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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2015-10-31, Collections de BAnQ.

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[" Halloween Un conte macabre imaginé par François Lévesque Page F1 Autochtones Le Québec passe de la crise à la prise de ^ conscience r j Pages A3 et B1 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V I N» 2 4 7 LE DEVOIR, LES SAMEDI 31 OCTOBRE ET DIMANCHE 1®=^ NOVEMBRE 2015 2,83 $+taxes=3,25 Commission scolaire Laval utilise ses petits monstres pour renflouer ses coffres PHILIPPE ORFALI Les citoyens de Laval pourraient sursauter samedi en voyant de petits vampires, sorcières et fantômes cogner à leur porte.Pas en raison de leurs déguisements à glacer le sang, mais plutôt à cause de ce qu\u2019ils auront suspendu à leur cou : une tirelire de la Commission scolaire de Laval afin de l\u2019aider à financer ses activités.Désemparée devant l\u2019ampleur des compressions budgétaires qui lui sont imposées, la Commission scolaire de Laval (CSDL) sollicite désormais les donneurs de bonbons comme le faisait jusqu\u2019à récemment l\u2019UNI-CEF avec ses célèbres boîtes-tirelires orange et noir, grâce auxquelles l\u2019organisme international parvenait à fournir médicaments, eau propre, éducation et aide d\u2019urgence aux VOIR PAGE A 10 : MONSTRES Aujourd\u2019hui Plaisir > Émilie Folie-Boivin fait du tourisme de quartier à Toronto.Page D1 Livres > Les derniers mots d\u2019Henning Mankell pour la première fois en français.Page F 4 À vos montres ! > Le passage à l\u2019heure normale aura lieu à 2 h dans la nuit de samedi à dimanche.Reculez horloges et coucous en lisant la chronique d\u2019Eric Desrosiers.Page B 2 Avis léfîaiix.Météo Décès Mots croisés Petites annonces.Sudoku.C6 .C2 .C7 .D5 .D7 .D5 / O JACQUES NADEAU LE DEVOIR En février 2013, à Tâge de 23 ans, Tartiste de cirque Maxime Girard a subi une grave fracture du cou.Marcher sur un fil, pour le reste de sa vie Devenu tétraplégique, un artiste de cirque veut aider les victimes de blessures à la moelle épinière ISABELLE PARE Pour le reste de ses jours, Maxime sait qu\u2019il marchera désormais sur un fil de fer invisible qui sépare le désir de vivre de celui de mourir.Une ligne fragile, ponctuée de miettes d\u2019espoir et de patience auxquelles il s\u2019agrippe comme un funambule déboussolé.Mais il n\u2019y a plus personne dans les gradins pour applaudir la performance quotidienne de sa propre survie, comme lorsqu\u2019il multipliait saltos et vrilles sous les projecteurs, 30 pieds au-dessus du sol.En février 20L3, à Tâge de 23 ans, l\u2019artiste de cirque Maxime Girard a subi une grave frac- ture du cou, qui Ta laissé tétraplégique.Pour ce grand gaillard de b pieds LL pouces, ce pan de muscles formé à l\u2019École nationale de cirque, côtoyer l\u2019extrême, c\u2019était de la petite bière.C\u2019est ce qu\u2019il croyait, jusqu\u2019à ce que sa vie bascule violemment.Aujourd\u2019hui, chaque jour passé dans sa peau de tétraplégique lui confirme que la survie est un numéro de haute voltige, le plus éprouvant qu\u2019il ait connu.Sortir de son lit, boire un verre d\u2019eau, assister au film de la vie des autres quand la sienne semble s\u2019être arrêtée en plein vol.Vivre est devenu un sport extrême.Pas une journée ne passe VOIR PAGE A 10 : EIL Reconstruire LE Canada Ramener la démocratie à Ottawa Un coup de barre s\u2019impose dans la gouvernance, affirme Jean Charest MARCO EORTIER Des députés «désabusés», une fonction publique laissée à l\u2019abandon, des institutions démocratiques à «redémarrer» : après neuf années de gouvernement Harper, un changement de culture s\u2019impose à Ottawa, affirme un groupe d\u2019experts dont fait partie l\u2019ancien premier ministre Jean Charest.Ce groupe «d\u2019éminents Canadiens», mandaté par le Forum des politiques publiques, recommande un important coup de barre dans l\u2019exercice du pouvoir au Canada.Les recommandations valent pour tous les niveaux de gouvernement \u2014 et le rapport est non partisan \u2014, mais la fin du règne conservateur à Ottawa marque l\u2019occasion de prendre un virage démocratique, affirme Jean Charest en entrevue au Devoir.«Sous le gouvernement Harper, ça a été une centralisation comme on n\u2019en a jamais vu auparavant.Ça l\u2019était déjà, mais il faut dire qu\u2019au Canada, on a battu des records», dit Tex-premier ministre du Québec en entrevue au téléphone.Sans jamais nommer le gouvernement Harper, le rapport de 20 pages critique durement le bilan conservateur.Ên entrevue, Jean Charest adopte le même ton non partisan, mais évoque sans détour de nécessaires changements dans la gouvernance à Ottawa.Il faut redonner la parole aux députés, qui se considèrent parfois eux-mêmes comme des plantes vertes.Il faut renforcer les comités parlementaires, devenus des instruments partisans.Et il faut décentraliser le pouvoir, qui s\u2019est retrouvé entre les mains du premier ministre.Électoralisme perpétuel «Au Canada, l\u2019émergence d\u2019un électoralisme incessant, dans le style de celui pratiqué aux Etats-Unis, a indubitablement contribué à saper les principes de gouvernance sains et la VOIR PAGE A 10 : CANADA Dossier > Immigration: des lois modifiables, mais des vies bouleversées.Affaires étrangères : redevenir Tami de ses alliés.Justice : un code criminel à remodeler.Science : reprendre ses lettres de noblesse.Environnement : assurer la protection des milieux naturels.Assurance-emploi : la réforme de la réforme.Culture : un changement de décor comme une bouffée d\u2019air.Pages A4, A 5 et A 6 FIGURES MARQUANTES de notre histoire Québec Hs La Fondation LIONEL-GROULX QUEBEC Irma LeVasseur et les premières femmes médecins invitée: Pauline Gill, romancière Animateur: Éric Bédard, historien Auditorium de la Grande Bibliothèque, 3 novembre 2015, 19h 77831303447944 K 1 TOUR DES CANADIENS CONDOMINIUMS PHASE 2 DES CONDOS DU PROJET QUAD WINDSOR DE 2 MILLIARDS DE DOLLARS AU CENTRE-VILLE À PARTIR DE MOINS DE 200 000$ EN NOVEMBRE INSCRIVEZ-VOUS À TOURDESCANADIENS.COM SPORT CULTURE DIVERTISSEMENT MAGASINS PARCS CANDEREL CentreBell Cadillac r Fairview I FONDS Immobilier de solidarité FTQ A 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI SI OCTOBRE ET DIMANCHE I®'\u2018 NOVEMBRE 2015 ACTUALITES FRONT COMMUN Québec présentera une nouvelle offre au secteur public Québec s\u2019apprête à présenter une nouvelle offre au secteur public, au terme de la première semaine des grèves tournantes.Le président du Conseil du trésor, Martin Coi-teux, a fait savoir vendredi que le gouvernement modifiera ses propositions.Rappelons que les syndicats du secteur public se plaignent du peu de progrès aux tables de négociation depuis un an et du manque d\u2019ouverture du gouvernement.Pas plus tard que jeudi, les organisations syndicales réclamaient la bonification des offres, qu\u2019elles trouvaient «indécentes».Vendredi, M.Coiteux a d\u2019abord déploré les arrêts de travail de cette semaine à la grandeur du Québec, tout en minimi-sant leurs conséquences.«Bien qu\u2019il y ait eu des débrayages que je considère comme regrettables, il y a eu du travail qui s\u2019est fait aux tables de négociation même cette semaine, donc on avance», a-t-il déclaré, en marge d\u2019une conférence de presse à Québec sur un autre sujet.Et du même souffle, le président du Conseil du trésor a ouvert son jeu, lui qui est demeuré inflexible sur les offres globales du gouvernement depuis novembre l\u2019an dernier, il juge opportun maintenant de faire un pas en avant et d\u2019envoyer un signal à ses vis-à-vis, sans détailler précisément ce qui serait déposé comme proposition.«On s\u2019approche du moment où, effectivement, on pense être en mesure de renouveler, d\u2019actualiser notre offre pour en arriver à un règlement négocié», a-t-il dit.Il a néanmoins réitéré que l\u2019offre globale actuelle «permet d\u2019avancer » tout en restant dans le cadre financier que s\u2019est fixé le gouvernement, c\u2019est-à-dire l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire en 2015-2016, et aucun fardeau supplémentaire pour les contribuables.Clarifications En début de soirée vendredi, le Conseil du trésor a tout de même tenu à clarifier sa position: pas question de renoncer aux grandes lignes de ce qui a été énoncé jusqu\u2019à maintenant et de tout jeter ce qui a été proposé.« On ne fera pas table rase», a expliqué la porte-pafole de Martin Coiteux, Marie-Eve Labranche.Les premiers échos du front commun intersyndical à propos des ouvertures de M.Coiteux sont positifs.Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, y voit une lueur d\u2019espoir.« C\u2019est une bonne nouvelle, mais évidemment, il faudra voir ce que le gouvernement entend par nouvelle offre.» La Presse eanadienne La CRT ordonne anx infirmières de porter lenr carte d\u2019identité Les infirmières, qui n\u2019ont pas fait la grève comme les autres employés du secteur public et qui avaient plutôt décidé de recourir à des moyens de pression plus légers, viennent de se voir interdire l\u2019exercice de certains de ces moyens par le tribunal.Dans une décision obtenue par La Presse canadienne, la Commission des relations du travail donne raison au Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides, qui s\u2019était plaint du fait que les infirmières refusaient de porter leur carte d\u2019identité à titre de moyen de pression.Elles portaient également un pantalon de yoga ou un jean, avec le haut de leur uniforme.Ce moyen de pression avait justement été choisi par la Lédération interprofessionnelle de la santé (LIQ), le principal regroupement de syndicats d\u2019infirmières au Québec, parce qu\u2019il était plus léger qu\u2019une grève.Or, la Commission des relations du travail vient de juger que le refus de porter la carte d\u2019identité risque de mettre en péril la sécurité des patients et de nuire à un service auquel la population a droit.«L£ non-port de la carte d\u2019identité est susceptible de mettre en danger la sécurité des patients et est conséquemment susceptible de causer préjudice au service auquel la population a droit», écrit la juge administrative dans sa décision.MANDAT DU BEI Les allégations d\u2019agressions sexuelles doivent être incluses.