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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier J
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2015-10-03, Collections de BAnQ.

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[" n FINANCE INVESTISSEMENT RESPONSABLE CAHIER THÉMATIQUE J > LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 OCTOBRE 2015 ^^MBâtirente: |?r\tt V b'i I''' ''\u2018\u2019'-v '¦O/Vs'ïtW des investisseurs au service de la planète filSiWiiïiiiiLsr\"\" J i' .' -i Fonds Desjardins SociéTerre r Environnement: le fonds est devenu ^T^it51£iÆ ÿC mondial Page j 4 )î ¦\u2018SfX.r^-v'«.'-fr -C'.\u2022 \u2022 SOURCE COURTOISIE DE KINDER MORGAN CANADA La conférence de Paris (COP21), prévue du 30 novembre au 11 décembre prochains, pourrait notamment déboucher sur des encadrements des émissions de gaz à effet de serre (GES) ou des mesures pour fixer un prix sur le carbone.S\u2019affranchir des énergies fossiles Les institutions n\u2019hésitent plus à retirer leurs investissements des énergies polluantes De plus en plus de grands investisseurs, à travers le monde, choisissent de retirer leur argent des énergies fossiles en réponse à la pression de militants, mais au Canada, peu d\u2019entre eux ont emboîté le pas.ÉTIENNE PLAMONDON-ÉMOND Des professeurs se relayaient au micro, sur le campus de l\u2019IIniversité McGill, pour parler des changements climatiques et des enjeux énergétiques en ce début d\u2019après-midi ensoleillé, le 24 septembre dernier.Autour, des dizaines d\u2019étudiants écoutaient et une quinzaine de tentes demeuraient plantées devant le pavillon James, siège de l\u2019administration de l\u2019université.Des pancartes et de larges bannières affichaient des slogans comme « 77te climate crisis is not an investment», «Les oléoducs ne passeront pas» ou «Ifs not an investment if ifs wrecking the planet».Entre le 21 et le 25 septembre, l\u2019association Divest McGill organisait pour la première fois une semaine complète de mobilisation.Son but ultime consiste à convaincre Tuniversité de retirer ses investissements liés aux énergies fossiles, estimés à près de 70 millions, dans son fonds de dotation de 1,3 milliard.Depuis février 2015, le conseil d\u2019administration de McGill a chargé le Committee to Advise on Matters of Social Responsibility (CAMSR) de se pencher sur la question et de lui formuler des recommandations.Mais les militants s\u2019impatientent.Ils ont donc dormi devant les locaux de l\u2019administration et mené une semaine de sensibilisation pour tenter de convaincre l\u2019université de geler ces investissements en attendant la réponse du CAMSR.Exemples américains Ce mouvement est loin d\u2019être isolé.Il s\u2019imbrique dans un courant planétaire amorcé il y a quelques années sur les campus américains.Les Universités Stanford et Syracuse, par exemple, ont plié et annoncé un désinvestissement des énergies fossiles.Cette démarche, notamment promue par l\u2019organisme 350.org, a essaimé hors des établissements universitaires.Le 22 septembre dernier, l\u2019association Di-vest-Invest a annoncé que près de 430 institutions à travers le monde, dont l\u2019ensemble des investissements totalise 2600 milliards de dollars, avaient choisi de retirer leur argent du secteur des énergies fossiles.Parmi les revirements les plus spectaculaires, le Rockefeller Brothers Lund, créé par les héritiers de John D.Rockefeller dont la fortune provenait des profits de la pétrolière Standard OU, a annoncé en septembre 2014 qu\u2019il cessait d\u2019investir dans les énergies fossiles.Au Canada, les membres de l\u2019Association médicale canadienne (AMC) ont voté le 26 août dernier pour un désinvestissement de 1,8 million de ce secteur à travers leur fonds de 29 millions.Mais les coups d\u2019éclat de cette envergure demeurent rares au pays.Selon Olivier Gamache, président-directeur général du Groupe investissement responsable (GIR), la question du désinvestissement des énergies fossiles constitue un «éléphant dans la pièce » chez les cercles d\u2019investisseurs.