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Titre :
Vol. ...
Éditeur :
  • [Montréal] :[Quartier latin],1971-1976
Contenu spécifique :
mardi 3 octobre 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Quartier latin (Montréal, Québec : 1919)
  • Successeur :
  • Quartier latin (1976)
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Références

Vol. ..., 1972-10-03, Collections de BAnQ.

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Et pour plusieurs bonnes raisons.La protection Daoust.Des matériaux à toutes épreuves vous protègent de tous côtés à la fois.La doublure moelleuse, le triple protecteur d'orteil .le nylon de l\u2019entre-doublure est même introuable! La performance Daoust.Un patin Daoust répond aux plus rudes exigences.Par exemple, la lame du National 300, le patin illustré ci-dessus, doit démontrer une résistance de 58-60 à l'échelle Rockwell.De telles normes garantissent la qualité DAOUST.La gamme Daoust.DAOUST a créé une imposante collection de à A patins, dont le Junior Pro De Luxe, le patin du futur grand marqueur et le National, 100 le patin à toutes épreuves.A Les fameux patins : DAOUST \u201cpour jeunes \u2019 sien filles marient \u201cPane fens l'élégance a la solidité.Ce sont de gracieux patins! Les seuis patins approuvés ar l\u2019Association des oueurs de la Ligue Nationale de Hockey.ATTENTION Le MAGASIN de Services-Campus recherche un(e) étudiant(e) pour travailler de 11.00 am à 3.00 pm, 5 jours par semaines.On demande des connaissances dans la vente de disques ou systèmes de son, ou d'électricité.\u2018Salaire selon la convention.Entrevues jeudi de.12.00 à 5.00 le 5 oct.au C-5529 du Centre Social.733-5393.©.Lithographié par Journal Offset Inc.Correspondance: a/s de la REDACTION (Centre social) Local 5517, 733-5393 2332 Edouard-Montpetit Publicité: M.Georges Lefèbvre Publié par Service-Campus Local 5527, 733-5393 Raymond Premier Roger Hobden Louis McComber Serge Roy Guy Sarrazin es 8 s ee 428 E828 Et is) wo 23 TLITT 8256 Azaz L\u2019EQUIPE C-6526 t quatre fois par année au 2 éressés se réuni NUMERO 4 3 OCTOBRE 1972 différents mouvements populaires sur le Campus, ainsi que des é du centre social.Téléphoner pour plus de détails.Réunions: Le comité de contrôle, composé de représentants des tudiants int p.2 / VOL 55, no 4, 3 octobre 1972 Da.N.Scatf, O.D.Optométriste - spécialiste de la vue e Examen de la vue e Verres de contact e Lunettes médicales 374 ouest, Sainte-Catherine 861-3761 254 Benjamin-Hudon, Ville St-Laurent vement étudiant qui s'est mani- à la festé dans les trois luttes qu'a ces révolutionnaires sur le campus, mais plutôt, doit s\u2019analyser contradiction ouverte, se à l'oeuvre, entre les aspira- révolutionnaires de ce une structuration des forces mo- mouvement étudiant et l'absence bilisées d'un parti révolutionnaire.contradiction classe ouvrière qui, pour nous, demeure encore sociale à partir de laquelle peut une transforma- sance est érigée en théorie et d'organisation formelle en milieu étudiant, que soit la forme: large, grou- aux hésitations, au pant une masse d'étudiants, ou tion radicale de de direction stratégique, semble QUELQUES QUESTIONS d'un certain linéaire et manifestation sans ces- naît de bryons l'absence d'une or- direction.Pour la société.Le d'absence étudiant, dépourvu Installés dans une petite roulotte sur un terrain de la ville de Laprairie, les travailleurs de Cégelec surveillent les portes de l\u2019usine située à proximité.Cégelec est une usine de la SGF qui fabrique des isolateurs de suspension en céramique.Depuis plus de quatre mois maintenant - la grève a débuté le 10 mai (cf.APLQ no 67)-, les 170 travailleurs de Cégelec font du piquetage devant I'usine, méme si le nombre des pi- queteurs est limité à 5 en vertu d\u2019une injonction.D'ailleurs, piquetage ou pas, le personnel administratif franchit allègrement tous les jours la clôture qui entoure l'usine.Depuis le début de la grève, peu d'éléments nouveaux se sont mou- morcellement, à la discontinuité, redéfinition sans cesse à recommencer du contenu de ses l'université l'an der- luttes et de ses objectifs.nier, ne se raconte pas comme une histoire nieuse laissant croire à un dé- une progressif des for- mais comme des moments d'avance, de recul et de stagnation, surdéterminés par sa con- d'une tradiction fondamentale.Ainsi, la grève d'Anthropologie ne s'est pas terminée par Caractère L'histoire du mouvement étu- harmo- diant ne se raconte pas comme histoire dans ce conflit, bien par un éclatement des em- organisationnels l'incapacité du mouvement étu- pes de formation) qui diant d'avoir par lui-même une vision d'ensemble de la lutte des permis ce conflit et membres actifs avaient pris la Après la révolutionnaire de la éléments actifs du département se sont retrouvés plus désorga- la seule force nisés qu'avant la lutte.certains, restreinte, toute qui progresse, Campus est d'imposer gique, sement des mais contradiction (grou- avaient dont les lutte, les inévitablement ritarisme et cette impuis- quel- formelles\u2019 ES TRAVAILLEURS DE CEGELEC: ajoutés au dossier, mais même si le conflit tire en longueur, quelques-uns valent la peine d\u2019ê- tre mentionnés.Par exemple, on peut juger encore une fois de la légèreté de la \u201cJustice\u201d dans les causes relatives à des conflits ouvriers.En effet, lorsque le syndicat contesta l\u2019injonction temporaire qui limitait le nombre de piqueteurs, le juge Claude Prévost dit au greffier: \u2018Faites ça vite! II faut que j'aille reconduire ma fille.