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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2015-06-20, Collections de BAnQ.

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[" Les travaux du nouveau pont Champlain à 4,2 milliards sont lancés Page A 3 Un micro, mille y ou le porté par ses voix féminines Page E1 N w w w .1 e d e AM ) i r.c 0 m LE DEVOIR Vol.C VI N° 1 3 7 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 JUIN 2015 2,83 $ + TAXES = 3,25 $ ¦v*! O ' f' '\t\u2018w'.r^4i PIERRE-PHILIPPE MARCOUX AGENCE FRANCE-PRESSE Le lynx ibérique, ici muni d\u2019un collier émetteur, est le félin le plus menacé, avec environ 300 individus.Biodiversité L\u2019humain a enclenché la sixième grande extinction ALEXANDRE SHIELDS Le rythme d\u2019anéantissement des espèces vivantes sur Terre est tel que l\u2019humanité est en train de provoquer la skième extinction de masse de l\u2019histoire de la planète, conclut une nouvelle étude scientifique internationale.Les chercheurs préviennent d\u2019ailleurs qu\u2019il reste de moins en moins de temps pour éviter une catastrophe qui aura des effets dévastateurs pour la vie humaine.«Nos estimations révèlent un recul exceptionnellement rapide de la biodiversité au cours des derniers siècles, ce qui indique qu\u2019une sixième extinction de masse est en cours», constatent les auteurs de cette étude publiée vendredi dans Science Advances, un périodique produit par l\u2019Association américaine pour l\u2019avancement des sciences.«Notre analyse insiste sur le fait que notre société a commencé à détruire les espèces des au- VOIR PAGE A 10 : EXTINCTION Bienvenue à Condoville À Montréal, l\u2019embourgeoisement s\u2019accélère, et les pauvres en paient le prix JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au centre-ville de Montréal, les tours à condominiums de luxe se multiplient, contribuant à l\u2019embourgeoisement accéléré de la ville.MARCO EORTIER Des condos qui remplacent un garage de quartier.Des condos qui poussent sur un ancien casse-croûte.Des condos à la place d\u2019un vieux cordonnier.L\u2019omniprésence du condominium se confirme dans une nouvelle étude menée par une équipe de rUniversité Concordia: l\u2019embourgeoisement des quartiers centraux de Montréal s\u2019accélère, concluent les chercheurs.«Le moratoire sur la conversion de condos à Montréal [.] a échoué à protéger les locataires contre l\u2019expulsion forcée de leur communauté par des spéculateurs immobiliers.Le moratoire est perçu comme une mesure bidon qui est très facile à contourner par les promoteurs», écrit le professeur Ted Rutland dans une analyse datée du 4 mars 2015.Les pauvres sont encore chassés de leurs logements pour faire place à des condominiums vendus à gros prix.Des spéculateurs s\u2019enrichissent sur leur dos.Et la Ville laisse faire, parce que l\u2019embourgeoisement (aussi appelé «gentrification», un terme calqué sur l\u2019anglais) rapporte une fortune en impôts fonciers.«Les intérêts financiers mutuels de la Ville et des promoteurs ont chassé les résidants de leur propre communauté», note l\u2019étude de Ted Rutland.VOIR PAGE A 10 : CONDOS Dossier > Pas de quartier pour les pauvres.Le côté sombre de l\u2019embourgeoisement.Page A 4 Un «cadeau » empoisonné.La bataille de Dliane Dufour pour garder son logement Page A 5 Des condos plutôt qu\u2019un parc au centre-ville.Page A 6 Aujourd\u2019hui Plaisirs > Las Vegas, paradis du surréalisme.À la fois sécuritaire et canaille, la ville du péché attire les foules.Page D1 Perspectives > Ottawa clôt une session préélectorale.Les questions de justice ont marqué la 41® législature.Page B1 r a Avis légaux.Carrières Décès Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .C4 C5 C8 D4 C8 D4 Journée nationale DES AUTOCHTONES À moi la colère, à toi la lumière À l\u2019occasion de la Journée nationale des autochtones, Le Devoir trace le portrait inspirant d\u2019une jeune enseignante innue, qui est aussi écrivaine, et, à travers cette figure, le portrait d\u2019un monde en train de changer dans les communautés autochtones.MONIQUE DURAND Naomi Fontaine espère affranchir ses élèves de l\u2019image de l\u2019autochtone misérable.MONIQUE DURAND E lie partage un petit appartement avec Marc-Aurèle, son fils de 5 ans.«Le nom d\u2019un empereur romain, fait Naomi en souriant.Mon père, mort dans un accident de voiture quand j\u2019étais petite, s\u2019appelait Marco.J\u2019ai longtemps pensé que Marc-Aurèle s\u2019épelait Marcorèle.» Appartement minuscule, au second étage d\u2019une maison à logements à Sept-îles, minuscule, mais dévoré par une large bibliothèque de bois où elle a déposé ses trésors, comme Le sel de la terre de Samuel Archibald.Ou Journal d\u2019un écrivain en pyjama de Dany Laferrière.Ou Adagio de Félk Leclerc.«Ce livre-là parlait de race.Je m\u2019y reconnaissais.» C\u2019est elle, Naomi Fontaine, que les spécialistes considèrent parfois comme «la première écrivaine moderne» de la littérature innue, ré-putation que lui a value son premier livre, Kues-sipan/A toi.«Elle ose sortir du carcan indianiste.C\u2019est là une forme d\u2019émancipation par rapport à ce qu\u2019écrivent ses aînées», avance le chercheur Maurizio Gatti.VOIR PAGE A 10 : AUTOCHTONES 514.934.7440 www.equipeburdman.com info@equipeburdman.com BRIGITTE I.BURDMAN Courtier Immoblier ROYAL Lepage HERITAGE VOIR PAGE C 10 % DES COURTIERS IMMOBILIERS AU CANADA POUR ROYAL LEPAGE VIEUX-MONTRÉAL I TERRASSE PRIVÉE I 64, ST-PAUL OUEST, PH509 I MLS 23742904 I 1 245 000 $ 77831303447925 A 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 JUIN 2015 ACTUALITES James Moore quitte la vie politique Un autre ministre conservateur jette l\u2019éponge HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Un autre ministre conservateur a annoncé vendredi quTl ne serait pas sur les blocs de départ pour la campagne électorale qui s\u2019annonce.James Moore, qui détenait jusqu\u2019ici l\u2019important portefeuille de l\u2019Industrie, a annoncé qu\u2019il quittait la vie politique pour se consacrer à sa famille.Cela porte à sept le nombre de grosses pointures conservatrices qui ne sollicitent pas un nouveau mandat.«Trouver Véquilihre entre les responsabilités familiales et la vie publique est un défi, et c'est particulièrement vrai lorsque vous avez un enfant avec des besoins spéciaux», écrit M.Moore dans son site Internet personnel.«Récemment, mon épouse et moi avons reçu des nouvelles éprouvantes à propos de la santé de notre magnifique fils Spencer.» En entrevue avec le réseau CBC, M.Moore a révélé que son jeune fils était atteint d\u2019une rare maladie des os.Sur sa page, M.Moore s\u2019empresse d\u2019ajouter que son départ n\u2019a rien à voir avec les sondages démoralisants pour le Parti conservateur.«J\u2019ai toutes les raisons de croire que le premier ministre Harper et notre gouvernement conservateur seront réélus, et j\u2019aurais aimé faire partie du prochain gouvernement conservateur», écrit-il encore.En entrevue avec la CBC, M.Moore \u2014 que certains voient comme un aspirant remplaçant à Stephen Harper \u2014 n\u2019a pas fermé la porte à un éventuel retour en politique.«Il ne faut jamais dire jamais.J\u2019ai 39 ans.Je ne suis pas Le Vieux Moore.Qui sait de quoi l\u2019avenir sera fait?FRANK GUNN LA PRESSE CANADIENNE James Moore est ministre de ^Industrie depuis 2013.Le premier ministre a été mis au fait de sa décision il y a quelques semaines.Mais je sais que le prochain chapitre de ma vie se déroulera auprès de ma famille.» Député de Colombie-Britannique, M.Moore a été élu la première fois en 2000, sous la bannière de l\u2019Alliance canadienne.Il n\u2019a jamais perdu son siège depuis.Bilingue, il a fait son entrée au cabinet en 2008 en tant que ministre du Patrimoine canadien.En 2013, il a obtenu le prestigieux portefeuille de l\u2019Industrie en remplacement de Christian Paradis.M.Moore incarnait la voix plus progressiste de l\u2019Alliance canadienne.En 2004, il avait été un des rares à voter pour le mariage entre conjoints de même sexe.Il est aussi prochoix.Malgré cela, il s\u2019est fait remarquer pour quelques sorties lorsqu\u2019il était ministre du Patrimoine.Il avait exhorté Radio-Canada à retirer l\u2019émission Hard de son site Tou.tv, qu\u2019il jugeait «offensante».Cette série humoristique racontait les péripéties d\u2019une mère française au foyer qui découvrait, à la mort de son mari, qu\u2019il gagnait sa vie à produire des films pornographiques et qui se voyait obligée, pour des raisons alimentaires, de reprendre le flambeau.Radio-Canada s\u2019était exécutée.M.Moore avait aussi critiqué le Musée des sciences et de la technologie pour avoir présenté l\u2019exposition d\u2019éducation sexuelle destinée aux adolescents S^e, l\u2019expo qui dit tout, qu\u2019il avait qualifiée d\u2019«insulte aux contribuables».M.Moore est le cinquième ministre d\u2019importance à tirer sa révérence.Avant lui, le ministre de Injustice Peter MacKay a annoncé son départ, tout comme celui des Affaires étrangères (John Baird), du Développement international (Christian Paradis), du Patrimoine (Shelly Glover), et l\u2019ancienne ministre d\u2019Etat \u2014 et alliée de la première heure de Stephen Harper \u2014 Diane Ablonczy.C\u2019est sans compter le départ du président du comité des Einances, James Rajotte, qu\u2019on dit très aimé du caucus, et le décès de l\u2019ancien ministre des Einances, Jim Elaherty.Une cinquantaine de députés ont annoncé qu\u2019ils ne se représenteraient pas à la prochaine élection, dont une trentaine de conservateurs.Le Devoir GARDERIES Québec détaille ses coupes de 74 millions KARL RETTINO-PARAZELLI Les garderies du Québec savent désormais comment les coupes de 74 millions annoncées dans le cadre du dernier budget provincial les affecteront.Les règles budgétaires dévoilées vendredi par le ministère de la Eamille annoncent des impacts directs sur la qualité des services offerts, dénoncent les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies privées subventionnées.Les compressions budgétaires s\u2019appliquent dès cette année.D\u2019ici le 31 mars 2016, le réseau de garderies devra donc réduire son budget pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement.Les CPE font face à des coupes de 36,9 millions de dollars, tandis que les bureaux coordonnateurs des services de garde en milieu familial doivent retrancher 1,7 million.Le gouvernement puisera également près de 13 millions dans les surplus du réseau des garderies, dont le total frôle les 200 millions.Il s\u2019agit d\u2019un des quatre scénarios présentés par la ministre de la Famille, Francine Char-bonneau, à la suite du dépôt du plus récent budget Leitâo.«Des quatre scénarios, c\u2019était le moins mauvais, mais il fait tout aussi mal», affirme le président-directeur général de l\u2019Association québécoise des CPE, Louis Senécal.Concrètement, un CPE de 80 places voit son budget annuel réduit d\u2019environ 35 000$, calcule-t-il.Au total, l\u2019association estime avoir absorbé des compressions de 400 millions depuis 2006.«On touche directement les services à la population.Nous ne sommes pas du tout dans de la bureaucratie.De toute façon, ça n\u2019existe pas de la bureaucratie dans un CPE», ajoute M.Senécal.Il explique que certains CPE devront par exemple se passer d\u2019orthophonistes et de conseillères pédagogiques.L\u2019association des CPE déplore également que le gouvernement n\u2019ait pas retenu son idée de permettre aux CPE d\u2019accueillir plus d\u2019enfants que ce que prévoit leur permis pour compenser les absences quotidiennes.Pour ce qui est des garderies privées subventionnées, elles subissent des coupes de quelque 22 millions.