\u201d ALEXANDRE ROBILLARD à Chicago Les allégations d\u2019agressions sexuelles concernant des agents de la Sûreté du Québec de Val-d\u2019Or démontrent la nécessité d\u2019élargir le mandat du bureau qui sera chargé d\u2019enquêter sur les incidents dans lesquels des policiers ont joué un rôle, a déclaré vendredi le premier ministre Philippe Couillard.M.Couillard a affirmé qu\u2019il est nécessaire d\u2019ajouter les allégations d\u2019agressions sexuelles au nombre des situations qui seront confiées au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).Le BEI commencera ses activités en avril prochain, ce qui laisse le temps de déterminer de quelle façon procéder pour élargir son mandat, a expliqué en point de presse le premier ministre.En juillet dernier, la ministre de la Sécurité publique.Lise Thériault, qui a demandé à être relevée temporairement de ses fonctions jeudi, avait déposé un projet de règlement établissant les modalités d\u2019enquête du BEI.Le cabinet de M\u201c® Thériault a indiqué vendredi que le texte n\u2019a pas encore été adopté, malgré la fin de la période de consultation de 45 jours qui a suivi son dépôt.Définition restrictive En août dernier, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) avait jugé que la définition de blessure grave, dans le projet de règlement, était trop restrictive.Les partis de l\u2019opposition ont réclamé cette semaine que le gouvernement confie au BEI l\u2019enquête sur les allégations de femmes autochtones qui disent avoir été agressées par des agents de la SQ du poste de Val-d\u2019Qr.Mais selon la formulation actuelle du projet de règlement, leur situation n\u2019aurait pas permis de confier au BEI le dossier.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Philippe Couillard a assuré qu\u2019un changement tenant compte de la recommandation de la CDPDJ était possible.En marge d\u2019une mission à Chicago, M.Couillard a assuré qu\u2019un changement tenant compte de la recommandation de la CDPDJ, notamment concernant les allégations d\u2019agressions sexuelles, était possible.«Ça me paraît correct et logique, a-f il dit.On va regarder cette ques-tiondà.Est-ce que ça prend un changement législatif un changement réglementaire ?C\u2019est clair que les malversations de toutes sortes doivent être couvertes, et notamment celles-là.» M.Couillard n\u2019a pas été en mesure d\u2019expliquer pourquoi les allégations d\u2019agressions sexuelles par des policiers n\u2019étaient pas prévues dans le mandat du BEI.«C\u2019est clair qu\u2019on veut que les personnes qui s\u2019estiment lésées, de toute façon que ce soit, et particulièrement de cette façon-là [qu\u2019elles] puissent avoir les recours nécessaires, en toute indépendance, a-fil dit.On va certainement voir pourquoi ç\u2019a été le cas en juillet et s\u2019il y a une correction à faire, on la fera également.» La Presse eanadienne Du changement autour de Mulcair L\u2019ex-député Paul Dewar a été nommé vendredi comme conseiller principal à la transition.Il aura le mandat de conseiller le chef Thomas Mulcair sur la réorganisation du personnel \u2014 le NPD devra revoir ses effectifs à la baisse \u2014, la formation du cabinet fantôme et «la voie à suivre pour l\u2019avenir du NPD», a indiqué le parti dans un communiqué.M.Mulcair aura aussi un nouveau chef de cabinet (Steve Moran), puisque factuel titulaire du poste, Alain Gaul, a choisi de reprendre son métier d\u2019avocat à Montréal.M.Gaul avait été nommé au début de l\u2019année, et il demeurera conseiller spécial du chef pour quelques mois.Jordan Leichnitz, qui était directrice adjointe de la recherche politique et de la gestion des enjeux au bureau de Thomas Mulcair, deviendra pour sa part chef de cabinet adjointe.Le Devoir L\u2019UQ va conserver son siège social, dit le ministre Blais Qpébec \u2014 Le ministre de l\u2019Education, Erançois Blais, renonce à l\u2019idée d\u2019abolir le siège social de l\u2019Université du Québec, qui a pignon sur rue à Québec.En marge d\u2019une interpellation en Chambre sur l\u2019éducation, vendredi, le ministre a mis un terme aux rumeurs voulant qu\u2019il s\u2019apprête à mettre la clé sous la porte du siège social du réseau des universités du Québec.Le but aurait été de laisser plus de marge de manoeuvre et d\u2019autonomie aux constituantes en région.Cependant, le ministre Blais a dit qu\u2019il souhaitait éliminer les dédoublements administratifs constatés entre le siège social et les différentes composantes du réseau.Questionné par le porte-parole pé-quiste en éducation, le député Alexandre Cloutier, le ministre Blais a dit que son objectif consistait à renforcer le réseau universitaire régional, et non à l\u2019affaiblir.A propos de l\u2019abolition envisagée du siège social, le ministre s\u2019est fait rassurant pour affirmer qu\u2019il n\u2019était «pas du tout dans cette voie-là pour le moment».La Presse eanadienne 807771 LE DEVOIR, LES SAMEDI 31 OCTOBRE ET DIMANCHE I « NOVEMBRE 2015 A 3 ACTUALITES Femmes autochtones Linstitution d\u2019une déshumanisation JEAN-FRANÇOIS NADEAU Quand un autochtone a des ennuis, la dernière personne qu\u2019il va voir pour chercher de l\u2019aide est la police.Au temps des pensionnats, c\u2019est la police qui venait chercher les enfants pour les emporter.» On n\u2019imagine pas l\u2019empreinte profonde et tragique de cette mémoire souterraine qui rejaillit sans cesse et de multiples façons à la conscience d\u2019un autochtone, estime Melissa Mol-len Dupuis, cofondatrice du chapitre québécois d\u2019Idle No More.Comment chercher de l\u2019aide aujourd\u2019hui?Les services courants offerts à la population apparaissent mal adaptés pour les autochtones.«Au Canada, il existe 44 foyers pour femmes autochtones victimes de violences pour 632 communautés», affirme Melissa Mollen Dupuis pour donner un aperçu du gouffre entre l\u2019offre et les besoins.Melissa Mollen Dupuis a grandi à Mingan, sur la Côte-Nord.Elle est d\u2019origine innue.«L\u2019effet de surprise de beaucoup de Québécois devant cette histoire en dit long.Ça fait une dizaine d\u2019années qu\u2019on en parle.» Des centaines de femmes autochtones sont disparues et il a fallu des livres et des pressions multiples pour qu\u2019on finisse par en parler.«Pourtant, des années plus tard, on parle toujours du cas de Cédrika Provencher.Je ne dis pas que ce n\u2019est pas bien, au contraire, seulement que cela montre la différence entre être une jeune femme autochtone et une jeune Québécoise.» La responsabilité Widia Larivière a 31 ans.D\u2019origine algonquine, elle est l\u2019autre cofondatrice de la section québécoise d\u2019Idle No More.Elle est aussi active dans l\u2019association Eemmes autochtones du Québec.« Tout le monde a sa part de responsabilité dans le racisme systémique dont sont victimes les autochtones.J\u2019espère que cette histoire de Val-d\u2019Or ne sera pas seulement un buzz médiatique de quelques jours.La surprise, pour nous, n\u2019est pas de voir qu\u2019une chose pareille éclate, mais que ça ait pris autant de temps pour que cela prenne une place dans le débat public.» Le bénéfice de cette sortie publique de femmes de Val-d\u2019Or?«Les gens en parlent maintenant dans leur cuisine, leur salon, dans le métro.Cette discussion amène déjà un changement.Mais la première chose qui a été faite a été de discréditer les femmes.Ça montre le degré de déshumanisation où on est rendu.C\u2019est bien pourquoi il faudrait une commission d\u2019enquête nationale.Il faut comprendre comment on peut remédier à cette situation.» Pour Melissa Mollen Dupuis, les problèmes remontent à une destruction du tissu familial autochtone, notamment au temps des pensionnats.«Il existe une continuité entre la discrimination institutionnalisée et la déshumanisation aujourd\u2019hui.» KK Tout le monde a sa part de responsabilité dans le racisme systémique dont sont victimes les autochtones.J\u2019espère que cette histoire de Val-d\u2019Or ne sera pas seulement un buzz médiatique de quelques Jours.W Widia Larivière, cofondatrice de ia section québécoise d\u2019Idie No More Uidentité D\u2019origine abénaquise, Annie O\u2019Bomsawin-Bégin, profes-seure de philosophie au cégep de Saint-Jérôme, avoue un profond malaise.«Les femmes autochtones ont tellement subi de violences.Ça fait tellement partie de leur réalité qu\u2019il m\u2019est arrivé soudain de ne pas me sentir autochtone parce que je n\u2019avais pas vécu des choses pareilles.Comment la violence peut-elle en arriver à faire partie de l\u2019identité ?» Il faut reconnaître les faits, croit-elle.«La colonisation et les lois canadiennes ont détruit les structures sociales.L\u2019organisation politique a été changée.On a enlevé des droits aux femmes.La transmission ne se faisait plus que par le nom des hommes.Et les hommes ont pris ce qui restait, simple question de survie.» La parole Pour la poète innue Natasha Kanapé Eontaine, 24 ans, l\u2019ennui avec toute cette histoire est qu\u2019on se contente de regarder les choses en surface.«On est incapable encore de dire ce que sont les conséquences de la colonisation.C\u2019est comme d\u2019habitude: on rapporte des événements, on les critique, mais on ne nomme pas les causes.» Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514-845-5545 (jos&ey - .J'/oi&ettey en/ muentaù^ c^enc/a&i, caMmj,\tet sù^/o&i a/ôi(msyc^^Âoto&^ cietic/esy ôureaw, &ceaKæy ciresy w cacÂeter^.44ô, tu&St^TuJ^ice^, J4æitæ^jffotitréal\t: ôi4 6\u20194ô-4ÿ6\u20190 (Ao/ âmaf/oo/ o\u20acfia4aAy(A& fOÂ/ 00 w 1(04/ 00 /e&y .mm£tâs/eO (AmumÀ&s/(A& fO A 00 et fAASO Abat-jour Illimités M P HADE OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour 40% de rabais sur TOUS nos pieds de lampes Présentez ce coupon au moment de I achat Excluant les commandes Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats anterieurs Valide du 31 octobre au 30 janvier 2016 \u2022\tPlus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022\tLe plus grand choix au Canada.\u2022\tService de recouvrement sur mesure.\u2022\tApportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Montreal 4875, Jean-Talon Ouest (514)344-8555 1(866)747-8555 Laval 2267, boul Le Corbusier (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca LEDEWnt Citoyennes de troisième zone SARAH R.CHAMPAGNE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sous des fumées de sauge, pancartes de femmes disparues ou assassinées s\u2019agitant, plusieurs centaines de personnes ont tenu vigile jeudi soir, faisant déborder l\u2019esplanade de la Place des Arts.Selon la vieille Loi sur les Indiens, observe l\u2019écrivaine, les autochtones ne sont pas des citoyens canadiens.«Il y a quelque chose là-dedans à la base de la perception qu\u2019on se fait des autochtones.Comment s\u2019imaginer des gens qui n\u2019existent pas ?Moi, jusqu\u2019à 16 ans, je pensais que je n\u2019existais pas, que les autochtones n\u2019existent pas.» Elle trouve regrettable que si peu d\u2019autochtones soient appelés à parler aux médias.«Quand va-t-on arrêter de réfléchir à leur place ?Il faut pousser à parler, à écrire, à prendre la parole.Avant, la maîtrise de la langue française nécessaire pour intervenir n\u2019était pas acquise.Là, ça change.» «Au moins, avec une histoire comme celle de Val-d\u2019Or, on prête désormais plus attention à ce que les femmes disent», estime Annie O\u2019Bomsawin-Bégin, qui affirme par ailleurs avoir espoir désormais dans la jeune génération de femmes.«Nous avons maintenant des diplômes.Nous avons des formations.On investit les réseaux publics, les colloques.On voit que certaines osent maintenant s\u2019exprimer.