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Le petit journal
Riche en images, un hebdomadaire populaire qui témoigne de plus de 50 ans de la vie québécoise et internationale. [...]
Dans les années 1920, Montréal est une grande ville en pleine croissance économique, financière et démographique. Une partie du nouveau prolétariat urbain n'est pas attirée par les journaux politiques à grand format mais plutôt par les tabloïds illustrés, faciles à lire dans le tramway, mettant l'accent sur les faits divers et le divertissement. Ce nouveau lectorat préfère la photo au texte, le reportage à sensations aux articles de fond.

C'est dans ce Montréal des «années folles» que naît l'hebdomadaire Le Petit journal. Fondé par Roger et Roland Maillet, cette publication continue, en lui donnant un nouveau visage, le journal Le Matin qui paraissait depuis 1920. Le Petit journal promet d'être «indépendant des partis politiques et des trusts» et aussi «le journal du peuple avant d'être l'organe des partis ou particuliers» (éditorial du premier numéro, 23 octobre 1926).

Ciblant une clientèle qui se contente de lire un journal par semaine, Le Petit journal s'affiche bientôt comme «le plus grand hebdomadaire français d'Amérique» et offre pour 5 ¢ des douzaines de pages de faits divers, un roman feuilleton, des pages sportives élaborées et des bandes dessinées, et surtout de très nombreuses photos. Tous les membres de la famille y trouvent leur intérêt: chronique sur l'automobile, courrier du coeur, vie mondaine, mots croisés, mode, activité boursière, annonces classées, etc.

Conscient de l'engouement qui se développe pour le cinéma et la radio, Le Petit journal consacre une bonne partie de ses pages aux nouveaux films, à l'horaire des stations de radio et aux spectacles de cabaret et de burlesque. Les descriptions détaillées des matchs de hockey, agrémentées de photos des joueurs favoris, donnent aux nombreux amateurs la sensation d'y avoir assisté.

Autour de 1935, l'hebdomadaire tire à près de 70 000 exemplaires. Après la crise économique des années 1930, ce sont les événements de la Seconde guerre mondiale qui remplissent les pages du Petit Journal et inspirent les bandes dessinées.

Les vingt années qui suivent sont marquées par de fréquents changements de propriétaires et une orientation de plus en plus racoleuse, avec de grands titres accrocheurs et des photos couleurs. De nouvelles chroniques sur le plein air, les voyages et les pages féminines voisinent avec des reportages «choc» et des enquêtes sur la vie intime des Québécois. Plusieurs personnalités connues y font leurs premières armes dans le monde du journalisme: Jeannette Bertrand, Alain Stanké, René Homier-Roy, Lysiane Gagnon, Pierre Bourgault, Roger Fournier et bien d'autres.

Vers la fin des années 1970, la formule gagnante du Petit Journal a fait son temps. L'hebdo cesse de paraître en octobre 1981, après plus de cinquante ans d'existence. Il reste le témoin d'une époque et continue à intéresser vivement les chercheurs et les amateurs de la petite histoire du Québec, en particulier de Montréal.

Références :

André Beaulieu et Jean Hamelin. La Presse québécoise des origines à nos jours. tome 6. 1920-1934. Québec : Les Presses de l'Université Laval, 1984 p. 12-14.

Jean Hamelin et André Beaulieu. Aperçu du journalisme québécois d'expression française. Recherches sociographiques, vol. 7, no 3 (septembre-décembre 1966). p. 305-348.

Paul-André Linteau. Histoire de Montréal depuis la Confédération. Deuxième édition augmentée. Montréal : Éditions du Boréal, 2000. 628 p.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1926-
Contenu spécifique :
Spectacle
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Matin (Montréal, Québec : 1920)
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Références

Le petit journal, 1971-08-15, Collections de BAnQ.

