La voix de l'Est, 27 novembre 2013, Supplément 1
[" Mercredi 27 novembre 2013 45 ansD'Excellence Pour les 14 à 24 ans.575 Dufferin, Granby 450 375-2552 www.interplus.qc.ca + ForFait 1$ /MoiS PaYE MoN ÂGE JE FiEr PartENairE du biEN-êtrE dES JEuNES d\u2019ici. DAVID RIENDEAU david.riendeau@lavoixdelest.ca Depuis ses modestes débuts en 1968 dans des salles de classe du collège Mont- Sacré-Cœur, jusqu\u2019à son rayonnement régional actuel, la vision des dirigeants du Cégep de Granby \u2014 Haute-Yamaska a largement contribué à l\u2019émancipation de l\u2019institution.La Voix de l\u2019Est a rencontré cinq directeurs qui ont marqué le développement du Cégep à leur façon : Émile Roberge (1968-1969), Yvan Vaillancourt (1984-2001), Bernard Demers (2002-2005), Marie-Johanne Lacroix (2005-2010) et Sylvain Lambert (2010 à aujourd\u2019hui).Q: M.Roberge, vous étiez présent au tout début du Cégep de Granby, alors qu\u2019il était uncampus relié àSherbrooke.Pouvez-vous raconter les premiers balbutiements de l\u2019institution?ÉmileRoberge:Tout d\u2019abord, il ne devait pas avoir de cégep à Granby, mais la population l\u2019a revendiqué avec efficacité, et on a obtenu un campus.À l\u2019époque, le directeur adjoint de l\u2019école polyvalente Sacré-Cœur, Louis A.Charron, était aussi directeur du campus à demi-temps, et il m\u2019a nommé son directeur adjoint.En plus, je devais enseigner le français.La situation était intenable pour lui.Au bout de trois semaines, il n\u2019a pas voulu continuer.Le directeur général de Sherbrooke m\u2019a demandé de prendre la relève.Peut-être ai-je accepté de façon innocente le poste.Jene savais pasdansquoi jem\u2019embarquais.Aprèsun an, je nepouvais plus enseigner etm\u2019occuper de la direction.J\u2019ai aussi cédéma place.Tout était à faire; contrairement aux autres cégeps, qui étaient des collèges classiques et changeaient de nom, on partait de zéro.(.) Sherbrooke ne s\u2019occupait pas tellement deGranby, donc on avait une latitude totale.D\u2019autant plus que jem\u2019entendais bien avec la direction.Il fallait s\u2019occuper des équivalences des nouveaux étudiants, de l\u2019enseignement, du service aux étudiants, des horaires, des budgets, etc.Le seul outil que j\u2019avais, c\u2019était le téléphone.Bernard Demers : Tout était à faire : c\u2019était un désavantage,mais aussi un avantage.À Granby, aucun cours de formation collégiale n\u2019était donné.Les gens partaient pour aller étudier à Saint-Hyacinthe, à Sherbrooke ou à Saint-Jean.Quand je suis arrivé ici, l\u2019élite envoyait encore ses jeunes ailleurs.Il fallait continuer à changer les mentalités.Mais on avait l\u2019avantage de construire sans contrainte historique, sans 100 ans de tradition auxquelles tu n\u2019as jamais le droit de toucher.Émile Roberge (un sourire en coin) : Je me souviens, on avait quelques locaux dans l\u2019école secondaire, qui exigeait de porter l\u2019uniforme.Déjà à l\u2019époque, on parlait des étudiants comme des «pouilleux» du cégep.Mais il n\u2019était pas question de porter l\u2019uniforme.Q:LeCégepobtient sonautonomieen 1978.MonsieurVaillancourt, vousarrivez à la tête de la directiongénérale en 1984.Quelle est votre vision duCégep?Yvan Vaillancourt :M.Roberge a eu le grand défaut dem\u2019engager comme professeur.J\u2019ai connu les débuts.La réalité des profs était d\u2019écrire le cours et de le donner tout de suite, mais on était une petit gang et c\u2019était très l\u2019fun (.) Quand on a voulu planter l\u2019enseignement collégial dans la réalité de Granby, on a vite compris qu\u2019un cégep en région, c\u2019est un cégep au service de sa région.(.) On a commencé à se bâtir un profil technologique, mais il fallait de l\u2019argent, des bâtiments et du personnel.Nous avons donc créé des programmes de formation de la main-d\u2019œuvre sur mesure pour les entreprises pour s\u2019autofinancer.Pendant ce temps-là, on a transformé une école secondaire en cégep tout en bâtissant des programmes.Par exemple, la technique de production manufacturière est née avec ce regard sur les besoins de la région.Mais c\u2019était dur de convaincreQuébec.Pour eux, c\u2019était trop gros pour un petit collège.Nous sommes une petite région, oui, mais quand les gens mettent l\u2019épaule à la roue, ça avance.Les batailles ont été gagnées par la région.Je me souviens avoir été faire un petit tour à Québec avec quelques acteurs régionaux, des poteaux solides.On a fait comprendre aux gens qui étaient là qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019options et qu\u2019on s\u2019alignait là.Quand tu as le pdg deMittel et d\u2019IBMqui parlent le même langage qu\u2019on veut qu\u2019ils tiennent, ça avance.Cinq directeurs, un cégep PHOTOS ALAIN DION Notre journaliste s\u2019est attablé avec cinq des directeurs généraux qui ont eu à diriger les destinés du Cégep depuis sa fondation en 1968.Sylvain Lambert, directeur général depuis 2010 2 LA VOIX DE L\u2019EST - CAHIER SPÉCIAL - Mercredi 27 novembre 2013 Q: Et jusqu\u2019où êtes-vous allés dans la réalisation de vos objectifs?YvanVaillancourt:Mon rôle a été celui d\u2019unbonhommeprésent dans sa région, im- pliquédansdivers comitéspour être aucœur de la dynamique régionale.C\u2019est comme ça qu\u2019on a eu des alliés au fil du temps.On sentait que la région fonctionnait avecnous.Chaque fois qu\u2019on bâtit un programme, on est en concurrence avec d\u2019autres.Le réseau public compte 48 cégeps.Tousveulent attirer plus de clients parce que le financement se fait par tête de pipe.Bernard Demers: J\u2019ai eu l\u2019occasion de travailler dansplusieurs cégeps.J\u2019ai remar- quéqu\u2019àGranby, l\u2019accueil y est différent.