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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2015-10-22, Collections de BAnQ.

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[" Élections BQ.Duceppe va partir.Catherine Fournier prend la présidence.Page a 3 fédérales Le lent déclln.Une chronique de Michel David Page a 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C VI N° 2 3 9 LE DEVOIR, LE JEUDI 22 OCTOBRE 2015 1,13 $+TAXES= 1,30 $ Conflit syrien Poutine a reçu Assad à Moscou JEAN-PIERRE LEGAULT Déjà très active sur le terrain, la Russie a accru d\u2019un cran son engagement dans le conflit syrien, sur le plan diplomatique cette fois, en recevant mardi à Moscou Bachar al-As-sad, le président syrien, pour un tête-à-tête avec Vladimir Poutine.Mercredi, la Russie a annoncé la tenue d\u2019une réunion quadripartite incluant les Etats-Unis vendredi.Moscou prend donc l\u2019initiative dans le conflit syrien, estimant qu\u2019un processus politique doit succéder aux opérations militaires dans le pays meurtri par plus de quatre ans de guerre dévastatrice.Le séjour de M.Assad, qui a été annoncé une fois ce dernier rentré à Damas, est intervenu alors que la campagne de l\u2019aviation russe entrait dans sa quatrième semaine avec de nouveaux raids, dont l\u2019un a touché un hôpital de campagne dans la province d\u2019Idleb (nord-ouest) faisant 13 morts, selon une ONG.La rencontre Poutine-Assad démontre que Moscou est plus déterminé que jamais à soutenir son allié, le porte-parole du Kremlin a affirmé que la question d\u2019un éventuel départ du pouvoir de M.Assad n\u2019avait pas été évoquée lors de la rencontre.Cette visite \u2014 la première sortie du pays d\u2019Assad depuis 2011 \u2014 et les activités militaires de l\u2019armée russe en Syrie sont loin de plaire aux pays occidentaux et ne peuvent qu\u2019accroître l\u2019animosité entre Vladimir Poutine et Barack Obama, en plus d\u2019exacerber les tensions dans la région.Tout en répétant qu\u2019un départ de Bachar al-Assad était hors de question, le président russe a contacté les principaux dirigeants de la région, dont le roi saoudien et le président turc, tous deux hostiles au maintien du président syrien au pouvoir.Ces divergences seront sans doute étalées lors de la réunion vendredi à Vienne entre les chefs de la diplomatie russe, VOIR PAGE A 8 : MOSCOU Lire aussi > Crise migratoire.Les pays des Balkans tiendront un minisommet.Page B 5 i ELVIS BARUKCIC AGENCE FRANCE-PRESSE Des migrants fuyant la guerre en Syrie continuent d\u2019affluer par milliers dans les Balkans.Avec l\u2019installation de clôtures antimigrants par la Hongrie, la Slovénie, la Serbie et la Croatie (notre photo) deviennent les principaux pays de transit vers le nord de l\u2019Europe.Attentat à Ottawa La GRC avait été prévenue de la menace Le corps policier a été avisé à trois reprises d\u2019une possible attaque terroriste KARL RETTINO-PARAZELLI Un an après l\u2019attentat qui a coûté la vie au soldat Nathan Cirillo devant le parlement à Ottawa, des documents obtenus par la CBC révèlent que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait été prévenue à trois reprises d\u2019une potentielle attaque terroriste dans les jours précédant le drame.Les autorités ne sont cependant pas à blâmer, jugent des experts qui rappellent à quel point il est difficile de contrer une menace provenant d\u2019individus isolés.Le réseau anglais de Radio-Canada a dévoilé mercredi des informations contenues dans près de 1000 pages de documentation obtenues en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.On y apprend d\u2019abord que le 17 octobre 2014, le Centre intégré d\u2019évaluation du terrorisme a mis en garde la GRC contre un possible «acte terroriste violent».Il a du même coup fait passer l\u2019indice de la menace terroriste au pays de «basse» à «moyenne», alors que cet indicateur était demeuré inchangé pendant quatre ans.Le 18 octobre, le Groupe des renseignements criminels a quant à lui fait parvenir un rappel de sécurité.Le document d\u2019une page prévient les autorités que le groupe Etat islamique (El) «encourage activement les djihadistes de l\u2019Occident et les nouveaux militants à lancer des attaques contre des membres des forces de l\u2019ordre dans les pays qui combattent ses troupes».VOIR PAGE A 8 : FUSILLADE Aujourd\u2019hui JF i Wâ Économie > Climat.Les gens d\u2019affaires veulent un plan crédible pour rendre réconomie plus verte.Page B1 Actualités > Fécondation in vitro.Le PQ doute des économies à long terme de la réforme Barrette.Page A 5 7\t.w- .-\tw-T-r.-\t.Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B4 B6 B3 B3 B6 B5 Gilles Marcotte (1925-2015) Requiem pour un accompagnateur JEAN-FRANÇOIS NADEAU Journaliste chez les universitaires et universitaire chez les journalistes, l\u2019essayiste Gilles Marcotte est décédé le 20 octobre à Montréal.Critique littéraire, écrivain, mélomane, professeur, journaliste, nouvelliste, il laisse un regard unique sur la culture québécoise et des livres considérés comme des incontournables pour ceux qui cherchent à mieux situer la culture québécoise.Sa plume «était très libre, très peu universitaire, très lisible», observe Michel Biron, professeur à l\u2019Université McGill.«Il n\u2019était pas complaisant, se montrait même incisif, avec un humour à l\u2019occasion dévastateur», note pour sa part l\u2019essayiste et poète Pierre Nepveu, qui dit avoir été marqué par les analyses rigoureuses et élégantes que publiait Marcotte sur la poésie québécoise dans les journaux.La poésie.Marcotte ne cessera de s\u2019y intéresser.En 2000, ce passionné de l\u2019œuvre de Rimbaud avait publié Le lecteur de poèmes.Le principal livre de Marcotte est peut-être Le roman à l\u2019imparfait (1976).«Pour comprendre l\u2019évolution de la littérature québécoise, ce livre est sans pareil, l\u2019analyse est lumineuse», observe Michel Biron.Marcotte y aborde Réjean VOIR PAGE A 8 : REQUIEM JACQUES GRENIER LE DEVOIR Gilles Marcotte laisse un regard unique sur la culture québécoise et des livres considérés comme des incontournables pour ceux qui cherchent à mieux situer la culture québécoise.La G r a n d e B RADERI EMODEQuébécoise 22-23-24-25 OCTOBRE marché bonsecours VIEUX-MONTREAL Aoecplus de 130 designerspardeipauis! Ne manquez pas Tévénement MOI )l: et uiagasiiiage le plus attendu de la saison! www.braderiedemodequebecoise.com suivez-nous f s* setlakwe Lgyimétr» ventes Rou0e 77831303445543 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 22 OCTOBRE 2015 ELECTIONS MARIJUANA La légalisation inquiète Québec MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, s\u2019est dite inquiète d\u2019une éventuelle légalisation de la marijuana à des fins médicales ou récréatives par le futur gouvernement Trudeau.«Comme parent, je vous dirais que la légalisation de la marijuana, ça peut vraiment indisposer beaucoup de personnes, moi la première», a-t-elle déclaré avant la tenue du Conseil des ministres.«Si jamais le gouvernement fédéral décide d\u2019aller dans cette voie-là, c\u2019est son projet de loi.Nous, on va s\u2019assurer que les questions de sécurité publique sont bien traitées, c\u2019est ça qui est important», a-t-elle souligné.Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a promis durant la campagne électorale de mettre sur pied un comité mkte avec les provinces pour revoir le cadre législatif entourant la culture, la vente et la consommation de cannabis.«Le travail en comité va être drôlement important», a fait valoir Mme Thériault, ne cachant pas son inquiétude.«On est dans le vide.On n\u2019a rien qui a été déposé devant nous.Il faut être inquiets, définitivement», a-t-elle laissé tomber.La vice-première ministre a soutenu qf«il y a des plaisirs de la vie pas mal plus simples que» de fumer de la marijuana, comme «des soupers entre amis avec une bonne bouteille de vin».«un voyage dans le Sud à l\u2019occasion» ou encore «prendre congé de nos amis les journalistes».La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charle-bois, s\u2019est relusé à dire s\u2019il serait avisé de légaliser et d\u2019encadrer la possession de marijuana puisque le premier ministre fédéral désigné M.Trudeau n\u2019a toujours pas soumis de proposition concrète.Charlebois a expliqué que Québec aurait une position, «mais en temps et lieu.Je n\u2019ai pas la proposition qu\u2019ils ont entre les mains en ce moment.Alors, on va les laisser prendre le pouvoir puis on va examiner.Sachez que ça va être fait toujours dans une perspective de santé publique, pour protéger la population», a-t-elle répondu.La ministre n\u2019a pas voulu déterminer ce qui est plus sage de consommer: de l\u2019alcool ou de la drogue douce.«Chacun son plaisir.Mais, honnêtement, on va le faire avec les bases scientifiques.Nous, on gouverne avec les bases scientijîques, et c\u2019est là-dessus qu\u2019on va se baser.» Elle s\u2019est aussi refusé à dire si elle a déjà fumé du cannabis.