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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2015-10-07, Collections de BAnQ.

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[" Santé D\u2019autres coupes à prévoir en sus des compressions de 450 millions Page A 3 Lise Thibault retrouve sa liberté d\u2019ici son audience ^ en Cour d\u2019appel Page A 3 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C VI 2 2 7 LE DEVOIR, LE MERCREDI 7 OCTOBRE 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ Élections fédérales Suspense orange à Québec I k FRANCIS VACHON LE DEVOIR Après 18 ans de mariage avec le Bloc québécois, la circonscription de Québec a surpris tout le monde en 2011 en élisant la néodémocrate Annick Papillon.A l\u2019heure du retour aux urnes, plusieurs se demandent si ce n\u2019était qu\u2019une simple amourette ou une réelle passion.Pages A 2 et A 3 Lire aussi > L\u2019arme commerciale.Une chronique de Manon Cornellier sur le PTP.Page A 3 Collision ferroviaire dans Saint-Henri Mise en garde contre les grands convois pétroliers ALEXANDRE SHIELDS Passée pratiquement inaperçue Tan dernier, une collision entre deux trains dans le quartier Saint-Henri n\u2019en ravive pas moins les craintes sur la sécurité de ce mode de transport.C\u2019est en effet dans ce secteur résidentiel, l\u2019un des corridors ferroviaires les plus achalan- dés au Canada, que passent de plus en plus de convois pétroliers.Selon ce qu\u2019a constaté Le Devoir, c\u2019est aussi là que transiteront les wagons chargés de brut des sables bitumineux en direction de Belledune, dès 2017.Il était à peine passé minuit, le 23 février 2014, lorsqu\u2019un train de triage a heurté directement un train de marchandises qui circulait sur une voie principale du CN, dans le sud-ouest de Montréal.Les conducteurs du convoi de 25 wagons, qui circulait à une vitesse inférieure à 30 kilomètres-heure, n\u2019ont pas vu à temps le signal qui leur ordonnait pourtant de s\u2019arrêter pour céder le passage à un train porte-conteneurs.VOIR PAGE A 10 : CONVOIS Eaux usées Querelle entre Montréal et Ottawa Coderre lance un ultimatum à Environnement Canada, qui bloque le déversement JEANNE CORRIVEAU Furieux qu\u2019Ottawa eût demandé à la Ville de Montréal de suspendre le déversement de huit milliards de litres d\u2019eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent, le maire Denis Coderre a accusé le gouvernement conservateur de profiter de la campagne électorale pour faire de la politique sur le dos des Montréalais.Le maire a donné trois jours à Environnement Canada poqr venir discuter du dossier à Montréal.A moins de deux semaines de l\u2019opération controversée et en pleine campagne électorale, la ministre fédérale de l\u2019Environnement, Leona Aglukkaq, fait savoir mardi qu\u2019Environnement Canada souhaitait recueillir davantage d\u2019informations concernant les impacts environnementaux du projet.En conférence de presse, le lieutenant québécois de Stephen Harper, Denis Le-bel, a lu une déclaration de la ministre Aglukkaq dans laquelle celle-ci précise que l\u2019article 36.3 de la Loi sur les pêches interdit le déversement de substances nocives dans les eaux où vivent les poissons.«On demande de prendre une pause, de prendre le temps réanalyser [la situation] et de voir s\u2019il y a d\u2019autres solutions possibles», a expliqué M.Lebel.«C\u2019est rare qu\u2019un ministre intervienne en pleine campagne électorale sur un sujet.Aujourd\u2019hui, c\u2019est un sujet très sensible.Dans l\u2019intérêt des Canadiens et des Québécois, nous demandons à ce qu\u2019on prenne le temps de regarder où nous en sommes», a dit Denis Lebel.Les «Pierrafeu» La réaction du maire Coderre n\u2019a pas tardé.«Si le gouvernement canadien, qui est vraiment très crédible en matière de science, qui pense que les Pierrafeu, c\u2019est un documentaire, qui essaie de voir page a 10 : EAUX USÉES Aujourd\u2019hui Économie > L\u2019action de Bombardier prend de l\u2019altitude avec la rumeur de vente à Airbus d\u2019une participation majoritaire dans la CSeries.Page B1 Actualités > Entrevue avec le nouveau patron de la police de Montréal.Le règlement P-6 est là pour être appliqué, malgré les revers juriques.Page A 3 Culture > Festival des films du monde.Des membres du conseil d\u2019administration démissionnent en bloc.Page B10 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B6 B4 B2 B7 B4 B7 Essai Résurgence autochtone CAROLINE MONTPETIT Il y a plus de 400 ans, sur les rives du Saguenay, près de Tadoussac, Samuel de Champlain concluait une entente avec quelques nations autochtones, qui devenaient par conséquent ses alliées.Quelque 160 ans plus tard, le roi de Grande-Bretagne, George III, statuait, dans la même foulée, qu\u2019il fallait laisser aux autochtones la «possession entière et paisible des parties de Nos possessions et territoires qui n\u2019ont été ni concédées ni achetées et ont été réservées pour ces tribus [.]».C\u2019est écrit dans la Proclamation royale du Canada.Pour résumer, on pourrait dire que le reste n\u2019est que mensonge.C\u2019est-à-dire que les traités conclus avec de nombreuses nations autochtones du Canada ont ensuite été bafoués par les gouvernements successifs du pays.«Comme les gouvernements s\u2019imaginent qu\u2019ils ont acheté les terres des autochtones, ils se conduisent, ni plus ni moins, comme des propriétaires de taudis», écrit John Saul, dans son essai coup de poing Le grand retour, qui vient d\u2019être traduit en français par Daniel Poli-quin aux éditions du Boréal.VOIR PAGE A 10 : RÉSURGENCE ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Dans Le grand retour, Tessayiste et romancier John Saul présente un portrait de la réalité autochtone au Canada.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des élèves de Técole Saint-Edmond, sur la Rive-Sud de Montréal L\u2019école publique perd du terrain La population scolaire du réseau privé a connu un bond de 18 % depuis 2000 PHILIPPE ORFALI Malmenée dans l\u2019opinion populaire, rudoyée par l\u2019obsession gouvernementale du redressement des finances du Québec, Técole publique perd du terrain au profit des établissements privés, révèle une étude.Un état de fait «préoccupant» qui pousse les commissions scolaires à repenser leur façon de concevoir Técole.Ce n\u2019est un secret pour personne, les Québécois sont friands de Técole privée.A l\u2019échelle du pays, ce sont eux qui, parmi tous les Canadiens, privilégient le plus ce système d\u2019ensei- VOIR PAGE A 10 : ÉCOLES 77831303444841 A 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 7 OCTOBRE 2015 ACTUALITES LE DEVOIR DE DEBATTRE Les mutations peu consensuelles de l\u2019éducation SARAH R.CHAMPAGNE La connexion, partout, tout le temps et maintenant au cœur de l\u2019école.Pourquoi évaluer les éléves sur des questions auxquelles Google pourrait facilement répondre à leur place?Une question lancée par le journaliste Fabien De-glise, qui a donné le ton au Devoir de débattre de mardi soir, qui s\u2019attaquait à l\u2019épineuse discussion autour du numérique en éducation.Devant un public visiblement initié puisqu\u2019il réagissait à des références pédagogiques plutôt précises, les quatre panélistes ont tenté de dépasser l\u2019opposition techno-phobe-technophile qui émerge immanquablement lorsqu\u2019il est question de numérique dans l\u2019éducation.«C\u2019est incommensurable le monde de savoirs sur lequel ouvre le numérique», a commencé Lise Bissonnette, ex-directrice du Devoir, en retraçant brièvement l\u2019histoire de la pédagogie au Québec.Prompte à adopter des réformes de l\u2019éducation, la province a fait son chemin entre le paradigme de la fin de l\u2019enseignant, cette métamorphose du rôle du «maître», puis celui du fameux «apprendre à apprendre» qui a mené au renouveau pédagogique, pour en être aujourd\u2019hui à l\u2019aube d\u2019une révolution technologique à l\u2019école.Et cette révolution sera bénéfique, à condition de «rediscipliner l\u2019école, de la restructurer», a lancé Bissonnette après avoir mis la table.Rien de nouveau dans l\u2019utilisation des «méthodes actives», par opposition à l\u2019enseignement magistral, répétera-t-elle donc plus tard dans le débat.Mais justement, l\u2019outil a changé.Et c\u2019est là où les opinions divergent profondément.LE devoir RE SARAH R CHAMPAGNE LE DEVOIR Les invités du Devoir de débattre qui se tenait à la SAT mardi soir, de gauche à droite: Lise Bissonnette, Réjean Bergeron, Marie-Claude Gauthier et Sylvain Carie.Ces outils technologiques, avec lesquels les enseignants semblent se débattre, font tantôt d\u2019eux des «somnambules», selon les mots de Réjean Bergeron, tantôt des «guides» ou des «autorités des savoirs», pour Marie-Claude Gauthier.C\u2019est contre une fascination pour l\u2019outil, contre une génuflexion devant le numérique, qu\u2019a martelé M.Bergeron, professeur de philosophie au cégep Gérald-Godin.Il faut résister à cette tentation selon lui, car l\u2019élève a besoin avant tout de connaissances, cette «matière vivante», pour se structurer.Bien d\u2019accord avec le fait que les nouvelles façons d\u2019enseigner ne font pas de miracles, M\"^® Gauthier fonce quant à elle dans le numérique.«Il faut donner des orientations [aux étudiants], les obliger à laisser des traces, pour qu\u2019ils ne se perdent pas et qu\u2019ils deviennent paresseux», a renchéri cette professeure de français et cosignataire du Manifeste pour une pédagogie renouvelée.Voir ses élèves assis devant une tablette ou un ordinateur comporte tous les écueils du «butinage numérique», ont poursuivi M\"^® Bissonnette et M.Bergeron.Raison de plus, de rétorquer Marie-Claude Gauthier: «Est-ce que ça signifie qu\u2019on doive les laisser tomber?C\u2019est un devoir de leur apprendre à lire sur une tablette, qu\u2019on le souhaite ou non.» Le fait d\u2019apprendre devant un écran représente sans doute un piège pour «ceux qui veulent en faire moins», mais c\u2019est aussi «un moteur extraordinaire pour ceux qui veulent en faire plus», a tenu à ajouter Sylvain Carie, figure du Québec numérique (conseiller senior chez Twitter entre 2012 et 2014).Il est notamment directeur général de FounderFuel, un accélérateur d\u2019entreprises en émergence.Ce dernier a insisté sur l\u2019aspect «bidirectionnel», sur cette «pédagogie de la contribution» au savoir qui pourrait être développé dans les salles de cours.Et pendant ce temps.Le Devoir faisait aussi débattre sur Twitter.«Faut-il laisser la technologie aux seuls fabricants de technologie?» déplorait David Dufresne, créateur du webdo-cumentaire Fort McMoney.Une autre mise en garde à considérer, dans la longue liste qui surgit quand il est question du numérique dans l\u2019éducation.Le Devoir « S\u2019offrir un coin de campagne» Placez votre projet d\u2019avenir en lieu sûr dans un CELI avec nos Obligations à taux progressif.EPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC & www.epq.gouv.qc.ca Communiquez avec l\u2019un de nos agents d\u2019investissement au 1 800 463-5229 du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h.ENSEMBLE ^ 4* on fait avancer le Québec Epargne Placements QuCDGC O El CERTIFICATION Résidences privées pour aînés : Québec assouplit les règles JOCELYNE RICHER à Québec Les résidences privées pour personnes âgées auront bientôt moins de règles à respecter pour obtenir leur certification gouvernementale.Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a dit mardi avoir entendu les doléances des exploitants de nombreuses résidences pour ainés qui se disaient obligés de renoncer à la certification, les normes imposées étant devenues trop rigides et trop coûteuses.«On s\u2019est fait dire par la population qu\u2019on exagérait dans notre réglementation, pas juste sur la base du coût, mais sur l\u2019ensemble de la règle qui faisait que des résidences allaient fermer», a justifié le ministre pour intervenir.En point de presse, le ministre a annoncé mardi qu\u2019il allait donc revoir à la baisse les exigences requises de manière à faciliter par voie de règlement le processus de certification de ces résidences.Depuis 2013, 114 résidences privées pour aînés ont renoncé à leur certification, une tendance qui aurait pu entraîner le désistement de centaines d\u2019autres, selon le ministre, si rien n\u2019était fait.Les propriétaires de ces résidences vont donc acquérir plus de flexibilité, notamment en pouvant confier à des résidents, des bénévoles, voire au concierge de l\u2019établissement, la surveillance des résidents, dans les unités accueillant moins de 50 personnes.Actuellement, cette tâche est réservée au personnel du centre, qui doit offrir une surveillance 24 heures sur 24, sept jours sur sept, quelle que soit la condition des personnes hébergées.Cela demeurera le cas pour les résidences de plus de 50 personnes.Adapté à la réalité La formation requise pour faire partie du personnel de l\u2019établissement sera aussi revue, et la vérification des antécédents judiciaires pourra être effectuée, au choix, par la police ou des firmes privées.Actuellement, le processus de vérification des antécédents est réservé aux services policiers.Le recours aux firmes privées coûtera moins cher et permettra d\u2019obtenir des réponses plus rapidement.Pour mieux clarifier les différents types de services disponibles, Québec fera passer le nombre de catégories de résidences privées pour aînés de deux à quatre.La quantité de services disponibles sera graduelle, en fonction de l\u2019état des résidents.On trouvera des services de base pour personnes autonomes dans les établissements de catégorie 1, tandis que des soins infirmiers seront disponibles pour les personnes en perte d\u2019autonomie dans ceux de catégorie 4.Le ministre Barrette a dit que son but était de «réguler l\u2019offre de services, de surveillance et de sécurité qui est offerte à la population».Le projet de règlement viendra modifier celui adopté en 2013 par le gouvernement précédent, un règlement qui comportait de nombreux irritants selon le milieu.Le Réseau québécois des OSBL d\u2019habitation (RQOH), qui chapeaute 20 000 logements sociaux destinés aux aînés, s\u2019est montré satisfait des changements proposés par le ministre Barrette.Le projet du ministre paraît «beaucoup plus adapté à la réalité», a fait valoir le directeur général du RQOH, Stéphan Corriveau.«Nous sommes pour la certification, mais pour son application, ça devenait impossible.Pour les petites [résidences], c\u2019était insoutenable», a renchéri Yves Desjardins, président du Regroupement québécois des résidences pour aînés, présent à la conférence de presse.«Il fallait vraiment apporter des correctijs» pour ajuster l\u2019offre de services et la réglementation, a-t-il ajouté, en rappelant l\u2019importance de ne pas «infantiliser les aînés».La Presse canadienne CHARLEVOIX Quatre personnes arrêtées pour maltraitance de patients Québec \u2014 Quatre personnes soupçonnées d\u2019avoir maltraité des patients en perte d\u2019autonomie dans des résidences d\u2019hébergement privées de la région de Charlevoix ont été arrêtées mardi par la Sûreté du Québec (SQ).Les personnes arrêtées sont Herman Warren, âgé de 66 ans, de La Malbaie ; André Demers, 59 ans, de Québec; Lisette Belleau, 52\tans, de Baie-Saint-Paul et Rémy Bernier, 47 ans, de Saint-Urbain.Les suspects doivent comparaître mercredi pour faire face à des accusations de voies de fait simples, voies de fait avec lésions et menaces.De plus, deux perquisitions ont eu lieu dans la région de Charlevoix.Un autre individu, Jean Coutu, âgé de 53\tans, avait été arrêté en mai dernier relativement à cette affaire et l\u2019enquête s\u2019est poursuivie.Selon la SQ, 12 personnes auraient été victimes de maltraitance par les suspects.La Presse canadienne DESIGNIS RBQ 8239-1210-13 SPECIAL 20'ANNIVERSAIRE DE RABAIS SUR LES CABINETS DE CUISINE ET DE SALLE DE BAINS en polyester ou en rough chic synthétique ou en lamine européen entre le 21/09/l5etle I 10/15 Certaines conditions s appliquent P**-PI I 1856 boulevard des Laurentides, Téléphonez au 514-990-0548 Laval.H7I\\/1 2P9 www.centredesignrealite.com Pour annoncer, communiquez avec Katia Gariepy au 514.985.3444 ou kgariepy@ledevoir.com LE DEVOIR, LE MERCREDI 7 OCTOBRE 2015 A 3 ACTUALITES D\u2019autres coupes substantielles frapperont la santé ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le Conseil du trésor impose au réseau de la santé d\u2019autres coupes d\u2019ici la fin de l\u2019année en sus des compressions de 450 millions de dollars déjà connues.