Le devoir, 30 octobre 2015, Cahier A
[" Pierre Moreau prend la relève de Lise Thériault, au repos forcé Page A 3 Stéphane Dion et Pierre Karl Péladeau sur les vingt ans du référendum Page A 2 > w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 m ?- LE DEVOIR Vol.C VI 2 4 6 LE DEVOIR, LE VENDREDI 30 OCTOBRE 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 Exode canadien pour les réfugiés de Québec Plus du tiers des familles d\u2019origine népalaise sont parties pour l\u2019Ontario ISABELLE PORTER à Québec La communauté de réfugiés népalais de Québec est en train de se vider, et tout indique que Thémorragie n\u2019est pas terminée.Au-delà des difficultés linguistiques, beaucoup partent pour TOntario parce qu\u2019ils échouent à passer leur permis de conduire au Québec.Plusieurs sources au sein de la communauté estiment qu\u2019au moins 40 familles ont quitté la ville Tété dernier, en plus des 25 qui étaient parties Tannée précédente, sur environ 200 familles.La plupart s\u2019établissent dans la grande région de Toronto, à Windsor, London, Hamilton, Kitchener ou Waterloo.Pour ceux qui restent, c\u2019est décourageant, dit Bhima Maya Chhetri derrière le comptoir de son épicerie dans Limoilou.La communauté avait entrepris des démarches auprès de la Ville pour faire reconnaître son association.Or elle se demande maintenant si ça vaut la peine.«Pourquoi faire ça si tout le monde s\u2019en va ?» dit-elle.«Cette année, pendant les fêtes de Das-hara [une célébration traditionnelle très festive dans la communauté], ça a été vraiment tranquille.On n\u2019a pas fêté beaucoup parce que tout le monde a déménagé.» Sa famille s\u2019en ira-t-elle à son tour?«Il faut y penser.On a besoin de notre communauté.On ne peut pas vivre tout seuls», dit-elle.«On a toutes sortes de clients.Des Indiens, des Québécois, mais 75 % sont des clients népalais.» La communauté népalaise est le plus grand groupe de réfugiés à s\u2019être établi dans la capitale ces dernières années.Depuis 2008, entre 1000 et 1500 personnes en provenance de^ camps de réfugiés du Népal sont arrivées.A l\u2019échelle du Canada, Québec est la ville à avoir accueilli le plus grand nombre de réfugiés de ces camps.Encore Tété dernier, de nouvelles familles sont arrivées.VOIR PAGE A 10 : EXODE h RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Les familles justifient souvent leur départ par la nécessité pour les enfants d\u2019apprendre l\u2019anglais.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Viviane Michel, de Femmes autochtones du Québec, a dit espérer que cette vigile était la dernière.Femmes autochtones Une vigile pour être entendues.et pour être crues SARAH R.CHAMPAGNE Sous des fumées de sauge, pancartes de femmes disparues ou assassinées s\u2019agitant, plusieurs centaines de personnes ont fait déborder l\u2019esplanade de la Place des Arts jeudi soir, dans un ultime espoir «que [leur] appel ne soit pas ignoré pour une dernière et inacceptable fois», a d\u2019abord lancé Mélissa Mollen Dupuis, représentante d\u2019Idle No More.Le rassemblement voulait aussi démontrer aux femmes autochtones «qu\u2019on les croit», a ajouté Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ).La vigile organisée entre autres par des organismes autochtones montréalais servait à réitérer la revendication de mettre en place une commission d\u2019enquête nationale sur les violences perpétrées contre les femmes autochtones.Le vent soufflait fort, mais pas assez pour éteindre les lampions, protégés par la masse humaine.C\u2019est que la crise qui souffle tout aussi fort à Val-d\u2019Or a ravivé l\u2019urgence d\u2019agir, même si la demande ne date pas d\u2019hier.Après dix ans à affirmer que trop de femmes autochtones disparaissent ou sont assassinées, un rapport de la GRC qui en a fait état en 2014, des dizaines de recommandations, «il faut que les gouvernements se mettent en action, ici et maintenant», a clamé M\u201c® Michel.«J\u2019espère que ce sera la dernière vigile et que l\u2019an prochain, c\u2019est un pow-wow qu\u2019on va célébrer», a quant à elle conclut M\u201c® Mollen Dupuis.VOIR PAGE A 10 : CRUES Lire aussi > Les femmes de mauvaise réputation.Une chronique de Lise Payette.Page A 7 Aujourd\u2019hui Zeitgeist > Le vice à peine caché de Madame B.Joblo rejoint Denise Bombardier au casino.Page B10 Le Monde > Pékin iargue ia poiitique de i\u2019enfant unique.Les couples étaient contraints depuis 1979.Page B 9 7\t.\t^ Petites annonces.B 6 Avis légaux.A\t4 Décès\tB\t6 Météo\tB\t7 Mots croisés.B 7 Sudoku\tB\t8 Pas d\u2019étude sur le pétrole par train Malgré les craintes de Montréal, Québec ne mandatera pas le BAPE et annule l\u2019évaluation prévue ALEXANDRE SHIELDS Le déraillement survenu jeudi en plein de cœur de Montréal ravive les inquiétudes sur les risques du transport par train, notamment en ce qui a trait aux convois pétroliers qui traverseront bientôt Tîle, en direction de Belledune, au Nouveau-Brunswick.Mais malgré les demandes répétées de plusieurs municipalités, dont Montréal, le gouvernement Couillard n\u2019entend pas mandater le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement pour qu\u2019il étudie cet important projet d\u2019exportation de pétrole albertain.Selon ce qu\u2019a confirmé jeudi au Devoir le cabinet du ministre de l\u2019Environnement David Heurtel, le gouvernement compte évaluer tout le dossier du transport de pétrole, dont le projet de Belledune, dans le cadre de l\u2019évaluation environnementale stratégique (EES) de l\u2019ensemble de la filière des énergies fossiles.«Notre gouvernement a annoncé le 30 mai 2014, dans le cadre du plan d\u2019action sur les hydrocarbures, une évaluation environnementale stratégique globale sur les hydrocarbures.Cette évaluation portera sur l\u2019exploration et l\u2019exploitation des hydrocarbures, et un de ses cinq chantiers se penchera sur le volet du transport», a fait valoir l\u2019attaché de presse du ministre, Guillaume Bérubé, par courriel.Le gouvernement a commandé un total de 64 études dans le cadre de cette EES, dont 5 dans le cadre du volet portant sur le transport.Or, l\u2019étude qui devait «dresser un état de situation des mesures de contrôle et de suivi du gouvernement du Québec» pour le transport VOIR PAGE A 10 : PÉTROLE Bombardier Québec déploie un parachute d\u2019un miUiard GERARD BERUBE Cy est confirmé: le gouvernement libéral vole au secours de Bombardier en engageant 1 milliard de dollars américains dans la poursuite du programme CSeries.En Chambre, l\u2019opposition à Québec a aussitôt dénoncé la nature risquée de l\u2019aventure, qualifiant le gouvernement de «piètre négociateur».Les employés et les acteurs de