Le devoir, 21 avril 2015, Cahier A
[" .t' ^ Émissions de G ES en Æ.hausse au Québec Page A 5 Le bâiiion pour un projet de loi mammouth Pages A 3 et A 6 ^ w w w .16 d 6 V 0 i r.c 0 m ?- LE DEVOIR Vol.C VI N° 8 6 LE DEVOIR, LE MARDI 21 AVRIL 2015 I,I 3 $ + TAXES = 1,30 $ Prière au Parlement Ottawa remercie encore Dieu HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a peut-être dû renoncer à sa prière à Lhotel de ville, mais les députés fédéraux, eux, ne Dont pas imité.Les élus à Ottawa ont rendu grâce à «Dieu tout-puissant» lundi matin.Et plusieurs ministres estiment que la pratique devrait se poursuivre, jugement de la Cour suprême ou pas.C\u2019était la première fois que le Parlement fédéral siégeait depuis que le plus haut tribunal du pays a intimé au conseil municipal de Saguenay de cesser de prier en public au nom 4e la neutralité religieuse de LÉtat.Les juges ont pris soin de préciser qu\u2019ils ne se prononçaient pas sur la prière à la Chambre des communes, notamment parce qu\u2019elle n\u2019est pas publique \u2014 elle a lieu le matin avant que les portes ne s\u2019ouvrent aux citoyens et aux journalistes.De plus, les députés jouissent probablement du privilège parlementaire, qui les soustrait à certaines obligations.Néanmoins, des voix se sont élevées pour que les députés fédéraux respectent l\u2019esprit du jugement.Elles n\u2019ont pas été entendues.Trois ministres La prière lue par le président de la Chambre est œcuménique en ce qu\u2019elle ne fait pas mention d\u2019un dieu en particulier, mais elle est clairement religieuse en ce qu\u2019elle débute par «Dieu tout-puissant, nous te remercions des nombreuses grâces que tu as accordées au Canada».Au moins trois ministres n\u2019y voient pas de problème.C\u2019est le cas du ministre d\u2019Etat à la Petite Entreprise, Maxime Bernier.«C\u2019est un recueillement, je n\u2019appellerais pas ça une prière.Ça fait VOIR PAGE A 8 : PRIÈRE 4-^ Maxime Bernier Vente au consortium mené par TPG Capital Le Cirque du Soleil vise la Chine CAROLINE MONTPETIT Le Cirque du Soleil souhaite doubler de taille, principalement en développant ses activités en Chine.C\u2019est l\u2019objectif de la vente de la majorité des actions du Cirque à l\u2019entreprise américaine TPG et à l\u2019entreprise chinoise Eosun.Le cofondateur du Cirque du Soleil Guy Lali-berté a en effet finalement annoncé lundi que 60% des actions du Cirque du Soleil, qu\u2019il a créé il y a plus de 30 ans, seront vendues à TPG et 20% à Eosun.Eosun international est le plus grand conglomérat privé de Chine continentale.Son siège social est à Shanghaï.Les bureaux de TPG sont pour leur part à San Erancisco.Guy Laliberté conservera 10% des actions.Il avait notamment posé comme condition à la vente que le siège social du Cirque demeure à Montréal, ce qui semble avoir fait consensus parmi les inves- VOIR PAGE A 8 : CIRQUE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Guy Laliberté a voulu «dédramatiser» l\u2019arrivée d\u2019intérêts étrangers au Cirque du Soleil en rappelant que les Américains possédaient des parts importantes dans des fleurons québécois, comme Alimentation Couche-Tard, Bombardier et la brasserie Molson.Aujourd\u2019hui ê Actualités > École Saint-Gérard à Montréal.Québec va intervenir pour sortir de l\u2019impasse.Page A 4 Actualités > Aide médicale à mourir.Ottawa opte pour une commission itinérante pour sonder l\u2019âme des Canadiens.Page A 2 Économie > La fracture numérique se creuse entre les pays riches et les pays pauvres.Page B1 Actualités > La règle du premier tour.Une chronique de Michel David sur l\u2019élection du futur chef du PQ.Page A 3 7\t- .Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.A4 B4 B6 B8 B4 B8 La revanche de la génération X Le déclin des baby-boomers annonce une possible remise en question de l\u2019État providence MARCO EORTIER est comme un tremble-/ ment de terre électoral.Dans trois ans, aux élections provinciales de 2018, les baby-boomers auront cessé de former le plus grand groupe d\u2019électeurs au Québec.La perte d\u2019influence de cette génération vieillissante risque d\u2019emporter avec elle le plus grand consensus du dernier demi-siècle, celui de l\u2019État providence qui réduit les inégalités sociales.Après avoir dominé la société québécoise durant des décennies, la génération des baby-boomers ne formera plus que le tiers de l\u2019électorat en 2018, a cal- culé le professeur Erançois Gélineau, titulaire de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires à l\u2019Université Laval.A ce moment précis, qui correspond par hasard aux prochaines élections provinciales, les trois grandes générations, celle des Y (nés après 1980), des X (nés entre 1960 et 1979) et des baby-boomers (nés avant 1960) seront égales.Elles formeront chacune le tiers des électeurs.Mais les baby-boomers vieillissent rapidement et céderont la place aux plus jeunes dans les années suivantes.Résultat: la génération X, prise en sandwich depuis toujours entre les VOIR page a 8 : GÉNÉRATION JACQUES NADEAU LE DEVQIR La génération X, prise en sandwich depuis toujours entre les baby-boomers et les jeunes du nouveau millénaire, détiendra la «balance du pouvoir» pour les quinze à vingt prochaines années.Naufrage de migrants EN Méditerranée Un sommet extraordinaire ponr endiguer l\u2019hécatombe KARL RETTINO-PARAZELLI Le sort tragique des centaines de migrants qui ont péri dimanche a secoué l\u2019ensemble de la planète, forçant une réponse rapide et concertée : l\u2019Union européenne (UE) a annoncé lundi la tenue d\u2019un sommet extraordinaire pour réagir au drame, tandis que la justice italienne a procédé à l\u2019arrestation de 24 membres d\u2019un réseau de passeurs ayant sévi en Libye.Le premier ministre italien, Matteo Renzi, a annoncé que les membres d\u2019un réseau ayant organisé au moins 15 voyages depuis mai 2014 ont été arrêtés lundi matin.Ces trafiquants embarquaient les migrants près de Zuwarah, en Libye, et leur faisaient miroiter une traversée de la Méditerranée à destination de la Sicile en échange de plusieurs centaines de dollars.,Les passagers provenaient principalement d\u2019Éry-thrée, du Soudan et de la Somalie.Selon le rapport d\u2019enquête du parquet de Pa-lerme cité par des médias italiens, les passeurs abandonnaient les migrants en mer après avoir lancé des appels de détresse et comptaient ainsi sur les équipes de sauvetage italiennes pour secourir les hommes, les femmes et les enfants laissés à eux-mêmes.L\u2019UE a par ailleurs répondu lundi à la demande de M.Renzi en indiquant qu\u2019un sommet aurait lieu jeudi pour que les pays membres se VOIR page a 8 : PASSEURS Lire aussi > Le pire peut être évité.Un éditorial de Josée Boileau.Page A 6 77831303443117 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 21 AVRIL 2015 ACTUALITES Une commission itinérante snr l\u2019aide médicale à monrir, tranche le gouvernement fédéral HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Il semble que le gouvernement fédéral a pris sa décision.C\u2019est par le truchement d\u2019une commission itinérante qu\u2019Ottawa sondera l\u2019âme des Canadiens sur l\u2019aide médicale à mourir.Un panel de trois à quatre personnes sera constitué et sillonnera le pays pendant six mois, selon ce qu\u2019a appris Le Devoir.Interrogé lundi à propos de ses intentions dans le dossier, le ministre de la Justice, Peter MacKay, s\u2019est montré avare de commentaires.«On devrait avoir quelque chose à dire sur l\u2019échéancier et le processus d\u2019ici la fin de la session.Plus tôt que tard.» Selon nos informations, la constitution de ce panel n\u2019attend plus que les dernières approbations.Il sera lancé quelque part en juin.Son objectif sera d\u2019écouter l\u2019avis des citoyens sur l\u2019encadrement qui devrait être fait de l\u2019aide médicale à mourir.Pendant six mois, il se rendra un peu partout au pays pour récolter les témoignages.Cet échéancier signifie que la consultation sur l\u2019aide médicale à mourir se poursuivra jusqu\u2019en décembre, donc pendant et bien après la campagne électorale de l\u2019automne.Cela laissera cependant peu de temps au prochain gouvernement, quelle qu\u2019en soit la couleur, pour concocter une réponse législative qui reflétera les avis citoyens entendus.La Cour suprême a donné au gouvernement fédéral un sursis d\u2019un an avant que ne soient invalidées les dispositions du Code criminel interdisant l\u2019aide médicale à mourir.Ce délai arrivera à échéance le 5 février 2016.Dans leur avis unanime signé «la Cour», les juges ont tranché que le gouvernement avait l\u2019obligation de légaliser l\u2019aide à mourir pour peu qu\u2019elle soit prodiguée par un médecin, à des adultes capables de consentir clairement qui sont atteints de problèmes de santé graves et irrémédiables leur causant des souffrances intolérables.La Cour suprême est du coup allée plus loin que le gouvernement du Québec, qui a déjà légiféré en la matière, parce qu\u2019elle autorise l\u2019aide à mourir pour les personnes qui ne sont pas en fin de vie ou qui seraient physiquement capables de se donner elles-mêmes la mort, mais qui renâclent à se suicider.La loi québécoise, déjà adoptée, doit en théorie entrer en vigueur en décembre.Le Devoir Ken Pereira défend la transparence Le syndicaliste appuie le projet de loi C-377 BRIAN MYLES Z en Pereira n\u2019est pas près .d\u2019élargir son cercle d\u2019amis ans le monde syndical.Il ira éfendre, mercredi à Ottawa, le projet de loi sur la transparence financière des syndicats.Le lanceur d\u2019alerte, qui a rendu un témoignage percutant à la commission Char-bonneau, est le seul syndicaliste à appuyer publiquement le projet de loi C-377 devant un comité sénatorial.