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Titre :
Le quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean
Éditeur :
  • Chicoutimi : :Progrès du Saguenay,1973-1981
Contenu spécifique :
Cahier 4
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Soleil du Saguenay-Lac-St-Jean
  • Successeur :
  • Quotidien (Saguenay, Québec)
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Références

Le quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean, 1977-06-04, Collections de BAnQ.

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[" AAS BEE] LOA Gea, u Tn CAHIER D LE QUESTIDIEN VOYAGES Samedi 4 juin 1977 D1 L\u2019Acadie revit pres de Caraquet a travers un petit village historique pour touristes par Claude Lemieux Le Village historique acadien au Nouveau- Brunswick deviendra un lieu de pèlerinage pour les Acadiens de même qu'un centre touristique intéressant.Le village.reconstitué sur 3.000 acres (1.214 hectares) de terrain entre Ca- raquet et Grande-Anse, accueillera officiellement ses premiers visiteurs le 28 mai prochain.Les Acadiens sont les descendants des colons français installés en Aca- die nom que donna la France, il y a de cela quelques siècles, à ses possessions nord-américaines du littoral atlantique.En 1755, les Britanniques déportèrent les Acadiens vers d'autres colonies lorsque ces derniers refusèrent de prêter le serment d'allégeance.Cependant, beaucoup revinrent en Acadie quelques années plus tard, tandis que d'autres restèrent en Louisiane (aux Etats-Unis) et ailleurs.Le lieu historique sera ouvert tous les jours de 10h à 18h, jusqu'au 11 septembre.On doit ce projet du gouvernement provincial à l'Administration des ressources historiques du ministère de l'Education.Le village est une fenétre ouverte sur l'histoire d'un peuple tenace, qui compose maintenant près de 40% de la population du Nouveau-Brunswick.Le seul autre village historique du Nouveau- Brunswick, Kings Landing, près de Fredericton, évoque la vie des premiers émigrants anglais qui vinrent s'établir en Amérique du Nord emportant argent.somptueux vêtements et meubles luxùeux.D'autre part, le Village acadien montre comment un peuple pauvre, mais déterminé, a su tirer le meilleur parti possible des \u2018restes\u2019.En 1755, au moment de la déportation de triste mémoire, les Acadiens perdirent toutes leurs possessions.Lorsqu'ils revinrent peu à peu, entre 1763 et 1780, ils durent se contenter de ce qui restait.Trop souvent cela signifiait les marécages et les basses terres, balayées par la marée haute que les Canadiens anglais et français considéraient comme inutilisables.C'est ainsi que les Acadiens se sont mis au travail et sont devenus maîtres dans l'art d'arracher laterre à l\u2019eau.lis construisirent leur propre réseau de canaux pour assécher les marécages; ce qui leur value d\u2019ailleurs le surnom de \u2018défricheurs d'eau\u201d.L'emplacement choisi pour le village historique est typique: situé dans les marécages et isolé, ses terres ont déjà été cultivées par des Acadiens.On a choisi la région de Caraquet car c'est là que se trouve la plus grande concentration d'Âcadiens au Canada.Le village est situé sur les rives de la - Rivière-du-Nord où subsistent de vieilles digues.Les marécages produisent de nouveau de riches récoltes de foin et il est intéressant de voir les meules sécher sur de hautes plates- formes.Dans le village, on retrouve hommes, bêtes, maisons et bâtiments.On y montre certainés activités de l'ancien temps: le cardage de la laine, le filage et le tissage et des guides portent des costumes d'époque filés sur place.Des artisans nous initient à l'ancienne méthode de fabrication des bardeaux de cèdre, du savon, des chandelles et des objets en fer forgé et nous montrent comment faire sécher la morue et la mettre en tonneau.Tout, dans le village, nous rappelle la période entre 1770 et 1880.Les deux seules exceptions sont un grand parc de stationnement et le centre d'accueil: ils sont modernes.Tous les bâtiments, sauf la chapelle.ont été démolis puis reconstruits sur place: ils viennent d'un peu partout au Nouveau- Brunswick.Le centre d'accueil abrite un cinéma, une salle d'exposition, une cafétéria et des bureaux.Ailleurs se trouvent une pècherie et cing fermes avec maison et bâtiments.lly a, en tout, 10 maisons reconstruites, un magasin général, une taverne, une école, une forge, la reproduction d'un pont de 1827 et la réplique d'une chapelle de 1831.Deux bâtiments qui semblent surgir d'un autre monde, tranchent sur le reste: il s'agit de l'entrepôt Robin et de la maison Blac- khall.Les Acadiens, trés pauvres, dépendaient largement de la compagnie Robin, Jones and Whitman pour leur subsistance: ce qui explique la présence de l'entrepôt au Village historique acadien.La compagnie troquait le matériel de péche et la nourriture contre le poisson.Des bons permettaient aux villageois d'acheter le nécessaire, mais uniquement de la compagnie.Le bâtiment Robin, construit vers 1855, a été transporté de Caraquet.L'importance du rôle de James Blackhall dans la région de Caraquet, était plus politique que commerciale.En effet, cet Ecossais plutôt riche dont la maison luxueuse a été construite entre 1822 et 1840, fut mai- tre de poste, juge de paix, administrateur scolaire et douanier.L'architecture de sa maison s'inspire du style écossais et c'est de loin la maison la plus cossue du village.Les autres sont des maisons de colons: solides, pratiques, ne contenant que le strict nécessaire.La plus ancienne, construite en 1783, appartenait à Jean-Baltazar Martin, un fermier.C'est la seule dont le plancher soit en terre.Les autres maisons portent également les noms de leur bâtisseur, noms que l'on rencontre encore souvent un peu partout au Nouveau-Brunswick: Pierre Mazerolie, de la région de Fredericton; Pierrot Robichaud, d'Inker- man: Romain Doucet, de Sainte-Anne-de-Bathurst; Laurent Cyr, de Saint- Basil-de-Madawaska; Charles Godin, d'Upper Ca- raquet; Louis Poirier, de Caraquet; Gabriel Léger, de Memramcook; Jean Ba- bineau, de Béder et Vital Savoie, de Néguac.La maison la plus récente, construite par Charles Godin, date de 1889.Elle contenait Un magasin et, pendant un certain temps, un bureau de poste.La maison de Louis Poirier vendait des boissons alcooliques que l\u2019on pouvait aussi consommer sur place.En ce temps-là, on buvait surtout du vin et du rhum.La petite école vient de Chockpish, près de Richi- bucto dans le comté de Kent.Ouverte en 1879, elle comptait 32 élèves rassemblés autour du poèle à bois.La chapelle blanche est une réplique faite à partir de photographies d'une chapelle de Sainte-Anne- du-Bocaye, construite entre 1831 et 1836.Tous les meubles des maisons sont authentiques et fabriqués à la main par des