Le quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean, 28 mai 1977, Cahier 4
[" ep PERE RE) ERP ee a I em TRA Err] CAHIER D LE QUESTIDIEN 28 mai 1977 En canot dans e Nord-Ouest Par Tony Sloan Les Territoires du Nord- Ouest.cette immense étendue de forêts, de toundras et de landes désertiques qui recouvre le Canada tel un immense manteau, constituent l'endroit rêvé pour les canotiers à la recherche de contrées sauvages.Située sur la rive septentrionale du Grand Lac des Esclaves, Yellowknife, ville de 7,000 habitants, est le principal lieu de rendez-vous des canotiers et le premier port de mouillage.Obliquant vers le nord en direction de la côte atlantique, le versant occidental du Bouclier Canadien sépare le Grand Lac des Esclaves en deux parties.Yellowknife et la région nordique environnante offrent les falaises découpées et les immenses forêts tant recherchées par les canotiers aguerris et les amateurs de grands espaces.C'est à 40 kilomètres (25 milles) à l'est de la ville, dans un petit lac, que notre expédition commença.Keith Thompson, de Tourisme Arctique, nous explique qu'il y avait là un réseau de petits lacs reliés entre eux par un affluent de la rivière Yellowknife.Le voyage vers le lac Hidden (caché) \u2014 notre prochaine destination \u2014 nous promettait deux jours de canotage par petites étapes et toutes sortes d'aventures, y compris quelques bonnes heures de pêche.Nous traversâmes la zone d'eau profonde, en direction d'une chute qui nous aveuglait de loin sous le soleil brûlant de juillet.Ce serait là notre premier portage.Nous longeâmes ensuite une véritable muraille de roc afin d'admirer des lichens et des fleurs sauvages aux couleurs éclatantes, puis nous retournâmes pagayer en eau profonde.11 faisait vraiment très chaud et c'était agréable de respirer quelques bouffées d\u2019air frais jusqu'au prochain portage.\u2018La prochaine piste est réputée pour sa faune sauvage\u2019', nous fit remarquer Keith d\u2019un rire un peu forcé, \u201cnous ferions mieux de nous enduire d'insecticide avant de descendre à terre\u201d.La piste montant Vacances constamment, bordée de conifères, de bouleaux et de trembles.Il y faisait une chaleur infernale mais nous débouchames rapidement sur la rive découpée d'un magnifique petit lac entouré de collines escarpées et couvertes de forêt.\u2018Encore un portage avant le lac Hidden\", nous dit Keith Thompson en guise d'encouragement, \u2018et ce sera le dernier de la journée\u2019.Je pouvais entendre les chutes et les rapides a mesure que j'avançais, haletant, sur une autre piste beaucoup plus abrupte cette fois-ci.Le portage conduisait à un talus étroit au-dessus d'une cascade.Nous déposâmes le canot et les sacs et nous empruntâmes un petit chemin transversal pour nous rendre à ce lieu enchanteur, afin de nous plonger la tête dans l'eau fraîche.Soit dit en vassant, celui qui a désigné l'Arctique canadien comme le \u2018Nord glacial\u201d n'est sûrement jamais venu ici en juillet.Nous reprimes les canots et, en remontant le courant, nous arrivâmes rapidement dans les eaux parsemées d'îlots du lac Hidden.Quel émerveillement à la vue de cette eau, étonnamment bleue, des quelques arbres perdus dans les escarpements et, pour toile de fond, des falaises dressant leurs sommets au-dessus du lac! Ce n'était que chants d'oiseaux.À notre approche, des mouettes et des goélands de la Californie firent entendre une clameur rauque tandis qu'un petit groupe de mouettes de Bonaparte et de sternes patrouillaient les environs.La cause de cet émoi devint évidente lorsque nous aperçûmes le petit d'une mouette nageant à faible distance en avant du canot.Après avoir pris quelques photos de l'oisillon, nous changeâmes de direction au moment où les oiseaux s'apprétaient à s'attaquer mutuellement dans un excès de fureur protectrice.Nous choisimes un site pour camper, sur une pointe de terre d\u2019où nous pouvions admirer le panorama dans trois directions et nous approvisionner abondamment