Le Quartier latin, 7 novembre 1929, jeudi 7 novembre 1929
[" CPE D EE a a Ta a CO RSR RT ain eu PRIX: 10 SOUS sips reiperirrire pire Priry Directeur: WILBROD BONIN Administrateur: MAURICE FERRON Rédacteur en chef: J.-P.VERSCHELDEN.Le congrès des représentants des étudiants des universités de l'Empire Un jeune homme s\u2019inscrit à l\u2019Université de Montréal, et, ipso facto, il devient membre actif d\u2019une organisation qui est puissante parce qu\u2019elle est intellectuelle, et universelle parce qu\u2019elle recrute ses membres en Amérique, en Asie et en Europe, ct cette organisation est la Conférence internationale des Etu- diants.En effet, les Etudiants de l\u2019U.de M.sont groupés en classes; les classes se groupent sous les égides des Facultés ou Ecoles suivantes : droit, médecine, sciences, chirurgie dentaire, pharmacie, polytechnique, et Haujes Etudes commerciales; l'Association générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal (A.G.B.U.M.) domine ces Facultés et Ecoles; la Fédération nationale des Etudinats des Universités canadiennes (F.N.E.U.C.) unit les associations universitaires du Canada (sauf Laval et Ottawa) ; et finalement les fédérations nationales de la plupart des Nations du monde se trouvent groupées par la Conférence internationale des Etudiants (C.I.E.) En 1928, il y eut un Congrès de la C.I.E.à Paris, et, en 1929, il y en eut un à Budapest.Le Canada se fit représenter yar deux étudiants, un de langue anglaise et un de langue fran- caise, qui complétaient leurs études en Europe.A ces Congrès, les délégués anglais, français, japonais, américains, canadiens, allemands, slaves, hollandais, africains, hindous, ete, etc., discutèrent nombre de problèmes qui intéressent les Etudiants, ct en vinrent à des résultats tangibles assez remarquables.Mais le résultat le plus important de ces congrès fut sans contredit celui qui émana du fait que chacun de ces délégués, assis aux assemblées et regardant autour de lui, vit tant d\u2019autres races, gouvernements, religions et couleurs, siégeant à ses côtés.Il réalisa alors que lui et les siens ne sont pas les seuls sur cette terre, qu\u2019il doit y avoir bonne-entente, respect mutuel et tolérance, et que l\u2019étudiant qui a reçu tant de bienfaits de ses parents, de son pays et des savants du monde, se doit, à lui-même, à ses parents, à son pays et à l\u2019univers, de développer ses talents, et de se préparer à jouer les rôles multiples de bon père de famille, de citoyen courageux dans son pays, et de chef consciencieux du monde, qu\u2019il devra donner son appui aux doctrines honnêtes et imposer aux hommes la paix et la fraternité universelles.(1) Les délégués des Nations de l\u2019Empire britannique décidèrent de se réunir seuls en famille, de temps à autre, sans toutefois négliger la C.I.E- Il y eut donc un premier Congrès impérial à la fameuse Université de Cambridge en 1924.Il y en eut un second au Canada, en 1929, et, grâce à la diplomatie de Jean Lesage (maintenant docteur J.Lesage), le premier vice- président de la Fédération canadienne, et le concours de circonstances, l\u2019honneur de la réception fut offerte à l\u2019A.G-E.U.M.La tâche était énorme, pour une association qui avait à peine cu le temps d\u2019apprendre à marcher seule, mais elle l\u2019accepta et s'en acquitta si dignement qu\u2019elle s\u2019est imposée à l\u2019admiration de tous.René L'Heureux et Maurice Fleury, presque seuls, passèrent l\u2019été à travailler assidûment et le six septembre venu, l'U.de M.était une véritable fourmilière.Les étudiants qui s'étaient, joints à L'Heureux allaient à la rencontre des trains ct des transatlantiques qui nous apportaient les délégués d\u2019outre-mer, d\u2019Angleterre, de Galles, d\u2019Ecosse, d\u2019Afrique, de la Nouvelle-Zélande, de l\u2019Australie, de Trinidad, de la Jamaïque, du Honduras, des Indes, de Terreneuve et enfin du Canada.Le Congrès s\u2019ouvrit à la bibliothèque Saint-Sulpice sous la présidence de Son Excellence le Vicomte Willingdon.En succession rapide suivirent séances \u2018d\u2019études écrasantes et nombreuses, réceptions brillantes, banquets somptueux, et discours éloquents et pratiques.Je ne m\u2019étends pas plus longuement, de crainte qu\u2019en si peu de lignes, je ne décrive pas bien ces réunions et je ne rende pas justice à tous ceux qui rendirent notre succès possible, et je laisse à mes compagnons de travail le soin de faire suivre cet article par d\u2019autres qui feront connaître nos oeuvres et nos amis.Il est, pour le moment, quelques leçons à tirer de ce Congrès.Comime à'ceuX'de'la C.I:*E:;\"les préjugés\u2018de race et de \u201cBIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE!\u201d Len articles qui xont publiés dans ce journal mont enrvcgintrén conformément à la lo! des droits d'auteur.ACTUALITE , Et la géographie Après l\u2019histoire, la géographie! Je devrais plutôt dire: avant l\u2019histoire; car l\u2019histoire est difficile à suivre sans géographie.Mettons-les plutôt sur un pied d'égalité: disons que l\u2019histoire de la géographie a autant sa raison d\u2019être que la géographie de l'histoire.Et pour être plus précis, disons que l\u2019une ne va pas sans l\u2019autre.Je conseillais donc aux étudiants, la semaine dernière, de s\u2019intéresser aux cours d\u2019histoire du Canada.Je leur dis maintenant: st vous voulez comprendre et aimer l\u2019histoire de votre pays, apprenaz-en d'abord la géographie.Et je m'explique.Quand on a le bonheur (si ré- cllement l\u2019événement peut être heureux.?) de vpnir de Ri- mouski à Montréal, on s\u2019entend dire en arrivant : \u201cTu viens de Rimouski?Tu as fait ton cours classique à Rimouski?Mais sais-tu que le collège de Chicou- timi doit faire de la concurrence à celui de Rimouski.Quelle idée a-t-on eue de fonder ces deux séminaires dans des villes aussi rapprochées.\u201d Certains copains posent au sérieux : \u2018\u201cSais-tu, vous lancent- ils à la tête, que votre région Paraît le jeudi de chaque semaine.Montréal.jeudi.7 novembre 1929 Volume XII \u2014 No 5 \u2018adm Organe de PAssociation générale des étudiants de l\u2019univernité de Montréa Direction, Rédaction et Administration: 539, rue DeMontigny est.GRANDE MANIFESTATION Devoirs de tous les Etudiants A l\u2019occasion du 25e anniversaire de l\u2019A.C.J.C.toute la jeunesse montréalaise organise une grande manifestation sous la présidence d\u2019honneur de Mgr Gauthier pour célébrer avec l\u2019univers entier la souveraineté temporelle du Pape.Jamais plus belle opportunité sera offerte aux étudiants de l\u2019U.de M.pour montrer leurs sentiments conservateurs des vieilles traditions et leur attachement à l\u2019Eglise romaine.Tous doivent répondre à cette invitation spéciale de la jeunesse catholique et prendre bien note que le ralliement des Etu- diants de l\u2019U.de M.se fera à la Maison des Etudiants, rue de Montigny, à 1 h.30 dimanche après-midi.Comme à toutes nos parades de cette année, les facultés seront représentées drapeaux en tête et les manifestants porteront le béret et la canne.L\u2019A.G.V.U.M.est en passe de devenir prospère! Rimouski en-deça, Chicou- timi de l\u2019autre côté de la rivière; et deux ports importants; il se fait un gros commerce par chez vous, dis donc?\u201d D'autres sont plus mondains : \u201cChicoutimi a un plus beau théâtre que Rimouski.Vous devez y aller souvent?\u201d Pour tout dire, on s\u2019imagine que Rimouski et Chicoutimi sont deux villes voisines.On croit que Chicoutimi est sise sur le fleuve, au nord, en face de Rimouski, à un mille de distance; comme qui dirait Québec en face de Lévis.Un jour (Suite à la page 2) religion furent démolis pour faire place au monument de la tolérance et de la paix universelle.L'étudiant prouva qu\u2019il est conscient de ses devoirs envers la société.Le Canada joua, parmi les Nations, un rôle important dans le domaine intellectuel.Le Canadien français démontra qu\u2019il est un facteur dont on doit teinr compte dans l\u2019Empire, si bien que les délégués votèrent de demander aux Ecoles et Collèges de rafraîchir leurs livres d\u2019histoire et de géographie en y remplaçant les anciennes légendes par des faits modernes.Quant a I'U.de M., sa bonne renommée suivit les cireu- laires, les programmes et les rapports qui furent distribués dans les Universités de l\u2019Empire, et son nom fut élogieusement répété, non seulement dans les journaux de la Métropole, qui furent généreux, mais dans ceux de tout l\u2019univers.Le Congrès est la plus importante réunion d\u2019Etudiants qui ait eu encore lieu en Amérique.Il fut tenu à l\u2019U.de M.et fut un franc succès.Ce succès aurait-il été possible s\u2019il était vrai que nous ne sommes pas unis entre nous, que les Facultés et Ecoles ne se donnent pas la main, que nous n\u2019avons pas d\u2019esprit universitaire, que les autorités et les professeurs de l\u2019Université ne nous appuient pas, que les hommes éminents canadiens- français et canadiens-anglais ne nous encouragent pas de leurs bourses, et que les Canadiens français sont des cannibales?Non! Mille fois non! Nous n\u2019avons qu\u2019à nous vouer par notre énergie à des oeuvres qui en valent la peine et à les accomplir\u2019 dignement pour constater que nous ne manquons pas d\u2019amis.Il est deux noms à retenir et à louer: René L\u2019Heureux et Maurice Fleury, à qui nous devons la plus grande part de notre succès.Le Vice-Président de la F.N.E.U.C., : Pierre-A.BOUCHER.