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Le petit journal
Riche en images, un hebdomadaire populaire qui témoigne de plus de 50 ans de la vie québécoise et internationale. [...]
Dans les années 1920, Montréal est une grande ville en pleine croissance économique, financière et démographique. Une partie du nouveau prolétariat urbain n'est pas attirée par les journaux politiques à grand format mais plutôt par les tabloïds illustrés, faciles à lire dans le tramway, mettant l'accent sur les faits divers et le divertissement. Ce nouveau lectorat préfère la photo au texte, le reportage à sensations aux articles de fond.

C'est dans ce Montréal des «années folles» que naît l'hebdomadaire Le Petit journal. Fondé par Roger et Roland Maillet, cette publication continue, en lui donnant un nouveau visage, le journal Le Matin qui paraissait depuis 1920. Le Petit journal promet d'être «indépendant des partis politiques et des trusts» et aussi «le journal du peuple avant d'être l'organe des partis ou particuliers» (éditorial du premier numéro, 23 octobre 1926).

Ciblant une clientèle qui se contente de lire un journal par semaine, Le Petit journal s'affiche bientôt comme «le plus grand hebdomadaire français d'Amérique» et offre pour 5 ¢ des douzaines de pages de faits divers, un roman feuilleton, des pages sportives élaborées et des bandes dessinées, et surtout de très nombreuses photos. Tous les membres de la famille y trouvent leur intérêt: chronique sur l'automobile, courrier du coeur, vie mondaine, mots croisés, mode, activité boursière, annonces classées, etc.

Conscient de l'engouement qui se développe pour le cinéma et la radio, Le Petit journal consacre une bonne partie de ses pages aux nouveaux films, à l'horaire des stations de radio et aux spectacles de cabaret et de burlesque. Les descriptions détaillées des matchs de hockey, agrémentées de photos des joueurs favoris, donnent aux nombreux amateurs la sensation d'y avoir assisté.

Autour de 1935, l'hebdomadaire tire à près de 70 000 exemplaires. Après la crise économique des années 1930, ce sont les événements de la Seconde guerre mondiale qui remplissent les pages du Petit Journal et inspirent les bandes dessinées.

Les vingt années qui suivent sont marquées par de fréquents changements de propriétaires et une orientation de plus en plus racoleuse, avec de grands titres accrocheurs et des photos couleurs. De nouvelles chroniques sur le plein air, les voyages et les pages féminines voisinent avec des reportages «choc» et des enquêtes sur la vie intime des Québécois. Plusieurs personnalités connues y font leurs premières armes dans le monde du journalisme: Jeannette Bertrand, Alain Stanké, René Homier-Roy, Lysiane Gagnon, Pierre Bourgault, Roger Fournier et bien d'autres.

Vers la fin des années 1970, la formule gagnante du Petit Journal a fait son temps. L'hebdo cesse de paraître en octobre 1981, après plus de cinquante ans d'existence. Il reste le témoin d'une époque et continue à intéresser vivement les chercheurs et les amateurs de la petite histoire du Québec, en particulier de Montréal.

Références :

André Beaulieu et Jean Hamelin. La Presse québécoise des origines à nos jours. tome 6. 1920-1934. Québec : Les Presses de l'Université Laval, 1984 p. 12-14.

Jean Hamelin et André Beaulieu. Aperçu du journalisme québécois d'expression française. Recherches sociographiques, vol. 7, no 3 (septembre-décembre 1966). p. 305-348.

Paul-André Linteau. Histoire de Montréal depuis la Confédération. Deuxième édition augmentée. Montréal : Éditions du Boréal, 2000. 628 p.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1926-
Contenu spécifique :
samedi 10 décembre 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Matin (Montréal, Québec : 1920)
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Références

Le petit journal, 1977-12-10, Collections de BAnQ.

