Le devoir, 11 juillet 2015, Cahier D
[" Monde insolite: se ^ ^ débarrasser d\u2019une araignée géante chinoise Page d 3 Saveurs : l\u2019appel des petits marchés estivaux Page D 5 PLAISIRS CAHIER D .LE DEVOIR, LES SAMEDI II EIT DIMANCHE 12 JUILLET 2015 ////////à ouRiSME Quebec Sfr u:?*» PHOTOS GARY LAWRENCE Le Sainte-Marie-la-Mauderne de La grande séduction s\u2019appelle en vérité Harrington Harbour.Le petit village anglophone de quelque 300 âmes est un joyau de la Basse-Côte-Nord.T Aux confins du Labrador, un cargo mixte permet de s\u2019immiscer en Basse-Côte-Nord, là où la terre s\u2019incline face au golfe du Saint-Laurent, là où les villages côtiers ne sont reliés au monde que par ciel et mer.Compte-rendu d\u2019une croisière inoubliable et inclassable à bord du Bella Desgagnés, au-delà des limites du Québec connu.GARY LAWRENCE à bord du Bella Desgagnés « A Le Bella Desgagnés croisières.La grande 381 passagers.est une sorte d\u2019hybride entre un cargo, un traversier et un navire de partie de son bord est réservé au fret, mais ii peut tout de même accueiiiir vez-vous vu les chevreuils ?lance Robert, le popotin bien enfoncé derrière le volant de son pick-up un brin déglingué.Je peux aller vous les montrer, si ça vous tente.» Je venais tout juste de voir gambader une famille de braves ongulés, si nombreux à Anticosti, quand l\u2019homme à la bouille goguenarde et au sourcil hirsute m\u2019a abordp, sur la main de Port-Menier.Menuisier de L\u2019Ile-Perrot, Robert est venu s\u2019échouer dans la grande île pour prendre sa retraite, «parce que le monde est vrai, ici».En ce mardi soir de mai, Port-Menier a des allures de village fantôme : pas âme qui vive, rien que Robert et quelques Anticostiens venus chercher un proche ou assister aux transbordements du Bellp.Desgagnés, qui vient d\u2019arriver de Sept-Iles, ses cales remplies de denrées et de camionnettes frappées du logo de Pétrolia.Un ou deux braves bougres sont aussi là pour offrir un «tour de machine» aux passagers descendus à terre, tout fiers de leur montrer une infime partie de leur île grande comme la Corse, même quand 11 y fait noir comme dans le fond d\u2019un baril de pétrole de schiste.Puis, quand Us volent s\u2019incliner la grue du Bella Desgagnés \u2014 signe d\u2019un départ Imminent \u2014, Us les ramènent au bout de l\u2019interminable jetée de 1,2 km.Coût de la visite : un grand sourire et une franche poignée de main.C\u2019est bien vrai que le monde est vrai, par ici.Tout autant qu\u2019ailleurs en Moyenne et en Basse-Côte-Nord, d\u2019ailleurs, là où d\u2019autres bons samaritains viennent parfois à la rescousse des passagers largués sur le quai, lors des escales du Bella Desgagnés.Sorte d\u2019hybride entre un cargo, un traversier et un navire de croisières, le Bella Desgagnés consacre une large partie de ses 6655 tonnes au fret, et une autre partie à ses 381 passagers, qu\u2019ils aient réservé un simple siège dans l\u2019un des salons collectUs, ou qu\u2019ils se soient prévalus, d\u2019une cabine tout confort.Eminemment plus agréable, maniable, stable et volumineux que ses prédécesseurs \u2014 le Relais Quiconque monte à bord du Bella Desgagnés ne peut être que dérouté, surtout au-delà de Natashquan Nordik et le Fort Mingan \u2014, le Bella Desgagnés est entré en service en 2013.Depuis, il quittç Ri-mouski chaque lundi à destination de Sept-Iles, gagne Anticosti puis Havre-Saint-Pierre, et sautille ensuite de quai en quai jusqu\u2019à Blanc-Sablon, pour finalement rentrer au bercail le lundi suivant, en refaisant les mêmes escales, de jour comme de nuit, beau temps mauvais temps.Luxe modéré On ne s\u2019embarque pas à bord de ce cargo mixte comme on le fait dans un paquebot: ici, pas d\u2019animation à bord, pas de glissades d\u2019eau ou de buffet tout compris, ni même de bar, d\u2019ailleurs.Seul un peu de pinard est servi en salle à manger, lors des excellents repas, où abondent poissons et fruits de mer, entre autres mets sapides.En fait, il faut chercher l\u2019animation partout ailleurs, sur ce navire : le déploiement de l\u2019immense grue à flèche qui peut soulever un camion de 27 tonnes sans sourciller ; les baleines qui batifolent tôt le matin au quai de Havre-Saint-Pierre; les icebergs qui défilent à la queue leu leu, de mai à juillet, dans le détroit de Belle Isle ; le soleil qui remonte le fil de l\u2019aube sur la mer d\u2019huile ; ou les deux irréels que le vent et la lumière épannellent, quand la purée de pois n\u2019englue pas l\u2019étale du fleuve.A bord, on côtoie toute une galerie de personnages, des pêcheurs anglos qui vont se faire soigner à «Seven Islands» ou\u201edes Innus qui vont magasiner à Sept-Iles, des grands-parents qui vont voir leur petit-fils à Lourdes-de-Blanc-Sablon, des profs de français qui rentrent de huit mois de labeur à Unamen Shipu, mais aussi des tronches sorties tout droit d\u2019un documentaire de Pierre Perrault, ainsi que des touristes