l\u2019aéronautique ont plutôt applaudi une intervention gouvernementale stratégique en appui à une société phare de l\u2019industrie aéronautique au Québec.Bombardier cherchait des partenaires pour son programme CSeries.Le développement des appareils CSlOO et CS300 cumule les retards et voit son coût dépasser désormais VOIR PAGE A 10 : BOMBARDIER Lire aussi > Le nerf de ia guerre.Un éditorial de Jean-Robert Sansfaçon.Page A 6 Lire aussi > Un marché de dupe, dit i\u2019opposition.Québec aurait dû investir dans le siège social, selon le PQ et la CAQ.Page A 7 & DEGUSTATION ïï montcéaf - VIKS, BIÈRES ET SPIRITUEUX 77831303446244 A 2 LE DEVOIR LE VENDREDI SO OCTOBRE 2015 ACTUALITES Les 20 ans du référendum de 1995 \\ V ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Stéphane Dion juge que c\u2019est Pauline Marois qui avait raison : un chef péquiste ne doit pas promettre de tenir un référendum à moins d\u2019avoir l\u2019assurance de le gagner.Aussi le député libéral, qui vient d\u2019être réélu pour la huitième fois dans la circonscription de Saint-Laurent, propose à Pierre Karl Péladeau de se présenter aux prochaines élections de 2018 en affirmant qu\u2019il ne tiendra pas de référendum, mais qu\u2019il engagera «de l\u2019argent des contribuables et une somme d\u2019énergie considérable pour convaincre les Québécois de la nécessité de l\u2019indépendance.» «Si des majorités convaincantes et stables pour l\u2019indépendance apparaissent alors dans les sondages, appuyées par le ralliement de groupes de toute sorte, il demandera, lors des élections subséquentes, le mandat de tenir un référendum, qui confirmerait l\u2019existence d\u2019un consensus pour la sécession du Québec», a livré Stéphane Dion dans une conférence prononcée, jeudi, lors d\u2019un colloque à l\u2019Université Laval placé sous le thème: La dérqocratie référendaire dans les Etats plurinationaux.«Je trouve que les fédéralistes et les indépendantistes se trompent», a déclaré au Devoir Stéphane Dion après s\u2019être adressé à un parterre de près de 100 universitaires.«Ils disent tous les deux que M\" Marois aurait dû promettre un référendum, qu\u2019elle ne peut pas laisser ça dans le flou.» Aux dernières élections, la chef péquiste était tiraillée entre des souverainistes qui réclamaient qu\u2019elle Pierre Karl Péladeau avait rejeté cette idée lors de la course au leadership s\u2019engage coûte que coûte à tenir un référendum dans le premier mandat et des fédéralistes qui exigeaient la même chose pour prouver qu\u2019elle ne cachait pas son option.«Pauline Marois s\u2019est fait reprocher, de toutes parts, son flou quant à la possible tenue d\u2019un référendum.A cette critique, elle répondait, avec raison, qu\u2019il serait irresponsable de sa part de tenir un référendum sans assurance de le gagner.La question est donc de savoir comment dissiper le flou sur la tenue d\u2019un autre référen- dum sans risquer déjouer l\u2019avenir du Québec aux dés de façon irresponsable», a fait valoir le père de la Loi sur la clarté référendaire dans sa conférence intitulée « L\u2019originalité canadienne en matière de référendums : l\u2019expérience des référendums nationaux et d\u2019autodétermination».C\u2019est à titre personnel que Stéphane Dion a formulé sa proposition, qui n\u2019engage que lui, a-t-il précisé.Lors de la course à la chefferie péquiste, Pierre Karl Péladeau avait rejeté l\u2019idée qu\u2019un gouvernement péquiste recoure à des fonds publics pour promouvoir la souveraineté, une position que soutenait Bernard Drainville.Philippe Couillard ne trouvera en Stéphane Dion un allié pour une reconnaissance constitutionnelle de la spécificité du Québec.« On veut tout négocier, l\u2019ensemble», souligne le député.11 est très exigeant pour le Canada de procéder par la voie constitutionnelle, car chacun voudra que ses revendications \u2014 réforme du Sénat, statut des autochtones, demandes du Québec \u2014 soient considérées.Mais cette Abat-jour Illimités LAMP HAD OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour et 40% de rabais sur TOUS nos pieds de lampes Présentez ce coupon au moment de l\u2019achat.Excluant les commandes.Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats antérieurs.Valide du 30 octobre au 30 janvier 2016.\u2022\tPlus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022\tLe plus grand choix au Canada.\u2022\tService de recouvrement sur 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proposition non sollicitée de M.Dion.«Est-ce qu\u2019il a dit que l\u2019Etat fédéral participerait également à cet exercice ?» a raillé Pierre Karl Péladeau dans un entretien avec Le Devoir.«Il s\u2019est gardé une petite gêne ! » a-t-il poursuivi avant de pouffer de rire.M.Péladeau s\u2019est dit «heureux» de voir l\u2019élu libéral fédéral manifester son «intérêt» pour les enjeux liés au projet indépendantiste.« C\u2019est intéressant de constater que contrairement à un certain nombre d\u2019hommes et de femmes politiques, il considère que la souveraineté est toujours à l\u2019ordre du jour», a-t-il affirmé.«Stéphane Dion est toujours surprenant», a-t-il conclu.Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, bataillera ferme afin de faire reconnaître une victoire à l\u2019arraché du camp du Qui à un éventuel troisième référendum sur l\u2019indépendance du Québec.11 trouve «inusité, pour ne pas dire davantage», de voir des acteurs politiques exiger «autre chose que \u201c50% plus un\u201d» avant de reconnaître la naissance d\u2019un nouvel Etat.En faisant fi du principe de la simple majorité, «ils soustraient à une nation sa capacité de déterminer les modalités de son accession [à l\u2019indépendance] », af-firme-t-il au Devoir à la veille du 20® anniversaire du référendum du 30 octobre 1995.M.Péladeau n\u2019entend pas négocier le cadre d\u2019une nouvelle consultation sur l\u2019indépendance du Québec avec Qttawa.11 offrira néanmoins un bon aperçu des «modalités d\u2019accession à la souveraineté» retenues par le PQ avant les élections générales de 2018, indique-t-il, insistant sur le fait que le ressort de son engagement politique est de «faire du Québec un pays» \u2014 et non de diriger une province canadienne.Pour y arriver, il dit retenir une leçon «très importante» du camp du Qui de 1995: consentir le plus d\u2019efforts possible au rassemblement des forces indépendantistes avant le coup d\u2019envoi de la campagne référendaire.«A l\u2019époque, il y a eu cette volonté de rassemblement», sou-ligne-t-il, rappelant l\u2019entrée en scène du jeune chef adéquiste Mario Dumont dans le camp du Qui en juin 1995.