Vol. ..., 12 septembre 1972, mardi 12 septembre 1972
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Et pour plusieurs bonnes raisons.La protection Daoust.Des matériaux à toutes épreuves vous protègent de tous côtés à la fois.La doublure moelleuse, le triple protecteur d'orteil .ie nylon de l\u2019entre-doublure est même introuable! La performance Daoust.Un patin Daoust répond aux plus rudes exigences.Par exemple, la lame du National 300, le patin illustré ci-dessus, doit démontrer une résistance de 58-60 à l\u2019échelle Rockwell.De telles normes garantissent la qualité DAOUST.- La gamme Daoust.DAOUST a créé une imposante collection de patins, dont le Junior Pro De Luxe, le patin du futur grand marqueur et le National, 100 le patin à toutes épreuves.4 Les fameux patins k 3 DAOUST se pour jeunes filles marient - .Fe aux l'élégance à la solidité.Ce sont de gracieux patins! Les seuls patins approuvés SG page 3) tion du savoir et l\u2019utilisation de celui-ci; les forces populaires ont besoin d'un autre savoir que celui que la police vient chercher au département de criminologie et que les aspirants-cadres et conseillers industriels viennent chercher au département de psychologie ou de relations industrielles; les forces populaires ont par contre besoin d\u2019une biologie qui permette de repenser les rapports de l\u2019homme à la nature, d\u2019une médecine centrée sur la prise en charge par chacun de son propre corps et non sur les pratiques de l\u2019institution médicale-hospitalière.D\u2019autre part, il est impossible à ces nouvelles forces sociales de tirer parti de l\u2019institution si elles n\u2019y sont pas (provisoirement) présentes comme étudiants, professeurs et employés, si une coordination ne s\u2019établit pas entre les forces populaires sur le campus et les forces populaires hors du campus, et si les furres populaires sur le campus ne progressent pas\u2014au-dela de la dimension d\u2019une secte.ol .Îl ne s\u2019agit donc\u2018 pas d\u2019attendre le salut de l\u2019Université en voie de pourrissement, il s\u2019agit de s\u2019en servir, comme de n\u2019importe quel élément de VOL.55, No.1, 12 SEPT.1972 /p.2 \\ par l'Association des joueurs de la Ligue Nationale de Hockey.la vieille société, en vue d\u2019en construire une nouvelle.Le Volume 55 du Quartier Latin veut permettre à l\u2019ensemble des forces populaires sur le Campus et hors du campus de faire connaître leurs luttes, et par là même de les développer encore davantage.Il veut permettre une réflexion critique sur ces luttes, de façon, non seulement à attaquer l\u2019administration, mais à définir concrètement une alternative à l\u2019actuelle organisation répressive du savoir en vue de la reproduction des rapports sociaux de domination et d\u2019exploitation.La composition de l\u2019équipe reflète cette préoccupation, puisqu\u2019elle compte maintenant, outre des étudiants de l\u2019Université de Montréal, une étudiante de l\u2019Université du Québec et une employée de l\u2019Université.Rien ne sert de seulement dénoncer: il faut lutter en vue du nouveau et le définir.Tant que nous ne serons pas capables de maîtriser nos conditions d\u2019existence, nous continuerons de les subir.Il ne s\u2019agit plus de verser dans un activisme stérile, il s\u2019agit de changer la vie.L'Equipe Campus rvice- Correspondance: a/s de la REDACTION (Centre social) Local 5517, 733-5393 2332 Edouard-Montpetit Publié par Se e Examen de la vue e Verres de contact e Lunettes médicales 374 ouest, Sainte-Catherine ®.Ë Ë 2 = 3 25 = Se TS fz E> ii 8 53 bt £ En SE ës 8: Fi 53 2 £3 Ë oe © oa o 28 oH & To on, g 0m > 2 ae \"= Se § 0.4 Eg?spy 1246 3 m52gE MR EAA Dele see msa2esSE 2JAzas=s réunit quatre fois par année au C-6526 du centre social.Téléphoner pour plus de détails.