Le petit journal, 3 novembre 1963, Cahier B
[" _ TP Ag yay Tevet Pees vm, \u201cR VANT tei venir Yeykwans, nous aveir beaucoup douleur, beaucoup merts, me dit Anchu.Quand tol ki personne mourir, personne aveir mal.Toi rester.\u2014Non, Anchu.Je dois partir, lui répliquai-je.\u2014Toi rester !\u201d Le ton se faisait plus ferme, tandis que le sauvage me fixait, impassible, 36 souffrais en regardant Anchu.Tout le côté gaüche de son visage avait été brûlé alors que, tout petit, il était tombé dans un brasier.L'oeil gauche avait déserté son orbite, ne laissant que des muscles qu'on voyait se tendre lorsque l'autre oeil tournait.Anchu était le Chef, un grand homme parmi ses 100 Indiens Yeykwana.Lui et son peuple vivaient dans la jungle du Venezuela tout comme le faisaient leurs ancêtres il y a des siècies, cultivant le manioc et chassant le gibier avec des flèches.S'ils étarent malades, ils souffraient dans l'attente de la mort, sans le moindre secours médical.Mais ma venue devait changer quelque chose à leur vieux mode d'existence.Dans ma chasse aux diamants, j'avais apporté des médicaments en grande quantité, || n'était donc plus question qu'Anchu me laissdt partir, car it craignait que la maladie ne vint à nouveau frapper ses gens.\"Je n'ai presque plus de médicaments\u201d, lui dis-je, mentant.Mais Anchu n'en crut rien.\u2018Beaucoup médecine encore, dit-il.Quand plus médecine, toi rester quand même.Toi arracher dents, coudre bies- sures.\u2014Non, je dois partir, lui répétai-je.Si vous nous retenez, mes amis viendront à notre recherche.\u201d Un sourire matois éclaira son visage : \u201cEux pas trouver toi dans jungle.\u201d Cela sembiait impossible, ridicule, mais je dus me rendre à l'évidence: Anchu me lenait prisonnière, J'en fus estomaquée.Comme je réfléchisseis à mon sort tout le reste du jour, ma situation m'apparut aussi ridicule que sinistre.Je vivais de ces moments où on se pose la question : \u201cQu'est ce que je suis venue foutre ici ?\" Née et élevée à New York, j'avais pris mes grades au Drew Seminary pour jeunes filles et étudié plus tard à Cornell.Le mot \u201cathlète\u201d ne m'a jamais décrite; à l'école et aux camps de vacances, non seulement je manquais totalement d'esprit d'équipe, mais, au jeu, la balle me surpranait toujours en train de tirer sur mes socquettes ou de pousser ls mèche de cheveux qui m'obstruait la vue.Et voilà que je me trouvais maintenant virtuellement l'esclave d'une poignée de sauvages, en plein coeur d'une région inexplorée.Comment étais-je passée du Drew Semträry à ceci ?J'étais en Italie en 1951 lorsqu'un ami, le comte Enrico Middleton-Bentivoglio, m'invita à me joindre à une expédition qui allait prospecter le diamant dans la jungle du Venezuela.Les chasseurs de dismants forment un groupe international; ils vivent durant des mois une existence rude, laissés à eux- mêmes, dans la brousse, n'en sortant que pour aller écouler leurs trouvailles dans de branlantes villes champignons où ils dilapident d'ailleurs leur argent sitôt encaissé en faisant la bombe.lis conservent juste ce qu'il faut de fonds pour mettre sur pied un autre voyage dans la jungle.Ces recher- dans la jungle du Vénézuéla ches exercent une telle fascination que je ne résistai jamais par la suite à l'envie de retourner en expédition.C'est au cours d'un second voyage au Venezuela que je rencontrai Anchu, qui savait juste assez d'espagnol pour pouvoir lier amitié avec nous; cependant, ce n\u2019est que lorsque je mis sur pied ma propre expédition en 1958 qu'il me déclara connaître une région fort éloignée, bien à l'ouest de toute région déjà connue d'exploration du diamant, où on pouvait trouver ces pierres sur les rives des cours d'eau.Il avait tenu ce lieu secret pour éviter qu'un lot de prospecteurs n'envahissent son domaine, qu'il me réservait.À cette époque, il me fut impossible d'organiser le voyage.L'an dernier, accompagnée du photographe newyorkais Ernest Nukanen et de deux Yougoslaves, je me rendis au port de Ciudad Bolivar, {suite à la page 2) Semaine du 3 novembre 1963 * «J'étais devenue, LE PETIT JOURNAL, semaine du 3 novembre 1963 bien malgré moi, médecin-chirurgien\u201d tsuite de la première page} sut la rivière Orinoco, où je rencontrai un vieil ami: André Ladeuze, un Belge qui prospectait le diamant depuis 11 ans dans le pays.|] accepta de venir avec nous.Une embarcation à moteur nous amena vers le sud, en plein coeur de la brousse épaisse; chaque pouce du Beech- craft était occupé par des caisses de provisions; en trois voyages, nous avions transporté une tonne et demie d'équipement et d'approvisionnement, depuis les spaghetti, lait en poudre, thé, jusqu'aux médicaments précieusement mis \u201cen conserve\u201d dans des boîtes de fer-blanc.Dix ans auparavant, à mon premier voyage en jungle, un des Indiens du groupe avait eu le crâne fracassé par une branche d'arbre; mes collègues étant, l\u2018un caché derrière un arbre, l'autre malade, je dus m'improviser médecin.Avec une aiguille rouillée, je cousus le cuir chevelu du blessé et lui administrai une injection (ma première) de pénicilline.L'homme survécut .Ce jour-là, j'ai découvert que d'apporter le soulagement aux peines d'autrui me donnait un incroyable sentiment de récompense.Depuis lors, j'apporte toujours avec moi autant de médicaments que possible, la plupart m'étant d'ailleurs offerts gratuitement par une compagnie de produits pharmaceutiques.Et avec les années, les indigènes ont pris l'habitude de recourir à moi pour toutes sortes de problèmes médicaux.Pas besoin d'avoir son MD.pour pratiquer la médecine en brousse ! Je trouvai Anchu dans son village, en aval de le rivière, et lui rappelai sa promesse concernant les diamants, ll vint avec nous.Mais, bientét, Nukanen étant tombé malade, les deux Yougosiaves le ramenèrent à Ciudad Bolivar et je continuai la chasse avec André.Nous remontêmes la rivière Nerevari, dans deux canots creusés dans des troncs d'arbres que dirigeaient tour à tour quelre pageyeurs indigénes.Ce cours d'eau est plein d'embûches et large de 100 verges sur une bonne distance.Puis, à mesure que nous avancions, la jungle nous resserrait.En certains endroits, des arbres hauts de 200 pieds, couverts de lourdes vignes pendantes, transformaient la jungle en une vaste cathédrale.Nous entendions, durant le jour, les cris des aras et des perroquets au brillant plumage rouge et bleu.Le soir, lorsque nous faisions halte le long de la rivière, nous mangions ces eras, coriaces et fibreux.Notre mets principal était la cassave, galette faite de racines de manioc.|| nous arrivait de déjeuner de crocodile.Les indigènes dévorent toutes les parties du crocodile, mais nous nous contentions de la queue que nous tranchions comme le pain.Sa chair est blanche et \u2014 si le crocodile est assez jeune \u2014 tendre comme celle du homard.Nous n\u2019oubliions jemais que, même calme, le jungle est toujours dangereuse.Vous pouvez à peine voir le ciel et les étoiles à travers le voûte verte; les murs serrés des arbres étouffent les bruits à plus de quelques verges.On s'y perd avec une facilité incroyable |! Dès mon premier voyage j'ai surmonté ce sentiment que des yeux me Quettaient derrière chaque arbre; cependant, ce sens exagéré du denger peut être utile en nous inclinant à être toujours en alerte.Le sol regorge d'ennemis : serpents, scorpions, fourmis, chenilles venimeuses.Un jour, dans un sentier, j'aperçus un reptile brun et orangé, de 12 pieds, enroulé sur lui-même, prêt à bondir sur moi.Je restai figée sur place pendant qu'un de mes compagnons s'approcha lentement de la bête et lui coupa la tête avec sa machette.Fait étrange, jemais les indigènes ne me sont apparus dangereux pour moi en tant que femme.J'ai eu des propnsi- tions de la plupart des mâles que je rencontrais, depuis le garçonnet de 10 ans jusqu'aux vieux sages.Mais tous acceptaient gentiment mon refus lorsque, après m'avoir tait \u2018un petit dessin\u201d de leurs mains, je leur disais \u201cnon\u201d en souriant.Jamais personne ne m'en a gardé rancune.Durant les quelques jours qui s'écoulaient entre les expéditions, je dus faire face à un cas nédical qui requétait plus que des injections et des médicaments.