européens tout ébaubis d\u2019explorer ce coin de pays à la joliesse démesurée.En fait, quiconque monte à bord du Bella Desgagnés ne peut être que dérouté, surtout au-delà de Natashquan.Pendant des années, c\u2019est là que s\u2019arrêtait la route 138, mais il y a deux ans, un nouveau tronçon routier a désenclavé le village suivant, Kegaska, ancien poste de traite devenu ravissant havre de pêche de 110 habitants, où dodelinent placidement les crabiers, en retrait des eaux tommentées.Paysage dénudé Au-delà, seul le Bella Desgagnés dessert une série de villages et de hameaux isolés, aux maisonnettes de bois éparses, hissées sur pilotis ou déposées à vif sur le roc.Des bleds riquiqui et craquants à souhait, qui émergent de nulle part \u2014 et la plupart du temps de la brume.«Ça me rappelle vraiment les villages de pêcheurs d\u2019Islande!» lance Mathieu Dupuis, un photographe VOIR PAGE D 2 : BASSE-CÔTE-NORD D 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 JUILLET 2015 PLAISIRS L\u2019auberge La Salicorne est aujourd\u2019hui un site respecté des îles de la Madeleine.Située à Grande-Entrée, elle est le repère de pêcheurs et l\u2019endroit où il fait bon se promener face aux vagues.TOURISME Long-courrier Lio Kiefer Strasbourg «Étant l\u2019une de vos fidèles lectrices, je parcours votre chronique tous les samedis et j\u2019aimerais vous poser quelques questions sur un voyage que nous projetons le printemps prochain à Strasbourg du 24 mai au 21 juin 2016.Quel type d\u2019hébergement est-il souhaitable ?Nous avons l\u2019intention de favoriser le transport en commun et le vélo.À part celle de Lonely Planet, quelle documentation est la plus appropriée ?Outre Strasbourg, nous aimerions visiter une ville représentative de l\u2019Allemagne durant la dernière semaine.Laquelle nous conseillez-vous et quel mode de transport nous suggérez-vous pour nous y rendre ?Est-ce qu\u2019une agence de voyages serait particulièrement indiquée ?Voilà beaucoup de questions et je vous remercie à l\u2019avance pour vos suggestions.» Diane Delisle Strasbourg est une ville qui se fait facilement à pied, ou pire, en vélo.Le quartier le plus touristique est la Petite France, qui est un quartier historique qui divague entre les canaux.Comme les Strasbourgeois ont de l\u2019humour, l\u2019origine du nom de la Petite France vient des soldats français au XV® siècle revenant du front d\u2019Italie avec plein de maladies, dont la syphilis, appelée en ce temps le mal français.Ils étaient logés dans l\u2019hospice des vérolés.Maisons à colombages, restaurants, boutiques de souvenirs.C\u2019est pour le touriste.Cathédrale grandiose, circuits piétonniers, musées, galeries d\u2019art, tramways, c\u2019est un typique lieu européen.Vous avez certes le guide Lonely Planet, mais le Guide du routard sur la ville et l\u2019Alsace est d\u2019une très bonne te- nue.Vous pourrez aussi obtenir des renseignements à l\u2019office de tourisme, avec des excursions en bateau, en Seg-way, ou à pied.En ce qui a trait aux alentours, Colmar, sa route des vins, ses châteaux sont sublimes.Sans oublier la choucroute, les villages et les châteaux forts.Dans ce dernier domaine, vous avez aussi le château du Haut-Kœ-nigsbourg, mais cette dernière étape demeure difficile en vélo.Pour l\u2019Allemagne, vous avez les lander juste de l\u2019autre côté de la frontière, mais il y a beaucoup de ressemblances.Optez plutôt pour Munich, à quelques heures de train.Cette ville bavaroise a beaucoup à offrir autour et à l\u2019intérieur.Vous avez de minuscules églises à l\u2019extérieur et intra muros.On est ici dans l\u2019Allemagne profonde, et la Bavière répond à tous ces indices.Vous êtes loin de Strasbourg.Munich se fait bien à pied et en autobus.Il existe des cartes de transport par autobus qui vous mènent un peu partout dans la ville.Marchés, concerts à l\u2019hôtel de ville, et villages avec châteaux qui sont dans le délire de Ludwig IL Petits lacs et verdoyantes banlieues sont à portée d\u2019autobus.À SUIVRE L\u2019auberge La Salicorne est aujourd\u2019hui un site respecté des Cathédrale grandiose, circuits piétonniers, musées, galeries d\u2019art, tramways, c\u2019est un typique lieu européen îles de la Madeleine.Située à Grande-Entrée, elle est le repère de pêcheurs et l\u2019endroit où se promener face aux vagues.Dotée de chambres qui se sont petit à petit tournées vers le rustique, La Salicorne dispose d\u2019une bonne cuisine et d\u2019un bar qui voit défiler conteurs, chanteurs.De nombreuses activi- -\tlÀ\"\u2019- ¦fy .V- HÜHWMWr PATRICK HERTZOG AGENCE ERANCE PRESSE Un restaurant en plein air à Strasbourg.La ville française célèbre jusqu\u2019en septembre le millénaire des fondations de sa cathédrale.tés comme la randonnée à pied, la pêche aux coques, l\u2019ornithologie, le kayak de mer sont aussi au programme.Mais comme un bonheur n\u2019arrive jamais seul, La Salicorne propose un regain d\u2019énergie en proposant aux vacanciers un programme antistress.Massages, bains d\u2019argile et séances de yoga sont au menu.Le premier programme vient de se terminer, mais on annonce déjà une seconde session du 2 au 7 septembre 2015.Rien que de sortir de l\u2019auberge et de se frotter aux vents du large est un premier indice de ressourcement.Quant aux ma-ringouins, ils se sont depuis longtemps 4éportés vers TÎle-du-Prince-Edouard.Le ressourcement impose un homard par personne et des recettes de Madelinots pendant la semaine.Un détail: pas de supplément occupation simple en septembre.