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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2015-04-20, Collections de BAnQ.

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[" Industrie de la viande Le virage vers l\u2019autoinspection inquiète Page A 3 La lucrative révolution des drones Page B 5 ?www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C VI N° 8 5 LE DEVOIR, LE LUNDI 20 AVRIL 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 Tragédie migratoire en Europe \u2022O/-.VJ i \u2018\\\\A L\u2019Europe est prise comme ici au port .,\t- Al* GIOVANNI ISOLINO AGENCE ERANCE-PRESSE d\u2019assaut ces derniers jours par des migrants en provenance du continent africain.Si certains réussissent à atteindre la terre ferme, de Messine, en Italie, à la suite d\u2019une opération de secours samedi, d\u2019autres disparaissent en mer.Hécatombe redoutée en Méditerranée Un bateau transportant au moins 700 migrants partis de la Libye fait naufrage OLIVIER BAUBE à Rome Le naufrage d\u2019un chalutier chargé de migrants au large de la Libye ce week-end fait redouter la «pire tragédie» de ce type en Méditerranée, avec au moins 700 disparus présumés, et accentue encore la pression sur l\u2019Europe, qui envisage de convoquer un sommet extraordinaire.Le bilan officiel de ce naufrage, survenu dans la nuit de samedi à dimanche était dimanche soir de 24 morts et 28 rescapés, ont annoncé les gardes-côtes italiens, qui coordonnent les secours.L\u2019Or- ganisation internationale pour les migrations parle plutôt de 49 survivants.Mais le bilan risque d\u2019être beaucoup plus lourd.Des survivants ont fait état de la présence de 700 personnes à bord de ce bateau parti de la Libye en direction de l\u2019Italie.Le parquet de Catane a indiqué qu\u2019un des survivants interrogés avait mentionné la présence de 950 personnes à bord du chalutier, dont une cinquantaine d\u2019enfants et quelque 200 femmes.Originaire du Bangladesh, et transporté à l\u2019hôpital de Catane, il a affirmé que les trafiquants avaient enfermé une grande partie des migrants dans les cales sans possibilité pour eux de s\u2019échapper.Les gardes-côtes italiens ne confirment aucun de ces chiffres, mais précisent que ce chalutier de 20 métrés de long «a la capacité de transporter plusieurs centaines de personnes».L\u2019Union européenne (UE), sommée d\u2019en faire plus depuis des jours et à chaque nouveau drame, a annoncé qu\u2019elle allait réunir ses ministres des Affaires étrangères et de l\u2019Intérieur VOIR PAGE A 8 : MÉDITERRANÉE Lire aussi > Marée inhumaine.Une chronique de François Brousseau.Page B 1 L\u2019expertise pédagogique menacée à la CSDM La Commission scolaire de Montréal s\u2019apprêterait à abolir 30 postes de conseillers pédagogiques PHILIPPE OREALI Québec l\u2019avait interdit, mais la Commission scolaire de Montréal (CSDM) affirme qu elle n\u2019a plus le choix.Pour respecter ses cibles budgétaires, elle s\u2019apprêterait à supprimer 30 des 65 postes de conseillers pédagogiques de son réseau, a appris Le Devoir.En tout, ce sont 49 postes de professionnels qui pourraient être abolis au cours des prochains mois à la CSDM, selon nos informations.En plus des postes de conseillers pédagogiques, des emplois de conseillers en communication ou encore d\u2019archivistes seraient dans la mire de la commission scolaire, de plus en plus désespérée dans sa quête d\u2019économies.Le président du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l\u2019éducation de Montréal (SPPMEM), Michel Mayrand, craint même que le bilan atteigne une centaine de postes de professionnels, à terme.Dans l\u2019immé-diaL c\u2019est toutefois la situation des conseillers pédagogiques qui le préoccupe le plus.