éressés se - Réunions: Le comité de contrôle, composé de représentants des tudiants int différents mouvements populaires sur le Campus, ainsi que des é Dr.N.Scaf{, op.Optométriste - spécialiste de la vue 861-3761 Y a-t-il encore une vie sur le campus?Cette question, beaucoup d\u2019étudiants et de non-étudiants se la sont posée depuis quelques années.Le corps suniversitaire semble en effet atteint d\u2019une sclérose en douce face à laquelle il est difficile d\u2019opposer quelque remède valable.Pourtant, l\u2019année scolaire 1971-72 n\u2019a pas été dépourvue d\u2019événements significatifs et importants dans cette chasse-gardée que constitue l\u2019Université de Montréal.Depuis l\u2019échec relatif de la contestation de 1968, les luttes étudiantes étaient dispersées et désorganisées dans les différents départements et facultés.Parallèlement, différents groupes d\u2019employés et de professeurs se constituaient en syndicats en vue de faire valoir leurs revendications et signer des conventions collectives avec l\u2019administration.D\u2019autre part, la mort de l\u2019ancienne Association générale des étudiants (AGEUM) avait été suivie d\u2019une tentative de transformer le Quartier Latin (journal des étudiants de l\u2019Université depuis 1917) en magazine national.Celui-ci réussit à renouveler certains aspects des préoccupations étudiantes, mais ses themes ne purent jamais déboucher sur une action durable, notamment contre la montée de la répression en milieu scolaire.Le magazine lui-même témoignait de cette impuissance, puisqu'une politique administrative désastreuse le ruina financièrement.La tentative de reprendre et renouveler le magazine en septembre 1970 ne put être menée à bien, notamment à cause des pressions politiques indirectes qui s\u2019exerçaient par le biais de la publicité qui était retirée (on était tout près des événe- ments d\u2019octobre, où l\u2019hystérie de Drapeau s\u2019en était donnée à coeur joie).Tandis qu'un medium étudiant important était pratiquement réduit au silence, l'administration de l\u2019Université de Montréal continuait à imposer .sa politique autocratique aux étudiants, employés et professeurs.Cet autoritarisme se manifestait non seulement dans l\u2019administration courante (comme dans l'affaire du stationnement, problème à reprendre chaque année), mais aussi dans l\u2019évolution des structures de l\u2019Université, avec la création de deux super-facultés, la FAS (Faculté des Arts et des Sciences) pour les sous-gradués, et la FES (Faculté des Etudes Supérieures) pour les gradués.Cette mesure (qui se concrétisa au deuxième semestre de l\u2019an passé) fut doublement autoritaire: d\u2019une part, elle tendait à rendre la sélection plus sévère en établissant au niveau administratif une cloison étanche entre gradués et sous-gradués; d'autre part, elle était marquée au coin du centralisme bureaucratique le plus pur, puisque ces deux facultés regroupaient en deux grands ensembles ce qui constituait autrefois les facultés des Sciences, des Sciences sociales, des Lettres, de Philosophie, etc, tandis que dans l\u2019attribution du pouvoir au sein de ces facultés, seul le doyen (pratiquement le délégué, voire le paravent, de l\u2019administration centrale) a un réel pouvoir de décision.Au printemps 1971, la coopérative étudiante Services-Campus (qui avait succédé à l\u2019AGEUM) décidait de favoriser une coordination des luttes au moyen d\u2019un organe d\u2019information prenant la relève du Quartier Latin (c\u2019est la raison pour laquelle ce journal s\u2019appela Vol.54).C\u2019était là un geste de réaction à la politique de-Fâdministration et l'indice d\u2019un nouveau développement du mouvement étudiant sur le campus.Mais l'événement décisif qui allait permettre un regroupement des luttes étudiantes fut la longue et dure lutte que menèrent les employés de soutien regroupés dans le local 1244 du Syndicat canadien de la Fonction publique (FTQ).Une réelle solidarité se forgea alors sur les lignes de piquetage et dans les différentes actions qu\u2019il fallut mener durant tout le mois d\u2019octobre contre une administration qui n\u2019hésitait pas a payer des.bouncers a $96 par jour pour casser la gueule des travailleurs et des étudiants qui les appuyaient.L'administration universitaire n\u2019hésita pas à recourir au même procédé d'\u2019intimidation par la force quand les étudiants en Anthropologie décidèrent, au deuxième semestre, de faire la lutte à un professeur arbitraire et autoritaire.Mais la solidarité étudiante ne s\u2019en développa pas moins.Plusieurs départements de Sciences sociales et de Lettres appuyèrent les étudiants en Anthropo et aboutirent à la première victoire étudiante en bonne et due forme sur le campus, avec protocole d'entente signé par les autorités universitaires.Enfin, un groupe d\u2019étudiants entreprit une lutte qui reste à finir avec le Centre international de criminologie comparée (CICC), dont le directeur, Denis Szabo, pouvait se vanter publiquement qu\u2019il établissait des contacts avec