Le devoir, 30 avril 2015, Cahier A
[" Usage alarmant des écrans chez les jeunes Page A 7 Séisme Colère, inquiétude et désarroi au Népal Pages A8, AlO etB7 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V I N\u201c 9 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 30 AVRIL 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 Si!!!!! ! !! ~ Æt «/!!!!! ¦ >L ik ;»!>!> RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Le milieu de terrain Marco Donadel a vu son tir bloqué par le mur défensif de Club América en première demie, devant une salle comble de 61004 spectateurs au Stade olympique.Ligue des Champions de la CONCACAF Le rêve du onze montréalais s\u2019éteint JEAN DION C> étaient 90 minutes pour la postérité, mais celle-ci a décidé de poser un lapin.Un lapin bien dodu.Au match retour de la grande finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF mercredi soir au Stade oljanpique, le onze montréalais a tenu le coup pendant trois quarts d\u2019heure et il semblait en mesure de réaliser le miracle que personne n\u2019at- tendaifi mais il a rapidement été rattrapé par la logique qui veut que Goliath ne perde quand même pas tout le temps et la formation mexicaine Club América s\u2019est imposée par la marque de 4-2 (5-3 au cumulatif) pour mettre la main sur le titre et obtenir son billet pour la Coupe du monde des clubs qui aura lieu en décembre au Japon.América prolonge ainsi le monopole du Mexique en Ligue des Champions puisque jamais une équipe d\u2019un autre pays n\u2019a été couronnée.Trois buts de l\u2019attaquant argentin Dario Benedetto ont été le fait saillant d\u2019un match qui s\u2019est vraiment déroulé en deux temps.L\u2019action n\u2019a pas tardé.Alors que l\u2019Impact appliquait une certaine pression en attaque depuis quelques moments, Ignacio Piatti s\u2019est retrouvé en possession du ballon profondément sur le flanc droit en territoire ennemi.Après un VOIR PAGE A 10 : SOCCER La police fomée pour gérer les manifs La gestion de situations à haut niveau de stress sera mieux enseignée ISABELLE PORTER à Québec L> Ecole nationale de police a revu ses forma-' lions afin que les policiers soient plus outillés pour gérer les situations comportant un haut niveau de stress.On s\u2019attend à ce que cela permette notamment d\u2019améliorer le comportement des agents lors des manifestations.«On va vraiment augmenter l\u2019intensité de la formation.[.] On va induire plus de stress un peu partout», résume Bruno Po,ulin, expert-conseil en emploi de la force à l\u2019École basée à Nicolet.« On a un nouveau cours de trois heures axé sur la gestion du stress et des émotions dès la deuxième journée, et les instructeurs vont revenir là-dessus tout au long de la formation.» Rappelons que la Commission spéciale d\u2019examen sur le printemps 2012 avait déploré dans son rapport le mépris affiché par certains policiers qui insultaient verbalemenf des manifestants.Elle recommandait que l\u2019École s\u2019assure que ses finissants ont conscience de l\u2019importance du droit de manifester dans une société démocratique.Elles demandaient aussi « que les contenus de formations en gestion du stress soient renforcés ».M.Poulin n\u2019a pas voulu commenter le rapport en tant que tel, mais il note qu\u2019injurier les gens n\u2019est certes pas «une bonne façon de maintenir l\u2019ordre».Il signale que les étudiants en techniques policières vont désormais avoir «à gérer des insultes personnalisées» pour apprendre à mieux se contrôler eux-mêmes.« On va les aider à détecter les émotions positives ou négatives chez eux.L\u2019idée, c\u2019est d\u2019apprendre à se VOIR PAGE A 10 : POLICIERS Aujourd\u2019hui Actualités > Éducation.Le ministre Blais songe à placer sous tutelle la Commission scolaire de Montréal.Page A 5 Actualités > Une occasion en or.Une chronique de Michel David sur la loi 101.Page A 3 Actualités > «Phare de Québec ».Le traitement du projet entouré d\u2019un voile de mystère.Page A 3 7\t_______________ ^ Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.B4 A6 B5 B5 A6 B5 Allergie aux arachides Les enfants plus à risque à la maison qu\u2019à l\u2019école PAULINE GRAVEL Aussi étonnant que cela puisse paraître, les enfants allergiques aux arachides sont beaucoup plus à risque d\u2019être exposés à leur allergène à la maison qu\u2019à l\u2019école, où la présence d\u2019arachides est souvent défendue.Qui plus est, la plupart des réactions allergiques que ces expositions provoquent ne sont pas prises en charge adéquatement, révèle une étude canadienne.Les chercheurs ont recruté L94L enfants atteints d\u2019une allergie aux arachides dans les cliniques d\u2019allergie de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants, de l\u2019Hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique ainsi que d\u2019organisations de défense des personnes allergiques.Durant la période étudiée, ils ont relevé 567 expositions accidentelles aux arachides qui étaient survenues chez 429 enfants.Les chercheurs ont été surpris de constater qu\u2019une aide médicale n\u2019avait été recherchée que dans 29% des expositions ayant conduit à une réaction modérée ou sévère, et parmi les enfants qui furent alors examinés par un professionnel de la santé, seulement 37% avaient reçu de l\u2019épinéphrine.De même, à peine 9% des cas de réaction modérée et 22% des cas de réaction sévère qui avaient été pris en charge à l\u2019extérieur d\u2019un établissement de soins de santé s\u2019étalent vu administrer de l\u2019épinéphrine.Selon les auteurs de l\u2019étude, dont les résul- VOIR PAGE A 10 : ALLERGIES THINKSTOCK Les chercheurs ont remarqué que 37% des expositions accidentelles aux arachides s\u2019étaient produites au domicile des enfants.0 77831303445518 A-'fr Mu 4.Ut*^ n fptu 4 Qc«^ Mu  Uu^ (MC/fVï>X^ w^ CjJ^o>^*^ Kji^ WiM / 7 25» RABAIS* DE 2, Valide sur ces produits du 30 avril au 10 mai 2015 Agent exclusif : TRINCHERO ({^Üaâ'd' VINS PHILIPPE DANDURAND WINES SAO La modération a bien meilieur goût.