Le petit journal, 16 mai 1948, Supplément
[" urn + LE PETI $ moureeat MAGAZINE g ; a 16 MAI 1948 nti on ora wn ame a \u2014\u2014 oo + veut 2 wv en Ga \u2014 i EQUILIBRE PARFAIT.\u2014 Lignes nouvelles pour les robes, genres nouvcoux pour les chapeaux.C\u2019est logique, et les dessinateurs de modes les plus conservateurs ont compris la nécessité de se soumettre oux exigences de la nouveauté, Ainsi, Jean-Pascal Lorriaux abandonne les grands chapeaux et présente pour le printemps une collection de coiffures minuscules convenant à la silhouette en vogue pour 1948.Avec les jupes longues, les élégantes aime- tont un chapeau du genre illustré ici, car plus la er est longue plus le chapeou doit être petit.L'équilibre est alors parfait.Cette création de I Lorriaux est en tissu rayé bleu et blanc, orné d'une toutfe de fleurs variées: roses, pensées et pivoines. 2 Là où l\u2019on doit éviter la Une lumière rouge fait-elle défaut à l\u2019extrémité du mâée- d'antenne d\u2019un poste de radio?- Un coup de vent menace-t-il de précipiter sur la tête des passants, À mille pieds plus bas, les tuiles mal ajustées du toit d\u2019un gratte-ciel ?Le plus audacieux couvreur, si on lui demande de faire les réparations nécessaires, répondra : \u201cNon, merci, pas moi I\" Alors, on demande George-E.Joyce qui, lui, n\u2019a peur de rien.TI peut se promener sur les corni- chea des gratte-ciel comme vous, dans votre salon.Depuis 25 ans, Joyce joue avec le feu, ou plutôt avec la chute.11 est réparateur de clochers, de cheminées d'usines, ete.Il est spécialiste en ascensions hasardeuses.La compagnie qu'il dirige au- jourd'hui effectue pe.de tout le travail d\u2019ascension qui se fait à New-York.Avec ses hommes, il à grimpé aux clochers de Chicago et dans les cheminées d'usines de Pittsburgh, de Boston et de San.Antonio.Et jusqu'au Canada et en Amérique du Sud, ils ont fait les plus audacieuses ascensions.Joyce est un homme de taille moyenne, grisonnant et toujours souriant, Mais même au repos, il semble aux aguets, on dirait qu\u2019il guette toujours pour voir si quelque câble ne rompra pas ou si quelque échafaudage ne s'écroulera pas.Il a environ 45 ans et, s'il est parvenu à cet âge avancé pour un grimpeur de clochers, il prétend le devoir à de bons et solides cû- bles, à sa confiance en lui-même et à ra chance.\u201cDans mon métier, dit-il, vous avez besoin de ces trois atouts, et vous ne pouvez compter sur rien d'autre.\u201d .25,000 volts Ce qu'il y a d'intéressant, ajou- te-t-il, c\u2019est qu\u2019il se présente toujours de nouveaux problèmes.\u201cPrenons, par exemple, le cas de la tour d'antenne d'un poste de radio qu\u2019on m\u2019a demandé de repein- turer à neuf.Cette tour était chargée d'un courant de 25,000 volts qu\u2019il n\u2019était pas question de couper pendant qu\u2019on peinturait la tour.On ne pouvait évidemment pas faire cesser les émissions.Le problème était de peinturer la tour sans prendre un choc qui aurait transformé le peintre en torche vivante.Comme je ne voulais pas faire courir le risque à mes hommes, je dus tenter l'aventure moi- re même.Plusieurs ingénieurs entouraient la tour pour voir comment je m'y prendrais.Ils se demandaient si je ne serais pas élee- trocuté net.Je me le demandais aussi!