Le devoir, 12 septembre 2015, Cahier E
[" Monia Chokri reprend Peepshow de Marie Brassard Page e 3 Jean-Philippe Wauthier sur tous les écrans cet automne Page e 7 CAHIER E .LE DEVOIR, LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE IS SEPTEMBRE 2015 I.Alexander Shelley : % chef autrement h Alexander Shelley, nouveau chef de l\u2019Orchestre du Centre national des arts, lors d\u2019un concert en mai 2015 PHOTOS FRED CATTROLL CHRISTOPHE HUSS Alexander Shelley, 35 ans, succède à Pinchas Zukerman et prend les rênes de l\u2019Orchestre du Centre national des arts d\u2019Ottawa.Le personnage, brillant, détonne dans le métier.11 dévoile ses plans au Devoir.Lorsqu\u2019Alexander Shelley remporta à l\u2019unanimité le Concours de direction d\u2019orchestre de Leeds en 2005, les observateurs voyaient en lui le plus brillant lauréat de l\u2019histoire de cette compétition.Le chef a pourtant construit sa carrière sans esbroufe.Le louangeur bouche à oreille entre musiciens et administrations artistiques, d\u2019un orchestre à l\u2019autre, possède, après dix ans, des vertus bien plus solides et durables que les gesticulations médiatiques pilotées par agents et relationnistes autour du dernier prétendu prodige à la mode.Une discussion avec Alexander Shelley révèle rapidement l\u2019ancrage de sa solide et patiente construction intellectuelle et artistique.Le sens de la responsabilité Shelley a été appelé à diriger l\u2019Orchestre du Centre national des arts (CNA) pour la première fois en octobre 2009.L\u2019artiste, qui aime «raconter des histoires» à travers ses programmes, est régulièrement revenu y compris pour un opéra, La bohème, ce qui lui a permis de s\u2019acclimater pendant plusieurs semaines à la ville d\u2019Ottawa.«Diriger est ma passion, mais j\u2019aime aussi réfléchir à la question du rôle de la musique et de l\u2019art dans la société.» Prendre les rênes musicales d\u2019un centre national des arts était donc un défi tentant.«Les institutions nationales, que ce soit un média comme la BBC ou un centre des arts, sont des cadeaux faits à leur pays», dit Alexander Shelley au Devoir.Ces institutions ont alors «la responsabilité de faire des choses pour lesquelles d\u2019autres n\u2019ont pas les moyens».«En tant que Centre national des arts, nous devons être là pour les créateurs canadiens.» Le levier primordial de cette mission est la Fondation du CNA, qui gère un fonds de dotation destiné à investir dans la création.Vieux et nouveaux amis Alexander Shelley distingue «deux types d\u2019écoute de la musique.On peut écouter une œuvre que l\u2019on connaît bien et y réagir comme à l\u2019égard d\u2019un vieil ami ou faire l\u2019expérience d\u2019une œuvre nouvelle.Les facultés mises en œuvre chez l\u2019auditeur sont différentes.» 11 constate (\\ü\u2019«en musique comme ailleurs, nous aimons être dans notre zone de confort».Le chef, qui se défend d\u2019être un «new music guy».
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