À URE Lonely Planet offre une version revisitée de son recueil sur la Croatie.Un pays de plus en plus visité depuis la guerre qui a fait autant de mal à la Croatie qu\u2019à la Serbie, la Bosnie, le Monténégro.La résilience est offerte aux touristes.Un mot que je déteste et qui est repris à toutes les sauces.Les Croates ne sont pas résilients.Ils se battent pour exister, sans rien oublier.Les traces de balles qu\u2019on voit sur les murs de Dubrovnik ne sont pas effacées.Elles restent.Elles parlent de l\u2019histoire.Elles témoignent du combat.Mais c\u2019est vrai qu\u2019elles défendent une idée du pays.Des îles par centaines, des villages qui aiment la fête, des plages par milliers.Il suffit de les trouver.Ulysse propose l\u2019Ouest canadien, avec Banff et Calgary en points de mire.En dehors du guide, on retrouve des escales à Banff, Vancouver et Calgary.Des restaurants à Whistler, Vancouver et Victoria.Témoignage «Plusieurs lecteurs ont exprimé leurs difficultés avec l\u2019utilisation de leur carte de guichet automatique Desjardins.J\u2019ai expérimenté aussi cette difficulté, par exemple en Ukraine en 2013, à l\u2019aéroport de Kiev: il n\u2019y avait que deux guichets automatiques, dont celui avec le logo \u201cPlus\u201d, qui ne fonctionnait pas.Au centre-ville de Kiev, j\u2019ai fait les dix guichets automatiques de la grande place, et un seul fonctionnait avec le logo \u201cPlus\u201d.Pour mes autres voyages, j\u2019ai résolu cette difficulté de la manière suivante.J\u2019ai ma carte de crédit Visa habituelle pour toutes mes transactions et j\u2019ai une autre carte de crédit Visa sur laquelle je dépose de l\u2019argent avant de partir, que j\u2019utilise comme carte de retrait au besoin.J\u2019ai aussi ma carte de guichet automatique du Mouvement Desjardins avec le logo \u201cPlus\u201d, ainsi qu\u2019une carte de guichet automatique de la Banque de Montréal avec le logo \u201cCirrus\u201d.Jusqu\u2019à maintenant, je n\u2019ai pas eu de difficulté avec les solutions de rechange que je me suis données.Il reste qu\u2019il peut y avoir des coûts pour les transactions et le taux de change, mais je me suis résigné à ne pas évaluer cet aspect.Merci pour votre chronique et bonne journée ! » Bernard Guay Festival de Lanaudière: c\u2019est parti ! La musique classique à la campagne.C\u2019est le Festival de Lanaudière.C\u2019est parti depuis une semaine et les notes sont prêtes.De grands noms, de la musique sacrée.Les liens vers les endroits mentionnés dans cette chronique sont disponibles sur LeDevoir.com.lkiefer@ledevoir.corn BASSE-COTE-NORD suite de la page d 1 monté à bord à Sept-îles, tandis que d\u2019autres trouvent qu\u2019ils fleurent bon la Norvège ou le Groenland.Contrée nue et éminemment minérale, tapie sous un tourbillon de toundra, de tourbières et de taïga, la Basse-Côte-Nord n\u2019a pas d\u2019égal en Amérique.Echancrée par de multiples baies, couverte de rocs lisses et denses piqués de bonsaïs boréaux, son littoral de 400 km est jalonné de centaines d\u2019îles et d\u2019îlots austères, peuplé de 5000 âmes et de milliers d\u2019oiseaux migrateurs, et il a tôt fait de téléporter quiconque dans une intrigante dimension, autour du 50® parallèle.C\u2019est particulièrement le cas dans l\u2019archipel de Kécarpoui, quand le Bella Desgagnés s\u2019insinue prudemment dans les rigolets \u2014 de petits flords pareils à des bras de mer \u2014 pour gagner le quai de Saint-Augustin.«C\u2019est de loin le passage le plus spectaculaire et le plus délicat, avec celui qui mène à Harrin^on Harbour», assure le jeune capitaine François Nadeau.Blotti sur une île lovée dans une vaste baie circulaire, le Sainte-Marie-la-Mauderne de La grande séduction demeure d\u2019ailleurs l\u2019escale la plus prisée de l\u2019itinéraire du Bella Desgagnés.Réparties çà et là comme si une main tita-nesque les avait semées à tous les vents, les croquignolettes maisonnettes colorées du village sont presque toutes reliées par de larges trottoirs de bois entrecoupés de roches plates, qui tiennent lieu de réseau routier partagé entre piétons, vélos et quads.Non loin du quai, la Maison Rowsell \u2014 un centre d\u2019interprétation \u2014 souligne l\u2019histoire de ce village avec force photos et objets divers, dont un chandail de hockey de l\u2019équipe locale et une motoneige vintage, qui rappellent qu\u2019ici, les échanges entre les communautés nord-cô-tières sont plus simples l\u2019hiver, grâce aux ponts de glace et à la Route blanche, balisée par le ministère des Transports.Elle rappelle aussi que si la plupart des 300 âmes de Harrington Harbour parlent anglais, c\u2019est parce que la majorité de ses résidants descend de pêcheurs Terre-Neuviens venus s\u2019établir ici, pour profiter de l\u2019abondance de la pois-caille et des innombrables havres où ils pouvaient se réfugier, au XIX® siècle.Pas surprenant que la majorité des hameaux de la Basse-Côte-Nord soient anglos, même si des descendants d\u2019Acadiens des îles de la Madeleine et de francophones québécois vivent à La Romaine et à Tête-à-la-Baleine.