«Le Parti québécois n\u2019a pas le monopole de la volonté de réaliser l\u2019indépendance», a-t-il d\u2019ailleurs martelé plus tôt aux côtés du chef d\u2019Qption nationale, Sol Zanetti, du président du Bloc québécois, Mario Beaulieu, ainsi que de représentants des Qrganisations unies pour l\u2019indépendance, du Mouvement national des Québécois et de la Société Saint-Jean-Baptiste.M.Péladeau dit voir d\u2019un bon œil ces groupes dont les membres ne sont pas tenus de «suivre les dictais d\u2019un parti politique».«Il y a une désaffection des jeunes à l\u2019endroit des partis politiques.Le cynisme s\u2019est emparé [d\u2019eux] », estime-t-il.Le rôle limité des Québécois dans la vie politique \u2014 «un vote tous les quatre ans» \u2014, conjugué à un gouvernement qui «en grande partie fait l\u2019inverse de ce qu\u2019il a dit durant la campagne électorale, [.] ça ne peut faire autrement que de cultiver ce cynisme», fait-il valoir.Incitatifs économiques M.Péladeau entend souligner à gros traits les incitatifs économiques à réaliser l\u2019indépendance.Plusieurs chefs d\u2019entreprise étaient bras dessus bras dessous avec les dirigeants du camp du Non à l\u2019automne 1995.Ceux-ci ont peut-être succombé au «clientélisme» des fédéralistes, suggère M.Péladeau.«Ils ne voulaient pas s\u2019aliéner le gouvernement fédéral», regrette-t-il, ajoutant du même souffle que les entreprises québécoises reçoivent aujourd\u2019hui des «peanuts» de la part d\u2019Qttawa.L\u2019Institut québécois de recherche appliquée sur l\u2019indépendance, dont l\u2019ouverture est prévue cet automne, contribuera à démontrer en quoi la «fédération canadienne» n\u2019est pas une «bonne affaire» et que l\u2019indépendance permettra à tous les Québécois de «s\u2019enrichir encore davantage », est-il persuadé.Cela dit, le « think tank» sera «indépendant» du PQ, insiste-t-il.Le Devoir en dl/neet penses des consommateurs, les investissements résidentiels et les dépenses publiques.Les stocks accumulés au cours des trimestres précédents ont en revanche fortement pesé sur la croissance du PIB, les entreprises ayant enfin puisé dans ces stocks au détriment de la production.Cet impact des stocks a grevé la croissance de 1,4 point de pourcentage.«Il n\u2019y a rien dans ce rapport qui fasse regretter à la Réserve fédérale [Eed] son ton un peu plus «faucon» à l\u2019issue de la réunion du Comité monétaire» de mercredi, a commenté Jim O\u2019Sullivan, économiste en chef pour High Erequency Economies (HEE).Tout en laissant les taux proches de zéro, la Eed n\u2019a pas exclu de resserrer le crédit dès le mois de décembre, estimant que l\u2019activité économique continuait de croître à un rythme modéré, soutenu par une croissance solide des dépenses de consommateurs.Hormis l\u2019impact des stocks, ces chiffres sur la croissance «sont vraiment bons», a jugé l\u2019économiste indépendant Joel Naroff, soulignant la solide progression du marché immobilier durant l\u2019été (+6,1%) et malgré le dollar fort, la relative bonne tenue du commerce extérieur.«Il faudra que la Fed voie un raffermissement du marché de l\u2019emploi et des indications que les prix hors énergie sont en augmentation pour qu\u2019elle décide de relever les taux en décembre», estime cet expert.La dernière réunion de l\u2019année du Comité monétaire de la banque centrale se tiendra les 15 et 16 décembre.Ce sera aussi le 7® anniversaire de la politique monétaire à taux zéro, adoptée pour sortir de la crise financière de fin 2008 et soutenir la reprise.Agence France-Presse RESTRUCTURATION Deutsche Bank supprime 9000 postes et se retire de 10 pays Francfort \u2014 Le groupe bancaire allemand Deutsche Bank, géant européen du secteur, a annoncé jeudi vouloir supprimer 9000 postes et se retirer de 10 pays, nouvelle étape de la vaste restructuration amorcée par son nouveau patron, le Britannique John Cryan.«Nous allons supprimer 9000 postes», a déclaré M.Cryan lors d\u2019une conférence de presse au siège du groupe à Erancfort Le Britannique, ancien de la banque suisse UBS, faisait sa première apparition publique depuis sa prise de fonction début juillet, date à laquelle il avait succédé à Anshu Jain, l\u2019ancien patron tombé en disgrâce.Ces suppressions se feront de «manière juste», a promis le nouveau patron, précisant que sur ces 9000 suppressions, 4000 allaient concerner les activités en Allemagne, où 200 filiales doivent être fermées ces prochaines années.La première banque allemande a également annoncé qu\u2019elle allait mettre un terme à toute activité locale en Argentine, au Chili, au Mexique, au Pérou, en Uruguay, au Danemark, en Einlande, en Norvège, à Malte et en Nouvelle-Zélande.Le groupe de Erancfort va également supprimer 6000 postes de consultants extérieurs et céder au cours des deux prochaines années des actifs, représentant jusqu\u2019à 20 000 postes en équivalent temps plein, a annoncé M.Cryan.Au total, le groupe entend réaliser 3,8 milliards d\u2019euros d\u2019économies d\u2019ici 2018.Le grand coup de balai que M.Cryan avait laissé entrevoir lors de sa prise de fonction se concrétise donc.«Malheureusement, cela passe par la fermeture de certaines de nos branches et de nos activités dans certains pays, et implique de réduire» le personnel, a regretté M.Cryan.« Ce n\u2019est jamais une tâche facile, et nous ne le ferons pas à la légère», a-t-il ajouté.La restructuration doit permettre de redresser Deutsche Bank qui accuse une perte nette record de 6,01 milliards d\u2019euros au troisième trimestre, et vient d\u2019annoncer qu\u2019elle ne versera aucun dividende à ses actionnaires en 2015 et 2016.Ces résultats très décevants, selon M.Cryan, sont liés au fait que Deutsche Bank doit fortement déprécier la valeur de sa banque d\u2019investissement pour anticiper le durcissement de la réglementation financière européenne, et aux coûts importants des nombreuses procédures judiciaires dans lesquelles la banque est impliquée.Et «à moins d\u2019un miracle», Deutsche Bank se prépare à publier une perte pour l\u2019année 2015, a précisé le banquier.Agence France-Presse Remontée exceptionnelle des profits d\u2019Air France-KLM Paris \u2014 Le groupe Air Erance-KLM, dont la partie française est en pleine tourmente, a annoncé jeudi une nette embellie de ses résultats au troisième trimestre, mais la direction y voit une amélioration conjoncturelle qui ne doit pas empêcher la réforme contestée par les, pilotes.À la faveur d\u2019une forte demande au cours de l\u2019été et de l\u2019effet positif de la baisse du prix des carburants, le bénéfice net du groupe s\u2019est envolé au troisième trimestre, atteignant 480 millions d\u2019euros contre 86 millions un an plus tôt, une période qui avait été marquée par une longue et coûteuse grève des pilotes.Le résultat d\u2019exploitation frôle quant à lui les 900 millions d\u2019euros, soit le meilleur niveau pour la période estivale (cruciale pour les transporteurs aériens) depuis la création du groupe en 2004.Le p.