Acadiens.lls viennent d'un peu partout dans la province et, le cas échéant, ont été réparés.La plupart des vieilles maisons viennent du comté de Gloucester, région voisine immédiate de Cara- quet, qui attire sa part de touristes.Caraquet a jadis eu la plus longue rue principale de tous les villages du Canada (7 milles ou 11 kilomé- tres).Cette distinction.elle la perdit en devenant une ville, mais elle sut garder son charme original, celui Evangéline et Gabriel font une pause avant de retourner à leurs tâches quotidiennes au Village historique d'un important centre de pêche.L'hébergement dans la ville est bon et l'hôtel Paulin, doté d'un permis pour servir des boissons alcooliques offre d'excellents repas.Le Musée acadien à Ca- raquet conserve de multiples reliques et pièces d'artisanat se rapportant à l'histoire de la côte est du Novueau-Brunswick et la poissonnerie installée sur le quai attire autant les touristes que les résidents.Les pêcheurs de la pro- composé d\u2019authentiques demeures de pionniers est ouvert depuis le 28 mai.vince fréquentent l'école des pêcheries de Caraquet qui s'enorgueillit de posséder la plus grande flottille de peche de la province.Les amateurs de sports peuvent combiner une visite du Village historique acadien a une journée de péche; le thon rouge geant de l'Atlantique pèse parfois plus de 1.000 livres (450 kg).Caraquet est située a 152 milles (253 km) de Moncton qui est desservie par Air Canada et Eastern Provincial Airways.Elle se trouve a 125 milles de Matapédia (237 km), a la frontière séparant le Québec du Nouveau- Brunswick, à 575 milles (926 km) de Montréal et a 670 milles (1,079 km) de Boston, en passant par Calais (Maine).acadien prés de Caraquet (Nouveau-Brunswick).Le village, E3B5C3 LE it hid a He te fr.2% 3 Cet ête, venez découvrir au Village historique acadien la vie des batisseurs de pays.Ecrivez a: Tourisme Nouveau- Brunswick, C.P 12345, YR Fredericton, Nouveau-Brunswick eu Une histoire à conter en Acadie Tims > CE a i hy tig - D 2 \u2014 LE QUOTIDIEN, samedi 4 juin 1977 VOYAGES Reconstitution d\u2019un milieu rural au 19e siècle Il suffit d'une courte randonnée d'une trentaine de minutes en voiture pour nous ramener 100 ans en, arrière dans un monde qui ne connaît ni les gratte-ciel ni les embouteillages: celui du village de pionniers de Black Creek, situé à 29 kilomètres (18 milles) au\u2019 nord-ouest de l'hôtel de ville de Toronto, et \u2018musée : vivant\u201d de ce qu'était la vie en milieu rural au centre- - sud de l'Ontario 75 ans avant (1867).Ici, l'histoire est qu'une collection d'antiquités.Elle se perpétue dans la vie des habitants du village qui, vêtus de drap du pays, vaquent quotidiennement aux mêmes OCCupations que les habitants d'une localité agricole importante du XIXe siècle.Ce retour dans le passé commence le long des trottoirs de bois de la rue Queen, principale artère du village qui nous mène jusqu'a la façade du Laskay Emporium (magasin général), bel exemple de l'architecture des villes de pionniers, et au bureau de poste.Le magasin général est rempli de denrées alimentaires, d'outils, de médicaments brevetés, d'articles de quincaillerie, de porcelaine, et de verres de toutes sortes.On y trouve également un couperet qui doit être le plus large au monde.On peut y acheter des bonbons aromatisés au marrube, ou du fondant crémeux a l'ancienne, gardés dans de lourdes bonbonnières carrées en verre.En face, la ferme de Daniel Strong s'élève toujours au même endroit.Les six bâtiments et leur ameublement témoignent de la bonne fortune de cet Allemand de Pennsylvanie qui aémigré encore tout enfant au Canada en 1800.Sa première maison bâtie en 1816 est une simple cabane de bois rond, équarri à la hache, dont les trois pièces meublées avec parcimonie étaient chauffées par un foyer ouvert qui servait également à la cuisine.Il y ajouta ensuite un fumoir, une porcherie, un poulailler et une grange.En 1832, il construisit une maison de deux étages et de sept pièces, dont la cuisine avait un four intérieur en brique.Cette maison, l'une des deux plus grandes du village, est garnie de rideaux, de tapis, de beaux meubles ainsi que d'un poèle ancien importé d'Ecosse.On a parfois la chance de se faire offrir un morceau de pain d'épice cuit dans un four \u2018\u2018cing secondes\".H tire son nom du nombre de secondes pendant lesquelles la femme d'un pionnier pouvait laisser sa main dans le four à bois, pour dire s'il était assez chaud pour qu'on y place les gâteaux.Du Halfway HouseInn, un ancien relais de diligence situé de l\u2019autre côté de la rue, s'exhale une bonne odeur de pain qui cuit.En haut, les serviteurs vaquent à leurs occupations quotidiennes \u2014 cuisine, lavage, etc.\u2014 tandis que les hôtes jouent aux cartes.En bas, dans la salle à manger qui sert du vin et la Confédération \u2018 plus \u201c autres boissons alcoolisées, point n'est besoin d'être en costume pour faire partie intégrante du village.Sept jeunes filles vêtues de drap du pays vous serviront un repas complet ou léger dans de la faïence comme on en avait autrefois.On peut égale- merit pique-niquer n'importe ou dans le village.H existe cependant un terrain réservé où on a installé des tables et des barbecues.Tout en haut de la route Mill se trouve l\u2019école.Elle ne compte qu'une classe.À \u2018l'arrière trône un poéle en (fonte, et à l'avant, le tradi- (tlionnel bonnet d'âne.Un ! peu plus loin, l'oreille est attirée par le bruit de la \u2018roue a eau qui fait tourner les meules de pierre du \u201cmoulin Roblin où l\u2019on \u2018continue encore de moudre le grain pour en tirer la \u201ctarine dont on se > sert au vil- Jage.Ce qui était autrefois une galle de tempérance au coin de la route Mill et de l'avenue Maple loge présentement l'imprimerie et le Weaver's Shop.Dans l'imprimerie, on peut voir les presses qui servaient à imprimer les hebdomadaires de nombreuses petites localités ontariennes.Deux 4 entre elles fonctionnent toujours et on les utilise au- fourd\u2019hui pour imprimer des avis et des affiches.A \u201cV'arrière, le Weaver's Shop est rempli du doux ronronnement et du cliquetis du rouet et du métier sur lequel on tisse tapis et ouvre-lits pour le village.\\ na: , Dans un autre bâtiment, un menuisier fabrique des meubles et des jouets pour les enfants de Black Creek.Tout à côté, le cordonnier répare une paire de souliers.De son échoppe, on entend sonner sur l'enclume le marteau du forge- roh qui fabrique un fer à heval ou des charnières.- Dans la maison de Daniel Flynn, Mme Flynn fait des chandelles en trempant de Igngues meches de coton dans du suif qui bouille sur lé poèle en fonte.