« Ça fait mal parce que ça va mettre plusieurs garderies dans une situation très précaire, surtout dans la grande région de Montréal ou les frais de fonctionnement sont particulièrement élevés», souligne le président de l\u2019Association des garderies privées du Québec, Samir Alahmad.Le Devoir La GRC Ue la violence familiale aux meurtres de femmes autochtones Ottawa \u2014 La Gendarmerie royale du Canada a publié une mise à jour du rapport sur les femmes autochtones disparues et assassinées, qui compte des données qui montrent un fort lien entre les homicides et la violence :femiliale.La GRC a indiqué que les victimes de sexe féminin, peu importe leur ethnie, étaient plus fréquemment tuées par des hommes vivant sous le même toit ou dans la même communauté.Les données de la GRC montrent que les meurtres de femmes autochtones sont résolus dans 81% des cas, ce qui est comparable au taux de 83% dans le cas des femmes non autochtones.Le corps policier souligne que sa mise à jour réaffirme que les efforts de prévention doivent s\u2019attaquer à la violence frmiliale.Cette mise à jour vient à la suite de la publication d\u2019un rapport, l\u2019an dernier, sur les meurtres ou les disparitions de femmes autochtones qui démontrait qu\u2019il y avait eu 1181 cas de meurtres ou de disparitions entre 1980 et 2012.La GRC affirme que 11 femmes autochtones sont disparues depuis la publication du rapport en 2014.La Presse canadienne Décès de Denys Pelletier Denys Pelletier n\u2019est plus.Ce membre aussi dévoué que discret de la grande famille du Devoir est décédé mardi à l\u2019âge de 88 ans.Par l\u2019histoire de sa famille, M® Pelletier, il était notaire de profession, s\u2019était toujours intéressé au Devoir, et c\u2019est tout naturellement qu\u2019en 1964, il vient offrir ses services à Claude Ryan, fraîchement nommé directeur.Celui-ci l\u2019invite au conseil d\u2019administration de l\u2019Imprimerie populaire, Itée QPL), la société alors éditrice du journal.Il en sera le président de 1978 à 1989.Par la suite, il siégera à la première fiducie d\u2019IPL.Celle-ci est légataire d\u2019Henri Bou-rassa, le fondateur du journal, qui pour perpétuer l\u2019indépendance du journal et de sa direction, lui a légué un bloc majoritaire d\u2019actions dans Le Devoir.En 1993, une réorganisation d\u2019entreprise crée une nouvelle société éditrice du journal.Le Devoir inc.Cela s\u2019est fait sous l\u2019œil attentif de Denys Pelletier, qui, à son titre de premier fiduciaire, s\u2019est assuré que la volonté de Bourassa soit respectée.Denys Pelletier a quitté son poste à la fiducie le 10 janvier 2010, jour des 100 ans du Devoir.Il avait choisi cette date symbolique, qui marquait 100 ans de présence ininterrompue de la famille Pelletier au Devoir.Son oncle Georges Pelletier était aux côtés d\u2019Henri Bourassa au moment de la fondation du journal en 1910.Il en fut le rédacteur en chef çt en devint le deuxième directeur en 1932.À sa retraite en 1946, c\u2019est Renée Pelletier-Rowan, la cousine de M® Pelletier, qui assure la continuité de la présence des Pelletier dans le journal, en devenant, après avoir été secrétaire du directeur, une des premières femmes journalistes de ce journal.Denys Pelletier laisse dans le deuil son épouse, Janine Boily, ses cinq enfants, Julie, JACQUES GRENIER LE DEVOIR Denys Pelletier en 1989 Clotilde, Germain, Véronique et Étienne, ainsi que sa sœur, Hélène Pelletier-Baillargeon.Les funérailles auront lieu le 29 juin à 11 h à la chapelle Saint-Albert-Legrand, au 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, à Montréal.Toutes nos condoléances à ses proches.Bernard Descôteaux Directeur du Devoir NOUVEAUX ACTES Québec s\u2019entend avec les pharmaciens au sujet de la rémunération KARL RETTINO-PARAZELLI Après des années de négociations et à quelques heures de l\u2019entrée en vigueur de nouveaux actes en pharmacie, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et l\u2019Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) se sont finalement entendus au sujet de la rémunération.L\u2019entente de principe intervenue entre le ministre Barrette et l\u2019AQPP sera soumise aux membres de l\u2019association au cours des prochains jours.Si elle est approuvée, elle déterminera la rémunération de quatre des sept actes que peuvent poser les pharmaciens à compter de ce samedi.Les pharmaciens seraient ainsi rémunérés pour : prolonger Pordonnance d\u2019un médecin afin d\u2019éviter l\u2019interruption d\u2019un traitement prescrit, ajuster la dose, la quantité ou la posologie d\u2019une ordonnance, prescrire un médicament lorsque aucun diagnostic n\u2019est requis et prescrire des médicaments pour des conditions dont le diagnostic et le traitement sont connus.Ils ne seront cependant pas rémunérés pour : effectuer la substitution d\u2019un médicament en cas de rupture d\u2019approvisionnement, administrer un médicament pour démontrer son usage approprié et prescrire et interpréter des analyses de laboratoire.Au départ, le gouvernement comptait assumer les coûts de trois actes, mais il a accepté d\u2019en couvrir un quatrième.Ces actes seront couverts par la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) ou l\u2019assurance privée du patient qui se présente à la pharmacie.Le paiement d\u2019une franchise pourrait être exigé selon les cas.Longues négociations Les sept nouveaux actes ont été accordés aux pharmaciens dans la loi 41, adoptée en décembre 2011.Les patients devaient au départ bénéficier de ces actes en pharmacie à compter de septembre 2013, mais l\u2019entrée en vigueur des changements a été retardée, faute d\u2019entente au sujet de la rémunération.C\u2019est maintenant chose du passé.«Cette entente vient conclure avec succès des années d\u2019échanges avec les pharmaciens propriétaires en vue d\u2019améliorer l\u2019accès aux soins de santé», a déclaré le ministre Barrette par voie de communiqué.L\u2019accord Québec-pharmaciens intervient après l\u2019adoption sous bâillon du projet de loi 28, qui permet au gouvernement Couillard de réaliser des économies de 177 millions de dollars en diminuant les honoraires des pharmaciens.Selon l\u2019AQPP, cela représente une perte de revenus d\u2019environ 100 000$ par pharmacie.Les détails de l\u2019entente demeureront confidentiels jusqu\u2019à ce que les membres de l\u2019AQPP et le Conseil du trésor l\u2019acceptent Le Devoir CONTRATS INFORMATIQUES Martin Coiteux donne un nouveau « coup de barre » Québec \u2014 Cinq ans après une première tentative pour resserrer le contrôle de la gestion des contrats informatiques gouvernementaux, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, revient à la charge en annonçant un nouveau «coup de barre» sans précédent M.Coiteux a dévoilé vendredi une stratégie qui vise à centraliser davantage l\u2019octroi des contrats informatiques, en plus de diminuer le recours à la sous-traitance pour favoriser l\u2019expertise interne.Pour atteindre ces objectifs, M.Coiteux déposera l\u2019automne prochain à l\u2019Assemblée nationale un projet de loi ainsi qu\u2019un projet de règlement.Chaque année, les ministères et organismes dépensent environ 3 milliards de dollars pour leurs projets informatiques.En 2010, la présidente du Conseil du trésor d\u2019alors, Michelle Courchesne, avait présenté elle aussi un projet de loi ainsi qu\u2019une politique afin de centraliser la gestion des projets informatiques du gouvernement et de réduire le recours aux consultants externes.Lors d\u2019une conférence de presse, M.Coiteux a déclaré que le «premier coup de barre» donné par M\u201c® Courchesne avait servi à préparer celui qu\u2019il s\u2019apprête à donner avec sa nouvelle initiative.«Ce que l\u2019on constate, c\u2019est qu\u2019il y a encore des dépassements de coûts, ce que l\u2019on constate, c\u2019est qu\u2019il y a encore une situation dans laquelle, je ne dirais pas qu\u2019on réinvente la roue, mais des ministères et organismes font encore les mêmes choses partout dans l\u2019appareil», a-t-il déclaré.M.Coiteux, qui a présenté un plan comprenant 36 mesures réparties en quatre axes, a affirmé que les économies attendues de ces mesures seront précisées l\u2019automne prochain, mais il a évoqué le chiffre de «centaines de millions» de dollars.La Presse canadienne Le projet de loi sur le pouvoir des députés modifié ?Ottawa \u2014 Les sénateurs conservateurs ont présenté une motion vendredi pour modifier en profondeur un projet de loi qui donnerait davantage de pouvoirs aux députés à Ottawa.Les réformes avaient été proposées par leur collègue de la Chambre des communes, le député conservateur Michael Chong.Le projet de loi d\u2019initiative parlementaire a été adopté facilement aux Communes, mais les sénateurs lui ont réservé un accueil plus tiède.Le sénateur David Wells, appuyé par sa collègue Denise Batters, a présenté un amendement pour retirer du texte l\u2019une des clauses les plus importantes du projet de loi, qui permettrait aux députés d\u2019un caucus de convoquer un vote de confiance pour leur chef et de l\u2019évincer de la direction du parti s\u2019ils le jugent nécessaire.Ils dénoncent aussi que la loi ne prévoie pas une consultation des sénateurs.M.Chong a martelé que des sénateurs non élus ne devraient pas pouvoir casser des propositions émanant des Communes qui viendraient donner davantage de pouvoirs aux élus.La Presse canadienne Nouveau juge eu chef de la Cour supérieure Le premier ministre Stephen Harper a annoncé vendredi la nomination de Jacques R.Fournier à titre de juge en chef de la Cour supérieure du Québec, en remplacement de François Rolland.M.Fournier, qui était juge en chef adjoint depuis 2013, entrera en poste à compter du 30 juin.M.Harper a également fait savoir qu\u2019Eva Petras remplacera M.Fournier et deviendra juge en chef adjointe de la Cour supérieure du Québec, elle aussi à partir du 30 juin.Plus tôt cette année, au moment d\u2019annoncer sa démission après 11 ans à la barre de la Cour supérieure, le juge Rolland a simplement dit vouloir passer à autre chose et laisser place à la nouvelle génération.Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 JUIN 2015 A 3 ACTUALITES Le nouveau pont Champlain coûtera 4,2 milliards Le partenaire privé qui construira le pont en assumera l\u2019exploitation pendant 30 ans JACQUES NADEAU LE DEVOIR Réjean Hinse en 2011 COUR SUPRÊME Réjean Hinse débouté Ottawa n\u2019aura pas à le payer pour l\u2019erreur judiciaire LINA DIB Ottawa n\u2019aura pas à payer Réjean Hinse, la victime d\u2019un des plus célèbres cas d\u2019erreur judiciaire au Québec.Dans un jugement unanime rendu vendredi, la Cour suprême du Canada estime que l\u2019homme injustement emprisonné pour vol qualifié en 1964 n\u2019a pas réussi à établir un lien de causalité entre les agissements des ministres fédéraux et le préjudice allégué.Le tribunal confirme ainsi le jugement de la Cour d\u2019appel du Québec, qui avait trouvé que les ministres fédéraux avaient agi correctement lors des examens des demandes de révision de M.Hinse.«L\u2019appelant n\u2019a pas [.] démontré de façon prépondérante que le ministre a fait preuve de mauvaise foi ou d\u2019insouciance grave dans l\u2019examen de sa demande », écrivent les juges Richard Wagner et Clément Gascon au nom des neuf juges du plus haut tribunal du pays.Il y a plus de 50 ans, M.Hinse, alors âgé de 24 ans, a vendu une voiture d\u2019occasion à des hommes qui s\u2019en sont servi pour aller cambrioler une résidence.Après le vol, ces hommes ont envoyé M.Hinse reprendre sa voiture parce qu\u2019elle avait des problèmes mécaniques.C\u2019est alors que la victime du vol a cru avoir affaire à un des voleurs.Les tribunaux ayant innocenté M.Hinse ont souligné que les policiers avaient tout fait pour maintenir l\u2019erreur du témoin.Réjean Hinse a donc été condamné à une peine de 15 ans d\u2019emprisonnement.Il en a purgé cinq avant d\u2019obtenir sa libération conditionnelle.C\u2019est seulement en 1997 qu\u2019un tribunal \u2014 la Cour suprême du Canada \u2014 a reconnu l\u2019erreur judiciaire.Une fois ce verdict en poche, M.Hinse a poursuivi la Ville de Mont-Laurier, le procureur général du Québec et le procureur général du Canada.Déçu mais serein Une entente de règlement à l\u2019amiable a été conclue avec la Ville pour 250 000$, et avec le procureur général du Québec pour 5 300 000$.Mais le procureur général du Canada a résisté.La Cour suprême estime qu\u2019il a eu raison de le faire.Seule la juge de première instance avait tranché en faveur de M.Hinse, estimant que les ministres fédéraux étaient coupables d\u2019une faute «d\u2019inertie» ou «d\u2019indifférence institutionnelle».«Le fait d\u2019aborder la question de la responsabilité civile de l\u2019État fédéral sous l\u2019angle d\u2019une faute d\u2019inertie ou d\u2019indifférence institutionnelle était erroné», de l\u2019avis de la Cour suprême.«La première juge devait plutôt analyser la conduite individuelle de chacun des ministres qui se sont succédé et qui agissaient en tant que préposés de l\u2019État fédéral», ajoutent les juges Wagner et Gascon.La réaction de M.Hinse a été livrée par son avocat, qui l\u2019a décrit comme déçu, mais soulagé.