Le devoir, 9 mai 2015, Cahier H
[" CULTUREL MUSEES CAHIER THEMATIQUE H LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 ¦ CALLIERE I Cechef-¦ d\u2019œuvre de f terre cuite a 1 été trouvé I dans la Maison r des aigles attenante au Templo Mayor et qui était réservée pour des rituels et des pénitences.Découvertes en famille MUSEE D\u2019ART CONTEMPORAIN DES LAURENTIDES Familles lors d\u2019un atelier estival l\u2019été dernier Au cours de la dernière décennie, les musées québécois ont beaucoup travaillé à raffiner leur offre jeunesse.Aussi, leur programmation familiale n\u2019a jamais été aussi riche et diversifiée que celle qui attend les visiteurs cet été.Tour d\u2019horizon avec M.Michel Perron, directeur de la Société des musées du Québec (SMQ).ÉMILIE CORRIVEAU La saison estivale, c\u2019est le moment idéal pour rejoindre les jeunes et les familles, lance d\u2019emblée M.Perron.Les gens profitent des beaux jours pour partir à la découverte de nouvelles activités et ça se traduit dans la fréquentation des musées.C\u2019est à cette période de l\u2019année que les expositions et les activités qui s\u2019adressent spécifiquement à la famille sont les plus riches.Les stratégies sont différentes selon les établissements, mais la très grande majorité d\u2019entre eux développent une offre qui s\u2019adresse particulièrement aux enfants et à leurs parents ou grands-parents.» Un peu de tout, pour tous les goûts A la fois éducatives et divertissantes, les propositions familiales des musées québécois seront très nombreuses cet été.Dans toutes les régions et dans tous les domaines, des activités seront tenues.Ainsi, autant les jeunes passionnés d\u2019art que les archéologues ou les scientifiques en herbe pourront y trouver leur compte.« Ce qu\u2019on note, c\u2019est qu\u2019il y a beaucoup d\u2019activités participatives, souligne le directeur de la SMQ.Les jeunes aiment apprendre en mettant la main à la pâte et les musées l\u2019ont compris.Dans plusieurs établissements, on a imaginé des propositions qui font bouger les jeunes!» Par exemple, à la Maison Nivard-De Saint-Di-zier, laquelle est établie à Verdun sur le plus grand site archéologique préhistorique de la métropole, on offrira aux tout-petits la possibilité de prendre part à des simulations de fouilles archéologiques.«Avec des guides, les enfants creusent pour trouver des artéfacts.Ils jouent aux archéologues.C\u2019est une super activité», fait valoir le directeur de la SMQ.Les jeunes amateurs d\u2019art ne seront pas non ' plus laissés pour compte.Dans quelques établissements, ils seront invités à créer leurs propres œuvres.C\u2019est notamment le cas à Saint-Jérôme, au Musée d\u2019art contemporain des Lau-rentides.Accompagnés d\u2019une médiatrice culturelle, ils pourront prendre part à des ateliers de création spécialement conçus pour eux.Pour les plus aventureux, certains musées proposeront à leur jeune clientèle de passer la nuit à l\u2019intérieur de leurs murs.«Par exemple, en Montérégie, à Saint-Anicet, au Centre d\u2019interprétation du site archéologique Droulers-Tsiionhiakwatha, on peut dormir dans une maison longue à la manière des Iroquois.C\u2019est sûr qu\u2019on en ressort avec d\u2019incroyables souvenirs! On peut aussi passer une nuit dans un véritable sous-marin sous le commandement d\u2019un capitaine d\u2019armes chevronné.Ça se fait au Site historique maritime de la Pointe-au-Père, près de Rimouski.Ça demande un peu d\u2019audace, mais c\u2019est une expérience extraordinaire», signale M.Perron.Faciliter les échanges intergénérationnels Fait intéressant, les activités familiales proposées cet été dans les musées de la province s\u2019annoncent aussi porteuses pour les enfants que pour les adultes et les adolescents.Bon nombre favoriseront les rencontres intergénérationnelles, une tendance de plus en plus marquée dans les institutions muséales québécoises.«Au musée Pointe-à-Callière, par exemple, lorsque des grands-parents se présentent le dimanche avec leurs petits-enfants de 18 ans et moins, l\u2019entrée est gratuite! Le jumelage grands-parents et enfants qui favorise le transfert de connaissances, c\u2019est quelque chose de gagnant et on veut encourager cela», relève M.Perron.En ce qui a trait aux adolescents, une clientèle souvent difficile à rejoindre, plusieurs propositions ont été VOIR PAGE H 12 : FAMILLE m MINISTERE DE LA CULTURE, DE L\u2019EDUCATION ET DES AEEAIRES RELIGIEUSES DE LA GRÈCE Reproduction du masque d\u2019Agamemnon que l\u2019on pourra voir au Musée canadien de l\u2019histoire cet été.MUSEE DUERESNE-NINCHERI Jean-Baptiste Oury, Le Général Chat du Roy Louis XV.1686-1755.Huile sur toile.« Au musée Pointe-à Callière, lorsque des grands-parents se présentent le dimanche avec leurs petits-enfants de 18 ans et moins, l\u2019entrée est gratuite!» POINTE-A-CALLIERE Ce vase (détail), chef-d\u2019œuvre de l\u2019art aztèque, représente Tlaloc, le dieu de la pluie.Partez à la découverte des MUSEES DUQUÉBEC H 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 ETE CULTUREL Journée internationale des musées Les musées, gardiens du patrimome culturel de l\u2019humanité La Journée internationale des musées ne revêt pas la même signification que Ton soit au Québec ou en Tunisie.Après la destruction des sculptures au musée de Mossoul et Tat-taque du Bar do, on tente de redéfinir la mission et la vocation du monde muséal.MARIE-HÉLÈNE ALARIE Le 26 février dernier, le groupe djihadiste Daesh met en ligne une vidéo où Ton voit des combattants détruire à coups de masse et de marteau-piqueur des œuvres d\u2019art préislamiques très rares du musée de Mossoul, dans le nord de l\u2019Irak.Le 18 mars, vers 12 h 30, des tirs de Kalachnikov se font entendre dans l\u2019enceinte du Musée du Bardo, le musée national de Tunis.L\u2019attentat terroriste, encore une fois l\u2019œuvre de Daesh, fera 24 morts et 45 blessés.La mission d\u2019un musée est de préserver le patrimoine, et entre les mains de terroristes, le musée devient le symbole d\u2019un patrimoine à écraser: «Le Musée du Bardo n\u2019a pas été attaqué en tant que musée.m FETHI BELAID AGENCE FRANCE-PRESSE Selon l\u2019archéologue Leïla Ladjimi Sebaï, l\u2019avenir des musées passe par l\u2019archivage virtuel de toutes les œuvres.Ci-dessus : vue d\u2019une salle intérieure du Musée du Bardo.Ce sont d\u2019abord les touristes qui ont été visés, et donc l\u2019économie, la démocratie et l\u2019image d\u2019ouverture de la Tunisie.Mais c\u2019est aussi au patrimoine qu\u2019on s\u2019est attaqué, ils ont choisi le Bardo et ce n\u2019est pas anodin», nous dit Leïla Ladjimi Sebaï, archéologue, histo- rienne, directrice de recherche à l\u2019Institut national du patrimoine de Tunisie et spécialiste d\u2019épigraphie latine.En rappelant le thème de la Journée internationale des musées, «Musées pour une société durable »,M\u201d® Sebaï évoque aussi les mots d\u2019Hans-Martin Hinz, le président de TICOM : «Les musées, en tant qu\u2019éducateurs et médiateurs culturels, adoptent un rôle de plus en plus vital en contribuant à la définition du développement durable, sa mise en oeuvre et ses pratiques.Les musées doivent être en me- sure de garantir leur rôle dans la sauvegarde du patrimoine culturel face à la précarité croissante des écosystèmes, à des situations d\u2019instabilité politique et aux défis naturels et humains qui peuvent se présenter.Le travail des musées, par l\u2019intermédiaire de l\u2019éducation et d\u2019expositions, peut contribuer à la création d\u2019une société durable.» Devoir de conservation Cette mission de protéger, les musées s\u2019en acquittent depuis leur création.Mais aujourd\u2019hui, ce rôle devient extrêmement complexe.«Dans un musée, nous sommes déjà conservateurs d\u2019objets, finalement, ne devrions-nous pas faire des musées de véritables bunkers, les fermer comme des châteaux forts, c\u2019est-à-dire mettre à l\u2019abri notre patrimoine ?» nous dit M\u201d® Sebaï.L\u2019archéologue justifie ses propos en affirmant que dorénavant, du fait d\u2019actes terroristes, «ces oeuvres d\u2019art sont vouées à être dilapidées parce que, d\u2019une part, on veut marquer les esprits et on veut toucher à l\u2019histoire et à la représentation que nous avons de notre identité, mais d\u2019autre part, il ne faut pas oublier que dans tout ça il JUSQU\u2019AU 7 SEPTEMBRE Musee des beaux-arts du Canada ^ CET ETE ^ ¥ 'i-'m J-, é'-'A B Musée des beaux-arts National Gallery du Canada\tof Canada Canada BEAUX-ARTS.CA ffCOLVILLEMBAC Commanditée par ÉàNBRIDGE Alex Colville, Vers l\u2019Ile-du-Prince-Edouard (détail), 1965.MBAC, Ottawa.Photo © MBAC y a le trafic illicite ».Par chance, les œuvres du Musée du Bardo n\u2019ont pas été touchées par les terroristes.En contrepartie, peu de pièces du musée de Mossoul auront survécu aux attaques des dji-hadistes, attaques qui ne sont pas sans rappeler celles des talibans contre les bouddhas de Bamiyan en Afghanistan en 2001.En temps de guerre, la spoliation d\u2019œuvres d\u2019art est florissante et le régime nazi Ta largement démontré lors de la Seconde Guerre mondiale.Mais aujourd\u2019hui, au beau milieu d\u2019une guerre terroriste, on rencontre plus de receleurs que de collectionneurs: tout ce qui n\u2019est pas vandalisé est maintenant vendu au marché noir et les recettes du pillage d\u2019œuvres d\u2019art servent à alimenter les réseaux de drogue ou d\u2019armes.Les pays visés par cette spoliation sont la Libye, l\u2019Irak, l\u2019Egypte ainsi que le Mali.Le butin de cet énorme trafic, le deuxième en importance après la vente de pétrole, représenterait plus de 7 milliards de dollars.«B y a la mise en scène et le spectacle pour les caméras, et parallèlement à ça, il y a les oeuvres qui se font voler», ironise M\u201c® Sebaï.Et ces œuvres trouvent preneurs partout dans le monçle, en Europe, en Asie, aux Etats-Unis et plus récemment dans les pays arabes: «Bar exemple, l\u2019Arabie Saoudite, le Qatar et évidemment les Emirats arabes unis.A Abou Dhabi et à Doubat, on monte des musées de bric et de broc et l\u2019on essaie de se refaire une histoire ou une archéologie avec des oeuvres glanées dans le monde entier.» L\u2019UNESCO a d\u2019abord pris des mesures à l\u2019automne dernier en adoptant une résolution sur la protection du patrimoine irakien, puis le Conseil de sécurité de TONU y est allé lui aussi d\u2019une résolution visant à empêcher le trafic d\u2019œuvres d\u2019art et la vente de pétrole, et a ensuite étendu à la Syrie une interdiction, s\u2019appliquant déjà à l\u2019Irak, de faire commerce de biens culturels volés.Mais malheureusement, lutter contre ce marché est aujourd\u2019hui extrêmement complexe puisqu\u2019il faudrait, pour y parvenir, une coopération ,et une cohésion de tous les Etats touchés, même si des organismes comme TICOM, TUNESCO et Interpol unissent leurs forces pour contrer ce fléau.Aussi incroyable que cela puisse paraître, à l\u2019heure actuelle, il n\u2019existe pas de catalogues systématiques des œuvres d\u2019art se trouvant dans les musées du monde entier.Ces inventaires sont souvent longs et coûteux et ne sont vraiment à jour que rarement.Un musée peut parfois mettre longtemps avant de réaliser qu\u2019une œuvre a disparu : «B y a quelques années, en Tunisie, on nous a signalé la vente aux enchères de manuscrits du Coran.Un feuillet de manuscrit peut disparaître très facilemen t sans que personne s\u2019en rende compte puisque ce qui est inventorié, ce n\u2019est pas le feuillet, mais le manuscrit complet.» Aujourd\u2019hui, dans le contexte géopolitique tendu que nous connaissons, pour Leïla Ladjimi Sebaï, l\u2019avenir des musées passe par l\u2019archivage virtuel de toutes les œuvres: «Ça nous permettrait de connaître même ce qui se cache dans les réserves des musées.B faut numériser toutes les collections, de la plus petite à la plus grande, pour obtenir une trace numérique, parce que je ne suis pas certaine que nous puissions sauver l\u2019œuvre elle-même.» «Actuellement, nous ne voyons pas très clair et nous n\u2019avons pas encore le recul nécessaire.De plus, nous ne sommes pas habitués à ce genre d\u2019attaques, ce sont des comportements très nouveaux pour nous, même si nous n\u2019en sommes pas aux premiers vols d\u2019objets d\u2019art, ni aux premières destructions de cités, mais comment peut-on répondre à ça ?Si toutefois il y a une réponse, ce dont je ne suis pas très sûre», conclut de manière assez pessimiste Leïla Ladjimi Sebaï.Collaboratrice Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 H 3 ETE CULTUREL Musée des beaux-arts du Canada Au-delà de CoMlle, d\u2019autres regards JEROME DELGADO Une diversité de regards sur le monde est au cœur de la programmation estivale d\\i Musée des beaux-arts du Canada (MBAC).