«Quant à ceux de Blanc-Sablon, on ne sait pas trop quelle langue ils parlent !», badine Gilles Monger, guide et ancien directeur de l\u2019école de Tête-à-la-Baleine, en faisant référence à la parlure de ce village intrinsèquement lié à son pendant francophone qu\u2019est Lourdes-de-Blanc-Sablon.De toutes les escales du Bella Desgagnés sur la Basse-Côte-Nord, cette dernière est la seule où on a droit à un peu de temps \u2014 4 heures, en fait \u2014 pour explorer les lieux.Puisque la priorité de ce navire est le fret et la desserte des po-pulations, les escales sont toujours très courtes, de parfois à peine une heure, parfois en pleine nuit.Pire : il arrive que celles-ci soient écourtées ou annulées, selon les aléas de la météo ou des imprévus.«Mais c\u2019est toujours trop court: ce sont vraiment des p\u2019tites saucettes agace-pissette ! » dit Mathieu Dupuis.Avec une heure ou deux devant soi, inutile de songer à aller révérer la maison de Gilles Vi-gneault à Natashquan; de lorgner l\u2019autel en peau de caribou de l\u2019église Marie-Reine-des-In-diens, à La Romaine ; de fondre devant la bucolique joliesse de Mutton Bay; de flâner sur la plage blonde de Saint-Augustin ; de voir les vestiges de la station baleinière basque de Middle Bay ou ceux de la fonderie de graisse de loup marin de Tîle Providence ; ou de visiter la maison de Jos HéberU postier mythique de la Basse-Côte-Nord.A moins que le quai ne soit situé près des sites d\u2019intérêt et qu\u2019on puisse les rejoindre à pied ou à vélo, ou que les guides de Voyages CoSte soient à bord.Exode Depuis plusieurs années, cette coopérative unique au Québec organise des excursions et activités de toutes sortes, sur la Côte-Nord, en plus de travailler au développement du tourisme dans cette région qui souffre toujours du moratoire sur la pêche à la morue, des quotas^de pêche et de Texode des populations.«A Sept-îles, il y a plus d\u2019habitants de Tête-à-la-Baleine qu\u2019il n\u2019y en a ici, dit Nicole Monger, guide et propriétaire d\u2019un gîte, dans ce village de 185 âmes.Les écoles se vident, et quand les jeunes partent étudier en ville, ils ne reviennent plus.»En route vers l\u2019époustouflante chute Brader, non loin de Blanc-Sablon, Tex-maire Anthony Dumas abonde dans le même sens, en pointant une à une les maisons.«Seules deux personnes vivent ici, leurs enfants sont partis.Pareil ici, et ici, et là, où une autre personne vit seule.Tous des vieux! Là, c\u2019est pire: ces maisons sont vides.» Si tout le monde en Basse-Côte-Nord réclame une route comme solution à tous les problèmes, d\u2019autres espèrent que le tourisme amènera un peu plus d\u2019eau au moulin, même si la saison est fichtrement courte.«Encore faut-il que nos richesses soient mises en valeur! plaide Alberte Marcoux, directrice de Voyages CoSte.Qui sait qu\u2019à Blanc-Sablon, on a retrouvé des traces de peuplement qui datent de 9000 ans ?» Peu de gens, en effet.Pas plus qu\u2019on ne sait que c\u2019est dans les environs de Vieux-Fort, près de Blanc-Sablon, que des pêcheurs bretons auraient fondé Brest, possiblement le premier établissement permanent en Amérique du Nord.En attendant que les touristes français débarquent par autocars entiers, la Basse-Côte-Nord forme un fascinant coin de pays à l\u2019état brut, et l\u2019un des derniers bastions authentiques d\u2019un Québec d\u2019autrefois, dont la plus noble porte d\u2019entrée demeure sans conteste la voie maritime.«Pour la Basse-Côte, la province, c\u2019est un bateau», disait le capitaine Jourdain à bord du Cap Diamant, Tun des prédécesseurs du Bella Desgagnés, en 1966.Et il y a fort à parier qu\u2019il en sera encore ainsi longtemps.Collaborateur Le Devoir En vrac Croisière.Le Bella Desgagnés effectue l\u2019aller-retour Rimouski-Blanc-Sablon une fois par semaine, d\u2019avril à janvier.On peut s\u2019embarquer à Sept-îles ou à n\u2019importe quelle escale, y compris à Blanc-Sablon, accessible par une longue route depuis Baie-Comeau, ou depuis le traversier de Terre-Neuve.Les forfaits incluent les repas, l\u2019hébergement en cabine avec écran plat, salle de bain et douche privées, et ils varient d\u2019environ 700$/personne (Kegaska-Ke-gaska, 3 nuits, cabine quadruple, très basse saison) à 2600$/personne (Ri-mouski-Rimouski, 7 nuits, cabine double panoramique, haute saison).On peut aussi se procurer un siège simple en salle.relaisnordik.corn Restauration.A bord, la qualité des repas servis en salle est excellente : crabe des neiges costaud, homards balèses, pétoncles géants, truite saumonée, flétan et fruits de mer à profusion, bon choix de viandes rouges (canard, bœuf, etc.), bons p\u2019tits-déj\u2019, ainsi que service courtois et ul-trarapide.Seul hic : les heures d\u2019ouverture sont fixes, alors que les escales ne le sont pas toujours.Excursions.Voyages CoSte propose des excursions à terre à presque toutes les escales (en haute saison), mais aussi divers forfaits amalgamant croisière et hébergement en Moyenne et Basse-Côte-Nord.On peut ainsi demeurer à terre à Harrington Harbour à l\u2019aller, et reprendre le Bella Desgagnés lorsqu\u2019il repasse.Réservations à l\u2019avance recommandées.voyagecoste.ca Transport aérien.Pour gagner Sept-îles et en revenir par avion, il n\u2019y a pas qu\u2019Air Canada: Pascan Aviation relie cette ville à plusieurs aéroports, dont celui de Saint-Hubert, avec transport gratuit jusqu\u2019au métro Longueuil (réservation 24 heures à l\u2019avance).pascan.com Hébergement.A Sept-îles, le nouveau Quality Inn dispose de grandes chambres modernes et tout équipées, avec literie ultra-confortable {choicehotels.ca).Dans un registre plus modeste, le gîte Le Repos du Guerrier, attenant à une boutique d\u2019art amérindien, propose plusieurs chambres et un loft d\u2019entreprise {agara.ca).Livres.Le guide Ulysse sur le Québec comprend un chapitre sur la Côte-Nord, qu\u2019on peut aussi se procurer individuellement en version numérique.guidesulysse.com Info: tourismecote-nord.com LE DEVOIR, LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 JUILLET 2015 D 3 PLAISIRS Il y a une quinzaine d\u2019années, je suis ainsi débarqué à Guangzhou (Canton), capitale du Guangdong, au terme d\u2019un périple en bus sur le mode unilingue cantonais, même si ledit bus était parti de la très bilingue Hong Kong.TOURISME Une araignée chinoise au plafond Comment se débarrasser d\u2019une indésirable visiteuse nocturne, alors que l\u2019on expérimente de sérieux problèmes de communication GARY LAWRENCE En Chine, nombreux sont les endroits où la connaissance de l\u2019anglais ne sert strictement à rien, même lorsqu\u2019on ne quitte pas les ornières des sites touristiques, même au cœur des (très) grandes agglomérations.Il y a une quinzaine d\u2019années, je suis ainsi débarqué à Guangzhou (Canton), capitale du Guangdong, au terme d\u2019un périple en bus sur le mode unilingue cantonais, même si ledit bus était parti de la très bilingue Hong-Kong.Une fois en ville, j\u2019ai bien vite dégoté une sorte d\u2019auberge de jeunesse, où l\u2019anglais était lingua non grata, mais où j\u2019ai pu réserver une chambre modeste, dépouillée et plutôt propre.Crevé et vanné à souhait, je n\u2019ai donc pas tardé à me glisser sous les draps, puis à éteindre la lampe de chevet.Quand tout à coup.« Drüiiüiing ! » Qui peut bien me téléphoner à une heure si tardive, dans une ville où personne ne sait que je me trouve ?Sans doute la réception.J\u2019allume la lampe et je décroche : il n\u2019y a personne au bout du fil.Ou alors, quelqu\u2019un y est mais il s\u2019abstient de parler.Bah ! Un faux numéro, j\u2019imagine.Je raccroche, et avant de me replonger dans le noir, je vois quelque chose bouger sur le plancher.Une araignée.Très grosse et fichtre-ment velue, du genre qu\u2019on rencontre dans les forêts pluviales, mais moins souvent en milieu urbain, surtout MONDE INSOLITE dans une ville de 10 millions d\u2019âmes (à l\u2019époque).Si le téléphone n\u2019avait pas sonné, jamais je n\u2019aurais croisé du regard l\u2019importune, sauf peut-être si elle était venue me gratifier de sa présence sur mes draps, mes bras, mon matelas.Prenant mon courage à une main et mon sac à dos de l\u2019autre, je soulève lentement celui-ci et le positionne au-dessus de mon indésirable compagnon de chambre.avant de laisser tomber le tout sur le plancher, dans le but avoué d\u2019écrabouil-1er la bestiole à huit pattes.Tant pis pour les dégâts, je passerai la serpillière plus tard.Mais les araignées étant ce qu\u2019elles sont \u2014 c\u2019est-à-dire dotées d\u2019une sorte de sixième sens qui leur fait percevoir les vibrations ambiantes \u2014, la mienne fila.Sous mon lit, évidemment.Je saute du haut de celui-ci \u2014 assez loin, qui sait \u2014 et je descends vite fait à la réception, au rez-de-chaussée, pour extirper de sa torpeur un préposé qui ne parle que le cantonais, il va sans dire.Tant bien que mal, j\u2019essaie alors de lui expliquer la situation, en mimant avec ma main le mouvement d\u2019une araignée qui se déplace, en « Oui, c\u2019est ça, saloperie de grosse zhizhu, grande comme la paume de ma main, là-haut dans ma chambre ! » martelant sans répit les mots «BIG SPIDER!» et