Le quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean, 31 mai 1975, Cahier 3
[" = RE ME A EE Ae WW TW ~ ND VY 2 Ne Ww œ AY + par 1 FETES fs DU SAGUENA Y-LAC-SAINT-JEAN 4e section Samedi 31 mai 1975 D-2 \u2014 LE QUOTIDIEN, samedi, 31 mai 1975 La crise du pétrole Du mythe Antoine Ayoub est professeur titulaire d'Économie à l'Université Laval et dirige le groupe universitaire de recherche en économie de l'énergie (GREEN).Le GREEN prépare actuellement la tenue du deuxième colloque international d'économie pétrolière qui se tiendra à l'automne.Pour tenter de démystifier la réalité de la crise pétrolière que nous traversons, nous avons rencontré M.Antoine Ayoub.La Crise Selon le professeur Ayoub, il n'y a pas eu et il n'y a pas de crise physique, pas de pénurie de pétrole comme telle: il y a eu un réveil.car tous calculs effectués, le pétrole existant actuellement.pourrait suffire avec notre taux actuel de consommation une cinquantaine d\u2019années, et chaque nouvelle découverte vient reculer d'autant la menace de pénurie.Le réveil fut provoqué par la hausse des prix du pétrole, hausse subite qui permet de rentabiliser de nouvelles découvertes qui ne seraient pas exploitables autrement.Cette hausse n'est pas la conséquence de l'embargo des pays arabes \u2014 I'embargo fut seulement l'événement catalyseur qui l\u2019a précipitée: la preuve en est fournie par l'Iran, qui n'est pas un pays arabe, et qui est à la tête des pays qui revendiquent la hausse des prix du pétrole, et par le fait que les prix n'ont pas baissé une fois l'embargo terminé.Cette hausse est due à la volonté des pays producteurs qui se sont concertés à l'intérieur de l'OPEP, de reprendre ie contrôle de cette ressource naturelle et pour rattraper le retard accumulé au cours des 10 années précédentes.Le professeur Ayoub fait remarquer que de 1960 a 1970, le prix du pétrole, non seulement n\u2019a pas monté, mais qu'il a même baissé en dollars constants pendant que le prix des autres produits manufacturés augmientait énormément.Ce qui a amené comme conséquence que le pouvoir d'achat des pays producteurs s'amenuisait devant une ressource qui est, en plus, non renouvelable.D'où la thèse de fixer les prix au niveau des coûts des produits substituts, soit ce qu'il en coûterait pour l'énergie nucléaire, pour les shistes bitumineux.Si le pétrole avait vu ses prix monter à chaque année pendant ces 15 dernières années, comme ceux des autres produits, il n\u2019y aurait pas eu crise\u201d: le fait est qu'on a rattrapé le retard d'un seul coup.La politique énergétique des Etats-Unis de vouloir être autonome dans leurs approvisionnements (la hausse des prix mondiaux favorisant cette volonté d'indépendance) n'est pas non plus étrangère à cette \u2018\u2019crise\u201d\u2019.Le conflit d\u2019ailleurs se situe sur le niveau de la hausse et non sur son principe: la thése Kissinger veut un plancher d'environ $7, la thèse iranienne, une indexation sur un indice composé des prix des vingt principaux produits manufacturés et matières premières, ou encore qu'on établisse les prix selon le coût des sources alternatives (thèse algérienne).Influence du prix du pétrole sur les produits manufacturés Cette première grande question, la nature de la crise du pétrole.en amène une autre aux implications économiques et sociales importantes: celle de l\u2018influence réelle de la hausse du prix du pétrole sur notre économie, et jusqu'à quel point cette hausse a joué de façon inilationnaire sur le prix des produits manufacturés, sur le transport, etc.Le professeur Ayoub considère qu'il y a des gens qui exagèrent pour diverses raisons qui n'ont rien à voir avec les faits et que l'influence du prix du pétrole sur la hausse du prix des produits manufacturés est un mythe.Sans dire que cela n'a pas eu d'effets sur l'inflation, on peut avancer, selon des études réalisées dans les pays industrialisés, que cette hausse n\u2019est responsable que de 1 à 2% de la hausse générale des prix.L'inflation sévissait avant la hausse des prix du pétrole, et les pays producteurs demandaient cette hausse pour compenser justement les pertes subies par l'inflation.Tout économiste sait d'autre part que la hausse des prix du pétrole est venue une seule fois et l'économie s'est depuis ajustée tandis que l'inflation est par définition une hausse soutenue des prix.Evidemment, la hausse n'a pas été répartie de façon égale entre tous les dérivés du pétrole comme c'est affaire de demande et de contrôle exercés par les pays consommateurs.De toute façon, on peut affirmer que les grandes compagnies pétrolières n'ont pas eu à subir de pertes suite à cette hausse, bien au contraire, comme elles les ont répercutées parfois plus que proportionnellement sur le consommateur quand les gouvernements n'exerçaient pas de contrôle sur les prix de vente.Pour conciure ces considérations, les prix actuels du pétrole ne peuvent baisser que devant deux situations, soit par l'éclatement de l'OPEP ou par des accords particuliers entre pays producteurs et pays consommateurs pour stabiliser les prix à leur niveau actuel.Selon le professeur Ayoub, i! ne faut ni s'étonner ni s'indigner du fait que l'OPEP soit un cartel de producteurs: tout le développement des pays industrialisés s'est fait selon le même schéma, et les pays producteurs de pétrole ont bien appris la leçon.Le pétro-dollars Un autre mythe qui mobilise l'opinion par ses aspects sensationnels plus que réels, c\u2019est celui du surplus de pétro-dollars, d'arabo-dollars.La hausse des prix du pétrole a en effet permi aux gouvernements des pays producteurs de récupérer une grande partie de cette hausse dans leurs caisses, récupération qui est en somme un transfert assez important de capitaux d'un groupe de pays (les consommateurs) vers un autre (les producteurs).Or si l'on considère l\u2019ensemble des pays de l'OCDE (Europe, Japon.E.-U.), la somme des transferts effectués vers les pays producteurs ne représente que 22% du produit national brut du total des pays de l'OCDE.Un tel transfert ne représente donc pas, théoriquement, de problème économique insoluble.Là où if y a problème cependant, c'est lorsque le déficit, et dont le transfert, n'est pas réparti égali- tairement entie tous les pays consommateurs, ce qui fait que la France peut ainsi se retrouver déficitaire à 10% de son PNB alors que les E.-U.ne le seront que de 1%.Ces problèmes n'existeraient pas si les pays producteurs répartissaient l'investissement, ce qu'on appelle \u2018leurs surplus\u201d selon les déficits respectifs des pays consommateurs; mais; ces pays, comme tout investisseur rationnel, inves- ;; tissent là où ils espèrent un taux de rendement élevé : pour leurs capitaux et où les risques sont faibles.De plus, a cause d'un tas de relations politiques et his- torigues, ces pays {qui ne sont pas seulement des pays arabes) préfèrent investir prioritairement aux Etats-Unis et en Angleterre et ensuite au Japon et en Europe, comme le prouvent les accords importants \u2018qui ont été signés entre les Etats-Unis et l'Arabie saoudite et l\u2018Iran.Mais !e mythe suprême du pétro-dollars, c'est que, considérée régionalement au niveau des pays arabes, on voit bien que la répartition du pactole pétrolier à l\u2019ensemble du monde arabe (120 millions de personnes) donnerait un per capita de $120 par personne par année.Donc les arabes ont beaucoup de possibilités d'investir chez eux.S'ils ne le font pas, c\u2019est pour des raisons politiques et parce que les états producteurs à faible population privilégient leurs fonctions financières au détriment de l\u2018ensemble des autres pays arabes qui n'ont pas de pétrole et qui sont obligés d'aller quémander des prêts pour leur développement.