Le Quartier latin, 18 octobre 1928, jeudi 18 octobre 1928
[" 10 SOUS e=ffilius 3 PRIX : ir Directeur: JOSEPH MILLET.§ Administrateur: WILBROD BONIN.# Rédacteur en chef: GEORGES LANGLOIS.\u201cBIEN FAI Les articles qui sont publiés dans ORGANE DE L'ASSOCIATION G1 Direction, Rédae \"tion et Administration: 5 se, q INERALE DES ETUDIANTS DE RE ET LAISSER BRAIRE!\u201d ve journal xont enregistrés conformément à la loi des droits d'auteur.L'UNIVERSITE DE MONTREAL rue DeMontigny ext.EEE ABONNEMENT, $2.00 Paraît le jeudi de chaque semaine.Montréal, jeudi, 18 octobre 1928 Vol.XI \u2014 No 8 ; Réflexions en marge de la messe du Saint-Esprit | Tous les quotidiens ont raconté avec force détails les évé- nements qui se sont déroulés, dimanche dernier, à l\u2019occasion de la messe du Saint-Esprit.Inutile de décrire après eux le # défilé joyeux et coloré des bérêts et des cannes, des drapeaux @ leil étincelant de l\u2019été de Saint-Martin.Point n'est besoin d\u2019insister sur l\u2019éloquence du prédica- Rieur, M.l\u2019abbé Emile Yelle, p.s.s., dont on a lu le sermon @dans les journaux de lundi, non plus que sur l\u2019excellence du 9 chant exécuté par nos amis du grand Séminaire, puisque nous l'avons tous entendu.9 à Mais, il est un fait que les grands journaux ont ignoré, 3 qui revét pour nous, étudiants, une grande importance et M(u'il importe, de ce chef, de mettre en relief.LES COULEURS UNIVERSITAIRES Ce fait, c\u2019est le ruban nouveau qui entourait un grand 2 Mnombre de bérets.?À la suite d\u2019une résolution du conseil de l\u2019A.G.E.U.M, Sun mouvement a été lancé parmi les étudiants pour substituer @au ruban aux couleurs des diverses facultés, le ruban bleu et M®Ççor, aux couleurs officielles de l\u2019université.Cette initiative a rencontré l\u2019adhésion de la majorité et @ies promoteurs eux-mêmes ont été surpris de voir leur idée @p'encontrer tant de faveur.Les gars des Hautes Etudes méritent une mention parti- Mculière: en bloc, ils arboraient le bleu et or.C\u2019est là un exem- @ple qu\u2019il faudrait suivre, et qui sera suivi; car si quelques-uns An \u2018avaient pas encore le ruban nouveau, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019étaient Mpas au courant du changement, le \u201cQuartier Latin\u201d n\u2019en @\\vant pas encore parlé.2 SUGGESTION INTERESSANTE Mais il en parle, aujourd\u2019hui, et suggère, à la suite de Me chanoine Chartier, que tous entourent leur béret du ruban bleu et or en faisant le noeud de la boucle, du côté gauche, En vec un bout de ruban aux couleurs\u2019 des facultés.a C\u2019est là une suggestion à la fois intéressante et pratique; Mlle permettra à la fois de réaliser l\u2019uniformité désirée en Pmettant au premier plan les couleurs officielles de l\u2019universi- ; é, et de reconnaître les confrères parmi les autres, grâce à la @# ocarde indicatrice qui se trouvera sur la boucle.À On peut appliquer cette méthode à la cocarde que cha- M un porte à sa basque et recommander aux étudiants de por- @cr à leur habit le ruban universitaire bleu et or et le monogramme ou bouton de sa faculté.De cette façon, tout sera conciilé, et nous ne serons plus ga seule université où les étudiants portaient toutes sortes de @ouleurs sauf les couleurs universitaires \u2014 où l\u2019on rencontrait Fes étudiants qui ignoraient les couleurs de leur université.Georges LANGLOIS.S et des toges, sous le yeux intéressés de la population et le so- : BILLET DU JOUR.AMOUR TIMIDE Vous m'aviez dit avec votre joli sourire : \u201cVenez à cing heures, nous causerons en prenant le thé.\u201d Et lorsque cinq heures sonnèrent à la pendulette de votre salon, j'arrivais, ému, décidé à oublier pour un instant, le code et la jurisprudence.Vous m'attendiez à la lueur pastillisée de vos abat-jour et vous me parûtes, sous leu\u201d caresse, plus ravissante que jamais.Le livre que vous lisiez fui abondonné et vos beaux yeux m'accueillirent tandis que je serrais légèrement votre main tendue.* * * Je fus invité a m\u2019asseoir près | de vous.Bétement, j'oubliai les belles phrases préparées d\u2019avance et je ne sus parler que de l\u2019air du temps.Mais vous êtes aussi bonne que belle, mon amie, et ce debut si plat sembla vous intéresser malyré sa banalité.Qu'importait en cffet la température extérieure quand il faisait si bon chez vous, qu'importaient la pluie ct la chute éperdue des feuilles puis- qu\u2019un bon feu pétillait dans votre cheminée, qu'imporizient enfin ces lieux communs pour vous, si brillante.Heureusement la bonne entrant avec le plateau mit fin à mon embarras et je m\u2019occupai à rassembler mon courage lan- dis que vous serviez.Avec des gestes élégants de femme du monde, vos mains fines courbaient la théière d'argent sur les tasses fragiles et j\u2019écoutais, dans le ravissement, le ciigue- lis de vos bracelets.Ma géne s'amoindrit.Tout en grignotant vos rôties, je vous entretins de mille sujets et vous m'écoutiez, attentive, oubliant la cigarette dont les volutes bleues filnient entre vos doigts.Quelquefois vous m'approuviez d'un sourire ou d\u2019un signe de tête, ce qui me remplissait de joie.Mais alors que je causais sport ou musique, mon esprit n\u2019était que poésie et vous LE 10° ANNIVERSAIRE DU CERCLE UNIVERSITAIRE Commencé humblement, ce club groupe, aujourd'hui, l'élite intellectuelle de notre ville Le club de la rue Sherbrooke célèbrera, par un grand banquet, le soir même de notre parade, le dixième anniversaire de sa fondation.UNE ANNÉE QUI S'ANNONCE BRILLANTE (Le \u201cDevoir\u201d, 13 octobre 1928) Le Cercle \u2018universitaire de Montréal célèbrera le 20 de ce mois-ci le dixième anniversaire de sa fondation.C\u2019est en 1918, en effet qu\u2019un groupe d\u2019universitaires, de professeurs, d\u2019hommes de profession et d\u2019autres gradués d\u2019universités se réunirent dans une petite salle du sous-sol, à l\u2019université naissante de Montréal, pour fonder un cercle où ils pourraient se rencontrer, échanger des vues et des idées, avoir des conférences, ete.Le Cercle s\u2019organisa, de février à septembre 1918.I eut pour premier président M.le docteur Eudore Dubeau, pour pren:ier vice-président M.le docteur Séraphin Boucher, pour premier secrétaire M.T.J.Lafrenière et pour premier trésorier, M.Victor Doré.Les membres du ler conseil du Cercle furent, outre ceux-là : MM.Victor Morin, Art.Beau- champ, F.C.Laberge, G.A.Monette, J.E.W.Lecours, Arthur Surveyer, Edouard Mont- petit et Auguste Richard.Des listes d\u2019adhésion s\u2019ouvrirent; et, vers septembre 1918, le Cercle ouvrit de modestes salles dans l'immeuble Lajoie, rue St- Denis, en face de l\u2019Université de Montréal; ce premier local est aujourd\u2019hui occupé par la maison Kerhulu.LE CERCLE, RUE S.-DENIS 1918-1920 Le Cercle débuta en pleine crise de guerre, peu de mois avant armistice, et traversa l\u2019épidémie de grippe espagnole qui fit tant de ravages à la fin de 1918.C\u2019est dire que les premiers temps de la nouvelle fondation furent durs et que maintes fois le Cercle faillit sombrer.Mais il survécut, grâce au dévouement tenace de ses fon- (suite à la page 12) en étiez l\u2019inspiration.Je remarquai la mêche qui frise sur votre tempe, je vis que l\u2019ombre de vos longs cils recourbés utté- nue l'ardeur de votre regard, je considérai la fossette qui indique sur votre joue rosée le voisinage fréquent du sourire.En somme, vous le voyez, bien que la conversation fut de mon crû, c'était vous seule qui étiez l\u2019objet de mon attention, et cette contemplation durerait encore si la pendule ne m'eut rappelé l\u2019heure du départ.Tiré brusquement de ma réverie et craignant de m'être trop attardé, je pris congé à la hâte et m\u2019esquivai gauchement.ce \u2014_\u2014 Depuis quatre jours vous êtes en mer.Dans une semaine vous serez à Paris où vous devez séjourner quelque Lémps, et puis l\u2019hiver à la Cote d\u2019 Azur, si différent de notre hiver.Peut être songez-vous encore quelquefois à l'étudiant timide qui se troubla devant vous.Les Champs-Elysées, la promenade au bois vous feront oublier bien vite cette heure fugitive.J'oublierai sans doute, moi aussi, mais plus lentement et longtemps encore, - pendant le cours, je devrai chasser à regret le souvenir d\u2019une mèche qui frise sur une tempe d'ivoire et de mains fines qui m'ont sans le vouloir heuté le coeur.AUGUSTIN.ugby, lundi, @ 2 heures, au McGill Page Deux L\u2019ENTERREME Le Quartier Latin, Montréal, 18 Octobre 1928 ert ee eet NT = \u2014 Importante proclamation de Mgr le recteur a l'occasion de l\u2019enterrement du bérèt 11 faut que la parade du 20 octobre soit digne des étudiants qui manifestent pour la première fois cette année, digne du public qui les acclame, digne des professeurs qui vont les juger.C\u2019est dire que dans la procession et dans son voisinage, les perturbateurs n\u2019ont pas leur place, les propos grivois, les apostrophes au sens douteux, les injures non plus.Les étrangers qui, échauffés par la boisson, veulent faire porter aux étudiants la responsabilité de leurs frasques doivent être écartés des rangs sans pitié.Ne pouvant accompagner toute la procession pour y assurer le bon ordre, LES OFFICIERS DE L\u2019UNIVERSITE CONFIENT, POUR L'OCCASION, L'AUTORITE ABSOLUE DONT LES MUNISSENT LA CHARTE ET LES REGLE- MENTS 1.au président de l\u2019Association générale des étudiants et aux officiers ses collègues; 2.aux deux commissaires-ordonnateurs qu\u2019ils ont désignés; 3.au président du comité de régie de chaque faculté et école.Avec sa condescendance habituelle, le chef de police a bien voulu mettre à la disposition des étudiants tout un peloton de la police municipale, hommes à cheval, à bicyclette et à pied.Nous croycns pouvoir y compter; le peloton n\u2019aura pas d'autre rôle à exercer que de rehausser l\u2019éclat du cortège et d'assurer aux étudiants la liberté de la chaussée.Si toutefois des désordres se produisaient, nous voulons que les délégués des autorités universitaires réclament l\u2019appui de la police pour les réprimer.Ils ont pour cela pleins pouvoirs, par les présentes.Au parc Lafontaine, les discours finis, la procession se dissout et chaque groupe d\u2019étudiants rentre chez lui.En même temps finit la responsabilité de nos délégués.Toutefois les autorités universitaires tiennent à prévenir les étudiants que des infractions comme celles qui ont été commises l\u2019an dernier au cours de la parade ainsi qu'après sa dispersion seront jugées avec toute la rigueur que prévoient les règlements généraux.Même, L\u2019'AUTORISATION DE LA CONTINUER DANS LES ANNEES A VENIR DEPENDRA DE LA FACON DONT ON SE SERA COMPORTE CETTE FOIS-CI AVANT, PENDANT ET APRES LA CEREMONIE.Nous aurons ainsi pris toutes les mesures pour que la procession du 20 octobre soit digne, digne des étudiants qui manifestent, digne de leurs professeurs qui les jugent, digne du public qui les acclame.Pour les officiers de l\u2019université, Le recteur, A.-J.-V.PIETTE, P.A.rue Saint-Denis.En face de l\u2019université il y aura une halte de quelques secondes afin de permettre aux juges de donner leur appréciation.De là le défilé continuera jusqu\u2019à la rue Demontigny et tournera vers l\u2019est jusqu\u2019à la rue St-Hubert, montera cette rue jusqu\u2019à Mt- Royal, tournera de nouveau vers l\u2019est jusqu\u2019à la rue Chris- Organisation de la parade Ce qu\u2019il faut faire pour qu\u2019elle soit un succes.LE BON ORDRE Ainsi que vous le savez tous, la date de la parade a été fixée a samedi prochain, le 20 octobre.Le ralliement se fera au square Viger, tous les chars devant être rendus pour sept heures le plus tard afin de donner suffisamment de temps pour placer les chars et effectuer le départ à huit heures moins le quart.Le parcours sera tel que suit: les chars alignés ! sur la rue Viger monteront la tophe-Colomb qu\u2019il descendra.Rendus à la rue Rachel les chars obliqueront légèrement à droite afin de s\u2019engager dans l\u2019avenue du Parc Lafontaine jusqu\u2019au niveau du kiosque cù les discours auront lieu.Afin d'éviter l\u2019encombrement et pour qu\u2019il soit plus facile de faire le classement, tous les chars devront porter des numéros que les présidents des facultés se procureront du comité en charge de l\u2019organisation générale de la parade composé A PROPOS DE LA PARADE Samedi soir prochain, la ville de Montréal sera témoin de cette cérémonie funéraire annuelle qu\u2019on appelle la parade de l\u2019enterrement du béret.C\u2019est un des événements les plus marquants dans la vie de l\u2019étud:ant.Il convient donc que les carabins aient une manifestation profanc, caractéristique de leur esprit et de leur mentalité.Malheureusement, c'est peut-être la dernière fois que cette parade a lieu.Quoi qu\u2019il en soit, pour cette ultime fois \u2014 si ultime i! y a \u2014 les étudiants se sont donné le mot pour faire cette année des innovations qui restzront, j'en suis sûr, dans les annales universitaires