«Évidemment, tout le monde était déçu du résultat, mais M.Hinse était serein et il était content que ce soit la fin de sa saga judiciaire», a confié M® Alexandre De Zordo dans une entrevue téléphonique.La Presse canadienne JEANNE CORRIVEAU Le nouveau pont Champlain coûtera 4,239 milliards de dollars, a annoncé vendredi le ministre fédéral de l\u2019Infrastructure, Denis Lebel.En vertu de l\u2019entente conclue avec le partenaire privé, le pont devra être mis en service le 1®\u2019^ décembre 2018.Le consortium Groupe Signature sur le Saint-Laurent qui réalisera la construction du pont en gérera l\u2019exploitation pendant 30 ans.La valeur de l\u2019entente signée vendredi matin en vertu d\u2019un partenariat public-privé (PPP) entre Infrastructure Canada et le consortium Groupe Signature sur le Saint-Laurent s\u2019élève à 3,977 milliards.Elle comprend la conception, le financement et la construction du pont, ainsi que sa gestion pour 30 ans.A ce montant s\u2019ajoutent des coûts de 262 millions pour l\u2019acquisition de 167 propriétés, dont 14 résidences privées et divers travaux d\u2019ingénierie et de gestion.Le coût total du projet de 4,239 milliards se situe donc à l\u2019intérieur de l\u2019évaluation initiale de 3 à 5 milliards déjà annoncée par Ottawa.Mais ces coûts n\u2019incluent pas l\u2019entretien du pont actuel ni son éventuelle démolition.Le choix du consortium retenu avait été annoncé en avril dernier.Groupe Signature sur le Saint-Laurent regroupe notamment SNC-Lavalin, ACS Infrastructure Canada et Hochtief PPP Solutions.Les premières voitures pourront rouler sur le pont à compter du l®'^ décembre 2018.Les autres composantes du projet, soit la réfection de l\u2019autoroute 15 et la construction du nouveau pont de L\u2019île-des-Sœurs, seront prêtes en 2019, soit un an plus tôt que prévu, a indiqué le ministre Lebel.«Il y aura un impact, mais beaucoup moins longtemps», a-t-il dit.Péage Le partenaire privé sera responsable de la mise en place du système de péage, mais c\u2019est le gouvernement fédéral qui en fixera les tarifs et récoltera les revenus.Le ministre Denis Lebel, qui était accompagné du ministre québécois des Transports, Robert Poeti, et des maires Denis Coderre et Caroline St-Hilaire pour lancer officiellement les travaux, a indiqué que le tarif du péage ne serait connu que quelques mois avant l\u2019entrée en service du pont.Si Ottawa devait renoncer au péage, l\u2019entente sera maintenue, a indiqué Marc Bra-zeau, directeur général à Infrastructure Canada : « C\u2019est une entente commerciale.S\u2019il n\u2019y a pas de péage, l\u2019entente sera JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre québécois des Transports, Robert Poëti, le ministre fédéral de l\u2019Infrastructure, Denis Lebel, et le maire de Montréal, Denis Coderre, étaient présents lors de la pelletée de terre symbolique du projet, lancée vendredi sur le mégacbantier.amendée pour enlever les composantes du péage.Mais c\u2019est purement hypothétique.» Les dépassements de coûts, s\u2019il y en a, seront à la charge du Groupe Signature, a assuré le ministre Denis Lebel.«Le contrat est ferme.Les partenaires privés vont gérer l\u2019enveloppe du contrat signé», a-t-il dit.En cas de non-respect des échéanciers, le consortium s\u2019expose à des pénalités financières élevées.Ainsi, chaque journée de retard pour la mise en service du pont coûtera 100 000$ Les premiers véhicules pourront rouler sur le pont à compter du 1^\" décembre 2018 par jour au partenaire privé.La facture grimpera à 400 000$ par jour après la première semaine de retard, jusqu\u2019à concurrence de 150 millions.Le partenaire privé pourrait obtenir un délai supplémentaire seulement en cas de grève générale, de catastrophe naturelle ou d\u2019acte terroriste.Et il pourrait obtenir une indemnité s\u2019il devait survenir un imprévu tel que la découverte de sols contaminés inconnus, de matières dangereuses ou d\u2019espèces animales protégées.Certains éléments, comme l\u2019élimination de sols contaminés et le déplacement de services d\u2019utilité publique, feront l\u2019objet d\u2019un partage de risques.Caractéristiques du pont Certains détails de la conception du pont ont aussi été précisés.Rappelons que le gouvernement avait confié à l\u2019architecte danois Poul Ove Jensen le soin de dessiner le futur pont.Le consortium devra respecter les caractéristiques du pont doté de haubans et de trois tabliers distincts.Le futur pont aura des semelles et des piles en béton qui porteront d\u2019imposants che-vêtres qui, eux, supporteront une structure en acier et les tabliers en béton.Le consortium a choisi de recourir à l\u2019acier pour une partie de la structure en raison de sa durabilité.«On devait respecter une durabilité de 125 ans, a expliqué Daniel Genest, directeur-coordonnateur au Groupe Signature Saint-Laurent.L\u2019avantage, c\u2019est qu\u2019on peut fabriquer les poutres d\u2019acier en usine.» Le consortium aura recours à la préfabrication de pièces en béton, mais certaines pièces seront si lourdes, comme les semelles de 750 tonnes, qu\u2019il faudra les fabriquer sur des jetées temporaires sur le site du chantier.L\u2019aménagement d\u2019une jetée aux abords de L\u2019île-des-Sœurs, qui nécessite 350 voyages de camions de pierre par jour, n\u2019est pas sans occasionner des nuisances pour les résidants du secteur.Mais le maire de Verdun, Jean-Erançois Paren-teau, s\u2019est montré optimiste pour la suite des travaux, vantant le travail de collaboration avec le consortium : «Il y a eu une rencontre d\u2019information avec les gens de L\u2019Ile-des-Sœurs.On leur a expliqué la valse des camions et je vous dirais que les gens ont une certaine résilience.Ils comprennent le projet.La coordination va bien jusqu\u2019à maintenant, mais il y aura des ajustements au fur et à mesure.» La construction du nouveau pont aura inévitablement des impacts sur l\u2019environnement même si Infrastructure Canada promet de surveiller de près le déroulement des travaux.Quelque 200 mesures d\u2019atténuation ont été incluses dans l\u2019entente.Par ailleurs.Infrastructure Canada dit examiner trois projets qui permettraient de compenser la perte d\u2019habitats pour les poissons et la destruction de milieux humides causées par les travaux.Le ministre Lebel promet que le gouvernement fera preuve de transparence dans ce dossier.Ainsi l\u2019entente de partenariat, signée vendredi matin et qui fait 2500 pages, sera rendue publique à l\u2019automne.Après 30 ans, soit en 2049, le gouvernement fédéral prendra possession du pont Champlain.Le Devoir RAPPORT DU VERIFICATEUR GENERAL Les deux tiers des sénateurs blâmés vont en arbitrage Un peu plus de 10 % des sommes contestées par le vérificateur ont été remboursées MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le Sénat ne se fera pas de sitôt rembourser les dépenses dénoncées par le vérificateur général.Car 19 des 30 sénateurs blâmés dans son rapport contesteront ses conclusions en arbitrage.Et bien que certains d\u2019entre eux aient remboursé une part des sommes litigieuses, celles-ci ne représentent qu\u2019une fraction des dépenses injustifiées s\u2019élevant à près de 1 million qu\u2019a soulevées le vérificateur au début du mois.Une fois le rapport de Michael Eerguson déposé, la Chambre haute avait donné dix jours aux sénateurs qui y étaient nommés pour repayer les sommes dénoncées, ou se tourner vers le processus d\u2019arbitrage mis sur pied par le Sénat.La date butoir était vendredi: 19 sénateurs ont choisi de faire appel à l\u2019ex- juge à la Cour suprême lan Binnie.Parmi eux, six des neuf sénateurs dont le dossier était si troublant qu\u2019il a été confié à la GRC.Neuf de ceux qui iront en arbitrage ont néanmoins remboursé certaines dépenses qui leur ont été reprochées, tout en continuant de rejeter le blâme qui leur a été infligé pour d\u2019autres.L\u2019ex-conservateur Pierre-Hugues Boisvenu a ainsi remboursé 908$.sur les 61 822$ qui lui sont réclamés.Le vérificateur l\u2019accuse d\u2019avoir injustement touché des indemnités de logement en déclarant habiter Sherbrooke, de même que des frais de déplacement pour participer à des conférences sur les victimes criminelles ou pour vendre son livre.Gerry St.Germain \u2014 dont le cas, comme celui de M.Bois-venu, a été confié à la GRC \u2014 a remboursé 468$ sur une dette de 67 588$.992 663 $ Somme totale réclamée, alors qu\u2019un montant de 125 846$ a été remboursé jusqu\u2019à maintenant.Au total, vendredi après-midi, 125 846$ avaient été remboursés au Sénat.sur les 992 663$ qui, selon le vérificateur, n\u2019auraient pas dû être remboursés aux sénateurs.Parfois en raison d\u2019erreurs administratives, ou carrément parce que les parlementaires se sont fait payer des soupers de famille, des voyages pour leurs conjoints, ou des parties de golf ou de hockey.Douze parlementaires n\u2019ont rien remboursé du tout, dont quatre de ceux qui aboutiront devant la GRC \u2014 Colin Kenney (toujours en poste) et Sharon Car stair s, Rose-Marie Lo-sier-Cool et Bill Rompkey.De longs délais en vue L\u2019arbitre Binnie aura maintenant à juger les dossiers de ces 19 sénateurs.S\u2019il entérine les blâmes du vérificateur général, ils devront rembourser.Le Sénat ne peut prédire combien de temps il faudra à l\u2019ex-juge Binnie pour mener ces travaux.Si au terme du processus des sénateurs refusent encore de payer, la Chambre haute se tournera vers les tribunaux.Déjà, deux sénateurs dont le cas a été confié à la GRC ont décidé de ne pas aller en arbitrage : Marie-Paule Charette-Poulin (qui a remboursé 5606$ sur 131 434$) et Rod Zimmer (qui n\u2019a rien remboursé de sa dette de 176 014$).Le Sénat entend entamer des procédures judiciaires.Rappelons que les leaders du Sénat \u2014 le président, Léo Housakos, le leader conservateur, Claude Carignan, et le leader libéral, James Cowan \u2014 ont remboursé la totalité des dépenses qui leur ont été reprochées (22 230$ à eux trois).La sénatrice Janis Johnson estimait \u2014 comme plusieurs de ses collègues \u2014 n\u2019avoir rien fait de mal, mais elle a préféré rembourser pour éviter de hausser la facture de ces enquêtes pour les contribuables.Les sénatrices Vivienne Poy et Nancy Green Raine, et le retraité Noel Kinsella, ont aussi acquitté leur dette.Le Bureau du vérificateur général a épluché les dépenses de 116 sénateurs, de 2011 à 2013, et rendu son rapport début juin.L\u2019enquête a coûté 23,6 millions de dollars.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 JUIN 2015 A 5 BIENVENUE A CONDOÏILLE pauvres Le côté sombre de l\u2019embourgeoisement i « -V.\t, St.\u2019- ^ t 1 lia im Christian Dinelle et sa conjointe Corinne vivent un véritable calvaire dans leur logement du quartier Rosemont.Partout à Montréal, comme ici dans le Sud-Ouest, les vieux immeubles cèdent la place à des condos neufs.J & TEXTEStMARCO EORTIER \u2022 PHOTOS:JACQUES NADEAU Christian Dinelle a vécu toute sa vie dans Rosemont.Il adore le quartier mais ria plus les moyens d\u2019y habiter tellement les logements sont rendus chers.Avec sa conjointe et leur fils, ils ont trouve un petit quatre et demie dans un demi-sous-sol, en face de l\u2019ecole de leur garçon.C\u2019est le seul endroit qu\u2019ils peuvent se payer dans Rosemont; 500$ par mois, non chauffe ni éclairé.Le plafond est bas.Les pièces, sombres.Le logement avait l\u2019air «correct» quand ils ont signe le bail il y a trois ans, mais ils ont vite realise qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un taudis insalubre qui avait etc maquille.Le couple a beau faire le menage, le logement est trop «magane » pour rester propre.L\u2019eau s\u2019infiltre par les murs, par les fenêtres, par le plancher.Il y a des moisissures partout.La toilette, installée de façon non conforme au Code du bâtiment, fonctionne mal, ou pas du tout.Des refoulements d\u2019egouts surviennent régulièrement.L\u2019endroit est infeste de punaises de lit.Des rats rendent visite à la famille.«J\u2019en ai vu un gros comme ça Vautre jour.Mon chien a eu peur», raconte Christian Dinelle, attable dans sa cuisine.C\u2019est long, obtenir justice Le couple a porte plainte à la Ville et à la Regie du logement.Le dossier traîne.C\u2019est long, obtenir justice.De toute evidence, la proprietaire se fout de laisser ses locataires dans un taudis.Ou est incapable de remettre l\u2019endroit en bon état tant il y a de travaux à faire.La famille vit de l\u2019aide sociale.Corinne, la conjointe de Chris- tian Dinelle, est schizophrène.Sa facture de medicaments s\u2019élève à 1400$ par mois.M.Dinelle reste à la maison pour s\u2019occuper de Loïc, six ans, parce que sa femme peut difficilement prendre soin seule d\u2019un enfant à cause de sa maladie.