Vol. ..., 19 septembre 1972, mardi 19 septembre 1972
[" Il vous sera peut-être agréable d'apprendre que nous avons maintenant (depuis le 1er mai dernier) l'honneur et la chance de bénéficier à l'Université de Montréal d'un règlement disciplinaire nouvelle mode, \u201cparfaitement adapté aux problèmes actuels du monde étudiant\".L'Université répond donc, toujours fidèle à elle-même, de la façon la plus paternaliste et autoritaire qui soit, aux évêne- ments et aux luttes qui se sont déroulés l\u2019année dernière et, surtout, à la solidarité étudiants-employés et parfois professeurs qui a commencé à se développer.per.Une administration universitaire qui ne trouve rien de mieux à faire qu'un règlement disciplinaire pour réagir face à ces mouvements apparaït simplement ar- chdique, sclérosée, paternaliste et fait montre d'une faiblesse évidente.Un étudiant de l'extérieur à qui nous apprenions cette nouvelle a eu d'ailleurs une réaction qui donne une bonne idée de l'image que projette l'U.de M.: \u201cAh oui, ils vont vous faire porter un uniforme?\u201d Non, quand même pas, il s\u2019agit d\u2019un ré- glement moderne qui se préoccupe de choses beaucoup moins futiles.D'abord de nos jours un règlement de discipline ça ne s'appelle plus comme ça, ça s'appelle: PRINCIPES D'INTER-RELATION(!) ça fait mieux, surtout affublé d\u2019une jolie image de poignée de mains symbolisant \u201cla bonne entente entre les mem- -bres de la communauté universitaire\u201d, dans la sérénité et le respect de la hiérarchie.- Evidemment les lois régissant ces beaux principes s'appliquent aux étudiants, mais aussi aux \u2018membres du personnel enseignant\u201d.Apparemment certains d'entre eux ont dû se montrer un peu trop turbulents ces derniers temps.Tout d'abord, comme à toute chose faite \u201cdans les régles\u201d, il y a un magnifique préambule qui, à la lumière des é- vénements de l'année dernière surtout, ne peut que nous faire au moins sourire: \u201cAttendu que l\u2019Université reconnaït à tous les membres de la communauté universitaire le droit à une entière liberté de pensée el d'expression; Attendu\u2019 que tous les membres de la communauté univers B nt_par ailleurs ceux suit (logiquement paraît-il;).Pour qui n'auraient pas reçu par la poste ce joli petit dépliant sur papier couché bleu et rose (!), nous reproduisons son contenu en entier: VOLUME! RTA TR Article 1: Constitue une infraction passible de sanctions disciplinaires le fait pour tout membre du personne enseignant ou pour tout étudiant: \u2014 à l'intérieur ou à l'extérieur du -campu l'exercice d'une fonction ou la conduite d'un activité universitaire, tels les _cours,- .J séminaires, les entrevues, les cérémonie les réunions des corps et orgapismed, | fonctionnement des services\u2014et\u2014l'administration des affaires de l\u2019Université; Autrement dit il est défendu de boycotter quoi que ce soit concrètement, d'empêcher que des cours se tiennent pendant une grève, ou de -saboter, une belle cérémonie officielle de M.le Recteur, ou encore évidemment, de faire une occupation.b- de nuire ou de contribuer à nuire au déplacement légitime des personnes sur le campus, dans les immeubles de l\u2019Université, ou à tout autre endroit où s\u2019exerce une fonction où se conduit une activité universitaire.Ce n\u2019était pas la peine de faire une belle grande phrase comme ça.|| aurait suffit de dire qu'il est défendu aux étudiants et professeurs de faire une ligne de piquetage ou de participer à celle des employés en grève, comme cela s'est produit pendant la grève d'octobre dernier.L'aspect moderne et actuel du réglement n'en aurait que mieux ressorti! Au fait, le \u2018déplacement légitime des personnes sur le campus\u201d est-ce que cela comprend aussi le déplacement des bouncers dans les ambulances de l'U.de M.?.Article 2: Ne constitue pas une infraction au sens de l'article 1: a- l'abstention de remplir une fonction ou de participer à une activité universitaire; Ah bien oui, évidemment, on nous accorde le droit de manquer les cours, c'est pas magnanime ça?b- le simple fait de préconiser I'abstention soit de remplir une fonction, soit de partici- Per à une activité universitaire.On a aussi le droit de suggérer aux autres de ne pas aller aux cours! Donc quel- qu'un peut se lever dans une assemblée et préconiser le débrayage.général.Mais que personne ne s'avise d'empêcher les scabs de tenir des cours malgré la décision de l'assembiée, ça c'est défendu par l\u2019article 1 si on se souvient.bien.Le présent article ne confère aucun droit et.n'affecte en rien tout autre recours que une infraction mais n'est pas un droit non plus (!) et l'Université précise qu'elle peut toujours prendre des sanctions.on entre dans le domaine du patinage artistique.Article 3: Tout membre du personnel enseignant qui enfreint le présent règlement est passible de simple réprimande, de sus- Articlé émbre, d seignan i est offigieg, d \u2018une faculté eo nA ues.a s sanctions prév a Ton Article 5: Tout étudiant qui enfreint le présent règlement est passible de simple réprimande ou de renvoi.Ca, en tout cas, c'e: t clair! Article 6: Le conseil impose, s'il y a lieu, les sanctions prévues aux articles 3, 4 et 5 et voit à leur exécution.Toutefois, avant d'imposer une sanction, il donne à l'intéressé la possibilité de se faire entendre et, sauf en cas d'urgence, consulte le conseil de facuité.Ah, voilà, c'est ça la vraie démocratie, comme dirait Drapeau! Si on vous écoeure vous avez le droit de dire ce que vous en pensez, et comme ça ne les empéchera pas de vous écoeurer quand même, il reste juste à ne pas manquer une si belle occasion de leur \u2018parler dans l'nez\u201d.Article 7: Le présent règlement ne s'applique pas aux personnes directement impliquées à l\u2019Université dans une grève ou un lock-out au sens du Code du Travail.Ben oui, que voulez-vous, ce maudit Code du Travail! ll n'y a plus de liberté! L'Université ne peut même pas faire un beau petit règlement de discipline comme ça pour ses employés! 