Ë\u20aciu^^lCOOl 'Par bouteille de 750ml.Prix en vigueur du 30 avril au 10 mai 2015 dans les succursales participantes de la SAQ.Quantités limitées.18 ans ou plus. LE DEVOIR, LE JEUDI SO AVRIL 2015 A 3 ACTUALITES Une occasion en or Michel David epuis l\u2019adoption de la Charte de la langue française, en 1977, le PLQ n\u2019a pas eu d\u2019autre politique linguistique que celle de l\u2019assouplir, malgré tous les beaux discours sur la fragilité du français dans l\u2019environnement nord-américain et la nécessité de demeurer vigilant.En 1988, le gouvernement Bourassa n\u2019a utilisé la disposition de dérogation (dite « clause nonobstant») pour maintenir Funilinguisme français dans l\u2019affichage commercial que parce qu\u2019il craignait pour sa réélection.Une fois l\u2019élection passée, il s\u2019est conformé au jugement de la Cour suprême et a rétabli l\u2019affichage bilingue pourvu que le français soit «nettement prédominant».En 2010, le gouvernement Charest a légalisé les écoles passerelles, qui permettent à un élève inadmissible à l\u2019école publique anglaise de faire un détour par une école non subventionnée, pourvu que son parcours soit jugé «authentique».Le projet de loi qu\u2019il avait présenté au départ prévoyait aussi de forcer les municipalités à se doter d\u2019une politique linguistique et de modifier la Charte des droits et libertés de la personne de manière à ce qu\u2019elle soit interprétée «en tenant compte du fait que le français est la langue officielle du Québec et de l\u2019importance d\u2019en assurer la pérennité».Eace à l\u2019opposition de la communauté anglophone, ces dispositions ont cependant été abandonnées.Quand le gouvernement Marois a présenté le projet de loi 14, qui visait notamment à étendre la francisation aux entreprises de 26 à 49 employés, de renforcer rutilisation du français dans les organismes gouvernementaux ou encore de retirer aux militaires francophones le droit d\u2019envoyer leurs enfants à l\u2019école anglaise, les libéraux s\u2019y sont opposés catégoriquement.Qu\u2019il s\u2019agisse de son plaidoyer en faveur du bilinguisme à Tusine durant la campagne électorale ou de son discours tout en anglais lors d\u2019un sommet en Islande, le premier ministre Couillard semble croire que la protection du français ne relève pas de sa responsabilité.Tout au plus se targue-t-il de le parler mieux que plusieurs de ceux qui lui font la leçon.Le jugement de la Cour d\u2019appel qui a statué que les dispositions de la Charte de la langue française ne permettent pas à l\u2019Qffice québécois de la langue française d\u2019imposer l\u2019ajout d\u2019un descriptif en français à une marque de commerce en anglais lui offre cependant une occasion en or de faire oeuvre utile tout en se refaisant une vertu à peu de frais.Ni Walmart, ni Costco ne fermeraient leurs magasins au Québec simplement parce qu\u2019il leur faudrait ajouter un mot comme «magasin» sur leur façade ou encore un slogan.Qu voit mal la clientèle anglophone du PLQ monter aux barricades.Comme seulement sept entreprises sont récalcitrantes, l\u2019impact sur le visage français serait relativement limité, mais voir les libéraux faire un geste en faveur du français pour la première fois depuis l\u2019adoption de la loi 22 (1974) serait un événement en soi.M.Couillard n\u2019a pas exclu l\u2019idée de modifier la Charte pour forcer la main de ces entreprises.Il est toujours possible de gagner du temps en portant l\u2019affaire devant la Cour suprême, mais il serait étonnant que celle-ci casse le jugement rendu aussi bien par la Cour d\u2019appel que par la Cour supérieure.L\u2019opposition péquiste ne voudrait sans doute pas en rester là, ne serait-ce que pour démontrer les limites des bonnes intentions du gouvernement.Le gouvernement Marois avait préféré retirer le projet de loi 14 plutôt que de trop le diluer pour s\u2019assurer l\u2019appui de la CAQ, mais il ne demande sans doute pas mieux que de relancer le débat.La Charte a «subi beaucoup, beaucoup de modifications depuis 1977», a rappelé la ministre responsable de son application, Hélène David, semblant oublier qu\u2019elles ont toutes eu pour effet de l\u2019affaiblir.Elle a donné l\u2019impression d\u2019être ouverte à la possibilité de la modifier pour tenir compte des «projets éphémères », comme la construction du CHUM ou encore celle de l\u2019échangeur Turcot, qui sont confiées à des consortiums étrangers qui fonctionnent essentiellement en anglais et qui ne voient pas la nécessité de consacrer temps et argent à franciser un chantier temporaire.De façon assez étonnante pour un homme qui voulait faire prendre un virage identitaire à son parti, Erançois Legault estime qu\u2019il ne faut pas forger les détaillants à franciser leur enseigne.