en bois.Comme j'avais envie d'aller Sunflight® Enplein le soleil que j'aime.FREEPORT Départs des vendredis 27 mai, 3, 10 et 17 juin HOTEL CASTAWAYS PRIX REDUIT pour 2 semaines (Régulier $259) $219 ECONOMISEZ $40 HOLIDAY INN PRIX REDUIT pour 1 semaine $229 (Régulier $269) ECONOMISEZ pour 2 semaines (Régulier $359) $339 ECONOMISEZ $20 EGYPTE ET GRECE .un point du globe où le fabuleux.n'a d'égal que I'enchantement.29 SEPTEMBRE AU 22 OCTOBRE 1977 Voyage accompagné par: MADELEINE GAGNON, PRIX: $2,1 44 AUX PAYS DES MILLE ET UNE LEGENDES iran \u2014 Inde \u2014 Sri Lanka (Ceylan) DEPARTS 2 FOIS PAR MOIS A COMPTER DE SEPTEMBRE DEMANDEZ NOS BROCHURES.VOYAGES TTS explorer les hautes falaises, Keith suggéra que nous nous dirigions du côté d'un petit ruisseau dont il connaissait l'emplacement afin d'y pêcher une belle truite pour notre repas du soir.Nous voila donc partis.Thompson scrutait les eaux avec la vigilance du pê- cheur àla ligne qui espère à toute minute que le poisson mordra.Nous ramions sans relâche et après avoir parcouru toute l'étendue du fameux \u2018ruisseau\u2019, nous n'avions toujours rien pris.Keith, à la fois étonné et embarassé, se demandait si la chaleur de midi ne rendait pas les truites indolentes et sans appétit pour l'appât.Pour ma part, je les trouvais fort avisées de ne pas s'exposer au soleil bru- lant et je révais moi-méme d'un petit coin ombragé.Comme nous approchions des hautes falaises, quelle ne fut pas notre joie, en observant avec des jumelles un nid d'aigles dont Keith nous avait parlé, de voir qu'il était de nouveau occupé.Après deux ans d'absence, les oiseaux étaient revenus bâtir leur nid sur une saillie perchée, sous le sommet de la falaise; lorsqu'un des parents s'envola, nous pûmes apercevoir clairement, perché sur un amas de brindilles, un jeune aiglon.Après avoir mis pied à terre et escaladé un ravin, nous essayames, avec l'aide d'une corde et d'un téléobjectif, de photographier l\u2019oisillon dans son nid.Ce fut peine perdue car notre aiglon, peu désireux de perdre la sensation de fraîcheur et d'intimité qu'il éprouvait à l'ombre du mur formé par la falaise, resta blotti obstinément dans son coin.Du sommet de la falaise, on a une vue splendide de la magnifique contrée accidentée et des nombreuses voies navigables, d'un bleu de cobalt, qui s'étendent à l'horizon.Quel coin de paradis pour les amoureux du canotage! Nous redescendimes et longeâmes le rivage pendant quelque temps, puis nous atteignîmes une petite île où nous fûmes accueillis par deux sternes agressives qui plongeaient constamment dans notre direction; l'une d'elles me frôla mème l'épaule et effleura mon chapeau à deux reprises.Une autre, plus irritée, décida de passer plus rondement à l'attaque et se dirigea tout droit vers mon pauvre chapeau.Une cane du Sud à pattes rouges se rit à battre de l'aile au- dessus d'une couvée d'oeufs verts tachetés tandis qu\u2019une autre femelle aux yeux dorés décrivait, tel un patrouilleur, de nombreux cercles au-dessus de l'île.Devant cette hostilité manifeste, nous préféra- mes quitter les lieux et, apres avoir pris rapidement quelques photos, nous par- times, poursuivis sans rela- che par les bruyantes sternes.Dans le grand nord, le jour interminable et la flore multicolore offrent au photographe une infinité de sujets auxquels il peut donner différents effets lumineux.Nous pûmes ainsi photographier de minuscules îlots rocailleux nichés dans un tapis de brillantes fleurs sauvages dont l'éclat était rehaussé par l'orange éclatant des lichens.Tard le soir, les rayons solaires, fortement inclinés, atténuent et adoucissent les teintes, rendant les petites îles semblables à des nuages flottant sur une eau bleue translucide.La courte durée de la nuit empêche parfois le visiteur des régions nordiques de trouver le sommeil et excite les bruyantes colonies de goélands qui crient et se querellent à qui mieux mieux.Le lendemain, nouvelle promenade en canot dans les environs, en quête