« C\u2019est clair que c\u2019est un effort qui est très grand, très, très, très, très, très grand.Je ne vous le cache pas, a affirmé au Devoir le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette./\u2019af ma commande [du Conseil du trésor] et tous les ministères ont leur commande.La mienne est substantielle », a-t-il souligné.Gaétan Barrette a refusé de révéler l\u2019ampleur précise des nouvelles commandes du président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.«Je ne peux pas aller sur la place publique pour dévoiler les choses qui sont demandées par le Trésor», a-t-il fait valoir.«On va livrer, s\u2019est-il engagé.Il faut faire des choix, f essaie de faire les bons.» Certains de ces choix sont de l\u2019ordre de la gestion, a-t-il dit.Mais il n\u2019a pas voulu préciser les choix qu\u2019il entend faire dans la prestation des services.Gaétan Barrette a indiqué qu\u2019il rendra publics les choix qu\u2019il entend imposer au réseau de la santé, mais sans préciser quand.Pour les trois premiers mois de l\u2019année, au 30 juin, les dépenses en santé ont grimpé de 4,5%, ou de 373 millions.C\u2019est 257 millions de plus que la limite de croissance des dépenses fixée par le Conseil du trésor pour 2015-2016, année de l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire.Cette hausse appréciable des dépenses est survenue avant la mise en oeuvre d\u2019un plan de compressions de 450 millions, dont les grandes lignes furent divulguées en juillet dernier.Ce plan ne visait que les établissements de santé \u2014 les centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS), les centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) et les autres centres hospitaliers et instituts du réseau \u2014 et non pas les débours de la Régie d\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ), qui comprennent la rémunération des médecins et l\u2019assurance médicaments.«C\u2019est sûr que ce n\u2019est pas compté, ça commence», a signalé le ministre.Quant à la hausse des dépenses en santé de 4,5% au premier trimestre \u2014 un niveau de croissance inférieur à la moyenne de 5,6% des dix dernières années \u2014, Gaétan Barrette a soutenu qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une «fluctuation» normale.Les frais accessoires sont là pour de bon C\u2019est dans ce contexte de restrictions que le ministre défendait, en commission parlementaire mardi, son amendement au projet de loi 20 pour officialiser les frais accessoires payés au médecin pour ces services assurés par la RAMQ.Dans un rapport diffusé la semaine dernière, la protectrice du citoyen demande au gouvernement de mettre fin à cette pratique qui représente 50 millions des 7 milliards versés aux médecins ou à leurs compagnies, une demande reprise par les partis d\u2019opposition.«Je ne ramène pas des affaires dans le panier de services.Je ne suis pas capable», a-t-il dit.Gaétan Barrette s\u2019est délecté mardi de la lecture d\u2019une phrase de ce rapport pourtant critique du gouvernement: «Depuis trop longtemps, l\u2019offre de services publique annoncée est, de loin, plus généreuse que les ressources disponibles.» Les compressions dans la santé sont exacerbées par la pression à la hausse qui s\u2019exerce sur les dépenses du réseau, pression liée au vieillissement de la population et à l\u2019apparition de médicaments onéreux pour le traitement du cancer.«Il faut que je fasse des ajustements pour les personnes âgées, pour la santé mentale.J\u2019ai la demande en cancer qui va aller en augmentant avec une industrie qui n\u2019arrête pas de sortir des pilules», a-t-il mentionné.Ainsi, le ministre a donné l\u2019exemple de cette nouvelle médication, autorisée récemment, pour guérir l\u2019hépatite chez les toxicomanes : elle coûtera 1 milliard de dollars en cinq ans pour soigner 18 000 personnes.Gaétan Barrette fait des choix : les frais accessoires sont là pour de bon.Le Devoir lACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Gaétan Barrette a refusé de révéler l\u2019ampleur précise des nouvelles commandes du président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.PHILIPPE PICHET JACQUES NADEAU LE DEVOIR Philippe Pichet, le nouveau chef du SPVM, dirigeait les opérations de la police durant la majorité des manifestations ayant marqué le printemps étudiant de 2012.Il affirme avoir tiré les leçons de ce printemps chaud.Le SPVM compte toiyours sur le règlement P6 Le nouveau directeur du Service de police de la Ville de Montréal en entrevue m Devoir MARCO FORTIER La police de Montréal compte toujours faire appliquer le règlement P6 malgré l\u2019abandon de 3000 poursuites contre des manifestants à la suite de décisions de la Cour municipale.Le nouveau directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Philippe Pichet, affirme que le règlement controversé reste en vigueur malgré les revers de la Ville de Montréal devant les tribunaux.Les organisateurs de manifestations doivent révéler leur itinéraire à la police, sans quoi l\u2019ensemble des marcheurs risque des contraventions, a indiqué M.Pichet en entrevue au Devoir.Le règlement P6 «n\u2019est pas invalidé», a dit Philippe Pichet, qui a succédé en août dernier à Marc Parent à la tête du SPVM.«On a pris bonne note des raisons pour lesquelles [les contraventions] ont été annulées.C\u2019est un règlement qui existe encore, qu\u2019on utilise quand c\u2019est le temps de l\u2019utiliser.On a aussi d\u2019autres outils [pour contrôler les manifestations] », explique-t-il.Parmi ces autres outils, il y a le Code de la sécurité routière ou même le Code criminel, qui interdit les attroupements illégaux.Des manifestants du printemps 2015 ont eu la surprise d\u2019être accusés au criminel.Le chef du SPVM est à l\u2019aise avec cela.«Ce qui est important lorsqu\u2019il y a une manifestation, c\u2019est qu\u2019on ait la collaboration des organisateurs.Quand on connaît le parcours, quand on connaît le lieu de départ et le lieu d\u2019arrivée, on va aider à sécuriser non seulement les gens qui font la manifestation, mais aussi les gens qui vont être impactés par la manifestation, que ce soient les automobilistes, les piétons, les résidants, les commerçants [.] Notre rôle c\u2019est vraiment de s\u2019assurer de la sécurité des citoyens et de nos policiers aussi, c\u2019est sûr.» Leçons du printemps érable Philippe Pichet a gravi tous les échelons depuis son arrivée au SPVM en 1991.Il détient une maîtrise en administration publique et un diplôme d\u2019études supérieures en administration publique de l\u2019ENAR et un certificat en gestion d\u2019entreprise de HEC Montréal.Il était directeur adjoint et chef de cabinet de Marc Parent lorsque celui-ci a pris sa retraite, il y a deux mois.Le nouveau chef du SPVM dirigeait les opérations de la police durant la majorité des manifestations ayant marqué le printemps étudiant de 2012.Il affirme avoir tiré les leçons de ce printemps chaud, notamment en apprenant à intervenir rapidement lorsqu\u2019une manifestation tourne mal.«On est capables de réagir plus rapidement, dit-il.En 2012, il n\u2019y a pas une journée oû je ne me remettais pas en question avec mon équipe.A chaque fin de manif que ce soit de jour, de soir ou de nuit, on se demandait: est-ce qu\u2019on a fait la bonne chose ?Est-ce qu\u2019on pourrait s\u2019améliorer, est-ce qu\u2019on pourrait faire autrement?C\u2019était constant, cette remise en question.» La police marche constamment sur «une ligne mince» entre le droit de manifester et le maintien de l\u2019ordre public, explique Philippe Pichet.« Quand je pense que la sécurité des citoyens est en danger, je prends une décision.Il peut y avoir un recours collectif parce qu\u2019on a arrêté trop de gens.Mais si on ne les arrête pas et qu\u2019il y a des méfaits partout, ça va être un autre recours collectif, ça va être une poursuite au civil pour des dommages», dit-il.Parmi ses défis, le nouveau directeur du SPVM \u2014 le deuxième corps policier municipal en importance au Canada, et le huitième en Amérique du Nord \u2014 cite l\u2019organisation du travail en période de compressions.La police de Montréal perdra 225 de ses 4600 policiers au cours des cinq prochaines années.Avec des effectifs réduits, il doit lutter à la fois contre les gangs de rue, le crime organisé et le phénomène nouveau de la radicalisation, entre autres.Philippe Pichet dit par ailleurs être «préoccupé» par les moyens de pression des policiers, qui portent des pantalons colorés depuis juillet 2014.«Ils ont le droit, ils ont gagné devant diverses instances, c\u2019est une question de relations de travail», dit-il.Le Devoir Lise Thibault est libérée en attendant son appel PATRICE BERGERON à Québec Après six nuits derrière les barreaux.Lise Thibault est libérée.La Cour d\u2019appel accepte d\u2019entendre l\u2019appel de l\u2019ex-lieute-nante-gouverneure et la libère sous cautionnement.La décision a été rendue par le juge Jacques J.Lévesque, de la Cour d\u2019appel du Québec, mardi après-midi.L\u2019avocat de la défense, M® Marc Labelle, contestait la peine de 18 mois d\u2019incarcération rendue la semaine dernière par le juge Carol St-CjT de la Cour du Québec.«La requérante me convainc qu\u2019elle soutient des arguments qui ont le mérite de justifier qu\u2019une formation de la Cour procède à leur appréciation sur le fond», a écrit le juge Lévesque après avoir entendu les parties en matinée.Le juge a exigé un cautionnement de 5000 $.La cause sera entendue le 5 février 2016.Cette saga judiciaire sans précédent qui dure depuis 2009 sera donc prolongée pour une septième année encore.Dans sa plaidoirie en matinée.M® Labelle a fait valoir que le cas de sa cliente est unique, en raison de son état de santé et de son statut.Une personne du rang de Lise Thibault mérite d\u2019être entendue à la Cour d\u2019appel en raison de sa situation exceptionnelle, a-t-il invoqué.«Le fait que ce soit une personne de haut rang et que cela a entraîné son incarcération, ne serait-il pas normal que cela ne s\u2019arrête pas au jugement de première instance, que le tribunal le plus haut de la province se penche sur le cas pour voir si les principes ont été bien appliqués?[.] Cela ne serait-il pas approprié puisque la justice est égale pour tous ?» a fait valoir l\u2019avocat.L\u2019ex-lieutenante-gouverneure était d\u2019ailleurs présente, ce qui est rarement demandé à un détenu à cette étape de la procédure.Elle est apparue vêtue beaucoup plus simplement qu\u2019à l\u2019habitude, jupe de denim et châle noir, menottes aux mains, les traits tirés, le visage fermé, les cheveux brossés sans être coiffés.Le procureur de la Couronne, Marcel Guimont, a pour sa part soutenu qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un cas si unique puisque de nombreux élus ont été jugés et condamnés à la prison pour des cas de fraude et d\u2019abus de confiance.«Il n\u2019y a pas d\u2019erreur de principe en ce qui me concerne, le juge s\u2019est bien positionné», a fait valoir M® Guimont.«Est-ce qu\u2019on peut dire devant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une peine manifestement déraisonnable ?Non », a-t-il ajouté.État de santé Par ailleurs, l\u2019état de santé de Lise Thibault n\u2019a pas à être pris en considération en vertu de la jurisprudence, selon M® Guimont.Lise Thibault a été condamnée, la semaine dernière, à 18 mois d\u2019incarcération et au remboursement de 300 000$ aux gouvernements du Canada et du Québec.Dans sa décision, le juge St-Cyr a déploré la «culture de tromperie» entretenue par la lieutenante-gou-verneure, ainsi que son absence de remords.C\u2019était la première fois au Canada qu\u2019une ancienne représentante de Sa Majesté prenait le chemin de la prison.En décembre dernier, elle avait plaidé coupable à trois chefs d\u2019ac- cusation de fraude et trois autres d\u2019abus de confiance.La Couronne réclamait quatre ans de prison et un remboursement de 430 000$, c\u2019est-à-dire la somme fraudée estimée par une experte de la poursuite.La défense plaidait plutôt pour une peine de 12 mois dans la collectivité et un remboursement de 310 000$.Durant son règne, de 1997 à 2007, Lise Thibault avait obtenu de façon indue des remboursements pour des activités familiales, des fêtes, des excursions à la cabane à sucre, des sorties de gob et de ski, des REER, l\u2019achat de terrains, le transport de voiturettes de gob en Eloride, etc.La lieutenante-gouverneure avait déjà évoqué sa condition de femme handicapée pour justifier les frais reliés à ses déplacements, ses activités et sa sécurité.Les vérificateurs généraux du Québec et du Canada avaient tous les deux évalué à 700 000$ les dépenses injustifiées de la lieutenante-gouverneure.La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 7 OCTOBRE 2015 A 5 ELECTIONS FEDERALES FEMMES AUTOCHTONES DISPARUES Une enquête serait superflue, maintient Harper MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Pas question de revenir sur sa décision, même en temps électoral.Stephen Harper n\u2019a pas l\u2019intention de déclencher une enquête sur les femmes autochtones assassinées ou disparues au pays.Une énième étude sur le sujet ne donnerait rien.D\u2019autant plus que la majorité de ces meurtres ont déjà été résolus, a tranché le chef conservateur.«Nous avons déposé une série de réformes en justice criminelle pour répondre aux problèmes de violence contre la personne en général, et de violence contre les femmes en particulier», a fait valoir Stephen Harper, de passage à Whitby en banlieue de Toronto mardi.Un journaliste lui demandait s\u2019il changerait d\u2019avis, alors que plusieurs électeurs réclament une enquête nationale sur le sort de ce millier de femmes qui ont été assassinées ou portées disparues au pays.«La majorité de ces meurtres \u2014 aussi tristes soient-ils \u2014 ont en fait été résolus», a tranché M.Harper.Une quarantaine d\u2019études ont été menées sur cet enjeu.Et le gouvernement conservateur a «mis en avant un plan d\u2019action pour répondre à ces questions» de prévention.Un autre conservateur forcé de s\u2019excuser Le candidat conservateur dans la circonscription montréalaise de Notre-Dame-de-Grâce-Westmount a dû ravaler ses paroles mardi après avoir laissé entendre que les autochtones n\u2019étaient pas en mesure de s\u2019autogouverner.Au cours d\u2019un débat de candidats dont l\u2019enregistrement se trouve en ligne, I^ichard Sa-gala s\u2019est fait poser une question sur les femmes au- d\u2019enquêtes et de sentences.«Ce n\u2019est plus le temps d\u2019une autre étude.Il est temps d\u2019agir.Et notre gouvernement va aller de l\u2019avant avec notre plan d\u2019action», a affirmé Stephen Harper.Son rival néodémocrate l\u2019a accusé d\u2019être «honteusement ignorant des faits».Thomas Mulcair a rappelé que près de 1200 femmes autochtones ont été assassinées ou portées disparues au Canada.S\u2019il est élu, son gouvernement lancera une enquête publique dans les cent premiers jours d\u2019un premier mandat, a-t-il réitéré.«Le premier ministre Harper a simplement tort.Mille deux cents femmes réclament désespérément une enquête, a argué tochtones assassinées et disparues.Après avoir parlé des chapitres «sombres» de l\u2019histoire canadienne à propos des Premières Nations, il a dévié pour parler du Nunavut.«Le Nunavut n\u2019a pas été une si belle expérience.La violence là-bas est comparable à celle prévalant en Afrique du Sud.Imaginez: elle est 1000fois plus élevée qu\u2019au Canada.Vous savez, on leur a délégué des pou- M.Mulcair.C\u2019est une obligation que nous avons, de faire la lumière sur tout cela et de trouver des réponses.» «Peu de différence» La Gendarmerie royale du Canada révélait, dans un rapport fort attendu l\u2019an dernier, que 90% des cas de meurtres de femmes au pays sont résolus.Et qu\u2019il y a «peu de différence » entre les taux chez les femmes autochtones ou non autochtones.La police fédérale a répertorié 1181 cas de femmes autochtones assassinées (1017) ou disparues (164).De ce nombre, 225 cas ne sont pas résolus: 120 meurtres, et 105 voirs et voilà ce qui est arrivé.» Sur Lacebook mardi, M.Sagala a «clarifié» ses propos.