\u201cVisiblement, pressé d\u2019en finir, le juge régla l\u2019affaire en rendant permanente l\u2019injonction temporaire qui limitait le nombre de piqueteurs.Autre fait qui montre de quel côté penche l\u2019establishment de Laprairie: l\u2019histoire de la rou- groupant les éléments les plus actifs, devient la condition sine qua non de toute lutte sur le campus.On néglige de voir le fait que taires lutte qui reprise qu'une surgit sur le reaucratique.(cf.immédiate- tuations de la grève en Anthro- ment par un groupe qui, en pre- pologie.) nant la direction et en tentant son discours rend cette ble, pour insister surtout sur le spontané Pour nous, joué, dans Est-il possible, limites d'auto- mouvement stratégiquement possible peut-être lotte.Pour installer leurs pénates sur le terrain du parc industriel qui appartient à la ville, les grévistes ont demandé la permission aux autorités municipales.Le maire Lamou- reux demanda alors l\u2019avis de Cégelec qui, évidemment, s\u2019opposa au projet des grévistes, Malgré tout, ceux-ci se sont installés sur le terrain municipal pour surveiller l\u2019usine.Sur le \u201cfront\u201d des négociations, trois journées de rencontre étaient prévues pour cette semaine.On note une amélioration du climat, mais le conflit est encore loin d\u2019être réglé.La détermination des travailleurs ne s\u2019est cependant pas amoindrie au cours des mois; tout le monde parti- seulement même du fait de leur informali- assurer, à té, l'émergence de leaders qui, pour n'en pas avoir lair, n'en té et sont pas moins tout aussi autori- Quelles l'absence d'orga- idéolo- nisation des étudiants les plus lutte possi- actifs sur le campus est une la- liaison cune objective qu'il s\u2019agit d'a- du surgis- nalyser et de surmonter.Ne pas luttes et de ce fait une idéologie où la mouvement-avant garde est niée au profit d'une fait, pseudo presque mythique \u2018spon- qu'ils ont tanéité-initiative\u2019 des masses.Dans une telle optique l'orga- l'analyser nisation est évidemment inutile.et ses limites.En plus d'être inutile, l\u2019organisation devient, chez ceux qui dé- des fendent les pratiques spontanées, entachée de bureaucratisme, autre raison pour la nier.C'est pourtant, ne pas voir qu'en réalité, les situations les plus \u2018in- il permettent, ce rôle, c'est d'abord tenter de meurent politiques révolutionnaire exté- testation rieur à elles-mêmes, de lutte et de les diriger?Est- qu'une étudiante s'organise de façon à travers formes avec reconnaître solues et qui, pour ouvertes.ses possibilités contradictions du diant en liaison avec le problè- à l\u2019intérieur me de l'organisation est la tâ- actuelles che actuelle pour ceux qui veu- | des luttes étudiantes, non liées à lent éviter l'écueil de définir liser les avant-garde cipe aux lignes de piquetage.De plus, la CSN a fait savoir qu\u2019elle donnerait aux grévistes un appui financier et physique plus concret que celui qu\u2019elle leur a accordé jusqu\u2019à présent.Quant à la SGF, propriétaire de Cégelec, elle ne semble pas pressée de réagir à l\u2019arrêt dela production.D'ailleurs, l\u2019incapacité d\u2019administrer semble être une maladie chronique à la SGF et ce ne serait pas le premier exemple de faillite administrative dans son histoire peu reluisnte.Mais même la SGF ne peut se permettre d\u2019écraser des travailleurs pour augmenter son taux de profit: les travailleurs de sa filiale Cégelec sont en train de le lui démontrer.EPUIS 5 MOIS EN GRÈVI VOL.55,:n0 4, 3octobre;1972 /p.3 les fluctuations du mouvement, la continui- la mémoire des organisationnel- organisation bu- les mettre sur pied pour struc- certaines si- turer cette avant-garde, son expansion et sa reproduction, penses la continuité du mouvement, ses mots d'ordre de propagande et de mobilisation, sa d'autres actifs d'autres campus et sa liaison avec d'autres groupes or- justifier reconnaître l'importance de ces ganisés à l'extérieur?éléments d'avant-garde dans les luttes passées, ne nie pas en se sont Telles sont les questions qui posées toute [années dans la pratique, le rôle dernière, qui n'ont pas été ré- impuissante, francs-tireurs des objectifs et briser le cercle vicieux des luttes qui se mordent la queue.Un groupe d'étudiants en Anthropologie. suite de p.1 Mars 1971.On apprend par les média d'information, le lancement d'un vaste programme de création d'emplois par le gouvernement fédéral.24 millions de dollars sont mis a la disposition des \u2018étudiants canadiens \u2018d\u2019un océan à l'autre\u2019, désireux de réaliser des -projets de loisirs, de recherches ou d'organisations communautaires ayant une portée sociale immédiate et créant des emplois pour d'autres étudiants.Le programme s'appelle Perspectives-Jeunesse et sera mis en application dés mai 71.Les thèmes de prédilection seront la pollution, les garderies d'enfants, l'aide aux assistés sociaux etc.Les gouvernements n\u2019ont pas l'habitude de distribuer des fonds pour le bien-être ou pour des mesures sociales sans qu'une crise économique ou que des malaises sociaux les y obligent.En fait que se passe-t-il au Canada?Le chômage depuis 1966 augmente pour l'ensemble de la population active (de 3.6% en 1966 a 5.9% en 1970) et encore plus au Québec (de 4.7% à 7.9% pour la même période).(1) Il est nécessaire dans l'économie capitaliste de garder un certain taux de chômage, permettant de faire jouer la loi de l'offre et de la demande dans l'emploi.Ceci permet aux entreprises de maintenir des salaires bas et de s'assurer une main d'oeuvre de réserve.Mais si un certain taux de chômage est nécessaire, le gouvernement doit le maintenir stable.En effet deux problèmes naissent de l'accroissement considérable du chômage.C'est d'une part les réactions de la population à cette augmentation pouvant causer des désordres sociaux graves et d'autre part la nécessité d'assurer le pouvoir d'achat de la population, donc la consommation des marchandises produites.Or depuis 1960 et encore plus depuis 1966 la crise du chômage touche avec de plus en plus d'acuité les jeunes travailleurs et étudiants, et ce, surtout au Québec.Chômage des jeunes au Québec 14-19 19-24 ans 1966 20.5% 16% 1970 29.