(1) Note de la-rédaction.\u2014:Tl-nous fait plaisir de publier que l\u2019auteur de ces lignes a été un des chefs les plus écoutés aux séances d\u2019études du Congrès impérial deg Etudiants.ands + mB 13 Li vib Pie KE ENT i sais ASL La Ville reçoit M.Roch Pinard Lundi après-midi à 2 h.45, notre champion orateur, Roch Pinard, fut l\u2019objet d\u2019une réception officielle de la part des autoriïés municipales, à l\u2019hôtel de ville.Les membres du corps échevinal lui remirent par l'entremise de MM.les échevins T.Holland, maire- suppléant, et A.A.Desroches, président du Comité Exécutif, M.ROCH PINARD, eed, qui a été l\u2019objet d\u2019une réception offi- ciello do In part des autorités municipales.un superbe chronomètre en or, comme gage de leur admiration et de leur estime.-Par- lant au nom de la ville, M.l\u2019échevin T.Holland félicita le jeune orateur de son glorieux succès dont l\u2019éclat, dit- il, rejaillit non seulement sur notre ville et notre pays, mais aussi sur le monde entier, et lui prédit un brillant avenir dans la carrière du barreau.M.Pinard remercia ensuite en termes émus.(Suite à la-page 8) mba Tre a abe TE Page deux \u2014\u2014 L'Association athlétique | d'Amateur Nationale Lorsque l\u2019on suit le développement de l'athlétisme à travers les siècles, on constate combien il fut en honneur à l\u2019âge d\u2019or d'Athènes et de Rome.De cette époque ensoleillée, il nous est resté quelques vestiges dans les ruines des palestres \u2018et des thermes; dans les Jeux Olympiques, ressuscités depuis 1896; dans des chefs d\u2019oeuvres admirables, tel que le Discobole, qui démontrent à quel point l\u2019art et l\u2019éducation physique s\u2019étaient associés pour donner'à ces villes le renom qu\u2019elles conservent encore.Puis vient une période obscure où la royauté et la haute noblesse ont seules le privilège de participer aux parties de casse, ainsi qu\u2019aux tournois de chevalerie où le vainqueur tout bardé de fer vient recevoir de sa dame la récompense due à sa valeur.Et ce n\u2019est qu\u2019assez récemment que las sports ont pris l'ampleur qui les caractrisent de nos jours.La Grande Guerre a fait beaucoup dans ce sens.Depuis quelques années.une émulation louable se manifeste chez tous les peuples, désireux qu\u2019ils sont de développer des athlètes qui leur fassent honneur dans les divers concours internationaux.Trente nations se disputent chaque année la coupe Davis.Des prix superbes sont attribués aux gagnants des grandes épreuves de nage et d\u2019aviation.Un champion boxeur devient millionnaire après deux ou trois combats.Le baseball se joue maintenant au Japon, et le hockey acquiert aux Etats-Unis une popularité à nous rendre jaloux sous peu.Samedi dernier, une assistance-record de 120,000 personnes voyaient la partie de rugby entre les universités Notre-Dame et de Californie.Ce même sport faisait tomber dans la caisse de Harvard, en 1928, la somme rondelette de $950,000.L'université de New-York doit ériger prochainement un temple de l\u2019athlétisme coûtant cinq millions.Nous n\u2019en sommes pas encore rendus là, et les feuilles \u2018qui croissent par le Mont-Royal auront sans doute le témps de jaunir bien des fois avant que l\u2019Université de Montréal.Mais n\u2019avons-nous tout près d\u2019ici, sur la rue Cherrier, une institution qui en est le complément temporaire et idéal?Il y a quelques années, un groupe de sportsmen cana- diens-français jetaient avec enthousiasme les bases de l\u2019Association Athlétique d\u2019Amateurs Nationale.Ces pionniers avaient élaboré un programme splendide de manifestations et de réceptions sportives dont une partiz est encore à l\u2019état de proposition, faute de cette espèce sonnante et magique qui a le don de gonfler les bourses et les coeurs.Cependant, une campagne de recrutement intense est menée avec vigueur, et, dit-on, avec succès, par le présent bureau de direction, pour éteindre la dette de $200,000 qui seule empêche le National de lever la tête vers les horizons nouveaux.Et c\u2019est à cet effet, et avec l'intention d\u2019encourager et d\u2019aider d\u2019une façon toute spéciale l\u2019Université de Montréal que Monsieur V.O.Reid, administrateur, a consenti à octroyer pour $5.00 (soit le tiers de la cotisation ordinaire) des cartes de membres à un groupe minimum de cent étudiants, lesquels se trouveraient par là-même à profiter de tous les avantages de la palestre, et à encourager une institution qui peut se comparer favorablement avec les gymnases anglais de Montréal.En effet, qu\u2019il me suffise d\u2019en mentionner quelques sections, telle que la boxe, enseignée par Eugène Brosseau, aspirant logique à la couronne des poids moyens il y a sept ou huit ans.L\u2019instructeur de lutte n\u2019est autre que l\u2019ancien champion mondial dans sa classe.La piscine, l\u2019une des plus belles de Montréal, se trouve sous les soins de Jimmy Wilson, qui représenta l\u2019Ecosse pour le polo aux jeux olympiques de Stockholm.M.Rondeau, de réputation internationale, est professeur d\u2019escrime; et il m\u2019a promis de former une équipe universitaire qui saurait nous représenter dignement au tournoi annuel intercollégial.Les adeptes de la culture physique auront pour mentor M.Boudreau, lequel s\u2019y connaît dans la construction des muscles.À tous ces avantages s\u2019ajoute le tennis intérieur, le squash, le badminton, le ballon-au-panier, le pool, le billard, les quilles.sans oublier les dames et 1es échecs: enfin de quoi satisfaire tous les goûts et tous les tempéraments.Une visite devrait convaincre les plus hésitants.Soyez assurés que cette somme de $5.00 destinée au National et à votre propre bien-être, est un placement dans un stock remarquable qui ne verra jamais son krash, et qui vous rapportera au centuple santé et satisfaction.Ceux qui désirent pro: fiter de cette aubaine sont priés de donner teur nom au président de leur faculté ou à moi-même, Léo LEBLANC, e.e.d.Wy L'ACTUALITE (Suite de la page 1) on s\u2019avisera pourtant de nous demander si nous allons aux bluets aux alentours de Chicou- tini.Et l\u2019on ne sera pas plus ridicule.Si l\u2019on savait que, pour aller de Rimouski à Chicoutimi, avant qu\u2019il y eût des avions, il fallait plus de temps que pour aller de Montréal à Chicoutimi.Décidément ce sont là deux voisines qui ne se voient pas souvent.l'ignorance de la géographie conduit à des bévues; et je ne Dois-je soutenir, après bien d\u2019autres, qu'on a négligé la géographie à l\u2019école primaire, comme une branche de peu d'importance?Je n\u2019oserais; car je crois comprendre que le professeur, dans quatre-vingt- dix cas sur cent, ignore lui- même ce qu\u2019il devrait enseigner à ses élèves.À lui donc d'avaler un atlas, s\u2019il veut que ses leçons de géographie soient orthodoxes.Le mal, ce me semble, c\u2019est qu'on veut connaître la géographie économique, voire la géo- yraphie humaine, avant d\u2019apprendre la géographie physique \u2018et politique.Et c'est bien par celle-ci qu'il faut commencer.À quoi sert de savoir que la vallée de Turner possède de riches gisements pétrolifères, si l\u2019on ignore que cette vallée est située dans le nord de l\u2019Alberta et dans le flanc des Rocheuses?Comment se faire une idée exacte des barrages de l\u2019Isle Maligne et de la Chute a Caron, si l\u2019on ne sait pas que le Sague- nay, qui est navigable jusqu'à Port-Alfred et Chicoutimi, ne l\u2019est plus si l'on remonte vers le lac St-Jean?Apprenons donc a bien délimiter notre pays et chacune des regions qui le composent; étudions d\u2019abord la formation géologique de notre sol et de notre sous-sol.Une fois ces connaissances acquises, il nous sera facile de comprendre pourquoi il y a des mines d\u2019or et d\u2019argent à Rouyn, pourquoi def; mines de plomb et d\u2019étain bien plus que de la terre arable dans la Gaspésie, pourquoi des terres à patates au Nouveau- Brunswick et dans la région de Rimouski, etc.Nous nous expliquerons mieux pourquoi on construit un barrage sur la Ri- vière-des-Prairies, pourquoi un autre sur la rivière Madawas- ka, pourquoi un canal à Beau- harnois, ete.Seulement commengons par le commencement.Et avant tout, soyons convaincus d'une chose: c\u2019est que sans géographie, surtout à notre époque, on risque fort de passer pour niais, et dans maintes occasions.Si nous n\u2019en savons pas, hâtons-nous donc d\u2019en apprendre! CASIMIR On n\u2019est plus un héros dès qu\u2019on sait réfléchir.(Jacques Debout) Le Quartier Latin, Montréal, 7 novembre 1929 De l'Amour et des femmes L'amour comme la femme échappe à toute définition, mais on peut dire en général que c\u2019est une notion de sens commun.La femme incarne l\u2019amour pour en servir à l\u2019homme un mets délicieux qu\u2019il savoure plus ou moins selon qu\u2019il est plus ou moins bien apprété.C\u2019est comme un orgue muet qui prend vie sous la touche de l\u2019organiste.Immensément puis- .: sant, il déclanche une harmo- Tout ceci pour conclure que nie douce, plaintive, langoureuse, sourde, rêveuse, gaie, sono- \u2019 THES, EE : re, parfois dissonnante, selon cite que les plus insignifiantes.