«C\u2019est une très bonne question.Mes plaisirs m\u2019appartiennent.» Le premier ministre Philippe Couillard s\u2019est montré réticent à l\u2019idée de légaliser la marijuana.11 a dit mardi, au lendemain de la victoire électorale du PLC, «souhaiter» la décriminalisation, mais «pas forcément» à la légalisation du cannabis.Le Devoir Les déficits de Trudeau dynamiseront l\u2019économie, dit Paul Martin LIA LEVESQUE ancien premier ministre ' Paul Martin défend le plan du premier ministre désigné Justin Trudeau d\u2019enregistrer des déficits pendant quelques années afin d\u2019investir plus généreusement dans les infrastructures et relancer l\u2019économie.Enregistrer des déficits pour investir en éducation, en recherche et technologie ou en infrastructures, par exemple, c\u2019est investir dans l\u2019avenir, a justifié mercredi l\u2019ancien premier ministre libéral, qui n\u2019y voit rien de néfaste pour l\u2019économie, au contraire.11 croit même que le fait d\u2019enregistrer des déficits pour ces motifs, aujourd\u2019hui, est la meilleure façon de combattre les déficits à long terme, parce que l\u2019économie sera ainsi plus djma-mique.«Il ne faut pas investir pour payer l\u2019épicerie d\u2019aujourd\u2019hui, mais il faut investir pour des choses qui vont donner une meilleure vie à nos enfants.Et c\u2019est ce que sont les infrastructures; c\u2019est ce qu\u2019est l\u2019éducation; c\u2019est ce que sont la recherche et le développement.Si vous faites ça, vous ne vous retrouverez pas avec une série de sept ou huit déficits comme ce qu\u2019on a vécu avec le précédent gouvernement Mais si vous n\u2019investissez pas dans l\u2019avenir, vous allez être condamné à des déficits continus», a opiné l\u2019ancien premier ministre libéral.En campagne électorale, M.Trudeau s\u2019est dit prêt à enregistrer des déficits annuels légèrement inférieurs à 10 mil- S JACQUES NADEAU LE DEVOIR Paul Martin a commenté le plan Trudeau lors de son passage à un symposium sur l\u2019éducation autochtone.liards durant les premières années de son mandat, afin d\u2019investir dans les infrastructures et de relancer l\u2019économie canadienne.11 s\u2019est dit prêt à vivre avec des déficits jusqu\u2019en 2019.«Le plan qui a été présenté par Justin Trudeau \u2014 et j\u2019étais là le jour où il l\u2019a fait \u2014 est exactement ce qu\u2019il faut pour l\u2019économie du pays», a commenté M.Martin.r Education et autochtones L\u2019ancien premier ministre a également vanté le projet de son successeur d\u2019investir davantage dans l\u2019éducation pour les communautés autochtones et dans la construction d\u2019écoles pour ces communautés.11 prenait d\u2019ailleurs la parole à l\u2019occasion d\u2019un symposium régional sur l\u2019éducation organisé par la Commission scolaire crie, qui se tient à Montréal ces jours-ci.«Le programme libéral qui a été mis de l\u2019avant a été très bien pensé.M.Trudeau a été très impliqué là-dedans.Cette idée qu\u2019il faut travailler main dans la main avec ceux qui sont impliqués dans l\u2019éducation autochtone, c\u2019est la seule façon de réussir», a-t-il affirmé, au cours d\u2019une rencontre avec la presse après son allocution au symposium.En campagne électorale, M.Trudeau s\u2019est engagé à injecter 515 millions en financement annuel de base pendant quatre ans pour l\u2019éducation des Premières Nations jusqu\u2019à la fin du secondaire, en plus de 500 millions au cours des trois prochaines années dans la construction d\u2019infrastructures scolaires dans ces communautés et 50 millions additionnels pour l\u2019aide aux études postsecondaires.«Honteux» Dans son allocution, M.Martin a d\u2019ailleurs dénoncé le sous-financement de l\u2019éducation dans les communautés autochtones, le qualifiant de «honte nationale».«Ottawa ne paie pas sa juste part», a-t-il dénoncé.La Commission scolaire crie a été mise sur pied dans le cadre de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois en 1978.En plus de dispenser les services habituels qu\u2019offre une commission scolaire, elle développe du matériel et des programmes en langue crie, française et anglaise.De même, elle veille à l\u2019enseignement du dialecte cri et de la culture crie.Elle dessert neuf communautés sur un territoire de 300 000 kilomètres carrés à la Baie-James.La Presse canadienne g FORUM ,\t, PRIORITE PIETONS Pour une véritable culture piétonne au Québec eu 29 octobre 2015 GRANDE BIBLIOTHEQUE 475, boulevard De Maisonneuve Est, métro Berri-UQÀM Créons le «walk-appeal» dans nos collectivités et nos rues ! TARIF : 30 $, dîner inclus Programme et inscription: vivreenville.org/prioritepietons \t Ce forum s'inscrit dans le cadre de la campagne Tous piétons ! À la recherche des pas perdus.