% 21% D'autre part depuis la mise sur pied des CEGEP, les étudiants sont de plus en plus sensibilisés aux problèmes qui les préoccupent et réagissent au malaise social qu'ils perçoivent de façon de plus en plus bruyante.En octobre 1968 c'est I'occupation massive des CEGEP, précédent dans l\u2019histoire des luttes étudiantes au Québec; puis il y a recrudescence du FLQ en 1969 parallèlement à une recrudescence du chômage global, pour aboutir aux évènements d'octobre \u201870.La liste des manifestations .de l'insatisfaction pourrait s'allonger beaucoup plus.(grèves, manifestations, adhérences au P.Q.).Mais il s'agit simplement de comprendre pourquoi il était nécessaire au gouvernement fédéral de calmer les étudiants.L'été \u201871 annonce encore une augmentation du chômage étudiant.En fait il y en aura 36% (environ 45% au secondaire et 28% au post secondaire).Ces conditions donnent donc naissance à Perspectives-Jeunesse, qui sera bientôt suivi par les projets d'Initiatives locales (PIL).\u201cCeci revient a dire aux jeunes Canadiens que nous accueillons favorablement leur désir de combattre la pollution, que nous croyons 17 anti- autor/tiris,n > de han lol, En quoi notre pédagogie pouvait-elle être qualifiée d'anti-autoritai- re?En cela, je pense, qu'elle se donnait pour tâche de renverser tous les symboles et toutes les représentations de l'autorité scolaire: l'autorité du principal, par la coliégialité des prises de décisions; l'autorité des professeurs, par le refus des pratiques coercitives sur lesquelles repose, cette autorité en période scolaire: ainsi la fréquentation de l'école est libre; l'accès aux ateliers est laissé au gré de chaque enfant: il va où ça lui plait, il y reste le temps qu'il veut; courir et crier ne sont pas interdits et sont même encouragés; etc.Notre pédagogie ayant pour fondement l'équation AUTORITE - REPRESSION, presque tout notre travail critique a consisté à dépister et à retourner contre elle les manifestations de l'autorité scolaire.Pour nous, ce renversement était un acte politique: déconstruire ainsi l'autorité professorale, c'est détruire l'assise pratique de l'école comme appareil idéologique de l'Etat, c'est-à-dire de l'école comme instrument du pouvoir de la classe dominante.Il ne faut cependant pas se leurret! dans sa réalisation effective, notre projet était aussi recevable pour le pouvoir qu'une bouse de vache dans une exposition surréaliste.\u2018Ainsi, trois omissions particulièrement significatives méritent d'être soulignées: 1.Nous n'avons pas poussé notre démystification jusqu'au bout.Nous ne l'avons même pas menée là où elle nous aurait sérieusement remis en question: comme les profs, nous étions parachutés dans le quartier; comme eux, nous possédions des privilèges: accès à l'école: en dehors des heures réservées aux enfants, jouissance d'un local propre et surtout rémunération, notre bonne volonté n'étant que du travail salarié; enfin, comme les profs, nous étions investis d'un certain pouvoir, pouvoir dont l'exclusion d'un enfant hors de l'école constituait la forme extréme.2.Nous n'avons jamais véritablement expliqué aux enfants en quoi p.4 / VOL 55, no 4, 3 octobre 1972 qu'ils se préoccupent vraiment d'améliorer le sort des défavorisés et que nous avons confiance dans leur système de valeurs.\u201d (P.E.Trudeau, 16 mars 71) La bonne entente risque-t-elle de régner à nouveau entre les éternels - insatisfaits - improductifs - étudiants et l\u2019état?La remarquable identité des buts à laquelle Trudeau fait allusion doit susciter des questions sur la prétendue pureté d'intentions du gouvernement.Ces questions sont au nombre de trois: quelles sont les limites manifestes posées par le gouvernement?Quels sont les buts avoués et réels du fédéral?Quels sont les obstacles voilés par la propagande d'Etat?Les fimites rmanifestor Ces Limites sont la sélection des projets et la vérification.Le gouvernement par l'intermédiaire de ses fonctionnaires, de ses députés, de ses ministres et de sa RCMP, impose et fait respecter certains critères à ses agents de projet.Tout projet qui ne respecte pas ces normes se verra refusé.Or il est à soupçonner que les objectifs des députés et de la RCMP ne sont pas à proprement parler révolutionnaires ni même réformistes \u2018ce qui n'exciut pas une certaine tolérance de leur part.On se souvient des 39 projets PJ d'abord acceptés puis refusés ou plutôt censurés par des députés, et qui étaient selon les évaluateurs, les seuls projets pouvant avoir une véritable portée sociale.On se souvient de la démission de 8 analystes suite à ce sabotage de leur travail; il est difficile de qualifier d'intéressés des individus abandonnant un salaire aussi rémunératéeur.On peut aussi s'attendre à ce que des projets nuisant un peu trop ouvertement aux entreprises privées soient refusés.À titre d'exemple un projet présenté par le conseil central de Montréal; c'était un projet d'enquête par des chômeurs, sur des chantiers de construction, en vue de faire respecter les lois de sécurité.Ce projet a été refusé par PIL.Mais le gouvernement dira-t-on, favorise les projets communautaires d'aspect \u201csocial\u201d.Quelques chiffres pour rétablir les proportions.Au Canada 38.3% des projets présentés étaient d'aspect social, mais seulement 32.9% seulement ont été acceptés; proportionnellement c'est ce type de projet qui a subi la baisse la Il y a aussi, dans les projets retenus.