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[" 5 Il semble que, de père en fils, les Gignac gardent la même philosophie.Ci-dessus, les quatre générations: le grand-papa Alphonse, 72 ans, l\u2019aieul Alphonse.97 ans.l\u2019ainé Benoit, 15 ans et Fernand, 37 ans.Mme Gignac: \u201cFernand est un papa sévère pour ses cing enfants\u201d Mariette Gignac est une femme simple, qui veut que ses enfants soient élevés de la manière la plus ordinaire possible.Aussi croit-elle encore à l'autorité paternelle, et se dit elle heureuse que son mari Fernand soit un papa \u201cun peu old style\u201d -\u2014 Je pense que c'est mieux comme ça.Je suis contente que Fernand soit un papa sévère ct sache se faire écouter.Naturellement que Benoit.l'ainé.s'affirme à sa façon.mais tout en étant un père qui aime se faire écouter.il ne l'empêche pas d'aller faire du camping seul avec d'autres garçons de son âge.L'ainé a aussi des goûts hippies.adore les jeans et a horreur de prendre bains et douches et repas à heures trop fixes.Toutefois, son paternel ne s'occupe pas trop des heures de rentrée, le soir.; - J'approuve Fernand quand il hausse la voix pour se faire écouter.Mais il n'a jamais besoin de sévir, nous explique Mme Gignac.Les enfants sont dociles et ne nous ont jamais causé de grands soucis.Papa Gignac ne croit pas que ses enfants suivent ses traces dans la chanson ou dans d'autres domaines connexes.; \u2014 Benoit joue de la musique, est batteur, mais je pense qu'il préférerait une carrière dans le journalisme à toute autre.Inutile d'ajouter que ce n'est pas moi qui l\u2019ai poussé dans cette voie, te le chanteur en se ant.; Fernand ne se sent vraiment en sécurité que lorsque tous ses enfants sont à la maison.Il aime tellement être entouré d'eux que le soir.bien souvent.il Qubliera des les envoyer se coucher.précise Mariette ignac.APERITIF A 37 ans, Fernand Gignac veut faire bientôt ses adieux par Jean-Paul Sylvain Photos: Pierre Tessier A Duvernay, vit un homme heureux.Cette phrase suffirait presque à tracer le portrait de cet homme simple et sans histoire qu'est le chanteur de genre et de charme Fernand Gignac.Comblé par la vic.avant trouvé honneur.fortune et gloire, Fernand Gignac aurait pu faire la grande vie.batifoler.jouer les pontifes.Au contraire.il est resté simple.À tel point qu'il en est déconcertant.1) n'aspire à rien d'autre qu'une vie calme.au milieu de sa petite famille.C'est là qu'il est heureux.quand, le soir venu.il se retrouve devant son écran de télévision.II veut que Benoit.IS ans.Alain.13 ans.François.10 ans.Louis.8 ans.et la cadette Isabelle.deux ans.soient tous autour de lui.H fatigue quand l\u2019un d'eux est à l'extérieur.Non pas qu'il ne leur permette pas de sortir.Mais il adore être entouré de toute sa famille.nous dit Mme Gignac.Une raison de vivre: ma famille Inutile d'insister, Fernand fait passer sa famille avant sa carrière.\u2014 C'est bien plus important pour moi.puisque sans ma famille.cela ne me donnerait rien de chanter.C\u2019est pour elle que je fais mon métier à coeur.- Mais comme tous les artistes.n'avez vous pas besoin d'être applaudi.de sentir un public derrière vous?\u2014 Plus jeune.je ressentais un \u201ckik\u201d de me voir applaudi.Maintenant.même si cela me fait plaisir.je goûte encore bien davantage la joie toute simple de me trouver chez moi, parmi les miens.à regarder une partie de baseball à la télé.- Comme ça.ça ne vous ennuie pas non plus de ne pas jouer devant un public à la TV?\u2014 C'est une autre histoire.Quand je joue ou je chante au petit écran.je sais que le public est là quand mème.qu'il veut être bien servi.Alors je donne mon plein rendement.J'aime mieux quand le public est là.mais je ne vis pas dans le but de recevoir des honneurs ou des trophées.Fernand.|! mois.né sous le signe du Ci-dessus à droite, avec son frère Jean-Paul, Bélier.Il est le septième d'une famille de qui demeure maintenant à Duvernay, tout sept rejetons.comme lui, Pas de carrière internationale pour moi Pourtant, vous en avez eu.des trophées! \u2014 Une centaine.Dont un disque d'Or pour avoir vendu 1.000.000 (un million) de disques au Québec.Et ce parchemin\u201d \u2014 J'en suis fier, me dit Fernand en me montrant ce qui ressemble à un diplôme plus qu'à un Award.IV s'agit d'un trophée de \u201cHollywood Radio & Television Society\u201d que j'ai requ par suite de mon commercial sur le CN, avec la chanson \u201cLes saisons de mon pays\u201d.Je suis content parce que, eux, ils en voient des commerciaux.et pas rien que ceux du Québec.\u2014 Puisque vous y êles, pourquoi ne pas avoir tenté une carrière internationale?\u2014- Je ne suis pas intéressé.Je ne dis pas ça par snobisme.Je n'y gagnerais rien de plus à aller chanter en Europe.Je comprends certains chanteurs de rechercher la gloire inter nationale.Au retour.fes cachets sont meilleurs.pour eux.Moi, j'ai été chanceux et un séjour outre frontière ne m'ap porterait rien.D'ailleurs.je suis déjà trop vieux pour tenter cette aventure.