\t \t Organisé par \t\tEn partenariat avec V*\tPIÉTONS VIVRE EN VILLE\tQuébec Elirions Trois personnes décédées auraient notamment voté par anticipation.JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019équipe libérale d\u2019Hochelaga demandera un dépouillement judiciaire D\u2019importantes irrégularités ont été relevées par le parti KARL RETTINO-PARAZELLI Une demande de dépouillement judiciaire sera déposée vendredi par l\u2019équipe de la candidate libérale dans Hochelaga, Marwah Rizqy, qui soupçonne des irrégularités lors de l\u2019élection remportée à l\u2019arraché par la néodémocrate Marjolaine Boutin-Sweet.Selon les, résultats préliminaires dévoilés par Elections Canada, M\u201c® Boutin-Sweet l\u2019a emporté par 461 voix sur M\u201c® Rizqy et par 1574 voix sur le blo-quiste Simon Marchand dans cette circonscription de l\u2019est de Montréal.Les représentants du Parti libéral du Canada présents pour surveiller le déroulement de l\u2019élection dans les différents bureaux de vote ont relevé des «énormités», indique l\u2019équipe de M\u201c® Rizqy.Le scrutateur, chargé de dépouiller les votes en présence du greffier, serait parti avant la fin du décompte, un nombre anormalement élevé de 900 bulletins de vote aurait été rejeté, et par-dessus tout, le dépouillement de certains bulletins de vote aurait été effectué de manière approximative.Selon la version de l\u2019équipe libérale, des bulletins auraient été empilés et comptabilisés à l\u2019œil, à coups d\u2019environ 10 ou 20 votes.Trois personnes décédées auraient par ailleurs voté par anticipation.Ces informations auraient été confirmées par l\u2019équipe libérale auprès des familles des défunts.L\u2019entourage du candidat du Bloc québécois appuie les démarches libérales et procède actuellement à des vérifications auprès des délégués bloquistes présents le 19 octobre.Marwah Rizqy Un nombre anormalement élevé de 900 bulletins aurait été rejeté Faire appel à un juge Une demande de dépouillement judiciaire peut être présentée dans les quatre jours suivant la validation des résultats de l\u2019élection.Un électeur ou un candidat qui juge que le dépouillement n\u2019a pas été effectué correctement doit déposer une déclaration sous serment.Si la demande est acceptée, le second dépouillement est effectué en présence d\u2019un juge.Le porte-parole d\u2019Élections Canada, Pierre Pilon, indique qu\u2019aucune demande officielle de dépouillement judiciaire n\u2019a pour l\u2019instant été acheminée à l\u2019organisme fédéral.11 précise cependant que des démarches ont pu être entamées à l\u2019échelle locale, auprès des directeurs de scrutin dans les différentes circonscriptions.Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 22 OCTOBRE 2015 A 3 FEDERALES f jr\"m m S .«r'fl m a ^ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Même si le Bloc québécois de Gilles Duceppe a réussi à faire élire six députés de plus qu\u2019en 2011, le chef n\u2019a pas réussi à reprendre sa circonscription au NPD, et ses dix députés sont insuffisants pour lui conférer le statut de parti officiel.Virage jeunesse au Bloc québécois Gilles Duceppe tire sa révérence et la militante Catherine Fournier devient présidente MARCO FORTIER GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ a militante Catherine Fournier, âgée de 23 ans, doit être nommée ce jeudi au poste e présidente du Bloc québécois dans l\u2019espoir e donner un nouveau souffle au parti.La candidate défaite à l\u2019élection de lundi, considérée comme une étoile montante du parti, succédera à Mario Beaulieu.Celui-ci avait été nommé président du Bloc lorsque Gilles Duceppe l\u2019a remplacé en tant que chef, en juin dernier.M.Duceppe, battu dans sa circonscription de Laurier-Sainte-Marie, s\u2019apprête à annoncer ce jeudi après-midi qu\u2019il quitte la direction du parti, selon nos sources.«E ne voit pas du tout comment il pourrait rester dans les circonstances», indique un proche du chef Le député Louis Plamondon, doyen de la Chambre des communes, a aussi confié au Devoir mardi qu\u2019il s\u2019attend au départ de Gilles Duceppe.Des membres influents du parti s\u2019attendent à ce que M.Beaulieu soit nommé chef intérimaire en attendant le déclenchement d\u2019une nouvelle course à la direction, dans les prochains mois.Ce remue-ménage vise à relancer le Bloc québécois, plongé dans une nouvelle crise existentielle depuis l\u2019élection de lundi.Le Bloc a recueilli 19,3% des voix et a fait élire 10 députés, deux de moins que le seuil de 12 pour être reconnu en JACQUES NADEAU LE DEVOIR Catherine Fournier était candidate dans Montarville tant que parti aux Communes.Même les conservateurs de Stephen Harper ont davantage d\u2019élus que le Bloc au Québec (12), bien qu\u2019ils aient eu moins de votes.L\u2019arrivée de Catherine Fournier est perçue comme une bouffée d\u2019air irais.La jeune militante a perdu par quatre points de pourcentage contre le libéral Michel Picard dans