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Titre :
Le quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean
Éditeur :
  • Chicoutimi : :Progrès du Saguenay,1973-1981
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Soleil du Saguenay-Lac-St-Jean
  • Successeur :
  • Quotidien (Saguenay, Québec)
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Références

Le quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean, 1974-08-03, Collections de BAnQ.

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[" ME Tr SER ne et Se PE ae l'indemnisation des accidentés de la route sans ë@ à la responsabilité diminuera-t-elle les primes d'assurance automobile, le nombre des accidents ou le montant des compensations?La Commission Gauvin répond iellement à ces questions, mais le débat public, qui risque d'être un debat d'experts, PAR CELINE LEGARE \u2014 PERSPECTIVES est encore a venir La tête enveloppée dans la gaze blanche lui donnait lair d\u2019une momie égyptienne; sauf que la momie parlait, parlait au rythme de l\u2019état de choc qui secouait son organisme.Mon amie racontait l'accident de voiture qui l\u2019avait conduite là, sur un lit d'hôpital: \u201cEt je l'ai répété dix fois aux agents qui m'ont emmenée ici \u2014 j'espère qu\u2019ils en ont pris bonne note \u2014, je ne suis pas dans mon tort: c\u2019est le type qui m\u2019a frappée qui n\u2019a pas fait son stop!\u201d Se disculper, départager tout de suite les responsabilités, désigner, séance tenante, le fautif, voilà un vieux réflexe que tous les automobilistes éprouvent au moindre accrochage.C'est qu\u2019ils savent que notre système d\u2019indemnisation repose sur le principe que toute personne est responsable du dommage causé à autrui.Ils savent que leur compagnie d'assurances paiera les dégâts et se fera rembourser par l'assureur du \u201ccoupable\u201d s'ils sont \u2018\u2019innocents\u201d, tandis que les \u201ccoupables\u201d n\u2019ignorent pas que leur prime est majorée au gré de leurs imprudences.Ce vieux réflexe, les automobilistes devront le modifier, l\u2019oublier même, si au Québec on instaure bientôt un régime d'assurance automobile suivant lequel chaque assureur paiera les compensations à ses accidentés, peu importe qu'ils soient ou non responsables de l'accident.Un régime qui appelle, cela va de soi.l'assurance obligatoire.Demain, on ne cherchera plus à savoir à qui la faute, même si dans 73 p.c.des accidents de voiture la faute est imputable à la défaillance humaine.Expression vague et polie qui englobe tout aussi bien la seconde d\u2019inattention que la fatigue, le je-m\u2019en-foutisme que la violation des lois dont la plus grave est l\u2019ivresse au volant.Plus de 60 p.c.des accidents mortels sont attribuables à l\u2019alcool, selon les chiffres publiés lors de la dernière campagne nationale de la sobriété.Défaillant ou non, l\u2019accidenté est d'abord une victime qui a besoin d\u2019être dédommagée, rappellent les partisans de l'indemnisation sans égard à la faute.Ils sont nombreux, se recrutant surtout parmi les associations de consommateurs, les syndicats et les assureurs.Pour des raisons bien différentes.Ainsi, la Confédération des syndicats nationaux recommande cette formule à l\u2018intérieur d\u2019un régime gouvernemental d'assurance automobile comme celui qui existe en Saskatchewan depuis 1946, au Manitoba depuis 1971 et en Colombie britannique depuis 1972.Par définition, un régime gouvernemental d'assurance automobile paie ses accidentés sans égard à la faute commise puisqu'on puise aux mêmes sources d'indemnisation.D'autre part, le Bureau d'assurance du Canada, porte-parole des compagnies oeuvrant dans ce domaine, juge la formule acceptable, voire intéressante à la condition, bien sûr, que l'assurance automobile continue d'être administrée par l\u2019entreprise privée.Les résultats obtenus dans l'Etat du Massachusetts, qui a instauré le \u201cno fault plan\u201d en 1971, l\u2019impressionnent; on a pu y réduire les primes de 41% p.c.Par contre, dans l\u2018Etat de New York, trois fois et demi plus peuplé, la même formule d'indemnisation que l'on vient tout juste d'instaurer produit des effets plus modestes: la réduction serait de l\u2019ordre de 16 p.c.L'indemnisation sans égard à la faute ne suscite donc pas des prix.miracle.L'industrie canadienne de l\u2019assurance automobile n\u2019en place pas moins de solides espoirs dans cette formule pour réduire ses coûts sans entamer ses profits, croyant retenir