« Je ne dirais pas qu\u2019ils évitent la question, mais ils préfèrent peut-être tenir leurs discussions sur le sujet à huis clos, de manière un peu cachée, loin de l\u2019opinion publique, pour essayer de prendre la meilleure décision par rapport à leur devoir fiduciaire», dit-il à l\u2019autre bout du fil.Il note aussi que certaines stratégies d\u2019investissements responsables de cet ordre sont plus complexes à mettre en pratique au Canada, en raison du poids du secteur énergétique dans l\u2019économie locale et dans l\u2019indice S&P/TSX.Selon Deb Abbey, directrice générale de l\u2019Association pour l\u2019investissement responsable (AIR), l\u2019un des obstacles au désinvestissement réside dans le fait que des investisseurs jugent que cette démarche ne mettra pas fin aux activités des entreprises ciblées.«La plupart des chejs de jîle dans le secteur du pétrole et du gaz sont des sociétés publiques, indique-t-elle par courriel en réponse aux questions du Devoir.Plusieurs investisseurs responsables croient qu\u2019en désinvestis-sant, plutôt qu\u2019en engageant un dialogue, ils vont perdre leur influence sur ces entreprises.» Pour Chloé Laflamme, organisatrice au sein de Divest McGill, l\u2019important n\u2019est pas de provoquer un impact économique, mais plutôt de stigmatiser une industrie qui conserve un grand pouvoir d\u2019influence sur la société, comme ce fut le cas pour le désinvestissement des compagnies de tabac.«Ce n\u2019est pas une question financière, parce que si on vend nos actions, probablement que d\u2019autres vont les acheter, admet-elle.Mais si une grande université enlève toutes ses parts, elle ne retire pas seulement son argent, elle montre qu\u2019elle ne croit plus en cette industrie.» Décarbonisation c.désengagement «La stratégie qui prend le plus d\u2019ampleur en ce moment, c\u2019est la stratégie de décarbonisation », note plutôt Olivier Gamache.Un constat partagé par M\u201c® Abbey.Il s\u2019agit &\u2019«une forme de désinvestissement sélectif», par lequel l\u2019investisseur retire son argent des entreprises les plus polluantes pour réduire l\u2019empreinte écologique du portefeuille, sans nécessairement mettre une croix sur le secteur des énergies fossiles.Sébastien Collard demeure sceptique devant ces approches plus modérées.«C\u2019est un plaster mis sur une fracture, qui nous donne bonne conscience, mais qui ne règle pas le problème», a-t-il dit en entrevue après sa présentation donnée à l\u2019Université McGill dans le cadre du Pos-sil Pree Week.Neuropsychologue à l\u2019Institut en réadaptation en déficience physique de Québec, il a lancé, pour laisser un monde meilleur à ses trois enfants, le mouvement Recycle ta caisse, qui demande un désinvestissement des énergies fossiles de la part de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).En croisant des données, il a évalué que le bas de laine des Québécois consacrait au moins 8,8 milliards à des entreprises dans le domaine du charbon, du gaz et du pétrole.Plusieurs organisations écologistes font soutenu dans ses re- vendications, en plus du mouvement Élan global, qui a repris son discours.«Im CDPQ n\u2019investit pas de façon idéologique, morale ou subjective», répond Maxime Cha-gnon, porte-parole de la CDPQ.Ses pratiques d\u2019investissement responsable s\u2019articulent plutôt autour de l\u2019engagement actionnarial dans le but d\u2019encourager de meilleures pratiques chez les entreprises.« Ce ne serait pas responsable de se désengager complètement d\u2019un secteur aussi important de l\u2019économie.On a aussi le mandat d\u2019aller générer du rendement.» Mais, selon Sébastien Collard, si la CDPQ ne désinvestit pas des énergies fossiles, «il y a aussi un risque financier pour les Québécois de perdre de l\u2019argent».Car des raisons économiques sont désormais invoquées pour justifier le désinvestissement.