la circonscription de Montarville, sur la Rive-Sud.Diplômée en économie, elle a représenté le Bloc québécois lors de débats télévisés, entre autres à RDI.Elle a travaillé d\u2019arrache-pied dans l\u2019espoir de se faire élire : elle a fait campagne durant plus d\u2019un an dans la circonscription.PKP plaide pour Duceppe Le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, souhaite que Gilles Duceppe, en réflexion sur son avenir politique, reste à la tête du Bloc québécois.Deux jours après l\u2019élection fédérale qui a marqué un recul du Bloc dans les suffrages, M.Péladeau a insisté mercredi sur l\u2019expérience politique du chef bloquiste.Selon le chef péquiste, M.Duceppe maîtrise particulièrement les dossiers fédéraux ainsi que la question des intrusions d\u2019Ottawa dans les compétences des provinces.«Je pense que c\u2019est un atout majeur, et je souhaite qu\u2019il reste chef du Bloc», a-t-il dit dans un échange avec la presse parlementaire.Le député péquiste Alexandre Cloutier a affirmé que la décision de rester ou partir revient à M.Duceppe.«E a mené une super campagne électorale, a-t-il dit.Maintenant, ça lui appartient.S\u2019il demeure, je vais continuer de l\u2019appuyer, s\u2019il devait partir pour des raisons plus personnelles, je vais aussi l\u2019appuyer.» Avec Karl Rettino-Parazelli et La Presse canadienne Le Devoir La division du vote a profité au Bloc et au PCC Davantage de candidats ont pu se faufiler entre néodémocrates et libéraux HELENE BUZZETTI MARIE VASTEL Correspondantes parlementaires à Ottawa La division du vote au Québec explique en grande partie les meilleurs résultats électoraux obtenus autant par le Bloc québécois que le Parti conservateur.Tous deux ont plus que doublé leur députation par rapport à la dernière élection malgré un pourcentage d\u2019appuis moindre qu\u2019en 2011 pour l\u2019un et quasi identique poqr l\u2019autre.À l\u2019échelle du Québec, le Bloc québécois a récolté 19,3 % des votes lundi, ce qui lui a valu 10 députés, alors qu\u2019il n\u2019en avait fait élire que quatre avec 23,4% des voix en 2011.Le cas de Xavier Barsalou-Duval illustre cette situation à merveille.Le candidat a obtenu à peine 28,6% des voix lundi, ce qui a permis au Bloc de remporter la victoire dans Pierre-Boucher-Les Patriotes-Ver-chères, alors que sa formation avait mordu la poussière en 2011 avec sept points de plus (36,4% des voix).Dans cette circonscription, les voix se sont plus uniformément réparties entre le Parti libéral et le NPD qu\u2019en 2011.Alors qu\u2019à la précédente élection, le candidat libéral n\u2019avait récolté que 9,5% des appuis, il a augmenté son score à 28,3 % cette fois-ci, réduisant d\u2019autant celui du candidat NPD.L\u2019effet des vases communicants est aussi visible dans Joliette.Gabriel Ste-Marie s\u2019y est fait élire pour le Bloc avec 33,2% des voix alors qu\u2019en 2011, le Bloc s\u2019y était incliné avec à peine trois dixièmes de point de pourcentage de moins (32,9%).Là encore, la meilleure répartition du vote entre NPD et Parti libéral a changé la donne: en 2011, le PLC n\u2019avait obtenu que 6,2 % des votes, mais il a arraché 22 points au NPD cette fois.7 C\u2019est le nombre de députés additionnels que le Parti conservateur a pu faire élire au (Québec malgré une hausse des appuis de seulement 0,2 % par rapport à 2011.Signe que c\u2019est d\u2019abord la division du vote qui a aidé le Bloc, aucun de ses ex-députés revenus dans la course n\u2019a été élu.Les vainqueurs blo-quistes sont plutôt tous des nouveaux venus, moins connus que les France Bonsant, Diane Bourgeois et Claude de Bellefeuille qui tentaient un retour.D\u2019autres vedettes, comme l\u2019animatrice et comédienne Sophie Stanké ou la jeune Catherine Fournier mise de l\u2019avant par le parti, ont aussi perdu leur pari.Celle-ci pourrait par ailleurs être nommée présidente du parti jeudi (voir texte ci-dessous).Des dix députés blo-quistes élus lundi soir, seuls deux sont connus : Louis Plamondon, doyen de la Chambre où il siège depuis 1984, et Mario Beaulieu, qui a été chef du parti pendant un an.Pas de vraie percée conservatrice Chez les conservateurs, la récolte de 12 députés, par rapport aux 5 de 2011, ne s\u2019explique pas par un meilleur score dans la mesure où le parti a obtenu pour ainsi dire le même pourcentage des sufirages (16,7%, contre 16,5% il y a quatre ans).Là encore, la remontée des libéraux au détriment des néodémocrates a permis aux candidats de Stephen Harper de se faufiler.Ainsi, Bernard Généreux effectue un retour au Parlement après avoir récolté 29 % des voix cette année, alors qu\u2019il avait dû concéder la victoire au NPD en 2011 avec 