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[" ss LT | a 5 dls J LR N fo PA LIT TE ad CELA CR PTS (TRY) 40 e Ga \u201cMON FILS DE =/ 19 ANS { \u2018ge A ETE ASSASSINE A i OUR RIEN\u201d, DÉMANTÈLEMENT D'UN IMPORTANT RÉSEAU DE PROSTITUTION À MONTRÉAL 2CES{DEUNERROSTITUEESS 2 AURAIENTS UNE SFORTUNESDENS 50-0008 oo I + CRASEMENT D'UN AVION Xi * % À DORVAL: @t- CET ON ENFANT 100 Un {7 S EN TIRE GAGNER Ay ra sssssotees bor SAIN ET SAUF bd Page 2/LE PETIT JOURNAL, 19 DÉCEMBRE 1977 UNE ORIENTATION QUI SE DÉFINIT Nous en sommes déjà à la troisième édition et tel que promis, nous nous orientons de plus en plus vers l'information policière.D'ailleurs nous pouvons maintenant vous annoncer que dès la prochaine édition, il y aura un supplément policier de douze pages qui s'appellera POLICE JOURNAL.Deux figures fort connues - du domaine policier en dirigeront les destinées.Nous vous réservons la surprise pour la semaine prochaine.Dans l'édition actuelle, vous retrouverez un article très intéressant sur le dé- | mantèlement d'un réseau de prostitution de la métropole.Notre journaliste, RENÉ BATAILLE est allé chercher des informations très intéressantes à ce sujet.ll a aussi rencontré pour nous le père de \u2018PIERRE GALIPEAU, un jeune étudiant de 19 ans qui vient d'être assassiné par un voisin.Les confidences de ce père sont d'autant plus bouleversantes que ce meurtre est gratuit et n'avait vraiment aucune raison d'avoir lieu.Le PETIT JOURNAL a aussi des photos exclusives du fameux \u2018crash\u2019 simulé, qui a eu lieu, la semaine dernière, à l'aéroport de Dorval.Vous retrouverez enfin nos chroniques habituelles de spectacles, d'habitation, d'insolite, de voyages etc.Comme toujours votre PETIT JOURNAL en a pour tous les goûts.LA DIRECTION 2 LE PETIT JOURNAL: Hebdomadaire publié par les Editions Gito Inc.Case Postale 240, Station K, Montréal, HIN 3L1 \u2014 Tél.: 527-2463.Rédacteur en Chef: Raymond Pelletier Directeur de la publicité: Denis Clermont Photographie: Lorion Photo Composé à l'Atelier de montage de Bert- Hold Inc.9393.avenue Edison, Montréal (Qué.) H1J IT5.Tél.: 353-7660 .Imprimerie Delpro, 112 rue Leacock, Poin- te-Claire.Distributeur: Les Distributions Eclair, 8320 Place de Lorraine, Ville d'Anjou.Tél.: 353- 6060.LE PETIT *JOURNAL > No d'enregistrement: en attente Courrier de 2e classe Président et Directeur Général: Gilles Brown = UN IMPORTANT Après le défilé des prostituées, on pouvait assister aux bureaux de la Sûreté du Québec, au défilé des hommes d'affaires et des professionnels qui venaient témoigner de leurs relations avec les dames de l'Amour, qui pour certains sont des relations très particulières.Le réseau qui vient d\u2019être mis à jour est l\u2019un des plus importants, et fait partie d'une campagne de nettoyage de la part de la Sûreté Nationale du Québec \u201cC\u2019est le deuxième réseau que nous démantelons en un mois, cela ne veut pas dire qu\u2019il y en à pas d'autres mais nous surveillons ce qui se passe, la preuve en est d\u2019ailleurs là avec le deuxième réseau démantelé en deux mois.\u201d DEUXIÈME RÉSEAU DÉMANTELE EN 2 MOIS Avant le réseau dirigé par Lucille Bérubé, il y eut le réseau dirigé de la Rive-Sud par deux expertes en organisations péripatétiques, Carmen Barilla et Guylen Herman qui sont, en l'occuren- ce des noms d'emprunt.Ce réseau opérait depuis une quinzaine d'années dans la tranquillité, tout comme celui qui vient d'être mis à jour et qui opérait lui aussi depuis plus de dix ans.La prostitution a téressent à faire plai- beaucoup évolué à Montréal et malgré les descentes et les arrestations de toutes sortes, elle n'est pas près de disparaître, car elle semble remplir un besoin naturel et même pas très naturel d'individus qui ne trouvent pas la jouissance sexuelle au foyer.Il y a plusieurs années, on pouvait remarquer beaucoup de racoleuses qui faisaient le trottoir et qui offraient leurs services aux passants, c'était la façon la plus \u201ccheap\u201d de le faire.il y en a