« Je voudrais clarifier mes propos de jeudi dernier.Je soutiens pleinement la délégation des pouvoirs au Nunavut annoncée par le gouvernement conservateur.» Il termine sa déclaration par une nomenclature des investissements faits par les conservateurs dans le Nord.Hélène Buzzetti disparitions dont les causes avaient été jugées «inconnues» ou associées à des «soupçons d\u2019actes suspects».«Ce total montre que les femmes autochtones sont surreprésentées parmi les femmes disparues et assassinées au Canada», concluait le document déposé en mai 2014.Le Parti libéral de Justin Trudeau promet lui aussi de déclencher une enquête sur les femmes autochtones assassinées ou disparues «sans délai».Le Bloc québécois de Gilles Duceppe réclame en outre la tenue d\u2019une telle enquête nationale.Le Devoir ERensemDie JACQUES NADEAU LE DEVOIR Parti libéral: 60 000 places vides pour 60 000 enfants pauvres Au milieu du parterre du Stade olympique de Montréal, entouré de candidats locaux et des 60 000 places vides, Justin Trudeau s\u2019est engagé mardi à «sortir 315 000 enfants de la pauvreté au Canada», dont 60 000 au Québec.M.Trudeau a rappelé la prorpesse de son parti de créer ime nouvelle Allocation canadienne pour enfants, qui donnerait selon lui plus d\u2019argent à neuf familles sur dix.A titre d\u2019exemple, a-t-il dit, une famille de deux enfants avec un revenu familial de 90 000$ par an toucherait 2500$ de plus par année, non imposables.67 La campagne électorale devient officiellement aujourd\u2019hui la plus longue depuis 1872.Le précédent record de 66 jours était détenu par la campagne de 1979.Elle avait été déclenchée par le conservateur Joe Clark, et remportée par Pierre Elliott Trudeau.La citation du jour Harper: pas de niqab dans la fonction pnbliqne ?Le premier ministre sortant, Stephen Harper, a laissé entendre que réélu, son gouvernement pourrait considérer interdire le port du niqab dans la fonction publique fédérale.Au cours d\u2019une entrevue avec le réseau CBC, M.H^er s\u2019est fait demander s\u2019il était prêt à étendre l\u2019interdit du niqab qu\u2019il propose pour les cérémonies de citoyenneté à la fonction publique.«C\u2019est une question que nous étudierons, a répondu le chef conservateur.Le Québec, comme vous le savez, a une loi, et nous étudions cette loi.» La semaine dernière déjà, son ministre Pierre Poilievre avait refusé de fermer cette porte.Mais ces sous-entendus sont-ils sincères?En mars, lorsque la Cour fédérale a rendu sa première décision sur le port du niqab aux cérémonies de citoyenneté, le ministre du Conseil du Trésor et responsable de la fonction publique.Tony Clemenfi avait rejeté cette idée.Les conservateurs s\u2019opposent au niqab pour prêter sermenfi avait dit M.Clemenfi «mais cela ne veut pas dire que vous pouvez imposer cette opinion dans le milieu de travail ou dans la sphère privée».«Si vous êtes au travail, chez vous ou dans votre vie privée, ce que vous portez n\u2019est pas l\u2019affaire de l\u2019Etat», avait-il déclaré à iPolitics.Le Devoir Quand des candidats refusent de parler aux médias locaux [,,,] ou encore, comme de nombreux porte-couleurs du Parti vert, sont parachutés de Colombie-Britannique dans des circonscriptions rurales du Québec où ils n\u2019ont Jamais mis les pieds, il y a clairement un problème, R faut mettre fin à cette farce [.].)) Jean-François Fortin, chef de Forces et démocratie, qui s\u2019en prend aux «candidats poteaux» dans un communiqué.I- W i àÊ\\ I I T I t II .Hm; i.,, I Mill I I i i I E I L.E 1 I I I I I I k I I B 11 I I [ I F E I I E F i k I i E I I k t E I E E i E ¦ n L f 1 r Ji , 1.1 .~ .JLiAlll 1 ïi-lK \u2018\t1 i- .\t; â^;!'i!.iljii'' ^ 'lîih.iVL'ïi viïïilfr MiüviiiiHV I' r n lin n !\u2022 Souverainiste de longue date, il est rentré dans le but d\u2019apporter sa contribution au «pays» du Québec.Sa cousine au provincial, Taschereau, a élu Agnès Maltais aux élections de 2014.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Portrait de circonscription Québec mettra-t-elle fin au flirt orange ?ISABELLE PORTER à Québec Après 18 ans de mariage avec le Bloc québécois, la circonscription de Québec a surpris tout le monde en 2011 en sautant dans les bras du Nouveau Parti démocratique.À l\u2019heure du retour aux urnes, on se demande si ce n\u2019était qu\u2019une simple amourette.En 2011, on s\u2019attendait à ce que la vague orange fasse des ravages un peu partout dans la région.Mais pas à Québec même.En poste depuis six mandats, la bloquiste Christiane Gagnon semblait indélogeable.Réputée plus à gauche et plus souverainiste que les autres circonscriptions de la ré^on, Québec ne suit pas toujours les vagues.Son équivalent provincial, Taschereau, est d\u2019ailleurs toujours représenté par la pé-quiste Agnès Maltais, seule élue de son parti dans la région.Qr, la députée sortante, Annick Papillon, pense être là pour de bon.Malgré tout, elle s\u2019étonne encore du coup de tonnerre qui a secoué sa vie en 2011.«J\u2019étais quatrième avec 7%.Qui aurait cru que j\u2019allais rçionter à 42%?» souligne-t-elle.À l\u2019époque, elle posait ses affiches électorales avec sa mère.Aujourd\u2019hui, elle a des macarons avec son visage dessus.Son défi est maintenant de prouver qu\u2019elle n\u2019est pas un simple accident de parcours.Comme beaucoup d\u2019élus du NPD au Québec, elle s\u2019est fait reprocher de ne pas avoir été assez présente, combative.Lorsqu\u2019on l\u2019interroge sur son bilan, elle évoque deux grandes victoires.Le maintien du Centre de sauvetage maritime, menacé de fermeture, et la création d\u2019un comité consultatif sur les problèmes de santé des vétérans, deux enjeux sans lien direct avec la circonscription.Tout faire «Madame Papillon, je sais qu\u2019elle est très présente à Ottawa.Mais on peut se poser des questions sur sa présence dans la circonscription», observe le candidat du Bloc, Charles MordreL La principale intéressée réplique avec force.«S\u2019ily a quelqu\u2019un qui s\u2019est donné corps et âme là-dedans, c\u2019est moi», dit-elle en plaidant qu\u2019elle «revenait tout le temps dans la circonscription».Elle ajoute qu\u2019elle a «tout donné», qu\u2019elle s\u2019est même «brûlée».Son opposant bloquiste dit vouloir redonner une place de premier plan à la circonscription.« Québec, c\u2019est la capitale nationale!» lance-t-il avec passion.Ce citoyen du monde qui a longtemps travaillé en Turquie est rentré au Québec dans la foulée du discours de Jean-Martin Aussant sur «la fin de tous les exils».«Ily a eu le décès de [Jacques] Parizeau avec l\u2019appel d\u2019Aussant J\u2019étais à Istanbul.Ça a été un déclic.» Souverainiste de longue date, il est rentré dans le but d\u2019apporter sa contribution au «pays» du Québec.Ce n\u2019est pas M.Mordret qui fait peur à Annick Papillon, mais bien son adver- saire conservateur.« Je suis désolée, mais ce sont les conservateurs qui gagnent des points, dit-elle.C\u2019est le conservateur qui me talonne.» Pour l\u2019instant, aucun sondage local n\u2019a été rendu public à Québec.Si on se fie à la plate-forme Too Close to Call, Mme Papillon aurait une avance confortable à 42%, suivie du Bloc (20%), des libéraux (18%) et du Parti conservateur (17%).Le candidat conservateur, Pierre-Thomas Asselin, a décliné les nombreuses demandes d\u2019entrevues du Devoir.Le jeune homme, dont le d\u2019économie de l\u2019Université Laval, Jean-Yves Duclos est à l\u2019avant-plan d\u2019une publicité télé du parti dans laquelle on tente de montrer à quel point Justin Trudeau est bien entouré.Quand on lui demande pourquoi il n\u2019a pas opté pour une circonscription que les libéraux ont plus de chances de prendre, il rétorque que la question ne se posait pas.«J\u2019ai pris le comté où j\u2019habite avec ma femme et mes enfants.C\u2019est notre comté», dit-il.Lors de notre rencontre, il distribuait des dépliants à l\u2019entrée d\u2019un supermarché au rabais du secteur de Vanier.H martèle que le programme libéral est le père est également candidat mieux conçu pour réduire les Souverainiste de longue date, Charles Mordret est rentré dans le but d\u2019apporter sa contribution au «pays» du Québec FRANCIS VACHON LE DEVOIR dans la région (Jean-Pierre Asselin, dans Louis-Hébert), s\u2019est surtout démarqué par sa grande discrétion depuis le début de la campagne (voir l\u2019encadré ci-contre).Selon M\u201d® Papillon, beaucoup d\u2019électeurs rencontrés sur le terrain hésiteraient même entre le NPD et les conservateurs.Lorsqu\u2019on lui demande ce qu\u2019elle comprend au phénomène, elle dit que «ce n\u2019est pas étonnant dans le contexte de la région de Québec».Alors que les conservateurs présentent un quasi-inconnu, les libéraux, eux, sont représentés dans Québec par l\u2019une des recrues vedettes du parti.Directeur du Département inégalités.«Dans Québec, il y a une population plus vulnérable.Ce sont des gens qui craignent pour leurs emplois, qui gagnent des revenus modestes.Ils constatent l\u2019augmentation du coût de la vie.» Interrogé sur ses chances d\u2019être élu, il rappelle que Québec a aussi un passé libéral.«Avant 1984, la circonscription a été surreprésentée sur la scène fédérale avec des gens comme Gilles Lamontagne, Jean Marchand, Louis Saint-Laurent et Wilfrid Laurier, dit-il.Les gens de Québec sont extrêmement ouverts.Ils peuvent changer de parti selon les circonstances.» Le Devoir Annick Papillon fait partie des néodémocrates élus en surfant sur la vague orange de 2011 dans cette forteresse bloquiste.Si son élection l\u2019a prise par surprise, aujourd\u2019hui elle est déterminée à rester.Le « candidat mystère » se cache encore Le candidat conservateur Pierre-Tho-ma§ Asselin est étudiant à la maîtrise à l\u2019Ecole d\u2019administration publique (ENAP).Ancien membre de la réserve navale, il a travaillé ces derniers mois pour le bureau du whip à Qttawa.En début de campagne, il avait été baptisé « le candidat mystère » en raison du refus répété du parti de dévoiler des informations de base sur lui.Le Devoir a multiplié les démarches pour s\u2019assurer de lui parler dans le cadre de ce reportage, sans succès.Les candidats Pierre-Thomas Asselin \u2014 Parti conservateur du Canada Jean-Yves Duclos \u2014 Parti libéral du Canada Charles Mordret \u2014 Bloc québécois Annick Papillon \u2014 Nouveau Parti démocratique Philippe RIboty \u2014 Parti vert 1 ri MOBILITE REDUITE Des bureaux de vote hors de portée # JACQUES NADEAU LE DEVOIR Bien que les bureaux de scrutin se doivent d\u2019être accessibles pour les personnes à mobilité réduite, des exemptions ont été accordées.SARAH R.CHAMPAGNE Les directeurs de scrutin ont l\u2019obligation de trouver des bureaux de vote offrant un accès de plain-pied, en plus de garantir l\u2019accessibilité selon d\u2019autres critères aux personnes à mobilité réduite.Mais les exemptions sont trop faciles à obtenir, selon le Regroupement des activistes pour l\u2019inclusion au Québec (RAPLIQ).La porte-parole du groupe, Linda Gauthier, affirme avoir reçu de nombreuses plaintes dans les derniers jours portant sur le fait que plusieurs bureaux sont hors d\u2019accès, notamment aux fauteuils voulants.Du côté d\u2019Élections Canada, on estime que 96% des bureaux de vote à l\u2019échelle du Canada répondent aux critères et que 2,1% des bureaux ne sont pas accessibles aux fauteuils roulants.Au Québec, la proportion est moindre : 93% des bureaux de vote répondent aux 35 critères d\u2019accessibilité, dont 15 obligatoires tels qu\u2019une largeur minimale des portes et des corridors.Alors que la responsabilité incombe au directeur de scrutin de dénicher ce type de local, M\u201c® Gauthier déplore qu\u2019elle doive revendiquer à nouveau l\u2019accessibilité : «Elections Canada avait fait ses devoirs, mais maintenant, on se retrouve encore avec le fardeau de nous accommoder nous-mêmes», expose-t-elle.M\u201c® Gauthier reste en outre avec l\u2019amère impression que certains directeurs de scrutin «n\u2019ont tout simplement pas cherché» de bureau de vote de remplacement.Elle cite à ce titre un local situé au deuxième étage de l\u2019auditorium de Verdun, alors qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019ascenseur, quand une grande résidence pour personnes âgées se trouve à proximité, selon ses informations.Les personnes en situation de handicap, tout comme l\u2019ensemble des électeurs, peuvent choisir d\u2019exercer leur droit de vqte par la poste, indique une porte-parole d\u2019Élections Canada, Erancine Bastien.Le RAPLIQ plaide qu\u2019ils aimeraient pouvoir bénéficier de toutes les mêmes possibilités qu\u2019un citoyen sans handicap, «une question de principe et de dignité».«Nous essayons de rendre le processus le plus simple possible, mais nous sommes conscients qu\u2019il y a beaucoup d\u2019informations à assimiler», reconnaît M\u201c® Bastien.Stimuler le vote L\u2019agence Elections Canada a pourtant entrepris, conformément à sa mission, de rejoindre davantage d\u2019électeurs dans les der- nières années.Devant le faible taux de participation des jeunes, 39% aux dernières élections, ils ont notamment cherché des moyens additionnels pour les rejoindre.«Il a été démontré que plus on vote jeune, plus on conserve l\u2019habitude de voter», explique M\u201d® Bastien.Dans le cadre d\u2019un projet-pilote, 39 bureaux de vote sont installés jusqu\u2019à jeudi cette année dans les campus à travers le Canada.Le vote par anticipation, de plus en plus populaire, compte également une journée supplémentaire par rapport aux dernières élections fédérales.En 2011, 2,1 millions de Canadiens s\u2019étalent rendus aux urnes lors d\u2019une des trois journées de vote par anticipation, soit 38 % de plus qu\u2019en 2008.Les électeurs incarcérés avaient quant à eux l\u2019occasion de voter pour une journée seulement, mardi.Ils seraient de plus en plus nombreux à le faire depuis les pénitenciers fédéraux et les établissements correctionnels, soit 45% de 38 000 personnes en 2011.Au total, 19 000 bureaux de vote sont mis en place pour cette élection.Le Devoir L\u2019arme commerciale Manon CORNELLIER à Ottawa Le chef conservateur Stephen Harper n\u2019a pas choisi le moment de la conclusion de l\u2019important accord commercial du Partenariat transpacifique (PTP), mais il jubilait lundi.Son équipe et lui espéraient cette entente avant la fin de la campagne électorale, persuadés qu\u2019elle leur permettrait de muscler encore plus leur image de meilleurs timoniers de l\u2019éçonomie canadienne.Etant le seul à en connaître les détails, M.Harper a évidemment l\u2019avantage sur ses adversaires.A chacune de leurs objections, il peut affirmer qu\u2019ils ont tout faux sans que personne puisse vérifier qui dit vrai.Mais il y a un revers au secret.En temps normal, M.Harper aurait pu inviter les gens à faire preuve de patience, d\u2019attendre les textes qui viendront sous peu avant de se prononcer.Il reste cependant moins de deux semaines à cette campagne électorale.Les autres chefs ne peuvent rester silencieux sur un accord de cette importance.Tout le monde veut savoir ce que fera le prochain gouvernement.Les chefs qui aspirent à remplacer M.Harper ont deux choix dans les circonstances.Ils peuvent exploiter les zones d\u2019ombre pour jeter le doute sur les intentions conservatrices et ainsi rallier derrière eux ceux qui craignent les effets d\u2019un tel accord.Ils peuvent aussi approuver le principe de l\u2019entente, mais déplorer le processus qui a conduit à sa conclusion et invoquer le manque de détails pour éviter de se mouiller sur l\u2019aide offerte à certains secteurs.Ce sont les deux postures qu\u2019ont prises MM.Mulcair et Trudeau.Déterminé à faire mentir les sondages et à rassurer ceux qui le trouvent trop modéré et centriste, le chef néodémocrate Thomas Mulcair s\u2019est jeté corps et âme dans cette nouvelle bataille.Pas question, a-t-il répété, de se sentir lié par cette entente qui fait une nouvelle brèche dans le système de la gestion de l\u2019offre, au détriment surtout des producteurs laitiers, et qui met en péril des emplois dans les petites et moyennes entreprises de fabrication de pièces automobiles.Et pour ceux qui n\u2019avaient pas compris, il a dit mardi; «Nous nous opposons à cet accord.Nous sommes très clairs à ce sujet Nous pensons que cet accord est mauvais», le comparant à un cheval de Troie pour miner la gestion de l\u2019offre.Il a même élargi sa palette d\u2019attaques en soutenant que le prix des médicaments génériques pourrait augmenter à cause des dispositions sur la propriété intellectuelle.Personne n\u2019ayant le texte en main, on ne peut vérifier le fondement de ses craintes, mais entre-temps, il met des citoyens en alerte.Le chef libéral Justin Trudeau, qui est pour le libre-échange et favorable à cet accord du PTP, ne pouvait quand même pas se permettre d\u2019avoir l\u2019air d\u2019être au diapason de Stephen Harper à 12 jours du scrutin.Cela aurait été lui concéder une trop grande victoire.Il a trouvé ses cibles: le manque de transparence de M.Harper et l\u2019absence de consultation des Canadiens.Il invoque aussi le manque de détails pour ne pas se prononcer sur l\u2019aide offerte aux producteurs de lait et au secteur automobile.Mais quand on lui a demandé mardi comment il aurait pu être plus transparent que M.Harper, de telles négociations étant souvent entourées de secref il ne savait que dire.