\u201cLe clic-clac rythmé des chevaux annonce l'arrivée d'une voiture qui, au hasard des rues, fait monter lès visiteurs fatigués pour faire le tour du village.Meme si les maisons, les costumes, les objets, les activités reflètent tous la vie d'une certaine époque, le illage de Black Creek n'en emeure pas moins un mi- raâcle du XXe siècle.Sept jatiments seulement, y ompris la ferme de Daniel Strong située un peu à \u2018écart et l'énorme grange alziel construite en rondin, dans le style particulier aux Allemands émigrés en Pennsylvanie et maintenant transformée en musée \u2018de jouets et d'instruments aratoires du XIXe siècle, font partie du site initial de Black Greek.Ils ont formé le noyau du village de pionniers qui a ouvert ses portes aux visiteurs pour la première fois en 1960.Depuis, 30 autres bâtiments ont été amenés des petites localités du sud de l'Ontario où ils se trouvaient, certains en pièces détachées, d\u2019autres, carrément \u2018\u2018déracinés\u2019, ont été transportés entiers par la route.lls ont été restaurés et meublés avec soin d'antiquités dont beaucoup ont été données par des agriculteurs de la région de Toronto.La caserne de pompiers conserve une pompe de 1837 qu'il faut tirer et actionner manuellement.Elle passait en trombe dans les Mai ramène la tonte des moutons dont on file ensuite la laine, le hersage des champs, les semailles, et la fabrication des armes.En juin, on peut se familiariser avec la façon dont nos ancêtres cuisinaient avant la Confédération.La forge du village prend mes, participent à ces activités.Le stationnementestgra- tuit au village de Black Creek, mais on peut aussi emprunter les transports en commun pour s\u2019y rendre.D'avril à juin, ainsi qu'en septembre et en octobre, le village est ouvert de 9h30 à 17h00 du lundi au vendredi et de 10h00 à 18h00 les fins de semaine et les jours fériés.En juillet et août, il ouvre de 10h00 à 18h00 tous les jours sans exception.De novembre à la fermeture en janvier, on peut le visiter de 9h30 à 14h00 du lundi au vendredi et de 10h00 à 14h30 les fins de semaine et les jours fériés.Le prix d\u2019entrée en 1977 sera de $2.50 pour les adultes, de $0.75 pour les enfants et les étudiants, de $5.00 pour les familles et de $1.00 pour les personnes âgées du lundi au vendredi.Les groupes d'adultes bénéficient d'un tarif spécial de $1.75 par personne.Pour faire des réservations ou pour obtenir de plus amples renseignements, téléphoner au village de Black Creek au numéro 661-6600.Des articles d'usage quotidien au 19e siècle en Ontario emplissent les étagères de ce magasin du Village de pionniers Black Creek à Toronfo.Cotinu sous l'insigne Laskay Emporium, le magasin fut ouvert en 1856.Il a été recréé dans son entité.rues, précédée d'un homme qui sonnait de la trompette pour libérer la voie.On peut admirer chez l'armurier des fusils à pierre et des poires à poudre et dans la maison Burwick, demeure d'un gentilhomme campagnard, la porcelaine Spode et des meubles de style Chippendale.Dans le cimetière, on peut encore déchiffrer les inscriptions sur les pierres tombales.Il existe également au village un four extérieur en brique et un jardin où l'on cultive encore des fines herbes.Il s'y trouve aussi une toilette extérieure à trois places qu'on n'utilise plus.Le village est ouvert toute la semaine et certaines fins -de semaine sont particulie- rement consacrées a des activités rurales saisonnie- res comme au siecle dernier.En avril, les activités gravitent autour de la construction: on fend le bois, on I'équarrit, on fabrique des bardeaux et des balais.= \u201cBustin la vedette en juillet et I'imprimerie, en août.Septembre est le mois des conserves et de la teinture de la laine.En octobre et en novembre, on bat et on vanne le grain, on file, on tisse, on crochete des tapis, on brode et on fabrique des chandelles.Eten décembre, le village résonne des joyeux chants de Noël et s'emplit de l'odeur des friandises et des plats traditionnels.Le programme d'attractions du village s'adresse tout spécialement à ceux qui s'intéressent à lavie des pionniers.Professeurs et élèves, parents et-@nfants peuvent se meres avec les divers trav 4X me nagers, comme la preparation et la cuis ments, le.fy de la Jaité; le\u201c caen 12 du forgdren;: oon her Nos parcs: chalets, auberges, bonne table,\" °\" lacs non pollués canot, camping, air pur et liberté! Profitons-en.c\u2019est a nous! Du 20 mai au 16 septembre, nos parcs sont l'endroit idéal pour pas- pique-nique, forêt, etc.randonnée en ser trois ou quatre jours en pleine nature avec les amis ou les enfants.De la Gaspésie à l\u2019Abitibi, en passant par Anticosti, il y a plusieurs a la mode den © HALIFAX (PC) \u2014 Les Européens sont à la recherche de paysages \u2014 genre d'hébergement: chalets, pavillons, auberges, terrains de vent y chasser, y pêcher, y participer camping aménagés\u2026 à des sports nautiques et se reposer.Australie, comme relationniste pour un\u2018grand magasin.Entre 1949 et vierges, et c'est cequ'ils peuvent trouver dans les provinces maritimes.Du moins, c'est ainsi que le voit M.George Adorjany, directeur de l'Agence internationale de gestion et de commercialisation, à Munich.Au cours d'une interview, M.Ador- jany a déclaré que cette région, et en particulier le Cap-Breton, est un oasis pour les touristes européens.\u201cJe crois que ces régions possèdent un potentiel important pour le tourisme en famille, a-t-il dit.Les Européens recherchent les beautés naturelles vierges.\u201d tiques d'Europe ont été exploités et gâchés.|| cite l'Espagne en exemple.\u2018\u2019Les Maritimes offrent des paysages magnifiques: le littoral, les plages.\u201d De plus, les vacanciers peu- ll dit que les centres touris-: M.Adorjany, qui parle neuf langues et a vécu dans la plupart des grands centres du monde, dit qu'avec une planification et une \u2019 coordination adéquates, on peut vendre les Maritimes aux Européens.Arrivé en 1964 Né en Hongrie, M.Adorjany est venu au Canada en 1964 et est maintenant citoyen canadien.li est entré au service de Canadian Security Management quand il est arrivé au Canada et en est devenu le vice- président international.C'est lui qui est responsable d'organiser dans 17 pays différents toutes les phases de cette opération internationale.Auparavant, il atravaillé à Sydney.1955, il a travaillé pour les Nations unies en Allemagne et en Australie, dans les domaines de l'immigration et des cueillettes de fonds.Bien qu'il n'ait pas encore de projets définis, il espère jeter les bases de la réalisation de son rêve au Cap- Breton en y achetant duterrain cette année, pour y construire des petites maisons de bois rond qui s'harmonisent avec la nature, et pour promouvoir la Nouvelle-Ecosse auprès de ses relations en Europe.