\u2019 Le professeur croit que la solution au recyclage des soit-disant pétro-dollars serait un schéma triangulaire, c\u2019est-à-dire que les pays arabes producteurs à faible capacité d'absorption fassent des prêts ou des dons massifs aux pays non producteurs qui, eux, augmenteraient ainsi leurs importations des pays industrialisés.La position du Québec et du Canada La politique de prix unique pratiquée par le Canada à la grandeur du pays est, à court et moyen termes, une politique favorable au Québec dans la mesure où, n\u2019étant pas une province productrice, il se trouve subventionné pour pratiquer des prix internes de beaucoup inférieurs au niveau mondial, mais cette politique ne résout pas pour autant le problème et la sécurité des approvisionnements pour les 10 prochaines années, problèmes qui doivent être au premier plan des préoccupations du Québec suite à l'évolution de la situation pétrolière internationale et à la mise en cause du rôle tenu par les sociétés multinationales.En confirmité avec les projets grandioses mis de l'avant il y a deux ans (super-port, complexe pétrochimique.} il est vital de s'assurer une ou des sources d'approvisionnement sûres pour au moins la prochaine décennie.À ce sujet, le pétrole de l'ouest, par le pipeline Sarnia-Montréal, ne peut présenter une alternative complète puisqu'il ne peut représenter qu\u2019un approvisionnement partiel du tiers de la consommation québécoise.Il ne fait aucun doute, d'autre part, que les pro- vinçes productrices comme l'Alberta paient le coût du fédéralisme en acceptant de vendre leur pétrole à un prix très inférieur au prix international.Quant au gouvernement fédéral, de conclure Antoine Ayoub, il lui semble urgent pour le Canada de hausser le prix interne du pétrole au prix du pétrole international pour obtenir des profits qui serviraient à la recherche de sources substituantes pour ainsi consolider son indépendance, et que la politique d'exportation à l'égard des Etats-Unis devrait être revisée d\u2019une façon plus drastique encore, suivant un juste calcul des coûts et bénéfices à long terme entre exporter aujourd\u2019hui ou acquérir l'indépendance énergétique à brève échéance.ll est manifeste, à la description des intérêts contradictoires des provinces productrices et consommatrices, qu\u2019il y a toute une zone de contradiction qu'il faut essayer de réduire, non seulement par des études ou des recherches très poussées, mais aussi par une volonté commune de vouloir poursuivre des objectifs qui ne s'annulent pas mutuellement.Or on peut s'interroger sérieusement sur l\u2019état des recherches dans ce domaine, lesquelles semblent loin d'égaler les performances politiques de récentes conférences fédérales- Propos recueillis par Robert Fleury.Si les métaux que l'on exploite sont presque toujours enfouis sous le sol à des centaines sinon des milliers de pieds de profondeur, les nappes de pétrole pour leur part sont toujours enfouies profondément, et souvent, se trouvent sous la mer, sur ce qu'on peut appeler la plate-forme continentale.Quant des relevés sismiques et gravimétriques ont décelé la présence probable de dépôts pétrolifères, il n'y a qu'une façon pour sûr de savoir s'il y a vraiment du pétrole: le sondage.Si sonder le sol à 20,000 pieds sous terre demande déjà une technologie fortmoderne, sonder la mer a 25,000 pieds sous ie niveau de la mer et sous 1,000 pieds d\u2019eau, n'est pas chose facile.Pour ce faire, on utilise de grandes plates- formes de forage semi-submersibles sur lesquelles travailleront à tour de rôle diverses équipes.Le Canada produit ses propres plates-formes de forage aux chantiers navals de Halifax: ces appareils \u2018SEDCO\u201d sont parmi les plus grands au monde et sont conçus pour résister aux rigoureux hivers de l'Atlantique nord.Ils mesurent environ 350 pieds de longueur sur autant de largeur.sont de forme grossièrement triangulaire et d'un poids de service de 20,000 tonnes Leur pont est situé à 150 pieds au- dessus de leur base, la hauteur totale de la base à l'extrémité du mât de forage étant de 350 pieds.Ces appareils flottent généralement ou peuvent se poser dans le fond quand il y a moins de 100 pieds de profondeur.65 hommes y logent et leur transport se fait par hélicoptère, un héliport étant situé au- sionnement sont spécialement conçus pour les desservir en tuyaux de forage, carburant, nourriture, etc\u2026 et l'un d'eux demeure près de la plate-forme en permanence en cas de danger.Trois grues desservent la plate-forme, la plus grosse ayant une capacité de 72 tonnes.Les équipes travaillent deux semaines et bénéficient ensuite d'ure semaine de congé.Pour déplacer la plate-forme au bon endroit, il faut deux ou trois remorqueurs.Une plate-forme similaire qui avait élé construite à Victoria en C.B.prit ainsi six mois à se rendre en Nouvelle-Zélande! Leur coût varie de $13 à $21 millions environ.Neuf ancres maintiennent la plate-forme en position et des flotteurs de 80 pieds de diamêtres sont s.tués sous chacun des trois caissons géants.Une fois la plate-forme bien en place.apres avoir placé un dispositif antiéruption sur le fond de la mer et s'être assuré qu'il fonctionne bien, le forage commence.On envoie à la côte, par radio, tous les details Au forage.le genre de boue utilisé etc.Ce sont des boues de forage qui forcent les débris du forage vers ia surface, a mesure que le trépan s'enfonce.Des échantillons sont recueillis à tous les 10 pieds, étudiés par les géologues sur la plate- ere et expédiés également sur la terre ferme.( Le forage pétrolier en mer, une technique très récente -o- dessus de leurs quartiers.Des bateaux d'approvi- .provinciales.Aux profondeurs appropriées, on effectue des opérations spéciales pour obtenir de plus gros échantillons de rochers de puits de forage.Il s'agit souvent de découper une carotte, soit un cylindre de roches solides découpé au fond par un outil spécial, méthode fort coûteuse d'ailleurs.Une fois donc que le forage a atteint la profondeur voulue, la compagnie effectuera des essais complémentaires, et avec le fruit des échantillonnages recueillis et se basant sur les autres relevés effectués, elle jugera si le puits est commercialement productif.Puis elle fermera le puits.Sinon, elle demandera que son permis d'exploration se transforme en concession d'exploitation, et la moitié de la concession reviendra à la Couronne.Et, selon la profondeur du puits, de l'eau, la nature de la découverte pétrolifère, on installera le matériel de production sur l'eau ou sur le fond.de la mer.Au large des côtes de la Nouvelle-Ecosse, on peut même construire des plates-formes au-dessus du niveau de Ja mer de façon qu'un pétrolier puisse charger directement à partir du puits.Autrement, on construira un pipe-line sous-marin jusqu'à la côte, surtout si la présence d'icebergs dans le secteur est probable, ce qui est toujours le cas au large de la Côte du Labrador.Bien qu'il n'y ait pas eu de problèmes aigus en ce sens