À la tombée du jour, Anchu m'amena un indigène nommé Whutana dont le crâne était largement ouvert.Pendant que son chef m'expliquait en détail comment était arrivé l'accident, Whutana se tenait debout, silencieux, le sang ruisselant dans sa figure.Le discours d'Anchu terminé, je me mis à l'oeuvre.J'essuyai le sang et pus voir l'ossature blanche du crâne de l'homme.J'aspergeai la blessure de novocaine, à l'aide d'une aiguille hypodermique, et commençai à recoudre les lèvres de la plaie.Utilisant une pince, je ramenais les chairs que je cou sais, pendant que Whutana cherchait un soutien en s'agrippant à mes jambes.Les mouches tourbillonnaient autour de la plaie.Les autres indigènes m'entouraient, jasant et riant, amusés de mon embarras.Vint un Moment où Whutana m'avoua qu'il n'en pouvait plus: je collai alors le reste de la plaie à l'aide d'un sparadrap que je recouvris d'onguent terramycine.; Zh, Ladevie, un prespecteur belge qui fevillait les rives des ceurs d'eau du Venezuela, s'est treu- } vé mélé à la suite de mésaventures de Jean.tl a ici en main un magnifique perroquet au brillant plumage rouge et bleu, espèce qui abonde dans le région.4 C'est bien malgré lui que André ve 17 Ci-contre, à gauche, le grand chef Anchu qui a su offrir les services médicaux à 3a tribu de si originale façen.Ci-dessus, des membres d\u2019une tribu voisine, venus visiter les indiens Yeykwana, se sont moqués des demandes de secours des deux captifs.Apres une injection de pénic:lline, |e le laissa: reposer.J'avais travaillé plusieurs heures.Je l\u2018installai dans un hamac et demeurai sans bouger durant environ 20 minutes.Puis je me laissai aller à pleurer.C'est en juin que nous atteignimes la rivière Canaku, OÙ nous devions trouver les diamants d'Anchu.En fait, cette rivière n\u2019était qu'un ruisseau de quatre à cinq preds de large.Comme nous marchions dans le lit étroit et encaissé de la rivière, nous vimes des miroitements sur le mur en falaise.Nous ramassâmes quelques-unes des pierres qui brillaient sous l'eau.La vérité nous désenchanta : il ne s'agissait que de cristal de roche ! \u201clis sont sans valeur\u201d, déclarai-je 8 Anchu.me regarda puis éclata d'un rire fou, sauvage.C'était sa façon à lui de se protéger des reproches.J'essaysi en vain de briser ce Mur de rires.Au même moment, le firmament gris s'ouvrit pour nous asperger royalement.En plein ce que je craignais: la saison des pluies commençait.En l'espace de 15 minutes, notre expédition était condemnée; nous devions revenir sur nos pas, sans diamants, et sous une pluie torrentielle.De retour à notre camp temporaire, Anchu nous avertit qu'il devait retourner vers les siens qui le réclemaient.Et, après nous avoir recruté des pagayeurs indigènes, il nous quitls.André et moi cherchômes encore des dismants perdant une autre semaine, mais le coeur n'y était plus.J'étais déçue, fatiguée, et je souffrais d'une infect.on & un pied.Il ne nous restait plus qu'à revenir au village d'Anchu.Ce dernier nous conduirait hors de la jungle.À notre arrivée chez Anchu, une semaine plus tard, nous nous aperçûmes que les indigènes bâtissaient un nouveau village à quelque dix minutes de marche à l'intérieur de la brousse.Anchu nous explique simplement que le viliage serait plus à l'épreuve des inondations.Je lui exprimei notre désir de partir immédiatement.(suite à lu page 3) {suite de la page 2) \u201cNous devons finir maison avant, me dît-il.-\u2014-Combien de temps cela vous prendra-t-il ?demandai-je.\u2014Cinq jours.\u201d Deux semaines s'écoulérent sans que les maisons soient terminées.Les indigènes travaillaient lentement et sans directives.Un jour, ils décidaient d'aller pêcher; un autre, c'était la chasse qui les attirait.Il leur arrivait aussi de passer des journées entières à flâner.Quant à Anchu, il passait son temps à changer d'idée sur le genre d'habitations qu'il voulait.D'abord, ce n'était qu'un toit, puis il voulut des murs.\"Nous ne pouvons attendre que vous ayez construit des murs, lui dis-je.Nous bâtir murs\u201d, répliqua Anchu.Lenternent, péniblement, ils érigérent des murs de boue séchée.Un jour, timide comme un enfant, Anchu me déclara : \u201cToi avoir maison aussi.Nous n'en avons pas besoin, lui dis-je, en faisant des efforts suprémes pour cacher ma colère.Nous quittons la jungle.Vous devez nous ramener.\u201d Anchu garda le silence.!| semblait vraiment désappointé; il avait cru me faire plaisir en me préparant cette surprise.ll ne tint cependant pas tellement compte de ma réaction, puisque le lendemain la construction de la hutte se continuait, tout près de la sienne.Je savais depuis longtemps que Anchu m'admirait, en plus de respecter le pouvoir de mes médicaments.Un jour que nous étions assis sur des roches, près de l\u2019eau, il me déclara qu'il me voulait dans sa maison, avec lui.C'était plus qu'une proposition, c'était une demande de mariage, en bonne et due forme.Ne comprende, lui dis-je.Bien qu'il fût convaincu que je l'avais compris, il laissa tomber le sujet et n'en reparla jamais plus.André et moi-même étions parfaitement libres d'aller et venir dans le village.Les indigenes continusient a recou- ne & mes services pour leurs blessures et leurs fidvres.lis m'amenèrent un jour un cas qui, aujourd'hui encore, me donne des cauchemars.Un jeune homme, qui coupait des palmes dans la jungle pour en recouvrir les toits des nouvelles huttes, avait marché sur sa machette et s'était coupé le gros orteil jusqu'à l'os.L'accident s'était produit à trois jours de marche en aval de la rivière.Avant de me le confier, ses compagnons avaient tant bien que mal enveloppé son orteil dans du \u201ccellophane\u2019, croyant que ce produit représentait la civilisation et que cette dernière possédait un grand pouvoir Quérissant.Le résultat fut qu'à son arrivée chez moi, l\u2018homme avait l\u2018orteil en putréfaction.La gangrène s\u2019y était mise : le pied et la cheville étaient enflés et brillants comme un gant de caoutchouc rempli d'eau.La première fois que je vis le jeune homme, il était étendu dans sa maison, son pied reposant dans une courroie accrochée au comble.l'odeur dans la hutte était suffocante.Je le fis transporter a l'extérieur par Anchu et étendre sur une grosse bûche.Puis, tandis qu'un autre indigène tenait ma lampe de poche, je commengçai à gratter la partie gangreneuse avec mon couteau de chasse.Je tentai d'anesthésier l'orteil en y vaporisant du chlorure d'éthyle, mais le garçon continuait à se tordre de douleur.Une artère éclata, éclaboussant de sang mes cheveux et mes vêtements; j'appliquai un tourniquet.Je continuai à gratter aussi bien que je le pouvais.Mais vous ne pouvez faire ça indéfiniment, sur de la chair vive.Je soignai la plaie avec de la terramycine et lui injectai de la pénicilline.Je restai éveillée une bonne partie de la nuit.Je savais que, lorsque la gangrène devient trop sérieuse, il faut amputer.Toute la nuit, les mots amputation, gangréne, amputation me tournaient dans la tête.Je me suis dit: si la gangréne continue demain, je devrai lui amputer l'orteil.Si j\u2018attends, je risque d\u2019avoir à amputer le pied; un plus grand délai encore peut me forcer à couper la jambe.Si je retarde trop, l'homme mourta.Enfin, vint l'aube.Je me précipitai vers mon client.Dieu merci, 'enflure avait diminué.Et plus de trace de gangrène ! Quelques jours plus tard, Anchu m'avoua qu'il comptait nous garder indéfiniment.C'est à ce moment seulement que je me suis rendu remote qu'il avait déménagé son village loin de la rivière avec le seul dessein d'empêcher les chercheurs de nous retrouver.À partir de ce jour-là, André et moi n'avions plus qu'une idée : nous évader.Nous avions pensé nous glisser hors du village à la tombée du jour.Nous pourrions atteindre la sortie de la jungle en suivant une petite rivière sinueuse appelée la Savaru.Je l'avais descendue il y avait quelques années, mais je ne me rappelais plus à combien de jours en aval elle se trouvait.Je n'étais pas certaine non plus de reconnaître l'affluent qui nous y mènerait, Même là, il y aurait à faire du portage sur plusieurs milles et nous ne pourrions pas tenir.Il existait un autre moyen : nous saisir de nos deux fusils de chasse et forcer Anchu à nous tirer d'ici.Mais nous ne parviendrions pas à tenir en respect les 100 habitants du village; nous ne pouvions même pas espérer faire marcher à la menace du fusil un petit nombre d'entre eux sur un parcours de plusieurs semaines.Nous comprimes aussi que jamais les indigènes n'avaient eu l'idée d\u2018user de violence à notre endroit et que ce serait une grave erreur que de leur en fournie l'idée, Le chemin de la liberté, nous devions le trouver en parlementant, en persuadant, en concluant des marchés ou, au pis aller, en attendant dans l'espoir qu'un secours nous vienne de l'extérieur, André supportait mal sa captivité.Un jour, il me suggéra soudain : \u201cTu dois refuser de leur administrer des médicaments.Si tu cesses de leur être utile, ils se lasseront de nous nourrir et ils nous laisseront partir.