{| dit qu'il conservera des liens avec l'agence internationale de marketing à Munich, mais il espère passer le plus clair de son temps en Nouvelle-Ecosse.En plus du potentiel touristique dans les Maritimes, M.Adorjany dit qu'il y voit des possibilités pour l'industrie européenne.parcs ou réserves qui offrent tout ce qu'on peut désirer en vacances.\u2014 activités: baignade, canotage, cueillette de fruits sauvages, Il y a le choix! Pour avoir plus de renseignements, demandez ies brochures: \u201cLes Parcs du Québec\u201d et \u2018Activités et tarifs 1977\", en écrivant à: Tourisme Québec, Québec G1R 4Y3 C\u2019est beau chez nous.Profitons de nos parcs Tourisme gr PA FOIRE GE DU SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN | CHIBOUGAMAU-COTE-NORD VOTRE JOURNAL PREFERE! BRAFO.\u201d FIFE oo 20° TROTTEUR.\u201d LA MARIEE © : OV\" TU LAs FaIT i EXPRES.\u201d ATTENDS Se! ER CT TW TI IY IT \u201cTE 3 S re IL EN , (MÉRITE UNE hi BONNE.\u201d > FRSA hse A RRR i AR ER NTI TRA a 0 SE OE aE Se a Ae a SE ei ew TIL TIRE ON VEUT A © AMUSER.ui TROTTEUR.\u201d - À PREPARE-TOI./ IH Nal Pas ENCORE) AA TOUT A FAIT TERNS MINE LONGTEMPS LA-HAUT.?JUSQU'A L'HIVER PROCHAIN.T'EN Al Jk ORATION AVEC VIDEDPRESSE ne.EST- CE QUE LES INDIENS Ÿ , NOUS AURAIENT MAIS QUELS HEM.JE N'V PRECEDES?INDIENS, COLONEL ! 5 UN SOMBRE ;- COMPRENDS RIEN.LA, PIÈCE NUMÉRO 5 A TOUJOURS FAIT IMBECILE NOUS A PRIS COMME' - CIBLE AVEC SO UNE ERREUR DE Six DEGRÉS ET DEMI, JAMAIS DAVAN - TAGE ! Dei EEE NOUS AVONS VU LE FEU, ET NOUS SOMMES VENUS VOUS DONNER UN COUP DE MAIN LL.MAIS QU'EST-IL DONC ARRIVÉ COLONEL ?DEMANDEZ CA AU MAJOR ! C'EST LUI L' EXPERT EN BALISTIQUE ! PAUVRE-MOI! - JE NE DÉVIENDRAI JAMAIS GÉNÉRAL! JAMAIS AU GRAND | JAMAIS .- 6 A Trees ea en dE | à } i BEA BCC BREET LEVEN RATS P © \u20ac I ?TOUTOURS A JÉRUSALEM / ÉLÉAZAR N\u2019A PAS VOULU FUIR: ILS ONT TUIE , JACQUES.%.QUE S'EST-IL PASSE 7 OU SONT NOÉMI \\ ET ÉLÉAZAR% AGRIPPA ET LES ZÉLOTES VEULENT EXTERMINER TOUS LES CHRÉTIENS 7.SON, GARDE A VUE.LE GRAND -PRÊTRE VEUT LE FAIRE PASSER, EN JUGEMENT | POUR LA PÂQUE.es Lt FAIS LIBÉRER PIEDX RE / JE T\u2019ASSURE QU'ILL N'APAS CONJURÉ CONTRE QUEL QUES JOURS PLUS SILIUS/ COMPRENDS-TU QUE JE NE LE PEUX PAS.QUE T'IMPORTENT LES CHRETIENS.?CE SONT DES JUIFS COMME LES AUTRES.IL M'A ÉTÉ CONFIÉ D'ACCORD» PAR LE SANHÉDRIN! TU AS RAI- SI JE LIBÉRAIS PIER a RE, TOUT JERUSA - DE MEME.LEM SE JETTERAIT ASSASSINER SUR MA COHOR-\\ DES INNO- TE.AHH.AVEC MILLE HOMMES DE PLUS.\u201d OUVREZ \u201d OUVREZ LE TR'BUN SILIUS.LN Suite la semaine prochaine.ET | | | | | | | | | | | | | | | | | || | | | | | | | | | | | || | | | LA CLARTÉ/ MON DIEU ! QU'EST- CE QUE C'EST \u2019\u2014 AIE , ON NE VoiT | PLUS RIEN /\u2014 MAMAN, J'AI FEUR DANS [JEUNE DE 10 A 14 ANS (filles ou garcons) CE NEST REN, L AMPOULE GRILLÉE / EN CHERHER EST JE VAIS INSCRIVEZ-VOUS Communiquez aux heures de bureau du lundi au vendredi de 8h.30 à 5h.LE QUETIDIEN DU SAGUENAY LAC SAINT JEAN C.P.218, Chicoutimi Secteur Saguenay: 545-4084 Aima et environs: 662-7829 Doibeau et environs: 879-3032 St-Félicion et environs: 679-3892 Tous ceux qui seront choisis recevront un cadeau après la première semaine! TR BRAVO pour i= N CAPITAINE CROCHET LE MES ENFANTS, NE SÉUS VOTRE EXPÉRIENCE DE - FIUS PIRATES, JE (ANS j VAMAÏS AGATTU D Mois.q | Rous A REV.Ÿ : : À CHARGEZ LE GRAND TOM z AVAUT QU'iLS NE PASSENT À J VE POUVONS RESTER wor \u20ac Suite (a semaine prochaine.v , - Do pa > | ; 4 } M : N it ® \u20ac of i d a y .a A | Qu J f 5 25 TE QU@TIDIEN SAGUE 0.Ent De nusomanenante 5 VOTRE JOURNAL PRÉFERE = ; 1 Ls Vili geass ~ is ge LE QUOTIDIEN EN COLLABORATION AVEC \u201c4 oS iggy _\u2014 mm me Cr ppt mm AAR PU A LE BRICOLAGE à.0 2 LE QUOTIDIEN, samedi 4 juin 1977 \u2014 D 9 TT i: on chalet te Ce petit chalet de 30 pieds par 22 a l'avantage à cause de ses deux planchers, offrir 1,320 pieds carrés d'espace habjtable.[3 On yftrouve donc, même si c'est parfois \u201cplus petit, les pièces d'une maison moyenne: trois chambres a coucher/! une salle de bain compléte avec douche, une de service, un salon, une dinette et une cuisine.Si on désire des pièces plus spacieuses au sous-sol, il est possible d'aménager seulement deux chambres\u2019 à coucher au lieu de trois.+ La i = Le salon, muni de deux grandes .fenêtres sur la façade, permet de profiter au maximum du panorama.Etant situé à l'étage du rez-de- chaussée, la vue est dégagée sans avoir à détruire le décor naturel du terrain.De plus, une porte-patio donne accès à la galerie de ce salon.Les matér\u2018aux proposés pour le revêtement extérieur sont le stucco pour la base et la planche de pin pour le haut.Le toit est en bardeaux d\u2019asphalte et la pente est conservée à l'intérieur ce qui donne un aspect particulier aux chambres.Pour un cachet champêtre, on peut garder les poutres apparentes.Le plan, qui porte le numéro 38, a été dessiné par l'Atelier Le Corbusier du Lac-Beauport et la quantité des matériaux nécessaires a été évaluée par le constructeur Gilbert Vallée du même endroit.On peut le faire venir en utilisant le\u201ccoupon ou en indiquant qu'il s'agit du numéro 38 en incluant $25 pour la\u2019 premiére copie et $5 pour chacun des exemplaires additionnels.Fra ~ DIVETIE 1 | 316, Labrecque, H ! | Chicoutimi, | LE QUOTIDIEN, | Québec.; Veuillez me faire parvenir le plan de chalet no No 38 à $25.00 I | i | i i I | cere COPies A $5.00 | | I ! i I i ! | ae === et bancs 1 \u201caa REY de jardin # pour enfants Cranclos mon cheque ou Mandat paste de $ fait a : ardre de LE QUOTIDIEN ei Ville \u2014 = \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 vv \u2014\u2014 a MATERIAUX REQUIS: i Dessus, table ct bancs 8 morc.5/8\" x 4 V8\" x 36\" omer michaud Pattes 4 morc, 5/8\" x 4 1/8\" x 24\" Supports des bancs 2 morc.5/8\" x 4 1/8\" x 43\" e e Traverses table 2 morc.) 38\"x 1 3/4\" x 18\" LL \" les trucs du bricoleur Traverses bancs 4 morc.1 38\"x 1 3/4\" x 9\" .1 3/8 - < 17 + > ve 8}\" 8 boulons à poêle de 3\" x 11\" 3 téte ronde Vospoutons à poêle 1\" x 23\" à tête ronde fe Clous à finir de 13\" mr \u2014 pr 7 rw eso} y * 41 « / \u2014\u2014| 1 5/8\" Le bêchage Il vaut mieux attendr due autêgre du potagel i i ge.sèche pour bêcher.De DIE, ne béchez jamais §of Ti : ne À arbre fruitier quand il est en fleurs.En bêchant; vos\u2019 favorisez l'échappement de vapeurs qui risquent de causer du tort aux fleurs et même de causer leur mort en cas de gelée.Attendez donc que les fruits aient commencé à se forfer.