«C\u2019est pratique ici, dit la mère de 35 ans.On est en face de l\u2019école.Il y a une bibliothèque, un aréna, une piscine et deux épiceries à distance de marche.Loïc joue au hockey dans la ruelle verte.On connaît les voisins.C\u2019est notre communauté ici.» louer un logement trop petit ou insalubre dans le quartier ou déménager en peripheric.Souvent dans l\u2019est de Montreal, là où le metro ne se rend pas.Ou en region.A Trois-Rivières, à Saint-Jerôme.Ils doivent s\u2019endetter pour acheter une auto et payer le déménagement.Pas moins de 20% du parc locatif du quartier ont etc convertis en condos depuis 1991, a calcule le Comité logement avec l\u2019aide d\u2019une équipé de l\u2019Univer-site Concordia.Moins de logements, davantage de condos: l\u2019equation est Les promoteurs ont acheté des immeubles à bas prix, puis chassé les vieux: hausses de loyer, menaces, harcèlement, offres soi-disant difficiles à refuser.«Je suis né dans Rosemont.Je suis attaché à mon quartier», ajoute l\u2019homme de 44 ans.Il a toujours réussi à se loger convenablement même s\u2019il ne roule pas sur l\u2019or.Plus maintenant.Christian Dinelle cherche desesperement un autre logement.Mais n\u2019en trouve pas.Il poireaute depuis.12 ans sur une liste d\u2019attente pour un HLM.En mutation Quelque 6500 familles attendent une place en HLM dans l\u2019arrondissement de Rose-mont-La Petite-Patrie, indique Martin Blanchard, coordonnateur du Comité logement de La Petite-Patrie.Les pauvres \u2014 souvent des « pauvres » de la classe moyenne qui ont un emploi \u2014 ont de plus en plus de difficulté à se loger dans ce quartier qui s\u2019embourgeoise à grande vitesse.Comme Christian Dinelle et sa famille, les gens à faible revenu ont souvent le choix: dramatique pour les gens démunis.Martin Blanchard est calme en general.Mais il se fâche en décrivant la mécanique implacable du marche qui chasse les gens de chez eux.«C\u2019est la loi du plus fort contre des personnes vulnérables et faibles.Les promoteurs font de l\u2019argent sur le dos des pauvres», dit-il.Les vieux payent la facture Voici ce qui se passe dans La Petite-Patrie, selon lui.Il n\u2019y a pas si longtemps, c\u2019était un quartier populaire.Un quartier de vieux, entre autres.Les rues Beaubien et Belanger, entre le boulevard Saint-Laurent et la rue D\u2019Iberville, hébergeaient deux clubs de l\u2019âge d\u2019or, une sérié de restaurants à patates frites, un bingo.Tout cela a disparu.Les vieux sont partis.Les 65 ans et plus formaient jadis jusqu\u2019à 18% de la population du quartier.Ils sont maintenant moins de 8%.Pourquoi sont-ils partis ?Ils habitaient depuis longtemps de petits logements pas trop chers.La hausse des prix des loyers est reglementee pour les locataires qui restent au même endroit.Faibles loyers, logements peu rénovés: les immeubles qui abritaient ces petits vieux ne valaient pas cher.Les promoteurs ont flaire l\u2019affaire.Ils ont acheté ces immeubles à bas prix.Puis ont chasse les petits vieux de chez eux.Et continuent de le faire.Comment?Par des hausses de loyer inacceptables.Par des menaces.Par du harcèlement.Par des offres soi-disant difficiles à refuser, comme trois mois de loyer gratuit et un déménagement paye.Les petits vieux s\u2019en vont.Ils s\u2019en vont mourir ailleurs, loin de chez eux, dans un autre quartier, dans un centre d\u2019he-bergement.Et leurs logements deviennent des condos vendus une fortune à des gens de la classe moyenne qui ont le droit de se loger convenablement.«C\u2019est comme ça que ça fonctionne, la gentrification, dit Martin Blanchard.Les vieux, les personnes les plus fragiles et les plus vulnérables, ont été chassés du quartier.Ça été un ravage et on s\u2019en est rendu compte trop tard.C\u2019est tragique.La personne perd ses racines, son réseau, ses amis.Elle meurt deux ans plus tard.» Quebec solidaire, le parti de Françoise David, d\u2019Amir Khadir et de Manon Masse, a depose un projet de loi pour protéger les locataires âges.La loi forcerait les proprietaires qui évincent un vieux à lui trouver un logement comparable à moins de cinq kilomètres de chez lui.Un pas dans la bonne direction, selon Martin Blanchard.Mais qui arrive peut-être trop tard.Le Devoir BOIS «SOLAIRES FABRIQUÉ AU QUÉBEC ¦ Cd (Serf^^ SiUlIt MlE-^UlRlE C.Qns.eils eji diêlcjonatllui giiatulls ESTIMATION GRATUITE CS: 1 855 770-8677 VOILAGE.% PE RABAIS OU INSTALLATION GRATUITE \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VERTICAUX \u2022 STORES MOTORISES \u2022 STORES DE VERRIERES \u2022 STORES ROMAINS L\u2019Artisan du Store Claude Bouchard Drummondville, Ste-Hyacinthe, Belœil, St-Bruno de Montarville, Chambly, Candiac, Berthierville, Berthierville, Joliette, Deschambault, Boisbriand, Saint-Jérome, Sainte-Agatbe, MONTREAL LAVAL LONGUEUIL REPENTIGNY TERREBONNE ST-SAUVEUR BROMONT TROIS-RIV.QUÉBEC 514 231 8677 450 627 3716 450 445 9829 1 855 770 8677 1 855 770 8677 1 855 770 8677 1 855 770 8677 819 696 8677 418 654 8677 35% Proportion des proprietaires du centre-ville qui ont acheté un condo pour investir et non pour y vivre 95% Proportion d\u2019acheteurs de condo au centre-ville et dans Griffintown qui habitent actuellement au Quebec Source Etude d Ad hoc recherche pour la V Ile de Montreal avr I 2014 «i Montréal, le marché des condos est saturé.Les prix n\u2019augmentent plus.Ça change la perspective.Avant, plusieurs investisseurs achetaient pour revendre après trois ou quatre ans.En parallèle, le marché locatif reprend depuis un an.Les logements neufs se louent assez bien, même si les loyers sont élevés, yÿ Hélène Bégin, économiste au Mouvement Desjardins Un «cadeau» empoisonné La veille de Noel dernière, Liliane Dufour a eu la visite de son nouveau proprietaire.Il venait lui offrir un «cadeau»: trois mois de loyer gratuits et un déménagement paye.Elle devait quitter l\u2019appartement où elle vit depuis 14 ans.«Je lui ai répondu qu\u2019il pouvait garder son cadeau et que j\u2019allais me battre pour rester chez moi!», raconte la retraitée de 76 ans.Liliane Dufour et son fils Philippe habitent un petit rez-de-chaussee de deux chambres avec sous-sol dans le Pla-teau-Mont-Royal.Une rue tranquille à deux pas du parc Lafontaine.A l\u2019arrière, ils ont une belle cour ombragée.Le logement est vieux, modeste, mais de-core avec goût.Avec les moyens du bord.De toute evidence, les colocs ne sont pas riches.Mais ils sont heureux.«J\u2019aime ça ici.C\u2019est chez moi.Ma famille habite le Plateau depuis quatre générations.Je suis née dans le quartier et j\u2019y ai vécu presque toute ma vie.Je n\u2019ai pas besoin d\u2019auto, je fais tout à pied.Ça me tient en forme et c\u2019est bon pour le moral.» Les cinq autres locataires de l\u2019immeuble où habitent Liliane Dufour et son fils ont accepte le « cadeau » du proprietaire.Ils sont ailes vivre ailleurs.Pour expulser ses locataires, le promoteur immobilier invoque une subdivision de son bâtiment.Il affirme que les six petits logements deviendront quatre grands.«Ça nous semble vraiment louche.Un propriétaire qui a six logements investirait des dizaines de milliers de dollars pour finir avec quatre logements ?Ça n\u2019a pas de sens! On est convaincus qu\u2019il veut vendre ses quatre unités en condos et faire un coup d\u2019argent», dit Philippe, un grand gaillard qui joue de la musique dans un groupe.L\u2019histoire se répète L\u2019hypothèse semble plus que plausible.Cette histoire est celle du Plateau-Mont-Royal: des spéculateurs qui évincent des locataires pour aménager des condos.«Le cas classique, c\u2019est les gens qui se font harceler par un propriétaire et finissent par partir», dit Maude Begin-Gau-dette, du Reseau des comités logement et associations de locataires du Quebec.La crise du logement est officiellement terminée à Montreal.Le taux d\u2019inoccupation a franchi la barre du 3 %, signe d\u2019un meilleur équilibré entre locataires et proprietaires.Mais les logements de trois chambres et plus restent très J < Liliane Dufour craint de se faire évincer du logement où elle vit depuis 14 ans, sur le Plateau-Mont-Royal.rares sur le marche.Chers, aussi.Pour réussir à se loger, de plus en plus de gens vivent en colocation.Même à l\u2019âge adulte, comme Liliane Dufour et son grand gars.En même temps, les evictions forcées continuent, explique la représentante des locataires.«La population qui habite le quartier depuis longtemps vit dans la crainte de se faire évincer.On constate beaucoup de détresse chez les locataires», dit Paule Lespe-rance, organisatrice communautaire au Comité logement du Plateau-Mont-Royal.Loin de se résorber, l\u2019embourgeoisement du quartier, bien documente depuis longtemps, entre dans sa quatrième phase, explique-t-elle.La façon de procéder des promoteurs immobiliers est bien connue: ils invoquent trois raisons valides pour évincer des locataires \u2014 l\u2019agrandissement, la subdivision ou le changement de vocation du logement.Une fois les locataires expulses, le proprietaire fait ce qu\u2019il veut.Dans bien des cas, ce qu\u2019il veut, c\u2019est vendre ses logements cheaps sous forme de condos.Le Devoir ROSEMONT DERNIERE CHANCE LIVRAISON AUTOMNE 2015 RANDES UNITES GRAND RABAIS! 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Christian Savard, Vivre en ville Des tours à condos poussent près de la rue Molson.La fièvre du condo continue de sévir même si le marché montréalais est saturé.PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR MONTREAL À la place d\u2019un parc, une tour à condos.Une autre.MARCO FORTIER Q uand l\u2019église des pères franciscains a été rasée _ par un incendie, en 2010, les résidants et le milieu communautaire du centre-ville de Montréal se sont mobilisés.Ils imaginaient un parc doté d\u2019un terrain de soccer sur ce vaste terrain.Ils voulaient des arbres.Des oiseaux.Des bancs publics.Ils auront plutôt une tour à cou-dos.Une autre.«Regardez autour, il n\u2019y a que ça: des condos », dit en soupirant Solange Baril, coordonnatrice du Groupe Harmonie, un organisme qui aide les personnes âgées du quartier.Nous sommes à l\u2019ouest du centre-ville, près de l\u2019Université Concordia et de l\u2019ancien Hôpital pour enfants, qui vient de déménager dans le nouvel hôpital universitaire anglophone.Ce quartier, c\u2019est du béton et encore du béton.Aucun parc à l\u2019horizon.Il y a pourtant du monde qui habite au centre-ville.Plus de 33 000 résidants, en fait, dans le seul district de Peter-McGill.On oublie souvent que le centre-ville de Montréal est l\u2019un Sur les 33 000 résidants du seul district Peter-McGill, le nombre d\u2019enfants de 0 à 4 ans a augmenté de 30% en 5 ans des plus habités parmi les grandes villes d\u2019Amérique du Nord.C\u2019est le quartier le plus densément peuplé du Québec.Parmi ces 33 000 personnes, le nombre d\u2019enfants de zéro à quatre ans a augmenté de 30% en cinq ans ; le nombre de personnes âgées, de 7 %.Les étudiants forment un bloc important des résidants.« Ces gens-là ont peu d\u2019endroits où aller pour \u201csocialiser\u201d, dit Solange Baril.On trouve peu de lieux publics où faire des rencontres.Les personnes âgées vont à la place Alexis-Nikon boire un café toutes seules.Ça me dérange beaucoup que l\u2019arrondissement de Ville-Marie ait refusé le projet de parc.On donne l\u2019espace public à des intérêts privés alors que les gens en arrachent de plus en plus.» Une tour à condos, donc.Une autre.Le maire Denis Coderre a reconnu que les revenus d\u2019impôts fonciers sont une priorité au centre-ville.Une tour à condos comme celle que projette de construire le groupe Prével, ça rapporte gros en taxes.La richesse de l\u2019arrondisse- ment de Ville-Marie profite à tous les Montréalais, a fait valoir Denis Coderre lors des deux dernières assemblées du conseil d\u2019arrondissement.On peut comprendre la Ville de miser sur la formidable valeur foncière des terrains du centre-ville pour garnir ses coffres.Mais l\u2019administration Coderre ne doit jamais perdre de vue les besoins criants des résidants du quartier, dit Stéphane Feb-brari, coordonateur de la Table inter-action du quartier Peter-McGill, qui regroupe 75 institutions citoyennes.En une décennie, de 2003 à 2013, 3202 unités de logement ont été construites dans le secteur.Presque tous des condos : à peine 42 unités étaient du logement social.Le milieu se tourne vers l\u2019ancien Hôpital pour enfants pour répondre aux besoins de la population : un projet poussé par l\u2019ancien Centre de santé et de services sociaux local prévoit la transformation de l\u2019hôpital en logements sociaux assortis d\u2019une clinique médicale, d\u2019une bibliothèque, d\u2019un terrain de jeu et ainsi de suite.Le maire Coderre s\u2019est engagé à faire pression sur le gouvernement Couillard pour ce projet communautaire.Mais Stéphane Febbrari et d\u2019autres groupes du quartier s\u2019inquiè- Les unités se vendent à gros prix dans la métropole.tent.Québec a mis en vente l\u2019hôpital au plus offrant.Si le passé est garant de l\u2019avenir, on peut penser que des promoteurs planifient déjà de transformer l\u2019hôpital en condos.On