encore de ce genre-là, mais leurs activités se limitent aux rues avoisinantes du boulevard Saint- Laurent et les prostituées se contentent de quelques piastres et d'une affaire vite faite.Il y eut alors le cas des filles qui font les clubs de nuits et s'in- sir aux clients.Là encore les activités de ce genre ont beaucoup diminuer d'autant plus que la loi exige que les filles qui dansent ou qui travaillent dans les clubs de nuit ne se mélent pas aux clients en les incitant à con- Lucille Bérubé, 45 ans, la patronne du réseau de prostitution se faisait 20% de commission avec chaque fille.sommer de l'alcool.Il est assez facile pour RÉSEAU DE PROSTITUTION VIENT D'ÊTRE DÉMANTELÉ DANS LA MÉTROPOLE les inspecteurs de la moralité de s'apercevoir si les jeunes filles font du racolage ou pas.Ceci n'empêche pas encore une fois ce genre d'activités de continuer.li ne faut pas oublier non plus qu'il y a depuis plusieurs années la plus grande liberté des moeurs qui existe depuis plusieurs années au Québec et tout particulièrement en ce qui concerne les spectacles dans les clubs de nuit.Un client vient voir les spectacles de danseuses nues et d'effeuilleuses.Ces danses sont souvent grossièrement sug- £estives et il n'y a pas de doute qu'un client qui veut vraiment rencontrer et inviter une des danseuses n'a pas grande difficulté à la contacter, d'autant plus que, très souvent la dan- .seuse est aussi serveuse topless et qu'el le prend contact avec le client d\u2019une façon ou d'une autre.Ce genre de prostitution existe encore mais pas sous une grande échelle.LES PETITES ANNONCES Il y eut par la suite, les fameuses petites annonces.Les réseaux annongaient dans trois quotidiens du matin qui fermaient les yeux là-dessus d'autant plus que c'étaient de très bonnes clientes et que cela attirait des lecteurs, parce que \u2018ce n'est pas ça qui manque, des hommes qui aiment consulter le répertoire des petites annonces du genre.Les petites annonces étaient très populaires et n'importe quelle file pouvait annoncer de façon suggestive dans ces journaux.Avec les petites annonces qui annon- aient les services d'escortes et les studios de massage, sans oublier les studios de photographie, on assista à une évolution dans ce genre d'activités.Mais avec le raffinement des réseaux de prostitution, la police elle aussi s'était raffinée et on se rappellera des descentes dans les studios de massage et de photographie.Le sergent- détective Michel Lépi- ne, se faisait passer pour un client insatisfait parce que tout ce qu'on lui offrait pour $35., ce n\u2019était qu'une petite fille qui dansait nue et que s'il voulait autre chose il fallait qu'il débourse encore plus.C'est à la suite de ses protestations que le patron voulut le faire sortir en se servant d'un chien doberman entrainé pour la circonstance.On connait la suite, le policier attaqué abattit le chien d'une balle.Même s'il y en a encore, ce genre d'activités a pris fin avec la collaboration des journaux et, les petites annonces se sont faites de plus en plus rares.On se souvient du cas de \u2018Ziggy\" Wiseman et de son entreprise de salon de massage.Le personnage avait été jusqu'à essayer de s'entendre avec la po- LA idee Ewe Claudette Coté, 25 ans, 6292 Jean-Talon, Est.lice afin que l\u2019escouade de la moralité le laisse fonctionner, tout en faisant des descentes dans les salons concurrents.Pendant que ces diverses entreprises subissaient les contrecoups de l'activité policière, des madames s'étaient organisées en conséquence et cela depuis plusieurs années, c'est le cas du réseau de Lucille de la rue Peel et c\u2019est le cas des autres réseaux existants.I! suffit de s\u2019armer de patience.LES ORGIES DE LA COUPE GREY C'est suite à une information que l'agent Gilles Thériault de la Sûreté du Québec réussit à retracer tout le réseau.Il commença donc par surveiller uhe des filles, puis suivre les hommes qui lui rendaient visite.Ces hommes changeaient souvent de filles et de fil en aiguille, la Sureté