7 Article 8: Le \u201cRèglement disciplinaire concernant les professeurs et les membres du personnel enseignant\u201d et le \u201cRèglement général concernant la discipline universitaire\u201d, adoptés les 13 et 15 janvier 1969, sont abrogés.- Article 9: Le présent réglement entre en vigueur le jour de son adoption soit le 1er mai 1972.Par sa demande d'admission, tout candidat souscrit l'engagement de respecter toute réglementation en vigueur à l'Université.Tiens, tiens, on a déjà vu ça quelque part.On se souvient peut-être d'un certain CEGEP avec une histoire de ce gen- re-là.Les étudiants avaient pris une injonction et ils avaient gagné -parce que le CEGEP n'avait pas le droit de faire un règlement comme ça.Mais l'Université étant und\" i@Rkituti - i tion dé haut savoir\u201d, Pelle suptil&#*2 ie a ganer [Beg dûx*h n sidère qu'ils l'ont signe d'abord, et leur fait lire ensuite! Ca c\u2019est de la tactique! Il n'empêche que c'est quand même la même chose (en plus hypocrite) et qu'il faudrait peut-être voir si l'université à plus de droits que ce fameux CEGEP. Southern Comfort: une croisière nouveau genre.Sans nous déplacer, faisons un voyage nouveau genre.Buvons du Southern Comfort, la liqueur du Sud qu'il faut toujours avoir dans son bag-age.Une bouteille, un bar.C'est dans l'grand Confort! ÿ Départs: x | ME F Comfort avec glagons Une once et 2 de Southern Comfort domo GOIN 0 odooogg 000000 DOD000Go00D 0 0 Glace concassée, zeste de citron.Screwdriver Comfort Une once et ¥2 de Southern Comfort Jus d'orange Collins tout-Comfort ; Mélanger une once et Jde Southern 00pbo 00 00npe 00002000 SK p 00000 =) 20 Comfort et le jus de !A de lime; Ajouter glaçon et boisson gazeuse aucitron-limette./ Us Deux erreurs se sont glissées dans la page 5 de notre dernière parution.Dans l\u2019article concernant la lutte en anthropologie on doit noter \u2018que M.Jean Benoit n\u2019est pas en congé payé cette année, mais en congé sans solde.De plus nous devons ajouter que M.Jacques Gomila est aussi du groupe des anthropologues physiques.* ANGLAIS, ESPAGNOL, FRANCAIS, ALLEMAND, ITALIEN, ETC.! * COURS ACCELERES PAR METHODES DIRECTE ! * LECONS PRIVEES, SEMI-PRIVEES OU EN PETITS GROUPES! * COURS A PRIX SPECIAUX POUR ETUDIANTS! * HORAIRES DU JOUR OU DU SOIR * FACILITES DE PAIEMENT! NE TARDEZ PLUS! INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT! POUR TOUS RENSEIGNEMENTS APPELEZ - 739 - 4291 ou 488-3933 - LM.L.\u2014 328 AVE.VICTORIA, WESTMOUNT Dr.N.Scaff, op.Optométriste - spécialiste de la vue © Examen de la vue e Verres de contact e Lunettes médicales 374 ouest, Sainte-Catherine 861-3761 : =) = 2 = (repos: a/s de la REDACTION NS AMAR 3) JB ntre social) Local 5517, 733-5393 NUMERO 2 \u201ceV CU.2332 Edouard-Montpetit 19 SEPT.79 AS Publié par Service-Campus «Publicité: M.Georges Lefèbvre L\u2019EQUIPE Roger Hobden Local 5521, 733-5393 Daniele Bourassa Louis McComber Réunions: Le comité de contrôle, composé de représentants des Nicole Chabot Raymond Premier différents mouvements populaires sur le Campus, ainsi que des .S _étudiants intéressés se réunit quatre fois par année au C-6526 Danielle Dansereau erge Roy .Lithographié par Juurnal Offset Inc.(&) du centre social.Téléphoner pour plus de détails.Monique Dumont Guy Sarrazin 254 Benjamin-Hudon, Ville St-Laurent m p.2 / VOL.55, NO.2, 19 SEPT.72 suite de P- 7 POUR UNE REVOLUTION CULTURELLE A partir des informations fournies par le rapport du Club de Rome, il est donc évident que la poursuite de l'actuel mode de production capitaliste s'avère une voie suicidaire pour l'humanité.Et les militants révolutionnaires pas plus que les autres à l'abri de cette détermination matérielle: rien ne sert de dire abstraitement que ces problèmes seront réglés après la révolution.I! s'agit au contraire de comprendre que la lutte écologique fait aujourd'hui partie du processus révolutionnaire, sous peine d'aboutir à la mort même de la révolution.Une conception matérialiste conséquente voit au contraire la liaison nécessaire et dialectique entre d'une part la transformation des rapports entre les hommes et la nature, et d'autre part, la transformation des rapports entre les hommes eux-mêmes.De plus, une telle conception n'affiche pas \u2018a priori un optimisme idéaliste selon lequel le passage du capitalisme au communisme serait inéluctable.Bien au contraire, il faut envisager les deux possibilités suivantes: ou bien, il y a aura passage du capitalisme au communisme, ou bien il y aura passage du capitalisme à plus rien.La poursuite du système capitaliste pendant une période encore