puur avo;r été les plus heureuses.Le comité de réception, représenté par messieurs R.La- richelliére, L.Lalonde, J.Millette et R.Raymond, nous a assuré pour samedi prochain la présence a la parade de personnages haut placés et d\u2019é*udiants des universités étrangéres.Chaque faculté rivalise d\u2019ingéniosité et d\u2019entrain, chaque comité réserve des surprises, des eifets de cinquième acte, quoi! si bien que les juges chargés d\u2019apprécier toutes les merveilles actuellement sur le métier , hésiteront longtemps avant d\u2019attribuer la coupe Maurau': à la faculté victorieuse.Il convient ici de féliciter messieurs P.Boucher, P.Mous- seau et G.Daigneault, les organisateurs de la parade ainsi que tous leurs autres collaborateurs jusqu\u2019aux plus humbles de l\u2019énornie travail d\u2019ensemble qu'ils ont fourni.Si les chars, par leurs tableaux, burinés avec art et par leurs couleurs agencées, représentert l\u2019art muet qui plaît aux yeux, il ne faut pas oublier que le spectacle serait incomplet sans la participation de tous les etudiants.Et quelle est la meilleure manière de prendre part à une manifestation de cette sorte, si ce n\u2019est d\u2019y être présent.Il ne faut pas chercher à le nier: l\u2019étudiant est l\u2019âme de la parade, son soutien et son succès; il raut done que tu4= y apportent, en outre de leur personne, une particination active et enjouée.C\u2019est une excellente oc:asion de manifester l\u2019esprit d'union entre confrères et de resserrer les liens quelquefois trop laches de I\u2019amitié et de la cainaraderie qui doivent exister à l\u2019Université.L'association généraie compte donc que tous les étu- : diants viendront rendre !es derniers devoirs au béret universitaire.Le convoi funèbre partira de l\u2019Université à huit heures \u201ctapantes\u2019\u201d pour suivre les rues suivantes: St-Denis, Demon- tigny, St-Hubert, Mont-Royal, Christophe Colomb et Parc Lafontaine.Un contingent de police assurera la bonne circulation de la parade: samedi soir prochain, comme toujours d\u2019ailleurs, les agents de police sont les meilleurs amis des carabins.On verra même, j\u2019en suis sûr.certains d'entre nous se perdre en salamalecs devant leur imposante musculature.En tout cas, U BERET c\u2019est une puissance qu\u2019il est toujours utile d\u2019avoir comme alliée et que, plus que jamais, les étudiants aiment à respecter, | Le deuil sera conduit nar les membres de l\u2019A.G.E.U.M.M.Raymond Laricheliière proncencera avant l\u2019inhumation Une oraison funèbre, en présence des étudiants qui auront eu le courage de suivre la civière jusqu\u2019au lieu de sépulture.Cette parade, cependant, offre ce caractère paradoxal pau, ; , à de n\u2019être pas lugubre si elle est funèbre par certains côtés.Je fais appel, pour terminer.à toutes les bonnes volontés, Que tous soient présents samedi soir prochain; point \u2019 C(* 3 ; 2 d\u2019excuses ni de faux-fuyants.L'exhubérance de chacun et l\u2019enthousiasme de tous coniribueront à conserver à l\u2019A.G.E.U.M.son panache qui, comme celui de Henri IV, se trouve toujours sur le chemin de la \u201cfranche gaieté et de l\u2019honneur\u201d\u201d.F.PEPIN, directeur de publicité de l\u2019A.G.E.U, M.rer de Messieurs Pierre Boucher, Philippe Mousseau, Gérard Daigneault et Omer Manseau.Ce comité, qui est à la disposition des étudiants, a pour but de venir en aide à ceux qui sont chargés du montage des chars.Ils peuvent être rejoints aux bureaux de l\u2019Association générale à la Maison des Etudiants.Il serait bon de rappeler aussi que l\u2019Université a adopté une couleur universitaire uniforme pour toutes les facultés.Cette couleur est bleu et or et l\u2019on peut se les procurer chez Du- puis Frères, Chs Desjardins, Bonin Frères, D.A.Gagnon, pour une somme d\u2019argent bien minime.C'est donc à espérer que l\u2019on ne rencontrera pas des étudiants ayant telle ou telle couleur à son béret, mais bien le bleu et or.(suite à la page cinq) COMPAGNIE D'ASSURANCE SUR LA VIE x La Sanvegard À MONTREAL 18 Remise spéciale aux Etudiants A Merceries, Chapeaux et Æ Habits sur mesure 1478, RUE SAINT-DENIS 5862, BLVD ST-LAURENT Repas régulier et à la carte .TABLE D'HOTE à chez i.KERHULU & ODIAU : 3 1284, ST-DENIS HArbour 710¢.\u2018#3.Les Etudiants trouveront tous les, 8 volumes dont ils ont besoin chez DEOM Tél: HArbour 1878 ED.GERNAEY \u2014 Votre Fleuriste \u2014 Fleurs pour toutes occasions :3 télégraphiées partout 1407, ST-DENIS - MONTREY a DEMANDEZ LA MARQUE 3 \u201cALLIGATOR\u201d Sur malles, sacs et autres articles de voyages LAMONTAGNE, Limité 3 338, RUE NOTRE-DAME OUES! .% MONTREAL ROF.RENE SAVOI ERAN: , BREVETS: | Droit, médecine, «pharmacie, 4} | art dentaire, optique, i génie civil.| COURS CLASSIQUE :@ ET COMMERCIAL Di 1448 ouest, rue Sherbrooke, 8&4: | Près Guy.Tél.UP.4985-5469 À ou a - p AT CS s 8 Université de Montréal Conservatoire | National de Musique! & Enseignement théorique et pratique COURS COLLECTIFS Prix de faveur pour MM les Etudiants $4.00 PAR MOIS Solfège gratuit Cours du soir Le secrétaire envoie tow renseignements sur demande] 2 On ra, renseigne aussi par t&| oN léphars.Harbour 2630, de 12-} à 30 à 1.30 et de 7 4 8 p.m.Adresser: Conservatoire National de Musique Université de Montréal rr ene Le Quartier Latin, Montréal, 18 octobre 1928 Page Trois \u2014 Primeur exclusive 1 au \u201cQuartier Latin\u201d {3 du Saint- Ble discours de M.J.-B.| un peu de cette manne du rêve Lagacé au Cercle universitaire THEF D'OEUVRE M Nous n\u2019hésitons pas à em- Hoyer un pléonasme pour met- Fc en relief la faveur toute ® icicle accordée au Quartier tin qui est le seul journal fins tout Mont:éal à publier le tate complet et intégral du dis- Qurs prononcé par M.J.-B.La- Foci au Cercle universitaire au po nquet qui o suiri la messe du & int-Esprit, discours que les auditeurs ont applaudi avec un ot housiasme exhubérant et que 8) tains ont qualifié avec rai- #9: de chef-d\u2019oeuvre.ÆC'est donc une aubaine extra- Dkdinaire, une véritable \u201cpri- ur exclusive\u201d pour nous et Mbs lecteurs.Nous remercions \u2018nc M.Lagacé de son amabilité ct nous remercions aussi M.Ki ouard Montpetit qui, ¢yant réclamé le texte pour la Revue {mestrielle, nous a permis de \u201clg publier avant ui.23 * * * Monsieur le |.* ident, .MMonseigneur le recteur, d Messieurs, c'est au tour, paraît-il, des Pâtites facultés - petites par Udgétaire et leur manque de pratique \u2014 que revient Mla faculté des Lettres ce- aurait pu déléguer Mur la circonstance un mem- Mc plus reluisant, les docteurs M Sorbonne ne se comptant Mais chez elie; mais comme elle \u201888.vanite de sa modestie, elle \u2018a hoisi le moins représentatif agscule fin de justifier la sa- E«sc antique qui veut que la ¢ ne vais pas avoir l\u2019imper- ti nce, encore moins I'impru- \u201cdice, vous pensez bien, d\u2019es- Scr de faire sur le ton lyri- l'éloge de notre université.ps assez pour moi d\u2019être une X sans exiger encore que je Mis un écho.Toutefois, mes @lcgues de la faculté des Let- Ms, lous gens graves et sus- tibles, ne me pardonneraient de laisser échapper l\u2019oc- Bion de mettre en lumière I's mérites +t ceux de leurs Rs \\iux.Jai zrop le respect M8 la tradition pour manquer KM 1 devoir aussi nécessaire.notre faculté n\u2019accapare À elle seule ct à son seu! bé- Mice la sollicitude du sénat et Bérouvernerment universitaire.Cguée dans le coin des inu- ¢s et des bagatelles intel- uelles, elle distribue comme lérobe, eut dit Victor Hugo, si et de la beauté dont les esprits supérieurs ont toujours eu la faiblesse de se nourrir.Les études qu\u2019on y poursuit ne menant à rien, n\u2019ont pas le relief et le trompe-l\u2019oeil de celles qui conduisent au succès et à la fortune.Et cependant, toutes discréditées qu\u2019elles soient, elles ne demeurent pas moins les seules qui, n\u2019enfermant pas l\u2019intelligence dans un cercle défini, lui ouvrent au contraire des perspectives merveilleuses sur toutes les avenues du savoir humain.La science, toute vénérable et encombrante soit-elle, ne saurait répondre a tous les besoins de l\u2019âÂme.En dehors de l\u2019évidence expérimentale et plus haut qu\u2019elle, il y a le Mystère, deviné d\u2019instinet, que la littérature pas plus que l\u2019art n\u2019arrive certes à percer, mais dont les rayons filtrant à travers les profondeurs infinies, éclairent nos incertitudes et nos doutes en nous révélant notre ame passionée et vibrante.On aura beau dire et beau faire, les humanités, dans le sens le plus large et le pius noble donné à ce terme, demeureront, quoique l\u2019on tente contre elles, la science par excellence d\u2019une université qui entend avant tout faire des hommes.Le moment est peut-être venu pour notre faculté \u2014 et le problème pourrait se poser avec avantage devant la Commission des études, \u2014 de ne plus se contenter d\u2019un enseignement qui ne profite qu\u2019à des amateurs venus de l\u2019extérieur, mais 1 -:nployer de meilleur de son activité, forte des pouvoirs qu\u2019on lui aurait concédés, à répandre parmi la gent étudiante le goût des belles-lettres, de l\u2019histoire, de la philosophie et des arts.C\u2019est chez elle, il me semble, qu\u2019on devrait venir chercher cette culture générale qui empêche la spécialisation à outrance de devenir une forme nouvelle de l\u2019ignorance.Les programmes allégés, réduits à l\u2019essentiel des besoins de chaque faculté, accorderaient peut-être des loisirs à l\u2019étudiant qui, tenu de choisir entre plusieurs matières libres el désintéressées, pourrait ainsi contracter l\u2019habitude de l'étude sans contrainte, source féconde de véritables jouissances de l\u2019esprit.Au surplus, quels que soient les moyens employés, celui que j'indique étant le moindre de milliers d\u2019autres, il faut que l\u2019étudiant arrive à prendre enfin conscience de lui-même et confiance en lui-même; que l\u2019université cesse d\u2019être pour lui la salle d\u2019attente d\u2019un diplome et que le train en gare, il n\u2019y monte pas avec la ferme détermination de jamais plus nous revenir.Trouvons ies donc les moyens qui feront que les fils de notre université se souvenant avec émotion des jours heureux passés dans un asile aimé, nourrissent la noble ambition de vouloir leur Alma Mater au premier rang des universités de ce pays, dans tous les domaines, y compris le sport.\u201cSplendet fide, scientia\u201d et ludis.En est-il vraiment ainsi?Ne nous leurrons-nous pas à ce sujet ?Ah! créer un esprit universitaire, créer une vie universitaire, créer un code de politesse universitaire, créer une société universitaire, quel est le magicien qui fera ce miracle ?L'exemple d\u2019ailleurs \u2014 et il ne faudrait pas aller loin pour le trouver, \u2014 devrait nous inspirer les résolutions nécessaires, car ne l\u2019oublions pas, aussi que l\u2019a démontré dans cette salle même M.Beaudry-Léman, nous sommes en Amérique et rien ne pourra empêcher que nous y soyons pour toujours.Voilà certes des idées bien téméraires, bien révolutionnaires à servir au sortir d\u2019un copieux repas.Aussi bien, je les abandonne, avec le reste, à votre difficile digestion.* * * Avez-vous remarqué, :nes- sieurs, que dans des circonstances déterminées certaines préoccupations reviennent spontanément dans l\u2019esprit de tous, sans entente préalable, avec on ne sait quel mystérieux accord ?Vous semblez être ici et pour- | tant vous étes ailleurs.En vous regardant, je vous vois tous loucher du côté de la montagne.Pas plus que les autres facultés, la nôtre ne se désintéresse de la terre-promise.Même, elle a de particulières raisons de soupirer après ses vastes espaces et ses gras patura- ges.Dans le cul-de-sac où nous sommes logés, nous nous sentons de plus en plus menacés d\u2019asphyxie, sans qu\u2019à aucun moment ces messieurs de l\u2019école d'hygiène ne soient intervenus pour nous sauver d\u2019une mort .lente, mais certaine.En ef- fer, nous sommes parqués dans un bout de corridor, converti en chambre, qui a tout juste sept pieds de largeur par quinze de longueur.Si vous voulez considérer d\u2019une part que nous devons, à la manière des familles italiennes, partager ce réduit avec les infortunés professeurs de l\u2019école des sciences sociales et de la faculté de philosophie; que d\u2019autre part, cette dernière faculté possède des hommes de poids, tels que l\u2019actif abbé Pinault et l\u2019austère Père Lamarche, vous comprendrez qu\u2019il reste bien peu d\u2019espace aux maigres pour faire de la gymnastique suédoise.! | | | | spri Discours du président de FA.GE.U.M.au banquet de la messe du S.-Esprit M.Raymond Larichellière, en cette occasion unique, a représenté les étudiants avec une dignité qui lui a attiré des éloges, qui rejaillissent sur nous tous.TEXTE EXCLUSIF Monseigneur le chancelier, Monsieur le président, Monseigneur le recteur, Mesieurs les professeurs.Les étudiants de l\u2019université de Montréal vous présentent leurs respectueux hommages pour l\u2019honneur très grand que vous faites à leur président d\u2019assister à ce dîner de la messe du saint Esprit et d\u2019y adresser la parole.