d'oiseaux à photographier, jusqu'à ce que la chaleur nous oblige à nous précipiter dans l'eau claire pour nous rafraîchir.Après le diner.nous mimes le cap a nouveau sur Yellowknife, même si nous étions fort tentés de sauter la prochaine étape et de nous diriger vers le nord, afin d'y passer une semaine ou deux à explorer cette région merveilleuse et mystérieuse.Ce sera pour une autre fois, nous l'espérons.Canots et équipement peuvent être loués à Yel- VOYAGES SE D1 lowknife, mais il faut prévoir un tel voyage longtemps à l'avance.Les canotiers, férus de grands espaces.qui désirent s'aventurer au nord peuvent obtenir nombre de renseignements dans le dépliant suivant: En canot dans I'Arctique canadien, Tourisme Arctique, Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, Yellowknife, T.N.-O., X1A 2L9.lls y apprendront par exemple qu'il est inutile d'apporter une lampe de poche car il ne fait jamais sombre durant la longue saison de canotage.Des plages à perte de vue sur l'Atlantique Le a ; SN GaN \\W (of /; oN = > 24e .de.7 HF on fa gd c Ph hy 7 Q, JN AXA ) TS Re qi a ts TE POS LN ng AV AE don, adil en CR ae a a ; © p G® g © oo SE 25 -_ ow we g LF 2e = 82 $ê eo SE 20 7 = Sag Es 8 © ES o© =: @ FTE T= 2 745 82 © ù EU SE E Sc own F - DECC = 2 $ 28g 55 3 Es £ © © 0 9 $ od Ë g OR > Cc @ c Oo e \u20ac .c 69 5 on a 2 =» 28 > a 9 9 9 ® 0 088 HE 1 morceau, D, 3/8\" x 10 3/4\" x 16 3/4\"; 2 morceaux, E, 3/8\" x 17 1/2\" x 8 1/72\" Vous pouvez employer du contre-plaqué pour les pièces À, D et E quoique du pin ou du cèdre soit énormément à conseiller.Les tringles 8 et C sont de l'une ou l'autre de ces essences.(voir croquis 2) Jean-Marc Doré 562 rue Dollard, Québec, Qué, GIN 1P4 Nom : Noet rue .Municipalité où ville Comté ou province : Code postal Montant inclus : 8.mandat poste C Les prix incluent la taxe de vente s'il y a lieu.Tr - - 7 \" coupons com (8 0 0 IE selon laquelle les bouts À doivent être tracés et taillés.© gi\" \u2014 \" Le.me | Sm) DETAIL DE A Le croquis 2 vous donne les autres degrés), les tringles B et C autour du fond D.Tracez les emplacements de A puis percez pour assembler à l'aide de vis; quoique vous puissiez simplifier et utiliser des pointes de 1 1/2\".Les pièces E pour le toit sont ajoutées par la suite.Après avoir bien sablé, vous pouvez peindre votre mangeoire selon vos goûts mais il est sage d'éviter autant que possible, les couleurs trop vives.Le plan, avec instructions complètes, de cette mangeoire d'oiseaux, est disponible avec patron grandeur nature.Pour vous le procurer, voyez ci-bas sur le coupon/commande, et cochez le plan no 830.dimensions.Si vos préférences vont pour une maison d'oiseaux, mon catalogue idées/bricolage en renferme plusieurs modèles; dans toutes les grosseurs.chèque D LE QUOTIDIEN PEINTURE ET TAPISSERIE 1408, BOUL.STE-GENEVIEVE Camil Tremblay Ouvert jusqu'à 9h00 du lundi au vendredi CHICOUTIMI-NORD Gilles Tremblay RTA WEED Yea oy, Toa, D 10 \u2014 LE QUOTIDIEN samedi 28 mai 1977 DOSSIER Qui doit financer les infrastructures?Une analyse de Laval Gagnon CHICOUTIMI \u2014 Le litige qui oppose depuis quelque temps l'administration municipale de Chicoutimi (et indirectement celles de Jonquière et La Baie) à l'Association des constructeurs d'habitations et la Chambre d'immeubles sur la question du financement des infrastructures municipales, n'est en fait que le premier \u2018\u2019craquement\u2019' d'un système qui jusque-là laissait à la libre entreprise la responsabilité première du champs de la construction domiciliaire, et aux administrations municipales (donc l'ensemble des contribuables) la charge de poser les infrastructures (rues, aqueduc, égouts, ête.