\u201d Joyce accota une échelle de bois à la tour et, du bout des doigts et du pinceau, il attaqua la charpente d'acier chargée d'un courant mortel.Rien ne se produisit.Il s'enhardit et commença à peinturer plus largement.Quand il vit que tout se passait le mieux du monde, il passa le pinceau à un de ses homme: qui termina le travail sans anicroche.I] suffisait de ne toucher qu\u2019au bois de l'échelle et de se garder de tout contact direct avèe la tour.rudent pour les outres Tant qu\u2019il s\u2019agit de faire travailler ses hommes, Joyce est prudent et méthodique.Il ne prend jamais de chances.S'il y & un coup dur à hasarder, c\u2019est lui qui le tente.Quand il a trouvé le moyen de détourner le danger, il met ses hommes\u2019 à sa place.Comme il a 12 hommes qui travaillent pour lui, ce seu! travail de prendre e premier risque accapare tout son temps.Une des tâches les plus difficiles, les plus salissantes et les moins connues dans ce métier, c\u2019est le nettoyage des cheminées des poëles d\u2019hôtel.L'intérieur de ces cheminées ne mesure jamais plus de trois à quatre pieds carrés.C'est dire qu\u2019un homme qui doit sy glisser n'y est pas très à l'aise.Ce sont des tuyaux très longs, compliqués de coudes et de détours et qui vont de la eave au toit.Parce qu\u2019il s\u2019y accumule beaucoup de graisse et de matières huileuses, elles peuvent facilement devenir la cause d\u2019incendies, si on ne les nettoie complètement au moins deux fois par année.L'homme coincé dans ce long tuyau doit tout gratter.Ce n\u2019est pas un travail paur quelqu'un qui souffre de claustrophobie, C'est en nettoyant la cheminée QUEL EST LE PLUS COCO?de la cuisine de l'hôtel Lexington, Bob Garriek s\u2019est tristement assis au milieu des 6,500 oeufs qu\u2019il voulait envoyer à un orphelinat anglais pour le jour de Pâques.Cet homme de Les Angeles o'était procuré ces oeufs dans une laiterie de la côte du Pacifique, mais il s'est aperçu qu'il lui manquait $700 pour payer les frais de transport.lt essaye encore d'en sortir, LE PETIT JOURNAL, 16 .MAI 10948 ° ware oo à New-York, que Jack Dean, un employé de Joyce, échappa de près à une mort affreuse.Il était suspendu dans la cheminée au 2%e étage.Il y avait tellement de graisse dans cette cheminée que les câbles qui le retenaient étaient isseux et très glissants.\u2018Tout coup, raconte-t-il, il me sembla que je commençais à glisser.Il n'est pas toujours facile de savoir si l\u2019on glisse vraiment.Mais je m'apercus bientôt que je glissais vraiment et que si je ne réussissais pas à m'arrêter, j'atterrirais dans le feu du.poêle.J'essayai d'accrocher un autre câble, mais je le manquai.Mes talons glissaient le long des parois sans parvenir à se bloquer à aucune aspérité, je rattrapai enfin le bout de câble que j'avais manqué et, de toute Ia force de mes poumons, je eriai à l\u2019aide à mon compagnon qui était sur le toit.Il m'envoya un câble propre et me tira dehors à mon grand soulage ment\u201d id vi Joseph Nash était un autre employé de Joyce.C'était un ancien matelot et il pouvait grimper n'importe où aussi facilement qu\u2019un singe.Mais quand il s'agissait de travailler à l'intérieur des cheminées, il n\u2019avait pas autant d'expérience que Dean.Aussi voulut- il en acquérir, en Accompa ant ce- lui-ei 4 Harrisburg, + OÙ ils devaient nettoyer une cheminée d'usine.Toutes les précautions étaient prises, mais $1 n\u2019y avait pas quelques minutes qu\u2019il travaillait au milieu de cette cheminée de 50 Pieds de hauteur qu'une explosion s\u2019y produisit et les flammes le consumérent avant qu'on ne pat le retirer.Aucune enquête, pas même celle du F.BI., bureau | fédéral des enquêtes, ne réussit à trouver les causes de cet accident.Nash était le second homme de Joyce À se faire tuer à l'ouvrage.Le premier avait glissé du toit d'un gratte-ciel et s\u2019était écrasé sur le pavé.Si on considère les immenses risques de ce métier, on est frappé de la petite proportion d'accidents mortels (qu'a connus l'équipe de Joyce.\u2018 Il y a quelque temps, un de ses hommes travaillait sur la façade d'un immeuble de 17 étages.