\u2014\u201cI\u2014_ Permetez que je vous le dise, messieurs, la pensée qui se dégage de notre présence à cette si auguste assemblée exprime avec la noblesse d\u2019esprit et de coeur l\u2019immense souci d\u2019harmonie de ceux qui, à l\u2019unix :rsité de Montréal, pourvoient aux besoins de la formation prcfes- sionele de la jeunesse canadien- ne-française.Cet esprit de solidarité dont | vous nous donnez en ce jour un touchant exemple, me met à l\u2019aise pour vous dire les espoirs que de notre côté nous avons de prendre part à la course rapide du progrès qui entraîne notre université comme elle entraîne tout le monde scientifique.La belle devise de l\u2019université nous est à ce point de vue tout un programe, car elle est capable d\u2019élever nos am'ritions aux plus hauts sommets et de nous conduire à l\u2019honneur.Les deux ordres de la science et de la foi nous paraissent si intimement liés que neus voulons grandir dans cette science basée à tout perfectionnement, mais qui se souvienne qu\u2019en face de l\u2019insoluble la sagesse de la foi doit prédominer.La science et la foi nous pa- raissent si intimement liées surtout en notre pays si riche en ressources naturelles et qui a besoin d\u2019esprits spécialisés et chercheurs en même temps que droits et honnêtes dans le domaine des sciences spéculatives et appliqués afin de présenter une force que l\u2019or ne peut at- teintre, \u2014 force qui soit l\u2019objet d\u2019admiration et que couronne la gloire.Les deux grands facteurs si importants de la renommée d\u2019un peuple: la recherche et la spécialité, voilà ce à quoi nous voulons tendre.Notre ambition nous laisse entrevoir le jour où les nôtres compteront parmi les esprits supérieurs du monde entier.Quelle consolation alors de briller au soleil de la science pour la petite race que nos savants représenteront.Nous ne voudrions pas tout , de même que ce regard jete sur notre avenir intellectuel puisse vous empêcher de porter la vue sur notre condition sociale actuele.Nous sommes à ce point de vue à une époque de transition entre la vie plutôt mouvementée qui nous a précédés et ia vie plus sagement modérée que nous trace la direction de notre université.Nous serait-il permis en une occasion comme celle-ci de dire: Messieurs, malgré tout, continuez de vous montrer indulgents.Nous avons besoin de l\u2019un et l\u2019autre don, pour avec notre tempéramment et conformément aux principes qui doivent le guider, devenir chaque jour meilleurs et rester dignes fils de notre \u201cAlma Mater\u2019.Raymond LARICHELLIERE Soyez sans crainte, nos ambitions ne sont pas exagérées.Sur l\u2019acropole que l\u2019on vient de déblayer, nous ne prétendons occuper ni le Parthenon ni VE- recthéion ; nous nous contenterions modestement du petit temple de la Victoire Aptère.Mais en attendant, l\u2019impatience avec la vie qui nous échappe chaque jour davantage, finit par nous gagner.Or, chez-nous comme chez-vous, nous sommes divisés en deux écoles, en deux camps.Il y a les pacifiques, à qui le royaume des cieux est promis, qui s\u2019en vont disant: \u201cPatience et ion- gueur de temps.; Ne brus- qu\u2019ons rien, soyons prudents, qui sait si un acte irréfléchi ne compromettrait pas le succès souhaité.\u201d Pour un peu, ils nous chanteraient, avec un trémolo dans la voie, le refrain connu: \u201cN\u2019a- vancez pas, n\u2019avancez pas.la citadelle vous regarde !\u201d Il y a aussi les violents à qui également le royaume des cieux est promis, qui claironnent une toute autre chanson: \u201cForcons, défonçons, jetons tout lest, courons, s'il faut, au cataclysme.Les Canadiens ont autant droit à l\u2019instrue- tion que les métèques qui encombrent les universités rivales.Paiera qui voudra ; que nos petits-fils expient les bienfaits de leurs grands-pères.\u201cAllons, enfants de la Patrie.\u201d Je crois que notre coopération inopérante aurait plus de chance de succès, si les pacifiques mettaient un peu plus de vin dans leur eau et si les combatifs meélaient un peu plus de flotte à leur pinard.(A suivre à la page huit) Page Quatre \u2014 \u2014\u2014p Le congrès des chirurgiens dentistes Le Quartier Latin, Montréal, 18 octobre 1928 PE \u2014\u2014\u2014 Son succès dépasse toutes les espérances des organisateurs Des délégués accourent de toutes les parties de l\u2019Amérique pour prendre part à ces fêtes inoubliables.Un buste du Dr Eudore Dubeau.BANQUET MAGNIFIQUE Le premier congrès de chirurgiens-dentistes de langue française de l\u2019Amérique du Nord réunissait à la faculté dentaire de l\u2019université de Montréal au delà de 450 dentistes venus de toutes parts pour assister à des séances d\u2019études très instructives ot fort intéressantes et pour féter en même temps le vingt-cinquième anniversaire de fondation de la faculté de chirurgie-dentaire.L\u2019ouverture du congrès, lundi matin, fut marqué par un enthousiasme dépassant les prévisions des organisateurs et assurant par le fait même le succès de cette importante réunion.Mgr PIETTE Sous la présidence du Dr S.Gaudreau, Mgr Piette, recteur de l\u2019université de Montréal, ouvrit officiellement la congrès en souhaitant la plus cordiale bienvenue aux anciens ct à tous les autres dentistes.Mgr le recteur ne put pas cacher son admiralion pour l\u2019empressement avec lequel les congressistes ont répondu à l\u2019invitation qui leur était faite de se réunir à l\u2019Ecole dentaire pour acquérir les derniers perfectionnements apportés à la pratique de la chirurgie dentaire.LE BUT DU CONGRES Le but du congrès est d'exprimer de grandes idées, d\u2019évoquer le passé et d\u2019établir un lien avec le présent pour préparer l\u2019avenir.Le congrès est aussi la continuation du travail universitaire, car pendant les conférences et au cours des clini- ques on donnera aux congressistes toutes les nouvelles connaissances acquises dans le domaine dentaire.De plus, le relèvement et le perfectionnement profession- est aussi à l'ordre du jour et à ce sujet Mgr Piette suggère que l\u2019on exige des conditions d\u2019étu- | des plus difficiles et plus élevées.Le dentiste une fois reçu doit avoir l\u2019honneur de protéger la santé avant de la guérir ou d\u2019y suppléer par une instrumentation.\u2018\u201cAyez \"amour pro- fossionnel, et soyez les artisans d\u2019une noblesse que l'on veut donner a votre profession.\u201d LE Dr E.DAIGLE le Dr E.Daigle, de St-Hya- ! cinthe, se fait le porte-parole des anciens pour réndre hommage a leur Alma Mater et exprimer leur reconnaissance envers leurs dévoués professeurs, Evoquant le souvenir des disparus, il fait l\u2019éloge de ces pionniers de la première heure et félicite les professeurs actuels de leur dévouement à la science dentaire.Tirant des leçons pratiques de ce congrès, le Dr Daigle demande à ses confrères d\u2019avoir des ambitions plus vastes et un désir plus grand de résoudre les problèmes de la pratique de la chirurgie dentaire.Il préconise l\u2019éducation du patient en fait d\u2019hygiène dentaire.LE Dr E.DUBEAU Le Dr Eudore Dubeau, doyen de la faculté de chirurgie dentaire, avoue qu\u2019il est l\u2019objet d\u2019une surprise fort agréable à ye EDIFICE NEW BIRKS \\ \u2014_ = _ \u2014\u2014 Téléphone: LANCASTER 2421-4913 J.I.EDDE Spécialités pharmaceutiques françaises MONTREAL | de l\u2019épargne.térêt composé.TRAVAIL, ECONOMIE, SUCCES Pour réussir en affaires, il n\u2019y a pas de meilleur chemin que le vieux sentier bien connu La Banque de Montréal est prête à vous aider.Ellle vous procure un endroit sûr pour Vos épargnes et elle les fait fructifier à in- BANQUE DE MONTREAL FONDEE EN 1817 L\u2019ACTIF DEPASSE $860, Elle compte 54 succursales dans Montréal et la région environnante 000.laquelle il ne s\u2019attendait zuère.Il n\u2019a que des félicitations à faire aux nombreux dentistes qui ont répondu à l\u2019invitation.Ses remarques, ce matin, seront brèves, car il aura encore l\u2019occasion de parler aux congressistes.Le Dr Dubeau rappelle l\u2019origine de l\u2019Ecole dentaire en rendant hommage à ses dévoués collaborateurs.Il est aussi heureux de revoir à ses côtés son premier professeur, le Dr J.-A.Bourdon, e&* son premier élève, le R.P.Paul Charron, jésuite.Rappelant ensuite le souvenir des dentistes qui ont précédé la faculté dentaire il nous fait voir l\u2019immense progrès accompli depuis un quart de siècle dans la chirurgie dentaire.AMBITION REALISEE \u201cIl y a vingt-six ans, dit-il, deux jeunes compagnons riches en sepérances se preme- naient a Laval de Québec, lors du Congrès des médecins auquel les dentistes étaient invités à prendre part.Ils se demandaient si jamais ils verraient le jour où les dentistes de langue française seraient assez nombreux pour tenir un congrès.\u201cAujourd\u2019hui, continue l'orateur, ces deux jeunes dentistes sont devant vous; l\u2019un préside le premier congrès de chiiur- giens dentistes de langue fran- caise de l\u2019Amérique du Nord et l\u2019autre est tout heureux de vous souhaiter la bienvenue à la faculté dentaire.\u201d Ce progrès, il l\u2019attribue au zèle de ses collaborateurs qui, avec lui, ont fait la faculté dentaire ce qu\u2019elle est.[| exprime aussi à Mgr Piette sa reconnaissance pour l\u2019aide et les conseils qu\u2019il donne si généreuse- : ment et le prie de bien vouloir transmettre à Mgr Gauthier, que des circonstances empêchent d\u2019être présent, son regret de ne pas le voir assister à ce congrès.LE Dr S.GAUDREAU Le Dr S.Gaudreau, président, adrese quelques mots de bienvenue aux dentistes tout en leur expliquant le but et les avantages du congrés.Le Dr Gaudreau exprime le désir de voir la fondation d\u2019une associa- | tion de tous les dentistes, qu\u2019on appellerait la Fédération dentaire canadienne-française.Le projet sera étudié à une séance du congrès.LE Dr GENDREAU Le Dr Gendreau céda ensuite la parole au Dr Gendreau, directeur de l\u2019Institut du radium, qui ouvrit la série des conférences par une études sur les cancers d\u2019origine dentaire et le rôle du dentiste pour combattre ce fléau social.Après avoir démontré que l\u2019irritation est responsable pour la plupart des cancers de la bouche et du tube digestif, le savant conférencier enjoignit aux dentistes de prévenir cette irritation en rappelant qu\u2019il est toujours préférable et plus facile de préve- nir le cancer que de le guérir.Les démonstrations de clinique commencent à deux heures p.m., pour se continuer pendant les deux autres journées du congrés.Le Dr Léo Pari- zeau, ancien professeur à l\u2019école dentaire et professeur à l\u2019université de Montréal donna, lundi soir, quelques aperçus des problèmes de la physique appliquée à la chirurgie dentaire.Sa conférence, accompagnée d\u2019expériences fort intéressantes et très concluantes porta sur l\u2019étude de la lumière.LE BANQUET La journée de mardi, qui fut l\u2019une des plus chargée du congrès se termina par un banquet, l\u2019un des plus brillants encore organisés au Cercle universitaire.Après avoir fait honneur au menu, les convives eurent l\u2019occasion d\u2019entendre une série de discours de première valeur.Sur l\u2019invitation du Dr Gau- dreau, le Dr Geoffrion, secrétaire, lut quelques lettres de félicitations de doyens et de dentistes que leurs occupation empéchaient d\u2019assister au congrès.Le Docteur Gaudreau, rappela ensuite l\u2019origine de l\u2019école et présenta à l\u2019école dentaire, comme souvenir durable de ce congrès et des fêtes du 25e anniversaire, le buste de son doyen et fondateur, le Dr Eu- dore Dubeau.Une salve d\u2019applaudissements éclata au dévoilement de ce buste, exécuté avec un réalisme frappant, par une jeune artiste de talent, Mlle Alice Nolin, fille de notre distingué vice-doyen.Une ovation prolongée salua le Dr Dubeau qui, exprimant sa profonde reconnaissance pour les marques d\u2019estime dont il était l\u2019objet, rappela ensuite l\u2019histoire de la faculté dentaire.LES DISCOURS Sir Lomer Gouin fit ensuite invité à prendre la parole: \u201cVotre faculté, dit-il, est une faculté modèle du monde entier\u201d; et résumant ensuite, Sir Lomer formula des voeux l\u2019oeuvre accompli depuis 25 ans.Sir Lomer formula le vceux de prospérité pour les années | a venir et demanda aux dentis- tes de se faire I\u2019apétre de I'université qui bientôt surgira des plans du Mont-Royal.Le vice-recteur à l\u2019université, M.le chanoine Chartier, remercia le corps des dentistes de l\u2019honneur qu\u2019ils font rejaillir sur leur Alma Mater.La liste des orateurs n\u2019aurait pas été complète si nous si nous n\u2019avions pas entendu le Dr Nolin, \u201cce poète égaré dans la médecine\u201d, celui que nos voisins se plaisent à appeler \u201cthe old reliable\u201d.Des applaudissements prolongés saluèrent notre vice-doyen qui rappela l\u2019oeuvre de l\u2019Bcole dentaire.Le Dr Mowry, président du collège de chirurgients-dentis- tes de la province de Québec, M.H.Coursier, consul de France, M, A.