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Titre :
Le Quartier latin
Éditeur :
  • Montréal :[le Quartier latin],1919-1970
Contenu spécifique :
jeudi 20 mars 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quartier latin, 1919-03-20, Collections de BAnQ.

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[" - , Se déranger! ca v - eo rt .J.Prix: 85 sous Directeur: ADELARD DUPUIS : * Rédacteur en Chef: ; : GASTON GIBEAULT JOUR NAL LY 3 UNIVERSITE LavaL Le \u201cQuartier Latin\u201d est deve- A \u201cnu la propriété et l\u2019organe officiel Zz: de la Fédération Universitaire \u201cLaval, + * * Il était indispensable à la Fé- -adération d\u2019avoir un journal, D'abord pour s\u2019affirmer, parce qu\u2019elle est peu connue; Ensuite pour se manifester sous son vrai' jour, car d\u2019aucuns \u2018méconnaissent la noblesse de son -Caractère, et peut-être aussi, la pureté de ses intentions ; Enfin pour être toujours là, sur la brèche et ne manquer jamais de relever le gant de ses détracteurs possibles.+ * * : Et c\u2019est quelque chose, tonnerre, d\u2019avoir un journal à soi, :< \u201cpour faire sonner les vérités comme des épérons\u201d; surtout si grâce à lui, toutes les Facultés peuvent se tendre la main sans Mamans ss man = les écus ne chantent dans les coffres de son propriétaire.Et combien la Berceuse, modulée en CONTE EXTRAORDINAIRE.A la maniere de.Pawsloski! Au temps de mon enfance, et il a de ca vingt ans, ma mére me conduisit un jour dans une maison ou les choses les plus atroces s\u2019offrirent 3 ma vue.Elle regretta sans doute cette \u2018imprudence car jamais plus, elle \u2026 ne m\u2019en reparla Aujourd\u2019hui seulement j'ai découvert la clef de cette énigme.Nous restions alors a la campagne, tout près cependant de «Montréal; et âgé de cinq ans, je ne connaissais rien des choses urbaines.Or un jour que j'avais été sage, ma mère m\u2019amena avec elle.Passons les étonnements enfantins que nous avons tous à cet âge devant les objets les plus banaux, et disons qu\u2019à trois heures de l\u2019après-midi (heure fatidique) nous entrâmes ma mère et moi dans une maison très luxueuse.On nous conduisit \u2018dans un grand salon où plusieurs personnes étaient réunies.Ma Mère\u2019ne salua ni ne parla à per- -sonne, ce qui m\u2019étonna fort J'étais à peine assis, que je fus - MERCI D'AVANCE, ~~ TTI TT Tm SE ae \"Mais qui doute qu\u2019'un-journal \u2018ne soit condamné a végéter,\u2014 - pourra-t-il vivre seulement ?\u2014si POUR LE GESTE.douceur par ces sirènes que sont les piastres, surpasse celle de Jocelyn!.* * * Nous entreprenons donc une campagne d'abonnements au, \u201cQuartier Latin\u201d.Le mot d\u2019ordre c\u2019est: Ouvrez vos coeurs, et vos porte-monnaie!.* * * Afin de stimuler le zèle de ceux-là, qui voudront nous obtenir des abonnements, nous faisons tirer un cinq piastres en or.Toute lectrice, tout\u2019 lecteur pourvu qu\u2019il nous apporte cinq abonnements, a droit de participer à ce tirage.Chaque nouvel :| abonnement est ensuite une nouvelle chance.* Ld » L'oeuvre est trop belle à laquelle nous dévouons notre faible voix, pour que nous prêchions dans le désert.Tu veux bien, aimable lecteur, ou lectrice encore plus aimable, nous aider un pou, même: sl,-ÿ,6-èr poine-un instant tu ne tattendais pas à cela?Et grace a toi et tes amis, nous continuerons de paraitre durdnt les vacances!.Jacques TOURNESOL.pris d\u2019un trouble très curieux ; je sentais que quelque chose de grave allait se passer; les gens autour de moi semblait eux aussi anxieux.Les uns tournaient la téte vers une galerie ancienne construite en amphithéâtre, les autres consultaient leur montre.Ils me communiquèrent leur frayeur, et tel les petits poussins lorsqu\u2019il sentent venir l\u2019orage; je m\u2019approchai de ma mère.Tout à coup, nous fumes plongés dans l\u2019obscurité la plus complete.L\u2019air de la pièce s\u2019était rarefié; bientôt dans l\u2019obscurité d\u2019une encoignure près du plafond une lumière rampa, blanche et douce, et éclaira le centre de la pièce.Un homme qui ressemblait à quelque Titan légendaire, se tenait debout effrené il tenait d\u2019une main une femme par les cheveux et de l\u2019autre un poignard rouge de sang, qu\u2019il Jui enfonçait vec rage dans la poitrine (brrr ! C\u2019en était trop; je m\u2019évanouis Quand je m'éveillai, j'étais dans le train qui me ramenait chez nous.Ma mère semblait peinée et le soir elle fit venir le vieux médecin de famille.Tous ces évènements sont restés gravés dans ma mémoire et ce n\u2019est que maintenant que je puis rire de ma frayeur.Pau- re fou, j'étais allé au cinéma !\u2014 Ephrem d\u2019AMOS.LE K.C.Mon Dieu qu\u2019est-cè donc qu\u2019un homme sans argent %\u2014Une anecdote rabâchée, un plat réchauffé, un texte sans méloïlie, une coquette devenue vieille, un fruit pourri, un calendrier du dernier an, un caniche perdifsans récompense promise.i \"Sans argent, aucuh régnant ne peut régner, aucun ministre mi- nistrer, aucun geÿrrier guerroyer, aucun peintré peindre, aucun laboureur labre, aucun poète chanter.1 Je me trompe\u2014pardon !\u2014C\u2019est justement lorsqu\u2019ilb n\u2019ont pas d\u2019argent que les poètes chantent.Mais pourquoi chantent-ils ?Parce qu\u2019en chantant ils gagnent de l\u2019argent.Pendant qu\u2019 upon nombre écoutait la musiquéd, les discours et les chansons d\u2019hutres man- | geaient le \u201cfromage \u201d des premiers.Eternelle histoire du Corbeau et Renard.Alexandre DUMAS, père.re M.ADELARD DUPUIS, président des E.E.M.qui a été élu président de la nouvelle Fédération des Etudiants de l'Université Laval.LETTRE OUVERTE Montréal, le 7 mars, 1919.A Monsieur Paul Gerbeau, Cher Monsieur, Votre article intitulé: \u2018\u201c\u201cQuand donc:\u201d.publié dans le \u201cQuar- ier Latin\u201d du 6 mars m\u2019a déplu.ses idées que vous y émettez sont déplorables.Tout d\u2019abord, vous posez M.Morin en pianiste in- omparable; je l'aurais plutôt nommé \u201cmusicien égaré\u201d \u2026Enfin, vous aimez la musique: tout le monde ne peut pas posséder votre enthousiasme!.Vous avez dû vous contempler, longtemps, cher monsieur, pour savoir que, pendant le concert, vous vous étiez enfoncé dans votre fauteuil, la tête dans les mains ?.Vous n\u2019avez certes pas entendu toutes les choses que vous décrivez.On écrit toujours un peu avec exagération, pour la phrase, pas vrai?Il est faux de dire qu\u2019il faut un nom en \u201cski\u201d \u201c DES: ETU ORGANE OFFICIEL DE LA FEDERATION .8a dernière visite, il, DIANTS \u2014Car la femme, toujours, Le matin, à la hâte, ayant Elle est au rendez-vous du Elle vint.En l\u2019accostant : ve sr Montréal, Joudi 20 Mars 1919.