Le Quartier latin, 8 avril 1926, jeudi 8 avril 1926
[" 7] ul sa ut a in si on up a a- amma\u201d TT PRIX: 10 SOUS.___ LE QUARTIER LATIN Directeur: RODOLPHE GODIN.Administrateur: ALBAN OUELLETTE.Rédacteur en chef: YVES LAFLEUR.\u201cBIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE !\u201d ORGANE DE L'ASSOCIATION GENERALE DES ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Direction, Rédaction et Administration: 354, rue Sherbrooke est.ABONNEMENT; $2.00: Parait le jeudi de chaque semaine.Vol.VIEI\u2014No 24 Montréal, jeudi, 8 avril 1926 \u2014 É ve 7 Billet du Soir SI JETAIS BOTTICELLI 3 \u2019 \u2014 PE %* \u201c ] > 3 S U R | A S ( > = N \u2014 Ÿ UN SOIR LUNAIRE Si j'étais Botticelli, 7 _ + Dédié a \u201cCarabin\u201d.Je peindrais ta bouche fine Fo 2 Que c'est idéal ce soir de regarder Et ton profil de dauphine : osfoofosforfortet E Cercre dramatique donne, le 19 avril prochain, une représenta- |.tion de gala.Le public lui a été favorable dans le passé.Que \u201clui réserve l'avenir?Un grand succès?Pourquoi pas?Si nous votilons, ce sera un triomphe.Mais pour cela il faudrait que chacun de nous aide d\u2019une bonne parole, d'un beau geste, d'un travail consciencieux l'organisation qui a fait converger toutes ses activités vers ce but.11 faudrait que nous soyions très nombreux au Monument N:iional le 19.Le temps fatidique des examens est proche, mais une petite soirée ne peut pas tout compromettre.Parmi nous il se peut qu'il y en ait qui ne puissent pas assister à la fête, mais ceux-là ne doivent pas ot lier qu'ils ont des amis qui aimeraient jouir du spectacle et qu'il jaudra leur donner cette chance en leur vendant des billets.Qui d'entre nous n'a pas au moins deux amis qui s'intéressent aux activités des étudiants?Alors nous vous demandons: Envoyez tous vos amis, toutes vos amies.Nous voulons une salle comble.Il n'est pas d'étudiant qui ne puisse pas vendre au moins deux billets au dehors.Nous sommes sûrs que chacun aura deux, trois, méme quatre de ses amis à la représentation.Ainsi la coopération à un succès universitaire sera magnifique.Nous comptons sur tous les étudiants, nous ne serons pas déçus, n'est-ce pas?La pièce.Le choix en a été fait avec beaucoup de soin.Pour une fois il est possible d\u2019offrir un ouvrage du Théâtre Moderne, une comédie en trois actes : \u201cLe fiancé malgré lui\u201d de Sylvane et Farges.Nous pouvons vous assurer que vous ne serez pas trompés par cette pièce qui est gaie, spirituelle et écrite dans une belle langue.Les personnages sont intéressants, les réparties sont alertes, les situations sont finement marquées d'imprévu, c'est une belle oeuvre enfin que vous ne regretterez pas d'avoir entendue.Les acteurs.Ceux que vous connaissez bien pour les avoir vus à l'oeuvre aux représentations antérieures et qui vous garantissent de faire tout en leur pouvoir pour le succès du 19, leur réputation n'est plus à faire.Vous reverrez MM.Claude Sutton, Hervé Gibeault.I.-P.Hébert, L.-C.Trempe, Roger Pinard.On.Saint-Amand, Ulric laurencelle, sans oublier les jolies et gracieuses collaboratrices Mesdemoiselles Jeanne DePocas et Lucile Turner.Tous travaillent sous la direction artistique de M.Hector Charland à qui nous sommes redevables de plus d\u2019un succès.L\u2019honorable J.-L.Perron a gracieusement accepté l'invitation de présider cette soirée.Le président d'honneur est un des hommes en vite qui s\u2019intéresse le plus à tout ce qui touche de près l'Université.Nous lui savons gré de cette marque d'amitié, et nous sommes heureux de le voir avec nous pour la seconde fois cette année.Encore une fois nous comptons sur la coopération de tous les étudiants qui en travaillant pour cette soirée de gala, aideront à faire 1tieux connaître leur Université.ROGER BEAUDOIN.HISTORIETTES Le Conseil National d\u2019Education Canadien : J'ai perdu beaucoup d'argent une fois.Une brochure de M.Magnan arg .National: Comment çà?Canadien: J'ai demandé en mariage une fille très riche et elle m'a refusé.M.C.-J.Magnan vient de publier en brochure les articles qu'il consacra, en 1922 et 1923, à exposer l\u2019ori- .* * vine et le but du Conseil National * d'Education.M.Magnan montre comment les représentants de la province de Québec se sont toujours opposé à toute idée de centralisation pour la direction de l\u2019enseignement public et comment, dans l\u2019impossi- hilité de créer un bureau fédéral d'éducation, on se contenta de constituer le Conseil national d\u2019Education ,qui doit se réunir à Montréal dans quelques jours.La brochure de M.Magnan, L.Conseil nat'onal d\u2019Education, est en vente aux bureaux de l\u2019\u201cAction Paroissiale, 4260, rue de Bordeaux, Montréal.Prix: 25 sous l\u2019exemplaire ; $15.00 le cent.Détective \u2014Et vous dites, madame, que vous avez entendu cet homme pénétrer dans votre chambre et vous n'avez pas crié?Madame.\u2014 Comment pouvais-je savoir que c'était à mes bijoux qu'il en voulait ! x * \u2014Quel salaire donne-t-on au professeur de chimie ?\u2014Oh! environ $3,000 par année.\u2014Et a Pentraincur du rugby?\u2014$12,000.\u2014Drôle\u201ci*affaire ! \u2014Diable de diable, as-tu jamais entendu 40,000 personnes crier à | \u2018une conférence de chimie! là-haut! Le jour a fui lentement laissant une traînée de linntière rose, el les ombres de la nuit sont descen- ducs avec leurs mystérieuses dbeau- tés ! AA l'Orient, on a vu se lever \u201cl'astre de la nuit\u201d et monter rapidement: vers l'Empyrée.\u201cPhédbé\u201d que tu es belle ce soir dans ta robe risso- lante! I quelle fête invites-tu done les «Istres pour que ton Palais soit si merveilleusement illuminé?Toutes les Constellations monten?la garde autour de ton illustre Chä- lean! I me semble entendre déjà les premières notes de l'orchestre aérien\u2026 De partout la terre étincelle sous les reflets argentés.Dans le mystère des horizons et dans la paix des Collines s'épand le tapis iominewy d'une neige nacrée!! .Toute la nature a voulu demeurer calme pour cette \u201cRéception noc- turnc\u201d\u2026 Moi-même j'ai fermé les lumières pour admirer plus à mon aise ce rayonnement Céleste.l'heure avance rapidement, minuit déjà: Quelques lumières s\u2019éteignant là-haut.Bientôt ce sera le départ des nombreux invités.Je ferme un instaut les yeux, car j'ai peur d'être éblouie par toutes ces toilettes étincellentes de pierreries et de dia- manlts.lls sont parlis.Un beau reflet d'argent se glisse sans façon centre mes rideaux et frange mon papier de sa moire douce.La \u201cpetite ame de ma plume\u201d voudrait à cette heure tardive broder quelques pensées charmantes.mais clle craint car cc serait si peu en harmonie avec toutes les beautés de ce soir rayonnant! Reposc-toi \u201cpetite Plume\u201d.dans