\u2014Cormment pourrais-je refuser de soigner un enfant qui souffre ?\u2014Très aisément, expliqua André.Imagine simplement que tu es là où tu devrais être \u2014 sur le chemin de la liberté.Les Indiens se sont tirés d'affaire sans toi avant que tu ne viennes : ils peuvent encore le faire.De toute façon, pourquoi t'en faire pour une poignée de sauvages ?Surtout cette bande d'ingrats ?\u201d Je pensai sérieusement à ce qu'il venait de me dire et lui promis de refuser le patient suivant.Ce jour-la, j'eus trois personnes à renvoyer : une fille qui souffrait d'une brûlure au bras, une vieille femme qui se plaignait d'un mal de tête, et le fils aîné d'Anchu qui s'était égratigné la joue.Anchu ne se manifesta pas.Le jour qui suivit, personne ne se montra; pour passer le temps, j'essayai d'écrire .puis de lire.J'étais en grève depuis trois jours lorsque, tard un apres- midi, une femme vint me dire qu'un bébé venait de naître.La jeune mère, une infime, faisait de la fièvre et souffrait de (suite à la page #) Retrouvant la liberté après un séjour de quatre mois chez les Indiens Yeykwana, Jean Liedloff robuste qu'elle était à son arrivée dans la brousse vénérzuélienne; elle a perdu quarante livres au cours de ses mésaventures.ta £esy e:quiasou £ Np ourewas \u201cTVNMNOK LILAd JT à \"J'étais devenue LE PETIT JOURNAL, semaine du 3 novembre 1963 tate de la page 31 refroidissement; j accourus chez elle à la hâte.Elle avait une paleur de cendre et perdait beaucoup de sang.Je lui donnai trois injections de pénicilline le premier jour.Le nouveau-né, une fillette, présentait une infection ombilicale; je nettoyas le nombril, le couvris d'onguent terramycine et fis un bandage.Comme je me relevais, je vis Anchu qui se lenait à la porte de la hutte.Il me sourit, et disparut.André ne dit mot tout le temps que je soigna: la mère de l'enfant, ma:s dès qu'ils furent mieux, trois jours plus tard, il revint sur le sujet.\u201cJean, me dit-il, tv dois comprendre que si tu continues à les guétir, ils ne te laisseront jamais partir.\u201d Je promis, une fois de plus.de ne plus traiter aucun indien, Peu de temps après, un vieillard se présenta qui s'etait coupé le pied avec sa hache.Anchu me reclama et |e refusa de me rendre auprès du blessé.Anchu encaissa en silence mon refus.Puis il mannonga : \u201ctl n\u2018y aura plus de cassave.\u201d Je fus renversée.Ni André ni moi n'avions prévu la possibilité qu'Anchu nous accule à la famine.Je n'hesitai plus.Mourir de faim n'aurait rien arrangé, alors je décidai de marcher.J'emplis un sac de plastique de divers médicaments, sa:- sis ma lampe de poche et me rendis auprès du vieillard.Andre était furieux, mais jetais secrètement contente de ma decision.Il n'est pas gai d'avoir à refuser des médicaments à quelqu'un qui en a besoin, même si on a de bonnes raisons de l'en priver.Cependant, tout en soignant les Indiens, je m'affaiblissais.J'avais perdu 40 livres et je ne pouvais les regagner, faute d'appeétit.Les aliments que nous donnaient les incigè- nes étaient mauvais; ils nous nourrissaient de ce qu'ils ne voulaient pas manger eux-mêmes.Nous héritions de la partie de la canne à sucre la plus pauvre en sucre; nous mangions de mauvais ananas, alors qu'ils gardaient les bons pour eux.Nous avions cependant toute la cassave que nous desirions, et nous partagions le peu de viande dont disposaient les villageois.Aucun des Indiens ne nous a témoigné la moindre reconnaissance en nous fournissant un surplus d'aliments.Ce qui se produisait \u2014 et j'avais fortement l'impression que c'etait le plan d'Anchy \u2014 c'est que nous devenions peu a peu les serviteurs de la tribu.Le seul changement dans ce mode de vie survint lorsque je fus appelée à visiter un homme dont ia fièvre atteignait les 104 degrés et qui présentait les symptômes de l'appendicite.Je fis tout ce que je pus pour ie prolonger en lui administrant des antibiotiques.J'avertis son père que je deva:s le transporter à l'hôpital de Ciudad Bolivar, sinon il mourrait.Je traitais alors, depuis quelque temps, un homme dont le dos s\u2019ornait d\u2019une énorme fistule.Quand on me l'amena, la fistule coulait par une incision qu'un sorcier avait pratiquee à l'aide d'un aiguillon de poisson venimeux.Le malade ne répondait pas au traitement à la pénicilline; une seconde fistule s'était développée.Sa femme me supplia de faire une autre incision, mais je refusai, préférant employer un mode de traitement que je saurais mieux contrôler.Un matin, toutefois, je vis la femme tenant un aiguillon de poisson a la main; élle tentait de rassembler son courage, il lui en fallait pour inciser le dos de son mari.Je décidai d'y voir moi-même, mais en utilisant mon petit couteau de chasse.J'enfonçai le couteau, de plus en plus, la face couverte de sueur, craignant de frapper un point vital.Au bout de quatre heures, j'avais réusss 2 drainer la fistule; mais cela n'avait servi qu'à ralentir le progrès du mal.Avec ces deux patients sur les bras, je fis comprendre à Anchuy que ces deux hommes étarent finis s'i ne nous laissait pas atler.Je sentis, pour la première fois, une hésitation chez An- chu.Il finit par me dire qu'il nous amenerait hors de ia jungle, mais que nous devions attendre que de nouveaux canots soient construits pour entreprendre le voyage.Je le suppliai de faire vite.Cette nuit-là, nous entendimes un son étrange qui venait de la maison voisine.C'était la voix d'Anchu; il chantait une mélopée entremélée du bruit que faisaient les gourdes sèches qu'il secouait avec vigueur.Anchu avait peint sa face et son corps de barres fouges, et décoré san cou de graines bleues et blanches.On avait emmené les Jeux patients sous son toit, et Anchu suppliait les esprits de les guérir, li remplisseit le rôle du sorcier.Le bruit saccadé des gourdes et la mélopée se continué- rent nuit et jour durant une semaine.lorsque Anchy tombait endormi, d'autres indigènes prenaient sa place.André et moi attendions anxieusement le dénouement : si les deux hommes mouraient, notre motif de liberté disparaîtrait avec eux.S'ils Quérisseient, il n'y avait plus aucune raison de les amener à l\u2019hôpital.Notre seule chance de salut tenait dans le stabilité de la condition des malades.C'est justement ce qui s'est produit ! À la fin de la semaine, l'homme à le fistule n'était plus que l'ombre de lui- même et son vissge n\u2019était plus qu'un masque cireux.Je suppliei Anchu de terminer su plus tôt son grend canot afin de pouvoir partir sans délai.Finalement, quatre mois eprès notre première tentative d'évasion, le lanternerie d'An- chu prit fin, partie à caute de l'état lamentable des malades, le médecin de la tribu\u201d partie à cause du rapport d'un messager selon lequel un avion faisait cercle au-dessus de la région.Anchu supposa que l'avion avait été lancé à notre recherche et qu'il atterrirait bientôt.Cette nuit-là, il déposa un paquet de cassave à l'entrée de la hutte.Cela signifiait que nous pouvions partir.Je fis mes adieux à Anchu, le lendemain matin, sur la rive, Il me regarda de son oeil unique et, me montrant du doigt, il dit \u201cToi Shirishana\u201d, en crachant.C'était là la pire insulte qu'il put trouver.Shirishana est le nom qu'emploient les Yeykwana pour désigner la tribu voisine, les Sanema, qu'ils tiennent pour des barbares.Je ne répond:s pas.Avait-il abandonné son intention de nous retenir ?Je le croyais, mais je n'en étais pas convaincue jusqu'à ce que nos frois embarcations, portant nos deux invalides et leurs familles, André, moi et les pagayeurs, gagnèrent le milieu du courant.Dans l'après-midi du 12e jour, nous arrivémes dans un village indien du nom d'Arecuna, tous les habitants étaient vêlus d'habits provenant des magasins et la femme du chet possedait une machine a coudre.Nous avions l'unpression d'arr.ver à Paris ! Le même soir, j'entendis le son dun moteur hors-bord et vis bientôt la téte blonde du photographe Ernes! Nukanen.Jetais tellement sais:e que je parvenais à peine à lui parler en ang'a.s, langue que je n'avais pas entendue depuis son depart.I! mavertt que mes amis de New York l'avaient en voyé me chercher et qu\u2019 disposait d'un equipage de ci hommes.Tout duvenait facie Quatre jours plus tard nous atte gnions .e village de La Paragua.J'envoya.Mes deux paten:s Les Indiens Yeykwana sont absolument imprévisibles.Tantôt rieurs, tantét furieux.