réussit à refaire le réseau de prostitution.Cela leur a pris environ un mois et demi avant de compléter le tour et mettre fin au réseau.Ii faut dire que certains éléments récents ont facilité la tâche des limiers.La fameuse fin de semaine de la Coupe Grey a été l'occasion pour les visiteurs étrangers de se défouler et, comme il se doit, de profiter de l'absence de l'épouse, pour se permettre certains débordements sexuels.Mais tout en se permettant ces choses, les sportifs se sont Marie-France Robi- chaud, 22 ans, 2021 At- water Montréal.offerts des prostituées qui elles aussi ont relâché leur prudence.ll s'en est passé de toutes sortes cette fin de semaine-13, dans les hotels et un peu partout.Les Anglais venaient se chercher des \u201cFrench girls\u201d et on nous a dit que quinze de ces sportifs se sont tapés 3 filles pendant toute une soirée s'encourageant les uns les autres.une vraie orgie quoi.Mais la police surveillait et prenait des notes Et quel- Diane Ouellette, 31 ans, 1430 Leclaire, Montréal.ques jours plus tard, ils bouclaient la boucle et démantelaient le réseau, dans une opération surprise avec la collaboration des deux services de police, la CUM et la Sûreté du Québec.lls réussissaient à mettre la main sur l'organisatrice du réseau, madame Lucille Béru- bé, 45 ans, 3460, rue Peel App.17.et sur une vingtaine de collaboratrices.Depuis 1969, la police n'avait plus eu de démélés avec madame Lucille Bérubé qui avait été condamnée pour racolage.Sur le réseau de 26 filles, 19 ont été ar- rétées.8 avaient des dossiers, aucune n'était mineure et beaucoup de ces dames n'étaient pas tellement jeunes.UNE FILLE AVAIT $100,000 DANS SON COMPTE DE BANQUE En plus d'arréter les filles, les policiers ont rendu visite a leurs banques et plusieurs de ces dames avaient assez d'argent.Andrée Squazzini avait $12, 600 en argent, alors que Cécile Groulx en avait $29,000 et $70, 000 en dépôt à terme, pour un montant total de près de $100,000 dollars.Monique Groulx, la soeur de ta précédente avait $16, 000 comptant et $40, 000 en bonds du Canada, une façon comme une autre de suppor- © 20\" ESS ter l'effort de guerre.Tous ces argents ont été saisis et ce n'est pas fini, te montant total pourrait s'élever facilement à $400,000 dollars, si l'on tient compte des investissements des dames.En fréquentant, les hommes d'affaires, les dames ont dû sans doute prendre certaines informations sur le marché de la bourse et l'on remarque mé- me que la patrone aurait été jusqu'à emprunter pour investir 9,000 PROSTITUÉES À MONTRÉAL Denise Bujold, 40 ans, 5092 Lambaréné, Saint- Léonard.de l'argent dans des parts de la Distillerie Melchers de Berthier- ville.La clientèle du réseau se limitait à des professionnels et à des hommes d'affaires, et jusqu'à présent la police aurait déjà près de cinq cents noms.Le réseau ne faisait pas de publicité et se contentait de bouche à oreille.Là encore, pour plus de sécurité, il fallait être recommandé par un ancien client.600 DOLLARS POUR UNE FIN DE SEMAINE Les demandes des clients étaient diversifiées: cela pouvait aller des expériences particulières, aux congrès et aux orgies.Les prix se situaient entre $50 et $150 pour une IL Y AURAIT PLUS DE eur a Mariette Girard, 37 ans, 6292 est Jean-Talon, Montréal.vingtaine de minutes.ll arrivait même que la prostituée accompa- .gne l'homme d'affaires, lors d'un diner ou même lors d'un congrès.Elle était alors payée en conséquence.Pour un jour ou deux en dehors de la ville, l'escorte recevait de 5 à 600 dollars, toutes dépenses payées.a visite de l'extérieur était souvent traitée par les clients du réseau L'homme d'\u2019affaires qui voulait faire plaisir à un client ou un ami de l'extérieur, n'avait qu'à téléphoner à la directrice et lui demander d'envoyer une de ses collaboratrices dans un hôtel ou dans un motel donné.Il était en fait très difficile d'infilter le réseau à cause du système établi.Les policiers ont déjà obtenu des aveux d'une dizaine d'hommes d'aftai- res et doivent