le Brésil, l\u2019Iran et la Côte d\u2019Ivoire (pays reconnus pour leur régime répressif) en vue d\u2019y \u2018améliorer\u2019 et \u201cmoderniser\u201d les méthodes policières de lutte contre le \u2018\u2018eri- me\u201d (toute conduite non conforme à la loi du régime étant définie anti-sociale par Szabo).I] prétend ainsi arriver à la stabilisation de l\u2019ordre social et par là créer les conditions d\u2019un véritable développement économique: l\u2019ordre en soi, l\u2019ordre pour l\u2019ordre finalement, est considéré cornme condition de développement, un développement que des hommes d\u2019affaires généreux viendront apporter à ces crottés de pauvres (au bout de la baïonnette, faut-il préciser).L'occupation du CICC en avril 1972 avait pour but d'attirer l'attention du public sur la collusion du Centre (subventionné entre autres par la Ford Foundation et le Ministère du Solliciteur Général) avec la répression des luttes de libération menées dans les pays du Tiers-Monde.Elle fut interrompue par l'arrivée de l\u2019escouade anti-émeute de la police de Montréal.Solidarité travailleurs-étudiants, lutte anti-au- toritaire et lutte contre l\u2019utilisation du savoir en vue de la répression: tels ont été les thèmes des grandes luttes universitaires l\u2019an dernier.Le problème des rapports entre l\u2019Université et ses employés prend cette année une importance accrue puisque tous les employés syndiqués forment un front commun pour négocier leurs conditions de travail et de salaire.La lutte anti-autoritaire, en plus de s\u2019attaquer à la centralisation bureaucratique symbolisée par la FAS et la FES, aura à dénoncer concrètement les mesures terruristes prises récemment par l\u2019administration contre les étudiants à l\u2019occasion de la rentrée, mesures visant à affaiblir la résistance de toute action progressiste organisée sur le campus; mais le fait même que l\u2019administration prenne de telles mesures devrait faire ressortir toute sa faiblesse et montrer que les luttes de l\u2019an dernier ont porté et lui ont réellement fait mal.La lutte contre le CICC, quant à elle, va se poursuivre jusqu\u2019à la solution du problème, c\u2019est-à-dire la disparition pure et simple du Centre.Après les luttes de l\u2019an dernier, les étudiants progressistes possèdent maintenant, outre une infrastructure technique (Services-Campus) et un organe d\u2019information (le Vol.55 du Quartier Latin), un outil d'intervention très souple forgé dans la pratique des luttes, le comité de coordination formé des différents groupes d\u2019action du campus, notamment ceux qui se rattachent aux différents départements.Dans l\u2019ensemble, le comité a su éviter tout autant la dispersion que la bureaucratisation des luttes.II s\u2019est surtout réuni dans les moments de crise, quand les comités d\u2019action organisés au niveau des facultés avaient besoin de se rencontrer pour déterminer, dans la mesure du possible, une ligne de conduite commune.L\u2019unité ne s\u2019y est jamais imposée de façon monolithique, et il y a eu des moments où, certaines divergences pratiques ne pouvant être résolues, certains pouvaient décider d\u2019agir de leur propre initiative sans être l\u2019objet de mesure d\u2019exclusion.Le lien du: comité avec les besoins pratiques des luttes a pu s\u2019observer notamment dans le fait que les responsables étaient toujours désignés pour accomplir des tâches pratiques déterminées et non pour le plaisir d'occuper un poste quelconque ou d\u2019exercer un pouvoir (ce qui a toujours été l\u2019écueil des grandes organisations centralisées fonctionnant avec des permanents).Par contre, il y eu! des temps morts où certains débats avaient tendance à tourner à l\u2019académisme.L\u2019absence de monolithisme ne signifiait pas l'absence d\u2019un certain autoritarisme tendant à figer abstraitement les positions pour mieux imposer une ligne d\u2019action.Enfin, certains éléments du comité ne se sont pas encore défaits d\u2019une tendance paternaliste à vouloir établir une distinction forcenée entre, d\u2019une part, les débats internes du comité de coordination et des comités d'action, et, d\u2019autre part, ce que l\u2019on jugeait opportun de faire savoir à la \u201cmasse\u201d des étudiants (qu\u2019on séparait ainsi de ceux qu\u2019on appelle militants); cette tendance à la professionnalisation du militantisme est dangereuse dans la mesure où le