«Ce projet de loi n\u2019est pas parfait, mais c\u2019est la chose la plus proche d\u2019un livre ouvert, explique-t-il.Il va favoriser une transparence qui fait défaut dans les syndicats.» Dépeint comme «une attaque antisyndicale» par les grandes centrales, le projet de loi C-377 forcera les centrales à divulguer publiquement l\u2019utilisation de leurs fonds.En vertu du projet, amendé par le Sénat, toutes les transactions supérieures à 150 000$ devront être accompagnées d\u2019une description et d\u2019informations nominatives sur les desti-nateurs et les destinataires.Les salaires annuels des dirigeants syndicaux devront aussi être rendus publics, au-delà de 445 000$.Les syndicats de moins de 50 000 membres bénéficieront par contre d\u2019une exemption.Dans la version originale, le parrain du projet, Russ Hiebert proposait d\u2019imposer la divulgation pour toute transaction supérieure à 5000$ et tout salaire de plus de 100 000$.Quatorze groupes ou individus ont présenté des mémoires au Comité sénatorial permanent des Affaires juridiques et constitutionnelles, qui étudie le projet, mercredi et jeudi.L\u2019Association canadienne des avocats du mouvement syndical juge le projet contraire aux droits à la liberté d\u2019association et d\u2019expression.Il suggère l\u2019abandon de cette mesure législative «choquante et contraire aux valeurs que la société canadienne devrait respecter».Le Barreau du Québec voit aussi «des risques sérieux» de contestation du projet devant les tribunaux.Un mal pour un bien Selon Ken Pereira, les syndicats sont réfractaires aux valeurs d\u2019ouverture et de transparence, d\u2019où la nécessité de ce projet de loi.L\u2019ex-délégué syndical des mécaniciens industriels à la FTQ-Construction (FTQ-C) avait dénoncé publiquement le train de vie somptueux mené, aux frais des membres, par l\u2019ancien directeur général de la çentrale, Jocelyn Dupuis.À la suite des dénonciations de Ken Pereira, M.Dupuis a été accusé de fraude.Il a été condamné à une peine d\u2019un an de prison.\\jà FTQ-Construction n\u2019a tiré «aucune leçon» de la commission Charbonneau et de l\u2019affaire Dupuis, estime Ken Pereira.Le Devoir Terrorisme : deux étudiants accusés Deux étudiants du collège de Maisonneuve arrêtés la semaine dernière à Montréal ont été accusés lundi de quatre chefs liés au terrorisme.El Mahdi Jamali et Sabrine Djer-mane, âgés de 18 ans, ont comparu brièvement au palais de justice, en présence de leurs proches.Les deux jeunes sont accusés d\u2019avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un crime à l\u2019étranger, de possession d\u2019une substance explosive dans le but de commettre un crime, d\u2019avoir facilité un acte terroriste et d\u2019avoir commis un acte au profit ou sous la direction d\u2019un groupe terroriste.Ils ont plaidé non coupables aux quatre accusations, et reviendront devant le tribunal vendredi.Devant un comité sénatorial étudiant le projet de loi antiterroriste C-51 lundi, le directeur du SCRS, Michel Cou-lombe, a déclaré que le nombre de Canadiens partis combattre en Irak et en Syrie aux côtés des djihadistes aurait augmenté d\u2019environ 50% depuis trois ou quatre mois.Leur nombre se situerait autour de 75.La Presse canadienne Mohamed Fahmy recevra un nouveau passeport canadien, affirme le ministre de l\u2019Immigration ¦5 Ottawa \u2014 Le gouvernement canadien est maintenant prêt à délivrer un passeport au journaliste Mohamed Fahmy, en attente d\u2019un second procès controversé en Egypte.Le passeport de l\u2019homme de 40 ans \u2014 qui est né en Egypte et a immigré au Canada à l\u2019adolescence avec sa famille \u2014 a été saisi par les autorités égyptiennes lorsqu\u2019il a été arrêté au Caire en décembre 2013.Elles ne le lui ont jamais remis.Libéré sous caution en février après un an de détention, le journaliste qui travaille pour Al-Jazeera tente depuis de recevoir un nouveau passeport canadien.Jusqu\u2019à tout récemment, le gouvernement fédéral refusait sa demande, invoquant une de ses conditions de libération sous caution, soit l\u2019intprdiction de voyager hors d\u2019Egypte.Lundi, le ministre de l\u2019Immigration, Chris Alexander, a fait savoir que la situation avait changé.Après plusieurs semaines d\u2019interventions de certains fonctionnaires au nom de M.Fahmy, un passeport pourra lui être délivré sous peu, malgré les enjeux juridiques et les restrictions de déplacements en vigueur.La raison du changement d\u2019opinion gouvernemental n\u2019a toutefois pas encore été révélée.Joint par La Presse canadienne lundi après-midi, Moha- HASSAN AMMAR ASSOCIATED PRESS Le gouvernement canadien dit être prêt à délivrer im passeport à Mohamed Fahmy, toujours en Égypte.med Fahmy a avoué ne pas avoir entendu parler des plus récents développements dans son dossier, en ajoutant que si le changement de cap du gouvernement Harper s\u2019avère, ce sera «la meilleure nouvelle» jamais entendue.Son avocat canadien n\u2019était pas non plus au courant du revirement de situation.Depuis sa libération sous caution, le journaliste ne dispose d\u2019aucune pièce d\u2019identité officielle.Cela signifie entre autres qu\u2019il ne peut ni louer un appartement ou une voiture ni ouvrir un compte bancaire, et encore moins se marier avec sa fiancée.M.Fahmy a d\u2019abord été condamné à sept ans de prison en Egypte au terme d\u2019un procès qui a été critiqué à l\u2019échelle mondiale.Il a pu interjeter appel et un nouveau procès a été ordonné.La Presse canadienne PROCES DE MIKE DUEFY 500 $ pour des photos de famille et des articles MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Parmi les bénéficiaires des fonds sénatoriaux de Mike Duffy se trouve aussi un de ses cousins, qui a eu droit à un chèque de 500$ en guise de remerciement pour ses courriels dans lesquels il faisait suivre au sénateur des photos de famille et des coupures de journaux.Le procès de Mike Duffy se penche encore cette semaine sur les fonds distribués à divers individus par Gerald Donohue, qui a eu droit à 65 000$ en contrats par l\u2019entremise du budget discrétionnaire du sénateur.Puisque son cousjn avait quitté rile-du-Prince-Edouard, David McCabe s\u2019est mis à lui envoyer des photographies des réunions de famille, des anniversaires et des Noëls manqués, des images des enfants de chacun ou de la mère de Mike Duffy, la tante de M.McCabe.En 2008, le témoin a décidé d\u2019expédier aussi des articles de journaux locaux portant sur des enjeux de la région.Ou encore des articles sur l\u2019équipe de soccer du fils d\u2019un cousin, ou la victoire d\u2019un autre lors d\u2019un tournoi d\u2019échec, a cité en exemple M.McCabe.Il a précisé qu\u2019il n\u2019avait jamais demandé à être payé.CAMPS D'ETE Cet été, vivez une expérience culturelle enrichissante! Familles d\u2019accueil recherchées pour étudiants étrangers à Québec Accueillez un étudiant au moment qui vous convient le mieux entre le 29 juin et le 7 août prochain Certains programmes sont aussi offerts durant l'année.Informez-vous ! ' 418 254-6389 hebergementraedu-inter.net Louise Compensation financière entre 100 et 200$ / semaine .OOOÜRWlSTOUt Edu-inter Vive le français! Mais en 2010, il a reçu un chèque de 500$ de M.Donohue.M.McCabe ne le connaissait pas.Il a appelé son cousin sénateur.«Il a dit que c\u2019était pour tous les scans et les articles que je lui ai envoyés par courriel.» Les règles du Sénat interdisent l\u2019embauche de membres de la famille, mais s\u2019en tiennent à la famille immédiate.Rien sur les cousins.« Je voulais que Mike soit une voix plus forte pour la région», a fait valoir M.McCabe.L\u2019avocat de M.Duffy a argué que «les enjeux locaux ou régionaux sont importants pour un parlementaire qui représente cette région».Une année sans budget Un autre bénéficiaire des fonds de M.Donohue, Peter McQuaid, a quant à lui rapporté avoir fait du travail de consultation pour M.Duffy et facturé le Sénat en 2009 (2887,50$) et en 2011 (2625$).« C\u2019était un chèque du gouvernement la première fois», s\u2019est rappelé le témoin.Mais en 2010, il n\u2019est pas passé par le Sénat.M.Duffy lui «a dit à l\u2019époque que les budgets du Sénat étaient serrés, qu\u2019il pouvait quand même me payer.mais de façon différente ».M.McQuaid avait rédigé ou corrigé quelques discours pour le sénateur.Un travail «sporadique» cette année-là.Il a donné son prix de vive voix au sénateur.Le chèque de 2887,50$ a été envoyé par M.Donohue, dont M.McQuaid n\u2019avait jamais entendu parler.C\u2019est aussi en 2010 que M.Duffy a annulé le contrat d\u2019un autre consultant pour s\u2019assurer de pouvoir verser 20 000$ de son budget à M.Donohue.Il avait ensuite réduit le contrat à 10 000$, car il manquait de fonds, pour le rehausser à 14 000$ en fin d\u2019année fiscale.M® Bayne a répliqué que le témoin avait partagé ses conseils et de l\u2019information avec le sénateur sur un grand nombre de sujets, et cela à un prix «ridiculement bas».Qui plus est, le Sénat a approuvé en 2009 et 2011 l\u2019allocation de tels contrats à M.McQuaid.Même travail, même salaire.