-P.Bélair, pré- : vités universitaires.È sident du comité de régie di À E.E.C.D., le Dr Parizeay; À autres adressèrent aussi la RE 3 role.f PROGRAMME MUSICAL Au cours du banquet un rég #4 musical fut servi par quelqu 4 artistes bien connus.L\u2019orchs = tre des étudiants, sous la dirg À tion de M.Tétrault, E.E.Cp 4 fit les frais de ia musique #4 nombre de chansons furent ei # écutées par Mlle L.Turuer, ï + P.Brodeur, Mlle Cabnna le} 5 Amyot et le Dr Charpentier 4 Ce banquet fut une manifa: 4 tation non équivoque de la so Ff darité qui règne parmi les Is tistes et un témoignage de n° 4 reconnaissance envers l\u2019Eco::4 dentaire.14 Théo GODIN, \u2018 ç ETUDIANTS DE BOSTO).c>-américains de Boston vier: d'ouvrir ses portes, inaug rant sa septième année d'act; De tous les coins de la N velle-Angleterre les étudia sont revenus au foyer du ce: # cle, au No 1943, rue Bence ¥ rencontrer les anciens et no.veaux camarades.Déjà \"ann 3 présente les plus heureux oi 3 sages.Les nouveaux officie 4 se sont mis à la tâche avec: Ÿ zèle de néophytes; et sans a À cun doute le mois ne sera p 4 écoulé que tous les Éécolie 3 franco-américains qui étudie à Boston auront été init: § dans cette jeune mais vaillar fraternité.Sous l\u2019habile direction | leur nouveau président, M.Be 5 thelot Leclaire, de Woonsceke 3 fils d\u2019un éminent et regret § compatriote, le Dr Charles-J: à seph Leclaire, et étudiant l'int 3 sant en droit à l\u2019universiié & 7 Boston, un programe d'ac 3 vités et fonctions sociales e:3 en train de se compléter.M.Li 3 claire est un gradué du collès \u20184 de l\u2019Assomption, de Worceste: 4j et s\u2019est distingué par la m: § nière efficace dont il servits 4 C.E.F.A., comme membre C; % cercle dramatique, préside: 3 des comités de la maison, et \u20ac: 4 ganisateur des soirées sock; 3} les du cercle.1 Il a pour le seconder ds; 3 l\u2019administration du cercle, H #- vice-président, M.Wilfrid Li # flamme, de Manchester, éj diant en droit à Boston.| - M.Ronald Boucher, ; Springfield, trésorier, étulisr À en dernière année de droit, # cien membre du Cercle dram tique et président de dive 33.comités.A M.Alphonse Vézina, étudis en deuxième année de droit, # À crétaire; MM.Ernest D# 3 mours, Joseph Marien et A } mand Laprade, directeurs.| 3 Cette année les efforts if | administration ont été sé\u2018 reusement secondés par ¥ amis de la cause franco-* 3 ricaine.Citons en tête des & 3 tributions, l\u2019allocation de } À somme de $300, par \"Union 3 Jean-Baptiste d'Amérique.4 ee i PAGE SPOR TIVE or LA SEMAINE SPORTIVE Ï Ile fut très active.\u2014 Fin du tournoi de tennis et j départ des nôtres pour Kingston.\u2014 Amélioration dans le rugby.PRÉPARATION DU TOURNOI ATHLÉTIQUE Au commencement de l\u2019année universitaire, M.Ray- Frond Raymond, président de l\u2019Association athlétique, fai- Æsait appel à tous les étudiants.9 Permettez-moi de revenir un peu sur le sujet.#nnée, le changement de \u201cMaison de famille\u201d changé nos habitudes.Dans notre nouveau local, chaque organisation a su Prouver des bureaux améliorés.Vous y trouverez une belle {alle de billard, et ses cinq tables ne sont pas de trop.En 1 plus, une salle de lecture, un beau gymnase, six belles douches, des salles spacieuses et toutes sortes de commodités.Pourtant, je connais nombre de confrères qui n\u2019ont jamais Pis les pieds à l\u2019ancienne Maison des étudiants et semblent ncore ignorer la nouvelle.Ceux-là, comme les nouveaux, y découvriront I\u2019 Associa- Mion athlétique et auront une idée de ses activités.LE TOURNOI DE TENNIS Cette année, le tournoi de tennis offrait un intérét tout particulier.T s'agissait de choisir une équipe presque com- $lctement nouvelle, pour aller au tournoi inter-universitaire Hu Canada, tenu à Kingston, sous les auspices de Queen's.Dimanche dernier, la finale mettait aux prises Antoine K alois et Lucien Lalonde, pour la magnifique coupe Marcel Rainville.A la surprise générale, L.Lalonde gagna la ren- #ontre.Cette a quelque peu 1 NOTRE EQUIPE DE RUGBY j Notre équipe de rugby conserve mon admiration.Avec ous les désavantages que nos joueurs doivent subir sans mur- @vurer, il n\u2019est pas surprenant de les voir perdre leurs pre- ghieres parties.Eux-mêmes n\u2019ont pas été les plus étonnés.Il Haut s'attendre à ne pas avoir une équipe parfaite à un jeu @fui n'est pas entré dans nos moeurs.J Aprés un début peu encourageant au Loyola, nos $ oueurs, sans substituts, virent leur position s\u2019améliorer con- \u2018gre Bishop; et contre McGill, samedi dernier, ils ne firent @pas trop mauvaise figure.LE TOURNOI ATHLETIQUE Nous aurons, à la fin du mois, le tournoi athlétique.L\u2019an Plernier, les facultés rivalisèrent si bien que la lutte fut très @crrée entre le polytechnique, le droit et la médecine.Cette @nnée, tout promet d\u2019être aussi bien.LES LIGUES DE HOCKEY A dl\u2019assemblée de l\u2019Association athlétique, la semaine flernière, on discuta la question de la ligue de hockey inter- Rollégiale.Cette ligue, qui s\u2019en était tirée avec peines et Misères, verra probablement de plus mauvais jours encore.#l est à peu près certain que nous en sortirons.On envisage plutôt la formation d\u2019une ligue inter- 2 acultés, ligue existante, mais qui n\u2019a pas fonctionné ces der Apières années.Maurice FERRON.L'équipe de rugby progresse Les joueurs montrent un courage étonnant.APPUI NÉCESSAIRE Ceux qui, à la suite de notre partie avec Loyola, tentèrent de nous décourager, ont certes perdu leur temps.Grace à l\u2019énergie et à l\u2019enthousiasme de nos joueurs, nous avons \u2018\u2018tenu\u2019\u2019.Et nous comptons \u201ctenir\u201d encore jusqu\u2019à ce qu\u2019une victoire vienne couronner les superbes efforts de nos équipiers.Il suffit de regarder les résultats de nos parties pour constater les progrès considérables ac- { complis depuis le début de la saison.au début par le formidable Loyola a grandement contribué à stimuler nos porte-couleurs.Des circonstances inconirôla- bles nous ont empêché de faire meilleure figure à Lennoxville, où nous avons été royalement reçus.Avec 13 hommes en tout, y compris Pierre Boucher qu\u2019il faut féliciter et remercier, nous avons vaillamment combattu.Enfin, samedi dernier le Mc Gill s\u2019est vu à deux pas de la ! défaite.Carabins, ne ménagez pas vos encouragements aux membres de l\u2019équipe de rugby.Au lieu de commenter défavorablement certaines défaites, considérez la belle oeuvre qu\u2019ils accomplissent en jouant sous des conditions aussi dures.Sans terrain, sans temps, sans \u201ccoach\u201d, ils continuent à porter vos couleurs universitaires et après une défaite, ils peuvent dire comme François Ier, \u201cTout est perdu, fors l'honneur\u201d.Rappelez-vous que nous avons encore deux parties, le 22 contre McGill et le 24 contre Loyola.Que notre esprit universitaire soit à la hauteur de celui des joueurs de rugby! Raymond DUPUIS @rganisation de la parade est donc à espérer que comme par les années passées la parade sera un succès digne de ceux (suite de la page deux) @Une autre chose qu\u2019il ne se- | qui en sont les auteurs et digne de ceux qui la verront passer Les commissaires ordonnateurs Et pas nuisible de rappeler est {Re chaque année il se commet @rtains abus qui, quoique lé- @rs, laissent une mauvaise im- Mession néanmoins.Non pas M° ces choses soient faites de M uvaise intention, mais plutôt \u2018Wr manque de réflexion.L\u2019al- gon porte surtout vers les vi- Ms de tramways qui parfois @bissent de légers dommages.Pin de conserver ce cachet de tinction qiie toute organisa- 9\" universitaire doit avoir, il et APRES LA PARADE les étudiants auront LE CORPS FATIGUE PAR LA MARCHE LA GORGE ALTEREE PAR LES CRIS Ils pourront se remettre se désaltérer au RITZ-LAVALEE I La cinglante défaite inliigée « Le Quartier Latin, Montréal, 18 octobre 1928 La rencontre Lalonde-Va- lois donna lieu à de beaux coups.DEUX TEMOINS.Samedi, le 13 octobre, les journaux annonçaient la finale (simples) du tournoi de tennis universitaire.Aussi, à l\u2019heure dite, comme on peut s\u2019y attendre, une foule de deux étudiants, y compris l\u2019auteur de cet article, se pres- sait-elle aux abords du Nelson, pour applaudir aux beaux coups de raquette d\u2019Antoine Valois, P.C.N., et Lucien Lalonde, 2e année de | droit.Quelques amis se trouvaient çà et là, disséminés à ! travers cette multitude.Les lignes qui suivent s\u2019adressent donc aux nombreux |! hommes d\u2019affaires de notre | institution qui n\u2019ont pas trop de temps a disposer, et trouvent plus confortable et moins refroidissant de suivre nos activités sportives dans un bon fauteuil d\u2019orchestre, pendant les intermissions, tout en se rassasiant les narines d\u2019un parfum troublant non équivoque.LA JOUTE La journée était favorable à une joute de cette importance, et les deux adversaires en grande forme.L'un et l\u2019autre possèdent un jeu de fond à peu près identique, avec quelques variantes dans leurs méthode de servir et de \u201cdriver\u201d, Lalonde montant peut-étre plus souvent au filet pour terminer un échange sur un coup décisif.Le premier set fut à Valois, celui-ci gagnant quatre parties consécutives pour faire 6-2.Le deuxième set fut le plus contesté, et alla finalement à Lalonde, 7-5.Celui-ci, encouragé par ce premier sue- cès, continua la lutte avec cette persévérance et ce courage reconnus à nos hommes de loi, et, drivant de droite et de gauche avec précision, remporta le troisième set 6-4.Valois, d\u2019un autre côté, se ressentant sans doute de ia fatigue des deux \u201cmatches\u201d joués la veille, faiblissait graduellement: et, malgré le repos réglementaire de 10 minutes, il ne put empécher Lalonde de faire 3-1.Il gagna encore une partie, mais Lalonde l\u2019emporta en fin de compte par 2-6, 7-5, 6-4 et 6-3.TRADITION La défaite de Valois n\u2019a rien d\u2019humiliant pour lui.Elle a mis en lumière un joueur qui n\u2019était considéré auparavant que comme excellent intermédiaire, mais dont l\u2019attaque irrésistible de dimanche lui aurait permis, ce jour-là, 3 / Lucien Lalonde remporte le championnat de tennis Les nôtres à Kingston Le tournoi de tennis a permis à l\u2019Association athlétique de faire un choix parmi ceux qui se sont distingués.Ils auront à faire face aux étoiles des autres universités.L\u2019an dernier, cet évènement organisé par l\u2019université de Montréal, pour la première fois, fut un succès.Il réunissait des joueurs des universités de Toronto, Queen's, Mc- Gill, R.M.C., Osgoode Hall et U.de M.Depuis sept ans, McGill remportait la première place, mais Toronto vint avec une équipe formidable et l\u2019emporta haut la main.McGill suivait avec 7 points, et nous en troisième place avec 6.Cette année, Queen\u2019s recevra jeudi, vendredi et samedi.Notre équipe comprendra Valois, Lalonde, M.Brunet et Latour, Ils pratiquent ferme pour garder à nos couleurs la position acquise l\u2019an dernier \u2014 et faire mieux si possible\u2014 Ils y seront aidés en ce que Jack Wright, qui compta tous les points de McGill, arrivant champion en simple et finaliste en double, a fini ses études et ne peut prendre part au tournoi.Nous souhaitons à nos représentants bonne chance et bon succès.M.F.de faire face honorablement à n\u2019importe quel senior de la province.Cette victoire peut, toutefois, être expliquée d\u2019une autre façon.Il existe à l\u2019université cette tradition remarqua- Quartier \u2014 Gal.4a Gillet ble voulant que notre tournoi simple de tennis soit remporté par un étudiant en droit.La- londe se devait donc de couper court aux aspirations des facultés de médecine et autres, et d'inscrire sur la coupe emblême du championnat, à côté de ceux des Marcel Rain- ville et des Bernard Couvret- te, son propre nom.L\u2019INTERCOLLEGIAL Le tournoi intercollégial, organisé cet automne par l\u2019université de Kingston, se dispute cette semaine.Nous sommes assurés que Lalonde et Valois, accompagnés de Brunet et Latour, étudiants en médecine, sauront dignement nous représenter, et, comme les équipes passées, porter trés haut l\u2019azur et l\u2019or de l\u2019étendard universitaire.Nous leur souhaitons bon voyagetet: bonne chance.: R.