\" LA JEUNE FILLE QUI FAIT SES PAQUES Les yeux baissés, pensant à ses péchés mignons, Elle s\u2019en va trouver quelque abbé peu grognon Qui l\u2019absoudra dévotement de sa main grasse.Sans s\u2019être regardée, un instant, dans la glace, Dont elle avait, depuis un an, perdu la trace: Je l\u2019attendais ému, sur le bord du trottoir.Après qu\u2019elle eut tout dit au vicaire commode Dont le confessional est un salon de mode, Mais elle répondit, d\u2019une mine affligée : \u201cMonsieur, c'est embétant, re LAISSER 1 \u2014 \u2014 \u201c a tpn core Sabena Smt Vol.I\u2014Ne.11 ne faillit qu'avec grâce\u2014 fait son chignon divin compagnon \u201cQue faites-vous, ce soir ?\u201d mais je suis engagée\u201d ! Edouard CHAUVIN.ou en \u2018\u2018skof\u201d\u2019 pour réussir en art: le vrai mérite finit toujours par se faire reconnaître.Et d\u2019ailleurs, Monsieur Ornstein lui-même a bien compris que la.musique futuriste attraperait le public deux fois au plus.Lors de nl | nous joua \u2018des pièces classiques et dar nés.\u201csans excès\u201d.M.Ornstein a laissé son futurisme de côté; car il avait usé de ce moyen pour percer parmi les pianistes.Il fallait du neuf au public.Voilà pourquoi M.Ornstein est venu nous jouer des danses de nègre.Vous vous refusez, au milieu de votre article, le droit d\u2019exprimer votre opinion.\u2018Je ne suis pas un critique, dites-vous\u2019\u2019; cependant vous déblaterez sur un tas de choses.Si j'ai bien compris vous voulez un critique sensé, intelligent, habile; en un mot vous voulez passer pour un critique.sieur, que vous faisiez un peu votre réclame: et voilà ce qui m\u2019a déplu.Si encore vous disiez des choses justes: mais vous parlez de ce que vous ne connaissez pas.Vous dissertez musique et je suis certain que vous ne jouez d\u2019aucun instrument, que vous êtes tout bonnement un \u201cmusic lover\u201d.Ne blamons donc pas si facilement le public canadien francais: il n\u2019est pas plus mauvais qu\u2019un autre.Allez, i) sait bien discerner un bon musicien d\u2019un mauvais.Si vous ignorez pourquoi M.Morin a été reçu froidement, apprenez donc que M.Morin était un poseur, qu\u2019il a toujours méprisé les gens de sa race, qu\u2019il faisait partie d\u2019un groupe \u201cincompris\u201d dont les élucubrations se réunissaient sous un titre de revue: \u201cle Nigog\u2019 et que des gense avaient surnommée \u201cla revue des nigauds\u201d.Non, notre public n\u2019est pas sot.Avez-vous vu les journaux anglais remarquer, comme vous le faites que l\u2019auditoire imbécile d'un concert se.J\u2019ai bien vu, cher mon- | n\u2019y a que vous qui traitez notre \u201cbon public\u201d d\u2019idiot et d\u2019ignorant.Certes, il y a l\u2019éducation du public qui reste i faire; mais vous n\u2019y réussirez jamais en l\u2019accablant comme vous le faites.Tout à vous, Ruy- BLA mére Whoopie SEE a eS 5, 2 AVIS À QUI DE DROIT * Parmi les résumés qui m\u2019ont été volés, il y a quelques jours, deux d\u2019entre eux ne sont pas au complet.Si celui qui a commis ce larçin voulait être assez aimable de me faire connaître son nom et son adresse, je pourrais lui faire parvenir ces quelques feuilles qui lui manquent, feuilles qui pour moi ne valent pas grand | chose, mais qui, pour lui, peuvent être d\u2019une très grande importance pour la préparation du prochain examen: J.R.COMEAU, E.E.L.Sidoine Apollinaire est mortff Frappé par un de ses meilleurs) amis, il s\u2019est écrié comme César \u201cToi aussi, Brute!\u201d j souvenir, c\u2019est d\u2019avoir conservéi -blanc, son panache.composait de compatriotes?: TI o Th ms Se A Toi y i 5.RTE l\u2019onde, Bien haut le soleil monte et grandit Phorizon; ; Bien loïñ-le fleuve étend l\u2019acier clair de sa faces; - a Le Bien grande la cité, ruche immense et vivace, De l\u2019intense labeur bougdonne la chanson.- Or, qu: \u2018importe au soleil la perte d'un rayon?Aw fleuve, l\u2019abandon d\u2019une goutte à l\u2019espace ?\u2018Que t'importe, Ô cité, qu \u2019en tes clameurs s\u2019efface \u2018Le bruit de quelques pas, quelque voix, quelque son?Je suis moins qu\u2019 \u2019un rayon en un point de ce monde, Moins qu\u2019une goutte d\u2019eau, moins qu\u2019une ombre sur Je suis moins qu\u2019un fétu dans le vaste univers.Or, qu\u2019importe à la foule indifférente, avide Que ma bouche demain ait le baiser des vers Æt qu\u2019un pauvre cercueil fasse ma chambre vide ?Ag iad W UEYQUARTIER LATIN JEUD DI,»20 MARS 1919 à cies I sal et z _ \u201ca cœurs qui savent encore.\u201cvbFer 0 re * \u2018a vue de la natüre Gui Ta ETUDIANTS DE LAVAL RN pleine beauté, dans un sou = A .0 \u2018Que chantera Pautomne apissi: tv ne Géraloppéts par le travail et LÉ th sont lntestes fp délicieusement que Grieg chanta \u201c*Une mine non exploitée n'a jamais rendu al\u2019 \u2018or ni isrgent.le printemps ?Bientôt le.\u2018soleil a ind L'étude et le travail produiront plus d'or et d'a argent s que piss ds \u2019 mine.| idisparu, un; grand voile d\u2019 omibre EPARGNEZ ot votre avenir est assuré, : : est descendu sur les choses.; \u2018LE MEILLEUR MOYEN D'EPARGNER:est d'avoir | us compté i | les jours sont courts en automne! 2 et j'ai fini ma promenade à l&| LA BANQUE D\u2019 EPARGNE 0 douce clarté- des étoiles.Hier, Fat revu non beau petit sentier, | DE LA CITE ET DU DISTRICT bE MONTREAL \u20ac Il était couvert de neige, et sous confier vos économies quelques petites qu\u2019elles soient, vous st sr I.~ Yves LESEUL.\u2014 ue A \u201cCLAIRE.Les thés n'ont pas de plus grand ennemi que moi.Tu penses bien que je ne vais pas parler contre ma conscience.Ce soir, mon ame mobile ne demande pas mieux que de se trouver ridicule, Elle se projette donc sur l\u2019Ecran irréel, afin d\u2019être sa spectatrice; et elle a eu soin de choisir pour se mouvoir, les décors d\u2019un thé qui la dépaysent davantage.D'abord je n\u2019ai rien à minauder © À Ma voisine, qui boit son thé en se demandant, peut-être: \u201cCe \" jeune homme se décidera-t-il à © parler?\u201d \u2014\u201cVoulez-vous un peu de sucre, Mademoiselle?