à Ciudad Bolivar en taxi, on opéra le premier pour l'appendicite et tous les deux furent assurés de ia guenson.Je m'\u2019assis enfin pour dévorer tout le boeuf frais, les oeufs frais et les tomates fraîches que je pouvais trouver.ll ne m'a pas été facile de faire mes adieux à André.Au moment de son départ, a l'aéroport de Ciudad Bolivar, nous n'osions nous regarder.Il était plus que probable que je ne le verrais jamais plus.Cette pensée nous rendait silen- ceux.Après deux semaines de repos a Caracas, je volai vers New York.J'avais été absente 13 mois, dont neuf passés dans ls jungle.Je me demande si j'y retournerai un jour.Je persiste à croire que la luxuriante jungle du Venezuela est le plus bel endroit au monde.J'y ai apprécié la franchise des Indiens, et le fait qu'ils ne connaissent ni la peur, ni la névrose, ni le préjugé.Cependant, qu'on m'y ait retenue de force a quelque peu gôté mon plaisir et je crois en avoir eu assez, pour le moment, de la jungle et de ses habitants.Mais, pourtant, je commence déjà à sentir qu'ils me manquent.Tout récemment, j'ai reçu une lettre d'André; il m'y apprenait qu'il vient de trouver 22 carats de diamant.Ce n'est pas beaucoup, me direz-vous, mais il a la joie d'avoir une vie bien à lui, de mettre à l'épreuve son courage dans la jungle, son habileté dans le rivière.(| est libre comme l'air.Que gagnersit-il de mieux à avoir tous les diemants du monde ? Nous ; ne trouvons § rien de § meilleur que les arachides a mettre dans a HOMOGENIZED PEANUT BUTTER Beurre d'arachide + (ORK MAKES THINGS GOOD AND NUIT\" NONWVY DIHOA0L TAN WERT SD COUV SERA VOA CONTAINS PLANUIS SALI EMULSIFIER AND SUG le beurre d\u2019 arachide York! QUELQUES MOTS AUX MAMANS: En dépit de tous nos essais et de toutes nos expériences, nous n'avons rien trouvé à ajouter à notre beurre d\u2019arachide pour améliorer la saveur naturelle des arachides.Naturellement, nous ne choisissons que les meilleures arachides! Celles-ci sont nettoyées et grillées avec le plus grand soin.Puis, le beurre d'arachide est homogénéisé pour qu'il reste toujours lisse et crémeux jusqu\u2019au fond du pot.Une pincée de sel .un soupçon de sucre .nous n'ajoutons rien d'autre pour améliorer la fine et incomparable saveur du beurre d'arachide le plus demandé au Canada.Bien sûr, nous continuons nos recherches .mais si vous désirez servir aux vôtres un beurre d'arachide vraiment nourrissant .exigez toujours le beurre d\u2019arachide York .lisse ou croquant.EST LE BEURRE D'ARACHIDE LE PLUS DEMANDÉ AU CANADA s-a £ss1 eJquraaou ç np oueuse \u201cTYNUNOC LILJd JT B-6 LE PETIT JOURNAL, semaine du 3 novembre 1963 L'enfant peut-il apprendre à avoir DE LA MÉTHODE?: retrouvera fout Bien sûr ! Et c'est quand on est très jeune qu'on acquiert le pus fac: ement des hab.tudes d'ordre.Voulez-vous que votre enfant soit plus tard une personne sage et nosee ?Enseignez-lui le plus tôt possible ie bon ordre.Apprenez-lui, par exemple, à ranger méthodiquement ses jouets.1l vous en saura gré un jour, car vous aurez grandement contribué à son bonheur.L'enfant habitué à ranger ses jouets, ses livres de classe el ses vêtements n'aura pas de difficultés à être propre et, plus tard, il aura vraiment un esprit méthodique.Questionnaire de psychologie Le bon ordre, évidemment, ne s'apprend pas du jour au \u2018endemain.Les parents do.vent s'armer de patience.Il leur faut souvent recourir à des trucs, à des tours.Car il est sûr et certa.n que l'enfant n'apprend pas tout seul.Pour lui, il est tout à fait normal que le plancher de sa chambre soit rempli de jouets, de crayons, de papiers, etc.C'est tout à fait normal .jusqu'au jour où on lui fait comprendre que c'est intéressant, la méthode.D'autre part, il ne faut pas exagérer.H faut laisser l'enfant jouer; et, pendant qu'il joue, celui-ci doit avoir le droit d'éparpiller ses choses.Seulement, quand il a fin: de jouer, il doit remettre chacune d'entre ees a sa piace.A 5, faclement.Plus tard, \u2018experience lui servira car \u2026 comprendra la valeur des mots eff cacité, competence, bon rendement Que les parents le sachent apprendre a \"enfant à être propre e! à avoir de l'ordre, c'est ui donner une des plus grandes richesses qui soient, c'est l'aider a avoir une personnalite formidable.Parents, vous aimez surement vos enfants, Alors, vous savez sûrement quoi faire.AU FOND DES COEURS Le cerveau oublie-t-il quelquefois ?par Joseph Whitney \u2014\u2014 Les jeunes deviennent-ils plus turbulents ?Plaignons le jeune homme qui les bonnes choses.Aujourd'hui, I n'est peut-être pas inutile de rappeler d'abord ce qu'est le cerveau.C'est une masse de substance nerveuse qui est renfermée dans le crône et qui est le siège des sensations et des opérations de l\u2018esprit (volonté, mémoire, etc.).Non | le cerveou ne peut pas oublier.La mémoire, dit-on, est une faculté qui oublie.C'est faux.La mémoire n'oublie pas.Dans netre esprit, il n'y à pas de passé.Tout est présent.Bien sur, nous ne sommes pas toujours conscients du passé.En d'autres termes, nous CROYONS avoir oublié bien des choses; mais notre cerveau, lui, n'oublie rien.Car le cerveau renferme le subconscient, qui est incapable d'oublier, et qui est en vérité le plus merveilleux entrepôt qu'on puisse concevoir.Le subconscient, c'est le réservoir de tous les sentiments que l\u2019on a eus, et de toutes les connaissances qu'on a acquises et qu'on croit avoir oubliées.Pionnier dans le domaine des techniques chirurgicales qui visent à réduire les dommages de l'épilepsie, le Dr Wilder Penfield fit, il y à quelques années, une très grande découverte.C'est lorsqu'il eut recours à l'électricité avant de pratiquer une intervention chirurgicale sur le cerveau d'une épileptique.Il fit alors, pour la première fois, de l'exploration cérébrale par le truchement de l'électricité.Il trouva ainsi le tissu malade.Et il l'enleva.Pour l'opération, évidemment, l'épileptique avait été endormie.L'opération terminée, le chirurgien redonna conscience à la femme.Puis il injects des courants électriques dans plusieurs parties de la substance corticale du cerveau, et il demanda à la patiente de lui décrire ce qu'elle voyait et ce qu'elle ressentait.À certains moments, celle-ci revécut pleinement des expériences qu'elle avait eves enfant, des choses qu'elle croyait avoir oubliées.ne trouve pas à redire! Quand on n'est pas révolutionnaire à 20 ans, on n\u2019est vraiment bon à rien à 40! Par révolutionnaire, j'entends : intelligent et vivant.Le révolutionnaire est celui qui est favorable à une transformation radicale de la structure politique et sociale d'un pays.Evidemment, à 20 ans, on est porté à exagérer.On manque d'expérience.Et le gouvernement qui ne tiendrait compte que de la turbulence des jeunes commeltrait une grave erreur.Reste que ces jeunes qu'un auteur de langue anglaise a appelés les angry young men rendent de précieux services à la société.lls l'empêchent de s'ankyloser.Les jeunes sont-ils sujourd'hui plus turbulents qu\u2019autrefois ?Oui, sans doute.Mais ils ne sont pas plus furieux.Avant la Seconde Guerre mondiale, il y avait la génération des jeunes silencieux : ils cachaient leur colère en rejelent ce que leurs aînés appelaient alors les jeunes affranchis appellent les choses par leur nom! A chaque nouvelle génération, la révolte des jeunes prend une forme nouvelle.Avec, d'une part, la colère et la vigueur des jeunes, et, d'autre part, la modération et l'expérience des adultes, on à une société qui n'est pas trop mauvaise.Le sage est l'adulte qui sait canaliser les richesses de la jeunesse.Sans donner toujours raison aux jeunes, il n'oublie pas qu'il a déjà été