ainsi l'épée de Damoclès de l\u2019étatisation.Selon Statistique Canada.ces profits sont de 15,7 p.c.alors que dans la construction et dans les banques, ils sont respectivement de 16 et 17 p.c\u2026 tandis que la reparation des voitures rapporte 14,4 p.c.Malgré ces bénéfices jugés raisonnables suivant les normes de notre économie, le mécontentement des automobilistes de l\u2019est du pays gronde face aux augmentations de primes qu\u2019on leur inflige.Depuis le ler juillet, ces augmentations ont varié de 6 p.c.en Ontario jusqu'à 18 p.c.dans les Maritimes, alors qu'au Québec elles dépassaient 10 p.c.Le mécontentement des motorisés de l\u2019est se nourrit, en outre, des comparaisons qu\u2019ils peuvent désormais établir avec ceux de l'ouest: dans les trois provinces canadiennes où le gouvernement fait de l\u2019assurance automobile \u2014 soit le Manitoba, la Saskatchewan et la Colombie britannique \u2014, il pratique des prix inférieurs pour une protection équivalente.\u201c| y a une marge d'au moins 20 p.c.entre !es deux systèmes\u201d, proclamait M.Dave Boldt, ancien ministre libéral de la Saskatchewan.Défenseur bon teint de l'entreprise privée, M.Boldt n'en fut pas moins responsable Suite page 4 ymbole de la bonne vie, fauto este en tête de nos convoitises, avant le toit, avant la table durant six ans de la Société d'assurance automobile gouvernementale dans sa province.l! faut reconnaître que dans leurs comparaisons les automobilistes québécois oublient des facteurs qui influent sur les primes, entre autres, notre taux record d'accidents, notre climat défavorable, la densité de la circulation ou la nonchalance de nos agents de la sécurité routière.Nous comptons, en effet, 12 accidents par 100 véhicules \u2014 l'Ontario en compte 9 \u2014 et malgré notre piteuse performance le nombre de nos infractions est de 853 par 100 000 habitants alors qu\u2019il est de 1089 dans la province voisine.D'autre part, le même régime d'assurance-automobile de la Saskatchewan rurale ne produira pas nécessairement les mêmes réductions de primes dans un Québec urbain, la première ayant 4 voitures par mille de route alors que nous en dénombrons 35.Poursuivant nos comparaisons avec l\u2019ouest du pays, le coût moyen des dommages causés par les accidents est de 808 dollars chez nous alors qu\u2019il n\u2019est que de 533 dollars au Manitoba, où l\u2018Etat assure l\u2019automobiliste.Mais le client, cerné de toutes parts par la flambée inflationniste, n'a pas la tête aux nuances et il est surtout attentif aux solutions qui promettent d\u2019alléger ses charges.C\u2019est pourquoi l\u2019indemnisation des accidentés de la route sans égard à la faute a soulevé un regain d\u2019intérêt depuis que la Commission Gauvin vient de la recommander au gouvernement québécois à la suite d\u2019une longue étude sur l'assurance automobile qui a commencé en mai 1971.La commission Cauvin y voit le principal moyen de réduire le prix de cette assurance, lequel a doublé depuis 1961 alors que pendant la même période l\u2018\u2019indice des prix à la consommation a connu une hausse de 39,8 p.c.Selon ses calculs, la réduction serait de 16 p.c.Si, donc, les partisans des compensations inconditionnelles aux accidentés sont nombreux, leurs arguments le sont tout autant.Ils soulignent d'abord le phénomène de la motorisation.A 14 ans, les adolescents rêvent d\u2019une moto; dès 18 ans, ils sachètent une bagnole.La voiture est en tête des priorités dans les biens convoités par le consommateur.Avant la maison.En Europe surtout, le nombre des véhicules s\u2019est accru prodigieusement en dix ans: à raison de 187 p.c.en Allemagne et de 119 p.c.en France.En Amérique du Nord, parce que le niveau de vie est plus élevé depuis plus longtemps, cette courbe est moins abrupte: 44 pc.aux Etats-Unis et 60 p.c.au Canada.Mais au Québec, sans doute à cause d'un relèvement économique plus récent qui I'apparente aux conditions européennes, cette augmentation des véhicules au cours de la dernière décennie est de 91 p.c., la même qu\u2019en Grande-Bretagne; cette hausse est, en tout cas, la plus impressionnante au pays.Symbole d'affluence, signe plus visible du statut social qu\u2019une table bien garnie ou qu\u2019un bon logement, la voiture sert à tout et tous jusqu\u2019à l\u2019abus, soutiennent les croisés de l\u2019environnement qui font campagne pour nous faire marcher.On déplace sa voiture pour aller chercher ses journaux à deux pas tout autant que pour le week-end dans