\u201d Et elle me répond, avec un sourire qui n\u2019avait pas envie de naître: \u201cUn soupçon de crême, seulement!\u201d .Oh! comme je l\u2019aime ce soup- çôn auquel je ne manque jamais \"de me butter.La vie sous les lustres est vide comme le bénitier d\u2019une mondaine.Je dois dire pourtant que mes premiers thés m\u2019ont beaucoup amusé.J'avais eu le temps de connaître tous les coins des salons où je suis reçu, et je m\u2019y retrouvais toujours.On m'oubliait dans mon coin, et c\u2019est ce que je désirais le plus, pour mo livrer à la froide observation de mon semblable.Avec un plaisir de diletttante, je dépouillais les Réalités, des apparences dont elles s'enveloppent pour nous tromper.Mon esprit curieux ne cessait de s\u2019interroger, que lorsqu\u2019il avait trouvé le pourquoi de chaque chose.Cette oeuvre de dépouillement à commencé.je m'en souviens, à l\u2019égard des innombrables petites tasses de thé.Ce qu\u2019elles sont, je l\u2019ai vite compris.Uniquement un joli prétexte, le paravent propice derrière lequel on est heureuse de s\u2019abritor.Elle et Lui, se sont offert réciproquement le sucre et la crême ; ils ne sont donc plus des étrangers l\u2019un pour l'autre.Mais tu ne l'ignores pas Claire, I'Eden de la femme, le mariage, n\u2019est possible \u2018Qu\u2019en autant qu\u2019il y aura une première rencontre entre deux êtres ; elle se fait autour des tasses on porcelaine.Colles-ci n\u2019ont \u2018pas d'autre raison d'être que de servir À enrégimenter des maris.J'en conviens, Claire: mes premiers thés pouvaient m\u2019intéresser.Tout nouveau, tout beau.4 # Je sortais A peine du collégs, et j'ignorais tout de ton sexe.Maintenant ce n\u2019est plus la même chose, Dès mon vingtième thé, celle qu\u2019on nomme un sphinx impénétrable, m'avait livré sa complète définition.Entre nous, la femme n\u2019est pas aussi compliquée qu\u2019on le dit, et aussi forte qu\u2019on le croit.Hélas! parce que la femme a cessé d\u2019être pour moi un sezret, les thés ne m\u2019apportent plus de sensations neuves.Et s\u2019il me faut désormais revenir toujours aux mêmes vicilles observations, J'aime mieux m\u2019en aller.Tiens, \"est cela veux-tu, allons-nous en ?Je désire jeter un dernier regard sur ces gens.Quelle est cette grande nigaude qui se moque de moi, à son non moins nigaud de voisin?Elle est bien laide dans tous les cas: cela me console.Elle est doublement laide, n\u2019ayant pas la beauté mo- raie.Je les regarde les uns après les autres.\u201clls vous ont tous des gueules de Joconde!\u201d Tu l\u2019as dit avant moi, Edouard; je ne suis done pas le seul a l\u2019avoir remarqué.Ils sourient par diplomatie : ça n\u2019est pas naturel, et ça rate à tout coup.Cela Le fait un velours, Claire, d\u2019être une lionne de la société ?Je ne te comprends pas.Raymonde aussi en est une.Là-bas, sous lu pendule, elle boit son café trop chaud, avec mille précautions: elle ne me fera pas croire qu\u2019elle n soif ! J'en ai soupé, des thés ! Mademoiselle Claire, si vous ne vous en venez pus, je filerai seul, à I'anglaise.Paul GERNAL.REMINESCENCES Malheur à celui qui est oblige de se tourner vers le passé ou * llavenir pour chercher le contentement.GOETHE.Je me suis promenée, certain jour d'automne sur un beau petit chemin de sable tout doré de soleil, où voltigeaient les premières feuilles tombées, où tout souriait, où tout chantait son bonheur.Sur le bord de ce petit sentier riant, de grands arbres sérieux, fui entrecroisnient leurs rameaux, ombraient le sable doré d\u2019arabesques sombres et mouvantes.Et dans l'herbe, des leurs, petites coquettes, semblaient jouer A cache-cache avec le soleil.Je me suis arrêtée longtemps pour mieux savourer la douceur et le charme de cette tiède après-midi d\u2019automne.Quelle musique infiniment mélancolique et douce rendrait l\u2019impression que produit sur les ope Vet cette nappe scintillante j'ai cherché à deviner les douces petites | fleurs que j\u2019y \u2018avais vu s\u2019épanouir, les jolies feuilles dorées qui roulaient et voltigeaient un jour sous mes yeux pour se laisser ensuite.fouler aux pieds avec des bruits légers de frou-frou de soie.Fleurettes?feuilles dorées?Envolées?Disparues! Un coup de froid a suffi pour détruire toutes ces fragiles beautés.Un souffle glacé a emporté ce qui restait des corolles tombées et il n\u2019y a plus trace de ce qui-ai- me et de ce qui chante.L\u2019Hiver règne en maître brillant et froid.Et les pauvres grands arbres se courbent et gémissent sous le givre qui les couvre, en pleurant leurs jolies feuilles mortes.Je suis revenue glacée; et me blottissant au fond d\u2019un fauteuil j'ai songé aux pauvres coeurs qui pleins de tendresse s\u2019épanouissaient hier sous de chauds rayons, et qui aujour- d\u2019hui se taisent et grelottent, abandonnés dans la solitude d\u2019un froid hiver.Je me suis dit: \u201c Fauvette Ne te réjouis pas trop de ton printemps, si le grand coup de roid allait te surprendre et glacer tes espérances.Mais la gaieté de cette folle Fauvette reprenant le dessus, sa- vez-vous ce que m\u2019a répondu joyeuse la voix de son coeur?\u201cQuand il n\u2019y aura plus ni de feuilles, ni de fleurs, ni d\u2019oiseaux, il y aura toujours des étoiles là- haut!\u201d FAUVETTE.II AUTOUR DE CERTAINES CONTESTATIONS AU POLYTECHNIQUE Fait assez bizarre, ceux qui avaient perdu la première fois ont été vainqueurs la seconde.Cela prouve qu\u2019il ne faut pas toujours dire: \u201cVox populi, vox Dei.\u201d Cette fois contrairement à la journée du 8 mars ce fut bien tranquille, mais tout de même la plupart des élèves se firent un devoir de voter.VOICI LE BULLETIN DE VOTATION Vice-Président :\u2014 Wilbrod Dubé.Léo Gareau.Conseiller, 3ème année :\u2014 P.A, Dupuis.E.Normand Le président d\u2019élection fut M.Gilbert Hétu; le secrétaire, Adrien Pouliot.Quant à sa contestation à la charge de président, M.Gilbert Hétu, l\u2019a retirée pour une raison très particulière; prouvant par là que chez les E.E.G.C.on trouve des gens capables de s\u2019entendre, de s\u2019unir, et de travailler d\u2019un commun accord dans l\u2019intérêt de la Faculté.Ce geste a été très apprécié chez les E.E.G.C.A cause de ses incidents plus 30 23 .+.