \u201csale boulot\u201d.Si les libéraux atteignent leur objectif ça peut être extrêmement bénéfique pour eux.» Les libéraux de Philippe Couillard maintiennent leur avance dans les intentions de vote, stables autour de 37% depuis la rentrée parlementaire de septembre dernier.Le Parti québécois (PQ) a gagné trois points, à 28%, tandis que la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault a perdu quatre points, à 21%.Québec solidaire, le parti de Françoise David et Amir Khadir, suit avec 10% des voix.Chez les francophones \u2014 qui font et défont les gouvernements au Québec \u2014, le PQ confirme sa vigueur renouvelée, même sans chef, avec 34% des intentions de vote, devant les libéraux, à 27%.Les grévistes au pilori Les étudiants qui ont déclenché la grève recueillent très peu de sympathie au sein de la population.Le mouvement de contestation vise justement à dénoncer les coupes budgétaires, notamment en éducation.Une majorité claire de 66% des répondants s\u2019oppose au mouvement de grève, contre 24% qui l\u2019approuvent.Toutes les tranches d\u2019âge condamnent sévèrement les grévistes, sauf les 18-24 ans qui l\u2019appuient à 47%.Le sondage a été mené du 6 au 9 avril, soit avant le saccage de l\u2019Université du Québec à Montréal G4QAM) par des militants masqués.Fait étonnant, 48% des Québécois s\u2019opposent à la création d\u2019un registre des armes d\u2019épaule par le gouvernement du Québec \u2014 et 41% y sont favorables.Qn entend toujour^ dire que l\u2019enregistrement des armes à feu fait l\u2019unanimité au Québec depuis le massacre de l\u2019École polytechnique, il y a 25 ans.L\u2019Assemblée nationale a voté une motion unanime à cet effet.Mais les électeurs de toutes les régions, sauf Montréal, s\u2019opposent à ce que Québec investisse, 30 millions pour rebâtir le registre des armes d\u2019épaule démantelé par le gouvernement Harper.A Montréal, 50% des répondants approuvent la création d\u2019un registre et 41% s\u2019y opposent, révèle notre sondage Léger.tard le mercredi 8 avril; 1002 adultes québécois ont répondu au questionnaire par Internet.«Les grévistes n\u2019avaient pas l\u2019appui de la population avant même les événements de mercredi soir.Si on sondait à nouveau les gens, l\u2019appui chuterait sans doute, peut-être à 10%, ce serait mon hypothèse», dit Christian Bourque.Si les électeurs condamnent les grévistes, ils n\u2019approuvent pas pour autant la^gestion du conflit par le nouveau ministre de l\u2019Education et de l\u2019Enseignement supérieur, François Blais ; 47% des répondants se déclarent insatisfaits du ministre, contre 22% qui sont satisfaits.M.Blais a succédé le mois dernier à Yves Bol-duc, qui a pris sa retraite de la politique après une année marquée par les controverses.Tous les ministres obtiennent une mauvaise note des électeurs.Pas étonnant, parce que 61% des répondants au sondage sont insatisfaits du gouvernement Couillard, un taux stable par rapport au 62% de février dernier.Plus de la moitié des répondants (54%) affirment que le gouvernement a performé «en deçà de leurs attentes».Gaétan Barrette obtient la pire note parmi les ministres.Près de six électeurs sur dix (58%) se déclarent insatisfait du travail du ministre de Appui aux mesures d\u2019austérité du gouvernement libéral Contrôle des dépenses publiques pour atteindre l\u2019équilibre budgétaire Hausse et modulation des tarifs de CPE Réduction du nombre d\u2019employés de l\u2019État Relance du Plan Nord Réforme de la Santé Source Sondage Leger Le Devoir reaUse en ligne entre le 6 et le 9 avril 2015 auprès de 1002 personnes âgees de 18 ans et plus Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d erreur de plus ou moins 3% dans 19 cas sur 20 la Santé.Une proportion similaire de 62% des répondants est insatisfaite de la réforme de la santé.