-Léo LEBLANG. PageSix Six \u201c Chroniques des facultés Le Quartier Latin, Montréal, 18 octobre 1928 + @ MECN SSE EER RAO mI >| F OO 0 0000000 0 OO RA OT 000000000000 pO OA ALTERNA In mana FACULTÉ DE DROIT À L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE | FACULTÉ DE SCIENCES| HAUTES ETUDES COMMERCIALES | 1 | FACULTE DE MÉDECINE LA MESSE DU SAINT ESPRIT À la messe du saint Esprit, dimanche dernier, les amis s\u2019étaient rendus très nombreux.Tout le monde était heureux, chacun souriait; avec le snlen- dide soleil qui présidait à la réunion, il y avait de la gaiété dans l\u2019air.LA PARADE Samedi soir, avec la permission de madame Température, les gais copains de la rue St- Denis manifesteront publiquement.La date approche, elle est presqu\u2019arrivée.Les gens de l'extérieur en parlent, et ceux de l\u2019intérieur, sauf quelques-uns, n\u2019en parlent pas.Certains mêmes mettent des bâtons dans les roues, s'interposent entre des souscriptions importantes, critiquent la parade; conseillent aux autres de se tenir loin de l'organisation.Pourquoi susciter de tels mouvements bolchévistes au sein de la paisible population étudiante?Si ces individus là ont des griefs contre quelques robins, pourquoi déverser leur bile envieuse sur une organisation collective?Que ces Messieurs gardent donc en leur fort intérieurs leur humeur neurasthénique.Qu\u2019ils ailient chanter aux chinois, mais pas aux confrères, que pour la parade du bérêt, ça ne vaut pas la peine de se déranger! Ces gens-là, vous verrez, seront au premier rang de l\u2019assistance, sur le parcours le soir de la fête, et nul doute qu\u2019ils riront plus fort que leurs voisins.PREPARONS-NOUS Dimanche dernier, le bérêt sur l\u2019occiput, la canne sous le bras, nous faisions corps, fiers de nous sentir les coudes sous les yeux admirateurs de la foule, et celà nous donnait du \u201cpep\u201d N\u2019attendons pas au grand soir pour sentir l'enthousiasme, ne comptons pas sur la derniére minute pour faire notre part individuelle.Arrangeons nos flûtes pour être libres samedi soir, afin de montrer publiquement que nous sommes étudiants et que nous n\u2019avons pas honte de notre bérét et de notre canne.Il est entendu que plusieurs confrères travailleront, que d\u2019autres quitteront la métropole pour leur famille.Ceux- là sont évidemment excusables.Mais ceux qui assisteront au défilé, en souriant \u201cniaisement\u201d à leur confrères qui paradent, ceux-là réaliseront la platitude ! de leur conduite anti-sportive, | 2e pasez-moi \u201criant jaune\u2019.| (À suivre à la page sept) l\u2019expression, en PRESIDENT HONORAIRE Notre comité de régie est complet.Sur la proposition du président M.Charles-Emile Lafran- ce et de ses officiers, le docteur Anselme Léger a accepté la présidence honoraire du comité.Depuis longtemps mêlé à la vie des étudiants, ancien élève de notre université, le Docteur Léger a toujours été pour nous un ami dévoué, un conseiller prudent et parfois notre avocat.De grandeur moyenne, le front large el bien découvert, les yeux observateurs ct toujours à l\u2019attention, le sourire facile, la parole expressive, le Dr Léger n\u2019a rien d\u2019austère.adien d\u2019origine et de nais- .Acadien d'orig \u2018 | doute qu\u2019il saura faire respec- sance, à peine âgé de quarante ans, le plus jeune de nos professeurs titulaires, médecin de l'hôpital Notre-Dame, vice-président de la Société Médicale de Montréal, le docteur Lége- est un travailleur opiniâtre et consciencieux.Nommé professeur titulaire de la chaire de Pathologie interne l\u2019an dernier, il marche magnifiquement sur les traces de son maître et prédécesseur, le Dr Albert Lesage Certes le Dr Léger doit passer de longues veilles à consulter les auteurs les plus à date, à compiler les revues médicales, pour nous présenter son cours de pathologie interne.Nous tenons à lui témoigner notre reconnaissance et lui demandons de nous guider au cours de l\u2019année académique 1928-29.LA PARADE Samedi prochain aura lieu la parade de l\u2019enterrement du béret.L'an dernier, à la décision unanime du jury, nous remportions la coupe, témoignage de l'ordre, de la beauté de nos chars allégoriques.Cette coupe, il faut la conserver, nôtre, cet automne et longtemps encore.Pour arriver à ce but que chacun de nous ait à coeur de donner un peu de lui- même et de son temps samedi prochain.Que toutes les bonnes volontés se mettent à la disposition de notre président ct de ses officiers.Paul MOUSSEAU SYMPATHIES Les étudiants en médecine offrent leurs sincères sympathies à M.J.-E.Riopelle, élève de 4e année, à l\u2019occasion de la mort de son Père.À M.L Leblanc, élève de année, à l\u2019occasion de la mort de sa soeur.Le secrétaire, W.BOILEAU.Mardi avaient lieu à l\u2019école les élections du comité de régie.Elles furent tranquilles au prix de l\u2019an passé, alors qu\u2019un brave citoyen eut le cuir chevelu presque arraché par un \u2018\u2018red\u201d\u2019 trop convaincu.Le président, M.René L'Heureux, a été élu par acclamation; c\u2019est l\u2019homme qu\u2019il nous faut.M.L\u2019Heureux est, en effet, un des mieux qualifiés pour cette fonction, \u201che\u2019s the right man in the right place\u201d, comme on dit dans l\u2019autre langue.Nos féli- ! citations à L\u2019Heureux président.M.Cabana, dont les cheveux ont repoussé depuis, a été élu vice-président, par acclamation également.Nul ter son autorité.La position de secrétaire, toujours très recherchée, revient à M.Fontaine, celui-ci l\u2019emportant sur son adversaire, M.Piché, par 15 voix de majorité.Robert Dumont (alias \u201cJack\u2019) a été élu \u2018\u2018rooter\u2019\u2019; Magnant est allé faire un tour de ski pour se consoler de sa défaite.Edgar Fournier, qui cultive sa moustache depuis six ans, dit-il, pour cet évènement, portera les couleurs de l\u2019école cette année.L\u2019aviseur est, naturellement, M.Edgar Gaudette, notre dévoué président de l\u2019an passé.Les conseillers sont: 5e année, Albert Leduc et Gaston Bertrand ; 4e année, Georges Martel; 3e année, Albert Vidal; 2e année, Maurice Fleury et Marcel Pinet; le année, Bernard Dufresne, Jacques Roland, Pierre Bélan- ger et Maurice Scott.M.Paul Lefebvre a été nommé directeur sportif de l\u2019Ecole.LA PARADE Il faut que samedi tous les gars du Polytechnique soient là avec leur béret et leur canne.Nous sommes plus nombreux que jamais et nous avons des chances de gagner la coupe, si nous nous rappelons que le nombre et la bonne tenue comptent pour beaucoup dans la décision des juges.Pour terminer, la chanson de l\u2019école! Ainsi, personne n\u2019aura d\u2019excuse de rester en panne et de laisser son voisin finir pour lui: \u201cMessieurs, c\u2019est nous élèves de l\u2019école les Polytechnique, Polytechnique Nous étudions l\u2019ellipse et l\u2019hyperbole, (A suivre à la page sept) Je vous présente (que dis- je!) j'ai l\u2019honneur de vous présenter mon ami Chrysobale.C\u2019est un gaillard bien bâti, à l\u2019allure martiale et au regard décidé; assez fort en gueule.et en chimie, enfin un de ces types extrémistes qui ne se contentent jamais de la médiocrité dorée.Or donc, en ce temps-là, Chry- sobale, revêtu d\u2019une chienne chimiquement impure, je veux dire maculée, procédait à la re- | cherche de deux métaux mélan- | gés.Chrysobale est assez vourru et les éprouvettes en savent quelque chose.Mais l\u2019on a beau être bourru, pester, tempéter, grogner, ronchonner et se fa- cher, cela ne fait pas un pli sur la conscience des précipités que l\u2019on voudrait voir se former.Dites-moi, qu\u2019est-ce que ça veut ficher à l\u2019acide benzoïque qu\u2019on l\u2019appelle andouille ou triple gueux pour n\u2019employer que des mots polis?Or malgré toute sa bonna volonté et toutes ses bonnes paroles, Chrys ne parvenait pas a trouver la piste qui le ménarait à son métal.\u201cOn va recommencer.etc.c\u2019est pour la derniére fois\u201d, dit-il, assez langoureusement en jetant aussi peu délicatement sa solution dans le caniveau gluant.Han! Il se remit donc à piler dans un Bécker rempli d\u2019eau des cristaux peu solubles dans ce liquide inodore, incolore, sans saveur, qui est la boisson nationale de nos voisins.Il se fit une solution et en soupirant profondément recommença l'analyse.\u2014Oh! joie, ça allait bien.H* S donnait un précipité noir orun.Le sulphydrate d\u2019ammonium aussi mais.Horreur! Il se formait deux précipités cette fois-ci: un dans l\u2019éprouvette et l\u2019autre sur les mains de Chrys.Lequel précipité était un peu soluble dans H: O en excès, en laissant un résidu noir brun insoluble dans les pores de la main.\u2014\u201cM.chimie\u201d, dit-il (il, pouvait bien déblatérer cuntre elle) : Elle venait de se venger | de si éclatante façon de toutes les insultes dont il l\u2019avait si outrageusement accablée.\u201cMe voilà dans un bel état pour aller voir ma blonde ce soir.Qu'est-ce qu\u2019elle va dire de moi?Elle va bien me traiter de triple salaud.\u2014 Paul Tronc, connais-tu quelque chose qui me détacherait les mains?\u2014Essaie de la Soude.\u2014J\u2019en ai essayé et ça ne vaut pas le diable.L\u2019appariteur venant à pas- QUILLES 4 La saison de quilles, récey, À, ment ouverte, témoigne d'u : activité extraordinaire.I; 3 équipes de classes sont trèsfo, 3 22 tes et rivalisent avec arde, J?jusqu\u2019à en oublier les examey # qui approchent.Les victoir J remportées adouciront peu être les pleurs et les grin = ments de dents ! = Magnifiques résultats Voici d\u2019ailleurs des chiffre 4 $ pour épater les connaisseurs ç : édifier les novices et les profs @ 3 \u201c nes: 3 Partie d\u2019équipe de 600 ¢ à plus: Première \u201cA\u201d (4) 811 6% 616-611.1roisième (3) 664-625-605.Deuxiéme.(1) 607.3 Parties individuelles de 8 4 et plus: 3 Première (15) 206-171-1¢ - 161 - 155 -154-153-149-142-1£ # 139-138-137-133-131.4.Troisième (13) 186-170-16 4 [ 156 - 152-149-148-146-141-14 | 133-133-130.3 Premiére \u201cB\u201d (11) 145-14 À 144 - 141-140-137-137-134-13 132-130.Deuxiéme (a) 152-149- 14 4 145-144-144-138-130-130.Préparatoire (1) 139.Grand total: 49.3 La Première \u201cA\u201d tient lu té 3° et joue des moyennes très & À vées.x Voici les chiffres d\u2019une pa 3 tie-record jouée entre Premit, § \u201cA\u201d et Préparatoire: i 3 Première \u201cA\u201d A.Philie\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 80 125 116 &- 4 P.Bonnier .117 131 164 4: 2 L.Bayard .99 89 206 ¥ P.Philie .82 80 171 8: O.Dionne 155 142 154 £ 533 567 811 wy 3 Préparatoire i ; ol 3 Robert .85 106 117 i 3 Boileau .96 89 T6 Xi Tougas .eveerueen.96 95 80 4 Dussault .139 92 121 &} Daoust .c.78 95 93 ® \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 494 487 477 4 Première \u201cA\u201d gagne les tr) 8 parties.Parties inter-classes À Position des équipes :\u2014 Première \u201cA\u201d Troisième vecsencencocsens srecsscenrenaucacec000 Les luttes avec les sé 1 l'extérieur ont débuté par & À victoires, une sur le club L marre, l\u2019autre sur le club ; l\u2019Hôtel de Ville.(A suivre à la page neuf) (A suivre à la page sep!) \u2014 Æ Le 17 septembre dernier, \u2019E- Mcole d'Hygiène sociale appli- M quée ouvrait ses portes à un Bron groupe d\u2019infirmière dési- Mreuses de devenir des soldats 2 d'avant-poste dans le domaine Me l\u2019hygiène publique.A Grâce à sa bonne renommée i due au dévouement de son di- #ccteur, le Dr Beaudoin, ct de Msn directrice, Mlle E.B.Hur- Boy, grâce aussi aux encourage- Bonts précieux de personnages ddistingués, l\u2019Ecole d\u2019Hygiène voit chaque année le nombre de dses élèves augmenter.Dix-sept dinfirmières graduées des diffé- 3} Bents hôpitaux de notre provin- Ace sont inscrites pour l\u2019année \u201cM1928-29.4 Si l\u2019on en juge par l\u2019entrain, A'esprit de corps et la bonne en- : Monte qui règnent déjà parmi Hous, l\u2019année s\u2019ouvre sous les \u2018Bncilleures auspices.Trois se- @naines ont suffi pour nous ian- rer en pleine activité et c\u2019est Üpvec enthousiasme que nous | Mnous mettons à l\u2019étude: cours, = ravaux pratiques, démonstra- ; $ ions se succèdent, apportant .Mloujours un renouveau d\u2019inté- Ærêt; nos profeseurs possédent : Eu plus haut point l\u2019art de cap- liver notre attention et les heu- ; es passées aux cours comptent + parmi les plus intéressantes de - {notre journée.# Dès la première semaine , ous décidâmes, à l\u2019unanimité, Apres ouverture de l\u2019Ecole, .