À ce compte.Bureau en gros aurait dû conserver son appellation d\u2019origine, Staples.L\u2019automne dernier, la CAQ avait présenté une motion réclamant que les entreprises sous juridiction fédérale soient assujetties aux dispositions de la loi 101.Voilà maintenant que son chef voudrait qu\u2019on renonce à imposer le français là où il serait possible de le faire.M.Legault donne parfois l\u2019impression de lancer des propositions pour attirer l\u2019attention sans penser réellement ce qu\u2019il dit.Souhaite-t-il réellement changer le mode de scrutin ?mdavid@ledevoir.com Le Phare entouré d\u2019un voile de mystère Le traitement du projet de tour de 65 étages par la Ville de Québec demeure flou ISABELLE PORTER à Québec Plus de deux mois après le dévoilement du projet immobiber Le Phare et de sa tour de 65 étages, la Ville de Québec n\u2019est pas encore en mesure de dire quand le changement de zonage sera évalué et exactement de quelle façon.«Il y a différents véhicules et on n\u2019est pas encore fixés», a expliqué la vice-présidente au comité exécutif Julie Lemieux jeudi.Le flou entoure les étapes précédant l\u2019évaluation du changement de zonage par la Commission d\u2019urbanisme et les délais.Le jour du dévoilement du projet par le Groupe Dallaire, le maire Régis Labeaume avait indiqué que le changement de zonage réclamé par le promoteur serait évalué par la Commission d\u2019urbanisme.Le Phare aurait 65 étages de hauteur, alors que le plan particulier d\u2019urbanisme du secteur (2012) le limite à 29 ,étages.A l\u2019heure actuelle, la Commission d\u2019urbanisme n\u2019a pas encore été saisie du dossier et personne à la Ville n\u2019est en mesure de donner une idée du moment où ce sera le cas.Rappelons que la Commission détient l\u2019équivalent d\u2019un droit de veto sur les changements de zonage avant qu\u2019ils soient soumis à la consultation publique et aux élus.Qr M\u201c® Lemieux est plutôt favorable à une autre approche.Elle souhaiterait que la Commission donne une «opinion» plutôt qu\u2019une dé- cision avant de soumettre le changement à une consultation publique sur le changement de zonage comme l\u2019exige la Loi.La décision de la Commission surviendrait donc plus tard.La Ville doit aussi établir quand le plan d\u2019urbanisme fera aussi l\u2019objet d\u2019une consultation.Du côté du Groupe Dallaire, on a décliné notre demande d\u2019entrevue sur le sujet.En attendant, le projet est entre les mains du Comité des grands projets de la Ville, qui est composé de fonctionnaires de tous les services touchés (aménagement du territoire, ingénierie, environnement, etc.).«Le comité regarde quelles études sont nécessaires par rapport à l\u2019ensoleillement, aux vents ou encore à la place publique, explique M\u201c® Lemieux.Ils vont jeter un regard sur le projet et demander au promoteur de documenter ces aspects-là.Ça ne servira à rien d\u2019aller à la Commission avant que toutes les études soient faites.» M\u201c® Lemieux insiste sur le fait qu\u2019il ne s\u2019agit en rien d\u2019un privilège et que la Ville procède désormais comme cela pour tous les grands projets, par exemple les écoquartiers.Elle s\u2019inspire en cela d\u2019un modèle à succès développé à la Ville de Bordeaux, dit-elle.Cela permet d\u2019éviter que les services travaillent «en silos» et fait en sorte que les projets soient bien documentés, poursuit-elle.Citoyen mécontent Au dernier conseil municipal, un citoyen du nom de Henri Jenkins s\u2019était présenté au micro pour metre en doute les façons de faire de la Ville dans ce dossier.«Ce qui m\u2019interpelle, c\u2019est l\u2019espèce de privilège qu\u2019on accorde à une entreprise, à un promoteur en particulier au détriment de tous les autres.» La question avait fait bondir le maire.« On est en train d\u2019insinuer qu\u2019il y a eu de la magouille et qu\u2019on a donné un privilège.Il y a un problème d\u2019éthique ici, c\u2019est dangereux ce qui se passe.» Invité à faire plus attention à son vocabulaire par la présidente du Conseil, M.Jenkins s\u2019était repris.«On accorde une modification réglementaire à une entreprise en particulier [.] Si c\u2019est bon pour une tour, pourquoi pas une douzaine ?» Lors de la même séance, l\u2019opposition avait réclamé que la Ville réfléchisse au rôle de la Commission d\u2019urbanisme, qu\u2019elle juge mal adapté.La Commission d\u2019urbanisme est une instance indépendante composée de sept experts et de trois élus.Ses rencontres hebdomadaires se tiennent à huis clos.À l\u2019heure actuelle, les membres de la Commission sont Monica Bittencourt Machado (architecte-paysagiste et aménagiste), Erance Laberge et Pierre lyiorel (architectes), Suzanne Bergeron et Erick Rivard (architectes et designers urbains), Guylaine Côté (évaluatrice agréée), Gino Gariépy (consultant en patrimoine) et les conseillères Suzanne Ver-reault, Anne Corriveau et Geneviève Hamelin (présidente de la Commission).Le Devoir SOURCES GROUPE DALLAIRE Le Phare aurait une hauteur de 65 étages, alors que le plan particulier d\u2019urhanisme du secteur, datant de 2012, limite plutôt celle-ci à 29 étages.EAU POTABLE Fermer des usines pour économiser des millions Projet Montréal suggère de concentrer la production sur les installations plus performantes JEANNE CORRIVEAU Projet Montréal remet en question la nécessité de conserver les six usines d\u2019eau potable de l\u2019île de Montréal et suggère à l\u2019administration d\u2019envisager la fermeture de l\u2019une ou de deux d\u2019entre elles.Comme la capacité de production des usines surpasse les besoins de la population de l\u2019agglomération, l\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville avance que des économies de plusieurs dizaines de millions de dollars pourraient être réalisées si la Ville concentrait la production sur les usines plus performantes.L\u2019agglomération de Montréal est desservie par six usines d\u2019eau potable dont les plus importantes, soit celles d\u2019Atwater et Des Baillets, fournissent 88,6% de l\u2019eau consommée sur le territoire.Au cours des dernières années, Montréal a consenti des sommes considérables pour moderniser ses usines d\u2019eau potable.Et lors de l\u2019assemblée du conseil municipal qui s\u2019est tenue en début de semaine, les élus montréalais ont approuvé des investissements et des emprunts totalisant 254,8 millions de dollars pour quatre des six usines.Selon le conseiller de Projet Montréal Sylvain Quellet, la Ville devrait songer à fermer une de ces usines ou même deux, ce qui engendrerait des économies importantes sans pour autant compromettre l\u2019approvisionnement en eau.