en pointant de l\u2019index le plafond.Rien n\u2019y fait : le préposé semble croire que c\u2019est justement là que j\u2019en ai une, une araignée, et il me regarde d\u2019un air hébété.Je remonte à ma chambre chercher mon calepin et un crayon, pour ensuite descendre de nouveau et dessiner la tarentule la plus réaliste qui soit, avec force poils et pattes dodues.Fiat lux ! Le préposé se réveille et s\u2019écrie : «Ah ! Zhizhu ! » «Oui, c\u2019est ça, saloperie de grosse zhizhu, grande comme la paume de ma main, là-haut dans ma chambre, alors tu sais ce qu\u2019il te reste à faire», lui dis-je avec mes yeux écarquil-lés d\u2019exaspération.Quelques minutes plus tard, j\u2019hérite finalement d\u2019une nouvelle chambre.Après avoir calfeutré le bas de la porte avec des serviettes de bain, je me recouche, non sans appréhender la nuit.Mais je sais déjà que si jamais le téléphone sonne, je ne répondrai pas.Et qu\u2019à mon prochain voyage en Chine, j\u2019apprendrai préalablement quelque rudiment de langage des signes: si j\u2019avais été sourd-muet, j\u2019aurais sans doute eu plus de chances d\u2019être compris du premier coup.Collaborateur Le Devoir m ED JONES AGENCE ERANCE-PRESSE Vue nocturne de la ville de Guangzhou, capitale de la province du Guangdong LIVRES Ces sentiers français HELENE CLEMENT La Erance est sillonnée tous azimuts par plus de 180 000 kilomètres de sentier qui se croisent et s\u2019entrecroisent telle une toile d\u2019araignée.Des sentiers de grande randonnée \u2014 ou GR \u2014 qui traversent le pays sur de longues distances et des GR de pays \u2014 ou GRP, ces boucles qui permettent de découvrir une région en particulier.Mais aussi, une panoplie de courtes balades en nature au cœur de beaux paysages préservés, à la découverte de la vie sous toutes ses formes, des plus petits insectes aux remuants mammifères, des fleurs communes aux essences rares.C\u2019est justement ce que suggère le beau livre et guide pratique Geobook Balades nature en France: cent balades d\u2019une demi-journée en moyenne à parcourir aux six coins de l\u2019Hexagone.Que Ton se trouve donc en Ile-de-Erance, entre la Manche et la Meuse, au cœur du pays, dans les Vosges, les Alpes, le Midi ou l\u2019Atlantique, il y a une balade pour chacun selon ses goûts: marche en forêt, au bord de la mer ou en montagne, en famille ou en solo, longue ou pas.Et en fonction aussi des animaux que le promeneur rêve de croiser: chauve-souris, dauphin, serpent.Car c\u2019est là où réside la fraîcheur de cet ouvrage de 365 pages pour promeneurs contemplatifs.La possibilité de choisir sa balade en fonction du type de faune que l\u2019on aimerait rencontrer.Par exem- THINKSTOCK La bucolique forêt de Fontainebleau est le rendez-vous tout indiqué pour rencontrer des sangliers.pie, pour croiser le renard, cap vers la dune du Pilât; pour suivre les traces du sanglier, rendez-vous dans la forêt de Eon-tainebleau, à Samois-sur-Seine.Pour observer le va-et-vient du fulmar boréal, direction la valleuse d\u2019Antifer ; guetter le chamois, le lac Lauvi-tel dans les Ecrins; ou simplement épier des tra-quets motteux, les dunes de Donnant, à Belle-Ile-en-Mer.Dès le début, un tableau de synthèse permet de choisir l\u2019excursion qui correspond à ses désirs et ses compétences.Puis, chaque étape propose un carnet de randonnée indiquant l\u2019accès, le point de départ, la durée, les difficultés, quelques informations pratiques, une liste des animaux que Ton pourrait rencontrer, des informations sur la faune et la flore et une carte IGN (Institut national de Tin-formation géographique et forestière) détaillée.Un livre bellement illustré à mettre dans sa valise lors de son prochain voyage en Erance.Collaboratrice Le Devoir GEOBOOK BALADES NATURE EN FRANCE Editions Géo 396 pages HÉBERGEMENT EN Rtm ISLE-AUX-COUDRES AUBERGE LA COUDRIERE Vue sur le théâtre d\u2019été.fleuve, cuisine, fraîcheur, piscine chauffée, 49 motels, www.aubergelacoudriere.com Sans frais 1-888-438-2882 \u2022 Ml8^38-2838 MAINE, U.S.A ELMWOOD RESORT.WELLS, MAINE Vous en aurez plus; Plus de confort et beaucoup plus d\u2019espacel Idéal pour la famille recherchant plus qu\u2019une simple chambre d\u2019hôtel ou pour le couple qui recherche le luxe.Nos confortables et abordables suites de 1 à 3 chambres avec cuisine & salon offrent espace et luxe.À quelques min.de la plage, sur ritinéroire du \u201ctrolleybus\u201d, piscines Int.& ext.chauffées, sauna, aire de picnic, terrain de jeux, conditionnement physique, Internet sonsfil et plus encorel AAA et 3 diamants.www.elmwood-resort.com\t1 800 697-8566 NEW JERSEY, U.S.A.DIAMOND CREST MOTEL, WILDWOOD, 7011 AVE ATLANTIC De l\u2019outre coté de la rue sur la plage, 2 pièces avec kitchenette, sundeck, piscine olympique/section enfant, BBQ, femmes de chambre, location de bicycle près de la promenade en bois, et du terrain de jeu pour enfants sur la plage.Spécial juillet : 13 ou 20: 7 nuits 1186.50$+tx.19 ou 24: 5 nuits 895.50$+tx Spécial août : 16 ou 21:5 nuits 895.50$+tx.23 ou 30:5 nuits 785$+tx.7 nuits 1085$+tx Spécial rentrée : 30 août ou 4 sept.: 5 nuits 500$+tx+50$ frais Disponibilités limitées!! 