«Quand un gouvernement démontrera avec constance qu\u2019il dit la vérité, contrairement au gouvernement actuel, les Canadiens le croiront plus volontiers quand il dira qu\u2019il défend les intérêts des agriculteurs et du secteur automobile lors des négociations», a-t-il répondu.En somme, on le croiraif lui.C\u2019est quand même M.Harper qui joue gros dans ce dossier.M.Mulcair, c\u2019est vrai, peut effaroucher des travailleurs et employeurs qui misent sur cette entente pour assurer leur avenir, mais pour la plupart des électeurs, ces accords sont trop éloignés de leurs préoccupations quotidiennes pour influencer leur vote.Par contre, ceux qui s\u2019en soucient sont généralement ceux qui craignent pour leur gagne-pain et, dans bien des cas, votent en conséquence.Cela pourrait nuire aux conservateurs dans certaines régions, dont celles plus rurales du Québec.M.Harper a tenté de se prémunir contre les critiques les plus évidentes avec ses promesses d\u2019aide financière pour les producteurs de lait et l\u2019industrie automobile, mais d\u2019autres volets moins connus de l\u2019accord peuvent lui réserver des suprises.Les mêmes en fait qui retardent la rédaction du texte final de l\u2019accord avec l\u2019Union européenne conclu il y a un an.Qn pense entre autres au mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats.Qn retrouve aussi dans le PTP des chapitres sur le commerce éleçtronique, les marchés publics, les entreprises d\u2019Étafi l\u2019environnement, le travail.Dans tous ces dossiers, quelques détails peuvent trancher entre le pire et le meilleur.Le PTP est un accord commercial de nouvelle génération de portée très vaste.Le débat qu\u2019il devrait provoquer dépasse largement celui entourant la gestion de l\u2019offre et le secteur automobile.Mais à 12 jours des élections, on peut douter qu\u2019il ait lieu.Ce qui peut bien servir M.Harper, mais aussi lui nuire si, devant le manque d\u2019information, la méfiance l\u2019emporte.mcornellier@ledevoir.com A 6 LE DEVOIR, LE MERCREDI 7 OCTOBRE 2015 ACTUALITES ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Nouveau juge à la Cour suprême Le juge Russell Brown est entré en fonction mardi à la Cour suprême du Canada.Cet ancien juge de la Cour d\u2019appel de l\u2019Alberta avait été sélectionné par Stephen Harper en juillet dernier, pour prendre le relais du juge Marshall Rothstein, afin de conserver l\u2019équilibre régional.Des inquiétudes quant à la capacité de M.Brown de comprendre et parler le français avaient été soulevées après sa nomination, puis rapidement balayées par le plus haut tribunal du pays.Turcotte aurait voulu faire du mal à Isabelle Gaston L\u2019ex-cardiologue refusait d\u2019être soigné par un médecin à son arrivée à l\u2019hôpital Saint-Jérôme \u2014 Guy Turcotte aurait déclaré avoir tué ses enfants pour faire du mal à son ex-conjointe Isabelle Gaston, a rapporté une infirmière au procès de l\u2019homme accusé du meurtre prémédité d\u2019Oliver et d\u2019Anne-Sophie.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré Chantal Duhamel mardi, devant le tribunal.L\u2019accusé aurait tenu ces propos au lendemain du double meurtre alors qu\u2019il était hospitalisé à l\u2019urgence de l\u2019hôpital de Saint-Jérôme, où il travaillait comme cardiologue.«Il a dit qu\u2019il voulait la faire chier et que la façon de la faire chier était de lui enlever ce qu\u2019elle avait de plus précieux au monde, ses enfants», a rapporté Duhamel.Guy Turcotte aurait aussi dit en sa présence qu\u2019il ne voulait pas voir ses enfants souffrir de la séparation et que c\u2019est pour cela qu\u2019il les avait tués.«Il m\u2019a dit: \u2018\u2018J\u2019aimerais que tu dises le message à Isabelle, pour moi, que j\u2019ai fait ça pour la faire chier\u201d», a ajouté Duhamel, qui travaillait avec l\u2019accusé.Les avocats de la défense ont semblé être très indisposés par cette dernière déclaration, interrogeant la dame en long et en large pour savoir pourquoi elle n\u2019avait pas mentionné cette phrase plus tôt.Le témoin a rétorqué qu\u2019on ne l\u2019avait jamais questionnée directement sur ce point.Le juge a bien prévenu les 11 jurés que lorsque les paroles de l\u2019accusé sont rapportées par une autre personne, cela constitue du ouï-dire et qu\u2019ils ne peuvent pas conclure que ces paroles sont véridiques.Guy Turcotte aurait aussi parlé d\u2019Isabelle Gaston à une autre infirmière, soit Guylaine Faquin.Celle-ci a rapporté que l\u2019accusé lui avait pris les mains et dit: «Si tu savais tout ce qu\u2019elle m\u2019a fait endurer.» L\u2019urgentologue Marie-Pierre Chartrand a pris en charge l\u2019accusé lorsqu\u2019il est arrivé à l\u2019hôpital.Elle connaissait Guy Turcotte et travaillait avec lui, tout comme avec Isabelle Gaston.Elle dit avoir eu un choc quand elle l\u2019a vu \u2014 comme tout le personnel de l\u2019hôpital.Selon elle, Guy Turcotte était conscient et éveillé à son arrivée et comprenait ce qui se passait.«Sa détresse psychologique est évidente.Il pleure beaucoup, il parle beaucoup», a constaté M\u201c® Chartrand en parlant du 21 février 2009.«Il a dit que c\u2019est écœurant ce qu\u2019il a fait, de le laisser mourir, que sa vie était finie», a-t-elle rapporté.Malgré ses protestations, la décision a été prise de le traiter, notamment puisqu\u2019elle jugeait qu\u2019il était suicidaire.Par la suite, l\u2019accusé a été transféré dans un autre hôpital.La Presse canadienne Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514-845-5545 Le Canadien Arthnr McDonald, colauréat du Nobel de physique PAULINE GRAVEL Grâce à ses découvertes effectuées dans une ancienne mine de nickel de Sudbury en Ontario, le Canadien Arthur McDonald vient de remporter le prix Nobel de physique, qu\u2019il partage avec le Japonais Takaaki Kajita.En menant des expériences indépendantes chacun dans son pays d\u2019origine, les deux physiciens ont démontré que les neutrinos, particules fantomatiques qui voyagent à une vitesse approchant celle de la lumière et qui traversent la matière, y compris notre corps, sans vraiment interagir avec elle, possèdent une masse.Cette découverte est d\u2019une grande importance compte tenu du fait que les neutrinos sont les particules les plus abondantes dans l\u2019univers, après les photons.Le mystère des neutrinos est d\u2019abord apparu dans les années 1960 lorsque Raymond Davis (lauréat du Nobel de physique en 2002) détecta, dans une mine d\u2019or du Dakota du Sud, beaucoup moins de neutrinos en provenance du Soleil que le nombre que les réactions thermonucléaires de cette étoile devraient théoriquement produire.Pour expliquer ce déficit, certains chercheurs émirent l\u2019hypothèse que les neutrinos changeaient peut-être d\u2019identité au cours de leur voyage entre le Soleil et la Terre.On savait à l\u2019époque que les neutrinos se présentaient sous trois formes ou « saveurs » appelées électronique, muonique et tauique, des noms associés à la particule sœur (électron, muon et tau) avec laquelle ils sont produits.Le premier pas vers la confirmation de cette hypothèse fut réalisé dans le Super-Kamio-kande, un immense détecteur de neutrinos muoniques \u2014 neutrinos produits par les collisions entre les rayons cosmiques et les molécules de l\u2019atmosphère terrestre \u2014 construit dans une mine de zinc au Japon.En 1998, ERED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Le Canadien Arthur McDonald vient de remporter le prix Nobel de physique, qu\u2019il partage avec le Japonais Takaaki Kajita.Takaaki Kajita remarqua qu\u2019un plus grand nombre de neutrinos provenant de l\u2019atmosphère au-dessus de la mine frappaient le détecteur que ceux ayant dû traverser le globe terrestre avant d\u2019atteindre le détecteur.Selon lui, cela signifiait que les neutrinos muoniques ayant eu une plus ^ande distance à parcourir avaient changé d\u2019identité en cours de route.Quelques années plus tard, dans un gigantesque bassin contenant 1000 tonnes d\u2019eau lourde (dont les atomes d\u2019hydrogène, appelés deutérium, contiennent un neutron en plus de leur proton) et situé à deux kilomètres sous terre dans une mine de nickel de Sudbury, Arthur McDonald détecta seulement un tiers des neutrinos électroniques censés être générés par le Soleil \u2014 qui ne produit que des neutrinos de type électronique.«Comme seuls les neutrinos solaires peuvent interagir avec le deutérium en trans- formant son neutron en proton, cette réaction a permis de détecter dans un premier temps le flux de neutrinos électroniques [qui était déficitaire], explique le physicien Georges Azuelos, de l\u2019Université de Montréal.Par contre, tous les neutrinos, peu importe leur saveur, peuvent briser le deutérium en deux, et ce, avec la même probabilité.Cette dernière réaction a pour sa part permis de détecter tous les types de neutrinos.Et c\u2019est ainsi que l\u2019équipe de l\u2019Observatoire de neutrinos de Sudbury [SNO] a observé que le flux total de neutrinos venant du Soleil était conservé, et que si le taux de neutrinos électroniques avait diminué, c\u2019est que des neutrinos électroniques avaient dû se transformer en un autre type de neutrino.» On détenait désormais la preuve que les neutrinos oscillent d\u2019un état à l\u2019autre.Or, selon un principe de la mécanique quantique, si une particule oscille, ou change d\u2019état, elle doit avoir une masse.La masse des neutrinos est toutefois extrêmement iaible, elle serait beaucoup moindre qu\u2019une fraction de celle de l\u2019électron, précise M.Azuelos.Mais les chercheurs n\u2019ont pas encore réussi à la mesurer.La découverte que les neutrinos ont une masse met toutefois à mal le modèle standard, une théorie qui décrit les interactions entre les particules élémentaires de la matière et qui suppose que les neutrinos n\u2019ont pas de masse.«Le fait que les neutrinos ont une masse est probablement un signe qu\u2019il existe une physique au-delà du modèle standard.La recherche actuelle vise à comprendre comment les neutrinos acquièrent leur masse, autrement que grâce aux bosons de Higgs comme le suggère le modèle standard», explique Jean-Erançois Arguin, professeur au Département de physique de l\u2019Université de Montréal.Le Devoir Le journaliste Mohamed Fahmy en route pour le Canada Le Caire \u2014 Le journaliste Mohamed Eahmy, qui s\u2019est défendu pendant près de deux ans en Egypte contre des accusations liées au terrorisme, a quitté Le Caire mardi, en route vers Londres puis le Canada.M.Eahmy, emprisonné au Caire pendant plus d\u2019un an, a publié sur son compte Twitter une photo qù on le voit avec l\u2019ambassadeur canadien en E^pte, Troy Lulashnyk.Dans la légende, il écrit: «L\u2019ambassadeur canadien Troy m\u2019accompagne gentiment jusqu\u2019à la porte d\u2019embarquement de l\u2019aéroport du Caire.Une issue glorieuse à notre combat pour la liberté!» Le journaliste canado-é^ptien et deux de ses collègues du réseau anglais de la chaîne qatarie de nouvelles Al Jazeera avaient été arrêtés au Caire en décembre 2013 et accusés de crimes contre le régime, des accusations qui ont été décriées un peu partout dans le monde.Après deux procès, M.Eahmy a finalement et subitement été gracié par le président égyptien, Abdel Eattah al-Sissi, il y a un peu plus d\u2019une semaine.Lundi, il a appris que son nom avait été retiré de la liste d\u2019interdictiqn de vol, ce qui ouvrait la porte à son départ d\u2019Egypte.Le journaliste devait s\u2019arrêter d\u2019abord à Londres, où il souhaite rencontrer sa célèbre avocate, Amal Clooney, et prononcer quelques allocutions déjà prévues.M.Eahmy doit ensuite gagner Toronto, où il promet d\u2019exiger des chefs de partis en campagne électorale que le Canada déploie tous les efforts possibles afin de venir en aide à ses ressortissants détenus à l\u2019étranger.Il a aussi été invité à rencontrer le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, et le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, avant les élections du 19 octobre.M.Fahmy a déjà indiqué qu\u2019il voulait les remercier pour leur appui pendant sa longup détention.La ministre d\u2019Etat aux Affaires étrangères et consulaires, Lynne Yelich, s\u2019est bien sûr réjouie que M.Fahmy soit maintenant sur le chemin du retour.«Le Canada a travaillé sans relâche et au plus haut niveau pour obtenir la libération de M.Fahmy.Nous sommes heureux que sa longue épreuve soit désormais derrière lui», a-t-elle écrit dans un communiqué.M.Fahmy s\u2019était installé au Canada avec sa famille en 1991.Il a vécu plusieurs années à Montréal puis à Vancouver, avant d\u2019exercer son métier de journaliste à l\u2019étranger, notamment pour le New York Times et la chaîne de nouvelles américaine CNN.Une fois rentré au Canada, îl souhaite accepter un poste de professeur adjoint en journalisme à l\u2019Université de Colombie-Britannique, à Vancouver.Il rédige aussi un livre sur son Infortune.La Presse canadienne L\u2019épouse de Raïf Badawi sollicite des appuis eu Europe Vienne \u2014 L\u2019épouse de Raïf Badawi s\u2019est jointe mardi à une manifestation d\u2019Amnistie internationale devant l\u2019ambassade d\u2019Arabie Saoudite à Vienne afin d\u2019obtenir la libération du blo-gueur saoudien condamné à 10 ans de prison dans son pays.Ensaf Haidar et quelques dizaines de manifestants ont scandé «Arrêtez la torture!» et «Libérez Raïf!».M\u201c® Haidar, qui vit en Estrie, au Québec, avec les trois enfants du couple, visite présentement des capitales européennes afin d\u2019obtenir des appuis pour la libération de son mari.M.Badawi a été condamné à une peine de 10 ans de prison après avoir été reconnu coupable de violation des lois saoudiennes relatives à la technologie, mais surtout d\u2019avoir insulté sur son blogue certaines personnalités islamiques.Il a aussi été condamné à recevoir 1000 coups de fouet, en 20 séances hebdomadaires, et à payer une amende d\u2019un million de riyals (environ 348 000$CAN).Associated Press Les défis du développement sont-ils bien ceux que l\u2019on pense?