ce dernier rayon de Lune.Moi, je vois \u201cdeux veux bleus\u201d se diriger discrètement vers VENUS.Le 27 février 1926.AVIS La direction du \u201cQuartier Latin\u201d prie tous ceux qui s\u2019intéressent à ses activités, de prendre note que le dernier numéro officiel de notre journal sera publié le jeudi 15 avril de l\u2019a 1926.Nous pourrons recevoir de la copie jusqu\u2019au samedi précédant la publication.NOS DEPOTS Le \u201cQuartier Latin\u201d se trouve ca vente, toute la semaine, aux endroits suivants: .Librairie St-Louis, 288 est, Sainte- Catherine., _ Librairie Pony, 374 est, Sainte-Cathe- rine.Laval News Stand (voisin de l'Université).Méthot, angle Ontario et St-Denis.McDuff Stand, coin Saint-Denis ct Sainte-Catherine.N'OUBLIEZ PAS QUE N OS Avec mon pinceau joli.Fraiche ainsi que l'aubépine, Rouge conmme un bengali, Si j'étais Botticelli, Je peindrais ta bouche fine.Sous ta bouche, 0 ma poupine, Je mettrais l'ombre d'un pli; Tu serais boudeuse ct fine Dans ton cadre en bois poli, Si j'étais Botticelli\u2026.ROBERT CHOQUETTE.Comité des Etudes Médicales Le 12 mars, avait lieu le réunion habituelle du Comité des Ttudes Médicales.M.Charles Nacleau nous a parlé du \u201cmal de Bright et de son traitement\u201d et M.J.P.Paquette des \u201cfonctions internes du poumon.\u201d M.Nadeau nous fit éloquemment l\u2019histoire du rein blanc et du rein rouge et rafraichit nos souvenirs sur la Constante d\u2019Ambard et sur l\u2019épreuve du P.S.P.Puis ce fut l\u2019exposé clair ct précis de la néphrite albuminurique simple, du syndrome de rétention chlorurée, du syndrome de rétention azotée et du syndrome d'hypertension artérielle.C'était complet.Pas énervé du tout, le conférencier: tellement maître de lui, qu'il réfutait les objections qu'on lui faisait tout \u2018en bourrant sa pipe\u201d s.v.p.Stvle clair et agréable, division nette et savante, élocution parfaite, données précises, voilà autant de qualités que l\u2019on remarquait dans le travail de M.Nadeau et qui nous font espérer que l\u2019on aura encore le: plaisir d'entendre le conférencier qui a eu le bonheur de les recevoir en partage.M.J.-P.Paquette fut l\u2019orateur suivant, TI venait nous entretenir sur les découvertes les plus modernes au sujet des fonctions internes du poumon.Afin de nous en rendre l\u2019étude plus intéressante, il nous rappelle les travaux d'ITippocrate et de Platon, puis ceux de Gallien qui définit la présence du sang dans les artères : petit à petit, le conférencier s'achemine vers les temps modernes pour cn arriver aux travaux contemporains dans lesquels il nous montre lc poumon agissant sur les lipoides, la cholestérine et les hydrates de carbone, le tout bien prouvé par ces expériences concluantes.On convoit se de maints badauds, et jeus maisites fois la crainte de tom- ter en A - mains indignes, mais le marchanc! me sauva de la honte en p'accordi: aucune réduction sur mon prix.Durant rjuelques semaines encore, je prolonsvai donc mon stage en compagnie des pipes et des tabacs ks plus divers, quand un jour, j'aperçus quelqu'un semblant me faire des ocillacdes, C'était un militaire de sature imposante, assez bien tourte, quoique semblant me manquer keaucoup.le jeune officier entra diez le marchand et demanda à me voir de plus près si mon prix n\u2019y mettait pas objection.L'examen fut rapide : c'est que j'étais bien jo- le alors dans mon espèce: tournée de la plus helle façon, avec un cercle dargent à ma tête, un vernis supé- eur me faisant briller de mille re- lets.Mon poids était convenable, ra solidité à toute épreuve.Bref.je fis la conquête de cet officier, et me voilà partie pour le camp, ayant déjà des allures martiales.Mon THEN ttn yc UTR I ENR ANSE as maitre en effet me portait solidement et semblait très fier de sa nou- veile acquisition.Alors commença pour moi une existence mouvementée avec les carabines, les baïonnettes et tous autres instrument meurtriers: c'était la vie des camps à laquelle je participais de mon mieux, paradant chaque jour sous le bras du général en herbe\u2026\u2026 Son entraînement terminé, mon maître redevenu un paisible civil, sembla vouloir m'al;andon- ner à tout jamais, puis un beau ma - tin, il m'expédia dans sa valise avec divers volumes qui durant tout le voyage discoururent avec prétention et cherchèrent à m'inculquer le sens légal, mais sans grand succès\u2026\u2026 De ce jour, je vécus ma plus belle existence de canne.J'accompagnais sans cesse mon maître dans les endroits les plus divers : allait-il le soir faire de ces promenades romanesques avec sa demoiselle, il ne m'oubliait jamais et semblait se plaire à me rendre témoin de son bonheur.\u2026les jours coulaient done paisiblement, quand un beau matin, mon maitre.contre son habitude, 'm'emporta joveusement et alla rejoindre ses compagnons à l'université.Là, mes soeurs et moi nous fümes témoins d'un chahut en règle; on aurait dit l'anarchie.il devait se passer quelque chose de singulier.Nouvellement arrivée parmi ces bons messieurs, je fus très étonnée de voir comment l\u2019on s\u2019y comportait, et l'une de mes socurs, voyant sans doute mon embarras, m\u2019initia aux secrets ct m'avertit aimablement que toute la journée, ce serait merveilles pour moi.Escompte spécial donné aux Etudiants J A.GRENIER &CIE CHAPELIERS EXCLUSIFS 187 EST, RUE STE-CATHERINE GEO.-E.CHAGNON, Prop.-Gérant.ALP.GRENIER, Prop.var\u201d THEATRE Direction: SAINT-DENIS JOS.CARDINAL.SEMAINE DU 4 AVRIL 1926 \u201cLA DERNIERE NUIT DE RASPOUTINE\u201d Grand drame en 2 actes Par A.ANTOINE Avec M.J.-P.Filion dans le rôle-titre, Mlle G.Giroux, Mde Demons, Mde Maubourg et toute la troupe en scène.EN PLUS GRANDE VUE \u201cTHREE FACES EAST\u201d COMEDIE et DIVERTISSEMENT SEMAINE COMMENÇANT LE 18 La Revue du Printemps EN:14 \u2018TABLEAUX INEDITS _ ashy re \u201ccheveux.LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 8 AVRIL 1926 SEEN, IS Tout a coup, des cris sauvages se {.rent entendre avec une cadence re- imarquable : on aurait cru se trouver parmi les Peaux-Rouges:.C\u2019est un \u201cboum\u201d™\u2014me confia une canne soeur.Je n'appréciai pas beaucoup cette nouveauté, car en même temps que l\u2019on manifestait, on me faisait battre le pavé avec vigueur.Après un branle-has général, je partis.nous partimes dans la rue sur un air provoquant pour la police.Mon maitre tout d'abord semblait vouloir prendre les choses doucement, mais bientôt, il suivit le mon- vement, et me voilà d\u2019une nouvelle utilité risquée, servant à décrocher les trolleys des tramways.Quan Je rappelle ces faits, mon ame d'honnête canne se révolte encore\u2026.De plus en pius bruyants, les para- dants arrivèrent sur un boulevard.et de là, élevèrent d'autres clameurs comme pour s'encourager à un mas- Tout ce qui tombait à la disposition cles compagnons servait de projectile contre la force constabu- laire ;.