peut comprendre la Ville de miser sur la formidable valeur foncière des terrains du centre-ville pour garnir ses cof- fres.Mais l\u2019administration Coderre ne doit jamais perdre de vue les besoins criants des résidants du quartier, dit Stéphane Febbrari, coordonateur de la Table inter-action du quartier Peter-McGill, qui regroupe 75 institutions citoyennes.En une décennie, de 2003 à 2013, 3202 unités de lo- gement ont été construites dans le secteur.Presque toutes des condos : à peine 42 unités étaient du logement social.Le milieu se tourne vers l\u2019ancien Hôpital pour enfants pour répondre aux besoins de la population : un projet poussé par l\u2019ancien Centre de santé et de services sociaux local prévoit la transformation de l\u2019hôpital en logements sociaux assortis d\u2019une clinique médicale, d\u2019une bibliothèque, d\u2019un terrain de jeu et ainsi de suite.Le maire Coderre s\u2019est engagé à faire pression sur le gouvernement Couillard pour ce projet communautaire.Mais Stéphane Febbrari et d\u2019autres groupes du quartier s\u2019inquiètent.Québec a mis en vente l\u2019hôpital au plus offrant.Si le passé est garant de l\u2019avenir, on peut penser que des promoteurs planifient déjà de transformer l\u2019hôpital en condos.Le Devoir 400 000 $ et plus Plus de 40 % des acheteurs de condo au centre-ville et dans Griffintown ont payé 400 000$ ou plus.La majorité des unités (54 %) ont une seule chambre.Source : Étude d'Ad hoc recherche pour la Ville de Montréal, avril 2014 1)0®' Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience I 514*861 *0630 Vieux-Montréal Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 SPECIALISTES DE LA SANTE 0 Carlos Otero Massothérapeute Agréé FQM FQM Certified Massage Therapist SERVICES OFFERTS PROBLEMES RECURRENTS Massage suédois Massage clinique de l'abdomen Thérapie sacro-crânienne intégrée \u2022\tMigraines \u2022\tTendinites \u2022\tMol de dos \u2022\tStress et tension générale ou spécifique \u2022\tProblèmes de sciatique *** Reçus d\u2019assurances disponibles *** Carlos Otero | Massothérapeute Agréé FQM Centre Médical Westmount I Métro Vendôme I 514.503.7726 Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com CHOIX DU CONSOMMATEUR 2015 Sondage Léger Marketing : centres et cliniques capillaires Prix d\u2019exœllence Lauréat 2015 attribué à Clinique Santé Capillaire Perte de cheveux Problèmes chroniques de santé et de stress Le choix a été l\u2019unique vraie clinique capillaire professionnelle reconnue avec méthode naturelle à Montréal.514 289-9762 Micheline Grimard infirmière, naturopathe En formation continue, 50 ans d\u2019expérience en santé en 2015.©Le CSC : Clinique Santé Capillaire C\u2019est un Concept Santé Complet.pour^ www.cliniquesantecapillaire.com MONTREAL LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 JUIN 2015 A 7 ACTUALITES Badawi échappe à la flagellation Raïf Badawi a une fois de plus évité la flagellation ce vendredi, en Arabie Saoudite.Le bureau d\u2019Amnistie internationale à Paris en a fait l\u2019annonce sur son fil Twitter vendredi, sans fournir plus de détails.La Cour suprême d\u2019Arabie a confirmé la semaine dernière que M.Badawi devrait purger sa peine de 10\tans de prison, pour avoir critiqué le régime saoudien et l\u2019islam, et pour avoir violé les lois technologiques.Il devait aussi payer une amende de 266 000$ et subir 1000 coups de fouet.Or, après une première séance de 50 coups en janvier dernier, toutes les autres séances de flagellation ont été reportées en raison de l\u2019état de santé de l\u2019homme de 31 ans.La Presse canadienne 90 jours de prison pour Claude Dubois Le chanteur Claude Dubois devra finalement passer 90 jours en prison pour avoir conduit en état d\u2019ébriété pendant que ses enfants étaient dans sa voiture.De plus, il ne pourra pas conduire pendant trois ans.Il s\u2019est aussi vu imposer une probation d\u2019un an pendant laquelle 11\tdevra garder la paix et avoir une bonne conduite, et payer une suramende compensatoire.Sa peine de prison pourra toutefois être purgée en plusieurs étapes, à raison de quatre jours par semaine, du lundi au jeudi, sauf pour deux semaines où M.Dubois a des contrats.La Presse canadienne PROCÈS B R A Z E A U Un témoin clé contre-interrogé Gatineau \u2014 L\u2019avocat de Patrick Brazeau poursuivait vendredi le contre-interrogatoire d\u2019un témoin clé de la Couronne dans le cadre du procès du sénateur déchu pour voies de fait et agression sexuelle.M.Brazeau a plaidé non coupable aux accusations qui ont été portées contre lui en lien avec un événement qui se serait déroulé il y a deux ans à Gatineau.La plaignante dans le dossier, dont l\u2019identité est protégée, affirme que M.Brazeau l\u2019a poussée en bas d\u2019un escalier, l\u2019a étranglée, a frappé sa tête contre un mur et l\u2019a agressée sexuellement.L\u2019avocat de la défense, M® Gérard Larocque, tente de trouver des failles dans le témoignage de la dame et affirme qu\u2019elle souffre d\u2019agressivité et qu\u2019elle est sujette à des pertes de contrôle.La Presse canadienne NOUVELLES ACCUSATIONS Graham James plaide coupable Swift Current \u2014 L\u2019ex-entraîneur de hockey junior Graham James a été condamné à deux années supplémentaires en prison après avoir admis qu\u2019il avait agressé sexuellement un de ses anciens joueurs, aujourd\u2019hui âgé de 43 ans.Un juge de la Saskatchewan a déclaré que les gestes posés par James étaient horribles et avaient causé des dommages.Depuis une prison du Québec, James avait plaidé coupable à de nouvelles accusations concernant son ancien joueur plus tôt vendredi.La Presse canadienne LA PRESSE CANADIENNE Le BST a déterminé qu\u2019une roue défectueuse s\u2019était brisée, causant le déraillement de 19 wagons et d\u2019une locomotive de milieu de train à Plaster Rock, au Nouveau-Brunswick, le 7 janvier 2014.RAPPORT DU BUREAU DE LA SÉCURITÉ DES TRANSPORTS Une roue défectueuse à l\u2019origine du déraillement à Plaster Rock MICHAEL MACDONALD à Dieppe Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a dévoilé vendredi son rapport sur un déraillement de train du Canadien National (CN) qui a eu lieu l\u2019an dernier au Nouveau-Brunswick.L\u2019incendie spectaculaire qui s\u2019est ensuivi avait forcé l\u2019évacuation d\u2019environ 150 personnes durant quatre jours.Le BST a déterminé qu\u2019une roue défectueuse s\u2019était brisée, causant le déraillement de 19 wagons et d\u2019une locomotive de milieu de train à Plaster Rock, le 7 janvier 2014.Le convoi de 122 wagons transportait du pétrole brut et du gaz de pétrole liquéfié de Toronto vers Moncton.La cause du déraillement est l\u2019éclatement d\u2019une roue du 13® wagon, à la suite d\u2019une fissure de fatigue qui n\u2019avait jamais été détectée durant les contrôles par ultrasons.«La roue rompue et la roue du côté opposé sur le même essieu ont déraillé entre les rails»y a résumé le BST dans son communiqué.Selon le rapport du Bureau, les attelages d\u2019autres wagons ont perforé deux des wagons-citernes DOT-111, construits en 1984 et en 1996.Quelque 230 000 litres de pétrole brut s\u2019en sont déversés et ont pris feu.Les flammes étaient si intenses que les résidences situées dans un rayon de 1,6 km de l\u2019incendie ont dû être évacuées.Même si personne n\u2019a été blessé dans l\u2019accident et que l\u2019incidence sur l\u2019environnement a été «minimale et circonscrite»y l\u2019enquêteur principal du BST pour la région de l\u2019Atlantique, Don Ross, estime qu\u2019il démontre la vulnérabilité des wagons-citernes DOT-111, également impliqués dans le déraillement meurtrier de Lac-Mégantic en juillet 2013.Un échéancier préoccupant En conférence de presse, M.Ross a expliqué que les nouvelles normes de sécurité concernant les wagons-citernes DOT-111 présentées par Transport Canada en avril 2014 constituaient un pas dans la bonne direction, mais que le BST s\u2019inquiétait du délai nécessaire pour implanter les changements proposés.« Compte tenu de la longue période de transition proposée par Transport Canada et les législateurs américains, des risques demeureront»y a souligné l\u2019enquêteur.Il a précisé que certains vieux wagons-citernes DOT-111 continueraient de transporter des liquides inflammables jusqu\u2019en 2025.«Nous sommes préoccupés par l\u2019échéancier de 2025y a-t-il déclaré.Nous souhaitons un calendrier plus serré.Nous pensons que l\u2019industrie peut répondre à cette demande.» Vendredi, le CN a publié un communiqué pour souligner que l\u2019enquête du BST avait déterminé que des mesures «appropriées et efficaces» avaient été prises pour répondre à la situation d\u2019urgence à Plaster Rock.Un porte-parole de la compagnie ferroviaire.Jim Feeny, a ajouté que le CN avait alors développé de nouveaux protocoles de communication qui sont utilisés depuis dans la majorité des incidents majeurs.La Presse canadienne La taxe scolaire en hausse de 3.7 % à Montréal ISABELLE PARE Le compte de taxe scolaire connaîtra une hausse d\u2019environ 3,7% sur l\u2019île de Montréal, une augmentation en grande partie due à la hausse des valeurs foncières et à l\u2019augmentation du nombre d\u2019élèves.Le Comité de gestion de la taxe scolaire de l\u2019île de Montréal, qui perçoit la taxe pour les cinq commissions scolaires de l\u2019île de Montréal, a rendu public vendredi le taux de taxation prévu pour l\u2019année 2015-2016.Compte tenu de l\u2019indexation de 1,2% du montant accordé par élève et de l\u2019augmentation prévue de 2,5% de la population étudiante sur l\u2019île de Montréal (en augmentation depuis deux ans), les comptes de taxe scolaire gonfleront d\u2019environ 3,7%, en hausse par rapport à 3,2 % l\u2019an dernier.Selon Hélène Meagher, secrétaire générale du CGTSIM, c\u2019est surtout le bond des valeurs immobilières dans la région de Montréal qui a un effet sur les comptes de taxe, puisque le taux de taxation, lui, est en baisse.«La valeur foncière crée une pression à la hausse sur les comptes de taxe scolaire et nous n\u2019avons pas de contrôle sur la valeur des propriétés.C\u2019est la principale raison de cette augmentation» y a-t-elle expliqué.Les 477 millions de dollars recueillis en taxe serviront à couvrir le transport scolaire, l\u2019entretien et les frais de gestion des immeubles et des équipements, ainsi que les coûts d\u2019énergie, autant de services qui ne sont pas subventionnés directement par le gouvernement.L\u2019intérêt généré par le placement des taxes recueillies permettra de redistribuer aux cinq commissions scolaires de l\u2019île de Montréal quelque 8 millions destinés à financer des mesures de rattrapage dans des écoles défavorisées.Le Devoir CHARLESTON Le tueur présumé, prêt à la « guerre raciale ».est incarcéré ROBERT MACPHERSON à Charleston FABIENNE FAUR à Washington Dylann Roof, 21 ans, décrit comme un nostalgique de l\u2019apartheid, s\u2019est vu signifier vendredi lors d\u2019une audience émouvante son incarcération pour le massacre de neuf Noirs à Charleston, un acte évoqué comme du «terrorisme intérieur» par la justice fédérale.Coupe au bol et regard fixe, en uniforme rayé de prisonnier, le jeune homme a comparu par écran interposé à 14 h 15 locales devant une cour de Charleston pour une audience de pure forme sur son incarcération, à laquelle assistaient des familles de victimes.Certaines d\u2019entre elles, des sanglots dans la voix, ont évoqué leurs proches tout en affirmant «pardonner» au jeune homme.«Repentez-vous, confessez-vous à celui qui compte le plus, le Christ», a ainsi indiqué Anthony Thompson, dont l\u2019épouse Myra, 59 ans, a été tuée.