| les harmonies mêmes de l\u2019âme.Mais comment peut-on admettre dans le cadre habituel de nos idées cette association aussi paradoxale et à la fois si \u201cidi- osyntonique\u201d de la femme et de l'amour?Paradoxe par l\u2019antithèse même des termes, car aussi concrète et palpable est la femme, aussi ingénu et subtil est l\u2019amour.La femme n\u2019incarne l\u2019amour que par un retour malicieux de la nature qui se venge, pour la faire souffrir davantage de sa première faute, à tel point qu\u2019un auteur écrivait a ce sujet: \u201cPlus on souffre par lui, plus on s\u2019imagine que \"amour est 'unique source Ju seul et vrai bonheur.\u201cToutefois généreuse et bienveillante, la nature a voulu doter la femme d\u2019une jeunesse que les stigmates de la cinquantaine démentent à peine, et d\u2019une beauté, généralement appréciable, qui fait qu\u201d\u201con\u201d ne la méprise pas Cependant \u201c\u2018une trop grande intelligence chez une jeune et jolie femme donne tou- (Suite à la page 3) SYMPATHIES Les étudiants de la Faculté de Droit prient M.Georges A.Meloche, e.e.d., et trésorier de la faculté d\u2019accepter leurs témoignages de profonde sympathie à l\u2019occasion de la mort de sa mère.ES Le \u201cQuartier Latin\u201d, journal des Etudiants de l\u2019Université de Montréal, a ses bureaux au numéro 539 Est, rue DeMontigny, Montréal.Il est imprimé aux ateliers de L'Eclai- reur Incorporée, 1723, rue Saint-De- nis, Montréal.Se : COMPAGNIE D'ASSURANCE SUR LA VIE La Sauvegarde à MONTREAL Narcisse DUCHARME, Président D.A.GAGNON Vêtements FIT-REFORM Merceries \u2014 Chapeaux A Escompte de 10% aux étudiants 8 sur présentation de la carte 1472-1478, RUE SAINT-DENIS Tél.: LAncaster 2087 mr, Un Festaurant od les étudiants reçoivent une attention spéciaie GERACIMO FRERES LUNCHS DINERS RAFRAICHISSEMENTS CETTE AS ER ae aati Sei Vir tet A Chl Abc CoN a Lia ELE Sot 412, SAINTE-CATHERINE (Près St-Denis) EST 1748, ST-DENIS (Près Ontario) EE ED.GERNAEY = Votre Fleuriste \u2014 PENA Fleurs pour toutes occasions télégraphiées partout po EE EE ES 1405, ST-DENIS - MONTREAL pr Chez Méthot on trouve tout Livres neufs et d'occasion.Visitez notre STUDIO Câdres, moulages d'art, bibelots LIBRAIRIE WILFRID MÉTHOT LTÉE Coin Saint-Denis et Ontario EE Les Etudiants trouveront tous les a volumes dont ils ont besoin chez DEOM 1247, St-Denis - Montréal Assortiment complet de ceintures À abdominales, ban- § - dages herniaires, bas élastiques, etc.Chaises d\u2019invalides à vendre ou à louer.Spécialité: Appareils orthopédiques, membres artificiels.Corsets pour gibosité.C.MARTIN Dépt.HA.Tél.HArbour 3727 48 et 50 EST, RUE CRAIG Les Articles de Sport sont pour nous UNE SPECIALITE Vous trouverez, ce qu\u2019il vous faut, en toute saison.[er De§erres 1406, St-Denis chez-nous Montréal, Qué. Ea Eats Be ie TL AE Rr ] 3 à 4 Ë È £ # FE = PE a ec at OA DE L'AMOUR.(Suite de la page deux) jours un peu l\u2019impression- d\u2019un gaspillage de la nature\u201d.I[diosyntonie par l\u2019ensemble harmonieux que l\u2019on se plait à admirer dans ce mariage d\u2019idées.Pour contrebalancer son ironie, la nature elle-même veut que l\u2019on se prête assez volontier à cette association frustre; et c'est ainsi qu\u2019on ne récriminera pas contre \u2018\u201c\u2018une femme amoureuse\u201d ou tel \u201camour de fem- 1 me .Ainsi compris, la femme et \u2019amour se tiennent si étroitement qu\u2019on ne peut facilement concevoir l\u2019un sans imaginer l'autre, au milieu de tout un mystérieux énigme qui accompagne l\u2019un et l\u2019autre.Quelqu\u2019un disait qu\u2019une femme avait donné tout son amour quand elle s'était donnée, et je pourrais ajouter qu\u2019une femme s\u2019est toute donnée quand elle a donné tout son amour.Mystère, énigme, intrigue, femme, amour.tout se fond dans un même \u201ctout\u201d que vingt siècles encore ne sauront pénétrer.Loin de moi la pensée d\u2019y trouver une banalité méprisable, et pis encore de vouloir immortaliser la femme et l\u2019amour par un caractère mystique.Certes non, la femme joue un rôle prépondérant, quoique pensif, et l'amour lui est donné par surcroit comme sauvegarde de su mission.Par sympathique obligation matérielle l\u2019homme se doit de pourvoir aux exigences d\u2019une vie que lui vient compliquer en plus la femme et ses caprices (rationnels ou non).Il se doit à l\u2019honorabilité d\u2019une charge que lui dicte son rôle social, et il se double généralement d\u2019une union matrimoniale afin de pouvoir évider le trop plein sentimental de sa nature qui objecterait à la lucidité de ses obligations spéculatives.Cette satisfaction et ce bien-aise moral qu\u2019impose la nature, lui ont valu auprès de la gent féminine le rébarbatif épithète d\u2019égoïste, vrai dans toute son extension si la femme réclame trop de l\u2019amour que l\u2019homme doit partager entre sa vie et ses obligations.Et le jour où la femme s\u2019ingère dans les affaires de son homme, le jour où elle se demande pourquoi son amour n\u2019est pas payé de retour, où elle trouve injuste ou incompréhensible la résistance qu\u2019on lui oppose, elle commence à être singulièrement moins éprise, elle abandonne insensiblement son foyer, et demain, lorsque son homme y viendra puiser le soutien moral qu\u2019il croit toujours y trouver, elle aura fui moralement pour n\u2019y laisser désormais qu\u2019une amicale camaraderie, tant il est vrai qu\u2019elle nourrit et entretient le feu au foyer.Cette digression, d\u2019ordre général, m\u2019amène à une autre non moins intéressante, parce que piquée sur le vif.C\u2019est l\u2019intrigue que tient une jeune fem- Me, amoureuse cependant, mais Instinctivement lointaine, pour Un jeune homme follement épris.Elle le tient suspendu à ses lèvres par le mystérieux - Nos enquêtes Les étudiants de l\u2019université McGill ont à leur disposition une bibliothèque qui contient au-delà de 200,000 volumes, la Redpath Library.Cette biblio- théque leur consent le privilège non seulement d\u2019étudier et de consulter dans la salle de lecture les livres qu\u2019elle possède mais aussi celui, pour chaque étudiant, d\u2019emporter avec lui jusqu\u2019à trois volumes à la fois.Pour jouir de cette dernière prérogative on doit être inscrit à l\u2019université McGill et y suivre les cours dans une des facultés.Aucun dépôt n\u2019est exigé, si ce n\u2019est durant la période des vacances de l'été.Les diplômés de l\u2019université qui ne suivent plus de cours doivent également faire un dépôt pour garantir les livres qu\u2019ils empruntent.Que pouvons-nous opposer à ces avantages, nous étudiants de l\u2019université de Montréal?Nous avons à notre disposition une bibliothèque de plus de 100,000 volumes dont un bon nembre sont introuvables ail- (Suite à la page cinq) CE cachet qui émane de sa sincérité, et elle se refuse a accepter ses témoignages d\u2019affection de peur de troubler le charme de ses rêves.Elle joue de l\u2019indépendance avec lui, elle entreprend quasi de mutiler son âme en mille fragments pour ensuite les disperser aux caprices de ses vingt ans; elle tente de lui faire expier tout le mal qu\u2019elle souffre à le repousser, et dont il supporte la peine plus qu\u2019elle-même, elle veut le soustraire complètement à sa confiance, et l\u2019abandonner complè2ment a sa solitude, elle essaye de reeu- ler assez loin qu\u2019il ne puisse désormais plus l\u2019atteindre; enfin elle prend plaisir à le sentir souffrir par elle.Elle le sait | trop lié, trop soudé à l\u2019intime de son âme, à ses caprices comme à ses affections, pour le supposer capable d\u2019un acte volontaire.Il reste fidèlement soumis à l\u2019emprise qu\u2019elle a sur lui, et elle modèle ses impressions au gré de sa volonté.Elle ne lui laisse qu\u2019un coeur exigent, voué à la plus tendre affection qu\u2019elle dédaigne parfois, il ne lui reste qu\u2019une âme passionnée, avide de beaucoup d\u2019amour, qu\u2019elle repousse involontairement.Il ne lui resté \u2018qu\u2019un simulacre de penseur, tant elle a pris l\u2019être qui s\u2019est fait sien par le coeur et par l\u2019âme, qui s\u2019est donné sans compter, qui dépense le reste de son énergie \u2026à l\u2019aimer davantage, s\u2019il en est temps encore.Que lui importe le temps! Que lui importe si elle ne l\u2019aime plus! il aura beaucoup aimé parce qu\u2019il aura beaucoup souffert.Il s\u2019est voué par toutes les fibres de son âme au tout-bonheur qu\u2019il lui voulait, il l\u2019adore toujours malgré ses malices, et passionnément épris, il ne peut que souffrir terriblement et aimer intensément.| PAULOT M:32 LES DEBATS RIXE ENTRE DEUX ETUDIANTS Martineau est-il coupable?Avait-il raison de battre Manseau?Le soir de la parade, Etien- ne Martineau, e.e.m., se promenait avec une jeune fille lorsqu\u2019il rencontra Omer Manseau, e.e.m., qui se permit des libertés qui choquèrent l'accusé et le poussèrent à se livrer sur la victime, Manseau, à des voies de fait des plus cruelles, et peut-être des plus dangereuses.La victime fut immédiatement transportée à la maison des Etudiants où Pierre Boucher, e.e.m., lui fournit les premiers soins et banda ses blessures.Sur l\u2019endroit du conflit, on a retrouvé un morceau de canne et une dent en or.Le Conseil des étudiants a pris la chose en main et on fera à Martineau son procès aux prochaines assises de l\u2019Université, le 15 novembre courant et ce procès se fera sous les auspices de la Société des Débats et sous la présidence du juge Monette.Les assises auront lieu à la salle Saint-Sulpice.Mes Yves Pelletier, Jean- J.Décarie et Charles Trempe auront cette affaire en main.DEBOUT LES ORATEURS! Vendredi soir à 8 heures, à la Maison des étudiants, aura lieu le premier concours éliminatoire de la Société des Débats.Que ce soit pour parler ou pour entendre soyez-y en foule! 