\u2026.mon maitre me faisait tourner d'un moulinet rapide, voulant se protéger contre une police dont la bedaine ronflante n\u2019était pas de bon augure\u2026 .\\ un moment, je sentis une douleur aigüe qui me fit exhaler une plainte; j'avais touché un potcau trop dur pour moi, et une fracture sérieuse s'était produite.Je crus ma dernière heure venue et commençai à me reprocher d'avoir embrassé la carrière des armes :\u2026.\u201cServitudes et grandeurs militaires\u201d \u2014devait se dire mon maitre au même instant, car lui aussi était dans un piètre état.Son béret qu'à l'ordinaire il portait si fièrement lui donnait alors un air grotesque, et sa chère Hberté semblait compromise par la patrouille vers laquelle on cherchait à l\u2019entraîner sans plus de façons.Heureusement pour nous, on proclama ammistic complete, le calme sc rétablit peu a peu, le cri de guerre se changea en un chant de triomphe.\u201cChez Krausman's\u2026 en route :\u201d Nous partimes donc, car j'y étais toujours, et le café fut emporté d'assaut.sacre.A cet endroit, on ingurgita moult, et chacun d'y aller de sa chanson.Là se formérent des alliances solides entre les diverses tribus venues pour la circonstance ; là aussi se prononcèrent les discours les plus éloquents qui eurent pour suite la fameux traité de paix avec la police.Mon maître fut des plus brillants, mais des plus solides ; il affectait de s\u2019appuyer sur moi plus fort que d'habitude, ce qui me causait beaucoup de douleur étant donné ma côte fracturée.Et le retour,.une vraic retraite de Russie: on avait perdu la notion des distances.Ainsi désemparés, nous allâmes échouer misérablement à notre wigwam, et mon maitre me laissa pour tomber dans les rêves.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.Le lendemain, le réveil s\u2019effectua avec des courbatures et un mal de S\u2019apercevant de ma fracture, mon maître eut l\u2019idée de m\u2019envoyer à l\u2019hôpital des cannes, mais il sc ravisa et m\u2019expédia chez ses parents sans autre recommandation, n\u2019ayant plus le moindre souvenir de notre glorieuse épopée.Depuis ce jour, je, coule une triste vicillesse dans un placard, ne sortant qu\u2019une fois l\u2019année.pour servir d'appui à Santa Claus.Ce jour là, je suis heureuse ; mon maitre en me regardant dit toujours avec plaisir : \u201cC\u2019est la meilleure que j'aie eue.elle a cassé un poteau.\u201d PLUTON.ee vo, Une rentrée de vacances.Les groupes se forment, ct la conversation règne.bruyante.Pourtant, est-ce seulement au plaisir de se revoir qu\u2019il faut attribuer l\u2019animation générale ?Non, car, entre- mélée aux formules de salutation et aux rires, on entend une question souvent répétée: \u201cQu'\u2019est-ce que tu as à faire, toi?et des réponses où passent des mots familiers ou baroques, couleur, interférence, miroir, pigments.ete.Décidément, il se passe quelque chose de grave, et l\u2019on en parlera dans Lauderneau.C'est que chacun, avec, un peu, l'angoisse du débutant, songe au role qu'il va jouer, dans quatre jours a peine, devant un public nombreux et averti.Il devra en cette soirée de exéeu- vendredi, er quelques-unes de ces fééries dont l'optique a le secret, et qui peuvent être à la fois une fête pour les veux et, pour l\u2018intelligence la source de profonds enseignements.Oui.vraiment, une source de profonds enseignements.N'est- ce point seulement à partir de ces expériences qu'on peut résoudre le problème tant débattu de l'objectivité des couleurs ?Aussi, ce soir-là, M.le Dr Gendreau, traitant cette délicate question, mé- lera aux considérations philoso- _\u2014ant Chronique de la Faculté des Sciences phiques l\u2019appurt scientifique >qui aide à la résoudre, Et les expériences dont on parle plus haut serviront à la fois de base et d\u2019illustration à ses paroles.Voilà.Vous me direz, songeant un peu à la divine Marquise, que c\u2019est faire \u201cun bien grand circint \u2018pou rarriver au but; qu\u2019il ne fallait point \u201creprendre les choses de si loin\u201d pour annoncer la seule chose importante, une conférence du Dr Gendreau.Tu as raison, ami lecteur, tu as raison.Mais si, dans ces méandres tu as su découvrir l\u2019information capitale, je te souhaite cet autre bonheur: celui d'entendre le distingué conférencier, sur cet intéressant sujet.Et quant aux expériences, si elles t'intéressent, ne crains pas: les élèves de la Faculté des Sciences sauront s\u2019en tirer à leur honneur.MUTUS.Mots pour rire Madame Nouvoriche.\u2014Etes-vous bien sûr, docteur, que je suis atteinte de la plus nouvelle forme d\u2019influenza ?Docteur \u2014Je vous certifie, madame, que vous toussez exactement comme la duchesse d'Orléans.\u201c x \u2014Regarde, mon vieux, je pèse trois livres de plus que toi.\u2014Oui, mais tu triches, tu as mis tes mains dans tes poches.\u201c * * Jean.\u2014 Comment vas-tu appcler tes deux nouveaux chiens?Baptiste, \u2014 Listerine et Halitose, parce qu\u2019ils sont aussi inséparables qu'une paire de pantalons.AP MONTREAL, Achetez vos médicaments ou produits chimiques au Laboratoire Nadeau, Limitée vous serez satisfaits et vous aurez patronisé une industrie canadienne-française.LABORATOIRE NADEAU, Limitée 110-112 SAINT-PAUL OUEST PAGE CINQ .nent les paquebots de touristes Pacifique.-mois- de juin et juillet.trois classes de cabine du Canadien Bon repas, amusement et danse durant la traversée, quartiers spéciaux avec toute la surveillance voulue pour les dames, hospitalisation dans les meilleurs hôtels en cour de route.\u2019 Départ chaque semaine durant les Ne manquez pas de consulter r avant de décider de votre voyage.; 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PAGE SIX LI : LE QUARTIER LATIN, JEUDI, 8 AVRIL 1926 A TRAVERS MA FENETRE C'était un soir de juillet: la chaleur était suffocante.Par ma fené- tre entr\u2019ouverte arrivait une multitude de bruits prosaïques.Au loin, le cri strident d\u2019une locomotive ; plus près, les tramways qui faisaient un vacarme d'enfer sur leurs rails mal ajustés ; ct pour comble, des moustiques qui m'aiguillonnaient la chair en lançant des exclamations de joie.It était évident qu'il y avait de la statique dans l'air, suivant l\u2019expression de mon voisin, l'amateur de radio.J'allumai précipitamment ma veilleuse après m'\u2019être frappé sur une couple de meubles.Je baissai mon store par pudeur, et m'assis sur le bord de mon lit, tempestant contre la chaleur et ses inconvénients.Pres du lit dormait ma commode.Elle était fort ancienne.Mon ami, qui est un poète, avait déjà composé plusieurs poêmes à son sujet.Ce meuble, respectable