}, st d'en assumer le financement.Pendant très longtemps, en effet, on a cru la loi \u201cnaturelle\u201d de I'offre et de la demande dans I'aménagement pour cet important secteur, laissant donc a I'entreprise privée toute la latitude nécessaire pour \u201corganiser\u201d l'habitation.En 1960, il y eut, là comme ailleurs, une \u2018révolution tranquille\u2019.L'urbanisation accélérée d'une bonne partie des villes québécoises, et l'accession de leurs habitants à \u2018l\u2019American way life\u2019 entraînèrent la prolifération de la maison unifamiliale, c'est-à-dire du traditionnel \u2018bungalow\u2019.La conséquence la plus visible: appärition de nouveaux quartiers en périphérie, étalement urbain, déplacement de l'axe de développement dans la plupart des villes de moyenne importance vers la périphérie.Conséquerce moins spectaculaire, mais plus néfaste: à mesure qu'apparaissent les nouveaux quartiers, dont le développement s'accélère au début des années 70, les coûts urbains suivent une courbe comparable.Les administrations municipales doivent dispenser de plus en plus de services et a des colts toujours croissants: endettement progressif et augmentation de leur principal champs de taxation, l'impôt foncier.Absence de planification S'éveillant à une réalité qu'ils n'avaient pas prévue, et ne connaissant que de façon très sommaire les implications réelles du mot \u2018planification\u2019.les administrations municipales, comme le gouvernement québécois, tentèrent leurs premières réformes pour, ätout le moins, \u201cplastrer\u2019\u2019 les premières failles dans le système.Le gouvernement, en effet, jouant à la nourrice comme il le faisait depuis toujours, et plus soucieux des résultats de la prochaine\u2019 campagne électorale que de mettre en place de véritables réformes, céda de plus en plus aux pressions de ses créatures: les subventions.Qui dit subventions, dit argent, et qui dit argent dit dépenses.Dès lors, la course aux subventions était ouverte pour les municipalités, dont le premier souci n'était certes pas, tout comme aujourd'hui, la rationalisation effective de leur développement.Ainsi, au niveau du financement du développement domiciliaire, chaque municipalité a pu, à un moment ou à un autre, bénéficier de subventions pour des projets d aqueduc et d'égouts.Les mamelles gouvernementales étant soumises à la capacité de payer des contribuables, les municipalités ont dû pallier toutefois aux restrictions croissantes dans l'octroi des subventions de nature domiciliaire.Prises aux pièges de la course au développement et à l\u2019étalement, elles se lancèrent tête baissée dans la voie qui avait le \u2018mérite\u2019 (actuellement il faudrait plutôt parler d'odieux) de camoufler temporairement la charge fiscale: l'emprunt.Ainsi, coincées entre le lobbying des promoteurs immobiliers (courtiers et constructeurs) traditionnellement bailleurs de fonds les plus importants des politiciens municipaux, et le tarissement relatif de la source financière gouvernementaie, et obnibulées par la sacro-sainte théorie du développement démographique, les administrateurs municipaux se ruèrent littéralement sur le marché des obligations pour financer leurs nouveaux développements domiciliaires.Depuis le début de la présente décennie, en effet, la plupart des villes québécoises ont vu leur dette obligataire gonfler de façon spectaculaire, phénomène attribuable en majeure partie aux emprunts destinés à financer les développements domiciliaires.Un exemple éloquent: à Chicoutimi, la dette obligataire est passée de $8.6 millions en 1970 à $47.5 millions (prévision) pour le présent exercice financier.Quant au service de la dette (part du budget consacré au paiement de la dette à long terme), il est passé de $893,404 (ou 22 pour cent d'ün budget de $3.9 millions) en 1970, à $5 millions (près de 30 pour cent d'un budget de $17.4 millions) en 1977.Solutions Devant la progression alarmante dutaux d'endettement de la plupart des municipalités québécoises, le ministère des Affaires municipales, dont la politique en matière d'habitation se fait toujours attondre, décida \u2014 il n'y a pas si longtemps \u2014 de se montrer plus sévère par le biais de la Commission municipale, dans l'acceptation des règlements d'emprunts municipaux.De plus, tout en encourageant