\u2019 \u2014 Qu 5 \u2014>l| {13 41/8\" \\ ap Voici quelque chose qui amusera les enfants des heures et des heures pour un coût minime.Papa n'aura aucune difficulté à réaliser cette table ; les matériaux nécessaires sont peu coûteux et la somme de travail requise est très minime.Fiston aimera sans doute \u201cy mettre la main\u201d.Préparez les piéces requises aux dimensions données sur le tracé, | procédez ensuite au montage.Plan, tracé et photos sont suffisam- ( ment clairs et s'expliquent d'eux-mêmes.Après avoir bien sablé, | donnez une couche de fond, grise ou autre, laissez bien sécher, puis peinturez de la couleur de votre choix.FAIS-LE TOI-ME/ME ( Vous pouvez me commander les plans offerts T / Le sarclage D'autre part, ne sarclez pas durant les heures chaudes de la journée.Faites-le après une pluie légère ou après la rosée, mais quand les légumes ne sont plus mouillés.C'est meilleur pour le potager et\u2026 vous.36\" \u2014> Protection des tomates Les pots en grès pour fleurs constituent une excellente protection pour les plants de tomates.En effet, les jeunes plants seront à l'abri en les \u2018\u2019coiffant\u201d\u2019 d'un pot en grès retourné.D'autres projets de bricolage, tout aussi intéressants, sont illustrés et décrits dans mon catalogue de plans disponibles : \u201cidées/bricolage\" 4e édition.Procurez-vous le, il ne coûte que $1.00, dans cette rubrique, à l'aide du bulletin de commande publié ci-contre.Chaque plan comprend: liste des matériaux is requis, patrons à tracer, schémas de débita- | ge et photos illustrant les différents stages de réalisation.ds LL Récupération des tomates , À l'automne, quand viendra le temps de récupèrer les dernières tomates avant l'arrivée des gelées, il y en aura sûrement qui n'auront pas eu le temps de mûrir.Alors, suspendez les plants dans une pièce chaude et vous verrez rougir les tomates, et pas de honte, croyez-moi.+ + Protection du soleil Certains plants délicats doivent être protégés des rayons ardents du soleil.Vous pouvez, pour ce faire.couvrir les planis en couche avec des planches disposées à l'horizontale et espacées d'un pouce.Une autre méthode consiste à utiliser une vieille toile de fenêtre.Fixez solidement la toile avec son rouleau à la boîte de semences en utilisant les supports ordinaires vendus spécialement à cette fin.o CHAISE \"CONTOUR\" Confortable ct de belle apparence, elle offre trois positions différentes.Seule une feuil- lc de cohtre-plaqué est requise.Des ap- | puie-bras peuvent être ajoutés.Pian no 1749 .$3.24 Contenant d'eau de javel Les contenants vides d\u2019eau de javel peuvert fort bien aussi servir à la protection des 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faire la fine bouche lorsqu'une nouvelle industrie s'annonce.A Saint- Félicien, au Lac-Saint-Jean, tout le monde se félicite donc de la mise en chantier de l'usine de pâte Kraft que la compagnie Donohue Saint-Félicien Inc.promet d'ouvrir en 1978.Un chantier de construction, 300 nouveaux emplois permanents, ce gros lot a été gagné par Saint-Félicien, après vingt ans de promesses électorales et de querelles de clochers.Située sur la rivière Chamou- chouane à une dizaine de kilomé- tres au nord-ouest de Saint- Félicien, l'usine sera \u2018propre\u2019.C'est-à-dire qu'elle sera équipée de tous les systèmes nécessaires pour rencontrer les normes établies par les services du gouvernement fédéral en matière de protection de l'environnement.Malheureusement, il restera une inconnue de taille, non prévue par la réglementation: la ouananiche du lac Saint-Jean continuera-t-elle à remonter la Chamouchouane pour aller se reproduire?Une légère élévation de la température de l'eau, une augmentation de sa couleur, une odeur modifiée peuvent fort bien compromettre la migration annuelle des géniteurs.Or, 80 pour cent du frai de ce saumon d'eau douce, qui fait la fierté et les délices des habitants du Lac- Sainf-Jean, s'effectue justement dans la rivière Chamouchouane, en amont de Saint-Félicien et de la future usine.Avoir une usine et conserver la ouananiche est certainement possible, à condition de choisir la meilleure façon de déverser les eaux usées.Plusieurs sources de pollution Dans son ensemble et parce que la population ne dépasse guère les 100,000 habitants aujourd'hui, ce bilan de la colonisation de la région n'est pas trop négatif pour la qualité de l'environnement, et des eaux en particulier.L'agriculture, en s'implantant fortement dans la plaine de Normandin au nord- ouest et sur les terres du sud-est, a néanmoins contribué à charger de petites rivières comme la Ti- couapé, les rivières Bédard et des Chicots, et la Belle-Rivière.Ces cours d'eau absorbent trop souvent les égouts des fermes, le fumier animal, des carcasses d\u2019animaux morts, notent les SPEQ.Le résultat de tout cela, ce sont, par exemple, des concentrations théoriques élevées en azote et phosphore sur de petites riviéres, alors que les concentrations des grandes rivières forestières sont dix fois moindres, même si leurs apports, naturels, sont en fait beaucoup plus importants en chiffres absolus.Les conséquences des activités agricoles se remarquent également à l'embouchure de certaines rivières, où l'on note de la turbidité, des formations d'algues, et des odeurs pas très ragoûtantes.L'industrie se limite à peu près aux bois, pâtes et papiers et à l'énergie hydro-électrique.Le bleuet n'a pas d'impact sur la qualité des eaux, et les activités des laiteries ou abattoirs sont faibles.Les coupes forestières et surtout le flottage ont, par contre, créé de réels dommages en augmentant le débit des rivières, donc le lessivage des sols et l'érosion qui se traduisent par une augmentation de la charge des eaux en matières solides et dissoutes.On signale également des changements dans la température de l'eau, un accroissement de la concentration de nitrates dissous qui pourrait provoquer une eutrophisation, et une mise en disponibilité du mercure par l'entremise des feuillages et des branchages laissés sur place.Les usines de pâtes et papiers sont situées à Dolbeau (Domtar) et Desbiens (Saint-Raymond Paper).que cé soit au stade de la préparation du bois ou à celui des rejets de gaz et substances chimiques, ces deux usines polluent allégrement les airs et les eaux, celles de la Mistassini, comme celles de la Méta- betchouan.De plus, le procédé utilise, méthode sulfite, est le plus polluant.Enfin, les déversements de \u201cliqueur\u201d usée se font directement dans les rivières, sans aucun traitement.Comme deux millions de personnes Il est tres difficile de quantifier les émissions, mais une évaluation réalisée par les SPEQ peut donner un ordre de grandeur, rien de plus.qui laisse tout de même songeur.Pour 3,000 tonnes produites quotidiennement par tous les moulins du Saguenay-Lac-Saint-Jean, sauf celui de Desbiens, les rejets de solides en suspension, 125 tonnes par jour, équivaudraient à ceux d'une population de 1,375,000.personnes.Les solides dissous, quant à eux, s'élèvent à 558 tonnes par jour, et la demande biochimi- que en oxygène (DBO*) à 179 tonnes soit l'équivalent d'une population de près de deux millions de personnes.La