en rejoindre une quarantaine d'autres pour qu'ils viennent témoigner, ce qu'ils font d'ailleurs sans difficulté.La plupart de ces hommes sont des hommes mariés, 99% qui n'étaient pas satisfaits des prouesses de leurs épouses.Dans ja plupart des cas, ces hommes exigeaient des relations buccales, mais il y avait certainement quelques cas particuliers.L'HOMME AUX CHAUSSURES L'homme aux chaussures se rendait souvent chez une des dames avec sa valise dans laquelle il avait placé des paires de chaussures de grand prix.Il exigeait de cette dernière qu'elle parade devant lui, toute même moins cher de régler leurs besoins par un simple coup de téléphone.DES ÉPOUX CONSCIENCIEUX Les filles travaillaient des heures régulières qui allaient de sept heures du matin à une heure du matin.ll ne semble pas que les hommes, dépassaient une heure du matin.Sans doute que l'épouse attendait son mari tout en regardant le CES DAMES AVAIENT DE GROS COMPTES EN BANQUE nue, mais chaussée de belles chaussures noires.Pendant que la belle allait et venait, le mâle se masturbait tout en jouissant du spectacle.A la fin de la cérémonie, le client sortait un beau billet de cent qu'il remettait a la dame.Les filles le connaissaient bien et l'appelaient l'homme à la chaussure.Il y avait aussi le cas du professeur d'université qui s'habillait en femme et qui faisait parader les filles nues.Pour tous ces hommes, le temps est de l'argent.lis n'avaient pas le temps d'aller en chercher par eux-mêmes.Cela leur coûtait dernier film à la télévision.Les policiers ont effectué les arrestations à sept heures du matin et ont même mis la main sur des clients qui venaient probablement se donner du courage ou réduire leurs tensions, avant de brasser de grosses affaires.Tout vient de rentrer dans l'ordre, mais la prostitution n'est pas terminée pour autant.On estime d'ailleurs à plus de 5,000, le nombre de prostituées de tout accabit qui vivent des produits de leurs \u2018charmes\u2019 dans le Grand Montréal.René Bataille Le caporal Gérald Beauchemin a mené à bonne fin, le démantèlement du réseau, grèce à l'aide de ses hommes et des agents de police de la CUM, car les descentes devaient toutes se faire en même temps.d/LL6T IUANIIIA 61 \u201cIVNUNOS LIL3d 37 Cre 5£ Lai - .n° ra Un avion s'écrase à Dorval, que faut-il faire, qui faut-il prévenir?UN AVION S'ÉCRASE A DORVAL: UN SAUVETAGE tte.D'immenses tonneaux ont servi à simuler l'écrasement d'un DC-9.Qu'arriverait-il à l'aéroport de Dorval, si la tour de contrôle se rendait compte tout à coup, qu'un DC-9 qui vient tout juste de décoller, à de graves ennuis mécaniques.Une épaisse fumée sortant de ses moteurs et forçant le pilote à se poser en catastrophe au nord-ouest SENSATIONNEL sur la piste 10-28, il y a de quoi s\u2019énerver et prendre panique.Pour parer à toute éventualité, un groupe de \u2018\u201ccadets\u2019\u2019 ont simulé cet accident d\u2019avion, en partance pour Toronto, ie- yuel s'écrase quelques minutes après son dé- coliage.L'exercice des plus spectaculaires comprenait plusieurs vérifications d'usage.C'est ainsi que l'on a procédé à une \u201créponse\u201d à la situation d'urgence majeure.Il a donc fallu mettre sur pied une équipe d'urgence au Centre de Contrôle.L'étape suivante consistait pour les lignes aériennes, les différents ministères et les agences concernées à prendre des mesures rapides sur la scène de l'accident.ll a fallu aussi prévenir les divers média d'information, puis les différents hôpitaux sus- UNE POURSUITE EN DOMMAGES DE $10 MILLIONS! Parce qu'elle se sentait mal dans sa peau de femme, une plantureuse Milanaise de 23 ans, Andréa d'Annunzio a subi une trans- sexualisation, comme la chose se pratique tant de nos jours.Avec les avantages et désavantages que cela comprend.L'incident médical a été cité dans les registres ofti- ciels et Andréa est aujourd'hui devenu(e) .André d'Annunzio.Et c'est bien pour cette raison précise \u2018qu'elle\u2019 intente une poursuite en dommages de $10 millions contre les différents organisateurs de concours comme \u201cMonsieur Monde\u2019.