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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2015-07-18, Collections de BAnQ.

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[" Le grand retour du Festival des arts de la marionnette au Saguenay Page E1 L\u2019accord sur le nucléaire iranien fragilise l\u2019équilibre au Proche-Orient Page B 1 WWW.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C VI N\u201c 1 5 9 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUILLET 2015 2,83 $ + taxes=3,25 Photoreportage: Les amours metissees JACQUES NADEAU LE DEVOIR Saiswari Virahsammy, née au Québec mais originaire de Tile Maurice, et Ronny Désinor, Haïti.Se disant tous deux très « spirituels », ces artistes ont plongé dans Tunivers spirituel de l\u2019autre \u2014 elle hindouiste, lui protestant.Comment les deux amoureux conjuguent-ils le tout ?« Deux fois par mois, on va à l\u2019église.Et deux fois par mois, au centre Sai Baba », dit Saiswari.Pages A 4 et A 5.Aujourd\u2019hui Économie > Le FMI prône un allégement de la dette.Berlin s\u2019oppose toujours à un effacement net.Page C1 Actualités > Péladeau n\u2019arrivera pas à séparer le Québec, pense la PM de la Colombie-Britannique, Christy Clark.Page A 3 7\t.w- .-\t.Avis légaux.Météo Décès Mots croisés.Petites annonces.Sudoku A 6 C 4 C () B 6 C () B 6 Éclats de lumière Pèlerins des aurores boréales La lumière est au cœur de ce qui fait de nous des humains.Elle est un phénomène physique, mais aussi une \\ construction culturelle.A l\u2019occasion de cette année 2015, décrétée celle de la lumière par l\u2019ONU, plongez dans une série sur divers états de la lumière.Quatrième de huit textes.MONIQUE DURAND Deux fois, deux vraies fois, j\u2019ai vu ces vastes transhumances célestes à vous donner le tournis, lorsque vous retenez votre souffle parce qu\u2019une partie du ciel se déménage dans l\u2019autre sous vos yeux offerts.Les couleurs, les voir page a 8 : AURORES OPTIK 360 Les aurores boréales sont devenues un élément central de l\u2019éventail des produits touristiques des régions nordiques.LeBAPE dit non à ruranium Le consensus social et scientifique n\u2019existe pas, estime l\u2019organisme ALEXANDRE SHIELDS Absence d\u2019acceptabilité sociale, risques pour la santé humaine et pour l\u2019environnement, rentabilité incertaine et gestion éternelle des déchets miniers.Le rapport du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement rejette l\u2019idée de développer la filière uranifère au Québec.Le gouvernement, qui a déjà délivré plusieurs permis d\u2019exploration, promet d\u2019analyser les conclusions du rapport.Le BAPE conclut sans équivoque c[u\u2019«il serait prématuré d\u2019autoriser le développement de la filière uranifère au Québec».Les commissaires soulignent notamment avoir constaté, au cours des audiences publiques tenues dans plusieurs régions du Québec, le manque d\u2019acceptabilité sociale autour de cette filière.«Le dossier est loin de faire l\u2019unanimité,^ voire de susciter un consensus scientifique et social substantiel, ce qui se traduit, chez les participants à l\u2019audience, par une très faible acceptabilité.» L\u2019organisme souligne aussi que le rejet de cette industrie minière est particulièrement prononcé au nord du 49® parallèle, là où doit se déployer le Plan Nord libéral et où sont concentrés les projets uranifères.«Dans les communautés autochtones des territoires conventionnés de la Baie-James et du Nunavik ainsi que du Québec voir page a 8 : URANIUM Stratégie ÉNERGÉTIQUE Les provinces ont fait le grand écart pour s\u2019entendre MARCO BÉLAIR-CIRINO à St.John\u2019s, Terre-Neuve-et-Labrador Le Conseil de la fédération a fait un grand écart.Après trois ans d\u2019àpres négociations, les premiers ministres des provinces et des territoires se sont entendus vendredi sur une Stratégie canadienne de l\u2019énergie conciliant à la fois l\u2019exploitation du pétrole et la lutte contre les changements climatiques.Ils ont intégré dans un même document des objectifs à première vue inconciliables comme celui de «repérer les occasions de développer et de transporter l\u2019énergie» \u2014 pétrolière et gazière par exemple \u2014 et celui de «réduire globalement les émissions de gaz à effet de serre».VOIR PAGE A 8 : ACCORD ROSEMONT Rendu Astique a titre indicatif seulement.PHASE 1 DERNIÈRE CHANCE LIVRAISON AUTOMNE 2015 RANDES UNITES GRAND RABAIS! POUR UN TEMPS LIMITÉ JUSQU\u2019À 55000$* SUR NOS CONDOS DE PRESTIGE.PENTHOUSES ET MAISONS URBAINES * Certaines conditions s\u2019appliquent.Rabais proposé basé sur le prix du Penthouse 802.Cette offre peut être retirée à tout moment sans préavis.Voir les détails au bureau des ventes.4 PRES DE LA PROMENADE MASSON HH j||\t< rnuMcnHLiE MHSsun Ü IvIUV ^ FACE AU PARC DU PÉLICAN À ROSEMONT! ^ CHALET URBAIN AVEC TERRASSE SUR LE TOIT BUREAU DES VENTES 5200, RUE MOLSON, MONTRÉAL (QC) H1Y OA7 (COIN BOUL.SAINT-JOSEPH) muvcondos.com 514 5064999 77831303447929 A 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUILLET 2015 ACTUALITES Prête-noms : Construction DJL devra payer plus de 30 000 $ SARAH R.CHAMPAGNE L> entreprise Construction < DJL et trois de ses employés ont reconnu leur culpabilité pour avoir violé les lois électorales.Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a fait savoir par voie de communiqué vendredi après-midi qu\u2019ils ont écopé d\u2019amendes totalisant 36 300$ pour avoir mis sur pied un stratagème de prête-noms.LE DGEQ avait déposé 37 constats d\u2019infraction le 13 septembre 2013 contre Construction DJL et quatre de ses dirigeants.La grande majorité de ces infractions étaient liées à des dons versés au Parti libéral du Québec (PLQ), à Union Montréal et à Vision Montréal.Cette importante firme a ainsi plaidé coupable à 16 constats d\u2019infraction qui lui reprochaient d\u2019avoir incité des électeurs à verser illégalement des contributions.En mars 2013, des employés avaient avoué devant la commission Charbonneau avoir servi de prête-noms.Approchés par leur supérieur immédiat, Claude Duhaime, et sa collègue Ghislaine Dujmovic, ils ont admis avoir versé près de 10 000$ entre 2001 et 2006 aux partis Vision Montréal et Union Montréal.Leurs dons leur étaient ensuite remboursés en argent.Dans le cas de M.Duhaime, son ancien superviseur est ainsi mis à l\u2019amende par le DGEQ.Il s\u2019agit de Claude Eor-tier, qui devra payer 1000$.Pour M\u201c® Dujmovic, c\u2019est le directeur général Jacques Collin qui lui avait demandé de contribuer à ces partis politiques, lui faisant miroiter des déductions fiscales.Il a lui aussi reconnu sa culpabilité pour avoir sollicité des contributions sans avoir le statut de représentant officiel et devra acquitter une amende de 500$.C\u2019est après ces révélations devant la commission Charbonneau que le DGEQ avait ouvert une enquête sur les systèmes de prête-noms.La troisième personne à avoir eu des liens d\u2019emploi avec Construction DJL en 2008 et 2009 est Gérard Poulin, qui était alors contrôleur.Il devra verser un montant totalisant 2700$, pour les mêmes raisons que ses anciens collègues.Contrats d\u2019asphaltage Devant cette commission d\u2019enquête, DJL avait aussi été décrite comme faisant partie d\u2019un cartel de producteurs d\u2019asphalte.Normand Bédard, l\u2019ex-président de la firme Sintra, avait avoué s\u2019être entendu avec son plus proche concurrent, DJL, pour partager les contrats d\u2019asphaltage du ministère des Transports du Québec (MTQ).De 1997 à 2012, Sintra et DJL ont ainsi obtenu des contrats de 1,6 milliard et de 884 millions respectivement, pour un total de 2,5 milliards de dollars.Appelé à témoigner devant la juge Prance Charbonneau, le président de DJL, Marcel Roireau, avait nié avoir pris part à ce système de collusion.Il avait seulement concédé que des entrepreneurs en asphaltage concluaient parfois des pactes de non-agression.«On n\u2019est pas pour s\u2019agresser inutilement, a-t-il expliqué.L\u2019objectif, c\u2019était de dire: \u201cOn se respecte les uns les autres.\u201d» Le Devoir r IÆI)E\\0IR Boutique Jj Étuis Le Devoir pour iPhone et iPad Commandez-les d\u2019un seul clic à boutique.ledevoir.com.Faire des achats sur la boutique du Devoir, c\u2019est aussi soutenir un journal 100 % indépendant.LE DEVOIR MALADIES CARDIOVASCULAIRES Une étude marquante.mais sans suite Les travaux d\u2019un chercheur du CHUM sont encensés par la communauté scientifique, mais demeurent boudés par les gouvernements provinciaux ISABELLE PARE Une étude prouvant la capacité d\u2019un programme de prévention à réduire de près de 10% les hospitalisations dues aux maladies cardiovasculaires, réalisée par un chercheur du Centre de recherche du CHUM, vient d\u2019être hissée parmi les 20 publications les plus marquantes des 20 dernières années par le très prestigieux British Medical Journal (BMJ).En effet, un comité de sages réuni par la revue britannique a inclus la semaine dernière cette étude dans une poignée de publications jugées marquantes pour la pratique médicale des deux dernières décennies.Parmi ces études triées sur le volet, on retrouve celles ayant permis d\u2019établir un standard pour définir l\u2019obésité juvénile et même l\u2019enquête ayant mis au jour les thèses frauduleuses du D\"^ Andrew Wakefield liant l\u2019autisme à la vaccination.Comme nul n\u2019est prophète en son pays, on a très peu entendu parler des travaux du D\" Janusz Kaczorowski, aujourd\u2019hui directeur de la recherche au Département de médecine de famille et médecine d\u2019urgence de l\u2019Université de Montréal.Ce dernier étudie depuis près de 15 ans l\u2019impact de la prévention sur la santé de personnes atteintes de conditions chroniques, dont l\u2019hypertension artérielle et le diabète.Une étude-choc En 2011, le D\"^ Kaczorowski publiait dans le BMJ les résultats d\u2019un programme de prévention mené pendant un an auprès de plus de 16 000 patients hypertendus de plus de 65 ans dans 39 communautés de l\u2019Ontario, soit 25% de la population âgée.En gros, l\u2019étude concluait qu\u2019un simple suivi de l\u2019hypertension mené par des bénévoles dans la communauté pendant 10 semaines permettait de faire chuter de 9% les hospitalisations dues aux crises cardiaques, aux infarctus et aux accidents vasculaires cérébraux ! «La tension artérielle est quelque chose d\u2019asymptomatique, donc il est rare que les gens se présentent pour ça chez le médecin.Quand ils le font, c\u2019est qu\u2019ils ont déjà des problèmes de santé.C\u2019est pourquoi ce programme a permis d\u2019identifier des gens qui se croyaient en santé, mais qui ne l\u2019étaient pas, et de modifier leurs habitudes de vie en conséquence», explique le chercheur.Les observations des bénévoles étaient ensuite envoyées aux médecins pour la confirmation d\u2019un diagnostic et aux pharmaciens des patients participant à l\u2019étude.