processus révolutionnaire concret n\u2019est plus pensé pratiquement comme devant résulter de l\u2019initiative des masses mais comme devant plus ou moins découler des \u201canalyses justes\u201d de \u201cceux qui se sont donnée une formation\u201d.Mais au-delà de ses limitations, le comité reste un outil valable à conserver et à perfectionner.Soulignons ici que son plus grand apport ne réside pas tellement dans ses réunions formelles que dans le réseau de communication qu'il constitue, réseau qui a notamment rendu possible la lutte contre le CICC.Le comité constitue ainsi un chaud bouillon de culture où, dans la camaraderie révolutionnaire s\u2019élaborent constamment de nouvelles conceptions de lutte.Non seulement au Québec, mais dans l\u2019ensemble des sociétés occidentales, les luttes étudiantes rejoignent le nouveau mouvement culturel de la jeunesse contre ces vaches sacrées du monde bourgeois que sont la propriété privée, la famille, l\u2019École et l\u2019Etat.Ce mouvement culturel tend vers l\u2019autonomie de la vie et vers la construction d\u2019un univers où les hommes, collectivement et individuellement, pourront prendre en mains leur propre vie, sans domination ni exploitation.Ce mouvement est comme un champignon qui se développe sur un arbre pourri en se nourrissant de sa sève, tout en devant combattre pour ne pas être emporté par la pourriture de l'arbre.C\u2019est une nouvelle société qui se forme au coeur de l\u2019ancienne, un principe de transformation de cette vieille société.Il rejoint ainsi, tout en le renouvelant, le vieux mouvement de la classe ouvrière vers le communisme.Les événements de mai 1968 en France ont laissé pressentir les richesses potentielles de la nouvelle force sociale qui résultera d\u2019une alliance des étudiants et des travailleurs.Dans ce vaste mouvement d'ensemble où les nouvelles forces sociales devront apprendre à maîtriser les éléments d\u2019un nouveau système de production bien meilleur que le présent, quels objectifs peut-on envisager pour une lutte à l\u2019Université?Il y a déjà belle lurette qu\u2019un slogan comme le \u201cpouvoir étudiant\u201d a fait long feu.Et c\u2019est tant mieux! II n\u2019y a aucune issue à vouloir faire des étudiants les enfants gâtés d'une société décadente.Ceux qui parmi les étudiants veulent mener un combat progressiste doivent commencer à comprendre que c\u2019est le statut même d\u2019étudiant qui est en cause.Il en est d\u2019ailleurs de même des professeurs.4 S'il ne s\u2019agit pas de vouloir faire de l\u2019Université une tour en or au milieu d\u2019un océan de merde, il faut pourtant se rendre compte que l\u2019Université comme institution détient le monopole de certaines ressources indispensables à la transformation d\u2019une société.Un des objectifs majeurs de la lutte en milieu universitaire semble donc être d\u2019y créer des conditions pour que les forces de libération populaire (au sein de la jeunesse, des femmes, des travailleurs, etc) aient acces aux ressources matérielles et humaines de l\u2019Université, non pourmfaire une institution parallèle qui ne serait finalement qu\u2019un décalque de la première, mais en vue de créer de nouvelles conditions de vie sociale.Liée à ce premier objectif, il y a la démystification de l\u2019institution universitaire tant auprès de ses usagers qu\u2019auprès de la population.L\u2019adoration de la vache sacrée universitaire constitue en.effet une condition culturelle qui inhibe la vitalité des forces populaires et les rend dépendantes par rapport aux \u201csommités intellectuelles\u201d (I'Université comme institution a précisément pour effet de solidifier la distinction entre \u2018\u2018ceux qui savent\u2019\u201d\u2019 et \u201cceux qui ne savent pas)\u201d.II est impossible de penser construire une nouvelle société si on ne repense pas les conditions de produc- (Suite a la page 2 ) D p.3/ VOL.55,'No, 1, 12 SEPT #1972 Le Centre International de Criminologie Comparee existe à l'université de Montréal depuis 1969; cependant, jusqu\u2019à il y a peu de temps nul ne songeait a contester le bien fondé de son existence.Que s'est- il passé?11 Mars: L'étincelle qui a mis le feu aux poudres.Un article de Pierre Turgeon intitulé \u2018Criminologie made in Québec - Les pays du Tiers- Monde font appel au Centre de Criminologie de Montréal pour moderniser leurs méthodes policières\u2019, où celui- ci rapporte les