la nature et 68 p.c.des Canadiens l'utilisent pour se rendre au travail, boudant ainsi les transports en commun qui multiplient les déficits, lesquels doivent être payés par tous les contribuables, qu'ils soient piétons ou automobilistes.Une telle augmentation des voitures, une telle utilisation maximum compliquent singulièrement la circulation.En conséquence, la fortuit, l'imprévisible, l\u2019aléatoire pèsent sur nos moindres déplacements, brouillant la part de la défaillance humaine.La recherche de la défaillance humaine, et partant de la responsabilité, est, du reste, une entreprise hasardeuse, soulignent encore les partisans de l'indemnisation sans égard à la faute.Après un accident, les morts \u2014 quand il y en a \u2014 ne peuvent témoigner, les blessés ont d'inévitables amnésies et les témoins, des trous de mémoire.Quand tout survient l\u2019espa- 4 \u2014 3 août 1974 ce d\u2019un éclair, comment reconstituer l'accident?Les versions se contredisent dans la bonne ou la mauvaise foi.Et la mauvaise foi est courante lorsque des sommes considérables sont en jeu.Enfin, les carcasses des voitures livrent rarement le secret de leurs déficiences mécaniques ou celui des fausses manoeuvres.Lier l'obligation de réparer à la détermination d'une faute entraîne certaines injustices, lit-on dans le rapport Gauvin.Par exemple, lors d\u2019une collision, la femme et la fille de l\u2018'automobiliste fautif, tout aussi \u201cinnocentes\u201d que les occupants de l\u2019autre voiture, n\u2019ont droit à aucune indemnité selon le régime actuel de l\u2019assurance responsabilité.De même, l'impulsivité d\u2019un enfant, {a distraction d'un piéton peuvent les priver \u2014 eux et leur famille \u2014 d\u2019une compensation s\u2019ils sont blessés ou tués par un automobiliste.C'est payer très cher pour une faute mineure.A leurs arguments sociaux, économiques et moraux, les défenseurs de l'indemnisation sans égard à la responsabilité des accidentés ajoutent des arguments pratiques: au premier chef, la rapidité des règlements.Dès lors que les assureurs paient des compensations à leurs accidentés sans chercher à savoir s'ils sont fautifs ou non, ils éliminent bien des démarches longues, onéreuses; ils suppriment des frais de procédure considé- tables.Au Québec, le coût de remboursement des sinistres représente 12.3 p.c.de la prime alors que dans les régimes d'indemnisation sans égard à la faute, comme ceux de la Saskatchewan et du Manitoba, ce coût représente 7 et 8 p.c.de la prime.Une économie dont pourraient profiter les consommateurs.Soit.Mais un règlement rapide est-il ipso facto un règlement équitable?Même si les assureurs allégeaient ainsi leurs dépenses administratives, ils ne peuvent, au risque de faire banqueroute, compenser leurs assurés sans leur imposer des limites.Et cela, dans un régime de monopole d\u2019Etat tout aussi bien que dans l\u2019entreprise privée, puisque dans les deux cas la même loi élémentaire de l'économie s'applique: les indemnités ne peuvent excéder les recettes.Ces limites consistent, premièrement, à fixer une fois pour toutes et pour tout le monde des prestations selon des tables préétablies même si, précaution désormais impérieuse en période d'inflation galopante, ces prestations pourraient être indexées au coût de la vie.Ainsi, les accidentés entrent dans un moule uniforme alors que les répercussions des blessures sont infiniment différentes suivant les victimes.Chacun demeure libre, bien sûr, de se payer un supplément d'assurance suivant ses besoins spécifiques, mais il est question ici des mérites de {assurance de base.Par exemple, un artisan qui recevrait une compensation maximum de 10 000 dollars pour amputation de trois doigts serait nettement plus lésé qu\u2019un directeur de banque qui n\u2019aurait touché que 5 000 dollars pour le même dommage, lui qui fait taper ses lettres par sa secrétaire.Les sous sont une piètre consolation et l\u2019on ne mesure pas le chagrin en dollars, mais un fermier et un instituteur qui recevraient une indemnité de 1 000 dollars au lendemain de la mort accidentelle de leur fils de 17 ans ne subissent pas nécessairement la même perte \u201céconomique\u201d.Arbitrairement limités dans les compensations à recevoir, les accidentés le sont dans leur droit de recours aux tribunaux dans tout système d\u2019indemnisation sans égard à la faute.Ce droit est tout simplement aboli dans le régime que propose la Commission Gauvin.Ce qui a tait bondir le Barreau.Tous les avocats