«Le ton et la manière du ministre Barrette passent mal», dit Christian Bourque.«Ce n\u2019est jamais facile pour un ministre de la Santé.C\u2019est le ministère le plus difficile depuis les 30 dernières années.Il est impossible de satisfaire les Québécois avec une réforme de la santé», ajoute-t-il.Alexandre Cloutier s\u2019impose Fait nouveau, le député et homme d\u2019affaires Pierre Karl Péladeau est perçu par les péquistes comme le candidat le plus apte à développer l\u2019économie et à faire l\u2019indépendance du Québec.Une nette majorité de sympathisants péquistes (59%) considère l\u2019actionnaire de contrôle de l\u2019empire Québécor comme le meilleur chef pour le PQ.Le député Alexandre Cloutier, âgé de 37 ans, s\u2019impose tranquillement comme le deuxième favori de la course à la direction du parti: il a gagné trois points en deux mois (à 13%), tandis que Martine Quellet en a perdu cinq (à 4%).Bernard Drainville, qui tente de se positionner comme le deuxième favori, reste troisième avec 9% d\u2019appuis.Le Devoir Intentions de vote an Qnébec Satisfaits\tinsatisfaits\t\tAujourd\u2019hui\tFévrier 2015 43%\t46%\tPLQ\t37%\t37% 48%\t38%\tPQ\t28%\t25% 53%\t34%\tCAQ\t21%\t25% 30%\t45%\tQS\t10%\t9% 27%\t62%\tAutres\t4%\t4% Source Sondage Leger Le Devo/r realise en ligne entre le 6 et le 9 avril 2015 auprès de 1002 personnes âgees de 18 ans et plus Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d erreur de + ou 3% dans 19 cas sur 20 POLITESSE SUITE DE LA PAGE 1 de se tenir debout sans que quiconque lui cède son siège.N\u2019oublions pas non plus le légendaire manque de courtoisie des automobilistes québécois.Bref, on a parfois l\u2019impression de vivre dans une curieuse époque.L\u2019impression, aussi, que c\u2019était mieux dans le bon vieux temps.Que les gens savaient vivre, dans l\u2019ancien temps.Laurent Turcot sourit quand on lui parle du manque de politesse des Québécois.Ce professeur d\u2019histoire vient de publier Une histoire de la politesse au Québec (Septentrion), un ouvrage collectif qui raconte les hauts et les bas du savoir-vivre en ce pays.Qui, on vit un cycle trouble en matière de bonnes manières, convient-il.Des signaux montrent que l\u2019impolitesse se faufile partout dans nos vies.Mais ça ne veut pas dire qu\u2019on est moins respectueux qu\u2019autrefois, insiste le professeur.Chaque époque connaît ses épisodes d\u2019incivilités.Chacun pour soi Depuis le tournant des années 2000, l\u2019individualisme prend le dessus sur le bien commun, explique Laurent Turcot, attablé dans un café du quartier Vüleray, à Montréal.Qn pense à soi, on se fout des autres.Qn laisse pitou faire ses besoins sur le trottoir et on oublie de ramasser, on laisse la vieille dame traverser toute seule les six voies du boulevard René-Lévesque, on vide le cendrier de la voiture dans le stationnement du centre commercial.Qn peut même considérer la corruption, la collusion et l\u2019évasion fiscale comme une forme «d\u2019impolitesse extrême», fait remarquer Laurent Turcot.Signe des temps, la police et les gouvernements ont réagi en créant des escouades spéciales chargées de démasquer les coquins (comme l\u2019Unité permanente anticorruption et les commissions Charbonneau et Bastarache, entre autres).