+ + + +e + + le meilleur accueil.BUREAU PRINCIPAL ET QUINZE SUCCURSALES A MONTREAL.A.P.LESPERANCE, Gérant Génér § INVITATION AUX ETUDIANTS |} Tout en venant voir la coupe que j'ai gagnée en arrivant bon premier dans Ja marche en Raquettes du National le 16 février 1919, je vous invité tous à venir visiter mon local d\u2019installation de complets et pardessus de pring temps.Tout ce qu\u2019il y a de plus nouveau en fait de modèle et de chic, vou le trouverez à mon magasin.Satisfaction garantie ou argent remis.ROBINSON CLOTHES SHOPS LTD, EDIFICE BOURGEAU MESSIEURS LES HOMMES D\u2019AFFAIRES pourquoi payer un prix exorbitant pour des bureaux que vous pouvez louer à des prix moins élevés à l\u2019 EDIFICE BOURGEAU 71a ST-JACQUES AUX DENTISTES Nous avons 'honneur de vous informer que nous venons de recevoir un assortiment assez complet d'instruments, accessoires, etc, pour la pratique de l\u2019Art Dentaire.Nous avons l'intention d'établir un dépôt considérable de ces produits ; 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et plus loin, le cadran sur la cheminée, marque midi.À.G.LEFEBVRE, EDIFICE DANDURANDS Lia pe lego ARTIST es i À (tye oy PRATT 41 ce ES 1156 ST-DENIS .Près Av.Mt.Royal À 5 Voulez-vous avoir des chaussures durables, fortes, élé- : gantes, allez chez DUSSAULT 281 EST, STE-CATHERINE JEAN GERACIMO * Etudiants, venez prendre une glace, > a ce restaurant fashionable, qui ne\" ° recrute sa clientele féminine que parmi les jolies femmes.| \" Le meilleur endroit du monde pour \u201crincer\u201d l\u2019oeil.: 320 STE-CATHERINE eo Fruits, bonbons, glaces, etc.GOLDSMITH BROS.| SMELTING & REFINING CO.; Matériaux pour dentistes, et métaux précieux.CHAMBRE 94 EDIFICE DANDURAND, : MONTREAL; ; AVIS AUX MEDECINS ET AUX: FUTURS MEDECINS N'oubliez pas qu\u2019il se fabrique ici au Canada de la DIGITALINE CRYS.TALISEE méme supérieure aux digitalines françaises.Se vend en solution au millieme.Se trouve dans | toutes les pharmacies de la Province.\u2018 Préparée par S.S.DESAULTELS, Licencié en pharmacie, dépositaire.La Cie Chimique Desautels.MONTREAL, Can.Ce journal est imprimé par la Cie d'imprime- ] rie Perrault, au numéro 73 rue St-Jacques, Montréal.TRADE MARK ESCOMPTE SUR ARTICLES EN CUIR- AUX ETUDIANTS LAMONTAGNE LEE BALMORAL BLOCK 338 rue Notre-Dame Ouest.Montréal, Cini, (Pris roe McGill) - Succursales: L'Alligator, 413 Ste-Catherine Ouest.DE Le Bazar du Voyage, 293 Ste-Cstherine Est. aly ee oe \u201c \u2018çaise.pratique.bli.gi er Premier doyen de la F aculté de droit de Piiversits| \u2014 _ PE A ii On sait.que l'Université Laval a été fondée \u20ac en: :1852, par le séminaire de Québec.Mais ce n\u2019est qu\u2019en 1876,; que la Congrégation de la Propagande, sous la requête de.Mgr'Bourget, décidait | - qu\u2019une succursale serait établie à à Montréal.Après vingt-cinq ans d\u2019instances faites à Rome, Montréal \"était enfin doté:d\u2019une institution universitaire canadienne-fran- L'université Laval 4 Montréal était solennellement inaugurée le 6 janvier 1878, dans la chapelle du grand séminaire, sous les auspices du délégué apostolique, Mgr Conroy, et de Sa \u201c Grandeur Mgr Fabre.en ouvrant officiellement ses cours; donnait à cet acte une sanction Et le premier octobre, la Faculté de droit, Les fondateurs de l\u2019Université \u2018Laval & Montréal ne s'étaient pas faits d'illusions sur les difficultés qu\u2019ils auraient à surmonter, ni sur les sacrifices que devaient exiger le développement et le succès définitif d\u2019une pareille création.@ que trop ce que leur avait coûté d\u2019instances et d\u2019efforts l\u2019érection BW de cette succursale à Montréal.avaient entouré son berceau.sionnelle elle eut encore ses heures d\u2019angoisse, ses jours de troubles et de déboires.Par-le décret \u201c Jam dudum \u201d Sa Sainteté, le Pape Léon XIII avait accordé à notre Université une indépendance presque com- | plète au triple point de vue de la nomination de son vice-recteur et de ses professeurs, de son or ganisation interne et du programme de.son enseignement.Ils ne savaient Des obstacles de toutes sortes Et au cours de sa marche ascen- Peu à peu cependant le calme s\u2019était réta- L\u2019inauguration officielle des Cours de la Faculté de droit, \u20188 avait eu lieu le premier octobre 1878.La cérémonie avait été = imposante.breux.Le matin, professeurs et élèves, revêtus de leur costume universitaire, avaient assisté à la messe du Saint-Esprit, célébrée par Sa Grandeur, Mgr Fabre, dans l\u2019église de Notre- Dame de Bonsecours.Lecture paroissial, où avait été convié un auditoire d\u2019élite nom- Le soir séance solennelle au Cabinet de À 8\u2018heures précises, le Recteur, accompagné de Sa Grandeur, Mgr Fabre, du Vice-Recteur, des professeurs des Facultés .de théologie, de droit et de médécine, faisa:ent leur entrée triomphal 3 _ au milieu des applaudissements de l\u2019assemblée.pet don Comme orateurs étaient inscrits au programme les noms \u201cde M.\u2018Pabbé T.E.\u201cHamel, recteur; de M.l\u2019abbé M.E.\u2018Méthot, vice-recteur de l\u2019Université Laval à Montréal; de C.S.Cherrier, doyen de la Faculté de droit; de M: l\u2019abbé Colin, P.S.S., doyen de la Faculté de théologie; de Sa Grandeur, Mgr Fabre, évêque de Montréal.On peut voir par le menu oratoire de cette soirée, que cet évènement revêtait un caractère de haut intérêt national et religieux.Le choix des professeurs de la nouvelle Faculté avait été - judicieusement fait.\u201cQuelques uns, comme hommes d\u2019Etat, jouissaient d\u2019une haute réputation.Tous étaient des hommes de grand savoir.Aussi, dans son discours, le recteur, M.l\u2019abbé Hamel, n\u2019avait pas oublié de souligner par des paroles heureuses ce fait digne de remarque.Et après lui, M.Côme-Séraphin Cherrier ajoutait: \u201c Que l\u2019on me permette un mot sur le personnel de la Faculté.Relativement au doyen, je dois suivre la règle qui pres- \"crit de ne pas parler de soi, ni en bien ni en mal, règle très sage ; car, si j\u2019en disais du bien, on ne me croirait pas, et si j'en disais .du mal, on me croirait peut-être que trop.-Je n \u2019ai pas la même -réserve à observer à l\u2019égard de mes collègues.I mest agréable de leur rendre justice.La Faculté de \u201cdroit se compose d'écrivains distingués, dont la réputation a \u2018 traversé Pocéan et \u2018dont les productions ont été admirées des littérateurs européens; d\u2019orateurs éminents, dont les accents ont \u2018retenti dans les enceintes législatives ou au forum; \u2018 sultes érudits, de juris- qui ont écrit sur le droit avec élégance ; de juges, qui, par leurs décisions, ont honoré fe trône de la justice et en \u2018ont prcnoncé les oracles avec lucidité et précision, ce qui n\u2019est pas \"un faible mérite quand il s\u2019agit d\u2019oracles, même ceux de Thémis.Nu?doute que, par leurs savantes leçons, ils ne forment des élèves digues d\u2019une profession destinée à protéger la fortune, lhonneur et la vie de leurs concitoyens.