-d.g.du groupe, Alexandre de Juniac, a salué dans un communiqué ces bons résultats tout en soulignant que «cette progression ne per- met cependant ni de combler le différentiel de compétitivité avec [ses] concurrents ni de disposer des moyens de financer la croissance du groupe».Il a appelé à une «reprise rapide des négociations avec les organisations professionnelles» sur le très contesté plan de compétitivité et de croissance « Perform 2020 ».Pour les syndicats, les bons résultats au troisième trimestre 2015 sont le fruit des efforts faits par les salariés et selon Emmanuel Mistrali, porte-parole du SNPL, le premier syndicat de pilotes d\u2019Air Erance, l\u2019urgence est maintenant moindre.«La direction continue à nous dire que ce n\u2019est toujours pas assez, nous dit qu\u2019on est toujours de trop.On est dans une vis sans fin, il n\u2019y a aucune perspective en terme de maintien de l\u2019emploi», a dénoncé pour sa part Miguel Eortea, secrétaire général CGT d\u2019Air Erance.Agence France-Presse Le Reine Elizabeth fermera pendant un an Les rénovations majeures de l\u2019hôtel Eairmont Le Reine Elizabeth forceront l\u2019établissement montréalais à fermer ses portes pendant un an.Ivanhoé Cambridge y investit 140 millions dans les rénovations.La grande majorité des plus de 600 employés seront mis à pied temporairement pour environ 9 à 12 mois.Une équipe de transition, des ventes, du marketing, de même que du personnel de services essentiels et du service de traiteur conserveront leur emploi.Ivanhoé Cambridge estime cependant que les nouveaux concepts de l\u2019hôtel feront augmenter le nombre total d\u2019employés, et ajoute qu\u2019un «vaste programme d\u2019accompagnement personnalisé» est déjà enclenché pour faciliter la transition.Les employés auront la possibilité d\u2019être relocalisés dans d\u2019autres hôtels de la région et des établissements gérés par la chaîne Eairmont.La Presse canadienne WSP améliore ses résultats Groupe WSP Global a dévoilé jeudi un résultat net de 50,4 millions ou 55 é par action au troisième trimestre, en hausse respectivement de 73,2% et de 19,6%.Les produits des activités ordinaires ont été de 1,5 milliard, en hausse respective de 138,3%, en raison principalement des acquisitions d\u2019entreprises.Le résultat net excluant les coûts d\u2019acquisition et de réorganisation se chiffre à 62,8 millions ou 69 é par action, en hausse respectivement de 90,3% et de 30,2%.Le carnet de commandes s\u2019établissait à 4,89 milliards, représentant environ 9,9 mois de produits des activités ordinaires, en hausse de 329,6 millions ou 7,2 % par rapport au deuxième trimestre de 2015.La Presse canadienne Le résultat net de Canam bondit de 39 % Saint-Georges \u2014 Groupe Canam a annoncé jeudi un résultat net de 14,5 millions ou 35 é par action au troisième trimestre, contre 10,5 millions ou 25 é par action l\u2019an dernier.Les revenus consolidés du trimestre ont augmenté de 31,3% pour s\u2019élever à 432,1 millions, comparativement à des revenus de 329,2 millions pour le même trimestre en 2014.Le carnet de commandes totalisait 1,23 milliard au 26 septembre 2015, comparativement à 1,06 milliard au 27 juin 2015 et 1,01 milliard au 31 décembre 2014.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE VENDREDI 30 OCTOBRE 2015 A 7 ECONOMIE HABITATION L\u2019accès à la propriété stagne au Québec À Montréal, la surévaluation des prix des propriétés et la construction excessive suscitent de l\u2019inquiétude KARL RETTINO-PARAZELLI accès à la propriété fait du I surplace au Québec et se situe toujours en deçà de la moyenne des 25 dernières années, révèle une analyse publiée jeudi par Desjardins.La hausse des revenus après impôts des ménages québécois a été similaire à celle du prix moyen d\u2019une propriété lors du troisième trimestre de 2015, ce qui explique pourquoi l\u2019indice d\u2019abordabilité Desjardins (lAD) est resté pratiquement inchangé au Québec.L\u2019IAD n\u2019a progressé que de 0,1 % lors de cette période.On constate cependant des disparités selon les régions.L\u2019accès à la propriété s\u2019est amélioré à Trois-Rivières (+6,4%), à Saguenay (+6,1%) et à Ottawa-Gatineau (+1,7%) puisque ces trois agglomérations ont vu le prix de vente moyen d\u2019une résidence baisser de 1% à 3,2%, tandis que les revenus après impôts ont connu des haqsses variant entre 1% et 2%.A l\u2019opposé.Sherbrooke a été moins abordable au troisième trimestre que lors du trimestre précédent, puisque la forte progression du prix de vente moyen (+5,2%) a surpassé la capacité de payer des ménages.Pour ce qui est de la ville de Montréal, elle a vu son indice d\u2019accès à la propriété reculer légèrement (-0,2%) et figure toujours parmi les marchés «à surveiller».Au Canada Si l\u2019accès à la propriété est demeuré stable au Québec, il s\u2019est légèrement amélioré en Ontario (+0,3%) et dans l\u2019en- semble du Canada (+0,5%), bien que l\u2019IAD se situe toujours sous la moyenne historique.Par ailleurs, les nouvelles sont bonnes à Vancouver, où l\u2019accès à la propriété a pris du mieux pour la première fois depuis un an.Ce marché demeure malgré tout le moins abordable du pays, souligne-t-on.«Les marchés reviennent d\u2019un assez long parcours, explique l\u2019économiste chez Desjardins et auteure de la note dévoilée mercredi, Chantal Routhier.On a vu que l\u2019ahorda-hilité s\u2019était grandement resserrée au cours des dernières années.