«L\u2019une de ces trois années, le paiement vous a soit été administré différemment, mais c\u2019était le même travail valide relié au Sénat», a fait valoir M® Bayne.Le Devoir DANSE (jm-fUNKY.HIPHOP.MOOERNE.LATIN.ETC.) THEATRE 4.-^ COMEOIEMUSICttL, -< ATELIERS-' Un comité recommande ia destruction du vieux Coiisée.Un texte de notre journaliste Isabelle Porter, sur l\u2019application tablette et le site Web du Devoir.MMA: ils plaident non coupables Lac-Mégantic \u2014 Trois ex-employés de la Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA) ainsi que la compagnie elle-même ont plaidé non coupables, lundi, aux 47 accusations de négligence criminelle à la suite de la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, le 6 juil- let 2013.La Couronne a décidé de déposer un acte d\u2019accusation directe contre le conducteur de locomotive Thomas Harding, le contrôleur ferroviaire Richard Labrie, le cadre Jean Demaître et la compagnie ferroviaire.Cette procédure permet de passer outre à l\u2019enquête préliminaire et les accusés ont donc été cités directement à procès, le 8 septembre.La Presse canadienne XJ^IAAIXIIXIX M JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le secteur du transport occupe toujours une part très importante du bilan de GES du Québec.Les émissions de GES du Québec ont augmenté entre 2012 et 2013 ALEXANDRE SHIELDS Les émissions de gaz à effet de serre du Québec ont connu une hausse d\u2019un million de tonnes entre 2012 et 2013, révèle le bilan déposé par le gouvernement fédéral auprès des Nations unies.Les secteurs miniers et industriels y sont pour beaucoup dans cette augmentation.Les données sur les émissions québécoises de gaz à effet de serre (GES) précisent que celles-ci sont passées de 81,6 à 82,6 millions de tonnes entre 2012 et 2013.Ce chiffre est inscrit dans la communication nationale sur les changements climatiques.Ce document a été déposé dans le cadre des exigences de déclaration en vertu de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.Le rapport donne d\u2019ailleurs des détails par secteur.On constate ainsi que le secteur minier a vu sa production de GES passer de 655 000 tonnes à 1,08 million de tonnes entre 2012 et 2013.Il s\u2019agit d\u2019un bond de 425 000 tonnes.Entre 2011 et 2013, période de boom minier au Québec, les GES de l\u2019industrie ont connu une croissance de 594 000 tonnes.Les industries manufacturières ont quant à elles vu leur bilan de GES s\u2019alourdir de 580 000 tonnes, selon les données du fédéral.Mais comme pour le secteur minier, les émissions du secteur manufacturier évoluent en dents de scie depuis quelques années.Ces dernières ont globalement reculé, si on les compare aux données du début des années 2000.Sans surprise, le secteur du transport occupe toujours une part très importante du bilan du Québec, avec des émissions moyennes de près de 35 millions de tonnes, et ce, depuis une décennie.Celles des alumi-neries avoisinent les six millions de tonnes, en légère baisse depuis quelques années.Objectif 2020 Les données du gouvernement canadien diffèrent de celles publiées récemment par le gouvernement du Québec.Dans un bilan de l\u2019année 2012 rendu public le 11 avril dernier, le ministre David Heurtel soulignait que les émissions du Québec avaient atteint 78 millions de tonnes d\u2019équivalent CO2.La différence entre les deux chiffres s\u2019explique en partie par le changement du calcul du «potentiel de réchauffement planétaire » du méthane dans les données du fédéral.Ce gaz à effet de serre est plus puissant que le CO^, et le gouvernement a revu a la hausse son impact sur les émissions des provinces.Les deux bilans permettent toutefois de dégager une baisse d\u2019environ 8% des émissions de GES au Québec depuis 1990.L\u2019objectif est fixé à une baisse de 20%, par rapport à 1990, d\u2019ici 2020.Læ gouvernement Couillard a d\u2019ailleurs bon espoir d\u2019y parvenir, notamment grâce au marché du carbone.La cible québécoise sera difficile à atteindre, estime pour sa part le porte-parole de la campagne climat de Greenpeace, Patrick Bonin.Il souligne que les émissions du Québec évoluent en dents de scie depuis quelques années.«Les émissions du secteur des transports ne sont pas sous contrôle au Québec, et de nombreux projets polluants pourraient voir le jour», ajoute-t-il.Il évoque la cimenterie de Port-Daniel, qui devrait générer à elle seule deux millions de tonnes de GES annuellement.Le développement du Plan Nord pourrait aussi, selon lui, alourdir le bilan québécois.Même chose si Québec ouvre la porte au gaz de schiste.Selon le rapport du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement, cette industrie pourrait à elle seule faire grimper les émissions de 23 %, fuites « fugitives » qui surviennent une fois les puits «fermés».Le bilan déposé aux Nations unies fait aussi état de la hausse marquée des émissions de GES de l\u2019Alberta.Celles-ci dépassaient, en 2013, les émissions combinées du Québec et de l\u2019Ontario.À elles seules, les émissions « fugitives » du secteur pétrolier et gazier dépassent le total de tout le secteur des transports au Québec.Le Devoir COUPES A LA CSDM L\u2019opposition fustige les libéraux PHILIPPE ORFALI Les vagues successives de compressions budgétaires imposées aux commissions scolaires par Québec sont la cause de la disparition de 30 postes de conseillers pédagogiques à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), ont martelé lundi les partis d\u2019opposition.La CSDM s\u2019apprête à abolir 30 postes de conseillers pédagogiques, dont le rôle est de fournir outils et conseils aux enseignants.La réduction de leur nombre aura donc un impact très réel sur les services aux élèves, selon le porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière d\u2019éducation, Jean-François Roberge.L\u2019enseignant de formation déplore par ailleurs que Québec ait imposé plusieurs vagues de compressions, pour ensuite annoncer, la semaine dernière, la réforme des commissions scolaires québécoises.Un «illogisme», selon lui.«Ils procèdent à l\u2019envers en coupant d\u2019abord, réformant ensuite.Ce problème s\u2019applique partout, pas juste à la CSDM», dit-il.La porte-parole du Parti québécois, Nicole Léger, juge quant à elle que la CSDM a déjà vu son budget réduit à sa plus simple essence.«Le gouvernement laisse l\u2019odieux de ces coupes aux commissions scolaires.C\u2019est mentir que de dire que ça n\u2019a pas de répercussions sur les élèves.» Le ministre François Blais a pour sa part refusé la demande d\u2019entrevue du Devoir.Le Devoir Devenez un Ami du Devoir et soutenez le seul journal indépendant québéoois.Faites un don www.lesamisdudevoir.com A) Les Amis du Devoir A 6 LE DEVOIR LE MARDI 21 AVRIL 2015 EDITORIAL r Antoine Robitaille BAILLON A QUEBEC Tentation du mammouth La réforme parlementaire de 2009 à l\u2019Assemblée nationale a eu pour effet de diminuer l\u2019utilisation du bâillon par l\u2019exécutif.Celui que le gouvernement Couillard a choisi de faire avec le projet de loi «mammouth» 28 pourrait constituer un précédent nocif, car il comporte une tentative de contourner cette saine réforme adoptée à l\u2019unanimité.1 faut relire les déclarations outrées de décembre 2013 de Jean-Marc Fournier et de Pierre Moreau.Respectivement chef de l\u2019opposition et leader parlementaire, ils s\u2019étaient indignés du bâillon que l\u2019éphémère gouvernement Marois avait imposé pour le projet de loi sur les mines : «Quand on fait un bâillon contre les Québécois, ce n\u2019est pas une bonne nouvelle, puis c\u2019est normal qu\u2019on soit fâchés [.].Ce n\u2019est pas quelque chose qui est normal, même si le gouvernement pense que c\u2019est la seule façon de faire: [.] on va leur passer ça dans la gorge!», s\u2019égosillait M.Fournier.Pour sa part, M.Moreau pourfendait la mesure, car elle conduisait les députés à «travailler tout croche» en exigeant plus de temps pour étudier ce projet de loi, soulignant qu\u2019il contenait «127articles».Or, le projet de loi 28 (dont le titre est «loi concernant principalement la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le budget du 4 juin 2014 et visant le retour à l\u2019équilibre budgétaire en 2015-2016») en comporte 337! Du reste, ce même projet de loi modifie quelque 60 lois et comprend plusieurs «principes» très différents.C\u2019est en cela qu\u2019il peut être qualifié de «mammouth».Sous couvert de «retour à l\u2019équilibre budgétaire», le gouvernement a concocté une sorte de poutine législative.Avec celui-ci, il abolit les CLD et les CRE, instaure la modulation des tarifs de garderie, réduit la rémunération des pharmaciens.Trois mesures qui, concé-dons-le, ont peut-être rapport avec l\u2019équilibre des finances, mais dont il n\u2019était pas question dans le budget de juin 2014.D\u2019autres éléments du projet de loi 28 semblent encore plus éloignés de l\u2019intitulé: il dispense désormais les minières de rendre publics le volume et la valeur du minerai extrait; il crée Capital Mines Hydrocarbures; il modifie les règles de gouvernance applicables à Fondaction; il oblige le ministre des Finances à produire im rapport préélectoral sur la situation financière du gouvernement et