À moins qu\u2019il ne s\u2019agisse du contraire : une diversité de mondes sous le regard de l\u2019art et en particulier celui de la peinture.Au départ, deux expositions centrales, inaugurées bien avant que le soleil d\u2019été se pointe (lire : déjà en cours), et enracinées dans l\u2019est du pays.Le gros morceau, bien sûr, s\u2019appelle Alex Colville, une rétrospective en 250 œuvres qui célèbre non seulement l\u2019œil avisé du peintre des Maritimes, mais aussi son influence chez unq vaste confrérie artistique.Elève de Colville, Mary Pratt n\u2019a peut-être jamais dépassé le maître (en matière de célébrité) , mais le MBAC possède d\u2019elle suffisamment de tableaux pour lui consacrer toute une exposition.Le musée d\u2019Ottawa en possède même un du type «chef-d\u2019œuvre».Red Currant Jelly, une huile de 1972, est à la base de Mary Pratt.Cette petite peinture, une expo montée dans le cadre du programme « Comprendre nos chefs-d\u2019œuvre ».Travaux d\u2019études et autres tableaux accompagnent cette peinture, une œuvre emblématique de la signature réaliste de Mary Pratt.Ainsi, on y apprend que le souci de l\u2019artiste pour transposer sur la toile ce qu\u2019elle observe autour d\u2019elle passe notamment par l\u2019utilisation de l\u2019appareil photographique.Chez elle, son œil de peintre a quelque chose de l\u2019œil d\u2019une caméra.Frederick H.Evans (1853-1943) et Marc Chagall (1887-1985) ne partagent peut-être pas grand-chose, si ce n\u2019est le fait d\u2019avoir vécu presque cent ans.Le premier est un photographe peu connu, du moins pas autant que l\u2019Evans (prénommé Walker) que les livres de la photographie citent, alors que le second est une des grandes figures de la modernité en peinture.Cet été, en fait à compter de la fin mai, Evans et Chagall se partagent les salles des dessins, estampes et photographies du MBAC.L\u2019exposition Lumineuses et vraies.Les photographies de Frederick H.Evans met l\u2019accent sur le travail imprégné à la fois par le mystère de la nature et par la rationalité scientifique de cet artiste de l\u2019époque victorienne.Ses images offrent un vaste panorama de son monde et de PSr/ U MBAC Alex Colville fait partie des expositions majeures de l\u2019été au MBAC.Une rétrospective en 250 œuvres qui célèbre l\u2019œil avisé du peintre des Maritimes du 23 avril au 4 septembre.Ci-dessus : Vers l\u2019île-du-Prince-Édouard, 1965.son temps et scrutent autant des intérieurs et des façades de cathédrales que les forêts et de multiples paysages.Chagall: Daphnis et Chloé, quant à elle, ne concerne qu\u2019un seul corpus d\u2019œuvres, celui que l\u2019artiste franco-russe consacra, en lithographie, à la fable romantique grecque d\u2019un chevrier (Daphnis) et d\u2019une bergère (Chloé).La série des 42 «impressions sur pierre», considérée comme le travail graphique le plus important de Chagall, sera exposée dans son entièreté.On y retrouve l\u2019onirisme qui fait la singularité de l\u2019œuvre de l\u2019artiste, notamment ses compositions fantaisistes et l\u2019utilisation de couleurs vives.Famillissimo L\u2019été en famille et au musée, ça se décline en de nombreuses activités, tous les jours de la semaine.Le programme Artissimo, déjà en place les fins de semaine pendant l\u2019année, s\u2019expérimente au quotidien pendant juillet et août.Ceci veut dire que chaque billet d\u2019entrée, peu importe le jour, peut donner lieu à une exploration du MBA(3, et de ses collections, très participative.Dans l\u2019activité (Copains Copie, les visiteurs reçoivent des répliques de personnages de certaines toiles.Il s\u2019agit de trouver lesquelles.Tac-tile-ô-Boîte met le sens du toucher en valeur.Le défi consiste à identifier par les doigts un objet, puis à le retrouver ensuite dans une œuvre du musée.Un autre jeu d\u2019associations, intitulé Qui suis-je?, invite les gens à essayer un costume de la collection du MBAC, puis à le retrouver en peinture.Il n\u2019y a pas que la vue qui guide les pas du public dans les salles.L\u2019ouie aussi, comme dans L\u2019art sous écoute: un lecteur audio dif fuse toute une bande-son, allant des bruits des feuilles aux aboiements de pitou, et c\u2019est à la trace de ceux-ci qu\u2019il faut déambuler dans le musée.Il est possible aussi de faire des visites plus traditionnelles, audioguide sur les \u2022vV '\u2022f; MBAC Les fleurs saccagées, v.1956-1961.Œuvre du peintre franco-russe Marc Chagall qui sera présentée au MBAC à partir du 28 mai.oreilles, et des ateliers de création, les mains dans la pâte.Alex Colville, l\u2019expo phare de l\u2019été, a aussi un volet très varié d\u2019activités, entre les «visites commentées pour groupes d\u2019adultes », réservation et frais en sus du billet d\u2019entrée, et les « conversations sur Colville », les fins de semaine et sans frais supplémentaires.Deux ateliers de création ont été mis en place en marge de la grande rétrospective Colville.L\u2019un, d\u2019écriture, se tient sous les conseils d\u2019auteurs professionnels à deux occasions, dimanche 24 mai et dimanche 7 juin.Il faut cependant payer (50$) poiu y participer.L\u2019autre, de dessin, est gratuit et se déroule tous les jeudis, en soirée.En plus d\u2019évoquer les talents du peintre décédé en 2013, cet atelier montre l\u2019importance de l\u2019esquisse (des esquisses !) chez Colville pour obtenir des tableaux si précis et détaillés.Collaborateur Le Devoir PHOTOGRAPHE DE L'ELEGANCE HORST UNE EXPOSITION EN EXCLUSIVITE NORD-AMÉRICAINE DU 14 MAI AU 23 AOUT 2015 I ^ ! Ml J^EE 1 1 OGILVY L'EXPOSITION EST ORGANISEE ET MISE EN CIRCULATION PAR LE VICTORIA AND ALBERT MUSEUM, LONDRES LOEWS HÔTEL VOGUE MONTRÉAL rTt\tMontieai RBr\tGazette 'stm mes Muriel Maxwell, couverture du vogue américain, r juillet 1939 © Conde Nast / Succession Horst H 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 ETE CULTUREL Musée des beaux-arts de Montréal La saison des grands écarts ANDRE LAVOIE Pour Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du Musée des heaux-arts de Montréal (MBAM) , l\u2019été ne rime jamais avec facilité et farniente à l\u2019heure de concevoir des expositions pour la belle saison.11 s\u2019agit en fait d\u2019accomplir ce qu\u2019elle nomme «le grand écart», à savoir «trouver un bon sujet pertinent d\u2019un point de vue académique avec une grande résonance pour le public».Ce que le dynamique établissement de la rue Sherbrooke proposera à ses milliers de visiteurs au cours des prochains mois s\u2019inscrit parfaitement dans cette philosophie.Le nom d\u2019Auguste Rodin stimulera assurément l\u2019imagination des habitués du MBAM, et des touristes, l\u2019œuvre du célèbre sculpteur retrouvant le chemin de Montréal après une absence de quelques décennies (la dernière expo remonte à 1963), ainsi qu\u2019un véritable triomphe datant de 1998 au Musée national des beaux-arts du Québec.Dès le 30 mai prochain, et avec la précieuse collaboration du musée Rodin de Paris, Métamorphoses.Dans le secret de l\u2019atelier de Rodin sera l\u2019événement phare de la saison estivale du musée montréalais, grâce à ses 165 sculptures, mais aussi à de nombreux dessins et aquarelles illustrant la ferveur créatrice de l\u2019artiste, son goût du risque et des audaces.Le tout sera accompagné d\u2019une acquisition récente, des photographies d\u2019Eugène Druet, fidèle collaborateur de Rodin.Ce savant assemblage d\u2019objets (allant du plâtre au bronze en passant par le marbre et la pâte de verre) ne constitue pas un survol impressionniste de sa carrière, mais aborde diverses facettes du « sculpteur face au processus créatif, aux matériaux et à ses collaborateurs », précise Nathalie Bondil, elle-même grande passionnée de sculpture.On pourra découvrir l\u2019approche «très moderne» d\u2019un artiste qui n\u2019hésitait pas à exposer des œuvres en plâtre, une aberration au XIX® siècle, car ce matériau n\u2019avait rien de noble, et à modifier son rapport avec ses modèles.«Il détestait les modèles qui faisaient de la composition ou voulaient incarner un sujet, comme la figure d\u2019une amazone ou la position d\u2019un archer, souligne la directrice.Ce qui l\u2019intéressait, ce n\u2019est pas le sujet, mais le modèle au naturel, les postures invraisemblables, le rapport à la forme, et même à la vieillesse.Selon lui, il n\u2019y avait rien de laid dans la nature.La véritable laideur, c\u2019était le faux, le factice, la tricherie et l\u2019artificiel.» Un autre sculpteur fera les beaux jours de la saison estivale du MBAM, le Britannique Henry Moore, mais attention, de façon étonnamment sobre.11 compte parmi les artistes figurant dans l\u2019exposition inaugurée le 15 avril dernier et intitulée De Gainsborough à Moore, deux siècles de dessins britanniques.Nathalie Bondil ne s\u2019en cache pas: il s\u2019agit d\u2019abord d\u2019un beau prétexte pour présenter les trésors de la collection permanente et quelques joyaux récemment acquis, «un privilège même pour nous parce que ce sont des œuvres cachées que l\u2019on doit protéger des affres du temps».Une quarantaine de dessins évoquent la campagne anglaise, mais puisent aussi dans l\u2019ima- 20 OUIN 13 SEPT, DAVID ALTMEJD 1 La rock star [.] de l'art contemporain québécois.[.]une affaire monstre, un bilan de 15 ans de travail [.] - LE DEVOIR AU MAC 185, RUE SAINTE-CATHERINE OUEST, MONTRÉAL MÉTRO PLACE-DES-ARTS MACM.ORG EXPOSITION CONÇUE ET ORGANISÉE PAR LE MUSÉE O'ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS / PARIS MUSÉES ET LE MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL 77)0 Island (détail), 2011.Pboto : Fanad Owrang.Avec l'almabls permlsalon The Brant Foundation Art Study Center, Greenwich, Connecticut ADAM RZEPKA MUSEE RODIN MUSEE RODIN Uhomme qui marche, grand modèle, 1907 Masque de Hanako gerie religieuse et théâtrale, avec bien sûr quelques portraits.Au milieu de toutes ces illustrations d\u2019une délicatesse extrême, signées Thomas Gainsborough, Edward Burne-Jones et William Turner, trône un magnifique dessin recto verso de Moore, Figures allongées et Figures mises en place, deux images de celui qui multipliait les croquis et les esquisses avant de transformer ses visions en trois dimensions.Dans ce temple de la célébration des beaux-arts, la peinture est loin d\u2019être négligée, surtout avec ces deux nouvelles expositions qui soulignent le travail d\u2019un artiste à l\u2019aube d\u2019une brillante carrière et celui d\u2019un autre au crépuscule d\u2019une vie dévouée à la création, mais aussi à l\u2019enseignement.Dans les deux cas, les couleurs et les formes exubérantes abondent, plongeant le visiteur dans un climat euphorisant.Nathalie Bondil n\u2019est pas peu fière d\u2019offrir au jeune peintre américain Michael Williams sa toute première grande exposition solo dans un musée, qui plus est canadien, autre preuve de l\u2019effervescence suscitée par cet artiste très prisé des collectionneurs d\u2019art contemporain.Le visiteur sera happé «par cette espèce de jubilation dans la matière, et cette exagération duns la forme».Celui qui n\u2019hésite pas «à mélanger la colle, les paillettes, les résines et l\u2019acrylique» lorgne souvent vers le kitsch, et risque fort de flirter encore longtemps avec le succès grâce à cet important coup de chapeau.Autre hommage, cette fois à la Montréalaise Marion Wag-schal, elle qui a formé plusieurs générations d\u2019artistes comme professeure à l\u2019Université Concordia, récemment retraitée, mais qui n\u2019a jamais délaissé ses pinceaux pour créer une œuvre jugée audacieuse, privilégiant la figuration, la plaçant ainsi à contre-courant de ses nombreux collègues séduits pendant longtemps par l\u2019abstraction.