(.) En fait,Granbyestuneville bâtiepardesgens qui arrivaient sans cesse, une ville depetites industries.Quandonvient y bâtir ici, onnous reçoit.Moi, jen\u2019avaispasdevisionenpartant.Ma philosophie de gestionnaire est d\u2019être une éponge.Alors, j\u2019ai absorbé tout ce que je voyais.J\u2019ai vu que j\u2019étais dans un milieu extrêmement richedecompétences,maisqui se sous-estimait et qui était sous-estiméde la région.Mon rôle a été de bâtir de la fierté.Oui, on a développé de nouveaux programmes et de nouveaux profils, mais c\u2019est de la \u2018\u2019bébelle\u2018\u2019 administrative.Unedesopérations pour se donner de la fierté\u2014peut-être plus anecdotique, mais enmême temps plus re- présentative\u2014aété la remisedesdiplômes.On s\u2019est fait dire : \u2018\u2019voyons, ça n\u2019intéresse personne.\u2018\u2019 Pourtant, ça été un succès.Il ne faut pasoublier qu\u2019onest dansune régionoù il y a encore beaucoup de gens qui sont les premiers de leur famille à aller au collégial.Obtenir undiplômed\u2019études collégiales est significatif pour une famille.Les gens étaient allumés à faire quelque chose.Ona revu les lieuxphysiques, fait une identification des portes d\u2019entrée, donné unemeilleure visibilité auCégep.Aussi, on a fait une meilleure représentation auprès de la municipalité.Le Cégep n\u2019était pas vu commeunatout par la ville.Onaobtenuque les étudiants aient accès aux loisirs, même s\u2019ils viennent d\u2019ailleurs.Depuis, on a une entente sur le transport en commun et on a le campus virtuel.Certains chiffresmontrent qu\u2019on a fait les chosescorrectement.Lenombred\u2019étudiants s\u2019est accrude façon récurrente.Et le taux de passage du secondaire des élèves vers le cégepaaugmenté également, alorsqu\u2019il était inférieur à lamoyenne de la province.Q:MmeLacroix, vous arrivez, l\u2019identité s\u2019est affermie, le nombre d\u2019étudiants s\u2019accroît.Finalement, il ne vous reste plus rien à faire.Marie-Johanne Lacroix : C\u2019est vrai que j\u2019ai été chanceuse.En tant que directrice des études pendant 10 ans, j\u2019avais également participé aux décisions de mes prédécesseurs.Un des virages de mon «règne» a été de favoriser la réussite du plus grand nombre.D\u2019une certaine façon, c\u2019est facile de faire réussir le premier de classe,mais pour pousser celui qui arrive à 58-62%, il faut un professeur talentueux qui va multiplier les interventions.Quand on a fait l\u2019évaluation des programmes,ona remarquéquecertainsallaient bien, mais qu\u2019on ne diplômait pas autant que dans le réseau parce qu\u2019on s\u2019occupait surtout desbons, et qu\u2019onne s\u2019occupait pas assez des autres dès le début.Entre autres, la création de l\u2019entreprise d\u2019entraînement a été unsuccès incroyable surtout auprèsdes garçons.L\u2019initiative dudépartement de techniques administratives a amené les jeunes a être actifs.La recette était simple: çaprenait des profs passionnés qui tripaient avec les jeunes dès le début.Ils ne leur disaient pas: faites vos bases et ensuite vous lesmettrez en application.Undenos rôlesen tantquegestionnaireest d\u2019investir dans la qualité dupersonnel, de la formation.Jepenseque leCégepdeGranby est unmilieu favorablepour trouver sonbon- heur.On n\u2019a pas beaucoup de contraintes; ici, on a le sens de l\u2019entrepreneuriat.Q:M.Lambert, quels sont les enjeux auxquels fait face le Cégep en 2013?Sylvain Lambert : Je crois que la prochaine étape sera de s\u2019affranchir complètement.Mon rêve, ceserait de fonderun institut technologique, un centre d\u2019excellence dans le domaine manufacturier.Je rapatrierais le programmed\u2019électronique industrielle et celui degénie industriel.Enplus, on veut obtenir le programmedegéniemécanique.Ce serait très attirant pour les jeunes.Plusieurs personnes nous appuient.L\u2019autre enjeu, c\u2019est de réfléchir à long terme sur nos espaces \u2014 on parle depuis un temps dumanque de stationnement.La population de la région s\u2019accroît et le nombre d\u2019étudiants aussi.On fait un exercice à savoir comment on optimise nos espaces, notamment au niveau des plateaux sportifs.Il y a des avantages d\u2019être au centre-ville, mais cela représente un grand défi.On veut faire duCégep unmilieu de vie exceptionnel à tous les niveaux.Je crois qu\u2019on a atteint un niveau dematurité suffisant pour grossir.Cependant, on essaie de ne pas s\u2019éparpiller.Pour le futur institut technologique, on étudie plusieurs options.Des hypothèses sont sur la table, notamment d\u2019anciennes usines à 500 mètres d\u2019ici.Maintenir les acquis est toujours un défi.Quand je suis arrivé, on était en période de renouvellement de personnel massif.On leur a fait comprendre la culture duCégep.Notre histoire s\u2019est faite bout par bout.Aujourd\u2019hui, le Cégep est arrivé àmaturité.Il fait bien, voiremieux qu\u2019ailleurs dans le réseau à bien des niveaux.Ce qui est intéressant dans le débat électoral actuel (NDLR: l\u2019entrevue a été réalisée avant le 3 novembre dernier), c\u2019est que tous les candidats à la mairie reconnaissent le Cégep comme au cœur du développement de la ville.On peut se réjouir de ça.