confie «au vérificateur général la préparation d\u2019un rapport portant sur la plausibilité des prévisions et hypothèses» du gouvernement.Concernant les deux dernières mesures, rappelons que les prochaines élections auront lieu en 2018.Quel rapport avec l\u2019équilibre budgétaire en 2015-2016?En passant le projet de loi 28 sous bâillon, on contourne le règlement qui veut, à son article 182, qu\u2019on ne règle ainsi «qu\u2019une seule affaire».Le projet de loi 20 sur l\u2019accès aux services de santé (qui fera probablement l\u2019objet du prochain bâillon, comme le projet de loi 10 avant lui et comme le projet de loi 13 bientôt) comporte aussi un aspect «mammouth»: il inclut la redéfinition du programme de procréation assistée.Le gouvernement Couillard s\u2019est entiché de cette méthode.Comme s\u2019il avait décidé d\u2019importer au salon bleu la pratique des projets de loi fourre-tout adoptés à toute vapeur, courante dans l\u2019Ottawa des conservateurs, pratique qui relève de l\u2019outrage au Parlement et à l\u2019esprit du parlementarisme.Face à cette tentative, on se serait attendu à plus de vigilance de la part du président Jacques Chagnon, qui aurait dû taper sur les doigts du gouvernement et souligner la contradiction dans le règlement entre «une seule affaire» et «plus d\u2019un seul principe».L\u2019institution parlementaire \u2014 le législatif, censé être séparé de l\u2019exécutif \u2014 ne progresse que lorsqu\u2019elle a sur son trône un président à l\u2019esprit indépendant.MORTS EN MÉDITERRANÉE Le pire peut être évité imetière marin, tombeau aquatique, fosse commune, mer de souffrances., les images les plus fortes ont servi ces dernières heures pour décrire le drame de centaines de réfugiés noyés dans la Méditerranée, victimes d\u2019embarcations de fortune sur lesquelles des passeurs criminels les avaient entassés.Ca.tragédie a cours depuis maintenant plusieurs années et va en empirant.L\u2019Europe y a répondu en tramant les pieds.Ou plutôt, l\u2019Italie avait trouvé une solution l\u2019an dernier, avec son programme Mare Nostrum.Mais vu son.efficacité (!), les autres pays ont refusé de s\u2019y associer.Faire survivre des migrants coûte cher et en attire d\u2019autres, a-t-on constaté.Mare Nostrum a donc été remplacé par le plus modeste programme Triton, avec des résultats à la hauteur.Le premier était axé sur le secours en mer jusqu\u2019aux côtes libyennes, terre de non-droit oû sévissent les passeurs ; le second vise la surveillance des eaux italiennes.Le premier était financé à raison de 9 millions d\u2019euros par mois; le deuxième a droit à 3 millions.Conséquence : 90 noyades de migrants durant les quatre premiers mois de 2014 ; plus de 1600 depuis le début de 2015.Pour éviter le pire, la preuve est donc faite : on peut agir.Dans un monde idéal, il faudrait revenir sur les erreurs des nations occidentales au lendemain du printemps arabe, sur l\u2019histoire même de l\u2019implication européenne au Moyen-Orient et en Afrique.Mais l\u2019urgence humanitaire ne se prête pas à redessiner la carte des responsabilités, pas quand la Méditerranée est devenue la route la plus meurtrière de l\u2019immigration clandestine : un mort toutes les deux heures, a calculé Le Monde.Lundi, les ministres des Affaires étrangères et de l\u2019Intérieur des pays membres de l\u2019Union européenne en sont au rnoins arrivés à un plan, qui sera discuté jeudi par les chefs d\u2019Etat et de gouvernement lors d\u2019un sommet d\u2019urgence sur les drames migratoires de la Méditerranée.Dix actions seront sur la table, dont la lutte contre les passeurs et la répartition des réfugiés entre les 28 pays membres plutôt qu\u2019entre les seules Italie, Grèce et Espagne, oû s\u2019échouent les migrants.Mais pas question de reprendre une proposition structurante faite en 2013 : élargir les voies légales d\u2019immigration vers l\u2019Europe.On préfère encore la loterie de la mer, après le filtre pratiqué par des passeurs de plus en plus gourmands, de plus en plus violents, de plus en plus affiliés à l\u2019Etat islamique qui pratiquerait ainsi le génocide par voies détournées.Cela s\u2019appelle fermer les yeux.Et cet aveuglement ne diminuera en rien le flux des illégaux qui, désespérés par la guerre et la misère, veulent plus que tout au monde accéder aux frontières européennes.k.« Josée Boileau LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET ma»Î ^ n\t^ \\ hcîTAwTJ LETTRES Drames inqualifiables en mer Des centaines de personnes meurent ces jours-ci, noyées ou assassinées, en Méditerranée, au large de la Sicile.Ces drames effroyables existent et perdurent depuis des années, à cause des passeurs sans scrupules et d\u2019une coupable inertie de l\u2019Europe, qui tourne trop souvent le regard, et des pays du Moyen-Orient et d\u2019Afrique qui laissent partir ou encouragent le départ des migrants.Quel scandale, quel déshonneur pour l\u2019Europe et l\u2019humanité ! Et c\u2019est l\u2019Italie, dépassée par la situation, qui reçoit tant bien que mal ces naufragés ou leur dépouille.Pendant ce temps, les gouvernements palabrent, discutent d\u2019austérité et de plans de relance ! Mais l\u2019Europe devrait d\u2019abord retrouver son âme, enfouie dans l\u2019indifférence et l\u2019égoïsme.Devra-t-elle compter encore une fois sur les Américains?Quelle bien triste, décevante et inhumaine Europe ! Michel Lebel Entrelacs, le 19 avril 2015 « Gens de mon pays », gens dn Sagnenay Quelle honte en 2015 d\u2019être associé, même de loin, à votre maire que vous semblez tellement aimer ! C\u2019est curieux, personne ne vote pour lui, mais il est réélu avec des majorités écrasantes.Votre Duplessis fait la risée du pays entier.Il est probablement le seul être de l\u2019univers à avoir besoin d\u2019un tribunal et de deux niveaux d\u2019appel pour comprendre le gros bon sens.La Cour suprême du Canada ! Vous savez, gens du Saguenay, nous ne sommes plus à l\u2019ère des calèches.Après plus de 35 ans d\u2019exil à Montréal, j\u2019hésite souvent à m\u2019afficher, à préciser mon «pays» d\u2019origine, mes racines.Vous connaissez l\u2019expression: «On peut sortir un gars du Lac ou du Saguenay, mqis on peut pas sortir le Lac du gars.» A Montréal, nous sommes tous des immigrants à quelques exceptions près.Nous venons d\u2019Amérique du Sud, d\u2019Europe, d\u2019Haïti, du Vietnam, du Lac-Saint-Jean, de Gaspésie, d\u2019Abitibi ou d\u2019ailleurs.Même après 35 ans chez moi, à Montréal, il y a la métropole oû sont nés mes garçons moitié Bleuets, et il y a chez vous.Comme des millions de néo-Québécois et de Montréalais, mes origines sont doubles.Que de plaisir en perspective avec In-foman et le maire «Là-là» ! Vous savez?Bien s\u2019exprimer en 2015, c\u2019est quand même de mise surtout quand on occupe un poste important et que l\u2019on représente ses concitoyens.Vous vous rappelez l\u2019ancien ministre originaire d\u2019Alma ?Ce qui est également apprécié en 2015, c\u2019est de bien informer les gens et, surtout, de respecter leur religion.Gilles Mercier Montréal, le 19 avril 2015 Réflexion pour le Jour de la Terre ! Le 22 avril, c\u2019est le Jour de la Terre.Qn entend souvent dire, lors de cet événement, que chaque petit geste compte pour sauvegarder l\u2019environnement.Mais, malgré la bonne volonté des petites actions que nous pouvons poser chaque jour, il faudra bien que de grands gestes soient aussi faits pour que l\u2019on puisse constater un tant soit peu des changements vérifiables et concluants po\\ir vivre dans un monde moins pollué.A titre d\u2019exemple, pourrait-on envisager que le mieux-être de notre monde passe par un accès gratuit aux transports en commun dans les villes?Un service public qui pourrait devenir entièrement subventionné par nos gouvernements avec l\u2019aide du privé.Sinon, ce service pourrait être financé par les postes de péage de nos autoroutes.Mais là, on verrait sans doute une forme d\u2019ironie ou d\u2019affront aux automobilistes.Force est de constater que l\u2019un des facteurs importants de la pollution dans les villes vient du nombre de plus en plus grand de ces mêmes automobilistes.Qffrir la gratuité aux utilisateurs du transport en commun aurait-il pour conséquence de créer d\u2019autres problèmes liés à l\u2019urbanisme, tels le manque d\u2019espace dans les métros ou encore une demande trop forte en effectifs ; trains de banlieue, autobus, transports adaptés, etc.Je ne le crois pas, puisque cette gratuité deviendrait un incitatif pratique et économique pour bien des travailleurs, malgré les quelques inconvénients que cela pourrait amener.Et le vrai problème actuel n\u2019est-il pas l\u2019accroissement vertigineux du parc automobile ici même au Québec et partout dans le monde, d\u2019ailleurs ?Yvan Giguère Saguenay, le 20 avril 2015 LIBRE OPINION Un deuxième bain, pas un luxe FRANÇOIS PARADIS Député de Lévis, Coalition avenir Québec Je tiens aujourd\u2019hui à répondre à M\u201c® Josée Boileau, qui écrit, dans son éditorial du 17 avril 2015, que la Coalition avenir Québec ne prend pas le dossier du marché noir des bains dans les CHSLD par le bon bout et que notre formation ne pense pas aux besoins des résidents.Rappelons que près de 150 000 aînés vivent en résidences privées ou dans un CHSLD.Il ne serait pas acceptable, dans une société comme la nôtre, que seuls