\u201d On ne peut trouver exagérés ces éloges quand on sait que ces professeurs portaient les noms de: M.Côme-Séraphin Cherrier, chevalier de l\u2019ordre de Saint-Grégoire, conseil du Roi; docteur en droit, professeur de droit international; l\u2019hon.Samuel Corwalis Monk, juge de la Cour du Banc de la Reine, docteur en droit, professeur de droit commercial et maritime ; l\u2019hon.Pierre Joseph Olivier Chauveau, Chevalier de Pie IX, Chevalier de l\u2019ordre de Saint-Grégoire, docteur en droit, docteur es-Lettres, professeur de d droit Fomain ; l\u2019hon.Louis Amable Jetté, juge, docteur en droit, \u2018professeur de droit civil; l\u2019hon.Thomas Jean-Jacques Loranger, ex-j uge, docteur en droit, professeur de droit administratif ; l\u2019hon.\u2018Joseph Adolphe Chapleau, ex-ministre, conseil de la Reine, docteur en droit, professeur de.droit criminel ; M.Joseph Alphonse Ouimet, - dooteur.en.droit, , professeur de.procédure civile.: LA.suivre.aux.la.cinquième page).|iti'qui voudrait en avoir.Avant | apprendre à tuer lès \u2018canards à la volée, il s'était acheté uñ com- :plet de chasse, une bibecidre; des | jambiéres nouveau genre et un -petit feutre gris, dans lequel, à la façon: des alpins.il avait piqué une plume.d\u2019oie.si un fusil-de seconde main, et après s'être habitué à fumer le tabac catholique canadien et sifflé Médor son chien, il monta dans les Laurentides oùil s\u2019était fait construire un \u201cshak\u201d en bois rond.A Tous les jours, les gens de là- bas, les colons qui faisaient de la \u201cplaine\u201d où les bucherons qui avaient des terres \u201cen bois de- sentier, mon.vieux Ziboune.A la manière des Globe-trotters, il marchait lentement le corps penché en avant.Il tenait toujours sa pipe à la main et son regard encerclé dans la lunette intellectuelle se perdait au lointain, à la \u2018vague lisière du bois.par celui de son maître, Médor faisait lever les cailles et les perdrix dans la prairie.Mais le fusil de Ziboune restait toujours en bandouliére.Et le soir quand il revenait bredouille, Ziboune était le plus heureux des chasseurs.tait toutes les jolies pièces qu\u2019il aurait pu tuer, et se faisant un total, il admirait son adresse.d'orage, Ziboune sortait quand même; et'lorsqu\u2019il-voyait quelque braconnier tuer ou prendre au piège quelque gibier prohibé, il le reprimandait durement.C\u2019est que Jascha Ziboune n\u2019était pas chasseur, mais garde-chasse du canton de Montigny! Ephrem d\u2019AMOS.EN CANOT Quand le crépuscule, assailli par les ombres se fonce lentement dans une indécision vaporeuse, rien n\u2019est plus enchanteur que de partir en canot, à l\u2019aventure, et de glisser sans bruit sur le miroitement de l\u2019onde.Le soleil s\u2019est effondré superbe et, dans son adieu au jour, il illumine l'horizon d\u2019une magie de couleurs.La tiédeur du soir tamise les tons chauds du jour et répand dans l\u2019atmosphère la douceur parfumée des roses et des jasmins.Les grottes d\u2019ombre, au flanc d\u2019une presqu\u2019ile, attirent les rêveurs qui se dirigent vers ces abords mystérieux que des rocs surplombants rendent innacces- sibles.Les sapins entrelacent leurs rameaux et forment au-dessus du lac une voûte de verdure.Des trouées dans le feuillage lais- l\u2019azur, et, pendant que le canot rentre sous l'ombre, ka prunelle s\u2019éclaire vaguement des clartés entrevues.La légère embarcation échoue doucement entre la muraille de pierre et une aiguille de granit qui perce la surface du lac.La mélancolie du lieu -poétise l'heure.Un saule baigne sa chevelure hirsute dans la fraîcheur de l\u2019eau.La nuit indécise le contour des monts lointains.Profitant des derniers instants du 5 \u2019.my mena A ree A FALLAIT Ÿ PENSER_ | Jascha Ziboune était:un chas- - | seur.Pas un;Nemrod qui ignore | _ | son: \u2018habileté, mais.un: snob;abri- Chez un ;armurier médiocre il s\u2019était choi- | bout\u201d voyaient passer, suivant le Excité par son zèle plutôt que | Il comp- Les jours de pluie, de neige ou, sent errer le regard au fond de jour, la trüite saute Joyeusement | Avec un Pathé chanteurs Parisens: trés chez \"Dine.v votre: DER, Fut-elle au grenier, | ©.Réjbulsses-vous Lisaits, ROFESSIONNELS DE DEMAIN, vous: 5: quiscompre- nez quel rôle important la musique peut dans une vie, EGAYEZ LES ECHOS DE VOTRE QUARTIER LATIN ave: les gaies chansonnettes dec ces Berard,.de I'Eldorado, Bergeret.du Casino de Paris.Couchoud.De la Scala.Karl Ditan.de l\u2019Eldorado.Resca.des Concerts Parisiens.Polin.des Folies Bergires.Charlus.de l\u2019Alcazar.Nitta-Jo eevee de \"Alhambra, I Vous trouverez un assortiment complet des Disques Pathé enrégis- par ces chanteurs renommés, jouer \u201c| | = et fait ruisseler une fine pluie de perles cristallines.Des canots, conduits par des amoureux 'au regard brûlant, ou de pâles amoureuses nonchalamment étendues au milieu des coussins ramènent sur leur gorge un voile de mousseline ou un fichu de crêpe, disparaissent derrière les îlots qui parsèment le lac ou atteignent une grève sablonneuse dont le décor est un sous-bois abritant des lits de mousse, complices discrets.D\u2019un bungalow, sur la colline, cendent dans les bosquets fleu-\u2019 ris, planent au-dessus des rives et, portés d\u2019écho en écho, passent comme un songe sur la nature paisiblement endormie.Des jardins en fleurs s\u2019exhale, comme d\u2019un encensoir, une ivresse parfumée où se condense la sérénité des choses et la douceur de vivre.Le tumulte des villes est loin, très loin.La caresse des brises nocturnes apaise sur le front la fièvre de la pensée et berce, dans une torpeur heureuse, Jes douleurs du coeur et les aspirations de l\u2019être au suprême bonheur.L'âme s\u2019élève doucement vers les astres qui ouvrent de partout leurs paupières aimées, dont les regards étincelants viennent cicatriser les blessures profondes qu\u2019une main parfumée a, d\u2019un geste insouciant, ouvertes.en passant.Oh! les.minutes Hlextasel \u2018les minutes de bribe! sage orge les accents