sont d'ailleurs hostiles à l'indemnisation des accidentés sans égard à leur responsabilité.Ils défendent leur gagne-pain, bien sûr.Aux Etats-Unis où cette indemnisation se pratique dans une vingtaine d'E- tats sous des formes mitigées qui entament peu le droit de poursuivre, les avocats font 1,5 milliards de dollars en chiffres d'affaires avec les accidents de voiture.Au Canada leurs honoraires sont plus modestes.D'ailleurs 70 Suite page 6 Avis: le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social considère que le danger pour la santé croît avec l'usage.3 août 19/4 \u20145 devant l\u2019accidenté à dédommager, 2 la compagnie d'assurances peut-elle être juge et partie?x p.c.des victimes de blessures corporelles \u2014 les plus difficiles à évaluer, donc les plus litigieuses \u2014 obtiennent compensation par la négociation directe avec l'assureur.Même s\u2019ils sont professionnellement intéressés au maintien de l'assurance responsabilité \u2014 plus de 15 p.c.de leurs revenus proviennent de cette source \u2014 les avocats font valoir des arguments qui ne manquent pas de poids.Arguments juridiques d'abord que, récemment, le professeur A.M.Linden, de la faculté de Droit de l\u2019université de Toronto, résumait ainsi: \u201cNier le droit de recevoir l'assistance d'un avocat aux victimes d'accident équivaut à les placer à la merci des compagnies d'assurances.Or je ne fais aucunement confiance aux compagnies d'assurances \u2014 pas plus qu'à toute autre bureaucratie quelle qu\u2019elle soit \u2014 pour administrer sans contrôle un service de cette importance dans le meilleur intérêt de leurs clients.\u201d Les compensations souvent ridicules qu'accorde aux victimes industrielles la Commission des accidents du travail \u2014 une bureaucratie gouvernementale, celle-là \u2014 qui, elle aussi bloque les possibilités de recours aux tribunaux \u2014 lui donnent raison.Pour sa part, la commission Gauvin reconnaît implicitement ce risque des indemnités injustes lorsqu'elle écrit: \u201cLes victimes ayant subi des pertes importantes et n\u2019ayant pas recours à un avocat reçoivent des compensations vraiment dérisoires en regard de leur perte.\u201d Qu'en serait-il si l\u2019on n'avait plus le droit de faire appel à un avocat?Les assurés \u2014 et pas seulement leurs procureurs \u2014 se posent la question.On met du temps à régler les accidents d'automobile, reconnaissent encore les avocats.Pour les coinpensations de 10 000 dollars et plus, les délais sont de deux ans en moyenne.Ils ne sont pas toujours injustifiés.Si les dommages subis à une automobile s'\u2019évaluent en deux heures, il en va tout autrement pour la mécanique humaine.Les délais sont indispensables pour mesurer toutes les conséquences des blessures et du choc d\u2019un accident.Comment un médecin peut-il établir trente jours après une collision le temps de récupération nécessaire à une jeune femme qui a subi de muiti- ples fractures a la colonne vertébrale et au bassin! L\u2019assurance-maladie assure aux blessés les soins nécessaires sans bourse délier.D'autre part, les acomptes anticipés que versent bien des compagnies d'assurances atténuent les inconvénients des délais.Car il ne faut pas oublier que régler trop vite signifie très souvent régler au rabais.Si l'objectif premier des auteurs du rapport Cauvin est de diminuer le coût de l'assurance automobile tout en maintenant des services satisfaisants, il y a d\u2019autres manières de l\u2019atteindre qu'en rognant sur la compensation de l\u2019accidenté, qu\u2019en le privant de réclamer selon le préjudice qu\u2019il a subi, soutiennent encore les avocats.lls suggèrent, entre autres, de réaliser des économies au chapitre des compensations pour dommages matériels.Obtenir de meilleurs prix des garagistes?Sans doute.Mais les garagistes renverront la balle plus loin en rétorquant qu'il faut réclamer d\u2019abord de meilleures voitures des fabricants.\u2014 PAS MOYEN DE FAIRE UNE LIGNE CONTINUE, JIN LE HoQUEL ! \u2014UN IMBÉCILE A KLAXONNE EN PASSANT! 