«Les conseillers pédagogiques vont être de plus en plus éloignés des écoles, alors que les besoins pour leur expertise se font de plus en plus sentir», dit-il.A raison de deux jours par semaine, chaque école compte actuellement sur l\u2019appui de ces spécialistes de l\u2019éducation, dont le travail consiste à fournir outils et conseils aux enseignants du primaire et du secondaire en ce qui a trait aux différentes méthodes d\u2019enseignement.«Déjà, deux jours, ce n\u2019est pas beaucoup», souligne la présidente de l\u2019Association montréalaise des directions d\u2019établissement scolaire, Hélène Bourdages.«Leur travail est important, car ils accompagnent les projs dans la [transmission] du programme.Ils soutiennent les enfants VOIR page a 8 : CSDM Aujourd\u2019hui Actualités > Un outil pour décoder le budget fédéral.Une étudiante de rUniversité d\u2019Ottav^a lance une campagne pour que les finances publiques soient plus intelligibles pour les citoyens.Page A 2 Société > Téiéphones inteiiigents.Des détecteurs de séismes sans frais.Page A 5 Le Monde > Yémen : ia tension monte entre Riyad et ia rébeiiion.Des affrontements sur le terrain et des raids aériens ont fait 85 morts en moins de 24 heures.Page B1 ê 7\t.w.\t, Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B2 B6 B5 B5 B6 B4 GERALD HERBERT ASSOCIATED PRESS Pour la vie marine, l\u2019ampleur des impacts demeure à ce jour difficile à évaluer.Il y a cinq ans, la marée noire de Deepwater Horizon ALEXANDRE SHIELDS Ce lundi marque le cinquième anniversaire de l\u2019explosion de la plateforme de BP Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique.L\u2019accident provoqua la pire marée noire de rhistoire, avec plus de cinq millions de barils de pétrole brut déversés en dnq mois.Encore aujourd\u2019hui, les impacts sur la vie marine et les communautés côtières sont bien réels.Et pour les écologistes, il s\u2019aÿt d\u2019une sérieuse mise en garde quant aux risques d\u2019ouvrir le golfe du Saint-Laurent aux pétrolières.C\u2019est une fuite de gaz survenue dans la soirée du 20 avril 2010 qui provoqua l\u2019explosion fatale, qui tua 11 des 115 travailleurs qui s\u2019activaient au-dessus du puits d\u2019exploration Macondo, situé à 1500 mètres sous la surface.Deux jours plus tard, la plateforme louée par BP coule au fond du golfe, où elle se trouve toujours.Pendant ce temps, le flot de pétrole qui s\u2019échappe du puits prend des proportions majeures.On parle alors de plusieurs, milliers de barils de pétrole par jour.A peine dix jours après l\u2019explosion, les premières plaques de pétrole atteignent les côtes de Louisiane, l\u2019Etat le plus durement touché par la marée voir page a 8 : DEEPWATER P«INT CHAUD Voyage au bout de la vie Le journaliste Héctor Tobar relate l\u2019histoire des 33 mineurs chiliens coincés sous terre pendant 69 jours en 2010 CAROLINE MONTPETIT Les mineurs y pensaient, leurs femmes y pensaient, leurs enfants aussi.Et un jour, c\u2019est arrivé.La montagne, qui grondait depuis toujours au point qu\u2019on disait qu\u2019elle était vivante, s\u2019est effondrée.Avec 33 hommes, employés de la mine de cuivre de San José, au Chili, dessous.L\u2019histoire, survenue en 2010, a fait le tour du monde.Héctor Tobar, qui est l\u2019invité du Festival littéraire Metropolis bleu cette semaine, a rencontré chacun des 33 mineurs qui ont passé 69 jours sous terre et en a fait un livre, qui vient d\u2019être traduit en français : Les 33, La fureur de survivre, paru chez Belfond.Un véritable thriller.Durant les dix-sept premiers jours, les mineurs n\u2019ont eu aucun contact avec le monde extérieur, coupés qu\u2019ils étaient par une falaise abrupte qui bloquait l\u2019accès à la sortie, cinq kilomètres plus loin.Ils sont sous l\u2019équivalent d\u2019un édifice de 40 étages, «un