(pil surtout) une tendance a créer des petites exploitations commerciales, ce qui est une absurdité dans le contexte économique actuel.On voit plutôt mourir à petit feu ce genre de commerce au profit des monopoles.Mais le gouvernement dira-t-on, favorise les projets communautaires d'aspect \u201csocial\u201d.Quelques chiffres pour rétablir les proportions.Au Canada 38.3% des projets présentés étaient d'aspect social, mais seulement 32.9% seulement ont été acceptés: proportionnellement c'est ce type de projet qui a subi la baisse la plus forte une fois la sélection faite.Mieux encore pour le Québec 24% seulement des projets à caractère social ont subi avec succès l'épreuve de la sélection.Et encore faudrait-il voir, dans la classification fédérale, ce qui entre dans la catégorie \u201caspect social\u201d.En fait aprés examen du répertoire des projots subventionnés en 1972, c'est surtout des projets de loisirs qui sont retenus, peu importe leur formulation officielle.|! s'agit avant tout d'occuper du monde.Dans la région de Montréal par exemple, 65% des projets sont classés sous des rubriques telles que culture, récréation ou service (32%) mais sont tous en fait des projets de loisirs ou \u2018\u201cd\u2019anima- consistait notre pédagogie, nous ne leur avons jamais donné les raisons qui motivaient notre attitude générale et la majeure partie de ce que nous faisions.Ce faisant, nous demeurions pour eux aussi indéchiffrables que les profs: nous gardions pour nous la clé de notre rationalité.Et ne partageant pas notre pouvoir avec les enfants, nous gardions pour nous seuls le droit de contester.Ce droit, nous ne I'avons pas non plus partagé avec les parents.; 3.Nous ne sommes pas parvenus à expurger nos pratiques pédagogiques de leur contenu de classe.Notre vision de l'enfant était petite- bourgeoise, dans des variantes réformistes ei radicales.C'est ainsi que dans un cadre artificiellement idéal, l'enfant était appelé à développer artificiellement des facultés tout aussi artificielles: créativité, imagination, expressivité, etc.Les conditions réelles d'existence des enfants, nous ne les connaissions pas vraiment.Et encore moins leurs intérêts de classe.Nous, moniteurs faisions alors office de tampons et d'armotisseurs: nous masquions à l'enfant les contradictions du monde extérieur sous prétexte de l'en protéger et nous produisions pour les parents un écran de justifications savantes pour expliquer sur la base de psychologie et de sociologie simplistes les comportements des enfants non conformes au pattern par nous créé.C'étaient pourtant ces comportements déviants qui parlaient le plus éloquemment de la situation de classe des enfants.À prendre ainsi sur nous les conséquences des actions posées par les enfants, pour les atténuer ou les détourner, nous n'avons fait que perpétuer le mythe de la non-responsabilité de l'enfant, de sa non-ma- turité, de sa non-capacité à produire.Or c'est là l'un des mythes essentiels sur lesquels repose la justification de l'école actuelle par la classe dominante.Pas plus que les femmes, les enfants ne sont capables de véritable compréhension, ne sont capables d'actions vérita- ~blement rationnelles, ne sont capables de véritable initiative.Voilà pourquoi ils ne sont bons qu'à Jouer, ou qu'à apprendre des choses insignifiantes et sans réelle portée.tion socio-culturelle\u201d pour les enfants, les assistés sociaux, les jeunes, les marginaux, les vieillards.ll y a même un projet qui a pour tâche de trouver de l'emploi aux étudiants n'ayant pas eu de \"job\" a Perspectives-Jeunesse! D'autre part, il y a la vérification.Il n\u2019est pas facile de présenter un projet pour ensuite en déroger sensiblement: les vérificateurs du fédéral suivent chacun des projets avec trop de mollesse pour accabler les projets où il ne se fait pas grand chose, et avec trop de rigueur pour laisser fonctionner des projets ayant un contenu politique franchement menaçant pour le gouvernement à court ou à long terme.L'acceptation d'un projet en hypothèque largement le caractère radical et il est de plus en plus difficile de mettre sur pied des projets fantômes (ce qui était possible la première année mais qui l\u2019est de moins en moins) ou encore de maquiller sensiblement la formulation du projet officiel tout en visant des objectifs dits \"\u201cofficieux\u201d.Les buts avoues el réels Perspectives-Jeunesse, puis Initiatives locales ça été créé officiellement pour solutionner le chômage et surtout le chômage étudiant, tout en fournissant un type d'emploi \u2018intéressant et bénéfique à la communauté\u201d.C'était urgent car malgré PJ et tous les programmes- jeunesse, le taux de chômage étudiant ne fait qu'augmenter.On a vu également comment il fallait apaiser le climat social mouvementé, donc occuper les étudiants et aussi les comités de citoyens de plus en plus actifs dans leurs quartiers.Mais le second aspect \u201cbénéfique à la communauté\u201d constitue l'une des plus belles campagnes d'hypnotisation et de propagande envers le peuple: on fait croire à la population d'abord, mais aux étudiants aussi, que les jeunes s'attaquent aux \u201cfaiblesses\u201d de la société grace a des fonds fédéraux.On fait croire (encore que les projets sociaux soient minoritaires) que les malaises sociaux peuvent é- tre corrigés par des projets saisonniers créés et financés par l'E- tat.Ceci est un leurre: on ne corrige pas plus le problème de la pollution en envoyant des étudiants planter des arbres qu'on ne régie le problème du chômage en donnant des sommes fixes à une minorité de jeunes.Dans les deux cas on tente d'atténuer des conséquences au lieu de s'en prendre & des causes.P.J et PIL c'est analogue à l'assistance sociale ou encore à l'assurance chômage; mais ces mesures n'ont jamais aucune influence sur le niveau de piein emploi.