6 \u2014 3 août 1974 L'assurance obligatoire ajouterait 15 p.c.aux recettes provenant des primes puisque telle est la proportion des automobilistes qui roulent sans assurance au Québec.A nos risques et périls! Plus nombreux sont ceux qui ne détiennent que l\u2018assurance de responsabilité civile les protégeant contre les dommages qu'ils peuvent occasionner à des tiers.Ces optimistes négligent d'assurer leur propre véhicule \u2014 45 p.c.des motorisés \u2014 confiants qu'ils ne causeront jamais d'accidents et que, fussent-ils impliqués dans une collision, l\u2019assureur du maladroit qui les aura heurtés les remboursera.Toujours par mesure d'économie, certains avocats préconisent l\u2019élimination des courtiers, ces intermédiaires entre la compagnie d'assurances et le client, qui retiennent la part du lion des frais de mise en marché de l\u2019assurance, lesquels sont de l'ordre de 14 p.c.Les courtiers trouveront piquant, bien sûr, que les avocats jugent leur rôle d'intermédiaire plus indispensable que le leur.Entre la compagnie d'assurance automobile et le consommateur, l\u2019arbitrage de l'avocat est mieux défini, il est vrai, que celui plus ambivalent du courtier.Supprimer le droit de subrogation est également une manière de pratiquer des économies en matière d\u2019assurance automobile.Pour une fois les avocats sont d'accord avec la Commission Gauvin.Mais un mot d\u2019abord sur le droit de subrogation.|| s\u2019agit du droit dont disposent les organismes de l'Etat, par exemple, quand ils récupèrent ies sommes versées au profit des accidentés de l\u2019auto.Ainsi, en 1972, la Commission des accidents du travail, les régies de l\u2019assurance-maladie et de l\u2019assurance-hospitalisation ont recouvré 7,5 millions des assureurs, mais ce recouvrement a coûté 1,5 million en frais divers.Puisque c\u2019est toujours le même contribuable qui paie ces sommes considérables, en primes ou en taxes, la logique et une saine administration commandent de lui faire épargner au moins cet énorme 20 p.c.de frais de subrogation.Enfin, si l\u2019objectif d\u2019un bon régime d\u2018assurance-automobile est non seulement de réduire le coût des primes mais de rendre l'usage croissant de l\u2019automobile plus sûr pour tout le monde \u2014 bien des gens se demandent \u2014 et pas seulement les avocats \u2014 si l'indemnisation sans égard à la faute ne va pas grossir la redoutable colonne des conducteurs irresponsables.Car les conducteurs prudents ne le deviendront-ils pas un peu moins si, au lendemain d\u2019un accident où ils n'y sont pour rien, ils subissent une augmentation de prime?Dès lors que l'indemnisation est payée par l'assureur à son client accidenté, qu'il soit irréprochable ou fautif, le dossier de l'automobiliste n\u2019influe pas sur le montant de la prime, comme c'est le cas présentement.La prime augmentera au rythme des accidents subis comme des accidents causés.On aura du mal à convaincre les automobilistes au dossier vierge de la justice d\u2019un pareil concept.Il y a d'autres motifs pour éviter les accidents de voiture que la crainte des augmentations de primes, soit.Mais si la prudence au volant n\u2019est plus rentable, qu'adviendra-t-il d'une des incitations majeures à la bonne conduite?Au Québec, plus que partout ailleurs au Canada, nous avons plutôt besoin de multiplier ces incitations au lieu de les réduire.@ \u2014 JN EU UN ÉTOURDISSEMEUT.\u2014IL E AU MILLE SR DoIT ÊTRE VALTITUDE | eS HE eu X - ATP RUES 1\" pe D à ty t ME RANE TIT ia De A 6 j SH VOLS ANEZ LE TEMPS, DURAUT VAE VA\u2014NOC ES, ESSAYEZ PE VOUS AMUSER UN rev / E, , 3 août 1974\u2014 7 Ss {Gh ; a\" Photos Denis Larocque Vous allez à la mer?Non, comme la plupart des gens vous n\u2019allez pas à la mer.Ni même à la montagne, ni même à la campagne.Car il y a des dizaines de milliers de Québécois qui ne vont nulle part, soit qu'ils aiment les charmes estivaux de la ville ou qu\u2019ils vivent déjà à la campagne.et qui aimeraient bien aller faire un tour à la ville.Et il y a tous les autres qui ne vont nulle part parce qu\u2019ils n'ont tout simple- mr Pag 000 ae 2027 EAE fe a Est) EP) a Pros ry a Il a fallu un objectif macrophotographique à focale de 50 millimètres pour croquer l\u2019araignée.La focale a été de 135 mm pour capter le jeune orignal dont parle le début de l\u2019article.Le téléobjectif était de 200 mm pour surprendre la marmotte devant son terrier.PAR JOSÉ MELLO Je traverse les Laurentides par une belle journée d'été.Soudain, à ma droite, un jeune orignal, encore maladroit sur ses hautes pattes, surgit et se met à gambader, à l'orée du bois.Je laisse la voiture rouler un peu puis j'arrête et saute sur la L'animal est un peu loin, mais je prends une première photo avant d'entamer l'approche.Puis j'avance lentement, m'arrétant par moments, juste le temps de photographier.Me voyant, la bête rentre sous le couvert des arbres.Elie doit m\u2018observer de sa cachette.Je m'accroupis et