«C\u2019est une question morale qui devient une question purement financière», reconnaît Qlivier Gamache.«Un certain nombre de gestionnaires de portefeuilles désinvestissent en raison des risques d\u2019actijs délaissés [stranded assets] », souligne Deb Abbey.La valeur aujourd\u2019hui accordée par les marchés à des réserves de pétrole ou de charbon risque de s\u2019ef fondrer si ces dernières venaient à ne jamais pouvoir être exploitées.La conférence de Paris (CGP2I), prévue du 30 novembre au II décembre prochains, pourrait notamment déboucher sur des encadrements des émissions de gaz à effet de serre (GES) ou des mesures pour fixer un prix sur le carbone.«Quel sera l\u2019impact sur les compagnies qui possèdent des réserves, qui n\u2019auront en soi presque plus de valeur, puisqu\u2019on ne pourra plus les exploiter si on ne veut pas dépasser le seuil de deux degrés Celsius de réchauffement évoqué par la communauté scientijîque ?se questionne M.Gamache.Il y a un sentiment que des mesures seront mises en place à court et à moyen terme et pourraient avoir un impact direct sur la valeur des actijs de certaines de ces compagnies.» Collaborateur Le Devoir J 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE OCTOBRE 2015 FINANCE .1 , .m SOURCE SOCIETE DE DEVELOPPEMENT ANGUS L\u2019un des exemples de développement écoresponsable dans lequel s\u2019est impliqué Fondaction est le Technopole Angus (photo : parc Jean-Duceppe).FONDACTION Faire de la finance socialement responsable CLAUDE LAFLEUR En 1995 naissait Fondaction, le fonds de travailleurs créé par la CSN.Ce fonds d\u2019épargne-retraite et d\u2019investissements dans l\u2019économie québécoise s\u2019est donné comme objectif de «faire les choses autrement dans le monde de la finance et des affaires», c\u2019est-à-dire de faire en sorte que les sommes qui lui sont confiées soient au service de l\u2019amélioration des conditions d\u2019existence d\u2019un peu tout le monde au Québec.Vingt ans plus tard, Fondaction dispose de prés de 1,4 milliard de dollars d\u2019actif net \u2014 dont 850 millions investis directement dans les PME québécoises \u2014 provenant de l\u2019épargne-retraite de plus de 128 000 actionnaires.Cette épargne a permis, dit-on, «de sauvegarder, de maintenir et de créer des dizaines de milliers d\u2019emplois au Québec».De surcroît, Fondaction se veut un acteur clé dans la finance socialement responsable et de développement durable.«Je vous dirais que nous sommes partis avec de grands objectijs \u2014 avec des aspirations et une détermination à faire de la finance autrement \u2014 à une époque où il existait peu d\u2019institutions tournées résolument vers le développement durable et la finance socialement responsable, déclare Léopold Beaulieu, président-directeur général de Fondaction depuis sa création.Et je vous dirais que, lorsqu\u2019on jette un regard en arrière, on constate que nous avons strictement suivi cette orientation et qu\u2019au-jourd\u2019hui Fondaction est de- venu un chef de file en finance socialement responsable.» Écoconception, écoefficacité et écoresponsabilité M.Beaulieu s\u2019empresse de préciser qu\u2019à Fondaction on parle de finance socialement responsable, et non d\u2019investissement socialement responsable, «parce que, pour nous, ça regroupe à la fois les placements sur les marchés financiers, l\u2019investissement direct en capital de développement et nos collaborations avec des ins- m f il UN PLACEMENT QUI POUSSE OANS LE BON SENS POUR NIKIJA Malialin CONSCIENCIEUSE LES PORTEFEUILLES SOCIETERRE: pour être libre d\u2019investir selon vos convictions.RENDEMENTS JUSQU\u2019À 12,10 %\u2019 Responsables.Rentables.Parlez-en à un représentant.1 800 CAISSES desjardins.com/societerre Desjardins Gestion de patrimoine PLACEMENTS \u2022 INVESTISSEMENTS Coopérer pour créer l'avenir titutions de la finance solidaire».Et dans tous les cas, ces investissements prennent en compte les enjeux ESG, c\u2019est-à-dire environnementaux, sociaux et de gouvernance, précise-t-il.