indéfinie n'est même pas une hypothèse à rejeter a priori.Tout comme il l\u2019a fait au cours du XIXe siècle, alors que l'allongement forcené de la journée de travail risquait de compromettre la reproduction de la force de travail et la survie même du système, celui-ci pourrait fort bien, face à la crise présente, adopter un ensemble de mesures auto-régulatrices destinées â le faire durer.Bien entendu, de telles mesures re feraient probablement que reporter l'échéance, puisque les tendances du système, inséparables du système lui-même, finiraient bien par réapparai- tre, posant le problème de sa survie d'une façon encore plus dramatique.Cette solution réformiste est en fait celle qui se dégage des analyses du Club de Rome et des réflexions qu\u2019en a tirées récemment le technocrate soi-disant socialiste Sicco Mansholt, grand artisan de la Communauté Economique Européenne.Dans la perspective d'une transformation sociale exigée par le développement méme des contradictions du système, il importe de comprendre à quelles conditions et selon quelles modalités une telle soiution réformiste est possible, de façon à lui opposer une alternative révolutionnaire.articulée et réaliste.On a affirmé plus haut que la croissance était liée au système capitaliste dans la mesure où le capitaliste individuel, devant se maintenir ,sur le marché dans un contexte de concurrence, doit réinvestir, outre le capital initial, une partie de la plus value réalisée.C'est seulement de cette façon qu'il pourra perfectionner ses modes de fabrication de façon à offrir des marchandises toujours plus nombreuses à des prix toujours plus compétitifs.Dans la mesure cependant où la concurrence tend à disparaître, les données du problé- me se modifient.Effectivement, le fonctionnement du système amène l'élimination régulière des plus petits capitalistes au profit des plus gros qui contrôlent de plus en plus les marchés.On voit ainsi apparaître des monopoles en mesure d'imposer a leurs concurrents plus petits des prix de moins en moins déterminés par le simple jeu de la loi de la valeur.On a vu d'autre part que la disparition du travail salarié répétitif, base\u2018 matérielle de la formation de la valeur, entraîne, à titre de tendance, la disparition de la loi de la valeur elle-même, phénomène déjà prévu par Marx.Dans un tel contexte, on peut fort bien concevoir que les monopcles, contrôlant les marchés et dominant l'appareil d'Etat, provoquent une baisse de la production sociale globale, avec un ensemble de mécanismes destinés à contrôler les prix, les salaires et les taux d'intérêt.Un tel processus s'accompagnerait alors d'une définition technocratique de ce qui devrait ou non être reconnu comme besoins sociaux, puisque des coupures dans la production impliqueraient une définition nouvelle de ce qu'il est ou non désirable de produire socialement.Certaines entreprises dont les produits entraînent des couts élevés seraient ausi nationalisées par l'Etat des monopoles.Une telle situation constituerait en fait\u2019une stabilisation de la production sociale au profit des monopoles, et représenterait pour ceux-ci la possibilité d\u2019une survie théoriquement indéfinie.C'est le type de solution proposée par Manshoit.il est clair qu'elle ne pourrait être réalisée que par un régime assez autoritaire, une sorte de fascisme bon enfant se donnant le nom séduisant de socialisme et-ne dédaignant pas l'adoption de mesures visant l\u2019amélioration du niveau de vie, voire ir toujours plus et vendre le plus de marchandi- es possibles au plus bas prix possible.Cela cons- itue l'étément-clé pour comprendre le lien abso- ument nécessaire entre capitalisme et croissance.n capitaliste individuel qui n'entrerait pas dans a logique de la croissance serait tôt ou tard éli- iné.Un capitaliste qui n'occupe plus un marché À uelconque est un capitaliste mort.ion d'un marché signifie la reproduction élargie, \u2018accumulation du capital.apitaliste investit un capital de départ A, il réa- ise avec la vente de la marchandise produite une lus-value À (un supplément par rapport au ca- ital A de départ).Le capitaliste retrouve donc son apital À plus un supplément A: A + A.Au ter- e de l'opération, il ne peut se contenter d'inves- ir le capital initial A, puisqu'il doit produire plus t moins cher.Il doit donc réinvestir une partie e la plus-value produite; x / A.Le nouveau ca- : ital investi est donc À + x / A, donnant une plus- alue (A + X/ A).On voit donc comment chaque ois le capital investi et la plus-value réalisée sont lus grands.Examinons maintenant le probléme suivant.Toues les économies actuellement connues sont prin- ipalement axées sur la croissance.On peut parer d\u2019un système économique mondial dominé par es différents impérialismes capitalistes.Par con- équent, l'économie de la planète entière est sou- ise aux impératifs de la croissance.D'autre part, ne économie de croissance suppose l'approbation e ressources non renouvelables en quantités toujours plus grandes.Or la terre est un milieu fini et on ne voit pas dans un avenir assignable l\u2019utilisation significative de ressources extra-terrestres.Par conséquent, une économie de croissance implique à terme l'épuisement des ressources terrestres.Cette conclusion est corroborée par le rapport du Club de Rome, bien