jeune lui-même.Un esprit rebelle aux poncifs, aux formalismes, aux tabous, est précieux, Un tel esprit veut renverser bien des idoles, mais il est capable de s'étonner, d'admirer.Albert Einstein a écrit: \u201cCelui qui ne peut plus éprouver ni étonnement ni surprise est pour ainsi dire mort; ses yeux sont éteints,\u201d Eh | oui, vive la jeunesse | Au fait, n'est-ce pas parce qu'elle possède l'amour qu'elle est souvent en co- Jere ?L'amour, c'est agité, paraît- nm. Uf PERT JOURNAL, SEMAN BY 3 NOVEMIAE 943 NY 3 (gi LP uf A 2 Ww, ; TH | FE $ par 4 J 1) 30 \u201c&/ gy Fd CAR eon CR FRIANDISES pos FN PR ot RIMOSE S20) aT wT TTY FRIANDISES Volo 5 if 3: 74 à.ry A) = 194 a 1 NN 8 [ pe 45 A! a Qi JA y 2 Ù 1] di 4 di _ FRIANOISES Ze = | 3 | Ou et J a ÿ ) EX a po ; a Ce | A ry UY .LF) fr 0) a3 (BY, (AN == Rung Passarve Spadons, op HI SAGA Aphis svmmtonst a |W Cest \u2018nécessaires à Je vais prendre un de ces m sieu Le parfait \u2018a je pourrai ol ausst enfants\u201d, com la vitrine ! eo i let pour ma oN al toujours i [5%] Q a) comme [4 ca = AL FAGALY A LS AT A à 2 Crh HLS or ry) AY = 7 Ir] HARRY Shonren Un nécessair \u20ac est sdacatit idiot mous) Ha Plus tard \u20ac ons rouspeter et ai- voir le film.Pas d'histoires \u2018 Suives- cadeau ist To! J t de 4 te un cadeau 2.3 3-3 (Heat 5 Ay ca @ billets 5] ) 85 [ay N vo 4) Ss 2 oR XC 7 ing 75 Pr LA $ 4 23 \u20ac a CA 2 oud NN VE 7 hb 4 ON CS TTL T 2) py re oH 5 ~~ ci E PEN remis i demain Tentrée | ce faux billet 11 essayé de passer d'autres Oui.et il a ¢ travail d - nez-l por cher M man: Je ne veu y Vite, vite Avant que papa aux.vous (eanme Sy prisen ! - Sa ue ; renez ves ae com No ai ve (a 3 4 \\ RY] 2 gl! > i » r, 3 > (2) NA min À pis) \u20ac 3 5 ic = RS we fs IK sd Parte Py = >) ve y] a 23 {3 (CT [LJ | ; a SONA =\") og ei $ gd) A oh * | WP Last à Ls Fey LA .LP rr re Ilenwesw > 4 ES) hE eX EN S \u20ac pe JT we pme genes) PR g rr er 3 LF ERY Sy NSS oA 3 NO » Ti ° y* = I eA {] 4 a3 ae ot | LE PETIT JOUBNAL, SEMAINE DU 3 NOVEMBRE 1963 vo.Le ul = qe avr @ | H i To * : MCS : @ 9 3BZK f PRESID LR\" i EU) de he S A \u201d 4 W \u2019.= \"2 Raa a) hy oD LÉ > = : = IE MES Pt > pue eee pu) be S11] LE PETIF JOURNAL, SEMAINE DU 3 NOVEMBRE 1966 \u2014 _ \u2014 =, {x = LID AN Bad | Ps i LA JOURNALISTE § Wn, | wore Epuisée, brisée, Lida revient à son appartement après un long voyage dans ses illusions perdues .\u2026.J'ai encore mes amis el ma profession .& moins que le \u201cFlash\u201d n'ait flambé Lida se rend compte fout à coup de ce qui lui arrive.Elle remonte dans le laxi, complètement abasourdie.Ses idées sont Lonnaissez-vous quelqu'un qui habitait ici?Qu'est-il donc arrivé ?Le \u201cFlash\u201d a publié un article sensationnel sur le mariage de son joli star- reporter ! J'suis peiné, Mam'zelle ! Avez- vous des amis chez qui aller ?Ah! C'est vous! Lida la journaliste ! Pas croyable ! Vous êtes méconnaissable ! i) 0 i i A ie - «tt 8 Papal Maman! Mamie | Une lettre de Lida! Nous avions raisoq | Elle à fui dans Æ cet avion ! A 60e =! TR 4 57 ù : 9) Ce feu-là Hubert ! 2c Ed ( (Py = = 0 n'est pas assez chaud 1.LoTR) gti Vs 1 ELL | \u2014- ee ; - = =X >) =z : er Il 31 CM (2) ta LY ; St \\ ; WsthtL a I Od = re, Ÿ LAN wn (oy | ET J ne SF # 2 7 N æ I 1D C3 ry Ip NS =) rd I GE PTIT JOURNAL, SEMAINE OU NMOVEMENE 968 (I) i Zz ~ [ 1 4) TS Ly d (a A ht Ir AL fie A LA a\", rl Ou É y) i= J) .ä OG : ou soni i al 3 Ÿ J} &= : 9 yy 1 QR Ve *H BN on rx =} RX) UBER H LE) A 11 SES | if 55 CE Ll 0 TY Av jardin zoologique Qui rit de qui?OI \u2019 \u2019 ones.lore vo / Cl que et regardez les pensionnaires se livrer à leurs cabrie- les, pensez-vous réellement \u2014 e@e \u2014\u2014 qu\u2019il donnent leur numéro pour vous amuser ?Détrom- pez-vous | C'est vous qui êtes plutôt pour eux une source N d'amusement.C'est une des découvertes 4 qu'a faites le Dr Desmond A Morris, un éminent zoologiste et conservateur des mammi-| fares au zoo de Londres.vy 2 s'est livré à des études sérieuses sur les problèmes et le! tsomportement des animaux ten cage et fait rapport de ses trouvailles à un congrès de zoologistes | \u201cLes animaux forment le \u2014e6@$e public, dit-il carrément.Et ils se livrant à ce sport pour se procurer un peu de variété, (la $961 G:QUIMAOU £ NP euteUS \u201cTYNUNOP LILEd TT Le papier de toilette Facelle \u201cRoyale\u201d double épaisseur est plus ajouter de l'intérêt à leur en- doux que les papiers simples de marques connues; et parce tourage\u201d.qu'il est jusqu'à 62% plus épais, il est aussi plus résistant.Le gros ours d'Amérique Chaque feuille est d'un fiers plus longue.un nouveau format qui quête si gentiment des noix de la foule qui l'observe ne les désire pas tellement On le nourrit largement.Et de toute façon, ce n\u2019est pas une poignée de noix parci parla § 777 7 TT - AE qui pourrait remplir son gouf- a a A fre d'estomac.Surveillez-le § ; VE ee : lines 7 bien attentivement et vous K ÿ \u2019 ; Cop remarquerez que, bien sou- j = \u201c vent, il ne se donne même pas Ÿ Z ; ; la peine de porter é sa gueule A Te ; C RT les noix que vous lui lancez.§ 7) ; ; \u2019 ; Ça l'amuse tout bonnement de voir les gens lui lancer des choses |! a appris, par l'expé- rence, que les humains se laissent facilement prendre à ; FU 5 \u2019 ; EPAISSEURS ce jeu, il n\u2019a qu'à faire un si gne.et les pantins lui obérs y , 4 \" sent ! _ 7 i 3 - ; Problème de survivance ! A / i .que vous trouverez plus pratique et plus économique.\u201d S'il se livre à ce stratagème, c'est qu'il s'ennuie royalement MARQUE et cherche une diversion à sa routine.Et vous savez que l'ennui, chez les animaux en- MAGNIFIQUES cagés, peut menacer leur san- COLORIS te et même leur vie.BLANC Pensez aussi au manque ROSE de contacts avec autrui, avec leurs confrères animaux ! C'est le public qui devient la seule source de divertissement.Que dire des singes ! Ça ne leur prend pas grand voir à quoi s'en ; \u201c \u201c Lo oo.; .; SP eur ares, les hu.Le papier de toilette Facelle \u201cRoyale\u201d double épaisseur est fair avec le même papier supérieur que celui des mains; ls découvrent rapide- mouchoirs Facelle.C'est pour cette raison qu'il est si doux et si remarquablement résistant.Ces photos ment des trucs.Même chose non retouchées vous montrent pourquoi aucun autre papier ne peur « comparer à Facelle \u201cRoyale\u201d, pour les éiéphants qui agitent leur trompe et s'aspergent devant la foule, pour leur plai- 7F.jo» (WBR go: 1 Sd sir.Les chimpanzés appren- bus - y ed \u201cor = nent à cracher dans la face| > Tru Q 1 : des gens, ce qui emballe plus: Press \u2026 a.ou moins certains visiteurs.à \u201cC'est parce qu'ils en viennent à en avoir marre des gens qui les envisagent et ils veulent absolument apporter un élé al! tar ud ment de nouveauté\u201d, déclare le Dr Morris.BEAUCOUP PLUS DOUX! NOUVEAU FORMAT PLUS PRATIQUE! PROTECTION HYGIÉNIQUE! \u201clis s'ennuient, comme les.Ce papier ordinaire.six Facelle \u2018Royale\u2019 est Une feuille de papier Une feuille de Facelle Facelle \u201cRoyale\u201d est présenté dans un emballage humains.lls font des grima.| fois grossi, révèle sa fabriqué d'une façon ordinaire est longue Royale\u201d à 6\u2019\u2014un exclusif de deux rouleaux.Lorsque vous prenez ces, des gestes quelconques ! texture tugueuse.différente .il ne d'environ 44°.nouveau format que un toulesu .l'autre teste enveloppé dans son , geste \u2018 postide pas cetre tex.\u201cFous trouverez plus propre embailage.Seul Facelle présente son ps- juste pour voir ce que ça va ture rugueuse et c'est ratique et plus pieravec cette pratique protection supplémentaire.donner.Les chimpanzés sont pourquoi il est si te- - onomique.joliment intelligents, et ils marquablement doux.des store.Toor ar Essayez aussi le mouchoir Facelle \u201cRoyale\u201d format ordinaire on river, par exemple, de cracher grand format; c'est le plus fin papier que vous puissiez trenver.en plein milieu d'un groupe d'écoliers ou d'enfants turbulents.Cela produit toujours une réaction or forte.L'expé- Dès que vous connaltrez rience leur à enseigné que les rn .enfants réagissent davantage que les adultes.