indirectement et \u201ctimidement\u2019\u2019 les municipalités à modifier leurs politiques de financement des infrastructures, de façon à faire assumer davantage aux bénéficiaires le coût des travaux, la Commission municipale exige maintenant qu'un règlement d'emprunt soit conforme à la norme 1/6.En d'autres termes, pour chaque dollar investi par la municipalité, l'organisme exige que l'entreprise privée en investisse six.Cette norme est basée sur un concept précis: la dette obligataire (dette à long terme) ne doit pas excéder 15 pour cent de l'évaluation imposable, de façon à conserver d'une part la \u2018crédibilité\u2019 de la municipalité auprès des marchés financiers, et d'autre part, éviter que son endettement n'atteigne le point de \u201cnon-retour\u201d.Par ailleurs, certaines municipalités, dont Chi- coutimi, projettent d'étoffer davantage leurs équipements dans certains domaines, dont la culture, le socioculturel et les infrastructures collectives (réseaux routiers, usine de filtration, etc.).Elles doivent conséquemmentt freiner radicalement le taux de leurs emprunts consacrés au développement domiciliaire.Le règlement 28 C'est à peu près dans cette perspective que, l'été dernier, l'administration municipale de Chicoutimi adoptait le règlement 28 qui, on s'en rappelle, renversait le partage du financement des infrastructures, en faisant assumer aux bénéficiaires 80 pour cent de la pose des services, alors que l'ensemble des contribuables en héritait de 20 pour cent.Comme on le sait, l'adoption du règlement souleva immédiatement l'opposition des constructeurs d'habitations et des courtiers en immeubles.Depuis le début de leur croisade, les opposants soutiennent que la ville de Chicoutimi, en changeant\u2019 Donc, au lieu, comme elle le faisait avant le règlement, d'effectuer un emprunt à long terme (20 ans à 10 Y2%) pour la totalité du coût des infrastrucures ($3,061,860), l'administration municipale pourra n\u2018emprunter que $1,904,000.Ce montant plus minime résulte de la part payé comptant ($1,157,000) par les bénéficiaires.De plus, de I'emprunt municipal, une somme de $1,291,628 est payée pendant 20 ans par les nouveaux propriétaires, ce qui réduit a environ $600,000 la part que devront supporter tous les contribuables de la municipalité.Par ailleurs, lorsque le nouveau développement respectera les normes de 10 logements à l'acre nette (maison multifamiliales, bifamiliales ou en rangée), la proportion que devront supporter les nouveaux propriétaires sera réduite à 60 pour cent des coûts.Toutefois, une subvention fédérale de $1,000 par logement sera alors disponible, ce qui réduira la participation à long terme des nouveaux propriétaires, et donc atténuera indirectement l'emprunt municipal.radicalement et en une seule étape le partage du financement des infrastructures, met en péril l'industrie de la construction domiciliaire dans la région \u2014 industrie qui disent-ils, se classe parmi les meilleurs pourvoyeurs d'emplois \u2014 et pénalise, injustement les nouveaux propriétaires qui, en plus de subir 'es contrecoups de l'inflation en achetant une nouvelle maison, doivent assumer le financement dans la majeure partie du coût des infrastructures.Il y a quelques jours, la ville de Chicoutimi modifiait légèrement son règlement 28, en abaissant à 60 pour cent la part des bénéficiaires, mais uniquement à la condition que le nouveau développement respecte la norme minimale de densité de 10 logements à l'acre nette (habitations multifamiliales, bifamiliales ou en rangée).Quant aux développements domiciliaires de maisons unifamiliales, le partage 80-20 demeure.La modification a essentiellement pour but d\u2019accroître la densité d'occupation du sol, et ainsi, de rentabiliser les investissements municipaux en infrastructures et services.Incidences financières Pour se donner une idée des incidences financières de la réglementation sur les finances de la ville de Chicoutimi, prenons la quinzaine de règlements