1%06%00%00%.0%.6%0¢%.6% 6% 6% ¢%0, ° oe 0, * \"a bool o pe % - oo 900% acer, .% 0% > °, - oo 2, 0.0.0 ete peter terne ee Gnoine ten tonton te $ le frapper par la mort $ récente de son vénéré 3 père.3 Le SECRETAIRE; rrr ! en automobile.Une visite industrielle Heureux qui comme Ulysse a\" fait un beau voyage.Jeudi dernier, les éleves de Deuxième et de Troisième de l\u2019Ecole des Hautes Etudes quittaient Montréal à destination de Hull et d\u2019Ottawa où ils allaient visiter les principales industries de la région et les sites et édifices intéressants de la capitale du Canada.Vers deux heures de l\u2019après-midi, après avoir salué M.le directeur et MM.les professeurs, le groupe partait dans un confortable autobus de la Provincial Transport et Trente-et-un étudiants prenaient part à l\u2019excursion.Dès le départ, les cris universitaires retentirent.Mais aussitôt que les limites de la ville eurent été franchises, les discours commencèrent, car que faire en un autobus à moins que l\u2019on y discoure?\u201cUne minute, s.v.p.!\u201d Les meilleurs orateurs se livrèrent un duel oratoire vif et brillant, et quelques-unes révélèrent des talents jusqu\u2019ici ignorés.Bélair, Honoré, Omer et Paul-Emile, à qui on devait décerner plus tard le titre d\u2019orateur du \u201cbus\u201d furent sans contredit les plus brillants.Il y eut un arrét a Sainte- Thérèse, histoire de se dégourdir un peu et de permettre a quelques-uns de renou- veler leur provision , de biscuits.Puis l\u2019on se remit en route, et cette fois les chansons furent à l\u2019honneur.\u2018La Cantiniére\u201d, cette bonne vieille cantinière d\u2019autrefois, obtint un succès fou.De Sainte- Thérèse à Hull, ce ne fut- qu\u2019un fou roulant, à la grande satisfaction des excursionnistes.L\u2019on prit le souper dès l\u2019arrivée à Hull, puis ce furent les sorties et la veillée.Quelques- uns se rendirent à Ottawa, d\u2019autres visitèrent les endroits intéressants de la cité trans-.pontine, cafés, bingos, etc, etc., le reste demeura à l\u2019hôtel.Au cours de la veillée Bayard fut le héros d\u2019une aventure.Ayant placé quelques vêtements dans le sac à main de son ami Pelletier, il S\u2019aperçut comme il se préparait à les endosser qu\u2019ils dégageaient une curieuse senteur.C\u2019est qu\u2019on avait glissé, par erreur ou autrement, dans le sac du \u2018\u2018Great\u201d Gérard, un imposant morceau de morue fraîche à odeur fortement caractérisée.Cette pauvre morue! ce qu\u2019elle en a connu de tribulations au cours de la soirée.Armand ,\u2018Hallé\u201d et Philippe en savent quelque chose.Au cours de la méme soirée, le grand Lucien B.révé- (Suite \u2018a page six) i Se > o < a * 000 0e 2 \" ve a * \"0% 0% 0.0 re von oo ee, ete oe, 0 CQ) * ° 0 * - * 0.ood *, ° >, * ° - >, 92.5% 00.00, 0°, .% ES Road, 2, \"\u2019 0, meteo et A.E.SAUCIER, 60 rue Craig Ouest PD > - 03 tnt tata Sante a in ne ete teste 3 Lose 0e% 0% e%% ee 0\" ee se\u201d 2 se 000000300000 00% 26/00 6u°00 00% 0% A) A GS SC CE EEE ES Patins Les Patins de la Saison 1929 - 30 ADOPTES DANS LE MONDE ENTIER La majorité des Marchands de Gros vendent les Patins \u2018Starr\u2019 Ÿ vo A + tetes ve oo e tarr a % % Fabriquer pour endurer les exigences les plus sévéres par les joueurs de hockey professionnels ou amateurs.La lame en bel acier n\u2019a presque jamais besoin d\u2019être aiguisée.STARR MANUFACTURING CO.LTD.Représentant général pour Montréal et Toronto ES a a Pere tee ete Fre oe\\ iH EH Ee I REL Fe food poto 9 Seeded 26 oz.$2.50 MELCHERS Distilleries: BERTHIERVILLE, QUE.London Cinb LONDON DRŸ GIN Grâce à la supériorité de son procédé de distillation, ce produit a conquis une place à part dans l\u2019estime des connaisseurs et la faveur du public.DISTILLERIES Distillateurs depuis 1898 40 oz.$3.75 LIMITED Bureau-Chef: MONTREAL, QUE.- Page quatre Le Quartier Latin; Montréal;:7 novembre 1929 RII EU ¢.Chroniques Universitaires 3 OO OO EO SEO BOAO LAREDO AS LAOREET OLSEN LAA) ae | Médecine La semaine a été assez fertile en faits intéressants mais le chroniqueur trouve toujours la- pitance d\u2019événements trop maigre ; il faudnrait pour le satisfaire, des troubles sismiques, que sais-je, peut-être une grê- ve universitaire de professeurs, à tout le moins des assassinats, des suicides.Sans aller jusqu\u2019aux suicides, on a pu voir cette semaine, sur des figures fort longues, des stratus de mélancolie, des sourcils et des cheveux prématurément blanchis, des fronts ridés, des idées noires qui voltigeaient autour de ces derniers comme des chauves-souris et jetaient sur eux l'ombre opaque de leurs ailes.Que s\u2019est-il donc passé?Dans tous les groupes, on parle de bourse, de son dernier chambardement, de ses méfaits, des désagréments d\u2019un certain appel téléphonique, de la difficulté à trouver des fonds nécessaires à couvrir une perte dont on refuse naturellement à donner le montant exact.De tous côtés, on fait l\u2019apothéose du coffre-fort et, nouveaux petits corbeaux de 1929, tous j:rent de ne plus se laisser prendre.Quoiqu\u2019il- en soit, ces catastrophes monétaires, parait-il, ont leur bon côté.Le docteur Mauriquand, dans sa dernière leçon, parlant de l\u2019arthritisme et de la manière d\u2019y remédier, affirmait qu\u2019il fallait bénir ces bouleversements parce qu\u2019ils obligeaient les gens à diminuer leur train de vie et la trop bonne chère de leur table.C\u2019est à croire que le meilleur voeu philanthropique qu\u2019on puisse faire à tous les amateurs de coulis savants, à tous les dégustateurs de perdrix aux choux que guette un arthritisme persistant, ce serait de leur souhaiter une petite perte à la Bourse.Les gens de deuxième année sont à la hauteur de ces vicissitudes : ils ont des occupations autrement importantes.Novembre, pour eux, coïncide avec le commencement de la dissection.Pendant que d\u2019autres exhalent leurs gémissements sur l\u2019assoupissement de la nature, sur le triste sort des muguets et des liserons que fane l\u2019indélicatesse automnale, et sur celui plus incommode de la forêt sans sa perruque et de l\u2019arbre sans son paletot vert, eux, pour célébrer dignement le mois des morts, exhibent pour leurs cadavres des tendresses de scalpel.Tandis que le petit oiseau use son gosier contre l'automne, l\u2019enthousiasme règne autour : \u2014 Droit A Mot d\u2019ordre: Roch Pinard.Mot de passe: Roch Pinard.Les grands exploits étant à l\u2019ordre du jour, comment laisser passer le fait accompli par celui qui nous a donné un si bel exemple d\u2019énergie, de valeur, de patriotisme et de confiance en soi-même sans venir lui présenter notre meilleur témoignage l\u2019admiration et d\u2019attachement fratetrnel.Après tant de réceptions, triomphales, après tant de super- Les éloges, il paraît difficile d'ajouter quelque chose à la liste des félicitations déjà offerte a celui que j'appellerai \u201c\u201cl\u2019enfant chéri de la noble faculté\u201d.Mais, laissons parler nos cceur ; il y verra combien nous sommes fiers de sa prouesse et combien nous sommes heureux de l\u2019avoir au milieu de nous.Cependant, une note de tristesse se glisse dans l\u2019allégresse générale : nous aurions tant ai- entendre ce discours qui lui a valu un succès si prodigieux; nous aurions tant voulu voir ces gestes où se manifestaient son amour et son enthousiasme pour notre beau pays.Des circonstances imprévues ont empêché la petite manifestation que nous voulions organiser pour célébrer noïre héros et l\u2019applaudir en frères; n\u2019en parlons plus.Un jour viendra peut-être où nous serons plus heureux et nous pourrons alors satisfaire nos légitimes désirs.Autres événements : Nous ne saurions assez remercier l\u2019honorable juge Fa- bre-Surveyer pour la magnifique leçon de pratique qu\u2019il a bien consenti à nous donner la semaine dernière, et nous serons toujours heureux d\u2019aller écouter un professeur aussi intéressant et aussi bienveillant pour la \u201cjeunesse étudiante\u201d.Enfin, nos remerciements à Me Gustave Beaudoin, notre distingué directeur des études dont le dévouement inlassable se manifeste tous les jours envers pous pour la magnifique invitation qu\u2019il nous a transmise, ainsi qu\u2019à tous les professeurs de la Faculté de droit pour l\u2019honneur qu\u2019ils nous feront en nous recevant au au cercle universitaire.Paul LEFEBVRE rentrent 4 d 4 d o à d 4 J d \u20ac V0 0000 DES des tables blanches.Les uns, sur les parties supérieures, poursuivent sur le visage qui ne sait plus mentir, les innombrables ramifications du nerf qui sert au mensonge : le facial.Les autres, sur les parties inférieures dégagent des aponévroses les muscles d\u2019une cuisse qui n\u2019est plus amoureuse, et c\u2019est presque incroyable cette canicule d\u2019ardeur dans un novembre de corps, dans une Ag Toussaint d\u2019âme.Le Dentaire> » > > » > p > > > > ANMAAAAAAA » Soit en 1ère, 2e, 3e ou 4e année, vous trouverez toujours à la Faculté dentaire 2 classes d\u2019étudiants, qui ont entre eux, une mentalité très différente d'assister aux cours.Je me permettrai de ranger ceux qui méritent le plus d\u2019ê- tre rappelés à la raison de temps en temps et j'ose nommer ici les pauvres étudiants qui ne sont pas attentifs au cours.Dans la 2e catégorie, mentionnons ceux qui méritent des éloges: je veux dire ceux qui écoutent avec leurs deux oreilles, le professeur.Nos cours comme vous le voyez sont bien ordonnés; les premiers, regardent le professeur, ce qui fait que pour eux, la vue passe avant l\u2019audition.Si j'étais professeur l\u2019intérêt de mes cours serait fixé sur le nombre des regards attachés à ma personne, ce qui peut-être changerait bien des choses.