«Souvent, la mesure de l\u2019hypertension faite lors d\u2019une seule visite médicale n\u2019est pas conforme à la réalité.E faut prendre plusieurs mesures pour être précis.Parfois, des patients sont médicamentés pour hypertension, alors qu\u2019ils n\u2019en souffrent même pas!», déplore ce chercheur.Une étude ultérieure a par la suite permis de mesurer que chaque dollar investi dans ce genre de programme communautaire épargnait au moins deux dollars en frais d\u2019hospitalisation.«Un seul accident vasculaire cérébral peut entraîner des coûts hospitaliers de 20 000$ et de graves séquelles par la suite», estime le D\"^ Kaczorowski.Les gouvernements font la sourde oreille Malgré les résultats spectaculaires obtenus lors des études menées d\u2019abord en Ontario, puis en Colombie-Britannique et en Alberta, les gouver- nements n\u2019ont pas jugé bon de financer ce genre d\u2019initiatives.Et ce, bien que les statistiques démontrent que 20% de la population souffre d\u2019hypertension.«Plusieurs médecins sont sceptiques quant à cette façon de faire, où les bénévoles jouent un rôle majeur.Les décisions prises dans notre système de santé sont souvent politiques et pas faites en fonction de données probantes», pense ce chercheur.Pour l\u2019instant, les programmes démarrés l\u2019ont été grâce aux fonds de recherche octroyés par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).Au Québec, un premier projet-pilote a étéjancé l\u2019hiver dernier â Laval.«A notre connaissance, c\u2019est le seul programme communautaire qui a pu démontrer un impact aussi important sur la morbidité et la mortalité cardiovasculaire, et nous sommes très heureux de pouvoir offrir ce programme au Québec», affirme la D\"® Marie-Thérèse Lussier, chercheuse participant au Programme de sensibilisation â la santé cardiovasculaire et médecin de famille au CSSS de Laval.Le Devoir Le groupe El est la principale menace de l\u2019Occident, selon le nouveau chef d\u2019état-major Le groupe armé État islamique (El) constitue la principale menace contre l\u2019Occident \u2014 dont le Canada \u2014 selon le nouveau chef d\u2019état-major de la Défense canadienne, Jonathan Vance.Le général Vance, qui a été assermenté officiellement vendredi â son nouveau poste, a affirmé en enfrevue que les pays occidentaux se devaient de réagir â l\u2019ascension des extrémistes au Moyen-Orient.Les pays dans la région tentent d\u2019établir des institutions démocratiques et la règle de droit ne peut cohabiter avec les califats, a-t-il constaté.La position de M.Vance contraste avec celle du prochain président du Comité des chefs d\u2019état-major interarmées aux États-Unis, le général Joseph Dunford, qui a identifié la Russie comme la principale menace résurgente lors de son audience de confirmation devant le Congrès américain, la semaine dernière.Le général Dunford a décrit le régime du président Vladimir Poutine comme un «pouvoir nucléaire» susceptible d\u2019enfreindre la souveraineté des autres pays.Il a précisé que la Russie était suivie de près par la Chine et la Corée du Nord.Le groupe armé État islamique apparaissait en quatrième place des plus grandes menaces.Le général Vance n\u2019a pas voulu placer en ordre les menaces pour le Canada.Bien que les ambitions de la Russie en Éu-rope de l\u2019Est demeurent inquiétantes, selon lui, le groupe armé État islamique a démontré sa volonté de perpétrer des attaques en sol canadien, a-t-il rappelé.La rhétorique du gouvernement Harper vise tant la Russie que le groupe armé El.La vision du général Vance offre donc une perspective intéressante en vue de la prochaine élection fédérale, alors que les enjeux de sécurité nationale risquent d\u2019être au centre des débats.Le gouvernement Harper risque toutefois d\u2019être questionné également sur son bilan sur le financement de la Défense nationale.Le prédécesseur de U ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Les Forces canadiennes ont un nouveau grand patron.Le chef d\u2019état-major de la Défense, Jonathan Vance, a été assermenté à Ottawa vendredi.L\u2019inconduite sexuelle ne sera pas tolérée, assure le général Le nouveau chef d\u2019état-major a également profité de son discours inaugural pour dénoncer l\u2019inconduite et le harcèlement sexuels dans l\u2019armée.«Tout comportement sexuel malfaisant a toujours été et sera toujours à l\u2019encontre du bon ordre et de la discipline.C\u2019est une menace à la morale.C\u2019est une menace pour la capacité opérationnelle et une menace pour cette institution», a-t-il tranché.«Les dirigeants protègent les leurs», a-t-il poursuivi, ajoutant que, selon son expérience, les intimidateurs et les prédateurs étaient de piètres soldats au combat.Le général Vance n\u2019a pas précisé comment il réglerait ce fléau, s\u2019engageant du moins â respecter les recommandations du rapport de la juge Deschamps, paru le 30 avril dernier.Cette ancienne juge de la Cour suprême y faisait état d\u2019une inconduite sexuelle «endémique» et d\u2019une «culture machiste» au sein de l\u2019armée canadienne, blâmant au passage ses dirigeants qui auraient toléré un climat où les femmes craignent de dénoncer leurs agresseurs.M.Vance, le général Torn Lawson, a dû s\u2019adapter â des compressions de quelque 2,5 milliards annuellement \u2014 et le premier ministre Stephen Harper a envoyé un message clair au nouveau chef de l\u2019armée lors de son assermentation, vendredi.«Dans les limites des contraintes budgétaires auxquelles nous sommes tous soumis, votre objectif est de maintenir une armée moderne, apte au combat et hautement qualifiée», a déclaré M.Harper.Lors de l\u2019entretien qui s\u2019est déroulé avant son assermentation, M.Vance s\u2019est dit convaincu que le gouvernement ne «surcharge» pas les Eorces canadiennes quant â leur engagement sur le plan international.Le général Vance n\u2019a pas voulu se prononcer sur les conséquences des restrictions budgétaires qui devraient se maintenir malgré la promesse du gouvernement Harper de réinvestir dans l\u2019armée après 2017.«C\u2019est une discussion difficile à avoir parce qu\u2019on n\u2019est pas certains.On gère les risques pour l\u2019avenir et on limite les budgets pour avoir la capacité nécessaire», a-t-il indiqué.Le général Vance avait joué un rôle important dans la mission canadienne en Afghanistan, en plus d\u2019être l\u2019ancien responsable du Commandement des opérations interarmées du Canada.La Presse canadienne Série d\u2019été POINT D\u2019EAU Peuple d\u2019eau, bordé d\u2019un fleuve, de milliers de lacs et de rivières, les Québécois entretiennent un lien particulier avec les flots qui les entourent.Cet été, nous troquons le Point chaud du lundi pour un Point d\u2019eau, plongeant dans l\u2019univers de personnages uniques.À LIRE TOUS LES LUNDIS DE L\u2019ÉTÉ.A LIRE LUNDI : Claudie Gagné, qui parcourt les battures du Bas-du-Fleuve à la recherche de plantes comestibles telles la salicorne ou l\u2019épinard de mer.POUR LE TEXTE ET LE CONTEXTE LE DEVOIR 3366 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUILLET 2015 A 3 ACTUALITES AIDE MEDICALE A MOURIR Ottawa forme un comité JOAN BRYDEN à Ottawa Le gouvernement Harper a constitué un comité externe pour mener des consultations publiques et proposer des avenues législatives à Tégard de Tenjeu délicat de Taide médicale à mourir.Mais le comité ne rendra pas compte de ses travaux au gouvernement avant les dernières semaines de l\u2019automne \u2014 soit après les élections fédérales prévues le 19 octobre.Le comité de trois membres consultera les autorités médicales et d\u2019autres parties intéressées, et réalisera une consultation publique sur Internet auprès de la population.Dans son rapport final, le comité doit pro-poser au gouvernement des manières de se conformer au jugement de la Cour suprême, rendu en février, qui invalide les dispositions du Code criminel qui interdisent le recours à l\u2019aide médicale à mourir.Dans la foulée de ce jugement unanime, le gouvernement disposait d\u2019un an pour en arriver à une nouvelle loi reconnaissant le droit d\u2019une aide médicale à mourir à une personne adulte «capable qui consent clairement» à mettre fin à sa vie et qui est affectée de problèmes de santé graves et irrémédiables lui causant des souffrances persistantes et intolérables.La cause devant le plus haut tribunal avait été déposée par Kathleen Carter, alors âgée de 89 ans, et qui n\u2019a pas vécu assez lon^emps pour être témoin de sa victoire en cour.Carter, qui souffrait d\u2019une maladie dégénérative, s\u2019est rendue en Suisse en 2010 pour obtenir une aide médicale à mourir.Le comité est présidé par le professeur en psychiatrie Harvey Max Chochinov, de l\u2019Université du Manitoba, qui est directeur du centre de recherches en soins palliatifs du Manitoba.Les autres membres sont l\u2019expert constitutionnel et professeur de droit à l\u2019Université d\u2019Ottawa et ancien ministre libéral québécois Benoît Pelletier, et Catherine Frazee, ancienne codirectrice de l\u2019Institut d\u2019éducation et de recherche sur le handicap de l\u2019Université Ryerson de Toronto.Dans le communiqué an- Le gouvernement tardait à agir depuis la décision historique de la Cour suprême en février nonçant la formation du comité, vendredi, le ministre de la Justice, Peter MacKay, et la ministre de la Santé, Rona Ambrose, ont précisé que le comité devrait consulter les parties qui sont intervenues dans l\u2019affaire en Cour suprême, «qui représentent un éventail de perspectives différentes».Le gouvernement tardait à agir depuis la décision historique de la Cour suprême en février.Le mois dernier, M.MacKay indiquait que le gouvernement conservateur, s\u2019il était réélu cet automne, demanderait au tribunal de prolonger l\u2019échéance de 12 mois pour élaborer une nouvelle loi.Le ministre faisait valoir les contraintes de temps avant l\u2019élection à date fixe.Néanmoins, des experts en droit ont déjà dit douter que la Cour suprême accorde une prolongation étant donné le peu accompli par le gouvernement pour progresser dans ce dossier dans les mois avant les élections.Les conservateurs ont voté contre une motion libérale, à la fin février, qui appelait à la création d\u2019un comité spécial multipartite pour consulter des intervenants et faire rapport au Parlement d\u2019ici le milieu de l\u2019été avec un cadre de travail pour une nouvelle loi.A ce moment, le gouvernement arguait qu\u2019un plus vaste processus de consultation publique était nécessaire et promettait d\u2019en déclencher un «très bientôt».M.MacKay a déjà dit que le gouvernement ne proposerait pas de nouvelle loi avant les élections du 19 octobre.L\u2019enjeu est particulièrement délicat pour le premier ministre Stephen Harper, dont le caucus conservateur et la base militante du parti comptent un contingent qui est fermement opposé à l\u2019aide médicale à mourir.Un certain nombre de conservateurs d\u2019arrière-ban ont exhorté le gouvernement à invoquer la disposition de dérogation pour outrepasser la Cour suprême et rétablir la prohibition de l\u2019aide médicale à mourir.Mais des sondages laissent croire qu\u2019une majorité accablante de Canadiens est favorable au droit de mourir dans la dignité avec l\u2019aide d\u2019un médecin.La Presse canadienne ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE Les Canadiens \u2014 y compris les Québécois \u2014 sont las des débats constitutionnels, estime la première ministre de Colombie-Britannique.Le PQ de PKP n\u2019arrivera pas à « briser le Canada », croit Christy Clark MARCO BELAIR-CIRINO à St.John's, Terre-Neuve-et-Labrador Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, n\u2019a pas l\u2019ombre d\u2019une chance de faire le pays du Québec, est d\u2019avis la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark.«Le PQ a échoué dans toutes ses tentatives visant à briser le Canada.Je ne pense pas qu'il réussira dans le futur», a-t-elle lancé vendredi avant-midi.A ses yeux, «les Québécois ne sont pas différents des Britanno-Colombiens».«Il y a maintenant une génération de personnes, regardant vers l'avant, des citoyens du monde, qui souhaitent créer de la richesse, bâtir leur vie [et] faire partie du monde, pas seulement du Québec ou du Canada», a affirmé Clark lors du Conseil de la fédération, vendredi dans la capitale de Terre-Neuve-et-Labrador.«Le Québec est différent du Québec d'il y a 30 ans, d'il y a 20 ans», a-t-elle ajouté.Les Canadiens \u2014 y compris les Québécois \u2014 sont aujourd\u2019hui las des débats constitutionnels.«Ces sujets sont simplement moins importants pour les Canadiens « Établir un nouveau partenariat » Les premiers ministres provinciaux et territoriaux ont tous déploré cette semaine l\u2019absence de rencontre fédérale-provinciale avec le chef du gouvernement canadien, Stephen Harper.A trois mois de l\u2019élection fédérale, ils lui ont aussi reproché d\u2019abdiquer ses responsabilités pour atteindre l\u2019équilibre budgétaire.A l\u2019issue du Conseil de la fédération, ils lui ont transmis une longue liste de demandes : augmenter les investissements dans l\u2019infrastructure publique, accroître le Transfert canadien en matière de santé, offrir du soutien aux familles, notamment par des logements sociaux et abordables, etc.Les chefs néodémocrate, Thomas Mulcair, libéral, Justin Trudeau, blo-quiste, Gilles Duceppe, et vert, Elizabeth May, ont aussi reçu une missive.à travers le pays», estime-t-elle.Bref, Clark ne misera pas un sou sur une victoire dans les urnes des indépendantistes québécois à la suite de l\u2019arrivée du magnat de la presse Pierre Karl Péladeau.«Je sais que M.Péladeau a de grandes ambitions.Je pense qu'il va voir ses ambitions déçues à long terme», a-t-elle conclu.Questionnés sur l\u2019entrée en scène de M.Péladeau, les autres chefs de gouvernement ont dit refuser de s\u2019immiscer dans la politique interne québécoise.mais plusieurs ont tenu à louanger le premier ministre libéral Philippe Couillard.«J'aime tellement travailler avec le premier ministre Couil- lard», a notamment lancé la première ministre ontarienne, Kathleen Wynne.«Les Québécois peuvent avoir l'assurance complète que M.Couillard est une personne énergique, directe et efficace», a ajouté son homologue saskatchewanais.Brad Wall.Le PQ relégué dans l\u2019opposition, tous les chefs de gouvernements provinciaux et territoriaux ont l\u2019intérêt de la fédération à cœur, se réjouissent-ils.Au Québec, Pierre Karl Péladeau a pris soin d\u2019indiquer que l\u2019avenir de la nation «ne se décide pas en Colombie-Britannique, en Saskatchewan ou ailleurs».«Il se décide ici, au Québec», a fait valoir le chef de l\u2019opposition officielle à l\u2019Assemblée nationale par voie de communiqué.«Le mouvement indépendantiste porte un légitime projet d'émancipation des Québécois.Nous avons la conviction profonde que la pleine liberté politique et économique permettra de nous enrichir collectivement.» Cela dit, le projet de pays du Québec «n'est en rien incompatible avec la réussite des provinces canadiennes», a-t-il poursuivi.M.Péladeau a également déploré le «laisser-aller» de M.Couillard, lui reprochant notamment d\u2019avoir «complètement oublié les intérêts des Québécois au bénéfice de son attachement à l'unité canadienne».Le Devoir BARRICADE A LA ROMAINE Le chef Wapistan veut toujours rencontrer Couillard PIERRE SAINT-ARNAUD Le chef des Innus de la communauté de Nu-tashkuan, Rodrigue Wapistan, n\u2019en démord pas: la barricade qui bloque depuis mercredi l\u2019accès au chantier du mégaprojet hydroélectrique de La Romaine, sur la Côte-Nord, ne sera pas retirée tant que le premier ministre Philippe Couillard n\u2019acceptera pas de le rencontrer.«C'est la seule façon de dénouer l'impasse, a-t-il affirmé catégoriquement vendredi.Je ne demande pas le ciel.Je veux simplement avoir une discussion en tête-à-tête avec lui», a-t-il ajouté.Tant M.Couillard que son ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, ont opposé jeudi une fin de non-recevoir à cette demande, indiquant qu\u2019une société ne pouvait accepter que des citoyens bloquent des routes pour rencontrer le premier ministre.Malgré tout, le chef Wapistan a dit vouloir rencontrer le premier ministre parce qu\u2019il est incapable d\u2019obtenir des résultats ailleurs, même si des discussions se poursuivent en coulisses avec Québec.Ces discussions ont d\u2019ailleurs mené, jeudi, à une offre de remettre aux Innus le bois du troisième bassin du chantier avant qu\u2019il ne soit inondé, un contrat évalué à 8 millions.Le chef Wapistan estime toutefois que cette offre n\u2019est qu\u2019une diversion, alors que le véritable problème se situe ailleurs.«Ce ne sont pas des millions qu'on recherche; c'est le respect de nos droits et de notre site», a-t-il dit.Les Innus invoquent le non-respect de l\u2019entente Nanemessu-Nutashkuan, conclue en 2008.Ils reprochent ainsi à Hydro-Québec d\u2019avoir inondé les bassins 1 et 2 sans les avoir avertis et, surtout, en y laissant la moitié du bois, contrairement à ce que prévoyait l\u2019évaluation environnementale.Outre la perte de la récolte, les Innus signalent que cette façon de procéder entraîne de fortes augmentations des taux de mercure dans l\u2019eau, portant atteinte à la faune et, conséquemment, à leurs activités de chasse et de pêche.Rodrigue Wapistan a indiqué que d\u2019autres chefs innus étaient attendus avec leurs délégations vendredi et samedi à la barricade, qui est située près de Havre-Saint-Pierre, mais qui ne perturbe pas la circulation sur la route 138.Il précise qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019intention pour autant de couper les canaux de communication, toujours ouverts avec le gouvernement.«J\u2019offre aussi la voie des discussions, mais s'il y a une injonction, ce sera directement une confrontation pour nous.Je parle avec des gens du [gouvernement du] Québec et des politiciens aussi», a-t-il dit.Pendant ce temps, la Sûreté du Québec exerce une surveillance discrète à distance.Mais Rodrigue Wapistan persiste et signe.«On va rester ici jusqu'à la fin, a-t-il affirmé en conclusion.On essaie de garder le moral.Tout va bien jusqu'à maintenant.» La Presse canadienne (jos&ey - .JSoi&ette' tenons^ en^ ùw\u20acntm/*e^ q^encùm, a/ôum&^de^pÂoùM^ ciitic/es^ Imrexiw, sceauæ, w cacAeter^.44ô, ru&St^TuJfiice^, JJæitæ^yffontréal J4eiéfiAofi& : ôi4 ^46-4ÿ^0 d'ouo^rtaro : dùùâmdùaiù oyidredùd& Wd 00 d Add 00 dy sum£dd eO dùTioficdey d& AO d 00 d iddSO Abat-jour Illimités LAMP HADE OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour 40% de rabais sur TOUS nos pieds de lampes Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.Excluant les commandes.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Valide du 18 juillet au 31 octobre 2015.\u2022\tPlus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022\tLe plus grand choix au Canada.\u2022\tService de recouvrement sur mesure.\u2022\tApportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Montréal : 4875, Jean-Talon Ouest \u2022 (514) 344-8555 \u2022 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier ¦ (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca LEDEWnt A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUILLET 2015 A 5 AMOÜRS METISSEES 5 PHOTOS ET TEXTE DE JACQUES NADEAU Deux cultures un couple Unions mixtes : des couples se racontent Ils s\u2019appellent Cathy Wong et François Fournier.Yannick de Garie et Badr Aït Ahmed.Et aussi Mamselle Ruiz et Jean-Simon Rioux.Qu\u2019ont-ils de particulier?Ce sont des couples interculturels qui, en tissant leur relation amoureuse, ont aussi marié leurs cultures.Ceux-là, comme tous les duos métissés rencontrés à Montréal pour donner vie à ce photoreportage, font partie des statistiques selon lesquelles le nombre d\u2019unions mixtes est en hausse au Canada.Selon les plus récentes données de l\u2019Enquête nationale auprès des ménages (2011), environ 360 045 couples, ou 4,6% de l\u2019ensemble au Canada, ont fait mariage de cultures et pas seulement de sentiments.François Fournier, sociologue et chercheur né à Boston, est en couple avec Cathy Wong, «une enfant de la loi 101 » née à Verdun de parents d\u2019origine chinoise qui ont grandi au Vietnam.«Ma famille revendique son identité chinoise ancestrale, je suis une Québécoise d\u2019origine chinoise, mais je me définis avant tout comme une Montréalaise.» Une rencontre comme la leur ?Ça ne s\u2019invente pas.C\u2019était dans le cadre de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, au cœur de laquelle se trouvaient des questions d\u2019identité.«Je voulais développer une simulation de la commission pour les jeunes issus de la diversité», dit Cathy.François, un des bras droits des commissaires, a été contacté.Ils ne se sont plus laissés.Si François ne sent pas leur interculturalité, Cathy, elle, en est imprégnée.«Je vis très fortement notre diversité, car je suis la seule de ma famille en situation interculturelle.Pour ma famille, François n\u2019est qu\u2019un ami.Ma sœur, plus traditionnelle que moi, a le conjoint chinois par excellence.Moi, je suis perçue comme un échec sur le plan relationnel.