que le rapport fasse mal le lien entre une économie de croissance et le mode de production capitaliste.Significatif à cet égard est le tableau que dresse le groupe du MIT au sujet du tarissement des ressources naturelles non renouvelables.En effet, aux taux actuel de consommation annuelle et selon la croissance exponentielle de la consommation globale, certains métaux seront épuisés définitivement avant l'an 2050.Voici quelques chiffres tirés du rapport Meadows: Date d'épuisement aux taux actuel de consommation des réserves connues: Aluminium 55 ans Cuivre 48 ans Mercure 41 ans Gaz naturel 49 ans: Pétrole 50 ans Zinc 50 ans Nickel 96 ans Plomb 64 ans Cette prévision alarmante est bien sûr basée sur la connaissance des réserves actuellement existantes.Mais on ne peut présumer de la découverte indéfinie de nouvelles réserves, à moins de vouloir jouer aux apprentis sorciers.De toute façon, la découverte de nouvelles réserves ne ferait que reporter l'échéance; si on tient compte du fait que la croissance n'est pas linéaire, mais exponentielle.Le rapport Meadows lance donc un sévère avertissement aux tenants de la consommation à outrance et du gaspillage systématique.Surtout que la situation actuelle nous méne irrémédiablement a reviser notre optique en ce qui concerne-les contraintes écologiques et sociales que le rapport Meadows traite au chapitre des nécessités sociales.G.Evelyn Hutchinson a écrit en 1970 la phrase suivante publiée dans le magazine Scientitic American: \u2018De nombreux savants concluent que, sur la base de preuves de plus en plus évidentes, la du- , rée de la vie dans la biosphère jusqu'à ce que cette dernière devienne totalement inhabitable, se mesure désormais en décennies et non plus en centaines de millions d'années.Le fameux problème de la pollution n'est en fait qu\u2019une conséquence de l'épuisement des ressources.Dans la mesure où les déchets s'accumulent et où le mode de production s'avère incapable de les transformer de façon à les rendre utilisables, la survie des espèces vivantes) dont l'espèce humaine, devient de plus en plus problématique, le rapport entre les systèmes vivants et le milieu s'avérant de plus en plus difficiles, puisque les transformations de ces systèmes sont limitées.par leur propre équilibre interne de départ.Et I'occupa- | La logique du processus est la suivante.Si un \u20ac ere Projet de garderie a on Be radi PTR Verrons-nous bientôt des camarades gardes-bébés sur le.campus, et une expérience éducative inédite pourra-t-elle ainsi se développer?Il est encore trop tôt pour l\u2019affirmer, mais d\u2019ores et déjà la coopérative étudiante Services Camn- pus a pris l\u2019initiative de rencontres entre étudiants, professeurs et employés en vue de jeter les bases d\u2019une garderie coopérative sur le campus.Cette garderie reposerait, pour son fonctionnement, sur la participation des parents eux-mêmes, participation pouvant prendre la forme soit d\u2019une présence a tour de role pendant les heures de garde, soit d\u2019une fourniture de matériel nécessaire (jouets, etc.).Un élément-clé permettant de mettre rapidement sur pied le projet de garderie serait le fait de pouvoir disposer d\u2019un local.C\u2019est pourquoi des contacts sont présentement établis, d\u2019une part avec les Services aux étudiants, d\u2019autre part avec le Ministère des Affaires sociales, en vue d\u2019obtenir les fonds nécessaires.Le problème du local pose évidemment la nécessité de limiter la garderie au départ.L'hypothèse actuellement retenue est celle de 50 enfants par jour répartis dans un local de quatre divisions.La.moyenne d'âge des enfants des jeunes parents concernés est actuellement d\u2019un an, mais elle pourrait varier selon de nouvelles adhésions.LES \u201c CAMARADES # = e av] Anat x fa 3._ GARDES- BÉBÉS Concernant la répartition des tâches, on envisage la possibilité qu\u2019en plus de une ou deux personnes travaillant à plein temps, les étudiants membres consacrent une demie-journée par semaine pour assurer le fonctionnement de la garderie penda.* cinq jours, avant-midi et après-midi, tandis que les employés et les professeurs fourniraient un certain montant \\en argent, étant moins disponibles à cause de leur travail.Un problème toutefois.L\u2019engagement de une ou deux puéricultrices pourrait s'avérer difficile en raison du salaire élevé que chacune commande ($15,000).En fait, il serait dommage qu\u2019une telle expérience tourne au professionnalisme.Et puis- qu'une véritable garderie ne consiste pas seulement à parquer des enfants ensemble mais à leur donner l\u2019occasion de \u2014s\u2019épanouir pleinement, pourquoi s\u2019en remettre à des professionnels au lieu de développer les possibilités éducatives présentes chez les premiers intéressés.La mise en cause d\u2019un système d'éducation répressif à l\u2019Université devrait être- l\u2019occasion de chercher à définir collectivement une expérienée éducative nouvelle, au lieu de s\u2019en remettre aux soins de soi-disant compétences.