\u201cLorsque je fus au haut de l'échelle, dit- il, je m'aperçus que je n\u2019étais qu'à trois pieds du toit.I! me suffisait de m\u2019étirer un peu pour y atteindre.Mais dès que je m'y accrochai, un morceau du recouvrement de tuile céda et je faillis tomber à la renverse en bas de l\u2019immeuble.\u201d Il tomba cependant sur la corniche, à quelques pieds plus bas, et se brisa un bras a trois endroits.De l'autre main, il tenait désespérément la grosse pièce de tuile qui lui était restée dans les mains.En effet, s\u2019il l'avait échappée, elle aurait pu blesser plusieurs des gens qui étaient déjà massés 200 pieds plus bas.C'est alors que Joyce arriva pour retirer son homme de ce mauvais pas.Lorsqu'il est à la maison avec sa femme et sa petite fille de cinq ans, Joyce aime à répéter qu\u2019il est un homme qui ne cesse de prendre ses précautions.Mais sa femme sait à quoi s\u2019en tenir.\u201cQuelques jours après notre mariage, racon- te-t-elle, je vis, pour la première fois, George grimper à un clocher.Il faisait froid et le clocher était recouvert de glaces.Mais lui, il escaladait le clocher comme s'il grimpait à un pommier pour y cueillir une pomme.J'ai manqué m'évanouir.\u201d Comme leur patron, Ja plupart des hommes de Joyce sont mariés, mais parlent le moins possible de leur travail à la maison.Et bien peu ont jamais permis à leur femme de les regarder grimper.\u201cLorsque par hazard, dit Joyce, il leur arrive de oir grimper leur mari, ceux-ci font tout leur possible pour leur faire croire que ce n\u2019était pas eux qu'elles ont vus au fin bout d\u2019un mât ou d\u2019un clocher, mais bien un de leurs copains.\u201d Métier fout de même emusant Aux Etats-Unis, lea grimpeurs de clochers gagnent en général de A 300 pieds dans les airs, vous avez besoin de bons câbles, de confiance en vous-même et de pas mal de chance si vous ne voulez pas vous écraser au sol, dit George E.Joyce, propriétaire de la compas unie qui effectue 90 p.c.de tout le hasardeux travail d'escalade qui se fait à New-York.$11 à $16 par jour.C'est un métier difficile mais qui est souvent amusant, parce que même s'ils paraissent toujours absorbés, les grimpeurs de clochers s'arrétent parfois pour observer les réactions de gens qui les regardent travailler et, comme on dit, ils ont souvent l'occasion de se dilater ja rate, .Joyce et ses hommes sont souvent appelés pour rétablir l'ordre |p dans des cas où même les pompiers ou la police se sont déclarés impuissants.C'est ainsi qu\u2019ils furent récemment appelés par la police qui avait essayé sans succès de no- lidifier, tout au haut d'un hôtel de New-York, un mât qui se fendait et manquait de tomber dans la rue.Joyce n'aime pas beaucoup lex ornements qui décorent l'extrémité des mits.\u201cLa boule qui est à l'extrémité des mâts, dit-il, pèse en général de 30 à 40 livres.Plusieurs de ces mâts sont peu solides, certains sont même urris aux points de jonetion du bois et des ferrements.La loi devrait défendre des ornements aussi lourds et dangereux.\u201d Comment un \u2018homme devient-il grimpeur de clochers?Certains, comme Dean, sont attirés vers ce métier parce que ça paye bien et qu'on y mène une vie pleine d'aventures.D'autres ont déjà pris de l'expérience comme grimpeurs, dans d'autres métiers.y & aussi beaucoup de matelots qui deviennent grimpeurs de clochers après avoir quitté le marine.Joyce lui-même travaillait dans l\u2019installation des postes de radio.Il établissait les antennes de radio et il continua à grimper et à escalader jusqu'à ce qu'il fonde sa propre compagnie.ncore hordi grimpeur ! Mais il ne faut pas croire que malgré ses quelque 45 ans, Joyce n'est pas encore un casse-cou qui accomplit des tours de force.Quand il distribue le travail à ses ornmes, aucun ne peut être mécontent et grommeler : \u201cJ'aimerais bien le voir faire ce qu\u2019il me donne, le patron\u201d.Parce que chacun sait que Joyce peut les remplacer à n\u2019importe quel travail.Une fois seulement depuis qu'il a formé sa compagnie, Joyce s'est vu dire par un de ses hommes : \u201cFaites-le done, vous, si voun êtes capable.