Ça me fait de la peine, mais fai appris à séparer ma vie amoureuse de la vie familiale.» D\u2019autres, comme Yannick de Garie, née à Montréal-Nord, et Badr Aït Ahmed, originaire de Casablanca, au Maroc, en sont venus au fd de la relation à partager jusqu\u2019à la même religion.Yannick s\u2019est convertie à l\u2019islam et a prononcé la chahada le jour de son mariage.Badr a dû prendre son courage à deux mains pour annoncer à ses parents qu\u2019il mariait une Québécoise.«On est le pont entre deux cultures.On doit tempérer les deux côtés.Je ne cherchais pas l\u2019approbation de mes parents, mais je voulais les rassurer.» Mamselle Ruiz et Simon Rioux se sont rencontrés dans une troupe de cirque.Elle : chanteuse née au Mexique.Lui: artiste issu du Québec.Ils avaient le langage des arts en partage, mais elle a dû apprendre le français, dont elle ne connaissait pas les rouages.«J\u2019ai commencé à faire des chansons en français pour apprendre la musicalité de la langue.J\u2019ai eu des périodes de fatigue, où j\u2019ai fait des pauses.Mais un jour, ça a débloqué.Je comprenais tout.» La communion du couple représente leur plus grande force comme leur plus imposant défi.«J\u2019ai le devoir de devenir avec lui une femme plus indépendante et plus forte», dit Mamselle (son vrai prénom, et non son nom d\u2019artiste).«Il me pousse à devenir libre.C\u2019est un des cadeaux les plus importants que fai eus.» Avec la collaboration de Marie-Andrée Chouinard Le Devoir Ces photos font partie du projet Aime comme Montréal, un photoreportage composé de rencontres avec 75 couples interculturels montréalais qui sera présenté au début de 2017 dans le cadre des festivités entourant le 375\u201d de la ville de Montréal.Le projet est dirigé par Jacques Nadeau et Marie-Christine Ladouceur-Girard.« I ï '/A f, / Yannick De Gane, Quebec, et Badr Aït Ahmed, Maroc Cette semaine, un cambrioleur s\u2019est emparé de presque toutes les archives du photographe Jacques Nadeau.Seules quelques photos, comme celles-ci, ont été sauvées, mais une immense partie des archives manque toujours.Le photoreporter offre une récompense.V % LOV^ Nicolas Tea, Cambodge, et Jessica Laranjo, Portugal.«Je suis psychologue et j\u2019ai lu un livre qui a provoqué en moi une urgence de vivre.J\u2019ai dit à Nicolas : \u201cJe veux me marier avec toi en faisant le tour de l\u2019Asie durant un an.\u2019\u2019 » Ils sont partis en juin 2015 et reviendront en juin 2016.Audrey Larose, Québec, et Audrey (Lan!) Trilène, Martinique «On n\u2019a pas forcément les mêmes désirs dans un couple interculturel.Lani a le syndrome de la fille qui a vécu sur une petite île.Dans sa Martinique natale, les gens ont un désir de bouger, de voir ailleurs.Elle s\u2019en irait s\u2019installer en Australie demain.Elle est nomade.Moi, je ne peux pas concevoir de quitter le Québec, de m\u2019éloigner de mes chiens et de ma famille!», dit Audrey Larose.y Mikhail Smirnov, Russie, et Aygerim Syzdykova, Kazakhstan.Ces artistes peintres trouvent leur inspiration dans leurs pays d\u2019origine respectifs et leur quartier de LaSalle.C\u2019est un quartier qui leur ressemble.« On cherche des gens simples, matures, des immigrants, des gens qui travaillent dur.Ils inspirent nos croquis.» Cathy Wong, Chine, et Irançois lourmer, Etats-Unis 1, t Ma I l Mamselle Ruiz, Mexique, et Simon Rioux, Quebec Claudine Malard, île de la Reunion, Christophe Lemiere, France, et son fils Guandalf.Ils ont choisi Montréal afin de vivre de leur art.Mathieu Marion, Quebec, Chinatsu Kobayashi, Japon, et leur fille Mizuki.L\u2019éducation des enfants n\u2019est pas toujours évidente dans un couple interculturel.Ainsi, si au Japon les parents n\u2019embrassent pas leurs enfants, au Québec les démonstrations de tendresse sont monnaie courante.«J\u2019ai convaincu Chinatsu d\u2019être très affectueuse avec son enfant», dit Mathieu.Manu Alix Surprenant, Coree du Sud (adoptee par une famille québécoise quand elle avait 8 mois), et Youssef Shoufan, Syrie.«Plus je réfléchis, plus que je pense que mon identité est dans mon individualité.Je me détache de cette obligation de choisir entre le Québec et la Syrie.» En arrière-plan.Quai des arts, murale produite par MU et réalisée par le collectif EN MASSE. A 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUILLET 2015 ACTUALITES DERAILLEMENT L\u2019ordre d\u2019évacuation levé au Montana Culberston \u2014 L\u2019ordre d\u2019évacuation a été levé dans une région rurale du Montana où un train transportant du pétrole brut du Dakota du Nord a déraillé jeudi soir.Les autorités ont indiqué que trois wagons déversaient toujours du pétrole vendredi.Plus de 20 wagons du train ont quitté la voie ferrée en début de soirée jeudi.Quelques évacuations résidentielles ont alors été ordonnées dans ce secteur situé à moins de 100 kilomètres de la frontière de la Saskatchewan, au Canada.L\u2019accident n\u2019a provoqué aucun incendie et personne n\u2019a été blessé.La sécurité du public ne semble pas être en péril.Un porte-parole du transporteur ferroviaire Burlington Northern Santa Fe a confirmé que 106 wagons-citernes remplis de pétrole faisaient partie du convoi lorsque le déraillement s\u2019est produit près de Culbertson, peu après 18 h, heure locale.Le shérif adjoint du comté de Roosevelt, Corey Reum, a indiqué que le déraillement du train avait fait tomber une ligne électrique.Associated Press VIA RAIL Évaluation psychiatrique : décision reportée Toronto \u2014 Un juge de Toronto chargé de déterminer la nécessité ou non de l\u2019évaluation psychiatrique d\u2019un Montréalais coupable du complot terroriste contre Via Rail a besoin de plus de temps avant de rendre sa décision, due pour vendredi.La question de la santé mentale de Chiheb Esse-ghaier, qui a été soulevée durant son audience de détermination de la peine, a mis en doute sa capacité à subir son procès.Le juge Michael Code doit donc décider s\u2019il demandera une nouvelle évaluation psychiatrique, après que les avocats de la Couronne en eurent réclamé une, afin de déterminer si Chiheb Esseghaier est apte à recevoir sa sentence.La Presse canadienne SCHALK VAN ZUYDAM ASSOCIATED PRESS Un travailleur dans une mine de cobalt au Congo EXPLOITATION MINIÈRE Le Vatican accuse les entrepreneurs de tolérer l\u2019impunité Le Vatican a demandé vendredi aux investisseurs, entrepreneurs, banques et politiciens de prendre leurs responsabilités pour faire cesser l\u2019impunité qui règne dans l\u2019exploitation des ressources minières dans les pays pauvres, les accusant d\u2019être coresponsables de crimes importants.A l\u2019occasion d\u2019une journée de réflexion à Rome organisée par le conseil pontifical Justice et Paix, en présence d\u2019une trentaine de représentants de communautés touchées en Afrique, Amérique latine et Asie, son président, le cardinal ghanéen Peter Turkson, a dressé un réquisitoire très dur: «On ne peut laisser le cynisme, l\u2019indifférence et l\u2019impunité se poursuivre.» Il a également évoqué les menaces de mort contre les personnes engagées pour les droits des communautés: «Certaines personnes qui participent à la rencontre ont subi des pressions et intimidations, par exemple après avoir demandé un passeport.Il y a eu des tentatives de les tuer.Des témoignages de menaces, de violences, de meurtres, de représailles, de dédommagements qui n\u2019arrivent jamais et de promesses jamais tenues sont parvenus au Conseil pontifical.» «Les responsables sont les investisseurs, les entrepreneurs, les banques, les hommes politiques et les gouvernants des pays où se trouvent les gisements ou des pays où résident les quartiers généraux des multinationales minières.» Ce colloque est organisé entre deux réunions de réflexion du conseil Justice et Paix à la demande de certains responsables de sociétés minières : la première a eu lieu en septembre 2013 et la seconde aura lieu du 17 au 19 septembre 2015.Le père combonien Dario Bossi a dénoncé «la criminalisation et la persécution des dirigeants engagées à défendre leurs terres et leurs droits».Un orpailleur d\u2019une communauté de l\u2019est de la République démocratique du Congo a raconté comment, mis au chômage par une compagnie minière et sans aide pour ses enfants, il a participé à une manifestation et a été jeté dans un brasier de pneus enflammés par les forces de l\u2019ordre.Il a montré son bras brûlé aux journalistes.Ensuite, «à Kinshasa, alors que je devais venir à Rome, des gens me cherchaient.J\u2019ai eu peur.Avec ma main, je ne peux reprendre mon métier.Je suis venu demander votre aide pour continuer à étudier», a-t-il dit.Kumar Paikray, de l\u2019Inde, a demandé pour sa part que ces sociétés étrangères «se retirent» complètement des zones minières.Agence France-Presse AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OFERES Hydro Québec Distribution Appel d'offres Avis de lancement d'un appel d'offres pour l'acquisition de services d'intégration éolienne Hydro-Québec Distribution, division d'Hydro-Québec responsable d'assurer un approvisionnement en électricité fiable pour la clientèle du Québec, lance un appel d'offres pour l'acquisition de services d'intégration éolienne dans le but d'assurer l'équilibrage de la production éolienne et la fourniture de la puissance complémentaire associée à cette production.De plus amples renseignements sont accessibles sur le site Web d'Hydro-Québec, à l'adresse suivante : www.hydroquebec.com/distribution/fr/marchequebecois Nous vous remercions de l'intérêt que vous portez à nos activités d'approvisionnement en électricité.Direction - Approvisionnement en électricité Hydro-Québec AVIS DE VENTE.PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE SAINT-FRANÇOIS NO COUR 450-22-011904-159 COUR DU QUÉBEC MACKIE DIVISION RESIDENTIELLE INC Partie(s) demanderesse(s) - VS - 9199-6959 QUÉBEC INC Partie(s) defenderesse(s) LE 29 JUILLET 2015 A 11H00 DE LAVANT MIDI A LA PLACE DAF-FAIRES DE LA PARTIE DÉFENDERESSE SITUÉ AU 20, DES BRISES, EN LA VILLE DE STE-JULIE ET DISTRICT JUDICIAIRE DE LONGUEUIL SERONT VENDUS PAR AUTORITE DE JUSTICE LES BIENS DE LA PARTIE SAISIE EN CETTE CAUSE, CONSISTANT EN - 1 COMPRESSEUR DE MARQUE INAPPARENTE DE COULEUR ROUGE , - 1 TONDEUSE DE MARQUE TORO , - 1 COMPRESSEUR A EAU Sl-MONIZ , ET AUTRES BIENS SAISIS EN CETTE CAUSE , CONDITIONS: ARGENT COMPTANT OU CHEQUE VISÉ.VILLE LE-MOYNE, LE 16 JUILLET 2015 MARC LEMAY, HUISSIER (450) 466-2628 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décés de Mario Bisson, en son vivant domicilié au 2057, Montée St-François, ville de Laval (Québec) H7E 4P2, survenu le 12 