encore.la question de juridiction internationale se pose néanmoins lorsque la profondeur de l'eau dépasse 200 mètres puisque au-delà de cette limite.on est censé être dans les eaux internationales.Ce à quoi s'oppose le Canada entre autres puisque la plate-forme continentale canadienne excède le 200 metres en de nombreuses parties.Selon le Ministère Canadien de l'Energie, des Mines et Ressources, les dangers de pollution en mer par le pétrole sont presqu'inexistantes, comme on a constaté que la pollution par le pétrole provenait toujours du transbordement entre navires de long des côtes quand ce n'est pas directement causé sur terre.Le gouvernement canadien a pris les mesures les plus rigoureuses qui soient pour éviter une telle pollution.ainsi, chaque compagnie qui fore un puits en mer doit fournir un plan détaillé qui explique comment elle combattrait une fuite de pétrole et des instructions très sévères ainsi qu'un entrainement rigoureux sonteffectués à bord des plates-formes et navires.Advenant une soudaine éruption, un obturateur antiéruption installé au fond de la mer avant que ne débute le forage empêche le pétrole de se répandre en dehors du trou.Forer un puits au large des côtes canadiennes peut coûter de $2 à $4 millions.À partir de toutes les bourses, quni! | a AEN SEE EE) RE Ÿ i.! Publi-reportage Aucun développement minier prévu au cours de 1975 a Chibougamau CHIBOUGAMAU \u2014 Selon le géologue résident du ministére des Mines a Chibougamau, M.Jules Cimon, aucun nouveau développement ne serait entrevu pour l\u2019année en cours.Au cours d\u2019un entretien accordé au Quotidien, cette semaine, M.Cimor déclarait cependant que malgré la fermeture récente de la mine Camp- beli, le rythme de production allait se maintenir au cours de la deuxième moitié de l\u2019année 1975.Il en va de même pour la prospection a souligné aussi M.Cimon.Concernant la mine Norbeau, le géologue Cimon mentionnait qu'il n'était nullement question que cette mine rouvre ses portes, que personne n\u2019a travaillé là depuis la fermeture de 1969 et qu'il ne reste rien des installations de surface.Notons que cette mine d\u2019or se trouvait à 4 milles au sud de Chibougamau.Pour ce qui est de la mine icon Sullivan, encore là, le gisement est épuisé et il ne reste que quelques employés.Notons que le miñerai de la Icon est traité par la firme Merill Island et il semble CHAPAIS \u2014 La production de la mine Falcon Bridge, division Opémiska, aurait été sérieusement affectée par le manque de mineurs au cours de l'année 1974.Telle est l\u2019idée qui se dégage du rapport annuel financier de la plus grosse expioitation Pas de pénurie de main-d'oeuvre CHIBOUGAMAU \u2014 Selon le gérant du Centre de main- d'oeuvre du Canada à Chibou- gamau, la pénurie de main- d'oeuvre qui a sévi durant les dernières années, particulièrement en 1972-73, n'existe plus dans la Vallée du cuivre cette année.Au cours d\u2019une entrevue ac- cordee au représent int du Quotidien, M.Lionel Chiquette soulignait qu'il manque toujours du personnel dans certains secteurs-clef comme la santé, mais qu\u2019au niveau des mines et des forêts, les industries de Chi- bougamau ont tout le personnel requis.Notons ici que la Mine Campbell est fermée depuis plusieurs années et que ses 300 travailleurs ont été mis à pied pour une période pouvant aller jusqu'à quatre mois, ceci dû à la baisse du prix du cuivre qui atteint à peine $0.5P ia tonne, comparativement à près de $1.00 en 1974.Plusieurs de ces travailleurs ont quitté la Vallée du cuivre pour d'autres cieux, pendant que certains d\u2019entre eux ont trouvé de l'emploi dans différentes mines de la région, dont celle de Falcon Bridge, division Opémiska, qui a recruté 55 mineurs de Camnbell.que Icon doit définitivement fermée.Concernant les nouvelles opérations minières, M.Cimon signalait que la firme Chibex est maintenant en opération depuis novembre 1974, ce, au millage 119 sur le boulevard Onésime Gagnon.Quant a la nouvelle mine Lemoyne, (argent, cuivre, zinc et or) située au millage 123, M.Cimon déclarait qu'on est actuellement à y creuser un puits et que bientôt on entreprendra la construction d'un concentra- teur.Cette nouvelle exploitation compte sur une réserve de 650,C00 tonnes.Dans le même ordre d'idée, M.Cimon signalait qu\u2019une nouvelle mine serait bientôt en opération sur la route abitibierne à une centaine de milles de Chapais, près de Santerre.|| s'agit de Sturgeon River, qui compte sur un million de tonnes de réserve.A cette même exploitation, les travaux de pré-production seraient sur le point d'être complétés, Mais Un manque de fonds de roulement empêcherait la firme de commencer l'exploitation.1 Falcon Bridge inscrit une baisse | | dans le profit d'exploitation minière de la Chibougamau-Chapais.region La revue financière de l'année, pour cette exploitation qui emploie maintenant plus de 700 personnes, se lit comme suit: Revenu net des métaux, $23,913,000, comparativement à $30,357,000 en 1973.Frais d'exploitation en 1974, $12,796,000 ce qui fait, compte tenu des frais d'exploration et de mise en valeur, ($788,000) un profit d'exploitation de $9,447,000 comparativement à un profit d'exploitation de $18,418,000 en 1973.Autrement dit, les profits de la mine Opé- miska ont baissé de près de 50% durant l'exercice financier de 1974, si on les compare à l\u2019exercice 1973.Les prix moyens reçus pour les métaux en concentré furent les suivants: cuivre, 0.83 cents la livre en comparaison de 0.82 cents en 1973, or, $177.35 l'once en comparaison de $107.84 l'once en 1973, enfin l'argent a été payé à $4.86 l'once comparativement à $2.88 l'once en 1973.Notons aussi que les dépôts de métaux restants contiennent 11,238,000 livres de cuivre pour lesquels aucun prix n'a été établi.La valeur moyenne de ces métaux est estimé à 59.1 cents la livre.La production de cuivre à Opémiska pour 1974 s'est élevée a 32,458,000 livres en comparaison de 43,152,000 pour 1973.La teneur moyenne des concentrés était de 1.85% de cuivre comparativement à 2.14% en 1973.Quant aux réserves de minerai au 31 décembre 1974, elles atteignent 6,376,000 tonnes.foal LE QUOTIDIEN, samedi, 31 mal 1975 \u2014 D-3 1 La mine Patino { restera ouverte CHIBOUGAMAU \u2014 Contrairement a une rumeur qui circulait au cours des derniers jours, a Chibougamau, la mine Patino, qu vient à peine de rouvrir ses portes après cinq mois de grève, continuera d'opérer.Rejoint à son bureau, M.Gilles For- tier, officier de la compagnie, déclarait au Quotidien qu'après la réouverture, Patino s'était vue dans l\u2019obligation de fermer une de ses divisions, à savoir la division Portage, ce qui avait nécessité la mise à pied de 125 ouvriers.Mais toujours selon les déclarations de M.For- tier, Patino continuera d'opérer avec 285 ouvriers tant que le prix du cuivre se maintiendra au taux actuel de $0.58 la tonne.\u2018\u2019l faudrait que le prix de la tonne tombe en bas de $0.40 pour que nous songions à fermer et nous ne croyons pas que la situation en viendra là\u2019 a également souligné le représentant de Patino.À Patino, la grève s\u2019est terminée le 14 avril dernier.NE RATEZ PLUS LE BATEAU! Désormais, faites composer votre publicité par N les experts du QUOTIDIEN TEL: 545-4480 ecoise: Un témoignage de foi dans l'avenir.