Ça commence à se détendre un peu.» Crainte «modérée» à Montréal La Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) a également rendu public jeudi son rapport d\u2019évaluation du marché de l\u2019habitation, lequel constate des «conditions problématiques» à Toronto, Winnipeg, Saskatoon et Regina en raison de la surévaluation du prix des propriétés, de la construction excessive, ou des deux facteurs combinés.La SCHL observe que «les signes de conditions problématiques sont modérés à Montréal et à Ottawa, en raison de la surévaluation et des préoccupations croissantes concernant la construction excessive, surtout dans le segment des appartements en copropriété.» Le rapport note aussi des signes modérés de surévaluation dans la région métropolitaine de Québec.Le Devoir TransForce vend son secteur des matières résiduelles Le spécialiste montréalais du transport par camion TransForce s\u2019est entendu avec la torontoise GFL Environmental pour lui vendre ses activités de gestion des matières résiduelles pour 800 millions.Dans le cadre de cette opération, la filiale Gestion TFI de TransForce vendra la totalité des actions de Services Ma-trec et des autres filiales comprises dans le secteur de la gestion des matières résiduelles de TransForce.L\u2019entente prévoit qu\u2019une tranche de 100 millions du prix d\u2019achat pourra être acquittée par l\u2019émission à TransForce d\u2019actions de GFL, sous réserve du respect de certaines conditions à la satisfaction de TransForce.Si TransForce choisit de ne pas être payée au moyen d\u2019actions de GFL, GFL paiera 775 millions à TransForce à la clôture et réglera le solde du prix d\u2019achat au moyen d\u2019un billet à ordre de 25 millions payable quatre ans après la date de clôture et portant intérêt au taux de 3% par année.Se disant très heureux d\u2019avoir conclu cette entente avec GFL, le président et chef de la direction de TransForce, Alain Bédard, a indiqué que la vente devrait permettre à l\u2019entreprise «de réaliser la pleine valeur du secteur de la gestion des matières résiduelles, dont la valeur n\u2019a jamais été pleinement reconnue».La Presse canadienne Résolu réduit sa perte Produits forestiers Résolu a dévoilé jeudi une perte nette de 6 millions ou 7 é par action au troisième trimestre, comparativement à une perte nette de 116 millions ou 1,23$ par action l\u2019an dernier.Son bénéfice net ajusté s\u2019est chiffré à 14 millions ou 150 par action, après avoir été de 15 millions ou 160 par action il y a un an.Les ventes du trimestre ont atteint 905 millions, en baisse de 191 millions ou 17 % par rapport au troisième trimesfre de 2014.La Presse canadienne JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a accusé le premier ministre, Philippe Couillard, d\u2019être à la tête d\u2019une équipe de «mauvais négociateurs», le chef du gouvernement reprochant à l\u2019opposition de manquer de confiance à l\u2019égard de l\u2019avionneur québécois.BOMBARDIER Un marché de dupes, dit l\u2019opposition Le gouvernement aurait dû investir dans la société mère, selon le PQ et la CAQ Québec \u2014 Investir 1 milliard $US de fonds publics dans l\u2019avion commercial CSe-ries de Bombardier est une aventure trop risquée, ont tonné jeudi les partis d\u2019opposition, qui ont dénoncé en Chambre cette décision du gouvernement Couillard.Autant le chef péquiste Pierre Karl Péladeau que son homologue caquiste François Legault ont accusé le premier ministre et son gouvernement de ne rien comprendre à l\u2019économie et d\u2019être de «piètres négociateurs», au cours d\u2019une période de questions où les attaques personnelles ont fusé.|ln vertu de cette transaction, l\u2019Etat sera le propriétaire à 49,5% d\u2019une division qui manufacture la CSeries, un avion qui a provoqué un gouffre financier dans l\u2019entreprise en raison de problèmes de commercialisation.De l\u2019avis des deux chefs de l\u2019opposition, il aurait fallu que l\u2019Etat prenne une participation plutôt dans la société-mère, qui compte au moins deux divisions rentables.«Est-ce que le premier ministre peut nous dire pourquoi il a décidé que les contribuables et les Québécois devaient prendre tous les risques pour le bénéfice des actionnaires?» a demandé M.Péladeau à la période de questions.«Désolante manifestation d\u2019amateurisme, a rétorqué Philippe Couillard.C\u2019est comme si on avait attendu les remarques du chef de l\u2019opposition officielle \u2014 et Dieu sait qu\u2019on n\u2019attend pas grand-chose de sa part \u2014 pour nous intéresser à l\u2019avenir de l\u2019aéronautique au Québec.» M.Legault n\u2019a pas été plus tendre quand il est revenu à la charge.Selon lui, le premier mi- nistre a prouvé «qu\u2019il ne comprend rien» en investissant dans la division en difficulté, sans minimiser les risques par l\u2019entremise d\u2019une prise de participation dans l\u2019ensemble du groupe.«Pourquoi prendre autant de risques avec l\u2019argent des contribuables ?C\u2019est un mauvais deal.Le gouvernement libéral s\u2019est comporté comme un enfant d\u2019école dans cette transaction-là», a-t-il dit « On voit pourquoi notre collègue a quitté le milieu des affaires», a répondu le chef libéral, en rappelant le passé de son adversaire caquiste, cofondateur d\u2019Air Transat, une entreprise dont il s\u2019est séparé.«Je pense que mon chef a eu pas mal plus de succès en affaires que lui a pu en avoir avec Arthur Por- François Legault ter», a lancé par la suite le leader parlementaire caquiste, François Bonnardel.Le premier ministre a répété que d\u2019investir dans Bombardier était une «décision justifiée, équilibrée, sage, à la hauteur des ambitions des Québécois».Il a même ajouté que c\u2019était une «décision cruciale» pour l\u2019avenir même de la filière aéronaptique au Québec.A ses yeux, il est aussi important pour le Québec de soutenir son industrie aéronautique que pour l\u2019Ontario de soutenir son industrie automobile, ce que la province voisine a fait massivement.Il a reproché à ses adversaires leurs propos, qui sont une «marque de non-confiance» envers le géant aé- ronautique et son appareil.« Chaque mot qui est prononcé ici sur cette entreprise et ses projets a un impact direct sur les marchés», a-t-il dit.Lui-même n\u2019a pas manqué d\u2019éloges pour l\u2019appareil de la CSeries, qui, loin d\u2019être un canard boiteux pour l\u2019avionneur, est «l\u2019avion le plus perfectionné sur le marché», a-t-il estimé.M.Couillard demeure convaincu que les Québécois en ont pour leur argent dans cette transaction.Le gouvernement a obtenu la garantie pour 20 ans de conserver le siège social des activités d\u2019assemblage et de génie à Montréal, de même que la possibilité d\u2019obtenir des bons de souscription dans la compagnie mère à partir d\u2019un certain niveau de valeur de l\u2019action, a-t-il fait valoir.La Presse canadienne L\u2019action de Bombardier chute en Bourse GERARD BERUBE aide de 1 milliard $US avancée par Québec a f été mal accueillie en Bourse.L\u2019action de classe B de Bombardier a chuté de 280, ou de 17,4%, à 1,33$.La réponse reflète l\u2019effet diluttf de la transaction, mais aussi l\u2019absence de la Caisse de dépôt, dit-on de sources bien informées.Le volume de transactions était élevé, avec plus de 38 millions d\u2019actions échangées.Il semble que beaucoup de vendeurs à découvert se sont manifestés.L\u2019octroi de bons de souscription au gouvernement et le transfert des éléments d\u2019actif épurés dans une société en commandite s\u2019effectuent au creux du marché, alors que le programme CSeries arrive à l\u2019étape de la certification, retenait-on jeudi.Une source bien informée suggère également d\u2019associer ce jeu des ventes à découvert à l\u2019absence de la Caisse de dépôt dans l\u2019opération annoncée jeudi.Certes, la Caisse veut prendre ses distances du politique, mais sa présence au sein de Bombardier a un effet sécurisant tout en renforçant la crédibilité de l\u2019entreprise trop longtemps malmenée par une mauvaise gestion du programme CSeries, précise-t-elle.Une autre source revient à ce différend entre la Caisse et une famille Bombardier-Beaudoin s\u2019accrochant à sa participation de 53% détenue sous la formation d\u2019actions à droits de vote multiples.