février 2015, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, Serge Bisson, le 15 juillet 2015, conformément à la loi Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Danielle A Bertrand, notaire, au 410, Boul Henri-Bourassa est, bureau 204, Montréal, Québec, H3L1C4 (514-382-6315) Donné ce 15 juillet 2015 Serge Bisson, liquidateur AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Gérard Rouleau, en son vivant domiciliée au 5910, Jeanne-Lapie, Saint-Léonard, province de Québec, H1P 1C8, survenu le 16 février 2015, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral devant Me Denise Courtemanche, notaire, le 14 juillet 2015, conformément à la loi Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 5064 avenue du Parc, Montréal, Québec, H2V 4G1 Donné ce 18 juillet 2015 Suzanne Proulx, liquidatrice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de la succession de Henri-Jean GERMAIN, en son vivant domicilié au 9251, 2'™» Avenue, Montréal (Québec) H1Z 2T2, décédé le 20 juillet 2014, lequel inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude du notaire soussigné au 6436 Beaubien Est, Montréal, HIM 1A9 Me Martin Dumesnil, notaire Dans l'affaire de la faillite Avis est par les présentes que la faillite de TER Canada inc situé au 2855 G, boulevard Matte, Brassard, Qc, J4Y 2P4 est survenue le 14 juillet 2015, et que l'assemblée des créanciers sera tenue le 30-07-2015 au bureau du syndic au 200-2360 boul Ma-rie-Victorin Est, Longueuil, Qc, J4G1B5à11 00 Jean Fortin & Ass Syndics Inc Tél 450-442-3260 JeanFortin corn PRENEZ AVIS que Michel GRENQN, en son vivant domicilié au 50, avenue Balmoral, appartement 309, La Prairie, province de Québec, J5R 5G2, est décédé à Châteauguay le 2 mars 2015 Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la Loi et peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude de Me Céline MARTIN, notaire, pratiquant au 950, Sault-Saint-Louis à La Prairie, province de Québec, J5R 1E1 AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie GESTION AMRECA INC.demandera au régistraire des entreprises la permission de se dissoudre René Lafrance, président AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.HUISSIERS DE JUSTICE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-22-222467-154 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c LA CENTRALE DES ROUTIERS INC.Partie défenderesse ASSIGNATION (139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL: Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du distnct de Montréal, une requête introductive d'instance Une copie de cette requête et de l'avis au défendeur ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du tnbunal, au palais de justice de Montréal, situé au 1 me Notre Dame Est, Montréal Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai Soyez aussi avisé que la requête introductive d'instance sera présentée pour décision devant le tribunal, le 19 AOÛT 2015 à 9H00 en la salle 2 06 du palais de justice de Montréal À Montréal, le 14 juillet 2015 RUXANDRA CORNELIA lEPAN Greffière adjointe JO 0058 QUAND LA TOXICO MANIE PREND TOUTE LA > AVIS AUX CREANCIERS DE LA FAILLITE Dans l\u2019affaire de la faillite de : MOBILE RIVE SUD INC.Avis est par les présentes donné que MOBILE RIVE SUD INC., société légalement constituée selon la Loi et ayant sa place d\u2019affaires au 580, boul.Lionel Boutet, à la ville de Varennes et district judiciare de Richelieu, province de Québec, à déposé une proposition à ses créanciers le 19' jour de juin 2015.En date du 9' jour de juillet 2015, ladite proposition a été refusée par les créanciers, la débitrice est dès lors, en conformité de l\u2019Article 57 de la Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité, réputée avoir fait cession de ses biens et la première assemblée des créanciers a eu lieu le 9' jour de juillet 2015.Fait à Montréal, ce i6\u2018 jour de juillet 201;.André Allard, CPA, CA, syndic Responsable désigné André Allard & Associés Inc.Syndics de Faillite 1435, rue St-Alexandre, #900 Montréal (Qc) H3A2G4 Tél.: (514) 282-6767 Téléc.: (514) 282-6776 der ëov (Mg' 1 opera tionenfgntsoleij CO j 1 877 683 2325 AVIS AUX CREANCIERS DE LA FAILLITE Dans l\u2019affaire de la faillite de ; CANETIQUE ELECTROCATALYSIS INC.Avis est par les présentes donné que CANETIQUE ELECTROCATALYSIS INC., société\tlégalement constituée selon la Loi et ayant fait affaires au 1650, boul.Lionel Boutet, dans la ville de Varennes (Québec), est survenue le 13' jour de juillet 2015 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 3' jour d\u2019août 2015 à i5hoo, au bureau du syndic situé au 1435, rue St-Alexandre, bureau 900 à Montréal (Québec).Fait à Montréal, ce 13' jour de juillet 2013.André Allard, CPA, CA, syndic Responsable désigné André Allard & Associés Inc.Syndics de Faillite 1435, rue Alexandre, #900 Montréal (Qc) H3A 2G4 Tél.; (514) 282-6767 Téléc.: (514) 282-6776 AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être taites avant16h00 pour pubiication deux (2) jours pius tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.514-985-3344 Fax.514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services- et-annonces/avls-publlcs www.ledevoir.com/services- et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com ALBERTA La fuite de l\u2019oléoduc relance le débat sur leur sécurité CLEMENT SABOURIN L> importante fuite d\u2019un oléo-' duc au cœur de la forêt boréale canadienne a relancé le débat vendredi sur la sécurité de ces infrastructures alors que les groupes pétroliers veulent en étendre le maillage en Amérique du Nord.Quelque cinq millions de litres de liquide bitumineux (mélange lourd d\u2019eau usée, de sable et de pétrole) se sont déversés entre mercredi et jeudi en raison d\u2019une brèche inexpliquée dans l\u2019oléoduc, souillant une zone de 1,6 hectare.Cela représente l\u2019équivalent de 31 500 barils de pétrole et constitue la deuxième Aucun homme ou animal n\u2019a été officiellement touché par la fuite de cet oléoduc, a souligné M.Baüey en notant avoir aussitôt alerté la réserve amérindienne la plus proche, soit à 15km seulement de la zone polluée.Il n\u2019a pas fait état à ce stade d\u2019une éventuelle contamination de la nappe phréatique.La zone étant isolée, des équipes de Nexen sont en train d\u2019ouvrir un chemin à travers la forêt pour acheminer le matériel de nettoyage, a précisé M.Bailey, soulignant que la fuite était colmatée.L\u2019autorité albertaine de l\u2019énergie (AER) a déployé sur place des agents qui ont en- maree noire en importance en Alberta, cœur de l\u2019industrie pétrolière canadienne.C\u2019est l\u2019un des pires accidents du genre en Amérique du Nord.L\u2019accident n\u2019a pas été signalé par les outils automatiques prévus sur cet oléoduc en service depuis début 2014 : la fuite a plutôt été constatée de visu par un employé passant dans les parages, a indiqué vendredi le producteur d\u2019hydrocarbures Nexen, filiale du groupe public chinois CNOOC qui l\u2019a acquis en 2013 pour 15 milliards de dollars.«Nous nous excusons sincèrement pour les impacts causés» par cet accident, a déclaré vendredi en conférence de presse Ron Bailey, directeur général de Nexen.L\u2019incident s\u2019est produit à 100 mètres d\u2019un lac, qui n\u2019a pas été contaminé selon les autorités, et à 36 km au sud de Fort McMurray, épicentre de l\u2019exploitation des sables bitumineux albertains.L\u2019accident n\u2019a pas été signalé par les outils automatiques prévus sur cet oléoduc en service depuis début 2014 tamé leur enquête vendredi sur les causes de l\u2019incident.«La fuite ne s\u2019est pas répandue jusqu\u2019à un cours d\u2019eau», a assuré l\u2019AER dans un communiqué, ajoutant ({u\u2019«aucune conséquence sur le public ou la faune n\u2019a été constatée».Cet incident a lieu alors que les Canadiens sont toujours plus divisés par d\u2019ambitieux projets d\u2019oléoducs devant acheminer le pétrole albertain vers les ports de l\u2019Atlantique, du Pacifique et du golfe du Mexique.Pour l\u2019association environ-nementaliste Greenpeace, cette fuite «est un bon rappel du long chemin que doit encore accomplir l\u2019Alberta pour résoudre ses problèmes d\u2019oléoducs ».Agence France-Presse ATTAQUE AU TENNESSEE Un suspect apparemment sans histoire LUCAS L.JOHNSON KATHLEEN FOODY à Chattanooga Ly homme que les autorités ' désignent comme le responsable des attaques de jeudi contre deux installations militaires du Tennessee, qui ont tué quatre marines, était un ingénieur de 24 ans originaire du Koweït qui n\u2019avait pas attiré l\u2019attention des autorités jusqu\u2019à maintenant.Les autorités en savent encore peu sur Muhammad Youssef Abdulazeez, qui était domicilié à Hixson, au Tennessee.Les raisons qui auraient pu motiver les attaques ne sont pas connues.Les autorités fédérales tentent de déterminer s\u2019il pourrait s\u2019agir d\u2019un acte terroriste, mais affirment qu\u2019aucun indice ne laisse croire pour l\u2019instant que d\u2019autres personnes pourraient être impliquées ou que le public pourrait être en danger.Un responsable fédéral a déclaré vendredi que les enquêteurs continuaient d\u2019inspecter son ordinateur, mais qu\u2019ils n\u2019avaient rien trouvé pour l\u2019instant laissant croire qu\u2019il aurait été inspiré par le groupe armé Etat islamique.L\u2019homme n\u2019était pas particulièrement actif sur Internet, a ajouté le responsable, qui a réclamé l\u2019anonymat parce qu\u2019il n\u2019était pas autorisé à discuter publiquement de l\u2019enquête en cours.Les enquêteurs ne savent pas pourquoi le tireur a visé un centre de recrutement militaire et une autre installation de l\u2019armée à Chattanooga.Ils n\u2019ont pas dit non plus quel type d\u2019arme avait été utilisé.Même l\u2019orthographe de son prénom reste imprécise : les autorités fédérales et les différents registres gouvernementaux indiquent quatre façons différentes de l\u2019écrire.L\u2019homme aurait été arrêté en avril pour conduite en état d\u2019ébriété.Un rapport d\u2019arres- tation comprenant une photo montre un certain Mohammad Youssduf Adulazeer accusé de conduite avec les facultés affaiblies le 20 avril à Chattanooga.L\u2019âge et l\u2019adresse indiqués sur le document concordent avec ceux du suspect, bien que son nom soit orthographié différemment.Qui est-il ?Hussnain Javid, un étudiant de 21 ans à l\u2019Université du Tennessee à Chattanooga, a déclaré que Muhammad Youssef Abdulazeez avait étudié le génie électrique dans cet établissement, dont il a été diplômé en 2012.Ils ont tous deux fréquenté la même école secondaire à Chattanooga.Selon M.Javid, le suspect de la tuerie faisait partie de l\u2019équipe de lutte de l\u2019école secondaire et était très populaire auprès des autres élèves.