Émile Roberge, directeur général de 1968 à 1969 Marie-Johanne Lacroix, directrice générale de 2005 à 2010 Yvan Vaillancourt, directeur général de 1984 à 2001 Bernard Demers, directeur général de 2002 à 2005 Mercredi 27 novembre 2013 - CAHIER SPÉCIAL - LA VOIX DE L\u2019EST 3 45 ansD'Excellence La formation, une voie sérieuse d\u2019avenir! Le Centre régional intégré de formation - CRIF - est fier partenaire du Cégep de Granby.Ensemble, nous formons de la main-d\u2019œuvre qualifiée pour répondre aux besoins des entreprises de notre région.Au plaisir de poursuivre cette belle collaboration, Le personnel et les membres de la direction 1968 \u2014C\u2019est en septembre 1968 que naît la formation collégiale à Granby, soit un an après l\u2019ouverture des premiers cégeps au Québec.C\u2019est grâce à l\u2019acharnement des premiers bâtisseurs que l\u2019institution collégiale voit le jour à Granby, sous la direction duCollègedeSherbrooke,puisque la villene figurait pas dans la liste de celles désignées par le ministère pour accueillir un cégep.Ils sontdonc136étudiantsàvivrecettepremière rentrée collégiale et c\u2019est dans les locaux de l\u2019actuelle école secondaire Haute-Ville, rue Lansdowne, qu\u2019ils entament leur formation.Troisprogrammesd\u2019étudesde formationgé- nérale (aujourd\u2019huiditepréuniversitaire) sont offerts à ces étudiants.1969 \u2014LeCampus de Granby du Collège de Sherbrooke ajoute trois nouveaux programmes d\u2019études techniques à la formation générale déjà dispensée à Granby.Il s\u2019agit des Techniques infirmières, des Techniques administrativesetde l\u2019Électrotechnique.Afin d\u2019accueillirunenombregrandissantd\u2019élèves, quisontmaintenantplusde470, lesformations sontdésormaisoffertesauCollègeMgrPrince, sur la rue Dufferin, où se trouve maintenant l\u2019écoleSainte-Famille.1970 \u2014Le campus ajoute de nouveaux locaux, en louant des espaces dans le Centre d\u2019apprentissagedesmétiersdubâtiment,éga- lementappeléCentredeformationprofession- nelle, rueDenisonOuest,où logeaujourd\u2019hui leCentrerégional intégrédeformation(CRIF).LaTechniqueentourisme,exclusiveàGranby, est également ajoutée à l\u2019offre de formation.L\u2019existence même du campus continue toutefois d\u2019être remise en question d\u2019année en année, jusqu\u2019en1977,notammentenraisonde l\u2019absencede locauxpermanents.1977\u2014LeCampusdeGranby inaugurefina- lement ses locaux permanents au centre-ville, rueSaint-Joseph,danscequiétait l\u2019Écolepoly- valenteImmaculée-Conception.Dumêmecoup, lecampusacquiertsonautonomiefinancière,en devenantresponsabledesespropresbudgets.1980 \u2014Après 12 ans de lutte acharnée, le campus obtient enfin son entière autonomie etdevientofficiellement leCollègedeGranby.L\u2019établissementcoupeainsidéfinitivementtous les liens le reliant au Collège de Sherbrooke.L\u2019institutionenprofiteégalementpour rendre hommage à ses bâtisseurs avec une plaque commémorative.1990\u2014Dansune volonté de confirmer son statut de collège à vocation régionale, l\u2019institution change de nom et devient le Cégep de Granby\u2014Haute-Yamaska.Par la même occasion, l\u2019établissementrenouvellesonimage enadoptantunnouveau logo.1994\u2014LaFondationduCégepdeGranby\u2014 Haute-Yamaskavoit le jourennovembre.1996\u2014Plusieursgrèvesétudiantesontjalon- nél\u2019histoireduCégepdeGranby.Entreautres, à l\u2019automne1996, lescégépiensdeGranbyem- boîtent lepasàdenombreuxétablissementset déclenchentunegrèvepourcontesterl\u2019annonce d\u2019unehaussedesdroitsdescolaritéà l\u2019univer- sitéetd\u2019uneaugmentationdesfraisafférentsau niveaucollégial faiteparPaulineMarois, alors ministredel\u2019Éducation.ÀGranby, lesétudiants ontfinalementdébrayépendanthuit jours,alors qu\u2019auniveauprovincial, lagrèveaduréquelques semaines, jusqu\u2019àcequelaministrerecule.En 2005,pendant lasessiond\u2019hiver, lecégepestà nouveauperturbépar unegrève étudiante qui durerafinalementcinqsemaines.Celle-cifaisait suite à l\u2019annoncedecompressionsde 103mil- lionsdedollarsdanslerégimedeprêtsetbour- ses.Encore là, lemouvement de contestation sedéroulaità l\u2019échelleprovinciale.1998 \u2014En janvier 1998, l\u2019établissement se transformeencentred\u2019hébergement lorsdela crise du verglas qui frappe la région.Pendant plusieurs semaines, des sinistrés y ont été logés le temps que le réseau électrique soit remis en fonction.Durant la crise, le cégep a également collaboré avec la Caisse populaire deGranby,enlui fournissant la logistiquepour la distribution des allocations de subsistance à lapopulation.1998 \u2014L\u2019École nationale de la chanson, un conceptuniqueauCanada,voit lejourauCégep deGranby\u2014Haute-Yamaska.2005\u2014Pourlapremièrefoisdesonhistoire, une femmeest nommée à la tête duCégepde Granby\u2014Haute-Yamaska.Marie-Johanne Lacroixestdevenuedirectricegénéraledel\u2019établissement en novembre 2005, pour unman- dat de cinqans.Elle succédait ainsi àBernard Demers.Auparavant,elleoccupait lepostede directricedesétudesde l\u2019établissement.2011 \u2014Enmai 2011, le Cégep de Granby\u2014 Haute-Yamaska inaugure sa toute nouvelle bibliothèque, aménagée au coût de 3 M$.Le projetanécessitépasmoinsdedixannéesde travail de la part de la direction pour obtenir des subventions totalisant 1,8M$.