\u201d | vous ne voudrez plus de papier ordinaire! Vosaite Compony Limited, wae Hale do Canam Intoraaiinanl Paper Company \u201cFossiie ol \u201cRoyle\u201d sont Gte Marques 00 spares 64 focetie Componz Lio.i er mae ee mam mmr rer \u2014\u2014\u2014\u2014 LE MTIT JOURNAL, SEMAINE DU 3 MOVEMBRE 1963 rove osé Que foire ovec des gens qui ne comprennent [) 0 pos le F caractère sacré de l'assiette uv souper ?Fr Tdiot * .v 1} veut obtenir diot ù l'autographe de Foerge.enlève la ouate V Tuerois PF oh! c'est 1e Sont-ils vi M.Pilote ! de tes oreilles, vraiment fameux Léonard Pilote .e c'est SL \u2018 SERGE Fo local ! \\ Sane dan 7 qui dirige En apprenant qu'on ait \u201cHaydn\u201d, il adit : De qui?- t Lrouvons Serge.je te Ah! jeune homme: Au signal, il faut tirer ! Ça commence.le avant pplésate M veux tu fin aider Mais.prends garde de pointer Pape ei berge n\u2019est qu'il ne fasse ses gaffes par en haut ! \u201cL'ouverture Maintenant ! Tire \u2019 Serge, mécréant! Tenant ! Qu'est-ce que tu fais ?! L' joue où Mata-Hari fut fusillée comme espionne, sa fille Banda n'avait que dix-sept ans.Banda savait peu de chose au sujet de sa mère, et encore moins au sujet de son père.Les pareuts qui l'avaient élevée à Batavia lui avaieut appris que son père avait disparu.\u2014 JM a aussi bien fait.ajoutaient- ils.C\u2018était un bon à rien.Un ivrogne Un joueur.fl battait ta mère.Ta mère qui est la plus grande danseuse d\u2019Europe Quand l'enfant demandait pourquoi sa mère ne venait pas la voir, on lui expliquait qu'elle en était empêchée par lo guerre.Banda écoutait avec attention Quand on lui parlait de sa mère, de son pere et de son petit (rére qui élait mort, ses yeux sombres se remplissaient de tar mes.La jeune fille ressemblait beau coup à Mata-Mari.Mais elle était plus belle encore En octobre 1917.Banda reçut la der mere lettre de sa mère.Elle portait le cachet de Vincennes, en France \u201cMa chère enfant.\"J'ai beaucoup de choses i te dire Ft pourtant je peux l'en dire si peu Ma vie touche à sa fin, M est 4 heures du matin Dans deux heures je serai morte sans avoir eu la chance de te revoir.Tu n'étais qu'un bébé quand je t'ai quittce Je l'en prie, crois-moi, je n'ai rien lan de mal.Mais les lois de la guerre sont cruelles.On ne me fera pas grâce Per sonne ne peut m'aider, pas Même mes nombreux amis \u2018J'ai eu une bonne vie.Si elle ne fui pas toujours heureuse, du moins a-t elle ete bien remplie Nous nous sommes tre peu connues toutes les deux.mais tante Rose m'a toujours envoyé tes netes de classe Elle dit que tu es intelligente «* belle \u2018\u2019Jétaus très jeune quand je suis allew à Java.J'aimais ton père C'est le ch mat tropical, l'alcool et la mort de ton frère qui ont fau de lui ce qu'il etit devenu Un jour, il a essayé de me tuer J ai du le quitter \u2018Maintenant, d'autres vont me tuer Je n'aurais pas dû me séparer de tos Mais.desormais.tu vivras mieux < Je ne suits pas pres de toi Je mourra en pensant à toi \u201cJe te demande de prier pour mot Je te demande de penser à moi comme 4 une femme qui ne voulait pas mal aœir mais qui n\u2019a pas su lutter contre le destin \u201cAu revoir.mon enfant.Tache d aver une vie heureuse cl de ne pas me de tester \u201cTa mere.Margarida Gertrud Zelle MacLeod Banda lut celte lettre.Puis elle la relut et elle se rendit à l'église pour prier.Elle pria pour sa mère, Mata Hari, qui avait laissé derrière elle une piste de sang.Banda ne parla jamais de la derniere lettre de sa mère.Peu de gens connurent son secret Elle dit à sa tante qu\u2019elle voulait devenir institutrice, être indépendante.vivre scule Le soir même.elle alla habiter avec tn (onctionnaire hollandais, un homme d'un certain âge qui fut à la fois son ami, son père el son maître.Il avait quarante ans de plus que Banda, Mais elle l'aimait beaucoup et voulait l'épou ser.Lorsqu'elle le lui dit.il sourit et secoua la tête \u2014 Non.ma chère enfant, dit-il J'ai me bien l'avoir prés de moi J'adore te gâler comme si tu dais ma fille.Mais Je ne veux pas que tu sois obligée de me soigner quand je serai vieux el malade anda exécuta le plan qu'elle s'était tracé.Elle alla à l'université et elle devint institutrice.Flle se passionna pour la cause de linstruction des indigenes et.grâce à elle.on ouvrit de nouvelles ecoles dans les Îles.; En 1855.Banda eut le chagrin de perdre son vieil ami.Il lui laissa une fortune considérable.Fi lui laissa aussi beau: coup d'amis parmi les fonctionnaires hollandais.; En somme.Banda avait une vie agréable.Elle aimait sa profession Elle aimait les enfants.Banda était reçue partout.On apprè- ciait, sa beauté.son e nme ol sa Sultu- re.Tout en restan iquemen ac card avec les Hollandais, elle était portée à comprendre mieux qu'eux les problèmes des ens.à La guerre éclata en 1939 et.au début, Java se trouva tout à fait hors du conflit Aux diners que donnait Banda.venaient des diplomates, dex journalisies et aussi des espions.En samme, loutes sortes de gens qui voulaicn connaître le dessous des cartes.Angle La guerre changea de face.L'Angleterre resta seule, terriblement menacée Puis les Japonais attaquèrent Singapour.Vint ensuite le coup de tonnerre de Pearl arbor.Les Japonais occupèrent une ile du Pacifique après l'autre.Peu im- portait qu'elle eùl appartenu aux Français, aux Anglais, aux Hollandais ou aux At le jour arriva où les trou in arriva où les japonaises débarquèrent à Java.Elles établirent trois téles de pont, puis envahirent tout le pays.La plupart des Européens prirent fuite.Mais les indigènes demeuraient sur place.Les Japonais leur avaient promis leur indépendance.En 192, Banda comprit qu\u2019elle ne pouvait rester indifférente à la guerre cle pensait souvent à sa mêre qui avail été le jouet de deux belligérants et y avait luissé sa vie.; Un jour, pendant sa classe, elle réunit autour d'elle ses enfants indonésiens aux grands yeux sombres.\u2014 le monde est comme une grande roue, leur dit-elle.En haut de la roue se trouvent les gens qui sont au pouvoir et qui écrasent les petits placés sous la roue.Mais le temps passe, la roue tourne.Peu à peu les esclaves arrivent à leur tour au sommet.Ft les tyrans se Lrou- vent écrasés sous la roue.Le lendemain.Banda reçut la visite d'un colonel japonais.Il la satua très bas Puis il lui fit un petit discours en la re- satdant bien dans les yeux.\u2014 Madame, quelqu'un m'a rapporté le sujet de votre dernière leçon Je ne crois pas qu'elle soit bien choisie pour les enfants indonésiens.Souvenez-vous que nous sommes venus ici ur libérer le peuple javanais du colonialisme hollandais.Aujourd'hui, nous leur donnons de la nourriture.de l'argent.Un jour.nous leur donnerons leur liberté.Je vous suggère de traiter ce thème dans votre prochaine leçon.11 claqua ses lalons et partit.Banda W Ailleurs .en La \u2018\u2019capsule\u201d va n'y atterrir à pas de cherche le Pauvie prospecteur papa | Tout ça lui donne la frousse un autre \u201cexpert\u201d * Personne er - Ft ma fille, 1s * ne te veut | . AN] Lz Ce ES (9 Cu y Né a i) = ats === tad T= I~ \\ 83 \u201c¥ FN (x #2 SES = 31 creer, fi v xf f Ce à 1 gi ; 4 > a3 mayan eed \u2018eve 2s i Q El I it i : 3 1.ig 1 LV dsl milite = PR = GN i #Ÿ RE / i) 5 W \\ = >38 GG * J mn Hl AF PONT JOURNAL, SEMAINE OU MOVEMBRE 1960 A, Se A li 5 EN in da a) C (Sr D % Ur À Z Se Er Vin ou 20 st ( 3 | Fe 33 its 3 Ÿ + is $- \\ 3 Tee § ve) 53 |.» RT | in f Es ES (1) Ts 1 ha SW | 0 fe 4.Gx bE i: 5 == £3 MONSIEUR SAINT-GALLON Cali TR] + Q \u201cpe Re ~~ Tiens, c\u2019est Fheure d'aller prendre un café | PES Vous savez, moi, pas de café, pos de travail | à, ae MSN Où est-il donc passé CR maintenant ?; Heu, il est allé boire un AUTRE L\u2018animal | Il s'absente au moins 10 fois par jour.HUM 1 Comment, il n\u2019est pas Vérifiez ces factures et PLUS D'ABSENCE POUR LE CAFE | PLUS TARD Nous waver pas encore - 5 vérifié ces factures, hein, l'ami Ephége ! Peind, patron, mais je ne puis travailler sons boire du café | TU PARLES ! Sans café, il ne travaille pas et en commission, il ne travaille pos non plus | Ben.il est revenu ot est report Z=>IMOZmr mr Vous comprenez, l'espère que je n'aurai pas à dorlotes ainsi. LE PETIV JOURNAL, SEMAINE DU 2 NOVEMBRE 1963 MONSIEUR SAINT-GALLON Y a pos à dire, ie suis l'acteur le plus doué au monde, St-Gallon ! ; En plus d'être BEL Vois ce noble menton ° et ce nez classique.; HOMME et d'être Et ce n\u2019est pos extrêmement TALENTUEUX, je suis BRAVE et HÉROIQUE ! PAR EXEMPLE, DANS UN DE MES FILMS, JE LUTTAIS «li belle appo nee Eni Abstraction faite de tout le vent de TALENT | qui te gonfle ! > 0 % pr oO 090 1 mme Tonnerre ! Ce qu'il est plein de lui- Parce que je suis héros de films, je dois jouer des scènes vraiment dignes même ! d'un héros ! CN æ- , J \\ 1 T DANS UN AUTRE, JE ME JETAIS EN PARACHUTE D'UN AVION EN PLEIN VOL! ET QUI PEUT JAMAIS OUBLIER CE ROLE FAMEUX OÙ J'AI DO GRAVIR UNE MONTAGNE ESCARPÉE ! ° °2° oO AA Sa RIN yy C'étoit vraiment des houts faits, n'est-ce pas, Saint-Gollon ?J'ai PAYE pour aller voir ces fameux films ! 