Himalaya in- VOIR page a 8 : MINEURS Lire aussi > La 17^ édition de Metropoiis Bieu.Un festival multi-mots.Page B 7 Héctor Tobar 77831303442417 A 2 LE DEVOIR LE LUNDI 20 AVRIL 2015 ACTUALITES Mike Duffy était appelé à la rescousse des députés JENNIFER DITCHBURN à Ottawa Il semble que le sénateur suspendu Mike Duffy était perçu comme un atout par plusieurs conservateurs, selon des documents rendus publics dans le cadre de son procès.Au moins 74 députés \u2014 anciens et actuels \u2014 ont demandé à l\u2019ancien journaliste de faire des apparitions à des événements, d\u2019enregistrer des messages pour leurs partisans et même de les suivre en campagne électorale.M.Duffy aurait travaillé pour dqs conservateurs de rOntarjo, de la Nouvelle-Ecosse et de rile-du-Prince-Edouard \u2014 avec un succès mitigé puisque plusieurs d\u2019entre eux ont perdu leurs élections.Le sénateur suspendu aurait notamment aidé à cinq reprises le ministre actuel de l\u2019Emploi et de la Réforme démocratique, Pierre Poilievre.Le journal de Mike Duffy, rédigé entre 2009 et 2012, montre le statut de célébrité dont il bénéficiait au sein de son parti quand il était encore dans ses bonnes grâces.Ces écrits sont utilisés en preuve pour son procès.M.Duffy fait face à 31 chefs d\u2019accusations de fraude, d\u2019abus de confiance et de corruption.L\u2019avocat de M.Duffy, Donald Bayne, plaide que de telles activités partisanes faisaient partie de ses fonctions de sénateur.M® Bayne a insisté sur le fait que le Parti conservateur avait encouragé sa participation à ces nombreux événements.Il a présenté notamment une photo de M.Duffy et du premier ministre Stephen Harper, sur lequel ce dernier le décrivait comme un «bon journaliste et un bon sénateur».M.Harper avait en outre remercié le sénateur à l\u2019époque, qui était «l\u2019une de [sqs] meilleures nominations».À l\u2019été 2009, M.Duffy avait pris part à dix événements politiques en dix-huit jours dans deux provinces et un territoire.Sentiment de trahison Le temps qu\u2019il avait passé à voyager et à travailler pour ses collègues conservateurs explique probablement pourquoi le parti avait d\u2019abord défendu le sénateur lorsque le scandale des dépenses du Sénat avait éclaté.La direction du parti avait même accepté de payer ses frais d\u2019avocats au début des procédures.Son historique de travail partisan peut aussi démontrer pourquoi il s\u2019était senti trahi lorsqu\u2019il avait été exclu du caucus conservateur en mai 2013 eL plus tard, suspendu du Sénat.«Je n\u2019ai jamais reçu une seule note du comité des finances du Sénat, ni du leadership qui suggérait que quelque chose ne tournait pas rond avec mes voyages.En fait, ceux qui sont de l\u2019autre côté se rappelleront combien de fois le premier ministre m\u2019a louangé pour tout le voyagement que je faisais», a-t-il déclaré devant le Sénat en octobre 2013.Bien que le parti ait pris ses distances de M.Duffy, un de ses anciens collègues du caucus qui a parlé sous le couvert de l\u2019anonjunat affirme que plusieurs conservateurs ont de l\u2019admiration pour son travail.«Je crois qu\u2019il y a beaucoup de gens qui apprécient le fait que Mike ait fait cette tournée.Il a travaillé fort, il a fait ce qu\u2019il devait faire en aidant les députés», a confié cette source.La Presse canadienne Au moins 74 députés ont demandé à M.Duffy de faire des apparitions Un outil pour décoder les budgets fédéraux Olivia Dorey veut donner aux citoyens le pouvoir de lire les finances publiques CAROLINE MONTPETIT \\ A la veille du dépôt du prochain budget fédéral, une étudiante de troisième année en administration publique à l\u2019Université d\u2019Ottawa organise une campagne, intitulée «Why it matters» (Pourquoi ça compte), dans tout le Canada pour que les finances publiques soient plus intelligibles au commun des mortels.C\u2019est alors qu\u2019elle était page à la Chambre des Communes qu\u2019Olivia Dorey a eu l\u2019idée d\u2019un projet qui permettrait aux citoyens de mieux comprendre et de réagir plus activement aux budgets gouvernementaux.