Vol. ..., 25 avril 1973, mercredi 25 avril 1973
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A oP ~Y JOT ol A n \\ , » n° = a [] : M \u2018 ax SA « ° P o JR ; » RUE REC ce des) > \u20ac OT 8 Sax Xt NY ern NT No Bn rd 8 \u201c Vol 55-No 29, 25 avril 1973 / p.5 À Le dernier journal.On s\u2019est dit: comme c'est le dernier journal et que toute l'année on a parlé de ce que le monde voulait pas., on a parlé de ce qui écrasait le monde, là on a voulu pour le dernier coup parler de ce que le monde désire de ce que le monde a le goit.Cn s\u2019est regardé en riant et on a dit on va faire un spécial cul; on avait de la misère de nommer ce dont on voulait parler, mais au fond ce qu'on voulait organiser, c\u2019est une fête dans le fond du journal, t\u2019ouvre les pages et c\u2019est pas la répression qui te saute dans la face, mais les peut- être, les pourquoi pas, les enwouêwe donc on va n\u2019en prendre une petite vite.la folie?Peut-être mais chacun de nous comprend qu\u2019on \" ne peut vivre ailleurs que dans notre [folie et pire que c\u2019est pas nous qui avons nommé ça de la folie et pire que c\u2019est pas nous qui \\.p.6 / Vol 55 No 29, 25 avril 1973 avons nommé ça de la folie.Quand on baptise les enfants dans les églises au nom de la vie et qu\u2019on s\u2019énerve parce que le bébé braille quand le curé récite ses priéres.c\u2019est la qu\u2019on apprend a nommer la vie et ses manifestations les plus vitales: des folies.Mais c'est qu\u2019on arrive à se rendre compte que ce que les officiels institutionnalisés nous proposent n\u2019a plus de sens.Faut pas être un gros intellectuel pour comprendre ça.Juste à se promener sur la rue Ste-Ca- therine un vendredi soir à S heures\u2026Juste à ouvrir la gazante télévision.A aller dans des congrès politique.alors là y reste juste une solution c\u2019est de trouver un beat, son beat, et pousser sa petite toune.Laisser passer le texte qui voudrait sortir, tel était notre propos, car nous avons cru que fout changement profond ne viendra pas autrement.Notre journal est bien limitatif.On peut pas y mettre de musique, s\u2019installer autour d\u2019une bière, danser\u2026 c\u2019est une vieille affaire un journal.On peut seulement le regarder dans le silence et le jeter.Un journal c\u2019est connecter nos réveries, nos pensées, sur la tête d\u2019un autre.Les mots les phrases, ils images circulent ainsi dans le tissu social.Nous autres on cherche Je beat, la toune; il y a pas d\u2019autre façon de la trouver que de se lancer dedans.On pense aussi que la fête ça doit pas s\u2019organiser en dehors des journaux qu'on fait.On veut changer le beat de notre travail, .ca veut dire que le chemin de la révolution est tout à refaire, peut-être parce que tout ce qu\u2019on avait imaginé c\u2019est une révolution où.il n\u2019y a pas beaucoup de place pour la peau, les cheveux, les poils, les sécrétions, le battement du coeur, le rythme.la révolution est restée pour beaucoup une découverte scientifique; nous autres on voudrait en faire une ma- niére de vivre.de toute fa- con on pourrait plus vivre autrement.Rétablir le droit de cité de nos .pulsions c\u2019est transformer l\u2019actuelle division sociale du travail.L\u2019existence procéde donc cruellement à matin comme hier\u2026comme après midi malgré le soleil trip- pant des premiers jours d\u2019espoirs, je procède a dactylographier un texte ou j\u2019entends bien toutefois replacer le soleil et Ia folle énergie auquel il fait référence.tandis que toi lecteur puisque tu es aussi de la game, accroché dans la foule patiente du 51 ou du 50 ou du 65, tu tombes par une sorte de hasard historique sur ce texte qui veux bousculer un peu les bornes d\u2019un article \u201cde gauche\u201d mobilisateur.Militons.Militez.la lutte s\u2019élargit sans moi, parce que le militantisme a acquis la couleur répugnante de for- .cer les gens a se conformer & des _corformismes.la mort du conformisme c\u2019est I'abandon.I'abandon au texte inédit du parti parti \u2018qui circule clandestinement d\u2019une tête de militant a une autre.d\u2019une téte de secrétaire à celui d\u2019un appariteur.et qui ne circule pas seulement dans la téte, mais sous les pores de la peau.comme le blues comme le rock.Si la gauche n\u2019apprend pas a jouer du synthetizer, le goût de vivre des