8 PETIT JOURNAL, SEMAINE OU 2 NOVEMBRE 1060 2 J'ai gagné ! Le Surhomme .accepte de me rencontrer dans un combat égal.k morceaux ! Ce sera une lt ne se servira pas de ses pouvoirs 2 N .de Surhomme .boucherie incroyable 3 Sur une planéte comme Krypton, qui a un i A ; .BLA Stone ae pd ee rm av PE vus era evr oe rover ce Ne \u2018 cette planéte-ld.7 Alers, dans va immense désert.vérité va Dientét sonner.Alors * Vous aver peur ?l\u2019eui être avez-vous Le monde entier souhaite R pe - 5 vo changé d'idée ! Quant à ia victoire du a ; D a 6 - Le monde ce SA vit un suspense peeled A 40e IN [J .\u2014 L'arène est prête ! Luthor, portez 3 premiers coups | Un sentiment de culpabilité.ou un triple menton ?Que veulent-ils cacher, ces barbus ?æ par Terence Halloran ll v a bien cinq ans de cela, Castro, le Fidel rebelle, jurait qu'il ne se raserait le menton que lorsqu'il aurait réussi à donner un \u201cbon gouvernement\u201d | à Cuba.Comme la barbe à Fidel est plus broussailleuse que jamais et qu'il n'a pas réussi à décrocher la popularité mon- disle comme chef politique, ; duit-on conclure que les barbes auraient quelque association avec le sentiment de culpabili- | té 7 lle toute façon.les représen-' tants officiels de la British Eu-: ropean Airways, que leur travail met en rapports constants avec le public voyageur de l'aéroport de Londres, ne peuvent garder la barbe que si cette dernière répond aux exigences de leur li- £ne aérienne.\u201cll y a barbe et barbe\u201d, déclare de façon menaçante le surintendant de la BEA.ll sem ble que si l\u2019on tient absolument à porter la barbe, cette dernière PETER USTINOV .serait-il accepté ?des manifestants du mouvement en faveur du désarmement nu-| cléaire.\u2018Ces individus portent la barbe dans le but de cacher leur menton fuyant et leur totale immaturité\u201d\u2019, disent les critiques Mis un lot de partisans du mouvement déclarent que les plus extravagants barbus sont de simples beatniks passionnés d'exhi- devra avoir une taille impecca- bitionnisme, qui ne prennent part ble: le modèle de l'âge de pierre à ces démonstrations ue lors- ne conviendrait nullement à l\u2019âge | qu'ils se savent dans le champ de de la fusée.pas plus que la barbe on des caméras.P de naufragé ! On peut se demander lequel des barbus suivants aurait été Pourquoi porte-t-on la barbe ?On dit facsiement qu'une barbe \u2018la mâchoire, Elle est artistique, \u201c normes de leur temps.La barbe | jeune, légèrement gallique, et de Keir Hardie pouvait rivaliser accepté s'il avait posé sa candi- cache un menton fuyant: elle peut duture comme préposé aux ren- tout aussi bien masquer une mê- seignements derrière le comptoir choire allongée, vu encore recou- de la ligne aérienne : Bernard Sbaw ?Édouard VIL 7 Carlyle ?\u2018ézanne * Tolstoï?Conrad \u201d Brahms?Marx ?Tennyson ° Freud\u201d Cumment recesrait on Peter Ustinov ?Cerlaines barbes ont eu très mauvaise presse ces dermuers temps On rapporte des cas de congédiement d'hommes qui le aient absolument à porter la barbe \u2014 un préposé à l'entretien d'un cercle social à une base américaine de l'air a été ren: voyé parce qu'on jugeait sa bar- Mais be antihygiénique.pour- FIDEL CASTRO .culpabilité 7 que: y aurait-il plus de microbes dans une barbe que dans loute une chevelure ?On a aussi remercié de ses services un inspecteur du servi- ve de l'eau parce que sa barbe était censée indisposer les con- sommaleurs, Peutêtre un mys-; térieux instinct a-t-il averti les autorités municipales qu'un homme à barbe ne pouvait afficher que fort peu d'intérêt pour des robinets qui ont des fuites et de l'eau qui goûte mauvais ?| Les plus violentes critiques ont | été émises à la suite de la diffusion, tant dans la presse qu'à la télévision, de photos de barbus étranges aux premiers rangs ader pour pécheurs Sur Ja canne du pécheur au lancer, on fixe un petit apparcil ui, dès qu'un poisson lou Je! ), allume une petite lampe élec- rique.\"est r la pêche nocturne: essentiellement que ce \u201cradar\u201d a été mis au point.H permet oy pécheur, qui pe peut surveiller deux ou trois cannes à la fois, d'intervenir pour ferrer et ramener sa prise aussitôt que la petite lampe donne l'alerte.secsessessecresses vrir un triple menton.Mises à part les plaisanteries \u2014 peut-être aussi vicilles que ce pileux Aristophane, qui, il y a de cela 2.000 ans, disait que la barbe servait de couverture à la poitrine des honnêtes gens et de déguisement aux contreban- diers\u2014 cet ornement a-t-il quelque autre utilité ?Un jour, des paroissiens de l'église de Hampton.dans le Middiesex, deman- dérent à leur curé pourquoi il Jaissait pousser sa barbe.leur donna les raisons suivantes : Ca amuse les grands bé- bes aux cérémonies du baptême: ça intrigue les petits enfants, ça semble inspirer confiance aux viseaux et aux béles: et ça aide diablement les gens à m'identifier.\u201d Combien d'hommes laissent pousser leur barbe par vanité ! Ils croient que non seulement Ia barbe leur dunne une apparence de dignité \u2014 var elle fail aise.ment passer pour avoir 30 ans un gars qui n'en à que 22\u2014, mais qu'elle leur confère de la personnalité.ce qui fait que le quidam devient quelqu'un.Sir Compton Mackenzie.auteur célé- bre qui arbore la barbe la plus svignée, n'est pas du tout de cette opinion .\u2018Je puis toujours voir l'homme à travers sa bar- Pour se permettre le port de la barbe.un jeune homme doit être très sérieux.Lorsque vous la laissez pousser pour la première fois.on dit de vous : \u201c11 paraît bien plus vieux\u2019, et si vous la conservez durant des années, on dira : Il ne change pas.\u201d C'est vraiment tout un avantage ; L'auteur dramatique Benn, Levy \u2014 qui ne se trouve ni mieux ni plus mal depuis qu'il à le menton bien garni \u2014 a trouvé un avantage pratique au port de ia barbe : i) a écrit un lot de textes durant le temps qu'il aurait autrement dû consacrer au rasage quotidien.1 Les barbes nous sont offertes en plusieurs modèles et formes.La plus respectée est celle de tri be.arche \u2014 la carrée ! M.Nu- ar Gulbenkian, le magnat du! role arménien, arbore une | légante barbe argentée qui doit sa naissance au hasard.\u201cEn 1945, je souffrais d'un mal de| gorge qui m'empéchait de me raser, dit-il.Depuis ce temps.je me rends une fois par semaine chez mon barbier.Il m'arrive aussi de tailler moi- ma barbe en utilisant un miroir, une paire de ciseaux et une ton- 11 donne cet aperçu de I\u2019 ciation féminine : \u2018Si une fem.sed me embrasse un homme à barbe les femmes.Quant à la barbe l'Eglise orthodoxe.Le plus pres soyeuse, la sensation est douce, du type \u201cmarin\u201d, c'est ia \u201cmé- tigieux de tous les rebelles, Lé- Si la barbe est forte.elle Jui : phistophélienne plus fournie.nine, portait une toute petite blesse la figure.Si elle est com- Plus broussailleuse encore, la bar- barbe pointue.et un autre re me de la broche.c'est un sym: be romantique du id \u2018\u2019explora- belle, devenu par la suite 1'em- hole de masculinité.teur\u201d, celle qu'on fait le plus pereur Napoléon HI, en arborait Des barbes et des couleurs .' impitoyablement disparaître \u2014 une aussi pointue quoique beau- La barbe \u201cméphistophélienne\u201d et pourtant celle dont l'utilité coup plus fongue \u2014 qu\u2019on devait appeler \u2018l'impériale\u201d.outes ces figures historiques \u2014 incluons Verdi, Brabms, Lincoln, le roi George V, Longfellow, Van Gogh, Victor Hugo, Ernest Hemingway et le tsar Nicolas II \u2014 ont une chose en commun : aucun d'entre eux ne portait la barbe pour obéir à une mode, et aucun ne songeait à la laisser pousser ou à la raser selon son caprice ou dans le but d'impressionner les autres.ou élisabéthaine s'harmonise par- était la mieux justifiée.faitement avec les sourcils en| Voilà pour les barbes contem- pointe.Elle