Ça va continuer.Dès lors qu\u2019on parle, ce n\u2019est pas mort.Il y a un espoir.» Le Devoir Tous les indicateurs le confirment: les femmes autochtones sont trois à quatre fois plus susceptibles que les autres femmes de subir de la violence, physique ou sexuelle, ou d\u2019être assassinées.Et pendant que l\u2019on cherche les coupables de cas précis qui ont réveillé l\u2019opinion publique, les causes plus profondes de cette détresse refont aussi surface.Le sous-financement des programmes sociaux et la discrimination systémique, deux questions liées, figurent au banc des accusés.Ghislain Picard, grand chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, l\u2019a admis sans équivoque lors de sa sortie de mardi: «On reconnaît que le climat social au sein de nos communautés est loin de refléter l\u2019idéal, mais on n\u2019a pas les ressources nécessaires pour procéder à ce vaste chantier.» Pour Stéphane Grenier, le sous-financement des programmes sociaux dans les communautés autochtones est une évidence.Ce professeur de travail social à l\u2019UQAT a une expérience terrain de la réalité autochtone, notamment à travers le refuge La Piaule de Val-d\u2019Or.Le chercheur raconte que, pour une étude en travail social, il a tenté de trouver des jeunes Algonquins d\u2019environ 16 ou 17 ans qui n\u2019auraient jamais été placés en foyer d\u2019accueil par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).«On n\u2019en a pas trouvé.» Il y a selon ses données aujourd\u2019hui plus d\u2019autochtones placés hors des communautés qu\u2019au temps des pensionnats.Le rapport avec les femmes autochtones?Les conditions de vie et «le faible capital social» des communautés créent des terreaux fertiles à la violence ou rendent très difficile de s\u2019extirper de situations périlleuses.« Une discrimination structurelle», dit Stéphane Grenier, à cause du sous-fi-nancement des services, qui entrecroise une potentielle «discrimination systémique».La question de la pénurie de logements dans les réserves a par exemple une incidence sur la dénonciation de la violence conjugale par les femmes autochtones.Celles-ci n\u2019étant pas assujetties au droit de la famille québécois, elles n\u2019ont pas de protection juridique pour obtenir l\u2019usage exclusif du lieu de résidence en cas de séparation.Elles sont donc placées devant un dilemme, car dénoncer de la violence conjugale peut signifier devoir quitter la communauté, faute d\u2019un autre logement disponible.Si la Commission de la protection des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) n\u2019a pas statué sur la question précise du groupe des femmes autochtones, Renée Dupuis, l\u2019une de Il y a, selon le professeur Stéphane Grenier, plus d\u2019autochtones placés hors des communautés aujourd\u2019hui qu\u2019au temps des pensionnats ses vice-présidentes, explique que la discrimination systémique est «la somme des effets d\u2019exclusion disproportionnés qui résultent de préjugés ou stéréotypes, mais aussi de politiques et de pratiques».Le racisme et le sexisme s\u2019insinuent dans les institutions, même dans des normes en apparence neutres.Une cause a d\u2019ailleurs été portée devant l\u2019équivalent fédéral de la CDPDJ, sur le sous-financement des services de protection de la jeunesse.C\u2019est donc dire que les instances chargées de faire respecter l\u2019égalité entre tous se préoccupent du sort des femmes autochtones.Autre signe que des amendements législatifs restent à entreprendre, la Cour supérieure du Québec a reconnu en août dernier que la discrimination fondée sur le sexe persiste pour les femmes autochtones et leurs descendants en quête d\u2019un statut.Avant 1985, elles perdaient carrément leur statut lorsque mariées à un non-autochtone.Malgré des modifications subséquentes, les zones d\u2019ombre subsistant faisaient en sorte que de mariage mixte en mariage mixte, le statut se «diluait» plus rapidement pour la descendance de femmes avec le statut d\u2019Indiennes.Le Devoir ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC PRIX DU PUBLIC ^^Ieurde400 VOTEZ EN LIGNE POUR VOTRE PROJET PRÉFÉRÉ! oaq.com/pea JUSQU AU 18 NOVEMBRE MARATHON D'ARCHITECTURE Votez éclairé: assistez aux présentations des architectes qui ont conçu les projets en compétition.A Montreal 4 novembre Grande bibliothèque 17 h 30 Le prix «U publi est présenté pa 0BSDa Cemmanditaire principal des Prix d'excellence INSCRIPTION GRATUITE oaq.com/pea A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 31 OCTOBRE ET DIMANCHE I^i^ NOVEMBRE 2015 A 5 RECONSTMIRE lE CANADA w\\ f%^' 'àm JACQUES NADEAU LE DEVOIR Justin Trudeau a été élu sur la promesse de défaire une série de décisions tombées sous le règne conservateur.Justice, règles parlementaires, programmes sociaux: les libéraux peuvent-ils réellement renverser la vapeur?Y a-t-il des retours en arrière impossibles ?Zoom sur un changement de culture à Ottawa.IMMIGRATION Des lois modifiables, mais des vies bouleversées MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Les changements législatifs et politiques qui ont transformé le système d\u2019immigration canadien depuis dix ans pourront facilement être corrigés.Suffit que les libéraux en aient la volonté.Mais les immigrants et les réfugiés qui ont été expulsés ou rejetés avant même d\u2019entrer au pays ne pourront pas, eux, effacer les dernières années.Les réformes conservatrices auront détruit leur vie.«La seule chose qui est irréversible, c\u2019est le nombre de réfugiés qui ont été injustement refusés d\u2019entrée et qui ont été renvoyés chez eux pour être persécutés, torturés et tués», déplore Peter Showier, qui a été professeur de droit des réfugiés à l\u2019Université d\u2019Ottawa.«Il y a des personnes qui sont mortes aujourd\u2019hui à cause des politiques conservatrices.» En dix ans, le gouvernement de Stephen Harper a complètement refaçonné le système d\u2019immigration : la citoyenneté et la résidence permanente sont plus difficiles à obtenir et plus faciles à perdre, les réfugiés sont aussi davantage renvoyés, et une panoplie d\u2019entre eux ne peuvent JACQUES NADEAU LE DEVOIR Avant même que le Parlement ne reprenne ses activités, le nouveau gouvernement peut annuler, comme promis, une série de mesures conservatrices en matière d\u2019immigration.ment des soins de santé des réfugiés.En outre, les libéraux pourraient, s\u2019ils le souhaitaient, prolonger les délais de demande de divers réfugiés et rétablir leur recours à un appel.Puis, à plus long terme, bonifier le nombre de réfugiés accueillis par Ottawa et abroger la loi conservatrice qui envoie en détention tout migrant arrivant de façon «irrégulière» au pays.«Il n\u2019y a rien, dans ce Il n\u2019y a rien, dans ce qu\u2019ont fait les conservateurs, qui ne peut pas être défait, selon Lome Waldman.plus porter en appel le refus de leur demande.Difficile de dire combien de réfugiés n\u2019ont pu trouver asile au Canada.«Certainement des centaines», selon M.Showier.Ce professeur à la retraite estime toutefois, comme d\u2019autres experts, que la situation pourra être corrigée.Avant même que le Parlement ne reprenne ses activités, le nouveau gouvernement libéral peut annuler, comme promis, une série de mesures conservatrices.Justin Trudeau peut \u2014 en attendant d\u2019abroger la loi C-24 \u2014 abandonner les démarches entamées pour révoquer la citoyenneté de Canadiens de double nationalité qui ont été reconnus coupables d\u2019actes terroristes.Il peut, avec un simple décret, rétablir le rembourse- rez\u2019Dwt fait les conservateurs, qui ne peut pas être défait, confirme Lome Waldman.La question est de voir jusqu\u2019où [les libéraux] sont prêts à aller.[.] Il y a eu un changement de ton et d\u2019attitude», souligne l\u2019avocat en droit des réfugiés, qui souhaite «un meilleur équilibre entre compassion et répression.La mentalité s\u2019est ancrée dans le système au fil des ans.S\u2019ils veulent rééquilibrer tout ça, il va falloir un message très fort du leadership, au sommet».Les conservateurs ont réduit les effectifs à Immigration Canada et les ont bonifiés à l\u2019Agence des services frontaliers \u2014 devenue une «machine à expulsion», illustre M® Waldman.Outre une nouvelle philosophie de l\u2019immigration canadienne, «il va y avoir un manque de ressources» au ministère res- ponsable de cet accueil, prévient l\u2019avocat.Autre séquelle conservatrice, la «diffamation» à l\u2019endroit des réfugiés.«Il y a eu une campagne concertée pour miner la perception que se fait le public des réfugiés.Ce sera difficile à récupérer», croit M.Showier, qui déplore que les conservateurs aient dénoncé à répétition des «réfugiés bidon», des «fraudeurs», des «resquilleurs».«Il y a une augmentation de l\u2019hostilité autour d\u2019eux, confirme Janet Dench, directrice du Conseil canadien pour les réfugiés.C\u2019est difficile pour les gens de se sentir les bienvenus dans une société s\u2019ils sont toujours confrontés à des messages qui remettent en question leur honnêteté, le bien-fondé de leur demande, qui suggèrent qu\u2019il y a un lien entre immigrants et fraudeurs ou criminels.[.] Ça encourage les tendances xénophobes et racistes au Canada.» M\u201c® Dench et M.Showier ont cependant été rassurés par le changement de ton adopté par Justin Trudeau en campagne électorale.La réconciliation est déjà entamée, selon eux.La preuve, note M.Showier, les communautés immigrantes ont délaissé les conservateurs pour se ranger en grand nombre derrière les libéraux cette fois-ci.Le Devoir AFFAIRES ETRANGERES Redevenir l\u2019ami de ses alliés MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa « N ous sommes de retour», annonçait Justin Trudeau à la communauté internationale dès le lendemain de sa victoire électorale.Terminé, le Canada qui boude les Nations unies.Eini aussi, l\u2019abandon de ses missions de paix.Mais dix années de relations acrimonieuses et de critiques acerbes à l\u2019endroit de l\u2019ONU seront-elles aussi rapidement oubliées ?Les alliés pardonneront-ils si facilement au Canada, alors qu\u2019il se prépare du même coup à abandonner la coalition qui bombarde l\u2019Etat islamique au Moyen-Orient?Des experts en affaires étrangères croient que oui, mais il faudra du temps.Et des gestes concrets pour montrer que le Canada, avec Justin Trudeau, va changer.« C\u2019est sûr qu\u2019il y a de gros dommages.[.] Dix ans, ça ne se défait pas du jour au lendemain», prévient le politologue Charles-Philippe David.Mais si l\u2019on se fie à la métamorphose quasi instantanée de la réputation des Etats-Unis lorsque Barack Obama a succédé à George W.Bush, l\u2019image du Canada pourrait être promptement corrigée.