\u2019 Tous ceux qui sont intéressés par cette question sont invités à communiquer avec Martine Daunais, a 733-5393.: J une forme technocratique de corporatisme visant à mieux intégrer les travailleurs à la vie de l'entreprise.Dans quelle mesure une telle solution serait-elle applicable au niveau mondial, notamment dans les rapports avec les pays du Tiers- Monde, et dans quelle mesure les pays sous-développés eux-mêmes suivraient-ils un tel mode- le?La chose reste encore assez difficile à déterminer.Chose certaine, la solution Mansholt va s'avérer une hypothése de plus en plus séduisante pour les grands monopoles et probablement la seule voie restant au système s'il veut survivre encore un certain temps.Sa réalisation devient donc vraisemblable, et il est important de définir une hypothèse alternative en termes révolutionnaires.Face à une production effrénée qui devient à el- le-méme sa propre fin, la seule alternative conforme aux intéréts des masses consiste pour elles a définir elles-mémes de nouvelles valeurs culturelles, de nouveaux objectifs à la production sociale.C'est d'une immense redéfinition des désirs sociaux qu'il s'agit, dans un processus de transformation affectant la façon-même de vivre.Véritable révolution culturelle impliquant une libé- suite p.6 VOL: 55;NO.2, 19 SEPT.72 / p.3 ae hae Taian SALLE - pp.) Cette année à l\u2019Univezsité du Québec, il y a encore un peu plus de murs psychédéliques, quelques nouveaux programmes, des profils libres, des cours inter-disciplinaires et IN 3 A a y PO) amr cE Kye gga NEGOCIATIONS A ERSITE DE - WLW TY TI 4 ; CRE EE RS PORTER RTE à 16 PRE EE TI CURE BR» BRU Jaa) Fen SRA ee LL ER HL TTT BE TR a OU L'UNIY Nas IRIE) qui préside à la rentrée de l\u2019Université du Québec comme de LES DEML-VICTS PES SYNDICALES i T > \u201coi OA EE Ce ES bises, des séminaires de plus en plus \u201cinformels\u2019\u201d\u2019.\u201dMais ce n\u2019est A ANT 3 pas ça qui réussit à masquer la platitude générale qui règne a 2 A #4 a l'université-la-plus-cool-en-ville, platitude et routine LA HEE bal eR a TI IO SR SS AVR WAS of Ra Ta sé n\u2019importe quelle université.La contradiction qui sous-tend le malaise universitaire à I'U.du Q.est également celle qui a provoqué sa création cette contradiction c\u2019est d\u2019une part la difficulté dans le système de production capitaliste avancé, d'entretenir un langage sur les principes justificateurs de l\u2019école: former des produits rentables et nécessaires sur le marché du travail, en rendant la connaissance accessible à tous, et d\u2019autre pari la réalité économique québécoise: le marché du travail fantôme.Or l\u2019Université du Québec, ballon politique de l\u2019union nationale, a tout-de même été créée pour absorber les milliers de jeunes venant des CEGEPs, destinés à la prolétarisation instruite, afin de retarder de quelques années la mise en chômage d\u2019une masse de jeunes travailleurs qualifiés.C\u2019est un palliatii utilisé par la bourgeoisie technocratique pour transformer en chomâge déguisé, l'impossibilité d\u2019occuper productivement, les nouveaux contingents de main d\u2019oeuvre.On \u201c\u2018fait du temps\u201d à l\u2019Université comme on en fait dans les projets PIL (initiatives locales) ou PJ (perspective jeunesse).La rentrée est donc très calme pour les étudiants; d\u2019ailleurs le mythe de la participation principalement favorisé par la structure du pouvoir extrêmement diffuse, désamorce depuis quatre ans les tentatives d\u2019organisations étudiantes.Là où les oppositions sont les plus claires, c\u2019est dans les professeurs (SPUQ) à l'automne 71.\u2018 Négociations au SEUQUAM Septembre est également assez calme pour le syndicat des employés (local 1294, FTQ) actuellement en négociation pour le renouvellement de la convention collective.20 séances de négociations ont eu lieu et il y a entente sur la plupart des clauses mineures.Les points majeurs restent en suspens c\u2019est-à-dire l\u2019évaluation des tâches et les questions salariales.Selon des membres du comité de négociation (formé de trois femmes et de trois hommes), un front commun sur ces questions pourrait être formé bientôt avec des employés des Universités Laval et Montréal.> La colère monte au SPUQ A la suite de la grève du SPUQ l\u2019automne dernier, les professeurs avaient accepté de rentrer au travail malgré la insatisfaction de leurs revendications sur les critères d'intégration dans l\u2019échelle salariale.La réouverture de ces négociations était cependant prévue pour cette année.Or l\u2019administration refuse la réouverture des négociations sur les mécanismes de classification salariale, soit de l\u2019article 25 de la convention.La conciliation a été demandée par l\u2019administration mais seulement trois séances infructueuses ont eu lieu depuis le 28 juin.CC Mais ce qui fait monter la vapeur surtout c\u2019est le.cas d\u2019un professeur de littérature espagnole qui a rempli l\u2019an dernier des charges de cours supplémentaires et que l\u2019administration ne veut pas payer.Le professeur refusant de remettre ses notes avant d\u2019être payé, les étudiants ont porté plainte contre l'administration.Celle-ci a donc offert de décerner directement des notes aux étudiants, passant ainsi par dessus le professeur et lui enlevant son seul moyen de pression, et passant également par-dessus le département qui est, selon la convention, seul responsable des questions académiques.C\u2019est un bel exemple de la participation dont se vante tant M.Dorais.Ce n\u2019est pas la violation d\u2019un principe mais d\u2019un