masses, le goût de passer tout droit à l'ordre bourgeois va profiter aux seuls vendeurs de.système de son par delà l\u2019incohérence de plus en plus aberrante du monde de production.Quant tu lis tes isolé comme quand jécris.la solitude des métros, des ascenseurs, des corridors d\u2019université a fini par tuer notre fonction de parole.Ce qui importe c'est que dans l'après-midi emprisonné, retenu par la référence au graphisme signifiant des lettres, on se ménage des espaces libres où on va pouvoir rigoler dans les champs verts imaginaires.qu\u2019'on voudra tout à l\u2019heure traduire dans nos pratiques quotidiennes.J faut immédiatement arrêter de sacrifier ce qu\u2019on n\u2019a pas pu dire encore à ce qui est déjà affirmé.Insignifiant?C'est toujours l\u2019insignifié qui vient bousculer l\u2019ordre des idées dominantes.comme celle ligne de piquetage qui se dresse devant l\u2019édifice des sciences sociales sans que personne sache exactement pourquoi.Puisque les étudiants ont fait du piquetage avant méme d\u2019avoir défini leurs objectifs.En fait il y a beaucoup d\u2019espace entre mon écritu- N\\ ER re et une ligne de piquetage.Dans un cas comme dans l\u2019autre c\u2019est un effort de langage.une manière de sursaut dans le courant des routines quotidiennes.un sursaut violent dont le sens profond est de mettre un frein à une vie désormais de plus en plus programmée par des programmes dont le sens nous échappe.avez- vous acheté votre tickel de la loto perfecta?Moi j'ai jamais gagné, mais je sais que par en bas de la rue à ce que l\u2019épicier m'a dit en montant chez nous ma petite caisse de douze, il y a une femme qui a gagné avec un de ses tickets.a part de ca les North Stars du Mi- nesota viendront pas nous montrer à jouer au hockey.mais tout ça n\u2019empêche pas le cadran de sonner.mes deux toasts de remonter automatiquement, même si mon cadran est.jaune orange avec des clinquants rouge pour faire les cloches et que dans mon char qui m\u2019améne dans la circulation du matin a l\u2019université, de la musique en \u2018cannette tente de reproduire l'habitacle chaud du ré- ve que j'ai laissé à Ila maison, que j'ai rangé sous l'oreiller pour ne pas prendre la chance de laisser .poindre un désordre dans ma vie de fonctionnaire ou d'étudiant ou l\u2019un ou l\u2019autre ou les deux, ou encore pire de profs (alors là mon rêve j'ai pas eu à le ranger avec mes culottes de pyjama parce que je l'ai pas retrouvé en me levant.) Tant qu'on laisse à d'autres le soin de s'occuper de nos affaires, on n\u2019a pas a s\u2019étonner de ce que les autres entretiennent chez nous lidée qu\u2019ils s\u2019en occupent effectivement.Car c\u2019est cette idée la même qui permet à ces autres de devenir autres réellement, de se désolidariser effectivement de nous.et à nous finalement de devenir autres par rapport & nous-mémes.au point de ne plus même avoir la vigueur de se reconnaître.que se passe-t-il dans votre école?Dans votre usine?.Dans votre maison?.Dans votre bureau?Dans vo- - des autres.oi FECT/ .tre syndicat?La ligne de piquetage est l\u2019expression la plus simple dune prise de pouvoir collectif, de toi, de moi, de monsieur et madame tout le monde qui au jour le jour se soumet à l'ordre de l'angoisse et de la culpabilité, t'es trop gros?t'as pas de sein?t\u2019as des boutons?f\u2019arrives jamais à f\u2019exprimer?l\u2019autre est toujours plus fin, plus beau, plus fort?Le langage \"écrasant de la famille, de l'école, de la TV, nous interpelle dans l\u2019ordre des impuissants pour nous épater avec les super-images technicolores de ses héros.La ligne de piquetage impose une démarcation à l\u2019idéologie de la soumission.La soumission n\u2019est possible que dans l'isolement.La soumission à l\u2019ordre bourgeois dans l\u2019université enrobe les êtres qui défilent dans les longs corridors où l\u2019on apprend à vivre poliment dans la peur La politesse, la courtoisie dissimulent des solitudes qui ne s\u2019abordent jamais de peur d\u2019é- tre éclatées.Car l'Autre du corridor risque d\u2019être plus fort, plus beau, plus désirable\u2026 Notre solitude est rythmée par l\u2019exclusif: qui va être boursier qui aura la promotion?qui va coucher avec Lucille?Chaque réponse tend à vouloir exclure les autres alternatives et le plus long de notre vie se reconnait