À fortiori doit-on être convaincu de cela quand on songe à la durée et au financement quantitativement ridicule des projets: \u201crepenser\u201d des politiques sociales ou culturelles en trois mois, au moyen de $10,000.00, c'est tout à fait absurde.L'isnDigutié des prograinmes-jeunesse ll ne faut certes pas nier que PJ ou PIL puisse être dangereux pour le gouvernement.|| ne faudrait pas voir dans ces programmes-jeunes- se uniquement une conspiration machiavélique de l'Etat, sachant exac-, tement comment assurer la récupération des projets entrepris, tout en conservant une allure bien Libérale.En fait la naissance de PJ et de PIL est due à des contradictions économiques réelles et graves, et ces programmes sont également porteurs de contradictions.I! était nécessaire d'occuper les jeunes et d'injecter de l'argent dans la population pour assurer la circulation du capital, mais ne prend-on pas alors également le risque d'injecter en même temps la possibilité pour des groupes de militants de se financer et de s'organiser?Mais il reste que ces programmes n'ont pas été créés à l'aveu- Malgré tout, ces omissions de notre projet ne sont pas des obstacles infranchissables.Plusieurs sont attribuables à la nature même de notre intervention: durée du projet, composition hétérogène de l'équipe des moniteurs, insuffisance des fonds répartis à l'administration et à l'achat de matériel, etc.Que ces points soient tous le fait de PJ -n\u2019est pas un hasard.Pour l'instant, ce qu\u2019il faut voir, c\u2019est que notre projet de cet été est loin d'épuiser les ressources de la pédagogie anti-autoritaire et qu'il serait possible de concevoir et de réaliser des expériences allant beaucoup plus loin en ce sens.Pour nous, le problème cependant n\u2019est pas là: En effet, notre recours à l'anti- autoritarisme s'appuie sur une analyse sommaire de la nature et de la fonction de l'école et risque ainsi de n'être qu'une fausse piste de la lutte contre le pouvoir.Essayons de voir en quoi.Limites et illusions de la lutte anti-autoritaire et de l'utopisme en pédagogie.Une entreprise comme la nôtre repose sur l'illusion qu'il est possible de faire la révolution sans casser des oeufs.Soit par la simple transformation des esprits (dans notre cas, par le libre développement des facultés et aptitudes de l'enfant), soit encore par la mise sur pied dès maintenant d'une organisation de caractère utopiste, présageant de la nature et de la composition des institutions requises en période post-révolutionnaire (auto-gestion, coopératives, associations de type communautaire, etc.).Notre projet ayant essayé de concilier ces deux points de vue, il est important, ne serait-ce que pour nous, de montrer en quoi ils sont l\u2019un et l'autre criticables, sans pour autant qu'il faille les rejeter, bien au contraire.| Dans le premier cas, croire qu'il suffira de transporter les esprits pour que le monde change de visage, c'est transporter en politique la, \u2018vieille position de l'idéalisme en philosophie.Non seulement c'est oublier que toute pensée a une histoire concrète, tant matérielle que glette.Avant ça il y avait eu la Compagnie des Jeunes Canadiens, dont la conception était beaucoup plus ouvertement menaçante pour le gouvernement.On peut dire que ça a du servir d'expérience pilote.Avant l'application des programmes-jeunesse, un comité d'étude gouvernemental a travaillé sur toutes ces questions, des dangers possibles de tels programmes.|! y a toutes sortes de façons de remédier à une situation sociale mouvementée, et dans les pays développés la répression violente n'est pas de mise (bien qu'il y en ait de plus en plus).Le pouvoir politique et les institutions sont assez solides pour secréter d'eux-mêmes leur propre contestation pour ensuite la récupérer.PJ et PIL, au mieux, ça peut donner naissance à des structures parallèles, qui du fait même du parallélisme, suivent la ligne des institutions traditionnelles et camouflent les mémes contradictions, comme l'exemple de la page suivante en témoigner Feoctdgustinn Lobe Sat Les obstacles à une utilisation subversive des fonds du fédéral se retrouvent au sein même des projets, dans la composition des équipes et dans les objectifs plus ou moins officieux qu'ils entretiennent.D'abord la plupart des équipes se forment de façon tout a fait circonstancielle au projet.Au début du projet, dans les jours de préparation, tout le monde s'emballe, souvent on voit la possibilité d'une organisation communautaire à partir de telle ou telle activité culturelle ou autre.Mais dans la plupart des projets dont on a eu des témoignages, il s'est passé la même chose: Le peu de prise sur la réalité sociale a fait peu à peu diminuer l'enthousiasme allant jusqu'à la sensation d'un grand malaise.dû au parachutage et à l\u2019extériorité des étudiants subventionnées, par rapport aux milieux dits \u2018défavorisés\u201d.Non seulement sont-ils associés à tous les fonctionnaires du bien-être etc.mais en plus ils sont perçus comme des gens payés pour s'amuser.On assiste alors dans les projets à des séances d'auto-critiques et de réorientation.On met du monde à la porte, on en engage d'autres, on exige une formation, ou d'être du quartier, on surveille l'emploi du temps, c'est juste si on ne fait pas \u201cpuncher\u201d.Le tout résulte en un chaos dont une politique d'indifférence et de laisser-faire général prend la mesure.C'est le retour au bureau- cratisme et à l'autorité du boss, qui était pourtant bien \u201ccool\u201d au début.Les objectifs politiques officieux prennent une débarque.On n'a plus qu\u2019à attendre le chèque de paie! Perspectives-Jeunesse, Initiatives locales et tous les programmes- jeunesse qui suivront, c'est une forme de service civil.Ils ont succédé aux programmes d'été du ministère de la Défense pour'a formation militaire des civils (encore en cours).Le gouvernement a parié pour une nouvelle forme de défense nationale! Allons-nous continuer à être dupes de la lutte que méne le pouvoir pour sa reproduction?