«Elle ne s\u2019est jamais préoccupée de l\u2019esprit du temps, selon une Nathalie Bondil ad-mirative.Elle propose une figuration un peu outrancière, offrant une vision des corps très intense.Ses toiles, immenses, expriment tout à la fois une douleur intériorisée, mais aussi une approche très humaniste, sans concession, sans méchanceté, sans dérision.» Trente tableaux magnifiques et imposants, peints entre 1971 et 2014, seront là pour en témoigner.Toutes ces propositions devraient susciter l\u2019intérêt des curieux, par ailleurs si nombreux qu\u2019ils ont permis au MBAM de se distinguer comme le musée d\u2019art le plus fréquenté au Canada ¥ V ( U* k- ¦ f: Ci THE METROPOLITAN MUSEUM OE ART / ART RESOURCE, NY La main de Dieu, vers 1896-1902 (1 009 648 visiteurs en 2014, devant le Royal Ontario Museum et l\u2019Art Gallery of Ontario) selon le mensuel britannique Art Newspaper.A lui seul, Auguste Rodin suffira sans aucun doute à maintenir un engouement qui ne se dément pas envers l\u2019établissement de la rue Sherbrooke, et ce, peu importe la saison, même, et surtout, celle des grands écarts.Collaborateur Le Devoir DECOUVRE POUR LA SAISON CHAUD MUSEE D\u2019ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL PARTENAIRE PRINCIPAL QuébecES Collection Loto-Québec MUSEE D\u2019ART DE JULIETTE Culture et Communications Québec HI Patrirnoine Canadian \u2022Ojoliette canadien Heritage LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 H 5 ETE CULTUREL L\u2019art japonais à l\u2019honneur au MNBAQ Lorsque le Japon inspire l\u2019Occident Le Japon fascine l\u2019Occident, que ce soit par sa cuisine, son thé, ses bandes dessinées, ses samouraïs, ses kimonos.Des artistes occidentaux ont d\u2019ailleurs été grandement influencés par l\u2019art japonais.C\u2019est ce que mettra en lumière l\u2019exposition Inspiration Japon.Des impressionnistes aux modernes, présentée du 11 juin au 27 septembre au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).MARTINE LETARTE Qu\u2019ont en commun Monet et Tiffany?Plusieurs de leurs oeuvres ont directement été inspirées de l\u2019art japonais.Tableaux, estampes, objets d\u2019art décoratifs: environ 150 oeuvres du Museum of Fine Arts de Boston sont prêtées au MNBAQ pour la grande exposition estivale Inspiration Japon.Des impressionnistes aux modernes.Cet établissement américain a assemblé l\u2019une des collections d\u2019art oriental les plus réputées au monde.«L\u2019Occident a été pénétré, fasciné par le Japon à partir du milieu du XIX\u201d siècle», indique Jean-Pierre Labiau, conservateur du MNBAQ et commissaire responsable de l\u2019exposition.Avant, les frontières de l\u2019archipel étaient fermées au commerce international.C\u2019est en 1853 que les Américains ont mis fin à plus de deux siècles d\u2019isolement.«Le Japon a ensuite normalisé ses^relations économiques avec l\u2019Occident, dont les Etats-Unis, bien sûr, mais aussi la France, la Grande-Bretagne et même la Russie, explique le commissaire.Plusieurs traités d\u2019amitié et de coopération ont été signés.Donc, tout d\u2019un coup, on a vu arriver sur le marché quantité d\u2019objets de la vie quotidienne et des estampes, puis des gens ont commencé à en collectionner et ils en ont fait un métier.Le plus connu était Siegfried Bing, le créateur du mouvement Art nouveau.» Ce mouvement est tout en courbes et le design organique y est roi, en réaction à l\u2019industrialisation.S\u2019inscrivent dans ce mouvement des artistes européens et quelques américains, comme Tiffany avec ses vitraux et ses nombreux objets de bureau.Une de leurs grandes influences est le grand maître Hokusai, l\u2019artiste japonais le plus connu dans le monde, avec le mouvement artistique ukiyo-e («image du monde flottant»).« C\u2019est un mouvement japonais proche de l\u2019impressionnisme, indique M.Labiau.D\u2019ailleurs, Monet ««[des œuvresja collectionné, d\u2019autres en ont reproduit, copié.L\u2019arrivée de l\u2019art japonais a eu une incidence réelle sur l\u2019art occidental et l\u2019exposition le montre très clairement.» Femmes et vie urbaine L\u2019exposition a été bâtie en quatre thèmes.D\u2019abord, celui des femmes.«On y voit une représentation de la maternité, de la vie domestique, indique Jean-Pierre Labiau.Avant, en Occident, il n\u2019y avait pratiquement pas de représentation de scènes intimes, où on voyait par exemple des parents prendre des enfants dans leurs bras.On voyait beaucoup plus le monde intime dans l\u2019art japonais.» Ensuite, la vie urbaine.«Les scènes de la vie urbaine étaient aussi peu présentes avant l\u2019arrivée de l\u2019art japonais en Occident, remarque le commissaire.Il y avait pourtant de grandes villes déjà à l\u2019époque, comme Londres et Paris bien sûr, mais les sujets représentés étaient toujours les mêmes.Tout d\u2019un m « 1 2015 MFA BOSTON L\u2019œuvre de Mary Stevenson Cassatt, Sous le marronnier, peint vers 1895, fait partie des peintures de i\u2019exposition qui iiiustrent i\u2019influence du Japon sur ies peintres occidentaux.coup, on a vu des peintres descendre dans la rue, pas nécessairement dans les quartiers les mieux fréquentés, et peindre ce qu\u2019ils avaient sous les yeux.Encore une fois, on n\u2019avait pas l\u2019habitude de voir cette urbanité dans l\u2019art occidental.Par contre, au Japon, c\u2019était présent depuis longtemps.Les artistes s\u2019intéressaient notamment au quartier des plaisirs, aux geishas, etc.» Rapidement, on en a vu l\u2019influence dans l\u2019art occidental, non sans que cela provoque des remous.«Toulouse-Lautrec a montré des scènes de cabaret et de maison close, Manet a montré une serveuse devant le comptoir des Folies Bergère, mais il y avait une ambiguïté quant à savoir si c\u2019était une prostituée, explique Jean-Pierre Labiau.Cela avait fait scandale puisque ce genre de sujets n\u2019était pas abordé à l\u2019époque.Il y avait auparavant une retenue artistique.Mais tout d\u2019un coup, les artistes se sont mis à représenter le quotidien de tout le monde, à entrer dans l\u2019intimité.Les Japonais allaient beaucoup plus loin toutefois et avaient notamment beaucoup d\u2019images érotiques.» Nature, art décoratif et paysages nature et l\u2019art décoratif composent un autre thème de l\u2019exposition Inspiration Japon.Des impressionnistes aux modernes.«Des motijs de poissons, de crustacés et d\u2019oiseaux notamment qu\u2019on retrouve de façon assez systématique dans l\u2019art japonais ont été repris dans la peinture occidentale ou dans l\u2019art décoratif en Occident, affirme M.labiau.Par exemple, on le voit dans plusieurs œuvres de Tiffany, particulièrement dans ses pièces de bureau.» Des chaises Art déco seront aussi de l\u2019exposition.On pourra entre autres y voir une célèbre chaise haute de l\u2019architecte américain Frank Lloyd Wright.«Ses maisons intégraient vraiment un paysage Concours pour une œuvre d\u2019art En collaboration avec Loto-Québec et la Ville de Saint-Jérôme, le Musée d\u2019art contemporain des Laurentides annonce la tenue d\u2019un concours, à l\u2019intention des artistes professionnels en arts visuels, pour la réalisation d\u2019une œuvre extérieure, au cœur du centre ville.Le budget total de réalisation de l\u2019œuvre est de lO 000 $.Le concours est ouvert aux artistes professionnels québécois jusqu\u2019au 22 mai.Informez-vous des détails auprès de : Madame Andrée Matte, matte(3)museelaurentides.ca Collection Loto-Québec Le MUSÉE D\u2019ART CONTEMPORAIN DES LAURENTIDES saint-iérôme 2015 MFA BOSTON Utagawa Hiroshige I; Editeur: Uoya Eikichi, Le pont Suid et le quartier Surugadai (Suidôbashi Surugadai), de ia série Cent vues célèbres d\u2019Edo fMeisho Edo hyakkei), période Edo, 1857.qui venait du Japon, explique le commissaire.Il y avait vécu, d\u2019ailleurs.» Puis, on retrouvera la thématique du paysage.« On y verra entre autres comment les paysages de Munch, de Gauguin et de Monet ont été influencés par l\u2019estampe japonaise.Dans cette thématique, on voit aussi un retour: des artistes japonais contemporains ont été influencés par des artistes occidentaux.» Activités pour les petits et grands Iæ salon Paul-Rainville sera transformé à l\u2019occasion en espace participatif avec l\u2019exposition jeunesse Nippon Fiction créée par l\u2019artiste Cynthia Dinan-Mitchell.On y trouvera des objets Tout d\u2019un coup, on a vu des peintres descendre dans la rue et peindre ce qu\u2019ils avaient sous les yeux.On n\u2019avait pas l\u2019habitude de voir cette urbanité dans l\u2019art occidental.Par contre, au Japon, c\u2019était présent depuis longtemps.Les artistes s\u2019intéressaient notamment au quartier des plaisirs, aux geishas, etc.Jean-Pierre Labiau, conservateur du MNBAQ et commissaire responsabie de i\u2019exposition en céramique, des sérigraphies et des créations textiles.Dans cet environnement ludique, les participants pourront plonger dans l\u2019extravagance à la japonaise.Pour la famille, le MNBAQ organise aussi des ateliers d\u2019origamis, d\u2019aquarelles et de Koi-noboris, ces carpes japonaises qui s\u2019envolent comme un cerf-volant.Richard Béliveau, docteur en chimie et auteur, donnera une conférence pour partager sa passion pour le Japon et les samouraïs le 12 août.Véronique Rivest, sommelière, présentera une soirée saké le 27 août.La musique et la danse japonaises seront à l\u2019honneur le 22 août avec l\u2019ensemble Matsu Také et un atelier manga est prévu le 19 septembre.L\u2019exposition Inspiration Japon.Des impressionnistes aux modernes propose aussi un mé-diaguide conçu spécialement pour les enfants.Collaboratrice Le Devoir J Partez à la découverte d'une fascinante civilisation mexicaine! Du 29 mai au 25 octobre 2015 LES f] AZTEQUES ^PEUPLE DU SOLEIL* Exposition à Pointe-à-Callière =1_______________________ Pointe-à-Galliëre Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal 350, place Royale Vieux-Montréal (Qc) H2Y 3Y5 pacmusee.qc.ca Montréal© Une exposition réalisée par Pointe-à-Calliére en collaboration avec le Conseil national pour la culture et les arts - Institut national d\u2019anthropologie et d\u2019histoire du Mexique.SRE SEP w Québec Si ^AERoMDom >stm UCONACULTA 75t © INTERCONTINENTAL MONTREAL TOuriSMe/ MonrreaL g Chevalier aigle : Conseil national pour la culture et les arts - INAH, photo Michel Zabé H 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 ETE CULTUREL Pointe-à-Callière, cité d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal À la découverte des trésors aztèques Pour la première fois de son histoire, le musée Pointe-à-Cal-lière présente une exposition sur la mystérieuse civilisation aztèque.MARIE LAMBERT-CHAN L?année de l\u2019archéologie se ! poursuit à Pointe-à-Cal-liére qui, après avoir accueilli la plus grande exposition sur la Grèce antique jamais réalisée en sol nord-américain, s\u2019apprête à dévoiler les trésors d\u2019une autre grande civilisation, celle des Aztèques.Présentée du 29 mai au 5 octobre 2015, l\u2019exposition internationale Les Aztèques, peuple du soleil propose une incursion dans le monde fascinant de cet empire qui a régné pendant 200 ans sur une large partie du Mexique avant d\u2019être anéanti par les conquistadors.C\u2019est la première fois que le Musée réalise une exposition sur le peuple aztèque, une aventure qui s\u2019est faite en collaboration avec le Conseil national pour la culture et les arts - Institut national d\u2019anthropologie et d\u2019histoire du Mexique.