À une nation jeune, comme le Québec, qui grandit et se développe, il faut de l'acier, toujours plus d'acier, ce métal universel qui se prête à plus de 10 000 usages.Deux choix s'imposent: en acheter à l'extérieur, ce qui entraine des problèmes d'approvisionnement, de dépendance économique, sans parler des fluctuations constantes dans les prix, d'où influence défavorable sur les secteurs industriels qui l'utilisent.Ou bien le fabriquer soi-même.Donc en 1964, le gouvernement du Québec crée SIDBEC (contraction de Sidérurgie du Québec), société autonome dont le capital est entièrement détenu par l'État.L'actuel président directeur général de Sidbec, M.Jean-Paul Gignac, est nommé en 1966.Et c'est en 1968, que l'actionnaire approuve la recommandation du conseil d'administration de SIDBEC d'acquérir 100% des actifs sidérurgiques d'une entreorise privée, la Dominion Steel and Coal Corporation, quatrième société sidérurgique du Canada.L'achat de cette société, qui représente alors un marché de près de 500 000 tonnes de produits de l'acier, constitue le premier pas vers la création d'une sidérurgie intégrée.L'équipe de SIDBEC fait face à plusieurs problèmes, tant techniques qu'économiques mais, forte de succès déjà impressionnants, elle a confiance en l'avenir.Car les possibilités sont la: En effet, que faut-il pour fabriquer de l'acier?Du fer et de l\u2019énergie! Le Québec regorge de minerais dont le FER qui sera enfin transformé chez nous grâce à la sidérurgie intégrée SIDBEC.Dans les territoires du nord du Québec coulent des dizaines de rivières qui alimentent barrage après barrage et produisent les milliards de kilowattheures indispensables au développement industriel du Québec.Et puis, il y a le gaz naturel venant des champs pétrolifères de l'ouest canadien.C'est une histoire courte, mais combien passionnante .une histoire de défis à relever.Pour réussir, il a fallu utiliser une technique d'avant-garde.mettre à contribution les ressources énergétiques du pays, transformer le minerai de fer du sous-sol, et surtout manifester de beaucoup de dynamisme et de fôi en l'avenir .Au Québec, l\u2019acier est plus qu'un besoin.c'est le symbole d\u2019une ralion en marche! SIDBEC Une technique! La principale usine de Sidbec, située à Contrecoeur, près de Montréal, est l'un des complexes sidérurgiques les plus modernes du monde.On y produit de l'acier de haute qualité grâce à un nouveau procédé qui combine la réduction directe, les fours électriques et la coulée continue.Ce procédé, à la fine pointe de la technique et l'excellente performance de l'usine de réduction - en production depuis avril 73 \u2014 attirent actuellement l'attention des spécialistes du monde entier.Une foule de produits sortent des usines Sidbec: tôles à chaud et à froid, feuillards ordinaires ou à tubes, profilés, barres, ronds à béton, fil machine, fil industriel, lequel, à son tour, prendra la forme de clous, boulons, rivets, treillis, etc.C'est ainsi qu'est née une industrie sidérurgique québécoise intégrée dont le chiffre d'affaires, en 1974, atteignait les 210 millions de dollars.Une deuxième phase d'expansion (1974-1978), comportant des investissements de centaines de millions de dollars, permettra de doubler la capacité de production d'acier, de tripler celle de l'usine de réduction et de participer directement à l'exploitation d'un important gisement minier.Désormais, l'acier québécois est partout: chez le cultivateur de la Beauce comme dans les grands complexes immobiliers et les aménagements routiers ou dans les wagons du Métro de Montréal .La moins polluante des sidérurgies.Créer une sidérurgie peu polluante semble une gageure.Et pourtant, l'électricité \u2014 cette énergie \u2018\u2019propre\u2019\u2019 et le gaz naturel réduisent fortement cet inconvénient.Grâce à des installations modernes, l'eau du Saint-Laurent retourne à la rivière aussi yro- pre qu'elle en a été tirée.Et 60% des boisés qui entourent ce complexe industriel ont été conservés. D-4 \u2014 LE QUOTIDIEN, samedi, 31 mai 1975 Plus de 1 A - - 0,000 emplois dans le seul secteur de la forêt Saviez-vous que la forêt québécoise couvre plus de la moitié de la superficie totale du territoire, soit 55% et que nos forêts comptent pour 2% des forêts mondiales?I! faut dire toutefois que seulement un peu plus de la moitié de ces forêts sont commercialement exploitables.En effet, sur une superficie de 444,300 mil- 'es carrés, 146,200 milles carrés sont fai- b.ement boisés et 115,000 miiles carrés sont de la toundra, couverts d\u2019arbustes et de lichens.Mais ce qui reste, 298,100 milles carrés, couvrent plus que !a Grande-Bretagne et la France réunies! Les résineux sont la majorité, l\u2019épinette en tête bien entendu, suivie du sapin.Viennent ensuite les feuillus: bouleau blanc, bouleau jaune, érable.Aussi étrange que cela puisse paraître, les forêts du Québec appartiennent au gouvernement provincial dans leur presque totalité.C\u2019est le ministère des Terres & Forêts qui les administre.Le secteur orivé n'en possède qu'une très faible partie.Les forêts commerciales comme telles se divisent de fait en concessions forestières, en forêts domaniales et en réserves cantonales.Les concessions forestières permettent aux producteurs de pâtes et papier de couper les arbres nécessaires, en Jeux Olympiques MONTREAL \u201c1976\u201d payant un loyer et des droits de coupe, et en se soumettant à un contrôle sévère du ministère.Les forêts domaniales pour leur part subviennent plus particulièrement aux besoins de l\u2019industrie de sciage et, généralement, les droits de coupe à cet effet sont achetés pour des périodes variant de cinq à 10 ans.Les réserves cantonales pour leur part sont réservées aux agriculteurs et colons, dont elles ont longtemps constitué, et constituent encore dans certaines régions, le pain et le beurre.Elles sont exploitées par ces derniers qui en veri- dent la production à de nombreuses usines de sciage ou de pâtes et papier.L'industrie forestière procure plus de 20,000 emplois pour la seule coupe du bois et près de 70,000 autres en usine.Avec le nouvel essor de l'exploitation forestière ces dernières années, on franchira sans doute bientôt le cap des 100,000 emplois dans le seul secteur de la forêt.CONSOMMATEUR La consommation globale de bois par les usines canadiennes de pâtes et papier, les scieries et les fabriques de contre-plaqué s\u2019est élevée, l'année dernière, à 5.5 milliards de pieds cubes ou 55 millions de cunits de bois.Livrée aux usines, cette récolte représente une valeur d'environ $3 milliards.Les conditions difficiles et très variables de la récoite du bois mettent à dure épreuve les travailleurs et l'équipement et c'est pourquoi l\u2019industrie forestière est constanmiment à la recherche de méthodes d'exploitation et de machines de plus en plus perfectionnéesen vue d'augmenter l'efficacité des travaux de récolte et de réduire le prix de revient du bois.De nombreuses machines ont été conçues à l'intention de l\u2019industrie depuis une quinzaine d'années, mais plusieurs n'ont pas donné les résultats qu\u2019on en attendait relativement à la diminution du prix de revient du bois.On attribuait souvent ces résultats défavorables à un manque de méthodes systématiques et coordonnées, tant dans la recherche et le développement que dans les applications pratiques face à des problèmes à la fois difficiles et complexes.