«Il était plein d\u2019entrain, se souvient-il.Tout le monde le connaissait.» Les fusillades se sont produites à quelques minutes d\u2019intervalle.A bord d\u2019une voiture, l\u2019homme aurait d\u2019abord ouvert le feu contre un centre de recrutement pour toutes les branches de l\u2019armée, avant de se rendre à un centre d\u2019entraînement des marines à quelques kilomètres de là, selon les autorités et des témoins.Les attaques ont duré moins de 30 minutes au total.En plus des quatre marines tués, trois autres personnes ont été blessées, dont une grièvement.Les autorités n\u2019ont pas voulu dire publiquement comment le tireur a été abattu, mais les enquêteurs pensent qu\u2019il a été atteint par un tir de la police de Chattanooga.Un agent de la police fédérale (FBI), Ed Reinhold, a déclaré que Muhammad Youssef Abdulazeez avait «plusieurs armes» en sa possession, mais n\u2019a pas voulu donner de détails.Associated Press LE DEVOIR LES SAMEDI I ET DIMANCHE 19 JUILLET 2015 A 7 ACTUALITES GERMANWINGS L\u2019Europe veut renforcer le contrôle médical des pilotes GABRIEL BOUROVITCH à Bruxelles Tirant les leçons de Técrase-ment du vol de German-wings en mars, provoqué par un des pilotes de l\u2019appareil, l\u2019Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a publié vendredi six recommandations, qui font la part belle au contrôle et au suivi médical, en particulier psychologique, des pilotes.L\u2019AESA avait été chargée par la Commission européenne de repérer les failles ayant permis au copilote, Andreas Lubitz, d\u2019écraser volontairement rA320 reliant Barcelone à Düsseldorf dans les Alpes françaises le 24 mars, provoquant la mort de 150 personnes.Dans son rapport présenté vendredi, l\u2019agence, qui avait immédiatement préconisé de rendre obligatoire la présence permanente de deux membres d\u2019équipage dans le cockpit des avions de ligne, recommande le maintien de cette règle, entre-temps appliquée très largement par les compagnies européennes, à titre volontaire.Mais la recommandation «la plus importante est celle demandant aux compagnies aériennes de mettre en place une structure de soutien aux pilotes en difficulté»^ a indiqué à l\u2019AEP le directeur de l\u2019AESA, Patrick Ky, précisant que cette aide pourra «être un soutien psychologique, médical ou dans la progression de carrière».Ce soutien se double d\u2019un contrôle renforcé, avec notamment une «évaluation psychologique» obligatoire lors de la formation initiale ou à l\u2019embauche et un renforcement de la partie psychologique des examens médicaux nécessaires à l\u2019obtention et au renouvellement de la licence de pilote professionnel.Partage d^informations L\u2019AESA souhaite en outre que les compagnies aériennes procèdent à des dépistages inopinés de drogues et d\u2019alcool, qui seraient en outre systématiques lors de l\u2019examen médical pour l\u2019obtention de la licence, après un incident si «raison valable» et en suivi après un test positif.Les médecins chargés d\u2019évaluer les pilotes feront eux-mêmes l\u2019objet d\u2019un «solide programme de surveillance», à charge pour chaque administration nationale de renforcer les compétences de ces professionnels.La création d\u2019un «référentiel de données» est également envisagée, dans la perspective d\u2019un partage d\u2019informations médicales à l\u2019échelle européenne.« Un effort particulier a été fait pour arriver à Véquilibre» dans ces recommandations «entre le secret médical et la sécurité», assure l\u2019AESA «Nous sommes face à quelque chose de nouveau et nous essayons de trouver des solutions pour adapter notre système à ce nouveau t^e de risques [.] il nous faut agir par anticipation», a expliqué M.Ky.Le groupe Lufthansa, maison mère de la compagnie à bas coûts Germanwings, a salué le rapport de l\u2019AESA et ses recommandations «conformes à [celles] du BDL», la fédération allemande du transport aérien.Certaines recommandations nécessiteront cependant un vote au Parlement européen, en particulier les tests de dépistage biologiques.L\u2019AESA va donc préparer d\u2019ici l\u2019automne un «plan d\u2019action pratique» afin que la Commission décide «où de nouvelles mesures législatives sont nécessaires et où il est plutôt question d\u2019amélioration des pratiques», selon une source.Agence France-Presse UKRAINE MH17 : un an après, l\u2019enquête patauge MORGANE HEUCLIN-REFFAIT CAMILLE MALNORY Le 17 juillet 2014, le vol MH17 de la compagnie Malaysian Airlines décolle à 5 h 15 (heure de Montréal) de l\u2019aéroport d\u2019Amsterdam-Schip-hol, direction Kuala Lumpur.Deux heures plus tard, l\u2019avion explose au-dessus de la région de Donetsk, dans l\u2019est de l\u2019Ukraine.Les débris pleuvent sur une dizaine de kilomètres autour du village de Grabove.Les 283 passagers à son bord, ainsi que les 15 membres d\u2019équipage, périssent dans l\u2019accident.Parmi eux, 193 Néerlandais et de nombreux Australiens et Malaisiens.Sur le moment, la confusion règne quant aux causes de cet écrasement.Est-ce la suite d\u2019une série noire pour la compagnie aérienne malaisienne, dont l\u2019un des appareils a disparu en vol quatre mois auparavant?L\u2019avion de Vladimir Poutine, qui passait dans la même zone au moment de l\u2019écrasement, était-il la cible initiale?Difficile dans un premier temps d\u2019établir avec certitude les causes de l\u2019écrasement, car les observateurs de l\u2019Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) n\u2019arrivent pas à atteindre les lieux en raison des combats dans la région.Les autorités américaines établissent cependant au lendemain de l\u2019écrasement que l\u2019avion a été touché par un missile sol-air Buk, tiré depuis une région aux mains des séparatistes prorusses.Dans quel contexte s\u2019inscrit i\u2019écrasement du voi IVIH17?Au moment des faits, l\u2019Ukraine est plongée dans un contexte politique extrêmement tendu.A la suite d\u2019un rapprochement entre le président lanoukovitch et Moscou, les Ukrainiens pro-Européens se révoltent.Vladimir Poutine obtient alors l\u2019autorisation de son Parlement d\u2019envahir l\u2019Ukraine, officiellement pour porter secours aux Ukrainiens russo-phones opposés à un rapprochement avec l\u2019Union européenne.Le pays est divisé entre l\u2019Est prorusse et l\u2019Ouest acquis à l\u2019Europe.C\u2019est dans le Donbass, théâtre des affrontements extrêmement violents avec les séparatistes prorusses, que le vol MH17 a été abattu.Qui a tiré ie missiie?A la demande de Kiev, ce sont les Pays-Bas, dont les ressortissants comptent pour deux tiers des victimes, qui se chargent de l\u2019enquête.Rapidement, plusieurs nations ayant perdu des citoyens dans l\u2019écrasement décident de coopérer avec l\u2019Ukraine pour déterminer les responsabilités dans l\u2019écrasement du MH17.Seul le fait que l\u2019avion ait été abattu par un missile Buk fait consensus.Tout l\u2019enjeu est de déterminer qui l\u2019a lancé, car les armées russes et ukrainiennes en possèdent toutes deux.Pour les Occidentaux, il est clair que le missile a été tiré par des rebelles prorusses.Les soupçons pèsent sur la Russie, accusée de leur avoir fourni le matériel.Vladimir Poutine dément formellement et reporte la faute sur le gouvernement ukrainien, sans pour autant collaborer à l\u2019enquête : selon l\u2019agence de presse russe RIA Novosti, le président russe aurait déclaré, en prenant connaissance de l\u2019accident, qu\u2019il ne faisait «pas de doute que l\u2019Etat sur le territoire duquel cela s\u2019est passé porte la responsabilité de cette terrible tragédie.» Le journal russe Vzgliad, cité par Courrier international, indique par ailleurs qu\u2019au lendemain de l\u2019accident, le ministère de la Défense russe affirme avoir identifié des forces armées ukrai- I victim Ukraine JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des membres de la communauté ukrainienne de Montréal se sont rassemblés vendredi devant le Consulat général de la Russie.Ils accusent les séparatistes soutenus par la Russie d\u2019avoir abattu l\u2019avion du vol MH 17, en plus de dénoncer l\u2019agression russe dans l\u2019est de l\u2019Ukraine.La violence continue dans cette région, alors que huit soldats ont été tués et 16 autres blessés mercredi dernier.niennes en possession de systèmes de défense Buk dans la zone de l\u2019écrasement.Mais un commentaire sur les réseaux sociaux sème le trouble.Comme le rappelle Radio-Canada, le ministre de la Défense autoproclamé des rebelles prorusses, Igor Strelkov, indique sur sa page Vkontakte (Lacebook russe) que ses troupes ont abattu un avion militaire ukrainien An-26, au moment même et à proximité du lieu où le vol MH17 est frappé.Surtout, des enregistrements audio dévoilés par les forces ukrainiennes, publiés de nouveau ce vendredi sur Twitter par le collectif de journalistes-citoyens BellingCat, accusent les rebelles prorusses: on y entend des conversations entre colonels russes et chefs des séparatistes, dans lesquelles ces derniers affirment être certains «à 100%» d\u2019avoir abattu un avion civil.Où en est l\u2019enquête?Un an après l\u2019écrasement, l\u2019enquête stagne et les Russes continuent de clamer leur innocence.Et de la prouver.Le chef de l\u2019Etat-major des forces aériennes russes, Andreï Karta-polov, affirme détenir des données prouvant qu\u2019un avion mili- taire ukrainien se trouvait sur la trajectoire du Boeing de Malaysian Airlaines au moment de l\u2019écrasement.La Navaïa Ga-zeta, citée par Le Monde, publie des documents présentés comme des informations classi-fées Secret établies par des ingénieurs russes pour aider l\u2019enquête néerlandaise: contre toute attente, les documents appuient la thèse d\u2019une Russie au-dessus de tout soupçon.Moscou affirme par ailleurs ne plus produire ce type de Buk.La Russie s\u2019en tient à sa version et continue d\u2019accuser l\u2019Ukraine.Le 5 juin, le ministre des Affaires étrangères néerlandais, Bert Koenders, s\u2019est heurté à un mur.Après sa rencontre avec son homologue russe, Serguéi Lavrov, au sujet de l\u2019enquête, il a déclaré qu\u2019il était difficile pour eux de s\u2019entendre en raison de désaccords.Les médias russes n\u2019ont pas relaté l\u2019entrevue.Le groupe d\u2019enquête occidental a demandé début juillet à l\u2019ONU d\u2019ouvrir un tribunal spécial pour juger les responsables.Sans surprise, Vladimir Poutine a déclaré dans un entretien téléphonique avec le président néerlandais que cela serait «contre-productif».Ce vendredi, une vidéo apparem- Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Antiquités haut de gamme.Grande valeiu* offerte.Borduas Perron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan RiopeUe Suzor-Côté et autres.I Évaluation verbale gratuite poiu* les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibüité.Claude Lafitte évaluateur et expert conseil ^a/ene ^Dlaade depuis 1975 \u2022 514.842.1270 2160 rue Crescent, Montréal, www.lafitte.com 'FABRIQUÉ AU QUÉBEC (Serti/ie^^ étoi/e^ miiiESi eonseils (ëHiidl^graïï^graïullgi ESTIMATION GRATUITE Cæ: 1 855 770-8677 BOIS ^ ISature^ - ^ ?in ment filmée par des séparatistes a relancé la question de la culpabilité russe.Elle montre des rebelles pillant les affaires des victimes de l\u2019écrasement.