«Des millions de dollars sont en jeu», a-t-il fait valoir mardi lors de l\u2019assemblée du conseil municipal.«On a présentement, sur l\u2019île de Montréal, une surcapacité de production.Entre 2009 et 2013, on a utilisé seulement 62% de notre capacité de production. Projet Chamouchouane-Bout-de-l\u2019Ile Une nouvelle ligne électrique nécessaire Plusieurs recommandations du BAPE ont été prises en compte par Hydro-Québec SERGE ABERGEL Affaires publiques et médias, Hydro-Québec ydro-Québec tient à rectifier les faits à la suite de la publication de la lettre de Marc-Olivier Moisan-Plante, de l\u2019Union des consommateurs.Les propos avancés par l\u2019analyste ne reflètent pas la réalité.La ligne à J35kV de la Cha-mouchouane-Bout-de-l\u2019Ile est nécessaire afin d\u2019augmenter la capacité du réseau de transport d\u2019Hydro-Québec, de réduire les pertes électriques et de répondre à la demande croissante dans le sud du Québec.Une approche transparente Depuis 2010, Hydro-Québec a tenu plus de 300 rencontres et échanges, dont des activités portes ouvertes, des séances d\u2019information et des réunions techniques avec les élus et publics des milieux concernés.Ce projet fait maintenant l\u2019objet d\u2019un large consensus dans la majorité des régions.Plusieurs modifications ont été apportées afin de réaliser le meilleur projet possible sur les plans technique, économique et environnemental.Par exemple, c\u2019est à la lumière des commentaires reçus lors de sa démarche de participation publique qu\u2019Hydro-Québec a exclu définitivement un tracé dans la plaine agri- Le déclencheur «Le rapport du BALTE est pourtant clair: le passage de la ligne Chamouchouane-Bout-de-l\u2019île aura des impacts humains et écologiques importants pour la région de Lanaudière, impacts dont Hydro-Québec n\u2019a pas tenu compte dans ses analyses et dont le gouvernement, de toute évidence, fait fi.En outre, et c\u2019est un comble, le coût du projet se reflétera sur la facture d\u2019électricité des consommateurs québécois, puisque selon Hydro-Québec cette ligne était destinée à servir leurs besoins.» \u2014 Marc-Qlivier Moisan-Plante, «Tu l\u2019as voulue, tu l\u2019as eue», Le Devoir, 27 avril 2015 cole de Lanaudière en favorisant l\u2019utilisation d\u2019emprises existantes.Hydro-Québec a de plus proposé le contournement du réservoir Taureau par le nord de façon à s\u2019éloigner de zones fortement valorisées.Mentionnons également l\u2019accueil favorable reçu des résidants du lac Saint-Sébastien qui ont reconnu publiquement les efforts déployés par Hydro-Québec.Dire qu\u2019il n\u2019y a pas eu de consultation ni d\u2019écoute démontre une grande méconnaissance du dossier.La nouvelle ligne profitera à l\u2019ensemble de la clientèle d\u2019Hydro-Québec.Elle contribuera à réduire de manière importante les pertes électriques sur les lignes, soit environ la consommation d\u2019une ville d\u2019une taille comparable à Repentigny.Ainsi, des dizaines de millions de dollars seront économisés chaque année.D\u2019ailleurs, à terme, la totalité du projet se paiera par la réduction des pertes électriques.Le projet Chamouchouane-Bout-de-l\u2019île a été autorisé par la Régie de l\u2019énergie, qui a reconnu le caractère incontournable de la solution présentée par Hydro-Québec.La Commission de protection du territoire agricole a également émis un avis favorable qui reconnaît que le tracé choisi est de moindre impact puisqu\u2019il est souvent adjacent à un corridor de transport existant.Aussi, plusieurs recommandations contenues dans le rapport du BARE ont été prises en compte par Hydro-Québec et ont fait partie de l\u2019analyse environnementale réalisée par le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de îa Lutte contre les changements climatiques.Le projet de ligne de 735 kV de la Chamou-chouane-Bout-de-rile est nécessaire afin d\u2019augmenter la capacité du réseau de transport d\u2019Hydro-Québec, de réduire les pertes électriques et de répondre à la demande croissante dans le sud du Québec.TRANSPORT COLLECTIF Une réforme pour les citoyens DENIS CODERRE Maire de Montréal et président de la Communauté métropolitaine de Montréal près plusieurs mois de travaux, le ministre des Transports a rencontré le comité exécutif de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), le 24 avril dernier, pour lui présenter la façon dont il entend réviser la gouvernance du transport collectif dans le Grand Montréal.Le projet du gouvernement du Québec, qui s\u2019appuie sur un nouveau partenariat avec la CMM, répond à une demande historique des élus du Grand Montréal.Je salue le leadership et la vision du ministre des Transports Robert Poëti.Ainsi, le gouvernement propose de confier la planification du transport collectif à une autorité régionale de transport (ART), dont le conseil d\u2019administration sera composé de