«Les Etats ont une grande capacité à oublier les choses, consent son collègue Jocelyn Coulon, du CERIUM.On est ici dans des relations où il n\u2019y a pas de sentiments.Tout le monde regarde l\u2019intérêt.Et l\u2019intérêt, c\u2019est de voir le Canada revenir au sein des institutions multilatérales.» Car le gouvernement canadien a beaucoup à offrir: diplomatie, participation aux missions de paix onusiennes.En rapatriant ses avions de chasse d\u2019Irak et de Syrie, Justin Trudeau pourrait très bien annoncer en contrepartie l\u2019envoi de soldats canadiens ailleurs \u2014 comme Jean Chrétien qui, en refusant d\u2019aller en Irak en 2003, a déployé des troupes en Afghanistan.M.David doute aussi que le départ des six avions de chasse canadiens froisse outre mesure les alliés, d\u2019autant plus que le rôle du Canada était «marginal» (un peu plus de 2% des frappes internationales).Justin Trudeau pourrait en outre bonifier la participation du Canada à la mission de formation des troupes irakiennes, de même que son aide humanitaire sur le terrain, selon l\u2019ancien ambassadeur Raymond Chrétien.Ce diplomate de carrière, aujourd\u2019hui chez Easken Martineau, partage l\u2019optimisme prudent de M.David.Au fil des ans, Stephen Harper a boudé plus d\u2019une fois les rencontres onusiennes \u2014 pour assister à l\u2019ouverture d\u2019un Tim Hortons ou pour se rendre jusqu\u2019à New York s\u2019adresser à d\u2019autres groupes plutôt qu\u2019à ses homologues internationaux.«On n\u2019oublie pas, tranche M.Chrétien.Mais on passe à aufre chose.» Surtout lorsqu\u2019un Etat Le nouveau gouvernement devra démontrer, à coups d\u2019investissements en aide internationale, que le vent a tourné passe de la parole aux actes.Justin Trudeau devrait,selon lui, «dès l\u2019an prochain, se pointer là-bas en force, avec une vision complète de la nouvelle politique du Canada à l\u2019égard des Nations unies».Et pourquoi pas, faire campagne rapidement pour obtenir un siège au Conseil de sécurité.Ce sera fait, de l\u2019avis de M.Coulon, qui a conseillé Justin Trudeau en vue de la campagne électorale.Le poste a échappé à Ottawa en 2010 \u2014 une première pour le Canada.Le Canada oubliera-t-il?«La politique étrangère de Stephen Harper a peut-être changé la fabrique du pays», s\u2019inquiète cependant M.David, titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand.La population canadienne pourrait avoir délaissé, avec les années, son traditionnel appui aux Casques bleus ou à la médiation au Moyen-Orient.C\u2019est d\u2019ailleurs sur ce front qu\u2019il y aura le plus à faire pour rebâtir les ponts, selon lui, car l\u2019appui inconditionnel de Harper à Israël a heurté le monde arabe et les Palestiniens.Le Canada a en outre tourné le dos, au fil des ans, à ses partenaires en aide au développement.«Les relations internationales, c\u2019est essentiellement de la confiance entre des Etats», souligne Erançois Audet, de l\u2019Observatoire canadien sur les crises et l\u2019action humanitaire à rUQAM.«Et si un État n\u2019a pas respecté sa parole pendant de nombreuses années, c\u2019est sûr que notre réputation a été entachée.» Là encore, le nouveau gouvernement devra démontrer, à coups d\u2019investissements en aide internationale, que le vent a tourné.L\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI) a été intégrée au plus gros ministère des Affaires étrangères.Une fusion qui ne pourra plus être défaite.Mais M.Audet espère voir l\u2019ACDI confiée à un ministre en titre.Et le Bureau de la liberté de religion \u2014 créé des cendres de Droits et Démocratie, tué par les conservateurs \u2014 , aboli, et ses fonds réinvestis en aide humanitaire attribuée aux plus vulnérables plutôt ç{Vi«en fonction de l\u2019identité, qu\u2019elle soit religieuse ou politique».Avant toute chose, si Justin Trudeau veut lancer un message à la communauté internationale, il devrait selon nos experts aller à Paris, en décembre, muni de promesses ambitieuses.Et ainsi montrer au monde entier que le Canada qui s\u2019est retiré du protocole de Kyoto n\u2019est plus.Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le gouvernement canadien a beaucoup à offrir en matière de diplomatie et de participation aux missions onusiennes.m 'FABRIQUÉ AU QUÉBEC BOIS ^«SOJJVIRES PP' iHaiEillE ^ns.eils en^d^aorati^n^qratuits ESTIMATION GRATUITE ai: 1 855 770-8677 VOILAGE I DE RABAIS STORES DE VERRIERES* L\u2019yirt/san du store Claude Bouchard MONTREAL 514 231-8677 \u2022 LAVAL 450 627-3716 \u2022 LONGUEUIL 450 445-9829 \u2022 TROIS-RIVIERES 819 696-8677 \u2022 QUEBEC 418 654-8677 INSTALLATION GRATUITE ou MOTORISATION GRATUITE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sous le règne Harper, les peines minimales se sont multipliées dans le Code criminel.Marijuana, criminalité financière, sévices sexuels impliquant des mineurs, bestialité, tout y est passé.JUSTICE Un Code criminel à remodeler HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Sous le règne de Stephen Harper et de ses nombreux ministres de la Justice, les peines minimales se sont multipliées dans le Code criminel.Marijuana, criminalité financière, sévices sexuels impliquant des mineurs, bestialité, tout y est passé.Certaines de ces peines font en sorte que les juges ne peuvent plus prendre en considération les circonstances particulières du crime pour administrer la peine la plus adaptée.Justin Trudeau les conservera-t-il?Pour Suzanne Costom, représentante de la section du droit pénal à l\u2019Association du Barreau du Canada, il ne fait aucun doute qu\u2019annuler les peines minimales conservatrices ne serait pas très compliqué.«D\u2019un point de vue juridique, ça prend seulement un changement au Code criminel et cela suit un processus parlementaire normal, avec un projet de loi.» Et tant pis pour les malchan- Pour la bâtonnière du Québec, Claudia Prémont, le but est de tendre vers le meilleur équilibre entre le législatif, l\u2019exécutif et le judiciaire ceux qui auront été condamnés à une peine plus lourde pendant le règne conservateur: la jurisprudence est claire à ce sujet.«Si vous n\u2019êtes plus dans le système pénal, ça met fin à vos possibilités d\u2019en appeler.» Si, toutefois, votre cause est pendante et que la loi est changée en cours de route, alors vous avez droit à la peine la plus clémente offerte, même si votre crime a été commis à l\u2019époque où la peine plus sévère s\u2019appliquait.Pour le gouvernement libéral, il faudra aussi \u2014 et peut-être surtout \u2014 déterminer le sort des nombreuses causes en cours contestant la constitutionnalité de certaines décisions ou lois conservatrices.Ainsi, la Cour suprême a accepté en avril dernier d\u2019entendre la cause de Joseph Ryan Lloyd, un homme de Colombie-Britannique pincé en possession de deux grammes de crack, six grammes de mé-thamphétamine et un demi-gramme d\u2019héroïne.Comme il avait un antécédent en matière de trafic, il est sujet à une peine minimale d\u2019un an de prison.Qu\u2019en diront les juges, eux qui, dans une cause portant sur les armes à feu, ce printemps, ont déclaré que les peines minimales en général sont «implacables» et «ne sont pas dissuasives»'^ Vaut-il la peine d\u2019aller de l\u2019avant avec cette cause ?Et qu\u2019en sera-t-il de celle lancée par le Barreau du Québec, qui conteste la constitutionnalité d\u2019une pléiade de peines minimales instaurées par le fameux projet de loi C-10 (dont une peine obligatoire de six mois de prison pour la culture de six plants ou plus de marijuana, ou deux ans pour trafic près d\u2019une école, même la nuit) ?Tous les intervenants dans cette cause doivent se rencontrer le 16 novembre prochain.Pourrait-elle être abandonnée?«Rien n\u2019est impossible, confirme la bâtonnière du Québec, Claudia Prémont.Ça dépendra de la position prise par le gouvernement.Si on pense que cette demande serait caduque, on va la retirer.On ne va pas faire un débat théorique.» Il y a ce groupe d\u2019utilisateurs accrédités de marijuana médicinale qui conteste le nouveau règlement leur interdisant de produire eux-mêmes leur pot.Il y a aussi ces deux causes contestant la constitutionnalité du projet de loi C-24 permettant de retirer la citoyenneté canadienne, en cas d\u2019acte terroriste, à ceux qui détiennent une autre citoyenneté.Ou encore cette contestation du retrait de soins de santé à certaines catégories de réfugiés, qui devait avoir lieu cette semaine mais a été reportée après Noël.Toutes ces causes vont-elles tomber à l\u2019eau considérant les intentions de Justin Trudeau annoncées en campagne électorale ?Claudia Prémont met en garde contre une conclusion trop hâtive.Lorsque ce sont des groupes civils ou des individus qui mènent une contestation, ce sont seulement eux qui ont le pouvoir de cesser leur action, pas le gouvernement.Les choses sont différentes pour le niqab.Puisque c\u2019est Ottawa qui a demandé à la Cour suprême l\u2019autorisation d\u2019en appeler d\u2019une décision autorisant ce voile aux cérémonies de citoyenneté, Ottawa peut décider de cesser les procédures.Par ailleurs, la bâtonnière du Québec espère \u2014 tout en nuances \u2014 que le nouveau gouvernement saura apaiser les tensions entre Ottawa et les tribunaux, en particulier la Cour suprême, qui avait été prise à partie publiquement par Stephen Harper.«Le but est de tendre vers le meilleur équilibre possible entre le législatif l\u2019exécutif et le judiciaire.Il y a des constats.On sait que la Cour suprême s\u2019est prononcée à plusieurs reprises.C\u2019est un vœu de notre part et j\u2019espère qu\u2019il ne sera pas pieux.» Le Devoir SCIENCE Reprendre ses lettres de noblesse HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa C% est l\u2019histoire qui a / fait les manchettes d\u2019un mois de juillet 2010 autrement sans histoire.Le gouvernement de Stephen Harper allait rendre facultatif le questionnaire long du recensement.Les hauts cris des démographes, des planificateurs urbains et même du statisticien en chef du Canada n\u2019y ont rien fait et, en 2011, c\u2019est plutôt l\u2019Enquête nationale auprès des ménages (ENM) qui a été instaurée.Cet épisode est devenu le symbole de ce que plusieurs ont considéré comme le mépris des troupes conservatrices pour la science et les politiques appuyées sur les faits.Une attitude que Justin Trudeau a promis de changer.Possible?De l\u2019avis des deux derniers statisticiens en chef de Statistique Canada, il est encore temps pour le nouveau gouvernement libéral de donner les instructions nécessaires pour que le recensement de 2016 redevienne obligatoire dans justifié sa décision par le souci de respecter la vie privée, nous n\u2019avions pour ainsi dire aucune plainte.[.] Ce n\u2019était pas un enjeu à l\u2019époque.