\u201d C\u2019était un nouvel home me, un jeune à qui Joyce avait dee mandé d\u2019aller enlever un mannequin au haut d\u2019un mât de soixan- te-pieds où un plaisantin avait hissé et attaché pendant la nuit, en ayant soin, après coup, de couper les drisses ou cordages grâce auxquels on aurait pu destendre le mannequin auns grimper jusqu\u2019au bout du mat.Comme le jeune homme refusait obstinément, Joyce grimpa lui-même, détacha le mannequin et rétablit les drissex, En descendant, Joyce demanda \u2018au Jeune homme : \u2014 T'avais peur, mon gars?\u2014 Pas exactement, répondit celui-ci, mais je ne vois pas pourquoi j'aurais risqué de me casser le cou pour descendre un mannequin que j'ai eu tant de peine fixer*au bout du mât la nuit passée!\u201d Pon.ry LE PETIT JOURNAL, 16 MAI 1948 Questionnaire de Psychologie Au fond Il n'est pas normal d'être heureux pour des raisons tellement personnelles et peu évidentes que tous vos amis s'inquiètent de ce bonheur factice.des coeurs Par LAWRENCE GOULD, psychologue EXISTE-T-IL DES GENS MENTALEMENT NORMAUX ?Pas au sens absolu du mot \u201cnormal\u201d, En effet \u201cnormal\u201d veut dire \u201cconforme à une norme\u201d, c\u2019est-à-dire À une règle, à une définition idéale.Il est évident que personne ne peut prétendre à une telle perfection.\u201cNous n'avons jamais rencontré une personne qui eut un esprit complètement normal,\u201d dit le docteur Ernest Jones, doyen des psychanalystes anglais.Ce qu'il veut dire, c\u2019est que personne n\u2019est assez parfait pour s'adapter, s\u2019ajuster à n'importe quelle situation et en retirer la plus grande somme de bonheur et le moins possible de malheur.Pour des raisons pratiques, on appelle personne normale toute personne qui réalise assez cette définition idéale pour être raisonnablement heureuse et satisfaite de son sort: elle peut gagner raisonnablement sa vie, bien s\u2019entendre avec les gens normaux qu\u2019elle rencontre et trouver, pour ses besoins et ses désirs instinctifs, des solutions qui ne font de tort à personne.D'un autre côté, une personne \u201cneurotique\u201d sera celle qui, & cause de ses craintes et de ses angoisses intérieures, ne pourra pas trouver ce qui la rendrait heureuse ni même admettre qu'elle pourra l'être.Evidemment, si vous êtes heureux parce que vous vous dites que vous êtes le seul à savoir que vous êtes un génie ou si vous vous imaginez que tout le monde vous aime quand, en fait, vous êtes impopulaire, on peut dire que vous ne Voyez pas la vie d'une façon normale, parce que votre bonheur repose sur des bases purement imaginaires qui peuvent être détruites dans votre esprit à n'imparte quel moment.Mais si, pour des raisons solides et évidentes vous êtes de cex gens qui prennent plaisir à a vie, qui rendent leur famille et leurs amis heureux, fous êtes assez normaux pour n'avoir pas à vous inquiéter des petites craintes et dépressions que vous pouvez connaître.Tout le monde est ainsi.LP 2 LPL.0 AOD.DOIT-ON CRITIQUER LES ENFANTS ?Oui, mais à condition que notre critique soit vraiment de la critique et non pas seulement de la réprimande.Le véritable critique n\u2019est pas un \u201cdénonciateur\u201d, il doit être un \u201cjuge\u201d.Et un juge n'est pas seulement prêt à absoudre l'innocent et à punir le coupable, il doit aussi, lorsqu'il punit, expliquer pourquoi il le fait.Un des plus grands torts