six membres nommés par la Communauté et de sept membres nommés par le gouvernement du Québec (dont un président indépendant).L\u2019exploitation des trains de banlieue, des autobus dans les municipalités des couronnes, des voies réservées, des stationnements et des terminus sera quant à elle confiée à un réseau de transport métropolitain (RTM) dirigé par un conseil d\u2019administration d\u2019élus, comme c\u2019est le cas pour les sociétés de transport actuelles.Comme dans plusieurs régions métropolitaines dans le monde, le transport collectif doit être coordonné à l\u2019échelle métropolitaine.Actuellement, ce sont les municipalités qui exploitent les réseaux de transport collectif et qui en assurent la majorité du financement.Plusieurs transporteurs, sous l\u2019autorité des municipalités, ont démontré leur excellente gestion.Seuls les trains de banlieue, les stationnements, les voies réservées et les terminus métropolitains sont actuellement exploités par l\u2019AMT qui est dirigée majoritairement par des experts.Mais le réseau de trains de banlieue, mis en place par l\u2019AMT, n\u2019aurait pu voir le jour sans l\u2019appui des municipalités, qui contribuent pour 40% à son budget de fonctionnement.Le modèle de gouvernance proposé répond au principe voulant que les élus locaux, qui connaissent les besoins de leurs citoyens, disposent des pouvoirs pour mieux les servir en matière de transports collectifs.Dans ce nouveau modèle, les citoyens sauront à qui s\u2019adresser.C\u2019est ce qu\u2019on appelle l\u2019imputabilité.Le partenariat avec le gouvernement du Québec va faciliter la mise en œuvre d\u2019une vision commune du Grand Montréal.En effet, avec l\u2019adoption du Plan métropolitain d\u2019aménagement et de développement (PMAD), les élus de la CMM ont décidé que désormais, le transport collectif et l\u2019aménagement du territoire seraient indissociables.Depuis l\u2019élection de novembre 2013, les élus de la CMM exercent un nouveau leadership, qui s\u2019est notamment exprimé par l\u2019adoption d\u2019une stratégie de lutte contre l\u2019agrile du frêne et la surveillance étroite des projets des pipelines.En matière de transports collectifs, la CMM a adopté un nouveau cadre financier du transport en commun qui sera intégré dans la présente réforme, et a débloqué le produit de la taxe sur l\u2019essence qui dormait dans les coffres de l\u2019AMT depuis trois ans.Nous amorçons ce nouveau partenariat avec enthousiasme et nous allons collaborer étroitement avec le gouvernement du Québec afin de mettre en œuvre cette réforme visionnaire, majeure et nécessaire, y compris la pérennité du financement.Il s\u2019agit du début d\u2019un long processus qui sera inclusif et résolument axé vers le service et les besoins des citoyens du Grand Montréal.Nous définissons maintenant le monde municipal comme ordre de gouvernement de proximité.Nous faisons partie de la solution.Il est temps pour certains de le réaliser et pour nous de l\u2019assumer.Dans ce nouveau modèle, les citoyens sauront à qui s\u2019adresser.C\u2019est ce qu\u2019on appelle l\u2019imputabilité.MICHAEL MONNIER LE DEVOIR Le maire de Montréal, Denis Coderre, salue la décision du gouvernement du Québec.L\u2019ÉQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagne (adjoints a la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idees), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michael Monnier et Olivier Zuida (recher-chistes photos), information générale : Isabelle Pare (chef de division), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amelie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Brian Myles, Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettmo-Parazelli (reporters), information politique : Marco Portier (chef de division), Michel Y)ciAr\\A(chroniqueur), Helene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cirmo et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec) ,'SQciXvxvQ Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter) ,'S\\A\\q Carpentier (pupitre), information culttirelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), François Levesque et Caroline ')yAoxûAç>Q\\\\L(reporters), Benoît Munger et Philippe Papineau\t, information économique : Gerard Berube (chef de division), François Desjardins et Enc Desrosiers (reporters), Gerald Dallaire (pupitre), information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Fredenc Legare-Tremblay (pupitre), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Loïc Hamon (cahiers spéciaux), équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Frappier et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G Ferrans et Coralie Mensa (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michele Malenfant , soutien à la rédaction: Amelie Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Manon Derome (Montreal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITE Melisande Simard (adjointe par interim), Jean de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amelie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hemond (secretaire) PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Monn et Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service a la clientèle), Manon Blanchette, Mane-Lune Houde-Brisebois, Nathalie Filion et Kevin McKissock ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Beliveau (adjointe administrative), Florentma Draghici et Xavier Pigeon (par interim) A 10 LE DEVOIR LE JEUDI SO AVRIL 2015 ACTUALITES Népal ; des Canadiens trouvent refuge en Inde Katmandou \u2014 Un avion