comme une alternative cachée, que personne n\u2019a remarquée, une alternative déjà perdante, qu\u2019on garde pour soi, qu'on ne propose à personne.Sur ce morcellement coupable s\u2019érige l\u2019enfer de la vie sociale où l'Autre s\u2019impérialise sous la forme du phono, du stéréo, de la Mustang, du po- liticailleur criard, du champion olympique, du moulin à café trois vitesse.de l\u2019interminable ré- sumage de résumage qui tient lieu d\u2019activité principale de milliers d\u2019étudiants - .de la parole décisive du prof, du patron, ou de l\u2019annonce d\u2019Eaton qui nous apprend le credo de l'humilité.On est loin du sujet?On est au coeur du sujet politique.Parce que sous notre langage dépressif qui s\u2019imprime dans nos dos voûtés, nos têtes penchées, nos yeux discrets, audacieux qu'avec eux mêmes, se produit des ratés.des boursouflements du décor.des éclatements du désir, qui, dans la grisaille des temps qui cour- rent, apparaissent d'abord comme des folies.Est-ce qu'on se comprend?ou si ma parole est déjà en instance de renfermement?Combien est- ce qu\u2019on est à suivre le fil de cette rupture de langage?Bon le journal tire à dix mille exemplaires.on est vingt, on estcent?On lit J Vol 55 No 29, 25 avril 1973 / p.7 PORC es aie een de 0 Le gt ; Page tre.17 LP SiG a LL ua ah ar aah aaah ma ab an a an ab ça à Chicoutimi ou à Rouyn Noranda?ou au coin de Van Horne et Champagneur?La révolution ne démarre pas d'ailleurs que de ces \u201cbackfire\u201d.La plupart du temps on n\u2019arrive par à re- connaitre le trouble.on se pense correct; on commence par s\u2019accuser au lieu de mettre en accusation la conjoncture historique.La pratique révolutionnaire s'instaure du moment que les ratés, les \u201cbackfire\u201d prennent la forme d\u2019une cohérence, d\u2019une manière de vie plus désirable que celle qu\u2019on nous a imposé.Ill nous faut d\u2019abord nommer les malaises, les irrégularité.les reconnai- tre.ll nous faut aussi pouvoir désigner l'objet possible d'une satisfaction euphorique.Ce qui est révoitant, c'est pas de passer sa vie a travailler.C\u2019est pas non plus de travailler plus vite et plus fort et de façon p.8 / Vol 55 No 29, 25 avril 1973 plus efficace.Ce qui est révoltant c\u2019est le travail asservi.Ce qui est écoeurant c\u2019est le produit de ton effort augmente la puissance de ceux qui s\u2019en emparent.Travaille et fermes ta gueule.C\u2019est pour ça qu'on te paie.Quand l'as un patron tu lui offres deux choses: ton tra- et ta servitude.Tels sont les termes du contrat.Travailler fort, vite et bien, c\u2019est pas achalant.Ceux qui en ont I'expérience en firent une grande satisfaction.Ce qui fait le plus mal c\u2019est d\u2019être forcé, contraint à un rythme de travail qui ne f'appartient pas; c\u2019est de n'avoir aucun recours sur ton ftra- vail et son produit.Dans les grèves que j'ai connues, comme dans les mouvements de masse, I'explosion de la solidarité, la reconnaissance euphorique de la puissance collec- tive comme transformation immédiate de la vie finit par l'emporter sur les objectifs de la négociation.Comme s\u2019il y avait deux.niveaux de langage.Le premier niveau de langage a un caractère revendicatif.Dans les mouvements de masse que l'on connaît, c\u2019est le seul à être parlé, à être mentionné.C'est le langage que le boss comprend.À la mesure de ses fristes réponses.Quand les capitalistes anglo-ca- nadiens demandent \u201cWhat does Quebec want?\u201d et que tu pense que ça vaut la peine de lui répondre, tu lui parles du niveau de vie d'ici, tu lui parles de la discrimination linguistique, mais si f'entreprends de lui expliquer qu'il est de trop, autant au Canada qu'ici, que le peuple pourrait posséder et gouverner la production de biens matériels, là le capitaliste ne comprend plus\u2026pour lui tu délires.t\u2019es irréaliste comme a dit Lévesque au congrès du PQ, préparer les\u2019 travailleurs québécois a exercer le pouvoir c\u2019est irréaliste.quand tu sors des affaires pareilles, pour le boss capitaliste, tu deviens un fou, un agitateur de l\u2019extérieur, un agent communiste, bref ur marginal à sa propre pensée qui n\u2019est que le reflet de la logique du plus grand profit pour une plus petite minorité.Se plier à utiliser le langage des boss, c\u2019est s\u2019embarquer à chiffrer