À l\u2019examen, par exemple, le pourcentage de ceux qui sont peu anxieux de prendre des notes serait avantageusement relevé, tandis que les \u201czéleux\u2019\u2019 verraient leurs bons points, se mettre au diapason de mes prétendus \u201c\u2018faibles\u201d.Ce serait là.n\u2019est-ce pas, la moyenne idéale à offrir au Doyen en fin de semestre.Par contre ceux qui n\u2019écoutent pas, se livrent à de multiples opérations ou tendent l\u2019oreille ailleurs: Les uns écoutent les Klaxons des taxis annonçant par là, la fuite rapide de nouveaux époux vers la gare; les autres laissent leur imagination s\u2019envoler aux accents des clairons et tambourines de l\u2019Institut St-Antoine.Ceux-ci calculent les dernières dépenses du dimanche ou celles à venir au banquet d\u2019huîtres, des Sourds-Muets ; ceux-là transcrivent des notes d\u2019autres cours, ou écrivent je ne sais quoi, à ce je ne sais qui.Pour ma part, j'avoue que l\u2019inspiration ne vient jamais si vite sous ma plume qu\u2019au milieu de certains cours.Enfin, tous ceux-là qui admirent tous ceux qui rèvent, tous ceux qui chantent, tous ceux qui dorment, reviennent à une plus douce réalité, encore, lorsque le timbre annonçant la fin du cours vient couvrir la voix du professeur.Les élèves de 3e et de 4e prient M.Roch Pinard, champion international du concours oratoire d\u2019accepter leurs plus sincères félicitations et regrettent n\u2019avoir pas pu (raison majeures) assister à sohn arrivée à Montréal.XOUREL » P oly techn ique Tous les ans, vers la fin d\u2019octobre, l\u2019Ecole Polytechnique organise pour ses finissants un voyage de trois jours aux Trois-Rivières et Shawinigan pour donner l\u2019occasion à ceux-ci de se rendre compte \u201cde visu et auriculo\u201d de I'importance de ces deux villes comme centre industriels.Le voyage, cette année s\u2019est effectué par un mode de locomotion inédit; la Provincial Transport Co., accepta en effet de mettre à notre disposition, moyennant finances, il va sans dire, un de ses luxueux autobus avec son chauffeur.Aussi c\u2019était impressionnant de les voir le matin du départ, les gars de 5ème.Le cigare de 10 cents au bec, les jambes croisées, le visage réjoui, l'esprit libre de tout souci, sauf celui d'\u201c\u2018en avsir assez pour 3 jours, ils étaient tout l\u2019opposé du type qui vient de passer un examen de physique et qui, comme on sait, a les yeux hagards et la mine cadavérique.La chorale, composée du ténor Mondello au gosier puissant, du soprano L\u2019Heureux (qui avait oublié d\u2019apporter sa musique et arriva 20 minutes en retard), et des altos Dubeau, Lefebvre, Fournier, Fontaine et Lebeau occupa les sièges arrière et exécuta séance tenante des roulades capables d\u2019enterrer toutes les chapelles sixtines du monde réunies.Notre premier arrêt fut au poste radio-téléphonique de Marconi, a Yamachiche, oil les employés semble-t-il, s\u2019amusent a dire: toute la journée.Ce poste est en effet construit et l\u2019antenne orientée spécialement pour capter les ondes de Bridgewater, Angleterre.Ce fut ensuite au tour de la Wabasso Cotton et de l\u2019usine de filtration des Trois- Rivières d\u2019être honorés de notre visite.A Shawinigan, le.Cascade Inn, qui nous avait réservé 6 chambres, gracieusement fournies par la Shawinigan Eng., Co., retentit à notre arrivée d\u2019un \u201cBoum\u201d colossal émis par 17 ventres affamés.Dans les deux jours suivants, nous visitâmes tour à tour le \u201cpower-house\u201d de Shawinigan, la Canadian Carbide, la Canadian Iron Foundries, la Lau- rentide Paper et la Shawinigan Chemical, où se fabrique le carborundum, et le \u201cpowerhouse de la Gabelle.M.le professeur Villeneuve nous accompagnait et il sut par ses explications éclairées, bien nous faire saisir.tous les détails des opérations.Hello Bridgewater\u201d AAARAAAAANAA CUVE 3 < 9.Sciences 3 4 < < PPT 0e rtatratre Un peu de coeur, l\u2019ami!.Tu pousses un peu fort, préparer une chronique à la sortie d\u2019un congé est chose peu facile et guère intéressante.Cependant, passons.Et d\u2019ailleurs, que ne seu Mon ami Hertel McConnell s\u2019est permis d\u2019aller à la chasse après une brillante composition de chimie.S\u2019il avait eu le \u2018flair\u2019 un peu plus développé, il aurait pu prévoir les méfaits de la pluie sur son arme à feu! L\u2019appendice nasal de mon copain C.reluisait comme un fanal, dimanche soir, au coin de la rue Ontario.Dis donc, mon trésor, serait-ce dû aux effets de l\u2019eau régale?Des moeurs, mon gros S., tu apprendras à respecter mes amies de la maison D., sans quoi, tu cours le risque de te faire désaraziner.Pour M.F., tout laisse prévoir qu\u2019il a pris CH3 CH2 0H pour Hcl, car, prétend-il, Hel est un liquide et non un gaz! Est-ce bien vrai?Pendant que j\u2019y suis, mes amis, nous avons des félicitations mutuelles à nous adresser quant à la parade.Nous n\u2019avons même pas conservé 20 points sur l\u2019ensemble.C\u2019est un succès sans précédent.Aussi faut-il dire que tous ont travaillé avec ardeur à la réalisation artistique de nos chars! En passant \u201cBRIQUE\".La \u201cfolle\u201d, tel est son nom, aime le dessin a la folie, aussi M.St-Charles la prie-t-il de continuer à développer son talent artistique! Des fleurs; en veux-tu, en v\u2019là! Notre distingué professeur de physiologie semble avoir un faible pour ce cher Fernand qu\u2019il ne cesse de questionner.Entre-nous, Fernand, il te faut reconnaître l\u2019amabilité de tes confrères qui te poussent de bons \u201ctuyaux\u201d, qu\u2019en dis-tu?Souvent on parle de \u201csport\u201d, mes amis, il y a bien des sortes de \u201csport\u201d.Les uns jouent au gouret, l\u2019es autres aux dames, d\u2019autres se hasarderont à jouer au pool.Sans vouloir parler pour mon clocher, peut-on réellement qualifier de \u201csport\u201d les 2 derniers que je viens de nommer » Non, non et non.i J\u2019entends par sport un Jeu, un délassement capable de faire quelque bien au corps, comme gymnastique, lutte, etc.Comme il est triste de voir ces petits dos ronds d'étu- :diants! Savez-vous qu'en gé- fe MER EE ee attendre Ee aka dy DEA ROLE TION CIM pa pT ie Fr EE 3 P hilosophie> \u201420tecteef, AASNANAANA TSUTUU UV TU I] est donc vrai, Madame, que vous avez toujours cette idée malheureuse de croire que le philosophe est un étre a part, qui vous parle comme s\u2019il revenait de la lune, qui se gêne avec vous, qui traîne toujours quantité de livres, qui ne dit rien que d\u2019après les livres et n\u2019agit que pour en faire.Daprès vous le philosophe est asskz grand, carré; (il a les cheveux épais et négligés; sa cravate est mal nouée; il n\u2019a aucun soin de son habit; ses souliers ne sont pas fins.Il a une grosse tête, avec des yeux sortis, un nez aux narines largement ouvertes, les oreilles écartées.Mais, vous vous souvenez, Madame, que Socrate a rendu Xanhippe immortelle.Vous vous le figurez comme ces vieux bouquins qui dorment au fon ddes bibliothèques: ils sont couverts de poussire, leur tranche est ternie, leur dos n\u2019a plus de couleur, leurs feuillets sont jaunis.À part cela, ils.ont un langage qui ne vous dit rien.C'est en vain que vous les interrogez: vous ne les comprenez pas.Ils sont là pour le nombre dites-vous, ou pour les personnes frappées d\u2019insomnie.Mais laissez-moi vous dire que vous vous créez un mauvais type du philosophe.Lorsque le jour est pluvieux, et que, vous sentant bien seule, vous vous usseyez auprès de la fenêtre, le coeur rempli de tristesse jusqu\u2019au bord, vous ouvrez un livre et vous êtes enchantée aussitôt par la voix douce qui s\u2019en échappe.Vous oublier la cause de votre chagrin, une paix sereine vous envahit; la vie devient plus chaude; il vous semble que le ciel est rempli de soleil.Celui-là qui a su vous charmer, Madame, était un philosophe.Vous me direz peut-être que je suis intéressé.Vous savez bien que je me plais à répéter que le premier conseil des philosophes, c\u2019est d\u2019aimer la joie, d'aimer le beau, d\u2019aimer la vie.Voilà pour ma défense.Et, ensuite, je vous laisserai faire.Je vous donnerai une victoire facile me contentant de l\u2019opi- union générale.Et, maintenant, permettez- moi de vous demander ce que vous pensez des philosophes de votre sexe.Les voyez-vous du même oeil?Je suis certain qu\u2019elles ont toute votre sympathie.Je vous approuve.-Et par là je vous montre que je n\u2019ai aucunement votre sévérité.Mais vous allez m\u2019accuser de sentiment.PHILO GOODS BB EAA dod AL AS AA A TV VV WO OOO PPPPPPPPiProV AAAALA AAA AMAA AAMAS CUS TU UT US 4 à d ° ° 4 Hygiene Sociale: 4 ARAL O50 A A & Padadla A A A A PP UV EC UTC 0 Era pos Tre \u201cIl est difficile de trouver une personne sur cent,\u201d dit un dicton populaire, \u201cqui, en entrant en conversation ne parle pas de température.