militaire canadien ayant apporté du matériel et du personnel de secours au Népal a ramené 100 passagers, dont des Canadiens et des ressortissants étrangers, en Inde, a annoncé le ministère des Affaires étrangères, mercredi.Le C-17 était arrivé à Katmandpu plus tôt mercredi pour apporter l\u2019aide de l\u2019Équipe d\u2019intervention en cas de catastrophe (EICC) du Canada aux autorités népalaises, aux prises avec les suites du séisme et de l\u2019avalanche du weekend dernier.L\u2019avion est reparti à 12h45, bondé, vers New Delhi, où il est arrivé quelques heures plus tard.Sur place, les Canadiens pourront recevoir une aide consulaire, notamment en ce qui concerne les documents de voyage, le transport et le logement, ainsi que de l\u2019aide médicale, a ajouté le ministre Rob Nicholson dans un communiqué.Le miuistère des Affaires étraugères a éga-lemeut iudiqué que 70 autres Cauadieus avaieut pu quitter le Népal à bord d\u2019avious commerciaux.Le Commaudemeut des opératious iuterarmées du Cauada avait auuoucé plus tôt sur Twitter que 31 membres des Forces armées étaieut arrivés au Népal.Un autre C-17 en route Uu deuxième C-17 a quitté le Cauada, traus-portaut davautage de persouuel et d\u2019équipe-meut, et doit arriver au Népal jeudi.11 amèuera du persouuel médical, du persouuel de coopé-ratiou civile, des spécialistes des déplacemeuts aérieus, des spécialistes des trausmissious et du persouuel de soutieu.L\u2019appareil apportera aussi uue ambulauce militaire et uu lève-palette qui permettrout à l\u2019ElCC de fouctiouuer saus utiliser les ressources locales.De l\u2019espace est aussi dispouible à bord de cet aviou pour escorter d\u2019autres Cauadieus vers l\u2019iude.Le miuistère des Affaires étraugères a affirmé qu\u2019euvirou 338 Cauadieus se trouvaieut au Népal au momeut du séisme, mais il s\u2019agit seulemeut d\u2019uue estimatiou puisque les siguale-meuts ue sout pas obligatoires.M.Nicholsou a souligué que le Cauada couti-uuerait de fouruir uue assistauce à tous les Cauadieus qui pourraieut être eu détresse au Népal.11 a uotammeut iudiqué que le Ceutre de sur-veillauce et d\u2019iuterveutiou d\u2019urgeuce coutiuuait de travailler 24 heures sur 24 pour localiser tous les Cauadieus qui auraieut pu se trouver daus la zoue du tremblemeut de terre et pour eutrer eu communication avec eux.La Presse eanadienne Les deux randonneuses québécoises en sécurité Les deux jeuues raudouueuses québécoises coiucées daus uue régiou isolée du Népal sout désormais eu sécurité.Sau-driue Hameliu et Ophélie Gauthier-Barrette out pu marcher jusqu\u2019au village de Dhuuche, daus le Laugtaug, où se trouve uue base militaire.Elles et d\u2019autres rescapés du puissaut séisme de samedi deruier atteudeut qu\u2019uu hélicoptère les ramèue vers Katmaudou, la capitale du pays.Les jeuues femmes \u2014 et les victimes uépalaises du séisme \u2014 out accès à uu abri, à de l\u2019eau potable et à des vivres, a coufirmé Chautal Lapoiute, la mère d\u2019Ophébe Gauthier-Barrette, sur Facebook.Lapoiute a parlé brièvemeut à sa fille au téléphoue, mercredi.Mareo Fortier POLICIERS SUITE DE LA PAGE 1 connaître, à identifier ce qui les fait fâcher.On va travailler sur la gestion des pensées, la respiration, la visualisation.» La formatiou porte sur l\u2019eusemble de la pratique policière et ue touche pas seulemeut les comportemeuts lors des mauifestatious.La dé-cisiou d\u2019adapter les pratiques a été prise avaut 2042, précise le formateur, mais les mauifestatious «ont confirmé qu\u2019il fallait aller vers ça», ditil.« Ça a illustré le besqin.» Lorsqu\u2019ils arriveut à l\u2019École uatiouale, les as-pirauts policiers out déjà suivi uue formatiou collégiale de trois aus.Après la techuique, la formatiou à Nicolet est l\u2019équivaleut d\u2019uu loug stage où ou multiplie les mises eu situatiou.Uue quarautajue de comédieus travailleut d\u2019ailleurs pour l\u2019École afm de tester les capacités des étudiauts eu coutexte réel.Les chaugemeuts apportés à la formatiou vout être implautés à compter de luudi.«On va mettre les aspirants dans des environnements plus stressants.On veut voir s\u2019ils sont capables de prendre les bonnes décisions, d\u2019effectuer les bonnes techniques dans des environnements anxiogènes», poursuit M.Pouliu.Ils serout aussi évalués eu fouctiou de cela.«La formation va devenir plus difficile à passer.Ça va permettre sûrement de détecter des comportements inadéquats.» Cette uouvelle approche s\u2019iuspire de pratiques répaudues daus le milieu du sport de compétitiou et daus l\u2019armée, poursuit Bruuo Pouliu.«Ça vient beaucoup de la psychologie sportive.Ça a été adapté par les forces armées au Canada et aux Etats-Unis.La formation est donnée aux corps d\u2019élitç un peu partout.» Estce à dire que l\u2019École uatiouale de police est eu retard ?«Je ne dirais pas qu\u2019on est en retard.Tout le monde évolue en même temps.