adoptée par l'administration municipale depuis l'adoption du règlement 28 (et ses amendements), règlements d'emprunts destinés à pourvoir en infrastructures 442 lots.Le coût total de la pose des infrastructures est de l'ordre de $3,061,860.Avec la nouvelle réglementation municipale, les bénéficiaires doivent en supporter $2,449,488, soit 80 pour cent, et ce dans les cas d'habitations unifamiliales.Toutefois, la moitié de ce 80 pour cent (environ $1,157,000) est payable comptant, alors que l'autre moitié doit être remboursée par le nouveau propriétaire par le biais d'une taxe spéciale annuelle.Taxes Les conséquences du partage 80-20 sur les comptes de taxes des contribuables sont celles-ci (en regard des 14 règlements d'emprunt): \u2014 les anciens: $0.02 par $100 d'évaluation ou $5.70 par année pour une maison évaluée a $28,000; \u2014 les nouveaux: $4.74 par année par pied frontal, ou $284.16 pour un lot de 60 pieds de front.Contestation Se basant sur une étude réalisée par le Laboratoire de recherches en sciences immobilières de l'Université du Québec à Montréal, les constructeurs d'habitations et les courtiers en immeubles allèguent pour leur part que la voie vers laquelle semblent vouloir se diriger la majorité des villes du Québec, non seulement ne résoud pas efficacement les problèmes financiers des municipalités, mais compromet aussi la survie de la petite et moyenne entreprise de construction domiciliaire.\u201cCe rapport, soutenait en avril, le président régional de l'Association des constructeurs d'habitations, M.P.-H.Tremblay, met en évidence les effets néfastes pour l'acheteur d'une maison neuve, pour l'industrie de la construction résidentielle, et plus spécifiquement expose la hausse catastrophique du coût des terrains, dont le prix se répercute directement sur le coût d'acquisition d'une maison.\u201d En outre, le président des constructeurs d'habitations évoquait les spectres de la réduction du nombre d'acheteurs par la hausse de l'échelle des revenus requis pour se qualifier au programme d'accession à la propriété (SCHL), de ia création de monopoles par l'élimination de la concurrence (disparition des petits et moyens entrepreneurs), de la hausse de l'évaluation foncière des maisons neuves ainsi que des anciennes (effet d'entraînement) et enfin de la hausse des frais de vente notariée.Partage 40-60 En contre-partie, l\u2019Association des constructeurs d'habitations et la Chambre d'immeubles proposent que l'administration municipale diminue la charge des nouveaux propriétaires à 40 pour cent et que le quart de ce pourcentage soit payé comptant, le reste était payable à long terme par le biais d'une taxe spéciale annuelle.Ainsi, dans le cas des quatorze règlements d'emprunt destinés à \u2018\u2018ouvrir\u201d 442 lots, la part des nouveaux propriétaires (comptant et à long terme) serait d'environ $1,200,000 alors que celte des anciens s'établirait à 51.8 million (coût total de $3,06t,000).L'administration municipale devrait donc effectuer un emprunt à long terme de $2,755,674, dont quelque $Y00,000 serait remboursés par les nouveaux propriétaires par le biais d'une taxe annuelle d'environ $200 pendant 20 ans.Le montant comptant requis serait de l'ordre de $300.000.; Cette proposition ne rencontre pas, toutefois, les exigences de la Commission municipales, au niveat du \u201crendement\u201d des investissements publics (norme de 1 à 6).Le propriétaire Pour étoffer leur argumentation, les opposants au règlement 28 (et ses amendements) étalent une série de chiffres qui tendent à démontrer la hausse importante qu'occasionne la réglementation sur le prix des 442 lots en question.Ils estiment en effet que le nouveau propriétaire devra dorénavant payer en moyenne $7,784.40 pour que son terrain soit doté des services municipaux: \u2014 d'abord un montant de $2,096: cette somme représente la participation que l'entrepreneur (la moitié du 80 pour cent) verse comptant à la municipalité, et qu'il reporte immédiatement sur le prix du terrain (lot de 60 pieds de façade).