«Lorsqu\u2019on intervient dans une entreprise, on la regarde selon l\u2019ensemble des facteurs ESG, poursuit le P.-D.G.de Fondaction.On regarde quelle sorte d\u2019entreprise citoyenne elle constitue, quelles sont ses relations dans son environnement et avec la communauté locale, quel mode de gestion est en place, quelles sont les conditions de travail, quels sont ses engagements dans le milieu et comment l\u2019entreprise se comporte sur le plan environnemental.On cherche aussi à voir quels sont les impacts posi-tijs des activités de l\u2019entreprise pour la société québécoise.Et, enfin, s\u2019il y a de l\u2019ouverture de la part de la direction de cette entreprise pour s\u2019améliorer sur ces plans-là.» Cette démarche est particuliérement utile pour les entreprises qui exportent, souligne Léopold Beaulieu, puisque de plus en plus, sur la scène internationale, on exige des entreprises qu\u2019elles soient financièrement et socialement responsables.«Il y a de plus en plus d\u2019exigences en matière d\u2019écocon-ception des produits et d\u2019écoefficacité, dit-il.Alors nous, nous accompagnons nos entreprises et les amenons progressivement à appliquer les principes de gestion écoresponsable.» Les petits trésors de Fondaction L\u2019un des exemples de développement écoresponsable dans lequel s\u2019est impliqué Fondaction et que cite avec enthousiasme Léopold Beaulieu est le Technopole Angus.«C\u2019est un partenariat qui a vingt ans maintenant, dit-il.Il s\u2019agit en fait du déploiement sur un site à revitaliser d\u2019entreprises de technologies propres.Résultat: 2300 emplois créés dans une perspective de développement durable et qui se font en correspondance avec les valeurs de Fondaction.» Il rappelle en outre que Technopole Angus a obtenu une certification or pour l\u2019aménagement du quartier environnant de la part du US Green Building Council.Cette certification confirme que le parc d\u2019enfreprises maximise la qualité de l\u2019urbanisme, la préservation de l\u2019environnement naturel, les voies piétonnières et l\u2019accès au transport en commun, la qualité des liens avec la communauté locale ou encore la complémentarité entre les zones d\u2019emploi et de résidence.«C\u2019est quelque chose d\u2019unique, lance M.Beaulieu, une retombée directe des choix d\u2019investissement de Fondaction.» Avec le même enthousiasme, il parle de la Coopérative Contact, basée à Saint-Elzéar, en Gaspésie.Cette coopérative comporte trois volets ; Contact Innovation, des chercheurs qui développent des technologies pour bâtir une écocollectivité.Contact Signature, une usine où sont fabriqués les produits à partir de résidus de bois et qui contribue à revaloriser l\u2019industrie forestière, et Contact Nature, un site de villégiature qui enseigne aux touristes comment adopter un mode de vie écoresponsable.«C\u2019est là une conjugaison véritablement remarquable et à laquelle Fondaction est fier de contribuer», dit-il.A Québec, Fondaction investit dans le théâtre Le Diamant de Robert Lepage ainsi que dans la librairie Pantoute, «deux joyaux culturels québécois», remarque M.Beaulieu.Dans ce dernier cas, souligne-t-il, cet investissement a permis d\u2019assurer la pérennité de la librairie ainsi que la création d\u2019une coopérative de travailleurs actionnaires.Plus près de nous, Fondaction s\u2019est impliqué dans la mise en œuvre du 222, Sainte-Catherine (coin Saint-Laurent), qui regroupe une foule d\u2019organismes communautaires et culturels.Et voilà que Fondaction participe au projet du Carré Saint-Laurent, destiné à revitaliser le secteur sud du boulevard Saint-Laurent entre la rue Sainte-Catherine et le Monument-National.C\u2019est ainsi que Léopold Beaulieu est particulièrement fier de la présence de Fondaction dans près de 2000 lieux de travail ainsi que des investissements dans quelque 850 entreprises de chez nous.Collaborateur Le Devoir * Les Fonds Desjardins ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n\u2019est pas indicatif de leur rendement futur Les rendements du Portefeuille SociéTerre Croissance maximale catégorie A au 31 août 2015, sont les suivants I an, 3,63 %, 3 ans, 12,10%, 5 ans, 8,54 %, depuis création, 9,70% (15 janvier 2009) Les taux de rendement indiqués sont les taux de rendement total annuel composé historiques en date du 31 août 2015 qui tiennent compte des fluctuations de la valeur des titres et du réinvestissement de tous les montants distribués mais non des commissions d\u2019achat et de rachat, des frais de placement, des frais optionnels ou de l\u2019impôt sur le revenu payables par le porteur, lesquels auraient réduit le rendement Un placement dans un organisme de placement collectif peut donner heu à des frais de courtage, des commissions de suivi, des frais de gestion et d\u2019autres frais Veuillez lire le prospectus avant d\u2019investir Les Fonds Desjardins sont offerts par des courtiers inscrits dont Desjardins Cabinet de services financiers inc, un courtier en épargne collective appartenant au Mouvement Desjardins, qui distribue les Fonds dans les caisses du Québec et de l\u2019Ontario ainsi qu\u2019au Centre financier Desjardins ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Léopold Beaulieu, président-directeur général de Fondaction LE DEVOIR, LES SAMEDI ET DIMANCHE OCTOBRE 2015 J 3 FINANCE bAtirente Des investisseurs au serviee de la planète La caisse de retraite de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Bâtirente, aborde les nouveaux défis des décaissements et de l\u2019attirance des jeunes sous le signe du développement durable, comme en témoigne sa participation au sommet Principes pour l\u2019investissement responsable 2015 de Londres.ARNAUD STOPA La présence de Daniel Simard, directeur général de Bâtirente, au sommet Principes pour l\u2019investissement responsable (PRI) de Londres début septembre n\u2019a rien d\u2019un hasard : en plus de faire partie du conseil d\u2019administration de l\u2019organisme, il a saisi l\u2019occasion pour créer un espace francophone d\u2019échanges sur les finances responsables.«Nous avons réuni un groupe de signataires du Québec et de la France pour la mise en place d\u2019un espace transatlantique en français sur les investissements responsables, explique Daniel Simard.Nous avançons dans cette idée et nous sommes soutenus par le secrétariat du PRL » Il espère aussi voir les financiers belges et suisses, absents lors de la conclusion de l\u2019accord, se joindre à ce projet.Le sommet de Londres a réuni les principaux investisseurs institutionnels se disant «responsables», c\u2019est-à-dire qui souhaitent mettre les moyens de la finance au service de principes éthiques et durables comme l\u2019écologie, la bonne gouvernance ou la responsabilité sociale des entreprises dont ils sont actionnaires.Au programme, des conférences et des ateliers qui ont conforté le directeur de la caisse de retraite de la CSN dans son cheminement vers ces principes.«Nous avons entendu par exemple un professeur de la London Business School nous expliquer que les sociétés répondent plutôt bien aux actionnaires désireux de s\u2019engager dans la voie des pratiques durables», se rassure-t-il.Le PRI, soutenu par l\u2019Organisation des Nations unies, est «l\u2019occasion de revenir aux sources et de parler des enjeux globaux.On doit se donner des objectijs de développement durable pour prolonger les objectijs du Millénaire», un cadre international visant à améliorer les conditions de vie de l\u2019humanité dans son entièreté.«Notre initiative est soutenue par les bourses comme la Social Exchange Stock [sise à Londres].C\u2019est un foisonnement d\u2019initiatives ayant pour objectif de mettre la finance au service de la société et de dire qu\u2019on joint les gestes à la parole.» L\u2019occasion aussi de discuter des nouvelles manières d\u2019agir pour les financiers responsables.