comme une vicille fille aux cheveux blancs, avait vu passer plusieurs genérations.Je sais pertinemment que les camisoles de mon grand\u2019père y avaient sommeillé, tout près des chaussettes du père de mon dit arrière-grand\u2018père.Ma commode avait donc respiré une antique atmosphère.Ce soir, clle me parut encore plus belle que de coutume, Tandis qu'un filet de lumière venant de la rue, se réfléchissait sur son épaisse couche de poussière, j'eus l\u2019idée que tout un passé le gloire et de respect siégeait là, dans un coin de ma chambre.Soudain, un chien hurla.L'animal avait sans doute été mordu par un malencontreux compagnon.Ce cri de douleur me rappela a la réalité.Je déposai la cigarette que je venais à peine d'allumer, dans une assiette de faience, à côté de mon lit: mes rêves dorés s'évanouirent avec les dernières spirales de fumée qui montérent vers le plafond.Je me levai avec impatience, ct j'éteignis ma veilleuse.Mon store, dont le ressort fonctionnait mal, s'ouvrit brusquement du bas jusqu'au haut.J'en profitai pour regarder dans la rue.Quelques étalages brillamment éclairés attendaient en vain la clientèle.Seul, un restaurant était fort achalandé.Autour d'un fontaine d'où s'écoulaient des breuvages de toutes sortes et de toutes couleurs, les gens buvaient et causaient nonchalamment.Les fanaux de la rue jetaient une lueur vacillante aux alentours, faisant se réfléter sur les murs des maisons, comme des ombres mystérieuses, les silhouettes des passants.Ainsi, pensai-je.vont les êtres dans la vie.Nous coudoyons à chaque jour, a chaque soir, des milliers d\u2019étres.Leur vie étouffée par les douleurs ou débordante de joies, nous est indifférente.Quand le cer- cueil d\u2019un de ces inconnus passe devant notre demeure, nous saluons mélancoliquement.La suite des parents qui accompagne le corbillard disparaît au détour d\u2019une rue.De cette procession funèbre, il ne nous reste plus qu\u2019un souvenir, qu\u2019un reflet\u2026.des vies, des âmes qui s\u2019agitent, des tombes.Et longtemps, longtemps, comme en une vision incertaine, flotte devant nos yeux, l'ombre de ces inconnus.Je fus tiré de mes réflexions par des cris d'enfants.Aux jours chauds, il arrive que les bambins s'éloignent du nid paternel: la rue, où souffle une brise passagère est plus accueillante qu'un taudis où l'on patauge.A travers leurs ex- tlamations, je compris qu\u2019ils jouaient à la cache-cache.Leurs pères exténués de travailler se reposaient ; eux, ces petits; parmi les sillons de lu- couraient, gambadaient ct gazouillaient.La lune riait aux jeux de mière qu\u2019elle projetait de-ci de-là, je remarquai une tête blonde, celle d'un enfant d'environ dix ans.Il était nu-pieds, mal vêtu; ses vêtements rapiécés à profusion étaient trop larges pour sa taille : je conclus qu'il avait un grand frère.Mais le Lambin semblait si heureux : il riait à gorge déployée, sautillait comme un lièvre, gesticulait avec conviction.Puis, toujours, à travers le clair de lune, je vis sa maman qui vint le chercher : il était évidemment trop tard pour courir.Le petit, sans transition aucune se mit à pleurer à chaudes larmes, Des éclats de rire fusaient en tous sens; les sanglots du bambin blond se perdirent dans la nuit.Au travers de ces bruits d'enfants, m'arrivaient les sons nasillards d'un orchestre.Les musiciens attaqué- rent les premiers accords d'un foxtrot: de l'autre côté de la rue, par les fenêtres d'un cottage, les ombres des danseurs et des danseuses s\u2019agitaient comme des fantômes.Des épaules nues, des robes chatoyantes, des parfums, des fleurs.et au milieu de tout cela, des cris, des éclats de voix, des interpellations.Dehors, tout achevait de s\u2019endormir; le restaurant avait fermé ses portes ; les enfants rentraient chez eux.le lampadaire du coin jetait \u2018 encore sa lumière sur l'asphalte de la rue, tandis que la lune, lampadaire céleste, inoncait la nuit de ses rayons argentés.Peu à peu, la paix se fit.JLes danseurs étaient lassés.lls profitérent d'un moment de répit pour ingurgiter des liqueurs et dévorer des ga- tcaux.La chaleur était moins écrasante : une brise légère soufflait.Au beffroi de l'église, la cloche tinta douze coups.C'était minuit, l'heure fatidique l\u2019heure des crimes cet du mystère.Je baissai de nouveau le Etudiants! demandez les liqueurs C.ROBILLARD & CIE qui sont toujours les meilleures.FREQUENTEZ L'HOTEL NORMANDIE Véritable cuisine française.580 DORCHESTER OUEST Repas au comptoir 35 sous.\u2014\u2014 sep store de ma fenêtre, mais j'eus peur du ressort.S'il allait encore mal fonctionner, je passerais sans doute la nuit blanche.Car la rue ne dort pas, elle ; elle est remplie de bruits impressionnants, cris d'enfants et voix de vieillards, véhicules trépidants, musiques lointaines, visions gaies ou lugubres.Lorsque la nuit est venue, que tout se tait, une vague rumeur flotte par la rue, rumeur mystérieuse, souffle incertain d'une multitude d'êtres assoupis, pleurs des mères qui veillent, et sourires des enfants qui balbutient.A.PIC.BANAL ET DIARISTE Il va quelques années, vivaient dans une petite ville de province deux amis; c'était à Tarménol, un de ces bourgs que ses habitants osent décorer du nom de cité.Banal, le plus jeune, était un gros garçon à l'allure vigoureuse et décidée.Sa figure annouçait l'importance.En cffet, il faisait partie du bureau d'administration du quotidien de la localité: Le Superbe\u201d.Il était un de ces parvenus insolents qui ne regardent leurs égaux qu'i- vec un petit air protecteur et un sou - verain mépris.Ses concitoyens n'osaient l'aborder tant ses fonctions d'administrateur du \u2018grand journal\u201d l\u2019élevaient de leur condition.Son ami Diariste, tout au contraire, était un homme grand et mince: bonne nature, toutefois, mais atteint par contagion de la manie des grandeurs au contact de Banal.11 révait la présidence de toutes les associations qui se formaient dans le voisinage Sa célébrité lui venait de la publication hebdomadaire d'articles monotones dans \u201cLe Superbe\u201d.au-dessus Nos deux héros étaient les personnages les plus en vedette à T'ar- ménol où, d'ailleurs, ils ne comptaient qu'un nombre très limité de concurrents ¢s-importances, vu que les bourgeois de la ville se souciaient peu de la réclame et des honneurs.Aussi étaient-ils le point de mire de tout Tarménol.\u201cLe Superbe\u201d ne tarissait pas d\u2019éloges à leur endroit.La seule raison pour laquelle le journal ne publiait pas leur photographie toutes les semaines était le manque d'outillage nécessaire à ces reproductions.