\u201d Que vou- lez-vous, je ne suis pas mieux que les quatre-vingt4lix-neuf autres.L'hiver a déjà donné des signes évidents et même palpables de son approche.N\u2019est-ce pas que les jeunes demoiselles aux bas de soie commencent à houtiller sur le coin des rues?Le froid devient piquant, la neige se hasarde.La neige! Eh bien oui! c\u2019est l\u2019hiver avec tous ses sports, ses plaisirs et ses misères.À l\u2019Eco- le, dans la salle de récréation, dans les escaliers et dans les couloirs on parle de hockey.Les Hectors sont à se former une formidable équipe qui doit tout balayer.Ils en ont pris la ferme détermination.Mais pour arriver à un tel but, il leur faut du support moral.Tous les financiers, surtout les nouveaux, se feront un devoir de venir nombreux encourager leurs confrères.Il n\u2019y a pas à chercher bien loin, les vrais joueurs de hockey sont des Etudiants.Toute médaille a son revers.L'hiver n\u2019apporte pas que des plaisirs: la terrible misère l\u2019accompagne.Beaucoup de pauvres seront encore sans abri et sans.nourriture.Mais, pas peur, les étudiants sont là ; ils ont leur St-Vincent- de Paul.Nombre d\u2019affamés comptent sur leur générosité.Donc, à l\u2019oeuvre tout le monde étudiant.Ayons le légitime orgueil de dire que notre société de secours pour les pauvres n\u2019existe non seulement de nom mais bien de fait.ROLLO Nos enquêtes (Suite de la page trois) leurs à Montréal.La bibliothèque Saint-Sulpice possède une des plus riches et des plus intéressantes collections de livres français de notre ville.Cependant, à l\u2019encontre de ce qui se pratique au McGill, notre bibliothèque universitaire n\u2019a pas de circulation extérieure.C\u2019est une lacune croyons-nous, et nous tâcherons de le démontrer.Avant d\u2019indiquer les raisons qui nous inclinent vers cette opinion, il ne serait pas inutile d\u2019effectuer un petit calcul.La bibliothéque Saint-Sulpice contient environ 100,000 volumes.Supposons qu\u2019elle accorde à chaque étudiant le droit d\u2019emprunter un volume (nous ne demandons, pas plus).Comme le fr .\u201chombre \u201cde: ceux\u2019 qui \u2018fréquen- .Aux étudiants en pharmacie Lorsque le facteur bien fidèlement me remet chaque jeudi le \u201cQuartier Latin\u201d, c\u2019est avec plaisir que je le parcours pour m\u2019enrichir l\u2019intelligence de l\u2019esprit pétillant de mes amis les étudiants.Malheureusement à toute joie succède une déception.La cause est l\u2019inactivité des étudiants en pharmacie.Ils sont comme les abeilles inconstan- tantes, ils désertent la ruche littéraire.Un seul parmi eux a eu une demi-fidélité.Tout près de la ruche \u201cLarose\u201d s\u2019est épanouie, mais trop tôt elle a fané.L\u2019éclosion a accaparé notre attention et nous donnait l\u2019espoir d\u2019une floraison durable.Le deuil du bérêt, si récent qu\u2019il soit, est trop bien observé par la gent pharmacienne.Leur douleur profonde efface toutes pensées joyeuses en eux, et distrayantes pour les lecteurs.Si la colonne est toujours blanche que croirons-nous?Il faut donc qu\u2019ils divorcent avec Mor- phée, pour faire briller tout ce que leur profession peut réunir de savoir et d\u2019intelligence.Nous n\u2019avons aucun doute en leurs talents.Mais pour affirmer notre jugement et notre appréciation, il faut qu\u2019ils écrivent assidûment.Je suis assurée que les élèves en pharmacie auront assez de fierté pour rédiger fidèlement leur chronique hebdomadaire.LYLHE SCIENCES.(Suite de la page 4 néral, les étudiants, au point de vue physique, ne valant pas 5 sous.Croyez-moi, je ferai tout en mon possible pour obtenir des heures spéciales consacrées à la gymnastique, à la lutte même, que je considère commñMe le plus bel exercice physique, naturellement quand il n\u2019y a pas d\u2019excès.Le temps ne me permet pas d\u2019en dire plus long et c\u2019est tant mieux.Je reviendrai d\u2019ailleurs sur ce sujet.\u201cPIT\u201d.tent notre université est estimé à environ 5,000 (si l\u2019on exclut les élèves des collèges classiques quiontleurs propres \u2018bibliothèques) nous avons un total de 5, 000 livres en circulation, à supposer que chaque étudiant se prévaudrait du privilège.Il resterait donc encore 95,000 volumes pour les lecteurs qui pfé- ferent lire a la bibliothèque même.Avouons qu\u2019il y a là de quoi satisfaire les plus voraces ! Dans un prochaine article, nous exposerons brièvement les avantages et, j'irais même jusqu\u2019à dire, la nécessité d\u2019une circulation extérieure pour une bibliothèque comme la nôtre.AiLenoblet\u2018duPLESSIS RHI I MONO UE SERIE OP UNE FORTERESSE DE SOLIDITE Amro DEUX BILLIONS DE DOLLARS Dividendes des assurés augmen- - tés pour la neuvième année SUN LIFE successive.ASSURANCE CO.OF CANADA Siège Social: Montréal Achetez vos médicaments, produits chimiques, Instruments de chirurgie, Accessoires pour hôpitaux, au LABORATOIRE NADEAU, LTEE vous serez satisfaits et vous aurez patronisé une une industrie canadienne-française.| 100, RUE ST-PAUL OUEST - .MONTREAL FAITES vos AU MAGASIN Dupuis Sreres Téléphone: PLateau 5151 ACHAT DES ETUDIANTS Rue Ste-Catherine, St-André, Demontigny et St-Christophe S \u201cPhotographe attitré des Etudiants\u201d RUE STE-CATHERINE, (Près St-Denis).Tél.LAncaster 5478 \u2014 Rés.ATlantic 3695 Tél.: HArbour 6550 TAILLEUR DES ETUDIANTS 9 Valet Service: ABONNEMENTS: $1.50 par mois 466, RUE CRAIG EST Téléphone: LAncaster 2421-4913 J I.EDDE Spécialités pharmaceutiques francaises de I\u2019épargne.La Banque de Montréal est prête à vous aider.Elle vous procure un endroit sûr pour vos épargnes et elle les fait fructifier à intérêt composé: BANQUE DE MONTREAL L\u2019ACTIF.DEPASSE $900,000,00.TRAVAIL, ECONOMIE, SUCCES Pour réussir en affaires, il n\u2019y a pas de meilleur chemin que le vieux sentier bien connu FONDEE EN 1817 Elle compte 59 suceursales dans Montréal et Ia région environnante ; Ly CNL EE Ry UNE DHL Da eet) \u2014_ _ 00 AAAS! ana Ce 0 =.ma ATE PTL ere I RMS SE CE | | { | i } | | Pho Sra Rls Jo SERN PIRES Page six Le Quartier Latin, Montréal, 7 novembre 1929 t Les Avantures : BROADWAY (Suite) En bon connaisseur des longues routes et.de son endurance au volant, Gagné \u2014 alias le Blond \u2014 nous avait prédit Portland pour les premières heures de l'après-midi; ce qui ne manqua pas d\u2019arriver.Comme le fait remarquer avec tant de justesse je ne sais plus lequel des quatre Chevaliers, Portland est \u2018\u201c\u2018coquette, ouvriére.et port de mer.\u201d La nappe d\u2019eau de son port berce au rythme d\u2019une vague géante et silencieuse un régiment de paquebots, de remorqueurs et de barges.Mais l\u2019insolite grouillement de ses quais ne retient que peu notre imagination.Sa plage déjà voisine d\u2019Old Orchard, a pris dans nos esprits la forme d\u2019un but désirable au.supréme, qu'il faut atteindre au.plus tot.Et les quatre visages, roses, rouges ou violets, résignés à nouveau a se laisser fouetter par l'air du large, suivent encore la routière dans sa course folle \u2014 cette fois vers Old Orchard \u2014 Malgré le grain menaçant qui va bientôt nous inonder.* Xx * Nombre de familles mont- réalaises connaissent de vieille date Old Orchard.Il y a déjà vingt ans que les Morin, les Ménard, les Talbot, ont fait de cette admirable plage un coin presque français.Plus d\u2019un hôtel au nom français compte aujourd\u2019hui parmi les plus prospères de cette coquette petite ville.Aussi fut-ce la moin- ee UNE VISITE.(Suite de la page trois) la quels sont ses talents comme coureur de fonds.Prenant les corridors de l\u2019hôtel pour une piste de course, il essaya d\u2019abaisser le record mondial des 220 verges.Impossible de savoir s\u2019il avait réussi.Vers minuit quelques excursionnistes descendirent prendre une légère collation.Puis chacun regagna sa chambre pour y goûter un repos bien mérité.Il appert que quelques-uns qui avaient été trop turbulents firent de mauvais rêves au cours de la nuit et qu\u2019ils se erurent poursuivis par la police.Alors pour se donner du courage, ils agirent à la façon des peureux qui font du tapage pour se persuader qu\u2019ils sont courageux, et ils chantèrent: \u201cSi la police, bou, boum, bou, boum.\u2019\u201d Paul-Emile lui se piqua d\u2019un discours en anglais.Le lendemain matin, il pleuvait ce qui n\u2019empécha pas les voyageurs de se rendre en groupe a la messe.On prit le déjeuner chacun de son coté et au cours de l\u2019avant-midi eut lieu la première visite industrielle à la Canadian International Paper à Pointe Gati- neau.Cette manufacture possède quatre machines qui ont une Production moyenne de 625 me dre de nos surprises que de voir, le long des rues, maintes licences d\u2019automobiles aux couleurs québecquoises.Ce qui \u2014 disons-le en passant, \u2014 réjouissait secrètement nos amis Sé- nécal et Cousineau, de Montréal eux-mêmes (vous comprenez!) et dont les relations sociales dans cette ville, ne se comptent plus.Bref, à la demande de Sénécal qui ne voulait plus camper, nous prîmes maison, rue Morin, trempés comme navettes, par une pluie torrentielle, aveuglés dès les abords de la ville par un brouillard qui ne nous en laissait rien désirer.* * * Quand il pleut à boire debout et que le vent souffle en rafale, on dit là-bas que \u2018la mer est belle\u201d; ce qui nous étonnait tout de même un peu.Nous, nous la trouvions terrible.\u201cElle est dans son meilleur pour le bain\u201d, répétait la vieille dame de la maison, sans réussir à nous persuader.