Érigée sur trois étages, la nouvelle bibliothèque compte 875 mètres carrés de plus que l\u2019ancienne et estbaignéepar la lumièrenaturellegrâceàsa hauteverrière.Par Ariane Faribault Quelques dates marquantes 4 LA VOIX DE L\u2019EST - CAHIER SPÉCIAL - Mercredi 27 novembre 2013 1969 1977 1980 1996 1998 1998 2005 2011 // Formateurs certifiés, dynamiques et expérimentés //Modalités de paiements flexibles // Horaires flexibles // Plus de 50 ans d\u2019expérience dans l\u2019enseignement de la conduite automobile // Inscription en ligne* // Carte-cadeau disponible* 235, rue Principale, Granby 450 372-8087 Haute-ville : 11, boul.Mountain 450 372-2919 AVANTAGES Tecnic //tecnic.ca * Applicable dans certaines succursales. Au fil des ans, le Cégep de Granby a vu défiler des milliers d\u2019étudiants.Parmi ceux-ci, quelques-uns sont parvenus à faire leur marque et à s\u2019illustrer dans différentes sphères de la société.Qui sont-ils et que sont-ils devenus ?Ils sont passés par là.Mercredi 27 novembre 2013 - CAHIER SPÉCIAL - LA VOIX DE L\u2019EST 5 45 ansD'Excellence (Médias) C\u2019est le Cégep de Granby qui a dirigé Vincent Marissal vers le journalisme, lui qui étudiait les sciences humaines à la fin des années 1980 afin de devenir psychologue.« Il y a deux ou trois professeurs que j\u2019ai particulièrement aimés, et wqui m\u2019ont remarqué en raison de ma facilité avec le français », se souvient celui qui est depuis plusieurs années chroniqueur politique au quotidien montréalais La Presse.Un concours de circonstances l\u2019a amené à relancer le journal étudiant qui, à l\u2019époque, était en difficulté.« J\u2019ai eu la piqûre, affirme M.Marissal.C\u2019était devenu une nouvelle option pour moi, et je le faisais avec plaisir.» Au cours de son passage au Cégep, le chroniqueur a également fait partie de l\u2019équipe de basketball des Inouks, mais en a malheureusement été expulsé tout juste avant le dernier match de la saison.Sa carrière l\u2019a par la suite fait évoluer au sein de plusieurs quotidiens du groupe Gesca, dont La Voix de l\u2019Est, de 1990 à 1993, et Le Soleil, jusqu\u2019en 1997.Il devient ensuite correspondant de La Presse au bureau de la colline parlementaire à Ottawa jusqu\u2019en 2001, tout juste avant d\u2019occuper la fonction d\u2019adjoint au directeur de l\u2019information durant 18 mois.En 2012, il a cosigné un collectif avec Marie-France Bazzo et Jean Barbe, De quoi le Québec a-t-il besoin en éducation ?Il y a quelques années,Vincent Marissal a obtenu un diplôme honorifique du Cégep.« C\u2019est un très bel honneur qu\u2019on m\u2019a fait.Pour moi, mon passage au Cégep a été deux années charnières et essentielles dans mon cheminement », explique celui qui hésitait encore à aller au cégep le jour même de sa rentrée.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE (Tourisme) Caressant déjà le rêve de fonder sa propre entreprise, Simon Lemay a choisi Granby pour étudier le Tourisme.« Leur programme était plus spécialisé en marketing et ça correspondait plus à ce que je voulais faire », se souvient celui qui y a obtenu son diplôme à la fin des années 1990.Son projet de fin d\u2019études est par la suite devenu son gagne-pain, alors qu\u2019il fonde, avec un ami,Authentik Canada en 2002, une entreprise de tourisme d\u2019aventure.« Ça prenait un parrain pour le réaliser, mais dans mon cas, je voulais l\u2019être moi-même.Je suis content que le Cégep ait accepté de me laisser faire, c\u2019était une bonne façon de me donner de la liberté et un coup de main pour réussir », affirme celui qui dit garder d\u2019excellents souvenirs de son passage à l\u2019institution, particulièrement des voyages étudiants effectués dans le cadre de son cursus.Son initiative, qui comptait en 2008 près de 7500 clients, lui a valu l\u2019or aux Grands Prix du Tourisme québécois 2009 dans la catégorie Transport et voyage.En outre,Authentik Canada s\u2019est classée parmi les 20 entreprises québécoises dont le chiffre d\u2019affaires a enregistré la plus forte progression entre 2003 et 2008, parmi les sociétés qui ont soumis leur candidature au concours des Leaders de la croissance.Depuis deux ans, Simon a lancé la branche américaine de son entreprise, qui compte depuis près d\u2019un millier de clients.PHOTO FOURNIE PAR SIMON LEMAY (Sciences pures) Cet ingénieur granbyen, membre de la promotion en sciences pures de 1975 du Cégep, a reçu en 2012 le prix Special Invention, remis par la compagnie Bœing, où il est employé depuis plusieurs années.Ingénieur senior dans la division spatiale de la compagnie dont on connaît surtout les avions, Guy Goyette conçoit les antennes des satellites qui révolutionnent les télécommunications, les prévisions météo ou la localisation GPS.La contribution de Guy à son succès commercial, Bœing la doit un peu au Cégep de Granby, et beaucoup au professeur de physique François Alain Meurice.« C\u2019est vraiment lui qui m\u2019a ouvert les yeux sur les sciences.C\u2019était sa passion, et il savait la partager », raconte-t-il.PHOTO FOURNIE PAR BŒING (Arts et culture) Diplômée en sciences humaines, Kim Mc Craw a le vent dans les voiles grâce à sa boîte de production micro_scope, fondée par Luc Déry.En effet, l\u2019entreprise, qu\u2019elle a jointe en 2003 a contribué au succès mondial de Incendies, Inch\u2019Allah et Monsieur Lazhar, trois films ayant obtenu une nomination pour un Oscar.Congorama, Continental - Un film sans fusil et C\u2019est pas moi je le jure ! ont aussi reçu de bonnes critiques et connu le succès en salles.Un de ses plus récents films, Gabrielle, a lui aussi été sélectionné pour représenter le Canada à la prochaine cérémonie des Oscars.PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Par Marie-Ève Martel KIM MCCRAW VINCENT MARISSAL GUY GOYETTE Simon Lemay MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Si leCégepdeGranbycélèbreses45anscette année, l\u2019École nationale de la chanson, elle, souffle15bougies.Depuissafondation,en1998, l\u2019écoleestdevenueunincontournablepourceux quichoisissentderéaliser leur rêve.