«Si je n\u2019arrive pas à le déchiffrer, se disait-elle au sujet du budget quel espoir d\u2019y parvenir peuvent bien avoir les gens qui n\u2019ont pas eu les mêmes possibilités que moi?» Ce qu\u2019elle souhaite, c\u2019est créer un outil qui permettrait à chaque citoyen d\u2019avoir une version personnalisée du budget, détaillant l\u2019impact de ce dernier sur ses finances.L\u2019outil pourrait être interactif, et permettrait ainsi aux citoyens de réagir à chacune des mesures budgétaires imposées, donnant ainsi au gouvernement le pouls de l\u2019opinion publique.«J\u2019ai vu là l\u2019opportunité de créer un engagement civique», dit la jeune femme.Un prototype existe Elle fait part de son idée à Kevin Page, ancien directeur parlementaire du budget du Canada.Ce dernier a conçu un prototype, qui permettrait à chacun de vérifier l\u2019impact du budget sur sa vie.Mais ce prototype est limité, dit la jeune femme.Pour qu\u2019un tel site puisse vraiment voir le jour, il faudrait selon elle que trois mesures soient prises par le gouvernement.D\u2019abord, il faudrait que ce dernier uniformise les programmes comptables qu\u2019il utilise.Ensuite, il faudrait que les plans budgétaires soient diffusés tous les trois mois, et dans un mode compréhensible et facile d\u2019accès pour le grand public.Et il faudrait mettre en place l\u2019outil créé par Joe Oliver déposera le budget fédéral de 2015-2016 mardi à Ottawa.M.Page pour permettre une lecture personnalisée des finances publiques.Ce site compterait d\u2019ailleurs une fonction comparable aux «J\u2019aime» qu\u2019on trouve sur Pacebook, qui permettrait de mesurer la popularité ou l\u2019impopularité des différents programmes.Le tout pourrait être adopté par une simple motion à la Chambre des Communes, poursuit M\u201c® Dorey.Présentement, son équipe tente d\u2019entrer en contact avec les députés de l\u2019ensemble du Canada pour les sensibiliser à cette démarche.Un budget mardi Par ailleurs, le suspense achève : le ministre canadien des Pinances, Joe Oliver, déposera finalement le budget fédéral mardi.Généralement, sa présentation a lieu avant la fin mars.Cette année, M.Oliver a choisi de ne pas se plier à cet échéancier tacite, car il souhaitait disposer de plus de temps pour mesurer les incidences des fluctuations du prix de l\u2019or noir sur l\u2019économie nationale.Le grand argentier du Canada avait aussi lancé, sibyllin, que le document serait «axé sur l\u2019emploi, la croissance et la prospérité à long terme».Du côté de l\u2019opposition, personne ne semble vraiment retenir son souffle à l\u2019approche du «jour B».Avec la tenue prévue d\u2019un scrutin à l\u2019automne prochain, de nombreux députés n\u2019appartenant pas au camp conservateur estiment, en effet, que le dépôt d\u2019un budget aussi tardif ne rime à rien.Ils soutiennent que ses effets sur les situations financières du pays et des contribuables n\u2019auront pas réellement le temps de se manifester avant les élections fédérales.Et si plusieurs membres de la classe politique ont exprimé des réserves par rapport à la date retenue pour la présentation du budget œr- DARREN CALABRESE LA PRESSE CANADIENNE tains élus onf tout de même, choisi d\u2019exposer leurs attentes.Ainsi, le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a soutenu que l\u2019exercice «doit servir à créer des emplois de qualité pour la classe moyenne».Son homologue libéral, Justin Trudeau, a demandé à Joe Oliver de