[.] Maintenant que nous sommes passés à un sondage volontaire, est-ce que cela pourrait devenir un enjeu plus significatif?Mon expérience à Statistique Canada m\u2019a montré que lorsqu\u2019on dit aux Canadiens que c\u2019est la loi et que c\u2019est obligatoire, ils fournissent les informations.Nous sommes un pays qui respecte beaucoup les lois.Alors si, en 2006, deux personnes se sont plaintes, peut-être qu\u2019en 2016 il y en aura 10 ou 15!» Le président de l\u2019Association des démographes du Québec, Benoît Laplante, rappelle cependant que s\u2019il est possible de corriger à l\u2019avenir, les dommages causés en 2011 sont, eux, irrémédiables.«On ne peut pas refaire le recensement de 2011, alors reconstruire le passé ne sera pas possible», indique M.Laplante.L\u2019ingérence politique L\u2019épisode du recensement a illustré aux yeux de plusieurs un manque de respect généralisé des conservateurs pour la science.L\u2019institut professionnel Il faudra apprendre aux jeunes fonctionnaires qui n\u2019ont pas connu autre chose que le régime Harper ce que peut être un scientifique gouvernemental toutes ses déclinaisons.«Cela ne relève que d\u2019une décision du cabinet», rappelle Ivan Eellegi, qui a dirigé Statistique Canada de 1985 à 2008.«C\u2019est très facile à faire, et rapide.Cela ne nécessite pas de changement législatif Mais tout est une question de temps.La logistique d\u2019un recensement est énorme, il faut imprimer les questionnaires et les instructions.Cela doit être fait bientôt.» Munir Sheikh, qui a remplacé M.Eellegi mais a démissionné en 2010 pour contester la décision conservatrice, est du même avis.«Lorsque le gouvernement a de la fonction publique (IPEP), un syndicat qui regroupe environ 15 000 scientifiques fédéraux, en a fait l\u2019objet d\u2019une campagne.Des sondages ont démontré qu\u2019un scientifique sur deux s\u2019est dit au courant d\u2019un cas où la santé et la sécurité des gens ou l\u2019environnement avaient été compromis à cause de l\u2019ingérence politique dans les travaux scientifiques.Aujourd\u2019hui, le responsable de cette campagne et le conseiller à la présidence de l\u2019IPEP, Peter Bleyer, soutient que «le volet science a certainement été l\u2019élément le plus néfaste du gouver- nement conservateur».L\u2019interdiction de participer à des conférences internationales pour partager les travaux canadiens et pour se ressourcer auprès de collègues étrangers a particulièrement fait mal, selon lui.Sera-t-il possible de revenir au statu quo ante?«Je suis encore assez optimiste, mais il faudra un réinvestissement et un message soutenu», dit-il.M.Bleyer parle de réinvestissement, car plusieurs des décisions, comme la fermeture de centres tels que le Laboratoire de recherche atmosphérique en environnement polaire, ou la disparition d\u2019une vingtaine de bibliothèques (dont les 13 de Pêches et Océans et de Ressources naturelles), ont été motivées par des restrictions budgétaires.Il parle aussi de message, car il faudra apprendre aux plus jeunes fonctionnaires qui n\u2019ont pas connu autre chose que le régime de Stephen Harper ce qu\u2019un scientifique gouvernemental peut être.M.Bleyer espère que les libéraux respecteront leur promesse de créer un poste de «directeur scientifique» qui aura pour mandat de rendre la recherche scientifique d\u2019Ottawa accessible au public.Pendant le règne conservateur, l\u2019organisme non partisan Bad Science Watch (BSW) a vu le jour pour demander que l\u2019État appuie ses décisions politiques sur les meilleures connaissances possibles.S\u2019il reconnaît que la science a été particulièrement mise à mal par les conservateurs, le président de son conseil d\u2019administration, Michael Kruse, met en garde contre la tentation de croire que tout rentrera dans l\u2019ordre avec les libéraux.«Les politiciens ont un programme dicté par leur idéologie.Les députés prennent des décisions émotives, et ce n\u2019est pas le propre d\u2019un seul parti.» Le Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR L\u2019épisode du recensement a illustré aux yeux de plusieurs un manque de respect généralisé des conservateurs pour la science.ENVIRONNEMENT Assurer la protection des milieux naturels JACQUES GRENIER LE DEVOIR Coup sur coup, en 2012, les conservateurs ont, de l\u2019avis de plusieurs scientifiques et écologistes, « mis la hache » dans des lois environnementales cruciales au Canada.ALEXANDRE SHIELDS Le Canada de Stephen Harper a imposé des reculs marqués en matière de protection des milieux naturels, en plus d\u2019accumuler des retards significatifs par rapport à ses engagements internationaux dans le domaine environnemental.Il faudra une volonté politique ferme pour inverser la tendance qui s\u2019est installée depuis une décennie.Coup sur coup, en 2012, les conservateurs ont, de l\u2019avis de plusieurs scientifiques et écologistes, «mis la hache» dans des lois environnementales cruciales au Canada avec les projets de loi C-38 et C-45.Eort de sa majorité, le gouvernement Harper a ainsi raccourci la durée des évaluations environnementales et la portée de celles-ci, en plus de s\u2019arroger le droit de revoir au final toute décision de l\u2019Office natio- nal de l\u2019énergie (ONE).Les conservateurs ont également réduit la protection des cours d\u2019eau du pays, ce qui a eu pour effet d\u2019exclure 99% de ceux-ci de la législation fédérale.Avec le changement de direction annoncé par les promesses Rien n\u2019empêche Ottawa de revoir le mandat de l\u2019Office national de l\u2019énergie de Justin Trudeau, «le Parlement pourrait très bien réinscrire des mesures de protection pour les cours d\u2019eau à condition de déposer un projet de loi en ce sens», souligne toutefois le juriste Richard Langelier.La tâche risque de s\u2019avérer plus complexe pour les évaluations environnementales, notamment celles menées par l\u2019ONE.Globalement, rien n\u2019empêche Ottawa de revoir le mandat de l\u2019organisme, et même la liste des membres de l\u2019Office, souligne M.Langelier.Selon le directeur principal d\u2019Équiterre, Steven Guilbeault, le gouvernement pourrait réviser le tout d\u2019ici deux ans.Le hic, c\u2019est que des projets sont déjà en développement.C\u2019est le cas du pipeline Énergie Ést, de Trans-Canada.Dans ce cas, M.Langelier estime que les libéraux risquent d\u2019attendre les résultats des recours judiciaires pour deux autres projets (Northern Gateway et Kinder Morgan), pour lesquels des groupes jugent que leurs droits constitutionnels ont été bafoués.Si les tribunaux se rendent à leurs arguments, cela risque d\u2019imposer une révision des règles de TONE.Reste que si Ottawa décidait d\u2019inclure de nouvelles dispositions dans l\u2019évaluation du projet Energie Est, comme l\u2019a promis Justin Trudeau à propos des gaz à effet de serre, Trans-Canada risque de répliquer que le processus a été modifié en cours de route.Richard Langelier rappelle ainsi que l\u2019évaluation, dont la durée a été limitée sous les conservateurs, est déjà enclenchée.Le premier ministre désigné a par ailleurs promis d\u2019atteindre l\u2019objectif international de protéger 10% du territoire marin d\u2019ici 2020.Or le taux stagne à 1% depuis plusieurs années.«Il serait possible d\u2019atteindre l\u2019objectif d\u2019ici 2020, mais cela exigera des efforts très, très substantiels», insiste Sylvain Archambault, responsable du dossier des aires protégées à la Société pour la nature et les parcs, section Québec.Mais il reste sceptique puisque «ce sont des promesses réitérées depuis plusieurs années».Plusieurs zones à protéger ont déjà été clairement définies.Trois d\u2019entre elles se trouvent au Québec.Le Devoir A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI SI OCTOBRE ET DIMANCHE I^R NOVEMBRE 2015 RECONSTRUIRE LE CANADA ASSURANCE-EMPLOI La réforme de la réforme GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ce sera une réforme de la réforme : on défait tout et on recommence.Exit les modifications apportées par Stephen Harper au régime d\u2019assurance-emploi en 2012, ont promis les libéraux en campagne électorale.Mais cela ne veut pas dire que l\u2019on reviendra exactement à l\u2019ancien régime.Appelons cela un retour de balancier.En 1997, un an après avoir imposé une réforme sévère au système d\u2019assurance-emploi, les libéraux de Jean Chrétien avaient perdu plusieurs sièges dans les Maritimes \u2014 première région touchée par le resserrement des règles d\u2019ad- Le plan libéral a été applaudi par le Conseil national des chômeurs missibilité d\u2019un régime aussi rendu moins généreux.Or, il y a dix jours, les troupes de Justin Trudeau ont tout raflé dans les provinces aüantiques.cela, après avoir promis à\u2019«annuler les changements apportés à Vassurance-emploi par M.Harper en 2012».Dévoilé le 8 septembre, le plan libéral en matière d\u2019assurance-emploi prévoit également différentes bonifications au régime, d\u2019une valeur de près de 2 milliards de dollars par année.Un plan applaudi par le Conseil national des chômeurs.«Les libéraux nous ont pris par surprise, reconnaît le porte-parole, Pierre Céré, souverainiste et péquiste convaincu.Ils ont mis sur la place publique des engagements clairs et audacieux.» Emploi convenable Deux éléments majeurs composaient la réforme Harper: la modification légale de la définition de ce qu\u2019est un «emploi convenable» et la mise sur pied d\u2019un nouveau système d\u2019appel, le Tribunal de la sécurité sociale.En abrogeant l\u2019article 27 de la Loi sur l\u2019assurance-emploi \u2014 qui indiquait quel type d\u2019emploi un prestataire doit accepter au fil de ses recherches \u2014, les conservateurs ont ouvert une brèche permettant de créer trois catégories de prestataires, classés selon la fréquence de leur usage du régime.Plus un prestataire fait appel au système (les travailleurs saisonniers), moins il dispose de temps et de flexibilité pour dé- nicher un nouvel emploi.On impose ainsi à certains prestataires d\u2019accepter tout emploi pour lequel ils sont qualifiés s\u2019il se trouve à moins d\u2019une heure de voiture de leur domicile et qu\u2019il offre un salaire équivalant à 70% de leur salaire précédent.Derrière ces changements, il y avait une philosophie : la volonté de rendre l\u2019assurance-em-ploi moins accessible (moins de 40% des chômeurs y ont aujourd\u2019hui accès), mieux «jumeler les Canadiens aux emplois disponibles» et casser le moule établi dans certaines régions (six mois de travail, six mois de chômage, par exemple).«Il y avait toute une vision de la mobilité de la main-d\u2019œuvre: si vous n\u2019avez pas de job dans vos régions de pauvreté, déplacez-vous, critique Pierre Céré.Ça traduisait la perception que les chômeurs sont tous des paresseux.» Or, ce pan de la réforme Harper sera facile à défaire, dit-on: il s\u2019agit de modifier le règlement qui avait été adopté pour définir un emploi convenable.Nul besoin de modifier la loi, disent Pierre Céré et l\u2019avocat Jean-Guy Ouellet, spécialisé en défense des chômeurs.