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soleil en moins (grâce aux arbres bien fournis), les Jardins du précambrien sont une destination à privilégier.Entre deux saucettes dans le lac, bien sûr.Le rendez-vous prend la forme d'une exposition en plein air.En pleine forêt, plutôt.Les Jardins du précambrien, c'est un site aménagé au fil des ans par l'artiste René Derouin sur sa propriété à flanc de montagne.Il a fait pousser des sentiers en tout respect de la végétation, et c'est autour d'eux que se découvrent les sculptures du Symposium international d'art-nature.À vélo Ce mélange d'art et de nature peut être doté, en amont, de sa composante randonnée cycliste.Pour se rendre aux Jardins du précambrien, pourquoi ne pas enfourcher un deux-roues?Les plus aguerris pourraient décider de quitter le chalet et emprunter la piste du Petit Train du Nord, qui traverse Val-David.De là, du croisement de la piste cyclable et de la rue de l'Église, ce sont à peine 3,6 km qu'il faut pédaler pour atteindre la Fondation Derouin.La dénivellation est cependant importante, dès les premiers mètres, pour sortir du centre-ville, mais surtout en fin de parcours.Le lieu du rendez-vous n'est-il pas situé sur la «montée» Gagnon?Sachez quand même que le Symposium n'impose pas un tel effort.L'endroit possède un vaste stationnement et il n'y a pas d'abus à prendre la voiture.La marche en forêt, elle, est inévitable.Et malgré l'escalier qu'il faut emprunter pour descendre dans Taire d'exposition, et qui paraîtra interminable aux plus petits pieds lorsqu'il faudra remonter, c'est une vraie balade de plaisance qui attend les visiteurs.Uart D'un été à l'autre, la qualité est variable dans ce symposium dit international, quoique très orienté sur Taxe américain \u2014 celui qui mène jusqu'à la Terre de Feu.La quantité, elle, est à la hausse.Beaucoup des sculptures créées sur place n'ont hérité d'aucune plante éphémère.Il est encore possible d'en voir certaines réalisées à compter de 2005.L'édition 2014 s'y trouve presque en totalité.Les nouvelles œuvres pour ce Symposium 2015, ce sont celles que sept artistes dévoilent samedi.Aux trois Québécois invités (Joëlle Morosoli, Richard Purdy, Giorgia Volpe) se greffent des gens de la Colombie- Sî-' * '^1' j'îJïroiio'i iuuTsn37iruîacraHiri2 LUCIEN LISABELLE Une installation de Tartiste Nadia Myre au centre des promeneurs du sentier Britannique (Lea Bucknell), du Mexique (Minerva Ayôn), d'Haïti (Damas Porcena) et du Pérou (Carlos Runcie Tanaka).Les sculpteurs auront travaillé le thème de « Taméricanité », proposé par la commissaire Andrée Matte, autrement conservatrice au Musée d'art contemporain des Laurentides.Des volets musique et poésie complètent chaque édition de l'événement multidiscipli- naire.Le compositeur Alain Lalonde et le poète Jean-Paul Daoust en sont les représentants cette année.Des conférences et des récitals rythmeront les samedis de juillet et d'août.Le Symposium, qui se visite du jeudi au dimanche, court cependant jusqu'au 12 octobre.Le Devoir LOISIRS Un pique-nique cinq étoiles et clé en main ÉMILIE EOLIE-BOIVIN Bien ancré dans l'esprit de quartier de Villeray, le café Oui Mais Non vient tout juste de lancer un nouveau concept de pique-nique prêt à emporter, pour les Montréalais qui affectionnent tant ces moments prisés au parc.S'il n'est pas le premier à avoir eu l'idée des paniers de pique-niques tout inclus, il est sûrement celui qui a poussé le concept un peu plus loin.Si on avait à la comparer, cette brouette est en quelque sorte la version « glamping » du pique-nique sur Therbe.Conçue pour 6 à 12 personnes (et plus), elle est remplie de plaisir: nourriture, banderole à fanions, jeux, fusils à eau, et même une pinata (en extra).Tout est inclus, sauf les boissons alcoolisées.Reste seulement à se trouver un coin ga-zonné dans le parc Jarry.Événements C'est Mathieu, le propriétaire du café Oui Mais Non, qui a pensé à ce pique-nique de rêve en s'inspirant de pho- L\u2019endroit le plus charmant du parc Jarry où stationner la brouette est autour du petit lac, sur la petite péninsule sous le saule tos sur Pinterest.