© 30 CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL Thèmes abordés : \u2022\tL\u2019évolution des principaux courants en développement international \u2022\tBilan des 70ans de l\u2019ONU en développement et perspectives d\u2019avenir \u2022\tLes enjeux et les défis de la gouvernance mondiale \u2022\tLe rôle fondamental de l\u2019éducation dans le développement des sociétés.Lundi 19 octobre 2015, de midi à 14 h Le Hyatt Regency \u2022 1255 rue Jeanne-Mance Sérié Développement International présentée par: O ?CHANGE DES VIES David Malone Sous-Secrétaire général, ONU Recteur, Université des Nations Unies, Tokyo ?CHANGE DES VIES ?)) SNC^LAVAUN Bdl Hydro Québec AIM IA Aooci SUCOC^ LA FIDÉLITÉ INSPIRÉE solidarité union coopération LE DEVOIR INSCRIVEZ-VOUS \u2022 WWW.CORIM.QC.CA \u2022 514 340-9622 LE DEVOIR, LE MERCREDI 7 OCTOBRE 2015 A 7 LE MONDE CATALOGNE Le chemin sinueux vers l\u2019indépendance Planète erre JEAN-FREDERIC LÉGARÉ-TREMBLAY Fort de la victoire des indépendantistes lors des élections régionales du 27 septembre en Catalogne, le président Artur Mas doit mettre en branle un processus d\u2019une durée de 18 mois devant mener à l\u2019indépendance catalane.Qu\u2019est-ce qui, dans les prochains mois, attend les indépendantistes catalans ?Comment les partis espagnols, qui seront bientôt en campagne électorale, se positionneront-ils ?Explications de Marc Sanjaume-Calvet, postdoctorant à la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes à l\u2019UQAM.En quoi, d\u2019abord, consiste ie processus de 18 mois devant mener à i\u2019indépendance?La feuille de route de la coalition Ensemble pour le Oui présentée pendant la campagne électorale était inspirée par les étapes de l\u2019indépendantisme écossais.11 y en a trois : déclaration d\u2019indépendance et communication de la volonté indépendantiste auprès du gouvernement espagnol et des institutions européennes; mi,se en place des structures d\u2019Etat \u2014 par exemple création de ministères et perception des impôts \u2014 et rédaction d\u2019une Constitution catalane, en principe après la tenue d\u2019élections constituantes; et enfin, proclamation de l\u2019indépendance après adoption de cette Constitution par référendum.Le processus n\u2019a pas encore été lancé.Bien que la coalition du leader indépendantiste Artur Mas ait obtenu une majorité de sièges (62 députés sur 135), celle-ci n\u2019est pas absolue (il en faut 68).Mas aura donc besoin de l\u2019appui des indépendantistes d\u2019extrême gauche et anticapitalistes de la Candidature d\u2019unité populaire (CUP), qui a fait élire 10 députés.11 y a donc des négociations en ce moment pour former un gouvernement, ce qui pourrait changer la feuille de route.Car la CUP veut faire l\u2019indépendance plus rapidement, même si elle reconnaît qu\u2019il ne serait pas très légitime de déclarer unilatéralement l\u2019indépendance: avec 47,8% des voix lors des régionales, les indépendantistes n\u2019ont pas obtenu le soutien de la majorité des Catalans.La CUP ne veut pas non plus d\u2019Artur Mas comme leader en raison de son profd pro-austérité et de centre droit.La formation d\u2019extrême gauche souhaite d\u2019ailleurs lier la feuille de route au rejet de l\u2019austérité.Madrid s\u2019oppose bien sûr farouchement à i\u2019indépendance ca-taiane.Mais tous ies partis nationaux n\u2019ont pas tous ia même approche.Comment ie Parti popuiaire (PP) de Mariano Rajoy, au pouvoir, diffère-t-ii des autres partis?Le PP a probablement la position la plus intransigeante dans son refus d\u2019une réforme constitutionnelle fédérale ou de négocier une entente sur la question catalane.La marge de manoeuvre dans la négociation est donc beaucoup plus étroite dans ce parti que dans les autres.Le PP est, fondamentalement, la formation la plus conservatrice quant au caractère unitaire de la nation espagnole et, aussi, la plus nationaliste.La campagne électorale sera bientôt déclenchée en vue des élections générales espagnoles du 20 décembre.Comment les partis sont-ils susceptibles de jouer la carte de l\u2019indépendance catalane?D\u2019une certaine manière, on peut parler d\u2019une petite tragédie, puisque à court terme, il est plus efficace d\u2019être intransigeant et d\u2019ainsi alimenter la polarisation sur la question catalane afin d\u2019attirer l\u2019électorat conservateur et socialiste hors Catalogne, même au risque d\u2019empirer les relations avec le gouvernement catalan.Chez les socialistes, toutefois, on peut croire à un discours plus modéré puisque la Catalogne est pour eux une importante source potentielle de votes.Mais il y a plusieurs éléments à considérer dans leur cas.De façon générale, le Parti socialiste est peu enclin à reconnaître une asymétrie de pouvoirs pour la Catalogne, comme en fait foi son dernier projet de réforme constitutionnelle et territoriale, Declara-ciôn de Granada, dévoilé en 2013.Celui-ci parle plutôt de bonifier l\u2019«état des autonomies » actuel au lieu de changer le modèle.En fait, ce projet est très loin de la proposition qui avait été faite par les socialistes catalans.L\u2019appui du parti d\u2019extrême gauche Podemos à une forme d\u2019entente négociée avec la Catalogne après les élections générales pourrait influencer la donne.Podemos parle en effet de «plurinationalité» et pourrait être important s\u2019il avait son mot à dire dans la formation du prochain gouvernement espagnol.Mais le succès de Podemos n\u2019est pas assuré.La vague d\u2019appuis qu\u2019a reçus Ciudadanos (parti opposé au nationalisme catalan qui a recueilli 18% des voix lors des régionales) pourrait le freiner.Collaborateur Le Devoir rv Voir aussi > Pianéte Terre \" à l\u2019adresse ledevoir.eom/planeteterre NATIONS UNIES Un ancien président de l\u2019Assemblée générale accusé de corruption Un ancien président de l\u2019Assemblée générale de l\u2019ONU, John Ashe, est poursuivi par les autorités américaines pour avoir accepté plus d\u2019un million de dollars de pots-de-vin en contrepartie de son aide à la réalisation de projets immobiliers, selon des documents publiés mardi.Les autorités fédérales américaines ont mis au jour un système qui devait profiter à plusieurs hommes d\u2019affaires d\u2019origine chinoise, même si aucun d\u2019entre eux ne semble en avoir retiré un bénéfice concret, selon l\u2019enquête.Au centre du dispositif John Ashe, 61 ans, ambassadeur d\u2019Antigua-et-Bar-buda auprès des Nations unies, qui a été président de la 68® ses- sion de l\u2019Assemblée générale de l\u2019ONU, entre septembre 2013 et septembre 2014.John Ashe est accusé par les autorités américaines d\u2019avoir accepté, entre 2011 et 2014, plus de 1,3 million de dollars d\u2019un groupe de cinq personnes, selon la plainte publiée par le procureur fédéral de Manhattan, Preet Bharara.Le groupe comptait sur John Ashe pour faciliter la concrétisation d\u2019un projet de centre de conférence sponsorisé par l\u2019ONU, à Macao dans le sud de la Chine, au budget de plusieurs milliards de dollars ainsi que des projets immobiliers à Antigua-et-Barbuda.Agenee Franee-Presse ARIS MESSINIS AGENCE ERANCE-PRESSE L\u2019UE veut plus de centres d\u2019accueil en Turquie et davantage de secours près des côtes.CRISE MIGRATOIRE L\u2019UE et la Turquie collaboreront sur la question des migrants ALIX RIJCKAERT à Bruxelles Ly Union européenne s\u2019est ' accordée avec Ankara sur un plan d\u2019action commun qui prévoit la mobilisation de fonds européens et l\u2019accueil en Europe de réfugiés qui affluent en Turquie, en échange de l\u2019ouverture de centres d\u2019accueil de demandeurs d\u2019asile sur le territoire turc.Les Européens attendent notamment de la Turquie qu\u2019elle ouvre six centres de réception de réfugiés cofinancés par l\u2019UE, une perspective jusqu\u2019ici rejetée par le gouvernement turc.Ils demandent aussi davantage de patrouilles et d\u2019opérations de secours au large de ses côtes, et qu\u2019elle reprenne les migrants économiques renvoyés par l\u2019UE.La mise en oeuvre de ce plan d\u2019action « va contribuer à accélérer le processus de libéralisation des visas» pour les Turcs voulant voyager en Europe, a assuré la Commission européenne, qui a publié mardi une version provisoire texte négocié avec Ankara.Les autorités turques n\u2019ont pas réagi dans l\u2019immédiat.L\u2019annonce intervient après un accord de principe trouvé entre les dirigeants des institutions européennes et le président turc.Recep Tayyip Erdogan, lundi à Bruxelles, a affirmé la Commission européenne.La Turquie joue un rôle pivot: chaque jour, depuis ses côtes, des milliers de personnes embarquent po,ur les îles grecques de la mer Egée.Le plan d\u2019action liste une série d\u2019actions et de collaborations qui doivent être mises en oeuvre urgemment pour maîtriser l\u2019afflux de réfugiés de la Turquie vers l\u2019UE.Chacune du Chaque jour, depuis les côtes turques, des milliers de personnes embarquent pour les îles grecques des propositions de l\u2019accord doit encore être approuvée par les deux parties, a indiqué l\u2019exécutif bruxellois.« Tout ce qui aidera les réfugiés, comme des centres de réception adéquats leur offrant de bonnes conditions [.], est très bienvenu», s\u2019est félicitée l\u2019Organisation internationale pour les migrations (OIM), basée à Genève.« C\u2019est un bon pas.Mais les besoins sont si grands, avec 20 millions de réfugiés dans le monde, sans compter les foules qui se déplacent maintenant de Syrie et d\u2019autres endroits du Moyen-Orient et d\u2019Afrique, que plus il y aura d\u2019engagements en faveur de la réinstallation, mieux ce sera», a déclaré son directeur général, William Lacy Swing.Les Européens, qui font face à la pire crise migratoire de- puis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, craignent l\u2019arrivée de nouvelles vagues de réfugiés en raison de l\u2019aggravation de la crise sjuienne.« Une victoire potentielle du régime d\u2019Assad est plus probable aujourd\u2019hui en raison de l\u2019engagement de l\u2019Iran et de la Russie en Syrie, et cela résultera dans une prochaine vague migratoire», a prévenu mardi le président du Conseil européen, Donald Tusk.«Selon les estimations des Turcs, trois millions de réfugiés supplémentaires pourraient venir d\u2019Alep et de ses environs», a-t-il insisté.Le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, avait rejeté avec véhémence la semaine dernière l\u2019installation sur son sol des camps d\u2019accueil et d\u2019enregistrement des migrants souhaités par l\u2019UE, la jugeant inacceptable et inhu- maine.Agence France-Presse PROCHE-ORIENT Israël reprend les démolitions punitives contre des Palestiniens LAURENT LOZANO à Jérusalem Israël a démoli mardi deux maisons de Palestiniens pour punir les auteurs d\u2019attentats et appliquer les ordres du premier ministre.Benjamin Nétanyahou, de réprimer sans merci la flambée de violences qui se poursuivait à Jérusalem et en Cisjordanie occupée.Le président palestinien.Mahmoud Abbas, a affirmé ne pas vouloir d\u2019une escalade militaire et sécuritaire avec Israël alors que la montée des tensions fait craindre un embrasement.M.Abbas a ainsi manifesté son positionnement le plus clair depuis plusieurs jours, quelques heures après la destruction de deux logements de Palestiniens.Les policiers, les soldats et les artificiers israéliens «sont arrivés vers minuit et ont évacué tout le monde» avant de faire sauter le logement, a déclaré Yasser Abou, un habitant de Jérusalem-Est, devant l\u2019appartement éventré de Ghassan Abou Jamal.Israël a aussi détruit le domicile de Mohammed Jaabis dans le même quartier de Jabal Mou-kaber, en face de la vieille ville.Les deux hommes étaient accusés de deux attentats distincts remontant à 2014, dont la plus meurtrière des attaques des derniers mois en Israël.Leurs logements ont été détruits quelques heures après l\u2019annonce de l\u2019accélération des démolitions punitives par M.Né- THOMAS COEX AGENCE ERANCE-PRESSE Une Palestinienne examine les décombres d\u2019une maison démolie à Jérusalem-Est.tanyahou.Le premier ministre a aussi donné toute latitude d\u2019action à la police et à l\u2019armée devant la vague de violences qui parcourt la Cisjordanie et Jérusalem-Est et réveille le spectre d\u2019une nouvelle intifada.Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël, et la Cisjordanie sont en proie à une multiplication des attaques et des heurts entre Palestiniens et forces de sécurité et colons israéliens.Une centaine de jeunes masqués et arborant le keffieh palestinien, parmi lesquelles quelques filles dans une foule de plusieurs centaines de jeunes, ont attaqué les soldats israéliens à coups de pierres à Bethléem, en Cisjordanie, après les funérailles de l\u2019un des leurs.Abdel Rahmane Abdallah, 13 ans, tué la veille par des tirs israéliens.Les Israéliens ont répliqué par un barrage de gaz lacrymogènes et de projectiles en caoutchouc.Des affrontements se sont également produits à Qalandia et près d\u2019Hébron, en Cisjordanie, et dans le quartier de Chouafat, à Jérusalem-Est.Cinquante-quatre Palestiniens ont été hospitalisés mardi.Depuis jeudi, quatre Israéliens ont été tués dans des attentats en Cisjordanie et à Jérusalem.Du côté palestinien, deux jeunes accusés d\u2019attaques au couteau ont été tués à Jérusalem et deux autres en Cisjordanie.Agence France-Presse SYRIE Un autre incident hérisse Ankara Beyrouth \u2014 De nouveaux incidents aériens ont accentué les crispations mardi entre la Turquie et la Russie dont les avions ont poursuivi leurs frappes en Syrie en ciblant ppru la première fois le groupe Etat islamique (El) à Palmyre.Dans le dernier incident en date depuis l\u2019intervention militaire russe dans le conflit en Syrie le 30 septembre, l\u2019armée turque a affirmé que ses F-16 avaient été victimes lundi d\u2019un nouveau harcèlement de la part d\u2019un MlG-29 non identifié à la frontière turco-syrienne, après un incident similaire dimanche.Elle a fait aussi état d\u2019un autre harcèlement visant ses mêmes avions, cette fois par une batterie de missiles sol-air SA déployée en Syrie.Samedi, des avions turcs ont intercepté un chasseur de l\u2019armée de l\u2019air russe et l\u2019ont forcé à faire demi-tour, mais, selon Moscou, cette incursion a été causée par les mauvaises conditions météo.«Ce n\u2019est pas un accident.Il s\u2019agit d\u2019une sérieuse violation», a déclaré le secrétaire général de l\u2019OTAN, Jens Stoltenberg, en référence aux incidents du week-end dernier.11 a demandé à Moscou que «cela ne se reproduise pas».La Turquie a convoqué à deux reprises l\u2019ambassadeur de Russie.Agence France-Presse A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 7 OCTOBRE 2015 EDITORIAL HARCELEMENT SEXUEL Marcel et les autres Le racoleur Marcel Aubut vient de se faire prendre les boxers à terre et nous voilà à décortiquer sa personnalité, à nous demander qui savait quoi, à nous faire expliquer ce qu\u2019est le harcèlement sexuel, et à nous féliciter qu\u2019enfin des femmes osent parler.Dorénavant, le monde changera! Allons, allons.P Josée Boileau ermettez, une fois n\u2019est pas coutume, que l\u2019éditorialiste soupire de nous voir collectivement tomber des nues autour de l\u2019affaire Aubut.Elle a plutôt l\u2019impression de revenir plus de 30 ans en arrière, à l\u2019époque où le concept de harcèlement sexuel quittait les cercles féministes pour se répandre dans le public avant d\u2019être inscrit dans les lois: qu\u2019est-ce donc qui a changé?Il est vrai que depuis 30 ans, de temps en temps, un Marcel est dénoncé dans les médias \u2014\treflet de milliers d\u2019autres qui sévissent depuis des temps immémoriaux dans les milieux de travail.L\u2019ampleur du problème est aussi documentée : la pile est haute comme ça d\u2019études sur le nombre effarant de femmes victimes d\u2019inconduites sexuelles, ce terme générique qui recouvre le harcèlement jusqu\u2019à l\u2019agression.Trente ans encore de reportages qui ont mené à des actions ou des rapports.Celui sur l\u2019armée, par exemple, inspiré d\u2019articles du magazine L\u2019actualité, signé de l\u2019ex-juge de la Cour suprême Marie Deschamps, et rendu public au printemps dernier.On y souligne les rapports de pouvoir qui écrasent les victimes, l\u2019aveuglement de la hiérarchie, les manières diverses pour les femmes d\u2019encaisser.Comme pour Marcel Aubut, les endroits où il a travaillé et les femmes qu\u2019il a côtoyées.Comme pour un Dominique Strauss-Kahn, qui faisait les manchettes il y a quatre ans.Tout cela est su jusqu\u2019à plus soif, jusqu\u2019à l\u2019écœurement, au point de toujours finir par croire \u2014 ne fe fit-on pas aussi \u2014 que fa leçon est dorénavant comprise.Eh non ! Qu\u2019a dit, avant de terminer son mandat, fe chef d\u2019état-major Torn Lawson en juin, en réaction au rapport Deschamps?Qu\u2019en ces matières sexuelles, hommes et femmes étaient «biologiquement programmés différemment» ! Bonjour fa leçon.Et l\u2019affaire DSK a-t-effe eu effet d\u2019avertissement sur les Marcel qui sévissent?Pas fe moindre.Pourquoi?Parce qu\u2019un Marcel, ça mène fe monde à sa manière, fe reste ni ne l\u2019atteint ni ne fe concerne.Lui, if est à part.Qn parle beaucoup de pouvoir ces jours-ci, if faudrait dire domination.Une domination qui s\u2019étend à f\u2019entourage, incapable de résister au roi et aux bénéfices \u2014 argent, succès, retombées \u2014\tque cefui-ci rapporte.Que fe roi s\u2019appelle Marcel Aubut et ses commentaires déplacés ou Cosby ou Ghomeshi accusés d\u2019agressions, c\u2019est toujours fa même dynamique à f\u2019œuvre.Les dominateurs ont droit au silence face aux rumeurs, à fa protection de f\u2019entourage quand des plaintes se forment et que f\u2019abcès veut crever.Mesurons fa force qu\u2019if faut pour tout faire éclater ! Aujourd\u2019hui comme hier, on dit donc aux femmes : «Prends sur toi», comme on f\u2019a conseiffé à une victime d\u2019Aubut.Et de fait, effes prennent tout sur leurs épaules, essayant de trouver la solution qui leur permettra de sauver leur peau.Dans fe meiffeur des cas, fa sororité est en marche, on se fait des mises en garde : méfie-toi de tel prof, tel entraîneur, tel patron.Dans sa version moderne, on s\u2019envoie des courriels: «Attention les filles, Marcel arrive!», comme cefa se vivait au sein du comité organisateur des Jeux olympiques de Vancouver, racontait mardi fe Globe and Mail au sujet de Marcel Aubut.Mais parfois, fe harcefeur sévit à plus petite échelle, cible sa ou ses victimes, qui se retrouvent isofées.Que faire : se plaindre contre fe grand homme, surtout s\u2019il est admiré?Qpprobre, fin de carrière, incrédulité., à vous de cocher fa réponse.Dans fa vraie vie, fa femme va plutôt endurer en silence, tenter d\u2019éviter fe goujat ou avoir f\u2019air au-dessus de ses farces plates.Le tout sur fond de malaise, peur, détresse.Une certitude: peu importe sa réaction, on fa fui reprochera.Dans l\u2019affaire Aubut, cefa donne : pourquoi teffe plaignante fui envoyait-effe des courriels se concluant par des gros becs, hein ?Et pourquoi pas de plainte formeffe pour qu\u2019«on» puisse sévir?En 30 ans de ces histoires qui se ressemblent, if n\u2019est arrivé qu\u2019une fois où, publiquement, quelqu\u2019un a agi sur-fe-champ : Justin Trudeau, qui, alerté par des élues néodémocrates, a aussitôt suspendu ses propres députés accusés d\u2019agressions, geste de principe qui fui a pourtant été reproché! M.Trudeau a néanmoins eu fa même attitude lorsque fe chef d\u2019état-major Lawson a tenu ses propos déplorables de juin : if a réclamé sa démission.Le message du chef fibéraf est sans équivoque : tolérance zéro, ce n\u2019est pas que des mots.If faut entendre les témoignages de femmes victimes pour réaliser à quel point cette attitude-fà reste rare.Réaliser aussi que tant que les rois continueront de nous séduire, les Marcel continueront de sévir.