«Il est attendu que la Caisse va s\u2019ajouter dans quelques semaines, qu\u2019elle va commettre quelques centaines de millions.Il lui reste à surmonter ce différend autour des actions à votes multiples ou à élaborer un scénario imaginatif La Caisse veut s\u2019assurer que la direction en place ne soit pas évincée au moindre caprice», a précisé cette source, généralement bien informée.Le Devoir PARADIS FISCAUX Les banques n\u2019ont pas dit non, mais n\u2019ont pas encore dit oui ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Malgré deux salves d\u2019invita-tions laissées sans réponse positive, le regroupement qui représente les banques canadiennes affirme qu\u2019elles n\u2019ont jamais refusé de participer aux travaux d\u2019une commission parlementaire à Québec sur les paradis fiscaux.Dans une déclaration transmise à La Presse canadienne, l\u2019Association des banquiers canadiens (ABC) soutient qu\u2019aucune décision n\u2019a encore été prise.Mercredi, un membre de la commission parlementaire, le député péquiste Nicolas Marceau, a déclaré qu\u2019une convocation, à une date qui devait être respectée, serait envoyée sous peu aux banques.M.Marceau a affirmé que malgré deux invitations envoyées précédemment à chacune des banques, les parlementaires n\u2019avaient jusqu\u2019ici reçu aucune confirmation de leur intérêt à participer.Au moins l\u2019une d\u2019entre elles, que M.Marceau n\u2019a pas voulu identifier, a exprimé le souhait de ne pas participer.Si les banques ne se présentent pas à la date où elles sont convoquées, les députés, qui sont résolus à entendre les institutions financières, devront décider s\u2019ils utilisent leur pouvoir de contrainte, a expliqué M.Marceau.Dans un courriel envoyé mercredi soir, le directeur général de la,section québécoise de l\u2019ABC, Eric Prud\u2019homme, a déclaré que l\u2019ABC et les banques poursuivent leurs discussions avec la commission au sujet de la comparution.«Aucune décision finale n\u2019a été prise pour le moment, a-t-il écrit.Nos discussions portent sur la logistique de la comparution du secteur bancaire, qui n\u2019a jamais refusé de comparaître devant la commission.Nous sommes heureux de pouvoir contribuer aux travaux de la commission.» Mercredi, M.Marceau a expliqué que les banques préféreraient adjoindre un de leurs représentants à la délégation de l\u2019ABC qui serait entendue par les députés.Mais M.Marceau a précisé que la commission parlementaire souhaite entendre chacune des banques de façon distincte.Selon le député, leur participation est importante afin de comprendre pourquoi certaines banques canadiennes ont des succursales dans des paradis fiscaux.La Presse canadienne Résultats des tirages du : 2015-10-28 08 09 15 26 3Z 48 Prochain gros lot (approx ) 15 000 000 $ 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ I 00387859-04 | itiTîTïiij 02 09 16 43 45 46 Egtra 6196238 + ^AXM/LLiONS Ce soir, 55 MILLIONS S + 12 lots de 1 million $ (approx) En cas de d spanté entre cette liste et a I ste oft c el e (je Loto Québec cette dernière a priorité Membre O PQ et R C PO ' Psychologue clinicienn Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514-845-5545 A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI SO OCTOBRE 2015 EDITORIAL BOMBARDIER Le nerf de la guerre En devenant actionnaire à hauteur de 49,5% de la société en commandite qui chapeautera la commercialisation de la CSe-ries de Bombardier, le gouvernement Couillard prend un risque contraire à sa propre philosophie.Comme quoi l\u2019exercice du pouvoir fait oublier bien des principes.L Jean-Robert Sansfaçon ors de la présentation de son équipe économique, en mars 2014, le candidat libéral Philippe Couillard y allait d\u2019une dénonciation en règle du Parti québécois qui «emploie encore des méthodes du siècle dernier [basées sur] l\u2019intervention directe de l\u2019État», plaidant plutôt en faveur d\u2019un «accompagnement» modeste des entreprises.Or, moins de deux ans plus tard, le même M.Couillard, devenu premier ministre, défend bec et ongle la participation de son gouvernement à la création d\u2019une nouvelle société responsable du projet sans doute le plus audacieux et le plus risqué de l\u2019histoire récente du Québec.Un projet très en retard et deux fois plus coûteux que prévu au plan initial, à tel point qu\u2019il représente une menace pour la survie de l\u2019une des rares sociétés multinationales québécoises.En fait, libéral, péquiste, caquiste ou solidaire, le gouvernement du Québec n\u2019avait pas le choix de répondre positivement à l\u2019appel du pied de la famille Beaudoin.La CSeries, c\u2019est l\u2019avenir de la division aéronautique de Bombardier, et Québec ne pouvait pas rester les bras croisés malgré les beaux principes du premier ministre.Des dizaines de milliers d\u2019emplois sont en jeu, tant chez Bombardier que chez ses fournisseurs.,Cela dit, malgré leur appui unanime au soutien financier de l\u2019État, les partis d\u2019opposition ont condamné la voie privilégiée par Québec.Tant Pierre Karl Péladeau que François Legault auraient souhaité une participation au capital du groupe Bombardier lui-même et non au seul projet plus risqué de la CSeries.Ils n\u2019ont pas tout à fait tort, mais si tel avait été le cas, rien ne dit que l\u2019argent aurait été investi en totalité là où il est nécessaire pour le Québec, soit dans la mise en marché du nouvel avion.En devenant partenaire de ce projet en particulier, Québec s\u2019assure de plus de transparence dans les décisions et du maintien du siège social et des emplois chez nous dans l\u2019éventualité d\u2019une prise de contrôle étrangère de Bombardier inc.Par ailleurs, en échange de sa participation au risque, dont l\u2019ampleur est réduite du fait de la radiation immédiate de la plus grande partie des coûts de développement initiaux aux livres de la société mère, soit 3,2 milliards $US, Québec a aussi obtenu 200 millions bons de souscription de Bombardier inc.