contrat de travail.Faut-il prévoir un débrayage cette année encore chez les professeurs?p.4/ VOL.55, NO.2,19 SEPT: 72 CE LUE te L\u2019offensive patronale Les boss, lors des deux négociations, ont -utilisé les tactiques classiques, entre autres laisser traîner en longueur les conflits, diviser les travailleurs, sans compter les faussetés de l'information diffusée publiquement: Ne donnons ici que quelques exemples: en octobre 1971, les patrons ont présenté pour la première fois les contre-propositions salariales écrites, on ne l'avait pas fait lors des négociations préalables; et on n\u2019a présenté une alternative valable aux employés qu'après trois semaines d\u2019arrêt de travail.Cette façon de procéder va justifier par la suite l\u2019engagement des bouncers, l\u2019intervention gouvernementale et même le lock-out de l\u2019Université.Durant la négociation au S.N.E.U.M., l\u2019Université a démontré encore davantage sa mauvaise foi, ainsi proposer après plus de 6 mois de négociations une échelle de salaires avec des baisses, ce n\u2019est vraiment pas sérieux.Il est assez évident que dans les deux cas l\u2019Université visait entre autres choses à rendre les travailleurs moins exigeants, elle a en partie réussi.\u201cLes deux conflits, particulièrement la grève d'octobre, ont révélé que les boss de l\u2019U.de M.étaient de plus en plus encadrés par l\u2019Etat du Québec.En fait, lors du sprint final de négociations, le gouvernement est intervenu directement.Il est évident que !e conseil d\u2019administration de l\u2019Université publique\u201d, administrer le plus rationnellement cette chose afin d'investir davantage dans l\u2019entreprise privée sous forme, par exemple, de subventions.Les premiers à faire les frais de cette politique sont les salariés; les professeurs subventionnés pour des recherches inutiles, les bureaux du recteur et les autres dépenses d\u2019équipement ne semblent pas être atteints.La majorité des employés sont en bas du $5,000 par année.Il ne faut pas se leurrer outre mesure sur les politiques gouvernementales de rationalisation, concrètement ces politiques ont signifié une politique précise: orientation vers, une normalisation des conditions des employés des trois universités (Montréal, Laval et Québec), cette normalisation touchant avant tout les salaires.En octobre 1971, les employés de l\u2019Université Laval jouissaient de conditions passablement avantageuses comparativement aux camarades des autres universités.Il semblerait que sous la menace d\u2019une grève, l\u2019administration de l\u2019Université Laval aurait fait de larges concessions à ses employés, ces concessions auraient, dit-on valu d\u2019autre part aux boss de l\u2019Université Laval, des réprimandes de la part des boss du gouvernement.Donc pour les syndiqués l'objectif à atteindre est l\u2019Université Laval et pour les boss il ne faut pas - dépasser l\u2019Université du Québec.Et ainsi à l\u2019U.de M,, le S.E.U.M.a gagné en octobre dernier une échelle de salaires fort semblable à celle-de l\u2019U.du Q.et en mars 1972 l\u2019Université justifiait les baisses de saläires au S.N.E.U.M.par la parité avec le S.E.U.M.Ce dernier cas est assez grave, puisque les patrons ont remis en cause un élément important de la tradition des négociations, à savoir que normalement l\u2019acquis est respecté et qu\u2019il n\u2019est surtout pas question de baisses de salaires.Les boss entreprenaient une certaine forme de négociation sectorielle et les batailles menées par les travailleurs contenaient en germes les affrontements importants qu\u2019a connus au printemps dernier le Front commun des employés de la Fonction publique et para-publique.Qui a gagné?Les boss ou les travailleurs.BLL Il est toujours complexe d\u2019évaluer une lutte syndicale, dans la mésure où un conflit se règle par |a signature d\u2019une convention collective.Les négociations actuelles entre syndiqués et patrons se limitent à des revendications d'ordre économique et ne changent en rien le rapport patrons- travailleurs.Après une négociation, les travailleurs ont quelques piastres de plus sur leur chèque de paye, quelques jours de vacances et de congés en plus, des.diminutions de charge de travail et parfois une plus grande sécurité d\u2019emploi.Les travailleurs n\u2019acquièrent pas pour autant un pouvoir sur l\u2019orientation et l\u2019organisation de leur travail, le pouvoir demeure toujours dans les mains de quelques boss même si à l'université ceux-ci sont multiples et présentent plusieurs visages.On-peut donc évaluer la victoire, dans le cadre de luttes économiques, en terme des acquis matériels et plus subtilement en terme de changement du rapport de forces.Les critères pour évaluer les acquis sont principalement les demandes syndicales initiales et les conditions de travail de même catégorie de travailleurs dans d\u2019autres milieux de travail.Au début de la grève en octobre 1970, le S.E.U.M.demandait une augmentation de salaires équivalant à une hausse de 407 de la masse salariale, on exigeait la parité avec les employés de l\u2019Université Laval; on a obtenu une hausse globale de 10.8\u201c (6.1\u2018« d\u2019augmentation réelle, la parité avec l\u2019Université du Québec, cette parité étant arbitraire puisqu\u2019il est impossible de faire une