| NOUVELLE TECHNIQUE Pour résoudre ces problèmes, il était nécessaire de mettre au point de nouvelles techniques.C\u2019est ce que le gouvernement fédéral et l'industrie forestière du Canada ont reconnu lorsqu'ils ont pris, en 1972, l'initiative de fonder l\u2019Institut canadien de recherches en génie forestier, maintenant connu sous le sigle FERIC, pour en faire un instrument de recherches et d'application dynamiques, systématiques et soutenues.| 1 FERIC a'été constitué le 31 juillet 1974 et ses activités ont débuté le 1er avril de cette année.C\u2019est un organisme absolument indépendant régi par un conseil d'administration représentant l\u2019industrie forestière et les pouvoirs publics.II est dirigé par un président- directeur général.Son organisation comprendra d'abord trois composants principaux: un siège social et deux succursales régionales, l'une pour l'Est du Canada et l\u2019autre pour l'Ouest.Pendant la phase de mise en marche, le siège social et la succursale de l'Est opéreront de Pointe-Claire, Québec, et la succursale de l\u2019Ouest, de Vancouver.Les programmes de travaux du siège social et des succursales seront préparés et mis en oeuvre avec les conseils et l\u2019appui de comités consultatifs.ll est prévu également que du personnel détaché à l'industrie viendra s\u2019y ajouter de temps à autre dans le but de promouvoir, si nécessaire, le dialogue entre la recherche et la pratique.Une machine forestière fabriquée au Québec par les Industries Tanguay de Saint-Prime.Spécialisation des métiers forestiers Le travail en forêt exige des investissements plus considérables qu'autrefois d'où la spécialisation des métiers forestiers.La plupart des fabricants de pâtes et papier vont chercher eux-mêmes 55% de la matière première sur des terrains forestiers dont ils sont les yropriétaires ou les concessionnaires.Des détails fort intéressants sur cette industrie alimentent Un article publié dans Le Papetier par M.Laurent Girard, de la Saint-Maurice Consolidated-Bathurst Limitée.On estime qu'il faut désormais dépenser près de $1,000 par homme en forêt pour un campement répondant aux exigences modernes.Les chemins forestiers coûtent de $7,000 à $10,000 du mille (de $4,000 à $6,000 du kilomètre) et parfois davantage.Les tâches de l'abattage, de l'ébranchage et du transport du bois, exigent le plus de travail et d\u2019investissements.Il y a une dizaine d'années, ce travail particulier qui consiste à couper, à ébrancher et à tronçonner les arbres en billes de quatre pieds (environ 1,22 m), de longueur donnait comme rendement 1,8 cunit (180 pi.cubes ou quelque 51 mètres cubes), par homme et par jour.Pour la même somme de travail, le rendement est maintenant de 4,8 cunits, soit une augmentation de 164% au cours des dix dernières années.Ces chiffres sont ceux de Consolidated-Bathurst, mais tout semble indiquer qu'ils ne diffèrent guère de ceux des autres entreprises du même genre.Vers 1950, la scie mécanique parut sur le marché; en 1955, le tracteur Bombardier J-5 entra en fonction; 1960, vit arriver les premières char- geuses hydrauliques.Vers le même temps, les débusqueuses sur roues remplacèrent les chevaux.Les premières tronçonneuses mécaniques, mises en opération en 1965, contribuèrent grandement à accroître le rendement de chaque journée de travail.Plus récemment, on a commencé a utiliser des abatteuses-ébrancheuses mécaniques qui accélèrent la mécanisation des travaux forestiers et font passer le rendement de 4,8 à 9,5 cunits par jour-homme.Lorsque le cycle de la mécanisation sera complété, on prévoit que l\u2019équipement mécanique complet exigera un capital de $25 2 $30 par cunit {environ 28 mètres cubes).EXPLORATION VALORISATION TECHNOLOGIE FAISABILITÉ AMÉNAGEMENT * ressources détermination recherche des étude des colts réserves ou gite minéral des qualités méthodes et du marché, ou gisement et quantités d\u2019extraction et calcul de la minier de concentration rentabilité RESSOURCES I) 10 20 30 40 50 60 70 CECE) | | | | | | - DE TONNES 1966 = Bickerdike / nickel 67 - VOTRE CONCESSIONNAIRE Saint-Honoré / niobium, terres rares .CATERPILLAR 68 Louvicourt / cuivre 69 Louvicourt LOUVEM ! / cuivre /] 70 Don Sharabura-Gérant Gary Quinn 71 WE Eickerdike SOMEX / nickel /] 72 D D Îles-de-la-Madeleine / sel 73 ) .BP D Saint-Honoré NIOBEC/ niobium / Gil Grant Jean Paul Roberge Pat Cosgrove 74 Bousquet / or Louvicourt LOUVEM II / zinc PSI ee < 5 2 75 76 Bousquet SILVER STACK / or i.p D /es-de-la-Madeleine SELEINE 77 BATTERIE TUYAUX ji sel, potasse (?) /\u2026 78 T 7 VI T I I ; RESERVES à Gowice Special 1 2 3 40 50 60 o \u2014\u2014s ; MILLIONS ; 3 HAINES MI) RESSOURCES ou gîte minéral: DE ; .SUR MESURE amas minéralisé dont l'évaluation \u2018 à SiR CHANTIER préliminaire est prometteuse.ER RÉSERVES ou gisement minier: | amas minéralisé dont ta qualité, la quantité et la valeur A peuvent justifier l'ouverture d'une mine.\\ SOQUEM 2406, Quatre-Bourgeois, Sainte-Foy, Québec G1V 1W5 / Tél.: (418) 658-5400 / Télex: 011-3421 777 NK RE Ne SREY À il, je n- Je ut nt BS r- à es nt ,5 on 1i- /1- Publi-reportage La politisation de l'économie Un des faits marquants des dernières années a certes été la politisation de l'économie, c\u2019est-à-dire cette propension des gouvernements à intervenir de façon de plus en plus fréquente et de plus en plus mordante dans presque tous les secteurs de l'activité économique.Que ces initiatives aient été justifiées ou non, un fait demeure: dans presque tous les cas, ces dernières ont baigné dans un climat qui a davantage contribué à aider la cause des politiciens qu'à favoriser une meil- ieure compréhension des problèmes réels.La politique, on est tenté de l'écrire, c'est une activité de ca- moublage et de mépris éphémère des forces économiques comme en témoignent les tentatives aussi héroiques que malsaines de masquer le \u2018vrai\u2019 grix du pain, du lait, des hydrocarbures etc.A terme, l'Histoire l'enseigne éloquemment, la politique doit s'adapter aux réalités économiques car la montée séculaire des coûts est plus puissante que l'opportunisme du moment.C\u2019est sans doute dans le domaine des ressources naturelles que les interventions politiques ont été les plus évidentes au cours de la dernière année.Et plus encore dans le domaine de la production, de l'exportation, voire même de la distribution du pétrole et du gaz naturel.Le discours du budget du 6 mai 1974 marque une première étape qui était d\u2019ailleurs bien préparée par la hausse du cours inondial du pétrole brut et par la présence à Ottawa d'un gouvernement minoritaire qui se plaisait à parler de crise énergétique.Le discours du budget du 18 novembre 1974 traduisait un désir d'apporter quelques modifications aux cruelles propositions fiscales contenues dans le budget précédent.Si à cette stratégie fiscale on ajoute la chute verticale des exportations de pétrole brut vers les Etats-Unis et l'existence {forcément éphémère) de stocks d'hydrocarbures encombrants, on aboutit aux deux résultats suivants: 1.D'un côté, on a un conflit entre les provinces productrices (il faut lire la \u2018\u2019Province\u2019\u2019 ou l'Alberta) et les autres provinces consommatrices et le gouvernement central.Ce dernier est tenace en proposant la suppression de la déductibilité des redevances, impôts et paiements de même genre revenant aux gouvernements dans le