\u2026Et pourtant, la chose nous tentait; le temps d\u2019une consultation secrète des yeux, et \u201cpar ici, les gars!\u201d \u2014 en deux tours de mains nous voilà, en costume de circonstance, trottant malgré la pluie, vers la vague écumeuse et froide, qui, de bien loin là-bas, prend d\u2019assaut, rugissante, le sable fin de la grève.\u2018 ct Gagné s\u2019est élancé, intrépide.Sénécal le suit, non ee tonnes, par jour, de papier a journal.Le bos dont elle se sert lui est apporté de ses réserves par la rivière Gatineau.On le transforme en pate par le procédé mécanique et par le procédé chimique.Les visiteurs ont été à même de voir les deux procédés en opération ainsi que les différentes machines qui servent à la fabrication du papier à journal.La préparation des acides, le râpement des bâches sur les meules de grès ou leur écorchement en copeaux, la cuisson à la vapeur du bois préalablement traité par l\u2019acide, dans des \u201cdigesters\u201d d\u2019une capacité de onze tonnes, les divers travaux et manipulations subis par la pate, le fonction- nément de la machine a papier sont autant d\u2019opérations qui ont vivement intéressé les futurs industriels commerçants ou financiers.Au cours de cette visite, il a été doné à quelques-uns de constater que le passage d\u2019un lieu à un autre dans une manufacture n\u2019est pas toujours facile.Ainsi un groupe qui se hasarda dans une certaine descente à angle fortement prononcé, y connut de réelles émotions.Omer et Paul- Emile savent quelque chose de la descente de la \u201cslide\u201d a Pointe Gatineau.(A suivre) J.ETAIS moins héroique.Nous ne sommes que trois; qui donc tarde à venir?\u2014Ah! c\u2019est l\u2019impayable de grand Cousineau qu\u2019une connaissance de l\u2019an dernier retient un instant sous la véranda.Quel plaisir, pour des connaisseurs comme lui, que de pouvoir entremêler à l\u2019avenant l\u2019agréable et\u2026 l\u2019utile! Mais la mer est terrible; Sé- nécal tremble de tous ses mollets sous les avalanches d'eau que, du plat de sa main, Gagné lance dans sa direction.Quand il était au large et que le vent soulevait des vagues commes celles-ci, Horace Vernet se faisait attacher au sommet du mât, pour en contempler et en reproduire sur ses toiles la farouche grandeur.Pour nous, nous n\u2019avions pas besoin de cela; .et, ma foi, nous en avions méme assez.Au fin souper d\u2019huitres qui nous réunit bientôt, nous constatons que nous sommes intacts et que nous n\u2019avons eu aucune noyade à déplorer.Dans le cas \u2014 Ô combien pénible! \u2014 où le gros Sénécal serait disparu sous nos regards effrayés, André Chénier nous eût prêté sa plume, pour chanter sur le thème de Myrto, la \u2018 jeune Tarentine: Pleurez, doux alcyons, 6 vous oiseaux sacrés, Oiseaux chers à Thétis, doux alcyons : pleurez! .Il a vécu, le Gros qu\u2019un sourire illumine.Un auto le portait loin de sa chère Aline; La, \u201cCamels\u201d et chansons, et cocktails, lentement, Devait rendre plus pur, le bleu d\u2019son firmament.Il a vécu, le Gros qu'un sourire illumine, (suite) Ls.-Ph.BELISLE LETTRE A UNE AMIE \u201cLe souvenir, c\u2019est la romance qu\u2019on chante pour ceux qui nous aiment un peu.\u201d \u201cPetite amie Marcelle,\u201d Je ne sais pas pourquoi, ce soir l'étude du code me donne le vertige!.J'ai beau consulter ce savant bouquin, je ne retiens rien de rien.Themis me boude.quelque méchent lutin me jette du sable dans les yeux., ma mémoire, \u201cfemme de Loth\u201d plus que jamais me fausse compagnie,\u201d\u201d et tout un essaiïm de souvenirs jouent à \u201ccache-cache\u201d autour de son coeur désemparé! Alors, je m'excuse gentiment auprès de Thémis, j'envoie le code aux orties, et je m\u2019abandonne tout entier au charme de la réverie!.Au dehors,.un horizon en grisaille.Une pluie abondante flagelle les carreaux de ma fenêtre, et je songe en regardant e ciel gris, qu\u2019il doit souffrir beaucoup, si on lui a fait autant de mal qu\u2019il pleure! Bien seul entre les quatre murs qui limitent cet univers microscopique où s\u2019écoulent mes heures.submergé par la solitude.je rêve et je songe! Jouet docile de ce mirage qui souvent nous fait entrevoir le passé avec des yeux complaisants\u2026 je caresse mes rêves et cherche à les idéaliser! J\u2019aime ces souvenirs qui me hantent le soir, par milliers, et qui réapparaissent \u201ccomme les oiseaux du ciel qui accourent en foule au rendez-vous, qu\u2019ils se sont donnés, sur le grand peuplier, où ils ramagent confusément jusqu\u2019à ce que la nuit les endorme\u201d.| | IL fait si bon, se souvenir, pe.vivre ces instants chers grisent notre nostalgie! \u201cAinsi lorsque tout dort, en ma douce demeure \u2018Parfois s'élève en moi, le besoin de rêver \u201cEt pour n\u2019être pas seul, à penser à cette heure \u201cJe m\u2019envole vers vous afin de vous causer! En effet, parmi ces souvenirs, il en est un que ma pensée se plaît à bercer avec une tendresse toujours persistante, c\u2019est le souvenir de notre amitié fidèle autant que douce, avec les heures d\u2019intense bonheur et de joies intimes qu'elle nous a déjà procurées.Serait.ce une énigme que ma pensée s'associe à la vôtre et que je m\u2019identifie à vos rêves! Tant de souvenirs que seuls nous connaissons me rendent précieuse notre amitié.Oh! Si on allait en faire l'histoire!\u2026 J'étais jeune.et j'avais soif d'affection.Aimer! c'est si naturel! ce besoin du coeur humain, Sylvio Pellico le chantait dans sa prison à la jeune fille du géolier, et l\u2019ardeur de mes vingt ans mettait sur mes lè- vies la persistante invite du poète \u201cVoulez-vous m\u2019aimer un peu?\u201d.Une amie qui me voulait du bien, vous avait faite si douce et si bonne à mes yeux, que dé- ja vous m\u2019aparaissiez comme un monde de promesses!.Puis, un \u201cbeau jour\u201d nous nous sommes connus!\u2026.La réalité ré pondait merveilleusement à mes (Suite à la page sept) brassée à votre goût par un maître-brasseur, Sa Saveur et sa qualité sont sans égales Quûrie ê PRIME PAR LA FORCE ET PAR LA QUALITÉ | 2 _ \u2014 Le Quartier Latin, Montréal, 7 novembre 1929 \u2018Page sept A OE LATO RASA CAS NRE © PAGE ARTISTIQUE {| OO M10 OOOO OOOO ACSA RRA LES ARTS o 0.0a ado Sodiododods Bodo todo oBododo dod mortes 0e 00e PPS VÉVTPTT UT UT SOU à ; Une exposition de Mlle Marguerite Z Lemieux à Saint-Sulpice WN vee etes tante.> 0.bo n°0 OA AS WHERE Si l\u2019on en juge p'@ exposition qu\u2019elle tient actuellement à la bibliothèque Saint-Sulpice, Mle Marguerite Lemieux est une artiste très versatile.Elle s\u2019est essayée tour à tour dans la peinture à l'huile, l\u2019aquarelle, l\u2019art décoratif sous toutes ses formes depuis Ja reliure d'art et l'orfèvrerie jusqu\u2019à la marquetterie et l\u2019ébénisterie, et l'exposition de ses essais nous permet de voir que lans tous ces genres elle a fort bien réussi.Entrez dans la petite salle de l\u2019exposition de Mlle Lemieux et vous aurez impression d\u2019entrer dans un capharnaüm de jolies choses, dans un de ces antres de collectionneurs où les vieux cuirs voisinent avec les poteries délicates et où les estampes d utemps passé sont tout étonnées de se voir en compagnie des dernières créations de la peinture et de l\u2019art décoratif moderne.Il ya là de tout.des tableaux à l\u2019huile, des aquarelles, des pochades, des pastels, des esquisses, des croquis, des reliures, des guéridons plaqués, des plateaux et des coffrets en étain repoussé, des liseuses, des porcelaines peintes, des apuie-livres, des jardinières, enfin une foule d\u2019objets d'art et de bibelots conçus t exécutés par une artiste qui sait son métier, et qui e, en plus, beaucoup d'originalité et de goût, Il faudrait toute une étude pour donner une juste appréciation de l\u2019exposition de Mlle Marguerite Lemieux.L\u2019espae, malheureusement, nous manque ici pour le faire, et nous devrons nous contenter de donner une vue d'ensemble de cette intéressante exposition.Les aquarelles de Mlle Lemieux témoignent d\u2019une grande habileté chez elle pour cet art délicat et tout en nuances.Elle sait comprendre la nature et en fixer les aspects esthétiques avec une touche fine et légère mais ses préférences sont pour les paysages architectoniques.Dans ce genre, sa meilleure réussite est sans contredit sa rue de la montagne, Sainte Geneviève dans lequel elle a su allier une grande science de la perspecitve à un dessin ferme et à un coolrjs riche pour faire un tableau d\u2019un bel effet artistique que les meilleurs maîtres ne dédaigneraient pas de signer.Les toiles sont beaucoup moins nombreuses que les aquarelles dans son exposition.Il ya quelques natures mortes, des études, des panneaux décoratifs et une copie d\u2019un de ces portraits d\u2019infantes stupides et chlorotiques comme les décrit Montherland et que Velasquez a immortalisées avec son mystérijeux pinceau.Ce qu\u2019il y a de plus intéressant et de plus curieux, il me semble, dans cette exposition, ce sont les travaux d\u2019art décoratif.Dans ce champ, Mlle Lemieux fait presque office de novatrice et de pionnière chez nous qui sommes trop habitués à considérer les camelotes fabriquées en série et les chromos mauves et roses comme le nec plus ultra en matière artistique.Tous nos intérieurs boürgois ont leur mobilier de vivoir en cinq ou neuf morceaux, leurs portraits