«Ceux qui ont fondé l\u2019École de la chanson ont vu qu\u2019il y avait un besoin réel, un gros manque.Il y avait une écolede l\u2019humour, des écoles de peinture, mais il n\u2019y avait aucune formationde longueduréedédiée à la chanson, explique le directeur actuel de l\u2019école, Robert Léger, qu\u2019on a connu du temps de BeauDommage.Encoreaujourd\u2019hui, je crois qu\u2019il n\u2019y a rien de semblable au Canada, ni dans toute l\u2019Europe francophone.» En quinze ans, le programme a beaucoup évolué.«Chaqueannée, on fait unbilan et on procède àdepetits changements pour améliorer la formule.On rallongedescours, onen enlève, on enajoute, onmodifie le contenu», indique M.Léger.Une stratégie qui semble porter ses fruits, puisquedepuis 2007, les di- plômésde l\u2019École ont récolté 14 nominations auGala de l\u2019ADISQ.Ainsi, la formation offerte par l\u2019École nationale de la chanson deGranby couvre tous les aspectsdumétier d\u2019auteur-compositeur- interprète: connaissancedurépertoiremusi- cal, écriture, composition, technique vocale, interprétation, instrument, enregistrementet travailenstudiofontpartiedesapprentissages prodiguésauxétudiants.Cohortes tissées serrées «En quinze ans, beaucoup de monde est passé ici, mais on se souvient de tous nos élèves, explique M.Léger.On garde encore des liens avec eux, c\u2019est quelque chose de très chaleureux.» Et compte tenu du temps que passent les membres d\u2019une même cohorte ensemble, une forte solidarité se tisse entre eux.Par exemple, le jourmême du spectacle de fin d\u2019année, Gabriel Bélanger a dû se faire opérer pour une crise d\u2019appendicite.Pour le consoler de ne pas vivre le moment qu\u2019il préparait depuis desmois, ses collèguesont appris en quelques heures la composition qu\u2019il devait interpréter et l\u2019ont chantée tous ensemble.Plusieurs auront fait leur marque dans l\u2019industrie, commeDamienRobitaille (2004), Alex Nevsky (2007), Andréanne A.Malette (2008),SaloméLeclerc (2009) et LisaLeBlanc (2010), pour ne nommer que ceux-là.Mais d\u2019autres,mêmes\u2019ils sontmoins connus, roulent aussi leur bosse à l\u2019écart des projecteurs.«Il y enaunecinquantainequi continue de faire des spectacles chaque semaine», indique M.Léger.«On est fiers de tous nos diplômés, parceque la volonté, la détermination et lamotivation sont aussi importantes que le talent», croit le directeur.Selonuneétudemenéepar l\u2019Écolenationa- le de la chanson, environ 10%des étudiants abandonneraient leur rêve d\u2019évoluer dans l\u2019universde la chanson.D\u2019autres ydemeurent encore,maisdans les coulisses.«Lagérante d\u2019AlexNevsky, par exemple, est uneancienne de l\u2019école, a fait savoirM.Léger.Elle a réalisé qu\u2019elle avait beaucoup plus de plaisir à tout organiser et en a fait carrière!» L\u2019ÉCOLE NATIONALE DE LA CHANSON A 15 ANS Tremplin vers le succès PHOTO PASCAL GRANDMAISON Salomé Leclerc de la cohorte 2009.PHOTO FOURNIE PAR LE CÉGEP DE GRANBY La formation offerte par l\u2019École nationale de la chanson de Granby couvre tous les aspects du métier d\u2019auteur-compositeur-interprète.PHOTO MAXIME G.DELISLE Le Granbyen Alex Nevsky a fait partie de la cuvée 2007 de l\u2019École nationale de la chanson.PHOTO JOCELYN MICHEL Damien Robitaille a reçu son diplôme de l\u2019École nationale de la chanson en 2004.PHOTOALAIN DION « Il y a beaucoup de monde qui est passé, mais on se souvient de tous nos élèves », explique Robert Léger.6 LA VOIX DE L\u2019EST - CAHIER SPÉCIAL - Mercredi 27 novembre 2013 est fier d\u2019accueillir les athlètes d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.Le 45e anniversaire! pour votre Félicitations au CÉGEP de Granby FRANÇOIS BONNARDEL Votre député dans Granby Whip du deuxième groupe d\u2019opposition Porte-parole en matière de ressources naturelles 398, rue Principale Granby (Québec), bureau 4 J2G 2W6 Tél.: 450 372-9152 fbonnardel-gran@assnat.qc.ca www.francoisbonnardel.ca Bon anniversaire et Bonne continuité ! 45e Mercredi 27 novembre 2013 - CAHIER SPÉCIAL - LA VOIX DE L\u2019EST 7 45 ansD'Excellence KARINE BLANCHARD karine.blanchard@lavoixdelest.ca Premier directeur du Campus deGranby du CollègedeSherbrooke,ÉmileRobergeestun témoinprivilégiédesonhistoire.L\u2019unedeses plusgrandes réussitesà ladirectionde l\u2019établissement est l\u2019implantation de la première formation en Techniques de tourisme à être dispensée auQuébec.La venue d\u2019un établissement collégial était plusqu\u2019incertainedanslesannées1960.Granby nefiguraitpassurlalistedesendroitsoùonpré- voyaitenouvrirun.Lesétudiantsdevaientdonc sedéplaceràSherbrookeouSaint-Hyacinthe pour recevoirune formationcollégiale.Ungroupes\u2019estalors forméetamultiplié les démarchespourrenverser lavapeur.«Lesgens ont luttéetobtenulecourscollégial»,explique Émile Roberge, enseignant en français et en poésieà laretraite.Professeurà lapolyvalente Sacré-CœurdeGranby\u2014devenue l\u2019écolese- condaireHaute-Ville\u2014ilad\u2019abordéténommé adjointaudirecteurduCampusdeGranbydu CollègedeSherbrooke.La personne nommée à la direction de l\u2019établissement n\u2019a finalement pas accepté lemandat,estimantqu\u2019il s\u2019agissaitd\u2019une«mission impossible».C\u2019est ainsiqueM.Roberge s\u2019est retrouvé aux commandes du Campus deGranby.L\u2019établissementaaccueillisespremiersétu- diants en septembre 1968.Ils étaient près de 150.«Nousn\u2019avionsrien,pasmêmeunlivre! ,se rappelleÉmileRoberge, qui était alors âgéde 39ans.Il fallaitbâtiràpartirdusolage.Çaaété tellementemballant commeexpérience.» Contrairement à Granby, d\u2019autres cégeps enprovinceavaient l\u2019avantaged\u2019êtred\u2019anciens établissementsd\u2019enseignement,cequia facilité leurchangementdevocation,poursuit-il.Lorsde lapremièreannée, lescoursétaient dispensésdansquatre locauxmisà ladispo- sitionduCampusdeGranbyà lapolyvalente Sacré-Cœur.