calcul du revenu imposable.Quant aux provinces consommatrices, elles trouvent séduisante cette stratégie d'un prix uniforme du pétrole d'un océan à l'autre, stratégie qui repose financièrement sur une taxe payée par les raffineries américaines importatrices.2.La nouvelle assiète fiscale, le niveau trop élevé de la taxe à l'exportation (elle vient d'être réduite) ont eu à ce jour diverses conséquences: baisse der exportations, réduction des dépenses d'exploration et l'exode accompagnateur d'équipements de forage et corrolaire aussi inévitable que prévisible: la chute des bénéfices et des ressources financières dont dispose l'industrie pour sonder la périphérie, pour exploiter les sources d\u2019hydrocarbures non conventionnelles telles les sables bitumineux et exploiter les gisements de pétroles \u2018lourds\u2019.Actuellement, la situation n\u2019a pourtant rien d\u2019un désastre pour au moins deux raisons.D'abord parce que l\u2019imbroglio fiscal est jugé par l\u2019industrie comme étant un conflit qui est presque inévitable dans un Etat fédératif dont les éléments constitutifs poursuivent s des objectifs divergents comme l'a démontré la récente conférence des premiers ministres sur l'énergie.À cet égard, la plupart des observateurs prévoient que le gouvernement fédéral apportera de nouvelles modifications à ses plus récentes propositions fiscales dans son prochain budget pour éviter que ce conflit fiscal ne retarde de façon marquée l'essor de l'industrie.Et deuxième raison, étroitement liée à la première: la période de gestation des projets d'exploration est tellement longue et coûteuse que la plupart des grandes entreprises ont naturellement choisi dans l\u2019espoir d'un éclaircissement relativement rapide des conditions futures d'exploitation.A long terme: y Si les estimations les plus récentes concernant les réserves d'hydrocarbures connues, diffèrent beaucoup, elles mettent toutes en lumière un fa fondamental: les réserves aisément accessibles et bien connues s'épuisent rapidement et bientôt elles ne réussiront pas à satisfaire la demande intérieure.En ce qui concernent les ré- Les glaciers, source colossale d'eau pure : Quelque 75% de la réserve d'eau fraîche de la terre est emprisonné sous forme de glaciers.Au Canada, les glaciers et masses de neige éternelle retiennent une quantité d\u2019eau dépassant de beaucoup celle qui se trouve dans nos rivières, lacs, étangs et réservoirs.Ce qui importe le plus de nos jours, c'est l'étude approfondie des glaciers, surtout leur hydrologie.Les glaciers présentent, en effet, un énorme potentiel en approvisionnement d'eau.Ceci est dû au fait que l'eau est emmagasinée en hiver et déchargée au plus chaud de l'été alors que la de- manJe d'eau pour fins d'irrigation et de consommation domestique est accrue.Au Canada, il se trouve un programme très actif de recherches sur les glaciers et qui, d\u2019ailleurs, collabore étroitement avec les responsables de la Décennie Hydrologique Internationale.On y trouve, entre autres, un inventaire des masses de glace et, pour un nombre limité, une étude continue des changements annuels de certaines de ces masses.Ces travaux permettent de connaître l\u2019hydrologie des bassins alpins qui, pour la plupart, sont couverts de neige et de glace.Les glaciers subissent une variation quotidienne de volume de fonte.Ceci est déterminé par l\u2019é quili- bre d'énergie à la surface et par la façon dont l\u2019eau s'infiltre sous la neige tout en pénétrant les masses de glace.Ces lacs, pouvant s'écouler très rapidement, peuvent causer de vastes inondations (appelées jôkulhaups) modifiant souvent un système fluviai et occasionnant des dommages étendus aux établissements d'une vallée.Des études scientifiques sont en cours actuel- iement sur quelques glaciers des Montagnes Rocheuses, études auxquelles participe !a direction des Ressources hydroio- giques du ministère canadien de l'En+vironne- ment.On tente ainsi d'obtenir les données exactes des effets de l'eau de fonte sur les ruisseaux et rivières venant des régions montagneuses.Pour certains glaciers, le débit d\u2019eau de fonte est mesuré près de l'extrémité du glacier alors que pour d\u2019autres les mesures se font selon la variation annuelle du volume.Ces variations peuvent d'ailleurs être calculées directement ou indirectement par la photogrammétrie terrestre.La différence dans les courbes de niveau de photographies prises à tous les deux ans indique la quantité de glace fondue.Une partie de cette différence en surface est causée par le déplacement du glacier.Ce fait peut être mesuré en enregistrant le déplacement de marqueurs qui ont été forés sur la surface du glacier.Ces marqueurs peuvent aussi indiquer des changements de surface qui ne peuvent être mesurés par la photogrammétrie conventionnelle.Les méthodes les plus modernes sont utilisées pour obtenir des données portant sur les modifications des glaciers et l\u2019enneigement des régions montagneuses.Des photos provenant de satellites montrent d'abord les régions couvertes de neige.\u2019 En choisissant une combinaison précise, on peut voir l'étendue de terre, de neige et de glace, et parfois la quantité d'eau comprise dans la neige.Les réservoirs gelés du Canada constituent une source colossale d\u2019approvisionnement en eau potable et une assurance contre la pollution.Texte et photos: Information Canada, Ottawa.chefs-d'oeuvre.disposition.A la grandeur du Québec Le béton monolithique, fait avec du ciment \u2018\u201cCanada-Lafarge\u2019\u2019, permet de réaliser, dans un Québec en plein essor, des ensembles architecturaux qui dépassent l'imagination.Le béton monolithique est économique, durable et ses utilisations sont multiples.Il a une grande souplesse d'adaptation, ce qui donne naissance à d'authentiques Veuillez communiquer avec notre bureau régional des ventes pour tous vos besoins de ciment et pour obtenir la documentation gratuite et les ren seignements techniques que nous tenons à votre Ciments Canada Lafarge Ltée Direction régionale: 625 Président Kennedy Montréal 101, Qué.tél: (514) 849-5621 d'aller de l'avant serves potentielles, les estimations foissonnent également.Ainsi, certains parlent de 100 milliards de barils de pétrole brut et de 100 trillions de pieds cubes de gaz naturel dans l\u2019Arctique.Tandis que d\u2019autres observateurs sont franchement moins optimistes.Mais tous les spécialistes soulignent les risques et les coûts élevés de l'exploration et de la découverte de quantités susceptibles de rentabiliser les énormes investissements dans le secteur du transport et de la commercialisation de l'énergie.Un autre fait retient l'attention: ce sont les délais très longs qui séparent la découverte d'un gisement et la commercialisation de sa production.Le gouvernement central, tout comme certaines provinces d\u2019ailleurs est conscient de l'ampleur des ressources financières dont aura besoin l\u2019industrie (l'inflation des coûts ayant atteint 25% l'an dernier dans cette industrie) et de la longue et incertaine période de gestation du développement de la technologie et des projets d'investissement dans ce secteur.Le prochain budget comportera a coup sar des mesures empreintes des considérations qui précèdent car l'important c'est moins la satisfaction immédiate des appétits gourmands, des trésoriers gouvernementaux, que l'assurance que des considérations de courte période ne viendront pas compromettre l'approvisionnement en énergie à long terme et l'équilibre financier international du Canada.