« Cette vidéo corrobore les renseignements que nous avons reçus il y a 12 mois, à savoir que le vol MHl 7 de Malaysia Airlines a été abattu par un missile sol-air», déclare Julia Bishop, ministre des Affaires étrangères australienne.Que réclament les familles des victimes?Lace à la progression lente de l\u2019enquête, des familles de victimes se tournent vers Injustice américaine pour tenter d\u2019obtenir des réponses.Dix-sept d\u2019entre elles ont porté plainte jeudi aux Etats-Unis contre le chef séparatiste russe, Igor Guirkine, qu\u2019elles soupçonnent d\u2019avoir participé à l\u2019organisation de l\u2019écrasement, et lui réclament 50 millions de dollars de dédommagements chacune.«La question la plus importante qui se pose toujours est: qui est responsable?» rappelle Dennis Schouten, président de la fondation représentant les familles de victimes, à l\u2019ALR Pour l\u2019heure, nul ne sait si et quand tombera la réponse.Le rapport final des enquêteurs néerlandais, prévu pour octobre, n\u2019a établi que les causes de l\u2019écrasement selon la porte-parole du Bureau d\u2019enquête pour la sécurité, Sara Vernooij.sans identifier de responsables.Libération ECOLE D'ETE L'ECOLE DE LA PARTICIPATION CITOYENNE TABLE RONDE SUR L'AVENIR ÉNERGÉTIQUE DU QUÉBEC îh f ift \u2022ï* A L'ECOLE D'ETE DE LINM AVEC STEPHANIE TRUDEAU VICE-PRÉSIDENTE, GAZ MÉTRO ainsi qu'avec Johanne Whitmore, Normand Mousseau et Valérie Borde Samedi 15 août à 1 1 h 00 Au Collège Montmorency Programmation complète : ecole.inm.qc.ca/programmation Kathleen Weil Marc Garneau Patrick Bonin Ga motte Pierre Karl Péladeau Gilles Duceppe Binh An Vu Van Michel Rochon Lise Payette Stéphanie Trudeau Flavie Payette-Renouf Daniel Green Et plus de 150 autres invités à rencontrer à KÉcole d'été 2015 de l'Institut du Nouveau Monde! L'École d'ete 2015 est realisee grâce à b participation financière du Forum jeunesse Laval et du Secretariat à b jeunesse LAVAL 50 Québec\\ Université rik de Montréal LE DEVOIR Un evenement organise par l'Institut du Nouveau Monde #NOUSSOMMES COLLÈGE MONTMORENCY -12 AU 15 AOÛT 2015 VOILAGE.50 RABAIS OU INSTALLATION GRATUITE > PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES \u2022 STORES VERTICAUX \u2022 STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES ROMAINS L\u2019Artisan du Store Claude Bouchard Drummondville, Ste-Hyacinthe, Belœil, St-Bruno de Montarville, Chambly, Candiac, Berthierville, Berthien/ille, Joliette, Deschambault, Boisbriand, Saint-Jérome, Sainte-Agatbe, MONTREAL LAVAL LONGUEUIL REPENTIGNY TERREBONNE ST-SAUVEUR BROMONT TROIS-RIV.QUÉBEC 514 231 8677 450 627 3716 450 445 9829 1 855 770 8677 1 855 770 8677 1 855 770 8677 1 855 770 8677 819 696 8677 418 654 8677 A 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUILLET 2015 ACTUALITES URANIUM SUITE DE LA PAGE 1 méridional, la commission d\u2019enquête a constaté un rejet quasi unanime de la filière uranifère», écrit le BAPE dans son rapport de plus de 600 pages, rendu public vendredi sans préavis, alors que le ministre Heurtel l\u2019a reçu le 20 mai.Le refus, par exemple, des communautés cries, était déjà manifeste depuis plusieurs années.Il faut dire que le projet d\u2019exploration le plus avancé au Québec, celui de l\u2019entreprise Strateco, est situé au nord de Chibougamau, sur leur territoire.Lors du passage du Devoir dans la communauté de Mistissini, l\u2019an dernier, plusieurs avaient d\u2019ailleurs exprimé leurs craintes par rapport aux effets sur la santé humaine et sur leur environnement.Le rapport du BAPE ne devrait pas les rassurer.Parmi les 90 avis formulés dans le document, la commission d\u2019enquête indique que le nombre d\u2019études sur les impacts pour la population limitrophe est «faible».Une telle situation ne permet pas, contrairement à ce qu\u2019affirme le lobby de l\u2019uranium, de conclure «à l\u2019absence d\u2019un lien de causalité entre le développement de maladies cancéreuses et le fait de résider à proximité des mines ou d\u2019installations uranifères».Détérioration Ces incertitudes, déjà mises en lumière par l\u2019Institut national de santé publique, contribuent à alimenter le manque d\u2019acceptabilité sociale.Qui plus est, «dans certains milieux, la présence ou la perspective de développement de mines uranifères risquent d\u2019être associées à une détérioration du climat social et à une perte de confiance des citoyens envers les autorités».Cela est particulièrement vrai dans les communautés nordiques.Il faut dire que celles-ci seraient directement exposées aux risques, «alors que les profits seraient partagés entre des intérêts privés et répartis sur l\u2019ensemble de la population québécoise et que les productions seraient desti- i DAVID BOILY AGENCE ERANCE-PRESSE Il existe près d\u2019une trentaine de projets d\u2019exploration uranifère au Québec.Ci-dessus, im camion sortant de la mine d\u2019imaniiun de MaClean Lake, en Saskatchewan.nées à l\u2019exportation ».D\u2019un point de vue environnemental, le BAPE constate aussi que plusieurs questions demeurent sans réponse.Le rapport souligne «une incertitude considérable dans la prédiction des effets d\u2019éventuelles installations d\u2019exploitation de l\u2019uranium au Québec sur les milieux naturels».Ce qu\u2019on sait, cependant, c\u2019est que les déchets miniers produits dès l\u2019exploration peuvent poser des risques environnementaux en raison de leur caractère radioactif.Or, souligne le BAPE, ils ne sont pas traités comme tels par le gouvernement.Tout déchet produit par l\u2019industrie risque en outre de constituer un héritage toxique pour ainsi dire éternel.«La commission d\u2019enquête est d\u2019avis que le besoin de confiner et de stabiliser les résidus de mine d\u2019uranium durant plus de 10 000 ans pose des défis qui vont au-delà de ce à quoi la société actuelle peut légitimement s\u2019engager.Par conséquent, ce besoin est susceptible de transférer des obligations, des coûts et des risques sur plusieurs générations.» Qui plus est, «aucun fonds ne pourrait, en dépit de toute sagesse, de toute planification et de toute prudence, couvrir tous les scénarios de risques en- vironnementaux associés à la filière uranifère», ajoutent les commissaires.Ils recommandent donc de mener une analyse coûts-bénéfices avant de prendre toute décision.Le BAPE insiste en outre sur les incertitudes économiques liées à cette filière minière.«Dans les conditions actuelles du marché de l\u2019uranium, il serait difficile pour le moment que les ressources uranifères québécoises soient d\u2019intérêt sur le marché mondial à leur coût actuel de récupération », tranche l\u2019organisme.Globalement, le secteur minier représente au mieux 2% du PIB du Québec.Quant au secteur uranifère, il en est encore seulement au stade de l\u2019exploration.Cette filière constitue environ 4% des investissements en exploration au Québec.Selon les données du ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, il existe près d\u2019une trentaine de projets d\u2019exploration uranifère au Québec, dont 12 en phase «avancée».Plusieurs sont situés au nord du 49® parallèle, mais on en retrouve également le long de la Côte-Nord ainsi que dans les Hautes-Laurentides.N\u2019empêche, le BAPE avertit que toute interdiction pure et simple de la filière risquerait d\u2019entraîner des demandes de ikla commission d\u2019enquête a constaté un rejet quasi unanime de la filière uranifère yy Rapport du BAPE dédommagements de la part des entreprises présentes au Québec.Déjà, le fait d\u2019avoir stoppé le projet de Strateco a valu au gouvernement du Québec d\u2019être poursuivi pour plus de 190 millions de dollars.Réagissant par voie de communiqué à la publication du rapport du BAPE, le ministre Heurtel a dit que ce rapport particulièrement critique d\u2019une filière minière serait analysé en partenariat avec le ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles.Mais pour la Coalition Québec meilleure mine, la cause est déjà entendue.L\u2019organisme presse le gouvernement d\u2019interdire toute exploitation d\u2019uranium au Québec.Le Devoir ACCORD SUITE DE LA PAGE 1 La Stratégie canadienne de l\u2019énergie énonce le principe de «non-discrimination» afin de régir l\u2019approvisionnement en énergie au pays.Le Conseil de la fédération met sur le «même niveau » les énergies propres et les énergies sales, déplore le responsable du programme national de l\u2019ONG Environmental Defence, Dale Marshall.«C\u2019est un problème si on veut vraiment s\u2019attaquer aux changements climatiques», a-t-il affirmé dans une entrevue avec Le Devoir.M.Marshall aurait aussi souhaité voir dans cette stratégie énergétique «beaucoup trop vague» les énergies renouvelables «priorisées», ainsi que des cibles détaillées de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) par toutes les provinces et tous les territoires.«Les provinces peuvent faire ce qu\u2019elles veulent.Les provinces ne s\u2019engagent à rien concrètement dans la lutte contre les changements climatiques», a-t-il résumé.La première ministre ontarienne, Kathleen Wynn, a tenté de convaincre ses homologues de fixer des cibles absolues de réduction de GES dans le document de près de 40 pages, mais en vain.Un objectif de réduction de GES de 80 à 95% entre 1990 et 2050 apparaissait pendant un moment dans une ébauche de la Stratégie, mais il a été retranché.Sous la pression de leur homologue saskatchewanais.Brad Wall, les chefs de gouvernement n\u2019ont inscrit ni des cibles absolues ni des cibles d\u2019intensité de réduction ou d\u2019augmentation de leurs émissions de GES.Pourtant, «c\u2019est très important d\u2019avoir des cibles», continuait d\u2019insister M\u201c® Wynne en point de presse vendredi après-midi.Le Conseil de la fédération a tout de même fait un grand pas en incluant «la question des changements climatiques» dans la version finale de la Stratégie canadienne de l\u2019énergie, a souligné le premier ministre québécois, Philippe Couillard.