Ça ne fait pas dix ans que ça existe au Canada et aux Etats-Unis.» Une formation pour prévenir l\u2019état de stress post-traumatique L\u2019École lauce également cette semaine un nouveau programme de perfectionnement pour prévenir l\u2019état de stress posftraumatique.La m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les étudiants en techniques poiicières vont désormais avoir « à gérer des insuites personnaiisées » pour apprendre à mieux se contrôier eux-mêmes.formation est offerte sur une base volontaire aux policiers déjà en exercice.Un premier groupe de dix policiers-cadres doit le suivre dès ce jeudi.L\u2019objectif est de faire de la prévention, explique la formatrice et psychologue Josée Bergeron, et d\u2019encourager les policiers à se parler avant que les problèmes ne prennent de l\u2019ampleur.Au-delà du travail sur soi-même, on veut que les agents, superviseurs et cadres puissent identifier les signes de détresse chez leurs collègues et sachent comment réagir lorsqu\u2019ils se confient.Encore récemment, le documentaire Héros sous le choc de Karina Marceau montrait à quel point la détresse psychologique demeurait un tabou en milieu policier.Selon Mme Bergeron, ils se taisent souvent par peur d\u2019insécuriser leurs collègues, parce qu\u2019ils craignent d\u2019être jugés ou encore de nuire à l\u2019avancement de leur carrière.La formation a été créée en réaction à une demande croissante de la part des services de police.Les inscriptions sont déjà nombreuses et on parle de l\u2019offrir bientôt à d\u2019autres professionnels, comme les pompiers et les paramédicaux.Dans les formations qu\u2019elle donne, M\u201c® Bergeron compare les épisodes traumatiques à des inondations.«Je leur dis que c\u2019est comme s\u2019ils vivaient dans une zone inondable.C\u2019est sûr qu\u2019un jour leur sous-sol va être inondé.On ne sait juste pas quand.Si mon sous-sol est inondé et que je ne répare rien en pensant que ça va sécher tout seul, les moisissures vont s\u2019installer sur les murs de la maison.» «Je leur dis d\u2019ouvrir les murs, de s\u2019ouvrir et de réparer tout de suite avant que la moisissure se rende jusqu\u2019au plafond, avant qu\u2019elle touche les fondations.Ils n\u2019habitent pas au sommet d\u2019une montagne oû les risques d\u2019inondations sont nuis.» Le Devoir ALLERGIES SUITE DE LA PAGE 1 tats sont publiés dans la revue Clinical and Translational Allergy, la prise en charge des réactions allergiques modérées et graves est clairement «inadéquate», et ce, autant par les médecins que par les personnes chargées de prendre soin des enfants.Ils insistent sur la nécessité de sensibiliser le public encore plus à «l\u2019importance d\u2019éviter toute exposition à l\u2019allergène et de gérer promptement et adéquatement une anaphylaxie».L\u2019anaphylaxie est une réaction allergique sévère qui se caractérise par l\u2019atteinte simultanée des systèmes cutané et gastro-intestinal, ou par une défaillance cardiovasculaire.«L\u2019enfant présente des plaques rouges sur la peau et il vomit, ou bien il est en hypotension : il paraît amorphe ou perd connaissance», précise le D\"^ Moshe Ben-Shoshan, allergolo^e à l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants et co-investigateur de l\u2019étude.«Chaque fois que survient une anaphylaxie, on doit administrer de l\u2019épinéphrine, qui est le seul traitement capable de stopper la progression de la réaction anaphylactique.» Prévenir plutôt que guérir 11 recommande de procéder à une injection d\u2019épinéphrine même dans les situations moins claires où la réaction allergique n\u2019est présente qu\u2019au niveau de la peau, mais qu\u2019elle progresse comme une urticaire.« Vaut mieux prévenir que guérir, on ne court pas de risque.Beaucoup de parents et même de médecins donneront du Benadryl [diphenhydramine] dans de tels cas, mais le Benadryl n\u2019agit pas sur les symptômes respiratoires ou cardiaques, il ne traite que les symptômes cutanés et il cause de la somnolence, ce qui est embêtant, car on ne saura pas s\u2019il s\u2019agit d\u2019un effet du Benadryl ou d\u2019un début d\u2019hypotension», souligne-til.37% 5% Expositions acci-denteiies survenues au domicile des enfants Expositions acci-denteiies survenues dans une école ou une garderie interdisant les arachides «Chaque fois que l\u2019enfant a une réaction allergique, il est préférable qu\u2019il soit vu par un médecin ou qu\u2019il soit amené à l\u2019hôpital après qu\u2019on lui aura administré l\u2019épinéphrine, parce qu\u2019on ne sait jamais comment la réaction va progresser.De 10 à 20% des personnes développent une seconde réaction près d\u2019une heure après que les symptômes ont disparu.Même une réaction cutanée nécessite une visite médicale parce qu\u2019on ne sait comment elle peut progresser», poursuit le spécialiste.Or, les parents et même les médecins généralistes hésitent souvent à administrer l\u2019épiné-phrine.«Les parents ont souvent peur de faire plus de mal que de bien et de ne pas l\u2019administrer correctement, affirme le chercheur.Plusieurs médecins et parents croient à tort que l\u2019épinéphrine induit des effets secondaires, comme des problèmes cardiaques, tels que l\u2019arythmie.Mais en réalité, de tels effets n\u2019ont été rapportés que très rarement et que dans des cas oû on avait administré de hautes doses d\u2019épinéphrine par voie intraveineuse, alors qu\u2019on l\u2019administre habituellement par voie intramusculaire.Il n\u2019existe pas de contre-indication sérieuse à l\u2019administration d\u2019épinéphrine.» Les investigateurs ont également remarqué que 37 % des expositions accidentelles aux arachides s\u2019étaient produites au domicile des enfants, 14,3% à la résidence d\u2019un ami ou d\u2019un pa- rent, 9,3% dans un restaïuant, 5% dans une école ou une garderie interdisant les arachides et 3% dans une école ou une garderie les autorisant.Pour expliquer le fait qu\u2019un plus grand nombre d\u2019expositions accidentelles survient à la maison plutôt qu\u2019à l\u2019école, le D\"^ Ben-Shoshan fait remarquer qu\u2019«à l\u2019école, les enfants consomment le contenu de la boîte à lunch que leurs parents ont préparée avec soin.C\u2019est surtout à la maison que de