s\u2019abstenir de «mettre en oeuvre des allégements fiscaux inéquitables qui ne profiteront qu\u2019aux mieux nantis» et de miser plutôt sur «des investissements judicieux dans l\u2019éducation, les infrastructures, les ressources naturelles et l\u2019innovation ».Le chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu a entre autres plaidé pour l\u2019instauration d\u2019une véritable caisse autonome de l\u2019assurance-emploi et pour l\u2019injection de fonds visant à encourager la prévention du terrorisme.Avec La Presse canadienne Le Devoir CONSEIL DE L\u2019ARCTIQUE Le Canada profitera de la tribune pour dénoncer « l\u2019agression » russe Les représentants des huit pays membres du Conseil de l\u2019Arctique se réuniront cette semaine, à IqaluiL au Nunavut, pour discuter de plusieurs enjeux, mais le Canada souhaite profiter de l\u2019occasion pour dénoncer «l\u2019agression militaire» de la Russie envers l\u2019Ukraine.La ministre de l\u2019Environnement et présidente du Conseil, Leona Aglukkaq, a déclaré en entrevue avec La Presse canadienne qu\u2019elle ferait part de ses critiques à la Russie, qui sera représentée par son ministre de l\u2019Environnement, Sergeï Donskoï, et non son collègue des Af- faires étrangères, Sergeï Lavrov.Mme Aglukkaq, qui cédera les rpnes de l\u2019organisation au secrétaire d\u2019Etat des Etats-Unis, John Kerry, après la réunion, a défendu son bilan de deux ans.Elle a dit être particulièrement fière de la fondation du Conseil économique de l\u2019Arctique, où les entreprises de la région se rencontrent pour «développer l\u2019Arctique».Certains ont pourtant critiqué la création de cette nouvelle instance, qui, selon eux, détourne le Conseil de l\u2019Arctique de ses missions essentielles, soit la recherche et le développement des ressources naturelles.Le, Conseil de l\u2019Arctique \u2014 formé du Canada, des Etats-Unis, de la Russie, de la Einlande, du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de Hslande \u2014 organise des réunions périodiques pour discuter de leurs intérêts communs dans le Nord.Les réunions ne sont pas censées porter sur les questions militaires ou de défense.Or, ces enjeux ont pris de plus en plus d\u2019importance au fil du temps, et le Conseil négocie même un traité contraignant sur le sujet.La Presse canadienne ?t ICJURDE LA TERRE rt\\ieux à fq d nos GRANDS PART£NAIR6 RART6NAIRESMAIEORS PARTENAIRES ASSOCIÉS PARTENAIRES MÉDIAS EU lE/l\tappdt^iwycler\t0 geep lésem\t|arch*hbauit| EATON ^ HUmariT SIDLEE ta J ^Stm vidéotron Montré®\t^ ITDDOIH CHffl novae\t1V5\tfy O ~ Photographie : Simon Duhamel - Le Consulat / Retouches : Visual Box / Stylisme : Carolyne De Bellefeuille / Infographie et emballage : Graphiques M&H / Peluche : Raplapla LE DEVOIR, LE LUNDI 20 AVRIL 2015 A 3 ACTUALITES Depuis Crémazie Jean-François Nadeau A Québec, sa librairie promettait de le faire vivre.Elle finit plutôt par le pousser à l\u2019exil et le tuer.Il fallut quêter pour enterrer Octave Crémazie dans un cimetière où on perdit vite sa trace.En fuite devant ses créanciers, Crémazie se retrouve en Erance.En 1871, il y est lorsque la guerre entraîne dans son sillage de profondes perturbations sociales et politiques.Une partie de la population de Paris souhaite se soustraire à un système à l\u2019appétit vorace qui se nourrit de la ipisère du pauvre monde.C\u2019est la Commune.Ecrivain sensible, Crémazie semble incapable de prendre la juste mesure de ce qui se joue devant lui, tout réfugié qu\u2019il est dans une forme de confort intellectuel hérité des curés de la pensée.Il craint de voir poindre le nez de la Révolution, celle de 1789 comme de 1848.«Vienne le jour de la délivrance» de ces socialistes, espère Crémazie.