«Vous m\u2019avez fait du mal, vous avez fait du mal à beaucoup de gens, mais je vous pardonne, je vous pardonne», a déclaré la fille d\u2019Ethel Lance, 70 ans.Le jeune homme, impassible et flanqué de deux gardes lourdement armés, avait auparavant été inculpé pour l\u2019assassinat de neuf personnes et «détention d\u2019arme à feu dans le cadre d\u2019un crime violent».Le ministère de la Justice a annoncé qu\u2019il allait enquêter pour savoir si cet acte était non seulement un crime motivé par la haine, comme il l\u2019avait qualifié auparavant, mais aussi un «acte de terrorisme intérieur».Dans une déclaration préliminaire suscitant rapidement des critiques sur les réseaux sociaux, le juge James Gosnell a déploré les neuf victimes, ajoutant «qu\u2019ily a aussi des victimes de l\u2019autre côté, du côté de la famille du jeune homme».Arrêté jeudi, Dylann Roof est accusé d\u2019être l\u2019auteur de la pire tuerie raciste aux Etats-Unis depuis des décennies, en ouvrant le feu avec un pistolet semi-automatique mercredi soir sur les participants à une soirée de lecture biblique à l\u2019Emanuel African Methodist Episcopal Church, la plus vieille église de la communauté noire de la ville.Le pasteur de la paroisse, Cle-menta Pinckney, élu démocrate du Sénat local, a été tué ainsi que deux autres hommes et six femmes, âgés de 26 à 87 ans.Selon son mandat d\u2019arrêt, Dylann Roof a proféré des «propos racistes incendiaires» à un survivant, après avoir sagement assisté à une heure d\u2019étude biblique avant de se lever, l\u2019arme à la main.Le document ne donne pas de précisions, mais une survivante, Sylvia Johnson, a rapporté à CNN des propos lancés à une victime qui tentait de le raisonner: «Vous avez violé nos femmes, et vous prenez le contrôle du pays.Je dois faire ce que j\u2019ai à faire».Le jeune homme avait ensuite déclaré aux policiers qui l\u2019interrogeaient qu\u2019il voulait «déclarer une guerre raciale», selon CNN citant une source policière anonyme.DAVID GOLDMAN ASSOCIATED PRESS Nadine Collier, la fille d\u2019Ethel Lance, 70 ans, une des neuf victimes, s\u2019est adressée aux médias vendredi.Vivant dans une petite ville rurale, ayant très tôt quitté l\u2019école et chômeur, le jeune homme traînait, solitaire et apparemment sans faire beaucoup de vagues, selon la presse.Mais c\u2019est son apparente nostalgie de l\u2019apartheid qui donnait de premières explications à son geste.Sur son profil Facebook, Dylann Roof apparaît vêtu d\u2019un blouson où sont cousus l\u2019ancien drapeau de l\u2019Afrique du Sud du temps de l\u2019apartheid, symbole du régime ségrégationniste, et de la Rhodésie (devenue Zimbabwe) , des régimes admirés par les groupuscules promouvant la suprématie des Blancs.Selon un de ses amis, Joey Meek, à ABC News, Dylan Roof «était obsédé par la ségrégation» et ruminait son coup, selon ce qu\u2019il lui avait dit, depuis six mois, et «voulait faire quelque chose de spectaculaire [.] qui relance la guerre raciale».Trop tôt Après l\u2019audience, la procu-reure Scarlett Wilson a indiqué qu\u2019il était trop tôt pour parler de peine de mort.Les familles des victimes «sont ma première préoccupation, elles méritent de connaître les faits, de débattre de la peine de mort, mais il est trop tôt pour avoir ce débat», a-t-elle dit.La peine de mort avait été réclamée quelques heures plus tôt par Nikki Haley, gou-verneure républicaine de Caroline du Sud.«C\u2019était un acte terroriste et il devrait être jugé ainsi», a-t-elle plaidé.Cornell Brooks, le président de la NAACI^ organisation historique de défense des Noirs, a dénoncé ce «qui n\u2019est pas qu\u2019un massacre de masse, pas que de la violence par les armes, mais aussi un crime de haine raciale».Il a demandé, comme des parlementaires noirs, la mise à bas du drapeau confédéré, «emblème de haine» et du Sud esclavagiste, qui flotte toujours sur une esplanade devant le parlement de Caroline du Sud.Devant une assemblée de maires à San Francisco, le président Barack Obama a accusé le Congrès de ne pas avoir légiféré pour une règlementation plus sévère sur les armes à feu, dont il avait réaffirmé la nécessité après la tragédie de Newtown en 2012 (26 morts dont 20 enfants).«Nous ne savons pas si cela aurait évité Charleston mais il y aurait quelques Américains déplus avec nous», a-t-il ajouté.Agence France-Presse Abat-jour Illimités LAMP HAD Obtenez 15% de rabais ! 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partage de renseignements sur les réseaux de passeurs ALIX RIJCKAERT à Bruxelles Les ministres des Affaires étrangères de rUnion européenne lanceront lundi une mission navale en Méditerranée qui doit s\u2019attaquer aux réseaux criminels de passeurs de migrants, et devrait être déployée une semaine plus tard.Les Etats membres ont levé vendredi tous les obstacles au lancement formel de l\u2019opération, prévu lundi à l\u2019occasion d\u2019une réunion des 28 chefs de la diplomatie à Luxembourg.Le plan opérationnel de cette mission baptisée «EU Navfor Med» et dirigée par un amiral italien a été adopté.Les contributions en navires, dont des frégates et peut-être des sous-marins, en hélicoptères, avions-patrouilleurs et drones sont suffisantes, et la mission pourra commencer à se déployer «une semaine après la décision»y a expliqué un responsable européen.LUE a promis d\u2019agir fin avril après une nouvelle tragédie en Méditerranée dans laquelle 800 migrants sont morts noyés au large de la Libye lorsque leur chalutier a chaviré.EU Navfor Med est censée s\u2019attaquer aux bateaux utilisés par les trafiquants qui exploitent la détresse des migrants en les envoyant en haute mer au péril de leur vie.Opération limitée Mais en l\u2019absence d\u2019un feu vert du Conseil de sécurité des Nations unies à l\u2019usage de la force dans les eaux libyennes, l\u2019opération sera limitée à ce stade à une surveillance à distance des côtes, d\u2019où partent la grande majorité des migrants qui tentent de gagner l\u2019Italie.L\u2019objectif est d\u2019améliorer la collecte et le partage de renseignements sur les réseaux de passeurs.«Les navires, avions et drones seront déployés dans le sud de la Méditerranée pour collecter du renseignement et préparer les phases futures», a expliqué le responsable européen vendredi matin.«Mais on a vocation à aller plus loin», a assuré un diplomate, tandis qu\u2019un second a décrit «une première phase» destinée à «préparer une montée en puissance».D\u2019autres sources soulignent qu\u2019en l\u2019absence d\u2019un mandat clair du Conseil de sécurité, qui demande lui-même un consentement préalable des autorités libyennes, l\u2019opération est à ce stade «coincée» et réduite à patrouiller loin des côtes, avec une efficacité limitée.«Nous sommes plutôt optimistes qu\\\\\\ fine, il y aura une résolution du Conseil de sécurité» permettant d\u2019arraisonner les navires suspects, de couler les embarcations des passeurs voire de bombarder leurs caches sur la côte, a affirmé le responsable européen.LUE entendait notamment s\u2019attaquer aux puissants bateaux mères utilisés par les trafiquants pour tracter en haute mer les radeaux de fortune surchargés de migrants, ensuite laissés à la dérive par les passeurs, qui délèguent ainsi aux garde-côtes italiens la tâche de les secourir et de les amener sur les rivages européens.La chef de la diplomatie européenne, Eederica Mogherini, espère que les négociations actuelles entre factions rivales en Libye aboutiront rapidement à la formation d\u2019un gouvernement d\u2019unité nationale, qui pourrait ensuite unanimement présenter sa requête à l\u2019ONU.De nouveaux pourparlers sont prévus dimanche soir ou lundi à Skhirat, au Maroc, a assuré le responsable européen.«Il n'y a pas de certitude absolue, mais de bonnes perspectives», selon lui.Risque d^appel d^air En attendant, les responsables européens reconnaissent que la présence accrue de bâtiments militaires en Méditerranée, qui ont l\u2019obligation de secourir toute embarcation en difficulté, risque de créer un appel d\u2019air «dans les premières semaines».Les capitales s\u2019inquiètent de voir donc affluer encore plus de migrants prêts à tout pour gagner l\u2019Europe, sur des embarcations toujours plus précaires depuis les côtes libyennes.Elles se sont donc assuré que les personnes repêchées pourront être déposées en Italie.Agence France-Presse Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Antiquités haut de gamme.Grande valeiu* offerte.Borduas Perron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle Suzor-Côté et autres.l-s I / Évaluation verbale gratuite poiu* les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité.Claude Lafitte évaluateur et expert conseil a/erle XÜlaiide depuis 1975 \u2022 514.842.1270 2160 me Crescent, Montréal, www.lafitte.com \"T A A 'hi/ PAWEL KRZYSIEK AGENCE ERANCE PRESSE À Leer, au Soudan du Sud, un enfant se tient devant sa maison brûlée par des combattants.SOUDAN DU SUD Des atrocités perpétrées contre des enfants Juba \u2014 Les forces armées qui s\u2019affrontent au Soudan du Sud ont perpétré des crimes atroces contre des enfants: émasculations, viols, les ligotant parfois ensemble avant de leur trancher la gorge, ont rapporté les Nations unies.«Des survivants ont raconté qu\u2019on a laissé saigner à mort des garçons émasculés.que des filles d\u2019à peine huit ans ont été violées collectivement puis assassinées», a déclaré Anthony Lake, le directeur général de l\u2019UNICEE, l\u2019agence de l\u2019ONU pour l\u2019enfance, dans un communiqué publié cette semaine.«Des enfants ont été attachés ensemble avant que leurs agresseurs ne leur tranchent la gorge.d\u2019autres ont été jetés dans des bâtiments en feu», a-t-il ajouté.Des dizaines de milliers de personnes auraient été tuées au cours de la guerre civile qui déchire le Soudan du Sud depuis 18 mois, même s\u2019il n\u2019existe pas de bilan officiel.Au moins 129 enfants ont été tués le mois dernier dans l\u2019État d\u2019Unité, dans le nord du pays, théâtre des combats parmi les plus violents du confit, a ajouté l\u2019UNICEE Celui-ci a éclaté en décembre 2013, avec des combats au sein de l\u2019armée sud-soudanaise, fracturée le long de lignes politico-ethniques par la rivalité à la tête du régime entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar.Cette guerre a été caractérisée par des massacres ethniques attribuables aux deux camps, des viols et l\u2019emploi d\u2019enfants-soldats, dont des milliers ont été enlevés pour combattre.Enfants-soldats «La violence contre les enfants au Soudan du Sud a atteint un nouveau sommet dans la brutalité», a ajouté M.Lake.«Des enfants sont aussi recrutés à un rythme alarmant KK Des survivants ont raconté qu\u2019on a laissé saigner à mort des garçons émasculés.que des filles d\u2019à peine huit ans ont été violées collectivement puis assassinées )} Anthony Lake, directeur général de TUNICEF dans les groupes armés des deux côtés \u2014 environ 13 000 ont été contraints de participer à ce conflit dont ils ne sont pas responsables», a ajouté M.Lake.«Vous pouvez imaginer les séquelles physiques et psychologiques sur ces enfants \u2014 pas seulement celles liées à la violence qui leur a été infligée, mais aussi la souffrance qu\u2019ils ont dû infliger à d\u2019autres.» L\u2019ONU a averti cette semaine que quelque 250 000 en- fants risquaient de mourir de faim au Soudan du Sud, tandis que les deux tiers des 12 millions d\u2019habitants ont besoin d\u2019aide et que 4,5 millions d\u2019entre eux risquent de manquer gravement de nourriture.«Au nom de l\u2019humanité et de la décence la plus élémentaire, cette violence contre les innocents doit cesser», a ajouté M.Lake.Agence France-Presse MAROC Deux hommes emprisonnés pour un gai baiser JALAL AL-MAKHFI à Rabat Deux hommes accusés de s\u2019être embrassés en public début juin sur un site historique de Rabat ont été condamnés vendredi à quatre mois de prison fermes par un tribunal du Maroc, où un débat sur la dépénalisation de l\u2019homosexualité s\u2019est ouvert ces dernières semaines.Lahcen, 38 ans, et Mohsine, 25 ans, étaient poursuivis pour « outrage public à la pudeur» et «acte contre nature avec un individu du même sexe».Les prévenus, absents au moment de l\u2019énoncé du jugement, ont également écopé d\u2019une amende de 500 dirhams chacun (environ 64dollars), d\u2019après des représentants d\u2019associations ayant assisté aux trois audiences du procès.Interrogé par l\u2019AEP, un des avocats de la défense.Hassan Ettass, a annoncé son intention d\u2019interjeter appel.Il a également réclamé que la cour examine les accusations de mauvais traitements qu\u2019auraient subis ses clients en garde à vue.Arrêtés le 5 juin, Lahcen et Mohsine étaient accusés de s\u2019être embrassés devant la tour Hassan, un des principaux monuments de la capitale, au lendemain d\u2019une action menée par deux militantes des Éemen sur ce même site pour dénoncer la pénalisation de l\u2019homosexualité au Maroc.Ces deux Erançaises, qui avaient posé seins nus et s\u2019étaient embrassées devant les caméras, avaient été interpellées et expulsées le soir même, les autorités marocaines dénonçant «une offense inacceptable pour l\u2019ensemble de la société».Lancée vendredi par l\u2019association Aswat («Voix»), en collaboration avec l\u2019ONG Ail Out, une pétition visant à réclamer la libération de Lahcen et Mohsine a recueilli plus de 70 000 signatures.Au Maroc, l\u2019homosexualité est passible d\u2019une peine de trois ans de prison, selon l\u2019article 489 du Code pénal.Des condamnations pour des «actes homosexuels» sont périodiquement rapportées par la presse marocaine.En mai, trois hommes ont ainsi écopé de trois années d\u2019emprisonnement à Taourirt (nord-est).Débat intense Alors que l\u2019ONG internationale Human Rights Watch (HRW) a appelé en mars le Maroc à dépénaliser l\u2019homosexualité, le débat a gagné en intensité avec les dernières controverses, dans ce pays touristique tiraillé entre conservatisme et ouverture sur l\u2019Occident.Au lendemain de l\u2019action des deux militantes Eemen, quelque 1500 personnes ont manifesté devant l\u2019ambassade de Erance, arborant des pan- cartes «Pas de ça chez nous».De nombreux médias ont aussi dénoncé une provocation, en rappelant que l\u2019islam est religion d\u2019État au Maroc.Mais le journal Maroc Hebdo, qui avait titré «Faut-il brûler les homos?», a été contraint de modifier cette une et de présenter ses excuses à la suite du tollé provoqué sur les réseaux sociaux.Un autre hebdomadaire.Tel quel, a en revanche exprimé un avis remarqué en faveur de la dépénalisation de l\u2019homosexualité.