son désir premier.Parler le langage des patrons c\u2019est l'affaire de tous les comités de négociation du monde.' so ARTUR RET TRS ILA ETL UTR A 4 Ce n\u2019est pas les comités de négociation ni les directeurs de grève qui ont donné naissance à la lutte ouvrière.C'est l'inverse.La révolte des travailleurs s\u2019est d'abord manifestée dans le sabotage des nouvelles machines parce que ça enlevait le pain de la bouche à des populations entières.Au début, le mouvement ouvrier se manifestait par des grèves spontanées, qu\u2019on appelle grèves sur le tas.Une grève d'écoeurement, sans revendication.Mais les travailleurs du monde ont di réaliser qu\u2019on n'allait pas gagner la guerre dès la première bataille.Gagner la guerre ça voudrait dire renverser l\u2019ordre de Ia soumission populaire.Mé- me si ce qui est désiré et vécu dans les luttes populaires c\u2019est un renversement ne sera possible qu'avec la destruction de toutes nos boss.et y faut se creuser la tête pour découvrir quelle forme concrète est-ce que nos désirs peuvent prendre dès maintenant, là où l\u2019on est.Quand vous voyez des gen: qui veulent imposer l\u2019idée d\u2019une révolution et.du communisme pour plus tard, pour demain, et que pour aujourd'hui il faut se soumettre aux mols d\u2019ordre de leur parti qui possède déjà toutes les réponses a toutes les questions, alors il faut se demander s'il ne s'agit pas là de nouveaux curés qui promettent pour plus tard de nouveaux paradis.Comme nos anciens curés ces gens excommunient au nom de l\u2019orthodoxie.Le mysticisme religieux qui nous a tous produit se reproduit malgré nous sous le couvert des mots de la révolution.Ce qui ne veut pas dire que la révolution est un cul-de-sac, mais qu'on a pas trouvé le beat de nos .désirs.Pour trouver le beat, il faut s\u2019essayer, commencer par jouer tout croche; le beat ne préexiste pas à notre mouvement.Le beat c\u2019est le vrai miracle.pas sa singerie.Le beat c\u2019est toujours en quelque sorte une manière de ligne de piquetage qui empêche le langage (qu'on parle sans plus faire attention et qui ne nous appartient pas) d\u2019étrangler ce qu'on aurait à dire et ce pour quoi on a pas encore trouvé de parole.Au fond, des fois je pense que la révolution se développe sans que ceux qui s\u2019en réclament la reconnaisse.Même si la victoire finale est loin, la révolution doit pouvoir se vérifier dans la vie quotidienne.É- TU *, +L > NT & i 8 ENTE IQ G MM See) a SEAT IN a Tp 8 On peut pas aller plus vite que ie violon.La révolution ne se fera pas plus les hangars; quand il a fallu se cacher sous la galerie pour fouiller dans les caleçons de la petite voisine ou du petit voisin.Quand de plus en plus la jouissance était interdite au point de ne plus savoir la différence entre ce qui est bon et ce qui ne l\u2019est pas\u2026 Tout ce temps là, tout ce temps là, tout ce monde là a fenté de soumettre nos besoins élémentaires le fondement de notre contact à la réalité-à de nobles idées.propres, honnêtes et sans vie.Toute notre enfance on a essayé de nous faire coller qu'on.était né pour l'ennui et la frustration.Ce qui était vrai dans la Russie de Lénine, dans la Chine de Mao, à Cuba, se pose sous d\u2019autres formes au Québec.vite que les individus qui Prag en ont envie.La ou la rébellion s\u2019est enracinée en nous c\u2019est dans nos tous premiers rapports de \u201cpetit animal humain\u201d avec la réalité.Quand on avait besoin de la chaleur du sein pis qui avat pas de maman, quand on avait pas le goût de chier et qu\u2019on nous mettait sur le bol sans qu'on sache pourquoi, quand on pleurait fort à cause de tout ça et qu\u2019on se faisait renfermer seul dans une chambre, quand on ne nous a ps reconnu le droit d\u2019être fier de nos excréments et con- séquement et ce qui a été le plus grave quand on a commencé à se faire reprocher notre propre découverte de nos organes génitaux.Quand on nous a enlevé le droit de s\u2019explorer, dé se jouer après, et qu'il a fallu commencer ça dans les bécosses, dans Les biens sont inégalement répartis, mais tout le monde ou à peu près a un char et une télévision, un frigidaire, une fournaise; mais cette relative abondance n\u2019a pas fait disparai- tre l\u2019exploitation du travail.C\u2019est seulement plus difficile de reconnaitre notre asservissement