comparaison systématique des tâches.Au niveau, des clauses normatives, le S.E.U.M.a eu satisfaction pour une majorité de ses demandes cependant ces clauses n\u2019étaient pas rétroactives et sur certains points étaient en deçà des avantages acquis depuis 19 par le Syndicat national des employés de l'Université de Montréal.Le S.N.E.U.M.a mené une lutte défensive, on s\u2019est battu pour conserver l\u2019acquis de 68.Les seuls changements obtenus par la dernière négociation furent des hausses de salaires variant entre $418.et 307.par année pour certaines catégories d\u2019employés (techniciens, bibliothécaires, professionnels et employés du centre communautaire et des résidences).Deux catégories de travailleurs conservaient le statu quo ou l'équivalent et une catégorie obtenait une échelle de salaires plus basse.On offrait en compensation des montants forfaitaires variables entre $316.-et 291.Au niveau des clauses normatives, l\u2019Université remettant en question les avantages obtenus dans la convention précédente, le Syndicat a mené la bataille pour au moins conserver les acquis.Un changement de rapport de forces s\u2019est opéré durant octobre puisque le déclenchement de la grève a entrainé la paralysie totale de l\u2019Université privant les étudiants de leurs cours et les professeurs de leurs recherches.Mais \u2018on.peut se demander si les résultats de la grève n\u2019ont pas - annulé cette combativité temporaire des travailleurs.Il faut aussi se demander si les batailles livrées lors des négociations tant au S.E.U.M.et au S.N.E.U.M.furent le point de départ d\u2019une agressivité nouvelle des travailleurs de I'U.de M.Nous reviendrons sur cette question en traitant de la solidarité étudiants-employés et de la situation du syndicalisme.Il serait opportun préalablement de circonscrire la stratégie des boss et de situer \u2018les conflits à l\u2019U.de M.en rapport avec la bataille du front commun des employés de la fonction publique et para-publique.RE NS Et cé PTET Depuis le 31 mai 1972, dans le secteur universitaire, cinq conventions collectives sont échues, soit celle - des employés de l'Université Laval (local 2500-S.C.F.P.) - des employés de l'Université du Québec à Montréal (local 1294- S.C.F.P.) - des employés d'entretien de l'Université de Montréal (local 1186-S.C.F.P.) - des employés de soutien de l'Université de Montréal (local 1244- S.C.F.P.) - des employés du centre social et des bibliothèques (C.S.N.) Donc à partir de cette situation, trois possibilités de négociation s\u2019offraient aux travailleurs de l\u2019U de M: - front commun universitaire - front commun local - négociation individuelle FRONT COMMUN UNIVERSITAIRE Dès le mois de décembre 1971 le Syndicat canadien de la fonction publique convoquait une réunion du secteur universitaire - les quatre sections locales affiliées au S.C.F.P.- afin de considérer la possibilité d'établir une politique de négociation sectorielle.Les quatre syndicats se retrouveraient à une méme table pour négocier un projet commun de convention collective, comprenant toutefois des particularités pour chacune des sections.À la suite de cette première réunion, un cumité restreint est formé en vue d'établir une certaine programmation.Déjà le 21 janvier on s'entend sur la structure de négociation, sur la composition du comité : conflits qui opposent l\u2019administration et les groupes syndi- est lié au gouvernement du fait des budgets énormes qu\u2019il différence étant de l\u2019augmentation statutaire).Cette aug- de négociation et sur le partage des dépenses.Parallèlement, cha- = qués.I est significatif que les embryons d\u2019organisations reçoit.De plus, les deux conflits se situaient au coeur mentation est quelque peu atténuée du fait d\u2019une mésentente du des sections locales travaille Pnergiquement à la préparation 4 sont nées depuis deux ans de l'appui à des conflits de tra- d\u2019une politique de rationalisation de l\u2019ensemble de la fonc- entre le syndicat et l\u2019administration sur certaines clauses gestions des Tombros ot art 2 ta fin ane ne premiere paris É vail: au moment de la grève des employés de soutien tion publique et para.publique.Cette rationalisation vise ae la convention collective.L arbitrage Sur cette question de la convention est rédigée.# (SEUQUAM) au printemps 71, et au moment de la grève des une organisation plus rentable et plus efficace de \u2018la chose onna raison aux patrons.En fait on a obtenu une certaine Après plusieurs mois de labeur, une première rencontre a enfin lieu avec les représentants patronaux des trois universités les 23-24-25 mai à Québec.L'histoire du Front commun universitaire ne sera pas plus longue.Les travailleurs de l'Université Laval décideront au début de juin de se retirer du Front commun (universitaire) et de négocier seuls leur propre convention collective.Connaissant bien les méthodes de \u201cnormalisation par le bas\u201d si chères aux patrons, méthodes consistant à uniformiser au plus bas niveau possible les conditions de travail des salariés - sans doute ont-ils craint d'avoir plus à perdre qu'à gagner dans une telle optique de négocia- ; tion.FRONT COMMUN LOCAL On s'aligne donc sur une négociation locale, c'est-à-dire les trois syndicats de l'Université de Montréal rassemblés à une même table.Les comités de négociation de chacun des syndicats se réunissent plusieurs fois afin d'uniformiser les projets de convention.Tout le monde travaille ardemment, si bien que le projet devrait être déposé vers la fin de juin et qu'une séance de négociation pourrait se tenir au début de juillet.Toujours est-il qu'on se retrouve au début de juillet avec un front local brisé puisque le Syndicat des employés d'entretien (local 1186) choisit d'aller négocier tout seul leur convention col- -lective.Ici, les motifs d'une telle décision ne sont pas évidents.S.N.E.U.M.