d\u2019uhe valse lente des- comme l\u2019oiseau:dont l\u2019aile nous effleure.en passant! miniites adorables: qu\u2019il serait: «doux \u2018de \u201cvous vivre toujours! Tout sommeille: la nature, Jes! voix mystérieuses, \u2019harmonie.Le froid de la nuit nous surprend.On songe qu'il est tard.Il faut rentrer.Et, pendant que le regard se voile de tristesse, on s\u2019aperçoit vaguement\u2018 qu\u2019on navigue sur un lac pailleté \u2018d\u2019étoiles, hosties du calice de rayons que crmpose la lune! PIERROT.Et come NUIT D'AUTOMNE \u2018 Lorsque les nuits d\u2019automne.de la vie sont ventes, lorsqui >; son loin, bien loin derrière nous les illusions de nos vingt ans et que l'expérience amère a remplaçé nos rêves dorés, qu\u2019il fait: froid! Qu\u2019il fait froid\" lorsque: :décep\u201d: tions sur déceptions n\u2019ont cessé de s'accumuler, quand, A la pâle.lueur des joies et des plaisirs\u201d d'antan, l\u2019on se reprend à songer f* Que tu es triste, 6 nuit d\u2019au>\u201d tomne, que tu est: vite à te mon#] trer avec ton lugubre cortège \u2018dé songes du -passé, illusions d'ün jour, à peine nées\u2019 du\u2019aussitôt ens volées ! 5 Mais bien plus sombre encoré, es-tu lorsque, soulevant un: par du voile qui te recouvre, tu nous fais voir le reste de ta suite.Et dire que ce n \u2018est pas e.d'autres Joué TE nt\u2019 A venir.ROGE; ream at A CELUI-LA.! Elle venait dans la maisonnet- je au fond du parc, retrouver jélu, le bien-aimé, celui qui n\u2019é- ait pas comme les autres et qui merait toujours.: % Quand elle venait, la brise qui \u2018oufflait dans les arbres faisait lire aux feuilles tremblantes des ihansons d\u2019amour; les papillons, lans les calices des fleurs, met- : -aient leurs baisers furtifs; il y *vait du bonheur accroché par- jout, au toit moussu, à la mousse- ine des rideaux, à l\u2019Âme des cho- \u201ces.; Quand elle entrait, le feu qui { vabillait dams l\u2019âtre disait: \u201cTI } »st là, c\u2019est en pensant à vous ; (u'il m\u2019a crée, dans le foyer où je ; ne consume en attendant votre 1 renue.\u201d Dans tout ce bonheur flottant, Ale allait, venait, fréle, presque rréelle, ot son petit coeur d\u2019oiseau palpitant était si troublé Cn mn me AE en ve ce on at re ma qe ei Lana dn a Toe .rat » iv ge PO Cm A Fa CAA 0 ne vamp - - rm Sr po sn :\\lans sa poitrine.* Les bonheurs trop grands sont comme les jours éclatants ct ra- ad | dieux; ils sont rares et bientôt | suivis d\u2019heurcs orageuses.Parce i, qu\u2019il ne l\u2019aimait plus, parce qu\u2019il Fg: 1 n\u2019avait pas assez de courage pour 1%, + lui dire wdicu et pas assez de ten- ; \u2018{-dresse pour la consoler, il partit.;*, Sur la porte fermée comme une qd \u20183 Wd Won pierre tombale, il mit ces mots: qu\u2019elle le sentait battre des ailes | \u201cà louer\u201d, cette même affiche qu\u2019ils découvrirent ensemble, à l\u2019éclosion de leur amour.Oh! la torturante magie des lettres, l\u2019angoissamnte versatilité des mots; immuables dans leur aspect, ils peuvent devenir selon l\u2019heure, des bienfaits ou des désastres.Elle n\u2019était plus rien, rien, que du chagrin qui s\u2019écroula sur les marches de pierre.Le toit de mousse n\u2019avait plus son panache de fumée, aux fené- tres, les rideaux ne battaient plus au vent, comme des drapeaux aux jours de fête; autour des persiennes closes, les glycines pleuraient leurs grappes mauves et dans les arbres, la brise qui passait semblait la plainte que l\u2019on entend dans les cyprès funéraires.- Quand nous remuons nus souvenirs, qui, dans notre coeur font un bruit de feuilles mortes.mous relrouvons, pour nous tous, ce petit coin du pare, où nous n'allons jamais plus.Nous re- Lrouvons dans l\u2019automne de nos pensées, le souvenir d\u2019un coeur qu\u2019un jour, nous avons trouvé clos, scellé, mort infiniment! À celui-là, \u2014 s\u2019il existe, \u2014 qui n\u2019a pas fermé son coeur comme un tombeau, je dédie ce conte gris.\u2019 MONIQUE.DEUX INTERIEURS 3.\u2018Une chambre peut être un \u2018Ypoême.Petite ou spacieuse, or- .{née de bibelots ou nuc, cette piè- 4 Jee garde un peu de notre âme.fOn y passe tant d\u2019heures.Louis Mercier a écrit le Poème de la iMaison.Dans des strophes plus :restreintes, Rodenbach a dit ln 4grÂce des chambres aux soyeux drideaux de gaze dont le remue- ent semble un frisson de chair \u2018humaine.Le soir quand on ren- être tard elle nous accueille.Las - Fret blasés, la chambre nous repose Y'et nous rogaillardit.4{ A-t-elle pour tous ce charme et Ticette vertu?A unc condition: {cello de l'individualiser.31 Je sais des chambres anony- simes.Bastro qu\u2019elles sont tris- \u2018tes!! D'aucunes sont riches.Les vases de Sèvres épandent l\u2019a- rome do roses rouges.Le tapis amortit le bruit des pas.Les fauteuils invitent: ils sont moël- @leux.Des livres souffrent d\u2019ê- § tre poussiéreux.L'encre sdche get se pulvérise.Les journaux sont ouverts à la deuxième page et en retard de trois jours.L'ordre est factice et fait preuve d\u2019un esprit superficiel.Elle est toujours vide.Des jeunes gens n\u2019y viennent qu\u2019en attendant lo théâ- tre.Le cendrier déborde.Je parie que les rèves de l\u2019occupant feraient moins de cendres: ce sont des bulles de savon.En crèvant, celles ne laissent, elles, qu\u2019une goutte d\u2019eau.Le lit rarement se défait: monsieur découche souvent.Il s\u2019ennuie comme tout l'ameublement.Les tiroirs ne contiennent que des chemises de soie.Le locn- taire est un fat.C\u2019est de la crème de chic.Quelle conquête doit-il faire?7\u2014Nini.11 ne conquiert point: il occupe tout juste assez pour oublier.Pas le moindre portrait de femme.Benu- coup de gravures taciturnes ornent la tapisserie rouge.- L'occupant est un arriviste.Daudet les appelait ces jeunes vieux, des *struggle-for-lifer.\u201d A cette ambiance vide je préfère quelque chose de moins guindé.Plus de naturel et de laisser-aller.L'autre jour un ami m'amenait chez lui.Oh.il n'y a point beaucoup de luxe dans sa chambrette.L\u2019ime de poète de mon ami y palpite.Comme Sully Prud\u2019homme son coeur est attaché aux moindres objets: Les chaînes! Le désordre de la pièce est un goût d'artiste.La table est chargée de volumes.Des feuilles sont griffonnées.Que : Au \u201cQuartier Latin\u201d A Prix d\u2019ébonnement\u2014$1.00.pu esuc ose 0000000000 teeta COUPON D\u2019ABONNEMENT Université Laval, 185 St-Denis.Vous.trouverez ci-inclus un mandat-poste au montant de.: Un.Dollar pour l'abonnement de six mois au \u201cQuartier Latin\u201d.