«L\u2019exposition fait un survol de l\u2019histoire des Aztèques», explique Francine Lelièvre, directrice générale du musée.Il y sera question de leur migration d\u2019une durée de deux siècles du nord du Mexique vers le sud, de la fondation de la fabuleuse cité de Tenochtitlan en 1325 \u2014 aujourd\u2019hui Mexico \u2014 et de son majestueux Temple Mayor ou « Grand Temple », de leurs innovations, de l\u2019organisation de leur quotidien, de leurs dieux, de leurs 1 CONSEIL NATIONAL POUR LA CULTURE ET LES ARTS - INAH Ce fragment céramique à trois visages montre les trois phases de l\u2019existence.Au centre, la jeunesse, qui ouvre les yeux sur le monde.Puis, la vieillesse.Enfin, la mort, inéluctable, qui éteint le regard.Treize « pierres précieuses » circulaires ou chalchihuitl \u2014 quatre sur le jeune homme et neuf sur le défunt \u2014 font aussi écho au temps qui passe, en rappelant les 13 mois du calendrier divinatoire.Mais ce sublime objet exprime encore la loi cyclique de la dualité, si importante dans la pensée aztèque.calendriers et, bien sûr, des humains qu\u2019ils offraient en sacrifice au soleil.Une ejqjo poids lourd Les objets aztèques retrouvés dans les fouilles archéolo- giques ne sont pas légion et c\u2019est pourquoi cette exposition est une rare occasion de pouvoir les admirer.Près de 20 musées mexicains, dont le Musée Templo Mayor et le Musée national d\u2019anthropolo- INSPIRATION JAPON DES IMPRESSIONNISTES ^uxMODERNES Musée national des beaux-arts du Québec Québec II Museum of Fine Arts Boston Secrétariat à la Cap/ta/e-IVat/ona/e Québec l^Quéèec @ Boulevard lexus PARTENAIRE COLLABORATEUR DELTA QUÉBEC gie, ont prêté quelque 275 objets parmi lesquels on retrouve des statues monumentales.En fait, le poids total des artéfacts est estimé à 20 tonnes, ce qui fait dire à Francine Lelièvre que cette exposition «est la plus lourde et la plus imposante que Pointe-à-Callière ait jamais eue».Parmi les pièces à ne pas manquer, on remarque des statues en terre cuite grandeur nature du guerrier aigle \u2014 symbole de cette civilisation précolombienne \u2014 et du dieu de la mort, Mictlantecuhtli.«Il n\u2019existe que deux exemplaires de chaque statue dans le monde, indique M\u201c® Lelièvre.Elles sont très impressionnantes!» L\u2019exposition comprend aussi des masques, des bijoux en or, des figurines de femmes, d\u2019enfants et d\u2019animaux, des sceaux, des coffrets, des boîtes à offrandes, des vases, des céramiques ainsi que des sculptures et des objets illustrant des sacrifices humains.«On nous a prêté des pièces de très grande qualité et bien préservées, comme en témoignent leurs couleurs vives», observe la directrice générale.On pourra admirer également des images extraites des fameux codex, ces manuscrits écrits à l\u2019aide d\u2019une combinaison de glyphes, de personnages et d\u2019éléments graphiques \u2014 une transcription de la langue des Aztèques, le nahuatl.« Ces codex sont magnifiques, en plus d\u2019être une source d\u2019information exceptionnelle sur cette civilisation, car L\u2019histoire aztèque a sa part d\u2019ombre avec les nombreux sacrifices humains commis pour assurer la course du soleil, dont la possible disparition terrifiait le peuple.CONSEIL NATIONAL POUR LA CULTURE ET LES ARTS - INAH Ce vase compte parmi les chefs-d\u2019œuvre de l\u2019art aztèque.Il représente Tlaloc, le dieu de la pluie, comme en attestent les« lunettes »et les crocs, tout comme le bleu utilisé.Les formes pyramidales garnissant la coiffe évoqueraient les montagnes où, croyaient les Aztèques, ce dieu conservait l\u2019eau.les Aztèques y traitent d\u2019économie, de politique, d\u2019éducation, d\u2019histoire, de religion, de rituels sacrés, etc.», fait remarquer Francine Lelièvre.Une histoire aussi éblouissante que troublante Guerriers, ingénieux et cultivés, les Aztèques ont érigé un puissant empire commercial et militaire.«Ils étaient perpétuellement en guerre, mais ils ont su imposer leur force aux autres peuples grâce à leur secret: la guerre fleurie, explique Francine Lelièvre.Ils savaient pratiquer la diplomatie.Par exemple, ils épousaient les filles des peuples conquis afin de créer des alliances.Ils exigeaient aussi des tributs sous la forme d\u2019impôts régulièrement prélevés.» Les innovations aztèques forcent encore aujourd\u2019hui l\u2019admiration.Tenochtitlan a été érigée dans une zone marécageuse à l\u2019eau peu profonde dont les Aztèques ont tout de même su tirer parti.Grâce à un système alliant des pilotis, des treillis et des dépôts de sédiments, ils ont augmenté la surface habitable et créé des jardins flottants.Ces plantations étaient si fertiles qu\u2019elles produisaient jusqu\u2019à sept récoltes par année.Les Aztèques étaient aussi reconnus pour leur maîtrise de la métallurgie et la qualité de leur orfèvrerie.«Quand les Espagnols sont arrivés à Tenochtitlan, ils ont été fascinés par des chambres complètes de pièces d\u2019or ouvragées, rappelle la directrice générale.Malheureusement, une grande partie de ces MUSEE NATIONAL PREHISTORIQUE ET ETHNOGRAPHIQUE L.PIGORINI Fragile masque de bois incrusté de turquoise, de coquille et de nacre, l\u2019un des rares « masques de turquoise » de l\u2019époque aztèque qui aient été préservés.trésors a été fondue en lingots pour mieux être transportée.» Cela dit, l\u2019histoire aztèque a sa part d\u2019ombre avec les nombreux sacrifices humains commis pour assurer la course du soleil, dont la possible disparition terrifiait le peuple.Des prisonniers de guerre, des esclaves, des condamnés à mort et parfois même des enfants étaient ainsi immolés au cours de ces rituels religieux.Ce parcours aussi éblouissant que troublant est retracé dans l\u2019exposition, qui se déploie en cinq temps: les origines et la fondation de Tenochtitlan, le quotidien de la cité, la conception aztèque du temps et de l\u2019univers, l\u2019au-delà \u2014 le Templo Mayor et les sacrifices \u2014 et, enfin, le drame de la conquête espagnole.«Cette exposition saura toucher le public, tant par l\u2019envergure des pièces que par le destin de ce peuple», assure Francine Lelièvre.Collaboratrice Le Devoir LE CHATEAU DUFRESNE TEMOIN D\u2019UNE GITE MODERNE ; MAISONNEUVE UNE NOUVELLE\tSUR L\u2019RISTOIRE DE LA FAMILLE DUFRESNE CONFERENCE DE L\u2019HONORABLE SERGE JOYAL « LE MYTHE DE NAPOLÉON AU CANADA FRANÇAIS ^ SAMEDI 9 MAI À 13H THE IMPERIAL AU CHATEAU POUR CÉLÉBRER LA FÊTE DES MÈRES, DIMANCHE 10 MAI À 14H 2929, AVENUE JEANNE-D\u2019ARG, MONTREAL MÉTRO PIE-IX STATIONNEMENT GRATUIT INFO; 514 259-9201 WWW.OUFRESNE-NINGHERI.GA MAGNUS POIRIER Montréal® © PAUL DUGHAHM PHOTOGRAPHE TKNL 0414 LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 H 7 ETE CULTUREL Centre canadien d\u2019architecture Une invitation à se réapproprier l\u2019espace nrbain ETIENNE PLAMONDON EMOND Les chauds rayons de soleil printaniers tombent en début d\u2019après-midi.Quelques jeunes et moins jeunes demeurent sereinement assis ou étendus dans le parc Baile, rectangle de verdure s\u2019étalant du côté nord du Centre canadien d'architecture (CCA).Romain Duguay, directeur associé aux affaires externes au CCA, explique, lunettes de soleil sur le nez, que l\u2019établissement souhaite inciter la population à davantage faire sienne cette petite oasis du centre-ville.L\u2019été dernier, dans le cadre de son 25® anniversaire, le CCA avait mis en place pour une première fois des activités extérieures.Des concerts, des contes pour enfants et des ateliers de jardinage y avaient été organisés, en plus d\u2019une soirée de projection sur la façade de l\u2019établissement.Mais cette année, le CCA veut mettre les bouchées doubles avec une programmation plus constante et plus consistante entre le 28 juin et le 6 septembre.Des projections de films sous les étoiles seront organisées tous les mardis soir.Les mercredis midi, la population pourra se joindre à des activités bénéfiques pour la santé, telles que du yoga ou du tai-chi.Tous les jeudis, sur l\u2019heure du dîner, des musiciens viendront donner des concerts en utilisant, entre autres, un piano public installé en permanence dans le parc durant la saison chaude.Du matériel sera fourni pour des activités les vendredis midi.Ainsi, du mini-golf, du badminton et des parties d\u2019échecs sont prévus à cette dernière case horaire.Le dimanche, des ateliers en lien avec l\u2019architecture ou les expositions amuseront toute la famille.D\u2019autres activités s\u2019ajouteront tout au long de la période estivale pour égayer davantage l\u2019espace extérieur entourant le CCA.«Phyllis Lambert, quand elle a créé le CCA, elle a toujours eu cette vision que l\u2019espace devait être utilisé par les gens, note M.Duguay en marchant autour du bâtiment.Indirectement, le parc devient une extension du message que l\u2019on veut envoyer, qui dit que vous pouvez avoir des espaces qui permettent de profiter de votre ville.» À l\u2019architecture, citoyens ! A l\u2019intérieur des murs de l\u2019établissement, des plans architecturaux, des maquettes, des documents d\u2019archives, des enregistrements so- COURTOISIE CCA L\u2019exposition intitulée Le processus SAAL: le logement au Portugal entre 1974 et 1976 a été conçue par le Musée Serravales d\u2019art contemporain de Porto en collaboration avec le CCA.nores, des photographies et des films raconteront l\u2019histoire inspirante d\u2019un mouvement citoyen impliqué dans la conception des logements sociaux que ses membres allaient ensuite habiter.Cette exposition, intitulée Le processus SAAL: le logement au Portugal entre 1974 et 1976, s\u2019ouvrira mardi prochain, le 12 mai.Conçue par le Musée Serravales d\u2019art contemporain de Porto, en collaboration avec le CCA, elle retrace un fascinant chapitre de l\u2019histoire de l\u2019architecture portugaise, qui a suivi la révolution des Œillets de 1974.Au lendemain de la dictature, le manque de logements disponibles pour la population défavorisée se révélait un enjeu criant.Une nouvelle démarche a été expérimentée : le SAAL, pour Serviço Ambulatôrio de Apoio Local, qu\u2019on pourrait traduire par « Service ambulant de soutien local».Le gouvernement a ainsi dépêché sur le terrain des équipes d\u2019architectes, surnommées brigades, afin d\u2019aider les collectivités et les associations de quartier, qui élabo- raient démocratiquement leurs habitations.«Les architectes, pour la première fois, sont descendus dans la rue, ont travaillé avec la population et ont lancé des projets d\u2019architecture», explique M.Duguay.En 26 mois, le SAAL a contribué à 170 projets à travers lesquels se jouait le toit de 40 000 familles.Le projet a pris fin abruptement en 1976.Mais son héritage demeure tangible et ses répercussions, considérables.«L\u2019influence qu\u2019a eue le SAAL sur l\u2019architecture portugaise et son enseignement, durant les années qui ont suivi, a été cruciale, souligne M.DngnvLy.Jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, l\u2019architecture portugaise est reconnue pour son côté humain et social» Certains Portugais qui ont participé à ce mouvement populaire habitent toujours dans leurs résidences érigées durant cette période charnière, affirme M.Duguay.Certains architectes, qui ont pris part aux chantiers des villes de Lisbonne, Setübal et Porto, sont devenus par la suite des références dans leur domaine.Parmi eux, il y avait Alvaro Siza, lauréat du prix Pritzker en 1992 et d\u2019un Lion d\u2019honneur à la Biennale de Venise en 2012.Le CCA a d\u2019ailleurs annoncé l\u2019acquisition, l\u2019été dernier, de certaines archives de cette figure phare de l\u2019architecture portugaise.Les enjeux soulevés par cette histoire risquent d\u2019interpeller les gens d\u2019ici, selon M.Duguay.