paroles de Denis Szabo (Chef Supreme du C.1.C.C.) dans PERSPECTIVES.Certaines déclara- tons du sieur Szabo mettent la puce à l'oreille d'un groupe d'étudiants de Criminologie: \u201cIl faudrait a ces pays une police plus intégrée à la politique sociale, et qui ne se limiterait pas à la répression, mais agirait aussi comme force de prévention\u201d.Lorsqu'on sait que ces pays sont l\u2019Argentine, le Venezuela, l'Iran, la Côte-d'Ivoire et surtout le Brésil, ces paroles prennent une dimensions particulière.Il continue ensuite en faisant remarquer que ces pays \u2018\u2018ne peuvent se payer le luxe d'un système démocratique\u201d qui d'ailleurs \u2018fonctionne plutôt mal en Occident même\u201d.De toutes manières \u201cce qui importe (.) c'est d'assurer leur développement socio-économique\u201d, chose qui ne peut avoir lieu \u2018sans le maintien de l'ordre\u201d.Ce qui est le plus troublant, c'est qu'on justifiait beaucoup de gestes par des arguments de cette nature en Allemagne durant les années trente.Quant a la torture au Brésil, \"appliqués par la police militaire\u201d, \u201celles servent a obtenir des renseignements au sein du contexte de guerre sociale\u201d.Ce qu'il en pense personnellement: \"Il s'agit d'une affaire délicate\u201d \u2026 On comprendra dès lors la réaction des étudiants qui s\u2019ensuivit: L'Assemblée départementale du Département de d'Anthropologie, non contente d'envoyer une lettre au Département de Criminologie critiquant l'article en ques- PPT me esprit gn meme een am tion et dénonçant le rôle du C.I.C.C.dans le Tiers-Monde, s'allie également aux départements de Sociologie, de Sciences-Politiques, ainsi qu'à l'éxécutif de l'A.P.U.M.(Association des Professeurs de l'Université de Montréal) pour demander que l'Assemblée Universitaire fasse enquête sur activités et objectifs du C.I.C.C.17 Mars: Szabo se met les pieds dans les plats en écrivant dans la PRESSE un article (\u201cle c.ic.c.et le tiers- monde\u201d) ou il fait une mise au point: \u201cLes méthodes traditionnelles s'avèrent de moins en moins efficaces pour contenir duites antisociales.\u201d Le lecteur le moins attentif se rend rapidement compte que si \u201cconduite antisociale\u201d signifie \u201cvol de banque\u201d, elle signifie également \u2018\u201c\u2018manifestation\u201d, alarigueur \u201cgréve\u2019.18 Mars: Szabo remet ça: Parution dans LE DEVOIR d'un article s'intitulant: \u2018Le maintien de j'ordre devrait étre assuré par des escouades d'intervention.Le titre est déja tout un programme (cf.le rôle joué par les S.A.durant les années trente en Allemagne.).21 Mars: Article dans Vol.54 intitulé: \u201cSzabo le Chien\u201d.22 Mars: Organisation d'un débat-midi aux sciences sociales auquel participeront plus de 500 personnes.Les panelistes étaient Michel Chartrand (Président du Conseil Central de la C.S.N.à Montréal), Marie-André Bertrand alors (Présidente de I'A.P.U.M.et professeur au Département de Criminologie), Serge Masse (membre de la Commune Juridique) et Jean-Claude Muller (professeur au Département d'Anthropologie).On notait aussi la présence d'étudiants Iraniens et Brésiliens, ainsi que celle d'Alice Parizeau (Se crétaire du C.1.C.C.).25 Mars: Réunion de dénonciation du C.I.C.C.en Criminologie.28 Mars: Apparition de Sza- bo a FORMAT 30, ou il nie avoir des contacts au Brésil - Affirmation démentie par le naux (C.S.N.) pour quatre facultés.Les employés de l'Université de Montréal (personnel non- enseignant) sont regroupés en trois unités syndicales; deux sont affiliées à la Fédération des travailleurs du Québec (F.T.Q.), l'autre unité fait partie de la Confédération des syndicats natio- Le Syndicat des employés de l\u2019Université de Montréal (S.E.U.M.), aussi appelé le Local 1244 du Syndicat Canadien de la Fonction publique (S.C.F.P.), regroupe quelques 950 employés de bureau, des services, des laboratoires.Les travailleurs manuels, les surveillants et concierges, et depuis quelques mois les agents de sécurité, sont organisés à l'intérieur du Local 1186 du S.C.F.P.; ceux-là affiliés à la F.T.Q.Les employés du centre communautaire des résidences et des bibliothèques sont membres du Syndicat national des employés de l'Université de Montréal (S.N.E.U.M.) affilié à la C.S.N.On doit noter également qu'un bon nombre d'employés de l'Université ne sont pas syndiqués: tous les employés payés à méme les fonds spéciaux de recherche, les cadres, les