-\u2014\"Le Superbe\u201d était en réalité une publication de quatre pages au tirage trés restreint (267 numéros par jour) tel que certifié par l'A.B.C.Par contre, ils obviaient à cet inconvénient en allant personnellement porter leur photo au plus grand journal de la métropole voisine avec instruction de la publier, au moins tous les mois et si possible, chaque fois que le moindre motif en fournirait l'occasion.Les imprimeurs étaient, il est vrai, généreusement rétribués pour ce petit service.Banal et Diariste continuaient toujours, grice i ce moyen, leur ascension prodigicuse vers le faite des honneurs, proclamés qu'ils étaient par \u201cLe Superbe\u201d aux deux cent soixante-sept bouches.Le temps était près où ils se verraient admirés et adulés par toute la population de Tarménol, après avoir conquis tous les degrés de la gloire humaine.Ce jour tant convoité, Banal ct Diariste le virent enfin a leur portée.Il ne leur suffit plus, en effet, que de verser une somme relativement élevée\u2014ils durent vendre \u201cLe x pr Lorsqu'on s\u2019est quitté sans se dire L\u2019adieu périble et regretté, L'adieu de peines tout teinté, L'adieu méchant comme un satyre; Lorsque, privés du bleu sourire Echos du miroir des beaux yeux, Sourire adorable en ces feux Que tout entier l'amour .inspire ; Quand seuls, nos coeurs vibrant toujours Comme à l\u2019époque des beaux jours, On se retrouve, un trouble extrême S\u2019empare de nos sens émus, Et l\u2019on s'aperçoit, tout confus, Que l'on se plait encor, qu\u2019on s\u2019aime.TOUJO URS 0 GASTON BERNARD.par la ville vous ramener.| Pour ceux qui voyagent OS tramways et nos autobus sont des moyens sûrs et N excellents de voyager par toute la cité à prix très réduit.Vous n\u2019avez pas à acheter de voitures, ni à les pourvoir de gasoline.Vous n\u2019avez ni le souci de chercher une place de remisage, ni celui de pomper les pneus.Vous n\u2019avez pas à vous occuper des lois du traffic, ni à vous tourmenter pour trouver votre chemin à travers les rues encombrées.Une grande organisation s\u2019occune de vous conduire et de LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS | DE MONTREAL rm = \u2014_\u2014\u2014 ROUGIER FRERES.Produits Phamaceutiques Français Maison d'Achats 32, BOULD DE LA BASTILLE, PARIS LE QUARTIER LATIN DIRECTION Directeur: Rodolphe Godin.Aviseur: Léon Lortic.REDACTION Rédacteur en chef: Yves Lafleur.Secrétaire de la rédaction: Emile Lapatme, Rédacteurs conjoints: Philippe Beauregard, Gérard Lacasse, Marius Lafontaine, Claude Sutton.Philippe Valois.Joseph Millette, Fernand Chaussé.J.-Camille Bernard.Chroniqueur musical: Jean Panet-Raymond.Rédacteurs sportifs: Bernard Lacasse, Armand Page.ADMINISTRATION Administrateur .Alban Ouellette Circulation cxtéricure .Arthur Martel Comptables .\u2026 Paul Mousseau _ Co Roger Gravel Circulation intérieure .Lucien Perrault Secrétai SECRETARIAT ecrétaire .Louis-Ph.Montpetit Censeur: M.Olivier Maurcault.pen Siège Social 210, RUE LEMOINE MONTREAL Elles paient les plus gros dividendes en satisfaction aux fumeurs.POUR VOTRE PIPE 2 LE TABAC A FUMER Buckingham.Superbe\u201d pour la réaliser\u2014entre les mains d'un journaliste influent pour voir en retour leur portrait reproduit simultanément sur le \u201cMail & Empire\u201d de Londres, le \u201cFigaro\u201d de Paris, le \u201cNew York Times\u201d, le \u201cIl Populo\u201d de Rome, 1\"\u201cAlvatores\u201d de Rio de Janeiro et même sur le fameux \u201cDaily Mirror\u201d.' * *% + Malheureusement ce soi-disant \u201cjournaliste influent\u201d n\u2019était autre qu\u2019un vulgaire escroc ct un fin ina- mm lin.Au lieu des photos sur le grands quotidiens, il fit paraitre pendant dix semaines consécutives \u2014 au risque d\u2019en cnnuyer scs Jec- teurs \u2014 sur \u201cLe Superbe\u201d, cette note : \u201cLes hommes célèbres, de si pel de pudeur soient-ils, n\u2019ont rien de commun avec MM.Banal ct Di riste dont la réputation gonflée n\u2019est que surfaite au moyen d'üne publicité à solde\u201d.GEORGES D'YVETOT.moi que ten vent ter des re FES Monsieur l\u2019Orateur, Une effroyable tempête de neige ea un cyclone se sont abattas derniè- ment sur le beau cet florissant comté de Mont-Royal, dont jai fhonn«ur d\u2019être le royal député, auprès ce sa très gracicuse Majesté.Ja circulation des futurs tramways 2 été \"loquée pendant 48 heures, et jai de: faire à pied, vous l\u2019avoucrais- je.le.18 milles qui me séparent mon \u2018 anicile de cette chambre.Ah.quels sacrifices, mais en même temp-.quel plus doux devoir que de venir léfendre devant vous, les intérêt> «es indigents et des veuves, devari vous qui savez si bien les comprendre, \u2014les intérêts, pas les veuves\u2014et qui pouvez tout accorder à l'orphelin et aux miséreux.Ici.je m'arréte et je veux demander à l'honorable député de Topville, le ministre sans portefeuille, de m\u2019é- du flambeau de ses hautes lumières, car si Mont-Royal est haut.l'opville l\u2019est encore plus et domine la situation.Je lui demanderai donc son appui, dans le sujet délicat que je veux effleurer ce soir, car ju sens déjà mon coeur faiblir et si le noble député me refuse son secours, je tomherai\u2026.sur ma chaise, \"O divine Calypso, -éclaire-moi de ton flambeau, pour que je me muve du naufrage\u201d.Oui, monsieur P'Orateur, en ce saint temps du carême, que de veuves cplorées viennent dans mon comte, qui cest si beau et en même temps si rempli de tristesse.Que j'en ai vu de nobles têtes penchées, implorant à genoux le pardon d\u2019époux chéris et malheureusement tré- jasse-, pour toutes les petites peines qu'eFes ont pu causer à ces anges dont on a coupé les ailes.Pourquoi faut :! donc attendre que l'on soit Mort.pour que les gens reconnais- ent os qualités?Pourquoi n\u2019ont- Îles as eu le temps de reconnaître du vivant de leurs maris, ces qualités at'elles leur prodiguent mainte- rant 1 profusion ct qu'elles ne man- quernt pas d'expliquer à leur pro- chair: époux, pour faire la même chor avec leur troisième?Etaient- elles donc jalouses parce que les cher.trépassés, croyant leur faire plai-ir, leur donnaient le qualificatif de \u201cchère moitié\u201d ou dans les temps mauvais, de \u201cmoitié chère\u201d et qu\u2019elles auraient préféré entendre, à la Place, l'épithète de \u201cmon tout adore: Eh bien, pour avoir oublié cette épithète, on n\u2019a pas manqué de leur coller des épitaphes qui leur en hisscront un éternel souvenir.Et pour elles qui restent, je propose à cette chambre, un bill demandant de construire sur les flancs du Mont-Royal, une immense bâtisse, Avec une aile très grande, très grande, pour que les veuves puissent y demeurer, en songeant a leur douleur, et en préparant leurs projets pour l\u2019avenir.Mais quittons ces tristes pensées, Car ces filles de la doufeur et de la joie, qu\u2019on appelle les larmes, pour- raïent apparaître et faire rougir de tendres veux, et