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET WN£ ScLuTiOft Pour £MP|c«eB Lf\tPf ÔMÎttiARW Pf ÙTRÊÎ P'Muil ViCo\\>X PANÎ U ftfuvf.P O n d 0 n n fl I fl n nn I chacun^ Son TOUR f Ecosse monTreAlQ V V LETTRES Devrait-on s\u2019indigner ?Sur fe bord d\u2019un fac, on nous suit à fa trace.Impossible de tailler fe gazon, les herbes hautes ou les arbres à moins de 15 mètres.If faut permettre au soi une abondante couverture racinaire pour éviter f\u2019érosion.Si vous projetez ajouter une descente au fac ou un quai if vous faudra obtenir un permis.Les règles sont strictes : f\u2019escafier qui mènera au fac devra permettre une aération en dessous et vous devrez éviter toute teinture.Qn suggère fe cèdre, fe teck ou les plastiques recyclés, tous des matériaux très coûteux.Aucun engrais, ou pesticide ne devra être utilisé dans cette zone protégée et aucune construction permanente n\u2019y sera autorisée.La consigne est claire : on doit protéger fe milieu aquatique ! La Viffe de Montréal s\u2019apprête à ouvrir ses égouts vers fe fleuve pour plusieurs jours.Devrait-on s\u2019en inquiéter ?Comprenons-nous bien: chaque toilette, chaque drain de garage ou de rue, verra son contenu déversé dans le fleuve.Déchets domestiques, condoms, tampons, huile à moteur, pesticides, acides, etc.Pas de problème, répond la Ville.Le fleuve, avec son débit important, saura gérer le tout.Alors, si je comprends bien, au site du déversement, près de la ville de Verdun, pas de problème, car l\u2019eau en amont diluera tous ces déchets toxiques.Mais, Monsieur le Maire, qu\u2019en est-il des berges et des résidants en aval?Que diront les maires des villes où se déverseront ces déchets?Combien de poissons seront empoisonnés ?Qu\u2019arrivera-t-il à l\u2019eau potable puisée à même ce fleuve devenu un égout à ciel ouvert?Devrait-on s\u2019indigner ?Michel Blanchette Wentworth, le 5 octobre 2015 30 prochaines années ?La recherche ne doit pas être réduite aux seules dimensions économiques et électorales, mais aussi à celles de la quête de la connaissance sous toutes ces formes et de la transmission du savoir.France Filion Le 5 octobre 2015 La vie avant les profits ! L\u2019État Volkswagen À ma grande satisfaction, je commence à voir passer dans les journaux certains articles concernant le financement de la recherche.Par contre, je suis déçue, car je vois que ces belles promesses ne concernent que la recherche appliquée.Rien pour la recherche fondamentale ! Vous savez, celle qui se fait dans les universités, celle qui repousse les limites du savoir, celle sur laquelle se base la recherche appliquée pour développer des projets immédiatement renta-bilisables, celle par laquelle tout commence, celle qui démystifie les grands fléaux de notre société, celle qui demande une vision à long terme et non pas le temps d\u2019un mandat.Le milieu scientifique est unanime sur le sous-financement de la recherche, la fermeture de laboratoires amène une perte d\u2019expertise incommensurable.Dans ce contexte, M.Harper, M.Mulcair et M.Trudeau, dites-moi qui aura le courage de s\u2019engager à financer la recherche fondamentale et appliquée équitablement?Qui est prêt à s\u2019engager pour les Pendant que des millions de Canadiens se disent choqués par les efforts de la compagnie Volkswagen pour cacher les émissions polluantes de ses véhicules diesel, des millions d\u2019autres s\u2019apprêtent à voter pour le parti qui forme le gouvernement le plus pollueur de l\u2019histoire récente, un gouvernement qui s\u2019entête à nier l\u2019urgence climatique dont le Canada est en partie responsable.Au Québec, le gouvernement Couil-lard a annoncé que les gaz à effet de serre produits p^r le pétrole circulant dans le pipeline Energie Est ne seraient pas comptabilités dans l\u2019évaluation environnementale du projet.Il n\u2019hésite pas non plus à court-circuiter les études du BAPE pour répondre à des impératifs strictement économiques.Le camouflage politique de la pollution, qui se fait au grand jour et sans utilisation de logiciels sophistiqués, serait-il plus acceptable aux yeux de la population que son pendant industriel ?Nicolas Gaudreau Montréal, le 5 octobre 2015 LIBRE OPINION Après le procès de Lise Thibault, celui de la monarchie MAXIME LAPORTE Président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Il y a longtemps que les Québécois auraient dû rejeter la royauté.Qu\u2019à cela ne tienne, mieux vaut tard que jamais.Un peuple minimalement respectueux de lui-même ne saurait accepter indéfiniment d\u2019être le sujet de quelque autorité tierce.Il est temps que la volonté démocratique se fasse enfin verbe au Québec.Et seule reine.Cela, de manière officielle.Nous qui sommes plus de 85% à vouloir l\u2019abolition de la monarchie, qu\u2019attendons-nous pour proclapier la république, à l\u2019instar de l\u2019Irlande, des Etats-Unis, de tant d\u2019anciennes colonies britanniques et, bientôt, de la Barbade et de la Jamaïque?Le peuple croit-il que Sa Majesté s\u2019abolira d\u2019elle-même?Allons! Il nous faut notre propre petite révolution tranquille à cet égard \u2014 ou simplement l\u2019application aux têtes couronnées des mêmes politiques d\u2019austérité qui affligent la société civile, selon qu\u2019on soit de droite ou de gauche.Botter les derrières qui trônent, ce serait là en tout cas une magnifique rupture démocratique avec le royalisme aux accents médiévaux qui constitue toujours le fonde- ment du Canada, cette « monarchie constitutionnelle », le pays le plus loyaliste de tout le Commonwealth.La monarchie n\u2019ayant plus la légitimité politique pour exercer ses pouvoirs d\u2019antan, la chose serait au fond essentiellement technique, mais non moins porteuse et significative.Qn admettra qu\u2019une telle décision s\u2019impose de plus en plus à la lumière des récentes controverses.Et s\u2019il faut absolument dépenser pour tenir au préalable une consultation publique afin de réfléchir à cette éventualité, j\u2019invite tous les partis à l\u2019Assemblée nationale à en faire la proposition.Après tout, quand on songe aux dizaines millions de dollars que nous avons déjà gaspillés au fil des siècles en tolérant la présence dans notre système politique de ces parasites de droit divin et de leurs vice-para-sites, quelques dollars de plus pour la cause de la démocratie ne seront pas perdus.Au fait, pas plus tard qu\u2019hier, un éminent constitutionnaliste me rappelait qu\u2019aucun délai de prescription n\u2019est prévu pour ce qui est de l\u2019acceptation par le Canada d\u2019une procédure de modification constitutionnelle mise de l\u2019avant par une province, à des matières figurant à l\u2019article 41 de la loi de 1982, dont la charge de lieutenant-gouverneur.Le Québec pourrait donc simplement envoyer un message clair à Qttawa ainsi qu\u2019au reste du Canada en disposant de l\u2019abolition du lieutenant-gouverneur, assortie d\u2019une résolution à l\u2019effet de doter le Parlement du Québec d\u2019une présidence nommée par l\u2019Assemblée nationale, laquelle exercera les mêmes fonctions.Le Canada aurait devant lui toute l\u2019éternité pour accepter telle proposition, laquelle resterait indéfiniment pendante.Cela, bien sûr, jusqu\u2019au jour où le Canada deviendra une république ou, plus certainement, le jour où le peuple québécois exercera en toute légitiipité son pouvoir constituant en conférant à l\u2019État québécois les institutions démocratiques de son choix.De Lise Thibault à J.Michel Doyon La condamnation et l\u2019emprisonnement sans précédent de Lise Thibault plus tôt la semaine dernière ne devraient certes pas manquer d\u2019inspirer tous ceux qui, en dépit de la désespérance généralisée, croient encore le Québec capable d\u2019innover.Rappelons que par le passé, l\u2019Assemblée législative de la province de Québec est devenue notre «Assemblée nationale».La législature est devenue le Parlement.Le Sénat québécois (Conseil législatif) a aussi été aboli.Depuis un bon bout de temps, le Québec a cessé d\u2019emprunter le langage du Canada pour se désigner.Plus encore, les propos déconcertants tenus par le nouveau lieutenant-gouverneur, J.Michel Doyon, au moment de son assermentation sont matière à provoquer la nausée.Ainsi, de ses propres dires, l\u2019héritier institutionnel des Dorchester, Gosford, Colborne et Durham ne se contentera pas d\u2019être un simple officier symbolique.Celui-ci affirme vouloir «élever» cette fonction «méconnue», laquelle peut participer à revaloriser nos insfitutions démocratiques, pré-tend-il, rappelant que la Constitution canadienne lui confère de vastes pouvoirs, comme le privilège autocratique de refuser de signer une loi adoptée par nos élus ! Il faut crpire que le nouveau chef du Parlement et de l\u2019État québécois a manqué des bouts de l\u2019évolution de nos conventions constitutionnelles.Qsez, citoyen Doyon, osez donc exercer votre droit de réserve à l\u2019encontre de la volonté de notre Assemblée nationale ! Juste pour voir ! De toute façon, un jour ou l\u2019autre, votre signature sera tout aussi inutile que votre poste au moment où nous passerons la loi supprimant la fonction honteusement archaïque et véritablement «passée date» que vous représentez. LE DEVOIR LE MERCREDI 7 OCTOBRE 2015 A 9 IDEES La crise d\u2019Octobre, 45 ans déjà Je demeure convaincu que les décisions prises furent les bonnes, bien qu\u2019on puisse contester la façon dont elles ont été exécutées CLAUDE TRUDEL Chef de cabinet adjoint de Robert Bourassa de 1970 à 1975, député libéral de Bourget de 1985 à 1989 et maire de Verdun de 2005 à 2012.A récemment publié De la crise d\u2019Octobre au printemps érable, parcours d\u2019un citoyen engagé, 1960-2012 (Québec Amérique, 2015).ai vécu la crise d\u2019Octobre de l\u2019intérieur.Je n\u2019étais évidemment pas de toutes les rencontres.Je n\u2019ai pas participé à toutes les réunions.Je n\u2019ai assisté à aucune des délibérations du Conseil des ministres.Mais comme tous ceux qui ont vécu intensément, à titre d\u2019acteur ou de témoin, \u2019un des épisodes les plus dramatiques et les plus traumatisants de l\u2019histoire moderne du Québec, je ne l\u2019oublierai jamais.Dès le 5 Qctobre, une chose était claire : l\u2019autorité de l\u2019État en jeu, il était impensable de plier de quelque façon que ce soit devant un tel chantage.Ce principe, évident aux yeux de tous, fut défendu jusqu\u2019au bout par Robert Bourassa.Qui louvoya, gagna du temps (son arme favorite), multiplia les déclarations ambiguës quand il le fallait.Jamais, cependant, il n\u2019a été question, dans l\u2019esprit (Ju premier ministre, de négocier l\u2019autorité de l\u2019État.Les discussions engagées entre le négociateur du FLQ et le représentant du premier ministre n\u2019avaient aucune chance d\u2019aboutir, les parties négociant les mains vides.Tel n\u2019était pas, en effet, leur objectif.Mais il fallait qu\u2019elles démarrent pour gagner du temps, encore et toujours.Le premier ministre tint bon.En dépit de l\u2019appui surprenant d\u2019une quinzaine de personnalités québécoises à l\u2019idée d\u2019échanger les ravisseurs contre la vingtaine de prisonniers politiques détenus depuis quelques mois ou quelques années.Autrement dit, en faisant fi de l\u2019autorité de l\u2019État en cédant au chantage éhonté du FLQ.Malgré les rumeurs entourant la formation d\u2019un «gouvernement d\u2019unité nationale » dans l\u2019éventualité de l\u2019écroqlement de son jeune gouvernement.À quoi il faut ajouter le comportement inadmissible des médecins spécialistes, qui, alors que le Québec vivait la pire crise sociale de son histoire, poursuivaient et intensifiaient leur mouvement de grève.M.Bourassa tint bon en souhaitant vivement que les forces policières finissent par retrouver les ravisseurs avant qu\u2019il ne soit trop tard.Les policiers, peu habitués à travailler en commun, nous assuraient qu\u2019ils tenaient la bonne piste et ne manqueraient pas de procéder à des arrestations imminentes.Souvent, nos espoirs furent déçus jusqu\u2019à l\u2019arrestation des ravisseurs de J.R.Cross début décembre, et les meurtriers du ministre Laporte fin décembre.Débordées, épuisées, les forces policières demandaient des renforts.Elles trouvèrent chez le maire Drapeau et le premier ministre Trudeau, depuis longtemps partisans de la manière forte, des appuis précieux.Dès le début de la crise, M.Bourassa discuta avec ses collaborateurs de la nécessité de recourir à la Loi sur les mesures de guerre.Celle-ci entra en vigueur à 3 h le 16 octobre 1970.Durant la nuit du 16 au 17, les policiers s\u2019en donnèrent à cœur joie et arrêtèrent, sans COLLECTION CLAUDE TRUDEL Claude Trudel sert la main de Robert Bourassa, en 1985.Durant toute la crise, Robert Bourassa a gardé son sang-froid.Il est demeuré calme.J\u2019ajouterais même serein.mandat, entre 400 et 500 personnes.À ma connaissance, Robert Bourassa n\u2019a jamais vu la liste à l\u2019avance.Quoi qu\u2019il en soit, il y avait là beaucoup trop de personnes arrêtées qui n\u2019auraient jamais dû l\u2019être.Cela constitue l\u2019un des passages les plus sombres d\u2019une trop sombre histoire.Ces excès demeurent pour moi aussi difficiles à oublier que la mort du ministre Laporte.Le meurtre, accidentel ou pas, du ministre Pierre Laporte le 17 octobre mit fin à la crise en privant les terroristes du peu de sympathie qu\u2019il leur restait.La cause était entendue.Le Québec porta les séquelles de cette crise, pendant de longues années.[.] À ce jour, il n\u2019a pas eu à af fronter de nouveau une telle situation de violence politiquç mettant en jeu l\u2019autorité même de l\u2019État.