à éventuellement être exercés si l\u2019action de la compagnie atteint 2,21 $US d\u2019ici cinq ans.Pour cela, il faut évidemment que les ventes se raffermissent à la faveur de la mise en marché de cet appareil qu\u2019on dit plus économique et silencieux que ses concurrents, ce que tout le monde souhaite ardemment, à commencer par les milliers de travailleurs de l\u2019industrie aéronautique.Dans le monde d\u2019aujourd\u2019hui, où s\u2019affrontent des géants comme Airbus et Boeing, tous les gouvernements sont appelés à intervenir.Il ne s\u2019agit pas là de «méthodes du siècle dernier», mais du nerf de la guerre.Le Québec, un nain dans l\u2019arène, ne fait malheureusement pas exception.Et si l\u2019investissement de 1,3 milliard, puisqu\u2019il s\u2019agit bien d\u2019un investissement et non d\u2019une dépense, peut nous sembler majeur, disons-nous que la somme est modeste à l\u2019échelle du commerce mondial.CHINE Baby-boom, s.v.p.Guy Taillefer 1 était devenu urgent que le gouvernement chinois mette fin à sa politique anachronique de l\u2019enfant unique.S\u2019agissant de sortir la Chine du pétrin démographique dans lequel elle a fini par se placer au cours des 35 dernières années, la décision arrive cependant bien tard, dans un contexte où le pays souffre d\u2019un « ratio de dépendance » \u2014 le nombre de personnes en âge de travailler par rapport au nombre d\u2019enfants et de retraités \u2014 de plus en plus problématique.Perspectives d\u2019autant plus inquiétantes qu\u2019en Chine dite communiste, le filet de sécurité social est autrement moins développé que dans les pays occidentaux.Les démographes et les économistes doutent fort qu\u2019en autorisant les couples à avoir deux enfants, ces changements, qui concernent essentiellement la Chine urbaine, auront sur l\u2019économie un impact significativement utile à moyen terme.L\u2019impératif est économique, il est aussi social.La politique à laquelle on se décide enfin à mettre fin aura été imposée de manière extrêmement brutale au cours des dernières décennies.La loi prévoyait des amendes épouvantablement élevées pour empêcher les secondes naissances, d\u2019où les cas innombrables d\u2019avortements forcés et de feticides féminins.Beaucoup d\u2019enfants « illégaux » se sont ainsi trouvés à grandir dans un no man\u2019s land juridique, sans identité civile.Avec le résultat que le ratio hommes-femmes n\u2019a cessé de se creuser et qu\u2019on évalue maintenant que ce déséquilibre va faire en sorte qu\u2019entre 20 et 30 millions de jeunes hommes ne pourront pas se trouver d\u2019épouse.En fait, l\u2019abrogation de la loi était dans les cartons depuis quelques années.Les autorités avaient commencé à fermer les yeux sur des infractions depuis un certain temps.En 2013, la politique avait fait l\u2019objet d\u2019assouplissements importants, en vertu desquels les couples dont un des membres était lui-même enfant unique pourraient dorénavant avoir un deuxième enfant.Pour autant, ces « ajustements » n\u2019ont pas massivement augmenté l\u2019affluence dans les pouponnières.À ce jour, seulement 12% des 11 millions de couples qui pourraient potentiellement se prévaloir des nouvelles dispositions appliquées depuis 2013 ont demandé l\u2019autorisation d\u2019avoir un deuxième enfant.C\u2019est que le coût de la vie \u2014 logement, éducation, santé.\u2014 ne cesse d\u2019augmenter en Chine.N\u2019y existe pas, par ailleurs, de régime de congés parentaux payés par l\u2019État.Qn peut également concevoir que, culturellement, la nouvelle modernité urbaine de la Chine rende moins pressant le projet d\u2019avoir un autre enfant, que le président Xi Jinping le permettre ou non.Bien des choses peuvent se planifier par plan quinquennal.Pas un baby-boom.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET 0/vd/o a 0 d P a q a LETTRES Loin du sex-symbol, Justin est un fantôme ! Une professeure écriL dans le Devoir du 28 octobre, que Justin, le nouveau premier ministre du Dominion, est un sex-symbol, un boxeur, un homme tatoué.Si cela est vrai, la professeure fait fi de l\u2019essentiel : Justin Trudeau (il faut aussi apprendre à dire le nom de famille) est le fils du père, la progéniture de Pierre, un revenant de Trudeau, c\u2019est-à-dire un fantôme ! Il revient en effet hanter le pays de son père après le règne catastrophique des conservateurs de Harper, qu\u2019il faut savoir prononcer au complet.Candidat de l\u2019alternance, homme qui se trouve sous les sondages, Justin arrive just in time : il vient redonner le rêve du père à tous les Canadiens : un Canada des libertés, un Canada qui se prend pour une hallucination, un Canada où la drogue doit côtoyer la paix, un grand pays d\u2019une mer à l\u2019autre où il fera bon vivre tous ensemble.Justin apparaît dès lors comme un gagnant patient, non pas comme l\u2019homme du premier round, mais celui du troisième, un politicien subtil.L\u2019erreur, c\u2019est sans doute de voir Justin avec la compétence politique de son père, avec du contenu.Justin est bien plutôt une atmosphère, une vapeur, quelque chose qui apparaît, qui revient de loin et qui repartira dans une mort particulière.Si les prochaines semaines seront importantes sur le plan politique, ce ne sera pas en raison des rénovations du château appelé 24 Sussex, le manoir vétuste, mais plutôt en ce qu\u2019elles monteront à quel point l\u2019esprit du père a pris le corps du fils et de quelle manière, au Québec, to be or not to be in french sera la question.Dominic Desroches Montréal, le 28 octobre 2015 La religion est-elle contagieuse ?Les bibliothèques, scolaires devraient être financées par l\u2019État.Ce serait un investissement rentable, surtout avec le taux de décrochage et d\u2019analphabétisme que nous avons.Mais s\u2019il faut des bénévoles pour les ouvrir aux élèves, avons-nous les moyens de nous priver des bénévoles qui sont inspirés par leur foi ou leur groupe religieux ?S\u2019il fallait retirer toutes les heures de bénévolat fournies par des hommes et des femmes mus par leurs convictions religieuses, ou supprimer tous les appuis, financiers et autres, accordés à nos groupes communautaires et populaires par les communautés religieuses, c\u2019est une grande partie de nos organisations qui disparaîtrait, purement et simplement! Nos écoles publiques sont devenues laïques pour respecter notre société devenue pluraliste.Et le bénévolat ne doit pas devenir une manière détournée de réintroduire la religion à l\u2019école, c\u2019est entendu.Mais s\u2019alarmer parce que des citoyens, jeunes et croyants, se rendent disponibles pour servir leur communauté, cela me semble carrément maladif.Notre société manque de gens dévoués, disponibles et bénévoles, prêts à s\u2019impliquer