rampe à l\u2018abri de la rocaille car je veux m'\u2019approcher davantage.Ma manoeuvre réussit.Surpris de ne pas me voir, l'animal tend le cou derrière les buissons, révélant sa position.Il veut savoir où je suis passé, et c'est justement ce que je désire.J'attends.Il sort timidement de sa cachette, flairant en direction de l\u2018endroit où il me suppose.Il ne le sait pas, mais je suis déjà tout près de lui et je le photographie à volonté.J'ai l'impression qu\u2019il m\u2019a enfin pressenti.Lui n\u2019en est pas sûr, cependant, et s\u2019avance encore tout droit vers moi.Interdit à ma vue, il s'arrête.Je me lève lentement, en visant.Surpris et craintif, il hésite, juste de quoi faire une dernière photo avant qu'il détale.Une nouvelle partie de chasse aux images, récompensée de quelques diapositives inattendues et intéressantes, est venue s'ajouter à bien d'autres.Côté trophée, je me considère bien servi.Que le sujet soit petit ou grand, mammifère ou insecte, une seule chose compte pour le chasseur d'images: la beauté de sa proie.Proie qui, une fois capturée dans l'appareil, reprend sa liberté.La chasse photographique est ouverte à l'année, partout et pour tous.On range le fusil et, avec lui, on oublie le permis réglementaire.A la place, on se procure un appareil photo et Jes objectifs qui conviennent le mieux.Quelques rouleaux de film en poche.plus un dans l\u2019appareil, et nous voilà prêts à expérimenter des sensations nouvelles et inoubliables.La chasse aux images route.En plus d\u2019être une palpitante activité de plein air, la chasse photographique constitue un bon moyen d'élargir rtos horizons.Convenons-en, il est grand-temps qu'on découvre, par exemple, que la faune ailée du Québec se compose de bien autres choses que de \u201cpit-pits\u201d, de moineaux et de canards! Si l\u2019on est peu tenté par l\u2019étude, si l'on ne cherche dans la chasse à la photo qu\u2019une agréable détente, qu'à cela ne tienne! On peut partir à l'aventure et faire cliqueter l\u2019obturateur au hasard des rencontres.A dire vrai, on n'a pas à s\u2019éloigner: dans la cour arrière les sujets à exploiter ne manquent pas: fleurs, oiseaux, insectes.Il n\u2019y a pas de laideur dans la nature; il n'y a que des répugnances et des préjugés à vaincre.La photographie peut nous apprendre à aimer des sujets que souvent nous ne méprisons que parce que nous les méconnaissons.Pour bien photographier, il faut observer longuement.Chemin faisant, on découvre à quel point les couleurs de l\u2019araignée sont éclatantes au soleil couchant: on s'arrête pour la voir tisser sa toile et, peu à peu, la répugnance fait place à l\u2019émerveillement.Comme l\u2019attirail de tout autre genre de chasse, un équipement photographique peut aller du très simple au très compliqué, du pas cher au très très cher.Laissons le cher et le plus-que-cher aux professionnels et aux amateurs fortunés.On peut se procurer à bon compte un appareil utilisant le film courant de 35 millimètres.|| devra être reflex et, de préférence, muni d\u2019un photomètre.Rien n\u2019est plus courant.Selon qu'on désire se pencher sur de petits sujets ou sur d\u2019autres que l'oeil nu aperçoit aisément mais dont l'approche est souvent difficile, il faudra soit un objectif de macrophotographie (également bon pour la photographie en général), soit un téléobjectif.Dans ce dernier cas, on conseille une focale d'au moins 200-mm, bien que la plus efficace reste l'arme classique des chasseurs d\u2019images, la 400.En librairie on trouvera quelques ouvrages donnant les conseils techniques voulus.Et il ne restera plus qu\u2019à faire confiance au hasard et a la nature.® ow = FE ao ee ts A > ru 12 \u2014 3 août 1974 On a fixé un objectif macro de 85 mm quand il a été question du papillon qui déploie ses ailes.On a dû recourir au téléobjectif de 400 mm afin de pouvoir observer à l'aise le geai bleu.jectif était m pour e la marmotte n terrier.consti- on dé- autres ) qu'u- lique- ans la éjugés t nous il faut l\u2019arai- t, peu hique ons le e pro- devra ail nu pjectif in té- n que oulus. À fp.1 N in 4 itn par Michel Beaulieu \u201cChercher, dit Gabriel Labbé, c'est ma passion; chercher et trouver.\u201d Chercheur de trésors à sa manière, M.Labbé poursuit sa découverte de l'âme d'un peuple, le sien, à travers sa musique.Depuis dix ans, en effet, il a amassé une collection d'anciens disques qui, si elle ne constitue encore qu\u2019une partie de la musique enregistrée depuis le début du siècle, n'en est pas moins impressionnante.Mais il s\u2019agit exclusivement de musique traditionnelle, celle de nos violoneux et de nos accordéonistes, celle aussi des musiciens irlandais et écossais auxquels nos ancêtres ont beaucoup emprunté.