À terme, le prix de l\u2019énergie reflète fatalement les conditions plus difficiles et plus coûteuses d'accès, de recherches, de transport et de transformation.Une hausse inéluctable des prix constitue une invitation au développement de nouvelles sources et à la conservation des sources existantes.François Gauthier, économiste et chroniqueur LE QUOTIDIEN, samedi, 31 mai 1975 \u2014 D-5 Le Québec dans la course de l'uranium Que renferme le sol de l'immense territoire de la Baie James, dans le nord-ouest québécois, mis en chantier récemment par le gouvernement du Québec?De l\u2018uranium sans aucun doute et divers autres métaux.Mais en quelle quantité?C'est à voir.C'est justement pour voir que la Société de développement de la Baie James a signé une entente avec deux partenaires, soit Seru nucléaire du Canada (filiale du Commissariat de l'énergie atomique de France) et Eldorado nucléaire Ltée (une société de la Couronne du Canada), qui consacreront $6 millions a I'exploration d\u2019une partie de ce territoire au cours des trois prochaines années.Le groupe ainsi constitué a donc pour mandat d'explorer 9,000 milles carrés, dont 30 à 35 pour cent seront inondés lors de la formation du bassin du complexe hydro-électrique de la rivière La Grande.Des études menées par la SDBJ avaient déjà établi qu'il y a de l'uranium sur ce territoire, ce qui a entraîné la participation de Seru et I'Eldorado.Première reconnaissance Une équipe de géologues ont donc effectué une première reconnaissance dès l'été dernier et ils procèdent actuellement à une* compilation de leurs données.Selon l'importance des gisements découverts, cette exploration pourrait déboucher sur une exploitation au cours des prochaines années.Dans les milieux intéressés, on estime que la mise en exploitation d'une mine d'uranium pourrait drainer des investissements de l\u2019ordre d'une quinzaine de millions de dollars.Signalons que l'exploitation pourrait se poursuivre même si tout ce territoire était envahi par les eaux.De toute façon, la construction de ces barrages ne sera pas terminée avant 1985.Termes de l'entente Les intérêts des trois partenai- resserépartissent ainsi: SDBJ et Eldorado 33.5 pour cent chacun et Seru 33 pour cent.L'entente, d\u2019une durée de trois ans, pourrait être prolongée, si au moins \u2018deux partenaires en manifestaient le désir.Une nouvelle entente devrait être établie adve- nant la mise en valeur d'une mine d'uranium et les revenus provenant d'une telle exploitation seraient répartis entre les associés au prorata de leurs intérêts.C'est la SDBJ qui assume la gérance du projet.L'uranium dans le monde et au Québec L'industrie minière de l\u2019uranium est appelée à connaître un boom fort important au cours des prochaines années.On estime en effet que la demande mondiale d'uranium augmentera à un rythme de 20% par année et ce durant les 20 prochaines années.Nombre d'experts s'accordent d'ailleurs pour dire qu'il pourrait y avoir pénurie temporaire dans le monde entre 1980 et 1985.Dans cette course au précieux métal, les $6 millions injectés dans la recherche d'uranium à la Baie James revêtent donc une importance capitale.Il suffit de mentionner qu'on estimait, avant la conclusion de cette entente tripartite, qu'environ quatre millions de dollars avaient été investis jusqu'à ce jour dans l\u2019exploration d'uranium au Québec pour juger de l'ampleur de ce coup de barre.contribution afin de protéger l'enviro MONTREAL RAYONIER QUEBEC INNOVE À PORT-CARTIER Rayonnier Québec inaugure en 1975 l'usine de pâte cellulosique la plus moderne au monde.Située à Port-Cartier.ce complexe industriel produira annuellement 265.000 tonnes de pâte pour desservir les marchés européens et nord-américains de fibre de rayonne.L'arrivée de Rayonier Québec donne ainsi un nouvel élan au développement de la Côte-Nord, en créant quelque 1,500 emplois directs et en diversifiant l'économie de cette partie du territoire québécois, jusqu'alors basée sur l'exploitation minière.La compagnie Rayonier Québec est heureuse de s'associer à la population de la Côte-Nord pour faire de cette région l\u2019un des principaux pôles de développement de l'Est du Canada.A l'usine comme en forêt, les méthodes d'exploitation les plus modernes ont été mises à nnement.Des techniques mises au point dans les services de recherches de la compagnie Rayonier permettent d'éliminer par incinération les déchets chimiques de l'usine, tandis qu'en forêt, le transport du bois se fait entièrement par camion ou par chemin de fer.En outre, le mode de rendement soutenu adopté pour l'exploitation forestière assurera une régénération constante de la forêt.RAYONIER QUEBEG ING.PORT-CARTIER » D-8 \u2014 LE QUOTIDIEN, samedi, 31 mai 1975 LABRADOR Au pays du fer Visitée et racontée par les tous premiers explorateurs qui abordèrentle littoral du Labradoret celui de la Côte-Nord, habitée par des peuplades d'indiens et d'esquimaux, la vaste région de la Côte-Nord et du Labrador Terre-Neuvien et du Nouveau-Québec est néanmoins l\u2019une des moins habitée et déve- lcppée du Québec.Mises à part ses exploitations forestières, lesquelles datent du début du siècle pour plusieurs, ce n'est qu'avec la découverte et I'exploitation des gisements de fer vers les années 50, soit 25 ans à peine, que ce milieu sauvage et marin s\u2019est muté en un vaste chantier de construction, les terriers des bêtes sauvages cédant la place à d'énormes fourmillières oû s'agitaient d'aussi énormes machines à extraire le fer.À 357 milles d\u2019un petit village de pêcheurs vers le nord naît Schefferville au Québec, relié à Sept- lles par chemin de fer, passé le Labrador Terre-Neuvien en direction de la Baie d'Ungava.A 20 milles de Sept-lles, la ville du coin s'appelait Clarke City: pas de route, on se rendait faire ses achats en bateau.20 ans plus tard, Clarke City, la ville du papier de la Gulf Pulp est devenue village fantôme, annexé _ a Sept-lles dont la population a décuplé! Ironie du sort.non, ironie du fer! Ces derniers 20 ans ont vu naitre d'autres gisements, d'autres exploitations, d\u2019autres villes.Au nord d'un autre village de pêcheurs, Shelter Bay maintenant Port-Cartier, Gagnon se développait avec la compagnie minière Québec Cartier.Plus tard, Mont-Wright et sa ville Fermont surgiront à quelques milles du Labrador: nous sommes déja en 1975.Mais revenons en arrière.Ce n'est qu'en 1954 que le premier navire quitte Sept-lles avec son premier chargement de minerai de fer en provenance de Scheffer- ville.Plus tard, l\u2019Iron Ore du Canada ouvrira la région du lac Carol, sur la ligne de partage du Québec-Labrador, dans le Labrador Terre- Neuvien.Une autre compagnie installée à Pointe-Noire, face à Sept-lles dans la Baie du même nom, s'établira à Wabush, voisin de Labrador City, et y exploitera également un riche gisement de minerai de fer.Partout, des installations minières, ferroviaires et portuaires de taille à habiter les meilleurs cauchemars.En moins de 10 ans, la région du Nouveau-Québec s'étendant au sud de l'Ungava et au nord de la Côte-Nord, à l'est du Saguenay-Lac-St-Jean et à l'ouest du littora! du Labrador devenait l'une des plus grandes régions productrices de fer au monde.Aujourd'hui, malgré la présence de vastes exploitations forestières à Forestville, Baie- Comeau et Port-Cartier ou hydroélectriques à Hauterive ou Churchill Falls, l'industrie du fer demeure la base de l'économie de la Côte- Nord, pain et beurre de Port-Cartier, Sept-lles, Gagnon, Wabush, Schefferville, Labrador City et de nombreuses autres municipalités.EXPLOITATION A Schefferville, l'IRON ORE a délimité et exploré 47 gisements distincts d\u2019une quantité de 1 million à 50 millions de tonnes de fer chacun.