passons plutôt à un Autre côté du beau comté, dont je Suis le royal député, auprès de sa très gracieuse Majesté.Car en ou- (re des intérêts que je viens de mentionner, j'ai à coeur le, développe- clairer nn Er Les beautés du Mont-Royal gr ment de mon comté, si beau et pourtant si peu connu.Qu\u2019a fait, pour Mont-Royal, le gouvernement qui vient de s'éteindre et dont les tristes restes ont été déplacés de l\u2019autre côté de cette chambre, étant indignes de rester plus longtemps sur les bancs bourrés du gouvernement ?11 n'a de progressif que le nom, et le peuple qui s'était laissé tromper par de belles paroles, a depuis délégué, pour le représenter, des hommes capables de défendre ses droits ct de faire progresser le pays.Et si l'on m'objecte que Mont-Royal ne faisait partie alors, que de la noble ct loyale opposition ct non du gouvernement, je répondrai qu'on ne favorisait donc que les gens au pouvoir, au détriment du pays.Les membres de la présente opposition ont mérité leur défaite et je ne puis pas verser larmes sur leur triste sort.Qu'a fait le gouvernement éteint pour peupler le Mont-Royal?A-t-il essayé de vendre des terrains et d'encourager les gens à bâtir sur ce site idéal, fameux pour les poumons et où le mal de mer est inconnu?Il n'en a rien fait.Il n'a seulement pas cu la pensée d'afficher des écriteaux aux portes des logis à louer, pour inviter les gens à visiter les licux.Il n'a seulement pas profité des offres qu'un journal très estimé lui a faites, pour annoncer ses terrains, ct a payé plus cher, pour faire publier daris'din gfbs\"quotidlièn dès ädhrionces en retard de 15 jours.Est-ce cela du service?Non, monsieur 'orateur.Et tout ce qu'on voit, en fait d'an- notices, ce sont cles piquets plantés par des favoris du gouvernement éteint, à $10.00 l'unité, et sur lesquels on peut voir écrit en grosses lettres: FORT SALE.Est-ce cela encourager les gens ?Qu'a-t-il fait ce triste gouvernement, pour développer le sport et empécher que les jeunes filles ne prennent de vilains rhumes, pendant qu'elles s'amusent innocemment ?Pourquoi, au lieu de passer des lois, au sujet de la fabrication du whiskey aux Chates Niagara, qui ne produiront jamais que de l\u2019eau distillée, le gouvernement n'\u2019a-t-il pas songé à imposer des amendes salées, à ces garçons impudents ct imprudents qui font manger de la neige à des demoiselles tout de blanc vè- tues?Je conçois qu\u2019on puisse leur mettre la tête dans la neige, mais jamais la neige dans la tête; ne son- gent-ils pas que cela pourrait leur faire blanchir les cheveux, ce qui entraînerait des dépenses folles et pour eux et pour elles, à moins que la mode n\u2019en vienne aux perruques poudrées.Que Dieu nous en préserve.C\u2019est bien facile à voir, monsieur l\u2019Orateur, le gouvernement n\u2019a rien fait.Mais voici qu\u2019unc ère nouvelle se lève sur tout le pays.Que les peureux chassent leurs craintes, que les braves soient de plus en plus braves, et que lès jeunes attendent avant que de sentir des frissons de moustaches courir sous la porte de leur cerveau.Oui, les temps ont changé, comme le disait le vieil Abner, l\u2019an dernier.Mais laissons le passé.et faisons mieux que ceux que nous avons remplacés.Lies LE QUARTIER LATIN, JEUDI, AVRIL 1926 PAGE SEPT \u2014 Oui, monsieur: l'Orateur, si les petits chars veulent passer, ils feront bien d\u2019avoir des skis en hiver et des pneus ballons en été, autrement ils ne passeront pas.Et à ce propos, je suis heureux de vous annoncer que la manufacture O-SKI, ouvrira bientôt ses portes, pour que les ouvriers puissent avoir du travail, ct pour que les fervents de ce sport) puissent porter avec eux l'emblème de leur art.Car tous ceux qui au- auront une paire de skis fabriqués par cette manufacture, pourront ajouter à leur nom, le qualificatif si haut prisé de O-SKY, 11 y en aura des skis pour tous les goûts et toutes les capacités: il y en aura même à l'électricité, pour que les débutants et débutantes ne se cassent pas le cou.lt le gouvernement toujours soucieux des intérêts du pays, fera construire dans la grande bâtisse dont je vous parlais tout à l\u2019heure, une grande aile pour protéger les débutantes qui n'ont pas su se trouver de mari, et pour leur permettre de méditer sur les vanités du monde et l\u2019insipidité des tasses de thé ou de café.En plus, monsieur l'Orateur, le gouvernement vient de nommer une commission, qui fera une enquête, pottr savoir pourquoi les artistes qui jouent le piano ou les instruments à cordes, ont les cheveux plus longs et plus denses que ceux qui jouent les instruments à vent.S'il est prouvé que ce sont les courants d'air qui se font par l'émission de sons de ces susdits instruments, qui font toute la différence, nous pricrons ceux qui veulent protéger leur caput de l'a- handon de leurs cheveux, de bien vouloir élire domicile dans la 3ème grande aile de la grande bâtisse dont je vous parlais, il y a un instant, dans le double but de s'habituer à l'air vif qui circle sur la montagne ct dans celui d'accorder par les harmonies de leurs sons, les soupirs des veuves ct les poses des débutantes.Vous savez sans doute aussi, que lc gouvernement prend une part active dans la campagne qui se fait pour l'imposition d'une taxe, au profit des hôpitaux, sur les choses qui sont de grand luxe, comme, par exemple, le luxe de se payer un de ces engins formidables qu'on appelle un l\u2019ordillac, et en particulier, sur le luxe que certaines personnes veulent se payer de passer pour bénévolents.IEt pour donner le bon exemple, la secrétaire de la Benevolent Society, Melle de Grasse Tour (qui prend le luxe de s'appeler Grace Towers) vient de donner son approbation à la dite taxe.Elle s'informe en mé- me temps, de l\u2019ex-ministre bénévo- lent et voudrait savoir si la chute des cheveux de ce dernier dépend du fait qu\u2019il joue de la \u2018\u201cSlide-trom- bone\u201d.Comme président de la Empire Bull Raising Society, je pourrais bien, monsieur l\u2019Orateur, vous énoncer tous les règlements qui concernent cette classe distinguée de la société, mais j'ai déjà abusé trop longtemps de vous, ct je r\u2019ai pu, malheureusement vous donner qu\u2019un aperçu du programme formidable que notre gouvernement est en train de réaliser, programme qui respire la vie et la fécondité; programme qui est simple tout en étant multiple; programme uni, tout en étant divisé; programme constitutionnel tout en étant progressif, dans le bon sens du mot ; programme de paix et de guerre, à la fois bénévolent et cutilitaire.: ARMAND PAGE, Sir Charles Gordon, C.R.Hosmer H.R.Drummond D.Forbes Angus Wm.McMaster Lt.