«Avec toutes les questions autour du logement à Montréal et à Toronto, je pense que ce sera un sujet qui va pouvoir relancer la discussion à propos des logements sociaux, indique-t-il.Est-ce qu\u2019on fait ça dans des carrés et on met des gens dedans ou peut-on faire des logements de qualité à la suite d\u2019une réflexion ?» Il est à noter que, ce mercredi 13 mai, une visite en anglais de l\u2019exposition, en compagnie de la commissaire Delfim Sardo, se déroulera à partir de 18 h.Le lendemain, toujours à 18 h, la maison Shaughnessy, intégrée au CCA, accueillera une conversation publique dont le point de départ sera le sujet de l\u2019exposition.Parmi les invités, il y aura Nuno Portas, un architecte, urbaniste et acteur politique, qui a directement été impliqué dans le processus SAAL.Ces deux activités seront gratuites.Variation sur des archives L\u2019autre exposition temporaire du CCA, Sortis du cadre: Âbelos et Herreros, changera de visage au cours de l\u2019été.Amorcée le 12 mars dernier dans la salle octogonale de l\u2019établissement, elle se voulait dès le départ une variation sur les mêmes archives.Ainsi, trois commissaires invités différents vont réaliser tour à tour une nouvelle exposition à partir des archives de la firme architecturale espagnole Abelos et Herreros.Jusqu\u2019au 17 mai, le public pourra encore visiter l\u2019interprétation de l\u2019agence Office Kers-ten Geers David Van Severen, consacrée à l\u2019architecture industrielle dans l\u2019œuvre d\u2019Abelos et Herreros.Du 24 mai au 12 juillet, la salle octogonale sera réaménagée par Juan José Castel-lôn, chercheur à la chaire de conception structurelle (D-ARCH) de l\u2019Institut fédéral suisse de technologie ETH Zurich.Puis, du 23 juillet au 13 septembre, ce sera au tour de l\u2019agence new-yorkaise d\u2019architecture Solid Objectives-Iden-burg Liu de poser un nouveau regard sur le travail d\u2019Abelos et Herreros.Collaborateur Le Devoir Musée Dufresne-Nincheri Lieux fascinants REGINALD HARVEY Le Château Dufresne raconte toujours les moments forts de cette ville industrielle devenue exemplaire et avant-gardiste au début du XX® siècle, Maisonneuve.Il abrite le musée du même nom, qui est connu sous le nom de Musée Dufresne-Nincheri depuis août 2014.Pierre Labonne est bien plus que le directeur général de ce lieu muséal qui a pignon sur rue à deux endroits : à l\u2019angle des rues Sherbrooke et Pie-IX pour le Château Dufresne et au rez-de-chaussée d\u2019une maison du boulevard Pie-IX dans Hochelaga-Maisonneuve pour le studio Nincheri.Il est la mémoire vivante de ces lieux qui dépeignent «l\u2019héritage historique et patrimonial de l\u2019est de Montréal par la valorisation de ces deux attraits».Il ne s\u2019agit pas ici de tirer de larges extraits de ses propos qui ouvrent à la découverte et à la connaissance de toute une épopée de la vie montréalaise, mais plutôt d\u2019en extraire des bribes qui invitent à la découverte de ces lieux fascinants.Il parle du Château Dufresne: «Il est classé monument historique et c\u2019est vraiment un bâtiment phare pour le quartier parce que les frères Dufresne, Oscar et Marius, ont été très impliqués dans la mise en valeur et le développement de la ville de Maisonneuve.» On se trouve alors à l\u2019époque où les francophones assurent un essor de l\u2019économie à Montréal à la fin du XIX® siècle et au début du XX® siècle.«Ils ont quitté le carré Viger et on les trouve là où est concentrée une grande partie de la bourgeoisie canadienne-française avant qu\u2019elle migre vers Outremont vers les années 20.En 35 ans, Maisonneuve devient la deuxième ville industrielle du Québec et la cinquième du Canada.» Le peintre, maître verrier et fresquiste italo-canadien Guido Nincheri entre dans le décor, ce dont fait mention Paul Labonne : «Il avait décoré le Château Dufresne, qui était sa réalisation profane la plus importante au Canada, et ce COURTOISIE MUSEE DUERESNE NINCHERI Vue du solarium travail figure vraiment comme un de ses chefs-d\u2019œuvre.» Les frères Dufresne prennent sous leur aile cet artiste à partir de 1925 et lui offrent à titre d\u2019atelier et de résidence le rez-de-chaussée de leur immeuble du 1832, boulevard Pie-IX.«C\u2019est là que Marius avait fondé la Dufresne Engineering et où il avait ses bureaux.» En échange de ce lieu d\u2019habitation, le peintre se charge de la décoration du Château et obtient un rabais de 500$ par année de son loyer.Le Musée Dufresne a finalement décidé d\u2019acheter ce bâtiment en décembre 2013 et Ta ouvert au public à l\u2019été 2014; jusqu\u2019en 1996 il était demeuré un des plus importants ateliers de vitrail en Amérique du Nord.«De la sorte, on a pu faire le pont entre la résidence des Dufresne et leur lieu de travail.En même temps, on s\u2019est trouvé à mettre la main sur le patrimoine de Nincheri parce que la famille nous a donné le contenu à l\u2019intérieur du studio.» H ouvre ses portes bien grandes aux visiteurs pour toute la belle saison et, pendant ce temps, que se passe-t-il du côté du Château ?«À partir de la mi-mai, nous allons avoir 80 tablettes numériques que les visiteurs pourront utiliser pour se promener à l\u2019intérieur du musée; ils pourront choisir eux-mêmes le type d\u2019information qu\u2019ils veulent obtenir.On utilise ce moyen de communication pour présenter une nouvelle exposition intitulée Le Château Dufresne, témoin d\u2019une cité moderne, Maisonneuve.» Collaborateur Le Devoir DES LE 27 MAI 2015 MUSEE DE LA CIVILISATION LaCapitale teknion Assurance et services financiers PRESENTENT MAGIQUE DECOUVREZ UN MONDE DE BEAUTE ET DE MYSTICISME PLUS DE 300 ARTÉFACTS SUR PLUS DE 3 000 ANS.ORGANISÉE PAR ; RIJKSMUSEUM VAN OUDHEDEN, LEIDEN, PAYS-BAS EN COOPÉRATION AVEC ; MUSÉE DE LA CIVILISATION EN COLLAiORATION AVEC ; BRITISH MUSEUM - MUSÉE DU LOUVRE - MUSED EGIZlO, TURIN MCQ.ORG Avec la collaboration Québec O H \\^Québec Le CeiAteau Frontenac Les Musées de la civilisation sont subventionnés par le ministère de la Culture et des Communications % MUSEE DE LA \\\t^ CIVILISATION \\ partenaire de l ¦ 19\tPROGRAMMATIO H 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 ETE CULTUREL Musées McCord et Stewart Raconte-moi Montréal Des photographes de renom, des héros et des vilains, de l\u2019histoire, du conventionnel et de l\u2019étrange attendent les visiteurs des musées McCord et Stewart à Montréal cet été.Avec une programmation familiale particulièrement intéressante.Tour d\u2019horizon.HÉLÈNE ROULOT-GANZMANN Au Musée McCord Le Musée McCord présente, en exclusivité nord-américaine, Horst: photographe de l\u2019élégance, la première grande rétrospective des œuvres de cet artiste décédé il y a une quinzaine d\u2019années.Artiste germano-américain, Horst fut l\u2019un des plus influents photographes de mode et portraitistes du XX® siècle.L\u2019exposition comprend plus de deux cent cinquante tirages vintage qui transcendent le temps.Outre les photographies, cette rétrospective montre des carnets de croquis, un extrait de film et des images d\u2019archives animées, des planches-contacts et des revues, ainsi que huit rohes haute couture de créateurs célèbres, parmi lesquels Chanel, Molyneux, Lanvin et Vionnet, le tout issu de la collectiqn du Victoria & Albert Museum de Londres.A cela viennent s\u2019ajouter de nombreuses autres facettes moins connues de l\u2019œuvre de Horst: études de nus, clichés de voyage pris au Moyen-Orient, motifs créés à partir de formes naturelles, intérieurs et portraits.Des conférences, une table ronde et un documentaire sur son œuvre ponctueront également l\u2019été.Du 14 mai au 23 août Photo toujours, avec David W.Marvin: Chroniques de rue 1960-1970.L\u2019exposition, la dixième présentée dans la rue McGill College par le Musée McCord, réunit vingt-quatre photographies de grand format, la première de cette importance qui soit consacrée à ce photographe qui, pendant plus d\u2019une quinzaine d\u2019années, a parcouru inlassablement les rues de Montréal, à une époque où la métropole se transformait tant sur le plan de l\u2019urbanisme que de l\u2019architecture.En immortalisant des lieux maintenant disparus et l\u2019évolution sociale de l\u2019époque, son œuvre constitue une remarquable chronique de la ville, sous ses aspects les plus divers, qu\u2019ils soient beaux ou laids.Du 12 juin au 18 octobre Déjà à l\u2019affiche depuis quelques semaines, l\u2019exposition Camp Fires.Le baroque queer de Léopold L.Foulem, Paul Mathieu et Richard Milette roulera elle aussi durant toute la saison.Très audacieuse, elle réunit soixante pièces de ces trois céramistes de réputation internationale, ayant des liens profonds avec Montréal, leur ville natale ou d\u2019adoption.Unis par un discours critique commun sur l\u2019identité gaie et une affection particulière pour l\u2019humour, le pastiche, mais aussi la critique sociale et culturelle, ils explorent depuis plus de I MUSEE MCCORD Enfants et adolescents trouveront également leur compte cet été au musée, celui-ci renouvelant notamment l\u2019expérience de Mon premier Fantasia.Munis d\u2019iPad, les jeunes de 10 à 16 ans auront également l\u2019occasion de découvrir l\u2019exposition permanente Montréal.Points de vue de manière originale et novatrice, en se laissant guider par un jeu de piste.Jeu de piste encore, mais cette fois pour les très jeunes visiteurs et leurs parents.Via L\u2019aventure au musée, ils aideront un jeune autochtone à retrouver son identité, tout en visitant l\u2019exposition Porter son identité.La collection Premiers Peuples.trente ans les thèmes du « camp », une sensibilité artistique ayant vu le jour au XX® siècle à partir de l\u2019exubérance queer.Jusqu\u2019au 16 août Outre les expositions, plusieurs activités sont organisées durant tout l\u2019été.La forêt urbaine revient du 23 mai au 27 septembre et se pare cette année de bleu.Des bancs et des tables seront installés, ainsi qu\u2019un piano pour les musiciens amateurs.On pourra se restaurer à l\u2019occasion des Midis de la forêt grâce aux camions de cuisine de rue qui s\u2019y succéderont.Des concerts auront également lieu à midi tous les mercredis, du 8 juillet au 26 août, sans oublier des démonstrations de swing, une braderie et un Yoga-thon d\u2019Art de vivre.Avant cela, les 21 et 22 mai, le Montréal de 1914-1918 sera mis en scène dans un spectacle créé en collaboration avec les Archives de la Ville de Montréal et des artistes issus de différents horizons.Cet événement, entièrement construit à partir d\u2019archives, offrira en paroles, en images et en musique une interprétation contemporaine de cette période trouble et déterminante.Enfants et adolescents trouveront également leur compte cet été au musée, celui-ci renouvelant notamment l\u2019expérience de Mon premier Fantasia.Comme l\u2019an dernier, des films et des courts métrages québécois et internationaux destinés à un jeune public seront présentés gratuitement deux fois par semaine pendant la période du Eestival international de films Eanta- sia, fin juillet.Munis d\u2019iPad, les jeunes de 10 à 16 ans auront également l\u2019occasion de découvrir l\u2019exposition permanente Montréal.Points de vue de manière originale et novatrice, en se laissant guider par un jeu de piste plutôt que de découvrir l\u2019histoire de la métropole de façon chronologique.Jeu de piste encore, mais cette fois pour les très jeunes visiteurs et leurs parents.Via L\u2019aventure au musée, ils aideront un jeune autochtone à retrouver son identité, tout en visitant