assistants de recherche des professeurs.Chez les professeurs le syndicat est formé et une demande d'accréditation est déposée En moins de 6 mois, l'Université de Montréal a failli connal- tre deux grèves de travailleurs: S.E.U.M.Le 22 septembre 1971, la grève est votée.Le 4 octobre la grève est déclenchée.Peridant un mois les 950 employés tiendront leurs piquats de grève.VOL.55, No.1, 12 SEPT.1972 /p.4 l\u2019augmentation des con- ° } TT mms Tne os séminai- '71} ou il est question de projets de création d'Instituts de Criminologie en Argentine, au Brésil et en Iran.Durant la semaine qui suivit Pâques: Campagne de propagande, questionnant le rôle du C.I.C.C.au Québec et ailleurs, effectuée durant l'heure du midi à la cafétéria des Sciences Soc.24 Avril: University Settlement (rue St.Urbain): Réunion dénonçant la C.I.C.C., ou un notait entre autres la présence de l'avocat Me.Robert Le- mieux.25 Avril: \u201cOccupation\u201d locaux du C.I.C.C.par un groupe d'étudiants vers 9h.00 du matin après quelques heures arrivée de l'escouade anti-é- meute qui pénètre dans les locaux barricadés vers 1h.30.Après s'être assuré de l'identité des \u201coccupants\u201d, libéra- ton de ceux-ci sur les instances de Denis Szabo qui affirme qu'il n'y a pas eu de dégats.Il est bon de rappeler que l'un des \u201coccupants\u201d qui refusait de s'identifier a été molesté.29 Avril: Vers midi, une poignée d'étudiants font irruption au symposium de Criminolo- rapport du premier re d'Abidjan (nov.gie Comparée du Mont-Ga- briel; interpellant tout particulièrement Mr.Szabo, leurs questions troublent à ce point les participants que le symposium s'arrêtera là.Un mois plus tard: 19 étudiants recoivent des subpoena: & S.N.E.U.M.des, l'Université a décidé d'intenter des poursuites sous deux chefs d\u2019'accusations: \u201cavoir causé pour $1300 de dommages\u201d et \u201cavoir nui à la libre jouissance d'un bien\".29 Juin: Les étudiants comparaissent a l'ancien palais de justice.Défendus par l'avocat Me Michel Leclaire, l\u2019un des inculpés, étant mineur lors de l'occupation, est libéré.Ceux qui restent plaident \u2018non coupable\u201d et demandent un procès avec jury.7 & !% Juillet: Enquête préliminaire: L'Université présente sa \u2018\u2018preuve\u201d; il est intéressant de noter qu'au terme de l'Enquête 1) l'accusa- ton de dommages lisait: \u201cavoir causé pour $50 et plus de dommage:\", 2) certaines personnes convoquées comme suspects ne sont pas reconnues par les témoins de la Couronne, d'autre dont il n\u2019était pas question dans l'action d'ac- \u2018cusation et qui étaient dans la rn Te pee ESS Sr Sr mens = salle sont reconnus formellement.Le 3 mars 1972, la gréve est votée.Leur convention est échue depuis le 31 mars 1971, et aprés plusieurs mois, les négociations n'ont toujours pas abouti.La grève est évitée de justesse par une entente de principe survenant entre la partie patronale et la partie syndicale deux jours avant la date prévue pour le débrayage.Deux affrontements majeurs avec les boss de l'U de M, deux luttes qui représentent des demi-victoires pour les travailleurs.En mai dernier, lors du conflit de travail dans la fonction publique, les employés de l'U de M, organisés en front local, dénoncent l'emprisonnement des trois chefs syndicaux et la loi 19.Les travailleurs, conscients que la dure bataille menée par le Front commun aura des implications certaines dans leur prochaine négociation, manifesteront spontanément leur indignation par une journée de débrayage.En avril, les employés expriment leur appui aux luttes organisées par les étudiants: la grève des étudiants d'anthropologie et la lutte contre le C.I.C.C.LES REVENDICATIONS SYNDICALES S.E.U.M.Au moment du déclenchement de la gréve, les points en litige étaient les salaires, la sécurité d'emploi, la classification des tâches et nombre de bénéfices marginaux.Salaire \u2014 le syndicat demandait la parité avec l'Université Laval.I! importe de souligner que la différence de salaire par rapport à l'Université Laval signifiait pour l'Université de Montréal une \u201céconomie\u201d de 40% sur la masse salariale.C\u2019est donc dire à quel point les salaires sont bas à l'Université de Montréal.Une majorité d'employés sont loin du 100 dollars par semaine.CPS ST ES TETE IEEE .