[.] Durant toute la crise, Robert Bourassa a gardé son sang-froid.11 est demeuré calme.J\u2019ajouterais même serein.Fatigué, il l\u2019était à l\u2019occasion.La pression était terrible.Discipliné, il nageait tous les jours « ses longueurs de piscine», lesquelles lui permettaient de garder la forme et de trouver un peu de quiétude.Souple dans l\u2019application de ses principes, il n\u2019en a jamais dévié : on nç plie pas devant le chantage et l\u2019autorité de l\u2019État n\u2019est pas négociable.A la tête d\u2019une équipe de ministres inexpérimentés pour la plupart, entouré d\u2019une très jeune garde rapprochée, chef de gouvernement depuis moins de six mois, il a su manœuvrer avec les Drapeau et Trudeau, plus amerris que lui.Les membres du Conseil des ministres, malgré des divergences occasionnelles et normales, ont fait preuve d\u2019une totale solidarité.Personne, et surtout pas Robert Bourassa, n\u2019a cru ni n\u2019a été impressionné par la rumeur de gouvernement parallèle ou provisoire qui a couru durant quelques jours au Québec.[.] La crise eut aussi comme effet de transformer la façon de vivre du premier ministre, de ses ministres et de son entourage immédiat.Désormais, on allait vivre « à l\u2019américaine », entourés de gardes du corps.[.] Qn mit sur pied un curieux Centre d\u2019analyse et de documentation (CAD), à l\u2019image de ce qui existait, paraît-il, dans les «grandes capitales».Et on reçut, quotidiennement au début, plus rarement par la suite, d\u2019étranges «rapports confidentiels d\u2019information» sur les activités d\u2019individus et de groupes politiques.Trop souvent nous avions lu ces informations dans les journaux du matin ou ceux de la veille ! Cela en dit long sur les séquelles d\u2019octobre.Au-delà du geste politique posé, je pense que le PQ prit la bonne décision en démantelant le CAD à son arrivée au pouvoir en 1976.Je note aussi notre impuissance devant les informations transmises par les forces policières et, avant tout, l\u2019incroyable optimisme dont elles faisaient preuve chaque fois qu\u2019elles nous entretenaient des descentes qu\u2019elles projetaient.Quelques-uns de leurs scénarios tenaient de l\u2019hallucination, quand ils ne donnaient pas dans les visions d\u2019apocalypse.Ils auraient été risibles dans des circonstances moins dramatiques que celles que nous vivions.Malgré tout, j\u2019aurais mauvaise grâce à ne pas reconnaître que les forces policières, coordonnées par la Sûreté du Québec, ont accompli du bon travail tout au cours de ces événements dramatiques.Dernier point : malgré tout ce qu\u2019on a écrit ou dit, de vrai ou de moins vrai, depuis ces semaines terribles, je demeure convaincu que les décisions prises furent les bonnes, bien qu\u2019on puisse contester la façon dont elles ont été exécutées, s\u2019agissant, entre autres, des arrestations sans mandat.PARTENARIAT TRANSPACIFIQUE Démocratie à vendre ! GERARD MONTPETIT La Présentation Depuis une semaine, on voit les agriculteurs manifester leur crainte de perdre la gestion de l\u2019offre dans le cadre de ^^=1 la signature de l\u2019accord sur le Partenariat transpacifique.Dans les faits, il s\u2019agit de beaucoup plus que ça.Tout comme dans la poursuite de 250 millions de dollars de la compagnie Lone Pine Resources, les mécanismes de règlement des, différends entre investisseurs et États [ISDS] donnent à des investisseurs étrangers un droit de veto sur toute loi promulguée par un gouvernement élu et légitime qui veut protéger les intérêts de ses citoyens.Souvenons-nous.En juin 2011, le gouvernement Charest a voté la loi 18 qui interdisait le forage dans le lit du Saint-Laurent.Un des daims de Lone Pine était situé dans le fleuve à l\u2019est de Trois-Rivières.Cette compagnie poursuit le Canada (une province n\u2019a pas droit de parole à l\u2019ALENA) en vertu du chapitre 11 de l\u2019ALÉNA en invoquant qu\u2019elle aurait possiblement pu retirer 250 millions de dollars si elle avait découvert une quantité de gaz commercialement exploitable, si elle avait investi dans un forage, si le prix du gaz était élevé (et une demi-douzaine d\u2019autres « si »).La logique de Lone Pine, c\u2019est d\u2019acheter un billet de loterie d\u2019un dollar et ensuite de réclamer le gros lot de 250 millions sans aucun effort de sa part! Pourtant, le gouvernement Charest était très favorable à l\u2019exploitation du gaz de schiste, mais il a répondu de façon minimale à la logique scientifique et à l\u2019absence de consensus social en interdisant le forage dans le lit du fleuve.Pour Lone Pine, la protection de la santé et de la sécurité des citoyens et le respect des intérêts économiques d\u2019une population et de la volonté populaire, défendus par un gouvernement élu, ne sont qu\u2019un « caprice arbitraire ».Le 4 octobre, l\u2019émission Backlight de la télévision néerlandaise VPRQ a traité des clauses de protection des investisseurs.Selon le professeur Van Harten, de la Qs-goode Law School, cité dans cette émission, le Canada est le pays industrialisé qui a le plus abdiqué sa souveraineté dans ce genre de clauses.Depuis 20 ans, le Canada serait le plus exposé à des poursuites-bâillons comme celle de Lone Pine Resources.Nous aurions également l\u2019honneur peu enviable d\u2019être parmi les pays les plus poursuivis parce que nos dirigeants n\u2019ont pas mis leurs culottes avant de signer.Le commerce est une chose souhaitable, mais pas au prix d\u2019un renoncement à des valeurs fondamentales.L\u2019économiste Ha-joon Chang fait le parallèle avec un animent économique largement utibsé au XIK® siècle : l\u2019abobtion de l\u2019esclavage était jugée économiquement irréaliste.Éa démocratie et le droit, fondés sur les valeurs humanistes, n\u2019ont pas de prix: ce sont plutôt ces principes qui confèrent une valeur à tout.Les bases juridiques de la poursuite de Lone Pine Resources sont aussi incompatibles avec les principes d\u2019une société démocratique que l\u2019esclavage.En cette période électorale, le gouvernement de M.Harper vient d\u2019annoncer la conclusion d\u2019un accord de libre-échange entre 12 pays de la zone du Pacifique.Ce n\u2019est pas l\u2019accord de libre-échange qu\u2019il faut rejeter.Ce sont les clauses de protection des investisseurs qui sonnent le glas de nos institutions démocratiques.Tout avocat vous le dira : dans un contrat, il faut toujours lire ce qui est écrit en petits caractères si on ne veut pas se faire avoir.Dans sa conférence de presse de mardi, M.Harper a affirmé que la Canada entre dans cet accord «sous ses propres conditions».Les conditions fixées par le Canada?Qu celles des investisseurs étrangers ?Malgré ses défauts, notre démocratie ne doit pas être vendue à des intérêts étrangers.Pratiques culturelles barbares Francine Pelletier Comment décririez-vous un employeur qui insiste continuellement pour vous masser les épaules ?Vous coince entre le classeur et la photocopieuse chaque fois qu\u2019il peut?Prend votre main et la pose négligemment sur sa cuisse, mine de rien, lorsque vous partagez un taxi ensemble?Qu, tiens, vous accueille en sous-vêtement après vous avoir convoquée d\u2019urgence dans son bureau ?Un malade mental ?Un macho ?Un barbare ?Je le demande, car notre grand défenseur des femmes, l\u2019actuel PM Stephen Harper, veut instaurer une ligne téléphonique réservée au signalement de «pratiques culturelles barbares».Pour des raisons strictement électoralistes, bien entendu, mais pourquoi ne pas le prendre au mot?Si chaque femme victime de harcèlement sexuel appelait pour signaler les irrépressibles mononcles de ce bas monde, il y aurait peut-être de quoi justifier une ligne téléphonique en bonne et due forme.Diverses études américaines évaluent qu\u2019entre 35% et 45% des femmes sur le marché du travail sont victimes de harcèlement sexuel.Selon une enquête Angus Reid de 2014, 43 % des femmes au Canada et au Québec auraient vécu ce type d\u2019agression.Mais seulement entre 10% et 20% le dénoncent, faisant du harcèlement sexuel le délit le moins rapporté.Et pour cause.«Le fait de porter plainte crée souvent plus de stress que le harcèlement lui-même», selon la professeure de droit spécialisée en la matière Louise Langevin.Tout ça pour dire que Marcel Aubut vient de rendre un autre grand service au pays.11 vient de dépoussiérer la question du harcèlement sexuel et la remettre au grand jour.11 vient de nous rappeler que les mononcles sont, sinon partout, loin d\u2019être disparus et qu\u2019il faut se lever de bonne heure, malgré l\u2019article 10.1 de la Charte des droits et libertés et la Loi sur les normes du travail, si on a la témérité de revendiquer ses droits.Certains vont trouver que l\u2019homme qui a tant fait pour le hockey et le mouvement olympique le paye trop cher.Disons qu\u2019accueillir son adjointe en caleçon ne constitue pas seulement une manière colorée de s\u2019adresser à la « gent féminine», une spécialité de l\u2019ex-président du Comité olympique canadien, c\u2019est de l\u2019abus de pouvoir pur et simple.Et le CQC, qui était au courant des agissements de son entreprenant président (et combien d\u2019autres?) n\u2019a que lui-même à blâmer dans cette triste affaire.Marcel Aubut nous rend le même service, en fait, que l\u2019ex-animateur de radio Jian Gho-meshi à pareille date l\u2019année dernière.11 lève le voile sur une zone immensément grise, sur cette Terre de Baffin des rapports hommes-femmes oû ce qui est enthousiasmant et sexy pour les uns est soudainement inquiétant pour les autres, un no man\u2019s land d\u2019oû il est difficile de s\u2019extirper sans créer plus de problèmes qu\u2019on a déjà et oû les hommes perpétuent un vieux rapport de force sans même s\u2019en rendre compte et les femmes endurent avec le même automatisme.Merci, Marcel.Car ça fait plus de 10 ans que le harcèlement sexuel a disparu du radar au Québec.«Il n\u2019y a plus de cause de harcèlement sexuel, plus de jurisprudences, plus d\u2019écrits et même les groupes de femmes n\u2019en parlent plus », dit Louise Langevin.Au Québec, la notion de harcèlement sexuel est régie depuis 2004 par la Loi sur les normes du travail sous l\u2019appellation globale de «harcèlement psychologique».Ce qui veut dire qu\u2019un phénomène qui tient du vieux rapport hiérarchique entre les hommes et les femmes est désormais noyé dans une mer de conflits individuels, opposant deux employés ou encore, employeur et subalterne.Des conflits oû l\u2019on retrouve aussi des rapports de force, mais sans la connotation « systémique » du harcèlement sexuel.11 y a bien sûr certains avantages à confier le harcèlement que vivent les femmes à la Commission de la santé et sécurité au travail, plutôt que, comme par le passé, à la Commission des droits de la personne.C\u2019est plus rapide, c\u2019est gratuit et l\u2019accent est mis sur la médiation, c\u2019est-à-dire sur la réintégration de la victime dans son mibeu de travail et/ou à son dédommagement.Seulement, tout se fait en catimini, loin des tribunaux et des médias.Ce qui est certes plus facile pour les individus concernés mais dessert la collectivité en blanchissant les coupables et occultant les causes.Jadis vu comme une «atteinte au droit à l\u2019égalité», le harcèlement sexuel est aujourd\u2019hui perçu comme un simple «problème de relations de travail».«On n\u2019est pas sûres d\u2019avoir gagné au change», dit la présidente du Groupe d\u2019aide sur le harcèlement au travail, Yolande Séguin.Merci donc à Marcel Aubut de nous aider à y voir plus clair, et aux femmes qui ont eu le courage de le montrer du doigt.fpelletier@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagne (adjoints a la direction de l\u2019information), Antome Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idees), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michael Monnier et Ohvier Zuida (recher-chistesphotos), information générale : Isabelle Pare (chef de division), Lisa-Marie Gervais (education), PA'SXBnAr& Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion\tJessica Nadeau, Philippe Orfah et Karl Rettmo-Parazelli /reporters), information politique : Marco Fortier /chef de division), Michel David /chroniqueur), Helene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cirmo et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), Juhe Carpentier (pupitre), information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), François Levesque et Carohne ls/ionXp)QXit(reporters), Benoît Munger et Philippe Vwp\\.n&aM(pupitre), information économique : Gerard Berube (chef de division), François Desjardms et Enc Desrosiers (reporters), Gerald Dallaire (pupitre), information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Fredenc Legare-Tremblay (pupitre), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Loïc Hamon (cahiers spéciaux), équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Frappier et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G Ferrans et Corahe Mensa (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michele Malenfant , soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Manon Derome (Montreal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE Mehsande Sunard (adjointe par interim), Jean de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais (coordonnatrice), Laurence Hemond (secretaire) PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Monn et Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service a la clientèle), Manon Blanchette, Nathahe Eihon et Kevin McKissock ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Elorentina Draghici et Xavier Pigeon (par interim) A 10 LE DEVOIR LE MERCREDI 7 OCTOBRE 2015 ACTUALITES CONVOIS SUITE DE LA PAGE 1 Les dommages aux deux convois ont été importants, selon ce qu\u2019on peut lire dans le rapport du Bureau de la sécurité des transports (BST), publié en août 2015.La locomotive de tête du train fautif a été déclarée «irréparable» par le CN, qui l\u2019a démantelée sur place.Son réservoir de carburant, perforé, a laissé fuir «environ 4000 litres de diesel».11 a d\u2019ailleurs fallu plus de deux mois pour réaliser le nettoyage.Quant au train percuté de côté, «il a subi des dommages sur une longueur de 475 pieds», note le BST.Quelques conteneurs ont aussi été «défoncés» sous la force de l\u2019impact.Soulignant que tous les signaux fonctionnaient normalement, le rapport du BST conclut que plusieurs éléments ont pu contribuer à cet accident.11 souligne notamment que les chefs du train de triage ont mal priorisé les tâches à effectuer pour s\u2019assurer de la sécurité des opérations, et ainsi éviter la collision.Le BST remet aussi en question l\u2019utilisation du système de «loco-commande», qui permet de contrôler à distance une locomotive.Même si ce système a çléjà fait l\u2019objet d\u2019un rapport critique en 2006 aux Etats-Unis, «les recommandations de cette étude n\u2019ont pas été suivies».Le CN a certes effectué «plusieurs évaluations des risques» liés à cette technologie depuis 2001.Mais au moment de l\u2019accident, aucune analyse de ce type n\u2019avait encore été menée pour la subdivision de Montréal, et ce, «même si l\u2019exploitation des trains sur cette subdivision présente des conditions uniques».Le BST souligne pourtant clairement que ce secteur «est l\u2019un des corridors les plus achalan- dés au Canada, comprenant des voies multiples où circulent une cinquantaine de trains par jour, dont des trains de voyageurs à grande vitesse».Qui plus est, le quartier Saint-Henri «compte surtout des édifices résidentiels qui, à certains endroits, se trouvent à la limite de l\u2019emprise du chemin de fer».Le déraillement s\u2019est d\u2019ailleurs produit dans un couloir bordé de rues résidentielles.Appelé à réagir au rapport du BST sur l\u2019incident survenu sur ses voies, le CN a renvoyé Le Devoir au rapport en question.«Comme l\u2019indique le rapport, à la suite de l\u2019incident, le CN a revu les éléments pertinents du Règlement d\u2019exploitation ferroviaire du Canada avec tous les employés concernés sur l\u2019ensemble du territoire», a précisé son porte-parole, Pierre-Yves Boivin.Place au pétrole Pour le candidat du Parti vert Daniel Green, cet accident sonne toutefois comme une sérieuse mise en garde.