«Ajoutez à cela qu\u2019au plan politique, on assiste à une judiciarisation des comportements soi-disant déviants», ajoute le professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire des loisirs et divertissements.Les itinérants écopent de contraventions pour avoir flâné sur la voie publique, pour être restés trop longtemps sur le même banc de parc.Et le règlement P-6, bricolé en toute hâte durant le printemps étudiant de 2012, permet à la police de donner une amende de 640$ aux manifestants jugés trop dérangeants.Les gouvernements donnent rarement l\u2019exemple en matière de civisme, note Laurent Turcot : ils recourent abondamment au bâillon pour faire adopter leurs projets de loi (pas très poli de museler l\u2019opposition en coupant court aux débats parlementaires).Et certains élus, appuyés par des animateurs de radio popu- Qu\u2019estce que la politesse ?La politesse est l\u2019action de polir les relations humaines, comme un lubrifiant social.Les premiers traités de politesse en France expliquent aux courtisans comment obtenir des faveurs du roi au Moyen Âge.À partir de la Renaissance, la politesse vise à distinguer l\u2019homme de la bête.Dans les années 60, on assiste à une tentative de démocratisation de la politesse au Québec.La «politesse du cœur» devient plus importante que la bienséance formelle.listes, ont l\u2019insulte facile.C\u2019est payant sur le plan électoral : « Une portion importante de l\u2019électorat aime les politiciens \u201cvrais \u201d, qui emploient un langage populaire.Ce n\u2019est pas pour rien que Denis Coderre roule ses \u201cr\u201d en parlant aux médias et que Régis La-beaume a déjà mangé de la pizza en pleine conférence de presse», dit Laurent Turcot.Les jeunes, ces malappris Une fois que tout cela est dit, en gros, le Québec est aussi poli (et impoli) que les sociétés comparables, souligne le professeur.«Il faut éviter de partir du particulier pour en déduire une généralité.Au Québec, on est extrêmement normés, beaucoup plus que d\u2019autres sociétés en Occident et ailleurs dans le monde», dit Laurent Turcot.«Il faut se rappeler qu\u2019on n\u2019aime pas la chicane.Il n\u2019y a pas beaucoup d\u2019engueulades politiques dans les familles.On dit souvent à la blague que si on pousse un Québécois dans le coin du mur, il va prendre la forme du coin du mur plutôt que de rebondir et frapper.Le Québécois considère qu\u2019il doit s\u2019adapter.C\u2019est peut-être dû à notre passé colonial.Ça serait à évaluer, mais c\u2019est une hypothèse.» De tout temps, et partout en Qccident, on a considéré que la «nouvelle génération » manquait de savoir-vivre.Socrate, Voltaire et Victor Hugo ont tous pesté contre les sales manières des jeunes, note Laurent Turcot.Plus près de nous, un article du Devoir du 21 juillet 1934 démontre que les lamentations sur l\u2019absence de bonnes manières du peuple ne datent pas d\u2019hier.« Or cette agréable, cette jolie qualité : la politesse, il est bien facile de constater qu\u2019elle est chez nous en ce moment en grand péril tout au moins.La vie moderne, ses obligations, ses agitations, ses précipitations, ses nécessités en sont une des causes, battant en brèche toutes les formes courtoises, aimables, délicates, de nos habitudes, de notre langage, et même de nos gestes d\u2019autrefois», a écrit la correspondante du Devoir à Paris.«Allez donc être courtois quand il vous faut prendre d\u2019assaut la plateforme d\u2019un autobus, poursuivait l\u2019article [.].Allez donc être réservé quand il s\u2019agit de pénétrer de vive force dans un wagon du métro déjà beaucoup trop plein.[.] que de sans-gêne et de brutalité ne voit-on pas ! On passe devant son prochain en jouant des coudes et sans l\u2019ombre d\u2019une excuse.On lui laisse retomber une porte sur le nez comme la chose la plus simple du monde.» Sept ans plus tard, en pleine Seconde Guerre mondiale, Léopold Richer, journaliste du Devoir, écrit dans le magazine L\u2019Enseignement primaire: «Nous ne voyons de possibilités d\u2019échapper à un après-guerre plus terrible que le conflit lui-même, que dans une éducation sociale généralisée.