\u2018\u2018Monsieur Univers\u201d et quoi encore.Dans ses prétentions, le prévenu allègue que puisqu'il est maintenant un homme, il a droit au respect dû à ses égards et à son rang et que finalement, les organisateurs Page 4/LE PETIT JOURNAL, 19 DÉCEMBRE 1977 des dits concours n'avaient pas le droit de lui refuser une participation.Il convient de dire que M.d'Annunzio est bâti(e) comme une armoire bretonne et qu'il ferait excellente figure dans n'importe quelle compétition incluant des cuituristes.La cause doit être entendue devant une cour compétente, dès février prochain.Souhaitons pour M.D'Annunzio qui, entre autres titres, est ceinture noire en judo, jiujitsu et karaté, sache aussi bien faire valoir ses droits en cour, qu'il sait se défendre, à la ville.Lésé dans ses droits, il avait expliquer à notre reporter que ce préjudice lui a fait perdre des sommes considérables et qui sait, une reconnaissance internationale.Une histoire juridique qui s'annonce des plus passionnante.En cas de désastre aérien, il faut surtout agir vite et bien.Pa = gle ll faut évidemment arroser les débris de l'avion pour essayer d'éteindre les divers foyers d'incendie.Ed Ce jeune moribond a l\u2019air de bien s'amuser de la situation.ceptibles de recevoir les blessés de ce désastre majeur.Des ambulances ont aussi dépé- chées sur le lieu du sinistre.Enfin, il a fallu établir les communications en général pour que tout se passe bien.Les nombreux témoins de cet exercice ont été émerveillés par l'efficacité des jeunes cadets et aussi par leur discipline.C'est rassurant de penser que la population est ainsi protégée en cas de \u2018malheur aérien\u2019.Bravo à toute l'équipe des sauveteurs. UN JEUNE ÉTUDIANT DE 19 ANS, À ÉTÉ ASSASINÉ PAR SON CONCIERGE Si tous les crimes sont bêtes et inutiles, il y en a qui sont plus bêtes que d'autres.C'est ce qui vient d'arriver dans une maison de chambre sis au 257, 14ième avenue à Lachine.Un jeune étudiant en pleine force de l'âge a été tué parce qu'il avait fait cuire du poisson, le.Pierre Galipault, 19 ans, était étudiant au Centre Desrosiers, 49, 2ième avenue à Ville Saint-Pierre.Il venait à peine de s'inscrire à une classe d'accueil pour adultes où il devait compléter son secondaire 3, en vue de se destiner aux machineries lourdes.Le jeune Pierre avait loué une chambre dans une maison de chambre de Lachi- ne depuis environ 4 mois, et il aurait souvent eu des discussions avec le concierge Charles Hpvell, 52 ans, un véféran de l'armée canadienne.Tout s'est déroulé en présence d'un té- moi, M.Alain Brault, garde de sécurité, qui louait une chambre voisine, la nuit du 30 novembre.Ce fut le coroner, M.Roch Hé- roux qui interroga le témoin.\u201cCe soir-la, nous jouions aux cartes tout en jasant.C'est alors que je lui ai dit que j'allais me coucher.ll était alors sept heures du soir.Quelques minutes plus tard, Pierre vint me voir pour me demander une cigarette et en profita pour prendre un café.Le concierge arriva alors et demanda à Pierre de laver son poêle et Pierre l\u2019a envoyé au diable, en lui disant: \"Avant que je nettoie le poôle, toi tu laveras les planchers.\u201d Le coroner Roch Héroux, lui demanda et que le concierge voulait qu'il nettoie le poë- alors le nom du concierge, mais M.Alain Brault ne connaissait pas son nom par contre, il I'identifia positivement lorsque M.Héroux lui demanda s'il le voyait dans la salle d'audience.\u201cOui, dit-il, c\u2019est celui- là entre les deux policiers.\u201d Toujours selon le témoin, le concierge revint à deux reprises pour s'en prendre a son compagnon.\u201cJ'avais été prendre l'air lorsque je rentrai à l\u2019intérieur, je vis le concierge avec une arme à feu, un fusil pour être plus exact.Il visait Pierre et tira.Je vis Pierre tomber.Le concierge rechargea son fusil cela prit 4 ou 5 secondes et tira de nouveau sur Pierre qui baignait à terre dans son sang.