les aînés les plus fortunés puissent avoir accès à un deuxième bain ou une deuxième douche.Les quelques préposés aux bénéficiaires qui offraient ces services se placent en conflit d\u2019intérêts par rapport à cette clientèle et rien n\u2019assure la qualité des services offerts.Il s\u2019agit de plus de travail au noir non déclaré au fisc.Après avoir dénoncé ce scandale, j\u2019ai exigé plusieurs actions de la part du ministre de la Santé : qu\u2019il condamne publiquement cette pratique ; qu\u2019il fasse parvenir une directive à tous les établissements pour que ça cesse ; qu\u2019il établisse enfin une norme officielle quant à l\u2019offre de bains dans les CHSLD.Voilà donc l\u2019essence du problème: il n\u2019existe actuellement aucune norme ! Selon des données de l\u2019Association québécoise des retraité (e) s des secteurs public et parapublic, dans 23 centres de santé et de services sociaux (CSSS), il n\u2019existait aucune norme ou directive concernant le nombre de bains par semaine et 37 CSSS avouent ne donner qu\u2019un bain complet par semaine.Bref, il n\u2019existe actuellement aucune norme officielle sur l\u2019offre de bains dans les résidences pour aînés, c\u2019est ça quî est tout à faît înacceptable.Il faut que ça change.La Fédération des préposés aux bénéficiaires du Québec a pourtant écrit, en 2011, pour prévenir le gouvernement qu\u2019il existait dans les résidences privées et CHSLD une industrie au noir de services offerts en argent comptant.Cette intervention démontre que l\u2019offre des services d\u2019hygiène pour les aînés est insuffisante.Bref, ça fait plus de trois ans que cette situation est connue du gouvernement et rien n\u2019a été fait.J\u2019ai donc aussi demandé au ministre de la Santé une enquête administrative indépendante pour faire toute la lumière sur cette situation.Je souhaite que l\u2019hygiène de nos aînés ne soit plus seulement qu\u2019une histoire de scandales.Je souhaite que les aînés puissent obtenir plus d\u2019un bain par semaine, mais certainement pas dans ces conditions.Qû sont la qualité et l\u2019équité ?Le fait qu\u2019un marché noir existe démontre justement qu\u2019il y a un besoin et qu\u2019il faut revoir, encadrer et bonifier l\u2019offre des soins d\u2019hygiène pour les aînés.Il ne faudrait pas oublier aussi que la majorité des aînés ne roulent pas sur l\u2019or et que ces services doivent être accessibles.Un bain ou une douche, ce n\u2019est pas un service de luxe, c\u2019est une question de dignité et de qualité de vie. LE DEVOIR, LE MARDI 21 AVRIL 2015 A 7 IDEES GREVE SOCIALE» AVORTEE \" action directe » aide la droite La déroute du mouvement étudiant emportera-t-elle la gauche avec elle ?JOSEPH YVON THERIAULT Professeur de sociologie, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en mondialisation citoyenneté et démocratie, UQAM a grève sociale annoncée par le groupe de mobilisation Printemps 2015 et TAssocia-tion pour une solidarité sociale étudiante (ASSE) n\u2019aura pas lieu.Le mouvement étudiant croyait, à partir de son foyer le plus dur, être le point de départ d\u2019une large mobilisation sociale (grève générale) ébranlant les politiques gouvernementales portant sur l\u2019austérité et les hydrocarbures.Le mouvement n\u2019a pas vraiment décollé de sa base.Il s\u2019est même finalement retourné sur lui-même faisant de l\u2019autoritarisme des autorités de rUQAM et de la police son ultime combat.Mais une telle déroute pourrait ne pas être celle du seul mouvement étudiant, elle pourrait avoir de graves conséquences sur la gauche québécoise en général.Soit sur sa capacité à jouer un rôle majeur sur ces questions.On peut émettre plusieurs hypothèses sur l\u2019échec du Printemps 2015.Celles qui émanent du mouvement ou de ses sympathisants privilégient la thèse de la répression policière, de la montée de l\u2019autoritarisme des administrations collégiales et universitaires, tout cela alimenté par la judiciarisation des luttes étudiantes qui transforment en conflit juridique un conflit politique.Ces analyses ne sont pas fausses, mais manquent à mon avis l\u2019essentiel: la radicalisation du mouvement et sa polarisation sont pour ainsi dire inscrites dans l\u2019ADN du mouvement.Comme le disait le sociologue allemand Max Weber de la guerre 1914 entre l\u2019Allemagne et la Belgique, si plusieurs interprétations de la guerre sont possibles, personne ne peut nier que ce sont les Allemands qui ont tiré les premiers.La radicalisation Depuis les émeutes de Seattle (1999), à l\u2019occasion d\u2019une réunion de l\u2019Organisation mondiale du commerce, une partie de la gauche al-termondialiste s\u2019est radicalisée.Elle a opté pour délaisser les formes plus pacifistes et organisées des protestations populaires (comme le pratique le vieux syndicalisme).Elle s\u2019est orientée vers un syndicalisme de combat empruntant son vocabulaire à l\u2019anarcho-syndicalisme (la grève générale par exemple) et ses tactiques de combat aux stratégies black-blocs (action directe, cagoulage, désobéissance civile).Toutes ces choses étant évidemment antérieures «à la montée» de l\u2019autoritarisme à l\u2019UQAM.Cette réorientation était le résultat du constat que les luttes réformistes, telles que les pratiquent les sociaux-démocrates de ce monde, étaient inefficaces et qu\u2019il fallait dorénavant polariser la situation pour bien faire surgir la nature répressive des institutions du capitalisme mondialisé (les firmes multinationales) de l\u2019État contemporain et de sa fausse démocratie (leur démocr,atie) et, tout particulièrement de démasquer l\u2019État policier.Une revendication On peut émettre plusieurs hypothèses sur Téchec du Printemps 2015.admirablement bien exprimée par l\u2019un des slogans du printemps 2015 : « Euck toute».Au Québec, le Sommet des Amériques de Québec (2001) et ses manifestations furent l\u2019occasion de la pénétration dans le mouvement altermondialiste et étudiant de l\u2019idéologie de l\u2019action directe.L\u2019ASSE, elle aussi fondée en 2001, en est le lieu par excellence, et participera aux grèves étudiantes de 2005 et 2007.Mais c\u2019est en 2012 qu\u2019elle deviendra hégémonique au sein du mouvement étudiant menant le grand mouvement social des carrés rouges qu\u2019a connu alors le Québec.L\u2019échec du Printemps 2015 provient d\u2019une évaluation fautive, au moins sur deux plans, de la portée de l\u2019action directe.Les partisans de l\u2019action directe pensent que la polarisation par des actes de désobéissance civile, de perturbations sociales, économiques, etc., et même de violence est le véritable moteur de l\u2019histoire.Si la violence est accoucheuse de progrès social, cela est particulièrement vrai dans les régimes autoritaires.Dans les sociétés démocratiques, au contraire, l\u2019action directe ou l\u2019anarcho-syndicalisme ont eu généralement comme effet de polariser la situation à l\u2019avantage de la droite.Les progrès sociaux des sociétés démocratiques furent avant tout une lente maturation de luttes historiques inscrites dans les institutions de la démocratie moderne.Ce sont ces dernières qui permettent que les luttes sociales ne se limitent pas à un champ de bataille.Pour ne rappeler que la situation au Québec, la radicalisation des mouvements syndicaux, populaires et étudiants des années 1970, par la généralisation en leur sein du courant marxiste-léniniste, a eu des effets particulièrement délétères sur la capacité de mobilisation de ces mouvements.Les années 1980-1990 furent des années molles d\u2019action populaire.Il a fallu une quinzaine d\u2019années pour que ces dernières organisations se remettent du ravage de la radicalisation des années 1970 en leur sein.La seconde surestimation porte sur le «succès» du printemps érable 2012.Le mouvement étudiant a cru possible de réitérer l\u2019élan de 2012 où un mouvement étudiant serait devenu un mouvement social.Il ne faut pas oublier la conjoncture de l\u2019époque, où un gouvernement en fin de mandat, empêtré dans des scandales, était au plus bas de sa légitimité.L\u2019affrontement d\u2019alors eut plutôt comme résultat de redonner une légitimité aux libéraux et de remonter le vote des caquistes, bref de donner plus de 60% de votes à droite.É\u2019élection de 2014 confirmera cela.Le mouvement des casseroles a été JACQUES NADEAU LE DEVOIR largement le fait de la section Québec solidaire de la ligne orange du métro montréalais (de Berri UQAM à Crémazie).Si les étudiants ont gagné le quasi-gel de leurs droits de scolarité, la sympathie du public à l\u2019égard de la cause étudiante et celle de la gratuité scolaire s\u2019est affaiblie tout au long de la polarisation du printemps.Le mouvement étudiant n\u2019est toutefois pas seul dans cette déroute.Dans sa chute, il pourrait emporter avec lui la mobilisation contre l\u2019austérité, les hydrocarbures, voire la mobilisation syndicale de l\u2019automne prochain.En 2012, le Parti québécois a payé cher son association aux carrés rouges.En 2015, l\u2019appui des professeurs de rUQAM au mouvement porte un dur coup à l\u2019institution, pourtant haut lieu de l\u2019intelligentsia québécoise de gauche.La polarisation crée des victimes amies.Il est vrai que, ce printemps, les syndicats furent moins empressés à appuyer le mouvement; seuls les porte-parole de Québec solidaire et les syndicats des professeurs de cégep et de l\u2019UQAM l\u2019ont fait.Mais une opinion publique polarisée ne fait pas ce genre de nuances: elle assimile toutes les formes de protestations à l\u2019action directe.