\u2014 une somme de $5,688.00 que le nouveau propriétaire devra payer (l'autre moitié du 80 pour cent) par le biais d'une taxe annuelle de $4.74 par pied de façade (ou $284.40 pour un terrain de 60 pieds), et ce pendant 20 ans.ll faut noter que ces chiffres ne comprennent pas le prix du terrain lui-même.Or, les opposants au règlement 28 affirment, en exposant leurs chiffres, que leur solution abaisserait de plus de $3,000 le prix total que doit payer le nouveau propriétaire pour l'installation des services municipaux, soit $4,598.40: \u2014 une somme de $554.40 qui représente le montant comptant que doit payer l'entrepreneur pour un lot de 60 pieds (un quart du 40 pour cent); \u2014 un montant de $4,044.00, soit le reste de la part de 40 pour cent, laquelle est payable à raison de $202 par année pendant 20 ans.Débat En fait, le débat entre l'administration municipale de Chicoutimi et les opposants à la réglementation ressemble, et ressemblera encore longtemps, semble-t-il, à une \u2018\u2019guerre de chiffres\u201d, dont la teneur cependant, diffère selon l'un ou l'autre des parties en cause.Les constructeurs d'habitations et les courtiers en immeubles parlent en effet de la survie de l'industrie de l'habitation dans la région, et de la charge croissante et injuste que doit payer le nouveau propriétaire d'une maison unifamiliale.De son côté, l'administration municipale invoque la nécessité de contrer le gonflement de la dette obligataire et des comptes de taxes, qu'occasionnent les emprunts à long terme destinés aux développements domiciliaires.Alors que les administrateurs municipaux arguent que les circonstances sont telles (inflation, coût de la main-d'oeuvre, prix de l'argent) que les anciens propriétaires ne doivent plus payer pour les nouveaux, les constructeurs d'habitations et les courtiers en immeubles soutiennent pour leur part que, justement, en raison des circonstances, il appartient à la collectivité de supporter la majeure partie du coût \u2018d'installation\u2019 des nouveaux propriétaires.La solution Existe-t-il une solution de \u2018compromis\u2019 qui pourrait concilier les intérêts collectif et individuel, car, en définitive, se sont ces deux grands principes qui s'affrontent.Tout semble indiquer que l'une et l\u2019autre solutions n\u2019englobent que partiellement le véritable problème: quel doit être le mode d'habitation dans une ville qui veut rationaliser son urbanisation.Les rapports Castonguay (sur l'urbanisation au Québec) et Legault (sur l'habitation) démontrent incidemment la nécessité d'une réforme globale de la fiscalité municipale, d'une véritable planification urbaine (développements domiciliaires, etc.) et fait état de l'urgence de la mise en oeuvre d'une véritable politique de l'habitation (fin de l'incohérence dans l'intervention des trois paliers de gouvernements, meilleure répartition des responsabilités, etc.).En somme, s'il appartient au premier chef à la ville de reconnaître ses propres besoins, de décider de son développement et en définitive d'agir comme un véritable gouvernement (pouvoirs administratif et moyens financiers adéquats), il revient tout autant aux deux autres gouvernements (québécois et canadien) d'encadrer cette démarche, d\u2019une part en reconnaissant dans les faits (et législation) les champs de juridiction municipale, et d'autre part, en respectant la \u2018\u2019cohérence municipale\u201d dans leurs propres interventions en milieu urbain.Parallèlement, il faudra \u2018immuniser\u2019\u2019 le gouvernement municipal contre l'intervention souvent très néfaste d'intérêts particuliers, mais également amener le citoyen comme les élus à prendre conscience qu'une ville, c'est plus que des alignements de maisons (unifamiliales, bifamiliales ou multitamiliales), ciaux.des rues, et des commerces et des centres om) S NS\" ATT pa ge TY Cette sa NC Se "]
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