«La bibliothèque était pour les deux (niveauxd\u2019enseignement).Unpetit rayon était spécialementaménagépour leCégep», raconteM.Roberge.Laqualitédes locauxn\u2019avait rienàvoiravec la qualité de l\u2019enseignement.Le directeur de l\u2019époqueavaitd\u2019ailleursvanté lavaleurducorps professoral dans les pages de La Voix de l\u2019Est.Le Campus de Granby employait 14 profes- seursquipossédaientensemble39diplômes universitaires.«Je voulais que la population sacheque les étudiants étaient entre bonnes mains»,ditM.Roberge.Les relationsentreétudiantsetprofesseurs étaient d\u2019ailleurs très bonnes.Le directeur refusait d\u2019être vouvoyépar lesétudiants.«Je ne voulais pas qu\u2019il y ait une distance.Les professeursmangeaient avec lesétudiants», décrit l\u2019hommeâgéde 84 ans.La première année du campus a également étémarquée par la création du journal CitéMagazine.Un programme unique au Québec Lors de l\u2019ouverture du cégep, seul l\u2019ensei- gnementgénéral était dispensé.Ladirection de l\u2019établissement amilitépouraccueillir différents programmes, notamment en soins infirmiers et en administration.L\u2019idéedecréerunprogrammede formation enTechniques touristiquesasurgi.Cette for- mationn\u2019existait pasauQuébec.«Ongardait un silence total, car on voulait l\u2019exclusivité à Granby», précise lepremierdirecteur.Il a fait venir les programmes offerts en tourisme en Europe afin de s\u2019en inspirer et créer une formationpropre au cégepgranbyen.Les refusdes instancesgouvernementales sesontmultipliés.Malgré la situation, la nouvelle de la créationduprogrammes\u2019était tout de même propagée partout en province.La directionn\u2019a jamaisbaissé lesbras.Résultat: le nouveau cours a été offert en 1969.«C\u2019est undemesbons coups!», se remémore avec fierté Émile Roberge.Le programme a connu un franc succès.Pasmoinsde100étudiantssesont inscrits en Techniques touristiquesdès la première année, alorsqueseulement 30 étaient acceptés.La formationdispensée àGranby ad\u2019ailleurs servi demodèle àuncollègeduRwandapour l\u2019ouverture d\u2019une école de tourisme.Moments marquants Le Cégep s\u2019est installé au Collège Mont- Seigneur-Prince \u2014aujourd\u2019hui l\u2019école pri- maireSainte-Famille\u2014àsadeuxièmeannée d\u2019existence.Plus de 400 étudiants étaient inscrits.La directionduCégep a été confiée à un autre hommequeM.Roberge.LeGranbyen a été nommé responsable de labibliothèque,puis ila repris l\u2019enseignement à temps complet l\u2019année suivante.Il a été un témoinprivilégiéde l\u2019évolutionduCampusde Granby.Parmis les moments importants, il mentionnel\u2019installationdel\u2019établissementdans ses locauxactuelset l\u2019ouverturedelanouvelle bibliothèqueplusieursannéesplus tard.L\u2019autre événement marquant de l\u2019histoire duCégepest sanscontredit lorsqu\u2019il aobtenu sonentière autonomieendevenant leCollège de Granby en 1980, estime M.Roberge, qui s\u2019est ensuite impliqué dans la Fondation du Cégep deGranby\u2014Haute-Yamaska.CAMPUS DE GRANBY Émile Roberge, premier directeur PHOTO JANICK MAROIS Le Granbyen Émile Roberge a été le premier directeur du Campus de Granby du Collège de Sherbrooke.granby-industriel.com Innovation Diversité Savoir-faire Des emplois de qualité disponibles sur www.granby-profitez.com Créneaux d\u2019excellence à Granby Aéronautique et véhicules spéciaux Le Cégep de Granby - Haute-Yamaska est un acteur important dans le développement économique de la région car il forme la main-d\u2019œuvre nécessaire à la pérennité et à la croissance de nos entreprises. MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca Obtention d\u2019un nouveau programme de formation, créationd\u2019un institut technologique, aménagementd\u2019unplateausportif et recherche d\u2019une plus grande reconnaissance de l\u2019École nationale de la chanson: les projets inscritsdans leplanstratégique2011-2016du CégepdeGranby\u2014Haute-Yamaskaneman- quentpas.L\u2019endroit estenébullition,assure le directeurgénéralde l\u2019établissementcollégial, Sylvain Lambert.L\u2019époqueoù leCégepdeGranbyétait perçu de façonnégative est révolue, est convaincu le DG.Selon lui, le Cégep a su prendre sa place au cours de la dernière décennie et se démarquer de différentes façons dans le réseau collégial.Il suffitd\u2019ailleursdemettre lespiedsdans le Cégeppour voir à quel point l\u2019établissement s\u2019est transformé.Denouveauxprogrammesy sontofferts.Unenouvellebibliothèque,qui a nécessitéun investissementdeplusde3millions$, y a été aménagée en 2011.Plus que jamais, l\u2019endroit souhaiteêtreaudiapasonde lacommunautégrâceauxdifférentsservices qu\u2019il offre déjà et qu\u2019il compte ajouter.«Nousavons la volontéd\u2019être un vecteur de développementdans la régionetonveut jouer pleinement notre rôle», dit Sylvain Lambert, 45ans.Etparceque leCégeprayonnebienau- delàdelaHaute-Yamaska,ilsongesérieusement àabandonnercetteparticularitérégionaledans sonappellationpourêtrereconnusimplement commeleCégepdeGranby.Institut technologique L\u2019établissementsouhaitaitoffriraumoinsun nouveauprogrammed\u2019ici2016.Pourleplusgrand bonheurde ladirection, leCégepapuajouterà salistedeprogrammesl\u2019andernierlatechnique Éducationàl\u2019enfance.«Ontravaillemaintenant trèsfortpourobtenirGéniemécanique»,précise SylvainLambert.Si ce dernier projet devait se concrétiser, le «rêve» caressépar la direction, soit la création d\u2019uninstituttechnologiqueregroupantlestech- niquesÉlectroniqueindustrielle,Génieindustriel etGéniemécaniquesousunmêmetoit,pourrait sematérialiser.