À moins que ne s\u2019élèvent des voix fortes de gauche traçant une ligne claire, en contexte démocratique, entre protestation et action directe.De l\u2019effet des utopies concrètes contemporaines Il s\u2019agit de bâtir, d\u2019habiter et de penser la transition par le milieu JONATHAN DURAND FOLCO Membre de l\u2019équipe de la revue Milieu (x) pn otre civilisation se trouve maintenant à un point de bifurcation, situé entre le crépuscule du vieux Il monde et une nouvelle société qui hésite à naître.Cette conscience aiguë d\u2019un basculement imminent et encore indéterminé, inéluctable mais ambivalent, remplace les notions jadis grandioses d\u2019évolution, de progrès, de réforme ou de révolution par l\u2019idée mystérieuse de transition.Il est maintenant au goût du jour de parler de transition sociale, écologique, énergétique, démocratique et économique pour envisager les multiples transformations structurelles que nous devrons entreprendre pour nous adapter activement et efficacement à une crise financière, politique et climatique sans précédent.L\u2019objectif de la transition réside ainsi dans la résilience, c\u2019est-à-dire la capacité de rebondir de manière créative après un choc ou une importante perturbation (psychique, collective ou écosystémique), afin de retrouver un fonction- Des Idées EN REVUES Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages de leur publication.Cette semaine, un extrait du numéro 2 de la revue Milieu (x) (revuemilieux.org).nement normal ou plutôt un nouvel équilibre viable.Or, la résilience d\u2019un système dynamique peut être atteinte par de multiples modalités, un ensemble de trajectoires potentielles, une matrice de virtualités.En quoi un terme vague comme la transition peut-il nous éclairer face à cette situation inédite; et pourquoi un concept aussi flou que celui de milieu pourrait-il nous sortir de l\u2019embarras?L\u2019hypothèse de cette réflexion repose sur l\u2019observation que la transition n\u2019est pas d\u2019abord une idée, mais une pratique sociale déjà en cours, et que ce mouvement peut être élevé à la conscience de lui-même par la compréhension des conditions qui le rendent possible, celles-ci étant toujours et déjà inscrites dans un milieu.Un autre monde existe, ;1 est dans celui-ci, disait Paul Éluard.Dans son inspirant livre Un million de révolutions tranquilles.Comment les citoyens changent le monde (Les éditions qui libèrent, 2012), Bénédicte Manier explore le vaste terrain des alternatives sociales, politiques, économiques et énergétiques qui fleurissent un peu partout dans le monde.Leur principale caractéristique réside dans le fait qu\u2019elles n\u2019émanent pas de l\u2019État ou de l\u2019économie de marché, mais des individus et des communautés qui cherchent à répondre directement à leurs besoins en fonction de normes démocratiques et écologiques.En effet, il semble de plus en plus évident que le blocage institutionnel et politique, de même que l\u2019inertie des grandes entreprises ou le «pseudo-changement» revendiqué par l\u2019économie verte, freine une véritable transformation du modèle de développement hérité des deqx derniers siècles.À première vue, les multiples petites révolutions tranquilles qui fourmillent actuellement ne semblent pas proposer un modèle unifié, un nouveau projet de société, mais une incroyable variété de pratiques parfois insolites.Une simple énumération de ces initiatives citoyennes, dont nous ne pouvons faire la description dans le cadre de ce texte, montre néanmoins les nombreux liens de proximité entre ces expériences issues de milieux très divers.Voici une liste non exhaustive d\u2019utopies concrètes, c\u2019est-à-dire d\u2019institutions réelles qui préfigurent une nouvelle société à l\u2019intérieur de l\u2019ancienne en accélérant la dynamique d\u2019une transition multidimensionnelle: redécouverte des savoir-faire locaux, cogestion démocratique de l\u2019eau, autogestion du patrimoine naturel, économie sociale et solidaire, agriculture soutenue par la communauté, systèmes d\u2019échanges locaux, monnaies complémentaires, ateliers de vélos, réseau d\u2019échanges de savoirs, villes en transition, permaculture, fiducies foncières communautaires, radios communautaires, mouvement Maker, réseau coopératif d\u2019énergies vertes, éco-hameaux, coopératives d\u2019habitation, villages solidaires, etc.Une attention particulière au vocabulaire permet de dégager des airs de famille entre la relocalisation, la coopération, l\u2019écologie, la gestion collective des ressources naturelles, l\u2019économie alternative, les réseaux d\u2019entraide, l\u2019habitat, l\u2019alimentation, l\u2019autogestion et la démocratie participative.Ces pratiques semblent dégager un paradigme distinct de la rationalité économique du marché et de Ip logique administrative de l\u2019État.Le principe fédérateur de ces initiatives est celui du commun, terme complexe qui émerge des nouvelles pratiques de contestation et des mouvements populaires qui préfigurent un autre type de société.Selon les philosophes Pierre Dardot et Christian Laval (2014) : «La revendication du commun a d\u2019abord été portée à l\u2019existence par les luttes sociales et culturelles contre l\u2019ordre capitaliste et l\u2019Etat entrepreneurial.Terme central de l\u2019alternative au néolibéralisme, le \u201ccommun \u201d est devenu le principe effectif des combats et des mouvements qui, depuis deux décennies, ont résisté à la dynamique du capital et ont donné lieu à des formes d\u2019action et de discours originales.Loin d\u2019être une pure invention conceptuelle, il est la formule des mouvements et des courants de pensée qui entendent s\u2019opposer à la tendance majeure de notre époque: l\u2019extension de la propriété privée à toutes les sphères de la société, de la culture et du vivant.En ce sens, ce terme de \u201ccommun \u201d désigne non la résurgence d\u2019une Idée communiste éternelle, mais l\u2019émergence d\u2019une façon nouvelle de contester le capitalisme, voire d\u2019envisager son dépassement.» Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Ecrivez à arobitaille@ledevoir.com et à gtaillefer@ledevoir.corn.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints a la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et GuyTaillefer (éditorialistes, responsables de la page Idees), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michael Monnier et Olivier Zuida (recher-chistesphotos), information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Améhe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion (sports).Brian Myles, Jessica Nadeau, Philippe Or fell et Karl Rettmo-Parazelli (reporters), information politique : Marco Forher (chef de division), Michel 'Damd(chroniqueur), Hélene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Bélair-Cirmo et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre), information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline y\\.or«.p>&t\\t(reporters), Benoît Munger et Philippe V\u2018&p>va.&ZM(pupitre), information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre), information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre), section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Loïc Hamon (cahiers spéciaux), équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G Ferraris et Coralie Mensa (assistants) , correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michele Malenfent , soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Manon Derome (Montreal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOCITÉ Mélisande Simard (adjointe par interim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlene Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secretaire) PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service a la clientele), Manon Blanchette, Marie-Lune Houde-Brisebois, Nathalie Eilion et Kevin McKissock ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Elorentma Draghici et Xavier Pigeon (par interim) D1^ A 8 LE DEVOIR LE MARDI 21 AVRIL 2015 ACTUALITES CIEQUE SUITE DE LA PAGE 1 tisseurs.Une autre tranche de 10% des actions du Cirque sera désormais la propriété de la Caisse de dépôt.La valeur de la transaction oscillerait aux alentours de 1,5 milliard de dollars, ce que n\u2019a pas voulu confirmer M.Laliberté.Entrepreneuriat et famille Lors d\u2019une longue conférence de presse, Guy Laliberté a expbqué les raisons personnelles qui l\u2019ont poussé à vendre «son» cirque, dont il détenait jusqu\u2019à présent 90% des actions.