\u2018Depuis aussi loin que je me souvienne, dit M.Labbé, qui est originaire de Rimouski, j'ai grandi avec la musique de folklore.Ça fait absolument partie de moi.Mais ce n\u2019est que depuis dix ans que je m'intéresse vraiment à collectionner les vieux disques.Quand je suis arrivé à Montréal, je n'avais dans ma valise, avec mon linge, qu'un disque de Joseph Guillemette.Maintenant, j'en possède plus de 1500.Ca représente bien des heures de travail, de la patience et des voyages.\u201d C'est que ces vieux disques, les 78- tours qui ont commencé à disparaître dans les années 50, on ne les trouve pas nimporte où! Eminemment fragiles de surface et cassables au moindre choc, ces gravures ont parfois l\u2019âge du siècle.Et il est assez étonnant de constater que plus de 10000 enregistrements ont été faits, quand on sait que nos musiciens ne vivaient pas de leur musique et qu'ils devaient la plupart du temps se rendre à New York graver leurs disques pour un cachet de misère, généralement 12 dollars par session d\u2019enregistrement.Seule Madame Bolduc, qui avait un sens aigu des affaires, parvenait à toucher des pourcentages sur les ventes de ses disques.\u2018Pour ramasser ces disques, poursuit M.Labbé, il faut établir des contacts avec des gens, avec d\u2019autres collectionneurs de vieux disques, mais qui s\u2019intéressent à d\u2019autres domaines.Dans un iot, il y a toujours des disques qui nous intéressent, d'autres qui ne nous intéressent pas, mais qui servent à effectuer les échanges sans lesquels une collection de ce type n'a à peu près aucune chance de fructifier.Je fais aussi du porte à porte à la campagne.C\u2019est, à toutes fins pratiques, le seul endroit où il est possi- ble de trouver ces disques.Dans les zones urbaines, les gens sont généralement coupés de leurs racines musicales.À Montréal, on trouve surtout des disques Ë de Bing Crosby, ou d'autres du même genre, mais on est très pauvre en fol- kiore.\u201d : Est-il utile de préciser que bien peu de Montréalais de souche ont entendu parler de Joseph Allard, celui-là même qui a enseigné à Jean Carignan.Mais qui, ici, connaît Jean Carignan?Il est vrai que son nom court depuis quelque temps, presque en sourdine, alors même qu\u2019il participe à toutes les grandes manifestations folkloriques d'Amérique du Nord et qu'on l\u2019ovationne à travers tout le continent.\u201cPour ma part, poursuit M.Labbé, je collectionne les disques de musique traditionnelle tant écossais et irlandais que québécois.Le folklore québécois possède sa beauté propre et je le préfère d'ailleurs au folklore irlandais.C'est seulement avec lui que je me sens vraiment chez nous, même si le folklore irlandais est plus pur, parce qu\u2019il a subi moins d'influences extérieures.C\u2019est une affaire d'âme.Le gros défaut de la plupart de nos musiciens, c\u2019est d'avoir bafoué notre folklore, en sautant des temps et en sup- J primant des mesures.\u201cLes lrlandais ont généralement de meilleures notions musicales.Le folklore québécois a beaucoup baissé depuis quelques années, mais des musiciens tels que Jean Carignan ou l\u2019accordéoniste Philippe Bruneau sont en train de le relever.Isolés, ils ne peuvent rien.Mais, depuis trois ans, j'assiste à beaucoup de concours de violoneux et d\u2019accordéonistes, et chaque fois j'en reviens étonné.Depuis quelques années, on assiste à un tel regain que tous les espoirs sont permis.Le folklore va retrouver le prestige qu\u2019il avait avant.\"Ce phénomène, poursuit M.Labbé, est attribuable au fait que les gens ont ça en eux, cette musique, et qu'ils se sentent poussés par un élan qui va dans le sens de tout ce qui se fait au Québec 14 \u2014 3 août 1974 depuis perçoi qu'il s d'une 1 La \u20ac compre musicis parmi Montrr grands Ces Labbé que, \u20ac surface ou mo et de ne les requis, nombre quelqu Parmr tionnoi Joseph dès 19 violone 1926 ¢ gravure sur ma tres, de de Sco qu'aien \u201cMal du dét mencé des ge se trou vent p: que, ils qui se domair près rie une éc cultivé Passi bordan musicie permet gnies c sique t C'est .vient \u20ac de deu gnan \u20ac pu cor repère la pro musica \u201cJ'ai dit M.coup @ que je beauté ne pas encore ramasse plus ta mes pr parce \u20ac \u201cMa Gabriel par la la pein continu depuis une dizaine d'années.Ills sa- perçoivent que le folklore est important, qu\u2019il s'agit d'un retour aux sources et d'une redécouverte.