proportion de rejets dans le lac Saint-Jean serait de 27 pour cent pour les solides en suspension (371,250 personnes), 47 pour cent pour les solides dissous, 50 pour cent pour la DBO5 (987,250 personnes).Environ 140 barrages et digues de plus de 60 centimètres de retenue sont recensés dans le bassin du lac, et affectent donc, plus ou moins, le débit des rivières.En fait, ce sont les installations de l'Alcan, barrages, digues et centraies sur la Péribonka et près de l\u2019isle- Maligne, qui ont un véritable impact sur l'environnement.Les trois barrages sur la Péribonka ont détruit les frayères à Ouananiche, bouleversé le débit de la rivière, tandis que les installations de l'Isle-Maligne jouent avec le niveau du lac.En 150 ans d'activités humaines sur ses rives et dans les alentours, le lac Saint-Jean a fort bien résisté à tous les coups que lui ont porté le développement de l'agriculture, l'exploitation forestière, les industries du bois et des pâtes et papiers, ainsi que les installations de barrages.Le respect de son intégrité, le lac le doit peut- être à un développement qui n'a jamais atteint un niveau de gigantisme, d'urbanisation et d'industrialisation sauvages qu'ont connu d'autres régions, mais il le doit également, et avant tout, à ses propres qualités, qui lui permettent de faire front.Une eau bien brassée Pour l'équipe de l'INRS-Eau, composée de Lise Potvin, Gérald Jones, Michel Leclerc et Marcel Ouellet, cette constatation apportait en fait une explication ala relative bonne qualité des eaux du lac.Habituellement, les lacs ont au moins 50 pour cent de leurs eaux dans ce que les spécialistes appellent I'hypolimnion, soit la couche inférieure.L'action du vent ne s'y - fait que très peu sentir, il ne s\u2019y effectue pratiquement pas de brassage, et la température y est relativement stable, de un à quatre degrés Celsius au fond en hiver.C'est dans cette couche que se retrouvent les sédiments organiques.La ligne de démarcation entre les eaux inférieures et les eaux supérieures est une zone intermédiaire et étroite, véritable barrière, dans laquelle la température des eaux croît rapidement.Quant à la couche supérieure, l'épilimnion, elle ne représente qu\u2019un faible volume, soumis à l'action de l'air.Le lac Saint-Jean, lui, a plus des trois quarts de son volume soumis à un régime supérieur, la couche inférieure ne se retrouvant qu'au milieu du lac.vers le sud-est.Cela signifie qu'à cause des vents fréquents et soutenus qui soufflent d'ouest-nord-ouest, et parfois d'est-sud-est, la majorité des eaux sont brassées très souvent.Dans le secteur nord-ouest du lac, où la profondeur est si faible qu'on marcherait des kilomètres la tête hors de l'eau, les apports des rivières à gros débits, et parfois chargées lourdement comme la Mistassini à Dolbeau, sont donc mis tout de suite en circulation dans le lac sans avoir le temps de se déposer aux embouchures.Les sables connaissent le mème sort, avançant eux aussi petit à petit vers le centre du lac.Les égouts directement dans le lac Avec une telle dynamique générale, le lac Saint-Jean a d'excellents atouts pour conserver sa qualité.Mais encore faut-il qu'aucune initiative humaine ne vienne entamer sa marge de manoeuvre, lui asséner des coups au-delà des limites tolérables.Grace a son fort pouvoir de récupération, le lac pourrait pratiquement s'auto- nettoyer en quelques semaines si l\u2019on était capable d'arrêter complètement les déversements de substances nocives dues à l'agriculture, aux usines de pâtes et papiers et aux égouts urbains qui créent des problèmes ponctuels.Sans aller jusqu'à vider la région de ses habitants pour quelques semaines, il est au moins possible de prévoir des améliorations minimales et surtout de s'assurer que tout nouvel aménagement, industriel ou autre, se fera dans un respect strict de l'environnement dont les eaux sont une pièce maîtresse, conditionnant une grande partie des activités de la région.Pour le moment, il est important de protéger les rives et les eaux qui les baignent puisque c\u2019est là que se situent les problèmes actuels.Les villes sont, avec les industries, les premières responsables de cet état de fait, car elles déversent leurs égouts dans le lac ou ses rivières tributaires sans aucun traitement.Deux exceptions toutefois: Pointe-Bleue et Saint- Gédéon, cette dernière étant sur le point de se doter d'un système d'épuration des eaux usées.Papier gras et érosion Les plages, une autre propriété Alcan, sont louées à des paroisses ou à des comités de loisirs paroissiaux.Sur certaines, la compagnie se garde des droits de baignade que ce soit pour son personnel de direction, ses contremaîtres ou son personnel de laboratoire.Qu'elles soient louées à des particuliers ou à des paroisses, ces plages deviennent des lieux publics de baignade et souvent de camping.Cette dernière activité, quand elle est mal gérée, devient vite une source de pollution souligne M.Mario Tremblay, des Services de protection de l'environnement à Jonquière.Le locataire d'un terrain qui donne sur une plage, ne pouvant exploiter de commerce, va exiger discrètement un droit de passage sur le terrain et tolérer le camping.Les papiers gras, les canettes en métal, les matières fécales viennent alors soutller les rives du lac et ses eaux.Peu ou pratiquement pas de plaintes, précise Mario Tremblay, mais il faut dire qu'avec un bon millier d'emplacements loués autour du lac, chacun est chez-soi.ou de passage sur une plage.Qui porterait plainte, puisque chacun est responsable, locataire qui pollue, Alcan qui n'exige pas la propreté, et baigneur anonyme?Comme ce n'est qu'à la suite de plaintes que des enquêtes bactériologiques sont menées, on ne connaît donc à peu près rien de la qualité réelle des plages, si ce n'est que certains rares prélèvements effectués par des inspecteurs d'hygiène publique montrent la présence de coliformes.Aucune plage n'a été fermée au Lac- Saint-Jean, mais Jacques Mi- chaud, des SPEQ, estime que certains signes de contamination sont assez inquiétants pour nécessiter une enquête approfondie.Un autre danger guette les rives du lac: l'érosion.Les vents, les tempêtes et de petites vagues courtes grugent tranquillement les berges, depuis que l\u2019Alcan maintient le niveau des eaux plus élevé qu'avant.Devant l\u2019inquiétude de ses locataires, l'Alcan a entrepris depuis une bonne dizaine d'années, un programme de stabilisation des berges.La méthode la plus efficace semble être celle des perrés, ou enrochements.Environ cinq kilomètres auraient déjà été protégés grâce à ces entassements de grosses roches.Mais l'ennui, c'est que cette méthode coûte cher.D'autre part, des riverains se plaignent du fait que le caillou est nettement moins agréable que le sable sur