\u201cC'est alors qu\u2019il m'aperçut, je compris qu'il allait peut-être titier le corps.Vétéran de la guerre, Charles Havell, 52 ans, s'était acheté un fusil de chasse, il y a un an à peine.je me précipitai sur lui.Heureusement que cela lui prenait du temps pour recharger une troisième fois son fusil.\"J'essayai de lui enlever sa carabine, et pendant le corps a corps le coup partit.Je réussis à venir à bout de lui, et à lui oter le fusil en lui donnant un coup avec le canon.\u201cLe concierge s'empara alors d\u2019un couteau et revint vers moi et je lui assénai un nouveau coup avec la crosse de la carabine.Le bruit avait attiré l'attention Le père de la victime était venu le matin même pour iden- Mme Aurèle Galipault avait beaucoup d'espoir pour son fils, qui à 19 ans avait déci- dé de retourner aux études et terminer son cours secondaire.des autres cham- breurs et je leur criai d'appeler la police.C'est d'ailleurs encore mol qui ai acueilli la police a son arrivée.\u201d Le coroner Héroux demanda au témoin si selon lui, le premier coup avait été mortel et c'est dans l\u2019affirmative que répondit le témoin.\u201cLorsque le concierge tira le deuxième coup, Pierre était déjà à terre, pour moi il avait été tué sur le coup.Pierre avait fait frire pendant l'après-midi, du saumon de l'Arctique que lui avait rapporté son père.Pierre que je connaissais depuis deux mois, parce que nous habitions dans la mé- me maison de chambre s'est souvent plaint de l'attitude du concierge.D'après Pierre, le concierge le \u201cdérangeait\u2019\u201d souvent.\u201d Répondant encore une fois aux questions du coroner, le témoin affirma ne pas avoir consommé de la boisson et que Pierre Galipault n'avait pas lui non plus bu de l'alcool.Quant aux relations du témoin et du concierge, elles se limitaient au paiement du loyer et c'était tout.Le témoin Alain Brault restait rarement à la maison, contrairement à Pierre Galipault.Le coroner continuant à lui poser certaines questions, lui demanda s\u2019il avait remarqué quelque chose de particulier chez le concierge.\"Lorsque j'allais payer mon loyer, le concierge prenait beaucoup de temps à répondre.Ce soir- là, le concierge prenait aussi son temps pour monter les escaliers et marchait croche.\u201d Le témoin avait l'im pression que le concierge était sous les effets de la boisson, mais ne pouvait l'affirmer avec certitude, c'est ce que le coroner essayait de savoir.du moins de lui faire dire catégoriquement.Auparavant, Charles Havell était venu témoigner, il avait avoué avoir tué Pierre Galipault, mais dé- \"t did not intend to kill him\u201d, (je n'ai pas voulu le tuer) déclara le témoin principal, M.Charles Ha- vell.clara ne pas avoir l'intention de le faire.Les sergents détectives, les inséparables Gagnon et Gagnon, avaient recueilli la confession du vétéran de guerre au préalable.\u201cLorsque la police est arrivée, de dire le quinquagénaire j'étais après téléphoner à ma soeur, je lui disais justement que j'étais en difficulté.\u201cI told her | was in trouble.\u201d Cette partie du témoignage s'était déroulée en anglais.mais le témoin comprenait le français, vu Qu'il lui arrivait de parler aux cham- breurs en français.Parlant de ses relations avec la victime, le témoin déclara qu'il n'avait jamais eu d'arguments avec lui (\u201cl never had an argument with him before\u2019), ce qui veut dire plus précisément une dispute.Mais il a admis, lui avoir souvent fait des remarques.Ainsi le concierge aurait demandé, 3 plusieurs reprises a Pierre Galipault de ne pas verser la graisse dans l'évier, du Moins de nettoyer l'évier après s'en être servi.Le coroner demanda alors s'il avait du trouble avec ses locataires auparavant et le témoir woua avoir fait ven: a police six semaines avant.Le témoin a admis avoir bu, mais lorsque le coroner Roch Hé- roux lui demanda combien de verres il avait pris, Charles Havell répondit qu'il ne pouvait pas lui répondre en \u2018\u2018verres\u2019\u2019, parce qu'il buvait a même la bouteille.