«En voyant toutes les folies du régime qui a pris pour devise: liberté, égalité, fraternité, on se prend à soupirer après le gouvernement du grand Turc», écrit-il, tout favorable qu\u2019il est aux régimes autoritaires.Si Crémazie n\u2019a pas tort à propos de certains excès évidents des révolutionnaires, comment peut-il ne pas voir qu\u2019un mouvement qui en appelle aux droits de l\u2019Homme, à l\u2019autonomie de l\u2019individu, à la défense de valeurs universelles et à l\u2019importance de l\u2019éducation mérite, au-delà de ses dérapages, plus de considérations que les tristes pingreries d\u2019un pouvoir tout occupé à engraisser ses seuls parasites ?Crémazie n\u2019est pas seul en son genre.D\u2019autres écrivains, dont George Sand, très dure, parlent de «l\u2019infâme Commune ».Mais on trouve au moins quelques phares, tels Arthur Rimbaud ou Jules Vallès, qui aident à voir ce soulèvement pour ce qu\u2019il est : un appel venu des profondeurs du monde social pour qu\u2019advienne enfin le règne d\u2019une société plus juste.Crémazie ne dira pas un mot des exécutions de masse et de la répression sauvage qui s\u2019abat sur les défenseurs de la Commune.Les Crémazie d\u2019aujourd\u2019hui ne parlent pas davantage des coups portés contre leur société, mais ils s\u2019empressent de hurler tout en qualifiant de loups ceux qui, bien que parfois malhabiles, tentent de lui prêter secours.Au Québec, durant la Crise d\u2019octobre 1970, faut-il s\u2019étonner que la compréhension des luttes sociales soit tellement en retard,qu\u2019elle nous ramène à la Commune de Paris?À Montréal, tandis que la panique monte, le personnel politique qui entoure le maire Drapeau se lance dans la lecture de livres consacrés à la Commune, certain d\u2019y trouver un mode d\u2019emploi pour percer une réalité qu\u2019il se refuse à regarder en face.En 2015, plusieurs n\u2019en sont-ils pas à essayer encore de comprendre les revendications de leur société à l\u2019aune de celle d\u2019hier ?Les années 1960 reviennent à ce titre sans cesse, comme s\u2019il s\u2019agissait du mètre étalon.Corbo, du réalisateur Mathieu Denis, pourrait être perçu comme l\u2019un de ces prêches à la gloire des années 1960 si ce beau fdm n\u2019avait pas en lui assez de finesses et de subtilités combinées pour transcender la nostalgie pathétique d\u2019une époque.Qui, laisse comprendre ce film, la violence peut prendre racine dans toutes les sociétés.Et s\u2019empresser de la refuser en bloc sert-il à nous éviter de nous demander pourquoi nous en sommes arrivés là?Pourquoi faudrait-il sans cesse «à son tour exploiter le plus petit que soi pour réussir», demande une lettre anonyme, sans doute de Pierre Vallières, citée dans le film?La violence n\u2019est pas un passage obligé, comme le comprenaient à tort plusieurs jeunes des années 1960 à la lecture des écrits de Prantz Eanon publiés par Erançois Maspero, cet éditeur admirable mort il y a quelques jours.Mais pour que la jeunesse de toutes les époques puisse croire à l\u2019idée qu\u2019une révolution pacifique est possible, encore faudrait-il qu\u2019elle puisse raisonnablement se sentir maître de son destin.Cela tient pour beaucoup à des conditions dont la jeunesse ne décide pas.Une étude de l\u2019Université de la Colombie-Britannique publiée le 14 avril montre que ce sont principalement les jeunes qui, au cours des quatre dernières décennies, ont vu leur endettement s\u2019alourdir, leurs revenus baisser et leurs perspectives générales s\u2019assombrir.Et après, comme l\u2019écrivait Sébastien Jean dans une lettre aux lecteurs du Devoir, on se demande, en jouant les vierges offensées, pourquoi une partie de cette jeunesse finit par avoir le goût de tout casser.En 1971, à l\u2019occasion d\u2019une grande manifestation contre la concentration de la presse, Michel Chartrand avait pesté contre quelques excités qui confondaient devant lui révolution avec cas-sage de vitre.Quelques manifestants s\u2019en prenaient à l\u2019immeuble d\u2019Hydro-Québec.