«Par exemple, les obligçtions [titres sur la dette des Etats], indique Daniel Simard.Ces titres sont les grands négligés.Mais il y a de plus en plus de considération vis-à-vis de ces titres et de moyens d\u2019action lorsqu\u2019on parle des facteurs écologiques, socjaux et de gouvernance.» A l\u2019approche de la conférence sur le climat de Paris, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre, le directeur de Bâtirente espère voir s\u2019y dégager de nouveaux outils pour lutter efficacement contre le réchauf fement climatique.«Les investisseurs sont sensibles à cette question.Ils sont prêts à payer des titres de rendements d\u2019émissions [dans un marché du carbone] dans un système qui amène à diminuer le risque climatique.Mais quels mécanismes seront mis en place pour limiter le ré- chauffement à deux degrés et quelles seront les conditions pour atteindre ce but: est-ce qu\u2019on va mettre un prix sur l\u2019externalité du carbone ?Et comment va-t-on réduire les émissions de CO2^ Comment améliorer la technologie qui nous éloignera de ces émissions au profit des énergies renouvelables ?» Les investisseurs responsables n\u2019ont toutefois pas attendu la conférence de Paris pour mettre la main à la pâte.Daniel Simard se félicite du succès de l\u2019engagement pris par les financiers responsables lors du PRI 2014 à Montréal.Les signataires se sont promis de mesurer l\u2019impact carbone de leurs portefeuilles et d\u2019essayer de diminuer leurs effets négatifs sur l\u2019environnement.Aujourd\u2019hui, ce sont 80 fonds qui représentent 4500 milliards de dollars qui font ce travail.«Nous sommes tous à l\u2019étape de la mesure, explique-t-il.Les participants ont assisté à Londres à des ateliers sur la méthodologie à employer.Nous avons pu échanger avec nos pairs et nous avons essayé de voir comment aller plus loin que ce qu\u2019indique» le projet montréalais.Défis Lorsque l\u2019heure de la retraite a sonné, le défi pour la caisse de la CSN est de garder ses membres en son sein plutôt que de les voir partir pour d\u2019autres institutions.Ainsi, l\u2019instance peut laisser ses frais de gestion au plus bas pour l\u2019ensemble de ses prestataires.Pour ce faire, elle propose un nouveau fonds nommé Trajectoire, qui permet de déplacer les fonds engagés dans des placements à haut risque vers ceux qui en comportent moins.Le portefeuille s\u2019ajuste automatiquement à l\u2019approche de l\u2019âge d\u2019or du cotisant.« Cela consiste à dérisquer le portefeuille en l\u2019axant sur les revenus fixes, car les membres ne peuvent pas rattraper les corrections des cours de marché si ça va mal.Ils ont besoin de leur argent plus tôt.» Et cela, même si les marchés proposent actuellement des taux d\u2019intérêt ridicules.«C\u2019est du jamais vu, nous sommes dans une période de non-risque.» Alors que leurs parents ont pu obtenir des rendements mi-robolants durant leurs carrières, pouvant atteindre les 10% annuels, celles des jeunes n\u2019incitent pas vraiment au placement.Toutefois, Daniel Simard ne s\u2019inquiète pas pour cette génération.«Ils n\u2019ont pas les préoccupations des taux.C\u2019est sûr que ce n\u2019est jamais agréable de voir son capital fondre en période de baisse, mais la tolérance au risque est plus élevée, car ils ont beaucoup d\u2019années devant eux.» Il estime que, pour maximiser son taux de rendement, il faut chercher un portefeuille à multiples fonds.