@de porter la seyante coiffure | 3 iniversitaire; s\u2019il vous arrive, :n allant aux cours, de croiser :Qune jeune file affairée, à la | + 3 nine énergique, qui passe gra- \u2018cement, le bérét sur l\u2019oreile, #@Enclinez-vous, messieurs, ce\u2019st une infirmière de l\u2019Ecole d\u2019Hy- {riène.Comme nul corps ne peut vi- Wvre sans.tête, nous nous ré- 3 unissions, le 10 octobre dernier @pour élire notre Conseil de Ré- 5 ie, à l'unanimité notre dévouée 1 directrice, Mlle Hurley est @g'\"ommée présidente honoraire.n premier tour de scrutin don- Ra \"0 comme résultat: Présidente | Mile Bourbonnais, deux tours | 3 de scrutin élisent vice-présiden- lc Mlle Morin, Secrétaire Mile \u2018 Rivard.Toute notre activité se tourne maintenant vers les prépa- \u2018atifs de la parade du \u2018Bérét\u201d, @ Nous serons au poste le 20 au @ soir et des premières !!! HYGIE.FACULTÉ DE DROIT (Suite de la page six) | LA COUR DE PRATIQUE | Pour saisir toute la portée | des cours de droit, un peu abs- | traits, lorsqu\u2019ils sont donnés ex- professo, on nous suggère d\u2019assister aux séances de la cour de pratique.Les étudiants de deuxième et de troisième connaissent déjà, par leur expérience, tous les avantages qu\u2019ils peuvent en tirer.Quant aux confrères de première dont les loisirs sont assez nombreux, nous sommes heureux de leur transmettre la suggestion.La cour de pratique siège dans le local 31, au 3e étage du vieux palais de justice.On a généreusement distribué aux étudiants de deuxième et de troisième anée, un fascicule intitulé: \u201cDomicile et juridiction des tribunaux\u201d, par Alex-Gérin Lajoie.Nul doute que ce livret figurera horora- blement dans la bibliothèque future des futurs juristes.LA SOCIETE DES DEBATS A défaut du tribunal-école, et de parlement école, la société des débats mérite cinq miniites de réflexion de l\u2019étudiant en droit.Vous, qui demain, serez les lumières du Barreau nu les puits de science du Notariat, relisez attentivement ce que la société des débats vous propose | dans une colonne voisine.Plus que tout autre, l\u2019étudiant en droit doit se familiariser avec la claire interprétation de sa pensée devant le public.L\u2019erca- sion se présente.À vous d\u2019y voir.UN CHAMPION Nous avons une légitime pointe d\u2019orgeuil d\u2019annoncer que le champion de l\u2019université, au tennis, est un confrère de droit, M.Lucien Lalonde, de deuxième année, a vaincu le trop confiant M.A.Valois.Le résultat 2-6, 7-5, 6-4, 6-3, couronna le duel, auquel n\u2019assistèrent que deux personnes.Au champion, les étudiants en droit offrent leurs chaleureuses félicitat'ons et forment pour lui des vseux de succès toujours plus marquants.J.-Théo LEGAULT.NECROLOGIE La mort a passé dans les familles des franco-améri- cains, élèves de l\u2019Université de Montréal, et y a fait deux victimes: M.Leblanc pleurait la mort de sa soeur, tandis que le père de M.Edouard Riopelle était frappé de mort subite.A leurs deux confrères éprouvés, les franco-améri- caîins de l\u2019université désirent offrir l'expression de leur plus profonde sympathie.Oscar PERRAULT.HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES (Suite de la page six) Lamarre et L.Sicotte .114 Pelldtier .94 Dion.87 Allegre .ces P.Lamarre .47 101 vscouvasse Cie 141 122 76 102 cocuce 877 272 195 118 240 310 69 124 76 183 443 40 594 1507 H.E.C.A.Philie .131 114 92 337 L.Vachon .117 89 143 349 P.Philie .138 112 113 363 L.-E.Beauchemin 130 115 116 361 O.Dionne .117 126 120 363 633 556 584 1773 H.E.C.gagne trois parties.Hôtel-de-Ville Courteau .103 1563 1° 365 Desroches .97 124 86 307 Gauthier .122 96 144 362 Charpentier .130 156 107 393 Paré L\u2026esecerrerer 131 97 126 354 583 626 572 1781 H.E.C A.Philie .135 111 122 368 L.Vachon .103 130 144 377 P.Philie 102 104 91 297 [.-E.Beauchemin 170 139 124 433 0.Dionne .140 189 130 459 650 673 611 1934 Ligue interfacultés Il serait à souhaiter qu\u2019une ligue inter-facultés s'établisse, ligue qui aurait pour but d\u2019entretenir une solidarité étroite entre les plus différentes branches de l\u2019université.Une invitation expresse formulée par H.E.les facultés ayant de quilles de venir avec nos équipes.est donc C.à Loutes une équipe se mesurer Jean AUBRY.À L'ECOLE POLYTECHNIQUE (Suite de la page six) Mathématiques, ques.Nous apprenons à des turbines; mathémati- construire C\u2019est l\u2019hydraulique, c\u2019est l\u2019hydraulique ; Des ponts, les chemins de fer, des machines ; La mécanique, la mécanique.Holà ! voilà ! v\u2019là les étudiants, Des bons garçons, gais et très bruyants.Nous marchons, ciférant.Otez-vous de d\u2019là, nous v\u2019là, nous v\u2019là, nous via! bravement, hurlant, gesticulant, vo- J.DUBEAU.nous V'la, Le Quartier Latin, Montréal, 18 octobre 1928 Chroniques des écoles NET HB\" Jnr VU ROIS L3 a m\u2014\u2014_\u2014 za A \u201cPhotographe attitré des Etudiants\u201d RUE STE-CATHERINE, (Près St-Denis).Tél.LAncaster 5478 \u2014 Rés.ATlantice 3695 4 Téléphone: HARBOUR 3088 THE NEW SYSTEM CLEANING SERVICE REGD.TEINTURIER et NETTOYEUR J.H.BRETON, Prop.BUREAU : ATELIER 823 est Dorchester 1156 St-Christophe ESCOMPTE DE 10 POUR CENT AUX ÉTUDIANTS | H.TURCOTTE L\u2019unique magasin de chaussures pour les hommes, dans l\u2019Est a ] NF EXIGEZ L\u2019ARDOISE 241 EST, RUE SAINTE-CATHERINE - MONTREAL NOUS ACCORDONS 10% D\u2019ESCOMPTE A TOUS LES ETU- DIANTS DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL puis Srères RUES STE-CATHERINE, ST-ANDRE, DEMONTIGNY et SAINT- CHRISTOPHE PLATEAU 5151 TELEPHONE: MAIN 4650 HUDON \u2014 FONDEE EN 1839 HEBERT\u2014 CHAPUT LIMITEE aba Distributeurs des fameux Thés et Cafés \u201cPRIMUS\u201d ae _ 18, RUE DE BRESOLES MONTREAL FORTERESSE DE SOLIDITE ACTIF \u2014 $400,000,000 is are : Les dividendes des assurés sont augmentés pour la huitième :: année successive.SUN LIFE ASSURANCE CO.OF CANADA Siège Social : Montréal a ap 0B BP \"1 \"0640000 © Pad, oe Le Quartier Latin, Montréal, 18 octobre 1928 a 0 00 8 a A 0 0 A A CEST Te rv yy TY ALS AS SA AAALLALASL 2 AA LAL LAS SAN t HO Gp 0G GRO VRS UE TERRE UE 4e AL Orliodededpofoaiaateiiosioeioadoidacienisofosioeocfsafoelssfosdoniodods oeogeatestoatoateadreipegesiesgeofoodsatoadonionidiriocdoefosdeedoofoalpnle dred CHONIQUE MUSICALE ENCORE NÉ L'opéra français de Montréal continue ses succès \u201cARERR! \u201c MANON ™ Le procès de Manon, au point de vue strictement dramatique n'est plus à faire, et ce serait un hors-lieu que de vouloir discuter de nouveau sur la moralité de cet opéra-comique.Comme malheureusement dans presque tous les opéras, le récit est équivoque, souvent grivois et immoral.Aussi l'auditeur doit-il être en garde contre cette intrigue guère vraisemblable.sans valeur psychologique aucune et pleine de puérilités: vrai, Manon ne serait pas le chef-d'oeuvre que l'on connaît.ne serait rien, si Massenet n\u2019y eut jeté son génie musical! Ainsi aller entendre Manon, c\u2019est aller se bercer à la ravissante musique de Massenet.c'est aller saisir le jeu des artistes et écouter leur interprétation des rôles immortels, ça n'est jamais aller à une fête de l'esprit, à ce plaisir des grandes dames où de la haute poésie.comme\u2014 disons des souvenirs tout frais\u2014 jour Hamlet ou pour Chanteclerc.C\u2019est la distinction: le danger est que l'auditeur moyen mêle tout.musique immortelle comme intrigue insupportable.Quoi qu'il en soit, on a joué Manon au théâtre Saint-Denis et l'Opéra français de Montréal s'est conquis par cette première audition un succès réel et.j'ajoute sincèrement.un succès mérité.Sans doute l'opéra de Manon, comme tel, attirera toujours un bon public.à cause de sa musique; sans doute Massenet demeurera encore longtemps le musicien harmonieux et charmeur que le public aime entendre: sans doute encore les quelques airs connus de Manon.notamment le Ah! fuyez, douce image, constituent un appel presque irrésistible du public: mais aussi, et il ne faut pas l'oublier, le jeu et I'interprétation des artistes y ont quelque mérite.Donc, quoi qu\u2019en aient dit certaines appréciations, Manon n'a pas eu de succès tout simplement parce que Manon était à l'affiche, mais bien aussi parce que Manon comptait des interprètes de valeur intéressante.Et pour cause.Mlle Maryse Dietz nous donne une Manon exquise, bien en voix, au jeu très souple et d'un style personnel et vécu; son rôle considérable, elle le rend avec une justesse et une sûreté étonnantes.De son côté, M.Jean Nicolesco \u2014 ce jeune ténor roumain- parisien précédé ici d'une réputation difficile à soutenir \u2014 nous a campé un des Grieux bien compris et admirable de maintien et de diction; ce ténor de belle culture, à la voix chaude et ample, mais sans sonorité étourdissante, au timbre curieusement semblable parfois à celui de Muratore, ce ténor sympathique dès l'abord constitue la vedette incontestée de Manon.Ces deux personnages font tout l\u2019opéra; leur rôle, considérable et bien en marque, leur donne presque tout le crédit du succès.Il y a encore M.Paul Payan dans le personnage du comte des Grieux, une basse intéressante mais qui n'a guère pu se faire valoir: son interprétation du rôle formidable de Méphisto dans Faust cette semaine lui donnera toute sa valeur et nous permettra de le mieux juger.Les choeurs ont rendu avec un ensemble assez complet une partition pas très volumineuse mais parfois de difficulté réelle.Et puis il y a l'orchestre qui.lui, malgré toute la bonne volonté de monsieur Brassard et de Mme de Potter.manque réellement: on ne peut.même dans ce vaisseau sonore qu'est le Saint-Denis.donner avec son ampleur et surtout sa véritable harmonie un opéra comme Manon.si l'on ne dispose que d\u2019une vingtaine d'instruments au plus et d'un piano-conducteur; espérons que ces désavantages, qui viennent quelque peu nuire au succès complet de cet opéra par ailleurs fort bien rendu.seront bien vite éliminés.Naturellement, il faut faire la part des circonstances, et monsieur Brassard saura bientôt faire disparaître ces nécessaires manquements d'une organisation qui débute.Claude FRESNIERE.EE ÉTUDIANTS LECTEURS LECTRICES Voulez-vous prendre une nourriture saine et substantielle dans un endroit où la courtoisie n\u2019a d\u2019égal que la gaité du local?Chez Méthot on trouve tout Livres neufs et d'occasion.Visitez notre STUDIO Cadres, moulages d\u2019art, bibelots LIBRAIRIE WILFRID METHOT LTEE Venez donc chez COIN SAINT-DENIS ET ONTARIO GERACIMO FRERES MONTREAL ET, Le \u201cQuartier Latin®, journal des Etudiants de l\u2019Univernité de Montréal, it xen buresux au numéro 530 Ext, rue DeMontizey, Montréal, Il ext tmprimé nux afellers de L'Eclaireur Incorporée, 1723, rue Saint-Denis, Montréal, _ Il est votre ami.412, STE-CATHERINE EST (près St-Denis) 1748, RUE SAINT-DENIS (près Ontario) 0 0a 8 0 0 0 0 0 0 0 - 010600000000 Nous en avons un orchestre Je souhaite la bienvenue à ceux qui désirent être membre de l\u2019orchestre.L\u2019A.G.E.U.M.met à notre disposition une jolie collection de morceaux, nous aurions tort de ne pas en profiter.Tout en nous réjouissant et en acquérant de l\u2019expérience, montrons que nous savons reconnaître ce que l\u2019on fait pour nous.Musiciens de l\u2019université, groupons-nous.Nous pouvons ensemble former un magnifique orchestre qui jouira d\u2019une bonne réputation auprès du public.L'occasion de jouer devant des auditoires distingués nous est maintes fois fournie.Les pratiques ont lieu !e sa- maine, à deux heures précises, au salon de la Maison des l£tu- diants.Je compte done sur le retour des membres de l\u2019orchestre de l\u2019an dernier et la venue des nouveaux parmi nous sera bien nccueillie, Que chacun se fasse un devoir d\u2019être des nôtres.Le directeur, Jules TETREAULT.UNE PRIMEUR (Suite de la page trois) Et quelle est, vous demandez- vous, la moralité de ce léger badinage arrosé d\u2019une indiscrète franchise?Elle est simple; elle est claire; elle crève les veux; c\u2019est le grand amour dont nous voudrions \u2014 et avec quellz ardeur \u2014 entourer une université, belle, prospère, incomparable entre toutes, véritable jardin des délices où, en marchant parmi les fleurs du gai savoir, maîtres et élèves sentiraient que nulle part ailleurs il y a autant de soleil et de liberté.Si bien que, même au soir de leur vie, les mots venus du coeur pour en parler, auraient encore un goût de printemps.Les rêves les plus fous sont parfois ceux que la Providence se complait à réaliser.Aussi lorsque sur les fron- | daisons multicolores du Mont- | Royal surgira la blanche et \u2018ayonnante apparition \u2014 rencontre d\u2019une grande pensée et d\u2019un grand paysage \u2014 puis- | sions-nous, nous qui avons peiné, lutté, souffert et donné le meilleur de nous-mémes, étre en droit d\u2019entonner l\u2019hymne muet que Michelet met sur les lèvres closes des statues de vainqueurs pythiques.\u201cApproche, pèlerin adolescent, approche et ne crains rien! Vois ce que nous étions, d\u2019où nous partimes et ou :10us sommes.Fais comme nous.Sois grand d\u2019actes et de volonté.Sois beau, embellis-toi de formes héroïques et d\u2019oeuvres gé- néreuses qui remplissent le PAGE ARTISTIQUE Pa ee HREOC ESERIES medi après-midi de chaque se- ; 00.00% Paeec ose\u2019 a eee 0.- CHRONIQUE THEATRALE NN: La société canadienne 9 > Ps ] ° d operette ameliore sa mise en scene \u201cVENISE \u2018Venise\u2019 est peut-être l\u2019opérette la plus jeune, la plus exquise et la plus charmante qu'ait écrite Tiarko Richepin.La fraîcheur et la délicatesse qui se respirent dans cette oeuvre ne sont que le réveil d'un souvenir pour ceux qui ont vu Venise et ses poétiques gondoles, C\u2019est le tableau du maître qui, admirant un paysage, en dessine jusqu'aux plus minuscules détails et s'attarde à chanter de ses poêmes \u2018 les plus beaux la grande image qu'il conserve de ces lieux.Richepin ® est sûrement un poëte au coeur tendre et.en plus, il est un réaliste.