l\u2019exposition Porter son identité.La collection Premiers Peuples.Enfin, deux camps de jour sont proposés en alternance au musée, l\u2019un consacré à la photo, l\u2019autre à la danse.Au Musée Stewart Tout l\u2019été et jusqu\u2019au 1®® novembre, le Musée Stewart présente D\u2019Artagnan, Al Capone et les autres.Armes et légendes.Une exposition surprenante qui dévoile des personnages réels et fictifs de la littérature classique et contemporaine ou du cinéma, comme Don Quichotte, Lucky Luke, Barbe Noire ou encore James Bond.Ces héros et vilains sont accompagnés d\u2019une centaine d\u2019armes qu\u2019ils affectionnent et d\u2019objets provenant des collections du musée.A l\u2019affiche également, l\u2019exposition permanente Histoires et Mémoires où l\u2019histoire du Québec se déploie sur une période de cinq siècles, de la découverte du Nouveau Monde aux rébellions des patriotes.Près de cinq cents ar- téfacts, iconographies, archives, livres rares et cartes anciennes sont exposés.Les jeunes pourront apprendre tout en s\u2019amusant grâce à des parcours autonomes avec livrets, mais surtout à un coffre à costumes leur permettant d\u2019incarner divers personnages.Côté cour, il sera possible de profiter du cadre naturel exceptionnel du site, en plus de la magnifique vue sur Montréal.Des aires de repos et de pique-nique y sont aménagées et divers jeux mis à disposition.Dehors toujours, les visiteurs sont invités à prendre part à la visite guidée du dépôt militaire britannique avec démonstration de tir de fusil à pierre de silex.Construit en 1824, cet ensemble fortifié comprenant un arsenal, une caserne, une poudrière et un corps de garde a servi de poste d\u2019approvisionnement pour le Haut-Canada et le Bas-Ca-naçla jusqu\u2019en 1870.A noter également que le 2 juillet prochain, le Musée Stewart célèbre ses soixante ans, et que pour l\u2019occasion, il prépare quelques petites surprises à ses visiteurs.Collaboratrice Le Devoir Plus d\u2019informations: Musée McCord: http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/ Musée Stewart: http://www.stewart-museum.org/fr/ La Maison historique Chevalier Un voyage dans le temps CLAUDE LAFLEUR \\ A partir du 12 juillet, sur la place Royale, dans le Vieux-Québec, on pourra visiter une maison étonnante.11 s\u2019agit de celle que Jean-Baptiste Chevalier a fait construire en 1752.Qutre sa valeur patrimoniale, on y fait le survol de l\u2019évolution de la ville de Québec et, par le fait même, de la société québécoise.Qn nous convie donc à un véritable voyage dans le temps, de l\u2019époque de la Nouvelle- Erance jusqu\u2019au XX® siècle, en passant par l\u2019époque où Québec fut une ville commerçante britannique prospère.«C\u2019est l\u2019un des beaux exemples qu\u2019on a encore aujourd\u2019hui d\u2019une maison urbaine de la Nouvelle-France », indique Geneviève de Muys, chargée de projet au Musée de la civilisation du Québec et qui supervise justement cette nouvelle présentation.Jean-Baptiste Chevalier est un riche armateur et commerçant, raconte-t-elle.En 1752, il achète un terrain pour 8000 livres \u2014 ce qui est une fortune \u2014 pour y faire bâtir une maison sur les ruines précédentes.«En fait, bien avant 1752, ce site était habité puisque c\u2019était un terrain très prisé, car il donnait directement sur le port, indique M\u201c® de Muys.La maison que l\u2019on voit aujourd\u2019hui est bien celle de Jean-Baptiste Chevalier.» Toutefois, celui-ci n\u2019y demeure que six ans, avant de retourner en Erance, laissant même derrière lui son épouse et ses enfants.Entre-temps, Québec est conquise par les Britanniques.«Dans notre exposition, on parle de la conquête puisque la Maison Chevalier a été touchée par des boulets et a pris feu», indique Geneviève de Muys.Mais Jean-Baptiste Chevalier la fait remettre en état, tout en demeurant en Erance.(Peut-être était-il malcommode pour un Erançais de revenir s\u2019établir après la conquête ?) Québec devenant alors un centre de commerce florissant avec l\u2019Angleterre, la maison est ensuite transformée en auberge \u2014 la London Coffee House \u2014, un établissement réputé qui sera en activité de 1806 à 1906.«On a retrouvé des menus d\u2019époque et on sait donc qu\u2019on y servait une fine cuisine, relate M\u201c® de Muys.On présente par conséquent l\u2019alimentation du XIX' siècle telle que servie au London Coffee House.» Au début du XX® siècle, la maison devient un entrepôt et, comme le reste du quartier, elle est plutôt abandonnée.MAISON HISTORIQUE CHEVALIER Vue de la MHC VOIR PAGE H 9 : TEMPS MUSEE REGIONAL DE RIMOUSKI I # \\J\\J LE QUÉBEC DE LA PHOTOJOURNALISTE AMÉRICAINE LIDA MOSER 14 JUIN - 6 SEPTEMBRE 2015 Chargée de projet | Nathalie Langelier I Moaer, Un Mwe de rEcëüe imArne dent une «eite Muêfe de 4 jeroidnce, é OÛÂac (dMalQ, 1KO.lAnQ Québec RiyPELLE nis MIGRAÎlONS Dl BESTIAIRE ¦14 juin \u2014 23 août 2015 Commissaire I Eve De Garle-Iamanque Québec ¦ GALERIE SIMON BLAIS UneexpMitlon réallaée en collaboration avec'i^eult RIopelle et la Galerie Simon Haie museerimouski.qc.ca 13 ?ROLAND POULIN SCULPTURES ET DESSINS du 23 mai au 20 septembre 2015 CET ETE AU MUSÉE MUSEE DES BEAUX-ARTS DE SHERBROOKE 241, rue Dufferin centre-ville de Sherbrooke T.819 821-2115 www.mbas.qc.ca du 6 juin au 27 septembre 2015 Québec S! LE DEVOIR LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 H 9 ETE CULTUREL Musée de la civilisation de Québec La magie égyptienne opère toiyours CLAUDE LAFLEUR L> Egypte ancienne ne cesse de fasciner.A ' partir du 27 mai et jusqu\u2019au 10 avril 2016, le Musée de la civilisation de Québec nous présente ce pays enchanteur sous un jour inédit.«Nous avons choisi de faire connaître la magie à laquelle recouraient les Égyptiens il y a trois mille ans», relate Monique Lippé, chargée de projqt pour l\u2019exposition Égypte magique au MCQ.A l\u2019époque, explique-t-elle, la magie n\u2019était pas réservée au pharaon et aux grands prêtres, mais tout le monde y recourait pour se prémunir contre la malchance, la maladie ainsi que pour s\u2019attirer des faveurs.«Tout le monde utilisait la magie pour trouver l\u2019amour et la richesse.Dans le fond, les Égyptiens d\u2019il y a trois mille ans avaient les mêmes préoccupations que nous!» nqte-t-elle en riant.Dans l\u2019Egypte ancienne, la guerre, la mqladie et la mort faisant partie du quotidien, les Egyptiens espéraient, grâce à la magie, se protéger d\u2019un monde qu\u2019ils ne comprenaient guère.Elle servait également à communiquer avec les dieux et les morts.C\u2019est donc l\u2019omniprésence de la magie que nous présente le Musée de la civilisation.Monique Lippé rappelle en outre que la magie égyptienne est à la base de nombre de pratiques modernes ainsi que de symboles courants.«Dans l\u2019exposition, les gens reconnaîtront une foule de symboles qui nous sont familiers, dit-elle.Ils verront aussi une authentique baguette magique \u2014 digne d\u2019Harry Potter! \u2014 ainsi qu\u2019un couteau magique, un livre d\u2019incantations, etc.» On nous présente ainsi une collection de 300 objets rassemblés par un égyptologue de renom qui désire nous faire voir un aspect méconnu de la civilisation égyptienne.Un délice pour les visiteurs attentifs Très peu d\u2019Egyptiens savaient lire, poursuit Monique Lippé, en fait, moins de 1%.Par conséquent, ils accordaient à l\u2019écriture des propriétés : pour eux, les mots étaient magiques et les écrits contenaient une sagesse occulte.Elle est donc très fière du papyrus et du manuscrit qu\u2019on nous présente, «de véritables documents magiques», dit-elle.Elle fait aussi valoir que l\u2019exposition se tiendra dans une grande salle où l\u2019on a aménagé un décor particulier.«Nous voulons que les gens se sentent dans un désert, explique-t-elle, un désert à l\u2019époque de la grande Égypte!» De plus, en l\u2019espace d\u2019une heure, l\u2019éclairage de la salle change, de sorte que les visiteurs se verront passer du jour à la nuit.«Ce sera très subtil, note l\u2019organisatrice de l\u2019exposition, il faudra être attentif » D\u2019ailleurs, Tune des particularités de l\u2019exposition est la finesse des objets présentés.«Il faut prendre le temps de les examiner attentivement, suggère-t-elle, d\u2019admirer les inscriptions, de réaliser que celles-ci ont été tracées il y a des milliers d\u2019années.Nous sommes vraiment chanceux de pouvoir admirer tous ces détails aujourd\u2019hui encore.» L\u2019exposition présente aussi des activités pour la famille, dont un atelier sur les hiéroglyphes et amulettes.Un guide-devin «lira» dans les esprits des visiteurs et devinera les hiéroglyphes qu\u2019ils ont choisis, nous promet-on.D\u2019autres activités sont également au programme.Collaborateur Le Devoir i*: :\tUT\" î «>sli tirs, w\t^ L-,.-\t- ï-Æ» î U AI- COURTOISIE MCQ Livre incantatoire en démotique.Il contient des textes en grec, en copte ancien, en nubien et d\u2019autres rédigés dans une langue magique.Papyrus.Thèbes.Epoque romaine (200 - 300 apr.J.-C.).Collection du Rijksmuseum van Oudbeden National Museum of antiquities, Leiden aux Pays-Bas.COURTOISIE MCQ Livre de magie.D contient une lettre non reconnue de Jésus offrant une protection.Papyrus et cuir.Tbèbes.Période islamique (640 - 800 apr.J.-C.).Collection du Rijksmuseum van Oudbeden National Museum of antiquities, Leiden aux Pays-Bas.COURTOISIE MCQ Momie de Kékou.Le filet de perles représente les fils d\u2019Horus et un scarabée.Tbèbes, Basse Époque (700 - 650 av.J.-C.).Collection du Rijksmuseum van Oudbeden National Museum of antiquities, Leiden aux Pays-Bas.TEMPS SUITE DE LA PAGE H 8 « Ç\u2019a été un quartier presque laissé pour compte», relate l\u2019organisatrice de l\u2019exposition.Heureusement, dans les années 1950, Gérard Moris-set, premier directeur du Musée des beaux-arts du Québec, la reprend et la res- taure.Il la convertit alors en hôtel particulier.«Le travail de M.Morisset porte ses fruits, relate Geneviève de Muys, puisqu\u2019à partir des années 1970, on restaure la place Royale pour lui redonner le lustre qu\u2019on lui connaît aujourd\u2019hui.» La Maison Chevalier abrite alors (et jusqu\u2019à récemment) le Centre d\u2019interprétation de la vie urbaine de Québec.C\u2019est donc toute l\u2019histoire de Québec qui nous y est présentée.On visitera ainsi tour à tour des portions de maison telles qu\u2019habitées par les Chevalier, une chambre du London Coffee House comme on pouvait en louer une au XIX® siècle, ainsi que des pièces illustrant le début du XX® siècle.Collaborateur Le Devoir MAISON HISTORIQUE CHEVALIER Vue intérieure de la Maison Chevalier ATELIERS CROISES MARIETTE ROUSSEAU-VERMETTE CLAUDE VERMETTE ARTISANS DE LA MODERNITÉ QUÉBÉCOISE 20 JUIN >12 OCTOBRE 2015 MUSEE D'ART CONTEMPORAIN DE BAIE-SAINT-PAUL AVEC LA PARTICIPATION DE Patrimoine Canad canadien Heritage 1^1 Patrimoine Canadian Culture et Communications __ __ E9E1 C^uébec Ea El '-'villE D'ART ET DE PATRINOIHE LE MASSIF DE CHARLEVOIX 1^ Desjardins Fier partenaire de son milieu ^BRique CUL7URElLE.1v Québec ICI «S!' Raoio-cansDa F 33^ SYMPOSIUM INTERNATIONAL D\u2019ART OONTEMPORAIN DE BAIE-SAINT-PAUL Murmures (du quotidien 31 juiLLet au 30 août 2015 symposium-baiesaintpaul.coin Québec ¦ ^ Desjardins Fier partenaire de son milieL canadien Heritage k duCsnaik IbrUitMi de développement culturel de la MRC de Charlevoix MRC Québec m faBRIQue\t^ CULTUR^.tv ict^RaoocanaDa QuébecS\" É LE MASSIF DEOMRLEVOIX Charlevoix H 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 ETE CULTUREL Musées d\u2019art contemporain Lumière sur la ville Des nouvelles technologies à la sculpture en passant par la céramique, la tapisserie ou la photographie, les musées d\u2019art contemporain de Montréal (MACM), de Baie-Saint-Paul (MACBSP) et des Laurentides (MACL) mettent à l\u2019honneur des artistes de leur ville ou de leur région pour la saison estivale.En solo, à deux, entre amis ou en famille, ces musées vous ouvrent leurs portes cet été avec des expositions de Jon Rafman et David Altmedj, du couple Mariette Rousseau-Ver-mette et Claude Vermette, ainsi que d\u2019Alain-Marie Tremhlay et de sa fille Eve K.Tremhlay.LUDIVINE MAGGI Pour sa première exposition en musée au Canada, Jon Rafman présentera entre 25 et 30 œuvres, dont une dizaine sont nouvelles.