-Col.Herbert Molson, M.G., M.C.Harold Kennedy G.B.Fraser Son Honneur Henry Cockshutt E.W.Beatty, C.R.comptes sont les bienvenus.Fondée en 1817 Siège Social: Montréal.L\u2019ACTIF DEPASSE $750,000,000.CONSEIL D'ADMINISTRATION LL.' Sir Vincent Meredith, Baronnet, Président G.B.E., Vice-Président Banque de Montreal Sir Frederick Williams-Taylor, Directeur-Général La Banque a 52 succursales a Montréal et aux environs \u2014 dont chacune posséde un département d\u2019épargne ou les petits L'Hon.Sir Lomer Gouin, Le Gén.Sir Arthur Currie, M.G., K.C.B.James Stewart F.E.Meredith.C.R.Le Maj.-Gén.Hon.S.C.Mewburn, C.M.G.Thomas Ahcarn J.W.McConnell F.W.Molson ae Te po a I J ARTICLES DE SPORT [ims] A | _ i a La meilleure Qualité.speciaux | NOTRE Le plus beau Choix.AUX : CATALOGUE ] ; Les plus bas Prix.ETUDIANTS 1406 Près RU MA [NIRS me : ST- DENIS Limitée St- Catherine - sivfefeefeefoefororirerrlocoelscfoefeefufocfuctretundeatectoatoafecfecfocfucforfucfaciontuciontorfoaenonoelouocscfoofeofestsefsefeofootoofectofucfocge Le College des Medecins et Chirurgiens de la Province de Québec en ho, les 4 et 5 mai 1926, les examens écrits de Montréal.commenceront le 3 mai.et 6 mai.faire un dépôt de $50.00 à L'Assemblée du sire être gués de sa requête.Mots pour rire \u2014 \u2014 C\u2019est extraordinaire dans ce mon- de-ci.L'étudiant qui bloque aujour- d\u2019hui dans deux matières, plus tard employera peut-être une douzaine d\u2019autres étudiants qui étaient à la tête de leur classe.x + * Marie.\u2014Son \u2018beau teint est.com- plétement.ruiné.C\u2019est probablement sparce qu \u2018elle \u201cfumestrop.Le tide pe AY eae Les examens préliminaires auront lieu à l'Université de Montréal, Tout candidat à ces examens doit être inscrit au Bureau du Registraire soussigné, avant le 20 avril.5e commenceront le 13 avril.les examens écrits de 2e année auront lieu les 3, 4, 5 Tout candidat aux examens de 5e année est tenu de notre bureau avant le 5 avril.Comité l'Université de Montré: tl, mardi le 13 juillet, & 10 heures du matin, pour procéder à 'assermentation des nouveaux médecins et à la considération des requêtes.Chaque médecin doit apporter son certificat d\u2019admission à l'étude de la médecine et son diplôme de docteur en médecine, à défaut de quoi il ne pourrait être assermenté.Tout médecin, empéché de se présenter devant le Comité des Créances pour être assermenté, doit obtenir du Président, Monsieur le docteur Rodolphe Boulet, 145 ouest, rue Ste-Catherine Montréal, un permis d'absence, s\u2019il dé- assermenté en dehors du Comité.Tout requérant doit faire le dépôt conditionnel exigé à notre bureau, remettre sa requête au Registraire soussigné quinze jours avant l\u2019assemblée, et il doit se présenter personnellement, devant le Comité des Créances, mardi le 13 juillet 1926, pour faire la preuve documentaire des allé- En l\u2019absence du requérant ou de son procureur autorisé, une requête n\u2019est jamais considérée.(Par ordre) LE REGISTRAIRE du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Dr JOSEPH GAUVREAU, 364 Ste-Catherine Est, Montréal.+ 20 Se he AE «matt A Bes + à l\u2019étude de la médecine mardi et mercredi l\u2019Université de Les examens oraux année.à des Créances aura lieu à Madeleine \u2014C\u2019est ça : la fum vie est très dommageable pour la pein ture.* kx Xx Isaacovitch.\u2014Goldberg a vaitiun je _ fraie pétise quand il a entrebris un: gommerze de hardes vaites.Moscovitch.\u2014Commerit ca?I [saacovitch \u2014Il, a \u201coùfert, sa\u201d nuvacduré, dans us \u2018édifice.Sage ible i} PAGE HUIT T AQUAR ELLE ® Il se déroule ainsi, sous nos yeux, à nos côtés, des drames, des comédies, en un ou plusieurs actes, qu\u2019il faut parfois deviner, inventer.Mais \u201cen inventant, neuf fois sur dix, on décolore\u201d, a dit René Benjamin.Et la vie journalière devient très intéressante, quand on met un peu de couleurs, ici et là, sur les humains et les choses, avec le pinceau de l\u2019imagination\u2026- x + =% Raymond et Denise: des inséparables.On les voit partout, ensemble, dans les réunions mondaines, sportives, etc\u2026 Jean et Marie : ne savent à quelle année remonte leur amitié.platonique, paraît-il.\u2019Tous quatre, jeunes, sincères.A l'époque de mon historiette, c'est tout ce que je savais d'eux.x x Xx Samedi, quatre heures, angle Peel et Sainte-Catherine : un Park Avenue.J'y grimpe avec l'espoir futile d'avoir un siège.Et me voilà debout, maniant la courroie du tramway, comme un équilibriste, sa tige de fer.Horizon: un carreau d'où j'aperçois la foule agitée sur l'asphalte.Assis, en face de moi: un rabbin, deux commères, une dame aux cheveux blancs.Un peu plus loin, sur les banquettes a deux places, qui est-clle?\u2014je la connais pourtant ! Ah ! Marie.Elle me tourne le dos.De temps à autre je vois son visage, de profil.car le mouvement de la rue l'intéresse, il me semble.Mais, quel est cet intrus, qui se faufile, ainsi, jusqu'à elle.Par quel tour de force est-il parvenu jusqu'à elle?C'est Jean et ses six pieds de hauteur.Ils causent maintenant.\u2014 Arrêt du char.\u2014Je les regarde ; cux, d'un commun accord fixent le châssis.Et Marie rougit soudain.sans raison apparente.et une expression mélangée de joie et de dépit couvre la figure de Jean, l'espace d\u2019un souffle.Rien d'extraordinaire, pourtant, au dehors.Sur le trottoir: Raymond et Denise, immobiles, attendant un autre tram.Et ma curiosité d'observateur s'éveille soudainement, très vive.J'entrevois le premier acte d\u2019une pièce (Couleurs locales.) en trois parties\u2026 D'ailleurs, me voilà à destination.Je les reverrai tous ce soir; au bal et aux plaisirs de la danse et au flirt, s\u2019ajoutera celui d\u2019une petite étude gratuite.x Xx * I.e bal des Y*** au \\Vindsor, salon rose.Je jase avec Raymond.Denise sort du vestiaire, un peu nerveuse.\u201cUn pli barre son front lisse\u201d, dirait un romancier en vogue.Un bout de causette avec eux.Ils s'éloignent ensuite pour la danse numéro un.La salle est comble.On avance, peu à peu, en suivant le couple qui précède, à la quete leu-leu.J'ai les oreilles très fines et pas trop discrètes, parfois, car elles saisissent des choses qui ne me sont pas toujours destinées.\u2018Voilà votre bien- aimée.maitre Raymond, accompagnée de Jean.\u201d (Les retardataires, Jean et Marie, sont pres de la porte vitrée.Ils viennent d'arriver.) Ce \u201cRaymond\u201d est modulé sur un do majeur.seconde octave, en sourdine.(Je reconnais Denise.sans la voir).\u201cIl me plait.beaucoup.Jean, vous savez.Marie cst ravissante, ce soir.Le jaune sied si bien aux brunes.\u201d \u201cOn ne doit jamais faire qu'une chose à la fois et la faire bien.