-S.E.U.M.Tout ce travail d\u2019'élaboration n'aura pas été inutile puisque le Syndicat national des employés de l'U de M et le Syndicat des employés de soutien de l'U de M se retrouveront très bientôt à la même table de négociation, les membres de chacun des syndicats ayant voté, presqu'à l'unanimité, en faveur d'une négociation conjointe.Toutefois, chacun déposera son propre projet de convention.Bref, l'Université Laval, l\u2019Université du Québec et le local 1186 de l\u2019Université de Montréal négocient individuellement.* Quelques séances de négociation ont eu lieu et certaines clauses \u2018 sont déjà paraphées.Four ce qui est du Front commun à l'Univer- -sité de Montréal (employés du 1244 - employés des bibliothèques et du centre social) la première rencontre avec la partie patronale est prévue pour la semaine prochaine.PETER - VOL:55,N0.2,19-SEPT.72./.p.5 suite de p.3 ration face au -principe de rendement prodüctif et au fétichisme de la marchandise consommable, et une conversion au principe de plaisir.Le processus révolutionnaire est alors inséparable d'une libération de l'énergie vitale des masses, énergie constamment réprimée et encadrée au sein des rapports de domination et d'exploitation des sociétés de classe.D'autre part, seule une telle libération énergétique peut permettre de pousser le processus jusqu\u2019au bout, sans l'inhibition liée à la soumission face aux figures paternelles.Une telle libération est d'autre part indissociable de la mai- trise scientifique par les agents révolutionnaires des moyens de production cybernétiques liés à la disparition du travail répétitif et à la réutilisation cyclique des éléments entrant dans le processus productif.L'enjeu des luttes sociales des prochaines décennies sera donc le mode de production sociale J de la vie et le mode de vie lui-méme, ces deux as- Pa pects étant inséparables et se déterminant mutuel- @) lement.Ou bien les masses prennent en mains leur D - \u20ac r= |) L'ANATOMIE [i [] W \u2018 1 [| (} Li |) .© x A \\ 0) propre vie et la fagon de la produire, ou bien elles produiront et vivront comme les technocrates des monopoles l'auront décidé, à moins de s'acheminer vers un e mort collective certaine.C'est seulement dans la mesure où elles se donneront les moyens de résoudre cette contradiction qu'elles pourront réaliser une société communiste ou les coliectivités à échelle humaine produiront quelques biens durables Collectifs qu'elles auront déterminées elles-mêmes, au lieu de produire une multitude de biens individuels éphémères imposés par la nécessités de la reproduction élargie du capital.Dans ce processus de libération de l'énergie vitale, la lutte contre la propriété privée apparaît ainsi indissociable de la lutte contre la famille qui la reproduit au moyen de } la répression de la sexualité, et contre l'Etat qui la protège.C\u2019est à ce niveau qu'il apparaît possible de se libérer de cette vache sacrée: la croissance.: .L\u2019après-midi à l\u2019U- Voici te National 300 sous Le National 300 10.Cambrion d'acier.< niversité, qu\u2019est-ce que ; toutes ses coutures.La A , ; .- - ; Cf solidité des matériaux qui 1.Véritable cuir de 11.Oeillets télescopiques vous avez a faire, ! entrent dans sa fabrication kangourou.tenaces.après les cours, la bi- , ! ne cède en rien aux .u talon tré 12.Doublure moelleuse.i è isi I exigences de confort.2 Soups d talon tres .bliothèque et la visite ; La conception ingénieuse - 13.Supports verticaux, D de votre directeur de ; du National 300 allie 3.Entre-doublure tube et lame en acier .département?JASER performance et sécurité.de nylon introuable.trempé.avec vos chums.Rigoureusement contrôlée.; .sa qualité en fait un patin ball basse 14.Garde en acler trempe J\u2019espére que vous allez pour professionnels.lara ; incassabte.cuir fin anglais avec .pas leur faire le coup \u2019 15.Patin riveté a la bottine La gamme Daoust support de l'arche.par des rivets d'acier de leur parler entre * Daoust a créé une 5.Semelle extérieure en Deux rivets de cuivre d de bri imposante collection de cuir renforcée aux anti-rouille sont placés C es murs de riques ° patins, dont le \u2018Junior Pro on har sous le talon.Jaunes et des corri- de Luxe, le patin du futur es chevtiles ates.grand marqueur et le 6.Semelle extérieure 16.Test Rockwell: 58-60.dors sans fin.Venez National 100, le patin à profilée avec élévation 17.Chaussure traitée au à l'EXAMENS toute épreuve.° \u2019 \u201c i \" PREPARATORIUM d Les fameux patins au talon.procédé \u201cSanitized®\".u Daoust pour jeunes 7.Triple protecteur a avec 2 bonnes eS arent d'orteils.Les seuls patins approuvés par bières (.60) pis un peu Association des joueurs de - : ; 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