[.1 C\u2019est donc vers l\u2019école qu\u2019il faut nous tourner en ces heures graves, car elle possède des méthodes efficaces pour développer chez l\u2019enfant l\u2019homme de demain, le sens social dont l\u2019homme d\u2019aujourd\u2019hui est lamentablement dépourvu.» Escouade des mœurs 11 faut dire que les bonnes manières ont parfois fait défaut de façon criante dans l\u2019histoire du Québec.Qn a vu pire que des jeunes coUés à leur iPhone dans le métro.Prenez par exemple la tradition du charivari, qui a régné au Québec jusqu\u2019au début du XX® siècle: des escouades de justiciers masqués allaient manifester devant la maison de citoyens jugés peu vertueux.La personne soi-disant fautive se faisait sortir de chez elle, attachée à une laisse ou couverte de goudron et de plumes, et pouvait être expulsée du village.À Montréal et à Québec, au XIK® siècle, les pompiers ou de simples citoyens ont même démoli sans préavis des maisons de personnages prétendument obscènes, comme des veuves qui se remariaient trop vite après le décès de leur mari, raconte le professeur René Hardy, de lUniversité du Québec à Trois-Rivières, dans Une histoire de la politesse au Québec.Le charivari devient une sorte d\u2019exutoire dans une société où la déviance aux normes est difficilement tolérée.Les sports professionnels jouent ce rôle de nos jours.Ça brasse dans les gradins dans les sociétés réputées pour X&xr politeness, comme le Royaume-Uni, remarque Laurent Turcot.Les carnavals servent aussi depuis toujours de soupape sociale.Et pas toujours dans le plus grand civisme.Le carnaval de Romans, en France, en février 1580, est cité comme un classique du genre: après deux semaines de festivités, les Ro-manais se sont littéralement massacrés.11 était courant, en France et dans le Québec d\u2019autrefois, que les fêtes tournent au drame, souligne Laurent Turcot.«Il n\u2019était pas rare de voir un individu fraîchement marié perdre la vie lors d\u2019une querelle le soir de ses noces.» Nos enfants ne sont peut-être pas si mal élevés que ça, finalement.Le Devoir UNE HISTOIRE DE , LA POLITESSE AU QUEBEC Normes et déviances du XVIP au XX'= siècle Septentrion 2015 344 pages RAPIDE BLANC DISTRIBUTION Avec lan Jaquier, Kevin Parent a rencontré des gens sceptiques devant les promesses du pétrole.SEIGNEUR SUITE DE LA PAGE 1 plois.Des entreprises qui consacrent en même temps beaucoup d\u2019efforts pour faire taire toute volonté d\u2019opposition.«Je consomme du pétrole.Je le dis et je suis lucide.Mais ce que je n\u2019aime pas, c\u2019est de voir à quel point on infantilise les gens en leur imposant des projets de façon condescendante.Et c\u2019est ce que fai vu des pétrolières, quand elles sont débarquées chez nous», explique l\u2019auteur-compositeur-interprète, qui assure notamment la narration de Uor du golfe.Le réalisateur lan Jaquier, rapidement séduit par l\u2019idée, a consacré près de quatre ans au projet.Le résultat nous transporte au cœur du golfe du Saint-Laurent, où le très hypothétique potentiel pétrolier de la structure Qld Harry fait craindre le pire à plusieurs, et en premier lieu aux Ma-delinots.Après tout, ils seraient les premiers à souffrir des impacts d\u2019une marée noire.Ces insulaires ne sont toutefois pas les seuls à redouter l\u2019implantation de l\u2019industrie de l\u2019énergie fossüe.Le scepticisme est aussi bien présent sur l\u2019île d\u2019Anticosti, de même qu\u2019à Gaspé.Là, les forages menés par Pétrolia font craindre le pire à de nombreux citoyens de la ville.11 faut dire que les travaux d\u2019exploration sont menés à seulement quelques Idlomètres du centre-ville, mais aussi à moins de 350 mètres d\u2019une zone résidentielle.Le forage complété récemment semble d\u2019ailleurs prometteur, ce qui signifie que plusieurs autres pourraient suivre.L\u2019or du golfe donne donc la parole à ces Québécois, plus que sceptiques quant aux promesses de protection de l\u2019environnement répétées par les entreprises du secteur.Mais pour lan Jaquier, diplômé de HEC Montréal, ü importait aussi de remettre en question l\u2019eldorado économique promis par l\u2019industrie.