«Çapourrait être très attrayant pourlesjeunes,changerlaperceptionqu\u2019ilspeu- ventavoirdutravailenusineetdeveniruncentre d\u2019excellence»,dit leDGduCégep.Oùpourraitsetrouvercet institut?Plusieurs hypothèses sont étudiées, affirme Sylvain Lambert.Sonnotammentenvisagés: l\u2019aména- gementd\u2019uncampusexterne, la reconversion d\u2019une ancienne usine et l\u2019agrandissement du Centre régional intégré de formation où sont déjà offertes les techniques Électronique in- dustrielleetGénie industriel.Chosecertaine, glisseSylvainLambert, «ladécisionnepourra seprendrequ\u2019avec laVille».«Le plus important sera d\u2019offrir les programmes dans un environnement techno- logiquedequalité»,ajoute legestionnaire,en postedepuisdeuxans.Autres projets Parmi les autres projets envisagés par le Cégep: l\u2019aménagement d\u2019un plateau sportif.«Nous avons plus de 2000 étudiants.Et nous n\u2019avons que deux gymnases\u2014 un grand et un petit \u2014, de même qu\u2019une salle de conditionnement physique.Nous sommes sous- équipés.Encemoment, onpaie des coûtsde location à la piscine, chez Interplus, au com- plexeArtopex.Est-ce qu\u2019on pourrait prendre cetargent-làetdevenirpropriétaire?»,suggère SylvainLambert.Parailleurs,cederniervoitgrandpourl\u2019École nationaledelachansonqui,àsesyeux,demeu- reméconnue.«LesgensnesaventpasqueLisa LeBlancavécuunanici,queDamienRobitaille et d\u2019autres sont aussi passés par l\u2019école.Ce n\u2019est pas encoreunefierté collective.Ondoit aussi avoir unfinancement à lahauteurd\u2019une écolenationale», souhaiteM.Lambert.Êtreunoutildechoixpour lesentrepriseset l\u2019éducationdesadultesestunautredesdéfis quedoitrelever leCégep,croitSylvainLambert.«Il yauneurgenced\u2019agirpour lamaind\u2019œuvre spécialisée.Il y a de nouveaux besoins pour la formationcontinue, fait-il valoir.Onveut se donner un plan de match pour accueillir les adultes et les entreprises dans leur réalité, entre autres avec des formations surmesure ouen ligne.» Quelquesoit leprojet, laclédesaréalisation demeure toutefois «la concertation» locale, voirerégionale,estconvaincuSylvainLambert.«Quandonauneposition concertée et qu\u2019on répondauxprioritésdugouvernement, l\u2019argent finitparsuivre», calcule-t-il.Le directeur général, qui dit savoir «saisir les opportunités et créer des liens», se réjouit de pouvoir compter sur une équipe qui ne craint pas d\u2019être «créative» pour assurer le développement de l\u2019établissement.Dans ce contexte, le Cégep n\u2019a sûrement pas fini d\u2019attirer l\u2019attention.En pleine ébullition PHOTOALAIN DION Obtention d\u2019un nouveau programme, création d\u2019un institut technologique, aménagement d\u2019un plateau sportif et plus grande reconnaissance de l\u2019École nationale de la chanson : le Cégep de Granby \u2014 Haute-Yamaska n\u2019a pas fini de se développer, assure le directeur général, Sylvain Lambert.8 LA VOIX DE L\u2019EST - CAHIER SPÉCIAL - Mercredi 27 novembre 2013 COOPSCOCÉGEPGRANBY Pourquoi attendre en ligne, quand tu peux commander en ligne.www.coopgranby.com Félicitations au CÉGEP DE GRANBY \u2013 HAUTE-YAMASKA! pour ses 45 ans à développer la réussite! 235, rue St-Jacques, Granby Tél.: 450 372-8895 Éditions Fides Prix membre : 28,25 $ rég.32,95 $ Ensemble-cadeau caquelon avec garniture Gourmet du village Prix membre : 19,19 $ rég.22,99 $ Ce jeu a été inspiré par l\u2019émission de radio Rouge FM Prix membre : 23,99 $ rég.24,99 $ Ensemble-cadeau Tea Forté «World of Teas» Prix membre : 10,35 $ rég.12,39 $ Des idées-cadeaux de tous genres à la COOP ! Bien ancrée dans son milieu, la coopérative engage une vingtaine d\u2019étudiants par an et retourne plus de 125 000$ à ses membres.Soirées V.I.P.les jeudis 28 novembre et 5 décembre de 17 h à 20 h Dégustations sur place Bienvenue à tous ! GRANBY Scion 10 IQ 2014 Découvrez l'expérience Granby Scion en venant faire l'eSSai D'un véhicule qui vouS reSSemble! venez voir notre Show car Scion xD Scion reconnaît voS effortS et vouS offre le meilleur proGramme De rabaiS étuDiant Sur le marché ! 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Des programmes diversifiés PHOTO JANICK MAROIS « On ne forme pas de futurs chômeurs ! », dit Jean-Yves Matton, directeur des études au Cégep de Granby \u2014 Haute-Yamaska.Techniques de génie mécanique : pour bientôt?LeCégepdeGranby\u2014Haute-Yamaska est toujours endiscussion avec leministère de l\u2019Éducationafindepouvoir donner le coursTechniquesdegéniemécanique.Onavait espoir de l\u2019offrir en septembre 2014,mais l\u2019échéancier a été repoussé d\u2019un an.«C\u2019est plate parce qu\u2019il y a une pénurie de ce type demain-d\u2019œuvre dans la région», dit Jean-YvesMatton, qui s\u2019attend à une réponse imminente.La recherchedeclientèle n\u2019est pasunproblème.«Onsait qu\u2019environ 12 à 15personnes ducoin vont suivre ce cours àSaint-Jean-sur-RichelieuouàSherbrooke, chaqueannée.Donc on sait que ces gens-là viendront, et probablement d\u2019autres.» Les coûts d\u2019aménagement et d\u2019achat d\u2019équipements s\u2019élèvent à environ 8millions$, une facture que le Cégep souhaite réduire à l\u2019aide de commanditaires.par Pascal Faucher Mercredi 27 novembre 2013 - CAHIER SPÉCIAL - LA VOIX DE L\u2019EST 9 45 ansD'Excellence Répondez à un sondage sur le Cégep de Granby-Haute-Yamaska au www.lavoixdelest.ca 10 LA VOIX DE L\u2019EST - CAHIER SPÉCIAL - Mercredi 27 novembre 2013 MAXIME MASSÉ maxime.masse@lavoixdelest.ca Depuislesdébutsdesannées70,lesInoukrepré- sententfièrementleCégepdeGranby\u2014Haute- YamaskaauxquatrecoinsduQuébec.Aufildes ans,desmilliersdejeunesontainsijumelélesport et lesétudesafind\u2019avoir lachanced\u2019agircomme porte-étendardsdel\u2019établissementdelarueSaint- Jacquesdurantleurparcourscollégial.