« Voyons d\u2019oû nous venions.On est arrivés au début des travaux avec un document qui était quasi muet sur la question de l\u2019environnement ou des changements climatiques», a-t-il insisté.La Stratégie canadienne de l\u2019énergie marque le début d\u2019une «nouvelle ère de collaboration » entre les provinces et les territoires en matière d\u2019énergie, s\u2019est réjoui l\u2019hôte de la 55® Conférence annuelle des premiers ministres, Paul Davis.Aux yeux du premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, le document «visionnaire» montre Y «engagement» des États fédérés «à renforcer l\u2019économie, à créer des emplois et à assurer la sécurité des approvisionnements en énergie pour tous les Canadiens, tout en soutenant l\u2019innovation dans ce secteur et en continuant de lutter contre les changements climatiques».Feu vert à Énergie Est?Les chefs de gouvernements provinciaux et territoriaux se sont engagés à imposer le Canada comme «un chef de file mondial de la production, de l\u2019approvisionnement et du transport» de l\u2019énergie.La ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE Philippe Couillard (ici avec Paul Davis) a salué l\u2019inscription de la question des changements climatiques dans le document.plupart d\u2019entre eux ont affiché un préjugé favorable à l\u2019égard du pipeline pour acheminer du pétrole.Malheureux hasard : en Alberta, un déversement de quelque 5 millions de litres de bitume, de sable et d\u2019eaux usées, dû à un bris de pipeline, tenait en alerte les autorités à proximité de Port McMurray.D\u2019autre part, M.Couillard a soutenu que l\u2019examen de la portion québécoise du projet de pipeline Énergie Est, notamment par le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), suivra son cours comme si de rien n\u2019était.«Il n\u2019y a absolument rien dans la stratégie qui mène soit à une accélération de l\u2019approbation du projet ou une diminution des principes selon lesquels les projets sont étudiés, que ce soit sur le plan de l\u2019environnement, de la sécurité ou des autochtones», a-t-il assuré aux médias.Les sept conditions préalables à un feu vert du projet, fixées par Québec et Toronto, demeurent, a-t-il ajouté.Selon le premier ministre québécois, «le pétrole doit bouger» \u2014 y compris le pétrole issu des sables bitumineux, qualifié de «sale» par les groupes environnemenfaux.Ce qualificatif est «négatif et, à la limite, insultant pour nos compatriotes», a fait valoir M.Couillard, rappelant du même souffle qu\u2019«D« utilise déjà ce pétrole-là dans nos raffineries».«On a à voir cette réalité, à minimiser le risque et à avoir une bonne discussion sur le transport des hydrocarbures», a-t-il soutenu.Selon lui, le pipeline apparaît à l\u2019heure actuelle comme la façon la plus sûre d\u2019acheminer du pétrole d\u2019ouest en est.«Demandez aux gens de Lac-Mégantic qu\u2019est-ce qu\u2019ils pensent du transport du pétrole par train», a-t-il lancé.Cela dit, «il n\u2019y a pas de risque zéro».Le Devoir AURORES SUITE DE LA PAGE 1 formes, oui, mais peut-être d\u2019abord la sensation que le tapis de la terre vous glisse sous les pieds et que la poussière d\u2019étoile en vous s\u2019envole retrouver ses semblables.Une fois sur la 138, en roulant vers l\u2019est, entre Port-Cartier et Sept-Iles, c\u2019était le cœur de février.Eailli prendre le fossé.Aurores boréales vertes.Une autre fois, en Gaspésie, une nuit de Noël.Aurores boréales roses.Comme les petits anges de la crèche.«Ces voiles colorés dans le ciel nocturne entrent dans l\u2019imagerie romantique exprimant la sensation du sublime», dit Maria Pih-laja, une historienne finlandaise, rencontrée lors d\u2019un colloque récent à Reykjavik, en Islande.Le bouquet?De formidables aurores boréales, toutes récentes, remontant à la nuit du 22 au 23 juin, entre 23 h et 2 h, ont enflammé les ciels de l\u2019est du Québec et les réseaux sociaux.Captées par la soussignée seulement le lendemain.à la radio.Il en va de ces déménagements célestes comme des éclipses de Soleil ou des pluies d\u2019étoiles filantes, il faut être là au bon moment, quand ça passe.«Cette présence-absence, élément sitôt paru, sitôt disparu, provoque un sentiment d\u2019étrangeté, d\u2019émotion vive, explique Avril Maddrell, professeure en géographie à l\u2019Université de Bristol, une sensation de rencontre avec l\u2019au-delà, comme si Dieu nous revenait!» Débordement de lumière, comme un trop-plein, le phénomène fascine les humains depuis toujours.«Voir une aurore boréale et puis mourir, voilà l\u2019imaginaire en train de se développer autour de cette figure de lumière.On en fait l\u2019expérience d\u2019une vie», dit la chercheuse Mad-dreh.Elle compare le tourisme des aurores boréales aux pèlerinages oû, de tout temps, les humains ont souhaité se rapprocher d\u2019une forme de pureté originelle, en connivence avec la nature.«Les aurores boréales apparaissent comme de puissants marqueurs de naturalité.Et cela, dans un contexte oû l\u2019érosion de la nuit dans les zones urbanisées donne un attrait nouveau à la nuit noire telle qu\u2019elle existe encore dans les contrées isolées du Nord.» C\u2019est ce que souligne Pierre-Olivier Dupuy, du Collectif RENOIR, un groupe de chercheurs des universités françaises de Toulouse, Dijon et Paris qui s\u2019intéresse à la nuit comme objet de recherche multidisciplinaire.«Ces nuits nordiques, traversées de l\u2019éclat des aurores boréales, peuvent être considérées comme des moyens d\u2019exorciser la nostalgie et une certaine identité perdue des citadins des grandes métropoles qui n\u2019ont plus de nuit.» Attrait touristique «Mors t\u2019en as vu ?», pouvions-nous entendre à l\u2019aéroport de Reykjavik en février, mots répercutés en échos.Ils étaient des centaines à quitter le sol islandais ce jour-là, certains exaltés d\u2019avoir rencontré la divinité aurore, d\u2019autres déçus.Beaucoup de Britanniques et d\u2019Allemands.Les attentes des pèlerins des aurores boréales sont énormes, parce que, de leurs pays lointains aux lumières opaques, ils ne sont venus que pour ça, ces éclats de lumière.Et ils ont déjà vu les plus magnifiques: sur Internet! Jusque-là, les régions nordiques étaient avant tout des destinations estivales oû le soleil de minuit constituait l\u2019attraction.Mais depuis quelques années, certaines d\u2019entre elles sont devenues des destinations également prisées l\u2019hiver, oû il fait noir une grande partie de la journée.«Le tourisme des aurores boréales, en Islande, connaît un extraordinaire boom depuis trois ans», dit le cher- La quête du phénomène lumineux est de l\u2019ordre de l\u2019intime et d\u2019un certain silence cheur islandais Gunnar Johan-nesson.«Le tourisme de la nature, en été comme en hiver, partout s\u2019intensifie», renchérit Alain A Grenier, professeur à l\u2019École des sciences de la gestion de rUQAM, qui emmène régulièrement ses étudiants en Islande.Les aurores boréales y sont devenues un élément central de l\u2019éventail des produits touristiques.Quoi ?Les sublimes aurores boréales, de vulgaires produits de consommation pour les touristes?«Rien déplus magique!», clament les guides touristiques islandais.«Thérapeutiques et reposantes!» «Expérience mystique, loin de la fuie!» Loin de la foule et du bruit, vraiment?Des autobus, de plus en plus nombreux, déversent un peu partout dans les paysages leurs passagers en quête du Saint-Graal.Ce qui ne va pas sans conséquence.«La présence touristique, sur les glaciers l\u2019été ou pour voir des aurores boréales l\u2019hiver, est vraiment en train de devenir un problème, car l\u2019environnement nordique est très fragile, souligne le professeur Grenier.Il va falloir créer davantage d\u2019aires protégées et surveillées.» S\u2019ils ne vont pas aux aurores boréales en autobus, alors ils y vont en Super 4x4, armés de GPS, roues 38 pouces, radio, compresseur, pelles.D\u2019autres empruntent zodiac ou moto-neige.Certains profitent d\u2019expéditions personnalisées, faites sur mesure et sur commande.On leur a enseigné à régler les paramètres de leurs appareils photo pour pouvoir capter la bête.Ils s\u2019en vont à la chasse aux aurores boréales.littéralement.La chercheuse Avril Mad-dreh s\u2019intéresse depuis des années au marketing des aurores boréales telles que «vendues» aux Européens et à leur représentation dans les publicités.Ses constats ?Les aurores boréales sont beaucoup l\u2019affaire d\u2019hommes blancs hétérosexuels enfiévrés de véhicules pétroli-vores, «petrohead-masculinity», résume-t-elle.Et les publicités les présentent souvent sous des traits féminins qui relèvent de clichés.«On les décrit parfois comme des divas capricieuses ou des maîtresses imprévisibles et peu fiables.Et l\u2019idée de les chasser et de les capturer revient souvent.» Pour l\u2019universitaire anglaise, la quête du phénomène lumineux dans la nuit est de l\u2019ordre de l\u2019intime et d\u2019un certain silence.«Plutôt qu\u2019une course au selfie avec les aurores boréales, l\u2019expérience devrait s\u2019envisager comme une conversation avec le paysage, par leur médiation.» Et dans notre Grand Nord?«Au Québec, le tourisme des aurores boréales est à peu près inexistant», dit Aain A Grenier.D\u2019abord parce que les infrastructures d\u2019accueil existent peu ou pas et que les coûts du transport aérien pour se rendre là oû on verrait le phénomène avec plus de certitude sont prohibitifs.Un vol à Kangiqsujuaq, au Nunavik, par exemple, coûte près de 3000$.Un voyagiste.Aventure Inuit, offre un «forfait Aurores boréales» à 3800$ à Kuujjuaq, dont six personnes se sont prévalues l\u2019hiver dernier.«À cet égard, nous sommes un véritable pays en voie de développement.Mais surtout, ajoute Aain A.Grenier, les Québécois détestent le Nord.Ils n\u2019y voient que climat extrême et réservoir de ressources minières.On aime mieux la Eloride.» Pour la plupart d\u2019entre nous, ces migrations célestes, éblouissantes d\u2019émeraude et de jade, visibles dans notre Sud seulement à dose très modeste, resteront inaccessibles.Comme l\u2019étoile de Jacques Brel.Mais le simple fait qu\u2019elles existent et nous demeurent possibles en songe «entretient notre santé spirituelle, pour emprunter aux mots de l\u2019écrivain Wallace Stegner, et enrichit notre conscience».Collaboratrice Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Ats Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur Iedevoir.com oo sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 .Abonnements (lundi à vendredi 7h30à 16h30) Au téléphone\t514 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