36,3% des voix (et un écart de seulement neuf votes).Cette fois-ci, la remontée du Parti libéral, qui a quintuplé ses appuis, a fait reculer le NPD de 12 points, permettant au conservateur de l\u2019emporter.Idem dans Beauport-Limoilou, où Alupa Clarke a gagné avec 30,6% des voix.C\u2019est certes un peu plus qu\u2019en 2011 (26,2%), mais ce score n\u2019aurait pas été suffisant à lui seul sans l\u2019effondrement du vote néodémocrate au profit du Parti libéral, passé là aussi de 6% à 25%.Retour à la case départ Ailleurs au pays aussi, certains partis ont récolté davantage de sièges tout en profitant d\u2019une moindre part de l\u2019appui populaire.En Alberta, le Parti conservateur a de nouveau presque tout raflé, en récupérant 29 des 34 circonscriptions.Mais c\u2019était en récoltant 59,9% du vote, soit 7 points de moins qu\u2019en 2011 lorsque le PC avait reçu 66,8% d\u2019appuis et fait élire deux députés de moins (27).Même scénario pour le NPD en Colombie-Britannique.Les néodémocrates ont perdu 6,6% du vote, mais fait élire deux députés de plus (14 contre 12 en 2011).Il faut dire que dans ces deux provinces, comme au Québec et en Ontario, le redécoupage de la carte électorale a ajouté de nouvelles circonscriptions.Notons par ailleurs que le Parti conservateur se retrouve d\u2019une certaine manière, avec l\u2019élection de lundi, à la case départ.Ce parti né de la fusion de l\u2019Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur avait disputé sa première joute électorale en 2004.Il avait alors obtenu 29,6% des voix et récolté 99 sièges (sur un Parlement qui en comptait alors 308).C\u2019est exactement le même nombre de députés que cette semaine (sur un Parlement engraissé de 30 élus supplémentaires), avec des appuis de 31,9%.Le Devoir Le lent déclin Michel David Il était écrit dans le ciel que le premier ministre Couillard interpréterait les résultats de l\u2019élection fédérale de lundi comme la preuve du «lent déclin du mouvement souverainiste».Et François Legault, qui cherche désespérément une raison de justifier l\u2019existence de la CAQ, ne pouvait qu\u2019y voir la preuve de la «crise» qu\u2019il traverse.Si le Bloc québécois avait effectué un retour en grâce, les deux hommes auraient plutôt expliqué son succès par un ardent désir de se débarrasser de Stephen Harper, qui n\u2019autorisait aucune conclusion en ce qui concerne la souveraineté.Inversement, Péladeau Karl Péladeau aurait pavoisé et répliqué que les progrès réalisés par les conservateurs au Québec démontraient bien que la thèse du vote anti-Harper était simplement une façon de nier l\u2019évidente remontée des souverainistes.L\u2019ampleur du balayage libéral, au Québec comme ailleurs, s\u2019explique sans doute en grande partie par un désir de se débarrasser de Stephen Harper, mais le slogan du Bloc \u2014 « Qui prend pays prend parti» \u2014 avait une très nette connotation souverainiste.Si M.Péladeau a appuyé le Bloc, sachant très bien le risque que cela comportait, c\u2019était dans l\u2019espoir de mobiliser les souverainistes.Avec un score inférieur à 20%, force est de constater l\u2019échec.La dégringolade du Bloc au fil des ans pourrait toujours s\u2019expliquer par la seule dynamique fédérale si le même phénomène n\u2019était pas observable sur la scène québécoise.Or, d\u2019une élection à l\u2019autre, la courbe des résultats obtenus par le PQ suit la même pente descendante: 35,7% des voix en 2008, 31,9% en 2012, 25,3% en 2014.Même en tenant compte de (Québec solidaire et d\u2019Op- .tion nationale, la tendance ^ Tertes'ftn n\u2019est définitif transporte le* en politique.Le PQ s\u2019était re- montagnes, levé de l\u2019hécatombe de 1985, quand les libéraux de Robert dit-on, mais Bourassa avaient (ait élire 99 députés sur 122.A l\u2019époque, rares étaient ceux qui au-\tnon raient parié qu\u2019il tiendrait un deuxième référendum dix bouger ans plus tard et que le Oui viendrait à un cheveu de gagner.La foi peut transporter les montagnes, mais on ne voit encore rien bouger.M.Couillard se félicite plutôt de constater que le Québec «plus que jamais, est en position de force comme partenaire et comme leader de la fédération».Ce «plus que jamais» témoigne d\u2019une mémoire étonnamment courte.En 1980, Pierre Elliott Trudeau avait fait élire 74 députés sur 75 au Québec, ce qui lui donnait théoriquement un poids sans précédent dans son histoire à Ottawa.Deux ans plus tard, tous sauf un ont appuyé le rapatriement unilatéral de la Constitution et l\u2019enchâssement d\u2019une Charte des droits qui diminuait ses pouvoirs sans son consentement.En 1980, le PLC n\u2019avait fait élire que 52 en Ontario et 21 dans le