|| s'avère selon le témoignage du concierge que ce dernier avait vidé les deux tiers de la bouteille de \u2018French Brandy\" avant de faire teu sur la victime.ll semble donc que ce jeune étudiant soit mort bêtement.ll laisse dans le deuil ses parents M.et Mme Galipault ainsi que deux soeurs et un frère.Le père de la victime est venu à la morgue identifier le corps, le matin méme du meurtre et c'est d'une voix brisée qu'il nous déclara que son fils avait été victime d'une singerie, d\u2019une stupidité.Après avoir écouté les témoignages, le lente avec responsabilité criminelle.MAW3IIA 61 TYNYNOS LIL3d 31 LOUIS LABERGE EST RÉÉLU A LA TETE DE LA FIA Agé de 53 ans, Louis Laberge vient d'être réélu une huitième tois à la tête de la plus grande et la plus importante centrale syndicale du Québec.L'élection du vétéran du syndicalisme n'a surpris personne.Souvent critiqué par ses adversaires qui le traitaient de bouffon du syndicalisme Louis Laberge provoquait à la fois haine et admiration.Il est quand même étrange que les syndiqués quelqu'ils soient, conservent longtemps leur chef, c\u2019est le cas de M.Laberge à la tête de la FTQ, ce fut le cas de M.Marcel Pépin à la CSN.M.Char- bonneau semble, lui aussi s\u2019installer à demeure à la tête de la CEQ.Il suffit parfois de se poser la \u201cquestion pour en avoir la réponse.Les problèmes syndicaux sont = tellement diversifiés et les ten- & dances idéologiques sont telle- & ment partagées qu'une campa- @ gne à la chefferie pourrait provo- 7 quer de telles tensions qu'elles £ immobiliseraient le parti pour & quelques mois.5 Une vraie campagne a la direction nationale provoquerait des = luttes entre les divers syndicats à affiliés.À moins d'avoir un chef M4 incontesté accepté de tous, les S syndiqués préfèrent garder ce § qu'ils ont plutôt que d'aller cher- à cher quelqu'un d'autre.E 1977 La FTQ compte près de 300,000 membres et à réussi à ne pas se faire radicaliser, comme le sont la CSN et la CEQ qui ne représentent ensemble que 250,000 membres environ.En appuyant le Parti Québécois, lors de l'élection 1976, M.Louis Laberge aurait pu s'attendre à trouver une certaine onposi- tion au sein de la centrale, ce ne fut pas le cas, si l'on tient compte de sa popularité accrue chez ses membres.I} doit maintenant faire face au référendum et au vote sur la souveraineté du Québec.La chose est plus difficile et le leader syndical n'est pas prêt à se mettre au blanc à ce point-ci de l'histoire du Québec.L'affiliation de la FTQ aux centrales syndicales américaines ne leaders syndicaux, des intermédiaires valables auprès des leaders syndicaux américains, qui feraient sentir leur poids auprès du gouvernement américain, si jamais il y avait une crise grave entre le Québec et le Canada.Il est bien sûr que bien informés de la question, les Syndicalistes américains pourraient faire comprendre au président des Etats-Unis que l'indépendance du Québec ne change rien en ce qui concerne les relations Québec-Etats-Unis.mots croisés SUPER CONCOURS QUATRE PRIX DE *2 à gagner Envoyez la solution à l'adresse suivante: Le Petit Journal \u2014 MOTS CROISÉS \u2014 CASE POSTALE 240 \u2014 SUCCURSALE K \u2014 MONTRÉAL 247 \u2014 P.QUÉBEC.HORIZONTALEMENT 1\u2014Bouche à feu.fine et longue \u2014 Rassemblé.2\u2014Très jeune orme \u2014 Exiger de force ce qui n'est pas di.3\u2014Ouverture de l'angle formé par deux plans adjacents d'une pièce de bois ou de métal \u2014 Ce qui sert.4\u2014Article simple féminin \u2014 Partie intérieure du pain \u2014 Estonie.5\u2014Action de conférer les ordres \u2014 Recouvre d'une couche d'étain 6\u2014 Troisième jour de la semaine \u2014 Préposition \u2014 Pareil.semblable \u2014 Dont les couleurs sont ternes 7 \u2014Espace au milieu du désert qui offre une certaine végétation \u2014 Venu au monde \u2014 Esprit émané de l'intellipen- ce éternelle 8B\u2014Pris pour modèle \u2014 Etoffe de coton.souple et ajourée, dont on fait des chemises d'homme.9-
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