(1) Les chiffres, les citations ainsi qu'une partie de la documentation sont tirés de la brochure.\u201cLe programme cool d'un gouvernement too much\u201d, de J.R.Sansfaçon et L.Vandelac, publié à l'APLQ (50 pages).Le samedi 16 septembre, une réunion de plusieurs projets PJ avait lieu.Ceux-ci avaient tous fait le méme genre de travail, c'est-à-dire une animation pédagogique et culturelle auprès d'enfants, utilisant les ressources matérielles de l\u2019école du quartier.Un groupe a tenté de faire le point sur les expériences de structures parallèles subventionnées par PJ dans le secteur pédagogique.Ils on lu une auto-critique des tentatives d'application d'une pédagogie anti-autoritaire, dont nous reproduisons des extraits.sociale, mais c'est le masquer.Ainsi n'importe qui aujourd'hui dont le salaire est inférieur à $10,000 par année a l'impression plus ou moins nette d'être exploité.Pourquoi donc alors la révolution n'estelle pas déjà faite?Pourquoi, parce que l\u2019école, les compagnies de finances, la télévision, les patrons, la police etc., produisent et entretiennent, par leurs pratiques et les comportements qu'ils imposent, illusion ou la justification de la non-exploitation.Il ne s\u2019agit donc pas de seulement dénoncer l'exploitation et ses mécanismes, il faut détruire à la fois les conditions qui les rendent possibles et les conditions qui les entretiennent.: Par définition, I'anti-autoritarisme s'attaque à une image du pouvoir: la strappe est à l'école ce que la matraque est à la police.Le problème, c'est que même généralisés le principe et la pratique de la pédagogie anti-autoritaire, ce que les efforts conjugués de PJ et de la CECM devraient parvenir à faire, l'école n'en conserverait pas moins sa fonction première, qui est de reproduire les rapports de classes au sein de la société.Ce qu'il faut voir, c'est qu'une lutte sur le seul terrain de la pédagogie ne peut que contribuer à masquer la fonction véritable de l'école.Ce n'est pas l'école comme telle qui est remise en question, mais son visage, qui en est un parmi d'autres.Il ne suffira alors au pouvoir que de changer de visage pour que la lutte s'éteigne.Ce qu'il a déjà commencé a faire par l'intermédiaire de projets comme le nôtre.Dans la mesure où nous n'avons pas l'initiative de la lutte, nous y confiner ne peut que donner lieu à des mesures réformistes.Cette mise en garde peut s'adresser à l\u2019ensemble des entreprises de type utopiste.- Nous ne pouvons que souhaiter a long terme, une remise en question de l'école qui dépasse le cadre interne de la relation pédagogique pour s'attaquer à l'institution en tant qu'elle en est une de classe.Or cette lutte ne peut être menée qu'au sein.même de l'école.C'est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés aprés le projet de cet été.VOL 55, no 4, 3 octobre 1972 / p:5 ARGENT A GAGNER POUR VOUS ET VOS AMIS Pourquoi ne pas devenir un sous-agent pour 1972/73 BONS D\u2019EPARGNE DU CANADA Requis immédiatement hommes/femmes sous-agents.Nous sommes convaincus qu'au cours d'une brève période, vous saurez vous constituer une bonne clientèle.La campagne se termine le 15 novembre.POUR RENSEIGNEMENTS, MATERIEL DE VENTE ET AIDE POUR PROGRAMMER VOS VENTES: DEPT.C.S.B.875-5390 C.J.HODGSON SECURITIES LTD 2 PLACE VILLE-MARIE, SUITE 660 COURTIERS EN VALEURS DEPUIS 1912 Appelez maintenant, vous ne le regretterez pas.Nous serons heureux de vous compter parmi votre groupe.AJ \u20185 N \\ ) 5 \\ J RA à ko a KY a a p a 3 RRR vi à Rue 7 We aN ho ON PE NO CE ja Sh eae Ni ) p.6 / VOL 55, no 4, 3 octobre 1972 Au Centre Social Jieme étage de 10.00 a.m.2 8.30 p.m.du 2 au 7 oct.vaste choix bas prix a a es EA \u201cfai ire 4 Bs HAs oa ets ptet 2 mare Th on Ces Per * -au banc des le barreau accusés Dans leur plaidoyer, les étudiants mécontents de la faculté de droit en appellent au peuple québécois.On s\u2019étonne d\u2019abord.Parce que jusqu\u2019à preuve du contraire on a toujours pensé que la Faculté de Droit, entre autres Facultés, a toujours alimenté en professionnels arrivistes notre petite bourgeoisie nationale, qui ne rate jamais une occasion de se fermer la trappe et de se vendre aux plus offrants.La Justice (pour ce qu\u2019il en reste) ne devient qu\u2019un prétexte, comme la Démocratie, comme le Peuple, à l\u2019ascension sociale d\u2019une minorité.C\u2019est que le barreau aussi intercède auprès du Peuple.M s'annonce comme chien de garde de la profession devant le Peuple, garantissant l\u2019intégrité et la compétence de ses membres.Or l\u2019action des étudiants en droit nous fait remarquer que le barreau veille peut-être plus sur les niveaux de vie des avocats que sur la représentation \u2018\u2018adéquate\u201d des citoyens devant les cours de justice.Sous prétexte de filtrer les candidats, on fait en sorte que l\u2019offre d\u2019avocats reste en deça