«On a souhaité développer un pique-nique à grand déploiement et grand format pour des événements ou des occasions spéciales», explique-t-il.Pour une brouette contenant de la nourriture pour 6 personnes (mais des couverts pour 12), il faut compter 180$, et ça va jusqu'à 240$ pour 12 personnes.Le café souhaitait conserver le côté flexible du pique-nique: la base est à l'intérieur de la brouette, mais tout est là pour que d'autres gens puissent se greffer aux convives, en arrivant avec leurs propres plats et couvertures.Petit conseil: l'endroit le plus charmant du parc Jarry oû stationner la brouette est autour du petit lac, sur la petite péninsule sous le saule, un coin d'ailleurs prisé des gens du quartier.Il est à noter qu'il est situé à un bon 15-20 minutes à pied du café.A cet effet, le proprio du Oui Mais Non préfère prévenir que puisque la brouette n'a pas un poids plume, si on prévoit se rendre aussi loin, il vaut mieux être quelques per- -t.rfi CAEE OUI MAIS NON Le café Oui Mais Non n'est pas le premier à explorer le pique-nique prêt à manger, mais celui-ci offi*e une version de luxe du concept.sonnes pour se relayer au transport.Sinon, il y a de beaux espaces verts à quelques minutes du café, à l'angle de la rue Jarry et du boulevard Saint-Laurent.La réservation de la brouette se fait 24 heures à l'avance, et si la météo est à l'averse, il est toujours possible de l'annuler, en avisant le café au moins quatre heures avant la tenue du repas.La location est d'une durée de quatre heures.Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 JUILLET 2015 D 5 PLAISIRS OlllfriInO\tQuoi de mieux comme environnement que le marché poiu- mettre en avant le travail accompli depuis 20 ans en agroalimentaire à échelle humaine?Poiu- certains 1^^\tartisans, affirme Diane Seguin, le marché est d\u2019ailleiu-s la seule façon de se faire connaître.Et poiu- la plupart d\u2019entre eux, la siu-vie passe par cette reconnaissance.Vite au marché! À Montréal comme en région, les étals de fruits et légumes sont synonptes de l\u2019arrivée de l\u2019été tides, qui compte 80 artisans et producteurs uniques.Partage Quoi de mieux comme environnement que le marché pour mettre en avant le travail accompli depuis 20 ans en agroalimentaire à échelle humaine?Pour certains artisans, affirme Diane Seguin, le marché est d\u2019ailleurs la seule façon de se faire connaître.Et pour la plupart d\u2019entre eux, la survie passe par cette reconnaissance.Cette année, douze nouveaux marchés publics font leur apparition sur la carte du Québec, menant le total à L03 institutions à travers la province.Pour certaines grandes bannières, la croissance des étals en plein air constitue une véritable compétition.Cet imposant nombre de foires alimentaires représente, en plus de leur diversité culturelle et gastronomique, un apport économique non négligeable.Créateurs d\u2019emplois, mais aussi agents de développement rural, les marchés estivaux sont un moteur pour l\u2019économie locale, ajoute Diane Seguin, qui se donne corps et âme à cette pratique depuis L5 ans.Malgré le succès des marchés de région, une branche de la création du terroir constitue une difficulté pour les marchés publics : la fromagerie.Seguin dit peiner à recruter des artisans fromagers.Serait-ce attribuable à la popularité des fromages d\u2019ici, vendus en grandes surfaces, souvent trop chers ?Il ne faut pas oublier que la notoriété du domaine fromager au Québec a été acquise d\u2019abord dans les marchés publics.Il Philippe ^ Mollé ^\t^ Il n\u2019y a pas si longtemps, lorsqu\u2019on parlait de marché en plein air, c\u2019était le marché Jean-Talon, à Montréal, qui occupait toute la place.Puis, à force de controverses et de plaintes, l\u2019institution a un peu perdu de son lustre.Le marché Jean-Talon est davantage devenu une halle qu\u2019un véritable marché public, laissant place à une centaine de petits marchés qui s\u2019installent ici et là à travers le Québec.Les marchés qui se renouvellent attirent l\u2019attention.Les relations entre les petits producteurs et les artisans qui s\u2019y retrouvent ne cessent de prendre de l\u2019expansion.Le succès des marchés de région, comme celui de Val-David, Compton, Melbourne ou Racine démontre à quel point l\u2019intérêt des consommateurs est grand.Qn y apprécie le contact direct avec les producteurs.Diane Seguin œuvre depuis longtemps à la promotion des marchés en région.Son but : favoriser le partage des connaissances des artisans gastronomes et les encourager à s\u2019exprimer.Celle qui gère cinq marchés et siège au conseil général de l\u2019Association des Marchés publics du Québec croit que les marchés de région doivent leurs succès à la transparence et au code de traçabilité imposé.Elle est d\u2019ailleurs instigatrice, entre autres, du fameux marché de Val-David dans les Lauren- fèlClDES A PHOTOS DIANE SEGUIN Le succès des marchés de région, comme celui de Val-David, démontre à quel point l\u2019intérêt des consommateurs est grand.On y apprécie le contact direct avec les producteurs.Dans la bibliothèque FRIANDISES GLACEES César et Nadia Roden Editions Broquet, 129 pages Popsicle, suçons, sucettes, les noms sont multiples pour qualifier les friandises glacées des deux auteurs qui mélangent dans leurs préparations autant les fruits, le chocolat ou les produits laitiers.Parfait pour imaginer occuper la famille et profiter des parfums de l\u2019été en gourmandises.Chacune des recettes est présentée en photographie et est ainsi facile à réaliser.ilANDISES
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