\u201d La collection de disques de M.Labbé comprend des enregistrements de grands musiciens inconnus, du moins en ville, parmi lesquels Joseph Allard, Alfred Montmarquette et jos Bouchard, \u201cles grands du folklore québécois\u201d.Ces disques, dès qu\u2019il les obtient, M.Labbé les transcrit sur bande magnétique, de manière à ne pas abîmer les surfaces si fragiles qui ont déjà subi plus ou moins lirréparable outrage du temps et de la manipulation, soit parce qu'on ne les a pas toujours traités avec le soin requis, soit qu'ils aient traîné durant de nombreuses années sous la poussière de quelque grenier.Parmi les perles de sa collection, mentionnons des enregistrements faits par Joseph Kimmel sur marque Zon-o-phone dès 1903, le premier disque d\u2019un de nas violoneux, Fortunat Malouin, fait en 1926 pour la compagnie Columbia, des gravures épaisses d\u2019un quart de pouce sur marque Edison, et tant et tant d'autres, des disques de Michael Coleman ou de Scott Skinner, les meilleurs musiciens qu'aient produits l'Irlande et l\u2019Ecosse.\u201cMalheureusement, après ces géants du début du siècle, le folklore a commencé à se dégrader.Pour la plupart des gens, dit M.Labbé, tout le folklore se trouve sur le même pied.Ils ne savent pas discerner la beauté de la musique, ils ne la ressentent pas.Même ceux qui se prétendent des savants dans ce domaine n\u2019y connaissent souvent à peu près rien.Le folklore, ça demande aussi une éducation: l\u2019oreille a besoin d\u2019être cultivée.\u201d Passionné par ses recherches qui, débordant les disques, se portent sur les musiciens eux-mêmes, Gabriel Labbé permet maintenant à de petites compagnies de disques spécialisées dans la musique traditionnelle de faire appel à lui.C'est ainsi que la marque Philo, qui vient de procéder à la mise en marché de deux longue-durée, l\u2019un de Jean Cari- gnan et l\u2019autre de Philippe Bruneau, a pu constituer les notes qui servent de repère essentiel quand il s\u2019agit d\u2019établir la provenance de telle ou telle pièce musicale.\u201cJ'ai parcouru beaucoup de chemin, dit M.Labbé, mais il m'en reste beaucoup à parcourir pour atteindre le but que je me suis fixé: montrer aux gens la beauté et la richesse de notre folklore et ne pas tout perdre pendant qu\u2019il en est encore temps.Il est grand-temps de tout ramasser.J'ai l\u2019intention de m'en servir plus tard, mais je ne veux pas parler de mes projets avant qu'ils ne se réalisent, parce que ça pourrait porter malchance.\u201cMa plus grande consolation, conclut Gabriel Labbé, c\u2019est ma collection.C'est par là que je sens que ça vaut vraiment la peine d'écouter nos musiciens et de continuer de les jouer.\u201d @ TIGE lacrème des crèmes glacées.pau BE - RS ro ru wey aa FRENCH (CE CREAM La crème glacée Prestige \u201crhum | a et raisins\u201d est particulièrement CREME.GLACER A LA FRANÇAISE riche et veloutée.Essayez-la servie sur une timbale meringuée et savourez sa franche saveur de rhum.Voilà un dessert .délicieusement simple et tout sim- = plement délicieux.PRESTIGE la crème glacée SD 0 - par excellence.\u201cLa Dominion Datries Ltd.utihise sous licer.ce la marque de commerce Sealtest.propriété de Kraftco Corp panne vid 16 \u2014 } août 1974 GABRIEL CRISTINL, PIQU \u201cet s\u2019il le faut, jus par Jacques Forget J Québec a un atout touristique de ; plus: Gabriel Cristini.Mineur de profes | sion, grand \"\u2019piqueteur\u201d devant l\u2019Eternel | par vocation.Depuis maintenant plus de trois ans, le mineur Gabriel Cristini fait | les cent pas devant le Parlement de Québec.Au rythme de quatre heures par jour et cinq jours par semaine.lt I - 9 1 Transformeé circonstance a tait la travail.en ploi.Pour Cristini est touristes.i attraction. PIQUE TEUR qu'à la retraite!\u201d | se de, Transformé en homme-sandwich pour les profes- circonstances, il proteste du sort que lui terne! a tait la Commission des accidents du lus de\u201d travail.en le forçant à quitter son em- ni fait ploi.Pour les gens de Québec.Gabriel .nt de Cristini est déja une institution.Pour les heures, touristes.il est en passe de devenir une CE 56 Team\u2026 La SA 505 ASE maine.attraction.Suite page 18 3 AVIS: Le ministère de la Santé nationale et du Gien-être social considère que le danger pour la sante Croit avec | usage -=-_-==-===-\u2014
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