«Nous avons voulu analyser ce qu\u2019on nous promet, par rapport à la réalité.Est-ce que, par exemple, l\u2019Etat a bien fait ses calculs?Est-ce que les revenus espérés pourraient couvrir les coûts sociaux, environnementaux et financiers ?Il est primordial de bien mener cette analyse avant de prendre une décision.Mais j\u2019ai l\u2019impression que nous avons agi de façon précipitée dans le dossier pétrolier.» Car il faut bien le rappeler: aucun gisement pétrolier commercialement exploitable n\u2019a été découvert au Québec, malgré 150 ans d\u2019exploration et des centaines de forages.Professeur au Département de sociologie de l\u2019UQAM, Éric Pineault souligne d\u2019ailleurs à l\u2019écran que les entreprises dites «juniors» ont tout intérêt à entretenir l\u2019idée qu\u2019elles sont sur le point de découvrir un gisement.De cette façon, elles peuvent espérer attirer des investisseurs, ou encore le soutien de l\u2019État.C\u2019est précisément ce qui s\u2019est produit dans le cas d\u2019Anticosti.Question de valeur Pour Jacques Fortin, professeur au Département de sciences comptables à HEC Montréal, ü est en fait loin d\u2019être acquis que le Québec y gagnera au change.Qn ne sait pas, par exemple, quel sera le régime de redevances sur la ressource.À titre de comparaison, dans le cas de l\u2019industrie minière, le Québec a touché l\u2019an dernier des redevances de 23 millions de dollars, alors que la valeur des ressources extraites dépassait les 8 milliards.Pour Kevin Parent, l\u2019illusion du Klondike pétrolier nous fait aussi perdre de vue la valeur des milieux naturels qui seraient menacés en cas d\u2019exploitation.11 cite en exemple le cas du golfe du Saint-Laurent, dont la valeur écosystémique se chiffrerait en milliards de dollars chaque année.«Cet écosystème est très bénéfique pour le Québec, pas mal plus en fait qu\u2019une éventuelle exploitation pétrolière, affirme-t-ü.En plus, le golfe peut être bénéfique à long terme.On n\u2019a donc beaucoup plus à perdre à laisser les pétrolières forer.» Si le fondateur de Pétrolia, André Prouk, estime que le pétrole «peut être le rêve des Québécois», le slameur gaspésien Bübo Cyr juge au contraire que le risque ne vaut pas la peine d\u2019être couru.«Ça me surprendrait qu\u2019on puisse enrichir l\u2019ensemble des Québécois en sacrifiant des portions du territoire.J\u2019aimerais ça que le Québec se reconnaisse comme un tout et n\u2019admette pas qu\u2019une portion du territoire soit sacrifiée au bénéfice de quelques-unes.» Kevin Parent dit avoir beaucoup appris au cours des deux années de tournage de L\u2019or du golfe.Mais il n\u2019en sort pas plus rassuré, bien au contraire.«Souvent, quand on apprend à connaître quelque chose, on s\u2019assouplit.Hélas, après l\u2019expérience du documentaire, il n\u2019y a rien qui m\u2019a mis en confiance par rapport aux pétrolières ni par rapport à nos gouvernements.» Le Devoir L\u2019or du gobe sera présenté au cinéma Excentris dès le 17 avril.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com oo sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundi a vendredi, 7 h 30 a 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Devoir fieni, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir inc dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel inc, 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimene du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n® 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives naüonales du Quebec, 2007 "]
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