«Les homosexuels ne sont ni des déviants ni des malades», et «la loi ne peut pas s\u2019immiscer dans les sentiments des gens», a-t-il souligné.Après l\u2019action des Eemen, le groupe britannique Placebo a apporté lui aussi un soutien à la cause homosexuelle au Maroc, lors du Eestival Mawazine à Rabat, un des principaux événements musicaux du pays.Agence France-Presse Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Yémen: pas de paix à Genève Genève \u2014 Les négociations de paix pour le Yémen se sont achevées vendredi à Genève sans accord sur une trêve et aucune date n\u2019a été fixée pour de nouvelles discussions, a annoncé l\u2019émissaire de l\u2019ONU.Un cessez-le-feu au Yémen «a besoin déplus de consultations, mais peut être conclu assez rapidement», a déclaré vendredi devant la presse à Genève l\u2019envoyé spécial des Nations unies pour ce pays, le sous-secrétaire général Ismail Ould Cheikh Ahmed, n va se rendre à New York pour rendre compte au secrétaire général de l\u2019ONU Ban Ki-moon et au Conseil de sécurité et entend ensuite se rendre dans la région pour poursuivre ses efforts de paix.Le diplomate a qualifié les consultations de Genève de «préliminaires», mais a admis qu\u2019aucune nouvelle date n\u2019avait été fixée.«Ce n\u2019est pas à l\u2019ONU de décider s\u2019il y aura de nouvelles consultations, c\u2019est aux Yéménites de le faire», a-t-il dit.Agence France-Presse LE DEVOIR LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 JUIN 2015 A 9 LE MONDE TERRORISME Le nombre de victimes monte en flèche NICOLAS REVISE à Washington Avec près de 33 000 personnes tuées en 2014 dans des «attaques terroristes», le monde a subi une hausse vertigineuse du nombre de personnes décimées par des attentats, s\u2019est alarmée vendredi la diplomatie américaine.Dans un rapport mondial plaçant, le département d\u2019Etat analyse également l\u2019émprgence fulgurante du groupe Etat islamique (El) en Irak et en Sju\u2019ie et dénonce aussi le rôle de «soutien au terrorisme» international que continuerait de jouer l\u2019Iran au Moyen-Orient.Ce panorama statistique annuel, qui s\u2019arrête au 31 décembre 2014, décompte 13 463 «attaques terroristes» l\u2019an dernier, soit une augmentation de 35% par rapport à 2013, ayant provoqué la mort de 32 727 personnes, l\u2019équivalent de la population d\u2019une ville moyenne en Erance.Cela représente une hausse de 81 % sur un an.Dans cette avalanche de chiffres bruts, qui laisse peu de place à l\u2019analyse, Washington relève que 95 pays ont été frappés par des actes «terroristes» en 2014 mais que plus de 60% d\u2019entre eux se sont produits en Irak, au Pakistan, en Afghanistan, en Inde et au Nigeria.Et 78% des personnes tuées se trouvaient en Irak, Syrie, Afghanistan, Pakistan et au Nigeria.Cette poussée affolante du nombre de morts s\u2019explique par le fait qa\u2019«en 2014 il y a eu 20 attaques qui ont tué [chacune] plus de 100 personnes, contre deux du même type en 2013», selon le ministère américain des Affaires étrangères.Un total de 34 791 personnes ont également été blessées dans ces attentats et, en outre.MOHAMED ABDIWAHAB AGENCE ERANCE-PRESSE Le nombre de personnes décédées en raison d\u2019attentats terroristes a bondi de 81% en 2014, rapporte le gouvernement américain.9428 ont été prises en otage, a compilé le département d\u2019Etat.Concept idéologique, sujet à de multiples controverses, le « terrorisme » est défini juridiquement par le gouvernement américain comme un acte «de violence prémédité, aux mobiles politiques, perpétré par des groupes sous-nationaux ou des agents clandestins, contre des cibles non combattantes».Ce rapport annuel préparé pendant des mois par une armée d\u2019experts et de diplomates américains est rendu public avec plusieurs semaines de retard et dresse une photographie la plus exhaustive possible du terrorisme mondial: pour 2014, il met un accent particulier sur le groupe El, qui contrôle depuis juin dernier de larges pans de la Sypie et de l\u2019Irak.Les Etats-Unis ont mis sur pied en septembre une coalition militaire internationale qui a effectué des milliers de frappes contre les bastions d\u2019El, mais Washington reconnaît que cette organisation islamiste ultraradicale sunnite est «sans précédent» dan^ l\u2019histoire du terrorisme.À cet égard, «la guerre civile en Syrie a été en 2014 un facteur significatif qui a alimenté le terrorisme monfial», note le département d\u2019Etat.Soutien de l\u2019Iran Washington n\u2019a pas non plus oublié Téhéran, malgré le processus historique diplomatique entre ces deux ennemis qui cherchent un accord sur le programme nucléaire controversé iranien.Mais la République islamique chiite «a continué de soutenir des groupes terroristes tout autour de la planète», a pointé Tina Kaidanow, émissaire du gouvernement américain pour la lutte antiterroriste, en dévoilant le rapport à la presse.Téhéran figure depuis 1984, aux côtés de la Syrie et du Soudan, sur une liste noire américaine &\u2019«Etats soutenant le terrorisme».Cuba en a été retiré fin mai.Agence France-Presse La Russie est « ouverte au monde», assure Poutine Saint-Pétersbourg \u2014 Le président russe Vladimir Poutine a affirmé vendredi que la Russie était «ouverte au monde » et poursuivrait sa coopération avec les pays occidentaux malgré les tensions liées à la crise ukrainienne.«Notre coopération active avec les nouveaux centres de la croissance mondiale ne signifie en aucun cas que nous allons accorder moins d\u2019attention au dialogue avec nos partenaires traditionnels en Occident.Je suis convaincu que ce partenariat sera poursuivi», a déclaré M.Poutine lors du forum économique international de Saint-Pétersbourg.«La Russie est ouverte au monde, à un partenariat économique, scientifique, humanitaire et à une coopération avec la société civile et les milieux d\u2019affaires partout dans le monde», a-t-il ajouté lors de ce forum, où était notamment présent le premier ministre grec, Alexis Tsipras.En froid avec les pays occidentaux en raison de la crise ukrainienne et frappé par une série de sanctions occidentales sans précédent, Moscou cherche depuis plus d\u2019un an à renforcer ses liens diplomatiques et commerciaux avec les autres pays émergents tels que la Chine, l\u2019Inde et le Brésil.M.Poutine a en outre affirmé que malgré les difficultés rencontrées depuis l\u2019année dernière par l\u2019économie russe, notamment liées aux sanctions occidentales et à la chute des cours du pétrole, le pire a été évité.Agence France-Presse Depuis plus de 400 ans, nous formons un peuple accueillant et ouvert.Notre histoire en est une de courage et de détermination.Ensemble, nous avons bravé les tempêtes.Nous avons fait preuve d\u2019audace et de créativité pour bâtir la seule société à majorité francophone en Amérique du Nord.Notre langue et notre culture nous distinguent.C\u2019est notre identité.C\u2019est notre ADN.Et c\u2019est au contact de la diversité québécoise de tous les horizons et de toutes les régions que notre Nation s\u2019affirme et s\u2019enrichit.Nous sommes unis dans l\u2019adversité.Unis dans le respect de nos différences.Unis parce que notre drapeau et notre fierté du Québec appartiennent à toutes les Québécoises et à tous les Québécois.En ce 24 juin, célébrons tout simplement ce qui nous rassemble.Ce qui nous ressemble.Parce qu\u2019ensemble, nous sommes le Québec.Bonne fête nationale ! t PhUlppolCouillard Prê^j|||i^inistre du Québec ENSEMBLE^ 4* on fait avancer le Québec A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 JUIN 2015 ACTUALITES EXTINCTION SUITE DE LA PAGE 1 très organismes vivants à un rythme accéléré, amorçant ainsi un épisode d\u2019extinction massive sans précédent depuis 65 millions d\u2019années.» Lors de cette cinquième extinction de masse, ce sont les dinosaures qui ont été rayés de la carte, probablement en raison de la collision d\u2019une météorite avec la Terre.Aujourd\u2019hui, c\u2019est toutefois l\u2019étre humain qui est responsable de cet anéantissement mortifère, insistent les chercheurs.Ils ont ainsi évalué que le taux dit «naturel» de disparition des espèces de vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles, am-phibiens et poissons) est de deux espèces par siècle pour un échantillon de 10 000 espèces.L\u2019analyse des données historiques et actuelles sur les vertébrées indique toutefois que ce taux est de 25 à 100 fois plus élevé, selon le type de vertébré.Concrètement, sans intervention humaine, un total de neuf espèces auraient disparu depuis 1900.Mais les données scientifiques ont recensé pas moins de 477 disparitions d\u2019espèces depuis le début du XX® siècle.On y retrouve 158 espèces de poissons, 146 espèces d\u2019amphibiens, 80 espèces d\u2019oiseaux et 69 espèces de mammifères.L\u2019étude souligne d\u2019ailleurs que si le taux «naturel» d\u2019extinction prévalait, il aurait fallu «plusieurs millénaires» pour voir disparaître autant d\u2019espèces.«C\u2019est très déprimant parce que nous avons utilisé les taux les plus modérés, mais malgré cela, ils sont beaucoup plus élevés que le taux normal d\u2019extinction, fait valoir Gerardo Cebal-los, coauteur de l\u2019étude.Cela nous indique que nous assistons à des pertes massives d\u2019espèces.» Impact humain Preuve «irréfutable» de l\u2019impact de l\u2019activité humaine sur le recul abrupt de la biodiversité terrestre, les chercheurs notent que «les taux d\u2019extinction ont augmenté m __ __\tsignificativement au Æ ^7 ^7\tcours des 200 dernières i i\tannées, ce qui corres- f f\tpond à la montée de la société industrielle».Le nombre\tLa vaste majorité des d\u2019espèces dispa-\tdisparitions dûment rérues depuis le dé-\tpertoriées depuis 1500 but du XX® siècle.\tont eu lieu depuis 1900.Cette très brève période de l\u2019histoire a été marquée par une croissance sans précédent de la population mondiale, qui va de pair avec une hausse significative de la consommation et de la destruction des milieux naturels.Ce dernier phénomène se poursuit d\u2019ailleurs toujours inexorablement.En fait, au rythme où l\u2019humanité détruit les zones naturelles pour faire davantage de place à l\u2019agriculture, près de 10 millions de kilomètres carrés de ces terres disparaîtront d\u2019ici 2050, selon le Programme des Nations unies pour l\u2019environnement.Il est vrai que la croissance de l\u2019empreinte écologique de l\u2019humanité est constante.Ainsi, chaque année, le monde consomme des ressources équivalant à 150% de ce que la planète est en mesure de produire sur une base annuelle.Plus de 80% de la population mondiale vit dans des pays qui utilisent plus que ce que leurs propres écosystèmes peuvent renouveler.Si tous les humains consommaient comme les Canadiens, il nous faudrait l\u2019équivalent de trois planètes et demie pour assurer notre subsistance.Pertes permanentes Le recul de la biodiversité est un des problèmes environnementaux les plus critiques puisqu\u2019il menace directement les «services» que les écosystèmes rendent à chaque instant à l\u2019humanité, rappelle en outre l\u2019étude.«Si le niveau actuel d\u2019extinction se maintient, les humains seront bientôt [dans aussi peu de temps que l\u2019équivalent de trois durées de vies humaines] privés de plusieurs bénéfices tirés de la biodiversité, concluent justement les scientifiques.