«Si l\u2019histoire financière se reproduit, c\u2019est dans la stratégie de diversification du risque que l\u2019on va chercher des rendements d\u2019actions, qui sont raisonnables, mais surtout durables, mais on n\u2019est jamais à l\u2019abri d\u2019une correction.» Collaborateur Le Devoir * t THOMAS SAMSON AGENCE ERANCE-PRESSE Dans le cadre de la prochaine conférence internationale sur le climat, COP21, qui aura lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre, la maire de la Ville, Anne Hidalgo, a décidé d\u2019organiser une journée sans voiture dans les artères principales de la capitale.MICHEL GIROUX Daniel Simard, directeur général de Bâtirente DONNER DU SENS À L\u2019ARGENT Fondaction est une institution financière québécoise innovante.Par [a coiiecte d'épargne-retraite et ['investissement dans [es entreprises d'ici, Fondaction participe à [a création d'une économie p[us performante, p[us équitabie et p[us verte.I_0 I VJI N N collectif GUÉBÉCO E TOUS ÉCONOM « V .O I \\l_Si/l ,\\IS/ SOCIALEMEN ^mpLOlf^ ^ESPONSA A I T\u2014K AV-K 1\u201c!\u201c lAI IKA PO' Innov accessi SENSI I ECO b valeurs » r-r-y\\\t[ IC m I p V, fondaction.com FOmACTION CSN POUR LA COOPERATION ET L'EMPLOI J 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI ET DIMANCHE OCTOBRE 2015 FINANCE NOUVEAU FONDS DESJARDINS SOCIETERRE ENVIRONNEMENT Le fonds est devenu mondial Le Fonds Desjardins Environnement est devenu en juin le Fonds Desjardins SociéTerre Environnement.La grande différence ?Au lieu de se limiter à des actions canadiennes, le fonds considère maintenant les entreprises de partout dans le monde lorsque vient le temps d\u2019investir.Pour faire des choix judicieux, Desjardins a revu complètement son protocole de sélection des titres.MARTINE LETARTE Les revenus d\u2019une entreprise sont importants, mais elle a aussi des émissions de gaz à effet de serre (GES), elle consomme de l\u2019eau, elle utilise des écosystèmes, elle produit des déchets.Pour mesurer la performance d\u2019une entreprise en tenant compte du volet environnemental, il faut analyser ces éléments.Certaines compagnies ont un meilleur bilan que d\u2019autres et c\u2019est dans ces joueurs que le Fonds Desjardins SociéTerre Environnement souhaite investir.Pour faire des choix éclairés, Desjardins se base sur les données de la firme britannique TruCost.«Notre approche est innovante et nous sommes parmi les premiers au Canada, et je pousserais jusqu\u2019à dire dans le monde, à utiliser des données environnementales pour réaliser une sélection de titres», avance Denis Dion, chef de produit, fonds de placement, Gestion de patrimoine Desjardins.L\u2019impact du nouveau protocole de sélection des titres a été instantané sur la composition du fonds.L\u2019exposition du portefeuille aux secteurs de l\u2019énergie et des matériaux, dont les mines, a été réduite de 60 %.Alors que ces secteurs comptent pour un peu plus de 30% du marché boursier canadien, ils comptent maintenant pour 8% dans le Fonds Desjardins SociéTerre Environnement.«Cela fait en sorte que, même si elles demeurent des leaders dans leur domaine, des entreprises comme Suncor et Goldcorp ne font plus partie du portefeuille», précise M.Dion.Par contre, on y voit Net-flix, le consortium suisse dans le domaine de l\u2019assurance ACE, la compagnie japonaise Sanrio à qui on doit Hello Kitty, l\u2019américaine Monster Beverage Corp et la canadienne Loblaws.Cette façon de sélectionner les titres permet à Desjardins d\u2019atteindre deux objectifs précis: trouver une façon de maintenir un rendement financier comparable avec l\u2019investissement traditionnel tout en ajoutant la dimension extrafinancière de performance environnementale.«L\u2019impact environnemental du fonds s\u2019est réduit de 70% et nos simulations nous ont même montré des performances meilleures que l\u2019investissement traditionnel, indique M.Dion.Toutefois, notre promesse est de faire un rendement similaire alors que l\u2019opinion publique pense en- «En restant un fonds d\u2019actions canadiennes, on était très limités.C\u2019est pour cette raison que core que les rendements sont moindres lorsqu\u2019il est question d\u2019investissement responsable.» r Evolution de la demande Le Fonds Desjardins Environnement a été lancé en 1990 et, depuis, les demandes des investisseurs sont différentes.