«Si on veut revenir à l\u2019esprit du régime d\u2019offrir une protection à ceux qui perdent leur emploi sans les stigmatiser, on peut le faire facilement», soutient M.Céré.Par contre, le deuxième grand volet de la réforme, la modification du ^stème d\u2019appel, ne sera pas aboli par les libéraux, a confirmé au Devoir l\u2019équipe de Justin Trudeau.Le Tribunal de la sécurité sociale (TSS) sera toutefois soumis à de «nouvelles normes de rendement» : on souhaite un service plus rapide, on évoque aussi une «simplification des demandes».Revenir à l\u2019ancien système aurait été très compliqué, reconnaissent MM.Céré et Ouellet.Le gouvernement a regroupé en 2013 quatre tribunaux administratifs au sein du nouveau TSS, dont le fonctionnement est radicalement différent- Une centaine de membres du TSS s\u2019acquittent du travail auparavant lait par 800 membres et les audiences en personne ont pratiquement disparu, entre autres.La jurisprudence se récrit aussi à mesure.Sur ce plan, l\u2019empreinte de la réforme Harper demeurera encore présente.Le Devoir S SYLVIE-ANN PARE La compagnie Marie Chouinard au Festival des arts de Saint-Sauveur l\u2019an dernier.CULTURE Un changement de décor comme une bouffée d\u2019air GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ c est le scénario / que tout le milieu culturel souhaitait: un changement de décor à Ottawa.L\u2019arrivée d\u2019un gouvernement favorable à des investissements en culture a été ainsi largement saluée depuis deux semaines, d\u2019autant que les libéraux promettent de rebâtir deux programmes abolis en 2008.Le plan libéral en matière de culture se lit comme le parfait contraire de ce qui a été l\u2019approche conservatrice depuis 2006.Nouvel investissement de 150 millions dans CBC/Ra-dio-Canada, ce qui annule les compressions des dernières années; doublement du budget du Conseil des arts du Canada (qui avait été épargné par les conservateurs, mais qui disposera à terme d\u2019un budget de 360 millions) ; augmentation de 25 millions du budget de Téléfilm Canada et de l\u2019Office national du film ; investissements « beaucoup plus signi- ficatifs» dans les infrastructures culturelles, promet-on.Et il y a aussi cette volonté de «rétablir l\u2019aide financière [25 millions] des programmes de promotion PromArt et Routes commerciales», dont la disparition avait été vivement dénoncée il y a sept ans.La campagne électorale 2008 avait d\u2019ailleurs été marquée Le nouveau gouvernement promet de rebâtir deux programmes abolis en 2008 par des débats autour de ces deux programmes, et plus largement autour de l\u2019approche des conservateurs en matière culturelle.La mission de ces programmes était essentiellement de permettre aux artistes canadiens de faire des tournées à l\u2019étranger.«C\u2019était des programmes appréciés et utiles, mais il ne faudrait pas simplement les rétablir sans réfléchir, prévient Alain Paré, président-directeur général de la Confé- rence internationale des arts de la scène (CINARS).La conjoncture [de la diffusion] a changé depuis sept ans, avec notamment une importance accrue des nouvelles technologies.» M.Paré fait remarquer que, pour réussir, ces programmes ont besoin du soutien d\u2019un réseau d\u2019agents culturels présents dans les ambassades culturelles \u2014 réseau qui a été essentiellement aboli dans les dernières années.«Ce sont nos yeux et nos oreilles, explique Alain Paré.C\u2019est une présence essentielle sur le terrain, des gens qui sont là pour établir des ponts avec les organismes et diffuseurs locaux.Il faudra retrouver ces ressources pour que les programmes soient efficaces.» Conseil des arts Selon Simon Brault, président du Conseil des arts du Canada (CAC), ce ne sera pas si compliqué.Après la disparition de PromArt et de Routes com- merciales, le CAC a doublé ses investissements à l\u2019international, dit-il.«Certains investissements autrefois financés par ces programmes ont été repris sous nos ailes, ce qui a permis de maintenir des réseaux.Ce n\u2019est pas un champ de ruines.» M.Brault soutient que «s\u2019il y a une volonté politique», le réseau diplomatique d\u2019agents culturels réapparaîtra rapidement.«On est demeurés actifs, ce qui fait qu\u2019on n\u2019est pas dans une situation où le retrait de programmes fédéraux a tout rompu.» N\u2019empêche que le «réseau a été éprouvé», dit André Courchesne, de la Chaire de gestion des arts de HEC.«Mais il faut faire les efforts pour le rebâtir: c\u2019est crucial.La présence d\u2019artistes canadiens à l\u2019étranger joue positivement sur la réputation du pays.C\u2019est un facteur de reconnaissance important : les libéraux semblent l\u2019avoir compris, et ça fait du bien d\u2019entendre qu\u2019on respecte la culture», dit-il.Le Devoir Prolongée! Réservezrfid le 6 nov.2015 SOLDE Economise anniversaire Départs de Montréal \u2022 Une semaine \u2022 Tout compris 00 dé dIü sur tous les forfeits 1^1 vacances RI U Santiago de Cuba, Cuba Club Amigo Carisol Los Corales ?Chambre économique \u2022 2 et9 déc.\tPunta Cana, République dom.CQIZS Riu Bambu ?ÿJyÿJ\tChambre *1 =',2,8 et 9 déc.\t995» Santa Lucia, Cuba Gran Club Santa Lucia ?Chambre \u2022 3 et 10 déc.\tPuerto Plata, République dom.CQirS Riu Merengue?Plus ^ ^^\tChambre économique \u2022 7,14 et21 janv.\t1055» Cayo Coco, Cuba IBEROSTAR Mojito ?Chambre \u2022 3, 8 et 10 déc.\tCayo Largo, Cuba 7QC$ Ole Playa Blanca ?Plus * Ow\tChambre \u2022 6,13 et 20fév.\t1065» Holguin, Cuba Playa Costa Verde ?Chambre \u2022 4, 8,11 et 13 déc.\tPanama ^QC$ Riu Playa Blanca ?\"\tChambre vue cour \u2022 4 et 11 déc.\t1095» Varadero, Cuba Sol Sirenas Coral Resort ?Plus Chambre \u2022 25 nov., 2 et 9 déc.Puerto Plata, République dom.Riu Bachata ?Hus Chambre \u2022 1®', 8 et 15 déc.\tRoatan, Honduras ygC$ Fantasy Island Beach Resort Dive '\tMarina ?Chambre vue mer \u2022 30 nov., 7 et 14 déc.Los Cabos, Mexique O x 0\"^ Riu Santa Fe ?Plus Chambre \u2022 10 et 17 déc.\t1095» 1145» Cayo Santa Maria, Cuba ?Warwick Cayo Santa Maria Resort Chambre de luxe vue jardin \u2022 6,13 et20janv.\tGrand Bahama, Les Bahamas y\tViva Wyndham Fortuna Beach ?Plus Chambre vue jardin \u2022 3,10 et 17 janv.\t1165» Maintenant disponible surSunwing.ca La Romana, République dom.Be Live Collection Canoa ?Chambre \u2022 10 et 1 7 janv.La Ceiba, Honduras Telamar Resort ?Chambre économique \u2022 4 et 11 janv.Ixtapa, Mexique Azul Ixtapa Grand Resort ?Plus Huatulco, Mexique Barcelo Huatulco Beach Resort ?Plus Chambre de luxe \u2022 1®' et 8 déc.Cancun, Mexique Riu Caribe ?Plus Chambre \u2022 23, 30 nov.et 7 déc.Riviera Nayarit, Mexique Riu Jalisco ?Plus Chambre \u2022 16 et30 janv.- 8 nuits Riviera Maya, Mexique Riu Playacar^^^^^ Chambre \u2022 23, 30 nov.et 7 déc.MEILLEUR RIU PRIX Hotels & Resorts GARANTIE OFFERT SEULEMENT PAR VACANCES SIGNATURE Vacances Signature est fier d'être le partenaire canadien exclusif des propriétés RIU Hotels and Resorts dans les Amériques.Elus année après année la chaîne hôtelière préférée des voyageurs canadiens et des agents de voyages, les hôtels RIU offrent des vacances luxueuses tout simplement incomparables.Liberia, Costa Rica A A QC$ Riu Guanacaste ?\u2022\t\u2022\tChambre \u2022 7 et 14 déc.Punta Cana, République dom.A A QC$ Be Live Collection Punta Cana ?\u2022\tI\tChambre» 10,17et24janv.St-Martin 1215» Riu Palace St Martin ?1225» S.jr vue jardin \u2022 10 et 13 déc.Ocho Rios, Jamaïque Riu Ocho Rios ?Chambre vue jardin \u2022 30 janv., 5, 6,13 et 19fév.Aruba 1245» Riu Palace Antilles ?Suite junior \u2022 14 déc.1295» 1395» 1545» 1545» 1645» 1265» 1275» vacancesE SellOffS 1-866-506-4095 Le plus bas prix garanti ! Départs de Montréal.L'économie de 100$ par couple est appliquée aux taxes réduites dans les prix ci-dessus.Applicable pour les nouvelles réservations effectuées d'ici le 6 novembre 2015.Les prix sont par personne, en occupation double, pour des forfaits vacances de 7 nuits.Les sièges et les chambres sont en quantité limitée, la capacité est contrôlée et est disponible au moment de l'impression.Les prix n'incluent pas la contribution des clients au Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages de 1,00 $ par tranche de 1 000 $ de services achetés.Les taxes locales applicables sont payables à la destination et sont à part (RD 30 $ US).Les vols sont sur Sunwing Airlines ou Travel Service.Le service en vol varie selon l'heure de vol et la destination.Pour les modalités et conditions complètes, veuillez vous référer à la brochure de Vacances Sunwing 2015/2016.Titulaire d'un permis du Québec 31102015 LE DEVOIR LES SAMEDI 31 OCTOBRE ET DIMANCHE I 1= >* NOVEMBRE 2015 A 7 ACTUALITES O RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE La Ville serait prête à procéder au déversement dans le fleuve Saint-Laurent dès mardi, a laissé entendre vendredi le maire Coderre.DÉVERSEMENT D\u2019EAUX USÉES Montréal attendra le rapport des experts JEANNE CORRIVEAU Les experts mandatés par le gouvernement fédéral pour analyser le projet de déversement d\u2019eaux usées à Montréal ont remis leur rapport à Environnement Canada.Le maire Denis Coderre attendra leur verdict avant de prendre une décision au sujet de cette opération.Le bureau de la ministre sortante de l\u2019Environnement, Leona Aglukkaq, a confirmé vendredi avoir reçu le rapport des spécialistes, mais n\u2019en a pas dévoilé le contenu.Le 18 octobre dernier, la ministre Aglukkaq avait confié à trois experts indépendants le mandat de procéder à un examen du projet de la Ville de déverser huit milliards de litres d\u2019eaux usées dans le fleuve pendant les travaux dans un intercepteur.Robert Hausler, professeur au Département de génie de la construction de l\u2019Ecole de technologie supérieure (ETS), Viviane Yargeau, professeure au Département de génie chimique de l\u2019Université McGill, et Daniel G.Cyr, professeur à l\u2019INRS-Institut Armand-Erappier, devaient notamment déterminer s\u2019il existait d\u2019autres solutions et examiner les impacts environnementaux d\u2019un tel déversement.La Ville est prête La Ville est toujours sous l\u2019ordonnance de l\u2019arrêté ministériel décrété par la ministre Aglukkaq quelques jours avant les élections fédérales et qui lui interdit de procéder au déversement.Cet arrêté demeure en vigueur jusqu\u2019en fin de journée lundi alors que le nouveau gouvernement libéral de Justin Trudeau ne sera assermenté que mercredi.Vendredi, à quelques heures de son départ pour une mission d\u2019une semaine en Chine, le maire Coderre a indiqué qu\u2019il prendrait connaissance du contenu du rapport avant de décider des gestes à poser.«J\u2019ai confiance en la science.Donc, on va attendre le rapport», a-t-il dit.La Ville serait prête à procéder au déversement dès mardi, a laissé entendre le maire.