À date, 152 millions de tonnes ont été extraites, soit depuis 20 ans: il en reste encore au moins 400 millions de tonnes à extraire, soit au moins jusqu\u2019à l'an 2,000 si l\u2019on continuait à ce rythme.De ces réserves, 60% sont au Québec, 40% à Terre-Neuve (Scheffer- ville est à cheval sur la frontière Québec- Labrador, comme les autres villes minières plus au sud, le partage des eaux de l\u2019Artique et de l'Atlantique servant de frontière).A Scheffer- ville, le minerai brunâtre sinon rougeâtre est extrait à ciel ouvert par des pelles électriques de 6 a 10 verges cubes, transportant ce minerai sur des camions de 50 à 120 tonnes, puis acheminé vers le concassage où il sera réduit en morceaux de deux pouces avant d'être dirigé sur des courroies aux trémies pour le chargement des wagons.On extraiera ainsi 100,000 tonnes en 24 heures au besoin, durant la belle saison.La saison d\u2019ailleurs ne dure que de la mi-mars à décembre.Ce fer sera acheminé par chemin de fer jusqu'à Sept-lles, où il sera chargé sur des bateaux en partance pour tous les continents ou encore concentré et mis en boulettes.CONCENTRATION ET BOULETTAGE Du fer en boulettes, vous connaissez?C'est assez simple à comprendre (mais beaucoup plus complexe en réalité a exécuter: les hauts- fourneaux des compagnies consommatrices de fer, les grands de Cleveland, Pittsburg, Hamilton, etc.qui possèdent des intérêts dans ces mines et qui en achètent parfois la presque totalité de la production pour certaines compagnies, préfèrent de beaucoup utiliser un concentré de fer, un fer pur à 67% plutôt que brut à 37%, et les raisons sont évidentes.Le concentré de fer toutefois est très fin, comme du sable grossier: il a déjà été concassé et moulu finement, il a été débarrascé de nombres d'éléments étrangers par procédés hydroli- ques et gravimétriques, mais il auninconvénient pour les hauts- fourneaux: il est si fin qu'il demande beaucoup plus d'énergie pour fondre, étant aussi épars.D'où l\u2019idée qui s'est développée depuis une dizaine d'années d'agglomérer ce concentré en boulettes grosses comme le bout du petit doigt.Ce procédé a remporté immédiatement un vif succès chez les fonderies qui l\u2019ont utilisé et depuis, la demande en boulettes va grandissante comparativement au concentré en vrac.Quand au minerai brut, les sidérurgies qui l'utilisent se font plus rares mais à l'étranger, la demande persiste encore.Quoi qu'il en soit, on n'a qu'à le concentrer.TRAITEMENT Chaque région de gisements de fer a ses qualités propres en teneur et en impuretés.Les impuretés, c\u2019est-à-dire la silice dans ce secteur comme il y a le titanium dans la région de Havre-St-Pierre, doivent être éliminées sur place avant d'être livrées sur le marché.Et à chaque fois qu'il y a de nouveaux gisements, on doit trouver les bons moyens d'\u2019éliminer ces nouvelles impuretés.Pour concentrer le minerai et le rendre pur à 67%, ce dernier doit passer par une série de broyeurs autogènes, être lavé, séché, épuré, classé, tamisé par une foule de procédés avant d'être réuni, débarassé d\u2019une grande partie de ses impuretés; la force centrifuge, la pesanteur concentrant le minerai sur des spirales.À cela, on ajoute un traitement de séparation magnétique pour enlever toute la magnétite des stériles provenant du procédé des spirales, divers autres broyages de plus en plus fins, tamisages, etc.Le boulettage ne se fera qu'une fois le minerai concentré et consistera à mêler le concentré avec un produit glaiseux et à faire passer ce dernier dans d'énormes cylindres légèrement inclinés de façon à ce que l\u2019agglomération se fasse à une grosseur spécifique, par gravitation.Puis les boulettes seront cuites et chargées pour l'expédition.Ces traitements du minerai se font généralement au site d\u2019exploitation mais il arrive qu'on les ajoute aux facilités portuaires: tout dépend de chaque compagnie productrice.Et le minerai sera chargé sur des barges pour les Grands-Lacs ou sur d'énormes minéraliers, des pétroliers convertibles ou des cargos qui referont le plein de fer aux ports de Sept- Îles, Pointe-Noire ou Port-Cartier en route vers Baltimore, Cleveland, Rotterdam ou le Japon, un minéralier pouvant transporter jusqu\u2019à 139,000 tonnes.Mais bientôt leurs ports en eau profonde acco- moderont les minéraliers et pétroliers géants qui demain jaugeront 200,000 et 250,00 tonnes.- Bien sûr, il y a des petits problèmes: les conflits ouvriers sont souvent durs et difficiles, la vie dans les centres miniers n\u2019est pas toujours la plus divertissante, les usines ne fonctionnent pas toujours: comme on le souhaiterait: l\u2019homme et la technique sont parfois des éléments difficiles à diriger ou à maîtriser.Mais en attendant l\u2019avènement de la civilisation des loisirs, on aura encore besoin de travailleurs et de plus en plus besoin de fer.acs PE Ct a ike \u2014Wishart Mine\u2014 La mine Wishart de Schefferville.Publi-reportage A: Ministére de la Consommation et des Corporations, Place Dupuis, Be étage, 855 est, rue Ste-Catherine, Montréal, Québec.H2L 4N4 Veuillez ajouter mon nom à la liste des abonnés de \u201cContact\u201d Nom Adresse La Loi des poids et mesures et la Loi sur l\u2019inspettion du gaz ont cent ans bieñ comptés.Le fait d'avoir les mêmes unités de mesure dans tout le Canada depuis cent ans, ça a compté! Et que, depuis cent ans, les appareils de mesure d'un type approuvé soient inspectés avant d'être utilisés dans le commerce, ça aussi, tous les Canadiens en bénéficient.Cent ans, c'est loin en arrière\u2026 C'est peut-être à cause de ça que bien peu de gens connaissent ces deux lois.Mais pourtant, quand il s'agit i d'énergie ou bien d'aliments, vous en voulez pour votre argent.Ainsi, si vous avez de bonnes raisons de croire qu\u2019une balance ou qu'un compteur sont défectueux et que l\u2019entreprise qui les utilise ne corrige pas la situation, vous pouvez vous adresser au ministère de la Consommation et des Corporations qui s'en occupera.Le ministère a des inspecteurs à son service dans les villes de Montréal, Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières.La Loi sur l\u2018inspection du gaz et la Loi des poids et mesures sont là pour version fra, Çoise OJ version anglaise [J (en lettres moulées SVP) CONTACT vous protèger.Encore faut-il que vous sachiez que de telles lois existent.Contact, un bulletin d'information publié onze fois par année par le ministère de la Consommation et des Corporations, vous renseigne sur de tels sujets.Pour le recevoir gratuitement, utilisez le coupon ci-dessous.i +* Consommationet Consumer and Corporations Corporate Affairs L'honorable André Ouellet, ministre Ville Prov.Codepostal \u2014_____ Pon TN Te amy + A m\u2026m sn ,; = 27 \u2014_ \u201c
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