de la demande.Les questions que soulèvent les étudiants en droit rebondissent contre eux.L\u2019appel au Peuple sent déjà le politicard qui veut protéger les privilèges d\u2019une minorité.Le peuple québécois n\u2019a pas besoin de plus d\u2019avocats bourgeois pour se démêler dans la justice de Jérôme Choquette et de Jean Pierre Goyer.C\u2019est plutôt les quelques avocats et aspirants à la profession qui se révoltent contre la fonction répressive du judiciaire au sein de l\u2019état bourgeois qui auront besoin du peuple pour instaurer un nouvel ordre social.Est-ce que les questions importantes qui surgissent chez les étudiants en droit disparaitront une fois que leurs futurs privilèges d\u2019avocats seront sauvegardés par une sélection moins rigide\u201d Vol.55 publie ici un texte d\u2019un groupe d\u2019étudiants de la faculté de droit qui fait état de leurs revendications.COMPTE TENU 1- Que les Québécois ne sont pas plus bêtes que d'autres, et qu'il n'y a pas de raison pour qu\u2019à formation équivalente, ils ne fassent pas d'aussi bons défenseurs de la veuve et de l\u2019orphelin; 2- Qu'en Ohio, USA, pour une population plus importante d'un quart que celle du Québec.on compte quatre fois plus d'avocats qu'ici, soit environ seize mille comparativement a moins de quatre mille inscrits au rôle de l'Ordre au Québec: 3- Qu'aux USA, le rapport population-avocats est de 626 pour un (on compte 355,242 avocats aux USA), cependant qu'il est d'environ 1700 pour un dans la belle province; 4- Que le gouvernement provincial verse à l'Université $2000 pour chaque étudiant en Droit, a chaque année, ce qui représente plus de deux millions de dollars annuellement; 5- Qu'un étudiant en Droit, selon les chiffres divulgués par l'Université de Montréal, coûte à celle-ci $985 chaque année; 6- Qu'en estimant le prét-bourse moyen accordé à un étudiant en Droit à $500, celui-ci coûte à la fin de son cours (985500) X3-$4455 au contribuable; 7- Qu'à ce prix, les échecs, au dernier examen du Barreau seulement, ont coûté au payeur de taxes 4455 X 250 - $1,112,500, et ce en admettant que cent douze des trois cent soixante- {eux personnes qui ont \u2018\u201cpoché\u2019\u2019 en août arrivent \u2018n- jour ou l'autre à être admis au rôle de l'Or- are; 8- Que l'engorgement des Cours de justice, l'extension de l'assistance judiciaire à une plus grande portion des justiciables et l'ouverture de bureaux de services juridiques de plus en plus nombreux ne peuvent qu \u2018exiger des avocats une plus grande somme de\u2019 travail ou, solution plus logique, une augmentation substantielle des praticiens dans la province; 7- Qu'une telle situation ne peut se maintenir qu'au plus grand désavantage de la population du Québec.ATTENDU: 1- Que le Barreau, qu'on le veuille ou non, en maintenant un tel état de fait, protège actuellement, depuis toujours et, si çà continue ainsi, \u2018pour les siècles, amenl, une secte pseudo- \u201célitique\u201d qui souvent ne sait méme pas comment remplir convenablement une procédure; 2- Qu'aucun ordre d'avocats au Canada ou aux USA hormis le Barreau du Québec ne soumet ses aspirants a la profession juridique à un examen d'une aussi piétre qualité pédagogique; 3- Que l'examen est supposément basé sur des cas \u201cpratiques\u201d, alors que le Barreau, dans sa grande magnanimité, fait faire le stage APRES ledit examen (qui coûte au candidat $125 pour deux jours de supplice); 4- Que le nombre de candidats a la profession ayant doublé, on ne remarque pas d'aug- -Mentation-notable-du nombre de personnes admises; 4a- Qu'on assiste depuis deux ou trois ans a une baisse de moitié du pourcentage de réussite: 4b- Qu'entretemps le pourcentage de réussites aux examens du notariat reste toujours d'environ 95%; 4c- Que ces futurs notaires font le.même cours que les futurs avocats et ont une orthographe tout aussi \u2018pitoyable\u2019, cependant que ce sont eux qui rédigent des contrats; 4d- Que dans certaines provinces anglaises,le pourcentage de réussites aux examens est d'environ 95%, cependant qu'ils n'en font pas moins d'éminents juristes, à l'opposé de plusieurs membres de l'Ordre au Québec; \u2018e- Que le Barreau est une des seules, sinon la seule corporation à ne pas accorder le droit de revision de la copie, le droit d'appel de la décision des examinateurs (méme par voie d'ac- .tion en justice) et le droit de l'étudiant à revoir sa copie; 5- Que de l'aveu même de certains des plus éminents membres de l'Ordre, l'examen n'a pas de valeur quant à évaluer la capacité de juriste de celui qui le passe; 6- ATTENDU enfin, qu'on a assez attendu.PAR CES MOTIFS, PLAISE AU PEUPLE d'appuyer les signataires des présentes, étudiants en Droit, citoyens du Québec, impliqués jusqu\u2019au cou dans ce qui se passe actuellement autour de l'accès à la profession juridique et non-dési- reux de se joindre sans coup férir aux augustes membres de l'Ordre du \u2018\u2019protégeons - nos - intérêts\u201d, en demandant; A- L'ABOLITION de l'examen du Barreau; B- L'ABOLITION de ce qui devrait s'appeler les colles professionnelles du Barreau, qui de l'aveu même de son directeur, n\u2019a rien à voir avec l'examen que l'étudiant aura à subir, qui n'est qu'un cours audio-visuel de dernière qualité et totalement inutile de revision d'une matière depuis longtemps acquise, et qui n'apporte ren à la \u201cqualité\u201d de la profession ou à la \u201cprotection\u201d du public, mais qui permet au Barreau d'encaisser $450 pour chaque étudiant qui y passe; C- L'APPLICATION la plus rapide possible du Code des professions au Barreau, afin de lui retirer son pouvoir discrétionnaire, arbitraire et abusif de contingentement indû qu\u2019il exerce pour le plus grand bien des membres de l'Ordre mais non de la profession, et pour le plus grand mal du Peuple québécois.Anne Baribeau Serge Bélanger Jacques Forget Sylvie Boucher Gly Beaulieu Mario Bouchard Richard Ouellet Jean-Pierre Aubry Michel Daneault Denis Péloquin Guy Brassard Pierre-Paul Bourdages VOL 55; no 4, 3 octobret1972 /«p:7 pour les 900 syndiqués du 1244 qui-n\u2018oft pû = p-8/ VOL 55, no re Mercredi le 20 septembre se tenait une importante assemblée régulière du 1244 (Syndicat des employés de soutien de l\u2019U de M).Trois points à l\u2019ordre du jour: 1.Adoption de l\u2019ordre du jour 2.Elections 3.Adoption de la seconde partie du projet de convention cellecti- ve.