quand le frigidaire est plein et qu'on .peut regarder le hockey avec une grosse bière frette.Dans cette conjoncture la forme reconnaissable de l'exploitation par les sujets est de moins en moins lié à une misère matérielle et de plus en plus lié à une misère sexuelle.La finance a beau nous passer tout l\u2019argent qu'on veut, Drapeau peut inventer une nouvelle sorte de foire internationale,.on ne demande plus du pain et des jeux.on veut jouer nous-mémes.on veut plus rien savoir de Tino Rossi.on veut apprendre a nager, méme si on a fous peur de l'eau.beaucoup de virages restent inexplorés.des rivages ou on va retrouver ceux qu'on appelait des sauvages.qui vont nous recevoir avec un grand sourire dans leur - nudité.si jamais on arrive a traverser à marte cher sur les eaux.De quel côté se trouve ce cours d\u2019eau bénite?Qu'on s\u2019essaye' à traverser tout de suite! On peut l\u2019apercevoir quand la contrainte se dissipe, soit J'aime pas le mot sexualité, mais de toute façon j'en ai pas encore parlé.j'ai peur.La respiration devient\u201d plus saccadée, quest ce qui se passe en fait?.Une sensation diffuse de grande liberté, de nudité totale.de grande chaleur.Quand on écrit là dessus on perd notre temps, mais mieux vaut écrire là dessus que sur le monde qui s\u2019étrangle.la respiration se fait plus profonde.le sexe n'existe plus.l1a répressions n\u2019existe plus, Gilbert, Francine, les noms n\u2019existent\u2019 plus, seules les caresses de foutes les femmes de fous les hommes enlacés dans la position d'aimer restent réels.on devient dans ces mo - ments comme des animaux qui ruent dans les brancards, qui font éclater les frontiéres du langage.on se souvient de la transe, de l\u2019incantation, de la perte de conscience qui s\u2019impose, profondément illégale et antibureaucratique, l'orgasme, l\u2019énergie\u2026 la.douceur \u2018de vivre, le rêve enfin satisfait la réconcia- liation achevée, où es-tu Blandine?pendant un orage ou soit par grande accalmie: c\u2019est le fleuve de l'abandon.Celui qui peut marcher sur le fleuve de l'abandon, c\u2019est celui qui peut se lâcher.Jamais dans aucun pays on n\u2019imposera l'orgasme; dans notre propre tête non plus.on ne le mettra jamais au programme d\u2019aucun parti politique.Les partis politiques n\u2019ont pas de prise sur Pamour.lis l\u2019ont sur la prostitution, sur la pornographie, mais pas sur ce qui vient en dehors du langage institutionnalisé.Bon, nous v'là à la station de métro Laurier, en bas de l'escalier mobile.Dehors il y a le soleil, l\u2019air du printemps qui nous a flatté les cheveux; ces jours-ci la nuit c\u2019est la pleine lune.autour de moi tout le monde dit que les périodes de pleine lune donnent_le goût de vivre.\"et gl Vol 55 No 29, 25 avril 1973 / p.9 .ASAIUAS QUL VEUX MBUN ALEUVSEN ARE VI QUE qui ne font pas notre affaire et ça nous empêche d\u2019aller plus loin.II faut se poser une question: baiser avec tout le monde tout le temps, c\u2019est-y ça la libération sexuelle?Il y a toujours eu et il y a toujours des gens, surtout des hommes qui \u2018\u201ctrompent\u201d leur femme avec toutes les secrétaires du monde et qui disent \u201cmoi j'aime les femmes, j'en baise une par semaine\u2019.C\u2019est drôle comme ça ressemble à de la mysogynie, cette peur, ce dégoût d\u2019entretenir des relations autres que purement sexuelles ça revient à dire que les femmes en dehors de la vaisselle et du lit y a pas grand chose à faire avec elles.Cette attitude dénote aussi, souvent, comme une peur de communiquer avec les autres de quelque sexe qu\u2019ils soient.En fait c\u2019est du viol déguisé avec les autres de quelque sexe qu\u2019ils soient.En fait c\u2019est du viol déguisé en libération, une domination sur d\u2019autres personnes qui peut servir à cacher la sienne.Une chose est sûre, c\u2019est que toute notre société est basée sur des rapports de domination y combris dans les relations bomme/femme.Nous sommes tous, a toute fin pratique dès notre naissance désignés pour entrer dans des cadres plus ou moins rigides d\u2019attitudes et de comportements qui s'appellent féminité et virilité.p.10/ Vol 55 No 29, 25 avril 1973 a Uo doe bot 0 ne sont qu\u2019une négation de mâle, une négation de femelle.T\u2019as juste à te jeter aux poubelles.On nous encarcane dans des rôles de