+++ 08 600 00 0 10 0 0 6 6 00 0 0 00 000 .\".eu.\u2026.ra- \u2026.° 40e 015 01 a 00 de strophes attendent le lecteur ?Chaqüe soir mon ami rythme des tercets et quatrains.Du génie?Il n\u2019en a pas.Mais il a du goût et du courage.Ce qu\u2019il se fiche de l\u2019apathie publique qui se moque de ces \u201cjolis riens que l\u2019on appelle des vers\u201d! La nuit est opaque.La chambre est encore illuminée.La muse de l'artiste cause sous la lampe.Demain il faudra aulner du coton, courir les tribunaux, déchiffrer le code, manier Je scalpel.L\u2019air fatigué, on rira du poète.Il a tort d\u2019écrire des vers, diront des confrères.Devant ces mots l\u2019on se prend à songer à tous ceux que tourmente le besoin austère de dire leur ame.: Je voudrais vivre dans le second milieu.Dans la premiére chambre je ne tiens pas à y retourner.Elle a l\u2019immobilité d\u2019une statue de marbre.Jaime mieux les pièces dont les rideaux ont des frissonnements de chair humaine.CATO.A EE Re cee JEAN CHAUVIN S'EN REVIENT.Un cable reçu à Montréal ces jours-ci annonce le retour de Jean Chauvin, étudiant en droit de Laval, caporal décoré de la Légion Etrangère.Roger Bon Temps, comme tous l\u2019appelaient à l\u2019Université, il sera ici vers le 25.Dans une de ses dernières lettres, il disait que la chose dont il s\u2019était le plus ennuyé, là-bas, au front, avait été le bon plat de beans qu\u2019il prenait quotidiennement au Ritz-Gagnon.= mare\" 00 SUR LA RUE D\u2019innombrables s!lhouettes humaines s\u2019animent en mon esprit.Une journée recèle tant d\u2019impressions.Celles que j\u2019évoque plus complaisamment sont des physionomies de jeunes filles.D\u2019aucunes, d\u2019un regard ou d\u2019une ocillade m\u2019ont dévoilé le noeud de leur roman intime.Elles m\u2019apparaissent dans le cadre momentané où je les ai rencontrées.La brièveté de leur vis:on fait leur poésie unique: je me suis réjoui de leur figure heureuse, ou attristé de leur mine souffrante.Deux heures, rue St-Laurent.Le cosmopolitisme s\u2019étale à l\u2019aise.Italiens.syriens, russes, juifs promènent leurs relents de cuis.ne nationale.Les boutiques sont crasseuses.La camelote est affichée.Comme l\u2019Andarran de Voguë dans \u201cLes morts qui parlent\u201d j'ai envie de m\u2019exclamer : \u201cOn nous a volé notre boulevard.\u201d Derrière moi fusent des voix féminines.Deux jeunes filles me dépassent.Leur Kohl et leur fard m\u2019indiquent leur personnalité.Elles entrent au Starland: ce sont de petites actrices.Dix minutes plus tard.Les spectateurs s'engouffrent dans la salle sombre.Ça pianote, ça tambourine des rags.Des applaudissements me parviennent.Je me dis que ce doit être l'entrée en scène des cocottes aperçues tantôt.Endiablées, elles dansent.Et puis?Et puis?.Que sais-je .Elles font leur métier.De l'argent il en faut pour vivre: elles en gagnent.Leur grâce se dégrade.Leur santé semble minée certes.Tant que la machine fonctionnera elles fourniront l'essence: le coeur.Lies engrenages s\u2019usant, ce sera la châte.» LE QUARTIERMEANIN-JRUDI, 20 MARS: 1939, Puisque voici les jours timides du printemps + Nous resterons ce soir dans la pénombre d\u2019ambre Qui macule de gris les rideaux de la chambre.° Or mon front cessera de penser un instant, Caressé par tes mains douceureuses de femme.Ton regard lénifie et ta narole enflamme.Quand le piano jouera la valse de Chopin Je fermerai les yeux pour percevoir des fées Que revet de l\u2019azur, et de roses coiffées.Tous les deux transportés sous l\u2019ombrage des pins Je te dirai des vers plus doux que ceux des livres Où vibreront l\u2019ardeur et le plaisir de vivre.Je t\u2019avouerai tout bas mon besoin d'affection.Je cours, l\u2019âme d'espoir à vingt ans denuée, Quémender des regards dans la veule huée.Amoureusement seuls dans la douce inaction Nous causerons, pendant que la nuit qui s\u2019égoutte Effacera les pas que j'ai faits sur la route.Dans la misère?Peut-être.Les premiers amants butinent déjà sur des roses moins défraichies.Pu:sse leur chûte n\u2019éclabousser personne.Je songe à leurs parents.Ces actrices en ont comme les autres jeunes filles.Elles peuvent ne pas les connaître ou les méconnaître, hélas!.J'imagine des mères qui pleurent.Je suis un rêveur?Soit.Pauvres mères je vous plains.du pain.L\u2019après-midi s\u2019achève.Le ciel est de saphir.Le soleil vernal joue dans les mares d\u2019eau.Vive le printemps.Distrait, je barre le trottoir à une demoiselle.C\u2019est bête, ça.Un peu rouge, je m'excuse.Bastre, souvent je rencontre cette môme.Où donc?.Ses yeux sont des yeux de muse.Sa téte est blonde.Son corps et sa démarche plairaient à l\u2019auteur d\u2019Un divorce.La connaître m\u2019intrigue.L\u2019ignorant, je l\u2019idéalise.Je préfère l\u2019incognito si je dois la rencontrer souvent.Si cette vision est l\u2019ultime qu\u2019on me dise son nom.Spéculation tout pure.L\u2019immense4n lation toute pure.L\u2019inconnue s\u2019en va.Sa distinction, et sa mise, sont bien françaises.Serait-ce une parisienne?Peut- être.Elle fleur:t notre paysage de snobisme.Que ces figurines se multiplient.Une beauté inconnue vaut bien deux laideurs morales.La nature pourvoit a la variété.O belle inconnue, je te dois une ballade dont l\u2019envoi serait une invitation à laisser s\u2019échapper ton nom.Comme un grain de pollen il féconderait la fleur d\u2019un amour timide.VIATOR. az - \u2014 LETTRE DE LORD BYRON Lord Byron reçut, le lendemain de son mariage, une lettre de M.Davis qui lui demandait comment il se trouvait de sa nuit.Il répondit : \u201cVers quatre heures du matin je me suis réveillé.Le feu rouge éclairait les rideaux cramoisis de mon lit; j'ai taté à côté de moi, et j'ai vu que c\u2019était encore pis, en me rappelant que j'étais marié.