«Même de la Chine, je suis capable de faire des appels.On est prêts.» Mais il n\u2019a pas voulu dire ce que la Ville ferait si les experts ne recommandaient pas le déversement.Le maire Coderre a déjà dit qu\u2019Ottawa ne donnait pas d\u2019autorisation pour ce type de rejet d\u2019eaux usées, mais qu\u2019il pouvait empêcher ou retarder une telle opération, ce que le gouvernement conservateur a fait avec l\u2019arrêté ministériel du 16 octobre dernier.A l\u2019origine, Montréal comptait procéder au déversement du 18 au 25 octobre afin, notamment, de construire une nouvelle chute à neige.La Ville avait soutenu qu\u2019aucune autre solution n\u2019était envisageable compte tenu de l\u2019absence d\u2019une conduite alternative pour acheminer les eaux usées vers l\u2019usine d\u2019épuration Jean-R.Marcotte, située dans l\u2019est de l\u2019île.Le Devoir Régie du logement : l\u2019ex-patron blanchi Luc Harvey n\u2019a pas commis de faute déontologique, selon le conseil de discipline ISABELLE PORTER à Québec Après quatre ans de démarches juridiques, l\u2019ancien patron de la Régie du logement (RDL), Luc Harvey, n\u2019a finalement pas reçu de blâme de son conseil de discipline.On lui reprochait d\u2019être intervenu dans l\u2019ordre de traitement des causes.Selon le Conseil de justice administrative, rien dans la preuve ne suggère que M.Harvey ait commis une infraction de nature déontologique.L\u2019affaire remonte à 2011.Dans son rapport, la protectrice du citoyen affirmait que M.Harvey avait donné l\u2019ordre de faire passer certains dossiers avant d\u2019autres.Elle estimait que cela portait atteinte à l\u2019équité.Le Bureau de la protectrice avait reçu une série de plaintes étonnantes.Par exemple, une gestionnaire d\u2019immeubles, qui avait déposé plusieurs résiliations de bail, avait été invitée en audience pour une demande récente alors que des demandes similaires plus anciennes étaient restées sans réponse.Le ministre des Affaires municipales de l\u2019époque, Laurent Lessard, avait par la suite fait une demande d\u2019enquête au Conseil de justice administrative (CJA), qui traite les dossiers disciplinaires au sein du gouvernement.Le dossier s\u2019était étiré en longueur parce que Luc Harvey avait contesté la demande devant les tribunaux, en Cour supérieure puis en Cour d\u2019appel.Sans succès.Uenjeu de la performance de la Régie Comme le révèle la décision du CJA, la mauvaise performance de la Régie en matière de délais est au cœur de cette affaire.Le Protecteur reprochait au président d\u2019avoir fait avancer certaines causes pour «faire diminuer les délais déclarés par la Régie» et améliorer sa «performance organisationnelle déclarée».Comme l\u2019expliquait Le Devoir encore cette semaine, la Régie est aux prises avec un problème persistant de longs délais d\u2019attente malgré l\u2019ajout récent de greffiers spéciaux à son équipe.Même si le président de la Régie n\u2019a pas reçu de blâme, le jugement de la CJA révèle que la Régie a rectifié le tir à la suite de la demande d\u2019enquête.«En pratique, la Régie a reconnu que la mise au rôle au mois de mars 2011 a pu favoriser de meilleurs résultats dans deux catégories seulement.Elle accepte de mettre fin à la pratique.», peut-on lire.M.Harvey a quitté la Régie en juillet à la fin de son mandat, n\u2019ayant pas demandé qu\u2019on le renouvelle.On apprenait par ailleurs, le printemps dernier, que la vice-présidente de l\u2019organisme, Isabelle Normand, faisait elle aussi l\u2019objet d\u2019une enquête de la CJA, cette fois pour sa gestion d\u2019un dossier en particulier.La plainte déposée par une avocate n\u2019a pas encore été entendue.Le Devoir MONTREAL Un bris d\u2019aqueduc provoque des inondations de sous-sols JEANNE CORRIVEAU Le bris d\u2019une conduite d\u2019aqueduc survenu vendredi matin sous le boulevard Pie-IX a inondé des dizaines de sous-sols.Jusqu\u2019à nouvel ordre, quelque 70 000 citoyens des arrondissements de Rose-mont-La Petite-Patrie, Ville-ray-Saint-Michel-Parc-Exten-sion et Saint-Léonard doivent faire bouillir leur eau durant au moins une minute avant de la consommer.La conduite d\u2019un diamètre de 1,2 mètre a éclaté peu avant 5 h vendredi, et la fuite a provoqué un torrent d\u2019eau sur la chaussée et inondé de nombreux sous-sols.La fuite a été colmatée quelques heures plus tard, mais l\u2019intersection du boulevard Pie-IX et de la rue Ville-ray demeurera fermée toute la fin de semaine pour permettre à la Ville de procéder aux travaux de réfection de la conduite et à la reconstruction de la chaussée.«Si la température est en notre faveur et que tout va bien, on espère être capable de rouvrir l\u2019intersection Uintersection du boulevard Pie-IX et de la rue Villeray demeurera fermée toute la fin de semaine lundi matin avant l\u2019heure de pointe», a indiqué Philippe Sa-bourin, relationniste à la Ville.Ébullition préventive Par mesure de précaution, un avis d\u2019ébullition a été décrété dans trois arrondissements.Dans Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et dans Rosemont-La Petite-Patrie, l\u2019avis d\u2019ébullition s\u2019applique au secteur bordé par les boulevards Crémazie, Rose- mont, Pie-K et Saint-Michel.Dans Saint-Léonard, le secteur visé par l\u2019avis est situé dans le périmètre de l\u2019autoroute Métropolitaine, du boulevard des Grandes-Prairies, du boulevard Provencher et de la rue Pascal-Gagnon.La Ville demande aux citoyens de faire bouillir l\u2019eau à gros bouillons pendant au moins une minute avant de la consommer ou d\u2019utiliser de l\u2019eau embouteillée.Cette consigne sera en vigueur jusqu\u2019à nouvel ordre, précise la Ville, mais l\u2019avis pourrait être levé samedi lorsque l\u2019analyse des échantillons d\u2019eau sera terminée.La Ville n\u2019a pu expliquer les raisons du bris.Construite en 1961, la conduite en béton et acier n\u2019avait pas atteint sa fin de vie utile, estimée à 90 ans.Elle avait fait l\u2019objet d\u2019une détection de fuite en 2012, mais aucune anomalie n\u2019avait été trouvée.Des représentants du Bureau des réclamations de la Ville et trois experts en sinistre ont été dépêchés sur les lieux vendredi.La Ville recommande aux citoyens qui ont subi des dommages de communiquer avec leur assureur.Elle précise que ceux-ci ont 15 jours pour signifier à la Ville leur intention de déposer une réclamation.Le Devoir Coderre en mission en Chine A la tête d\u2019une importante délégation de gens d\u2019affaires et de représentants des milieux culturel et académique, le maire Denis Coderre s\u2019est envolé pour la Chine vendredi dans le cadre d\u2019une mission commerciale.Les 70 participants à cette mission s\u2019arrêteront à Beijing, Shanghai, Shenzhen, Guangzhou et Hong Kong.Les mem&es de la délégation souhaitent conclure des ententes commerciales et M.Coderre en profitera pour renouveler l\u2019entente de jumelage entre Montréal et Shanghai.« 70 personnes dans une mission, c\u2019est énorme!» a commenté le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc.Le Cirque du Soleil, Desjardins, SNC-Lavalin ainsi que rUQAM et l\u2019Université Concordia figurent parmi les entreprises représentées au sein de la délégation, qui reviendra le 6 novembre.Le Devoir LA LANG ilË mm Merci à tous nos 1206000 lecteurs ! Selon les résultats du sondage VMdata qui mesure le lectorat des quotidiens au Canada, vous êtes très nombreux à nous lire sur toutes nos plateformes.Nous vous remercions de votre fidélité et de votre engagement ! Nous en sommes très fiers ! LE DEVOIR E FcrroNS cxuciaff-; fn Haïti Tabac des dépanneurs sous pression aujourb hui^\tnouvelle condition humaine S LEÜETOIIi ni«nt\tSports Art «4vrc Pourquoi appuyi Le Devoir?jÆüFAŒR ta I reprennent la 1 'I L marche | LE DEVOIR c est Son journal avec ses 660000 lecteurs ^ Son application avec plus de 56000 téléchargements depuis son lancement en novembre 2014 ^ Son site web avec plus de 1448000 utilisateurs ^ Sa version mobile et ses 445000 utilisateurs ® Ses 161830 fans Facebook ® Ses 189287 abonnés Twitter ^ Et son infolettre quotidienne avec plus de 35000 abonnés ! a MERCREDIS 4,18 ET 25 NOVEMBRE 2015 À LA CHAPELLE DU MUSÉE DE L\u2019AMÉRIQUE FRANCOPHONE 2 COTE DE LA FABRIQUE QUEBEC Un sujet apprêté de trois façons.Trois tennps pour explorer et connprendre la langue française au Québec.SÉRIE ANIMÉE PAR DAVID DESJARDINS, CHRONIQUEUR AU DEVOIR Coût 8 $ - Abonnes des Musees et etudiants 6 $ Reservations requises au 418 643-2158 ou au mcq.org/activites pour l\u2019achat de billets en ligne CINEMA MERCREDI 4 NOVEMBRE, À 19 H 30 LA LANGUE À TERRE I Quebec | 2013 11 h 28 En presence des réalisateurs, Jean-Pierre Roy et Michel Breton TABLE RONDE MERCREDI 18 NOVEMBRE, À 19 H 30 LE QUÉBEC A-T-IL MAL À SA LANGUE?Avec Sebastien Ricard, connedien et nnennbre de Loco Locass, Anne-Marie Beaudoin-Begin, linguiste, Jean-Benoît Nadeau, chroniqueur au Devoir, et Gilles Pellerin, écrivain SPECTACLE MERCREDI 25 NOVEMBRE, À 19 H 30 LA LANGUE ÜANSTUUS SES ÉTATS Avec les journalistes du Devoir Jean Dion, Antoine Robitaille, Fabien Deglise, Catherine Lalonde et Ennilie Folie-Boivin L\u2019Indépendance ça rapporte! LE DEVOIR LIBRE DE PENSER Sources 1 VividataQ22015 Canada Total CumulGjours 12-i-*2 VividataQ22015 Papier Canada Total CumulGjours 12-i-*3 4 5 Google Analytics Septembre 2015 «G Facebook 29 octobre 2015 *7 Twitter 29 octobre 2015 *8 Sondage Interne 29octobre2015 Avec la collaboration LE DEVOIR .E CHATEAU FRONTENAC m MUSEE , DE L\u2019AMERIQUE FRANCOPHONE Québec A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI SI OCTOBRE ET DIMANCHE I'^'^ NOVEMBRE 2015 ACTUALITES Limiter le réchauffement à 2 °C est encore possible De nouveaux efforts doivent être faits, dit l\u2019ONU Paris et Berlin \u2014 Le monde fournit des efforts sans précédent pour lutter contre le réchauffement de la planète, mais il faudra des politiques encore plus volontaristes dans les prochaines années pour espérer limiter la hausse du mercure à 2 °C, a averti vendredi l\u2019ONU.« Un effort mondial sans précédent est en cours» et permet d\u2019envisager de pouvoir rester sous les 2 °C, estime un rapport publié à Berlin, passant en revue les objectifs de réduction des gaz à effet de serre annoncés par 146 pays au 1®\"^ octobre (86% des émissions mondiales).Mais les Nations unies préviennent que «des réductions d\u2019émissions de gaz à effet de serre beaucoup plus importantes» seront nécessaires dans les prochaines années pour rester sous cette limite, au-delà de laquelle les scientifiques redoutent un emballement du système climatique.Au cours des derniers mois, les 195 pays participant aux négociations sur le climat ont dû plancher sur leurs besoins énergétiques à l\u2019horizon 2025 ou 2030 et formuler des objectifs pour y répondre, tout en limitant les émissions de GES.Le verdict de l\u2019ONU tombe un mois avant le coup d\u2019envoi de la COP21, la conférence mondiale sur le climat à Paris, où le premier accord engageant l\u2019ensemble des pays dans la lutte contre le réchauffement est espéré.