dominant-dominé et si on fitte pas alors on se sent mal, mais qu\u2019est-ce qui m\u2019arrive?Ca amène presqu\u2019au viol et de soi-même et des autres.Les femmes condamnée à attendre passivement qu\u2019il leur arrive quelque chose avec le seul droit et encore pas entier de dire oui ou non.Et les hommes condamnés à choisir, à s'inquiéter souvent de ce que cette attente signifie et de l\u2019échec ou du succès imminent.Un jeu faux dans lequel on entre dès l\u2019adolescence et ce jusqu\u2019à la fin de nos jours.On attend le boss, les avances de l\u2019homme qui lui, attend un signe de bienvenue.Quelques hommes un peu plus libérés que les autres, attendent plus qu\u2019un signe de bienvenue et quelques femmes un peu moins pognées que les autres en donnent plus.Mais cet embryon de libération, ce droit à faire des avances et à être active dans une relation sexuelle (et dans le reste de la vie) jusqu\u2019à quel point ne re- met-il pas en question la domination masculine.Une femme a le droit de jouir et de participer à ce qui se passe mais d\u2019une façon convenable car sinon elle fait peur à son que | isi 0 ire \u20ac Plaisir est beaucox ; Moins fragile pour un homme que pour une femme, qu\u2019 omme sait d\u2019instinet tout ce qu\u2019il doit faire pour parvenir à la satisfaction, comme quelque chose de posé de toute éternité.S'il se rend compte que ce n\u2019est pas forcément exact et qu\u2019il lui arrive de ne pas se sentir \u201cimpliqué\u201d\u2019 dans la relation, alors il est un peu foutu.Le seul moyen de s\u2019en sortir c\u2019est de sortir des rôles qu\u2019on nous a assignés et de changer les rapports entre les gens, de ne pas se contenter d\u2019une domination sexuelle mais d\u2019amener une notion de communication.On doit accepter- de ne pas rentrer dans les cadres de virilité et de féminité tel que définis.Ca commence par ne pas se contenter de sortir les poubelles pour les hommes, et de ne pas se limiter à faire la cuisine et torcher les enfants pour les femmes.Les HOMMES sont aussi PRISONNIERS DE LEURS MASQUES SOCIETAUX que les femmes.Et, si les mouvements féministes contestent la division sexuelle du travail, ils en viendront peut-être à remettre en question de fond en comble les rapports de domi- so lus > e Cien t us » Ce à eur rôl d â de \u20ac e, ant n\u2019est wet done Mo 1- sert à quoi de cience qu\u2019on.fait deux jen hy de travail alors que 5 ces , on mari n'en fait qu\u2019une, ou d\u2019être conscient de la nécessité de changer les rapports sociaux quand son patron nous tape encore sur la tête?Si on est tout seul à comprendre on est encore plus mal dans la société.ASSET ZR Ra (NS WN TE PADS, QT SQ) DEN LPs y \\ FN 3 \u2018 ) R Gl Ÿ Y bi a XQ 0 > \u2019 does += WN eZ AY cn CE (x Ça Oo Qa QU A % Ry VOTRE 0) Ç 29, 25 avril 1973 / p.11 % C4 4 2 % A À \u2019 7 GA: Ÿ (LX A 2, 4 J SRT SX XA \\A se Re à - A ( ll .9 AS YY) a N x == , e EI - Vol55No T7 ePRe N (set À, = D oF S \\Y Zz A * 7, k 2) v = ie.; 0 {, | 3 NU I S + 3 oto * D | Das 2 vi iv U À Yl y ar A M Kl IR » PL.Û Xi S a > i N N I LS 44 + ne UN so $ pd IN ÿ \\ VA \\ i SE Red bs SANE ON 2 N > Q a a H Ny \u201c c Ÿ A To © \\ ft | D : f FS H Ÿ p g A & 9 6) 00 : Û J p 0 A N py ) ; 2) x } Z À | = gf A WA \\ 7 ey PR A a] \\ 7 \u201de s SN IR 2 À x \\ y b iz NN | J Ca ) 7 3 p WN \\Y \\ Y/ 4 vu, A ! NN ns 06 LL / OR A Wn PY) y *~ = te fr) Td Ÿ JA \\ AD + N DN les 0 7 hd APY k WN = RK E A N \\ 0 \\ \\ 2, À ) à \\ NS q/ Ÿ i A 1) NY Ç CE A % 3 ol À a ) es fay AN NA / 7 a) À 4 0 Q À ! Z 7 X er {IVA / | W Q fn A 4 7 4 % 7 Y ; \\, e & A 4) im oY 0 4 ÿ re i i A ¥ snd a J hg A 4 Yl | x Cd «DA A jy Q æ = XL : À Es 9 L ; A $5 > 2e 2 4 7 = = CAE = ÿ AN A7 {i 7 = Sa NÉ | X SS pe >> _ D % A SS WW CN FLA > >> D \\ A N A 0 y ~ | i \u201c ) j Ÿ 0 % A | xX a Ÿ ; ¥ a a 2 = Ÿ G C (A Ly 2 WR ® ve .2.