À Son livret de \u2018\u2018Venisc\u2019\u2019 nous démasque son âme qui a souffert sans 4 mourir.son coeur qui a conservé sa jeunesse, et sa nostalgie, qui lui \u2018À fait préférer l'Italie et ses villes mouillées à toute autre ville ou à tout autre pays.La musique.excessivement difficile, est remplie de tendresse et d'amour: tantôt elle rit.tantôt elle s'amuse puis.soudain.elle pleure, elle se console et reprend sa vie bruyante de jadis.On sent bien, par l'interprétation parfaite de l'orchestre.que son directeur a vécu à Venise les heures du soir.assis dans une gondole où venaient se poursuivre les rayons de la lune: Richepin a confié aux instruments à cordes la tendresse de son oeuvre et.aux cuivres, le côté gai et amusant.\u2014 les ritournelles que joue la flûte nous rappellent le bruit des À vagues qui viennent se heurter en avant des gondoles.En un mot, - § l'oeuvre est exquise et ne vieillira jamais.x Les choristes ont fait une sérieuse étude de leurs partitions.les voix se fondaient avec un ensemble merveilleux jamais vu jusqu'alors.et l'on voyait que les choristes possédaient bien leurs partition.parce qu'ils n'étaient pas esclaves de la baguette du directeur.Sans blesser les choeurs de l'opéra.qui sont à leurs débuts, qu'il me soit permis de dire à M.Jean Goulet: bravo.M.Goulet.vos choeurs ne sont pas gelés.ils ont de la vie sur la scène.il y sont chez eux: | & toutefois.il faut continuer à les perfectionner.:3 L'orchestre fut le vigilant soutien des artistes de \u2018Venise\u2019.M.Jean Goulet connaît son métier.il sait diriger ses musiciens, les # force à comprendre la musique et obtient d'eux un rendement pres- \u2018 7 | a, WW) 2.0% 00% %e% a\" 2 oe! CA 40000000 0 0 006 », > oe al LE wallTHH THERE ERSTE vt que parfait.Bravo MM.les violonistes, vous avez largement contribué au 3 succès parce que votre partition.bien qu'harmonieuse.renfermait des difficultés inouïes.Bravo tous les musiciens.3 Mlle Irène Trudeau était l'ingénue exigée par le rôle de Stella.3 Sa voix sympathique plût beaucoup à l'auditoire, qui ne lui ménagea pas ses applaudissements.surtout dans \u201cAujourd'hui plus qu'hier encore\u201d.\u2018Les pigeons de St-Marc\u201d.\u2018Dans ce palais même\".Son - À Jeu.où se glisse un peu de coquetterie, la rend charmante et délicieuse: \u2018 cependant, il ne faudrait pas oublier que sa voix est faible, et que le public.qui aime bien la voir.aime bien aussi à l'entendre.Mme Maubourg-Roberval demeure la vedette toujours goûtée.Son interprétation si personnelle, ajoutée à sa voix souple et légère, est le secret de ses succès.\u2018La chanson du Bambino\u2019 fut applaudie à outrance.elle la chanta avec tant d'émotion et de sincèrité que l'on versa quelques larmes.Jacomina servait de débuts à Mme Flore Blanchard.Figure sympathique autant que jolie, Mme Flore Blanchard, en soignant sa diction et en maîtrisant son jeu scénique, deviendra une interprète de premier ordre.car elle possède une Jolie voix.Secondaient les artistes précédentes, Mmes L.Fournier, À.De- mers, T.Ouellette, M.Chagnon.I.L'Heureux, J.Dussault.L.Fournier, I.Payette.M.Chs Goulet jouait Granetto.Cet artiste est trop connu \u2018 pour m'attarder à démontrer la richesse de son timbre vocal et la personalité de son jeu scénique, qu\u2019il me suffise de dire qu'il ne dé mentit pas.dans \"*Venisc\u201d, ses succés passés.Il a joué avec sincérité et conviction.ayant soin de garder la couleur locale, chose facile ; pour lui, puisqu'il a vu Venise et ses poétiques gondoles.| M .Lucien Tourangeau est le comique préféré.Il a fait un nolatre amusant à l'extrême.Sa voix agréable interprète bien les couplets qui lui sont confiés.Il remporta un succès complet dans \u2018Pour être notaire\u2019 et \u201cJe suis un homme autoritaire\u201d: \u2018\u2019Cepérïädant, (A suivre à la page dis) \u2019 monde le joie.Travaille, ose, Je te salue et je t\u2019envie, en- entreprends! Par la lutte ou la fant de l\u2019avenir qui, paré de lyre, chantre, athlète, ou guer- tes illusions, gravira la coiliné rier, commence! Des jeux aux sacrée pour y vivre tes vi combats, monte, enfant!\u201d ans.mad : pensée et liberté M Le monde est si bête qu\u2019on x se demande parfois si les opti- id mistes ne sont pas aveugles.Ils él ont une imagination que je ne \u201cÆ me souhaite pas à moi-même et Ë 3 qui leur fausse le sens réel des MM choses.Les journaux ranpor- 3 tent que les libres-penseurs se 3 fe \u2018M sont réunis en congrès et ont adopté des résolutions.Les li- A bres-penseurs adopter des réso- dlutions! Mais comment pour- ront-ils s\u2019y conformer sans renoncer à leur nom qui leur est Ï 3 si cher?Il est vrai qu\u2019ils nous a ont depuis longtemps habitués #: leur peu de logique.Parmi \u2018RJeurs très sages résolutions, notons: suppression de l\u2019am- assade du Vatican, suppres- Scion de la fête de Jeanne d'Arc, Jobligation pour les prêtres de \u2018Æpayer l\u2019impôt sur les célibatai- Ares, etc, etc.Où l\u2019on voit que Beur pensée est libre trop libre, 6 is la perdent parfois et ne la © ctrouvent plus.Les beignes et la politique 4 les élections à la présiden- ru des Etats-Unis nous promet- ent de connaître plus intimement certains aspects de la pen- ée américaine.Un nombre igonsidérable de nos bons voi- Abins ne peuvent s'associer à la {politique de M.Smith.Pour- Sguoi ?Tout simplement et très #tcrieusement parce que Mme 2Smith ne connaît pas assez les &tonvenances paraît-il pour être *.Whotesse de la Maison Blanche.les Américains ont de grandes Mo ualités que nous apprécions et £0 ue nous envions.Mais ils ont Ih.me ou se décide le sort du gvs pour quelques années, attardent au fond des plats ans la cuisine ?La Sorbonne Tous sont-ils renseignés sur # origine de la Sorbonne?Dans rtains de nos collèges on dési- #Ehe sous ce nom la classe pré- garatoire au cours classique.Si #obert Sorbon vivait, il en se- @it froissé et avec raison.Ce Mhapelain de Saint Louis, qui Baquit en 1201 et mourut en 274, fonda [institution qui Morte son nom en 1250 \u201cafin, Élisait-il d\u2019aider dans leurs étu- fies les pauvres maîtres étu- gliants en théologie\u201d.En 1627, Blichelieu reconstitua la Sor- gonne et en fit le lieu de réu- ion de la faculté de théologie ui y tint ses assemblées jus- Qu'en 1791.Depuis 1821, elle jest devenu la métropole de l\u2019en- apcignement supérieur des facul- \u201cA cs.Nous n\u2019avons pas ici d\u2019éta- \u2018#2 lissement similaire.Cela vien- ra le jour où les étudiants de Routes \u2018les facultés, collaborant FN plus grand LIMITÉE mms, | .Achetez vos médicaments, produits chimiques, Instruments de chirurgie, Accessoires pour hôpitaux, au + > | 3 LABORATOIRE NADEAU, LIMITEE 1.4 vous serez satisfaits et vous aurez patronisé une industrie canadienne-française.LABORATOIRE NADEAU, Limitée 100, RUE ST-PAUL OUEST - - - MONTREAL U + Tél: MAIN * 1566 Echange avec chaque département CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée | i | PHARMACIENS EN GROS Instruments de Chirurgie, Accessoires pour Hôpitaux, Instruments pour Dentistes et Laboratoires.! 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.\u201d PP POPP OPOP OPPS POP OOOL OES IIPEO08S LIVRES Un local moderne aménagé avec grand soin en vue du maxi- « mum de confort pour le public, d'innombrables rayons chargés des meilleurs ouvrages connus, l\u2019ensemble des livres français le plus considérable qu\u2019il soit possible de contempler en Amérique, telle est notre nouvelle installation.; i Notre fonds de librairie est constamment augmenté des der- niéres nouveautés.\u2018 La disposition pratique de notre étalage vous permet de \u201cBou- \u20ac quiner\u201d tout a votre aise.RAYON DES LIVRES FRANCAIS Aut a Nouveautés, Romans, Littérature, Poésies, Critique, Auteurs Classiques, Sciences, Histoire, Géographie, Beaux-Arts, Livres d\u2019Utilité 4 pratique, Cartes et Guides pour Automobilistes, Mécanique Automobile, Livres spécialement destinés aux bibliothèques paroissial es et scolaires, Albums et Livres d'Images pour enfants, Grands u- vrages de Bibliothéque, Collections de livres reliés.Editions de Luxe, Pièces de Théâtre.RAYON DES LIVRES CANADIENS Toutes les nouveautés du Terroir ainsi que les meilleurs ouvrages de fonds, ones RAYON DES LIVRES RELIGIEUX Le plu hoix de Littérature Religieuse en Amérique: Philosophie Préclogie Ecriture Sainte, Ascetisme, Hagiographie, Biographie, Liturgie.DEMANDEZ NOS CATALOGUES GRANGER FRÈRES Libraires.Papeliers, Importoleurs NotreDame0uest.Montréal e française dù Canada.4 4 4 | 4 La plus importante librairie et papeteri ee Le cinéma et l'intelligence Le progrès est un dieu moderne fort adulé.Rares sont ceux qui osent s\u2019élever contre lui.Tous, à peu près, nous subissons sa tyranique domination.Aussi, ce dieu puissant a-t-il asservi l\u2019intelligence qui, pourtant, l\u2019a créé.Voilà pourquoi, sans doute, les esprits lucides et originaux n\u2019existent à peu près plus.Nous évoluons vers un type humain très moderne: l\u2019homme \u201c\u2018standard\u201d.Des engins, de tout genre, tels que l\u2019automobile, l\u2019aéroplane et le cinéma nous ont formé une inteligence spéciale.Les inventeurs nous ont mis à la merci de leurs trouvailles.Faut-il les en blâmer?Non.Mais le fait, semble-t-il, vaut la peine d\u2019être constaté.Quelle invention moderne aurait le plus contribué à l\u2019évolution du type humain?Ne serait-ce pas le cinéma, si souvent qualifié de corrupteur ?Il semble que oui.Un brin de badauderie intelligente mous convaincra de cette affirmation.Observez à la façade des théâtres, les personnes qui y passent.La scène fournit d\u2019abondantes observations.Le flot humain qui coule devant vous semble tourmenté et inquiet.Il cherche quelque chose de vague et d\u2019indéfini.Ce quelque chose se précise devant une affiche flamboyante de théâtre.Pas même le bon bourgeois, si sage, ne passe indifférent.Lui aussi veut voir.dehors, tout au moins.Les jeunes filles, surtout, par leur goût du romanesque qu\u2019elles croient satisfaire au ci-, néma se laissent vaincre facilement.Nombreuses sont celles que nous voyons indécises, un moment, à la porte d\u2019un théâtre, entrer come le papillon attiré vers la lumière.Elles pénètrent, bien vite, dans le gouffre noir du parterre.Choisissez une petite figure intelligente et notez les impressions qui passent sur ce gentil minois.Les yeux fixes, les traits pétrifiés, cette jeune fille suivra, sans en rien perdre, l\u2019intrigue, construite par le génie judéo-américain.Pas un seul tressaillement sur cette figure pourtant si expressive, tantôt, ! À elle seule, la vue supplée aux autres sens.L\u2019intelligence même, s\u2019est engourdie.Cet état d\u2019âme n\u2019est pas particulier à la jeune fille.Au cinéma, les impressions de l\u2019homme sont semblables, mais plus difficiles à saisir.L'activité mentale se réduit à son acte.le plus facile: rien d\u2019autre chose à faire que d\u2019ouvrir les yeux pour comprendre.ey U0 00 SOC COA SONNET Vous m\u2019oublierez sans doute, et votre esprit lassé N\u2019aura pour mon amour si triste mais sincére Qu'un souvenir distrait, et le très doux mystère D'un jour ne sera plus que chose du passé.Car peu de temps suffit, dit-on, pour effacer Le mot \u2018\u2018toujours\u2019\u2019, objet de chagrins volontaires, Et le doute subtil, en mon coeur qui se serre Pénètre, douloureux comme un rêve passé Que puis-je vous offrir de plus pur qu\u2019une larme, À vous qui avez pris mon âme sous le charme De vos yeux, et posé les deux mains sur mon front ?Ce soir, je vous la donne, et d\u2019entendre des herbes Monter le chant plaintif et lointain d\u2019un grillon, Je sens mourir en moi tout un monde de rêves ! DURANDAL.L_______ EE, ER Il paraîtra peut-être osé de point de départ.Elle pense dire que la littérature ne s\u2019affranchit pas, elle aussi, du ci- nématisme.Le roman, en particulier, suit le genre cinéma.Nos romanciers ultra-moder- nes n\u2019analysent plus des états d\u2019âmes.Ils ne peignent que des mouvements de groupes.Ce genre plaît beaucoup parce qu\u2019il enlève Ja nécessité de penser.Voulons-nous un exemple de ce genre littéraire, cité par Gaston Rajeot?L\u2019auteur décrivait un paysage d'Orient, au Siam: \u201cles deux côtés de la rivière sont bordés de coquiers qui sont arbres verts tout chargés de fruits, de singes et d\u2019oiseaux.Il y a des oiseaux tout bleus, tôut rouges, d\u2019autres tout jaunes.Les plus jolis ont des aigrettes blanches comme neige\u201d \u2014 N'avons-nous pas là un bout de film?Cette fureur de sensation passe dans nos moeurs par la voie de l\u2019intelligence.C\u2019est inévitable.L\u2019humanité suit un cycle étrange.Elle revient à son comme les sauvages.Evidem- ment, les images et les sensations modernes ne sont pas semblables à celles de la préhistoire.Mais, à la façon des primitifs, nous dédaignons la vie de l\u2019intelligence.Toutz logique nous effraye.Les idées et les principes sont relégués au rang de ce que nous qualifions de vieilles rengaines philosophiques.Le spectacle des parlements, des salons et de la rue confirme tout l\u2019audacieux des affirmations précédentes.Les députés, les bourgeois et les \u2018\u2018salonnards\u201d ne causent que de leurs impressions jamais de leurs idées.Faut-il blamer le cinéma pour ces résultats que je viens d\u2019analyser?Peut-être y a-t-il en lui une formule de vie nouvelle, inconnue parce qu\u2019à peine élaborée.Son évolution qui continue prendra, il le faut espérer, une voie différente de celle qu\u2019il s\u2019est déjà tracée.Jean ROUVILLE.e\u2026000eseeeÂs ÉTUDIANTS ! ENCOURAGEZ VOS COMPATRIOTES ! Demandez le Pain et les Gâteaux de la 4 Boulangerie I.CARON LIMITE 6212, RUE SAINT-HUBERT Tél.CRescent 4114 | SOYEZ LOGIQUES! - 4 (ag ESJARPINS E(E | \u2014 LIMIT CHAPEAUX-\u2014CANNES\u2014BERETS Fournisseurs attitrés de Messieurs les Etudiants 1170, RUE SAINT-DENIS MONTREAL Page Douze EN VAGABONDANT \u2018 La e e standardisation | Extrait des oeuvres pnsthu- mes du prophète chinois | Yann Ki-i.En ces temps-là, la monotone uniformité triomphera ; elle aura atteint, sous le nom | baroque de \u2018\u2018standardisa- - tion\u2019, le degré absolu.L'\u2019his- | toire du genre humain sera ; close, car tous les hommes se ressembleront, les cités seront toutes construites d\u2019après un plan uniforme et invariable, les événements se succéderont dans une analogie parfaite, les jours se suivront et se ressembleront comme les gouttes d\u2019eau qui tombent du ciel se .ressemblent en volume, en poids, en limpidité, incolores, inodores et sans saveur.