nouveaux aliments sont introduits, et souvent les parents y porteront moins attention ou n\u2019en vérifieront pas le contenu.Une autre étude effectuée au Canada a montré que les personnes qui ont la responsabilité de prendre soin d\u2019enfants atteints d\u2019allergie seront plus vigilantes qu\u2019avec leurs propres enfants».Fausse impression de sécurité Les chercheurs expliquent aussi la fréquence plus élevée des expositions accidentelles dans les écoles interdisant les noix que dans celles les autorisant au fait que «l\u2019interdiction donne une fausse impression de sécurité.» «Les enfants croient qu\u2019on peut tout manger dans les écoles oû sévit l\u2019interdiction, alors que dans les écoles permissives, on demeure plus vigilant en raison de la possibilité d\u2019entrer en contact avec l\u2019allergène», explique l\u2019allergologue de McGill.Les chercheurs ont également relevé que plus l\u2019allergie était présente depuis longtemps dans la vie de l\u2019enfant, plus le risque d\u2019exposition accidentelle était faible, «parce que les enfants ont adopté de meilleures stratégies d\u2019évitement de l\u2019allergène avec le temps».Les enfants allergiques à d\u2019autres aliments couraient également moins de risque d\u2019entrer en contact avec les arachides, car «ils se savent plus susceptibles d\u2019être victimes d\u2019une réaction grave et ils sont par conséquent plus vigilants».Par contre, les adolescents étaient plus enclins d\u2019être exposés à l\u2019allergène, «vraisemblablement en raison de leur penchant à prendre des risques».Le Devoir SOCCER SUITE DE LA PAGE 1 beau drible qui lui a permis de déjouer un rival, l\u2019attaquant a remis à Andrés Romero dans l\u2019axe.Celui-ci a procédé à un déplacement latéral avant de tirer du pied gauche dans une circulation lourde et de trouver le fond du filet.À la 8® minute, la frénésie gagnait une foule déjà fort démonstrative.Cinq minutes plus tard, un coup franc de Club América a inquiété les Montréalais alors que Benedetto a reçu une balle tout juste à l\u2019embouchure d\u2019un but désert, mais sa frappe a abquti sur la barre transversale.À la 24®, autre excellence chance pour les locaux: Dilly Duka monte à l\u2019aile gauche et repère Piatti oublié dans la zone de réparation.Ce dernier esquive la glissade d\u2019un défenseur, mais son tir est repoussé par le gardien Moises Munoz.Une joute jusque-là intense allait bientôt voir ses premiers cartons jaunes.Bakary Soumaré pour l\u2019Impact puis José Daniel Guerrero et Pablo Aguilar du côté d\u2019América ont successivement subi les foudres de l\u2019arbitre costaricain Henry Bejarano.C\u2019était avant que Romero et Osvaldo Martinez n\u2019écopent à leur tour d\u2019un avertissement chacun \u2014 sur le même jeu.Cette joute gagnait en robustesse à mesure que les minutes passaient et l\u2019officiel semblait éprouver un certain mal à asseoir son autorité.Le jeu s\u2019est ensuite un peu calmé et les vraies bonnes possibilités de marquer se révélant inexistantes, c\u2019est avec un score de f-0 Montréal que les deux clubs ont retraité aux vestiaires à la mi-temps.Une question de temps En début de seconde moitié, le gardien Kristian Nicht a d\u2019abord dû se signaler sur une belle reprise de tête de Benedetto.Mais pour l\u2019Argentin, ce n\u2019était que partie remise puisque quelques secondes plus tard, à la 50® minute, il reprenait au vol, en un ciseau spectaculaire, un ballon qu\u2019il est parvenu à diriger dans le coin de la cage.Nicht a effleuré le tir, mais celui-ci était trop violent pour qu\u2019il puisse le stopper.Les moments subséquents ont montré que Club América, inspiré par son but, entendait ouvrir la machine en attaque.Contrôle constant, pression sin une défense qui semblait désorganisée.Comme dans d\u2019autres rencontres de l\u2019Impact en Ligue des Champions, on ne pouvait pas ne pas songer que ce n\u2019était qu\u2019une question de temps avant que l\u2019édifice ne s\u2019effondre.Et la ruée s\u2019est poursuivie.Après que le défenseur Laurent Ciman eut reçu un jaune à la 64® minute.Darwin Quintero, positionné à l\u2019em-bouchure gauche, a redirigé quelques secondes plus tard de la tête jusqu\u2019au poteau éloigné, où se trouvait Oribe Peralta.Celui qui avait marqué le but des siens au match aller à Mexico n\u2019allait pas rater sa chance, et lui-même a marqué d\u2019une tête.11 revenait ensuite à Benedetto de faire rebelote d\u2019une frappe du pied droit à la 67® alors que Club América semblait faire tout ce qui lui plaisait sur la fausse pelouse.Et Dominic Oduro était à son tour averti.Benecjetto n\u2019avait cependant pas terminé le boulot.À la 84® minute, il venait mettre un point d\u2019exclamation à sa soirée de rêve en complétant un tour du chapeau.Un peu plus tard, à la 89® alors que la cause était entendue, Jack Mcl-nerney a marqué pour l\u2019honneur.Mais c\u2019était déjà quelque chose qu\u2019une équipe qui a toutes les misères du monde à gagner en Major League Soccer se soit rendue jusque-là.Le Devoir Rectificatif Dans l\u2019article intitulé «La Cour d\u2019appel déboute Québec» publié le mercredi 29 avril en page A 3, il aurait fallu lire que Gaétan Sergerie est le président du syndicat des travailleurs du chantier naval Davie (CSN), et non pas Serge Lapointe.Ce dernier est plutôt l\u2019auteur d\u2019une plainte auprès de l\u2019Office québécois de la lan^e française (OQLF) sur l\u2019usage de l\u2019anglais dans ce chantier.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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