que l'on puisse faire à un enfant, c'est de le punir ou le réprimander sans d'abord s'assurer qu\u2019il comprend ce qu'il a fait de mal et que, lorsqu'il l\u2019a fait, il comprenait qu\u2019il ne devait pas le faire.Il faut qu\u2019il sache ce qu'il à à corriger.De même qu\u2019il est détestable de se faire renvoyer par son patron sans savoir pourquoi ou de se faire dire qu\u2019on fait de la mauvaise cuisine sans qu\u2019on nous dise en même temps\u2019ce qu\u2019elle a PVO A mt de mauvais, de même le petit Bob sera découragé si vous lui dites qu'il est mauvais garçon et que vous ne lui donnez pas de moyens de s'améliorer.Il eroira tout naturellement que vous ne I'aimez pas et, ce qui est pire, il croira peut-être qu\u2019il ne mérite pas d'être aimé.Mais, si vous lui expliquez qu\u2019il sera puni s'il prend les jouets de ses petits camarades sans le leur demander, parce qu'il ne faut pas prendre ce qui ne nous appartient pas, il comprendra pourquoi c\u2019est mal, et ne se sentira pas persécuté si on le punit pour cela.D'un autre côté, il ne faut pas négliger non plus de lui faire des compliments pour ce qu'il fait de bien.I! s'apercevra ainsi que vos critiques ne sont pas seulement des réprimandes et que vous ne vous occupez pas de lui seulement lorsqu'il agit mal.Il s\u2019habituera en même temps à considérer vos critiques comme une règle de vie, et son éducation en sera d'autant plus facilitée.CERTAINES GENS DEMEURENT-ILS DE VERITABLES PRIMITIFS ?Non.On a proposé cette théorie pour expliquer la conduite de certains criminels qui commettent des crimes ai atroces qu'on est porté à croire qu'ils ne sont pas plus civilisés que le fameux singe de Darwin.En effet, on a été habitué à penser que toute action horrible était le sign d\u2019un retour vers l\u2019âge sauvage.: En fait, personne ne peut étre plus sauvage qu\u2019il ne l'est à aa naissance.En effet, la civilie sation qui adoucit nos moeurs est une chose acquise par l'éducation et non transmise par l'hérédité.Toute la différence entre un bébé et l\u2019homme des cavernes est dans la façon avec la- GG OP ODP IO OO quelle le bébé moderne est traité, les bons soins qu\u2019il reçoit de ses parents et l'éducation et les bons exemples qu'il recevra.Plutôt que de dire de certains criminels particulièrement sauvages, qu\u2019ils ont effectué un \u201cretour à la sauvagerie\u201d, il semble done qu'on devrait dire qu'ils ont subi un \u201carrêt\u201d dans leur développement de civilisés.Leur éducation n\u2019a pas été assez parfaite pour leur donner la force de dépasser leurs instincts primitifs et de les contenir lorsqu'ils sont provoqués.Il est évident que l'hérédité peut être responsable dans une certaine mesure de la faiblesse de caractère des criminels, mais il semble bien que le manque d'éducation ou la mauvaise édu- eation y soit pour beaucoup plus. LE PETIT JOURNAL, 16 MAI 1948 Un regord sur le passé Les \u201cyeux sont souvent cause d\u2019incidents curieux Par Rodolphe GIRARD (Voici le 21s d'une série de souvenirs, concernant molre tite Histoire, que nous révèle un ancien journaliste, le auteur de MÂRIE CALUMET, chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre, officier de Patton publi ue de Paris.Il livre ici, aux RENAL, des souvenirs de sa car- t-colonel Rodoipke Girard, lecteurs du PETIT JO rière.) Le sénateur N.-A.Belcourt, avocat, avait été (avant sa nomination à la Chambre) dép I! fut aussi l\u2019un des champions, Genest, un héros celui-là, de la lutte pour la dont il devint président.avec M.Samue uté d'Ottawa aux Communes, survivance de la langue française dans les écoles de l'Ontario.Or le sénateur Belcourt était bi-
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