\u2019 += QL ~~ .9 + 2 % 828 d \u2018 * oO QO 7 £4 , 8 © _ 8 e : A LM : EI) © E 33 Sg ¢ | Gt Q 5 5.32 5255 eo = B & 2 oo wm £ & 0 J \u201cee < 2 0-0 ù- 0 LN + e 2 \u20ac 7% 7\u20ac = 3 S D ® L.7% ©° 2 2 2 © g 2° & & ù & Le 0% 9 % 426-227\u201d 28 LS SE LE $ : 7%, % % 97%7,8° 35 ou sE 52 § ° \u201c » \u201c2, 5, Dw BX © 2 ce 4 ig 9 2 3 Ss > © Ç , 0, % % 669 727% 9 S%7255É Su us $ $S 5 à to 0 Ce 0% %2%%.,3088208% 5 8FTESF 0 : Ze 9 °° % = a © Q ; BH %, g Le 3, > 7 © © > © ç = ® Vo x J & & > & & © x ® A © & o 9 oT > SSa%Wgo TEL SFY on WF J 9 7 4° % 90 oof coed ox CNV OTL O 2 OV Ye nm 7,8 459 96° CLS + DL Qn © 0 2 Y C0 Bw\u201d 4% SFeF EV 5° YO, 9 Pa 00 57 Cy Pf 2 TO ao\u201d - .9 0 Y% 79 Cs % % © : Pd 2 & ® © a e Og Un, Ÿ SA 2 SVT À 97 0, ef 9 o° o \\¢ > xe get es 1è- So .S40; Sp = So, C av.un vautre .pep o Ube s So Le \u20ac 4 Wwe veus 0 - o \u2018 Aned \u2018 u I 129 Cu, Oc \\a.de d C yinte- 19 Seuoz Se ts, Ou, Ss, Ep ne\u2019 dan : nes ao S8j18Anoy sa] _ oy \u2018Or.yp, SSE CS yand @ ui à {autre sanb A 180 Sp sou 5 Soy Cos oy, Yo, rieur du C e transforme I Se1dy \u2018enbujogje 4,76 Sit, 0s, Un 9s ne L'univers 5 inessew SUBS no Done Po, 00 MS A\u201d as.Vers alors en chaleur, en eau, n No, Bsr.Oa 8; s A en i A .anbuge; 10id° u Ous \u201c6rg © © tre, 9,7 hulle, en électricité seudxe an.ey NO a à So bo\u2019 & 00 2mp Mas en énergie.' Rl) .V, lg 7, / \u2026\u201c 9 onexes so?Von, Se S.Op, S », 7%, en og On.Ft Y, Po Oy, he 9 ©, \u201d ® / fr \u201d c Sz, © 7 .Gy, $ d / ; de Le ce Q e 9 y 5 ater Jo > 1973, pp.224-225 ~ x mars ro © À CS Ne.Lr, ly .0 Ses Ss 2p 2s ao on, Co, Gj Une ts JU, uv ne Mn, ey \u2018© 60,0 n 0 7 3 \u201cRecherches\u201d, tiré de TIVE Gr IE rw ' p.12 / Vol 55 No 29, 25 avril 1973 Q y & @ ep + #, 2 $ à 0 Q i ; E ue ie 2 , A $ À & 2226 ; 1 À : R < % oo G = EN \u201c9 2 p A A A = ac! » - © .@ ( = a 4 ce ç \u2018 0 \u2018 LE - EQ 3 v 8 8222, 2 fs .E 3X 308 9 ° C= + ©2 SZ OEZSE © 5 dio 3 Z 85482 88 25 sus, 5 0 & 2 = 298 9.Eqgos5E o & ; pd @ =z @ 0 8 & o a 8 0 3 \u201c0 = v % 20690052 OS GC SSRE > fF EF 5 S 5%8zcs3 0 megkEiceg 8 FF § 33 po un °c \u2014 = > -A0O039 BD & > =~ Zz \u2018B® E508 05 \u20ac = ox ,* 9 = = L558 5333858 a2 bso Ss arSSFS 888, © 290 aS ac3 T>EE TEL 20P835 05 = 5 0 e 20980 LL nous Los 3 , OF § : IRCEEFEETE SERIE MIRE FRR Fg Jul 8 LÉ CTesgtegésgssesSOP 8225 Per ss £ $ om - .~~ s OZ 0 a=S a8 > ScC2.93552S5Q EDS 0ÙP 85 9 zc mm 29393 tao.SCOOTER 7 ES SS Parce que Je d Vol 55 No 29, 25 avril:1973 / p.13 Au service de NOUVEAU - NOUVEAU - NOUVEAU votre mieux-vivre \u201cLIGNE PHOTOGRAPHIQUE\u201d Pour la Banque Provinciale, être IN, c'est s'employer à faire découvrir l'équilibre financier, source du véritable mieux-vivre.Pour épargner, pour emprunter: bref, pour APPAREILS: Films: bien planifier, venez à la Banque Provinciale Fuji, Fujica Kodak \\ Kodak Polaroid > .Minolta * Lanque provinciale Polaroid ERIN linnovatrice Praktica Topcon Yashica Finition de vos films par \u201cETCO\" 15% moins cher que PARTOUT AILLEURS.VENTE DE FIN D'ANNEE ACADEMIQUE SUR L\u2019ELECTRONIQUE Retirez 10% sur le prix marqué en magasin.Equivalent de 25% sur prix suggéré.JUSQU\u2019AU 27 AVRIL INCLUSIVEMENT VENEZ D'ABORD CHEZ NOUS.MAGASIN S.C.3e ETAGE CENTRE COMMUNAUTAIRE LEOMNAGASIN SPÉCIFICATIONS MOTEUR: Alésage / course 56mm x 50mm DÉPLACEMENT: 125cc, 2 temps, 5 vitesses, ouverture / piston, 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regroupement d\u2019une centaine de militants édutiants de l\u2019U de M au sous-sol de l\u2019église St- Pierre Boileau Nicole Chabot Jean Clouâtire Jacques, la décision avait été prise d\u2019étudier la question de l\u2019organisation politique en milieu étudiant lors d'une session de travail dès la première fin de semaine de mai.Ceux qui voudraient se joindre au travail de la session doivent contacter Pierre Gervais ou Louis Mc Comber a 733-5393.Un document de tra- Marie Léger (a sur le sujet est en préparation.Monique Cournoyer Danielle Dansereau Andrée Leblanc / Louis McComber Normand Rhéaume Lithograpnié par Journal Offset Inc.254 Benjamin-Hudon, Ville Saint-Laurent.yp Dépot légal: Bibliothèque Nationale |] cafe campus 5150 decelles + reine marie contrôlé par les étudiants de l\u2019'U, de MA es UN CLUB COOPERATIF ET SYNDIQUE de 2h.30 à 5h.30 2 bières pour .60° y ad a je + \u2019 toul\u2019 La libération sexuelle, ça commence bien de bonne heure le matin et ca finit bien tard le soir.On en discute souvent et quand on écoute parler les autres, il semble que la plupart soit libéré.D y en a qui ont trouvé la libération en faisant l'amour avec-tout a chacun, toute a chacune, d\u2019autres en sachant dire non, d\u2019autres en pouvant dire oui.Je suis une femme libérée, je suis un homme libéré sonne désormais aussi faux que \u2018\u2018suis-je belle?