\u201d Ç Dans un discours qu\u2019il faisait aux élèves du Lycée Saint-Louis, François Coppée disait en terminant: , Le lycée Saint-Louis, je le sais, ne ressemble plus à la vieille maison dont je vous ai parlé tout à l\u2019heure; maintenant c\u2019est chez lui que se recrutent les grandes écoles du Gouverrement; c\u2019est une pépinière de jeunes savants.Faites donc de la science; faites donc des mathématiques; faites en avec passion, avec ivresse; faites en jusqu\u2019à la manie.Quand on me dira que l\u2019un de vous, ayant pris comme l\u2019illustre Ampère, le cuir d\u2019un fiacre arrêté pour un tableau noir et, ayant commencé à y tracer un problème à la craie, s\u2019est mis a courir après la voiture pour achever sa démonstration, j'applaudirai des deux mains.Faites de la science mais ne négligez pas absolument les lettres.Gardez dans votre esprit une place pour elles; gardez leur, pour me servir de la jolie expression anglaise, le \u201ccoin vert\u201d, le petit coin où poussent les fleurs de l\u2019imagination qui parfument | la vie et qui l\u2019embellissent.Vous le saurez plus tard, quand vous aurez fait le rude apprentissage de l\u2019existence.Le bonheur n\u2019est point dans les certitudes; l'idéal seul, l\u2019idéal qu\u2019on ne peut, hélas ! concevoir et contempler que dans de trop rares moments, en donne illusion, et il suffit d\u2019un peu de poésie mêlée à nos sentiments et à nos actes pour accomplir ce miracle consolant.Mettez donc, mes amis, pour le grand voyage que vous commencez à peine, mettez ce viatique de la poésie dans vos pensées et dans vos coeurs.C\u2019est un poète, c\u2019est votre vieux camarade qui vous en prie.François COPPEE.cet espace contenait l\u2019annonce de vos produits, le monde entier les connaitrait aussitôt, car la publicité du \u201cQUARTIER LATIN\u201d est la meilleure, tout comme sa clientèle.CE BRAVE COPPEE 1 3 + « A l'hôpital.La malade.\u2014\u201c Docteur\u201d Jai des points qui changent de place, C\u2019est-y dangereux ça?Amédée:\u2014Soyez sans crainte, Madame, ce ne sont que des points fuyants.| .» + M.Le Professeur: \u2014 \u201c Mes- Isieurs, vous avez devant vous un Spresbyte qui.Le patient :\u2014Pardon, Docteur, j\u2019suis t\u2019habitant.* * * Théâtral:\u2014 \u201cQuand un bec baise, c\u2019est Bec- \u201d .Amoureux :\u2014 \u201cQuand un bee baise, ce bec ÿment,\u201d Gazelier Fumiste :\u2014 \u201cQuand un bec baisse, ce bec manque.\u201d oo - » .\u2014Jean ne boit plus.jusqu\u2019à ce qu\u2019un autre lui paie la traite! * =» + \u201c Fermer les portes étant un travail intellectuel\u2014Oskar-\u2014suivant le code\u2014n\u2019est pas considéré comme un engagé! * * + Au Ritz-Gagnon (authentique) \u2014Félix, donne moi donc du cidre?\u2014Quel sorte ?\u2014Du cream-soda ! * * * Donatien Marion, qu\u2019as-tu fait des gardes de la maternité, le Msoir du Concert?Soir d\u2019examens:\u2014 Rose\u2014\u2018Pourquoi cet air moro- Be, # Parmi tant de gaieté?\u201d Epaminondas\u2014\u201cC\u2019est que tout Bn\u2019est pas rose, Lorsque l\u2019on a raté.!\u201d PIF-PAF-POUF.\u201c HYMME AU SOL O solcil, que j'aime à te voir monter duns l'orient du ciel! La nuit vient à peine de finir que déjà les ténèbres se dissipent, les clartés de l\u2019auvore naissent petit à petit ct préludent à ta radieuse apparition.Te voici, inondant de lumière les montagnes, les plaines et dissipant au loin les brouillards des vallées.Ta seule apparition met la nature en fête; tout est dans la joie: + les feuilles séchent les gouttelettes de k 7ronée semblables à des fleurs.les oi- sceaux sortent de leurs nids bien chauds et commencent leur ramage; la fleur s'épanouit sous tes rayons vivifiants; l'âme aussi, cette fleur divine, semble se réveiller à ce renouveau de la terre! Au milieu du jour, le soleil est arrivé à l\u2019apothéose de sa gloire.Tout est imondé de ses clartés.Les rayons offusquent les regards et brûlent les paupières, mais sa présence donne la vie.Sous la chaleur du roi du jour, le lézard tout joyeux se réchauffe.Tandis que l\u2019archet de la cigale produit les plus doux sons, l'oiseau fait entendre ses roulades les plus harmonieuses ct forme ainsi un concert improvisé des mieux réussis.Mais le soir vient, l'astre lumineux descend à l'horizon, à travers le ciel incendié par ses derniers reflets.On le voit s'affaiblir, Ÿ n\u2019est plus qu\u2019un filet d'or sur les faites des montagnes, les cimes des arbres, puis il plonge derrière les collines et disparait.Reviens demain, 6 soleil, ta présence nous est nécessaire, tu vivifies, tu nous -pénêtres de ta vive clarté qui chasse au loin nos pensées les plus noires.Le soleil disparu, les ténébres reviennent bientôt: tout rentre dans le silence el la nuit s'étend de nouveau sur la nature entière.\u201c NINON.\u201d wy | TR a Je Ta revois \u2018encor des yeux du souvenir; + i i Si belle daris l\u2019enclos de sa jeunesse heureuse; On eût dit alors comme en un tableau de.Greuze, Une fleur qui jamais ne devait se flétrir; Combien elle est changée, et qu\u2019elle a du souffrir! ES La lèvre, le front blème, avec l'oeil qui se creuse, .Tout dans ses traits me dit son mal, la lutte affreuse Livrée a sa raison, flambeau qu\u2019on vit mourir! Et dans le noir foyer, un enfant blond, sa fille, \u2018 Gaiement a ses cétés, rit, s\u2019amuse et babille, Trop jeune pour savoir l\u2019effroyable malheur.Soudain la pauvre folle est prise d\u2019épouvante.\u201cDéfends-moi,\u201d me dit-elle; et sa voix se lamente: C\u2019est son mari qui rentre et la folle en a peur! André MIRBEL.(suite de la truisième page.) Belles et nobles figures, honneur de notre race, qui, toutes, mériteraient d\u2019être peintes par le talent d\u2019un grand maître.De ce groupe des premiers professeurs de cette Faculté de droit de 1878, permettez-moi d\u2019en détacher celle du vénérable doyen.Elle mérite une attention toute particulière et peut servir d\u2019exemple à la jeunesse studieuse de nos jours qui se destine au barreau.M.Cherrier n\u2019était pas tout-à-fait un jeune homme, en 1878, quand il fut appelé à remplir la chair de droit international et assumer l\u2019honneur du titre de doyen de cette Faculté.C\u2019était un vénéradle octagénaire chez qui cependant les solides et brillantes qualités intellectuelles étaient restées jeunes.Chevelure épaise, malgré son grand âge; traits accentués ; front droit des i © 3 Et 54 >, [A ce , HRT .MANTEAUX -DE CHAT SAUVAGE POUR MESSIEURS 5 confectionnés de, peaux choisies ek bien appariées\u2014 = 50 pouces de longueur\u2014collet \u201cshawl\u2019\u2014très bien don- blés et garnis.\u2014Prix régulier $200.00.Pour.\u201cee MANTEAUX DE CASTOR POUR MESSIEURS\u2014Belle « qualité de Castor piqué, avec grand collet \u201cshawl\u201d doublé de satin.de la meilleure qualité.\u2014Prix réguilier $880.00 : Pour.RE PNP
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