«Ce sont des ambassadeurs à plusieurs niveaux.Ils nous représentent sur la scène sportive,maisonsesertaussid\u2019euxpournous accompagnerdanslerecrutementdenouveaux étudiants,notammentlorsdesjournéesportes ouvertes.On les impliqueaussidansdiverses activitéscommunautaires»,noteleresponsable desactivitéssportivesduCégep,RenéMorin.Lemot«Inouk»empruntéàunelangueinuite etquisignifie«hommed\u2019excellence»estassocié auCégepgranbyendepuis35ans.Cenomaurait étéattribuéauxéquipessportivesducollègepar l\u2019ancienconseilleràlavieétudiante,GillesFortin, enraisonde la froideurde leurdomicile.«Des bruits de couloir disent qu\u2019à l\u2019époque lorsque lesgensentraient dans legrandgym- nase,lesystèmedechauffagefonctionnaitplus oumoinsetilfaisaittoujoursbienfroid.Lesgens disaient alors \u2018\u2018C\u2019est un igloo ici\u2019\u2019.De là aurait découlé lemot Inouk», raconteM.Morin.Plus de disciplines que jamais Mêmeensport, lesmodespassent.Certaines disciplinestellesquelehandball, l\u2019athlétismeet leski alpinontainsidisparuencoursde route.D\u2019autrescommelefootball,trèspopulairedurant lesannées70,ontétéabandonnéesuncertain temps avant d\u2019être relancées.Le ballon ovale a en effet fini par faire son retour auCégepde Granbyilyatroisans.Enfin, ilyalesclassiques quirestent,dont lebasketballquiestoffertaux étudiantsdepuis lesdébutsde l\u2019organisation.Une chose est sûre, la famille des Inouk n\u2019a jamais été aussi grande quemaintenant.«Au moment où on se parle, on a 14 équipes sportives.Elles regroupent environ 225 athlètes, ce qui équivaut à environ 10%de la clientèle du Cégep, où on accueille environ 2000 étudiants enmoyenne», indiqueM.Morin, en soulignant quel\u2019équipemasculinedesoccerintérieurpour- rait aussi revenir cet hiver après une absence dedeuxans.M.Morinseditégalementheureuxdevoir les succès de ces nombreux étudiants-athlètes coller à leur réussite scolaire.Un athlète fai- santpartiedesInoukdoitnormalementréussir unminimumdehuit courspar annéeenvertu des règles imposées par le Réseau du sport étudiantduQuébec(RSEQ).Seuleexception, les Inoukduhockeyquinesontpasassujettis aux mêmes normes puisqu\u2019ils sont affiliés à laLHJAAAQ.«Avec notre protocole d\u2019entente, c\u2019est sûr qu\u2019ils ont avantage, au point de vue financier entreautres,derecruterdans l\u2019équipedes jeu- nesquisont inscritsauCégep.Ça leurdonne desredevances.Maisunjoueurquiéchouerait toussescourspourrait toutdemêmecontinuer à jouer.Ilsontmoinsdepression,maison leur donnelemêmeservicequ\u2019auxautresathlètes», préciseM.Morin.CommetouslesmembresdesInouk, ilspeu- ventainsibénéficierd\u2019unencadrementpéda- gogique individualiséetdediversesmesures d\u2019aide à la réussite scolaire.Un grand atout puisque si, pour certains, le sport-étude est une façond\u2019agrémenter leurséjourauCégep oudedépasser leurs limites, pour d\u2019autres, il s\u2019agit d\u2019une bouée de sauvetage à laquelle ils s\u2019accrochent afin de semotiver à poursuivre leursétudes.«Avec le football, onpeut aller chercher les garsmoins studieux pour les amener sur les bancs d\u2019école.Le hockey est aussi une autre discipline qui va dans ce sens-là», souligne M.Morin,enfaisantvaloirquelesInoukcontri- buentàaccroître lesentimentd\u2019appartenance desétudiantsenvers leCégep.Etilyabienentendulesperformancessporti- ves.Depuisleurcréation,lesInoukontremporté 42bannièresquitapissentmaintenant leshau- teursdugymnaseduCégepdeGranby.Lesdeux dernièreséquipespriméessontcellesdubasket masculindesentraîneursCarlAudetetJimmy Lebel,etduvolleyballmasculindeDanielReid.Ellesonttoutesdeuxatteintesleschampionnats provinciauxen2012-2013aprèss\u2019êtreimposées dans leur ligue respective.Seuls les Inouk du soccer ont déjà remporté un titre national, exploitqu\u2019ilsavaientaccomplien1991.La grande famille des Inouk Plus de dix équipes poussent les étudiants à se dépasser sur et en dehors du terrain PHOTO FOURNIE PAR LE CÉGEP DE GRANBY \u2014 HAUTE-YAMASKA Le responsable des activités sportives du Cégep de Granby \u2014 Haute-Yamaska, René Morin.PHOTO STÉPHANE CHAMPAGNE, ARCHIVES LAVOIX DE L\u2019EST Des équipes de basketball ont porté les couleurs des Inouk depuis les débuts de la formation.166, rue Cowie, 2e étage, Granby Tél.: 450 777-7747 Téléc.: 450 777-2919 www.papeteriecologic.qc.ca PAPETERIE & au Cégep de Granby Haute-Yamaska 45e Bon à l\u2019École de la chanson! 15e Bon 70 Simonds Nord, Granby, 450 378-9884 Heures d\u2019ouverture du magasin et du Centre de l\u2019auto : Du lundi au vendredi : de 8 h à 21 h \u2022 Samedi et dimanche : de 8 h à 17 hw Fier de supporter les jeunes de la région.Bon 45e au Cégep de Granby Haute-Yamaska BonAnniversaire au Cégep de Granby!!! 45 ans de présence essentielle en Estrie\u2026 Bromont \u2013 D101-82, boul.de Bromont, Bromont \u2013 QC 450 534-1661 Granby \u2013 235, rue St-Jacques, local B218, Granby \u2013 QC 450 372-6614, poste 1661 A+ Physio est fier de contribuer à la bonne santé des intervenants et des athlètes du Cégep de Granby! Un point de service au Cégep nous permet de recevoir aisément autant les habitués du collège que les citoyens des environs.(((*='!0$38%$'!=5=&%=8*%$' 7/53=&5= =5 !=:;=%53$&&385=, =00= %6=:%6=:/ 2& !$85= 853'20/&5
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