reste du pays, soit moins qu\u2019au Québec.Lundi, 47 libéraux ont été élus au Québec, par rapport à 79 en Ontario et 57 ailleurs au Canada.Le nouveau premier ministre a assuré que le réengagement des Québécois qu\u2019il a constaté lundi se reflétera dans la composition du Conseil des ministres.On verra ce qu\u2019il en est le 4 novembre prochain, mais il ne faut certainement pas s\u2019attendre à la résurgence du «French Power».Le retour au multilatéralisme dans les relations entre Ottawa et les provinces, dont se réjouit M.Couillard, ne signifie pas que les Québécois vont se sentir plus à l\u2019aise dans la fédération.Dans le passé, l\u2019isolement du Québec dans les rencontres fédérales-provinciales a souvent nourri un sentiment d\u2019aliénation.À en croire Jean-François Lisée, l\u2019élection de Justin Trudeau serait même une bonne nouvelle pour le mouvement souverainiste, dans la mesure où elle porte le «germe» d\u2019une collision identitaire dont il pourrait profiter.Selon lui, le nouveau premier ministre partage avec son père une même négation de l\u2019identité québécoise et un attachement au multiculturalisme qui vont inévitablement le placer en porte à faux avec les Québécois.Cela reste à voir.On n\u2019a pas senti chez M.Trudeau cette hargne antinationaliste méprisante et provocante si caractéristique de son père ou encore de Jean Chrétien, qui semblaient faire de la lutte contre les «séparatistes » une affaire personnelle.C\u2019est peut-être qu\u2019en dépit d\u2019un sentiment filial très fort, il appartient à une génération de politiciens qui n\u2019a pas vécu personnellement les psychodrames constitutionnels des années 1980 ou 1990.Soit, M.Couillard, qui séjournait en Arabie, ne les a pas vécus non plus, mais à voir ses attaques presque quotidiennes contre la souveraineté, il donne l\u2019impression de vouloir se rattraper.On a pu trouver un peu candides les élans d\u2019amour de M.Trudeau pour le Canada, mais il s\u2019est abstenu de dénigrer ceux qui considèrent plutôt le Québec comme leur pays.S\u2019il la conserve, cette retenue pourrait en faire un adversaire encore plus redoutable.mdavid@ledevoir.com A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 22 OCTOBRE 2015 ACTUALITES FECONDATION IN VITRO Le PQ doute des économies à long terme JESSICA NADEAU Le Parti québécois remet en question les économies qui seront réalisées par le gouvernement en retirant la couverture publique de la fécondation in vitro (FIV) et demande à voir l\u2019impact de cette mesure sur la démographie et la richesse collective pour le futur.«Je trouve ça dommage qu\u2019on parle juste des coûts [du programme de procréation médicalement assistée] parce qu\u2019il y a des retombées économiques aussi.Quand on permet à de jeunes bébés en santé de naître au Québec, ce sont des gens qui vont être des travailleurs du Québec, des gens qui vont payer de l\u2019impôt, des gens qui vont faire des familles au Québec et qui vont donc devenir des contributeurs à l\u2019économie du Québec», a soutenu la députée péquiste Diane Lamarre, lors de l\u2019étude du projet de loi 20 qui se penche actuellement sur la partie consacrée à la fécondation in vitro.Le projet de loi prévoit de retirer la couverture publique de ces traitements, qui coûtent autour de 10 000$ par cycle, et d\u2019offrir plutôt des crédits d\u2019impôt aux couples sans enfants en fonction de leur revenu familial.Le gouvernement espère économiser 47 millions par année.Richesse collective En commission parlementaire, rappelle Lamarre, il a été établi que 2,6% des naissances au Québec provenaient de la fécondation in vitro.«C\u2019est plus qu\u2019un service de santé, ça devient une contribution à la démographie du Québec.» Jean-François Lisée a longuement croisé le fer avec le ministre Barrette sur le sujet mercredi, réclamant des études sur les conséquences économiques d\u2019une baisse de la natalité au Québec.Dans une société vieillissante qui a recours à l\u2019immigration pour favoriser le renouvellement de sa base démographique, sou- tient-il, il importe de se poser la question.«Est-ce que ça coûte moins cher à l\u2019État, pour notre richesse collective, de favoriser l\u2019arrivée de nouveaux Québécois par voie naturelle, que l\u2019économie qu\u2019on va faire en essayant de \u201cdésassurer\u201d [la fécondation in vitro] ?» Le ministre, qui a répété à maintes reprises que la décision de ne plus couvrir la FIV était une décision purement économique, a refusé de répondre à ces «scénarios hypothétiques».