«Avant, on investissait dans des entreprises conscientes de leur impact sur l\u2019environnement, mais à la suite de discussions avec des détenteurs et des conseillers, on a réalisé que la notion d\u2019environnement avait évolué depuis 25 ans», indique M.Dion.Le Canada est très présent dans les secteurs de l\u2019énergie et des mines puis dans le secteur financier qui soutient aussi les entreprises de ces domaines.«Or, maintenant, on nous demande d\u2019investir dans des domaines avec un impact environnemental plus faible, précise Denis Dion.En restant un fonds d\u2019actions canadiennes, on était très limités.C\u2019est pour cette raison qu\u2019en juin nous avons demandé aux détenteurs de parts la permission de devenir un fonds d\u2019actions mondiales, et ce fut accepté.» nous avons demandé aux détenteurs de parts la permission de devenir un fonds d\u2019actions mondiales.» Critères de sélection et contraintes Avec TruCost, les entreprises se voient attribuer un coût pour chacune des composantes environnementales.Le Fonds Desjardins SociéTerre Environnement regarde principalement les émissions de GES et la consommation d\u2019eau.«Par exemple, pour calculer la consommation d\u2019eau, la firme tient compte de l\u2019endroit où l\u2019entreprise est en activité, explique Denis Dion.C\u2019est différent s\u2019il y a une abondance de la ressource dans la région, comme au Québec, ou une rareté, comme en Californie.» Ainsi, on peut conclure qu\u2019une entreprise a des coûts environnementaux équivalents à 1 % de ses revenus, ou à 5%, par exemple.«Ces données nous permettent d\u2019évaluer les entreprises sur l\u2019impact réel qu\u2019ont leurs activités sur l\u2019environnement par rapport à l\u2019indice de référence», affirme M.Dion.On passe des bonnes intentions aux preuves sur le plan de la performance environnementale.«L\u2019investissement responsable n\u2019est pas que des paroles: il y a du concret derrière», précise-t-il.En construisant son protocole de sélection de titres, Desjardins a évalué différents scénarios.Au départ, on a regardé quelle serait la sélection d\u2019entreprises si on choisissait uniquement celles avec les plus faibles coûts environnementaux par rapport à leurs profits.«Nous arrivions avec un portefeuille composé en grande partie de sociétés financières européennes, raconte M.Dion.Le résultat n\u2019était pas celui d\u2019un portefeuille bien diversifié.Nous avons donc intégré différentes contraintes sectorielles et géographiques pour maintenir une saine diversité et minimiser la volatilité.» Le bassin d\u2019entreprises de TruCost compte plus de 4000 émetteurs dans le monde.Le Fonds Desjardins SociéTerre Environnement a un niveau de risque moyen et est pondéré à 48% d\u2019actions internationales, à 44% d\u2019actions américaines et à 4 % d\u2019actions canadiennes.FREDERIC J BROWN AGENCE ERANCE-PRESSE Collaboratrice Le Fonds Desjardins SociéTerre Environnement regarde principaiement ies émissions de GES et ia Le Devoir consommation d\u2019eau.DESJARDINS Denis Dion, chef de produit, fonds de pincement.Gestion de patrimoine Desjardins COLLOQUE PRI Principles for Responsible Investnnent Réseau I Québec I Network RISQUES CLIMATIQUES = RISQUES FINANCIERS QUOI FAIRE ?COMMENT LE FAIRE ?Mardi 10 novembre 2015 de 8 h à 12 h Au cinéma Excentris - 3536, boulevard Saint-Laurent à Montréal Conférenciers invités : Alain Bourque, Ouranos Philippe Desfossés, Établissement de Retraite additionnelle de la fonction pubiique Pierre-Olivier Pineau, hec Montréal Martin Trudeau, Mercer Merci à nos commanditaires : BÂTIRENTE FOND/KT/PAf ^ C Kl POUR LA COOPÉRATION ^\tPT/'PMP/n/ Inscription et information unpri.org/events ADDENDA , Î Desjardins Gestion de polnmo PBI Mi OPTIMUM HexavesT\tOrninvia CniiMi 4c thtinitali iic BATIRENTE \u2014Régimes de retraite collectifs\u2014 Avec l'investissement responsable, Bâti rente protège et fait croître de façon durable, l'épargne-retraite de ses membres.batirente.qc.ca ® O Fier signataire des Principes pour l'investissement responsable (PRI) depuis 2006 ! 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