dans l\u2019intérêt collectif.C\u2019est vrai dans les syndicats, les partis politiques, les organismes de quartier, etc.Si la motivation personnelle des trop peu nombreux bénévoles doit maintenant être passée au crible de la rectitude sociale, je ne donne pas cher de notre avenir.Je venais juste d\u2019écrire dans mon journal local: «Sommes-nous allergiques à l\u2019Église Je me demande maintenant si la religion n\u2019est pas, pour plusieurs, devenue carrément contagieuse.Dominique Boisvert Scotstown, le 28 octobre 2015 In memoriam Albert Brie (1925-2015) Il aura sans doute été l\u2019écrivain le plus authentique que j\u2019aie connu.Sans formation particulière, mais maître de sa pensée, qu\u2019il esquissait avec tant d\u2019élégance, et de sa langue, qu\u2019il maniait comme nul autre.La culture par la lecture.Tout lui venait d\u2019une source profonde et sûre.Ce qui lui a permis d\u2019être un polygraphe sans frontières.Il pouvait aborder n\u2019importe quel sujet sur n\u2019importe quel mode avec une même pénétration et une même puissance, une même aisance.Voilà pourquoi il était intarissable.Aucun artifice chez ce grand artiste.Et surtout: l\u2019ami était aussi «vrai» dans son amitié que l\u2019écrivain l\u2019était dans ses mots.Pour l\u2019une et les autres, je lui dois beaucoup.Pour ceux qui l\u2019ont connu, le silencieux ne saurait plus jamais se taire dans nos cœurs.Jean Marcel Le 28 octobre 2015 LIBRE OPINION Référendum de 1995 : toutes ces énergies gaspillées JEAN-CLAUDE GOBE Chef de l\u2019opposition officielle à la Ville de Laval Président du comité du Non pour l\u2019est de Montréal lors du référendum de 1995 Il y a 20 ans, le Québec, désabusé par l\u2019échec des accords du lac Meech et de Charlottetown, écrivait le moment le plus marquant et le plus fractionnel de son histoire, au XX® siècle.Le référendum de 1995, au cours duquel les Québécois de toutes origines avaient à décider de leur avenir, de leur appartenance et de leur place au sein de la Éédération canadienne.Cette campagne référendaire fut l\u2019objet de maints débats et déclarations de chaque camp.Certains rationnels, d\u2019autres émotifs ou certains autres pouvant semer l\u2019inquiétude dans la population quant aux conséquences possibles des résultats.Ce fut certainement une période où le destin du Québec s\u2019est joué.Les minces résultats obtenus par chacun des camps, même s\u2019ils pouvaient paraître décevants pom certains et victorieux pour d\u2019autres, n\u2019en étaient pas moins pour qui voulait les regarder avec attention; globalement, aucun vainqueur, la moitié des Québécois pom les changements et l\u2019autre moitié, opposée ou inquiète des conséquences de ces changements.A l\u2019époque, j\u2019étais président de l\u2019est de Montréal pour le comité du Non (22 circonscriptions) .Durant la période précédant ce référendum et suivant l\u2019échec de Meech et de Charlottetown, j\u2019ai été à même de constater la déception d\u2019une partie de nos concitoyens, y compris de nombreux collègues à l\u2019Assemblée nationale.Certains se sentaient trahis ou floués par le reste du Canada et n\u2019hésitaient pas à faire valoir leur tristesse et leur déception face à ce qu\u2019ils considéraient comme un rejet des idées d\u2019émancipation des Québécois à l\u2019intérieur du Canada.Un certain nombre de citoyens rejoignirent alors le camp du souverainisme, par dépit, ou pensant que c\u2019était là le seul moyen de faire changer les choses.Bien que partageant une partie de leur frustration et de leur déception, vis-à-vis de ces échecs, ainsi que du Canada anglais et d\u2019une partie de sa classe politique, je gardais malgré tout bon espoir que les choses pouvaient changer et je fis la campagne du camp du Non comme président régional.Les résultats serrés le soir du référendum me faisaient espérer que cela pouvait être une victoire pom tous.La victoire de la reconnaissance, par la classe politique canadienne, de la volonté de changement des Québécois et de la reconnaissance de leurs différences cultmelles, politiques et spécifiques et de là l\u2019importance de leur accorder les changements nécessaires, tels que Robert Bourassa, Brian Mulroney et d\u2019autres leaders canadiens l\u2019amaient voulu avec l\u2019accord du lac Meech.Malhemeusement, il n\u2019en fut rien, et la même indifférence et la même solitude se sont installées dans chacun des deux camps; l\u2019un disant «je vous ai compris », et l\u2019autre, « à la prochaine fois ».Vingt ans après, le temps comme la mer sur les galets, le ressac a fait son œuvre.Aujourd\u2019hui, je crois que nous avons tous, comme Canadiens et comme Québécois, manqué ce soir-là un grand rendez-vous avec l\u2019histoire, en ne tenant pas compte de ce résultat qui nous invitait tous au dialogue, à l\u2019entente et à la collaboration.Toutes ces années ont passé pour rien, toutes ces énergies gaspillées.Aujourd\u2019hui, on n\u2019ose même plus rêver à ce que nous aurions pu en faire.Dommage ! LE DEVOIR LE VENDREDI SO OCTOBRE 2015 A 9 IDEES CRISE POLICIÈRE À VAL-D\u2019OR Du mauvais usage de la présomption d\u2019innocence MICHAEL LESSARD Etudiant à l\u2019École du Barreau du Québec es policiers de Val-d\u2019Or ont tort de clamer haut et fort la présomption d\u2019innocence de leurs confrères pour faire taire les victimes, il y a une semaine, à l\u2019émission Enquête de Radio-Canada, des femmes autochtones de Val-d\u2019Or ont confié être victimes d\u2019abus policiers.Depuis, huit policiers ont été suspendus, avec salaire, pour la durée de l\u2019enquête sur ces allégations.En solidarité avec leurs confrères, les agents du poste 144 de Val-d\u2019Or ont refusé de travailler en fin de semaine dernière.Ils ont alors déterré le vieil argument qu\u2019on utilisait l\u2019an dernier pour faire taire les victimes d\u2019agressions sexuelles du mouvement #AgressionNonDénon-cée, celui d\u2019un respect sacré pour la présomption d\u2019innocence.Selon eux, les services de police ainsi que les policiers relevés ne devraient pas être critiqués tant et aussi longtemps qu\u2019un tribunal n\u2019a pas déclaré leur culpabilité.Or, c\u2019est mal comprendre l\u2019idée de présomption d\u2019innocence si l\u2019on souhaite l\u2019utiliser pour faire cesser la dénonciation d\u2019abus.La recherche de la vérité La présomption d\u2019innocence est un concept juridique qui trouve son utilité en tant qu\u2019outil procédural, mais qui ne convient pas nécessairement aux débats publics.Dans le processus judiciaire, la présomption d\u2019innocence permet d\u2019éviter de sauter aux conclusions, de condamner
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