convient aux écri- poraines.Il est cependant plus vains et aux artistes.mais ne difficile de classer celles qui donne pss une juste image du appartiennent à l'histoire.Les politicien et est absolument hors hommes qui les ont illustrées de question pour les membres du ont été des rebelles \u2014 Marx, Par- clergé.; nell, Garibaldi, Castro, Jomo Vient ensuite la barbe en col-, Kenyatta\u2014, et comme eux leur lier, qui emprunte la ligne de barbe ne se conformait pas aux 1 anqusaou ç np auteurs \u201cIVNUNOK LILId FI suppose un goût pronon VENTE! COMMENCEZ AUJOURD'HUI À CORRIGER LA SÉCHERESSE DE VOTRE PEAU AVEC LE TRAITEMENT SKIN DEW D'HELENA RUBINSTEIN CRÈME NETTOYANTE HERBESSENCE GRATUITE AVEC L'ÉMULSION HYDRATANTE SKIN DEW VAUT 1025 COUTE 6.00 Faites profiter votre épiderme des bienfaits Incomparables de Skin Dew, le traitement de beauté invisible qui hydrate l'épiderme 24 heures par jour.Appliquez-le sous votre maquillage pour qu'il humidifie en profondeur.Avec l'achat de Skin Dew, vous obtenez gratis, la merveilleuse crème nettoyante Herbessence qui humidifie et clarifie l'épiderme .laisse la peau propre, prête à absorber Skin Dew.OFFRE DE PRÉSENTATION VAUT, 6.00 COUTE 3.75 pour avec celle d'un patriarche de ® 0 0 0 0 00 0 0 | pour quelque temps seulement Dans tous les principaux magasine Helena Rubinstein B-36 LE PETIT JOURNAL.semaine du 3 novembre 1963 XL (2a Pauvre papa ouistiti! C'est dans l'abvorbant travail de leur toilette que les ouistitis révèlent vraiment les moindres détails de leur robe.Le pelage est suseux el doux.ravè de noir, de blanc.de jaune et de rouille, asev des favoris neigeux qui trancheut nettement sur le fond de poil sombre, Le ouiatiti peut gémir comme un jeune chiot, miauler comme un chaton et caqueter comme une pie.ll fait même entendre, parfois, un son guttural et plus grave comparable au bruit du klaxon.rôles de ouistitis ! dit-on.Mais l'existence de ces nains est-elle aussi drôle qu'on le croit ?J'ai vu ces temps derniers, dans un appartement de Paris, naître deux bébés ouistitis.lls ont aujourd\u2019hui plus d\u2019un mois.marchent déjà tout seuls et se risquent avec des gestes maladroits et la frayeur la plus comique à quitter le dos de leur père.dans l'habitude qu'ils ont prise de ne guère compter qu'à l'heure des tétées sur la tendresse de maman ; Spectacle passionnant et surtout rarissime * Cuvier citait en 1819 le premier cas de reproduction de ouisli- tis apprivoisés.En 1844.Geoffroy S1-Hilaire annonçait le second à l'Académie des Sciences et.depuis, s\u2019il est vraisemblable qu'on en ait observé bien d'autres.la rubrique en est très restreinte.à notre connaissance tout au moins Le plus esclave des pères On a peine à imaginer le volume que représentent ® , \u2019 deux petits singes nouveau-nés, dont le père :Bamin aissez or e au omne - p 3 pénétr er uans votre demeure le feuillage multicolore de l'automne + faufile dans nos demeures et vient dévorer nos tables.Joiznez-s des fruits.une racius ou du bois d'épave, et vous avez un ensemble déc reeriqque ratif plaisant à Voeil et ée Dans une base de boi doe liane hen seches que vous avez peintes où = verni, vous fixes bar tee.une peu de glaise tiendra lieu de le Vu gré de votre inspiration, vous v + cher des feuilles d'érable auxquelles une Ire couche de Cire conservera leurs teintes Cau de pourpe.Les fruits actificiels, ace vochés aux méan des Fun bois d'épase.font merveille comme soute de tale.[es herbes des Camps: moutarde, blé nau 5e apposteron( de l'éclat à votre table.une fais tee ouveutes d'une teinte jaune, or où fauve 7 ln rs) = A Chez les ouistitis, c'est le père qui a le sein d'élever les enfants et s'il ne s'occupe pas de Lond + euilles brunies et de roses sauvages 4 teinte café.sa progéniture, la mère va le chercher par la Magnifique, ce centre de table 1 Il se compose see le > bons, les ases i int queue et le ramène à son devoir.de fleurs et d'herbes des champs disposées avec Fo Dade de bie, los a © antiques en we 4 an-* et la mère \u2018Kara: 3 ans: mesurent ; grâce et bon .La dispesition en pyramide ve les jueres de verre fumé conviennent admi- an-» et la mère \u2018Kara: ans\u2019 mesurent, au maxt produit toujours un bel effet.valol-ment à ces arrangements décoratifs.mum, six pouces et pésent le poids d'un moineau ! Au départ.les bébés ouistitis ont à peine un pouce et semblent nus.Huit jours plus tard.ils sont déja velus et s'agrippent tant bien que mal au ventre el aux flancs de leur père puisque.chez ces parents étranges.c'est Monsieur qui a tous les soucis.atre mois de gestation (140 jours exactement».Madame estime que c'est suffisant.que c'est déja beaucoup pour un si petit ventre.Elle a souffert ensuite toute une nuit pour mettre bas sans une plainte.sans un cri.Il lui faut aujourd'hui.quatre ou cinq fois par jour, allaiter sa marmaille.Cela suffit! Au père de s'occuper un peu de sa rogéniture ! Et le père.qui connaît la loi de son espèce.prend en charge le premier jour ses deux petits.s'est lui qui se réveille la nuit (car tous les ouistitis.en dehors de leur sieste, dorment de 13 à 14 heures* pour les conduire à leur nourrice qui les lui rend tout aussitôt.S'attarde-l-il à discuter avec Pitou \u2018un autre mâle adulte qui vit dans la cage avec eux\u2019.la mére les rejoint, tire son époux par la queue.l'oblige à reprendre son bien, à s'occuper, bon gré mal gre.de sa progéniture, qu'elle lui colle sur les bras.Une coutume assez répandue Qu'il s'agisse de tigres ou de chardonnerels.pareille division du travail est assez répandue dans le monde des bêtes mais.dans aucune espèce, dans aucune [a- mille, elle ne prend un semblable aspect de brimade pour le mari.et l'on comprend fort bien l'opinion de Pitou le célibataire qui s\u2019est contenté simplement d'assister en témoin tranquille a ce mariage.Qui sait?Pitou avait peut-être été, jadis, lui aussi.un époux et surtout: un père! .l'expérience suffisait.Les ouistitis, malgré leur masque d'homme, leurs s d'hommes, n'ont pas l'esprit d'imitation qu'ont tous les singes et ne sont pas compréhensifs.Personne n'a pu les dresser.La moindre inquiétude, la moindre frayeur, tournent rapidement chez eux à la ponique.Un décor différent, un visage inconnu, un geste ou une voix qui les surprend, et ies voilà hurlunt, criant, mor- dant sans qu'on puisse les rassurer ni les calmer.Sls Trois chandelles de teinte orange brôlée, parmi déplolement flours artificiels sont, plus encore peut-être que les chats, victimes de nichés conferteblement dans des branches of des fouilles.Le ne wh de bois.leur sympathique.C'est une symphonie der, de vert, de brun et d'erangé.Splondide | \u2014_ asseoir cet : Les con soil, de beauls d Adve Vous avez appuis, Mi semaine derniere.4 utiti estains trucs pour la pose votre don de de votre po .de votre que.i e quelques petites régles de maquillage et de soie à suivre quotidiennement pour l'entre votre beauté et la réussite de votre maquills Les lévres, pour être nettes.doivent être dessinées au cravon.Ou en trouve qui cont du ton exact du rouge à lèvres employé.Un vieux true.mais toujours valable pour que celui-ci tienne bien.est de l'étaler soigneusement dans les limites dessinées.puis d'appliquer une bonne couche de pou- die.Sane esuver celle-ci.on passera une seconde fois le rouge à livres où le pinceau.Le pinceau est préférable.mais c'est un peu plus long.En tout cas.n'oubliez pas le trait de vravon.Ce cravon est liés sec el fait une sorte de petite barrière qui empêche le vouge de étendre où il n'est pas souhaitable.Pratiques quotidiennes Avez une petite brosse dure vez pour brosser bien a fond | © qu'il n°4 demeuse aur eu de poudre.Cela fait 1 i vos cheveux sont sains, brossez der abon- rent chaque «oir.Votre mise en phi souffrira pas.Quand vous vous voilfez le matin.mettez un peu de laque.Finement vaporisée.elle maintient la chevelure en place.les laques sont conques de telle fa qu'elles ne poissent pas les cheveux el que le tu detement.vous ubilise- res heveun, age du soir des en débattiasse Ne faites pas fi des laits hdiatants que l'on trouve maintenant pour le corps.Une petite quantité dans la paume de chaque main peut vous per mettre d'adoucir l'épiderme du corps tout entier.el vette pratique quetidienne sous a
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