«Ce rapport montre que les contributions nationales permettent de changer la donne et nous éloignent du pire, c\u2019est-à-dire d\u2019un réchauffement à 4-5 °C ou plus», a commenté Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères français, futur président de la COP2L Le ministre rappelle que, selon les experts, les engagements actuels «nous placent sur une trajectoire entre 2,7° et 3 °C».«Ce n\u2019est en aucun cas suffisant» car encore synonyme de dérèglements climatiques majeurs, «mais cela est beaucoup plus bas que les 4 ou 5 degrés ou plus de réchauffement projetés par beaucoup avant les engagements», a déclaré Christina Fi-gueres, la secrétaire générale de la Convention climat de l\u2019ONU.«Le chemin qui est fait est loin d\u2019étre négligeable», a estimé le climatologue Jean Jouzel, ancien vice-président du Groupe d\u2019experts intergouvememental sur l\u2019évolution du climat (GIEC).«Les engagements, même s\u2019ils sont insuffisants pour respecter à long terme une limitation du réchauffement à 2°C, sont très significatijs», a-t-il ajouté.«Si les engagements sont un pas dans la bonne direction, ils nous ramènent d\u2019une catastrophe à 4°C à un désastre à 3°C», a déploré l\u2019ONG Oxfam.Jennifer Morgan, du World Resources Institute de Washington, a souligné que le nombre de pays déterminés à mettre en place des modèles énergétiques moins émetteurs de COg était le signe que «le contexte a changé depuis Copenhague en 2009», lorsque la communauté internationale avait échoué à sceller un accord mondial.La température moyenne de la planète a gagné 0,8 ° C depuis l\u2019ère préindustrielle.Ce réchauffement, dont la vitesse est inédite, menace de nombreuses espèces et est à l\u2019origine d\u2019événements météorologiques extrêmes plus fréquents.Agence France-Presse Heurtel refuse de lancer une étude indépendante sur le transport de pétrole ALEXANDRE SHIELDS Québec persiste et signe.David Heurtel a de nouveau refusé vendredi de lancer une étude indépendante sur le transport de pétrole par train, malgré les nombreuses demandes en ce sens, notamment de la Ville de Montréal.Le ministre de l\u2019Environnement n\u2019a pas non plus voulu dire si le gouvernement Couil-lard serait en mesure de s\u2019opposer au passage des convois pétroliers vers Belledune.De passage à Montréal pour annoncer un financement public à Ouranos pour la recherche sur les changements climatiques, le ministre Heurtel a répété que le gouvernement compte « étudier sérieusement la question du transport et de la sécurité du transport» de pétrole au Québec.Cet enjeu particulièrement délicat depuis la tragédie de Lac-Mégantic sera traité dans le cadre de l\u2019évaluation environnementale stratégique (EFS) sur les hydrocarbures, a-fil ajouté.«La sécurité des citoyens du Québec est une de nos priorités, tout comme la protection de l\u2019environnement.Et l\u2019EES se penche sur ces enjeux.» Selon ce qu\u2019a précisé David Heurtel, le gouvernement compte obtenir «l\u2019ensemble des informations» sur les questions de transport d\u2019énergies fossiles dans le cadre de l\u2019EES, qui doit être complétée d\u2019ici la fin de 2015.Pas question, donc, de mandater le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) pour qu\u2019il mène une enquête indépendante sur le transport de brut par train, comme pour le projet de convois ferroviaires vers Belledune, au Nouveau-Brunswick.Parce qu\u2019ici, on joue au hockey avec un bâton et une rondelle, et non avec une crosse et un palet.Pour cette raison et des milliers d\u2019autres, il y a Usito.usito C\u2019est mon dictionnaire Découvrez le dictionnaire nord-américain du français.usito.com ÎACQUES NADEAU LE DEVOIR Déraillement à Montréal jeudi: le SPVM ouvre une enquête Le Service de police du Canadien Pacifique (SPCP) et le Service de police de la Ville de Montréal ont annoncé vendredi qu\u2019ils lançaient une enquête criminelle mixte, à la suite du déraillement du convoi de wagons survenu jeudi en plein cœur de la métropole.«Les résultats de l\u2019enquête préliminaire du SPCP indiquent que les wagons auraient pu être manipulés, ce qui aurait entraîné leur mouvement», a fait valoir le porte-parole du Canadien Pacifique, Martin Cej, par voie de courriel.«Ixs wagons, qui se trouvaient à cet endroit depuis décem- bre 2014, étaient garés correctement, conformément aux règlements de Transports Canada», selon la compagnie ferroviaire.Or, cinq d\u2019entre eux ont déraillé jeudi matin, près du triage Ho-chelaga.L\u2019un d\u2019entre eux a même heurté un immeuble résidentiel situé près de la voie ferrée.Le Bureau de la sécurité des transports a aussi ouvert jeudi une enquête.Selon un inspecteur cité vendredi par Radio-Canada, le nombre de freins à main appliqués sur les wagons du convoi était insuffisant pour empêcher le train de partir à la dérive.Convois quotidiens La controverse autour du projet de Belledune ne cesse pourtant de prendre de l\u2019ampleur.Montréal, Rimouski et plusieurs groupes citoyens exigent maintenant une étude du BAPE.Les communautés mic-maques de la Gaspésie ont aussi déposé l\u2019été dernier une poursuite contre le Nouveau-Brunswick, mais aussi contre l\u2019entreprise Chaleur Terminais.11 faut dire que le projet entraînera une hausse marquée du transport de pétrole par train au Québec.Dès 2017, deux convois de 110 wagons chacun sillonneront chaque jour le sud de la province pour se rendre à un port d\u2019exportation.Les convois traverseront le cœur de plusieurs municipalités et des zones résidentielles à Dorval, à Montréal, à Saint-Bruno-de-Montarville, à Saint-Hyacinthe, à Drummondville, à Lévis, à Rivière-du-Loup et à Rimouski, entre autres.Si le Québec en venait à dire non au passage des convois du projet de Belledune sur son territoire, pourrait-il les empêcher de circuler dans la province ?Après tout, les voies du CN qui seront utilisées par les convois sont de juridiction fédérale.Le ministre Heurtel a refusé de se prononcer sur cette question.«On doit regarder l\u2019ensemble de la question d\u2019un point de vue environnemental.C\u2019est ce qu\u2019on fait avec l\u2019EES», s\u2019est-il contenté de répéter.«Les lois environnementales du Québec vont s\u2019appliquer et nous allons nous assurer de leur respect», a-fil ajouté.Le Devoir Lire aussi > Ça ne s\u2019améiiore pas.L\u2019éditorial de Josée Boileau.Page B 4 GOUVERNEMENT EEDERAL Le surplus pour l\u2019exercice a foudu de près de moitié Qttawa \u2014 Le surplus du gouvernement fédéral pour l\u2019exercice financier en cours a fondu de près de moitié, Qttawa ayant affiché en août un déficit budgétaire de 2,3 milliards.Celui-ci était de 300 millions l\u2019an dernier, indique le ministère des Finances dans sa plus récente Revue financière.L\u2019excédent budgétaire pour la période d\u2019avril à août 2015 atteint maintenant 2,8 milliards, comparativement à un déficit de 1,1 milliard pour la même période de cinq mois en 2014.Cette mise à jour des finances publiques du gouvernement fédéral est publiée alors que le premier ministre désigné, Justin Trudeau, s\u2019apprête à former le prochain gouvernemenf dès mercredi.Les libéraux ont reconnu pendant la campagne électorale que les trois premiers budgets qu\u2019ils présenteront accuseraient un déficit.La Presse canadienne Le Sénat se doterait d\u2019un organisme pour surveiller les dépenses de ses membres Qttawa \u2014 Les sénateurs devraient bientôt être appelés à se prononcer sur la création d\u2019un organisme indépendant qui surveillerait leurs dépenses de fonction.L\u2019actuel président du Sénat, le conservateur Léo Housakos, a indiqué vendredi que dès la rentrée parlementaire, les sénateurs conservateurs, libéraux et indépendants pourront se pencher sur la création d\u2019un tel organisme de contrôle.11 a aussi indiqué que dans le cadre de cette réforme, le Sénat devrait embaucher un directeur financier, qui veillerait notamment à conseiller le puissant Bureau de régie interne.Le vérificateur général recommandait récemment que les sénateurs ne puissent plus être juge et partie relativement à l\u2019admissibilité ou non d\u2019une demande de remboursement de dépenses d\u2019un de leurs pairs.La Presse canadienne PO RT ESHDU VERTES U L L I L NOVEMBRE 2015 LE COLLÈGE JEAN-DE-BRÉBEUF VOUS OUVRE SES PORTES.Lors de cette journée, vous pourrez : m Visiter le collège ¦\tPrendre le pouls de la vie étudiante m Vous informer sur les programmes ¦\tRencontrer les professeurs et les étudiants QUAND?Le 4 novembre 2015 de 16 h à 20 h 5625, avenue Decelles, Montréal (Québec) H3T1W4 CONTACT Courriel : diretu.collegial@brebeuf.qc.ca Tel : (514) 342-9342 OFFERTS Aü COLLEGIAL BACCALAUREAT INTERNATIONAL (Sciences de la nature et Sciences humaines) DEC ARTS, LETTRES ET COMMUNICATION DEC SCIENCES HUMAINES DEC SCIENCES DE LA NATURE DEC SCIENCES, LETTRES ET ARTS DOUBLE DEC AVEC MUSIQUE www.brebeuf.qc.ca Inlerrutional Baccalaureate Baccalauréat Internalional Bwhilleiiato ifliérnacioAai :ollèg CERTIFICATION e VERT 490492 À LA MÉMOIRE DE TOUTES LES VICTIMES DES GUERRES Le Collectif Échec à la guerre mène présentement au Québec sa 5® campagne annuelle du coquelicot blanc.Dans ce contexte, un grand nombre d\u2019individu.e.s et d\u2019organismes ont pris l\u2019engagement suivant : f \u2022\tParce que nous dénonçons rengagement empressé du Canada à participer aux guerres de domination de l\u2019empire étasunien en Afghanistan, en Libye et maintenant en Irak et en Syrie \u2022\tParce que nous nous indignons face aux conséquences effroyables de ces guerres pour des millions de personnes civiles (mortes, blessées, violées, traumatisées, déplacées, réfugiées, etc.) \u2022\tParce que nous voulons être solidaires des millions de réfugié.e.s fuyant ces guerres, dont une partie seulement afflue en Europe entraînant des réactions qui font voler en éclats les prétentions humanitaires des pays occidentaux, en particulier celles des États-Unis et du Canada \u2022\tParce que les commémorations officielles du Jour du Souvenir ignorent toutes ces victimes civiles - beaucoup plus nombreuses que les victimes militaires - et servent à glorifier les guerres et à en promouvoir les faux prétextes Nous porterons le coquelicot blanc jusqu\u2019au 11 novembre prochain en solidarité avec les millions de réfugié.e.s de guerre et nous vous invitons à le porter aussi pour dire NON à la guerre et aux politiques militaristes du Canada.Jusqu\u2019au 11 novembre prochain, portons le coquelicot BLANC ! \\ k « Ce coquelicot blanc est un merveilleux hommage à cette multitude de familles écartelées et déplacées, à ces êtres traqués par les conflits -et à tous ceux et celles qui trouvent moyen défaire échec à la guerre.» Ariane Émond, porte-parole de la campagne du coquelicot blanc 2015 « .C\u2019est par le souvenir des victimes - et non la glorification de la guerre et Voccultation de ses ravages - qu \u2019on peut éviter de répéter les horreurs passées.» François Avard, porte-parole de la campagne du coquelicot blanc 2015 avemhre \u2022\t
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