À la suite d'une sélection longue et laborieuse, résultat d\u2019une série de recherches rigoureuses et méthodiques poursuivies par plusieurs générations de savants, tous les , instruments, machines, ustensiles et autres accessoires auront été réduits à un type unique, ou standard, type reconnu unanimement comme le, plus utile et le plus \u201c\u2018efficient\u2019\u2019, adopté par la Société des Nations, d'usage obligatoire par tout l\u2019univers, et fabriqué en autant d\u2019unités qu\u2019il y aura d\u2019humain sur la terre.,Ç \u201c « ae 1 \u2014\u2014\u2014 = Du domaine matériel, la standardisation aura passé dans tous les autres domaines, y compris le politique, l\u2019intellectuel et le biologique.En politique: [innovation du XXe siècle, la S.D.N.aura tôt rallié tous les suffrages, et de la combinaison des différentes formes de gouvernement, les diplomates auront .tiré un système harmonieux, .groupant sous une même égide tous les humains.La population sera répartie uniformément à la surface du globe, qui sera divisé en parties égales, égales en richesse, en population et en industrie; ces : parties porteront le nom curieux de soviet.L'ensemble des soviets sera soumis à l\u2019autorité centrale de la S.D.N.Les diverses sciences auront .atteint leur apogée: la philologie aura donné naissance à un langage universe! extré- mement simple.Les psychologues seront parvenus à standardiser l'intelligence et, conséquemment, l'instruction ; personne ne sera plus instruit que son voisin, Grâce à la météorologie, le climat de l'univers sera le mê- \u2018 me sur toute la surface du globe tout le long de jl\u2019année.Il n\u2019y aura donc plus ue saisons, mais une seule année ! d\u2019une durée indéfinie.Les hommes ne vivront plus un certain nombre d\u2019années, mais un certain nombre de jours; ce nombre, d\u2019ailleurs, sera limité et fixé par la loi, car les biologistes auront standardisé le type humain.Vivant tous sous un climat invariable, habitant des villes semblables par le plan et la | Le Quartier Latin, Montréal, 18 Octobre 1928 la population, parlant le même langage, résidant dans des maisons toutes pareilles les unes aux autres, ayant tous les mêmes occupations, mangeant le même menu légal! aux heures fixées par la loi, accomplissant, en un mot, les mêmes gestes en même temps, les : hommes en seront venus a se ressembler parfaitement.Ils ne différeront que par le lieu et par.le numéro qu\u2019ils porteront inscrits sur le front.| LE CERCLE UNIVERSITAIRE (suite de la première page) ' dateurs.Le Cercle resta rue Saint-Denis jusqu\u2019au printemps Je 1920.Vers la fin de 1919, : un second conseil, dont le pré- sident était M.Arthur Sur- veyer, le vice-président, M.F.; C.Laberge, le secrétaire, M.le | docteur Arthur Bernier, (mort le printemps dernier) et le tré- ! sorier, M.Aimé Cousineau, ré- : ussit à conclure une transac- : Les hommes auront tous le même goût, le goût légal, même caractère, celui de la loi, même tempéramment, mêmes \u2018 aptitudes, conformément à la constitution standard, universelle, parfaite; à cette constitution invariable et imperfectible, puisqu\u2019elle sera l\u2019ulti- ma verba en fait de constitution.Evidemment, le méme phénomène se produira chez les femmes.qui auront toutes même beauté, mêmes traits, même teint, mêmes toilettes, : même taille, même élégance, de sorte que le divorce, bien que permis, ne sera guère pratiqué; car, d\u2019une part, on ne : pourrait ni perdre ni gagner au change et, d'autre part, avec l'identité de goûts, d\u2019o- .pinions et de caprices dispa- raitront les causes de chicanes « et de malentendus.Ce type humain super-stan- dard étant sous le contrôle immédiat de la science biolo- | gique et le mariage étant sous , l\u2019empire absolu de la constitution, on comprend facile- ; ment que la législation fixera la durée de la vie humaine à un certain nombre de jours: l\u2019homme n\u2019aura pas le droit de mourir avant d\u2019avoir atteint la limite légale.et il n\u2019aura pas le droit de vivre au-delà de cette limite.Les problèmes de l'immigration et de la population, qui deviendront si aigus au * XXe siècle, recevront leur solution au grand siècle de la standardisation: le problème de l'immigration tombera de lui-même, puisque l\u2019uniformité des villes, du climat et des soviets mettra fin à l\u2019ère des voyages et des migrations; celui de la population sera ré- \u2018 solu comme suit: la durée de la vie humaine étant invariable, on obligera tout jeune homme à se marier un certain nombre de jours après sa \u2018 naissance avec la jeune fille portant sur son front le numéro matricule correspondant à celui du jeune homme.La biologie interviendra de nouveau pour qu\u2019un certain nombre de jours après leur mariage, naisse un couple de jumeaux, mâle et femelie, en tous points semblables à leurs auteurs; ces enfants seront les , seuls fruits du mariage.is porteront des numéros diffé- \u2018 rents, atteindront l\u2019âge du: mariage, et enfanteront le | jour où leurs parents mourront.Grace a cette méthode in- | génieuse, a laquelle collaboreront la législation et la science, le chiffre de la population se maintiendra rigou- | reusement le même et sera ré.| | :_- -_-\u2014\u2014 tion avantageuse qui permit au Cercle de s'installer pius au large, en mai 1920, dans l\u2019an- : cienne résidence de sir Alexandre Lacoste, rue Saint-ILubert, près Dorchester.comptait alors à peine 200 membres actifs.Mais il avait déjà inauguré une série de di- ners-causeries périodiques qui ont pris, depuis beaucoup d\u2019ampleur et sont devenus aujour- \u2018 d\u2019hui une véritable institution.LE CERCLE, RUE S.-HU- BERT, 1920-25 M F.Laberge fut le premier président du Cercle, rue Saint- Hubert, en 1920-21.Il eut nour successeurs, a la présidence, rue Saint-Hubert, M.Antonio Perrault (1921-22), M.Albert LeSage (1922-23), M.Ernest Guimont (1923-24), M.Edmond Vadeboncoeur (1924-25).Sous leur prudente direction, le Le Cercle Collectionnez les \u201cMains de Poker\u201d \u2014\u2014 CIGARETTES DOUCES, DE VIRGINIE TURRET On pre LE CERCLE RUE SHERBROOKE EN 1925 Dès ce temps, le Cercle prit une nouvelle extension, au point que quelques mois plus tard, il comptait plus de 575 membres (le ler mars 1926).| il se trouva de nouveau à l\u2019é- Cercle continua de se dévelop- : per et prit de l'essor.Dès le mois de janvier 1924, il comptait 320 membres de différentes catégories.En 1924, vu le développe- vente par la succession Lacoste de l'hôtel occupé depuis 1920 par le Cercle universitaire, la question se posa de loger celui- ci de façon définitive dans un immeuble a lui.Consultés, les membres optérent pour une * ment continu du Cercle et la troit.Il dut, au cours de 1926, * sous la présidence de M.J.W.Simard, acquérir une propriété voisine de la sienne, la maison Dupuy, angle des rues Berri et Sherbrooke, en prévision d\u2019agrandissements imminents et nécessaires.Une nouvelle souscription de capital- actions fut lancée aux premiers mois de 1927; et, au cours de l\u2019été de cette année-là, le Cercle fit construire sur une ;artie : de la propriété Dupuy, en la reliant à la salle à manger datant de 1925 et vite devenue trop petite, \u2014 elle est aujourd\u2019hui transformée en foyer, \u2014 une grande salle des fêtes, d\u2019architecture tout à fait moderne, ca- | | | | pable de loger confortablement | à table 250 personnes; le Cercle I'inaugura Edouard Montpetit.La maison .Dupuy, reliée au Cercle par des nouvelle installation rue Sher- : brooke, entre Saint-Denis et Saint-Hubert.Au début de 1925, à la suite d\u2019une souscription lancée fin 1924 parmi ses membres et de l\u2019organisation d\u2019une société financière par actions, le Cercle Universitaire (Limitée).celle-ci maison jadis occupée par sir .Rodolphe Forget et ensuite par : M.le docteur Emile Ostiguy, : bres couloirs, fut transformée en bureaux d'administration, en salles à manger et en cham- à l\u2019usage exclusif des , membres du Cercle, acquit la rue Sherbrooke est, entre les .rues Saint-Hubert et ri.Le ler juin 1925, le Cercle s\u2019y installait, sous la présidence nouvelle de M.L.-E.Beau- Ber- .A l'heure présente, le Cercle universitaire, qui comptait en 1924, un total de 320 membres, en a une liste de 750, recrutés parmi la magistrature, le clergé, le barreau, la profession médicale, les ingénieurs civils, les notaires, les pharmaciens, les chirurgiens-dentistes, et les membres d\u2019autres professions, ainsi que parmi les diplômés d\u2019universités.Il a depuis lieu, après avoir restauré la: propriété qu\u2019il venait d\u2019a~qué- pour les cuisines, ete.parti également sur tous les points de la terre pendant toute la durée de ce siècle standard.* * * Ainsi, les humains vivront dans l\u2019harmonie jusqu\u2019au jour où, d\u2019après le prophète : Jésus, Jéhovah ébraniera l\u2019u- ' nivers, ressuscitera les morts et révélera aux hommes éton- \u2018 nés que dans son Ciel l\u2019har- | monie règne dans la diversité, la beauté dans la variété, la perfection dans la multiplicité, le vrai dans l\u2019éternité.Pour copie conforme, Canadien ERRANT.1920 le même trésorier, M.Aimé Cousineau, et depuis 1921, rir, y avoir construit une gran- .!° Même secrétaire, M.Georges de salle à manger et des annexes Pelletier.le 29 octobre .1927, sous la présidence d> M.| LA FETE DU 20 OCTOBRE | | La célébration :du dixième anniversaire du Cercle universitaire aura un caractére fami.| lial.Le Cercle donnera à cette occasion, le 20 octobre, sous la présidence de M.le docteur Té.| lesphore Parizeau, un grand banquet réservé à ses membres.Le 27 octobre, il inaugurera sa | série habituelle de dîners-cau- series de la saison en recevant | l\u2019honorable M.Fernand Rin.fret, secrétaire d\u2019Etat du Canada, qui traitera du journalisme.Un peu plus tard, le Cercle recevra S.E.M.Paul Clau- del, ambassadeur de France aux Etats-Unis, l\u2019honorahle M.Rodolphe Lemieux, président de la Chambre des Communes du Canada, sir Robert Falconer, | président de l'université de Toronto, M.Etienne Gilson, professeur à la Sorbonne, ainsi que plusieurs autres personnes en vue dans le monde universitaire, la vie publique et le monde artistique.Le 10 novembre prochain, le Cercle donnera sa réception annuelle.Le bureau qui dirige présentement les activités du Cercle se compose comme suit: président, M.Télesphore Parizeau, médecin ; vice-président, M.Joseph Versailles, financier; secrétaire, M.Georges Pelletier, journaliste et avocat; trésorier, M.Aimé Cousineau, ingénieur civil; autres membres: MM.Edouard Montpetit, secrétaire général de l\u2019Université de Montréal; F.-C.Laberge et J.-W.Simard, ingénieurs civils; Arthur Décary et Alfred Larose, pharmaciens; Augustin Frigon, directeur de l\u2019enseignement technique et polytechnique de la province; Edgar Langlois, médecin; Eudore Dubeau et Ernest Charron, chirurgiens-dentistes; Ernest Dé- cary, notaire, et Rosario Ge- | nest, avocat.ee COP POP OOODDLLOD.Le plus près de l\u2019université fe STE | F.-A.RIVARD CHEMISERIE ET CHAPELLERIE ; 417 Est, rue Ste-Catherine (Ancienne école St-Jacques, 3e porte à l\u2019est de Saint-Denis) STATIONS DIAMOND TAXIS DANS TOUTES LES PARTIES DE LA VILLE TEL.PLATEAU 3221 DIAMOND TAXICAB ASSOCIATION LIMITED SO DOO OO ere Tél.HArbour 3828 4 COs vL IIL sv ore sr ssd > > a pr NÉ "]
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