«Toute la démarche de l\u2019artiste repose sur la place de la technologie dans l\u2019environnement social, explique Mark Lanctôt, le commissaire de l\u2019exposition Jon Rafman.Son travail incite à se questionner sur la façon dont on se positionne face à elle.» lœ travail de Rafman met en relief un double mouvement : son amour pour le potentiel poétique de la technologie, mais aussi son côté aliénant.Plus accessible aux enfants, la deuxième exposition estivale du MACM, Flux, du sculpteur montréalais David Altmejd, sera un grand bilan critique de son travail.Une trentaine d\u2019œuvres sera exposée, et deux créations seront spécialement conçues pour Montréal, dont une installation murale in situ qui sera achevée au musée par l\u2019artiste.«Nous irons chercher la matrice de l\u2019œuvre à son studio, nous l\u2019installerons, puis David viendra la terminer à Montréal, explique la commissaire de l\u2019exposition, Josée Bélisle.Cette œuvre sera comme un grand geste, un grand souffle d\u2019énergie à même le mur.» T& pièce Flux and the puddle constituera l\u2019œuvre majeure présentée.«File regroupe toutes les préoccupations de l\u2019artiste depuis ces quinze dernières années et toutes les figures qui ont habité son travail: la figure animale avec le loup-garou, la présence végétale, de la lumière, de la transparence, des cristaux, des fils et des fibres», précise la commissaire.Fruit d\u2019une collaboration entre le Musée d\u2019art moderne de la Ville de Paris et le MACM, cette exposition a été pensée par l\u2019artiste lui-même ainsi que par le musée.De l\u2019art à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur lœ MACBSP propose, pour la première fois au Québec, l\u2019exposition Ateliers croisés \u2014 Mariette Rousseau-Vermette et Claude Vermette.Ar- tisans de la modernité québécoise, du 20 juin au 12 octobre.Une grande rétrospective consacrée à cinq décennies de travail empreint de modernisme et d\u2019artisanat.«Ce couple a marqué les années 1970-1980, assure le directeur général du musée, Jacques Saint-Gelais Tremblay.La tapissière Mariette Rousseau-Vermette a été l\u2019artisane de la modernité, et son mari, le céramiste et peintre Claude Vermette, a été le pionnier de l\u2019art public au Québec.» Claude Vermette a d\u2019ailleurs su redonner des couleurs aux stations de métro montréalaises, mais aussi à l\u2019édifice de General Motors à New York, tandis que les rideaux de scène de Mariette Rousseau-Vermette ornent le théâtre Maisonneuve de la Place des Arts à Montréal ou encore le John F.Kennedy Center for the Performing Arts à Washington.Pour l\u2019exposition, 26 tapisseries de Mariette Rousseau-Vermette et 51 objets d\u2019art de Claude Vermette pourront être admirés par le public.Pourquoi présenter ensemble les œuvres d\u2019un couple à la carrière bien distincte?«Ils sont indissociables, répond sans attendre M.Saint-Gelais Tremblay, ùurs œuvres se font écho.» Bien que leur démarche artistique soit différente, les artistes partageaient des idées, des liens, un contexte historique et sociologique similaires que l\u2019on retrouve dans leur travail.Une exposition qui tombe à point nommé, 2015 étant l\u2019année des métiers d\u2019art.Autres activités Mini-concert du Domaine Forget: concert offert par les étudiants du Domaine sur le parvis du musée en juin (26) et juillet (20-24) à 12 h 30, gratuit.Le sentier de l\u2019art: parcours photographique en plein air présentant des œuvres d\u2019artistes ayant participé au Symposium international d\u2019art contemporain de Baie-Saint-Paul.Toutes les œuvres seront accompagnées d\u2019un texte composé par des personnalités du milieu littéraire et culturel québécois.MUSEE CANADIEN DE L\u2019HISTOIRE CANADIAN MUSEUM OF HISTORY COURIR ÀU CŒUR DU CANADA MAINTENANT A LAFFICHE 100, RUE LAURIER, GATINEAU, QC museedelhistoire.ca/terryfox #SuivezTerry TerryFox * CENTRE Cette exposition est organisée par le Musée canadien de l'histoire, en partenariat avec le Centre Terry Fox.Canada l!É am ilsll I JAMES EWING David Altmejd, The Flux and the puddle (détail), 2014.Avec l\u2019aimable permission d\u2019Andrea Rosen Gallery, New York.La filiation en dialogue Le MACL a misé sur la relation père-fille pour sa programmation estivale.L\u2019exposition Ça ! rassemblera les œuvres du céramiste Alain-^Marie Tremblay et de sa fille photographe Eve K.Tremblay du 7 juin au 13 septembre.«Il y aura un véritable dialogue entre le travail des deux artistes, jusque dans la scénographie», indique la conservatrice du musée, Andrée Matte.Les grandes sculptures d\u2019Alain-Marie Tremblay côtoieront les photographies de sa fille, commissaire de l\u2019exposition pour l\u2019occasion.La mise en perspective du travail du père et de la fille donnera à voir, entre autres, comment le bleu créé par le père, après une erreur de cuisson, a, pu influencer le travail photographique de Eve K.Tremblay et y faire son entrée progressive.Les œuvres de la fille pourront être lues à la lumière de celles du père.Au total, une cinquantaine d\u2019œuvres sera présentée.«Entre 10 et 15, essentiellement des travaux de Eve K.Tremblay, seront inédites», certifie M\u201c® Matte.Photographies, installations sculpturales et céramiques prendront donc possession du MACL le temps d\u2019un été.Autour de l\u2019exposition Atelier artistique (pour tous) : profitez du matériel mis à votre disposition pour réaliser des sculptures ou des céramiques.Activité libre.Le Musée joue les premiers: tous les premiers mercredis du mois, le MACL est noctam- m VELIBOR BOZOVIC/MACBSP Une des céramiques de Claude Vermette bule.Entrée libre de 17 h à 20 h.Tous les premiers dimanches du mois, le Musée offrç le petit-déjeuner.Rencontre avec les artistes Eve K.Tremblay et Alain-Marie Tremblay dans les jardins de ce dernier, le 5 juillet, 10 h, inscription obligatoire.Collaboratrice Le Devoir MAC de Montréal Autour des expositions Rencontre avec Jon Rafman : conférence publique avec le commissaire de l\u2019exposition Mark Lanctôt le jeudi 25 juin à 19 h.Rencontre avec David Aitmejd: conférence publique avec la commissaire de l\u2019exposition Josée Bélisle le 18 juin à 19 h.Les p\u2019tits colosses.Les dimanches famille (pour tous, 21, 28 juin \u2014 6,13 septembre, 13 h 30 et 14h30) et L\u2019Humanité hybridée, Les mardis créatifs (pour les adultes, 23, 30 juin, de 13h30 à 16 h 20) : ces deux ateliers, précédés d\u2019une visite en salle, inviteront les participants à créer des figures hybrides avec de multiples matériaux à la manière de David Altmejd.L\u2019été dans les musées régionaux PIERRE VALLEE L> été est souvent le moment ' privilégié où l\u2019on sort de sa région pour aller visiter amis et parents, ou pour tout simplement changer d\u2019air.Pourquoi ne pas en profiter pour aller visiter un musée ?Voici un aperçu de l\u2019offre de quelques musées régionaux.Musée régional de Rimouski C\u2019est l\u2019exposition de la photographe américaine Lida Moser que reçoit cet été le Musée régional de Rimouski.«C\u2019est en 1950, pour le compte de la revue Vogue, que cette photographe new-yorkaise découvre le Québec, souligne Francine Périnet, directrice générale.Ses photos, que ce soit des paysages urbains ou ruraux ou des portraits, documentent avec précision le Québec de cette époque.» L\u2019établissement accueille aussi l\u2019exposition Riopelle indomptable, les migrations du bestiaire, une déclinaison de l\u2019exposition Le bestiaire de Riopelle, un projet de la fille du peintre, Yseult.«Mais chaque exposition du Bçstiaire est unique, souligne Eve De Garie-Lamanque, conservatrice de l\u2019art contemporain, car on n\u2019y trouve pas exactement les mêmes œuvres.Notre exposition repose essentiellement sur le dessin, et l\u2019accent est mis sur la ligne et le trait.De plus, nous présentons la série Lied pour Nelligan, qui comprend seize estampes, en son entier, ce qui est inédit.» Des activités pour enfants et familles sont prévues pour ces deux expositions.Musée des beaux-arts de Sherbrooke lœ Musée des beaux-arts de Sherbrooke, comme en témoigne sa collection permanente, fait une place particulière aux artistes qui ont un lien avec les Cantons-de-l\u2019Est, mais au final, assure la conservatrice en chef, Sarah Boucher, sa mission est la même que tout musée des beaux-arts.C\u2019est ce qui explique que l\u2019exposition vedette cet été porte sur Andy Warhol.«L\u2019exposition que nous avons conçue, grâce à l\u2019aide de Paul Maréchal, un spécialiste et collectionneur de l\u2019œuvre d\u2019Andy Warhol, se concentre sur son travail de graphiste.Warhol a commencé sa carrière comme graphiste pour des revues, mais ce que l\u2019on sait moins, c\u2019est qu\u2019il a pratiqué le graphisme tout au long de sa carrière.L\u2019exposition comprend des affiches et des pochettes de disques, mais aussi des œuvres plus méconnues, comme des étiquettes de vin et même un timbre.» Des ateliers de création à la manière Warhol seront proposés aux enfants.Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke reçoit aussi les sculptures de Roland Poulin, un artiste québécois spécialisé dans les sculptures métalliques monumentales.«Une de ces sculptures.L\u2019ultime dialogue, est si imposante qu\u2019elle nécessite une grue pour son assemblage.» Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières Comme son nom l\u2019indique, le Musée québécois de culture populaire est voué à la culture populaire.«Notre mission, explique Claire Plourde, responsable des communications, est de présenter l\u2019identité unique de la société québécoise dans toutes ses dimensions.» Sa collection ethnologique, qui comprend 70 000 artéfacts, remonte au début de la colonie.«Mais la grande majorité de notre collection se situe entre 1850 et 1950.» Ce sont les hommes forts du Québec qui sont à l\u2019honneur avec l\u2019exposition En chair VOIR PAGE H 11 : RÉGIONAUX LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 H 11 ETE CULTUREL Musée canadien de l\u2019histoire La Grèce antique en Amérique REGINALD HARVEY Après avoir traversé l\u2019Inter-provincial, le plus vieux pont reliant l\u2019Ontario et le Québec, en prenant à gauche dans la rue Laurier, apparaît ce joyau architectural qu\u2019est le Musée canadien de l\u2019histoire, situé le long de la rivière des Outaouaisà Gatineau: c\u2019est un lieu très fréquenté depuis qu\u2019il a été construit et inauguré en ces lieux de verdure en 1989.Au nombre des expositions permanentes qui en nourrissent la popularité, il y a la Salle des premiers peuples, la collection des timbres du Canada et le Musée canadien des enfants.Parmi les expos qui prennent l\u2019affiche pour l\u2019été, la relationniste Stéphanie Verner fournit cette liste : Notre drapeau a 50 ans (expovitrine présentée jusqu\u2019au 5 juillet) ; 1867 - Rébellion et Confédération (jusqu\u2019au 4 janvier 2016) ; Terry Fox - Courir au cœur du Canada (jusqu\u2019au 24 janvier 2016) ; Les Grecs - D\u2019Agamemnon à Alexandre le Grand (dès le 5 juin) et Magna Carta -Loi, liberté et héritage (du 12 juin au 26 juillet).L\u2019élément phare de cette programmation porte sur les milliers d\u2019années de la civilisation grecque à partir d\u2019Agamemnon jusqu\u2019à Alexandre le Grand.Spécialiste du «développement créatif», Jean-François Léger attire l\u2019attention sur les fonctions qui lui sont dévolues dans le cadre de la réalisation de cette imposante rétrospective du monde antique: «Je travaille en collaboration avec mes collègues de tout le musée et je me penche sur l\u2019expérience des visiteurs pour qu\u2019elle soit naturellement stimulante et cohérente.» Un comité créatif et scientifique formé de membres d\u2019un consortium regroupe le Musée d\u2019histoire naturelle Field de Chicago, le musée Pointe-à-Callière de Montréal et la National Geographic Society de Washington.A titre de maître d\u2019œuvre, le Musée canadien de l\u2019histoire s\u2019est chargé d\u2019élaborer le concept de l\u2019expo.