une plage.C'est donc le traditionnel dragage qui a la faveur de I'Alcan.La drague s'en va chercher le sable sous l\u2019eau à quelques dizaines de mètres du rivage pour le remonter sur la plage.C'est simple, moins coûteux au départ, mais à recommencer tous les trois ou quatre ans.De plus, des pêcheurs marmonnent que ces travaux viennent déranger la productivité et éloigner certaines espèces de poissons.Du coup, I'Alcan a mis 25,000 dollars dans l'affaire et des professeurs de l'Université du Québec à Chicoutimi.dont Denis Larrivée, s'emploient à vérifier si le benthos et notamment le zoobenthos, c'est-à-dire les petits organismes animaux et autres larves d'insectes, se trouvent perturbés.Pour Denis Larrivée, du Groupe de recherche en productivité biologique de l'UQAC, le fait de remuer le fond du lac peut changer la productivité à long terme, même si dans un premier temps une augmentation bénéfique de la productivité était notée.Comme aucun dragage n'a été effectué l\u2019an dernier, puisqu'un conflit de travail immobilisait la compagnie Alcan, des prélèvements ont pu se faire en période calme et avant dragage.Il faudra attendre l'année ou les deux années qui viennent pour savoir à quoi s'en tenir, mais les premiers indices recueillis par Denis Larrivée ne paraissent pas laisser présager une catastrophe écologique.On boira un verre d\u2019eau usée A Saint-Félicien, ou plus exactement a dix kilométres en amont de Saint-Félicien, sur la rive gauche de la Chamouchouane, l'usine procédera avec la méthode sulfate, l'une des moins polluantes à l'heure actuelle.Le chlore-alkali sera utilisé pour blanchir la pâte, mais il ne sera pas fait sur place comme c'est le cas à Lebel-sur- Quévillon.Il n'y aura donc pas de mercure à Saint-Félicien, si ce n\u2019est en présences infimes dans le chlore-alkali, présences considérées généralement comme négligeables.Pas de flottage en amont sur la Chamouchouaneetle bois qui alimentera l'usine arrivera par camion, sous forme de copeaux provenant de trois scieries rachetées par Donohue.D'autre part, précise M.Jean Ba- russaud, directeur technique de la future usine qui devrait commencer ses opérations en 1978, des mesures efficaces ont été prises pour réduire les sources de pollution.La cuisson et le lavage se fe- ronten circuit fermé ce qui réduira au minimum les pertes de sulfate, la liqueur blanche mélangée avec le bois dans le lessiveur.Pour fabriquer une tonne de pâte, une demi-tonne de sulfate sera nécessaire, mais seulement 30 kilogrammes ne pourront étre récupérés et s'en iront dans la liqueur noire, qui sera rejetée.Les égouts seront séparés, de façon à traiter chaque rejet selon sa nature, avant qu'il ne rejoigne une série de bassin de décantation, de sédimentation, d'aération.Ce dernier bassin fonctionnera avec une série de 24 aérateurs flottants qui aspireront l'eau pour la faire retomber en fines gouttelettes à la surface de l'étang, lui permettant ainsi de se réoxygéner avant d'être rejetée dans la rivière.Les matières décantées seront séchées puis emportées par camion, à raison d'une trentaine de tonnes par jour, pour être déposées dans un site qui sera aménagé de manière à laisser l\u2019environnement intact.Tous les gaz et fumées émis seront traités, lavés, ou précipités de façon électro-statique de manière à réduire au mieux les émissions de particules, les fumées nauséabondes.Distante de dix kilomètres, la ville de Saint-Félicien ne devrait pas être affectée même si elle se trouve dans l'axe des vents dominants du nord-ouest.Bref, les plans, les calculs et les prévisions semblent offrir le maximum de sécurité grâce à des techniques qui ont déjà été éprouvées en Colombie Britannique.Un poste de contrôle sera situé à la sortie des eaux usées, et M.Barussaud a parié qu\u2019il y boirait un verre de ces eaux.Parfait, mais attention, M.Barussaud n'a rien à voir avec une ouananiche, puisque c'est d'un poisson qu\u2019il s'agit.La sensible ouananiche Les Services de protection de l'environnement ne contestent pas les efforts de la Donohue et reconnaissent volontiers que les normes fédérales, sont respectées.Les difficultés surgissent quand on parle de poisson.La norme, la \u201ctoxicité légale\u2019, dit qu'il ne doit pas y avoir plus de 50 pour cent de mortalité dans 100 pour cent d\u2019etfluent après quatre jours.Si la Chamou- chouane n'avait pas la particularité d'accueillir plus des trois quarts des géniteurs de la ouananiche en route vers leurs frayères en amont de l'usine, le problème ne prendrait pas les dimensions qu'il risque d'atteindre.Pour les SPEQ, il y a une nette différence entre une norme bâtie en laboratoire avec de la truite, et les réalités d'un site unique où le poisson impliqué est un salmonidé réputé fragile.Jusqu'à ces dernières années on connaissait peu de choses sur la ouananiche.Salmo salar, un saumon d'eau douce de la même espèce que le saumon de l'Atlantique.Les rares études effectuées autrefois prennent heureusement un éclairage nouveau grâce aux travaux d'un billogiste du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, M.René Lesage qui, depuis quelques années, s'emploie à étudier les dynamiques de la population de la ouananiche.Des études menées sur les rivières à frai aux passes migratoires, et des opérations menées avec la collaboration de plusieurs centaines de pêcheurs sportifs ont permis à René Lesage de mieux évaluer les cycles vitaux de la ouananiche.De précieuses informations ont notamment été recueillies sur le stage potamique, en rivière, lorsque les géniteurs, après avoir quitté le lac vers | fin d l'été remontent les rivières pour atler se re- roduire dans les frayères, parfois oin en amont, jusqu'à 80 kilomè-\" tres dans le cas de la Chouamou- chane, de loin la meilleure rivière.Les rivières Mistassini, Péri- bonka, Métabetchouane, la Grande-Décharge ont déja offert de beaux sites pour la reproduction de la ouananiche.Mais leur importance a nettement baissé ou est devenue nulle pour diverses raisons qui tiennent à l\u2019installation de barrages et d'usines de pâtes et papiers, de sorte que la Chamou- chouane, qui n\u2019a encore connu aucune atteinte majeure, accueille au moins 80 pour cent des géniteurs, qui retrouvent leurs sites grâce aux odeurs.Sensible à la chaleur, la ouananiche l\u2019est également à la couleur de l'eau.Chaleur, couleur et odeur, ces trois éléments risquent d'être affectés par les émissions de l'usine qui pourraient former un véritable barrage, décourageant le poisson de remonter la rivière, souligne René Lesage.Il y aura peut-être modifications, rétorque la Dono- hue, mais dans de faibles proportions qui n'affecteront pas la ouananiche.Et la compagnie appuie son affirmation sur une étude d'impact confidentielle réalisée pour