d\u2019ancêtres colossaux et laids, leurs reproductions de l\u2019Enfant bleu, de Gainsborough ou de l\u2019Angelus de Millet, une série complète de calendriers à la Châteaubrjand sur lesquels une Iroquoise aux bras blancs berce son désenchantement sur un fleuve d\u2019argent et sous la lune bleue, ou encore songe à quelque René sur le faîte d\u2019un rocher mousseux, naturellement, sans se soucier des brûlots et des cousins ennemis jurés des teints d\u2019écolières et des carnations veloutées.Très rares sont les Canadiens français qui se préoccupent de mettre une note d\u2019originalité dans leurs intérieurs et qui ne se bornent pas à suivres les données artistiques (?) de quelques marchands de meubles, juifs ou américains; notre éducation de ve côté est à faire.C\u2019est pourquoi nous ne saurions trop féliciter Mlle Lemieux du louable effort qu\u2019elle fait pour répandre chez nous le goût des jolies choses et de l\u2019art déco- rtif.A ce sujet, signalons aussi en passant le très intéressant travail que M.Jean-Marie Gauvreau vient de publier sur \u201cNos Intérieurs de Demain\u201d et que beaucoup de Canadiens auraient intérêt àlire pour leur gouverne artistique.Les reliures d\u2019art de Mlle Lemieux sont sobres de composition mais dénotent un grand souci du fini et ebaucup d\u2019originalité, La reliure du volume du Juge Pouliot, I'lle d'Orléans, tout en étant d'une conception très simple n\u2019en est pas moins une très jolie pièce.Les plats et ses coffrets d'étain repoussé montrent qu\u2019avec du goût et du talent l\u2019on peut faire des bijoux même en usant de matériaux peu coûteux.Parmi ceux-ci, nous avons remarqué une grande assiette en style égyptien et plusieurs coffrets genre moyenâgeux.Il faut aller voir sur place ces oeuvres d'art pour avoir une juste idée de leur valeur.Il en est de méme pour les meubles ct les travaux de marqueterie exposés, Les éléves de Mlle Lemjeux sont dignes de leur professeur et exécutent eux aussi des oeuvres qui valent la peine d\u2019être vues.À eux et à Mlle Lemieux nous souhaitons bon succès et de bons et intelligents mécènes.Il ne serait pas juste en effet que Mlle Lemieux qui se dévoue tant pour l'art chez nous, ne rencontre pas, méme dans notre province sj peu développée au point de vue artistique, de nombreux et substantiels encouragements.P.DUMAS.plus parfait, notre amitié a grandi chaque jour! Exempte des vains calculs de l\u2019égoïsme\u2014 nous l'avons voulu noble et irréprochable \u2014 elle est de celles qui défient le temps et l\u2019espace! Vous avez si bien su me comprendre!\u2026 Je souffrais, car de bonne heure, j'avais connu le prix des larmes et je m'étais LETTRE., .(Suite de la page six) désirs, et dès cette première rencontre tout ma sympathie vous fût acquise!\u2026 Bien des fois depuis, nous nous sommes revus, et j'ai retrouvé en vous, avec bonheur, la petite amie que j'avais rê- vée!.\u2026 Consentie après une étude réciproque de caractères et d'aspirations, soutenue et fortifiée par le désir d'un bonheur étonné avec le poète: \u201cDe ce qu'un enfant, peut souffrir sans mourir\u201d.Vous avez pardonné à mes yeux, d\u2019avoir laissé parfois lisse nM ais esp 0) 2 scintiller une larme vainement retenue, et à mon coeur d\u2019avoir trahi par un sanglot la spontanéité factice de sa gaiété! Vous avez été pour moi ce bon Samaritain qui aux heures de lutte, nous encourage et nous réconforte; vous m'avez entouré de tendres sollicitudes, et fait connaître ce bonheur que je ne possédais pas, sous l'apparence d\u2019une joie volontairement simuléel.Oh!.les heures infiniment douces que mous avons vécues ensemble! Ces causeries intimes qui me rendaient si heureux!\u2026 ces longs regards qui me faisaient entrevoir dans les vôtres, les merveilleux trésors de bonté et de tendresse enfouis dans l\u2019urne de votre si généreux coeur! Puis le recueil du soir me charmait invinciblement et il me semblait qu\u2019une rêverie de Schubert, qu\u2019un nocturne de Hadyn, qu\u2019une sonate de Beethoven, qu\u2019un opéra de Mozart \u2014 que vous rendiez si bien avec votre âme d\u2019artiste \u2014 résonnaient plus délicieusement dans le silence et le calme du soir!.et je me grisai d'harmonie et d\u2019amitié!.Oh! comme tous ces souvenirs me sont chers et pourrais-je jamais les oublier! Grâce à vous, jai pu dire, avec le poète, sous l'intensité d\u2019un bonheur où mourraient si.bien des tristesses que moi aus- Endormi dans la paix du bonheur \u201cAux célestes accents, d\u2019une voix bien-aimée \u201cJai cru sentir le temps s'arrêter dans mon cueur! Oui, petite amie, souvenons- nous! Oublier.c\u2019est mourir et que le temps nous épargne cette cruelle épreuve, de voir agoniser une amitié que nous avions crue immortelle.Pardonnez - moi ces lon gueurs, il est des heures où le coeur demande à se confier, le mien ne sait pas être bref.je l\u2019ai luissé causer abondamment, car je savais qu\u2019il s\u2019adressait à un coeur capable de le comprendre et de lui pardonner! J'ai fait une moisson de sourires et de baisers et je vous l\u2019envoie avec l\u2019assurance de mon amitié.Ne me la retournez pas.elle se briserait en chemin, Ma pensée se fait nôtre.Viateur DEGUIRE _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_ \u201cCERCLE COLIN\u201d Il y aura assemblée régulière du Cercle Colin le jeudi 7 novembre à 7 h.p.m.à la Maison des Etudiants.Le Secrétaire.> Re \u2014_ t++4640400000000000060000 Les Cadets du C.O.T.C.en possession d\u2019équi- pements-uniformes appartenant au C.O.T.C.sont priés de les rapporter aussitôt que possible au gardien Gus.Lavallée.Les dames aux chapeaux verts La section de comédie de la Société Canadienne d\u2019Opérette a représenté mardi soir une comédie exquise et très spirituelle : \u201cCes dames aux chapeaux verts\u201d, de Germaine et Albert Acre- mant.Cette pièce qui a été représentée à Paris pour la première fois le printemps dernier est tirée du joli roman de Mme Germaine Acremant qui porte le même nom.C\u2019est une pièce presque enfantine et trop morale même, Pour certains amateurs qui préfèrent le cynisme et la morbi- desse dont sont poivrées une grande partie des oeuvres théd- trales du répertoire français moderne.L'intrigue de la pièce est assez simple: une jeune parisienne orpheline fait irruption dans le logis triste de quatre vieilles filles et parvient à renouer entre une des vieilles filles et un professeur de lycée une idylle vieille de douze ans et qu\u2019un malentendu avait brusquement interrompue.Le mariage qui n'avait pas pu avoir lieu sera célébré enfin entre les \u201cdeux vieux tourtereaux\u201d qui en retour organisent le mariage de la petite parisienne Arlette.Au point de vue théâtral, c\u2019est une aimable comédie mais la psychologie en est fort rudimentaire : le mariaye d\u2019Arlette et de Jacques se conclut un peu vite au dernier acte.Mais, au théâtre, il ne faut s'étonner de rien, et les auteurs pouvaient-ils terminer leur comédie sans marier le jeune premier qui, par ailleurs, n'avait aucune envie de s suicider ?Le distribution de la pièce s\u2019est très bien acquittée de sa tâche et le public ne lui a pas ménagé ses applaudissements.Mlle M.Réjane à qui incombait le rôle difficile de Telcide « été très sèche et très vieille fille, et a soulevé l\u2019enthousiasme ct l'émotion de l'assistance par sa belle tirade sur les vieilles filles, au 8ème acte.Mlle Lucile Turner a été très enjouée et pétillante dans un rôle qui lui allait comme un gant, tandis que Mlle Fabiola Hade à personnifié très bien son rôle d'ingénue quelque peu défraichie.Mlles M.-A.Potvin et R.-M.Daoust et Mme A.Demers furent aussi bien dans la note.Du côté masculin, M.Gaston St-Jacques a été un Ulysse Hyacinthe très bonhomme et sentimental et a créé un personnage très vivant.M.P.-E.Leblanc fut très paternel et naturel dans le rôle du grand doyen.M.A.Bouchard, l\u2019élégant jeune premier de la Société Canadienne d'Opérette, a été un peu trop jroid dans le rôle de Jacques pour pouvoir se maintenir au diapason de la pétulante Mlle Lucile Turner.M.Honoré Vail- lancourt et E.Cartier, jouant des rôles secondaires, s\u2019en tirèrent comme toujours de façon magistrale.P.DUMAS.+ ROUGIER FRERES Produits Pharmaceutiques Français v Siege Social: 350, RUE LEMOYNE .- - MONTREAL ee ei torse értpetae trot Lo tptto NOS SOIREES D'HIVER intimes et familiales Notre assortiment est au complet pour tout le nécessaire des soirées NECESSAIRE en papier pour table.\u2014 Serviettes de table.\u2014 Nappes.\u2014 Soufflettes en papier.\u2014 Découpures de fantaisie pour marquer la place des invités à table.\u2014 Découpures pour mettre dans les glaces.JEUX de Salon.\u2014 Cartes à jouer.\u2014 Blices pour bridge.\u2014 Boîtes à jetons.\u2014 Indicateurs (Tally).CHAPEAUX de fantaisie.\u2014 Tabliers en papier crêpé.\u2014 Serpentins.\u2014 Confettis.\u2014 Banderoles en papier crépé.\u2014 Flûtes en carton.\u2014 Sifflets décorés.\u2014 Crackers.\u2014 Cornets de - surprise.\u2014 Ballons.\u2014 Masques.\u2014 Loups, etc.Pour la St-Valentin nous avons toutes ces nouveautés en rouge et blanc, avec dessins de coeurs rouges CATALOGUES SUR DEMANDE GRANGER FRERE= Libraires.Papeliers.imporloleurs 54 Notre Dame Ouest.Montréal La plus importante librairie et papeterie francaise du C anada = ts POSSE SREY FLORETS es Lane
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