«L\u2019Hydro-Québec nous appartient», tonna Chartrand au micro.Et «elle nous appartient même si le premier ministre Robert Bourassa y a ses bureaux».Chartrand savait remettre de l\u2019ordre, sans jamais oublier que le désordre social le plus profond, celui qu\u2019il faut vraiment combattre, ne tient pas à l\u2019action d\u2019une poignée de manifestants qui cherchent de l\u2019air comme ils peuvent tandis que la société les étouffe.En condamnant les uns, Chartrand prenait ainsi bien garde de ne pas décourager les autres.Qn aimerait son exemple mieux suivi aujourd\u2019hui, tout en gardant en tête aussi l\u2019image d\u2019un Pierre Vallières qui, au soir de sa vie, bien qu\u2019adouci, conservait près de son lit d\u2019hôpital l\u2019œuvre d\u2019Arthur Rimbaud.jfn @ledevoir.com RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Les inspecteurs de l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments craignent des cas de contamination.INDUSTRIE DE LA VIANDE Le virage vers l\u2019auto-inspection inquiète Le syndicat des inspecteurs appréhende de nouvelles compressions LAURA PELLETIER Le syndicat Agriculture, qui représente les inspecteurs fédéraux des viandes, observe une pénurie d\u2019inspecteurs au Canada, et le Québec ne fait pas exception.Des inspecteurs de l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACIA) dénoncent le virage amorcé par le gouvernement conservateur visant à réduire leur nombre pour plutôt mettre la responsabilité de l\u2019ipspection entre les mains des entreprises.À partir de sources internes à l\u2019ACIA, le syndicat a vérifié le nombre d\u2019inspecteurs exigé dans les abattoirs et usines de transformation au Québec, selon les taux fixés par l\u2019Agence.Une trentaine d\u2019inspecteurs manquent à l\u2019appel pour atteindre ce minimum.Les inspecteurs sont obligés de «tourner les coins ronds », déplore Bob Kingston, président du syndicat.«Ils sont désormais responsables de plusieurs établissements.Donc, s\u2019il y a un problème dans l\u2019un d\u2019entre eux, les autres sont moins surveillés», renchérit Jaquelin Carrier, inspecteur fédéral depuis 38 ans et vice-président régional de l\u2019Est du Québec du sjmdicat.Ses collègues et lui font beaucoup d\u2019heures de travail supplémentaires, ajoute-t-il.Guy Gravelle, porte-parole de l\u2019ACIA, indique que «le nombre d\u2019inspecteurs à l\u2019ACIA [a] augmenté de 19% depuis 2007».Le syndicat attribue la hausse à la contamination chez Maple Leaf Eoods, qui avait entraîné une augmentation du nombre d\u2019inspecteurs.Dans les années suivantes, le nombre d\u2019inspecteurs a recommencé à baisser, dit-il.M.Gravelle précise que le nombre d\u2019inspecteurs sur le terrain «peut varier en raison [.] de l\u2019ouverture et de la fermeture d\u2019établissements agréés par le gouvernement fédéral.» L\u2019effectif d\u2019inspection de l\u2019Agence sur le terrain peut donc varier durant l\u2019année, et ce, «jusqu\u2019à 5 %>, ou 150 à 200 inspecteurs», précise-t-il.M.Carrier constate que le gouvernement de Stephen Harper modifie la réglementation Nombre d\u2019inspecteurs des viandes au Québec Transformation Minimum exigé Postes pourvus Montréal Est\t45\t40 Montréal Ouest\t85\t79 Québec\t19\t16 Saint-Hyacinthe\t8\t7 Total\t157\t142 Abattoirs Minimum exigé Postes pourvus Montréal Est\t56,3\t57 Montréal Ouest\t28\t24 Québec\t54\t49 Saint-Hyacinthe\t63\t60 Total\t201,3\t190 Syndicat Agriculture de l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments pour transférer des responsabilités de contrôle qualité et de vérification aux compagnies.