«Le train automatique a percuté un train de grains.Je ne veux même pas imaginer la tragédie si le train avait été un des nombreux trains de pétrole qui passent ici.On voit régulièrement des trains blocs pétroliers circuler sur ces voies, en moyenne un par jour.» En fait, cette voie du CN empruntée par des convois de pétrole brut de l\u2019Quest permet de traverser une bonne partie de l\u2019île de Montréal en arrivant, par l\u2019ouest, du secteur de Vau-dreuil-Dorion.Et tout le long du tracé, la voie ferrée longe des zones résidentielles, que ce soit à l\u2019île Perrot, le long de l\u2019autoroute 20, à Beaconsfield, à Dorval et à Montréal-Quest.Elle passe aussi à un peu plus de 50 mètres du Beaconsfield High School et à quelques centaines de mètres de l\u2019aérogare de l\u2019aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.C\u2019est sur cette voie que passent les trains transportant du brut des sables bitumineux à destination du quai de Kildair, à Sorel-Tracy.C\u2019est aussi sur cette voie que devraient circuler, dès 2017, les convois de pétrole qui se rendront à Belledune, au Nouveau-Brunswick.Deux convois feront le voyage chaque jour, pour un total d\u2019environ 220 wagons.C\u2019est trois fois le nombre de wagons que comptait le convoi qui a provoqué une tragédie humaine, environnementale et économique il y a deux ans à Lac-Mégantic.Un wagon-citerne ayant une capacité habituelle d\u2019un peu moins de 720 barils, chaque convoi transportera près de 80 000 barils.Au total, les livraisons quotidiennes atteindront près de 160 000 barils.Cela signifie près de 58 millions de barils par année.Pour Projet Montréal, la situation apparaît pour le moins inquiétante.La formation politique municipale souhaite donc que l\u2019information concernant la nature des convois et le moment de leur passage soit connue en temps réel, ce qui n\u2019est pas le cas actuellement.Qn redoute aussi les impacts d\u2019un incident qui surviendrait avec les wagons DQT-111, toujours en circulation plus de deux ans après la tragédie de Lac-Mégantic.Par ailleurs, le projet de Belledune suscite lui-même de vives inquiétudes dans plusieurs municipalités du Québec, de Montréal à la Gaspésie.Malgré cela, le gouvernement Couillard ne prévoit pas de mener de consultations ou d\u2019audiences publiques spécifiques au projet avant le passage des convois.Toute la question du transport du pétrole au Québec doit être traitée dans le cadre de l\u2019évaluation environnementale stratégique portant sur les hydrocarbures.Le Devoir EAUX USEES SUITE DE LA PAGE 1 nous faire la leçon et qui veut gagner des petits points politiques parce que là, ils sont à la croisée de leurs chemins, eh bien moi, je n\u2019embarque pas là-dedans», a lancé le maire Coderre, outré de la valse-hésitation du gouvernement fédéral.Denis Coderre soutient qu\u2019Environnement Canada a le dossier en main depuis septembre 2014 et que la semaine dernière, le ministère fédéral semblait satisfait des réponses obtenues auprès de la Ville.Le maire a réitéré que toutes les options avaient été évaluées pendant des mois, mais qu\u2019aucune autre solution ne pouvait être envisagée : «Le gouvernement conservateur met en péril nos usines d\u2019épuration d\u2019eau parce que plus on attend, plus il peut y avoir des bris.» Rappelons qu\u2019en raison du chantier de l\u2019autoroute Bonaventure, Montréal doit construire une nouvelle chute à neige et assécher l\u2019intercepteur sud-esf une conduite d\u2019un diamètre de 4,6 m qui recueille les eaux d\u2019égout du tiers de l\u2019île de Montréal pour les acheminer vers l\u2019usine d\u2019épuration Jean-R.Marcotte.L\u2019opération fera en sorte que pendant au moins sept jours, les eaux usées non traitées seront rejetées dans le fleuve à 24 endroits le long de la rive sud de Montréal.Pendant l\u2019opération, qui doit se dérouler du 18 au 25 octobre, Montréal en profitera pour procéder à des travaux d\u2019entretien jugés indispensables.Ultimatum Le communiqué de presse de la ministre Aglukkaq n\u2019a aucune valeur juridique et ne constitue pas un refus d\u2019Environnement Canada d\u2019autoriser l\u2019opération, a martelé le maire Coderre en rappelant que le temps commençait à presser.«J\u2019en appelle au sens des responsabilités d\u2019Environnement Canada.J\u2019en appelle aux fonctionnaires, a-t-il dit./c vous donne trois jours.Venez-vous-en à Montréal.J\u2019ai de la place en masse.On fait du bon café.On va s\u2019asseoir ensemble et on ne sort pas de là tant que vous nous donniez vos réponses.» Au passage, le maire a écorché le chef de NPD, 1 GETTY IMAGES Montréal veut déverser huit milliards de litres d\u2019eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent.Thomas Mulcair, qui avait affirmé qu\u2019un gouvernement néodémocrate ne permettrait pas un tel déversement d\u2019eaux usées dans le fleuve.En agissant ainsi, M.Mulcair souhaite qu\u2019on ne parle plus du niqab, a lancé M.Coderre.Démission demandée Le dossier a aussi fait des vagues à Québec.Le ministre québécois de l\u2019Environnement, David Heurtel, qui avait autorisé le déversement, a pressé le gouvernement fédéral d\u2019agir rapidement.«Nous, on a fait nos devoirs pendant plusieurs mois avec l\u2019administration Coderre.On a donné des conditions et j\u2019espère juste que le gouvernement fédéral va tenir compte de ces conditions qui sont basées sur la science pour minimiser les impacts sur l\u2019environnement et la faune», a-t-il expliqué aux journalistes.Le critique du Parti québécois (PQ) en matière d\u2019environnemenf Mathieu Traversy, a reproché au ministre Heurtel sa gestion du dossier.«On a un ministre qui est irresponsable et qui vient de se faire donner une gifle par Environnement Canada, a-t-il dit.C\u2019est un ministre qui se cache derrière des documents qu\u2019il ne veut pas rendre publics et qui manque de transparence.» Tant la Coalition avenir Québec (CAQ) que le PQ ont demandé la démission du ministre Heur- tel.Le premier ministre Philippe Couillard s\u2019est toutefois porté à la défense de son ministre, soutenant que le rejet d\u2019eaux d\u2019égout dans le fleuve était «la moins pire des solutions» et qu\u2019il avait «tofalement» confiance en son ministre.À Qttawa, les partis fédéraux n\u2019étaient pas en reste.Le Bloc québécois a reproché à Denis Lebel de jouer au «héros en éteignant un feu que le gouvernement fédéral a lui-même allumé», accusant le gouvernement Harper d\u2019avoir trop peu investi dans les infrastructures.Le parti dirigé par Gilles Duceppe croit que Denis Lebel et Thomas Mulcair devraient être aussi sévères à l\u2019égard de Toronto, qui déverse des quantités importantes d\u2019eaux usées dans le lac Qntario.Le chef libéral Justin Trudeau s\u2019est gardé de critiquer Denis Coderre, qui a, selon lui, «un choix impossible à faire».La situation actuelle expose «à quel point c\u2019est important qu\u2019on ait un gouvernement fédéral qui serait un meilleur partenaire pour nos municipalités», a-t-il dit.La controverse n\u2019a cessé de prendre de l\u2019ampleur au cours des derniers jours.La pétition pour dénoncer cette opération a dépassé le cap des 76 000 signatures mardi.Avec Marco Bélair-Cirino et Philippe Orfali Le Devoir ÉCOLES SUITE DE LA PAGE 1 gnemçnt.Qn montre souvent du doigt le fait que l\u2019État québécois subventionne fortement l\u2019école privée, mais quatre autres font également de même, dans une proportion allant de 35 à 80%, selon la province.C\u2019est également le Québec qui a connu la plus importante hausse du nombre d\u2019enfants scolarisés dans le réseau privé entre 2000 et 2013, avec un bond de 18,1% des inscriptions au cours de cette période, révèle l\u2019étude comparative présentée mardi par l\u2019Institut Eraser.Cette tendance s\u2019est ralentie au cours des dernières années, démontre toutefois le document.Ce sont aujourd\u2019hui 12,6% des jeunes Québécois qui sont inscrits dans les maisons d\u2019enseignement privé.Dans la région de Montréal, près du tiers des élèves se trouveraient dans de tels établissements.Ailleurs au Canada, seuls les écoliers de la Colombie-Britannique optent dans une proportion semblable (11,6%) pour le privé, suivi du Manitoba (7,6%) et de l\u2019Qntario (5,6%), même si cette dernière n\u2019accorde aucun financement gouvernemental à ses institutions privées.«De plus en plus de parents choisissent aujourd\u2019hui de s\u2019ajouter un fardeau financier afin d\u2019envoyer leurs enfants dans des écoles privées», constate l\u2019un des auteurs de l\u2019étude, Deani Van Pelt.Offensive de l\u2019école publique Pour renverser la tendance, l\u2019école publique prend les grands moyens.Depuis quelques années, surtout au secondaire mais également au primaire, on assiste à une croissance importante du nombre de programmes particuliers \u2014\tparcours international, artistiques, sportifs \u2014\tvisant à distinguer les écoles entre elles.«On ne peut pas se cacher qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un défi supplémentaire, à l\u2019école publique en contexte montréalais, que de devoir faire cette lutte à armes inégalement avec le privé, note Violaine Cousineau, élue du secteur Saint-Henri-Petite-Bour-gogne-Pointe Saint-Charles à la Commission scolaire de Montréal.Ce que je retiens, c\u2019est qu\u2019il faut se coller aux intérêts et demandes des parents.» L\u2019école Le Vitrail, dans La Petite-Patrie, constitue l\u2019une de ces écoles « alternatives » intégrées au réseau public.Les élèves peuvent, depuis septembre, suivre l\u2019ensemble de leur formation primaire et secondaire sous un même toit.La CSDM dit ainsi répondre à un besoin exprimé par la communauté.De telles démarches, qui émulent celles lancées par le réseau privé au cours de la dernière décennie, ont des retombées bien réelles à la CSDM, assure M\u201c® Cousineau.Si les données de l\u2019Institut Eraser remontent à 2012-2013, les résul- tats plus récents démontrent une hausse de la fréquentation de l\u2019école publique, selon la plus grande commission scolaire de la province.«Depuis cinq ans, on voit plutôt une stabilité du nombre d\u2019élèves», reconnaît Jean-Marc Saint-Jacques, directeur général du collège Bourgefi à Rigaud, et président de la Eédération des établissements d\u2019enseignement privés (EEEP).Loin de s\u2019offusquer de voir les écoles publiques s\u2019inspirer des efforts du privé, il ajoute toutefois que ce modèle procure une plus grande flexibilité que celle allouée par Québec aux commissions scolaires.Cette marge de manoeuvre a permis aux membres de la EEEP d\u2019offrir au cours des dernières années des services de garde plus généreux et des spécialistes \u2014 orthophonistes, psychologues, etc.\u2014 plus accessibles, par exemple.11 précise que les établissements privés ont dû composer avec une réduction de 14 millions de leurs crédits budgétaires l\u2019an dernier.Ils connaissent eux aussi des compressions successives depuis cinq ans.Qui, l\u2019école privée demeure populaire au Québec.11 est toutefois faux de croire à un exode des familles du public au profit du privé, ajoute M.Saint-Jacques.Au contraire: «Au cours des derniers mois, avec les compressions, on a vu plusieurs familles partir au profit du public.Nous n\u2019avons pas des dizaines de projets de construction en cours! Ça semble se stabiliser.» Le Devoir JOHN SAUL LE GRAND RETOUR d'invcntivitil civilisationnelle Le réveil autochtone est là! RÉSURGENCE SUITE DE LA PAGE 1 La publication de cet ouvrage au beau milieu de la campa^e électorale n\u2019est pas fortuite.«J\u2019ai interrompu un autre livre que j\u2019avais amorcé pour terminer celui-là», dit John Saul, qui était de passage à Montréal mardi.Parce que la question autochtone, dit-il, est complètement occultée dans le débat électoral actuel.Qr, dit-il, la communauté autochtone est un fondement de l\u2019identité canadienne, et «ce pilier fondateur de notre civilisation est aliéné».Pire, le fédéral investit chaque année plus de 110 millions de dollars en frais d\u2019avocats pour appeler des autochtones en cour et tenter d\u2019empêcher la reconnaissance de leurs droits.Et tout cet argent est perdu.Car dans 90% des cas, poursuit John Saul, ce sont les autochtones qui gagnent en cour.Son argumentation part de loin.Utilisant le darwinisme à des fins de colonialisme, écrit-il, les Européens se sont placés au sommet de la hiérarchie raciale.«La chance qu\u2019ils avaient, ces Empires britanniques, français, allemands, américains et italiens, d\u2019avoir la science moderne de leur côté.Mieux, il leur était loisible d\u2019établir des liens de causalité entre le progrès, la hiérarchie et la pureté du sang», écrit-il.Cette attitude, encore pérenne aujourd\u2019hui, ajoute-t-il, a justifié non seulement la politique des pensionnats mais toutes les politiques autochtones fédérales qui ont suivi.Quant à la pitié, c\u2019est «l\u2019habit neuf du racisme», écrit-il.Lui-même a mesuré son ignorance devant les questions autochtones lorsqu\u2019il a visité pour la première fois le Grand Nord canadien, alors qu\u2019il participait à la fondation de Pétro-Canada.«J\u2019avais un doctorat, fêtais bien mis, mais fai réalisé que je ne comprenais rien aux questions autochtones», dit-il en entrevue.11 n\u2019était pas le seul.Qr, tant que notre relation aux autochtones en sera une de domination, et non de collaboration, les dossiers autochtones, et ils sont nombreux, ne pourront pas avancer.John Saul propose d\u2019ailleurs d\u2019abolir le ministère des Affaires indiennes dans sa forme actuelle.«Il faut retirer à ce ministère le pouvoir qu\u2019il détient sur \u201cles pupilles de l\u2019Etaf\u2019», écrit-il.Pour le remplacer, le philosophe suggère entre autres la création d\u2019une firme de génie-conseil spécialisée dans le traitement des eaux dans les communautés autochtones, la construction de logements créés spécifiquement pour l\u2019environnement nordique, l\u2019avènement d\u2019un système coopératif de banque et de microcrédit et de protection des langues autochtones.En éducation, suggère-t-il, on pourrait commencer par assurer le même financement pour chaque élève autochtone que pour chaque élève non autochtone.«Comment se fait-il que le Canada soit le seul pays nordique à ne pas avoir d\u2019université dans le Nord?» demande-t-il, citant par exemple l\u2019Islande, la Suède ou la Norvège.Appel au vote Mais surtout, il croit qu\u2019il faut voter aux prochaines élections fédérales pour un parti qui proposerait de redonner aux autochtones la place qui leur est due au pays.Le seul bon point qu\u2019il donne au gouvernement Harper des dernières années est d\u2019avoir présenté des excuses aux autochtones pour le drame des pensionnats indiens.«Mais il ne peut y avoir de réconciliation sans restauration», dit Saul.11 dénonce le silence radio de la campa^e électorale sur les questions autochtones, mais prédit quand même un renouveau indien porté par une élite jeune et convaincue qu\u2019il compare à la mouvance québécoise des années 1960.«Il y a 2000 avocats autochtones au pays alors qu\u2019il n\u2019y en avait aucun en 1960», dit-il.Én ce sens, croit-il, les Québécois devraient être bien placés pour comprendre les revendications autochtones.11 cite d\u2019ailleurs l\u2019entente de la baie James ou la Paix des Braves, toutes deux québécoises, comme étant des exemples d\u2019accords modernes, plus égalitaires entre autochtones et non-autochtones.11 parle aussi de la création du Nunavut, et de la récente entente avec les Nisga\u2019a de Colombie-Britannique.11 faut commencer par le plus lacile, écrit-il dans son livre, au risque de paraître simpliste ou manichéen.Reste que sa voix est l\u2019une des seules, à la fin de cette campagne électorale, à proposer un pays à réinventer.Le Devoir LE GRAND RETOUR John Saul Traduit de l\u2019anglais par Daniel Poliquin Boréal, Montréal, 2015 328 pages Précision L\u2019article de Stéphane Baillargeon «L\u2019école des \u201cfans \u201d» publié dans Le Devoir du samedi 3 octobre 2015 mentionnait que le public de l\u2019émission Ew mode Salvail n\u2019était pas trouvé par la firme Public Cible.C\u2019est le cas.Toutefois, l\u2019article ne pr^isait pas que ce recrutement est fait par Marie-Ève Pigeon pour lepigonnier.tv, entreprise tout aussi active dans le domaine spécialisé du recrutement de foule que Public Cible, depuis plus de dix ans.Lepigonnier.tv remplit notamment les studios pour les émissions Pénélope et Prière de ne pas envoyer de fleurs QCl RC), Le tricheur et Le banquier (TVA).LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 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Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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