\u201d Or.je tenais une grande conversation, pour ne pas ecouter, et je saisissais quand même.De plus, dans mon cerveau, toujours en ébullition.ne voyais-je pas éclore un roman \u2014 Marie aime Raymond, dans le secret de son coeur.Jean attise une flamme pour Denise.Denise, jalouse un peu et très indépendante, voit son amour pour elle dans les airs distraits et mystérieux de Raymond qui serait l'amoureux d'une autre, de Marie, par exemple?Peut-étre par erreur, voulant lui dire: \u201cVous étes charmante, aujourd hui, Denise\u201d, Raymond a-t-il dit : \u2018\u201ccharmante, aujourd'hui, Marie\u201d en attendant le tramway, à quatre heures.cet après-midi.Distraction bien excusable, puisque Marie passait justement dans un Park avenue\u2014Denise n'aurait pas ce mépris?et se serait butée sur sa supposition.Entête- de votre choix.PLateau 6161 UPtown 7600 Kennedy Taxis Pensez-y La quatrième, en importance, des entreprises de transport urbain est a votre service; soixante-et- huit postes de taxi sont établis aux endroits les plus accessibles pour votre commodité; Soixante-et-huit stations ou vous pouvez vous servir d\u2019un TAXI KENNEDY ou d\u2019un TAXI JAUNE, selon votre préférence; : Voilà ce que signifie pour vous l\u2019amalgamation de la YELLOW CAB CO.et de la KENNEDY TAXIS.Quelques villes peuvent avoir un service aussi perfectionné; mais aucune ne peut se vanter d\u2019en avoir un meilleur.Demandez le numéro de votre choix pour le taxi Yellow Cab Co.of Montreal Ltd.PLateau 6161 Limited UPtowr.7600 LE QU ment de femme.Elle rendra donc Raymond jaloux, voilà.* = * Le souper\u2014une table de quatre.Denise a des \u201cJean\u201d très tendres.Tour à tour, elle se montre expansive ou énigmatique.Marie reste elle-même, peu coquette, ou coquette si différemment de Denise.Et, de la table voisine, je surveille, tout en étant très aimable pour mes compagnons.Raymond, il ne montre que le dos de son habit noir, paraît brillant causeur, prévenant, pour Marie en particulier dont il semble trés épris.Marie le fait parler, essayant de pénétrer sa nature intime, car elle ne l'a connu que de surface.Une ana- lvse en règle, enfin! Ses yeux sombres ne vendent pas son impression qui m'échappe.Jean regarde Denise, puis Maric.Denise.il en a révé jour et nuit pendant deux mois.\u201cNon\u201d, songe- t-il, \u201cvraiment, elle n'en valait pas la peine.et\u201d, (désappointé).\u201celle manque de naturel: ses veux, pour ètre cajoleurs, n'ont pas le velouté de ceux de Marie \u2014pour être rieuse, sa bouche n'a rien de spirituel\u2014non, vraiment.Denise.Marie! voilà un charme discret, une élégance innée,-\u2014 Plus qu'une poupée : une perle !\u201d Je suppose cette comparaison à la moue.peu prononcée, de sa lèvre inférieure.quand il pose le regard sur Denise: aussi à l'agacement de son doigt.qui secoue sa cigarette, des que Raymond est trop galant pour Marie, Et son premier rêve s'estompe petit à petit\u2014pour céder place à un autre \u2014 lumineux comme l'aurore naissante.* x =x Je les revis à une partie de hockey.à l'Arena.Rien n'existait, que Denise et le score, pour Raymond.\u201cIls se sont réconciliés\u201d.songeai-je.Raymond a dit: \u201cDenise, mes airs préoccupés, c'était la pensée que vous ne m'aimiez pas comme je voulais que vous m'aimiez.Vous savez.maintenant.\u201d Et Denise de répondre: \u201cRaymond, nous avions la même crainte.\u201d Et plus bas, dans la promenade, Jean et Marie s'intéressent à la partie.Mais les yeux brillants de Marie et le sourire de béatitude de Jean.m'en disent long Ils sont fiancés, maintenant\u2014tous quatre.Et je donnerais un an de mes jours, pour savoir si j'ai visé juste, et tiré la bonne conclusion.Simple curiosité de chasseur dans les forêts de la psychologie.FETICHE.sees A nos collaborateurs Nous prions nos collaborateurs d'observer les quelques points suivants: 1° Ecrire lisiblement.2° N'écrire que sur un côté de la feuille et laisser une marge.3° Faire parvenir leurs manuscrits pour samedi ai possible, le lundi au plus tard.Nous les remercions de leur assiduité et de l'attention qu'ils voudront bien porter à ces quelques remarques.LA DIRECTION.LA COPIE Nous prions ceux qui ont de la copie à nous envoyer pour le \u201cQuartier Latin\u201d, de la faire parvenir au moins avant le lundi soir, si l'on veut qu'elle soit .inséréc dans le numéro du jeudi.ARTIER LATIN, JEUDI, 8 AVRIL 1926 : = .Douces ef Extra Fines LE MARI INCOMPARABLE | Avec le jambon, il apporte du chocolat.Mone dit jamais: \u201cFasse le ciel qu'on ait ici du bon café.\u201d Quand il prend son bain, il ne siffle pas.Il ne permet jamais de plaisanter au sujet de sa femme.Toutes ses amies il les aime, et demande à sa femme de les garder à diner.Sa mere est morte; son père est un millionnaire de S2 qui souf- ire de diabète et de plus il est leur unique enfant.Il ne répète jamais ses anecdotes favorites, Il ne dit jamais a sa femme: \u201cOù diable as-tu pris ce chapeau?\u201d Il est trés chanceux au poker\u2014 et partage avec sa femme tout son profit.Il verse à sa femme \u2018in deuxième verre de cocktail, sans lui lancer un long et meurtrier regard.Il lui dit toujours: \u201cC\u2019est très bien.ma chère\u201d, quand elle manque de lui donner la carte qui lui aurait fait gagner la partie, au bridge.Quand il s'arrête devant une de ces vitrines remplies de dentelles et de lingerie, il en apporte tou- Jours à la maison un échantillon.Il peut toujours avoir un taxi, quand it pleut.paire de boutons de manchettes.Bhe Il aime a I'emnicner jouer une partie de golf avec iui cr ll ne parle jamais avec ses amis Men d'antan, de l'époque où ils s'éffis taient fait arrêter à la Cathédrale 4.ni du temps où ils prenaient us coup.ti 11 fait plus attention a sa fem, me qu'd toutes les dames présen- |; tes.Nr Quand il dit : \u201cJe >< \"ai an club\u201d.il ne ment pas.î Quand il dit: \u201cJe serai au sou-fis per à six heures\u201d, il 1: ment pas Mau Quand sa femme iui dit: \u201cJe ¢ vais étre préte dans une seconde, il s'asseoit tranquillement pour, lire un peu, au lieu d'attendre img patiemment au bas de l'escalier M; et de bailler furieusement.{ Il ne s'occupe pas du nombre de beaux avec lesquels sa femme prend le thé ou le diner.:; I ne critique pas sa femme, äl ga sujet de sa coiffure.\u2018 I ne cherche pas à prendre | Miami ou Mexico, sur le radio quand on lui transmet un concert M directement du poste C.KAC.{ H n'a pour tout bijou qu'une * & x » .a ?Où?Où donc peut-il bien etre: UBIDO.\u2014 j 1 est imprimé par Ce an Limitée La Cie Marchand Frères, 533, rue Craig Est \u2014\u2014 3 r cé A .\u201d» Vêtements Exclusifs sans Extravagance eck 4b unm ANNONCE SA Revue de modes masculines: pour le printemps et 1'été 1926 CETTE EXPOSITION VOUS REVELERA NOS VETEMENTS \u201cFASHION CRAFT\u201d 219 EST, RUE SAINTE-CATHERINE _\u2014.aux étudiants | + 10% "]
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