son compte par la firme Beak de Toronto, filiale de Sandwell, compagnie de Colombie Britannique.qui a le contrat d'ingénierie de l'usine de Saint-Félicien.Selon Beak, affirme M.Barussaud, l'augmentation de température des eaux de la rivière ne dépasserait pas un demi-degré Celsius, même si les émissions de l'usine sortent à une température voisine de 32 degrés.La couleur ne serait augmentée que faiblement.Quant aux odeurs, il n'est pas possible de savoir ce qu'en pense Beak.Une complexité difficile à reproduire Une des conclusions les plus surprenantes de Beak serait que la ouananiche est en voie d'extinction, conclusion fondée sur certains chiffres prélevés dans les éfudes de René Lesage.Ce dernier est en complet désaccord avec ces prédictions, parlant de manipulation grossière de données très partielles sorties de leur contexte en plus.Bien au contraire, l'ensemble des travaux de René Lesage, tend à prouver que la réduction apparente de la ouananiche certaines années est un phénomène cyclique dû à des questions d'équilibre entre le nombre de tacons, les jeunes ouananiches, présents durant deux à trois ans dans les rivières et l'arrivée de nouveaux géniteurs.Le nombre de prises dans le lac et les rivières, entre 20,000 et 40,000 suivant les estimations, peut parfois être en baisse, mais il s'agirait d'un phénomène cyclique dû à la dynamique de vie du poisson.Quant aux bio-essais, des simulations en laboratoire qu'aurait réalisées Beak avec de la ouana- -niche, des spécialistes affirment qu'il est douteux qu'ils puissent reproduire fidèlement les conditions propres à la Chamou- chouane, milieu trés sensible, avec son débit, sa température, les odeurs et couleurs, les émissions réelles de l'usine.et les fluctuations de tous ces éléments.Ils peuvent, tout au plus, servir à vérifier si la norme de mortalité d'Environnement Canada est respectée.Or, compte tenu de la sensibilité de la ouananiche à certaines conditions, il semble que le sort de ce poisson peut se jouer sur des \u201cdétails\u201d.Par exemple, la température moyenne de la Chamou- chouane lors de la période de remontée est de 21,3 degrés Celsius, ce qui est déjà très élevé pour la ouananiche.Il peut suffire \u2014 mais est-il possible de s'en assurer en laboratoire ou par des calculs \u2018théoriques?\u2014 d'une augmentation très légère pour compromettre la migration.De plus, cette cha- leur déjà élevée peut avoir tendance à rendre plus actifs, et éventuellement nocifs, des produits émis par l'usine, et qui dans d'autres conditions seraienttolérables.Les Services de protection de l'environnement, de leur côté, suivent la situation de très près et ont également réatisé une étude qui met l'accent sur la préservation de la ouananiche.Coordonnée par Claudette Dupont et confidentielle pour le moment, cette étude serait loin d'arriver aux conclusions de celle de Beak et démontrerait plutôt qu'il existe un risque certain, bien que difficilement mesurable.Pour les SPEQ, toutes les alternatives de déversement doivent être envisagées par la compagnie afin de trouver la meilleure solution.Et cela peut impliquer l'hypothèse de déverser ailleurs qu'à l'endroit prévu.D'ailleurs, des représentants de la Donohue Saint-Félicien, de Beak, d'Environnement Canada, des SPEQ et du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, se réunissent en comités depuis quelque temps afin d'examiner ces alternatives, qui seraient au nombre de quatre.À la suite d\u2019études et éventuellement d'essais sur les lieux mêmes, une recommandation sera faite par le comité, à l'intention du directeur des SPEQ.Si l'harmonie n'a pas toujours régné, notamment entre les études de Beak et des SPEQ, des efforts semblent donc être faits maintenant afin de trouver une solution qui ne mettra pas en péril la ouananiche.\u201cLe choix du site a été tine décision politique et nous n'avons pas eu d'autre choix que de l'approuver, dit M.Yves Pagé, directeur de la division de la connaissance et de la qualité du milieu aux SPEQ.Mais l'usine a besoin du certificat des SPEQ si elle veut commencerà fonctionner.\u201d Connaître plus pour protéger mieux Pour protéger le lac Saint-Jean, les habitants de ses rives et de ses eaux, des études seront menées afin de bien connaître le fonctionnement du lac et de ses tributaires, et les dangers qui les guettent.L'Institut national de la recherche scientifique est déjà très engagé dans ce processus et compte bien continuer, sur un plan assez fondamental, afin de pouvoir appliquer les connaissances recueillies aux autres lacs du Bouclier canadien.De plus en plus, l'homme se dirige vers le Nord et la mise au point de méthodes d\u2019étude des lacs près desquels il s'établira est nécessaire pour la protection des eaux.L'INRS-Eau continue à suivre le comportement du lac par télédétection.Le satellite Landsat capte et enregistre la réflectance de la lumière, par balayage, dans quatre bandes spectrales.Des photos des mouvements du lac sont ainsi constituées, à partir des données, qui sont enregistrées sur bande magnétique au sol.Cette technique permet d'obtenir un grand nombre d'informations à des coûts beaucoup moins élevés que ceux qui sont nécessaires pour envoyer des équipes en bateau effectuer des centaines de prélèvements.quand le lac n'est pas trop agité.: Pour leur part, les SPEQ désirent entamer dés cette année, plusieurs études qui permettraient d'avoir une idée globale des risques que courent les eaux et l\u2019environnement en général.|! s'agirait, explique Jacques Michaud, de réaliser dans un premier temps un inventaire bactériologique des plages et du programme de détection des métaux lourds dans les poissons, et peut-être dans les sédiments.Ces recherches devraient être effectuées dans presque tout le bassin du Saguenay-Lac-Saint-Jean.La suite logique seraitun plan de dépollution et la mise en place de mécanismes de contrôle.M.Jacques Brassard, député du Lac- Saint-Jean, adhère au principe de cette démarche, insistant sur la nécessité d'avoir le bulletin de santé le plus complet possible.Il serait ensuite possible d'enrayer la pollution industrielle et celle des eaux usées urbaines, M.Brassard proposant la confection d'un plan d'aménagement de l'épuration de ces eaux.Les SPEQ ont fait une demande de subvention auprès des ententes fédérales-provinciales qui s'appliquent à la région.La réponse, qui devrait être positive, se fait attendre car, depuis le 15 novembre 1976, toutes les ententes Québec-Ottawa sont gelées pour être passées au crible.En attendant, Jacques Michaud voit ses chances de commencer les études dès cet été fondre comme neige au printemps.7) Ce g WA 4 J rp MER CPE EN yg ps TT rT AY TB IR EA Svar car oor + eves."]
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