\u2018 qe 1 Teste CHRONOLOGIE DES LUTTES 18 Juillet: ticle d'Alice divers au DEVOIR.28 Juillet: LE DEVOIR publie un article de Guy Sarrazin (Alice au Pays des Merveilles) où il dénonce celui de Mme Parizeau, et plus particulié- rement l'insiunation faite par celle-ci selon laquelle la responsable de l'action étudiante contre le C.I.C.C.n'est nulle autre que Marie-André Bertrand, animée par des motifs parution de l'ar- Parizeau \u2018Fait Palais\u201d dans LE personnels.31 Juillet: Réponse d'Alice (LE DEVOIR: \u201cLes aveuglements d'une certaine contestation\u201d) assez nébuleuse ou il est question de \u201crègles de contestation\u201d, de \u201cnon assu- mation des conséquences d'une occupation\u201d et autres arguments paternalistes auxquels il convient d'accorder tout le poids qu\u2019ils méritent\u2026 5 Septembre: Ouverture des assises; la date du procès sera déterminée le 16 novembre.5° les travailleurs de PU de M Cid Gras rs esti aad AA evan ee 7 teint il bin damanees cn vai On se souvient qu\u2019en mars dernier, les étudiants d'anthropologie menaient une grève de 5 semaines dans le but d\u2019enrayer les excès de zèle du prof Bordaz.Celui-ci croyait que ses diplômes et son aggré- gation lui permettait de faire régner une peur chronique chez les étudiants d\u2019archéologie.La décision matraque de l\u2019université de faire une fois de plus appel à des fiers-à-bras et de lancer un ultimatum d\u2019annulation de semestre aux étudiants en grève souleva la solidarité de plus de 3000 étudiants du campus, qui cessèrent toute PERS ES I EE TE TT AE SE -tention d\u2019en faire res- Be \u2014 iia Ja J B 1 © 3 Fiche té du professeur, facteur important du mode de sélection des étudiants.Mais depuis, la situation de l\u2019échiquier au département d'anthropologie s\u2019est considérablement modifiée.Benoît le dur en congé payé En anthropo on commence à savoir que dans la mesure des petites décisions laissées à l\u2019initiative des départements par la structure centralisée, Benoit est le dur qui sait faire pencher la balance du côté de \u201cson\u201d bon sens.C\u2019est l\u2019homme fort des premiers jours de la fondation, décoré par l\u2019académie des sciences d\u2019Haiti (on sait que papa Doc avait un faible pour les anthropologues, il en était un bon lui-même).Benoit a toujours reproduit les normes d\u2019une anthropologie métropolitaine en quête d\u2019exotisme colonial; sur le plan pédagogique c\u2019est le pa- activité académique.La crise s\u2019est partiellement résorbée quand l\u2019administration cru bon de changer de stratégie.Il y eut alors négociation serrée de part et d\u2019autre, et les parties arrivèrent à conclure un accord écrit.S\u2019agit-il d\u2019une convention collective étudiante?Dans les mots de la partie administrative, il n\u2019en est pas question: ce serait un pré- cédent.Dans la forme toutefois, il s\u2019agit vraiment d\u2019une entente écrite entre des parties et les étudiants ont bien l\u2019in- pecter l\u2019application, sur des questions aussi fondamentales que l\u2019autori- mans es, mue nes te agp ce \u2014 BEL a dV Sarthe lon oser eme a JR .; sia Sécurité d'emploi \u2014 les travailleurs demandaient la sécurité d'emploi après 6 mois; l'Université voulait le statu quo, c'est- à-dire après 18 mois de service.Classification des tâches \u2014 le syndicat proposait qu\u2019on mette fin à l'anarchie existant dans la définition des tâches.L'absence de classification des tâches permettait à l'employeur, par exemple, d'exiger de deux employés embauchés au mêmé titre des fonctions diiférentes.Ainsi, nombre d'employés avaient des responsabilités relevant d'une catégorie supérieure -dans l'échelle des salaires mais n'étaient pas payés pour (ex.: une commis-dactylo responsable de l'inscription des cours).S.N.E.U.M.Salaire \u2014 lorsque le vote de grève fut pris, l'Université proposait une échelle de salaire impliquant des baisses de salaire pour certains groupes de travailleurs, particulièrement pour ceux qui étaient au bas de l'échelle.Certaines clauses normatives \u2014 l'administration de l'U de M, revenant en arrière, refusait de ratifier certaines clauses normatives en vigueur dans l\u2019ancienne convention collective.La partie patronale justifiait ses offres en prétextant une politique de normalisation des contrats de travail, c'est-à-dire, à ce moment-là, parité avec la S.E.U.M.Et chez les boss, on normalise par le bas.Cette parité était d'ailleurs arbitraire puis- qu'il n'existait pas d'évaluation des tâches.Dans un prochain article