«Je ne crois pas à Ventrepreneuriat de seconde génération », a-t-il dit.11 a pourtant sondé ses cinq enfants, de 7 à 18 ans pour connaître leurs rêves d\u2019avenir.Seule la plus jeune, de 7 ans, a émis le souhait de devenir clown un jour.Labberté, qui souhaite développer des activités au moyen de sa fiducie familiale.Lune Rouge, continuera cependant à s\u2019impliquer dans le volet création du cirque, aux côtés du nouveau directeur artistique, Jean-François Bouchard.Mitch Garber sera président du conseil d\u2019administration du Cirque, dont Daniel Lamarre demeure président et directeur.Réagissant aux critiques selon lesquelles le Cirque est vendu à des intérêts étrangers, Guy Laliberté a riposté qu\u2019une entreprise comme Couche-Tard était détenue à 50% par des intérêts américains, que Molson était détenue à 80% par des Américains, et que Bombardier était détenue à 84 % par des Américains.Répondant aux questions des médias sur l\u2019impact de la vente sur le marché du travail au Québec, M.Lamarre a ajouté que les spectacles du Cirque du Soleil présentés à Las Vegas étaient montés au Québec, comme cela pourrait être le cas pour les spectacles qui seront présentés en Chine.Pour Mitch Garber, il est clair que l\u2019ADN du Cirque du Soleil est montréalais et va le demeurer.11 y a déjà douze ans que le Cirque du Soleil tente de percer le marché chinois, sans succès.11 s\u2019agit d\u2019un marché complexe, reconnaît Daniel Lamarre, mais prometteur.En effet, les 1,5 milliard Valeur estimée de la transaction analystes prévoient, au cours des prochaines années, un boom de l\u2019industrie du spectacle semblable à celui qui traverse présentement l\u2019industrie chinoise du cinéma.On dit que 1000 cinémas et environ 5400 salles ont ouvert l\u2019an dernier seulement en Chine, soit environ 15 nouvelles salles par jour.Par ailleurs, récemment, le Cirque du Soleil annonçait son intention d\u2019investir dans la production de séries télévisées, qui ne contiennent pas de cirque.Daniel Lamarre a confirmé lundi que TPG avait une expertise en télévision, notamment par la CAA, pour Creative Artists Agency.«Mais le Cirque va continuer de produire majoritairement des^spectacles vivants», a-t-il dit.À l\u2019occasion d\u2019une conférence qu\u2019il donnait à l\u2019assemblée générale du Conseil du Patronat du Québec, le premier ministre Philippe Couillard a applaudi à la transaction.«J\u2019ai parlé aux personnes clés, a-t-il dit.Et je l\u2019ai fait au moment approprié.Mais ce que je veux d\u2019abord dire sur la transaction, c\u2019est féliciter M.Guy Laliberté.Quelle belle histoire! Quelle belle histoire d\u2019artiste et d\u2019entrepreneur.Saluez également le fait qu\u2019il ait entendu le message du Québec et des Québécois et qu\u2019il s\u2019est impliqué lui-même dans les négociations pour faire en sorte que le siège social, les activités créatrices également demeurent à Montréal.Saluez la Caisse de dépôt qui a défendu très bien les intérêts du Québec dans cette transactiondà pour une organisation qui a le vent dans les voiles et, on a l\u2019entendu ce matin, qui veut aller vers de nouveaux produits, de nouveaux marchés qui veut être en croissance.C\u2019est une bonne nouvelle pour le Québec, notamment, que M.Laliberté et la direction demeurent fortement associés à l\u2019organisation.» Le ministre de l\u2019Économie, Jacques Daoust, a considéré que la transaction est «une bonne nouvelle», parce que «l\u2019activité du siège social, et l\u2019acti- vité créatrice restent ici».M.Daoust s\u2019est réjoui du fait que les nouveaux propriétaires du Cirque du Soleil nr soient pas des concurrents, car ils ont donc intérêt à préserver l\u2019intégrité de l\u2019entreprise initiale.Dans cet ordre d\u2019idées, Guy Laliberté a mentionné qu\u2019il avait rejeté notamment une offre du cirque Barnum and Bailey.17 offres d\u2019achat En tout, 94 groupes ont été pressentis par le Cirque dans cette transaction : 46 se sont dits intéressés, 17 ont fait des offres, et un seul a été choisi, vendredi matin dernier, après dix jours et demi de négociations.«Nous avons envoyé cette invitation à tous les groupes québécois et canadiens», a expliqué Guy Laliberté.En cours de démarche, ils ont rencontré le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt, qui a signé l\u2019entente dimanche.De son côté, Guy Laliberté continuera à s\u2019intéresser au développement du Cirque, mais caresse d\u2019autres projets pour l\u2019avenir.Selon certaines informations, il compte développer des concepts de rites funéraires, via une entreprise nommée Pangéa, qui relève de la fiducie familiale Lune Rouge.11 n\u2019a pas voulu confirmer ces informations.Parmi les employés du cirque, à l\u2019interne, après des semaines d\u2019inquiétude quant à l\u2019issue des transactions, le mot d\u2019ordre était plutôt au silence.Maintenant aux mains d\u2019entreprises étrangères, le cirque saura-t-il garder vraime;it son esprit?Des entités comme la TQHU et l\u2019École nationale du Cirque sont intimement liées au Cirque du Soleil.«Seul le temps dira si l\u2019âme du Cirque du Soleil demeurera, puisque le Québec n\u2019aura plus de position majoritaire au sein de l\u2019entreprise.Ce qui est clair, c\u2019est que des investisseurs financiers vont exiger des résultats financiers.Mais il semble que les programmes sociaux et culturels seront maintenus, et cela est majeur», a commenté une ex-figure majeure du CDS, qui a demandé l\u2019anonjmiat.Avec Isabelle Paré et Eric Desrosiers Le Devoir Lire aussi > Qui sont les nouveaux propriétaires du Cirque du Soleil?Page B 8 PASSEURS SUITE DE LA PAGE 1 penchent sur le tragique accident survenu dimanche.Le naufrage au large des côtes libyennes a fait 800 morts, ont annoncé mardi des représentants du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et de l\u2019Qrga-nisation internationale pour les migrations (QIM) après avoir parlé aux survivants, qui sont au nombre de 28.Vingt-quatre corps ont été repêchés.La police italienne a annoncé dans la nuit lundi à mardi que deux des survivants, un Tunisien et un Syrien soupçonnés d\u2019avoir été le capitaine et un membre d\u2019équipage du chalutier, avaient été arrêtés à bord du bateau des garde-côtes.«Nous ne pouvons pas continuer comme cela, nous ne pouvons pas accepter que des centaines de personnes meurent en essayant de traverser la mer pour venir en Europe», a affirmé le président du Conseil européen, Donald Tusk.Celui-ci a toutefois indiqué qu\u2019il ne faut «pas attendre des solutions rapides aux causes profondes des migrations, parce qu\u2019il n\u2019y en a pas.S\u2019il y en avait, nous les aurions mises en oeuvre depuis longtemps», a-t-il prétendu.Plan d\u2019action Les chefs d\u2019État se réuniront en ayant une base de travail : un plan d\u2019action en dix points qui comprend notamment le renforcement et l\u2019élargissement des opérations de contrôle et de sauvetage en mer, l\u2019amélioration de la gestion des demandes d\u2019asile, le blocage des routes empruntées par les migrants ou encore la destruction des embarcations utilisées pour les transporter.«Nous n\u2019avons plus d\u2019alibi», a M ANGELO CARCONI ASSOCIATED PRESS Le premier ministre itaiien, Matteo Renzi lancé la chef de la diplomatie européenne, Fede-rica Mogherini.«Les tragédies de ces derniers jours, de ces derniers mois, de ces dernières années, c\u2019en est trop.» Selon le Haut Commissariat aux réfugiés, 35 000 migrants sont arrivés par bateau dans le sud de l\u2019Ëurope depuis le début de l\u2019année et 1600 sont portés disparus.L\u2019annonce du sommet de jeudi est apparue comme une réponse appropriée pour certains, tardive pour d\u2019autres.É\u2019organisation humanitaire Save the Children aurait préféré que l\u2019UE s\u2019entende sur un plan d\u2019action immédiat dès lundi.«Le sommet d\u2019urgence de jeudi est maintenant une affaire de vie ou de mort», a déclaré par voie de communiqué le président de l\u2019organisation, Valerio Neri.Encore plus virulent, le président de la Fédération internationale de la Croix-Rouge, Elhadj As Sy, a réclamé qu\u2019on mette fin sans tarder à «l\u2019indifférence qui transforme la Méditerranée en un vaste cimetière».11 a par exemple critiqué le manque d\u2019encadrement légal pour les migrants et les demandeurs d\u2019asile.«Ces morts et les centaines d\u2019autres qui les ont précédées ces derniers mois étaient prévisibles», a-t-il ajouté.Parmi les réactions politiques provenant des quatre coins de la planète, la chancelière allemande, Angela Merkel, s\u2019est dite «bouleversée» et le ministre espagnol de l\u2019Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, a évoqué le besoin de «résoudre le problème à la racine», dans les pays où sont embarqués les migrants.Joignant sa voix à la succession d\u2019appels à l\u2019action, le secrétaire général des Nations unies.Ban Ki-moon, a affirmé que le naufrage de la veille est «un scandale pour la conscience humaine».Pour ajouter à l\u2019indignation internationale, la série noire s\u2019est poursuivie lundi : la police portuaire grecque a annoncé que trois migrants, dont un enfant, ont péri dans un naufrage près de l\u2019île de Rhodes.Heureusement, 93 personnes ont pu être sauvées.Un bateau pneumatique transportant entre 100 et 150 personnes et un bateau plus vaste, avec quelque 300 personnes à bord, ont pour leur part lancé un appel de détresse alors qu\u2019ils se trouvaient en difficulté au large de la Libye, ont indiqué les autorités italiennes.Au moment d\u2019écrire ces lignes, on ne savait dans quelle condition se trouvaient ces passagers.Le sommet des chefs d\u2019État de jeudi devrait mettre en évidence la complexité de la problématique des migrants en Méditerranée.Les pays européens s\u2019entendent généralement sur l\u2019importance de mieux gérer les demandes d\u2019asile, mais reconnaissent aussi qu\u2019une part importante de la réponse est entre les mains de la Libye.Cç pays en proie au chaos politique, où le groupe Etat islamique s\u2019est implanté, devra vraisemblablement trouver le moyen de former un gouvernement d\u2019union s\u2019il espère mettre fin, ou du moins limiter le départ de migrants africains.Avec l\u2019Agence Erance-Presse Le Devoir PRIERE SUITE DE LA PAGE 1 référence aux convictions de chacun des membres de la Chambre des communes et, moi, je crois que ça doit rester.» Le ministre de la Justice, Peter MacKay, est du même avis.