\u201d ou \u201cje suis fort\u201d?Libérés ou pognés, les gars continuent à regarder les filles comme si elles étaient à vendre, et les filles se laissent faire comme si elles étaient des vitrines.De toutes les manières, au- jourd\u2019hui, il faut se dire libéré, et surtout en avoir l\u2019air Avoir l\u2019air de faire l\u2019amour souvent, avoir l\u2019air, ou se penser obligé de changer de partenaires souvent, avoir Fair d'aimer çaé A force d\u2019avoir l\u2019air, on en arrive même à penser que les problèmes sexuels .c\u2019est pour les autres.Le sien, on en parle pas.Par contre, on connaît des gars qui ont le pénis petit ou croche, des filles avec les seins petits ou mous, des femmes mariées qui n\u2019aiment pas faire l\u2019amour, qui subissent les caresses en ayant envie de mordre, qui se pensent frigides ou anormales, des hommes et des femmes qui font des enfants pour combler le vide.On connaît des maris qui font l\u2019amour à leur femme u- monde pra \u2018 A 3 s 2 \u20ac A Ix.ne fois par semaine et qui, pour bander doivent rêver à la petite fille du bureau Finalèment, les problèmes sexuels ne sont pas propres à un sexe en particulier.Qu\u2019on soit un gars ou une fille, on a les mêmes craintes, les mêmes doutes.La fille aux petits seins a les mêmes complexes que le gars au petit pénis, le mâle fort les mêmes craintes que la fille agace-pissette.Donc, tout le monde se retrouve tout seul.Tout le monde est malheureux tout le temps.Tout le monde veut l\u2019amour.Les gars d\u2019un bord, les filles de l\u2019autre.Chacun, chacune (ente d\u2019échapper à ses problèmes en se masturbant tout seul, en révant à ses conquêtes.Si on arrêtait de rêver, si on comprenait que la seule conquête à faire.c\u2019est la sienne, si on arrêtait d'exaininer nos petits détails d'anatomie avant de faire l\u2019amour, si on arrétait de se fier sur l\u2019autre pour nous faire jouir, on se retrouverait, TOUT LE MONDE PAREIL, et on ferait tous l\u2019amour souvent et ce serait bon.Quand je fais l\u2019amour, je ne suis plus un gars ou une fille, je suis, je suis un corps, je m'aime et j'ai tout ce qu\u2019il faut pour jouir.Je n\u2019ai pas envie d\u2019être prise ou possédée, d\u2019être chasseur ou conquérant.Mon corps fête, il participe à une ieie de tendresse, de sen; sibilité, de sensualité, d\u2019amour, avee un ou d\u2019autres corps.- a Dr.N.Scaff, o.D.Optométriste - spécialiste de la vue e Examen de la vue e Verres de contact e Lunettes médicales 374 ouest, Sainte-Catherine \u2018861-371 ik: Vol 55 No », 25 avril 1973 / P.* t- a Cg a Re i fête des travailleurs MANIFESTATION | LIBERATION | Après l\u2019appui à la grève.des employés de soutien en septembre 1971, le débrayage d\u2019anthropologie et I\u2019occupation du C.LC.C.\u201d au printemps 1972, nous venons de connaître la lutte contre les frais de scolarité.> 5 A chaque conflit, et toujours davantage, nous avons vécu la montée de la répression en milieu étudiant.Après l\u2019intimidation verba- \u2019 le, on nous a amené les bouncers et les agents de sécurité sur le campus; on a fait appel à Panti-émeute et intenté des procès aux étudiants les plus militants; on vient cette année de.nous matraquer avec une injonction! C\u2019est d\u2019ailleurs la même procédure qui.s\u2019 applique partout à l\u2019Université de Montréal, à 'UQUAM ou ailleurs.Les travailleurs font face à de telles miesures depuis fort long- - temps.La vague de répression anti-syndicale vient d\u2019atteindre un | nouveau sommet avec les poursuites et les.amendes exorbitantes ~ imposées aux syndiqués du Front commun, avec l\u2019emprisonnement de militants et des trois présidents et avec, pour couronner le tout, la présentation du Bill 89 qui bafoue littéralement les éroits les .plus fondamentaux des travailleurs et du monde ordinaire.I est important que les étudiants se joignent aux travailleurs et manifestent leur solidarité face à cette escalade de répression.- La.manifestation du ler Mai doit être un ralliement de toutes les for- - ces progressistes au Québec.Les étudiants se préparent dès maintenant à y participer de façon massive et organisée.: - A ~~ LES ETUDIANTS SE RENCONT RENT AU CARRE ST-LOUIS A 6H.POUR ALLER REJOINDRE (EN GROUPE) LES TRAVAILLEURS AU CARRE VIGER A 7H.30 8-5 NB Le , « < v 9 \u20ac \"x "]
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