nous reviendrons plus systématiquement sur chacune de ces luttes.Nous tenterons également de situer ces interventions dans l\u2019ensemble des luttes poursuivies à l'université, dans l'ensembls aussi des batailles actuelles menées par les travailleurs du Québec, particulièrement ceux de la Fonction publique et para-publique.EE bY Men ky I tron universitaire qui n\u2019a pas encore digéré mai 68.Un nouveau directeur.qui craint l\u2019automne! \u201cC\u2019est la belle job jusqu\u2019à l\u2019automne\u2026 \u201d dit Frank Auger, dans son nouveau bureau, en complet blanc, les pieds sur sa table de travail, tout en s\u2019allumant un cigare exotique made in Senegal.Franklin semble un carriériste universitaire qui voudrait bien briller puisqu\u2019il en a l\u2019occasion, mais sans trop faire de gaffes, puisqu\u2019il en a aussi l'occasion.et la perspective de la rentrée l\u2019insécurise un peu; parce que pour Frank l\u2019ordre n'est jamais assuré avec les étudiants et cycliquement ils sortent de leur état moribond pour sucer un peu plus le sang de l\u2019institution.Quel sera le prétexte pour que les étudiants d\u2019anthropo fassent de la merde?A peu prés n\u2019importe quoi pense le nouveau directeur.L\u2019affaire du Centre International de Criminologie comparée sans doute?lance-t-il d\u2019un air songeur.Il y a deux professeurs en anthropologie physique au département d\u2019an- thropo: Benoit, l\u2019agrégé, et Franklin Auger, l\u2019aspirant à la sacralisation de l\u2019aggrégation.Or, Benoît s\u2019en va, c\u2019est son congé payé pour l\u2019année (année sabathique).Frank Auger va tenter de chausser ses bottes.c\u2019est depuis la fin du mandat de Dubreuil le nouveau directeur! La victoire des étudiants confirmée, Bordaz déménage aux USA Après la lutte des étudiants d\u2019anthropologie et de ceux qui les ont appuyés, on pouvait lire un graffiti méchant sur la porte du désormais célèbre Bordaz: \u201cIl ne te reste plus qu\u2019à calis- ser ton camp.\u201d Ce conseil s\u2019est avéré judicieux, puisqu\u2019effectivement, après avoir toujours nié les problèmes que soulevaient ses étu- dianñts au sujet de l\u2019option archéologie, il doit maintenant admettre que le climat de travail pour lui s\u2019est complètement détérioré a l\u2019intérieur du département.Son départ reste quand même étonnant, puisque pour Bordaz, comme pour Benoit, cette année était l\u2019année de son congé payé.L\u2019affaire d\u2019anthropo n\u2019est quand même pas classée: Devrons-nous reprendre le vote?Il faut se rappeler un peu\u2026 Ce qu\u2019on a nommé l\u2019affaire d\u2019anthropo n\u2019est pas nécessairement terminée.Rappelons-nous un peu.\u2019assemblée des débrayés, souvenons- nous du vote, quel vote?Il s\u2019est produit que sur le campus au cours de l\u2019an passé s\u2019est développé une solidarité des étudiants avec les luttes syndicales des employés de l\u2019université.Pendant la lutte d\u2019anthropo, c\u2019est la solidarité des employés de l\u2019université à l\u2019égard des étudiants qui a surpris pas mal de monde.Entre autre le service du personnel de I\u2019'U de M qui a suspendu Normand Rhéaume pendant trois jours pour ê- tre venu discuter des directives syndicales concernant les secrétaires impliqués dans le conflit avec le comité de coordination des étudiants.On s\u2019en souvient car on avait voté a ce moment- la que personne rentrait tant que \u2019affaire du camarade Rhéaume serait pas réglée.Puis a la demande du syndicat qui espérait aboutir par la procédure normale de grief nous avions laissé en suspens cette décision.Or depuis le temps, l\u2019U de M a congédié définitivement Rhéaume, et le prétexte de sa .présence à l\u2019assemblée des débrayés semble important à motiver la décision.Il faut savoir que le camarade Normand Rhéaume est le chef du comité de négociation du syndicat des employés de l\u2019université de Montréal (1244) et qu\u2019on se trouve en plein dans la période de négociation.\u2019 ' ~~ p.3/ VOL.55, No.1, 12 SEPT.1972 à surveiller: LE MAGASIN D DISQUES EN EST MAINTE- SCIENCES SOCIALES NANT A GRANDI ETREDECORE ON Y VEND: tlivres, revues \u2014 matériel scolaire \u2014 disques, systèmes de son \u2014 lingerie (jeans, bas-culottes) \u2014 cigarettes, tabac, pipes \u2014 pharmacie \u2014 poterie, montres \u2019 Eras \u2014 filières, dactylos, (bientôt caméras)
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