«Elle réunit à la base plus de 600 objets.On a entre les mains cette richesse et ce trésor absolument incroyables: c\u2019est la plus grande exposition présentée en dehors de la Grèce et il est question de 5000 ans d\u2019his- toire, du néolithique jusqu\u2019à Alexandre le Grand.» Il donne plus de détails sur la présentation: «On parcourt tout l\u2019Occident rapidement, et il s\u2019agit d\u2019un survol, mais on s\u2019attache beaucoup aux individus connus, ou qui le sont moins, qui marquent le cheminement qu\u2019on effectue dans le temps.En fait, on a 22 ensembles funéraires très bien documentés signés par les Grecs eux-mêmes; à travers ces fouilles archéologiques, on jette un regard sur notre passé commun d\u2019Occidentaux.» Il serait impossible pour un touriste en visite en Grèce d\u2019effectuer un parcours dans le temps d\u2019une telle abondance, assure le spécialiste.«Il y a 22 établissements muséaux qui ont participé au regroupement de toute cette richesse, dont, entre autres, le Musée de l\u2019Acropole, le Musée d\u2019archéologie d\u2019Athènes et le Musée Thessalonique.On retrouve en Amérique du Nord les plus belles pièces rassemblées dans les musées de la Grèce.» Il prend tout de même le soin d\u2019apporter cette observation: «Je ne voudrais surtout pas laisser croire qu\u2019il ne vaut pas la peine d\u2019aller au Musée d\u2019archéologie d\u2019Athènes, mais on présente vraiment une belle portion de ses œuvres ; franchement, les Grecs ont été très généreux avec nous.» Des expos qui inspirent le musee Le Musée de l\u2019histoire a adopté une politique dans la présentation de ses activités: ces dernières sont inspirées par les expos en cours.Il fait preuve de constance dans ce sens et celles-ci revêtent à la fois un caractère éducatif et ludique principalement dans le but de capter l\u2019attention des familles.L\u2019expo sur la Grèce suit cette règle, comme le démontre Anne-Marie Raymond, la responsable des programmes publics pour le musée.«Pour cette exposition, des bénévoles en présenteront une interprétation personnalisée sur une base quotidienne.On a aussi prévu pour les familles une partie de serpents et échelles à partir des tribulations du héros grec Ulysse.Il y est question bien sûr de /\u2019Odyssée d\u2019Homère et on MINISTERE DE LA CULTURE, DE L\u2019EDUCATION ET DES AEEAIRES RELIGIEUSES DE LA GRECE Portrait d\u2019Alexandre le Grand évoque pour les gens les aventures et les mésaventures de son légendaire personnage central durant son périple.» La fin de semaine de l\u2019ouverture de l\u2019exposition se déroulera un atelier de création d\u2019ornements métalliques destiné aux parents et aux enfants ; un chef issu de la communauté grecque de la région invitera aussi les visiteurs à la découverte des saveurs de ce pays.«On essaie ainsi de rendre accessible et de donner de la vie au lancement de ce grand événement muséal.» En d\u2019autres lieux, le musée consacre des espaces spécifiques aux enfants.«Il existe un village international qui sert aux jeunes à découvrir d\u2019autres cultures dans un environnement immersif II y a une animation tous les jours qui est centrée sur du bricolage conduisant à la fabrication de souvenirs du musée.» Sans négliger pour autant le fait que le musée a toujours prêté une attention spéciale aux premiers peuples depuis son ouverture : « C\u2019est très vrai et, justement, juin est le Mois ¦\t' - -N)' ¦.¦ >>\t'Av-.v.^r: MINISTÈRE DE LA CULTURE, DE L\u2019ÉDUCATION ET DES AEEAIRES RELIGIEUSES DE LA GRÈCE Bas-relief votif de « l\u2019athlète se couronnant » g! m Vue intérieure du Musée canadien de l\u2019histoire national de l\u2019histoire autochtone.Dans le cadre de cet anniversaire, les familles pourront profiter de quelques manifestations culturelles qui leur seront particulièrement consacrées.» Les samedi 13 et di- manche 14 juin, des conteurs autochtones feront entendre leur voix pour raconter notamment des légendes de la forêt s\u2019adressant aux enfants de 3 à 15 ans accompagnés de leurs parents.Plus tard durant le mois, le public sera convié à des performances culturelles plaçant sous les projecteurs la musique des Premières Nations.Collaborateur Le Devoir REGIONAUX SUITE DE LA PAGE H 10 et en muscles.«Nous connaissons tous Louis Cyr, mais le Québec a eu plusieurs hommes forts dans son histoire.D\u2019ailleurs, il fut un temps où chaque camp de bûcherons pouvait compter sur un homme fort désigné.» On y verra des photos d\u2019archives, mais aussi des ar-téfacts, comme des poids et haltères.«Nous avons même plusieurs ceintures que nos hommes forts ont gagnées lors de compétitions.» Enfants, grands et petits, s\u2019amuseront avec l\u2019exposition plus ludique portant sur les jouets.«Dans mon temps.les jouets présente des jouets datant de 1930 à 1970 qui proviennent de la collection de Jean Bouchard.Les adultes s\u2019y reconnaîtront puisqu\u2019ils ont joué, enfants, avec plusieurs de ces jouets.» Musée d\u2019art de Joliette Enfin ! Après deux années de fermeture pour cause de rénovation, le Musée de Joliette sera fin prêt cet été pour accueillir à nouveau les visiteurs.«La rénovation nous a permis de mettre à jour le bâtiment, mais aussi de repenser nos espaces, aujourd\u2019hui plus fenes-trés et comprenant des terrasses, explique Annie Gauthier, directrice du musée.On en a aussi profité pour repenser nos pratiques.» C\u2019est le cas pour l\u2019exposition permanente Les îles réunies regroupant une centaine d\u2019œuvres de la collection permanente.«Les œuvres ne sont pas présentées par ordre chronologique, mais plutôt selon des thèmes.Cela nous permet, tout en respectant les thèmes, de renouveler l\u2019exposition au fil du temps, en variant les œuvres.» L\u2019établissement accueillera cet été l\u2019exposition temporaire Les structures cristalloïdes.«Ce sont 10 000 origamis qui ont été pliés par des membres de la communauté.Ils seront ensuite assemblés par l\u2019artiste Andrée-Anne Dupuis-Bourret.C\u2019est une façon de souligner l\u2019apport de notre communauté à la rénovation du musée.» Musée de Lachine Situé dans l\u2019arrondisse- ment du même nom, et propriété de la Ville de Montréal, le Musée de Lachine se distingue par sa double mission.«Nous sommes un musée d\u2019histoire et d\u2019archéologie, car nous gérons la maison Le Ber-Le Moyne, construite en 1669, raconte Isabelle Lessard, responsable des services éducatifs.Mais nous avons aussi une mission en art contemporain.» C\u2019est ce qui explique que le Musée de Lachine gère aussi un musée en plein air, en partie situé dans le parc René-Lévesque, près du fleuve, et consacré à la sculpture contemporaine.«L\u2019exposition que nous présentons cet été, dont le commissaire est René Viau, s\u2019intitule Comme un lac.Elle réunira différentes œuvres contemporaines, certaines datant des années 1940, d\u2019autres plus récentes, qui abordent toutes le thème du lac.» Plusieurs rallyes, à la maison Le Ber-Le Moyne, ainsi qu\u2019au musée en plein air, sont prévus pour les familles.Fait à noter, l\u2019entrée est libre.Collaborateur Le Devoir 1 I CCA Centre Canadien d'Architecture | Canadian Centre for Architecture 1920, rue Baile, Montréal 514 939 7026 cca.qc.ca/saal LE PROCESSUS DU SAAL : LE LOGEMENT AU PORTUGAL DE 1974 À1976 SERRAVES MUSEU DE ADTE CONTEMPORANEA 12 MAI-4 OCTOBRE 2015 H 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 MAI 2015 ETE CULTUREL FAMILLE KEVORAK DJANSEZIAN AGENCE ERANCE PRESSE Le Centre des sciences de Montréal propose Game On qui permet d\u2019essayer plus de 100 jeux vidéo.SUITE DE LA PAGE H 1 concoctées spécifiquement pour eux cette année.C\u2019est notamment le cas au Musée Stewart où Ton a mis sur pied l\u2019exposition D\u2019Artagnan, Al Capone et les autres.Armes et légendes.«Cest une exposition qui traite des chevaliers, des cowboys, des espions, des gangsters, des pirates et des révolutionnaires.Il y a 25 personnages célèbres qui sont présentés.Ça fait appel à l\u2019imaginaire des ados et à leur côté rebelle.C\u2019est une très belle idée», remarque le directeur de la SMQ.Dans le même ordre d\u2019idées, mais dans un tout autre domaine, le Centre des sciences de Montréal propose une exposition intitulée Game On qui permet d\u2019essayer plus de 100 jeux vidéo.Du Atari au Xbox One, elle transporte ses visiteurs dans le temps, des premiers jeux sur ordinateur et d\u2019arcades jusqu\u2019aux technologies à venir.«Ça, c\u2019est extraordinaire, signale M.Perron.On sait à quel point les jeunes sont férus de consoles de jeu.Ça donne la chance aux ados de découvrir l\u2019histoire des jeux vidéo depuis leurs origines et la possibilité à leurs parents de revivre le tout!» Trois itinéraires pour faciliter les découvertes Afin de rendre plus conviviale la visite des institutions muséales, la Société des musées du Québec a imaginé trois itinéraires s\u2019articulant autour du fleuve Saint-Laurent, de la Nouvelle-France et des Premières Nations.Bien qu\u2019ils s\u2019adressent à une clientèle générale, ils s\u2019avèrent très utiles pour identifier rapidement les propositions familiales offertes à travers la pro- vince.Il suffit de sélectionner une thématique puis un musée pour avoir accès à un condensé des activités qui y sont tenues.«On souhaitait soutenir les musées dans leur positionnement, indique le directeur de la SMQ.On a donc mis en ligne des itinéraires musées susceptibles d\u2019intéresser une clientèle touristique et familiale.Les thèmes sont 15 musées au bord de Teau, 14 musées bien enracinés et 16 musées porteurs de mémoires.On peut consulter ces circuits sur le Web et c\u2019est très pratique pour découvrir l\u2019offre muséale.» Collaboratrice Le Devoir Pour consulter les parcours: itinéraires, musées, qc.ca DES EXPOSITIONS AU MUSEE À NE PAS MANQUER! w;\\ « m RODIN Métamorphoses.Dans le secret de l\u2019atelier de Rodin DÈS LE 30 MAI PROFITEZ PLEINEMENT DE VOTRE EXPÉRIENCE en réservant lejour et Theure de votre visite sur mbam.qc.ca ou en personne à la billetterie du Musée.Une présentât on de FieraCapital TOuriSMe/ MoriTreaL MICHAEL WILLIAMS Yard Salsa DÈS LE9JUIN MERVEILLES ET MIRAGES DE L\u2019ORIENTALISME De l\u2019Espagne au Maroc, Benjamin-Constant en son temps « Une exposition spectaculaire à voir absolument » \u2014 The Globe and Mail MUSÉE DES AUGU^liNS MUSEE DES BEAUX ARTS DE TOULDUSE MVIcIbSw BUFFALO DAVID BIIIDD WllllUIUH ' tHItSSitW ACHETEZ VOS BILLETS DÈS MAINTENANT MBAM.QC.CA O O 0 YouiW Bdl AIRCANADA® MABI\t= M MUSÉE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL Auguste Rod n Fugit Amor (pour La Porte de lenfer) {deta l) vers TSSJ Par s musee Rod n © musee Rod n | Mar on Wagsohal /Irt/sfes ef en/anfs (deta l) 1988 MBAM aohat Programme d a de aux aoqu s t ons du Conse l des arts du Canada et fonds de la Campagne du Musee 1988 1993 Photo MBAM Chr st ne Guest | M ohael W II ams Eddie MeStiffs sert le dejeuner au Wake and Bake {delà l) 2012 2013 Promesse de don Photo MBAM Jean Franco s Br ere | Jean Joseph Benjam n Constant La Favorite de lerrur (deXa l) vers 1879 Wash ngton Nat onal Gallery of Art courtesy of the Un ted States Naval Academy Museum IBenotAqun Zone d exclusion ser e Megant c 2013 MBAM achat 8633 "]
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