«Elles vont s\u2019auto-inspecter.C\u2019est plus risqué, car [la qualité de l\u2019inspection] dépend du degré de professionnalisme des compagnies», observe M.Carrier.\\ A l\u2019aveugle Les normes d\u2019inspection sensorielle du poisson ont changé depuis le 1®\u201c^ décembre 2014, donne-fil en exemple.«L\u2019inspection sensorielle du poisson est maintenant contrôlée entièrement par les entreprises.L\u2019inspecteur de l\u2019Agence doit toutefois signer le certificat pour que le produit soit exporté.Donc on signe pour quelque chose que l\u2019on n\u2019a pas inspecté!» L\u2019inspecteur d\u2019expérience estime qu\u2019il devient de plus en plus difficile de repérer des irrégularités en raison des nouvelles normes.«Dans les lieux d\u2019abattage de poulet, les inspecteurs vérifient 40 poulets par quart de travail, sur parfois 60 000.On a peu de chances de tomber sur une irrégularité», dénonce-t-il.M.Carrier observe la baisse de vigilance dans l\u2019inspection des viandes au quotidien.«Quand j\u2019ai commencé comme inspecteur, on vérifiait une fois par semaine la conformité de tous les départements et tous les appareils, outils, tables d\u2019inspection, etc.Aujourd\u2019hui, on le fait une fois par mois.» Il note aussi qu\u2019auparavanf s\u2019il observait une irrégularité dans la production, les opérations de l\u2019usine étaient arrêtées jusqu\u2019à ce que tout redevienne conforme.«Aujourd\u2019hui, si on remarque quelque chose, la production continue.On doit seulement émettre une demande d\u2019action corrective à la compagnie, que nous acceptons ou non.Je trouve que c\u2019est dangereux.» Certaines irrégularités doivent même ne plus être prises en compte par les inspecteurs.«Les inspecteurs fédéraux des viandes ne s\u2019occupent plus de la contamination fécale.C\u2019est laissé à la responsabilité de la compagnie.Si je vois passer de la matière fécale sur un cœur ou un foie, je ne peux rien dire.Je ne peux qu\u2019espérer que quelqu\u2019un de la compagnie le voie.Et j\u2019en vois tous les jours!» L\u2019ACIA n\u2019a pas commenté le transfert des compétences aux entreprises observé par le sjmdicat.Nouvelles compressions à venir Selon les projections de l\u2019ACIA, obtenues par le syndicat, le gouvernement canadien réduira les dépenses en sécurité des aliments de 21%, ce qui,entraînera l\u2019abolition de 548 postes au pays.A la veille du dépôt du budget fédéral.Bob Kingston invite le gouvernement à embaucher plus d\u2019inspecteurs plutôt que de supprimer ces postes.Le Devoir Le bâillon scellera le sort du controversé projet de loi 28 Bien des élus habitués à prendre place sur les banquettes de l\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale regagneront fort probablement le Salon bleu à reculons, lundi, puisque le gouvernement imposera de nouveau le bâillon pour favoriser l\u2019adoption d\u2019un projet de loi.Le recours à cette procédure exceptionnelle visera à conclure rapidement l\u2019étude du projet de loi 28 qui porte, entre autres sujets, sur la mise en œuvre de diverses dispositions incluses dans le discours du budget du 4 juin 2014.Aux yeux des libéraux, il s\u2019agissait d\u2019un passage obligé puisque les autres formations politiques se livraient, selon leurs dires, à de l\u2019obstruction.Le ministre provincial des finances, Carlos Leitâo, a affirmé que l\u2019analyse du texte législatif, qui est particulièrement volumineux, progressait réellement à pas de tortue.Il a souligné que les députés étaient «rendus à l\u2019article 17 ou 18 d\u2019un projet de loi qui en compte plus de 300».Le grand argentier du Québec en a donc déduit que «ça aurait été extrêmement long» de boucler la boucle de manière normale.
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