«Le député de Rosemont voudrait m\u2019amener dans un débat qui est très, très loin du projet de loi.» Ironique, le ministre a proposé de transporter le débat sur les changements climatiques, qui serait tout aussi éloigné du sujet.Il s\u2019est ensuite rabattu sur la souveraineté, affirmant qu\u2019il trouvait toujours «drôle» d\u2019entendre le PQ se soucier des «émotions» des gens alors qu\u2019il ne se préoccupe guère «des gens qui vont perdre leur maison» lorsque le Québec va «se séparer».De son côté, la Coalition avenir Québec s\u2019inquiète du précédent que cela pourrait créer dans un système de santé public, répétant que l\u2019infertilité est une «condition médicale » et que la procréation assistée représente, pour ces gens, un «traitement» auquel ils ont droit.Le député caquiste François Paradis a déposé un amendement en ce sens.«Si on commence à faire ça, on peut dire qu\u2019on n\u2019a pas les moyens d\u2019installer un deuxième pacemaker, a renchéri Jean-François ll'&ée.Jusqu\u2019où on va aller?Et qui décide qu\u2019on n\u2019a pas les moyens?» La veille, le ministre s\u2019était questionné sur la pertinence de payer pour la vasectomie, qui n\u2019est pas une maladie.«Je pense qu\u2019il aurait une meilleure cause sur la vasectomie que sur l\u2019infertilité», a souligné au passage M.Usée.Le Devoir Le Devoir de débattre L\u2019économie du partage, entre peur et colère ISABELLE PORTER à Québec Alors que le discours dominant est à la crainte, la consultante en marketing Michelle Blanc a lancé une bombe dans le débat du Devoir sur l\u2019économie du partage mercredi soir.Selon elle, les Québécois devraient d\u2019abord essayer de rattraper leur retard en matière d\u2019innovation.«Je suis fâchée.On se pose en victimes alors qu\u2019Uber, Airbnb, ça aurait pu être inventé ici!» a-t-elle lancé lors de l\u2019événement qui se tenait au Musée de l\u2019Amérique francophone à Québec.«Uber n\u2019existera pas dans cinq ans parce qu\u2019on aura des voitures qui se conduisent toutes seules!» L\u2019animateur Antoine Robi-taille l\u2019a ensuite interpellée en lui demandant ce que devrait faire le gouvernement par rapport à cela.Or sur cette question, M\u201c® Blanc n\u2019avait pas de réponse claire, si ce n\u2019est que d\u2019insérer plus de codage informatique dans la formation des écoliers.Usurpation La députée péquiste Martine Ouellet (porte-parole en matière de transports) a ensuite affirmé que ce n\u2019était pas juste une question de technologie.«On ne peut pas accepter UberX et forcer les chauffeurs de taxi à appliquer les règles que les autres n\u2019appliquent pas», a-t-elle dit.Plus d\u2019une fois, elle a dit que les entreprises comme Uber ne payaient pas d\u2019impôts RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Le débat réunissait Martine Ouellet, lanik Marcil, Guillaume Blum et Michelle Blanc Un projet de loi déposé ce jeudi La ministre du Tourisme Dominique Vien doit justement déposer ce jeudi un projet de loi pour encadrer rhôtellerie illégale, selon Radio-Canada.Le projet de loi forcerait les gens qui louent leur logis à des touristes pour de courtes périodes à se doter d\u2019une certification et à payer des taxes.Cette réglementation, réclamée à hauts cris par l\u2019industrie hôtelière, serait la première du genre au pays.Reste à savoir comment ce projet de loi s\u2019harmonisera avec les règlements municipaux qui contraignent, eux aussi, les utilisateurs par le zonage.et «usurpaient» le discours sur l\u2019économie du partage pour contourner les lois.Pour le professeur de design Guillaume Blum, l\u2019économie du partage repose d\u2019abord sur «le partage des ressources», la «ren- contre de l\u2019autre».Le logiciel libre en a été une des premières manifestations, a-t-il dit avant d\u2019avancer que des entreprises comme Uber font plutôt dans « l\u2019hypercapitalisme ».«Le capitalisme est une bestiole qui ne veut pas mourir et récupère à peu près tout»,^ a renchéri plus tqrd l\u2019économiste lanik Marcil.A ses yeux, ces plateformes sont de beaux projets dont «l\u2019usage est perverti».Au moins deux invités ont reconnu avoir utilisé Airbnb pendant leurs vacances.Or, ils distinguent la personne qui loue son appartement pendant ses vacances des gens pour qui c\u2019est devenu un gagne-pain quotidien.Personne ne semblait cependant en mesure de dire où la limite devait être placée.Le hasard faisant bien les choses, le gouvernement du Québec doit justement déposer un projet de loi ce jeudi sur le phénomène de rhôtellerie illégale.Le Devoir Le débat sera diffusé le 30 novembre prochain au Canal Savoir.Les deux précédents (sur la cohabitation auto-vélo et sur la place de la technologie en éducation) seront diffusés les semaines du 16 et du 23.V
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