À l'avis de convocation était attachée la liste des mises en candidature aux différents comités.Pour les 17 postes à combler.seulement 10 candidatures avaient été reçues.Afin que tout le monde comprenne bien, je rapporte ici un extrait de l\u2019Article IX de la constitution du 1244 concernant la procédure pour la mise en candidature aux comités permanents: \u201cLes candidats devront faire parvenir leur demande au moins 21 jours avant la tenue des élections au Comité de mise en candidature.La liste des candidats devra être affichée 14 jours avant la tenue des élections\u201d -\u201cCependant, toute personne présente appuyée par 2 membres pourra poser sa candidature\u201d 1.Adoption de l\u2019ordre du jour Dès le début de l\u2019assemblée on a pu sentir une certaine animosité, particulièrement autour de l\u2019ordre du jour.En réponse à l\u2019invitation du président Gabriel Sanchez \u201cAvez-vous des points à ajouter à l\u2019ordre du jour?\u201d un membre de l'assemblée demande que les items suivants soient portés à l\u2019ordre du jour: Rapport des négociations - Rapport de l\u2019éxécutif - Rapport financier et budget - Rapport des syndics - Assemblée générale spéciale de Québec-Pres- se.Assez curieusement la première personne à s'opposer à cette requête est le directeur du Secteur Jésus-Marie membre de l'exécutif, soit dit en passant - et propose que ces points soient reportés à une assemblée ultérieure, prétextant que cela allongerait trop l\u2019assemblée.Finalement on passe au vote.Lorsque le président demande \u2018Quels sont ceux qui sont en faveur des amendements proposés à l\u2019ordre du jour?\u201d La plupart des mains se lèvent, mais tout-a-coup on en voit une bonne vingtaine, qui obéissant au geste de leur directeur de secteur, reviennent sur leur décision, ce qui a pour effet de maintenir l\u2019ordre du jour en 3 points tel que proposé par l'exécutif.Or, par ce geste l\u2019assemblée refuse donc d\u2019être informée sur les activités de son exécutif, sur les négociations, etc.Fait assez paradoxal en termes de démocratie syndicale.Les élections On s\u2019attendait à une élection tranquille qui reconduirait les candidats aux fonctions que tous remplissaient temporairement depuis quelques mois.Deux surprises! a) au Comité de la constitution Deux candidats étaient en lice pour les deux postes à pouvoir.Se prévalant de la mesure spéciale de mise en candidature de dernières minute, un membre propose Henri Strykowski à l\u2019un des deux postes en question.On procède alors au vote.Sont élus Henry Strykowski et Michel Falcon, Normand Rhéaume est battu.Or, Strykowski est le même qui disait en public avant l'assemblée générale du 30 août 72.TL TE SRE a $ pu dssistera I v \u201cQue si les patrons envoyaient des avis disciplinaires, ils étaient sirement fondés et que le Comité de grief ne devrait pas essayer de les faire retirer\u201d Fait à nouveau paradoxal en bonne démocratie syndicale, l\u2019assemblée confie ses intérêts syndicaux à un membre qui a une telle conception de la justesse des décisions patronales.b) au Comité de négociations Secteur bureau - Diane Roch est la seule candidate sur la liste.Ici encore on a recours à la mesure spéciale de mise en candidature de dernière minute et Hélène Dubort est proposée par Louise Burrowes, secondée par le président du syndicat Gabriel Sanchez.Diane Roch qui travaillait au Comité de négociations depuis 6 mois a été battue par Hélène Dubort qui en sera \"a sa première expérience active dans le syndicat.et on est en pleine période de négociations.Or, fait assez paradoxal en bonne démocratie syndicale - non pas que les nouvelles participations actives soient malvenues au Syndicat - l\u2019assemblée préfère se présenter affaiblie par un manque d\u2019expérience à la table des négociations.Décidément on comprend mal le processus démocratique qui se joue à l\u2019intérieur de ce syndicat,.serait-ce là la réalisation des promesses qu\u2019avait annoncé le \u201cRENOUVEAU SYNDICAL\u201d en avril dernier.Rappelons-nous.\u201cla démocratisatin du 1244.dans I'intérét de tous ses membres.\u201d L\u2019équipe du journal tient a exprimer toute sa tristesse et son désarroi devant l\u2019évènement qui s\u2019est produit jeudi le 22 septembre dernier.Notre camarade Martine Daunais est alors décédée dans un accident de motocyclette.Mar- était âgée de 22 ans; en plus d\u2019être étudiante en troisième année d\u2019Anthropologie, elle était depuis le mois de mars dernier présidente de Services-Campus.Plusieurs camarades se souviendront également de sa présence active et enthousiaste durant la grève d\u2019octobre 1971, la lutte en anthropologie en mars 71, de même que la lutte contre le C.I.C.C.Son souvenir nous stimulera à poursuivre la lutte.tine 4, 3 octobre 1972 VE - 2 mes Fassomblée.VE EE EE "]
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