À l\u2019échelle humaine, ces pertes seront permanentes, parce qu\u2019à la suite des extinctions de masse, le vivant a besoin de centaines de milliers, voire de millions d\u2019années pour se régénérer.» Selon les chercheurs, il est certes toujours possible d\u2019éviter le pire en mettant en place «des efforts intensif de conservation», mais «les chances d\u2019y parvenir s\u2019amenuisent rapidement».Il faut dire qu\u2019en plus de la destruction des habitats et les problèmes de pollution, les espèces vivantes sont de plus en plus aux prises avec les impacts des bouleversements climatiques.D\u2019après les conclusions d\u2019une étude britannique publiée dans la revue Nature Climate Change, quelque 55% des plantes et 35% des animaux devraient voir l\u2019espace propice à leur existence réduit de moitié d\u2019ici 2080 à cause du réchauffement climatique, si la tendance actuelle se poursuit.Le Devoir Rectificatif Une erreur s\u2019est glissée dans le texte «Barrette allège les contraintes pour les spécialistes», publié le 19 juin et signé par Jessica Nadeau.L\u2019article faisait référence à une campagne de publicité de la FMSQ pour contrer le projet de loi 20 au coût de 60 millions de dollars.Il aurait plutôt fallu lire 6 millions.Toutes nos excuses.CONDOS SUITE DE LA PAGE 1 Le professeur adjoint en géographie et aménagement urbain a analysé une série d\u2019indicateurs qui démontrent l\u2019embourgeoisement accéléré du secteur Marconi-Alexandra, dans La Petite-Patrie.Cette ancienne enclave industrielle, coincée entre le boulevard Saint-Laurent et l\u2019avenue du Parc, à la hauteur de la rue Beau-bien, se transforme en quartier «branché».Les maisons d\u2019architectes côtoient les vieux garages, des immeubles à condos s\u2019élèvent près d\u2019entrepôts défraîchis.Et de modestes logements résistent à l\u2019assaut des promoteurs.Mais ils sont de moins en moins nombreux, les logements «abordables», dans le quartier.En 2005, 87% du parc de logements du secteur était locatif.Aujourd\u2019hui, à peine 57% des 776 adresses du disfrict sont des logements à louer.Les 43% restants sont des condos.Au moins 98 de ces condos étaient jusqu\u2019à récemment occupés par des locataires, a découvert Ted Rutland en épluchant le registre foncier de Montréal et la base de données de la Régie du logement, notamment La conversion de logements locatifs en condos est pourtant interdite sur tout le territoire de la Ville de Montréal depuis 1987, à quelques exceptions près.Le but est bien sûr d\u2019éviter que règne la loi de la jungle en matière de logement.Mais trois décennies après l\u2019entrée en vigueur du moratoire, tous les observateurs constatent que la conversion de logements en condos se fait impunément et à grande échelle.«Il ne fait aucun doute que la conversion de condos transforme tous les quartiers centraux de Montréal \u2014 et rapidement.Les effets cumulatif se font sentir davantage dans les premiers quartiers qui ont commencé à s\u2019embourgeoiser, mais le phénomène se produit dans tous ces quartiers», indique Ted Rutland, joint par courriel alors qu\u2019il se trouvait à l\u2019extérieur du pays.Dans le quartier Marconi-Alexandra, plusieurs indicateurs pointent vers un embourgeoisement n I rr / B Le patrimoine religieux n\u2019échappe pas à la reconversion en condos.JACQUES NADEAU LE DEVOIR rapide.Le revenu moyen des résidants augmente sans cesse, pour se rapprocher de la moyenne montréalaise (30 871$ contre 38 281$ en 2011, alors que la différence était du simple au double 20 ans plus tôt).Le taux de personnes du quartier détenant un diplôme universitaire a augmenté de 8,2% à 22,9% durant la même période, rejoignant aussi la moyenne montréalaise.Fausse bonne nouvelle Autre indice indéniable d\u2019une transformation en profondeur du district, le secteur d\u2019emploi des résidants a changé radicalement.Les travailleurs des services, qui formaient à peine 15% de la population du secteur en 1991, sont maintenant majoritaires (62,1%).Les ouvriers cèdent la place aux cols blancs.A première vue, tous ces indicateurs mis ensemble ressemblent à une bonne nouvelle.La population s\u2019est enrichie, s\u2019est éduquée, a rajeuni et LE SAVOIR EN LIBRE ACCES.MonuQients intellectuels de la Nouvelle-France et du Québec ancien Julien Prud homme Pierre Doray et Frederic Bouchard Sciences, technologies et sociétés de A à Z lot (jffiîfijft (l nu( fiadi/ioti »iilliiulU GUY ROCHER LE SAVANT ET LE POLITIQUE (daii(H\u201c (jOI 1)0 f LIBRE ACCES Un projet pilote realise en collaboration avec la Direction des bibliothèques de l\u2019UdeM.Téléchargez gratuitement la version numérique de ces livres Les Presses de l'Université de Montréal www.pum.umontreal.ca délaisse les vieux logements pour acheter des condos.Comme dit le dicton: mieux vaut être riche et en santé que pauvre et malade.Le problème, c\u2019est que l\u2019enrichissement du quartier s\u2019est fait en repoussant les pauvres vers d\u2019autres quartiers, souligne Ted Rutland.«Les locataires ne connaissent pas leurs droits face aux promoteurs.Un nombre incalculable de locataires ont été évincés de leurs vieux logements dans Marconi-Alexandra.Plutôt que de prendre les moyens pour freiner la conversion, la rénovation ou la construction de condos dans des quartiers comme La Petite-Patrie, la Ville de Montréal a failli à la tâche de répondre à la forte demande pour les logements locatif», indique l\u2019étude.«Si Montréal échoue à trouver des solutions, un quartier jadis dynamique et réputé pour sa diversité comme La Petite-Patrie aura des allures de banlieue embourgeoisée.Montréal ne peut se permettre de perdre un autre Marconi-Alexandra, s\u2019inquiète le professeur.Si la tendance se maintient, sommes-nous prêts à voir d\u2019autres quartiers devenir des banlieues peuplées de tours à condos et de rues sans vie, bondées de voitures ?Et où vont les démunis quand ils n\u2019ont pas les moyens de louer un condo dans leur quartier et d\u2019avoir une voiture ?» Le Devoir Regina a une solution Montréal devrait s\u2019inspirer de Regina pour freiner la conversion de logements locatife en condos, selon Ted Rutland.Le marché locatif a augmenté de 19,1% entre 2007 et 2010 dans la capitale de la Saskatchewan grâce à des mesures fermes pour empêcher les spéculateurs d\u2019expulser les locataires: le moratoire vise clairement la copropriété divise et indivise, contrairement à Montréal, où les promoteurs contournent les règles pour transformer des logements en copropriétés indivises, exemptée du moratoire.Regina interdit ainsi les évictions pour cause de rénovation ou de démolition, excuses souvent évoquées, à Montréal comme là-bas, pour transformer des logements en condos.Les promoteurs de logements obtiennent aussi des exemptions fiscales.AUTOCHTONES SUITE DE LA PAGE 1 A côté de sa bibliothèque, un autre trésor: son diplôme de l\u2019Université Laval en enseignement du français.«J\u2019aime la langue française et la littérature.Et je voulais choisir une carrière qui serait utile à ma communauté.[.] Mais il n\u2019était pas question que je m\u2019installe et élève mon fils sur la réserve, ajoute-t-elle, c\u2019est une sorte^ de ghetto.» Elle réside donc à Sept-îles et enseigne sur la réserve d\u2019Uashat, à dix minutes en voiture.Naomi Fontaine est née là, à Uas-hat, en 1987.Quand elle avait 7 ans, sa mère, veuve, a décidé contre l\u2019avis de tous de quitter sa maison et d\u2019emmener ses cinq enfants vivre à Québec.«Ma mère pensait qu\u2019on n\u2019allait pas pouvoir s\u2019en sortir en restant sur la réserve.C\u2019était comme une fuite», raconte-t-elle.Naomi a fait ses études à Québec avec, en tête, une idée fixe: revenir à Uashat pour y enseigner.«Je me suis choisie.J\u2019ai voulu ma vie, écrit-elle.Dormir tôt le soir.Troquer mes t-shirts pour des habits de madame.Motiver ces graines d\u2019humains qui créeraient notre futur.» Je la retrouve à l\u2019école Manika-netish, où elle enseigne en 4® et 5® secondaire.Ses élèves sont en examen.Naomi se promène de long en large dans le corridor attenant à sa classe en gardant l\u2019œil sur ses protégés.Dehors, soleils éclatants et pluies torrentielles se succèdent.Une journée en dents de scie, un peu à l\u2019image de ce qu\u2019est sa vie d\u2019enseignante.Aux jours exaltants où elle ressent un intense sentiment d\u2019accomplissement succèdent des jours de découragement.Surtout quand ses élèves lui disent que le français n\u2019est pas leur langue et qu\u2019ils n\u2019en ont rien à f.«A quoi ça sert, le français?leur répond-elle avec fougue.Ça sert à écrire comme il faut et à parler comme il faut.Si vous savez lire, écrire et parler correctement, alors «Je ne personne ne pourra vous dire quoi penser.C\u2019est d\u2019abord ça, la liberté.» me sens pas victime de notre histoire comme ma mere» Pas de pitié La jeune prof s\u2019insurge confre l\u2019image de l\u2019autochtone misérable qu\u2019elle voit parfois inscrite sur les visages dans sa classe.«Je refuse de les prendre en pitié, et c\u2019est ce qui me vaut leur plus grande colère.» Assez de la pitié ! Assez de se sentir victime! «Je leur fais des speechs.Personne ne me fera croire que les Innus ne sont pas aussi capables et brillants que les Blancs.Et c\u2019est pas vrai que vous allez venir dormir dans mes cours!» Elle est vue par ses élèves comme un modèle de confiance et d\u2019exigence envers soi.Elle, Naomi, son modèle, c\u2019est sa mère.Qui a choisi de rester seule, de faire un bac en toxicomanie à l\u2019Université Laval et de se convertir au protestantisme, au grand dam de sa famille catho- lique.Cette mère a transmis à sa fille son indépendance d\u2019esprit.Naomi n\u2019a pas froid aux yeux et ne craint pas de prendre à rebours les idées reçues.L\u2019autre jour, elle a refusé de s\u2019associer à une cérémonie de purification où brûlait la sauge, au son du tambour.«Je ne fais pas de choses auxquelles je ne crois pas.Par respect pour moi-même d\u2019abord.Je refuse de jouer à l\u2019Indienne.» Attention, oreilles orthodoxes et adeptes de la «bien-pensance», les propos de Naomi Fontaine peuvent déranger.«Quand arrêterons-nous de jouer à l\u2019Innu et de fantasmer sur l\u2019Innu protecteur de la nature ?Quand oserons-nous nous regarder en face?» Une autochtone ne peut pas penser comme ça, lui dit-on dans sa communauté.Eh! bien oui, elle pense comme ça.Ce qui l\u2019indispose le plus à propos d\u2019Uashat, c\u2019est l\u2019espèce d\u2019unanimisme qui y règne.«Tout le monde pense pareil! Alors qu\u2019il devrait y avoir autant de façons de penser qu\u2019il y a d\u2019Innus.» L\u2019examen est terminé.Naomi a ramassé les copies.«Cette génération, dit-elle, est ouverte, allumée, de plus en plus consciente de l\u2019importance des études et en train d\u2019acquérir des compétences dans tous les domaines.Elle commence à prendre la parole publique.Ses attentes envers la vie ne se limitent plus au \u201cBS\u201d et à des maisons fournies par le conseil de bande.» Alors que le rapport de la Com- mission de vérité et réconciliation et le drame des pensionnats autochtones sont à l\u2019avant-scène de l\u2019actualité, Naomi réagit ainsi: «Cette tranche de notre histoire devait être dite, écrite, analysée.Maintenant, il faut poursuivre la route.» «Je ne me sens pas victime de notre histoire comme ma mère, poursuit-elle, qui me répète souvent: \u201cÀ moi la colère, à toi la lumière.\u201d» Elle a eu longtemps honte d\u2019être une Indienne.Et savez-vous qui l\u2019a guérie?Sa meilleure amie, une Blanche.«Ça sert à ça, l\u2019amitié et le dialogue entre les cultures.» L\u2019autre soir, au Musée Shaputuan d\u2019Uashat, Naomi a lu, d\u2019une voix forte et belle, un texte intitulé Pua-mun, le rêve devant un auditoire rassemblé pour le lancement de la revue Littoral, à laquelle elle a collaboré.«Pour mes élèves, je souhaite qu\u2019après le secondaire, ils aillent au cégep et à l\u2019université.Et pour mon peuple?Qu\u2019un jour, il fasse l\u2019envie des autres peuples, avec de spectaculaires taux de réussite.» Et pour elle?«Une petite maison et une galerie en bois d\u2019où je verrais et entendrais la mer avec Marc-Aurèle, à qui toutes les portes de l\u2019avenir seront ouvertes.» Mais la petite maison sur la mer attendra.Car entre-temps, il y aura quelques années à Québec, «où mon fils étudiera».A l\u2019ombre du Château Frontenac, avec Uashat en songe, Naomi, elle, retournera à son travail d\u2019écrivaine.«Pour voir plus loin que ce que les yeux voient.» Collaboratrice Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redactio n @ ledevo ir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone Extérieur de Montréal (sans frais) Par télécopieur 514 985-3399 1 800 363-0305 514 985-3390 Avis pubtics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (luncU à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc dont le siege social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 II est imprimé par Imprimerie Mirabel inc , 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858 Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007 "]
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