- Trop vieux?\u2014 J'ai vingt sept ans de métier.même si je n'ai que 37 ans d'âge.Pour les jeunes.mème pour mes enfants, je suis un \u201cvieux de la vieille\u201d, Is se demandent comment il se fait que.à l'époque des Beatles et de la musique psychédeli que, un gars gagne sa vie en chantant des balades et des chansons sentimentales.Moi, je sais que mon public ne me pardonnerait pas de changer de style.\u2014 Pas plus qu'il n'aurait permis à Sinatra, Como, Trenet, Martin.de se métamorphoser.\u2014 Voilà.Je ne me compare pas à ces gars-là.mais quand on a trouvé sa voie, il faut persévérer dans celle ci.Tenez le soir de la fête à Johnny Rougeau.Bernard Gcoffrion m'a fait remarquer que c'est moi qui avais.de tous les invités, reçu la plus grosse \u201cclaque\u201d.La preuve que le public reste derrière moi, A cause de sua paleur.on le surnommais *Ti-Blanc\u2018\" - Rêvez vous pour vos enfants d'une carrière comme lu vôtre, sans avatar et paisible\u201d \u2014 lls sont libres.Même si je suis un papa sévère, ils jouis sent d\u2019une grande liberté et d'une grande autonomie.S'ils ont les cheveux longs.ils se lavent.Je n'ai rien contre cette mentalité hippie.mais quant à moi.ça ne risque pas de devenir mon genre.Fernand se peigne encore les cheveux comme il y à quinze ans.c'est à-dire lisses et trés courts.mais fait quand même de bonnes cuncessions à la tenue vestimentaire.même s'il est trés conservateur quant au reste.C'est à 10 ans qu'a débuté celui que ses compagnons avaient surnommé \u2018Ti-Blanc\u201d, sans doute à cause de sa pâleur et de ses oreilles décollées.qu'il a depuis ramenées.par la chirurgie plastique.à de plus simples proportions.; Né sous le signe du Bélier.le 23 mars 1934, bébé Gignac n'avait pas une voix comme les autres.paraît-il.dès ses premiers sons.Sa première photo \u201cd\u2019artiste\u201d.Il a douze ans, il cha te au programme \u201cExcel\u201d.Il ne remporte ni prix, ni AR mention! LE PETIT JOURNAL, semaine du 16 seat 1971 Spoctocie 1 1 ! rer Suite: Fernand Gignac Jeune.il était gras.Les parents déménagèrent successi- sement rue Laurier, De Bullion.puis rue Létourneux.Il fréquenta l\u2019école Saint-Jean Baptiste-de-La-Salle, puis fit partie de la chorale des Petits Chanteurs de la Paix.dirigée par Madeleine Léonard.Jusque là.rien qui ne soit arrivé à des milliers de garçonnets.H gagne des montres et un piano A 12 ans.Fernand parncipe à l'émission de radio \u201cExcel\u201d.sur les ondes de CKACË.Il n'eut ni mention.ni prix.ni rien.DE prit sur lui de se représenter ct gagne sa premiére montre pour avoir participé aux éliminatoires.Il dit alors connaissance d'Emile Corbeil.qui lui con seilla de suivre des cours de chant, au Conservatoire LaSalle.\u201d Qui se souvient du Stade Exchange?Le jeune Gignac » chanta peu après ses expériences radiophoniques.Un homme parmi tant d'autres vint le féliciter.Il se nommait Donat Fredette et était connu comme imprésario.On l'invi te donc parmi une trentaine d'autres concurrents à « pré sentét à \u201cLes talents de chez nous\u201d.31 déclasse 30 autres concurrents et touche son premier cachet professionnel: 10 dollars.C'est alors la rentree à CKVL.I chante \"Robim des Bois\u201d.gagne une autre montre.Finalement.it aura plus de montres que d'argent.mass (| se reprendra en vendant cel les ci.Puis.au Faisan Dore, il se risque lors d'un concours de décousertes.Fernand remporte fa palme.chante au même cabaret que Pierre Roche.Charles Aznavour (qui lui.à l'époque.n'a pas encore fait opérer son nez) durant neuf mois.EP n'avait pourtant gugne qu'un engagement d'une semaine.\u2014 Un jour.j'ui gagne.comme premier prix, un voyage à New York.Comme mes parents me trouvaient un peu jeune pour m'en aller seul dans cette grande ville et qu'ils n'avaient guêére les moyens de m'accompagner.etant des gens simples.j'ai demande à la place qu'on m'offre un piano.Et je l'ai eu! It apprend son métier aux côtés de \\znavour e( Raja Au Faisan Dore.d chante aux côtes de \\ida.Jean Rata.Ravmond Lévesque.Gilles Pellerin, et cut même l'occasion de rencontrer Guétars.Bourvui et Tohama.\u2014 Je prenais du métier à regarder faire les autres.À Pepe que.mème s'il n'y a que 22 ans de cela.reprend Fernand.ce sont les Français surtout qui faisaient ecole.Leurs dis ques se vendaient ches nous tandis que les Canadiens fran çais avaient de la difficulté à se faire connaitre.A 18 ans.Fernand frequentait les grands de ce mon de, mais.en dépit de ses succes personnels nul ne se dou tat que s'ousrait devant fur une des plus lructueuses varrie res dans le domaine de la chanson populaire chez nous.Moi.je voulais tellement chanter que je ne pensais qu'a
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