«C\u2019est une prière pour toutes les religions, a-t-il dit Cette prière n\u2019est pas confessionnelle.Elle appelle à un moment privé de réflexion, et je pense que c\u2019est approprié.» 11 estime même que les municipalités, qui doivent aujourd\u2019hui remiser leurs prières chrétiennes, devraient s\u2019en inspirer.«Je crois que les villes devraient y réfléchir», a dit M.MacKay.Le minisùe de la Justice voit-il un problème à ce que la prière de la Chambre des communes fasse référence à un Dieu, excluant du coup les non-croyants?«Je pense que c\u2019est approprié de la manière dont s\u2019est présenté en ce moment», a-t-il répondu.La ministre des Transports, Lisa Raitt, estime qu\u2019il revient au président de la Chambre des communes de prendre, si nécessaire, des moyens pour réviser la prière.Elle n\u2019y voit personnellement pas de problème.« J\u2019apprécie ce moment de réflexion que nous avons à l\u2019ouverture de la Chambre.Je suis catholique, je prie, mais je comprends l\u2019enjeu.» Une facture de 53 000 $ pour le maire Tremblay Qttawa \u2014 Le Mouvement laïque québécois veut que le maire Jean Tremblay \u2014 et non ses concitoyens de Saguenay \u2014 s\u2019acquitte de la facture salée découlant de sa défaite dans le dossier de la prière au conseil municipal.L\u2019avocat du regroupement, Luc Alarie, demande au premier magistrat de lui faire parvenir «d\u2019ici dix jours » un chèque de quelque 53 000$ dans la foulée de son revers devant la Cour suprême.Ce montant inclut les 30 000 $ en dommages moraux et punitifs consentis au plaignant Alain Simoneau ainsi que des milliers de dollars en intérêts et en frais juridiques, que le plus haut tribunal au pays a condamné solidairement la municipalité et son maire à verser.Mais pour M® Alarie, «ce n\u2019est pas à la Ville, aux citoyens en général, à payer, alors on adresse la demande à Jean Tremblay».«Lui, il verra, s\u2019il le veut, à transmettre la demande de paiement au conseil municipal; il verra s\u2019il veut se faire rembourser par la Ville ou s\u2019il veut payer lui-même.C\u2019est à lui à décider», dit-il.La Presse eanadienne La députée néodémocrate Françoise Boivin a indiqué pour sa part que ce moment de réflexion devrait être conservé, mais en retirant la référence à Dieu, afin d\u2019inclure les non-croyants.Le libéral John McKay, qui se dit lui-même très croyant, est de son côté partagé.11 reconnaît que la diversité culturelle du Canada exige d\u2019abandonner les a priori chrétiens.En ce sens, il accueille favorablement une réflexion sur la forme que prend la prière à la Chambre des communes.Mais il soutient en même temps que «80-90% de la population canadienne» est croyante et que ce fait doit être considéré.«Nous sommes une société post-judéochrétienne, ce qui ne veut pas dire que nous sommes une société post-spirituelle, post-foi.» Le conservateur Farm Gill, qui est lui aussi très religieux (il se bat contre les cours d\u2019édu-catioq sexuelle en Qntario), est d\u2019un tout autre avis.À ses yeux, la prière a sa place partout, en tout temps.« Quel que soit l\u2019endroit, chaque fois qu\u2019on peut remercier le Seigneur pour ce qu\u2019on a, je crois qu\u2019on devrait le faire.» Le Devoir GÉNÉRATION SUITE DE LA PAGE 1 baby-boomers et les jeunes du nouveau millénaire, détiendra la « balance du pouvoir » pour les quinze à vingt prochaines années.Cela risque d\u2019ébranler les fondements de la société québécoise, parce que les 35-54 ans ont des valeurs plus éclatées que celles de leurs aînés, explique François Gélineau.« On assistera à la revanche de la génération X.On entre peut-être dans une période de transition où il n\u2019y a pas de grand consensus qui émerge», dit-il.Deux décennies pour les X Le professeur de science politique et ses collègues ont établi le profil de tous les électeurs québécois depuis les élections provinciales de 1985.Avec la collaboration du Directeur général des élections du Québec, les chercheurs ont pu consulter le profil de 50 000 à 200 000 électeurs lors de chaque rendez-vous aux urnes.Ils ont pu classer les électeurs qui votent par catégorie d\u2019âge.François Gélineau et son équipe ont découvert qu\u2019entre le déclin des baby-boomers et la montée en puissance de la génération Y, les X auront leur moment de gloire durant plus ou moins deux dé-cepnies, jusqu\u2019à la fin des années 2030.À ce moment-là, dans une vingtaine d\u2019années, la génération du baby-boom représentera à peine un électeur sur cinq.Tout un changement par rapport à la deuxième moitié du XX® siècle : le puissant bloc des baby-boomers, nés dans l\u2019euphorie de l\u2019après-guerre, a représenté plus de 50% des électeurs jusqu\u2019en 2003.Ils continueront de former le plus gros contingent d\u2019électeurs jusqu\u2019en 2018, moment où les trois principales générations auront un poids égal.En 2034, la génération Y (qui a aujourd\u2019hui entre 18 et 34 ans) représentera la majorité des électeurs et aura beaucoup de pouvoir, comme les baby-boomers durant le dernier demi-siècle.D\u2019ici là, à compter de 2018, ce sont les X qui détiendront la balance du pouvoir, devant des boomers vieillissants et la jeune génération en pleine croissance, mais qui exerce peu son droit de vote.Un modèle remis en question Ce règne de la génération X annonce une remise en question encore plus prononcée qu\u2019au-jourd\u2019hui du modèle québécois des cinquante dernières années, qui favorise la redistribution de la richesse par des impôts élevés.Les X, qui ont entre 35 et 54 ans, semblent moins préoccupés que les autres générations par les inégalités entre riches et pauvres, a démontré un récent sondage Léger mené pour l\u2019Institut du Nouveau Monde 0NM) ; 20% des 35-54 ans ne sont pas préoccupés par les inégalités, comparativement à 12% des 18-34 ans et 14% des 55 ans et plus.«La génération X est arrivée sur le marché du travail en pleine crise économique au début des années 80.Le taux de chômage était 0^24%).On leur a dit: \u201ctu dois te débrouiller sans l\u2019Etaf\u2019.C\u2019est une génération qui a été exposée à l\u2019échec de l\u2019Etat providence au début de sa vie adulte», souligne Michel Venne, directeur de l\u2019INM.L\u2019étude de François Gélineau sur la revanche de la génération X a été publiée dans L\u2019état du Québec 2015, que vient de publier l\u2019INM.«La génération des baby-boomers, elle, a assisté à la naissance et au déploiement de l\u2019Etat providence québécois durant la Révolution tranquille.Ce vaste consensus social risque de perdre du terrain avec le vieillissement des baby-boomers, qui s\u2019accélérera à compter de 2018», ajoute Michel Venue.Ces changements démographiques risquent de favoriser l\u2019émergence de nouveaux partis politiques, note François Gélineau.La montée de la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Le-gault, elle-même issue de l\u2019Action démocratique du Québec (ADQ) de Mario Dumont, montre la pression subie par les «vieux partis» politiques.«Il reste à voir de quel côté pencheront les membres de la génération X, dit François Gélineau.Seront-ils assez nombreux à rester fidèles au modèle de solidarité hérité des baby-boomers ou seront-ils plus individualistes, comme la génération Y?Tout porte à croire que la génération X est divisée sur les grands enjeux comme la santé, l\u2019éducation et les retraites.On peut penser que les consensus sociaux deviendront plus rares.» Le Devoir Occupy cégep Saint-Laurent Avec l\u2019espoir de donner un nouveau souffle au mouvement contre l\u2019austérité, des étudiants ont décidé lundi d\u2019occuper les terrains du cégep de Saint-Laurent, à Montréal.Ils invitent d\u2019autres acteurs des mouvements sociaux à faire de même sur les campus québécois et dans leurs milieux de travail.Ée campement baptisé « Qccupe toute » \u2014 un clin d\u2019œil au mouvement Qccupy \u2014 a été mis en place très tôt lundi matin, à la surprise de la direction du cégep.Certains occupants ont monté des tentes et installé des banderoles.Entre 60 et 100 personnes étaient attendues pour la nuit, selon un organisateur.La direction du Cégep Saint-Laurent a toléré toute la journée la présence du campement sur ses terrains.Elle a décidé de ne pas faire appel aux forces policières.Des discussions sont en cours avec les étudiants dans le but d\u2019arriver à une «entente mutuelle».La Presse eanadienne LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal\t(sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel\tagenda@ledevoir.com Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces orgamsations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019impnmene du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de pubhcation \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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